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Les lunes de Géonosis

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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Sam 19 Mar 2016 - 23:08

Flottant entre les machines qui dégageaient une chaleur folle, Mara perdit bien quelques instants à profiter de ce nouvel état. La vache, elle volait, c'était teeeellement classe... Bon, par contre, situation d'urgence, tout ça, même elle se rendait compte qu'il ne fallait pas qu'elle poireaute là trop longtemps. Déjà car elle commençait vraiment à avoir trop chaud, et aussi car les grésillements, les jets d'étincelles autour d'elle, les flashs rouges et l'alarme qui n'en finissait pas avaient le don de lui rappeler la situation dans laquelle elle était fourrée.

Bon, que faire, que faire... C'était vraiment quand on se trouvait en apesanteur, hors de portée de toute prise, qu'on se rendait compte que c'était pas forcément si fun que ça comme état. Avisant derrière son dos la rambarde de la passerelle permettant de traverser cette zone, elle agita les bras dans le vide pour espérer nager jusque là. Bon à savoir: on nage mieux dans l'eau que dans l'air. Mais au moins, elle avait un semblant d'appui et parvint difficilement à se tourner face à son objectif, lui permettant de tendre le bras portant son poulpe pour que ce dernier projette ses tentacules vers la barre de métal. L'entreprise fut un succès, et le membre permis de compenser la distance en trop et de tracter doucement l'enfant, qui se saisit de la prise à deux mains.

À présent recroquevillée autour de la rampe, dans une inclinaison improbable par rapport au sol, elle cherchait une idée pour l'étape suivante: se déplacer. C'était pas tant le fait de bouger qui posait problème, c'était surtout la direction à prendre. À droite comme à gauche, le chemin prenait un virage qui l'empêchait d'en deviner la direction. D'autant plus que les vibrations du vaisseau ne la mettaient pas en confiance, et que certains câbles à proximité d'elle semblaient sauter, projetant des arcs d’électricité qui avaient tôt fait de se désagréger. La jeune fille aurait peut-être pu apprécier la beauté et le dynamisme de la scène, si seulement elle avait été confortablement assise dans un canapé, et que la personne à sa place avait été un cascadeur de film d'action.

Mais bon, c'était ça aussi Dreamland. Des rêves magnifiques, les fantasmes les plus fous, mais ironiquement, tous les ennuis qu'ils engendraient forcément dans un univers réaliste. Un peu comme des raviolis à la viande en fait: c'était vachement bon comme ça, mais dès que tu apprenait ce qu'il y avait à l'intérieur, toute personne un tant soit peu consciente arrêterait direct d'en manger. Sauf que c'était beaucoup trop bon pour arrêter comme ça.

Enfin, c'était pas le moment de parler nourriture. Décidant qu'avancer au pif valait toujours mieux que de mourir sur place, la Voyageuse progressa en s'agrippant à la rambarde, se collant à elle lorsque les tremblements devenaient plus intenses, ou que des chocs traversaient la structure. Le vaisseau avait vraiment l'air de se détruire salement, et elle était en plein dans la bombe à retardement qui le faisait marcher. Bon, bah il allait falloir se grouiller, hein?

Tournant au coin et esquivant de peu une volée d'étincelles qui lui passèrent par dessus, elle se trouva soudain devant une allée parcourue de plusieurs écrans. Dont la plupart clignotait de manière pleine de méchants sous-entendus. Eh beh, le hasard faisait bien les choses, elle se retrouvait visiblement dans un coin de commandes. Si seulement elle savait s'en servir... Elle s'approcha malgré tout, poussée autant par la curiosité que par l'urgence de trouver une solution au problème de plusieurs centaines de tonnes dans lequel ils se trouvaient en ce moment.

Passant devant un écran qui faisait défiler des données, devant un autre dont l'interface était tellement bordélique qu'elle avait mal à la tête à la simple idée de l'observer plus de vingt secondes, elle s'arrêta finalement devant un message signalant un défaut dans les boucliers protecteurs. En effet, l'affichage montrait une vue stylisée de ce qui devait être leur véhicule, et pas mal de zones rouges clignotaient hargneusement. Une liste de touches sur le côté semblaient proposer de rediriger l'énergie vers les fameux boucliers, avec une interface proche de celle de Faster Than Light.

Plus ou moins remise en confiance par l'aspect vaguement familier de la chose, l'enfant levait le doigt en réfléchissant à quelle zone elle devait priver d'énergie. Pas mal de touches étaient grisée, tels que les moteurs ou la cabine de pilotage, et l'enfant espérait que cela soit une mesure de sécurité, et non pas un signe qu'il n'y avait simplement plus d'énergie à extraire. Elle essayait d'ailleurs de ne pas trop y réfléchir, pour ne pas tomber sur une réponse qui ne la déprime encore plus. Surtout que la touche de la gravité artificielle aussi était grisée.

Un soubresaut la projeta contre l'écran, et elle vit avec horreur qu'elle avait appuyé sur une touche au hasard. Bon, après, c'était la distribution de l'eau courante, ils devraient pouvoir s'en passer pour l'instant. Elle regarda nerveusement les zones rouges se recouvrir de bleu, et sentit presque une pointe de soulagement la parcourir, sauf que presque instantanément une étrange marque apparu sur le nez du vaisseau: la zone rouge indiquant visiblement les dommages avait la forme d'un arc-de-cercle, que la petite regarda avec surprise. Mais son attention fut rapidement détournée par les nombreuse zones rouges qui apparaissaient ici et là sur toute la surface de vaisseau. Ils passaient dans un champs de météorites ou quoi?

Bon, plus le temps d'attendre, appuyant sur tous les boutons sans réfléchir pour permettre au vaisseau de peut-être tenir encore un peu, elle laissa la zone des écrans derrière elle après avoir noté sa position et poursuivit son chemin le long des rambardes. Les chocs n'aidaient pas à sa progression, mais elle se savait en relative sécurité. "Relative" car même si elle se savait loin des deux côtés, elle n'aurait pas été surprise d'être toute proche du dessus, donc pas tant à l'abri que ça. Voila voila. Surtout que des bruits assez menaçants semblaient venir de l'extérieur, alors même qu'ils tombaient toujours.

Sentant que les chocs se multipliaient et que les vibrations étaient de plus en plus intenses, la fillette se résolut à se mettre en boule contre une barre du poteau et à ne la lâcher sous aucun prétexte, en attente du choc final. Étrangement, il n'y eut pas vraiment de choc final, la violence des tremblements augmentait jusqu'à atteindre un maximum, puis finit par diminuer plus ou moins progressivement.

Quand il lui sembla finalement qu'un semblant de calme était revenu, malgré les sinistres grincements de la structure, elle entreprit de s’extirper de l’amas de bouts de tuyaux qui lui étaient tombés dessus. "Tombés"? Il y avait de nouveau un haut et un bas du coup? Sauf que le bas donnais dans un coin, entre le mur et le sol. Déjà que l'enfant visualisait moyennement le vaisseau et là où elle était, elle n'avait pas la moindre idée de comment avait atterrit le véhicule pour que la gravité donne dans ce sens.

Secouant la tête et passant ses mains dans ses cheveux pour en retirer les débris, elle rabattit de nouveau sa capuche après y avoir rangé son poulpe. Ce dernier semblait d'ailleurs s'amuser comme un petit fou, mais pour se sortir de là, sa force de Voyageuse allait être bien plus utile que ses petits tentacules. Jetant un coup d’œil autour d'elle, elle constata que les machines semblaient moyennement stables, et un bruit de détonation qui résonna jusqu'à elle la convainquit de ne pas perdre plus de temps dans le coin.

Remontant sur la passerelle, marchant plus sur les barreaux que sur le sol prévu à cet effet, elle progressa difficilement en se dirigeant vers le haut. Ça allait sans doute être plus facile de sortir par en haut que si elle se trouvait enterrée sous le sol... Pourtant, elle n'eut pas à progresser bien loin, puisqu'un courant d'air sec lui parvint, et qu'elle en vit bientôt la source: un gros trou dans la coque. S'en approchant rapidement, elle faillit ne pas voir le morceau de plafond qui s'effondra brusquement devant elle, lui bloquant à moitié le passage.

Commençant à se glisser dans une fente entre l'éboulis et la parois, elle entendit une petite série d'explosions derrière elle, et accéléra le rythme, commençant à s'inquiéter sérieusement. Libérée du barrage d'acier, posant un pied sur celui-ci pour se tenir droite, elle regarda le paysage visible à travers le trou. Une grosse masse rouge cachait une partie du ciel, et le sol paraissait sec, sans la moindre forme de vie. Pourtant, la terre (ou le sable, c'était difficile à dire de loin) avait l'air plus sombre par endroits, était-ce de la terre différente, ou labourée par quelque chose? Ou alors c'était le relief qui lui jouait des tours.

Une autre détonation l'arracha à sa contemplation et elle se dépêcha de s'approcher de l'ouverture, considérant comme totalement admis que l'atmosphère était respirable et saine. De toute manière, qu'est-ce qu'elle risquait? Qu'elle reste dedans ou qu'elle sorte, elle allait respirer la même chose. Par contre "sortir" risquait d'être sportif: elle était bien dans le flanc du vaisseau, ça ce n'était pas une surprise vu le trajet qu'elle avait pris, mais elle ne s'était pas attendue à être à une demi-douzaine de mètres du sol.

Se penchant pour tenter de voir un accès, se mordillant le pouce dans sa réflexion, elle constata l'état du vaisseau, les nombreux choc qu'il avait pris. La forme bizarre en croissant qui était apparue sur le nez lui revint à l'esprit, mais la tête du véhicule était enfoncé dans la terre, impossible de voir l'état du heurt.

Seulement, en cherchant du regard l'avant du vaisseau, elle aperçut une silhouette plus loin qui fixait la machine. Elle eut quelques doutes sur son identité mais décida de prendre le risque de l'appeler quand même. Peut-être que son pouvoir serait utile pour la sortir de là? S'inclinant un peu plus pour faire porter sa voix, elle cria:

"Heeeeeeeeey! Monsieurs Dazh, par ici! S'il vous plait!"

Puis, alors qu'elle agitait la main, un détail monta jusqu'à son cerveau, et elle se figea. Et elle rougit, avant de se taire et de détourner le regard. Il... Il... Comment...? Pourquoi? Il... était...
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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Mer 23 Mar 2016 - 19:27


Les lunes de Geonosis
Mara Leros et Dazh Dalreight



La voix de la jeune fille lui parvint et soudain, le voyageur entreprit de la chercher du regard à travers les débris. Il ne la trouva pas et comprit que cette dernière était encore dans le vaisseau. Elle ne devait pas être très loin, probablement coincée quelque part. Dazh fit le tour de l’épave afin de pénétrer le véhicule par les portes prévu, mais ces dernières étaient face contre terre. Il dut se résoudre à revenir sur ses pas et emprunter la faille qui lui avait permis de sortir. Le voyageur se maudit de s’être abandonner à un bon bain qui lui avait cependant permis de bien récupérer. Mais il était à présent contraint de faire attention à où il mettait les pieds et ce n’était pas son genre.

Tout le vaisseau était en désordre, sans compter les débris et les câbles qui jonchaient le sol ou pendaient négligemment, en attendant de prendre quelqu’un au piège. Il entendait la jeune fille, mais ne parvint pas à la trouver. Il la percevait comme si elle se trouvait dans une pièce voisine, il ne lui restait qu’à faire de la place. Cependant, le voyageur ne pouvait prétendre tout dégager, sans la blesser et avec l’assurance que rien n’allait se casser la gueule. Alors, Dazh évolua prudemment tout en étant à la recherche d’un autre moyen de la rejoindre. Encore une fois ce n’était pas son genre. Il écarta certains dangers à l’aide de quelques métamorphoses, afin de jouir d’une force dont il ne disposait pas sous sa forme normale. A un moment, alors qu’il déplaçait une armoire coincée dans le passage pour rejoindre le couloir principale, le morpheur fut surpris de recevoir une foule d’objet en tout genre qui l’amena à « chuter » jusqu’en bas du couloir, compte tenu que le vaisseau était coucher sur le côté.

S’il se rétablit correctement en se réceptionnant à l’aide de ses jambes en pierre, il manqua perdre conscience quand un objet inconnu et particulièrement lourd vint lui frapper le front. Dazh s’effondra, mais l’espace exigu l’empêcha de tomber totalement. Le voyageur se massa le crâne après avoir frappé le mur et lâcher quelques jurons pour retenir un cri de douleur. Le jeune homme profita de ce moment pour écouter la voix de Mara. Il s’en était un peu éloigné, mais il n’y avait pas d’autre chemin. Tout d’abord, il se débarrassa des trucs qui étaient tombé afin d’avoir la place de bouger. Des livres, des appareils en tout genre... Des chiffons… Non. A n’en pas douter, il s’agissait de son tee-shirt. Seulement, ce dernier était en lambeaux, complètement inutilisable. Il trouva sa veste de cuir qui avait tant bien que mal résisté, son pantalon également rapiécé et ses godasses, égales à elle-même.

Il transforma son pantalon en un genre de bermuda bien usé, puis enfila sa veste et ses rangers Magnum. Ses vieux gants avaient disparue pour de bon mais il se sentie mieux avec ses fringues, bien qu’un peu humide. Enfin, l’histoire d’avancer un peu, il s’essaya à ouvrir la porte sous ses pieds, pour accéder au reste du couloir et a une autre partie du vaisseau. Quand cette dernière s’ouvrit, tous les objets avec lui se cassèrent la gueule. Il tomba également, mais parvint à contrôler sa descente. Il s’était pas mal rapproché de la position de Mara. Il ne lui restait plus qu’à ouvrir un genre de trappe sur le mur à sa droite, ce qui était en fait, « le sol ». Il l’ouvrit sans peine, mais dut se contorsionner afin de pénétrer les entrailles du vaisseau, la salle des machines.

Encore une fois, des câbles, des tuyaux et des morceaux de la structure métallique gisaient dans tous les sens. Maintenais vêtu de ses bonnes vieilles godasse, le morpheur se sentait plus apte à enfoncer les obstacles sur son chemin. Et il ne s’en priva pas, dans les limites du raisonnable, jusqu’à gagner l’endroit où se trouvait la jeune fille. Cette dernière se trouvait au cœur de la salle des machines et avait été protégée, en partie, par la structure particulièrement renforcée à l’ intention de la console informatique face à elle. En se baissant pour éviter de se cogner contre ce qui était désormais, le plafond, Dazh s’approcha de la jeune fille.


« Oh, bonjour. Alors comme ça, tu veux jouer les aventurières ? » Dit-il avec un sourire chaleureux.

Accroupi alors qu’il s’adressait à elle, sa veste en cuir sur son dos nu et les semelles de ses godasses pleines de ferraille, lui donnait l’impression d’être plutôt imposant. Il appréciait l’idée qu’il se faisait de lui, quand bien même il n’y avait pas grand monde a impressionner.
A travers les débris, le morpheur percevait la lumière du jour et les environs du vaisseau. Seulement, il était impossible d’avancer plus loin…Il le fallait pourtant, car il était difficile de faire le chemin en sens inverse. Surtout s’il fallait escalader le couloir qui était dépourvu de prise… De plus, la sortie n’était qu’à quelques mètres de là.


« Bon, je crois qu’il va falloir qu’on passe en force. J’y vais le premier, puis tu te faufiles jusqu’à l’extérieur, sans t’arrêter. Ah. Au fait, si tu entres en contact avec l’un de ses câbles qui pend, un conseil : N’entre pas en contact avec ses câbles ! »

Puis sans attendre de réponse particulière, le morpheur prit un peu de recul, adopta son masque de pierre et changea sa poitrine également. Alors, il chargea l’obstacle tel un bélier et parvint finalement à dégager le passage. Sa vue n’était pas très bonne et il ne sut pas si Mara avait pu saisir l’occasion de s’enfuir. Dès le moment où il libéra la voie, le gros de la machinerie s’était abattu sur lui, ne profitant plus de cet équilibre précaire. Dazh fut secoué, mais son dos résista à la charge impressionnante. Il devait fournir cet effort conséquent pour laisser le temps à la jeune fille de s’échapper.

Malgré tout, au bout de quelques secondes à peine, Dazh montrait déjà des signes de faiblesse. Comme s’il portait tout une aille du vaisseau, le morpheur sentit sa résistance mit à rude épreuve. Le corps tremblant, Dazh concentra ses efforts pour parvenir finalement à redresser toute la structure d’une bonne dizaine de centimètre. Le voyageur, ne respirait même plus tant il employait toute sa force à soulever tous ces débris. Après un moment qui lui parut particulièrement long, Dazh lâcha prise et s’écarta vivement avant de ramper précipitamment en dehors du vaisseau.

La première chose qu’il fit, ce fut de respirer un grand coup, sans même, prendre le temps de se relever. Ignorant les entailles sur sa poitrine, à cause du fait qu’il eut rampé sur le sol, Dazh inspira de grande quantité d’oxygène. Il espérait Mara sauve et il espérait que ce gros nuage de poussière à l’horizon n’était pas dangereux…


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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Ven 25 Mar 2016 - 23:04
Il lui sembla que l'autre Voyageur l'avait entendue malgré la distance, et semblait chercher la provenance de sa voix. Surmontant sa gêne, la fillette s'était décidée à renouveler son appel pour l'aider à la localiser, ayant de plus en plus le sentiment que les écrans qui clignotaient en bipant plus loin n'étaient pas vraiment bon signe. Elle appréhenda un peu l'arrivée de l'homme, mais il sembla heureusement avoir retrouvé une partie de ses habits, par un miracle quelconque, et elle s'autorisa un vague sourire quand il la salua comme si de rien n'était. Il était quand même vachement grand. Enfin, peut-être n'avait-il pas remarqué les écrans, surtout que le vaisseau grinçait de plus en plus...

Par contre il attira son attention sur quelques câbles sectionnés qui pendouillaient vers là où ils allaient partir. Mouais, après les arcs électriques qu'elle avait pu voir pendant le crash, elle ne faisait déjà pas ultra confiance aux étincelles qui jaillissaient de temps en temps. Mais au pire, les étincelles étaient petites, ça ne risquait pas de la tuer non plus, c'était juste qu'elle avait pas envie de se faire encore plus mal, ne serait-ce qu'un petit peu. Nan, là, l'idée d'aller le plus vite possible vers l'extérieur, ça lui plaisait pas mal.

Elle regarda avec une forme d'inquiétude un peu impressionnée le pouvoir du Morpheur à l'oeuvre, capable de défoncer les obstacles en acier, même s'ils étaient déjà un peu abîmés. D'ailleurs, il avait accroché l'un des fameux câbles au passage mais semblait n'avoir rien sentit. Ouais, au pire y devait pas y avoir de très grand danger. Malgré tout, quand elle constata que la moitié du vaisseau commençait à tomber sur l'homme qui restait en dessous, elle comprit rapidement le message et s'agrippa aux gravats restant pour accélérer sa course jusqu'à l'ouverture. Commençant d'ailleurs à passer ses jambes vers l'extérieur pour atteindre le sol, bien plus proche de ce côté, elle ne put s'empêcher de s'arrêter pour jeter un coup d’œil inquiet à son compagnon qui semblait s'en sortir difficilement.

Quand elle le vit s'ébrouer sous le poids, elle se dépêcha de mettre pied au sol et de s'éloigner un peu en trottinant pour le laisser s'échapper du piège. Sous le bruit assourdissant d'une partie de la structure interne qui faisait la rencontre des étages inférieurs, la jeune fille déglutit et se força à reprendre sa respiration. Jetant un coup d’œil sur elle-même, elle constata que sa cape était éraflée par endroit et que l'un des coins était déchiré, et que la cage fixée à son dos était décidément toujours là. Et que la bestiole à l'intérieur avait tout simplement décidé de pioncer. Bah, ce truc fonctionnait bizarrement de toute manière, elle était plus à ça près. Concernant ses blessures, elle n'avait récolté que des éraflures et des bleus supplémentaires en plus de ses vagues brûlures de début de nuit, mais rien de vraiment handicapant dans sa condition actuelle.

Bon, tant mieux, si on pouvait dire ça comme ça.

Se tournant vers un Dazh visiblement essoufflé par terre qui avait l'air de regarder l'horizon, elle jeta un coup d’œil à l'épave et s'autorisa à tirer la manche de sa veste en disant:

"Euh... ch'uis pas sure que ce soit une bonne idée de rester... on part?"

Sa phrase fut ponctuée par un autre fracas dans le vaisseau, qui commença à émettre un étrange sifflement. Tirant sur le bras de l'adulte pour le relever sans vraiment savoir si son aide était utile, elle n'attendit pas longtemps pour prendre ses jambes à son cou et courir en fixant le vide, voulant juste s'éloigner le plus possible de la machine. Elle n'était pas de nature paranoïaque, mais elle commençait à intégrer des notions de prudence élémentaire à force de survivre ici, et elle n'avait pas envie de rester plus longtemps à côté de ce qui ressemblait vachement à une bombe à retardement. Et dans tous les films qu'elle avait vu, quand un vaisseau explosait, c'était souvent assez gros. D'autant qu'il semblait vibrer de plus en plus fort, ce qui tendrait à confirmer son idée.

Mais c'était bizarre comme vibration, ça arrivait à secouer le sol jusqu'à eux, alors que c'était plutôt sablonneux. Elle n'y connaissait pas grand chose, mais elle imaginait quand même que ce mouvement sous ses pieds était moyennement normal, non? Soudain, alors que son regard était fixé dans le vague à cause de sa concentration, il fut attiré par un mouvement dans le sable devant elle, une dune qui semblait se déplacer, mais assez rapidement. Inquiète, elle tourna la tête vers le nudiste en espérant qu'il puisse lui expliquer ce qu'il se passait, mais la dune passa sous ses pieds et après avoir été soulevée de quelques mètres, elle perdit l'équilibre et tomba par terre.

Elle sentit avec incompréhension la dune continuer son chemin en la faisant retomber à une altitude normale, et tourna la tête d'un air ahuri vers le déplacement de sable qui traçait sa route. Vers le vaisseau, plusieurs centaines de mètres plus loin. Elle était sur le point d'exprimer son inquiétude, toujours à quatre pattes par terre, lorsqu'une immense colonne de sable jaillit sous l'épave, la faisant s'élever vers le ciel. Puis le sable projeté retomba, révélant un immense ver qui avait saisit le bloc de métal entre trois mâchoires. Et qui le broyait dans un bruit qui montait jusqu'aux Voyageurs. Puis les moteurs explosèrent, dans un flash et un nuage de flammes assez bruyant aussi.

Sauf que la Créature semblait s'en balancer violemment. Dans un mouvement de cou, elle raffermit la prise de ce qui ressemblait à une bouche sur sa cible, tordant encore plus la ferraille, et refit de même plusieurs fois malgré les détonations. Lorsque le véhicule eut totalement disparut dans le ventre du ver géant, à l'exception de quelques débris tombés aux alentours, ce dernier retomba presque mollement vers le sol, soulevant un autre nuage de poussière. Et quand ce nuage retomba, il avait disparut.

Mara était figée, les yeux écarquillés. Ce truc faisait quoi? Deux fois la taille du vaisseau? Et à tout les coups, y avait que la tête qui était sortie, c'était quoi ce monstre?! Puis son imagination commença à s'exciter dans un coin de sa tête, et elle se prit à espérer très fort qu'ils venaient de voir le plus gros spécimen de l'espèce, là, et éventuellement le seul, si c'était possible. Mais quand sa bouche s'ouvrit pour tenter d'exprimer quelque chose, seuls des onomatopées et des geignements décousus en sortirent. Tournant la tête vers l'adulte majeur, responsable et plus fort qu'elle qui était à proximité, elle lui lança un regard plein de détresse qui signifiait clairement que s'il avait une idée, c'était quand même le meilleur moment pour la dire.
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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Sam 26 Mar 2016 - 12:08


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Mara Leros et Dazh Dalreight



La structure du vaisseau s’effondra sur lui-même, et si le jeune Dalreight n’y prêta guère d’attention, ce n’était pas le cas de Mara, qui paniquait un peu à l’idée que le vaisseau puisse exploser. La voyageuse tirait sur son bras mais le morpheur n’entreprit pas de se lever. Pas avant qu’un sifflement inquiétant lui parviennent depuis l’intérieur du vaisseau. C’est alors qu’il comprit la situation et qu’il s’éloigna rapidement du vaisseau en compagnie de la voyageuse. Instinctivement, il s’empara de la main de la jeune fille et tandis qu’ils courraient tous les deux, Dazh la dépassa et l’entraîna à sa suite. Il envisagea un instant de la prendre dans ses bras, nourrissant l’espoir de progresser plus vite, mais ils étaient déjà à bonne distance du vaisseau. Peu à peu, Mara ralentie et sembla observer le sol. A son tour, il sentit ce dernier remuer. Perplexe, les deux voyageurs s’immobilisèrent et observèrent les environs. C’est elle qui aperçut la colline mouvante en premier.

Dazh était plus curieux que réellement inquiet. Jusqu’au moment où la colonne de sable emporta le vaisseau prodigieusement haut dans les airs, révélant un vers géant de quelques centaines de mètres. Et ce n’était que la partie visible du monstre. Le voyageur n’en n’avait jamais vu de si gros. Il fut tellement surpris qu’il manqua tomber en arrière quand le sol s’ouvrit devant lui, libérant le vers. Après avoir englouti le vaisseau, le monstre disparut, ne laissant aucune trace de son passage. Toujours immobile, les deux voyageurs se demandaient que faire. Tandis que la jeune fille l’observait de son visage marqué par la détresse, plusieurs émotions traversèrent l’esprit du morpheur. D’abord surpris et effrayé, puis réellement impressionner et enfin complètement enthousiasme a l’idée de revoir quelque chose de ce genre. Un vers de cette taille ne ferait qu’une bouchée des deux voyageurs, aussi Dazh n’espérait pas vaincre un tel adversaire, mais il s’agissait malgré tout d’une rencontre inoubliable.

Après quelques instants, où Dazh, le cœur battant évoluait sur place, trahissant une certaine excitation, le morpheur s’intéressa a la jeune fille qui avait visiblement besoin d’être rassurée. Heureusement, Dazh était de nature optimiste et pas du genre à céder à la panique. Sans pour autant s’assoir sur le sable chaud, il s’accroupit à sa hauteur et sans un mot, il chercha à capter son regard et à insuffler le calme en elle. D’un geste sûr, il lui prit la main et fut presque surpris lui-même de ce qu’il faisait. Il agissait d’instinct avec elle. S’il s’était agi d’un garçon, il l’aurait peut-être encouragé d’une tape dans le dos.

« Ca va aller Mara, assis toi là. Voilà, c’est ça, comme ça ! Je m’occupe du reste, d’accord ? »

Finalement, une tape sur l’épaule, ce n’était pas si mal et c’est ce qu’il fit avant de se redresser et d’observer le paysage. Il n’y avait plus aucune trace du vers géant, ni même un signe d’activité trahissant sa présence. Dazh avait le sentiment que s’il se mettait en mouvement sur le désert, il attirerait tôt ou tard le vers en question. Pour l’heure, ils étaient en sécurité. Mais la chaleur qui régnait dans ce désert aurait vite raison de leur petite existence s’ils ne trouvaient pas un endroit où s’abriter. Et puis déjà, Dazh avait le gosier sec.

Contre toute attente, Dazh entreprit d’avancer en direction de ce qui semblait être des collines rocheuse, au loin. Il leur faudrait peut-être une bonne heure de marche. Mais alors qu’ils marchèrent dans le sable, d’étranges individus sortirent de derrière une dune apparemment,  et crièrent à leur intention. Ils n’étaient que deux et venaient dans leur direction, en se mouvant étrangement. Bien qu’ils fussent toujours en approche, ils cessèrent de leur hurler des ordres. Dazh percevait la chose ainsi. Alors le morpheur reprit sa marche pour aller à leur rencontre et à nouveaux, les insectoïdes qui n’étaient plus très loin crièrent.

« Shai-Hulud ! Shai-Hulud ! »

Le voyageur se figea et échangea un regard avec Mara. Soudain, une caravane tout entière d’individu apparut entre les dunes face à eux. Dazh estima que les deux kiliks étaient des éclaireurs. Méfiant, le jeune homme fit un pas en arrière et intima silencieusement à Mara de rester derrière lui. La caravane progressait vite sur le désert et se déplaçait de manière anarchique, sans que Dazh ne sache pourquoi. Ils n’avaient d’autres choix que d’attendre d’être approché par ses étranges homme-insectes. Fuir dans le désert et risquer de rencontrer le vers n’était pas une option envisageable.

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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Sam 26 Mar 2016 - 19:39

Bon, visiblement, Dazh avait l'air de savoir ce qu'il faisait... Enfin, plus ou moins. Plus qu'elle en tous cas. Autant elle en avait souvent marre que les gens lui parlent comme à un bébé, autant là, elle avait juste besoin d'être rassurée. Et après s'être assise pour se remettre de son émotion, elle ne rechigna donc pas vraiment à se lever pour aller vers ce qui ressemblait à une zone rocheuse. Avec un peu de chance, le ver géant ne pourrait pas traverser ce sol, espérait-elle, mais une partie d'elle avait du mal à y croire.

Finalement, tandis qu'ils marchaient plutôt vivement, deux étranges insectes bruns débarquèrent au loin en criant des trucs bizarres. Il s'agissait de bestioles indéfinissables, digne de ce qu'elle avait pu créer dans Spore, avec un corps plus ou moins en S, deux pattes arrières qui s'agitaient dans tous les sens, une paire de petits bras repliés et une paire de bras plus  longs qui tenaient des lances, et enfin deux longues antennes partaient de leurs petites têtes. Puis ils criaient des trucs incompréhensibles. Mara ralentit sa marche, se demandant pourquoi son pouvoir ne traduisait pas leurs paroles, alors que leurs auras indiquaient qu'ils étaient parfaitement à son niveau. Bizarre, c'était un nom particulier, et donc intraduisible? Les voyant s'approcher rapidement d'eux, d'un air peut-être agressif, elle projeta une onde de confiance vers eux mais celle-ci ne ralentit en rien leur course ou leurs cris. Alors quoi?

Soudain, ce fut carrément une sorte de grosse diligence avec plein d'insectes qui agitaient les bras qui arriva de derrière un tas de sable, fonçant droit sur eux en tressautant de manière anarchique sur des roues un peu bizarres. Vu que les Créatures ne fonçaient pas "méchamment" sur eux, Mara n'avait pas vraiment peur, mais elle avait quand même du mal à se sentir à l'aise. Faut dire qu'ils allaient vachement vite, et ils donnaient l'impression de marcher au pif, donc c'était difficile de prévoir leur avancée.

Finalement, l'un de ceux qui étaient à pieds s'arrêta brusquement à leur niveau tandis que les autres passaient, et cria d'un ton sifflant:

"Les Shai-Hulud sont là! Montez vite!"

Et il repartit aussi sec, s'éloignant d'eux particulièrement vite avec de grandes enjambées. Et alors qu'elle tournait la tête vers la carriole, elle se rendit compte que celle-ci était juste tout près. Et que deux longues tiges en étaient sorties en un instant. Elle n'eut pas vraiment le temps de prévenir son ami qu'un crochet l'avait déjà saisie, une partie contre son cou, l'autre transperçant sa cape pour saisir son aisselle opposée, et elle sentit ses pieds quitter le sol. Agitant inutilement ces derniers, ses mains agrippées au truc, elle se sentit soudain se déplacer très vite et tomber sur les fesses contre une surface dure.

Levant nerveusement la tête alors qu'elle était à présent à l'ombre, le support où elle était assise agité de soubresauts, elle se vit entourée des mêmes insectes qu'avant, bien qu'ils aient tous des tailles et des couleurs différentes, quelques-uns d'entre eux tenant de longues perches pliées qui ressemblaient à celles qui l'avaient attrapée. En se retournant, elle vit une ouverture où des dunes s'éloignaient rapidement, et elle comprit enfin qu'elle était dans la caravane en apercevant les marques irrégulières dans le sable. Se massant légèrement au cou, là où la pince l'avait saisie, elle jeta un coup d’œil à Dazh à côté d'elle, ne sachant pas trop quoi dire.

Soudain, un insecte un peu plus blanc et courbé que les autres sortit du rang qui les entourait, et commença à les disputer:

"Mais qu'est-ce que vous fichiez à pied comme ça au milieu du Disart? Vous voulez appâter tous les Shai-Huluds du coin ou quoi? Alors que nombre d'entre eux ont été attirés pour une raison que j'ignore... Déjà qu'ils étaient excités par le passage de l'orbite, là ça commence à faire trop! Vous êtes vraiment inconscient! De quelle colonie venez-vous?"

Quelques instants de blanc s'en suivirent, et les seuls mots qui vinrent à l'esprit de Mara, parvenant à traverser la timidité qui scellait ses lèvres, furent:

"... Des quoi?"

Autre léger silence, respirant l'incrédulité de la part des locaux, même si leurs expressions étaient moyennement déchiffrables. Le blanc reprit la parole d'un air effaré:

"Des Shai... Hein? Sérieusement? Vous..." il sembla s’affaisser encore plus quand l'un de ses camarade sembla dire un truc à ce qui devait être son oreille. "... Oh. Des Voyageurs, évidemment. Vous êtes partout, ce n'est pas possible. Et bien sûr, vous ne savez strictement rien. À se demander comment vous vous débrouillez pour survivre."

Ses petits bras se croisèrent sur sa poitrine et l'une de ses grandes mains gratta son crâne d'une griffe. Il souffla, faisant un peu bouger la langue de libellule qui sortait de sa bouche, et lâcha avec résignation:

"J'comprends pourquoi les pontes de la citadelle vous aime pas... Enfin, je peux pas les rejoindre sur tous les points de vue, ils me semblent un peu radicaux, puis vous êtes utiles parfois. Mais le coup du cataclysme de l'autre nuit, c'était quand même pas très joli. Ils aiment toujours partir dans les extrêmes, ces inconscients."

Visiblement un peu perdu dans ses pensés, l'insecte avait l'air de regarder le vide, mais son attention se reporta bien vite sur le duo de Voyageur, et il dit avec un ton plus sérieux:

"Mais puisque vous êtes là, vous allez justement vous rendre utile, tiens!"
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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Lun 28 Mar 2016 - 17:34


Les lunes de Géonosis
Mara Leros et Dazh, The Rock



Le morpheur était assis à côté de la jeune fille et se massait le cou. Il avait eu le droit au même traitement que cette dernière pour monter à bord de la caravane. Ce n’était pas particulièrement agréable, ni très efficace, mais sans doute que la morphologie humaine ne correspondait pas à leur mode de vie. D’ailleurs, le toit de la caravane ne lui aurait pas permis de se redresser complètement. Dazh n’y voyait pas une agression et ne ressentait pas d’hostilité chez eux. L’un de leur hôte s’adressa à eux et Mara s’intéressa à lui. Le voyageur continuait d’observer les alentours, et découvrir que la caravane était plus vaste qu’il ne l’aurait cru. Il n’en avait vu que peu de chose, tandis qu’ils marchaient dans le désert. Il avait simplement put déterminer qu’elle se déplaçait de manière étrange et malgré tout, à vive allure. Dazh ignorait si cette dernière surfait sur le sable, ou si des bêtes la dirigeait.


Soudain, un grognement retentit non loin d’eux et sans qu’aucuns insectoïdes ne puissent intervenir, un ours polaire bondit dans la caravane, se rattrapa maladroitement et reprit sa course vers le jeune Dalreight, dans un parcours des plus chaotique. Pour finir, l’ours de taille impressionnante se coucha lourdement au côté du morpheur et posa sa tête sans plus de finesse, sur les jambes en tailleurs de ce dernier, pour ne plus bouger. Dazh fut tout aussi surpris que les individus armés de lance qui suivirent le mammifère. Mais pas effrayé. Le grand brun reconnaissait l’animal qui n’avait de cesse de le suivre partout où il allait depuis la nuit au royaume des chats, en compagnie de Vittoria. Même ici, sur une planète étrangère, au cœur de Mirage Space, l’ours parvenait à le retrouver. Bien que plutôt gros, il fût évident qu’il était encore jeune. Dazh se demandait d’ailleurs si c’était la raison pour laquelle il ne s’exprimait pas comme ses semblables, les créatures des rêves.


Voyant qu’il n’était plus ou pas une menace, leurs hôtes abandonnèrent de poursuivre l’ours pour retourner à l’extérieur. Seul l’un d’eux s’attarda et quand le morpheur croisa son regard, ce dernier se contenta de croiser ses deux paires de bras au niveau de sa poitrine.
Dazh se fit la réflexion  que chaque insectes avait des caractéristique différente, mais il comprit surtout que s’il n’était pas traiter comme des prisonniers, ils n’étaient pas non plus libre d’aller où bon leur semblait. C’est ce qu’avait dit l’insecte blanc. Ils avaient des projets pour eux. Ce dernier reprit la parole et s’adressa cette fois au jeune Dalreight.

« Votre bête à bien failli piétiner les nôtres, ou pire ! Attirer les Shai-Huluds ! »
« Ouai, une perle cet ours. Va falloir que je lui trouve un nom.»

Un insecte semblable à celui qui s’était porté volontaire pour leur parler pénétra la caravane à son tour. Ce dernier, remarqua Dazh, avait des ailles digne d’une libellule dans le dos. Il salua brièvement les autres individus dans la pièce avant de se présenter aux voyageurs de manière officielle. Il s’exprima vite, à la manière d’un militaire, ce qui confirma qu’il existait bien une relation de ce genre parmi les insectoïdes présent. Tandis qu’il s’occupait à caresser la fourrure de l’ours polaire qui s’était assoupit, Dazh tendait une oreille. Mais il ne comprit pas son nom. Peu importe.

« Hmmm bon. Tout ça va un peu vite pour nous. D’abord, qu’es ce c’est les Shai-Huluds qui vous font si peur ? Si c’est le vers qui a détruit notre vaisseau, on gère. Rien à foutre qu’il soit gros. C’est cher un vaisseau.»
« Ne faites pas le malin voyageur. Je viens tout droit de la citadelle et je ne donnerai pas cher de votre peau là-bas. »

De toute évidence, celui-ci était bien moins sympa. Et même si, de toute évidence, il allait leur donner une chance de rendre service, Dazh doutait de pouvoir retenir quelques répliques cinglantes à son attention. Le morpheur n’aimait guère l’autorité quand elle s’imposait de cette manière.


« Baah. A votre place, j’éviterai d’en arriver là, mais chacun sa méthode. Si vous êtes sûre d’avoir les choses en main. Mais faites gaffe, je joue du surin. »
Sans attendre, le morpheur reprit de plus belle a l’attention de l’insecte blanc qui était intervenu en premier pour leur parler. Celui-ci se tenait en arrière et bien que discret, Dazh devinait qu’il s’amusait de la situation.
« Hey vous, qu’es ce c’était ce cataclysme de l’autre nuit ? »

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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Jeu 31 Mar 2016 - 18:19
Un ours, là.

Et pas n'importe quel ours, un ours polaire! S'il vous plait!

Juste... Sérieusement?

Dreamland n'avait encore jamais fait ce coup là à Mara. Il avait pu être absurde, violent, complètement barge, mais quelque part, il se respectait. Royaume de bonbons égal bonbons; Royaume de chats égal chats. Mais Royaume de l'espace et de la science fiction n'était définitivement pas égal à un énorme ours blanc qui galopait dans le désert d'une lune, avec une énorme planète rouge dans le ciel, et ce pour poursuivre une charrette d'insectes à taille humaine! Non Dreamland, non! Sage! Au pied! Chut! Vilain Dreamland!

La fillette mit bien quelques instants à se remettre de la totale aberrance de cette vision, juste à temps pour voir la-dite vision sauter lourdement sur leur plate-forme et gambader joyeusement vers Dazh. Bon, mettons. Renonçant plus ou moins à comprendre, après avoir assimilé que le bestiau semblait s'être attaché à l'individu, elle reporta son attention sur la discussion en cours, ainsi que sur l'autre nouveau venu. Restant silencieuse face à la vague tension qui se forma entre le Voyageur et l'insecte ailé, elle ne comprenait pas vraiment le sous-entendu de son camarade avec son histoire de surin, mais fut contente qu'il ait relevé le cataclysme. Elle n'y avait pas vraiment fait attention, mais quelque part, c'était vrai que ça pouvait avoir son importance.

L'insecte blanc lança un long regard scrutateur et indéfinissable au type, puis sembla chercher ses mots avant de répondre:

"Soit, une information pour un service. De toute manière, les deux sont assez liés, quelque part...
Ce "cataclysme" dont je parlais, c'est une petite vengeance qui vient d'en haut, nos chef commençant à en avoir ras les antennes des Voyageurs qui se pensaient partout chez eux. Du coup, il on inventé un truc assez intéressant, et l'on testé sur une race qui avait tenté de nous envahir dernièrement."


Il claqua brusquement ses deux paires de mains, faisant sursauter Mara, puis les écarta lentement comme pour former les contours d'une sphère qui grossissait, le tout en reproduisant un bruit d'explosion assez évocateur. Deux secondes de silences passèrent, tandis qu'il fixait les deux Voyageurs dans les yeux, de même que l'ensemble de ses congénères. Puis, croisant ses bras et s'adossant à une caisse, il poursuivit dans le plus grand sérieux.

"Nous ne connaissons pas le nombre exact de morts, mais la base spatiale visée n'a pas survécu. Et ils ont même fait un "bon coup", vu que l'un des éclats de la structure à été propulsée sur la planète-mère, provoquant sans doute quelques dégât supplémentaire."

Il semblait parler avec indifférence, donc peut-être que la fillette se faisait des idées, mais elle avait l'impression de noter une certaine forme de dégoût. Il affichait pourtant clairement son désaccord quelques instants plus tôt, c'était l'insecte volant qui le gênait?

"Dans tous les cas, ceux d'en face n'ont plus vraiment moufté après ça. Et il me semble que nos chefs ont réussit à recharger dernièrement, et qu'il ont envoyé une balise sur Mirage Space pour pouvoir bien viser. Cette station est le plus grand regroupement de Voyageurs de cette dimension, mais elle ne risque pas de s'en tirer comme ça."

"Tu parles beaucoup, Qeoq."

Cette fois-ci, la réprobation était assez évidente dans la voix de l'individu ailé, qui soutint sans faillir le regard du dénommé Qeoq. La jeune fille n'osait pas parler, elle avait l'impression que tout ça la dépassait, et préférait rentrer la tête dans ses épaules pour faire tomber un peu plus sa capuche. L'insecte de la capitale poursuivit:

"Qu'espères-tu en leur fournissant de telles informations? Que pourraient-ils y faire?"

Vu la manière dont il posait cette question, il ne donnait pas l'impression de vraiment attendre de réponse. Pourtant, c'est avec un air de défi que le blanc se redressa et répondit agressivement:

"Va savoir, Messam. Il pourrait bien y faire quelque chose. Et pour cela..." il se tourna vers les deux étrangers, avant de poursuivre: "Il n'y a pas une infinité de solutions. Aucun vaisseau fonctionnel sur cette lune, du moins aucun qui ne leur soit adapté. Les Voyageurs sont capables de bien des folies pour attraper une base stellaire qui passe à proximité. Mais s'ils pouvaient nous aider à nous débarrasser des Shai-Huluds dans la foulée, cela serait intéressant, ne trouves-tu pas?"

Il reporta son attention vers son congénère ailé, et la tension, monta d'un cran, tandis qu'il crachait dans un sifflement:

"Eux, à défaut de quelqu'un d'autre."

Son interlocuteur siffla en entendant cette pique, et riposta aigrement:

"Soit, si telle est ta décision... Mon rapport sera fourni, Qeoq. Mais si je peux te donner un dernier conseil, te mettre la citadelle à dos ne t'apportera rien de bon... Amuse-toi donc avec tes Voyageurs, nous autres avons bien plus important à faire. Mais sache tout de même que la station approche, justement. Alors fais ton travail et retient les monstres, c'est votre rôle de gérer ce genre de détails."

Et sans plus de manières, il se redressa et les longues antennes de sa tête claquèrent, comme une sorte de salut militaire, avant de déployer ses ailes et de s'élancer vers le ciel. Tandis qu'il disparaissait, caché par la bâche, un silence pesant demeura avant que quelqu'un ne crache dans le groupe:

"Foutus soldats, y nous prennent pour quoi?"

Remarque qui fut suivie d'une vague d'assentiments. Mara ne savait pas trop quoi penser, mais son attention fut de nouveau attiré par l'ours, assis, qui tentait d'attirer l'attention de Dazh en frôlant son épaule de sa patte, tout en grognant:

*Hey... Hey... J'ai vu passer un truc sous le sol... Hey, tu m'écoutes?*

Écarquillant très légèrement les yeux en entendant ce que son pouvoir lui traduisait de la bête, Mara tourna brusquement la tête vers l'arrière du convoi, mais seul le paysage sans fin et les tressautements de leur véhicule s'offrit à elle. Alors pourquoi, pourquoi elle avait ce sentiment bizarre, ce malaise? Il n'y avait pas d'aura pourtant, non?

Elle crut distinguer un mouvement dans le sable, et faillit attirer l'attention des autres, mais ce fut si vif qu'elle se demanda si elle ne s'était pas trompée. Puis toujours pas d'aura. Mais c'était étrange, cette sensation qui restait. Son esprit moulinait, ce demandant ce qu'il se passait, et elle se penchait de plus en plus vers l'extérieur, ignorant les discussions énervées des Créatures à propos du militaire. La lumière réchauffait ses mains et elle plissait les yeux, pour tenter de voir quelque chose.

Puis elle se figea. Une théorie lui était venue, et si elle se confirmait... Une main se posa sur son épaule et elle tressaillit légèrement, se sentant attirée en arrière. Regardant l'insecte blanc qui regardait aussi l'horizon, elle faillit dire quelque chose mais il lui coupa la parole:

"Oui, je sais, ils sont partout autour de nous. Vous autres Voyageurs pouvez sentir leur aura, non? Je ne sais pas si elle est très forte, sans doute moins que pour les plus violents spécimens, mais les Shai-Huluds sont tellement grand qu'ils doivent émettre pas mal d'énergie, vous devez baigner dedans."

Face au visage terrifié de la petite, il haussa les épaules et l'incita à s'éloigner du bord avant de continuer:

"Ne t'inquiète pas, notre déplacement actuel les empêche de nous percevoir, mais je ne garantis pas ta survie sur tu tombes. L'arrivée de ce stupide ours jusqu'ici tient déjà du miracle à mes yeux."

Redressant son regard vers Dazh même s'il semblait s'adresser aux deux humains, il demanda d'une voix forte:

"On est entourés de vers géants, et on est assez équipés pour les attirer, mais la force d'un Voyageur est toujours la bienvenue dans une telle chasse. La station qui se prépare à tirer va bientôt passer à portée, et ces Créatures peuvent parfaitement s'élancer vers le ciel, votre vaisseau a d'ailleurs dû en faire les frais. Si vous voyez ce que je veux dire... Nous demandons juste votre aide."

Mara pinçait ses lèvres en hochant la tête. De ce qu'elle avait retenu de la conversation, ça sentait mauvais pour Mirage Space et surtout pour tous ses habitants. Elle avait strictement aucune idée de comment régler tous ces problème, mais quelque part, c'est l'intention qui comptait, non? Et visiblement, pour régler ce problème, il fallait en régler un autre avant.
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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Ven 1 Avr 2016 - 1:28


Les Lunes de Géonosis
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Le morpheur observait l’échange verbal entre les deux insectes. Le sujet de la discorde semblait sérieux et d’une façon ou d’une autre, ils avaient été mêlés à cette histoire. Gardant le silence, les deux voyageurs tentèrent de comprendre ce qu’il se passait. Ainsi Dazh apprit que des gens sur cette lune nourrissaient l’ambition de chasser les voyageurs de Mirage Space. Décidément, ils n’avaient vraiment pas bonne réputation… Il ne comprit pas comment ils s’y prenaient, mais il fit immédiatement le lien avec ce qu’il avait entendu au moment d’arriver au cœur de la station spatiale. Et plus récemment, avec l’attaque qui les avait forcés à prendre la poudre d’escampette.

Très vite, le voyageur avait pris le parti de Queoq, l’insecte blanc qui les avait recueillis, d’abord parce qu’il les avait aidés, mais aussi parce qu’il s’était montré plutôt agréable.
Avec la loi voyageur, il devenait difficile d’être relativement bien traiter si l’on était un humain. D’autre part, celui qui s’était manifesté par la suite, ce Messam était arrogant et condescendant. Dazh l’avait tout de suite détesté. Si Queoq avait besoin d’aide, Dazh se promit de lui rendre la pareille.

Son enthousiasme fut quelque peu entamé lorsque ce dernier critiqua l’ours qui l’avait suivi. Dazh s’y était attaché et il n’aimait guère qu’on en dise du mal. Cependant, l’ours en question ne réagit pas et se contenta de basculer sur le dos pour s’étendre de tout son long, au milieu de la caravane. Le jeune Dalreight passa l’éponge là-dessus et se leva tant bien que mal pour s’approcher de Queoq. Sans attendre, l’ours se leva, prêt à se dégourdir les jambes. Mais Dazh n’envisageait pas de sortir pour le moment. Il cherchait à déceler la présence des vers sous le sable, sans pour autant y parvenir. Il ne devinait pas non plus leur aura, mais il est vrai que de telles créatures devaient irradier de puissance, au point de les rendre aveugle à tout autre chose. Cette hypothèse se confirma quand il essaya de percevoir Mara. Dazh s’y reprit une seconde fois en fermant les yeux, convaincu que se priver de ses autres sens lui permettrait de se concentrer sur celui-ci. Il abandonna finalement, persuader que la présence des vers perturbait effectivement sa perception, quand bien même il était habitué à ce genre d’exercice.

Le voyageur cessa d’observer les dunes de sable et se redressa au maximum, en s’accrochant a ce qu’il pouvait. Depuis quelques minutes déjà, le voyageur avait pris sa décision. Ce n’était pas son genre de rester sans rien faire. Il lui fallait cependant veiller sur Mara, dont il se sentait responsable. Mais pour l’heure, cette dernière semblait tout à fait capable de se gérer seule. Le fait qu’elle hochait la tête lui appris qu’elle partageait sa décision d’aider Queoq.

« On va suivre votre plan, Queoq. » Dazh se fit la réflexion que ce nom convenait parfaitement à l’insectoïde.

«On s’y prend comment pour dresser ces trucs-là  ?»

L’insecte, qui se tenait face à Dazh, lui fit signe de le suivre. Voyant qu’ils n’allaient finalement pas prendre l’air, l’ours se vautra à nouveau sur le sol pour se gratter le dos qui devait le démanger. Il s’agita  tant qu’à l’occasion d’un geste un peu trop ample, il emporta la fillette qu’il garda contre lui et qu’il accueillit en frottant son museau contre le visage de celle-ci. Voyant que les choses ne dégénérait pas, le jeune Dalreight reporta son attention sur les explications de Queoq.

« … Quand enfin  Shai-Hulud sors du sable, il faut lancer ces crochets entres les anneaux de sa carapace. Il ne reste plus qu’à se hisser dessus et à tirer sur les crochets pour se guider. On n’a le droit qu’à un seul essaie, Shai-Hulud dévore le Marteleur souvent. »
« Vous avez essayé «Pas bouger » ? Hmm, s’il avait un genre d’IA canine, ça pourrait faire l’affaire. Vous sauriez pas s’il a une IA canine, par hasard ? »


La caravane s’était finalement arrêtée. Dazh ne percevait toujours pas la présence de ces vers colossaux qui se déplaçaient sous le sol et savoir qu’ils étaient là malgré tout, était source d’inquiétude. Même pour lui. Mais le morpheur savait que ses sombres pensées ne résisteraient pas quand viendra le moment de se jeter dans le feu de l’action. Le marteleur était en place et déjà, la machine frappait le sol, appelant les Shai-Hulud. Ils n'eurent pas a attendre très longtemps, mais pour le voyageur qui ne parvenait pas à contenir son excitation, ces quelques minutes lui semblèrent une éternité.

Contre toute attente, le sable du désert fut pris de soubresauts et de remous de plus en plus intense. Dazh entendait comme un bourdonnement  qui envahissait la paix du désert à mesure que le vers approchait. Muni de deux jeux de cordes enroulés sur ses épaules et d'un crochet à la main, le gros du travail reposait sur lui. Queoq lui avait expliqué deux fois encore comment s'y prendre, après l'avoir convaincu que le Shai-Hulud n'était pas un chien. Cette fois, le vers ne fit pas une entrée fracassante. Le sable se souleva, jusqu'à former une dune et le voyageur attendait le moment où le monstre apparaîtrait complètement. C'est alors qu'il comprit que le vers n'était pas sous la dune de sable, mais LA dune en question. Le Shai-hulud ouvrit grand la bouche et c'est à cet instant seulement que le voyageur eut une idée plus précise de sa taille réelle. Il était encore plus gros que le premier Shai-Hulud qu'il avait vu.

Dazh jeta un dernier coup d’œil à Mara et à l'ours rester dans les environs de la caravane, tandis qu'il se trouvait a plusieurs dizaine de mètre du marteleur, loin entre les dunes. S'armant de courage, il courut en direction du vers qui évoluait lentement à la surface du désert. En réalité, il paraissait lent, mais il était encore à bonne distance et c'est pourquoi le morpheur guère habituer à se confronter à une échelle de ce genre, se trompa dans son estimation.

Il arriva au contact du vers, presque a bout de souffle. Courir sur le sable était épuisant et il était effectivement bien plus loin qu'il ne l'avait crut. Alors comme s'il avait fait ça toute sa vie, Dazh planta son crochet sur le vers qui réagit aussitôt, en s'élevant dans les airs. Dazh ne put se résoudre à grimper davantage, tant que le vers se montrait aussi agiter. Il regarda un instant en contrebas, tandis qu'il s'accrochait de toute ses forces, et constata qu'il était déjà à plusieurs dizaines de mètre de hauteur. Une chute serait probablement mortelle, même sur le sable...  

Le vers ne semblait pas vouloir se calmer et Dazh craignant de s'épuiser à s'accrocher de toute ses forces entreprit finalement de progresser jusqu'à rejoindre le sommet. Pas la tête, mais l'endroit qu'on aurait put qualifier de dos. Il y parvint au prix de gros efforts que sa condition de voyageur lui permettait. Avec un peu de pratique, il était certain de parvenir à acquérir une technique efficace.

Une fois sur le dos et mise à part les deux ou trois fois où il trébucha, Dazh évoluait rapidement, jusqu'à gagner la nuque du Shai-hulud. Il s'empara d'un premier jeu de corde qu'il fixa a l'aide d'un petit hameçon a des appendices qui se trouvait à droite et a gauche du vers. Ceci lui permit alors de diriger l’animal qui s'efforçait de dissimuler sa chair à vif en tournant à droite ou a gauche, quand Dazh tirait sur les appendices correspondant. D'instinct, il réussit même à le faire s'arrêter en tirant sur les deux à la fois. Dès lors, il abandonna une extrémité du second jeux de corde jusqu'à la surface du désert pour permettre a ses compagnons de le rejoindre.



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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Sam 2 Avr 2016 - 11:35

L'enfant s'était rapprochée de nouveau tandis que Dazh confirmait aussi qu'il allait participer, mais elle ne suivit pas vraiment les explications plus détaillées, brusquement happée par la force de l'ours. Tombant sur son ventre et rebondissant un peu sur la masse de gras et de fourrure, elle fut surprise plus qu'effrayée, ayant assez vite assimilé que la bête n'était pas foncièrement méchante. En plus, même s'il avait le poil un peu rugueux, il était assez doux. Et puis il semblait avoir remarqué qu'elle avait compris ce qu'il avait dit plus tôt. Du coup il lui donnait des petits coups de museau, comme pour la saluer, puis commença à taper la discut', la tenant toujours entre ses pattes:

*Dis, je comprends pas tout, il se passe quoi cette fois?*

"Cette fois?" releva la fillette, à voix basse pour ne pas gêner l'autre discussion. "Ça t'arrive souvent de tomber dans des ennuis comme ça où tu comprends rien?"

Elle ressentit d'un coup une vague de sollicitude pour l'animal, pendant que ce dernier répondait:

*Oh, à peu près à chaque fois que j'arrive à rejoindre Dazh. C'est rigolo mais je comprends pas tout, je me contente de filer un coup de patte.*

"Tu suis Dazh? Toutes les nuits? Mais pourquoi?" elle ne pouvait s'empêcher de hausser un sourcil, allongé contre son ventre, tenant sa tête entre ses mains. Quitte à ne rien comprendre à la discussion principal, autant discuter avec quelqu'un d'autre.

*Bah je l'aime bien, il est sympa... C'est un problème?*

"Nan nan, c'est juste que ça doit pas être facile... Mais comment t'as fait pour arriver jusqu'ici, comme ça?"

Mais alors que l'ours ouvrait la gueule pour répondre, les deux se rendirent compte que la caravane s'était arrêtée, et que le Dazh en question avait passé de longues cordes en bandoulière, en plus de tout plein de matériel sans doute très technique. Jetant un coup d’œil interrogateur à l'insecte blanc, celui-ci sembla lui indiquer qu'il lui expliquerait plus tard, et elle sursauta en entendant plus qu'en ne voyant un étrange système qui frappait le sol à un rythme régulier, alors que la tension montait dans le véhicule.

Les chocs réguliers se poursuivirent dans un silence de plomb, et après un moment, le sable commença à s'agiter, un peu comme s'il était secoué par des rafales, à part que les vagues semblaient se lever toutes seules en l'absence de vent. Une sorte de long bruit sourd montait peu à peu, et Mara avait la curieuse sensation de l'entendre par ses os plus que par ses oreilles, et elle ne pouvaient s'empêcher de retenir sa respiration. Comme si le sable lui-même grondait, en quelque sorte, ou comme si quelque chose d'immense déplaçait des monticules de sable, pensa-t-elle comprendre. Par moment, une bosse au loin s'élevait légèrement avant de s'effondrer de nouveau, et elle sentait que toute la troupe se crispait à chaque fois.

Finalement, l'une des dunes grossit plus que les autres, du sable dégringolant en masse de ses bords jusqu'à ce que la petite comprenne que la masse beige n'était plus du sable mais le ver lui même. L'immense entité ondulait hors de son lit désertique, comme rugissant vers l'horizon, suffisamment grosse pour ronger une partie de la planète rouge qui ornait le ciel de cette lune. Mara n'avait pas vraiment de notion de distance et de taille, elle ne saurait pas comment décrire l'ampleur de la chose, mais une chose était sûre: vu la distance et la taille du truc qu'elle voyait, ce ver était bien plus gros que celui qui avait boulotté leur vaisseau.

Entre temps, le Voyageur avait sauté au sol et s'était éloigné entre les amas de sable, presque hors de la vue de l'enfant qui s'était assise sur le rebord de la charrette. Alors qu'il se mettait à courir vers le colosse, Qeoq s'approcha d'elle, lui demandant si elle avait bien comprit la marche à suivre. Face à sa négation, il se contenta de lui réexpliquer le protocole en quelques mots, ou du moins sa partie du protocole. Après avoir déglutit et sentit une vague de froid la traverser, la jeune fille ne put malgré tout s'empêcher de demander:

"Mais... pourquoi vous faites ça, en fait? Vous êtes contre les gens de là-haut?"

"J'ai mes raisons, et je ne préfère pas les aborder ici." se contenta-t-il de répondre, évasif.

Détournant son regard après l'avoir un peu fixé, Mara reporta son attention sur la tâche qu'était le Voyageur qui escaladait le ver en rappel. Suivant les conseils de l'insecte, elle sauta au sol en disant à l'ours de la suivre et fit quelque pas dans le sable, hésitant à s'approcher, se mordant les lèvres. Elle sentit l'un des tentacules de son poulpe s'agiter contre sa joue, et aurait sans doute pu trouver ça rassurant si elle n'observait pas en même temps un monstre qu'elle allait devoir escalader sous peu. Regardant avec appréhension le Morpheur progresser le long de l'échine du Shai-Hulud, elle se forçait à s'approcher un peu, malgré un certaine distance de sécurité. Le monstre bougeait bien plus violemment que sa taille ne le laissait penser.

Voyant son ami atteindre la tête et tripoter des trucs sur les côtés, elle comprit qu'il fallait commencer à le rejoindre, malgré les mouvements brusques de leur cible. Indiquant toujours à l'ours de la suivre, elle se mit à courir rapidement, sans pour autant y mettre toute sa vitesse de Voyageuse. Elle préférait surveiller la progression de Dazh, et ne se voyait pas attendre la corde pour monter au pied d'un mur en mouvement.

Finalement, elle vit la-dite corde dégringoler alors qu'elle n'était qu'à une centaine de mètres, et piqua un sprint pour l'attraper au plus vite. Les mouvements du colosse soulevait et balançait du sable de partout, lui fouettant douloureusement la peau, surtout là où elle était déjà brûlée ou écorchée. Elle réussit cependant à apercevoir la corde dans cette fausse tempête, et parvint à l'attraper au vol des deux mains. Les mouvements du Shai-Hulud secouaient violemment sa prise et elle se retrouva souvent les jambes dans le vide, mais elle s'arrangeait pour grimper le plus possible quand elle avait les pieds contre la peau dure, marchand à la verticale. D'un regard inquiet, elle put voir que l'ours se débrouillait plus ou moins comme elle, la mâchoire en plus, et elle l'attendit un peu. Mais comprenant finalement qu'elle ne pourrait pas trop l'aider dans cette situation, elle fit de son mieux pour rejoindre son camarade le plus vite possible.

Arrivant enfin en haut après quelques minutes, la main secourable de Dazh l'aida à trouver une zone plus "plate" où s'agripper, après cet exploit ayant demandé toute sa force et son instinct de Voyageuse. Essoufflée, elle vit l'ours blanc la rejoindre difficilement et s'effondrer à côté d'elle en grognant, une corde attachée autour du ventre, comme une sorte de harnais relié à un pic planté dans le ver. Levant les yeux vers Dazh, elle vit que l'avant du monstre pointait vers le ciel, et décida résolument de ne surtout pas regarder vers le sol. S'agrippant de toutes ses forces aux plis de peau du truc, elle se recroquevillait pour ne pas être décrochée par le vent.

Ils montaient vite, très vite, et entre les cris de la bête des sables et ceux du vent, elle n'arrivait pas à entendre de que disait Dazh. Mais levant un peu le nez, elle vit une structure dans le ciel, sur le côté. Une grande station spatial qui s'approchait lentement. Ils allaient l'attraper? La rater? Comment ils avaient pu penser un instant que ce plan allait marcher? Ils allaient juste mourir! Même si Qeoq avait assuré que la base passerait suffisamment près pour que les Shai-Huluds puisse l'atteindre, et donc là où l'atmosphère était encore respirable.

Elle baissa la tête, collant son front contre son support, plongée dans le noir grâce à sa capuche. Ça n'allait jamais marcher, même si par miracle ils atteignaient leur destination, ils allaient se crasher, ça serait beaucoup trop violent, ils allaient mourir sur le coup s'ils n'était pas éjectés dans une chute mortelle.
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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Dim 3 Avr 2016 - 9:01


Les lunes de Géonosis
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Le vers se tenait à peu près tranquille, mais il était si gigantesque que le peu de sable qu’il agitait, en plus de celui qui maculait encore l’ensemble de son corps, suffisait à rendre l’ascension particulièrement pénible et difficile. Même l’ours se débrouillait un peu. Quand il eut aidé la jeune fille à se hisser complètement jusqu’en haut, le morpheur attrapa la corde et entreprit de tirer l’ours qui se contentait uniquement, de mordre la corde. Dazh avait espéré que ce dernier resterait avec la caravane dans le désert et qu’au contraire, Queoq le rejoindrait pour poursuivre le plan, mais aucun insectoïdes n’envisagea de les rejoindre. Le jeune Dalreight avait grosso modo le plan en tête, mais il doutait d’y parvenir sans l’assistance. On lui demandait quelque chose de complètement dingue et un peu de soutient aurait été apprécié.

Finalement, l’un deux les rejoignit. L’insectoïde avait des ailles et Dazh imagina que pour lui, il devait être aisé de procéder à la capture d’un vers. Cependant, il était plutôt maigrichon et pas très costaud ce qui ne lui aurait pas permis de contrôler un Shai-Hulud. Ni de transporter quelqu’un pouvant le faire. Dans l’ensemble, ce peuple fonctionnait en plusieurs castes, regroupant des individus aux caractéristiques communes, disposés à employer leurs compétences dans des missions adaptées. Mais peu d’entre eux s’avérait fort physiquement, ou en tout cas, pas comme pouvait l’être un voyageur.

L’insecte en question était donc un messager et ce dernier se contenta de délivrer sa missive avant de disparaître. Dazh le regarda partir, tandis que le vers se montrait toujours aussi obéissant a bouger le moins possible. Le voyageur déroula l’espèce de parchemin et s’apprêta à lire le document. Il fut surpris d’y découvrir un dialecte qu’il ne comprenait pas. Il n’avait jusqu’alors jamais eut ce problème sur Dreamland avec les langues étrangères. Peut-être s’agissait-il d’un phénomène exclusif à Mirage Space…


« Hey Mara ! Tu y comprends quelque chose ? Pour moi, ça pourrait tout aussi bien être leur liste de course que le plan pour détruire l’étoile noire.»

Soudain, le vers s’emballa brusquement.  Dazh failli tomber en arrière, déséquilibré, alors que l’ours parfaitement à l’aise trottinait joyeusement. Le voyageur se rétablit rapidement et courut tant bien que mal vers la corde permettant de le contrôler. Les Killiks, comme il aimait les appeler, avaient récupérer le marteleur, ce qui avait entraîné une confusion chez le Shai-hulud. Dazh craignait que ce dernier ne s’engage à retourner sous le désert.

« ACCROCHEZ-VOUS ! »

Malgré qu’il tenta d’apaiser le vers, celui-ci avança de manière anarchique, jusqu’à ce que le morpheur reprenne le contrôle. Il ne pouvait pas se payer le luxe d’attendre d’autres instruction, le Shai-Hulud ne tenait plus en place, et surtout, la fameuse station apparaissait, loin au-dessus d’eux. A la vue de cette dernière, Dazh comprit qu’ils n’avaient pas la moindre chance de l’atteindre. Elle se trouvait à plusieurs kilomètres, dans le ciel de la lune. Le Shai-Hulud était immense, mais même lui ne pouvait prétendre atteindre une telle hauteur. Cependant, les Kiliks avaient bien choisis le moment pour passer à l’action. La station en question amorçait sa descente vers la lune. Dazh estima rapidement la position actuelle de leur objectif et orienta le vers en conséquence. Le Shai-Hulud évoluait sur le sable chaud, comme personne. Le colosse avalait les kilomètres à une vitesse hallucinante, à tel point qu’il n’était pas question pour les voyageurs de lâcher prise, sous peine de disparaître dans son sillage.

Ils rejoignirent la station qui n’était plus qu’à 200 ou 300 mètres du sol, en quelques instants seulement. Le morpheur tira d’un coup sec sur la corde, non pas pour qu’il s’arrête cette fois, mais pour qu’il s’élève haut dans le ciel. Ce que le morpheur n’avait pas prévu en revanche, c’était le fait de se retrouver littéralement suspendu dans le vide, accroché désespérément au vers, pour ne pas tomber… L’ascension lui parut terrifiante. L’avant du shai-hulud se redressa, donnant l’impression qu’une montagne prenait vie, ce qui ne manqua pas d’impressionner les deux voyageurs. . La vitesse à laquelle il amorça la monté, manqua presque les plaquer sur le sol, avant de les voir entraîner en arrière, par la gravité.

Ils restèrent comme ça, pendant ce qui parut une éternité, quand enfin, le vers happa dans ses mandibules, une partie de la station. Cette dernière était gigantesque, et le vers, qui avait compris ce qu’on attendait de lui, chahutait la cible comme un chien l’aurait fait avec une peluche. Dazh et Mara, peinait à se maintenir et craignait toujours autant de lâcher prise. Le voyageur ne pouvait plus commander le vers pour lui demander de rejoindre le sol, à défaut de ne plus avoir une base solide sous ses pieds. Soudain, le vers arracha une aille de la station et réintégra le désert avec. Il s’en débarrassa avant de rejoindre à nouveau les cieux, sans tenir compte des ordres que Dazh avait tenté de lui transmettre, désireux de ne pas revivre une telle expérience.

La station parvint de justesse à s’esquiver de la trajectoire du Shai-Hulud, ce qui s’avéra être un miracle, compte tenu des dégâts qu’elle avait déjà subi. Mais le vers ne dit pas son dernier mot et avant de retomber lourdement dans le sable, perfora sa cible en y plongeant, tête la première. Revenant à une position plus stable pour les deux voyageurs, ces derniers en compagnie de l’ours, saisirent l’occasion de rejoindre les couloirs de la station, ouverts sur l’extérieur, compte tenu qu’il lui manquait tout un secteur en moins.

C’est alors que le vers abandonna la station lourdement endommagée qui flottait péniblement dans les airs et qui entreprit d’immédiatement gagner un peu de hauteur. A nouveau libre, le Shai-hulud disparut dans le sable sans attendre.

Maintenant qu’ils étaient à bord, Dazh espérait en savoir plus sur l’identité des hommes qui étaient parvenu à nuire à Mirage Space. Mais avant toute chose, il leur fallait se mettre en sécurité. Cette région de la station risquait peut-être de se disloquer et s’ils envisageaient de rejoindre l’orbite de la lune, Dazh et Mara risquait de se retrouver coincé, sans oxygène. Dazh transmis ses projets immédiat a la jeune fille, tandis qu’il l’entraînait dans les couloirs. Les deux voyageurs eurent tous les loisirs d’observer les dégâts infligés par le Shai-Hulud. Des alarmes retentissaient dans chaque couloir, le système d’éclairage fonctionnait par intermittence, et de temps à autre, un arc électrique parvenait à les surprendre.


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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Dim 3 Avr 2016 - 10:01
Elle sentait le ver onduler sous elle, semblant hésiter à se redresser complètement. Elle se força finalement à relever la tête vers Dazh, cherchant à savoir si elle pouvait faire quelque chose. Enfin, cherchant plus par principe qu'autre chose, dans la mesure où elle n'avait pas vraiment l'intention de lâcher sa prise, terrifiée qu'elle était. Mais soudainement, elle vit un insecte ailé atterrir sur le ver à leurs côtés. Quoi, c'était si facile pour eux? Pourquoi ils ne les avaient pas juste transporté comme ça, ça aurait été infiniment plus simple! Pourquoi même s'étaient-ils embêtés à créer toute cette technique de cordes et de crochets, s'il pouvaient juste de se poser comme ça? C'était pour envoyer les Voyageurs comme eux s'en occuper à leur place?

Ou alors, réfléchit-elle un instant, c'était peut-être que les ailés n'étaient pas assez forts pour porter quelqu'un ou attaquer un Shai-Hulud. C'était vrai qu'en y repensant, elle n'était pas sûre que le militaire ailé de l'autre fois, ce "Messam", ait porté une quelconque arme. Si ça se trouvait, c'étaient juste des messagers ou des éclaireurs... Sa théorie se confirma quand elle constata que l'insecte sortit une sorte de parchemin de sa sacoche et entreprit de crier quelque chose, avant de dérouler le papier et de lire. L'enfant s'approcha difficilement pour tendre l'oreille, tentant de saisir les sifflements qui sortaient de sa bouche, qui devaient visiblement passer par l'étape "traduction" de son pouvoir.

*C'est un message de la chasseresse Listegh pour le Voyageur Dazh!

"Mon amour,

Dès l'instant où j'ai vu vos yeux dans notre caravane, il y a de cela une heure, j'ai su que mon cœur ne m'appartenait plus. Ma respiration m'a été prise par votre incroyable prestance, et mon regard ne pouvait plus quitter votre visage.
Je sais que l'union d'une Créature et d'un Voyageur est male vue en ces temps troublés, mais votre bonté et votre courage, liés à mon amour sincère, renverseront ces interdits. Je ne sais si vous êtes déjà sensible au fil rouge du destin qui s'est saisi de nos deux âmes, mais sachez que je ferais de mon mieux pour toucher votre cœur si ce n'est le cas.
Je ne suis qu'une créature éphémère, comparée à la fabuleuse longévité que vous autres Voyageurs possédez, et peut-être que ma présence ne sera qu'un léger et oubliable souvenir, mais notre romance sera pour moi la merveilleuse histoire de toute une vie.
Je vous en supplie donc, ô mon tendre Dazh, de ne pas vous détourner de ma supplique, je n'attends que votre réponse... Et je prie de toute mon âme pour votre survie. Je ne sais quelle relation vous entretenez avec cette autre Voyageuse, mais je te jure sur mon honneur que je peux vous offrir bien plus qu'elle.

Avec le plus pur des amour, votre amante, Listegh."

Le message est transmis, moi je vais pas rester plus longtemps ici, alors ciao et bon courage!*


Et sur ce, il prit son envol en les laissant à leur ver. Mara était tellement éberluée qu'elle faillit lâcher sa prise. Et se souvenant de la demande de Dazh, elle tenta de faire revenir le message à elle, mais sa mémoire lui jouant déjà des tours, elle se contenta de répondre d'une manière hésitante:

"Je crois... que c'était une lettre d'amour pour toi?"

Peut-être ne l'avait-il pas entendu, mais elle n'avait pas du tout l'intention de répéter. En effet, le colosse s'était brusquement redressé vers la station, et elle décida que le plus sûr restait de se rouler en boule contre l'ours, lui aussi ballotté, et de s’accrocher à la corde qui faisait le tour de son ventre. Elle devinait vaguement les mouvements de leur monture en fonction des ballottements qui la secouaient, et ne put s'empêcher de tressaillir au premier bruit de déchirure métallique. Mais que faisait Dazh? Bon, elle considéra quand même que répondre à cette question était moins important que de bien s'accrocher, et fit de son mieux pour ignorer les mouvements amples du monstre.

La fillette n'osa même pas lever la tête en entendant le second terrible bruit d'acier défoncé et en sentant le choc traverser le corps du ver. Elle se contentait de s'agripper de toutes ses forces pour ne pas tomber, sentant d'immenses morceaux de métal frôler voire déchirer sa cape. Malgré la violence de l'instant, peut-être pour en détourner son attention, elle se fit la réflexion qu'ils étaient haut mais qu'elle arrivait toujours à respirer. L'espace de Dreamland était-il respirable?

Mmh, elle préférait pas savoir, elle espérait juste que si elle devait se retrouver hors du vaisseau, elle aura eut l'occasion de trouver du matériel pour respirer avant. Car autrement, elle le sentait quand même assez moyen. Finalement, sa petite réflexion fut brusquement interrompue quand elle se sentit projetée au point de lâcher prise, et elle bloqua sa respiration par réflexe. Mais elle ne put s'empêcher de recracher l'air de ses poumons en atterrissant douloureusement sur un sol en métal, rebondissant sur son dos.

Grimaçant, elle accepta la main de Dazh qui l'aidait à se relever, et il balaya ses doutes précédant en proposant de s'éloigner avant que l'endroit ne devienne irrespirable. Ouaip, très bonne idée. Du coup, après avoir défait le "harnais" de l'ours, le trio se mit à courir dans les couloirs, maintenus difficilement au sol par une gravité artificielle défaillante dans la zone trouée. Les murs étaient couverts de tubes et certains métaux ressemblaient à une sorte de cuir d'insecte un peu bizarre. En même temps quelque part, à population d'insectes, architecture d'insectes...

Un large sas d'acier apparu finalement devant eux, mais il était hermétiquement clos et ne semblant ouvrable qu'à l'aide d'un code. Ils voulaient les coincer dans cette zone pour les faire s'étouffer tous seuls? La fillette se mordit les lèvres en observant le pavé numérique permettant de taper le code, au niveau de son visage. Comment faire, comment faire... Ce fut finalement l'ours qui lui donna la solution, se jetant de tout son poids contre la porte. Oui, si on menaçait de détruire la porte, peut-être qu'ils préféreraient encore l'ouvrir et s'occuper des Voyageurs eux-même, plutôt que de perdre une autre zone. Elle prévint Dazh de son idée, lui demandant s'il pouvait casser l'acier en transformant son bras, mais ils n'eurent pas à attendre longtemps pour voir leur graine de plan porter ses fruits: les soldats avaient dû les entendre parler, et ne préféraient pas prendre le risque que la protection ne soit touchée.

Cette dernière s'ouvrit donc, révélant une dizaine de soldats à l'aura assez faible. Comprenant que cet endroit risquait de grouiller d'ennemis, Mara respira profondément et projeta une onde de confiance sur le groupe. Tous tressaillirent, différence de niveau oblige, mais elle constata que seuls trois d'entre eux avaient perdu leur animosité. Aïe, la belle bande de fidèles... Ils devaient êtres vraiment ultra loyaux, ça n'allait pas être facile. Elle indiqua cependant à ses trois nouveaux camarades de s'éloigner du groupe. Dazh ne connaissait sans doute pas assez son pouvoir pour deviner que ceux-ci avaient changé de camps, et elle n'avait pas vraiment envie de lui balancer ça à voix haute devant des méchants qui avaient sans doute des moyens de communication avec les autres.

Mais au moins, ces trois-là n'allaient pas être pris dans la furieuse charge de l'ours polaire.
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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Dim 3 Avr 2016 - 11:43


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La porte s’ouvrit soudainement alors que le morpheur s’apprêtait à marteler cette dernière à l’aide de son bras de cristal droit. De l’autre côté les attendait un groupe de soldat et Dazh s’attendait à ce qu’ils fassent feu immédiatement. Il était prêt à réagir et à les protéger, quand bien même il ignorait tout de leurs armes. Il n’eut cependant pas besoin de le faire car Mara sembla exercer un genre de pouvoir sur eux, les forçant... A rester immobile ?

Profitant de l’occasion, Dazh grimpa sur l’ours qui souhaitait en découdre également. C’était une première, mais il avait toujours rêvé de faire ça. Ce dernier chargea les rangs avec plus de talent qu’il ne l’aurait fait, s’il avait été à pied. Le voyageur frappa au menton l’un des kiliks sur sa gauche puis enchaîna un coup sur la tempe, d’un revers de la main, sur un second individu à sa droite. Mara qui était restée en retrait, semblait distraire l’attention de trois d’entre eux. Alors, Dazh et sa monture firent demi-tour et empêchèrent les quatre ou cinq soldats de se relever. Le voyageur attrapa la jeune fille qu’il souleva sans trop de difficulté, pour l’installer devant lui. Immédiatement, l’ours s’engagea une troisième fois dans le couloir, chargeant une dernière fois les kiliks présent, avant de prendre la fuite.

Ils évoluèrent dans la station un peu au hasard. Chevauché un ours qui courrait n’était pas aisé, surtout lorsque le morpheur se penchait à droite ou à gauche, dans le but de frapper les soldats qu’ils croisaient et qui étaient dans la confusion la plus totale. Le voyageur se tenait fermement à l’aide de ses jambes et de son bras libre, s’assurait que Mara ne tombe pas en cours de route.

Aux détours d’un couloir, ils affrontèrent un nouveau groupe de quelques individus. Sans hésiter, le trio chargea avant que ces derniers ne prennent position. L’ours s’empara d’un premier soldat dans sa gueule, tandis qu’il en piétinait un autre. Dazh quant à lui, augmenta considérablement la taille de son bras droit pour en écraser quatre contre le mur du couloir qui était particulièrement étroit. L’ours fit de même, en écrasant trois d’entre eux contre la cloison opposée. L’affrontement n’avait pas duré plus de quelques secondes et déjà ils s’en allaient, laissant les kiliks sur place, assommés ou blessés.


« Des intrus ont été détectés dans le secteur 064 ! Arrêter les de toute urgence ! »

Rapidement, un message retentit dans les haut-parleurs de la station à l’attention du personnel assurément. Dazh n’y prêta pas d’attention et se contentait de chercher un endroit plus prometteur que les couloirs qu’ils arpentaient depuis un petit moment déjà.

A nouveau, ils tournèrent sur la droite pour longer un corridor particulièrement long. Aucune pièce n’était desservie par celui-ci, hormis une vaste salle dont la porte, tout au bout, s’ouvrit à leur approche. La salle était une immense sphère avec en son centre, un pilier. Alors qu’ils progressaient sur la passerelle pour rejoindre ce dernier, Dazh put constater à quel point, la salle était profonde. Il fut tiré de ses pensées quand ils se retrouvèrent sous une véritable pluie de balle similaire à celle des armes sur Mirage Space. Des insectoïdes volaient de part et d’autres autours d’eux et alimentait les tirs en continue. Dazh était incapable de riposter à cette distance, mais il se changea complètement en pierre afin de supporter plus facilement une blessure de ce type. Il était désormais trop lourd pour permettre à son compagnon de courir, c’est pourquoi il descendit, afin de lui permettre de mieux s’échapper. Mara n’était pas un fardeau pour le mammifère, mais à découvert, elle risquait de se retrouver blesser sérieusement. Le mieux était encore qu’il la prenne dans ses bras en se repliant au maximum. C’est ainsi qu’il courut se mettre à l’abri, à la suite de l’ours, pour rejoindre la petite pièce au cœur du pilier.

Il essuya des tirs, en grande partie dans le dos. Sa résistance de Quartz, absorbait les chocs, puis crépitait sous l’effet de la chaleur du projectile. Les dégâts n’étaient pas sérieux, mais la pierre dans son dos avait l’aspect du plastique que l’on faisait brûler, en plus de dégager une odeur nauséabond. Enfin, ils se retrouvèrent protégés, hors d’atteinte des tirs. D’un geste simple, le voyageur scella la pièce dans laquelle ils étaient afin d’empêcher les kiliks d’entrer. Cette dernière disposait d’une fenêtre qui faisait tout le tour de la pièce ronde. L’endroit était d’un blanc immaculé et comportait de nombreuses consoles. De là, ils pouvaient peut-être espérer faire quelques choses. Il faillait que ce soit le cas. De plus en plus de Kiliks apparaissaient dans les airs et sur les passerelles de chaque côté.


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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Dim 3 Avr 2016 - 12:51

Comme prévu, l'animal chargea. Par contre, Mara ne s'était pas vraiment attendue à se faire chopper par le col et à se retrouver assise à califourchon sur la bête, juste devant Dazh. Et pendant un instant, quand elle se rendit compte qu'elle était en train de chevaucher un ours, des étoiles se mirent à briller dans ses yeux. Ça. C'était trop, trop cool. Elle se croyait dans À la croisée des mondes. Fallait trouver une armure à cet ours, direct, sans ça il ne serait pas parfait.

Le bruit croustillant des insectes renversés par la charge la ramena cependant à la réalité, et elle jeta un coup d’œil autour pour se rendre compte de la situation. Le combo de son pouvoir et de la présence de l'ours semblait les avoir suffisamment perturbé pour qu'ils ne réagissent pas assez vite, et qu'ils volent aussi gracieusement que des quilles de bowling. Jetant un regard aux trois qui avaient assimilés son pouvoir, plaqués au mur par sécurité, elle se rendit compte qu'ils n'allaient pas pouvoir les suivre avec l'ours. Mais elle ne se voyait pas les laisser là à rien faire, ça serait horrible, et un peu du gâchis... Elle ne pouvait pas non plus les envoyer à l'assaut de leur camarades, ils n'auraient aucune chance de survivre... Il pourraient peut-être faire quelque, activer ou désactiver un truc, mais quoi...?

Au troisième passage, elle trouva une idée correcte: aller éteindre cette fichue alarme qui commençait à lui refiler un fichu mal de crâne. Après avoir envoyé mentalement sa demande aux autres, elle s'agrippa à l'ours tandis qu'il se ruait vers la suite du couloir avec autant de délicatesse qu'une charge d'ours pouvait en avoir. Globalement, à chaque fois qu'un groupe d'ennemis se présentait, elle se contentait d'envoyer une onde de son pouvoir pour faciliter le travail des autres, et de se recroqueviller que la monture pour recevoir le moins de coups possibles.

Elle ne pouvait pas s'empêcher de trouver ces escarmouches dans les couloirs surprenantes. Quelque part, ça lui donnait l'impression d'une sorte de piège, surtout vue leur faiblesse et la vitesse à laquelle Dazh et son animal les écrasait. Ils devraient se rendre compte que c'était inutile à force, non? C'était juste pour ne pas éveiller leur méfiance, pendant qu'ils se regroupaient ailleurs? Un couloir vide les aurait assurément fait se méfier, mais là... Mara n'arrivait pas à se décider sur la confiance à accorder à la suite des événements, et se retrouvait de nouveau à mordiller nerveusement son pouce. Quelque chose allait forcément leur tomber sur le coin du nez, ils ne pouvaient pas juste avoir une base aussi grande et développée pour attaquer des Voyageurs, et être eux-même incapables de se défendre d'une riposte, ça serait absurde.

Ses doutes se confirmèrent quand ils déboulèrent dans une immense salle sphérique avec un pilier en son centre. La petite eut un moment de flottement quand, en tournant le regard, elle aperçu les rangées d'insectes, d'aspects souvent différents de ceux qu'ils avaient croisé jusque-là. Des races différentes. Mais quand elle anticipa que si elle se concentrait très fort, ces soldat seraient à portée de son onde, il était déjà trop tard. Une pluie lumineuse de balles claires et de fumée s'abattit sur eux, agrémenté d'un déferlement de sons sourds issus des tirs et des impacts, en plus du bourdonnement des ailes de ceux qui volaient.

Alors qu'elle se demandait avec terreur comment ils allaient s'en sortir, elle sentit Dazh la soulever de l'ours et la prendre dans ses bras. Rougissant devant ce geste inattendu, repensant allez savoir pourquoi à la lettre lue par le messager sur le ver, elle comprit finalement qu'il voulait juste se servir de son pouvoir pour la protéger et courir vers un abri. Oui, juste ça. Oui oui, c'était tout. Mais c'était assez gênant quand même. Elle sentit quelques balles frôler ses jambes ou sa cape, notant que son poulpe se glissait dans son cou où il serait plus en sécurité.

Ils atteignirent finalement la salle du pilier central et rentrèrent en trombe dedans, juste après l'ours. Alors que Dazh la reposait au sol, elle remarqua que la fourrure blanche de l'animal était tâchée par endroits. Elle s'approcha avec inquiétude, mais il l'a rassura malgré un ton un peu douloureux que ce n'était rien de très grave. Moyennement convaincue, l'enfant grimaça et jeta un œil à la petite salle. Ça ressemblait énormément à une salle de commandes, mais elle remarqua rapidement que ces dernières étaient éteintes, tandis que l'alarme retentissait toujours d'éclats rouges à l'extérieur, visible à travers la baie vitrée sans doute blindée. Peut-être que c'était une mesure de sécurité?

Jetant un regard à l'armée d'insectes hétéroclite qui cernait la salle dans une organisation remarquable, elle comprit le piège. Ils étaient cernés, enfermés dans une salle inutile où ils ne pourraient rien faire. Ils n'avaient pas besoin de les tuer, juste de les immobiliser le temps que leur plan se lance. Cet endroit devait être une salle de commande annexe, et les fenêtres leur permettait de les garder sous surveillance. Elle se mordit les lèvres, comment se sortir d'une situation pareille? Elle ne savait pas ce qu'ils comptaient lancer, mais c'était surement pour bientôt et ils ne pourraient rien faire! Zut! Elle plaqua ses mains contre la vitre, lèvres pincées, cherchant un moyen de s'échapper d'une salle close désactivée cernée par une armée d'aliens suréquipés.

Puis tout devint silencieux. Enfin non, pas tant que ça, mais l'alarme s'était arrêtée, et les flashs qui l'accompagnaient aussi. Elle resta perplexe pendant un instant. Qu'est-ce que... Jusqu'à ce qu'elle ne se souvienne. Les trois insectes qu'elle avait rallié, elle leur avait demandé... et ils avaient réussi! Avec la majorité des forces armées ici, ils avaient sans doute eu un accès facilité au contrôle de l'alarme! C'était...!

Faisant volte-face vers Dazh qui observait déjà les commandes qui se réactivaient, elle nota du coin de l’œil l'agitation de l'armée qui devait sentir qu'il y avait un problème. Cette salle était sans doute une zone de pilotage de secours, en cas d'attaque, c'était mieux protégé... Des dizaines d'écrans s'allumèrent, se couvrant de résultats de radars ou de coordonnées, semblant confirmer sa théorie, et l'un d'eux attira son attention avec un compteur qui s'approchait lentement de zéro.

Se doutant de ce dont il s'agissait, elle s'approcha pour lire les indications sur l'écran, qui confirmèrent ses craintes. "Temps avant le lancement: 0'0''29 ; 0'0''28 ; 0'0''27 ...". Elle se jeta frénétiquement sur la console avec le Morpheur, cherchant désespérément un moyen de désactiver la chose, mais elle ne réussissait qu'à bouger des manivelles ou appuyer sur des boutons et autres écrans tactiles sans savoir ce qu'elle faisait. Finalement, les trente secondes les plus courtes de sa vie aboutirent à leur terme, et s'afficha le message fatidique:

"Trajectoire modifiée avec succès
Ciblage de l'ancre calibré avec succès
Lancement confirmé"

Mara sentit toute sa confiance s'effondrer, face à ces quelques mots qui scellaient le destin de Mirage Space.
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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Dim 3 Avr 2016 - 14:16


Les lunes de Géonosis
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De plus en plus de monde se rassemblait à l’extérieur, tandis que Dazh consultait les différentes consoles, dans l’espoir de trouver une solution à leur problème, ainsi qu’un moyen sûr de neutraliser la station. Sur sa droite, des écrans affichaient des relevés de l’environnement extérieur. Les outils dont disposait la station étaient plus pointus que ceux qu’ils avaient eus à bord du petit yacht spatial. Un rapide coup d’œil lui appris qu’ils se trouvaient déjà dans la Mésosphère de la lune. La station c'était finalement maintenue à cette hauteur et avait achever sa mission dans la précipitation, suite à l'agression du Shai-Hulud. Un astéroïde avait été sortie de son orbite pour être précipité en direction d'une cible bien précise ; Mirage Space.

Soudain, de puissants coups retentirent contre la porte qu’ils avaient empruntée un peu plus tôt. La tension était à  son paroxysme, mais c’était presque une habitude. Même l’ours polaire qui était d’un naturel tranquille, ne tenait pas en place. Malgré les assauts répétés contre la porte, Dazh s’obstinait à explorer l’interface de la console, mais en vain. A ses côtés Mara faisait de même avec guère plus de succès. C’est alors qu’un canal s’ouvrit spontanément dans la cabine et qu’une voix leur parvint. Leur interlocuteur était probablement l’insectoïde qui leur faisait face à travers la vitre et qui disposait vraisemblablement d’un appareil pour communiquer.


« Il est encore temps de vous rendre ! »

Encore une fois, Dazh ignora le dialogue. Ses doigts évoluaient sur l’écran avec de plus en plus de précision, explorant l’interface encore et encore, jusqu’à ce que le voyageur accède à la trame principale des commandes de la station. Un hologramme naquit devant eux et réagissait aux manipulations du jeune Dalreight sur sa console. Pendant un instant, il essaya d’interagir avec l’hologramme, mais sa main ne fit que passer à travers. Il s’était surpris à espérer une technologie de ce genre, une interface plus instinctive, mais il dut se contenter de son écran tactile. Dazh essaya de se concentrer sur le pilotage de la station, mais ne réussit qu’à déclencher la mise à feu de  quelques missiles qui allèrent se perdent dans le vide. Cette option n’était peut-être pas mauvaise. Si seulement, il pouvait visualiser leur position à bord de la station...

A nouveau, une série de chocs vint résonner contre le blindage de la porte. L’ours choisit d’y répondre en poussant un hurlement formidable qui fut perçut par les kiliks de l’autre côté de la porte, mais également retransmis par les capteurs situés dans la pièce.  Le rugissement résonna dans une grande partie de la station et ébranla la confiance des insectoïdes à l’extérieur. Dazh apprécia ce bref moment de répit et ne manqua pas d’être impressionner par la créature.

Un peu plus tôt, le message d’alerte avait évoqué le secteur 064… Dazh entreprit de rechercher l’endroit dont il était question. Il le trouva aisément, le secteur 064 apparut en surbrillance sur l’écran et sur l’hologramme. Revenant maintenant à la commande des missiles, Dazh ordonna la mise à feu sur la zone 064. A première vue, il ne rencontra pas d’erreur dans l’exécution de ce protocole et quelques instants plus-tard, la salle sphérique fut victime d’une explosion retentissante. La lumière disparue quelques instants avant d’être rétablie par des générateurs de secours. A n’en pas douter, d’autres système avait dut être affecté, sans que le voyageur sache lesquelles avec précision.

Satisfait du résultat, le voyageur explora d’autres options en rapport avec le contrôle de la station. Il s’aperçut que les réserves d’eau de cette dernière approchaient un seuil très bas. C’était probablement l’origine de sa venue sur cette lune. Il leur fallait ravitailler leurs ressources. En bidouillant un peu au hasard, il parvint à faire vriller la station qui poursuivait toujours sa trajectoire. Depuis la lune, il devait avoir fier allure, à exploser, tirer dans les sens, jeter l’encre, monter et tomber et dieu sait quoi d’autre.

Malgré tout, ils ne maîtrisaient toujours pas la situation. D’autres chocs vinrent frapper le blindage qui présentait maintenant de sérieux dégâts. Dazh se retourna et comprit qu’elle ne résisterait pas à une autre attaque.


« Mara, essaies cette console ! On est dans le système principale je crois. Je vais gagner du temps ! »

Joignant le geste à la parole, le morpheur se changea complètement et s’apprêta à recevoir la visite des insectoïdes désireux d’en finir. L’ours à ses côtés semblait prêt à faire de même. A eux deux, ils devraient pouvoir contenir la foule de Kiliks à l’extérieur.

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MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Dim 3 Avr 2016 - 15:36

La tension était à son comble, Dazh était beaucoup moins timide qu'elle sur les boutons de la console et semblait s'éclater à faire apparaître des interfaces et à évoluer dans des menus plus ou moins en 3D. Il avait peut-être raison quelque part, c'est pas comme si c'était possible d'activer l'auto-destruction par accident ou encore de tirer sur son propre vais-...

Ah bah si, c'était visiblement possible. Moins sonnée que surprise par l'explosion, grâce à la fabuleuse protection offerte par la salle visiblement blindée, elle ne put s'empêcher de prendre en pitié les troupes qui s'étaient reçues le choc de plein fouet à l'extérieur. La salle n'était pas non plus trouée donc malgré leurs blessures, les troupes pouvaient continuer à prendre la salle en assaut malgré la lumière tressaillante. D'un coup d’œil, elle vit que si les races d'insectes semblaient variées, c'était essentiellement la race de Qeoq et de Messam qui attaquait la porte. Mais la tension l'empêchait de réfléchir davantage à une éventuelle hiérarchie ou quoi, sursautant à chaque coup donné sur la porte.

Sans vraiment réfléchir, elle suivit les ordres de Dazh et se plaça face au commandes, et alors que la multitude de points lumineux et de données incompréhensibles s'enchaînaient sous ses yeux, elle se rendit compte qu'elle était pas dans la mouise. "essaie cette console", "essaie cette console"... C'était facile à dire ça, mais elle pigeait rien à ce qu'elle faisait, cette console! Rongée par la pression, et scannant du regard les différentes informations qui se présentaient à elle, elle décida que le pifomètre pouvait être une solution intéressante. Se décidant à tapoter les touches d'aspect les moins dangereuses, elle commença peu à peu à se faire à l'interface et trouva finalement les commandes du vaisseaux, sous la forme d'un écran tactile plein de jauges et de touches semblant permettre de prendre telle ou telle direction.

Bon, il n'y avait pas trois mille solutions. En se baladant un peu dans l'interface de l'"arme", elle avait cru comprendre grâce aux schéma que son principe était d'attraper une météorite et de la rediriger autre part. Pas un petit missile qu'il était possible de faire exploser comme ça en envoyant un autre missile derrière. Du coup la solution la plus évidente semblait être de rattraper la météorite, et de réutiliser le système pour dévier sa trajectoire et l'envoyer sur une planète vide... Ouaip, ça semblait une bonne idée!

Par contre, vu le retard qu'ils avaient pris, et vu la vitesse de l'astre, ils allaient devoir mettre les gaz à fond. Avisant un peu les touches de direction et de vitesse, elle s'assura que les réacteurs étaient orientés pour aller tout droit, et injecta la puissance maximale dans les réacteurs de propulsion. Voyant différents signaux d'avertissements, elle appuya rapidement sur le bouton "ok" pour les fermer et se débarrasser de la procédure. Elle tourna la tête vers un Dazh toujours occupé à se bastonner, et lui cria de s'accrocher. Il était possible qu'un poil de sa propre inquiétude n'ait transparu dans sa voix.

Finalement, accrochée d'une main à la poignée la plus proche, et expirant un grand coup pour se préparer au brusque recul qu'il y allait sans doute avoir dès qu'elle validerait la manœuvre, elle se résolut finalement à abattre son doigt sur la dernière touche "ok".

_______

Sur l'une des lunes de Geonosis, un convoi de chasseurs killiks était à l'arrêt, fait suffisamment rare pour être noté. Les éclaireurs étaient montés sur le plafond de toile de la caravane et à leurs pieds était assis en tailleur un individu à la carapace blanche. Tous observaient le ciel en silence, et le reste de la troupe se penchaient depuis l'intérieur pour voir le spectacle.

Certains semblaient vaguement amusés, d'autre transpiraient l’appréhension, mais une certaine tension demeurait présente. En effet, ce qu'ils avaient sous les yeux n'était ni plus ni moins qu'un immense vaisseau ayant un rôle de station orbital. Ce vaisseau aurait dû se poser dans un village à de nombreux miles de là afin de se ravitailler, mais il n'en faisait rien. Surtout depuis qu'un Shai-Hulud lui avait méticuleusement mangé l'un de ses flancs.

La structure se désagrégeait donc lentement, des morceaux tombant comme d'immenses et lointaines miettes, certaines reflétant pendant un instant la lumière du soleil. Quelques vers s'agitaient au loin au niveau de l'endroit où la chute des débris prenait fin, mais la troupe s'en était rapidement désintéressée. Il fallait dire que le passage prochain d'une large météorite à à peine plus d'un kilomètre d'altitude avait de quoi inquiéter. Bien sûr, son passage allait exciter les vers géants, mais ils n'en étaient plus à ça près, et son trajet était calculé pour ne pas s'écraser sur leur lune. Mais ça demeurait un événement assez éprouvant en raison de la hausse soudaine de température qu'elle provoquait, et c'était toujours inquiétant quelque part de voir un truc avec une taille assimilable à celle d'une autre lune frôlait d'aussi près l'endroit où l'on vivait.

Pourtant ça n'avait pas non plus l'attention immédiate du groupe. En effet, le vaisseau accaparait le regard de tout le monde, pour la simple et bonne raison que personne ne devinait ce qu'il s'y passait. Alors qu'il amorçait sa descente, il s'était arrêté puis avait commencé à faire globalement n'importe qui, tournant sur lui-même, tirant un missile dans le désert puis un autre sur lui-même. Il s'était à présent calmé pendant un instant et tout le monde attendait de savoir ce qui allait survenir ensuite.

Soudain, les réacteurs arrières s'enclenchèrent brusquement et la structure partit à une vitesse record droit vers le sol de la planète, se crashant dans une formidable vague de sable, l'onde de choc alors provoquée ébranlant même la caravane, pourtant située à plus d'un mile de là.

Le silence tendu s'était mué en un silence d'incompréhension perplexe. Finalement, Qeoq s'ébroua le premier en se relevant vivement et cria aux guides du convoi d'aller vers le lieu du crash, afin de voir s'il ne restait pas des ressources à récupérer. Oui et éventuellement des survivants à sauver, mais il s'agissait bien de l'une de ses dernières priorités. D'après ses souvenirs, il n'était pas sensé y avoir de Shai-Hulud très actifs ou dangereux dans cet zone là, ils devraient être en relative sécurité.

Les éclaireurs sautèrent au sol et prirent de l'avance à l'aide de leur course d'aspect déstructuré, et le véhicule prit leur suite en tressautant toujours autant, tandis que le leader retournait d'un saut à l'intérieur avec les autres chasseurs. Il était bien trop préoccupé pour porter une grande attention à la femelle à la peau émeraude, assise sur une caisse, entourée d'autre chasseurs, et qui sanglotait doucement dans sa langue maternelle:

"Ô mon cher et tendre Dazh, je vous supplie de survivre..."
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Les lunes de Géonosis

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