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"Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus"

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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Lun 6 Juin 2016 - 12:00
" Vous êtes sûrs que cette boule va ici ?
_ Est-ce que c'est ma faute si nous avons un rêve prémonitoire en suspend ?
_ On a des soucis actuellement avec nos rêves, et nous ne...
_ Parce qu'on n'en a pas nous ? Débrouillez-vous avec ça, on verra plus tard si les prêtres ont quelque chose à redire. "



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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Ven 10 Juin 2016 - 12:13
Le Gris ne se rendit pas compte qu’on avait, une fois de plus, oublié de répondre à sa question et que tous les éléments qui pourraient lui permettre de comprendre sa situation et peut être de la résoudre se tenaient éloignés de lui, comme tenus à distance par un jeu d’intentions cruelles, l’habile manipulation d’un marionnettiste divin qui aurait aimé le voir s’emmêler tout entier, puis se débattre.

A la place, il assista à des scènes étranges, comme en retrait. Rien de plus farfelu qu’un bébé phoque discutant avec une sorcière, ou qu’assister, attablé sur une terrasse de café, à un dialogue entre Voyageurs dans le monde humain. De l’une et l’autre, il fut à chaque fois spectateur, comme si ces moments avaient été balisés d’une manière particulière, comme s’ils ne correspondaient pas aux codes, ou aux lois de ce monde.

Mais si sa passivité l’empêcha de constater lui-même cet étonnant fait des choses, il assimila cependant une nouvelle information bien plus primordiale. Alors que le dénommé Damien et ses amis s’en allaient, le Gris resta un moment assis là, occupé à boire son café d’un air pensif, quand soudain le monde entier se vrilla. Il y eu un moment de vide. Mais à ses yeux se dévoilèrent ceux qui restaient cachés ; des mots lui parvinrent depuis les ténèbres.




Les talons du Renard Gris marquaient la cadence, lente, de ses enjambées arrogantes. Sa nonchalance n’était pas uniquement calculée car il sentait qu’ici il pouvait se laisser aller à un naturel plus serein.

Il se trouvait dans une très vaste demeure qu’il qualifia immédiatement de villa, étant donné la taille démesurée du salon, meublé pauvrement mais avec richesse. Une forme d’art déco moderne et épurée, blanc, œuvres contemporaines, acier et verre. Derrière une verrière dont les tentures aériennes laissaient filtrer une grande partie de la lumière, le turquoise d’une immense piscine se devinait.

Aussi l’anglais était-t-il ici à son aise, dans une débauche de richesse dont il était coutumier. Le monde des rêves n’arriverait pas à le destabiliser cette nuit. Même s’il avait l’étrange sensation d’avoir bu et que d’après le drôle de goût qu’il sentait dans sa bouche, il avait lutté contre ces état des choses. Même s’il se promenait complètement nu, à l’exception d’une couche culotte pour bébé, taille adulte.
Même s’il savait que « il était à deux doigts de les tuer », quelque chose lui soufflait qu’il n’aurait pas du savoir cela et que cet élément lui donnerait la force de déjouer ce crime. Le sujet ainsi que le complément d’objet avaient beau lui être inconnus, il soupçonnait être l’un des objets dudit complément. Restait à démasquer les autres.

Voyons. Il était ici pour sauver quelqu’un. Ce quelqu’un était un albinos et d’après les informations que son pouvoir avait déniché dans la parte inconsciente de sa mémoire, ce type était gay, avec beaucoup de y.

Le Gris écarta l’un des rideaux devant la baie vitrée pour dévoiler la piscine… Et ceux qui se trouvaient autour. Dans un transat, allongé lascivement, il y avait là Ed Free, qui s’affichait comme le légitime propriétaire des lieux. Puis, un… autre lui-même sortit de l’eau ? Alors que le Voyageur aux lunettes de soleil claquait des doigts et qu’une quinzaines de loustiques armés de mitraillette encerclaient la piscine pour menacer sa copie, Nedru ouvrit la porte vitrée d’un air désabusé.

Les auras. L’aura d’Ed Free ne collait pas.

De nombreuses paires d’yeux se tournèrent vers lui tandis qu’il coupait la parole du faux Ed Free (sur : « les fléchettes qu’ils ont actuellement afin de souiller ma piscine de votre hémoglobine, et de construire un bassin trois fois plus grand à-côté. Sachez juste que je suis… ») et déclarait avec un calme olympien ;


Faites comme si je n’existais pas, je viens juste récupérer le type qui monte à l’échelle, là.

Car à mi chemin de la distance qui séparait le sol du sommet du plongeoir de cette piscine collossale, un albinos nudiste montait chaque barreau avec une détermination morbide.
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Sam 11 Juin 2016 - 0:43
Où se trouvait Lou ? Il avait disparu de la pièce, l’enfoiré ! Non, ou alors, il n’avait jamais été là : quand j’avais embrassé la fille, c’était une version étrange et légèrement féminisée (et virile) de mon camarade qui s’était trouvé à sa place, mais il n’était pas là non plus. Ils n’étaient pas là, d’ailleurs. Je sortis de la pièce pour me retrouver dans un couloir majestueux qu’on retrouvait dans des pays hispaniques comme se les imaginaient les films de James Bond : du beau blanc de partout, des courbes efficaces mais grossières, et des jardins intérieurs avec des balcons pour les admirer, en bref, une maison qui fait bon y vivre… quand on était du mauvais côté de la loi. Cependant, si j’avais en-face un quelconque baron de la drogue, peut-être aurais-je la chance d’y déceler des informations sur mon complice.

Je toquais à plusieurs portes sans trouver personne malheureusement, sinon des salles richement aménagées, je devais être la seule personne des environs. Puis soudain, je tombais sur la pièce la plus fascinante : les murs étaient bleus agréable, une petite fenêtre laissait abondamment passer la lumière du soleil ET !

Premièrement, il y avait une installation tentaculaire que je reconnaissais bien : pour traiter les gens qui étaient malades d’un cancer ou d’une autre maladie, voire handicap, terrible. Un lit aménagé avec des barreaux, de nombreux appareils technologiques qui avaient plus leur place dans un vaisseau spatial, des médicaments, des médicaments et des médicaments, un fauteuil roulant, une photo d’une fille qui ressemblait étrangement à une de mes amies d’enfance en plus vieille, une belle télé en-face du lit. Au vu des draps, cette personne avait quitté son lit récemment. Au vu des flaques de sang qui tapissaient le sol ou tâchait la couverture, on se disait qu’elle était partie de la baraque pour de mauvaises raisons. Ca sentait l’histoire tragique. Mais c’était presque bénin comparé à mon secondement.

Secondement, les murs étaient peut-être bleus, n’empêche qu’ils étaient tapissés d’écritures comme si on avait à faire avec la salle d’un psychopathe. Mais on sentait tout de même que ses phrases étaient écrites au pinceau noir par quelqu’un qui ne venait pas d’ici. C’était un message énorme réparti sur les murs et les plafonds qui m’étaient destinés. Si quelques fois, on voyait quelques mots réapparaître un peu plus souvent : Lou, amour, montagne, des phrases étaient inscrites, et même intelligibles :
‘Répandez l’amour partout, ou vous mourrez.’ Intelligible comme ça. Je sais, ce n’était pas terrible.
‘Lou tombe, rattrapez-le.' C’était pas mieux. Mais il valait mieux qu’il tombe qu’il vole. Ca collait plus au personnage. Les messages semblaient signés : en virant un meuble et une poubelle, je pus voir qui avait écrit ces phrases : une certaine Germaine. Germaine ?

Des souvenirs me frappaient, essayaient de s’enfuir de mon crâne ou faisaient tout pour devenir intelligibles, des flashs apparaissaient, des dragons, Lou qui tombait. Mais qu’est-ce que ça voulait dire ? Mais je n’avais peut-être pas le puzzle au complet, cependant, j’avais des pièces assez grosses pour dénouer certains mystères. Je regardai par la fenêtre, et pus voir une drôle de scène dans un immense jardin, et une toute aussi énorme piscine.

__

Lou grimpa délicatement, lentement, comme animé par un zombie intelligent, les barreaux de l’échelle. Puis doucement, il se posa sur le tremplin, et sans chercher à commencer une belle figure, sauta. Il effectua un plat magistral qui dû lui cuire le ventre, et arrosa tous les intéressés de la scène, soldats, future victime, et milliardaire sans scrupule. Celui-ci resta exactement dans la même position, mais on sentait en lui une fureur ineffable qu’il allait faire subir au nageur, et il remettait en cause sa gentillesse naturelle sur les aiguilles que ses hommes allaient tirer, plutôt que des balles entourées de jus de citron vert. Il posa doucement son cocktail sur le sol immaculé du bord de la piscine, et s’apprêtait à claquer des doigts, ce qui revenait dans ces lieux, à couper le fil de vie des individus concernés, sauf que…

« Monsieur ! Un appel de l’hôpital ! » Je pus voir un autre moi (plus beau, plus riche et plus gras) se retourner vers moi depuis son transat, alors que je courais avec un téléphone à la main tendu vers lui. Je me sentais attiré par son esprit – j’avais été lui un de ces quatre, je ne devais pas l’oublier. Il était moi, modelé par les désirs de rêveur. « Votre femme va mieux. Elle a précisément dit que l’attention que vous lui aviez porté fut un remède bien plus efficace que ceux achetés par l’argent que vous avez accumulé, certainement par des fraudes fiscales et autres assassinats mineurs.
_ Elle va mieux ?
_ Elle guérira bientôt… si vous êtes à ses côtés. »
Le Ed millionnaire se mit à pleurer de joie, littéralement, et se saisit du combiné pour parler à sa chère et tendre. Il était évidemment éteint et ne menait vers aucune autre personne, mais pris dans son délire, ou peut-être avais-je influé le rêve, il se mit à avoir une discussion avec quelqu’un tout en se nettoyant les yeux, la voix bloquée par l’émotion. J’en profitais pour dire :
« Allez, on se dépêche de sortir de là, on doit bouger. Récupère Lou au passage. »

Maintenant que c’était fait, que le bonhomme de moi-même très riche était redevenu quelqu’un d’aimant, il était temps d’aller ailleurs. Mais où ? Les soirées s’enchaînaient, les lieux s’enchaînaient dans ma tête et je ne savais par quel miracle j’arrivais à ne pas perdre la boule – peut-être justement en me créant d’autres personnalités qui n’avaient rien à voir avec le vrai Free d’origine. Cependant, il fallait quand même continuer à avancer ! Ce qu’il fallait, c’était trouver une montagne. Voilà. Lou devait tomber d’une montagne. Pour le moment, ça me paraissait bizarre, j’avais l’impression que j’allais le sacrifier à je ne savais quelle entité, mais peut-être n’avais-je pas toutes les instructions claires. Je demandais à un des soldats qui se trouvaient autour de la piscine, mais il ne me répondit pas, il n’était très certainement pas assez intelligent. Je pris l’albinos par la main pour éviter qu’il ne fasse un autre plat, et lançai à mon compagnon complètement trempé :

« Il faut qu’on trouve une montagne ! Pour le balancer ! » Je ne semblais pas très altruiste, comme ça.

Citation :
« On peut savoir ce que vous fichez ? » demanda un des angelots à une angelotte magnifique, les cheveux blonds platine mi-longs, la peau d’albâtre, des courbes sensuelles et de belles lèvres. Celle-ci était en train de prendre plusieurs bulles de rêves pour les fusionner entre elles, ce qui était normalement et complètement interdit par le règlement du temple.
« Nous savions bien que nous avions une traîtresse dans nos rangs. Germaine, vous êtes en état d’arrestation.
_ Comptez-là-dessus. »
Puis elle disparut dans l’énorme bulle de rêves qu’elle avait formé. La bulle tomba sur le sol, et l’angelot se dépêcha de la ramasser.
« Vous détestez donner des punitions ? Il est temps d’en recevoir maintenant. PASSEZ-MOI LA BULLE PROCES !!! »
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Sam 11 Juin 2016 - 2:02
Un silence que l’on pouvait estimer être une protestation silencieuse avec de l’imagination accompagna la déclaration du Gris, qui se dépêcha de courir vers le… tremplin. Trop tard. Une éclaboussure monumentale ajouta une note bruyante à ce moment gênant et Nedru sa pinça l’arrête nasale en ajustant la couche qui lui tombait des fesses. Bon, ce sauvetage tombait à l’eau.

En réponse, le faux Ed Free piqua une crise de méchant de film américain, bientôt interrompu par.. Ed Free. Le vrai cette fois, son aura impressionnante ne laissait guère de doute là-dessus. Bon, la situation s’améliorait déjà nettement.

D’ailleurs, il joua un tour de passe-passe du plus bel effet ! Peut-être un Ed Free ment-il plus efficacement à un autre Ed Free que n’importe qui. En réponse, Nedru se tourna vers la copie de lui-même qui tentait de sauver sa dignité dans la piscine et lui fit un clin d’œil, avant d’en recevoir un identique en guise de réponse. Cool.

Sur ordre du blond, le Renard s'en alla récupérer l’albinos, qui se trouvait du même coup affublé d’un prénom. Lou. Il devait donc sauver Lou. Le Gris se jeta dans la piscine pour en sortir le Voyageur quasi-inconscient qui y flottait piteusement.

Il fallait trouver une montagne pour l’y lancer. Oui ! Cette idée semblait bonne, même si Nedru ne savait pas trop pourquoi il lui semblait qu’elle semblait bonne. Peut être avait-elle était lancée avec assez de panache pour qu’il s’en fasse persuader. L’idée. Pas Lou.



Aïe


Trois bières. C’est tout. Et c‘était assez.

Il fallut un certain moment au Gris pour comprendre de quoi était composé l’univers où il se trouvait. Il y avait là, pèle mêle ; une jungle de bonbon au dessus d’un sol en gravier,  ceci entaché de moults débris fidèles à ceux qu’on pouvait trouver dans un cliché de soirée américain (gobelets rouges, bouteilles, boites de pizza, préservatifs). Une piscine trônait au milieu et un robot géant y avait été noyé. Ed et Nedru se promenaient sous la forme de bébés très stylés, lunettes de soleil et panneau de signalisation pour l’un, tatouages pour l’autre. Au loin, on pouvait distinguer une limousine s’éloigner, de laquelle des cris de gitans s’échappaient. Ils quittaient une scène de crime lugubre dans laquelle gisait un cadavre et son caniveau débordant d’hémoglobine.

Tout cela était quelque peu saugrenu.

Le Gris se demanda où était passé leur Guide, mais fut rassuré en constant qu’il avait son couteau papillon dans la main. Tout allait bien. Tout était cohérent. Il parviendrait à jeter Lou du haut de sa montagne.

Cela dit, il n’avait pas de montagne sous la main actuellement, ce qui était un détail handicapant.

Le temps que le Gris fasse l’inventaire, l’espace se courba une fois de plus. Quand ils reprirent leurs esprits, l’endroit avait imperceptiblement changé. Lou, notamment, n’était plus avec eux. Dans le box des accusés, il était encadré par deux Téletubbies à l’air patibulaire. En compagnie d’un type très grand très long, dont le visage totalement blanc  jurait avec son accoutrement sombre. Tous les deux portaient des menottes et affichaient un air triste, sinon lugubre (autant qu’un visage dépourvu d’yeux, bouche, sourcils  ou joue puisse sembler lugubre).

Un public était également soudainement là avec eux, assis sur des rangées de banc en bois. Des  lycéennes, des jeunes gens bourrés, des loups garous et de putes de luxes… mais vous voyez le tableau. Ajoutez à cela deux hélicoptères couverts de bazookas qui menaçaient les deux Voyageurs en ouche culotte, et vous aviez presque l’ensemble du tableau en visuel.

Une sorte d’ange, également tout potelé et en âge de téter sa maman, frappa sur l’estrade avec un petit maillet en bois et prit la parole d’un air grave :


- Salut. Ce soir, nous allons procéder au procès de deux créatures de notre Royaume, pour deux crimes différents, dont ils sont tous les deux coupables de façon exactement égale malgré des différences notables. Ce crime, bien entendu, est celui de la TRAHISON.

Malgré toute la superbe qu’il venait d’instaurer par son discours très classe, le petite age porta la main à son oreille et hurla - Qui a mis cette bulle dans la machine ?! Je ne veux pas être un soldat de la première guerre mondiale !
Mais envers et contre tout, il était déjà trop tard.
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Sam 11 Juin 2016 - 2:47
« La trahison ! Mais LA TRAHISON !!! Non mais écoutez donc cet étalage d’hypocrisie ! Ecoutez donc cet argumentaire qui ne vaut rien donc sinon l’agressivité commune aux premiers siècles de l’humanité ! Trahison et pourquoi pas génocide ! Génocide, que dis-je, crime contre l’humanité, vol à l’étalage ! Messieurs dames, messieurs dames les jurés, vous rendez-vous compte de l’accusation non-fondée qui est balancée dans cette salle avec le même sérieux qu’on balancerait une baudruche pleine d’eau ! Il est temps de rétablir la vérité ! Il est temps d’expliquer ce qu’est l’amour !

Parce que oui, il y a cinq forces dans le monde ! La gravité tout d’abord, puis la thermodynamique, puis les réactions nucléaires (quelque chose comme ça), légères, puis lourdes. ET ENFIN… ! Et enfin l’amour ! L’amour, oui, car définissons mes bons messieurs dames. L’amour est une force, non pas une puissance, non pas une cause ou un effet, non pas quelque chose qui repose en nous et qui nous fait rayonner telles des adolescentes. L’amour est une force, avec un f minuscule mais une VALEUR majuscule. L’amour est ce truc, ce quelque chose insignifiant, mais inéluctable, qui relie tous les êtres vivants entre eux. Vous doutez de sa force ? Allez dans une foule, et persuadez-vous que tous les hommes et femmes qui passent, pressés, sacoches à la main, les enfants qui courent et les vieux qui trébuchent, voyez-les comme des frères et des sœurs. Vous en ressentirez une bonté qui vous donnera le sourire instantanément, et être dans cet état passivement fera de vous l’être le plus heureux du monde.

Mais comme dans toute force, comme le dirait Newton je crois, comme dans toute force, il y a une réaction inverse. Et cette force n’est que la haine. Cette haine a plusieurs sources, la colère, la tristesse voire même, des sentiments plus complexes comme la déception ou la trahison. Je veux qu’on soit sûr d’une chose qui vous fera comprendre ce que je vais vous expliquer avant que je ne vous l’explique plus théoriquement avec des exemples : quand on aime, on hait. C’est obligatoire. Plus on aime, plus on est capable de haïr, et vice-et-versa. Ceux qui ouvrent leur cœur aussi large doivent s’attendre des fois à une terrible contrepartie. Comme un lendemain de cuite, on se dira « ça ne valait pas le coup, plus jamais on ne m’y reprendra », mais quelques heures suffisent et nous retombons dans les affres irrésistibles de l’amour. L’amour avec un grand A, l’amour fraternel, l’amour envers ses amis, l’amour vers les pauvres ou les bébés, l’amour amoureux, l’amour terrible.

En gros, nous ne pouvons trahir si nous n’avons pas aimé ! Ou été aimé ! Car comme on dit, aimer est plus fort que d’être aimé, mais ne pas être aimé est plus fort que de ne pas aimer. Ça n’a rien à voir dans mon argumentaire, passons, j’aimais juste cette phrase.

Je disais donc, oui, trahison, mais est-ce que cela compte-t-il tout l’amour derrière qui a amené à cette haine, cette pauvre haine qui n’est que cœur déboussolé ? Est-ce que cela n’est pas trop grand ? Si le Slenderman nous haïssait-il temps, pourquoi nous a-t-il nous laissés une chance ? Hein ? Car de l’amour découle du pardon ! Et du pardon, l’amour à nouveau, telle une graine dans un sol meuble. L’amour oui, je prends ! Dans toutes ses facettes, avec toutes ses contreparties ! Et on ne peut aimer sans haïr, je le répète ! Quand on donne son cœur à un autre, il ne sait pas comment s’en occuper. Il suffit de quelques maladresses sur cette partie sensible, et le voilà déjà qui pleure pour si peu, juste parce qu’il a peur. Nous avons tous peur.
Qui a peur de la mort ? Personne ! Qui a peur d’être seul face à la mort ? Tout le monde ! C’est en cela que l’amour nous rend si fort et si sensible !

Alors écoutez ! Ecoutez, messieurs dames ! Il y a procès, mais n’est-ce pas une goutte de sang dans l’océan ? Ne peut-on pas se rendre compte que la haine n’a que l’amour pour terreau ? Cette haine, en tout cas ? Le Slenderman nous aime, c’est pour cela qu’il nous hait. Et c’est pour ça que nous l’aimons. CAR QUAND ON AIME… ! Quand on aime ! C’est en entier ! Inconditionnellement ! Cent pour cent, sang pour sang ! Jusqu’à en crever, jusqu’à en désespoir… Jusqu’au septième ciel.

Alors on se saigne ! On se blesse ! Et quand l’autre nous déçoit, sort des sentiers battus, on hurle à la trahison ! Mais l’amour est une force, c’est aussi un chemin ! Un chemin pavé d’embûches, de cactus, de faim, de soif, de murs qu’il faut gravir. Mais plus on avance, et plus ce chemin, plus cet amour, est fort, il est au moins la somme de tout ce qu’on traverse ensemble, et un véritable amour fort ne peut être entravé par ces obstacles ! Mieux encore, il s’en nourrit ! La haine le rend plus fort. Les disputes renforcent les deux personnes, la haine n’est qu’une couche de ciment, et les personnes, au fur et à mesure du chemin, jusqu’aux horizons, créent une force que rien ne pourra détruire.

C’EST POUR CA QUE JE LE DIS, JE LE HURLE ! TRAHISON, OUI, MAIS AMOUR, ENCORE PLUS ENCORE !!! SLENDERMAN… ! JE T’AIME !!! »
Silence absolu parmi les jurés.

« Nous voulions dire qu’il y avait eu trahison pour le temple.

« L’argumentaire est le même ! TEMPLE… ! JE T’AIME !!! »

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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Mar 14 Juin 2016 - 12:09
De loin, on aurait pu croire à un bébé gazouillant avec beaucoup de véhémence. Mais non, c’était Ed Free et la magie du monde onirique voulait que ses joyeux pépiements puissent être compris par toutes les autres créatures en présence.

Désormais, peu importait que l’angelot qui faisait office de juge soit affublé d’un képi assorti à son uniforme (d’autres participants à la scène portaient également des uniformes propres à ceux de la première guerre mondiale, soit aucun russe ni aucun français) et que des explosions d’obus se fassent entendre ici et là, assez proches pour être inquiétants. Tout ce qui comptait, c’était le silence qui fit échos aux déclarations du Voyageur.

Un silence extrêmement pesant. Il n’y aurait pas dû y avoir une telle absence de réaction : le discours était peut être échevelé et écrit beaucoup trop rouge mais il n’en était pas moins véhément et assez plein de bonnes intentions pour arracher l’approbation d’une pute de luxe ou deux.

Ce silence, donc, devint rapidement gênant, alourdi par des remugles de putréfaction mêlés aux odeurs entêtantes des sucreries qui les encerclaient. Un silence presque physique, que le Gris pouvait sentir tordre ses intestins avec une force lente et malicieuse. Il recula de quelques pas, par une sorte d’instinct de survie qu’il ne se connaissait pas, comme aurait pu le faire un animal qui sent venir une catastrophe.

Devant ses yeux, la trame du rêve changeait, par à-coups. Comme si, en brefs flashs, une autre image se superposait à celle qu’il avait sous les yeux, modifiant légèrement la scène à chaque fois. Le soleil voilé faisait place à une nuit profonde, brutalement, puis retrouvait sa place. Chaque visage tourné vers eux prenait une consistance blanche uniforme, puis ils retrouvaient leur pluralité. Des immeubles qui n’existaient pas s’écroulaient pendant une fraction de seconde, des sirènes de police et gyrophares assortis inondaient les environs…

Une minute de ce traitement aurait fait croire à n’importe qui qu’il devenait complètement cinglé. Mais le silence fut coupé par un son plus tout aussi inquiétant. L’angelot ricana d’un air joyeux, véritablement candide, jurant tellement avec l’ambiance qu’il en hérissait les poils sur la nuque. D’ailleurs… était-ce vraiment un angelot ? N’y avait-il pas un soleil qui irradiait autour de son visage poupon ?


- C’était un beau discours ! Dommage qu’il ne serve à rien ICI ! (vous aurez reconnu la voix du phoque psychopathe )

Nedru sentit qu’il mentait. Le discours avait probablement été reçu, quelque part, entendu par quelqu’un. Quelque chose dans sa voix trahissait la colère et une forme de panique. Mais aussi une jubilation sadique.

Car le « ici » actuel n’avait plus rien à voir celui des secondes précédentes. Les flash de réalités possibles ou de rêves en suspends s’étaient finalement fixés sur une scène précise. Toujours pas de montage en vue. A la place, ils étaient sur un immense pont metallique tombant en lambeaux. Derrière eux, un plongeon de vingt mètres de haut vers une eau noire et tempétueuse.

En attrapant l’épaule de Lou pour le tirer en arrière et le forcer à regarder ailleurs, le Renard constata qu’ils avaient récupéré des corps d’adulte. En fixant son regard en direction de la ville d’où jaillissait le pont, il comprit qu’ils allaient en avoir besoin.

Des centaines, peut être des milliers de cadavres ambulants se dirigeaient vers eux, faisant trembler la terre dans un grondement sourd qui couvrait le bruit de leurs gémissements. Nedru se sentait conscient, plus conscient que jamais depuis le début de cette nuit. Ce rêve là ne se terminerait pas avant le coup de grâce.

Ce rêve était censé être le coup de grâce.
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Sam 18 Juin 2016 - 17:07
La sentence était faite, et la condamnation, aussi originale que les lieux dans lesquels nos esprits s’éparpillaient. Nous étions sur un pont métallique, avec Lou (ce qui était déjà en soi une forme de punition), mais en plus, vers la ville, cette immense mégalopole ruinée par l’absence de toute activité, arrivaient en masse des milliers de morts-vivants. Ne me demandez pas comment je le savais, parce que je le savais, c’était tout, ils n’étaient pas encore à portée de vue, mais vu l’air putride qui se dégageait des environs et de la gueule des voitures autour de nous, abandonnées comme un Calendrier de l’Avent en Janvier, ça semblait évident ; ça, et le fait que je le savais, je ne savais pourquoi que je le savais. Des milliers de zombie, mais en retour, on avait la force des Voyageurs et notre conscience habituelle ? Je prenais.

Le souci évident, c’était Lou, qui avait encore envie de se jeter de n’importe quel vide tant qu’il y avait cinq mètres de hauteur. On n’aurait pas une chaise où il pourrait se muscler les tendons ? Nan ? Putain, pourquoi tu te satisfaisais pas des capots de bagnole ? Pourquoi fallait absolument que tu sautes du pont ? Cependant, quand on calma quelque peu ses ardeurs et que son esprit reptilien eut l’amabilité de penser à autre chose, sa vision s’attarda sur les zombies. Et comme c’était Lou, bah il avait envie de les embrasser, merde.

« Tu peux t’occuper de l’albinos s’il te plaît ? Le retenir quelques instants. Je vais nous créer des barrières. »

Les zombies seraient là dans cinq minutes, il fallait bien qu’on fasse quelque chose en attendant. Je nous voyais bien courir de l’autre côté du pont, mais on se lasserait vite, et peut-être qu’il n’y avait pas de fin, peut-être qu’on était coincé dans une illusion cauchemardesque. De toute manière, des zombies, rien de vraiment grave, nan ? Je risquerais surtout de me lasser en les cognant. Sauf s’ils étaient vraiment très nombreux, et dans ce cas, il y avait encore la flotte dans laquelle je pouvais me jeter, avec les comparses.

Enfin, il était temps de minecrafter l’endroit. Je pris les bagnoles et en fis des barrières.
Voilà.
J’avais la force, hein, je le faisais, et fallait avouer que dix caisses valaient mieux que dix briques. Je les tirai par le dessous du capot en mode pépère, quelques fois, c’était simple parce qu’ils avaient pas enclenché le frein à main, donc ça roulait, sinon, bah j’y mettais toute ma force. Je faisais un grand arc-de-cercle où ses connards auraient du mal à passer autour de nous. Pas de ligne droite, ça nous ferait moins à gérer. Juste une frontière de bagnole, ça ne ferait que les ralentir, mais ça ne nous aiderait pas énormément. Et vu que j’avais du temps même, je nous faisais un cercle entier, allez, hop, la petite Twingo ici, la Kangoo comme ça (la seule voiture que ses proprios ont dû abandonner sans avoir besoin du motif de l’apocalypse), la Mini de bobo enfoncé… Bon, ça ressemblait à rien, c’était pas terrible, mais contre des morts-vivants, ça ferait office de plage normande.

Pour les armes, c’était simple : avec ma subtilité habituelle, vu que j’avais pas mon panneau, je récupérai une première portière de voiture, dont je me servis comme bouclier, puis d’une seconde portière de voiture, que j’arrachai d’un coup en tirant de toutes mes forces (mais avec la même technique que quand on arrachait une feuille d’un journal, facile). Voilà, j’avais deux portières, ça allait calmer des zombies, ça, puis j’étais bien protégé. A mon pote de savoir comment il se débrouillerait.

Et voilà les mordus de morsures qui arrivaient. Ca puait autant qu’on pouvait l’imaginer, c’était aussi moche que ce qu’on pouvait rêver, et ça approchait à grande vitesse. Des salopards de runners… Voilà que c’était pas une nouvelle ; s’ils savaient courir, ils étaient forcément plus agiles, et j’avais pas érigé Maginot. Alors on les attendit, patiemment, les voyant courir, grimper sur des bagnoles qui les gênaient (mauvais signe pour les remparts, y avait qu’une couche), puis… ils se heurtèrent aux premières voitures, et rapidement, cherchaient à grimper par-dessus. La première ligne de zombies fut crevée par celles derrières qui poussaient comme des bœufs (trente zombies en moins d’un coup, merci du bonus), mais les secondes grimpaient comme elles le pouvaient, et quelques-unes tombaient en arrière… Hop, quelques créatures se tenaient, fières et dangereuses, sur les toits des bagnoles. Et quelques-unes bouffèrent ma portière en plein dans la gueule. D’un coup, j’en faisais tomber trois dans le méli-mélo qu’étaient leurs camarades où elles se faisaient piétiner aussi sec. Puis les vagues arrivaient, les vagues arrivaient, mais pour le moment, elles avaient du mal à retomber sur notre côté du béton. Je les fauchais sans problème, leur brisais les jambes dans le pire des cas ou les projetais au loin d’un revers de Yaris.

Rapidement cependant, on commençait à être encerclé, et je me remerciais d’avoir formé un cercle intégral de voitures rouillées, parce que les zombies passaient sur le côté sans souci pour revenir nous attaquer dans le dos. Les fronts se multipliaient de tous les côtés, et on peinait largement face à ce nombre d’adversaires… Surtout que l’horizon, niveau pont, était encore couvert de zombies… Il était soit temps de perdre espoir, soit perdre ses pensées et frapper, frapper, frapper, sans imaginer ce qui arriverait quand on n’en aurait plus la force.
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Mer 22 Juin 2016 - 13:52
La boîte à penser qu’était l’esprit du Gris se mit en branle avec une violence animale, affinant ses sensation au point qu’il lui semblait que le temps était comme ralenti. Mais peut être l’était-réellement.
https://www.youtube.com/watch?v=C7-vezH4DPc
Il sentit venir la pluie bien avant que les premières gouttes ne s’écrasent autour d’eux.

Tandis qu’Ed Free préparait une barricade avec la délicatesse d’un tractopelle piégé dans un corps humain –et une efficacité supérieure- Nedru s’occuperait de baby-sitter le type aux cheveux blancs. Pourquoi faire une barricade plutôt que de passer de l’autre côté du pont ? Parce que cela ne semblait pas possible. Il était clair dans l’esprit du Renard que ce pont brisé était l’ultime amont de ce Royaume, que jamais personne n’avait pu ou ne pourrait le traverser. S’approcher de son bord vous engourdissait les jambes, la tête devenait lourde et se penchait dramatiquement vers les eaux qui s’écoulaient dessous… Cette sensation était suffisamment enracinée dans l’esprit des Voyageurs pour que ces derniers considèrent cette extrémité comme une évidence définitive. Il n’y avait pas d’autre côté.

Mais revenons à Lou. Il ne répondait pas aux questions qui lui étaient posées et ne réagissait à presque rien de manière adéquate. L’avantage, c’est qu’on pouvait lui tenir le bras et l’empêcher de se déplacer sans qu’il ne se rebelle. C’est tout juste s’il regardait le Gris et il semblait même parfois mimer l’intérêt, expirant un « hin-hin ? » tout en détournant les yeux vers la ligne d’horizon ou le fleuve en contrebas. Nedru comprit qu’il avait subit un traumatisme, mais impossible d’en déterminer la source. Il se jetait dans le vide. Que se passe-t-il quand on se jette dans le vide, dans ses rêves ?

Puanteur de cadavre. L’arrivée des zombies fan athlétisme mobilisa suffisamment l’esprit du Gris pour qu’il ne garde en tête qu’un désir très égoïste de survivre. Ce rêve l’avait affublé d’une veste en cuir et d’un treillis militaire en guise de pantalon, tout cela du plus mauvais goût. Mais il tira de la poche intérieure du premier un cran d’arrêt, ce qui le réconcilia momentanément avec son costume. La lame jaillit dans un cliquetis apaisant au milieu du grondement des milliers de pas qui fonçaient sur eux.

Le ciel s’ouvrit mais la pluie n’arriverait jamais à noyer l’odeur de putréfaction infâme de la masse qui se précipitait sur eux, ni le gémissement qui s’élevait de la cohorte. Il semblait à l’analyste qu’elle tombaient au ralenti, qu’il aurait pu les compter avant qu’elles ne s’écrasent sur le sol métallique dans un joyeux vacarme.
Avec le temps qui donnait l’impression de se figer, l’anglais se fit la réflexion qu’ainsi piégés par un pont brisé au milieu du déluge et encerclé par les morts, ils affrontaient une belle allégorie de fin du monde.

Le Ed Free en repoussa les cavaliers avec l’efficacité d’un titan, laissant dans un premier temps son homologue Gris admirer l’incommensurable écart de puissance sans avoir à esquisser le moindre geste. Puis une partie du surnombre parvint à contourner ce rempart vivant et se jeta sur des proies plus faciles.

Sauf que. Les zombies avaient beau savoir courir, ils se déplaçaient avec une lenteur consternante. On aurait dit qu’ils subissaient une pesanteur différente qui les empêchaient de prendre des appuis solides. Cumulés à leurs esprits éteints, cela tendait à transformer leur statut d’ennemi en celui de punching ball humanoïde. Nedru se jeta sur les imprudents sans ménagement. Il brisa net la nuque d’un premier et cueillit le bras qu’un second jetait sur lui avant de pivoter et profiter de la force d’inertie du zombie pour le jeter dans la fosse, plus loin. Ramassé sur lui-même, il évita la mâchoire d’un troisième avant de faire jouer son couteau. Il avait beau ne pas avoir l’efficacité d’une portière, il serait assez efficace pour sectionner les maigres tendons qui soutenaient ces pantins.

Deux autres tombèrent autour de lui en petits paquets gémissants. Il balaya l’horizon, prêt à affronter tous ceux qui v… Merde !
Nedru parvint à saisir la cheville de Lou avant qu’il ne se jette dans le vide. Mais trois bouffeurs de viande crue se jetaient sur son dos avec enthousiasme. Le Gris pivota, les mains agrippée aux chevilles de l’albinos transformé pour sa peine en batte de base-ball géante. Les trois zombies volèrent au loin et l’analyste jeta plus qu’il ne posa Lou par terre dans la foulée.



On se réveille avant de toucher le sol. C’est pour ça que Lou tombait. Il voulait se réveiller.

L’analyste se jeta au dessus de la loque humaine pour repousser d’autres morts-vivants, coups de talons, manchettes et couteaux volant autour de lui avec une efficacité mortelle.

Mais ce surnombre était écrasant. Heureusement que les victimes du blond avaient tendance à se faire éjecter en dehors du pont, parce que les seules victimes de l’analyste formaient déjà des monticules macabres, souvent pas tout à fait envoyés dans l’autre monde.

Bientôt, Nedru fut trempé de sueur et d’eau de pluie mêlée, son souffle court dessinait des volutes dans l’air et charriait un goût ferrugineux dans sa bouche. Il avait mal partout et ses vêtements étaient couverts d’éclaboussures, sang ou liquides de décompositions d’un brun dégoulinant. Il ne savait plus clairement s’il avait été mordu ou pas, mais il sentait qu’il ne pourrait plus continuer de se battre longtemps.

Il profita d’une accalmie pour redresser Lou qu’ils avaient (l’albinos bénéficiant d’une garde alternée pendant les combats) miraculeusement réussi à garder indemne et articula péniblement.


Je ne trouve pas …ah… de solution. Je suis … aaa… Je suis désolé.

Heureusement, cette nuit n’était plus à un deus ex machina près et les jeunes hommes avaient sans doute prouvés par leurs actes quelque chose à quelqu’un d’important puisqu’au loin, un faible son rappelant celui de pales d’hélicoptère en approche se faisait entendre.
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Ven 24 Juin 2016 - 16:43
Les temps passa, les zombies ne passaient pas mais trépassèrent, et au fur et à mesure, nous allions passer l’arme à gauche. Leur surnombre, qui était un facteur d’épique, signifiait l’épuisement, et dans cet état, quand on se rendait compte qu’ils continuaient à être vomi par les horizons, on commençait à perdre espoir. Alors on ne frappait que machinalement en savant qu’on serait croqué à la fin. Lou était un poids dans la bataille qu’il fallait constamment surveiller, même s’il lui arrivait, dans un accès de conscience de frapper des créatures qui s’approchaient trop près. Je cognai contre ces bestioles pourries jusqu’à ce qu’elles heurtent leurs camarades et les fassent rouler, mais nous n’étions pas dans un jeu vidéo où les combos heurtaient la sensibilité de la cohérence de l’univers pour satisfaire le joueur : à part un coup dans le crâne ou dans les jambes, ils se relevaient tous et portaient secours à leurs renforts qui les avaient dépassés. La situation ne devenait pas intenable, on restait aussi bon qu’avant, mais elle ne pourrait pas durer indéfiniment pour nous, alors que les zombies s’en fichaient.

J’étais incapable de vous dire combien de temps exactement on tint face à l’invasion, car il n’y avait pas de chrono et l’urgence de la situation couplée à l’automatisme de nos réactions (frapper des trucs) nous faisait complètement perdre la notion du temps qui coule. Ca aurait pu être un quart d’heure comme deux heures, on ne savait pas. Quelque part là-dedans. Peut-être une heure, je votais pour une heure (quand quelqu’un n’était pas sûr, enlevez un bon quart du temps estimé, donc à peine quarante-cinq minutes ici). Mais c’était déjà une énorme bagarre et les zombies commençaient à enrayer la progression de leurs camarades, en constituant des barrières naturelles de cadavre qui les ralentissaient. Mais n’entamaient en rien leurs nombre. Ce fut au final des centaines et des centaines de zombie tombés au combat autour de nous alors que des dizaines de milliers d’autres attendaient encore… C’était injuste.

Au bout d’un certain moment, haletant, les bras en feu, je décidais de me retirer une portière d’un bras, ce qui me permit de pouvoir jongler avec la portière restante pour reposer les membres, et une main valide en plus était plus efficace pour retenir l’albinos par le col. Au bout d’un autre moment alors, après avoir fracassé trois corps d’un coup, je me dis que la situation n’était plus possible, que mon épaule allait se briser en miettes, alors je me laissais juste mes poings pour me battre. J’étais plus anti-personnel qu’avant, mais je réussissais toujours à envoyer valdinguer mes adversaires. Je respirais entre chaque crachat de salive, je cherchais du repos après chaque coup… Je n’en pouvais plus…

Puis, hélicoptère… On entendait un hélicoptère… Telle une personne qui sentait sa vessie craquer, puis se retenir parce que les toilettes étaient bientôt accessibles, je repris du poil de la bête. Et en plus, cet hélicoptère fonçait droit sur nous ! Alliés ? Ennemis ? Qu’importait ! Qu’il s’approche encore un peu, puis… portails !

Je pris mes deux compagnons par le sol et les envoyai dans ma porte, et vlam, nous étions directement dans l’habitable de l’hélicoptère, et hop, je refermai les portes derrière nous pour éviter que des zombies ne tombent dedans. Les trois les uns contre les autres, on se releva pour voir… le Slenderman.

« Vous m’avez manqué… » Puis juste après, dans le compartiment du pilote, on entendit une voix féminine dire :
« Salut les gars ! » On connaissait son nom alors qu’on était à peu près certain de ne l’avoir jamais rencontré. Germaine venait nous sauver. C’était une sorte d’ange magnifique, avec des cheveux blonds incroyables, des lèvres qui donnaient envie de l’embrasser, et des yeux dans lesquels on était capable de se perdre. Moi qui pensais qu’elle ressemblerait plutôt à une grosse limace. « Cramponnez-vous, tous, on va se frayer un chemin vers un autre rêve ! Et ils ne vont pas nous laisser faire ! »

Aussitôt dit… Une rafale de vent secoua si fort l’habitacle que je pensais que le plan de secours s’arrêterait ici. Une autre rafale nous frappa, puis une autre, puis une autre, puis une autre, tant et si bien qu’on était maintenant pris dans des vents qui nous empêchaient d’avancer, et on perdait de l’altitude. Je hurlai par-dessus les tempêtes.

« QU’EST-CE QUI SE PASSE ?!
_ LA PREMIERE ET LA DERNIERE METHODE POUR ELIMINER UN REVE GENANT ! ILS LE JETTENT CONTRE UN MUR ! A CE MOMENT PRECIS, NOTRE BOULE DE REVE EST EN SUSPENSION !
_ NOTRE BOULE DE REVE ?! »
Mais Germaine ne répondait plus, elle se concentra sur les commandes, mais n’arrivait absolument à rien. Nous étions dans des nuages gris qui filaient, et on sentait que l’appareil perdait en vitesse, en force, et que si ça continuait, on s’écraserait, emporté par le vent.
« PERSONNE NE SAIT COMMENT ON PEUT ARRETER LE VENT ? »

__

« YOLE LES BRANQUIGNOLS ! ON SE FICHE DE LA TERRAILLE ! ON CONTRE LE VENT ! TANT QUE Y A DU VENT, Y A DE L’ESPOIR ! ALORS RESSEREZ-LE PACK SI VOUS VOULEZ PAS BOUFFEZ DES CULS ! »

Extrême-Amont, n’importe quel muscle avec un peu de cul et de culot pouvait se le faire, planter son drapeau comme sa pine dans une dame, pis aller dire à ses grands frères que c’était bon, qu’on était devenus des hommes. Foutre que ça ! Vous étiez rien, les microbes, juste des amuses-gueules coincés dans les crocs de la vie ! Regardez ce que ça fait, de vrais hommes ! Regardez ce qu’on peut faire et que vous pourrez jamais, même avec dix couilles en plus ! On contre le vent DANS le vent ! Ça vous la coince, hein, les minettes terrées dans le con de leur mère dès que le vent vous chie un courant !

Moi, avec toute la clique, on est dans l’air, on est Dieu, on se bouffe le vent de partout maintenant, de devant, de derrière, d’en-haut et d’en bas, je peux vous dire que c’est assez technique pour assécher en larmes une aéromancienne, la nôtre se mord tellement les doigts qu’elle a plus besoin de grailler. Ils savent tous qu’on peut pas dormir, et nan, dès qu’on est dans les airs, on y reste jusqu’au clamsage ! On a eu des petiots emportés, bon vent sur un autre continent ! Les plus forts survivent, ceux qu’ont la niaque, le vif fait de magma explosif, les costauds qui se sont entraînés, qui connaissent si bien les baux qu’ils peuvent contrer en fermant les yeux. On contre ça depuis deux jours, ouaip, t’as entendu gamine, deux jours sans se reposer, pourquoi on se reposerait alors qu’on est increvable ? Pis, qui veut se faire une fricassée de fracassés ?

Pis en plus, notre Pack s’est agrandi, y a cette espèce de charrette débile qu’essaie de voler mais qu’arrive qu’à que dalle sinon polluer l’espace. Les autres m’ont chié des pendules pour le sauver, ok ok, mais moi, j’reste devant, c’est vous qui gérez la protection de l’engin, je m’en bats les steaks, l’altruisme, c’est bon pour ceux qu’ont rien. Nous, on a tout : camaraderie, un objectif, la nature, la Marche. On a besoin de rien d’autre, sinon peut-être plus de tringlage pour égayer les nuits, mais maintenant, y a plus de nuit, juste du contre, du contre, pis du contre-contre-contre. La Horde est tout.

On continue d’avancer dans les cieux, les nuages, difficile de profiter du paysage quand on le mange à pleines dents, mais au moins, on se bouffe rarement de la caillasse et autres villages dépecés par les vents. Vu que ça commence à coincer, tous derrière moi, on s’arrête que’ques secondes le temps que ça pleure un peu, et dès qu’ils ont les genoux bien solides, prêts à repartir vers cette sorte d’oiseau pourrave, je leur beugle si fort que le vent se tait :

« ALLEZ LES TROUFIONS ! ON AVANCE, UN PAS APRES L’AUTRE ! ON Y ARRIVE A LA FIN, ON Y ARRIVE VERS L’EXTREME EXTREME AMONT ! SUFFIT DE QUELQUES METRES, QUELQUES POUSSEES DE CUL, ALLEZ, FIERES MERDES !!! ON S’EN COGNE DE CES TAPINADES ! CA ETERNUE SEULEMENT, JE FAIS DE PLUS GROS VENTS QUAND JE PETE ! ALORS RACLEZ L’AIR, SOULEVEZ-VOUS, SOUVENEZ-VOUS QUI EST LA MEILLEURE HORDE DE TOUS LES TEMPS ! C’EST LA DERNIERE DES GUERRES, BOUFFEZ LES FLECHES, TRAVERSEZ LES BOUCLIERS ! A LA VIE, A LA MORT, AU VIF, A MOI !!! »

Enorme lumière qui les dévora entièrement.

__

« Préparez vos défenses. » dit une voix féminine légèrement robotique.

J’essayai de savoir où j’étais, dans un petit aéroport il me semblait, mais complètement abandonné : bagages qui traînaient, aucune forme de vie. Oh si, il y en avait une qui venait d’apparaître tout près de moi.

« Désormais, nous sommes tous des soldats. »

Puis il disparut d’un coup, comme… s’il n’avait jamais existé. Attendez, s’il vous plaît, quoi ? Où étaient les gens ? Où était ce type ? Qu’est-ce qui se passait ?
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Mer 29 Juin 2016 - 17:15
Nedru considéra d’un œil morne la tenue orange moulante réhaussée de cuir (et du drapeau de son pays) qu’il portait avant de détailler la pièce dans laquelle il se trouvait. Un aéroport.Il y avait là un bric à brac étonnant et des violentes pulsions l’incitaient à faire usage des deux pistolets automatiques qu’il possédait pour faire voler pèle-mêle les canettes, balles, kits de soin et  jeux de carte qui se trouvaient là. Il y résista pourtant, préférant admirer le décor urbain qui s'étendait derrière une porte vitrée.

Qu’avait dit la voix? Préparez vos défenses ? Alors pourquoi la porte était-elle fermée, hein ?

Fatigué de garder ses bras tendus devant lui, il s’assit sur banc. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Une pensée était gravée en lui, un sentiment qui dominait tous les autres, l’empêchait de trouver le fil de ses pensées.

L’apparition  soudaine et magique d’un homme habillé de noir exclusivement et aux membres extrêmement longs le tira temporairement de là. Sous une capuche, son visage était dissimulé par un masque blanc, lisse mais pourtant terrifiant. Il tenait tendu devant lui de grands fusils à canon scié d’un air lugubre, mais s’en alla bientôt taguer les murs de petites illustrations présentant des arbres ou des gens qui se tenaient la main. Une bonne idée selon le Gris qui, même s’il était rassuré par ce comportement, avait la certitude que cette créature n’aurait pas dû se comporter ainsi.
Il était censé être une sorte de… pierre angulaire ?

La pensée obsédante revint l’envahir, de plus en plus pressante.

Puis un robot vaguement humanoïde apparut d’une manière identique. Massif, manifestement conçu pour la guerre, son armature carré avait connu des jours meilleurs et accusait quelques traces de rouille. Il ne bougeait pas d’un pouce. Nedru se demandait d’où pouvaient sortir les longs cheveux blancs qui coulaient dans son dos mais l’absurdité de l’ensemble de la situation le découragea de trouver de la cohérence.

Cette pensée le retrouva. Il lui semblait qu’un compte à rebours était en route et qu’une fois le temps écoulé, il pourrait enfin se laisser entraîner par son chant voluptueux.

Nedru s’éloigna rapidement de cette apparition afin d’explorer le reste des lieux. De l’autre côté de la pièce, une autre porte vitrée. Le Renard reconnut immédiatement l’individu qui se tenait devant. Ils échangèrent un regard. Ed Free semblait perdu et Nedru le salua d’un « salut mon chou » qu’il ne se connaissait pas.
Alors les portes s’ouvrirent et il se sentit obliger de crier la pensée qui l’obsédait.


FUCK RED TEAM !

Et il se jeta dans la rue de toute la puissance de ses jambes, prêt à mourir à de multiples reprises de headshots dans l’épaule si une flèche le touchait. Ou plutôt, c’est ce qu’il aurait aimé pouvoir faire. A la place, l’immense créature sans visage se tenait devant lui et l’autre Voyageur blond. Au bout de ses mains se trouvaient désormais deux couteaux et Nedru se sentit penser que oui tiens, ça aurait été étrange qu’il ne possède pas de couteau. Celui là était enfoncé de huit bons centimètres dans son ventre et Ed Free en possédait un identique.

- Je crois que j’ai compris, en écoutant la musique d’un rêve.
Les vrais amis vous poignardent de face

N’est-ce pas ?


Nedru ne parvint pas à répondre. La douleur était insupportable. Il ne se sentit même pas tomber mais revit en pensée les derniers gestes du Slenderman. Comment il avait fait rapidement le tour, tiré deux couteaux  de chasse de son manteau et les avaient plantés simultanément dans les deux Voy…

- Les héros ne meurent jamais !

Dans une explosion de lumière similaire à celle du pont aux zombies, Nedru revint à lui, au beau milieu de la rue.

- Slenderman, trésor, non ce n’était que de la musique. Les amis ne se poignardent pas.
- Mais le pouvoir de l’amour et … Tenta-t-il de répondre d’un air pénaud.
- Non, ce n’est toujours pas ça.

Tandis que la créatures aux bras trop long se tenait voûtée au dessus de ses mains tachées de sang comme un petit garçon pris en défaut, l’apparition se tourna vers eux. Lumineux, son air angélique rivalisait avec les ailes dorées qui brillaient au dessus de ses épaules. Le Gris retrouva assez de souffle pour prononcer :

Merci.
Non, moi c’est De Rien.
Plait-il ?
Je m’appelle De Rien.
Oh…
Enchanté.

Oui, passons, nous n’avons pas le temps pour ça. Ils vont nous retrouver rapidement et vous faire vivre un cauchemar pire encore que le précédent. Vous devez réveiller votre ami et sortir d’ici une bonne fois pour toutes.
Notre ami ?

L’expression de la délicieuse créature à l’apparence angélique changea soudain, d’abord par un haussement de sourcil interrogatif, qui devint soupçonneux, pour finir par être conjugué par d’autres infimes changements de phsyionomie laissant la place à une expression choquée.

- Ne me dites pas que ce n’est pas… Enfin que vous n’êtes pas ses… Enfin…

Tout en cherchant ses mots, elle ne cessait de jeter des regards déboussolés vers Slenderman qui, trop occupé à être malheureux d’avoir été rabroué parce qu’il avait poignardé des gens, ne prêtait pas encore attention au sujet de la conversation.
De Rien plaqua son regard dans les prunelles du Gris et articula lentement en prononçant d’une voix inaudible pour le sans-visage :


- Il ne doit jamais savoir ça.

Nedru ne comprenait plus rien. Il se tourna vers le blond en espérant que l’autre Voyageur saisisse la situation mieux que lui (ce qui ne voulait pas dire qu'il voulait qu'on lui explique, cela aurait été un non sens, bien entendu). Une voix automatisée les informa avec politesse « premier objectif, perdu ».
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Sam 2 Juil 2016 - 17:22
Ressusciter était agréable ; baigné dans une lumière blanche, je sentis toutes mes blessures se refermer, et ma vie frétiller à nouveau malgré le poignard qui me chatouillait l’estomac (qui avait évidemment disparu. Il fallait faire attention, peut-être qu’on pouvait devenir accro à la résurrection.

Les scènes qui se jouaient entre nous et De Rien, choix étrange de nom, mais j’imaginais que discuter avec ses parents pouvaient être compliqués, surtout si elles les remerciaient ironiquement et que deux lui disaient de rien, et qu’elle répondait ‘oui ?’ Je m’égare vraiment, mes pensées n’étaient pas du tout synchronisées, et quand l’ange se rendit compte que Lou n’était pas notre ami (même si elle voulait le prononcer avec le même sérieux que si c’était notre conjoint), je me forçai au moins à rajouter en détails :

« C’est même un gros con, si vous voulez mon avis. » Je dis la moitié de la phrase sa main plaquée contre ma bouche, mais les grossièretés étaient déjà sorties.

Cependant, une autre chose me permit d’organiser mes pensées : le fait qu’on ait perdu l’objectif. C’était plutôt terrible quand on y pensait, je ne savais pas ce que ça voulait signifier et quel était le premier objectif, mais si on était l’équipe de cinq qui était censé s’occuper de défendre les environs, bah se poignarder et se disputer n’étaient pas un bon début. On n’avait plus le droit qu’à une seule chance. Et ça me peinait parce que je n’avais pas du tout envie, mais alors pas du tout envie, de perdre ce second objectif. Je dégainai mon panneau de signalisation. Il était temps de véritablement défendre, et c’était tant mieux, car nous étions proches de l’objectif. Dans un langage urbain, je leur dis :

« Je vais prendre l’aggro dans la voie principale. Bastien Bastion, va les canarder depuis les hauteurs ! »

Et je plaçai comme promis vers la grande avenue où les ennemis se mettaient à apparaître les uns après les autres. J’utilisai une paire de portails grâce à la paume de ma main (je n’avais pas besoin de la paume de ma main d’habitude, mais ce n’était pas si grave, tant que ça fonctionnait, puis c’était un peu classe) et la plupart des balles furent volatilisées en vain contre ma défense spéciale. J’étais vraiment utile à l’équipe. Je me rendis compte aussi qu’en-face, les ennemis avaient pris la même classe, ce qui était une tactique aussi honteuse que rigolote.

« Désormais, nous sommes tous des teletubbies. » faisaient-ils plus ou moins en cœur tandis que leurs balles se faisaient avaler par mon pouvoir. Je ne servais pas à grand-chose sinon de large bouclier pour mes amis, ils avaient intérêt à les canarder pour le moment.

Bastien Baston aux cheveux blancs se posa en hauteur, se mit en position défensive, puis se rendit compte qu’il était en hauteur, donc sauta sur le sol et se fit canarder. Si je n’avais pas été là pour récupérer la majorité des balles en m’avançant au dernier moment, le brave était crevé. Il laggait ou quoi, pour être tombé comme un mulet ? Heureusement que De Rien et son compagnon tout en noir (qui avait eu l’impolitesse de me poignarder) faisaient mieux le ménage, elle le soutenant, lui les descendant.

Par contre, une nouveauté arriva : un mur de glace rouge sang me barra le champ de vision et bloqua les salves de mes alliés. Je reconnaissais ce pouvoir : c’était celui d’un bébé phoque psychopathe, mais étrangement, je ne parlais pas de Fino. Ils n’étaient peut-être pas tous des télétubbies en face, ce qui était en soi une mauvaise nouvelle : la diversité était toujours un avantage stratégique. Il fallait le localiser et l’empêcher de nous faire chier, mais pour cela… Attendez, c’est vrai qu’on était cinq ? Où était mon camarade onirique ? Celui avec les deux flingues à haute cadence de tir ? AH SHIT ! UN NOUVEAU MUR DE GLACE CHIANT, LAISSANT POTENTIELLEMENT LES TELETUBBIES NOUS CONTOURNER SANS QU’ON LE SACHE !!! J’arrêtai mon bouclier et frappai dans le tas de glace avec le panneau tout en entendant de l’autre côté du mur :

« Il y a un mur entre nous. » Oh la blague de merde. De mon côté, je hurlai :
« FLANCK ! FOCUS ! NERF ! » J’espérais que quelqu’un comprenne ce que je voulais dire, j’avais été clair. Ils se rapprochaient tous de l’objectif derrière moi, mais d’où ? Pendant ce temps, un des Teletubbies dit :
« EF Noob » Je t’emmerde !
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Jeu 21 Juil 2016 - 11:53
L’anglais aux galbes moulés dans une tenue très pratique inspectait le champ de bataille avec prudence, c’est-à-dire en courant un peu partout mais loin de l’équipe rouge – et de la sienne. Lorsque la modestie vous caractérise, vous n’avez plus vraiment besoin de vous cacher de toute façon.
Et quand tout le monde s’amuse à s’écharper sans succès dans une rue relativement lointaine, cela laisse tout le loisir de se promener. Le Gris cherchait à comprendre où il était et pourquoi il fallait niquer l’équipe rouge sans parvenir à répondre à aucune de ces questions. Il aurait aimé pouvoir lire les journaux qui traînaient dans les rues en menaçant de s’envoler mais ils étaient tous victimes d’erreurs d’impression grossières et s’en trouvaient illisible, invariablement flous.

S’il n’avait pas eu le comportement conditionné par le rêveur dont ils partageaient un ancien songe, l’analyste aurait probablement pu déduire où il se trouvait, désormais. Cela aurait sans doute été plus productif que de se mettre à tirer en l’air sans raison en courant partout. Pour achever toute illusion de trouver un moyen raisonnable de sortir de ce rebondissement rocambolesque, Nedru tomba sur des télétubbies et fit pleuvoir l’acier sans parvenir à en tuer aucun puis rentra paisiblement dans son camp pour sauter sur place et de manière répétée. Ed Free semblait l’insulter dans une langue vierge (ce qui est similaire à une langue morte sauf qu’au lieu d’être parlée par des morts, elle est réservée aux individus n’entretenant pas de rapports sexuels) mais le Renard était aussi imperméable à ce langage qu'à toute idée d'aider son camp.

Il faut dire que l’équipe d’en face progressait à un rythme soutenu. Derrière elle avançait une sorte de limousine extravagante que sa grande taille empêchait de circuler efficacement dans les ruelles. Nedru aurait juré que derrière ses vitres teintées se dissimulait un individu amateur d’omelettes à l’esprit diabolique qu’ils devaient arrêter à tout prix.
Malgré cela, l’escorte parvenait à la faire avancer sans rencontrer de difficulté particulière. Alors que tout semblait perdu (parce que l’équipe d’en face était plus organisée et dotée d’un ratio skill/individu plus de sept fois supérieur au leur), De Rien fit se replier l’équipe jusque dans leur base, à l’abri des pics à glace adverses.


Bon les mecs, vous êtes mauvais. Ils ne peuvent pas nous avoir ici alors on va bouger. Préparez vo…

DEFAITE

Une jeune femme blonde dont la beauté ne pouvait qu’être louée se tenait devant eux, tranquillement assise sur ses talons, agenouillée sur un tatami. C’était Germaine, aka De Rien. [/]

Nous n’avons pas beaucoup de temps. Ce rêve est dangereux pour vous, fuyez ou éliminez ceux qui s’en prennent à vous, mais vous devez à tout prix réveiller votre… [i] Son regard se fit hésitant et une sorte de ninja difforme en costume compléta d’une voix profonde et rauque:


Notre ami.

La voix du Slenderman était pleine de confiance. Nedru se racla la gorge en se levant.

Merci, De Rien.
Je m’appelle Fun Chi Pon Tsu Ha.
Okay… La future Angela le gratifia d’un regard sévère.

PARTEZ ! Je vous retrouverai !

Sur cet ordre, Nedru tourna les talons en tirant à sa suite l’albinos. Ce dernier, toujours aussi amorphe qu’un lion de mer sous morphine tenait une sorte de grand bâton deltaplane très encombrant qui… Un deltaplane ?

Nedru se tourna vers Ed Free, débordant de joie :


Regarde ! Il va pouvoir s’envoler et on aura plus qu’à le descendre en plein vol !

Et ce cauchemar serait enfin terminé sans qu'il ne soit nécessaire de relier tous les fils éparpillés que son pauvre pouvoir débordé ne parvenait plus à traiter.

Mais tous ses plans et ses espoirs devaient bientôt être brisés. Tout allait changer maintenant que la Nation du Feu était en train d’attaquer.
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Sam 30 Juil 2016 - 17:43
Les problèmes s’accumulaient, il fallait agir le plus rapidement possible ; Fafir un des grands vizirs du Temple, n’avait plus d’autre choix que de demander de l’aide à la race la plus cruelle et imprévisible de tout Dreamland : les Rêveurs. Il en avait un d’un spécimen plutôt rare, mais dont la dangerosité serait sans égale : une écrivaine de fan-fiction. Sur Dreamland, elle n’aurait aucun autre pouvoir d’être très énervante, mais dans ces sphères de rêve comprimé, autant dire qu’elle se rapprochait du pouvoir des autistes. Il la quémanda à son bureau et essaya, malgré l’esprit complètement dingue de la miss, de lui inculquer l’importante mission qu’elle aura à charge. Mais il fallait déjà qu’elle se présente :

« Bonjour, je m’appelle FlowerdeSakura63 ^^ j’ai les cheveux roses, et mes parents, Batman, Superman et Iron Man, sont morts juste avant ma naissance, me laissant seule très longtemps !
_ Très bien Flow…
_ Il faut savoir que je suis petite, timide, mais qu’en fait, je suis plutôt mignonne. J’ai un bonnet D que je cache très bien, mais c’est dur d’avoir de gros seins XD
_ Oui, c’est intéress…
_ Je suis née avec les cheveux blancs, mais le rose s’est imposé très vite o_o les médecins n’ont pas d’explication. Ma génétique doit être spéciale.
_ Intriguant. Mais quelles sont vos qualifications ?
_ Je sais piloter des vaisseaux interstellaires du genre cuirassé à l’âge seulement de dix-sept ans \o/ Je suis aussi une grande générale réputée. Est-ce que vous saviez que je parlais huit langues, dont l’elfique ?
_ Vous êtes toute à fait capab…
_ Il faut aussi savoir que je suis dominatrice *_* Je n’ai certes, pas eu de relation intime (si vous voyez ce que je veux dire ^^’), mais je sais que j’aime dominer.
_ Incroyab…
_ Je suis promise à une destinée exceptionnelle avec ma jument rose et orange Ponyto, qui est douée de parole :p Sa crinière est en flammes et elle m’aide à repousse…
_ APPORTEZ-LUI UN CROISEUR INTERSTELLAIRE ET BALANCEZ-LA VERS LES CONNARDS QUI TENTENT DE S’ENFUIR !!! »


__

Il fallait faire s’envoler Lou, allez ! Je voyais au loin une énorme muraille qui ceinturait la ville dans laquelle on se trouvait, avec nos étranges alliés dont je ne connaissais rien, sinon le nom (ou presque), et de savoir, intimement, que je pouvais leur faire confiance. Faire s’envoler Lou, faire s’envoler Lou, c’était ce qu’il fallait faire pour sauver la situation. Mais quelle situation ? Et bien cette situation où le Royaume du feu se dépêchait de fouiller les rues pour nous retrouver, n’hésitant pas à tabasser tous les innocents qui se tiendraient sur leur chemin, et même, quand ils ne frappaient pas assez forts, où est-ce que nous étions. Evidemment, ils ne savaient pas, mais c’était de l’ignorance que j’étais capable de leur pardonner.

Le brun et moi partions, entraînant Lou derrière nous et l’empêchant comme on pouvait de le faire sauter dès qu’il pouvait (il avait peut-être très envie d’utiliser son deltaplane), nous faufilant dans les ruelles pour échapper aux gardes, et même, pour quelques mètres, descendant dans les égouts où l’odeur était le cadet de nos soucis. On comprit très vite que toute l’armée avait à sa tête quatre Teletubbies qui maîtrisaient les arts sacrés élémentaires : le rouge maniait le feu, le jaune, la terre, le vert, l’air, et le violet, l’eau. Difficile de jauger leur qualité mais j’imaginais bien facilement qu’il ne fallait pas les sous-estimer.

On se fit repérer très rapidement dans les rues moyenâgeuses orientales, vu qu’ils semblaient être des centaines de milliers à patrouiller pour nous avoir (quand on a rien à foutre le samedi soir…), et même si on assomma violemment les premiers enfoirés, les autres se dépêchèrent de nous courir derrière telle une énorme meute de zombies, rugissant et tirant les katanas. Quelques Teletubbies, sur les toits, nous lancèrent des attaques de feu, de vent, voulurent nous déstabiliser en faisant se soulever la pierre, mais la course-poursuite dans d’innombrables ruelles étroites étaient à notre avantage : on pouvait facilement passer de l’une à l’autre, faire des virages brusques et s’enfuir loin de nos ennemis.

On ne réussit pas à les semer, mais on parvint sans encombre de plus jusqu’à l’imposante muraille qui nous dominait du haut de ses trois cent mètres gargantuesques. On prit un ascenseur qui fonctionnait à je ne savais quel pouvoir, et on se retrouva au sommet pile avant que l’engin ne fut détruit par un garde que j’assommai avec mon poing.

Nous étions en-haut, à contempler un paysage magnifique nous faisait face, avec le soleil qui nous dardait de ses rayons et nous incitait à sauter dans l’immense paysage verdoyant, à mille lieux de l’autre côté où ça n’était que villes, pollution et gardes furieux. Allez, Lou, il te suffisait de sauter maintenant. Puis quelques secondes plus tard, alors que notre cher albinos courrait vers le vide en déployant par sa science infuse le deltaplane, des centaines et des centaines de garde arrivèrent de nos arrières pour nous perforer sauvagement avec leurs lames. Et en-face, sortant d’un trou du ciel, venant d’arriver… un croiseur interstellaire si énorme qu’on ne voyait que lui, à seulement une centaine de mètres de nous, déboulant de l’espace on ne savait comment, et assez grand pour être un porte-porte-porte-avions. Mais d’où ce putain d’engin sortait ? Et vu sa vitesse, il allait heurter Lou avec sa vitesse !

Le brun et moi fîmes la seule chose dont nous étions capables : nous sautâmes pour rattraper Lou qui était déjà en train de planer avec son deltaplane. On l’attrapa in extremis, une jambe chacun, et notre poids combiné fit descendre l’appareil assez pour qu’on évite le croiseur… qui se dépêcha de démolir la muraille et tous les soldats, sans aucune sorte d’espèce de convention pour la physique. Puis Lou lâcha son deltaplane, ne supportant pas notre poids.

On tomba tous les trois dans une chute sans fin… puis j’utilisai une paire de portails. Une pour s’occuper de nous réceptionner, et l’autre, le plus loin possible du sol ! Le brun passa dedans, moi aussi… Mais pas Lou… Jusqu’à ce que j’utilise une autre paire de portails (j’étais capable d’en utiliser deux à la fois), et de forcer l’idiot à venir nous rejoindre quand même. Quelque chose me disait que j’avais fait la bonne chose.

Nous tombâmes dans une énorme soirée… mais difficile de parler de soirée quand tout semblait si hard. Les murs étaient rouges, énormes, la pièce accueillait des centaines de personnes, des Créatures de tous les horizons, et ça s’enculait dans un coin, ça riait dans un autre, ça jouait aux cartes, avec de l’argent hein, ça buvait comme des trous, ça montrait ses supers pouvoirs, ça draguait sec… Le tout avec une ambiance techno (soit des percussions très fortes enrobées d’une musique sans talent). Et tout ça sous la surveillance d’une sorte de Démon Ancestral un peu gras, posey sur son trône démoniaque, mais terriblement sérieux (c’était le démon qui était sérieux, pas son trône, même s’il l’était aussi, assurément). Il nous parla alors, d’une voix gutturale sortie des enfers :

« Mortels, agenouillez-vous devant Dark Angel 42. Agenouillez-vous, ou subissez la surpuissance du code. » Pour nous montrer la surpuissance du code, sa main visa un des invités de la grande soirée au hasard, et voici ce qui se passa.
[coin]PNJn#131[/coin]
Soudainement, la personne se transforma en une multitude de pièces de monnaie, devant nos yeux. Prouvant que les démons ancestraux étaient dangereux ; il n’y avait jamais eu besoin de preuves pour ça. Cependant, celui-ci se gratta, et refit sa magie.
[coincoin]PNJn#131[/coincoin]
Les pièces de transformèrent alors en un joli canard, et le Démon Ancestral fut contenté.
« Je confonds toujours. Agenouillez-vous, maintenant.
_ Va te faire enculer avec tes cornes, plutôt. »
La musique s’arrêta, les convives, comme s’ils avaient tous entendu l’insulte, même ceux qui ne nous voyaient pas tant on était loin, nous regardèrent avec des yeux effarés. Celui qui avait parlé et provoqué notre perte était Lou.
« Ravi de te retrouver, ducon.
_ T’es qui ? »
Et il était toujours aussi intelligent.
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Lun 29 Aoû 2016 - 12:37

Et bien voilà ! Enfin la soirée s’améliorait !

Peut être pourraient-ils penser ça au moins une fois cette nuit, mais ce n’était pas encore le bon moment puisque l’albinos qu’ils traînaient était aussi stupide que son faciès le laissait deviner. Voilà qu’il venait d’insulter une sorte d’archidémon en pleine démonstration de puissance.

L’analyste libéra son pouvoir pour tenter de démêler cette situation, comprendre rien qu’un peu où ils se trouvaient … En lieu et place de résultat, un saignement de nez précéda une migraine cinglante, comme si son cerveau lui ordonnait d’arrêter, acte de rébellion compréhensible –quoique nouveau- étant donné ce qu’il avait dû subir cette nuit.

Le brun se crispa suite à la réaction de l’être maléfique, prêt à se battre –ou plus probablement s’enfuir- dès que la situation l’exigerait. S’agenouiller ? Pourquoi pas après tout, mais est-ce qu’ils ne venaient pas de franchir le cap où cette question ne se posait plus ?

Rompant la silence, le Démon Ancestral et ses deux majuscules de swag partit d’un rire puissant.


Ahah ! La longue fornication avec tes géniteurs, fils de gagneuse ! On se retrouve plus tard.

Comme aucune transformation ne suivit et qu’à la place, le démon les invitait à participer à la fête en ouvrant sa main d’un geste généreux, Nedru mit de l’ordre dans son cerveau. Inversion des standards de politesses. Classique. Tout en essuyant son nez du revers de la main, il lança un regard entendu à Ed (et bien voilà, enfin la soirée s’améliorait ?). Ils l’avaient échappée belle, ne restait plus qu’à ne pas commettre d’erreur de leur côté.

Comme Lou avait décidé de se promener au milieu de la soirée de débauche en conservant son air stupidement morbide, Nedru le suivit avec prudence –non merci, inutile d’enlever mes vêtements, n’insistez pas.

Cet intermède jalonné de cris de jouissance et/ou de douleur le fit plonger plus profond dans ses pensées. Ils avaient failli réussir ! Qu’est-ce qu’il s’était passé un peu plus tôt ? Pourquoi est-ce qu’un vaisseau spatial avait surgi du néant ? Les effets de la drogue de son premier rêve et de l’alcool de suivants s’atténuaient et ce Royaume n’empêchait pas Nedru de penser raisonnablement. Pas de fuck red team ou de notice me senpai en vue.
Juste une envie trop obscène pour être avouée qui le hantait, mais rien de trop grave. Cela n’empêchait pas l’analyste de comprendre qu’ils changeaient de Royaume, ou de monde, ou plus probablement encore d’environnement au sein d’un même Royaume. Comme une simulation de Park of Game ou de Mirage Space par exemple… Et que le vaisseau spatial qu’ils avaient croisé violait les règles de l’environnement… Sans pour autant violer les règles du Royaume, donc.

Est-ce qu’ils n’avaient pas des alliés qui étaient capable de ce genre de prouesses ? Plus ou moins ? Parce que le crétin aux cheveux blancs n’avait probablement que de ça, de cette brèche…
L’anglais interrompit le cours de ses pensées pour se concentrer sur la scène qui se jouait sous ses yeux.


« -Conclus vite ! » Cria une voix un peu plus loin.

Presque trop rapide pour l’œil humain, une laisse s’était enroulée autour du cou de Lou et il se trouvait désormais assis devant une femme aux cheveux roses qui cachait très bien son bonnet D.


- Salut lol ! J’ai choppé votre copain xD ptdr !
Rendez vous maintenant sinon je devrais me battre et même si je déteste ça je maîtrise toutes les formes de combat et il faut bien avouer que mon sang de vampire me rend plus forte que la moyenne… Sad Et si je me fâche, le démon qui possède une partie de mon âme va prendre le dessus et tuer tout le monde ! Alors rendez vous, comme lui… S’il vous plaît… :’(


Cette petite conne transpirait de sincérité et cela fichait la chair de poule au brun !

Dark Angel 42 ? Il y a une…

Le Gris ne parvint pas à finir sa phrase. Un collier s’était enroulé autour de son cou –ou plutôt- était subitement apparu et il avait été tiré en avant par une force prodigieuse. Elle … Elle le tenait en laisse ?! Vu les festivités du jour, cet épisode semblait normal aux yeux des témoins de la scène et appeler à l’aide ne rimait plus à rien dans cette ambiance...

- Oula t’es soumis toi lol !

Connasse !

Mais il avait trouvé sa brèche.
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus" Lun 29 Aoû 2016 - 18:56
Je ne me sentais pas bien dans cette espèce de foule immense, délurée et bourrée de vices (jusqu’à la prostate), et j’avais l’impression que nous étions à l’intérieur, comme le disait le plafond, mais les murs se perdaient dans la lumière rouge assourdissante qui donnait à la scène un aspect glauque étrange (sans compter les basses qui se faisaient entendre partout) ; en fait, quand j’y pensais, on était bien à Dreamland : ce n’était pas l’intelligence ou la rationalité qui dictaient les lieux, mais l’ambiance générale. Pourquoi voir des murs quand on voulait montrer une salle gigantesque remplie de tables, de banquettes, de bancs, de chaises, de gens qui hurlaient, riaient, commentaient et évidemment s’entrelaçaient, des fois avec un Pegi +18.

Alors que je cherchais où poser mes yeux et où me poser tout court, après les événements récents (je ne savais plus trop de quoi ça parlait, mais on avait bien fait de sauter, puis il y avait eu un croiseur interstellaire, ne cherchez pas, moi de toute façon, j’allais attendre la fin de la nuit parce que j’avais l’étrange sensation d’avoir été bourré), je me rendis compte non sans effroi que mes deux collègues, un qui était Lou et qui était revenu à la normale grâce à moi (je ne connaissais plus les circonstances, mais je savais que ça s’était passé comme ça – faudrait juste voir qu’il ne demande pas de détails, sinon, il se foutrait de ma gueule) et un autre brun (vous suivez toujours la phrase ?), n’étaient plus à mes côtés. La masse de cette sorte de discothèque nous avaient séparés, et au vu de la distance relative (enfin, le temps semblait relatif, alors normal que les distances aussi, hashtag Einstein), il était facile de les perdre.

Heureusement que Lou ne nous avait pas retournés contre l’espèce de démon ancien terrifiant, je n’étais pas sûr qu’on puisse parfaitement l’affronter comme il fallait (sauf si je faisais un canard très puissant) ; pire, ici, il semblait le maître absolu de ce lieu, comme si dans cet espace confiné, dont il ne pouvait peut-être pas sortir, Dark Angel 42 (que son nom soit sanctifié), il était capable de faire absolument tout. Un étrange adversaire, un étrange lieu, il ne manquait plus qu’à se réveiller et espérer que les aléas de Dreamland nous emmèneraient ailleurs lors de la prochaine nuit. Mais il valait mieux rester groupés, alors je cherchais les deux parce que merde, ils ne pouvaient pas bien être loin !

Je regardai à gauche, à droite, devant, derrière, non, ils avaient parfaitement disparu. Par contre, je trouvais autre chose qui m’intéressa, ce furent des teletubbies, en tenue de costard, qui nous recherchaient (je n’étais pas capable d’entendre ce qu’ils disaient, mais mon instinct de survie, la partie inconsciente de mon esprit, me soufflaient les réponses indispensables à ma sauvegarde des prochaines minutes). Une super nouvelle en plus : ils portaient des flingues. Je baissai la tête et continuai ma recherche du brun et de l’albinos demeuré pour les avertir de la présence de nos ennemis, mais à la place, je percutai dans la débâcle une forme étrange à laquelle je m’excusais avant de me rendre qui c’était : une sorte de poney, très grand quand même pour un poney, avec une robe bigarrée et une crinière en flammes. Il n’était pas scellé, mais dans ses yeux, on pouvait se rendre compte d’une grande intelligence ; d’ailleurs, il me parla :

« Ma maîtresse m’a demandé de vous arrêter. » J’essayais de deviner une jument dominatrice, mais il voulait peut-être parler en fait, de sa cavalière. Je me remis debout en crânant légèrement parce que me faire menacer par un poney, c’était une première, et l’expérience m’avait fait marrer :
« Ecoute, le sac-à-merde, tu me dégages du parquet et je te filerai une carotte.
_ Tu parles à Ponyto l’Indomptable – sauf pour ma maîtresse – je suis capable de voler dans les cieux et de modeler les nuages à ma volonté ainsi que de les teindre en rose. Ma maîtresse m’a sauvé des braconniers qui avaient tué mes parents et tout mon clan quand j’étais un jeune poulain, je lui ai juré fidélité et j’ai vécu mille aventures avec elle que tu ne peux pas imaginer. Je galope plus vite que les trains et même plus vite que la réalité.
_ Quoi ?
_ J’ai aussi des yeux lasers que le mage adoptif de ma maîtresse m’a légué avant qu’il ne meure sous les pouvoirs démesurés de son élève, ce qui est une tragédie qui la hante depuis toujours.
_ C’est très triste.
_ Je suis aussi capable de percevoir les dangers. Et une fois toutes les nouvelles lunes, je peux redonner à une personne sa virginité.
_ C’est bien.
_ Et aussi, tu es encerclé. »


Il était trop tard, Ponyto l’Indomptable avait raison, les telebtubbies m’avaient reperé, et vu comment ils m’encerclaient, on pouvait croire que le poney des dieux faisait partie de leur groupe : ils étaient ensembles. Bon, avec mon niveau de Voyageur, ce n’était pas un poney de merde et trois teletubbies qui allaient me faire peur. Il était temps de se la jouer swaggy-style, comme dans Dragon Ball Z. Je leur sortis, à la cool :

« Bon, les débiles, qui veut manger mes crampons ? » Et je frappai si fort dans le sol dans le but de le fissurer… qu’il ne se brisa absolument pas et que ma cheville se fit dégommer sous le choc. « AH PUTAIN !!! » hurlais-je entre mes dents, essayant de contenir ma douleur… où était ma force de Voyageur ? Merde, l’espace de Dark Angel 42 était peut-être plus chiant que prévu. Mes ennemis s’approchèrent, évidemment peu intimidés par ma manœuvre, alors que j’essayais de les arrêter :
« Stop étalon du cul, pas plus loin… »

Un teletubbies me frappa à l’arrière du crâne, ce qui m’assomma à moitié, et Ponyto me chargea en hennissant. Sa tête me frappa en plein dans le bide, mais continuant à courir et me soulevant à moitié, il était en train de m‘emporter comme un insecte écrasé sur un pare-brise. Je hurlai, évidemment, j’étais battu par un poney, mais pendant la course, alors qu’il galopait à donf dans la salle, je pus voir le brun et Lou, qui portaient tous les deux une laisse tenue par une fille magnifique (mais qui semblait porter un lourd passé), et je leur criai :

« A L’AIDE !!! »

__

Slenderman et Angela portaient plusieurs flingues (ils étaient allés dans un rêve libre, complètement vierge, et s’étaient créés leur propre espace avec tout ce dont ils avaient besoin grâce à la force de la pensée) ainsi qu’une tenue en latex noir et des lunettes de soleil. Il y avait aussi San Luchito avec eux, qu’ils avaient cherché, avec sa tenue de combattant orange, son chapeau de paille, son épée gigantesque et ses traces de griffures (?) sur les joues. Il prévint les deux futurs combattants :

« Ils sont dans l’antre de Dark Angel 42, il est tout-puissant dans cette zone. Je dois m’en occuper moi-même.
_ Ça ira ? »
s’inquiéta Angela.
« J’espère. Je l’ai déjà affronté par le passé, mais sans le faire exprès, je n’ai tué que sa partie bénéfique. Il n’est maintenant que méchanceté pure, et je suis dans son antre où il est le plus puissant. Mais d’abord, il faudra une scène d’action au ralenti contre les gardes de l’endroit.
_ Plus vite c’est fait… »
souffla le Slenderman en redressant ses lunettes de soleil sur le bonnet blanc qui lui servait de crâne.

Le combat fut franchement dantesque et très bien chorégraphié. Au lieu de la décrire sans réussir à lui rendre hommage, je préfère que vous mettiez une musique d’action un peu épique (mais pas trop), et que vous l’imaginiez vous-mêmes.
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MessageSujet: Re: "Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus"
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"Devine ce que j'ai rêvé cette nuit !" / "Je sais pas" / "Ah bah c'est con, moi non plus"

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