Haut
Bas

Partagez|

Les lunes de Géonosis

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
Surnom : The Rock
Messages : 557
Date d'inscription : 21/11/2010
Age du personnage : 26

Arpenteur des rêves
Dazh Dalreight
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 30
Renommée: 1600
Honneur: 225
MessageSujet: Les lunes de Géonosis Lun 29 Fév 2016 - 19:31


Les lunes de Géonosis

Panique à Mirage Space



Parcourant l'univers tel un éclair fulgurant, l'astéroïde voyait sa vitesse phénoménale, évoluée encore, de manière exponentielle. L'astre aux dimensions titanesque annihilait sur son passage de vaste champs d'astéroïdes et détruisit même les quelques satellites que possédait la station orbitale, dans ce secteur de l’univers.
Rien ne semblait pouvoir lui opposer de résistance suffisante pour ne serait-ce que freiner sa course. Quand soudain, un extraordinaire laser naquit du néant pour frapper l'astéroïde en son centre.

Le choc fut brutale et la déflagration qui suivis, des plus impressionnante.
Le nuage de débris résultant de la confrontation, se dispersa en un rien de temps, à travers tout le système solaire. Cependant, l'astéroïde poursuivi sa course sans même dévier de sa trajectoire initiale. La panique gagna les habitants de la station qui ne manquait rien du spectacle. Des millions de vie étaient en jeu. Ils ne devaient pas échouer.

Le rayon toujours actif, redoubla d’effort et déchaîna un véritable maelström de puissance, tandis que l'astéroïde avançait toujours. La quantité impossible d’énergie était si intense que l'univers tout entier semblait avoir adopté une teinte écarlate encore inédite. Une fois encore, le laser gagna en intensité et parvint même à pénétrer le météore plus profondément. Le météore avançait toujours mais d’immenses fragments se détachaient pour dériver dans l’espace infini. Pour beaucoup, l’espoir revint.

Mais ce fut de courte durée. Très rapidement, la station orbitale à l’origine du rayon destructeur apparut et l'astéroïde balaya plusieurs millions de vie en l'espace de quelques secondes.





Heureusement, dans une autre station orbitale, dans un coin de l'univers complètement à l'opposé, Dazh pénétra le marché galactique. La station était en effervescence. En effet, Mirage Space avait perdu le contact avec un bastion  du royaume. Les scientifiques comme les créatures qui se trouvaient là, paniquèrent tout en évoluant de manière anarchique. Une scène banale au sein du quotidien de Dreamland. L'environnement ici était bien différent des autres royaumes du monde Onirique. La technologie était partout, et il s'agissait d'une technologie de pointe, d’une technologie du future. L'atmosphère, l'ambiance, l'air et les odeurs, tout était très différent. Si ce n'est Dazh, fidèle à lui-même, parcourant le monde et apparaissant aux moments et aux endroits où l'on s'y attendait le moins, tel un « Où est Charlie » des temps Pas-encore-venu-mais-qui-sont-là-quand-même !

Le jeune homme longea les murs de la station, qui formait un immense anneau intérieur et qui desservait quatre quartiers plus grands encore. Loin devant, les gens se bousculaient pour rejoindre ce qui devait être l'astroport et les hangars à vaisseaux. Une brigade d'une dizaine d’hommes armés le bouscula soudainement pour intervenir auprès d'une autre unité, de toute évidence, débordée. Le chaos se propageait dans tout l'Anneau et des gens arrivaient de tous les quartiers pour se mêler à l'anarchie. Dazh au contraire, s'engouffra dans l'un des immenses boyaux de la station, à la recherche de quelque chose de plus intéressant.
Du promontoire sur lequel il déboucha, il profita d'une vision globale d'une petite partie d'un quartier riche de Mirage Space. Au centre de ce quartier, régnait une végétation luxuriante pour le moins surprenant. L'académie des sciences organique abritait des spécimens fabuleux du monde de Dreamland. Curieusement, le jeune homme s'était attendu à des créatures de l'espace.

En peu de temps, Dazh avait parcouru la moitié du chemin nécessaire pour rejoindre le pôle scientifique de cette partie de la station.
Sur le chemin, il aperçut bon nombre de créatures qui étaient enfermés dans des cellules, comme s'il visitait un zoo. Contrairement a ce qu'il s'était imaginer, certaines espèces n'avaient pas pour vocation la destruction et la violence. Certaines au contraire, s’avéraient particulièrement intelligente. D’ailleurs, Dazh ne tarda pas à rencontrer quelques spécimens Tyrannides complètement adapté à leur nouvel environnement. Pour un peu, ces saloperies aurait développé certain trait de caractère d'Alien.

Soudain, un violent tremblement arracha Dazh à sa torpeur. Quelque part dans la station avait retenti une importante explosion. Le quartier était en émoi, et partout autour de lui, la lumière s'estompa, remplacer par des gyrophares rouge. A chaque cellule. Des sirènes retentirent  de partout. La station donnait l'impression d'être attaquée. Le morpheur, curieux, entreprit de faire demi-tour, quand soudain, un second tremblement secoua la structure. Une voix informatisée jaillit dans les haut-parleurs en réponse au petit groupe de vigile qui interrogeait la console pour déterminer l'origine des chocs à répétition.


« La réserve d'oxygène 0024985 à implosé dans le secteur YÐ. Un vaisseau sans permission a pénétré et gravement endommagé la structure du hangar Y-995, générant un incendie, non contrôlé, au niveau inférieur Ð-8 «
« Évacuation conseiller »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 630
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 12

Maraudeur des rêves
Mara Leros
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 400
Renommée: 1382
Honneur: 309
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Lun 29 Fév 2016 - 23:31

La jeune fille ouvrit lentement les yeux, devinant où elle se trouvait. Le sourire au lèvres, Mara prit la peine d'observer son environnement. Un couloir hexagonal étroit au sol et murs métalliques, ces derniers parcourus de longs tubes de tailles diverses raccordés par différents joints. Des bruits de claquements typiques, quelques bruits de dépressurisation... La Voyageuse n'était jamais venue ici en particulier, mais elle avait rapidement deviné dans quel endroit elle allait passer sa nuit.

Pinçant les lèvres pour ne pas chantonner comme une idiote, elle sut qu'elle allait encore passer une nuit à Mirage Space. Depuis la sortie de Star Wars 7, elle s'était plongée dans une frénésie de science-fiction, lisant, jouant, vivant dans ce domaine. Quelle ne fut pas sa joie en découvrant que Dreamland hébergeait carrément un univers futuriste. Elle y avait passé quelques nuits depuis, une fois en apesanteur, une autre sur une station alien, une autre sur une planète désolée, une autre encore dans un immense marché aux produits les plus improbables les uns que les autres... C'était probablement dans ce Royaume, si on pouvait le qualifier ainsi, qu'elle avait le plus pris son pied, vivant vraiment au plein cœur d'un jeu vidéo taille réelle.

Mais bon, avant d'aller gambader vers de nouvelles découvertes, il y avait quelques formalités à régler. Avançant un peu dans le couloir, elle aboutit finalement à une baie vitrée où elle put distinguer son reflet dans l'espace profond. Sa cape s'était une fois encore adaptée à son environnement. Recouverte d'une fourrure si fine qu'elle semblait n'être qu'une simple peau mauve, celle-ci était recouverte de taches bleue qui s'accumulaient en bas du vêtement et aux extrémités des oreilles. À propos d'oreilles, loin de son unique paire d'oreilles de chat habituelle, s'y ajoutait une autre paire de longues oreilles, comme celles d'un renard mais avec la longueur de celles d'un lapin. Le tout était ornementé de quelques protection d'aspect vaguement métallique sur son crâne et au niveau de son dos. Les tripotant légèrement, elle se détourna finalement de la superbe vue qu'elle avait sur un amas céleste dans les tons verts. Ça avait sans doute un nom, mais l'enfant n'en retenait que que c'était joli.

Finalement, perdant un instant sa bonne humeur, elle suivit du doigt la sangle qui lui barrait le torse et constata avec une déception résignée qu'il y avait toujours une cage au bout, que que le parasite était toujours dans la-dite cage. Jetant un regard noir à l’alligator couvert de plumes qui était visiblement, malgré tous ses efforts, increvable, elle rabattit sa cape pour cacher le truc dans son dos en décidant de l'ignorer. Comme toujours. En espérant ne pas se rappeler de sa présence d'ici la fin de la nuit. Ça lui arrivait de laisser la cage en plan dans un coin et de passer la nuit sans, mais en milieu inconnu, elle préférait encore le garder. Sait-on jamais, balancé assez fort, peut-être que ce truc pouvait faire mal. Cette bestiole était probablement la seule créature pour laquelle elle n'éprouvait pas la moindre empathie

Se débarrassant de ces ennuyeuses réflexions, elle commença à parcourir le vaisseau dans lequel elle avait atterrit. Avançant un peu, elle ouvrit un porte qui la plongea dans une atmosphère brûlante et dans un brouhaha assourdissant. D'après les premiers stéréotypes qui lui venaient, ça devait être la salle des moteurs. Faisant rapidement marche arrière pour s'éloigner de cet endroit assez désagréable, elle nota tout de même qu'il n'y avait personne. Ça devait être automatisé. Espérait-elle.

Faisant demi-tour et repassant devant la baie vitrée qu'elle avait déjà croisé, elle jeta dedans un regard en biais pour appréhender la taille de la bête. Une légère déception la traversa quand elle se rendit compte que le vaisseau n'était pas immense. Peut-être une vingtaine de mètres de long. Meh, elle avait vu mieux.

Marchant le long du couloir pour rapidement trouver un sas, elle y pénétra et arriva dans ce qui ressemblait à une sorte de salle d'observation à l'avant du vaisseau. Le toit et les murs transparents laissaient un panorama incroyable sur la direction du véhicule, qui allait visiblement droit vers une impressionnante station orbitale, à côté d'une gigantesque planète verte pâle. Jetant un regard en coin aux quelques sièges et tables qui ornaient la petite salle, elle fit demi-tour pour en sortir, continuant à visiter l'endroit. Elle était visiblement tout en haut du vaisseau et elle avait aperçu le nez de celui-ci à travers la vitre.

De retour dans le couloir, avisant une trappe au sol, elle l'ouvrit et descendit l'échelle qui se présentait à elle, arrivant dans une sorte de sas avec plein de placards fermés, contenant sans doute des combinaisons spatiales. Les deux gros sas renforcés de part et d'autre de la salle semblaient confirmer l'hypothèse qu'elle était bel et bien là où les membres de l'équipage allait avant de sortir dans l'espace.

Faisant demi-tour vers la porte qui devait mener à la cabine de pilotage, elle s'avança avec curiosité et pénétra dans la cabine sombre, parcourue de loupiotes clignotantes, de capteurs en pleine activité et d'écrans faisant défiler plein de calculs. Avec deux fauteuils vides. Mara sentit une vague de froid la traverser et se précipita vers les commandes, sachant pertinemment qu'elle ne saurait évidemment pas s'en servir, mais un écran attira son attention. En effet, les mots "Pilote Automatique" clignotaient tranquillement dessus, soulageant légèrement la gamine.

Tournant la tête avant de quitter l'écran du regard, elle observa avec une certaine tranquillité la destination qui s'approchait. Qui s'approchait vachement vite quand même. Elle se demandait si elle ne devait pas partir à la recherche de l'équipage pour les prévenir, l'ordinateur pouvait-il vraiment les poser? Oui, probablement. Elle était quand même déçue de ne pas savoir de quelle extraordinaire espèce était-elle la passagère clandestine. Ils devraient pas commencer à ralentir un peu là? Elle y connaissait rien en conduite spatiale, mais elle distinguait de plus en plus les détails de la station.

Son regard dévia sur l'écran duquel les gentils mots clignotants avaient disparus, et où des phrases défilaient rapidement. Elle réussit à en saisir quelques unes à la volée: "Appel vers la terre-mère", "Rapport du Poisson Pilote D-982 RS9" (ou un nombre du genre), "Cible analysée", "Opération prête, achèvement du protocole", "Mission terminée, mise en place de l'ancre".

Étrangement, à ces mots, la Voyageuse sentit monter une certaine inquiétude. Mais elle ne dura pas longtemps, car le vaisseau lancé à pleine vitesse percuta un satellite de la station et elle fut violemment projetée en arrière, percutant douloureusement le sas. Totalement paniquée, elle comprit que quelque chose allait mal finir, surtout pour elle, si elle ne faisait rien. S'agrippant au mur tandis que la gravité artificielle du vaisseau ne compensait plus l'attraction de la structure, elle dut attendre que la porte s'ouvre pour rejoindre la salle de sortie. Se jetant difficilement sur les armoires, elle batailla vainement pour les ouvrir, les forçant de toute sa force de Voyageuse pour finalement entrouvrir légèrement les fines parois métalliques.

Vides. Ces foutues armoires étaient complètement vides.

Désespérée, priant pour ne pas mourir aussi bêtement au tout début d'une nuit, elle avisa des banquettes où restaient des ceintures de sécurité. Les attrapant à la volée, se plaquant au banc, elle parvint à attacher la sangle sur son torse. Ne sachant que faire, elle se mit en position fœtale, les mains plaquées contre sa nuque, misant ses dernières chances sur sa résistance physique. Car franchement, elle n'avait plus que ça lorsque le crash survint.

~~~~~~~~~~~~

Les forces de l'autorité accourraient vers le lieu du crash. C'était quoi ça, depuis quand des vaisseaux d'origine inconnue se plantaient comme ça dans leur quartier? La foule entourait le hangar en feu d'où dépassaient simplement le sommet et l'arrière du véhicule. Que faire? Il n'avaient pas de quoi éteindre le feu pour secourir les éventuels survivants! L'incendie avait trop de comburant à cause de la bonbonne d'oxygène explosée, il n'allait pas s'éteindre de sitôt. Ce quartier n'était pas très important, ils ne pouvaient rien faire d'autre qu'attendre que la fournaise ne se calme un peu en tentant de la contenir. Ils n'avaient franchement pas besoin d'un incident du genre.

Soudain, quelques personnes levèrent les mains avec des exclamations surprises, attirant l'attention des autres vers le toit du hangar défoncé. En effet, une silhouette s'agitait, s’extirpant difficilement du haut de la carcasse fumante de l'appareil, à travers ce qui semblait être du verre brisé. Une silhouette étrange, trapue et de petite taille, disposant de deux paires d'oreilles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : The Rock
Messages : 557
Date d'inscription : 21/11/2010
Age du personnage : 26

Arpenteur des rêves
Dazh Dalreight
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 30
Renommée: 1600
Honneur: 225
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Mar 1 Mar 2016 - 23:32


Les lunes de Géonosis
En route!



A travers le vacarme ambiant des sirènes et des messages d'urgence, il était encore possible d'entendre la console livrée davantage d'explication. Celui qui devait être le chef avait pris l'initiative de générer un plan holographique de la station afin de consulter en détail les dégâts subit sur cette dernière. Le plan se dressait à quelques centimètres de la console. Un plan très détaillé, délivrée sur plusieurs dimensions. Le jeune Dalreight reconnut aisément l'Anneau intérieur qui était le centre de la station orbitale. Ce dernier abritait le marché galactique, par lequel il était arrivé. En périphérie de la station, à son étage actuel, se trouvait donc les quatre grands quartiers, que le voyageur eut l’occasion d’observer un peu plus-tôt. Chacun d'eux avait la possibilité d’accueillir quelques millions de vie. Les étages inférieurs, était presque tous destinés aux hangars à vaisseaux a l’exception du niveau -3 qui abritaient plusieurs navettes afin de desservir les grands bâtiments, autre sous-station et satellites de la flotte qui stationnait dans cette partie de l'univers.
Enfin, le niveau -1, non loin des quartiers résidentiels, avait pour fonction d'alimenter quotidiennement la station en air, en eau et surtout en énergie. Il s'agissait d'endroits sombre et dangereux, où pullulaient les machines, les générateurs, les centrales, les égouts et bien d'autre chose. C'est cette zone là en particulier qui intéressait le commandant. Tous cet étage brillait sur l'hologramme, d'un rouge inquiétant



« Un petit vaisseau à pénétrer le niveau inférieur, dans les environs du quartier militaire. Les dégâts sont importants. La réserve d’oxygène a été dévastée. Le problème, c’est l’incendie qui peux se répandre jusqu’aux générateurs, ce qui priverait le quartier en question, de toute son énergie. »

A ces mots, le jeune Dalreight s’approcha. Il pouvait peut-être faire quelque chose. Depuis sa virée au royaume des chats, il y a plusieurs semaines, il se savait capable de résister au manque d’oxygène plus longtemps qu’un humain normal, dès lors qu’il se changeait en pierre.

« Mauvaise nouvelle les gars. La station est endommagée à cet étage, les couloirs sont impraticables. De plus la procédure d’urgence a déjà condamné les accès à l’anneau central. Il nous faudra faire le grand tour. »

Comme si de rien n’était, Dazh se joignit au groupe pour écouter d'une oreille, ce qui se passait dans la station. Il était difficile de ne pas le voir. Le voyageur dépassait d'une tête les quatre soldats. Seul le commandant rivalisait en termes de hauteur. De plus, le contraste entre leurs uniformes était de très loin, différent de la tenue du jeune homme. Et pour finir, l'apparence de Dazh ne correspondait guère à l'idée que l'on se faisait, d'un soldat en service. Peut-être était-il un leader qui se moquait des répercutions vis à vis de sa présentation.

Le commandant sans se décontenancé, adressa a son équipe un signe de la tête et tous s’exécutèrent à sortir leur fusil et à les pointer sur ce dernier. Le morpheur se fit la réflexion que ces gars, n’était pas très cool tout compte fait.


« Hey mon pote. Tu ne serais pas lié à tout ce bordel ? »

Sur le moment, Dazh préféra ne pas réagir ni répondre. Parvenir à garder son sang-froid, ça c’était plutôt cool. Rapidement, les soldats reprirent leur calme eux aussi mais sans pour autant baisser leurs armes. Une fois que Dazh eut expliqué les raisons de sa présence, le leader du groupe entreprit de revenir au sujet principal.

« La station vit un moment des plus chaotique. Un groupe inconnu à saisit une occasion rare pour faire s’écraser un vaisseau sur Mirage Space. Nous pensons qu’il s’agit d’une attaque. »

Le vieux soldat entreprit d’interagir avec l’hologramme afin de joindre le geste à la parole. Rapidement il cibla l’endroit qu’il leur fallait rejoindre et le parcours qu’ils allaient devoir emprunter. Au moment de partir, la voix informatique retentit à nouveau pour signaler que l’incendie prenait de l’ampleur à l’étage inférieur. Il leur fallait faire vite.
Quelques instants plus-tard, le jeune Dalreight acheva sa course dans les couloirs de la station, afin de rejoindre le poste de contrôle pour le quartier des marchands. Le petit groupe abandonna le quartier riche, celui du pôle scientifique, pour progresser davantage au cœur de la station orbitale. Les soldats avaient un bon rythme et ensemble ils avançaient vite. Dazh se félicita d’avoir put les convaincre de les accompagner. S’il avait cru pouvoir se débrouiller en consultant régulièrement sa carte, il se rendit compte, au fur et à mesure qu’ils arpentaient les couloirs, qu’il se serait tromper a plusieurs reprises. Ils s'étaient trouvé dans le quartier Sud-Est, au moment de l’impact et il leur fallait rejoindre le quartier militaire au Nord-Est. Mais comme l’avait fait remarquer le commandant, les couloirs entre ces deux quartiers avaient été endommagé. Pour l'heure, leur périple les amena donc a travers le quartier Sud-Ouest.

Là aussi, la sirène retentissait, tandis que le quartier était plongé dans l'obscurité. Seul les faibles lumières rouge, indiquant les portes de la station, éclairaient les environs. Ce quartier voyait bon nombre de visiteurs et de personnes en tout genre, qui déambulaient dans tous les sens, en quête de renseignement.


"L'accident, où l'incendie a peut-être affecter le réseau électrique de ce quartier. Quand nous aurons atteint la zone, il nous sera facile de restaurer le système." Commenta l'un des soldats à sa droite.

Sans un mot, le petit groupe reprit la route à un rythme moins rapide, car il leur fallait se frayer un chemin a travers la foule. Pour la première fois, le voyageur eut l'occasion de jeter un œil aux marchandises que les commerçants entreposaient ici, avant de les vendre au marché galactique. Encore une fois, des animaux étranges attendaient en cellule, d'être céder a de riches acheteurs. En réalité, il ne s'agissait pas de cellule mais de simple cage. Allez savoir pourquoi, mais Dazh comprit que c'était le genre de chose que les autorités ne devait pas découvrir, dans l’intérêt du marchand. En effet, les cages semblaient vétustes et la sécurité était loin d'être optimale. Les conditions de détention était évidemment horrible et les animaux en question particulièrement dangereux.
De toute évidence, elles avaient été dissimulé plus loin, mais les chocs répétés avaient amener les cages à glisser jusque là.

Les soldats ne s'attardèrent pas sur cet incident, occupé se frayer un chemin tout en rassurant les nombreuses personnes venu leur réclamer de l'aide. Pour un peu, le morpheur les aurait perdu de vue. Sans attendre, il les rattrapa quand soudain, une autre secousse vint ébranler tout l'étage...



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 630
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 12

Maraudeur des rêves
Mara Leros
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 400
Renommée: 1382
Honneur: 309
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Mer 2 Mar 2016 - 0:35

L'enfant vacilla légèrement en s’extirpant de la salle d'observation, faisant de son mieux pour éviter les éclats de verre éparpillés partout. Elle s'en était sortie miraculeusement bien, d'après son premier coup d’œil: pas mal de bleus, une bosse là où son front avait cogné son genou et peut-être une côté fêlée... Elle se demandait si le vaisseau n'avait pas rebondi quelque part ou percuté quelque chose avant le choc final, ce qui l'aurait sans doute ralentit, expliquant le peu de dégâts qu'elle avait subit.

En tous cas, elle s'était très vite rendue compte que la chaleur était anormalement élevée et avait d'abord tenté de s'échapper par la cabine de pilotage, mais un amas de poutres ayant traversé le vitrage bloquait l'accès. Rapidement, elle avait compris que sa seule solution était de grimper à l'étage supérieur pour chercher une sortie. Sortie qui s'était matérialisée par l'explosion soudaine du toit en verre, probablement fragilisé par le choc.

Récoltant donc quelques écorchures en bonus, mais ayant profité de la protection de sa cape, elle progressa donc difficilement, suffocante dans la fournaise qu'était cette atmosphère. Elle ne savait pas si le moteur avait déjà explosé, mais vu l'image que les films donnaient de ce genre de moment, elle avait pas envie de rester à proximité si ça arrivait.

Sa capuche rabattue sur sa tête pour la protéger légèrement, l'enfant sauta difficilement sur une plate-forme branlante du toit, et dut enchaîner un autre saut alors que le support s'effondrait sous son poids. S'agrippant in extremis à un bord du toit métallique, elle eut pendant un instant une vue imprenable sur la boule incandescente qu'était le contenu du hangar. Des fois qu'elle ait besoin de motivation supplémentaire pour se tailler rapidement.

Battant des jambes pour se hisser sur la surface, elle s'élança maladroitement et s'arrêta juste avant le bord du toit, à une bonne demi-douzaine de mètres du sol. Son regard fit quelques aller-retours entre le véhicule en feu et la chute qui l'attendait et elle se décida finalement, s'agrippant aux bords de la plate-forme et laissant ses jambes pendre dans le vide. Jetant un regard vers le mur qui descendait, elle aperçut un effondrement qui pourrait lui servir d'étape intermédiaire.

Se laissant tomber en se retenant pour ne pas fermer les yeux, elle crocheta le trou et retint un cri de douleur: c'était brûlant! À peine sa chute stoppée qu'elle relâcha de nouveau sa prise, faisant de son mieux pour plier les jambes à l'atterrissage. Si elle pouvait éviter de se péter les chevilles dans la foulée, ça pouvait être cool quand même. Grimaçant de douleur, elle fit quelques pas rapides à reculons pour s'éloigner du four géant et regarda ses mains. L'une d'elle semblait rougie par la chaleur, mais visiblement pas gravement brûlée malgré le picotement qui la parcourait. L'autre paume était toujours ornée de cette brûlure du Cimetière qui ne partait toujours pas malgré les semaines, mais la douleur s'était rajoutée au chatouillis habituel. Faut croire qu'elle s'y était habituée à cette étrange blessure, à force. Et la grattait par réflexe mais n'y faisait plus du tout attention.

Détournant son attention de ce détail, elle souffla longuement et se tourna pour s'éloigner le plus possible de la source de danger. Mais elle ne put faire le moindre pas. En effet, on hésite pas mal à avancer quand on a quatre ou cinq armes futuristes visiblement braqué sur soit. Elle se figea, bel et bien surprise, mais hésitant à être effrayée. Fallait dire qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'étaient ces "fusils", si ça se trouvait, c'était du bluff. Mais c'était peut-être un poil optimiste. En fait, c'était surtout la tête que tiraient les soldats en la voyant qui lui faisait oublier la menace. Visiblement, ils ne s'attendaient pas à découvrir une gamine sous une cape.

L'un deux marmonna sans relâcher le moindre muscle:

"C'est quoi ça, une Rêveuse?"

Alors pour le coup, si ça pouvait lui éviter d'être vaporisée sur place, ouais, pourquoi pas. Mara commençait à sentir le stress monter, tandis qu'une goutte froide coulait le long de son dos.

"Non" lança un autre. "Ses mouvements étaient trop fluides, elle est consciente."

Une main saisit brusquement sa capuche et l'abaissa, révélant ses oreilles et par conséquent son statut de Voyageuse. Sans baisser leur menace, ils commencèrent à débattre sur quoi faire d'elle. De ce qu'elle entendait des marmonnements, Mara devinait qu'on la soupçonnait de tentative d'attentat, mais que les circonstances étaient trop étranges pour que l'on résolve l'enquête aussi radicalement. Apparemment, le vaisseau était totalement inconnu de la station et les Voyageurs n'étaient pas sensés être capables de créer une telle machine juste comme ça. Ils évoquèrent même l'idée qu'elle puisse être une invocatrice mais la balayèrent très vite, notant qu'elle serait alors connue de Mirage Space.

L'enfant supposa que ce n'était peut-être pas le meilleur moment pour ramener son grain de sel avec l'étrange message qu'elle avait intercepté. En vérité, elle voulait juste s'éloigner du vaisseau. Surtout que même si elle ne pouvait que légèrement tourner la tête sans trop attirer l'attention, elle pouvait quand même voir que l'incendie avait l'air de se répandre. Finalement, c'est avec une de leurs armes enfoncée dans le dos et une autre pointée contre sa tempe que la jeune fille et son escorte prirent le chemin du quartier général, traversant la zone évacuée.

Soudain, une violente explosion en provenance du vaisseau projeta la troupe au sol. Remise debout de force par la poigne des soldats vite rétablis, Mara avait un long sifflement qui résonait dans ses oreilles, l'empêchant d'entendre les réactions des Créatures. Elle savait bien que la machine allait péter à un moment ou à un autre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : The Rock
Messages : 557
Date d'inscription : 21/11/2010
Age du personnage : 26

Arpenteur des rêves
Dazh Dalreight
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 30
Renommée: 1600
Honneur: 225
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Mer 2 Mar 2016 - 18:19


Les lunes de Géonosis
Situation critique



Cette dernière secousse avait surpris tout le monde dans le quartier des marchands. Plus forte que les précédentes, le voyageur comprit que les choses allaient mal. Mais Dazh n’eut pas le temps de se pencher sur la question. Beaucoup de gens étaient tombé au sol et le morpheur, qui ne faisait pas exception, s’était retrouver écraser par un individu appartenant à  espèce qui lui était inconnu. Bien que ce dernier fût particulièrement volumineux et lourd, le morpheur était robuste et ne souffrait d’aucune blessure. Il se dégagea assez péniblement et chercha immédiatement le petit groupe de soldat. Ces derniers avaient cependant rapidement levé le camp, sans l’attendre.

« Merde.. »

Perdu dans l’obscurité, parmi une foule hétéroclite en panique, le voyageur éprouva le besoin de s’isoler. Mais la situation était telle qu’il lui fallait participé à restaurer Mirage Space. Sans attendre, le jeune homme s’orienta instinctivement dans l’espoir de rattraper le petit groupe de soldat. Heureusement, même parmi la population de la station orbitale, il était suffisamment costaud pour parvenir à se frayer un chemin. Soudain, la lumière revint dans le quartier des marchands. Dazh n’aurait su dire s’il s’agissait d’un générateur électrique de secours qui prenait le dessus, ou si des équipes de technicien planchaient déjà sur le sujet.

Rapidement, la vie semblait reprendre son cours normal, hormis les portes blindées de l’Anneau intérieur qui restaient fermées. Le morpheur se surprit à penser qu’un tournevis sonique lui serait particulièrement utile. Mais à défaut de posséder un tel outil, il lui fallait poursuivre sa route en direction du quartier suivant. En peu de temps, il parvint finalement à rejoindre le quartier résidentiel au Nord-Ouest de la station. Cependant, la porte blindée était fermée et il lui était impossible de l’ouvrir. Evidemment, un code était nécessaire dans une pareille situation. Le groupe de soldat lui aurait permis de franchir cette obstacle comme si de rien n’était. Une nouvelle fois, le morpheur jura, avant de réfléchir à une autre solution.

La solution, il l’avait devant lui. Ou presque, car les ascenseurs se trouvait en réalité, une trentaine de mètre plus loin, à la jonction des deux quartiers. S’il ne pouvait passer par les quartiers des résidences, il passerait par en-dessous. Il rejoindrait directement l’étage inférieur pour gagner ensuite, le lieu de l’impact. Cependant, Dazh se doutait bien qu’un tel étage n’était accessible au public. Aussi, quand il appela l’ascenseur, pour lui ordonner de rejoindre un étage plus bas, il quitta rapidement l’habitable, tout en empêchant la  porte extérieur de se refermer complètement. Pour ce faire, il glissa un doigt de sa main de pierre. L’espace entre les deux battants était de un ou deux centimètres, et malgré la force de l’étau, Dazh endura parfaitement le traitement. Quand il fut certain, malgré son petit manège, que  l’ascenseur amorçait bel et bien sa descente, Dazh élargit un peu plus l’entrebâillement entre les deux portes. Il y glissa finalement son autre poing et très vite, il ouvrit largement les portes de l’ascenseur. Devant lui, le vide dans lequel évoluait la cabine. Pas de câble cependant. L’ascenseur parcourait les étages grâce à des rails intégrés dans le mur.

Toujours munit de sa protection de Quartz, Dazh entreprit de descendre à l’étage juste en dessous. Pour ce faire, il s’assura de trouver des prises sûrs, avec ses jambes. Quand ce fut fait, il pénétra la zone « vide », laissant finalement les portes se refermer brutalement. Il descendit lentement, prenant garde à ne pas glisser et tomber. Et bien entendu, il ne fallut pas longtemps pour que l’ascenseur remonte dans sa direction… D’abord inquiet, Dazh imagina réussir à contenir l’ascenseur, pour ne pas finir écraser entre lui et le plafond. Puis, à mesure que ce dernier arrivait, le morpheur prit la décision de bondir sur le toit de la cabine. Un saut qui représentait deux bons mètres, pour immédiatement rejoindre le mince et petit espace entre la cabine et le palier de l’étage -1.

Dazh n’avait même pas l’espoir d’ouvrir les portes à temps et fit juste le plus mince possible. Malgré tout, il était évident que ça ne suffirait pas. Le voyageur maudit son postérieur un peu trop rebondit et ses larges épaules. Si l’ascenseur ne manqua pas de venir lui frôler les fesses, ce qui eut pour effet de complètement tétaniser le voyageur à l’idée de se faire soudainement happé par la machine, la cabine percuta violemment le sommet de son dos, propulsant violement son crâne contre les portes fermées, face à lui. Dans un bruit de train qui déraille et de métal rayé, l’ascenseur continua sa route, tandis que la silhouette en Quartz du voyageur se retrouvait littéralement imprimée dans le blindage des portes métalliques. Ces dernières s’ouvrirent partiellement, incapable de réintégrer les logements prévus pour elles. Difficilement, Dazh écarta les battements entrouverts et fit quelques pas avant de s’écrouler sur le sol. Plus de peur que de mal heureusement, mais cette expérience restera graver dans sa mémoire…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 630
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 12

Maraudeur des rêves
Mara Leros
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 400
Renommée: 1382
Honneur: 309
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Jeu 3 Mar 2016 - 1:15

L'étage était dans un bordel monstre, plusieurs bâtiments avaient pris feu et le tremblement provoqué par la dernière explosion avait visiblement fragilisé d'autres hangars. Du moins selon ses "accompagnateurs". La fillette, elle, carburait mentalement malgré la menace des armes.

Elle n'était pas sûr d'elle mais entre les termes "ancre" et "cible", il lui semblait quand même que quelque chose devait viser Mirage Space, par le biais de ce vaisseau. Et allez savoir pourquoi, vue son arrivée, elle doutait que ceux qui avaient reçu le dernier message ne soient des gens très gentils. Sauf que quand ça lui était venu à l'esprit et qu'elle avait tenté d'en informer les gardes, elle s'était proprement prise un canon dans la bouche donc elle avait assez vite renoncé à transmettre ses réflexions. Du coup, même si c'était pas vraiment son genre, elle cherchait un quelconque moyen d'échapper à l'attention un poil trop envahissante de ses chers compagnons de route.

Ils avaient pour l'instant l'air de progresser vers un ascenseur pour accéder à l'étage supérieur, mais il lui semblait qu'elle avait encore de la marge avant d'y être. Ici, entre le bordel ambiant, et les nombreux bâtiments, l'enfant ne doutait pas de sa capacité à se cacher. Elle avait déjà essayé une onde sur le groupe mais ils semblaient bien trop nerveux pour y être sensibles, du coup elle cherchait tout simplement une autre cible pour attirer leur attention.

Finalement, au détour d'un bâtiment se présentant comme une réserve de marchandises déshydratées, alors qu'ils s'éloignaient finalement de la zone en feu, la fillette avisa des cage vides. Visiblement, soit les animaux s'étaient échappés, soit ils avait été libérés: faut dire, s'ils avaient été vendus, les cages ne seraient pas là grandes ouvertes, non? D'autant plus qu'il n'y avait aucun marché à l'horizon. Fallait juste espérer que les bêtes ne soient pas trop loin...

Se concentrant pour lancer une puissante onde de confiance aussi large que possible, la jeune fille ralentit un instant, provoquant des coups insistants dans son dos pour l'inciter à garder le rythme. Elle reprit donc sa marche, à l’affût d'une réaction, d'un bruit quelconque. Mais en vain. Elle essayait de ne pas regarder ostensiblement dans tous les sens pour ne pas attirer l'attention, mais le peu qu'elle apercevait n'indiquait rien du tout.

Elle hésitait à relancer une autre onde, mais vu la puissance que celles de cette taille demandaient, elle préférait ne pas gaspiller toute son endurance comme ça. Du coup elle se contentait d'avancer en se mordant les lèvres, consciente que l'accès à l'étage supérieur se rapprochait et qu'une fois là-haut, toute fuite serait bien plus difficile. Jetant des regard nerveux aux soldats, elle se demandait si sa force de Voyageuse pourrait compenser son absence totale de technique face à des Créatures armées et entraînées... Étonnamment, l'idée d'une fuite "musclée" ne restait jamais longtemps dans sa tête.

"Attendez, qu'est-ce que c'est que ça?!"

L'exclamation soudaine du militaire n'empêcha pas la Voyageuse de se cogner contre celui qui s'était arrêté pile devant elle. Frottant son nez en fronçant les sourcils, elle tourna la tête à gauche et à droite, se demandant si un animal était finalement arrivé. Regardant finalement les autres pour voir où allaient leurs regards, elle leva la tête et se figea, surprise. Une trentaine d'oiseaux noir à bec rouge, tous posés en ligne sur les toits des hangars qui les entouraient, et tous en train de fixer silencieusement le groupe.

Jackpot.

Avec autant d'animaux, la jeune fille serait incapable d'ordonner rapidement des déplacements précis ou très spécifique, mais l'effet de groupe devrait permettre aux volatiles de se coordonner par eux-même! La présence des oiseaux était en tous cas suffisamment pesante et anormale pour que l'escorte hésite à repartir. Et l'enfant en profita, et projeta un grande onde dotée d'un ordre: Vous allez tous vous envoler et tourner en rond au dessus d'eux, maintenant.

Voir tous les oiseaux s'envoler simultanément fit sursauter les gardes qui levèrent tous leurs armes, mais l'enfant doutaient qu'ils ne tirent dans le tas sans réelle menace. Pour sa part, elle profita de l'occasion. Remarquant vite-fait que les oiseaux avaient des ailes transparentes étrangement proches de celles d'insectes, et des queues très colorées, elle se glissa entre deux militaires en évitant de les toucher et courut le plus vite possible vers le coin le plus proche.

Deux secondes plus tard, quand les Créatures se rendirent compte que leur prisonnière s'était faite la malle, elle avait déjà tourné et était hors de portée de fusils. Mara les entendit courir et crier derrière elle, mais elle n'avait pas l'intention de se laisser rattraper. Maintenant, c'était trop tard. En se mordant les lèvres, elle se rendit compte que c'était la première fois qu'elle s'embrouillait avec des autorités locales, mais c'était pour la bonne cause, tentait-elle de se convaincre. Elle espérait juste qu'elle trouverait un moyen de se faire pardonner, elle aimait trop ce Royaume pour supporter d'y être traquée comme une criminelle.

Courant donc au hasard, tournant à chaque intersection possible, quand elle eut une occasion de monter sur un toit à l'aide d'une pile de caisse, l'enfant s'en saisit. De son perchoir, faisant de son mieux pour être hors de vue de ceux qui la traquaient, la jeune fille aperçut une porte ouverte plus loin. La porte d'un petit vaisseau dans un hangar, mais visiblement en bon état. Ne cherchant pas à en savoir plus, voyant juste là un endroit où pouvoir se cacher, elle traversa la distance qui la séparait du refuge en restant en hauteur et profita d'un amas de déchets pour rejoindre le sol, et l'abri.

Entrant dans ce qui semblait être une sorte de soute, la fillette s'assit derrière un angle pour ne pas être visible de l'extérieur et reprit son souffle. Cependant, que pouvait-elle faire à part attendre? Elle était dans un vaisseau, oui, mais elle ne savait pas piloter. Et puis pour aller où, prévenir qui? Elle ne serait pas surprise d'avoir déjà la moitié des autorités sur le dos. Argh, dans quelle galère est-ce qu'elle était tombée cette fois...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : The Rock
Messages : 557
Date d'inscription : 21/11/2010
Age du personnage : 26

Arpenteur des rêves
Dazh Dalreight
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 30
Renommée: 1600
Honneur: 225
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Dim 6 Mar 2016 - 13:03


Les lunes de Géonosis
Mara Leros



Après un moment à se calmer les nerfs sur le sol du couloir, le voyageur se releva et se débarrassa de la poussière sur son pantalon. Distraitement, il chercha à observer les dégâts de sa cuirasse au niveau du dos mais sans y parvenir évidemment. Maladroitement, il fit quelques pas de côté dans l’espoir de voir son reflet dans le métal scintillant où dans la vitre qui donnait sur l’espace infini à l’extérieur. Mais l’image était trop trouble pour qu’il puisse deviner quoique ce soit. Le voyageur ne souffrait pas, mais compte tenu qu’une partie de son dos avait été réduit en poussière, il se demandait si sa protection était toujours suffisante.

Au bout d’un moment, il cessa de chercher à inspecter son reflet et réintégra son corps de voyageur ordinaire. Négligemment, il chercha à remettre ses cheveux en arrière, se débarrassa d’un cil sur la joue et reprit sa route en direction de l’Ouest de la station. Les environs semblaient intacts et pourtant, Dazh s’était attendu à y découvrir les signes d’une explosion mentionner un peu plus-tôt, par le groupe de soldat qui avait étudié la carte holographique. Soudain, des bruits de pas alertèrent le voyageur qui chercha un endroit où se cacher. Les possibilités n’étaient pas nombreuses et les cachettes disponible, guère très prometteuse. Cependant, il passa inaperçu, dissimuler contre la paroi du couloir, à l’angle de ce dernier.

Un second groupe d’individu. Des ingénieurs semble-t-il, escorter par quelques hommes en arme, dont une femme, passèrent devant lui au pas de course. Le morpheur les regarda sans bouger, puis quand ils disparurent derrière une porte qui s’était ouverte devant eux, Dazh entreprit de les suivre.


« Hey ! On ne bouge plus ! »

A peine était-il sorti de sa cachette, qu’une voix d’homme l’interrompit. Le voyageur se retourna lentement, s’attendant de nouveau à être la cible des blasters dont disposaient les soldats derrière lui. Dazh avait bien deviné. L’homme qui avait parlé était bien un militaire. Il devait avoir la quarantaine et semblait jouir d’une certaine autorité au vue de son uniforme. Il commandait à deux autres hommes qui avaient effectivement pointé leurs fusils laser sur lui. C’était une habitude bien trop fréquente à son goût. Le morpheur ne voulait pas imaginer toutes les menaces auxquelles ils devaient faire face, pour en être au point de brandir une arme à chaque occasion. Le voyageur se surprit à détester les militaires.

« Ça va, tout va bien. Je sui.. »
« C’est moi qui décide si tout va bien. Soldats, en avant. »


Les deux hommes avancèrent dans sa direction, probablement dans le but de le fouiller. Dazh garda le silence tout en réfléchissant à toute vitesse. Ils étaient trois, il pouvait tout aussi bien essayer de les neutraliser. S’ils approchaient encore un peu, il pourrait alors les assommer facilement. Seulement, le chef aurait l’occasion trop belle pour l’abattre. Peut-être qu’un tir pouvait le blesser malgré sa métamorphose. Dazh n’aimait pas ça, mais il allait devoir suivre les ordres et faire une croix sur sa liberté pendant un moment. Après une brève fouille, où ils ne trouvèrent que ses fameux bandages, les soldats lui ordonnèrent de marcher devant. Sans doute avaient-ils l’intention de l’interroger plus-tard. A nouveau, le jeune Dalreight entreprit de se présenter, même si rien n’aurait pu expliquer sa présence, seul, a cet étage. Cependant l’un des soldats le fit taire d’un coup de crosse sur le coin du crâne. Était-ce parce qu’il était particulièrement costaud qu’ils se permettaient d’être aussi brutale ? Dazh prit son mal en patience, se promettant de leur causer des ennuis a la première occasion.

Cette dernière se présenta plus vite qu’il ne l’aurait cru car quand ils pénétrèrent un couloir plus petit sur leur droite, le groupe se retrouva dans une impasse, devant une porte dont le voyant lumineux, d’ordinaire sans vie, affichait un signal rouge inquiétant. Le commandant s’avança sans lui prêter la moindre attention et consulta la console à côté de la porte. Le voyageur ne comprit pas ce qu’il faisait, mais il semblait avoir des difficultés à ouvrir la porte. Toujours patient, le jeune Dalreight observa les soldats à ses côtés. L’un d’eux prit l’initiative de lui attacher les mains dans le dos, avant de rejoindre son supérieur. Le grand brun comprit que la discussion concernait l’étrange avertissement écarlate, au-dessus de la porte.

Tout à coup, la porte s’ouvrit et presque immédiatement, une griffe ou un tentacule, surgit de la pièce pour se saisir du commandant à la console. Ce dernier fut brutalement transpercé tandis que son cadavre était trainé à l’intérieur. Les deux soldats eurent aussitôt le réflexe de tirer au cœur des ténèbres dans la salle, tandis que Dazh sous le choc, avait bondit en arrière au point de retomber sur ses fesses. Sans chercher à savoir ce qui se passait, le voyageur recula comme il pouvait en poussant sur ses jambes. Un monstre entreprit de sortir dans le couloir, malgré les balles qui pleuvaient, et sans que l’on sache de quelle créature il s’agissait, la bête attrapa le soldat qui s’était tenu aux côtés de son chef, en enroulant un genre de langue autours de sa jambe. Lui aussi disparut dans les ténèbres.

Le voyageur, sans attendre, se releva bien que ses mains furent toujours attachées dans son dos. Le soldat suivit Dazh au pas de cours, dans le but de fuir à son tour et non de le rattraper. Ils se perdirent cependant au détour d’un couloir, quand le jeune Dalreight pénétra un petit hangar luxueux et entreprit de trouver refuge dans un vaisseau qui se trouvait là. Un genre de yacht spatial. Fort heureusement, Dazh doutait que les monstres puissent pénétrer à l’intérieur, mais en fin de compte, rien n’était moins sûr.

Alors que Dazh reprenait son souffle, du bruit derrière lui retint son attention. Vigilent et quelque peu effrayé, Dazh changea un bras en pierre qu’il mit en avant pour se défendre en cas d’agression. Lentement, le voyageur avança à la recherche d’un intrus…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 630
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 12

Maraudeur des rêves
Mara Leros
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 400
Renommée: 1382
Honneur: 309
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Dim 6 Mar 2016 - 16:19
La fillette reprenait lentement son souffle. Quelque bruits de course raisonnaient au loin, mais rien n'avait l'air de s'approcher pour l'instant. En y repensant, c'était étrange qu'il y ait autant d'animaux en liberté comme ça, ils étaient généralement plutôt enfermé à Mirage Space... En même temps, elle allait certainement pas s'en plaindre, vu que ça lui avait permis d'utiliser son pouvoir. De manière utile. Ce qui est plutôt bien.

Déglutissant pour réhydrater sa gorge sèche, elle se décida finalement à se redresser sur ses jambes. Maintenant que tout s'était calmé, elle pouvait tout de même envisager de quitter son trou. Sortant à petits pas de la soute, elle se retourna quand même pour voir la tête de son abri. Un beau vaisseau, ça devait être cool de vivre dedans. Se détournant malgré tout de la machine, elle commença à avancer vers l'extérieur quand soudain, des sirènes retentirent, et une porte d'acier s'abattit violemment devant la sortie.

Prise par surprise, elle se précipita vers le nouveau mur, comme si ça pouvait changer quoi que ce soit, et l'inquiétude la prit. Est-ce qu'on essayait de l'enfermer? On l'avait trouvée? Elle allait finir en prison? Elle allait restée enfermée jusqu'à la fin de sa vie à manger du pain sec sans plus jamais pouvoir parler à personne? Peut-être même qu'elle n'arriverait pas à se réveiller, et qu'elle allait être dans le coma en vrai, et que ses parents allaient pleurer, et qu'elle allait rater des cours, et tout!

Ou sinon c'était juste une porte coupe-feu, car l'incendie se répandait. La fillette plaquait ses mains contre son visage, essayant de canaliser son imagination et de dénouer sa gorge. Il fallait qu'elle arrête de penser à des trucs pareils parfois. Mais surtout dans les situations stressantes, ça pouvait être cool. Bon, y devait y avoir une autre entrée non? Si quelqu'un était coincé là pendant un incendie, devait y avoir un moyen de l'évacuer!

En contournant le vaisseau, elle aperçut finalement avec une certaine satisfaction une entrée sombre, sans doute un couloir. Grattant nerveusement la vieille brûlure de sa main, elle se dirigea dans cette direction, mais se figea. Des bruits de pas résonnaient devant elle, depuis la zone d'ombre. C'était un soldat? Argh, à tous les coups il la cherchait... Bon, pour le coup, il n'y avait pas dix mille solutions. Voyant que la porte du véhicule était ouverte au même titre que la soute, elle se dépêcha d'y entrer pour se cacher.

Entendant les pas lourds qui se rapprochaient, elle traversa une porte au hasard alors que son poursuivant entrait à son tour dans le vaisseau. La vache, c'était pas passé loin. Il avait l'air essoufflé, ça valait peut-être la peine d'en profiter pour s'éloigner encore un peu... Traversant la salle où elle se trouvait sans perdre de temps à l'observer, elle rejoignit une autre porte qui s'ouvrit dans un chuintement un peu moins feutré que la première, comme si elle grinçait. L'enfant se figea, entendant que l'inconnu avait cessé de respirer aussi fort. À tous les coups, elle s'était faite repérer.

Plus de temps à perdre à jouer la discrétion totale: commençant à courir le plus légèrement possible, elle passait toutes les portes qui se présentaient à elle. Traversant une salle à manger, un salon tellement fourni en technologie qu'elle avait envie de tout allumer, montant des escaliers, passant une petite bibliothèque en esquivant un bureau, rejoignant un couloir beaucoup plus typique d'un engin spatial, elle entendait toujours les pas lourds derrière elle. Elle n'arrivait pas à deviner s'ils étaient proches ou lointains, mais dans la mesure où elle s'arrêtait régulièrement pour se rendre compte de la distance qui les séparaient ou pour reprendre son souffle, elle n'était pas sure d'arriver à distancer l'inconnu. Surtout qu'elle ne fermait pas les portes, donc ça aidait pas sa fuite.

À vrai dire, elle espérait réussir à redescendre pour fuir le vaisseau, mais elle ne trouvait toujours pas de porte de sortie. Peut-être qu'à un contre un contre une Créature elle pourrait s'en sortir? Nan, elle préférait pas prendre le risque... Reprenant ses jambes à son cou, elle se précipita au bout du couloir alors que les pas approchaient, et arriva dans une tout petite salle plongée dans la pénombre. Freinée dans son élan par un meuble, elle commença à agiter les bras dans tous les sens, espérant chopper un interrupteur. C'était nul, dans tout le vaisseau il y avait toujours eu une sorte de lumière d'ambiance mais là, c'était vraiment noir...

Elle sentit d'un coup une présence derrière elle et se retournant vivement, elle aperçu une immense silhouette qui se découpait dans la lumière du couloir. Lâchant un petit cri terrifié, elle recula en dérapant, contournant le meuble qui l'avait retenu et tombant sur une surface particulièrement inconfortable. Alors qu'elle sentait des trucs céder dans son dos, une lumière artificielle se déversa dans le cagibi, l'éblouissant un instant. Puis une voix artificielle de femme s'éleva:

"Bienvenue à bord, Capitaine. Décollage automatique enclenché, ouverture du hangar en cours. Décollage dans 10... 9... 8..."

Ah mmmmmmiiiiince...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : The Rock
Messages : 557
Date d'inscription : 21/11/2010
Age du personnage : 26

Arpenteur des rêves
Dazh Dalreight
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 30
Renommée: 1600
Honneur: 225
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Lun 7 Mar 2016 - 12:56


Les lunes de Géonodis
Cache-cache



Progressant lentement dans le vaisseau, le voyageur se débarrassa du lien qui l’avait entravé et qui pendait négligemment depuis que sa métamorphose l’avait libérer. Inconsciemment, Dazh retenait sa respiration. Le couloir principal était digne d’un vaisseau spatial mais les salles adjacentes étaient d’un genre différent. Le voyageur comprit qu’il devait être dans le songe d’un rêveur dont les pensées s’embrouillaient un peu. Mais ce dernier ne se trouvait nulle-part.

Dazh progressa encore jusqu’à atteindre une porte qui grinçait. C’était sans aucun doute, le bruit qui l’avait entendu quelques minutes plus-tôt. Assurément, cette porte ne s’était pas ouvert toute seule. Le jeune Dalreight n’était pas seul dans le vaisseau… Immobile, le voyageur entreprit de tendre l’oreille dans l’espoir de percevoir d’autres bruits comme des pas, une lumière qui s’allume ou les touches d’une console... Mais rien ne lui parvint. Sans perdre davantage de temps, le morpheur continua son exploration, bien décidé à défaire le monstre qui était parvenu à se glisser dans le vaisseau. Marchant toujours très lentement, le voyageur nourrissait l’espoir de surprendre la bête et de la neutraliser en un instant.

L’engin était plus vaste que ne l’aurait cru le morpheur. Il emprunta même des escaliers et traversa une bibliothèque sans croiser âme qui vive avant de  poursuivre en direction d’une porte restée ouverte. Dazh en était convaincu à présent, la bête cherchait à le fuir. Le voyageur poursuivit la piste et se heurta à un bureau qui était pratiquement au milieu du passage. Il ne l’avait pas vu, compte tenu de l’obscurité qui régnait dans la pièce. Le grand brun écarta vivement le bureau et se massa la cuisse avant de partir.
Il déboucha cette fois sur un couloir, en tout point identique à celui qu’il eut emprunté après être monté à bord. Il envisagea un instant de redescendre, quand il lui sembla percevoir le bruit d’une respiration haletante. Il allait bientôt être fixé sur la nature de la créature qui était à bord avec lui.  

Conscient que c’était effrayant d’être dans le rôle du fuyard et n’ayant pas un mauvais fond, Dazh entreprit de marcher normalement afin de ne pas surprendre trop brutalement l’animal à bord. Il ne put se résoudre à l’appeler gentiment, ce qui lui aurait paru très bizarre.
Arriver à l’angle d’un couloir et persuadé d’avoir enfin coincé la chose, Dazh s’accroupit pour approcher en douceur. Mais alors qu’il jeta un œil sur ce qui l’attendait, il ne découvrit rien d’autre qu’un couloir vide. Tout en soupirant, le voyageur se releva et s’imagina avoir tout inventé. Puis, des bruits de pas résonnèrent tout près de lui.  A nouveau Dazh avança à un rythme normal en direction du bout du couloir encore inexploré. Le voyageur se refit mentalement le plan du petit vaisseau dans sa tête et se fit la réflexion qu’il approchait de la cabine de pilotage.

D’ailleurs, le couloir ne desservait qu’un seul endroit. En approchant, Dazh constata que la porte était également ouverte et qu’il faisait noir à l’intérieur, contrairement aux couloirs de ce vaisseau, parfaitement bien éclairé. Sans entrer, le jeune Dalreight chercha à identifier des signes de vie. Et en effet, quelque chose devant lui bougeait. Le voyageur ne bougea pas et sentit que la créature devait
être à l’aise dans le noir car elle se mouvait avec une certaine aisance. Dazh l’entendait évoluer dans l’obscurité, quand soudain, la lumière revint. Tout à coup éblouie, le grand brun se tint malgré tout, prêt à réagir à la moindre agression. Mais rien ne vint. L’écran sur les vitres se leva et Dazh eut l’occasion d’observer à travers, le hangar luxueux dans lequel il était entré. Dans le même temps, une voie artificielle leur souhaita la bienvenue à bord tout en amorçant un décollage selon la procédure automatique. Mais surtout, le voyageur surprit enfin la créature qu’il s’était obstiné à poursuivre depuis un moment. Selon toute vraisemblance, il s’agissait d’une petite fille. Sans doute était-ce la rêveuse.

Dazh resta un instant sans savoir quoi faire. Devait-il se méfier de la rêveuse ? Prendre le vaisseau en main ? Ou se méfier du dangereux Alien tentaculaire qui venait d’entrer dans le hangar au moment où les moteurs s’étaient allumés. Finalement, la peur de se retrouver seul dans l’espace, loin de tout, l’emporta sur le reste. Sans attendre, le voyageur s’assit aux commandes et étudia un instant la console. Il n’y connaissait rien, mais la logique voulait qu’il désactive le pilotage automatique.


« Décollage annulé ! Couper les moteurs » Essaya-t-il de communiquer à la voix du vaisseau qui ne répondit pas.  En vain, il tenta de tirer le levier vers lui comme pour empêcher le vaisseau d’avancer en direction de la sortie du hangar.

Si la situation était critique, elle le fut davantage quand le monstre d’obsidienne, gluant et plein de dents sur jeta sur les vitres derrières lesquelles ils se trouvaient. Le voyageur entreprit de chercher un bouton dans le genre « Essuie-glaces » pour chasser l’Alien qui en voulait à leur vie. Mais en vain encore une fois. S’il ne faisait rien ils allaient finir dans l’espace et il était hors de questions de briser la vitre de protection. Ni même de chercher à s’isoler de la cabine de pilotage. Le monstre commença a frapper la vitre, mais Dazh n’y pouvait rien. Le voyageur s’obstinait a chercher comment prendre le contrôle du vaisseau.

Contre toute attente, il y parvint. La voix artificielle leur souhaita un bon voyage avant de s’éteindre à nouveau. Immédiatement, le voyageur s’empara des commandes. L’Alien martela encore la vitre de protection et Dazh craignait qu’il ne réussisse à entrer.


« Hey petite ! Sais-tu s’il y a des blasters quelques parts ?! » Dit-il d’un ton le plus calme possible à la jeune fille recroquevillé non loin de là, tout en lui jetant un bref sourire avant de tenter de récupérer le vaisseau. Ce qui ne fut guère très aisé car le vaisseau avait brutalement déviée de sa trajectoire au moment d’éteindre le pilotage automatique. L’Alien avait soudainement perdu l’équilibre pour se retrouver sur la coque du vaisseau tout à l’avant. Ce dernier s’accrochait fermement et il ne lui faudrait pas longtemps pour revenir frapper la vitre et la briser.

Heureusement, plus par accident qu’autre chose, Dazh percuta un mur du hangar avec l’avant du vaisseau, ce qui écrasa le monstre. A priori mortellement blessé, Dazh se surprit à respirer pour la première fois depuis un moment. Mieux encore, le vaisseau allait finalement s’immobiliser. Cependant, le monstre, loin d’être vaincu s’accrochait encore. Et les moteurs stellaires qui gagnaient en puissance, permirent au vaisseau de se mettre petit à petit, en position, tout en rayant largement la coque extérieure. Soudain délivré de l’obstacle qu’était le mur, le vaisseau gagna de plus en plus de vitesse. Affolé par la rapidité de leur engin à se précipiter vers l’espace infini, Dazh tenta de le retenir en tirant le levier vers lui, comme il l’aurait fait avec un avion. Bien qu’inutile, le voyageur n’arrivait pas à se résoudre d’abandonner.

Le monstre fut lui aussi affecter par la soudain prise de vitesse du vaisseau et bien qu’il s’accrochait toujours, il glissa lentement vers l’arrière du vaisseau. Dazh s’en rendit compte et pouvait suivre sa position sur le plan du vaisseau qu’affichait l’écran sur sa droite. Quand il comprit qu’il n’arriverait plus à empêcher le vaisseau à quitter le hangar, ce qu’il fit à l’instant même, le jeune Dalreight lâcha le levier de vitesse pour enfoncer un bouton imposant, qui à n’en pas douter était l’hyper propulsion.

Sans attendre, ils furent tous projeté au fond de leur siège sous l’effet de la vitesse incroyable qu’il venait d’atteindre. Le monstre lâcha finalement prise et se retrouva désintégré par les puissantes flammes que produisait le vaisseau pour quitter la station orbitale qui n’était déjà, plus qu’un point minuscule derrière eux.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 630
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 12

Maraudeur des rêves
Mara Leros
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 400
Renommée: 1382
Honneur: 309
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Mar 8 Mar 2016 - 19:13
Reprenant ses esprits, entre le choc de la lumière soudaine et de la voix, la fillette posa finalement son regard sur la silhouette qui se dressait devant elle. Et qui avait aussi l'air assez surprise de la voir. Il y eut un moment de flottement où l'enfant pu deviner l'incompréhension dans le regard du Voyageur qui se dressait visiblement devant elle. Puis d'un coup, se rendant compte que le vaisseau entreprenait de bouger tout seul, il prit les choses en main d'un air visiblement plutôt confiant, du moins espérait-elle très fort.

Puis quand elle vit ses tentatives visiblement inutiles pour se débarrasser du pilote automatique, elle se rendit à l'évidence: ils étaient bien dans la mouise. Au moins, il ne donnait pas l'impression de vouloir l'exterminer à tous prix, c'était déjà pas mal. En tous cas, même si la manière dont il la snobait lui laissait penser qu'il la prenait pour une Rêveuse, ça ne la gênait pas tant que ça. Bizarrement, quelque part, maintenant qu'elle le regardait, elle avait comme la conviction que ce type n'était pas foncièrement méchant malgré sa tête de barbare et ses cheveux dans les yeux. Pas car elle avait tendance à être optimiste sur la nature des gens, non, mais elle était convaincue que ce type pouvait être sympa. Peut-être qu'à force de parcourir Dreamland, elle apprenait mieux à juger les gens? Fallait dire, c'était pas plus mal.

Mais ses réflexions furent brusquement interrompues par le choc d'un énorme tentacule sur la vitre de la cabine de pilotage. Et vu la réaction du type, l'enfant n'aurait pas été surprise qu'il connaisse le bestiau. Il avait toujours l'air de faire plein de trucs complètement au pif sur les commandes, mais quelque chose d'assez inattendu arriva: il parvint à ses fins, le pilote automatique s'arrêta. Cependant, avec du recul, la Voyageuse se demanda si c'était vraiment une bonne chose...

Malgré tout, dans l'urgence, quand il l'envoya à la recherche de blasters, elle ne réfléchit pas plus loin et quitta la cabine en détallant. Enfin, elle ne détalla pas bien loin car un brusque mouvement du véhicule la projeta contre un mur, mais la volonté y était. Le sol était loin d'être stable mais la jeune fille progressait malgré tout, s'appuyant aux murs. Elle n'avait aucune idée de l'endroit où pourraient se trouver de telles armes dans un vaisseau qui ressemblait plus à une maison de luxe qu'autre chose, mais à défaut de revenir sur ses pas dans les salles bizarres, elle suivait le long couloir à présent bien éclairé. Elle distinguait une autre porte plus loin, qui sait, peut-être qu'avec un peu de chance... Ouvrant le sas avec facilité, elle vit une salle qui ressemblait à un cagibi de rangement pour le personnel, avec tout un set de balais, de seau, de matériels divers et quelques armoires. Peut-être que...

Elle n'eut pas le temps de penser plus, qu'une autre secousse la projeta au sol, la tête la première dans l'un des dit-seaux. En en plus, il était plein de flotte, tout le dessus de sa tête était trempé, ça alourdissait vachement! En plus, est-ce que c'était vraiment de l'eau? Ça avait pas l'air de couler fluidement... Ah, c'était quand même pas...! Nan ça allait, ça ne sentait rien. Titillant une mèche qui retombait devant son épaule, elle ne sentit aucune texture bizarre particulière, autre que de l'eau, nan ça allait.

Remettant ses idées en place, elle s'approcha des armoires qui s'étaient ouvertes sous le choc, et y vit quelques équipements de défense visiblement basique. Elle n'était pas sûr que ce soient des blasters et encore moins que ça soit utile contre une pieuvre géante de l'espace, mais c'était mieux que rien. Elle sentit un frisson en sentant une mèche froide frôler sa nuque et rabattit sur sa tête sa capuche qui était tombée. En espérant que sa sèche avant la fin de la nuit...

Attrapant deux fusils d'aspect assez futuriste, elle revient vers la cabine malgré les soubresauts du véhicule. Pas qu'elle ne se sente prête à se servir efficacement d'une telle arme, mais ça pouvait toujours être utile pour dissuader les adversaires ou si l'autre voulait se servir des deux d'un coup. Elle se fit au passage la réflexion qu'elle avait un peu mal au cou, elle avait dû faire un faut mouvement dans sa chute.

Rejoignant la cabine, elle était sur le point de signaler qu'elle avait trouvé quelque chose, pendant que la porte se refermait, mais une soudaine accélération la projeta de nouveau contre celle-ci. Grognant en se redressant, se disant qu'il serait peut-être temps qu'elle retrouve des Royaumes plus stables, elle s'approcha tout de même du siège du pilote, fixant le dernier tentacule sur le point de partir.

Une fois que ce dernier se fut désagrégé, l'enfant osa se faire remarquant par un tout petit raclement de gorge. Jetant un regard timide au visage carré et pas ultra entretenu de l'homme, du moins à ses yeux, elle marmonna en montrant son butin:

"Heu, oui, j'ai trouvé des armes au cas où, et y a une réserve avec... 'Fin... Je... m'appelle Mara, et vous?"

Tant qu'à faire, c'était peut-être le bon moment pour faire les présentations... Étrangement, elle doutait qu'ils aient beaucoup l'occasion de faire connaissance durant les prochaines heures, alors que le vaisseau s'enfonçait à toute allure, loin de tout. Elle nota malgré tout la grosse planète verte dans les écrans qui devaient montrer l'arrière. Ils prenaient le chemin inverse de son arrivée? Mettant de côté ce fait sans grande importance, elle demanda malgré tout, légèrement curieuse:

"Vous... Qu'est-ce que vous faites ici en fait?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : The Rock
Messages : 557
Date d'inscription : 21/11/2010
Age du personnage : 26

Arpenteur des rêves
Dazh Dalreight
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 30
Renommée: 1600
Honneur: 225
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Mer 9 Mar 2016 - 19:03


Les lunes de Géonodis
Géonosis en vue !


 
Le petit yacht spatial fonçait à vive allure en plein cœur de l’espace, au beau milieu de l’inconnu. Mais au moins, les évènements s’étaient quelque peu calmer. Le voyageur, qui avait craint pour sa vie à plus d’une occasion, s’écroula contre le dossier de son fauteuil tout en soupirant longuement. Machinalement, il passa sa main dans ses cheveux pour les plaquer en arrière et entreprit d’observer plus attentivement ce qui l’entourait. A ses côtés, se tenait la jeune fille qui l’observait discrètement. Cette dernière se tenait assise calmement avec deux gros fusils dans ces mains. Le jeune Dalreight n’y prêta guère d’attention. Les rêveurs avaient souvent cette habitude de rester parfois inactif, sans avoir conscience du temps qui passe. Alors Dazh, qui était toujours assis, tendit le bras pour attraper une bouteille. Il l’ouvrit et renifla l’intérieur.
Sans plus de cérémonie, il en renversa quelques gouttes sur le sol afin d’identifier le breuvage. Quand il fut sûr qu’il s’agissait d’eau, le voyageur avala sans attendre quelques gorgés pour se remettre de ses émotions. Curieusement, il se surprit à jeter un regard à la jeune fille. Elle ne devait pas avoir plus de… Quatorze ans. 

 
"Heu, oui, j'ai trouvé des armes au cas où, et y a une réserve avec... 'Fin... Je... m'appelle Mara, et vous?
... Qu'est-ce que vous faites ici en fait?" 

 
Immédiatement, Dazh avala de travers et fut contraint de recracher une partie de l’eau sur la console du vaisseau. Il s’était comporté comme s’il était seul à bord, en compagnie d’une rêveuse. Quand il comprit que la jeune Mara était une voyageuse, il se sentit soudain mal à l’aise. Le visage rouge, Dazh essuya d’un revers de la main l’eau qui lui coulait du menton. Une chance qu’elle ne fut pas plus âgée et qu’il se soit permis de la reluquer plus longuement. Leur relation aurait été soudainement plus compliquée. Remis de sa surprise, Dazh s’approcha du bord de son fauteuil afin de se mettre face à la jeune fille. Il chercha à remettre ses cheveux en arrière avant de reporter son attention sur cette dernière. Afin de ne pas l’inquiéter outre mesure, il lui délivra le même sourire chaleureux qu’à ses patients, a ces heures de travail. 
 
« Je suis désoler Mara, je n’ai pas imaginé que tu étais une voyageuse. C’est rare que je croise des jeunes comme toi ! Moi c’est Dazh. Tu veux boire un peu ?» 
 
L’atmosphère était assez détendu et le jeune Dalreight estima qu’il pouvait la débarrasser d’un blaster afin qu’elle puisse s’emparer de la bouteille qu’il lui tendait. Toujours dans le but de ne pas l’inquiéter, il déposa l’arme sur le sol, relativement loin de lui. A nouveau, il s’installa au fond de son fauteuil et comme un enfant l’aurait fait, le morpheur entreprit tranquillement de tourner encore et encore sur son siège. Sans prendre un plaisir particulier à s’occuper de la sorte, Dazh appréciait se divertir simplement.  
 
« Je suis arrivé là, un peu par hasard, figure toi ! Il y a eu un accident à bord de la station. Un vaisseau qui se serait écraser et qui aurait fait pas mal de dégâts. J’étais sur le point de m’y rendre avec un groupe d’officier, mais on s’est vite perdu de vue. J’ai poursuivis seul, cependant, je me suis retrouvé en état d’arrestation à défaut d’avoir la permission de parcourir cet étage. 
 
Ça m’apprendra à vouloir rendre service. Et puis, les soldats qui m’escortaient ont été surpris pas un alien particulièrement dangereux qui se serait, j’imagine, libéré suite aux secousses sur la station. Je me suis réfugié ici. J’ai cru que tu étais un monstre au départ ! » 

 
Tout en narrant ses mésaventures, le morpheur appréciait de se reposer un moment comme il le faisait. La planète verte et Mirage space n’était plus qu’un souvenir. Impossible de les percevoir à l’œil nu, sur l’écran de contrôle. Cependant, une autre planète apparaissait sur la carte. Elle n’était plus très loin, bien qu’encore invisible. Dazh échangea un regard avec la jeune fille et comme si elle était aussi compétente que n’importe qui, il lui montra sa découverte sur l’écran. Le jeune Dalreight ignorait s’il fallait s’inquiéter. Il passerai certainement à côté. Enfin… Ce serait surprenant de rencontrer un obstacle dans le vide immense de l’espace… A moins d’être attiré par la force gravitationnelle de ce système, sans doute. 
 
« Humm.. Interface ? Quelle est cette planète sur la carte ? » 
 
Le voyageur avait pris l’initiative d’interroger l’intelligence artificielle, car il était incapable de naviguer efficacement avec l’aide de la console. Heureusement, ce petit yacht touristique était conçu pour des gens ordinaires et pas pour des pilotes aguerris. L’interface lui répondit. 
 
« Il s’agit d’une planète rocheuse située à moins d’un parsec de votre position. Geonosis est une planète se trouvant au-delà des frontières de la station spatiale. Sa surface peu engageante est dominée par les rochers, les crevasses et les déserts. Le sol et le ciel sont teintés de rouge et les créatures qui ont évolués sur Géonosis sont bien équipées pour vivre dans ce milieu hostile. 
 
La forme de vie la plus évoluée de la planète est l’espèce des Geonosiens, une espèce insectoïde qui habite dans des ruches sous le sol de la planète. Les Geonosiens construisent de grandes usines pour la fabrication des droïdes et des armes qu’ils exportent dans la galaxie. » 

 
« Eh bien, il est temps de savoir ce que l’on fait. Faisons-nous demi-tour Mara ? » 
« Je crains qu’il ne soit impossible de faire demi-tour. Les réserves en énergie du vaisseau sont trop faibles pour envisager un trajet retour. Il vous faut recharger sur Geonosis. » 
« Oh.. Eh bien.. Tu ne saurai pas nous faire atterrir des fois ? »
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 630
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 12

Maraudeur des rêves
Mara Leros
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 400
Renommée: 1382
Honneur: 309
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Ven 11 Mar 2016 - 22:48
La réaction du Voyageur fut si soudaine qu'elle surprit légèrement Mara. Remarquez, s'il la prenait pour une Rêveuse, ça pouvait se comprendre, après tout ce n'était pas la première fois. Mais du coup il l'avait totalement ignoré? C'est dingue, elle n'aurait pas été capable de se sentir totalement indifférente si elle était seul avec un Rêveur comme ça, il aurait quand même attiré son attention... Mmh, c'était un peu bizarre, mais en même temps peut-être qu'à force de passer du temps ici, on arrivait à les ignorer... Bah, c'était pas trop le problème là. Elle se contenta de l'écouter parler, essayant de ne pas trop le regarder tourner sur place pour ne pas attraper le tournis. Amusée par le fait qu'il ait pu la prendre pour un monstre, elle rebondit cependant sur ses précédentes paroles:

"Mais du coup, le monstre, c'était bien le gros truc à tentacules qui essayait de s'accrocher au vaisseau? ... Du coup, j'imagine qu'il peut plus trop nous embêter, là... D'ailleurs c'est marrant que vous parliez de vaisseau qui se crash, celui où j'suis arrivée cette nuit est justement tombé sur la station... Vous pensez que c'est fréquent? Puis des policiers ont essayé de m'arrêter je crois, j'ai pas trop compris mais ça me paraissait pas juste donc je suis partie..."

Le silence s'installa un instant, et la fillette en profita pour s'étirer le cou. Elle avait l'impression d'avoir la tête lourde, c'était agaçant... Mais son attention se reporta sur l'écran que pointait l'homme, sur lequel des informations indiquaient un gros truc en approche. Tirant un peu sa capuche qui tombait sur ses yeux, elle regarda toutes les interfaces clignotantes: pour être honnête, elle comprenait pas grand chose, elle devinait vaguement qu'un truc se rapprochait. Ou alors c'étaient eux qui s'en rapprochaient? Plissant les yeux pour regarder les nombres autour du point grisâtre, elle distinguait des valeurs dans des unités de mesures qu'elle ne connaissait pas du tout. Des "parsecs"? C'était quoi? En plus, avec Dreamland, elle savait jamais si un truc qui sortait venait de connaissances scientifiques ou juste de jeux vidéos ou de livres, surtout avec Mirage Space.

Écoutant la réponse de l'interface à la question du Voyageur, elle trouvait quand même que Dreamland était très doué pour créer un fouillis de trucs aussi impressionnant. Un espace entier, quoi, fallait le faire. Quand son compagnon lui demanda si elle voulait rentrer, elle faillit dire oui, vu qu'elle était pas une grande fan des insectes, mais la voix automatique ne lui laissa pas vraiment le temps de donner son avis. C'est donc avec une certaine grimace qu'elle appréhenda la réponse à la question suivante, qui arriva après quelques secondes:

"Un module d'atterrissage est effectivement intégré au pilotage automatique. L'atmosphère de cette planète demande cependant quelques contraintes demandant la présence d'un pilote effectif aux commandes, afin d'assurer la sécurité des passagers. Assurez-vous être un pilote agrégé entraîné à l'entrée en atmosphères à haute teneur en fer, et jurez vous de ne pas reporter la responsabilité sur la société Lib'Ship inc© dans le cas d'un accident?"

Les deux Voyageurs échangèrent un autre regard signifiant clairement qu'aucun d'eux ne pouvait prétendre à ce titre. L'enfant osa un timide:

"De toute façon, on peut pas faire grand chose d'autre, non...? 'fin, je crois... Avec un peu de chance, elle se débrouillera tout seule..."

Puis approchant lentement sa main du petit bouton de validation, constatant que l'autre ne l'empêchait pas, elle appuya finalement timidement. Puis constatant que l'interface ne réagissait absolument pas, sa demande toujours affichée, elle appuya plus fort, et après avoir insisté plusieurs fois avec une légère violent sur la touche visiblement abîmée, elle retira sa main alors que l'ordinateur validait ce qui ressemblait à un calcul de trajectoire.

Elle se recula finalement pour s'asseoir sur le siège du copilote. Siège trop grand pour permettre à ses pieds d'atteindre le sol ou même à ses genoux de bien se plier, soit dis en passant. Autant être dans un endroit pareil la faisait totalement rêver, autant, voir le point rouge s'approcher et lentement se couvrir de gris ne la rassurait pas trop.

Son attention fut cependant détournée par un contact froid sur sa nuque. Frissonnant un peu, elle fut malgré tout surprise que ses cheveux n'aient pas encore séchés. Passant la main sous sa capuche, elle fut stoppé par une masse gluante qui la fit se figer d'un coup. Complètement immobile, tâtant la chose du bout du doigt tandis que son visage se décomposait, elle entreprit ensuite de se concentrer pour définir sa forme. Sentant de longues mèches aussi gluante que le corps principal, elle commençait à se douter de ce dont il était question.

Après une légère hésitation, elle fit tomber sa capuche, et saisit le truc de ses deux mains pour le soulever le plus délicatement possible, des fois qu'il soit plus collé que posé. Mais visiblement, la chose quitta sa masse de cheveux sans résistance, et l'un de ses petits tentacules se permit même le luxe de glisser le long de son visage alors qu'elle l'avançait devant ses yeux. C'était un poulpe d'ailleurs, d'une jolie couleur rose fuchsia, d'à peu près quarante centimètres de long tentacules comprises. Trois globes oculaires des couleurs différentes la fixaient en clignant des paupières les uns après les autres. Et la petite paire de cornes vertes suffisaient largement à qualifier ce mollusque de "poulpe de l'espace". Mais où est-ce qu'elle avait choppé ça...? Dans le seau de la cabine, peut-être, en tombant? Ses mots dépassèrent sa pensée et elle lâcha, totalement ébahie:

"Mais qu'eeeest-ce que t'es?"

Ce à quoi la bestiole répondit par un "Blawp" plein d'affection, que le pouvoir de l'enfant lui traduisit par:

*Tu as un nez!*

Et ce, tandis qu'un des appendices se levait et tombait sur le-dit nez, avant de retomber misérablement vers le sol. L'enfant fixait le poulpe avec un air indéchiffrable, oscillant entre la fascination, la surprise et un vague dégoût. Puis l'animal cligna des yeux. D'abord celui du haut, puis celui de gauche et enfin celui de droite. Et alors, Mara lâcha:

"Wah, c'est tellement mignon. J'crois que c'est un bébé de quelque chose."

Se raclant la gorge, elle le reposa sur sa tête où il avait l'air de plutôt bien s'épanouir, remuant naïvement ses quelques tentacules. Repoussant ses derniers dans ses cheveux, où ils n'allaient pas trop la gêner, elle rabattit de nouveau sa capuche comme si de rien n'était et reporta son attention vers les commandes. Puis se rendant compte de ce que la scène avait dû donner de l'extérieur, elle balbutia en rougissant:

"Ah, euh... Hrrm, désolée monsieur, je... Faites pas attention, c'est... Je... Ça arrive... parfois."

Puis commençant à trouver le défilement des chiffres sur l'écran extrêmement palpitant, elle y fixa son regard. Son malaise ne dura heureusement pas bien plus longtemps, dans la mesure où le vaisseau signalait qu'il entamait les manœuvres d'entrée dans l'atmosphère, ayant reçu une autorisation d'accès de la part des autorités locales. Autorisation temporaire apparemment, la jeune Voyageuse se demanda pourquoi. Elle n'y connaissait rien à la politique et à tout ça, mais il devait sans doute y avoir une raison. Pourvu que ça ne leur retombe pas d'un coup sur le coin du nez.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : The Rock
Messages : 557
Date d'inscription : 21/11/2010
Age du personnage : 26

Arpenteur des rêves
Dazh Dalreight
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 30
Renommée: 1600
Honneur: 225
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Sam 12 Mar 2016 - 18:44


Les lunes de Géonosis
Mara Leros et Dazh Dalreight



Toujours installer confortablement dans son fauteuil, le voyageur estima qu’il ne s’était rarement autant relaxer à Dreamland, qu’à cet instant. Pour un peu et s’il avait été seul, il aurait volontiers passé la « nuit » à jouir des bien fait du petit yacht de luxe. La petite planète de Géonosis n’était toujours pas visible à l’ œil nu, ce qui leur laissait un peu de temps pour flemmarder. Cependant, le jeune Dalreight se rappelait avoir traversé une bibliothèque et la curiosité l’emporta sur sa paresse.

C’est à ce moment-là qu’il aperçut Mara en train de tripoter un genre mollusque gluant, qui s’avéra être un poulpe de l’espace. La chose plutôt inoffensive en apparence produisait des « Blawp » un peu curieux tandis que ses toutes petites tentacules semblaient enlacer la jeune fille. Dazh envisagea de toucher l’animal du bout du doigt et renonça quand la voyageuse installa la chose sur son crâne aussi naturellement que s’il s’était agi d’un couvre-chef. Tel un perroquet sur l’épaule d’un pirate, le poulpe semble prendre du plaisir à prendre place au sommet de sa tête, alors que ses tentacules se mêlaient aux cheveux de la jeune fille.


"Ah, euh... Hrrm, désolée monsieur, je... Faites pas attention, c'est... Je... Ça arrive... parfois."

Un peu perplexe, Dazh regarda Mara et cette dernière lui rendit son regard.

« Ha! Tu me plais bien ! Tu inventes tes propres règles, comme moi ! » S’exprima-t-il, balayant son scepticisme d’un revers de la main pour faire place à son enthousiasme habituel. Dazh se leva d’un bond et entreprit de revenir sur la bibliothèque. Mais avant, il se tourna vers la fillette :

« Bon ! Et si on se bougeait un peu le cul ! Tu viens ? »

Sans vérifier si Mara lui emboita le pas, Dazh sortie de la cabine pour repartir dans les couloirs du vaisseau jusqu’à gagner la bibliothèque. D’un pas énergique il avança dans le vaisseau en suivant, dans le sens inverse, son précédent itinéraire. Cependant, il ne résista pas à l’envie de jeter un œil aux salles qui lui étaient encore inconnu. C’est par hasard qu’il découvrit une salle de bain, disposant de tout le confort moderne et plus encore. L’endroit était richement équipé et disposait même d’une piscine en son cœur. La salle de bain disposait également  de plusieurs douches et baignoire d’un genre inédit. Les murs de la pièce étaient d’un blanc immaculés tandis qu’ils dégageaient une odeur suave. Enfin, de l’eau chaude coulait déjà, diffusant de la vapeur dans toute la pièce. Quand la musique parvint à ses oreilles, le grand brun ne résista pas à l’envie de s’y abandonner. Un bref coup d’œil lui appris que Mara ne semblait pas sur ses talons, alors sans attendre, le morpheur se déshabilla et plongea dans la piscine.

Comme il s’y attendait, le contact de l’eau chaude sur sa peau était un vrai délice. Le parfum de la pièce lui permit facilement d’imaginer être dans un endroit des plus paradisiaques. Ne résistant pas davantage aux suppliques de son corps, le voyageur s’abandonna au point de ne plus exercer le moindre petit mouvement. Malgré que le vaisseau fût en chemin, la gravité était si parfaitement maîtriser qu’aucune vague ne vint troubler ce moment.

Il savait cependant qu’il ne devait pas tarder pour être prêt au moment de l’atterrissage. Mara s’était débrouillé pour obtenir du vaisseau, qu’il exécute l’atterrissage. Mais la voix artificielle leur avait bien dit qu’un pilote qualifié était nécessaire. Ce n’était si son cas, ni celui de la jeune fille, alors il leur faudrait faire avec. Mais il serait apte à réagir en cas de crise. C’était en tout cas ce qu’il s’était promis, mais le voyageur était dans un tel état d’extase qu’il avait écarté toute idée de problème, de responsabilité ou d’urgence.

Quand il rouvrit les yeux et reprit conscience de la situation, une lumière écarlate brillait par intermittence, tandis que la voix informatique les prévenait de l’approche imminente de Géonosis. Le vaisseau subissait alors de nombreuse turbulence que même la gravité ne pouvait résoudre. L’eau débordait et envahissait toute la salle de bain. Dazh se releva tant bien que mal et manqua de glisser alors qu’il sortait de la piscine au design futuriste. Sans attendre, la pièce évacua machinalement l’eau qui gisait par terre et le morpheur se rendit compte que ses vêtements avaient disparu. S’agissait-il d’un service de pressing du vaisseau ? Ou bien l’eau avait-elle emporté ses guenilles ?

Toujours est-il que sans vêtements, il ne pouvait décemment pas sortir de la salle de bain. Cependant, il était seulement deux à bord et les chances qu’il tombe sur la fillette était probablement très mince. Heureusement pour lui, elle n’était pas dans le couloir. Immédiatement, il traversa ce dernier pour pénétrer la pièce voisine.

Cette dernière était plongée dans le noir et le morpheur manqua tomber au moment de percuter le pied d’une chaise, alors qu’il se tordait le petit orteil. Il étouffa un juron et ne put s’empêcher de se masser avant de repartir en quête de vêtement. De nouvelle turbulence le déséquilibrèrent et à nouveau, il manqua de se retrouver par terre. La voix informatique, si tenter que ce soit possible, se fit plus pressante. Geonosis n’était plus qu’à quelques minutes. Un pilote était requis, malgré l’IA avait encore les choses en main.

Le vaisseau toujours sous contrôle de l’intelligence, Dazh entreprit de fouiller la pièce suivante, puis celle d’après, mais en vain. Malgré qu’il fût profondément reposer il y a quelques instants, l’urgence de la situation fit grimper son stress à son paroxysme. C’est alors qu’un choc plus important que les autres chahuta particulièrement le vaisseau tout entier. Toutes les alarmes étaient déclenchées et la gravité hors-service, tandis que le vaisseau ne parvenait pas à récupérer sa stabilité habituelle. Le grand brun renonça à sa quête et malgré les obstacles, le morpheur se dirigea vers la cabine de contrôle en lévitant dans les couloirs. Nu comme un vers, il s’installa sans attendre dans le fauteuil du pilote. Le vaisseau vrillait à toute vitesse.

L’écran de droite indiquait que le flanc droit du yacht avait été gravement endommagé. D’après ce qu’il voyait par la vitre avant de la cabine, de nombreux astéroïde menaçaient encore leur sécurité. D’où la présence d’un pilote aguerri… Dazh se saisit de son manche et tenta d’orienter le vaisseau à travers les rochers. Guère habitué à la sensibilité des commandes, il précipita le véhicule contre l’un des astéroïdes, mais redressa juste à temps pour qu’aucun autre système ne soit détruit. Mais à nouveau, ils se dirigèrent tout droit vers un obstacle plus gros. Le vaisseau vrillait toujours et s’il ne parvint pas immédiatement le stabiliser, il réussit néanmoins à se recentrer sur la trajectoire initiale.

Dazh, toujours en apesanteur, mais caler dans son fauteuil, glissa finalement et se retrouva a flotter dans le vide. Il aurait dû mettre une ceinture.
Malgré ses efforts et ses gestes vif, il réintégra difficilement son fauteuil. Trop tard. Ils percutèrent un autre astéroïde qui les propulsa dans une direction complètement différente. Le vaisseau fut davantage abîmé, au point qu’il ne fut plus possible de le commander. Au moins, ils ne dériveraient pas dans l’espace inconnu. Droit devant se trouvait la lune. Ou en tout cas une lune.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 630
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 12

Maraudeur des rêves
Mara Leros
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 400
Renommée: 1382
Honneur: 309
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Dim 13 Mar 2016 - 18:34

Visiblement, au grand soulagement de l'enfant, l'homme ne semblait pas avoir été très gêné par sa... "petite scène". Par contre, elle fut assez surprise qu'il lui propose d'aller faire un tour. Ils allaient pas tarder à atterrir, nan? Enfin, peut-être pas dans les cinq minutes, mais quand même...? Ou alors elle n'avait vraiment pas du tout conscience de la distance qui les séparait de leur destination... Jetant un regard hésitant au tableau de bord, elle décida qu'il devait savoir ce qu'il faisait et lui emboîta le pas dans le couloir.

Passant devant les différentes portes, elle remarqua qu'il ne lui accordait pas grande attention et marchait au gré de ses envies. Bah, si c'était comme ça... Bifurquant tandis qu'il continuait droit devant lui, elle commença à suivre les longs couloirs du vaisseau, à la recherche de la salle pleine de trucs électroniques trippants qu'elle avait traversé durant sa fuite. Par contre, elle ne savait pas si c'était à cause de son sens de l'orientation, mais elle avait vaguement l'impression que le vaisseau était plus grand à l'intérieur qu'il n'y paraissait d'abord. En même temps, dans le monde des rêves, pouvait-on encore être surpris par ce genre de trucs? Le seul problème, c'était que du coup, c'était pas très facile de se repérer, mais à la limite, elle était sure de croiser un truc familier à un moment ou à un autre.

Passant à côté de ce qui ressemblait à une cuisine, elle déboucha dans une salle de jeux pour enfants, mais habituée aux petites folies architecturales que Dreamland offrait parfois, elle ne releva pas la chose et traversa une autre porte. Derrière laquelle se trouvait enfin l'objet de son désir: une large salle tapissée de moquette bleue, présentant un large canapé, un grand écran plat et plein de jeux et de consoles soigneusement rangées sur des étagères. Passant son regard sur ces dernières, elle nota que certaines lui évoquaient de lointaines consoles rétro dont elle avait oublié le nom, tandis d'autre sortaient visiblement tout droit du futur.

Ok, elle ne savait pas par quoi commencer du coup. Passant ses doigts sur des boites qui semblaient correspondre à une console équipées d'énormes lunettes, sa main s'arrêta sur une boîte, alors qu'elle n'en croyait pas ses yeux. Un Zelda. Un Zelda qu'elle ne connaissait pas, comment c'était possible? Il avait l'air ultra classe en plus! Une seconde de réflexion lui fit conclure que ça devait être un jeu imaginé sur une console qui n'existait pas... Mais elle ne pouvait juste pas passer à côté de l'occasion, c'était trop beau!

Se saisissant de la console inconnue, confiant la boîte du jeu au poulpe sur sa tête, elle s'approcha de la télé et commença à chercher une prise pour brancher la machine. Réussissant après un certain nombre de tentatives, son excitation l'empêchant d'être découragée, elle appuya sur le bouton ON et prit la manette entre ses mains, déposant les lunettes sur ses yeux. Apprivoisant les touches plutôt conventionnelles de l'objet tandis que le jeu chargeait, elle se dit pour la énième fois que Dreamland était un endroit tout bonnement magique.

Appuyant sur la touche pour lancer le jeu à l'instant ou elle s'afficha dans ses lunettes, elle eut l'impression de se retrouver debout totalement ailleurs. D'abord désorientée, elle avisa sa tenue verte assez banale pour le moment et l'interface plate qui était apparue pile devant elle, lui demandant de rentrer son nom. Choisissant par habitude les lettres L, i, n et k, elle se fit la réflexion qu'elle était quand même dans un monde virtuel, dans une position différente de celle où elle était, alors qu'elle était déjà dans un monde spirituel, dans une position différente de celle ou elle était en vrai. Puis décidant qu'il valait mieux ne pas trop y réfléchir, elle s'élança dans le subtil tutoriel du jeu, ayant l'impression de se déplacer alors qu'elle était consciente d'être assise et de ne bouger que les doigts.

Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était sur son jeu, mais autant dire qu'elle prenait bien son pied à apprendre la vie (ou plutôt le décès) à une bande de moblins, lorsque le jeu s'éteignit brusquement. Prenant d'abord conscience avec horreur qu'elle n'avait pas sauvegardé, elle remarqua finalement la violente sirène qui retentissait avec plein de flashs rouges. À vrai dire, elle mit même quelques instants à se rappeler d'où elle était. Et ce que l'alarme voulait sans doute dire.

La voix indiquant qu'ils étaient en approche et qu'il fallait qu'un pilote vienne aux commandes du vaisseau finit de réveiller la fillette, qui commença à se précipiter vers la porte la plus proche, bien décidée à aller à la recherche de Dazh. Porte qui la fit traverser une salle qu'elle ne connaissait pas du tout, puis une autre, puis encore une autre avant qu'elle ne comprenne qu'elle était totalement paumée. En désespoir de cause, elle commença à appeler le Voyageur, ne sachant pas si elle préférait qu'il soit à portée de voix ou aux commandes de l'appareil. Soudain, un choc violent la fit trébucher et elle se prit un coin de table relativement douloureux dans le bassin. Serrant les dents en plaquant la main là où sa faisait mal, elle se demanda juste à quel point ils étaient dans la mouise.

Alors qu'elle s'approchait de la porte suivante, toujours éclairée par les flashs rouges, une autre turbulence lui fit perdre l'équilibre et elle se rattrapa au mur. Ou plutôt à la porte qui venait de se fermer sous ses yeux. Se redressant en se rendant compte de la situation, elle se mit à tambouriner sur la-dite porte avec affolement, juste avant que la voix du pilote automatique ne retentisse autour d'elle:

"Un enfant a été détecté hors des salles affectées du vaisseau. Pour des raisons de sécurité, jusqu'à ce que le vaisseau soit stabilisé, il sera placé dans une salle appropriée et apte à assurer sa survie."

Et une fois son pitch achevé, la voix artificiel prit soudain un ton assez maternel et se voulant rassurant, lui disant:

"Ne t'inquiète pas et suis les flèches, on va t'emmener à l'abri. Tout va bien se passer, les grands s'occupent de tout."

Ouuuh, le bon message tout fait qui n'avait sans doute aucun lien avec la situation réelle... Et comment elle savait qu'il y avait quelqu'un qui s'occupait de tout, hein? Tournant la tête vers la porte fermée, Mara hésita à se servir de sa force de Voyageuse pour la casser mais se rendit à l'évidence: elle n'était pas Wonder-woman non plus, on parlait de plusieurs centimètres d'acier, là. Renonçant à son idée de fuite, elle se résigna à suivre les indications lumineuses au sol. Au moins, elle était sure de ne pas se perdre, pour le coup.

Après quelques minutes de marche, agrémentée de turbulences diverses et variées et de deux rétamages de l'enfant assez mémorables pour qu'il soit dommage que personne n'y ait assisté, elle déboula finalement dans une salle de jeux. Pour tout-petits. Avec une montagne de peluches, des murs pastels et de petites figurines d'étoiles, de vaisseaux ou de planètes qui pendouillaient au plafond. Une ombre de malaise passa sur le visage de l'enfant alors que toutes les portes de sortie étaient à présent bel et bien fermées.

Un nouveau soubresaut la projeta dans les peluches, et alors qu'elle s'en dépêtrait difficilement, la voix automatique refit son apparition:

"Démarrage du module d'occupation des enfants en cas de mesure d'urgence. Choix de l'histoire à raconter. Histoire n°E-18: Le petit moucheron rouge. Il était une fois un petit moucheron rouge qui devait aller en..."

Cessant d'écouter, décidant que ne serait-ce que par fierté, elle ne pouvait pas rester là, l'enfant commença à chercher un quelconque trou, une grille d'aération, une trappe, n'importe quoi. Creusant assez loin sous les peluches, elle vit son double vœux réalisé: une grille d'aération semblait étalée au sol. Envoyant valdinguer les kilos de doudous pour pouvoir respirer, elle dégagea l'ouverture et commença à se demander par quel miracle allait-elle réussir à l'ouvrir: pas de vis, par de serrure, juste une toute petite fente indiquant que ce n'était pas soudé, et le trou n'étaient pas assez large pour qu'elle essaye de l'ouvrir de l'intérieur en passant ses doigts.

Se mordillant le pouce sous le coup de la réflexion, faisant de son mieux pour ignorer les absurdités que bavait la voix de l'interface (présentement, la rencontre entre le moucheron rouge et un Terminator T-18), un tentacule qui glissait devant ses yeux lui donna soudain la solution. Elle avait déjà vu des vidéos ou une pieuvre passait par un trou bien trop petit pour elle, ça marchait sans doute avec les poulpes! Ce saisissant de celui trônant sur sa tête, ignorant les quelques tentacules qui s'enroulèrent par réflexe autour de son bras, elle lui expliqua ce qu'il devait faire en utilisant son pouvoir.

Après le petit "Blawp" affirmatif du mollusque, elle approcha son bras des trous et la bestiole commença à s'y glisser, restant cependant accrochée à l'enfant. Après tout, qui pouvait savoir ce qu'il y avait en dessous. Entendant les tâtonnements hasardeux de l'animal contre le sol, elle attendit avec appréhension que quelque chose se passe. Finalement, un bruit de bouton qui s'enclenche monta jusqu'à elle et la dalle bascula dans un chuintement délicat. Récupérant son animal, elle le replaça sur sa tête en le remerciant et jeta un coup d’œil en bas.

Bon, ça ressemblait vachement à une salle des machines, probablement un couloir de secours pour l'équipage, ou sinon elle en savait rien. L'histoire de l'interface commençait à lui taper sur le système, surtout que ça avait commencé à vouloir illustrer des essais de physique quantique concernant l'effet tunnel à l'aide du moucheron et d'une chevillette. Du coup, elle n'hésita pas vraiment en voyant la plate-forme grillagée trois mètres plus bas, et elle sauta pour fuir la salle, légèrement précipitée par une énième turbulence, légèrement plus forte que les autres. Et en quittant la salle sécurisée, elle se rendit aussi compte que la gravité avait totalement disparue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Surnom : The Rock
Messages : 557
Date d'inscription : 21/11/2010
Age du personnage : 26

Arpenteur des rêves
Dazh Dalreight
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 30
Renommée: 1600
Honneur: 225
MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Sam 19 Mar 2016 - 9:56


Les lunes de Géonosis
Mara Leros & Dazh Dalreight



Malgré l’absence de l’apesanteur et le vaisseau qui vrillait toujours en direction de la lune, le voyageur tentait de faire fonctionner la console. Les commandes ne répondaient plus, les moteurs avaient également cessés de fonctionner et une brèche dans la cabine de pilotage voyait tout l’oxygène s’échapper. Dazh essaya de s’extraire de la cabine, abandonnant tout espoir de diriger le vaisseau, et referma la porte derrière lui, pour finalement la sceller définitivement. Quelques instants après, il entendit la vitre éclater.
Toujours en apesanteur, le voyageur essaya de se diriger dans le yacht spatial qui ne cessait de tourner sur lui-même. La tâche n’étais pas aisé et observé son environnement ainsi chamboulé lui donnait la nausée. Il lui fallait s’abriter au plus vite, mais il lui fallait également trouver Mara pour la mettre à l’abri.

Compte tenu de la situation, il oublia qu’il ne disposait pas de vêtement. Dazh se déplaçait difficilement et progressait lentement. La vision de cette lune immense qui se rapprochait dangereusement, le hantait au point de le rendre incapable d’agir efficacement. L’impact pouvait survenir à tout instant et ce sentiment avait le don d’effrayer le jeune homme.
Soudain, un bruit sourd comme un vrombissement lui parvint depuis l’extérieur du vaisseau. Le jeune Dalreight ignorait de quoi il s’agissait, mais il estima que ce bruit avait un lien avec la lune désormais très proche. Paniqué, Dazh entreprit de se ressaisir et employa sa technique pour se calmer le plus possible. Il dut s’y reprendre à trois reprises tant la situation était intense.

Finalement, le voyageur changea son bras en pierre et entreprit de défoncer la cloison pour pouvoir passer à travers. Mais sans succès. La force dont il disposait n’était pas suffisante pour venir à bout de ce matériau inconnu qui constituait ce vaisseau. Cependant, la porte sur le côté s’ouvrit soudainement en grand, ce qui lui permit de quitter le couloir qu’il occupait depuis sa sortie de la cabine. Il pénétra dans une pièce qu’il n’eut pas encore l’occasion de visiter. Il ne se rendit même pas compte qu’un endroit qui ressemblait à un salon, disposant de console et de jeux vidéo n’avait peut-être pas sa place dans ce vaisseau. A l’extérieur, le vrombissement fut de plus en plus puissant, et peu à peu la panique le gagna de nouveau.
Il tenta de se calmer à nouveau tandis qu’il chercha à se protéger du mieux qu’il put dans la pièce. Aussi, il transforma sa tête et sa poitrine afin de protéger ses organes vitaux, puis attendit. Ses dernières pensées furent l’image du yacht spatial filant à toute vitesse dans l’espace, puis pour Mara qu’il espérait saine et sauve.

Le choc ne vint pas d’un coup, comme il s’y était attendu. Le vaisseau trembla tout d’abord, puis il fut tant balloté que Dazh imagina le yacht spatiale perdre des débris dans l’orbite de la lune. Les secousses devinrent de plus en plus importantes, au point que Dazh se cogna à de nombreuses reprises. Il ne remarqua pas le soudain retour à la gravité.
Après un moment qui lui parut interminable, le vaisseau cessa de bouger. Il fallut encore quelques instants au voyageur pour oser bouger, puis plus encore pour s’extraire du bordel qui régnait dans la pièce. Contre toute attente, la lumière d’un soleil vint l’éblouir.
Dazh se leva, entrepris de faire un pas et tomba quand une prise qu’il croyait sûr, céda tout à coup. Il se releva et constata qu’il se trouvait debout sur l’une des cloisons du vaisseau. Ce dernier devait s’être échoué sur le côté. Un peu plus loin dans la pièce, une brèche béante donnait sur l’extérieur. Le vaisseau avait été, à cet endroit, déchiré comme une feuille de papier. Dazh réintégra son corps ordinaire et sortie du vaisseau par la faille qu’il eut observé. Toujours nu, il se blessa à plusieurs reprises en se glissant à travers les débris tranchants du vaisseau et en marchant sur des éclats de verre.

Une fois à l’extérieur, la lumière d’un soleil jaune, similaire à celui qu’il avait toujours connu, lui réchauffa la peau. Le grand brun constata de multiples brûlures sur sa peau, probablement au moment de se cogner contre les parois du vaisseau dans sa chute. Ce dernier ne fumait plus et ne semblait pas sur le point d’exploser.
Encore un peu secoué, le voyageur s’assit sur le sol un peu plus loin et entreprit d’extraire de la plante de ses pieds, les morceaux de verre qui gisaient dans les environs du vaisseau. Il regretta la disparition de ses vêtements dans les entrailles du vaisseau.

Tandis qu’il s’affairait, Dazh observa les environs. Dans le ciel, la planète rouge Géonosis lui faisait l’effet d’être gigantesque. Le sol était par endroit sec et stérile, à l’instar d’un désert, quand il n’était pas recouvert de sable. Il faisait chaud et le vent, plutôt rare, était chargé de poussière. Le désert s’étendait a perte de vue, car il n’observa rien d’autre jusqu’à l’horizon. Quand il acheva d’examiner ses entailles, il se rappela soudain la présence de Mara dans le vaisseau. Il fallait qu’il aille la chercher.


"Aller, il n'y a qu'un seul danger.
Le vaisseau tout entier?
...Franchement, tu paniques pour rien Dazh."



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Les lunes de Géonosis Aujourd'hui à 13:37
Revenir en haut Aller en bas

Les lunes de Géonosis

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 5Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dreamland RPG :: Dreamland :: Zone 2 :: Mirage Space-