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Les pigeons [pv Nao et Shad]

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MessageSujet: Re: Les pigeons [pv Nao et Shad] Mar 17 Jan 2017 - 13:23


Le dégueulasse marquait un point, si les voleurs étaient assez bons pour faire entrer trois personnes inconscientes, les déposer dans un labo sécurisé, voler quelque chose puis repartir, c’était bizarre qu’ils se soient donné cette peine. Ils n’auraient eu qu’à entrer, prendre ce qu’ils voulaient et repartir sans se soucier d’avantage. Sauf s’ils ne voulaient pas qu’il y ait d’enquête lorsque le vol serait constaté ou s’ils ne voulaient pas qu’on s’étonne qu’ils soient eux aussi en possession de la chose volée si ça venait à ce savoir. Ou, comme le suggéra l’abomination olfactive, les criminels étaient internes à l’entreprise. Des collègues jaloux ou même des cadres haut placés qui comptaient se lancer en solo, les hypothèses ne manquaient pas.

Entendre enfin quelque chose de pertinent sortir de la gueule de ce type désagréable sembla perturber tout le monde. Toutefois la féline ne perdit pas le nord et lui demanda comment il comptait faire concrètement pour retrouver les coupables. Il botta en touche en demandant au voyageur s’il avait une idée pour sortir de là, même si ce n’était que le premier problème sur la liste. Il fallait qu’ils trouvent la sortie tout en évitant leurs poursuivants puis il faudrait qu’ils essaient de savoir qui leur avait fait ça. C’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Le voyageur se creusait les méninges, ils ne pouvaient pas se contenter d’emprunter les escaliers, couloirs et ascenseurs au hasard, il y avait trop de chances qu’ils tombent dans un piège ou nez à nez avec leurs ennemis.

« Je pense que pour retrouver ceux qui nous ont fait ça, le plus simple c’est de retourner dans le labo dans lequel on s’est réveillés, le B341. Si on comprend à quoi sert la formule qu’ils ont volé, on aura peut-être plus de chances de savoir qui nous a fait ça. »

Ca ne répondait pas vraiment à la question mais il estimait que ça faisait un peu avancer les choses.

« C’était quatre étages en dessous de là où on t’a trouvée. » Dit-il à la fourmi géante. « Tu penses que tu pourrais nous y ramener? »

« C’est pas comme si j’étais dans ma fourmilière, j’étais enfermée à double tour dans cette foutue cage, ils ne me sortaient que pour leurs expériences… » On sentait clairement la rancœur de l’insecte onirique.

« Moi je dois pouvoir vous y amener, je sais pas vraiment comment sortir de ce bâtiment mais je connais ses entrailles par cœur. »

La créature obscure fit quelques pas puis s’accrocha au mur pour monter jusqu’à une grille qui bloquait l’accès à un conduit de ventilation.

« Par contre si on veut éviter de tomber nez à nez avec eux, il vaut mieux utiliser ce genre de chemins… »

L’héliophobe sentit la plupart des regards se tourner vers lui, il était le seul que ça risquait de déranger, mais ce n’était pas son genre de se plaindre. Il n’était pas spécialement fan de l’idée de se trimballer dans ce genre de conduit étroit avec deux créatures obscures mais c’était toujours plus tentant que de risquer de tomber nez à nez avec le type aux balles de golf.

« Allons-y… » dit-il en haussant les épaules.



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MessageSujet: Re: Les pigeons [pv Nao et Shad] Lun 6 Mar 2017 - 13:28
Tu écoutais le plan du voyageur avec attention. Il ne faudrait pas que tu en loupes une partie. Ainsi, il comptait retourner là où vous vous étiez réveillés ensemble pour enquêter. Tu tournas machinalement la tête vers la porte par laquelle vous êtes entrés et te dis que tu n’avais pas pensé à regarder dans cette pièce pour trouver des indices sur votre enlèvement. Tu étais bien trop en colère de t’être fait avoir ainsi pour avoir réfléchi à cela… et les enquêtes, ce n’était pas tout à fait ton truc.
Force est d’avouer que ce serait désormais nécessaire, une fois de retour là-bas.

Tu suivis ensuite la conversation entre la chatte d’ombre, la fourmi et l’humain sans trop rien dire. Tu réfléchissais. Tu réfléchissais au guêpier dans lequel tu t’étais fourré et que ceci ne serait jamais arrivé au royaume obscur. Tu plongeais ton regard dans celui de l’autre créature obscure sans vraiment y prendre garde. Tu te demandais rapidement depuis combien de temps elle était là, mais tu chassas vite cette pensée : Il était l’heure d’agir.

Tu allas saisir la grille d’aération avec tes griffes et tiras dessus jusqu’à ce qu’elle cède, ce qui ne requerra pas tant de force que cela. Tu grimpas à la suite du sombre félin et utilisas ton fondu d’ombre pour te déplacer dans l’aération sans être gêné. L’énorme avantage de cette technique. Tu ne prenais plus de place mais il fallait faire attention à ce que personne ne te marche dessus, car c’était très désagréable.

Tu emboîtas à ta manière le pas du cyclope silencieusement. De là où tu étais, tu sentais que tout avec une perspective différente. Tout te paraissait plus gros. Enfin bon, l’heure n’était pas à l’admiration de la déformation de la perspective proche. Il fallait tourner à cet angle, puis celui-là… et enfin, celui-là.
Tu entendis des voix qui n’appartenaient à aucun de tes compagnons. La petite créature obscure ralentit la cadence jusqu’à s’arrêter à côté d’une grille d’aération qui donnait de la lumière dans le conduit. Elle ne pouvait pas aller plus loin. ELle voulut faire demi-tour, mais tu te rematerialisas. Tu voulais prêter attention à la conversation. Un mot t’avait interpellé.

“ Les voleurs de la formule sont toujours en vadrouille ?

- Malheureusement oui, chef.

- Qu’est-ce que vous avez foutu, bon sang ? Je vous avais confié un Goliath, pourtant !

- C’est qu’ils ont été malins, ils ont neutralisé notre escouade pour rendre confus le Goliath. On a un mal fou à le calmer, chef !

- Retrouvez-les, bon sang ! On nous paie pour défendre les labos, pas pour se pavaner ! Retrouvez-les-moi en une heure, sinon, vous aurez mon club de golf dans le derrière, est-ce bien compris ?!

- Oui chef !

- Oh et au fait ! Essayez d’utiliser un Plaguehound. Je parie qu’il se fera un plaisir de les croquer. Mais assurez-vous qu’il ne croque pas les documents volés ! ”

Cela s’annonçait mal, bien que des bruits de pas s’éloignaient, la mention de Plaguehound n’était pas une bonne nouvelle. Bien que tu ne saches pas ce que c’était, il n’était pas bon de vouloir le voir en vrai, d’après toi. Tu bouchas de ton corps la grille d’aération pour que ta camarade puisse continuer, puis tout reprit son cours…
Ou presque, sans doute.

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MessageSujet: Re: Les pigeons [pv Nao et Shad] Jeu 9 Mar 2017 - 9:55


L’héliophobe laissa la plupart de ses camarades passer devant lui et aida l’insecte pour lui éviter un effort inutile il ne restait plus que lui et il était plutôt content de ne pas avoir de publique. Il prit un peu d’élan prit appui sur le mur avec son pied droit mais comme il n’était pas habitué à porter des chaussures de ville, il glissa et se rattrapa de justesse évitant de s’aplatir contre le mur. Ayant maintenant conscience de l’adhérence de ses godasses, il fit un nouvel essai et parvint cette fois à s’agripper et à se hisser en lâchant un petit bruit d’effort dont il se sentit instantanément coupable. Les deux créatures obscures ne semblaient pas l’avoir attendu et ce n’était pas plus mal, il emboita donc le pas de la fourmi géante qui se mit à avancer dans le conduit. Il se rendit vite compte qu’on était loin des scènes de film d’action où le héros rampe dans un conduit nickel, superbement éclairé. Il voyait à peine les pattes de l’insecte qu’il s’efforçait pourtant de coller et ses mains étaient déjà sales et poisseuses après quelques mètres. Lui qui n’avait pas l’habitude de la crasse allait devoir prendre son mal en patience pendant encore un moment. Ils bifurquèrent à plusieurs reprises, certains conduits étaient plus ventilés, d’autres presque étouffants, mais il tenait bon, se concentrant sur le fait d’avancer pour éviter de penser à ses genoux et à la paume de ses mains qui commençaient à souffrir.

Alors qu’il apercevait, grâce à la lumière qui provenait d’une grille d’aération, qu’il allait falloir soit descendre, soit monter d’un étage, la fourmi s’arrêta soudain. Il faillit la percuter mais se reprit et allait demander ce qu’il se passait lorsqu’il entendit les bruits légèrement étouffés d’une conversation qui avait lieu dans le couloir. De ce qu’il comprenait, ça n’avait rien de réjouissant pour leur petite bande. Les gardes étaient toujours à leur recherche, ça n’avait rien de surprenant mais Corey n’avait pas pu s’empêcher d’espérer qu’ils se lassent ou aient usé toutes leurs forces. Au contraire, ils semblaient avoir gardé un atout majeur dans leur manche et se décidaient seulement maintenant à le sortir. Le nom de cet avantage de dernière minute n’avait rien de rassurant, ça évoqua tout de suite un limier des enfers dans l’esprit de l’héliophobe qui avait déjà croisé ce genre d’adversaire dans des jeux vidéo mais qui n’était pas pressé d’en affronter dans Dreamland. Tous comprirent, sans le dire à voix haute, qu’il fallait qu’ils se dépêchent. La seule chose qui rassurait le geek, c’était que leur odeur devait être diffusée dans tous le bâtiment grâce à leur présence dans les conduits, donc même si leurs poursuivants comprenaient que c’était ce chemin qu’ils avaient emprunté, ils mettraient du temps à les localiser.

Ils montèrent sur deux étages, éprouvant un peu plus le physique du voyageur qui avait déjà bien souffert, après encore quelques minutes de crapahutage horizontal puis vertical pour remonter d’un niveau, la créature féline se stoppa. Elle força pour retirer la grille, qui lui donna un peu plus de fil à retordre que la précédente et se laissa tomber directement dans la pièce. L’autre créature suivit, puis la fourmi, un peu moins discrètement, et enfin le geek se laissa glisser et se réceptionna assez souplement. Il jeta un coup d’œil et compris qu’ils étaient dans un bureau plongé dans la pénombre non loin du labo dans lequel ils avaient repris connaissance au début de la nuit. Il s’approcha de la vitre qui bordait la porte et aperçut leur destination, avec l’entrée dégagée.

« La voie à l’air libre … » Chuchota-t-il en mettant sa main sur la poignée et constatant qu’elle était fermée, heureusement le verrou était à l’intérieur et il put le faire tourner sans soucis. Il allait ouvrir le battant lorsqu’il entendit le bruit de l’ascenseur qui s’ouvrait à cet étage, il se figea. « Attendez ! Planquez-vous … »

Lui-même se plaqua contre le mur, non loin de la porte, il voulait pouvoir entendre pour essayer de comprendre qui venait d’arriver. Si l’occasion se présentait, il jetterait même peut être un coup d’œil. Ses alliés du soir s’étaient planqués et n’étaient pas visibles depuis le couloir, il ne leur restait plus qu’à attendre un peu que la situation se débloque. Tout ce que le voyageur entendait c’était des bruits de pas étouffés et quelques mots échangés à voix plutôt basse. Les arrivants devaient être dans le labo qui les intéressait, sinon il aurait mieux entendu leurs voix. Un moment passa, puis les bruits se rapprochèrent et il entendit distinctement la voix d’un des hommes.

« Allez cherches ! On sait qu’ils sont passés par là ! » Puis des grognements bestiaux en réponse.

Il retint son souffle, c’était probablement le Plague Hound, c’était logique qu’ils lui fassent sentir un endroit où ils étaient sûrs que les intrus aient passé beaucoup de temps. La question maintenant était de savoir si le chien infernal parviendrait à les sentir sous la porte…


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MessageSujet: Re: Les pigeons [pv Nao et Shad] Jeu 13 Avr 2017 - 13:09
La chatte d’ombre à nouveau devant, le crapahutage à l’intérieur des conduits d’aération put reprendre son cours. Tu réutilisas ton fondu d’ombre pour être tranquille et avancer sans trop d’efforts. Après avoir bifurqué dans un conduit un peu plus large, la féline te glissas le plus bas mais audible possible :

- Si ce clébard nous repère, on est mort. Alors pas de conneries, d’accord ?

Tu acquiesças intérieurement, incapable de parler sous cette forme, de toute façon. Comme elle n’attendait pas de réponse de toute manière, la créature obscure ouvrit le chemin jusqu’à des bureaux plongés dans la pénombre dans lesquels tu repris ta forme originelle.

Tu inspectas les environs avec plus ou moins d’attention, avant de repérer la porte d’entrée. Il y avait beaucoup de bazar sur les meubles, dont quelques récipients remplis de diverses substances colorées. Tu décidas que cette fois, tu ne t’amuserais pas à tester les mélanges, tu étais bien trop occupé à réfléchir à quel point le Plaguehound pouvait être terrible.

C’était alors qu’arriva enfin le voyageur et camarade d’infortune. Il se dirigea vers la porte avec une retenue certaine, puis sonda les environs. Au début, il semblait vouloir ouvrir la voie, mais il se ravisa vite lorsqu’un grondement régulier et de plus en plus fort se fit entendre. Des gens arrivaient, c’était sûr. Ton compagnon d’une nuit confirma ces pensées en reculant après avoir signalé le danger.

Ni une, ni deux, tout le monde se trouva une cachette. Tu grimpas sur un meuble et fondis d’ombre dans un creux. À moins que ces nouveaux arrivants n’arrivent à percer l’ombre, ils ne devraient pas pouvoir te trouver. Tu te mit à attendre car tu ne savais pas si tu pouvais les affronter… et ce Plaguehound ne te disait rien qui vaille. Pour le moment, tu n’en avais pas peur, mais le fait était que la chatte d’ombre s’en inquiétait. Elle devait sans doute mieux connaître les environs que toi.

Après quelques dizaines de secondes à te demander ce que foutaient les gens qui avaient débarqué, Tu entendis du mouvement se rapprocher. Tu te demandais comment ils étaient, mais tu n’étais pas pressé de connaître l’apparence du “clébard”. Vous aviez déjà eu pas mal de fil à retordre avec la grosse chose nommé “Goliath”, il ne fallait pas provoquer votre chance plus que de raison. Et puis, vous n’aviez pas que ça à faire.

Aux grognements qui suivirent l’ordre de recherche lancé par l’un des hommes présents, tu vis l’autre créature d’ombre avoir peur au point de sursauter, heureusement, sans faire de bruit. C’était un chat et les chats détestent les chiens, non ? Peut-être qu’il n’y avait pas trop de soucis à se faire en réalité. Tout devait paraître gros pour cette petite chose à un seul oeil.

Tu entendis alors des pas très lourds et griffus commencer à piétiner dans le couloir à votre recherche. Divers petits grognements commençaient vraiment à mettre la pression à toute l’assemblée de tes compagnons et te gagnait toi aussi. Pourvu qu’ils ne s’attardent pas, vous n’aviez vraiment pas que ça à faire, après tout.

La chose vaguement canine s’approcha de la porte derrière laquelle vous étiez et commença à renifler lourdement. Le voyageur pouvait apercevoir, de là où il était, la tête horrible et grosse comme un chevet du Plaguehound. Visiblement dépourvu d’yeux, il avait un museau osseux proéminent et de la chaire fondue un peu partout sur la tête. Sa peau brune tournait au violacée par moment. Les dents avaient l’air si affûtées qu’elles rentreraient aisément dans n’importe quelle peau.

C’est alors que la chose éternua. La créature d’ombre faillit une nouvelle fois sursauter en emportant un tube à essai non loin d’elle. Quelque chose avait perturbé son odorat pourtant développé, si bien qu’après une petite plainte le Plaguehound décida de renoncer à sentir et à continuer son chemin. Mais le soulagement ne vint pas immédiatement. On entendit l’un des hommes accompagnant le chien infernal émettre une idée :

“ Eh ! Tu crois qu’ils pourraient être là-dedans ? ”

Il y eut un moment de flottement trop intense juste après cette phrase. L’un de ses compagnons réfléchissait, ce qui n’augurait rien de bon. Mais, au bout de quelques secondes interminables, sans doute le petit supérieur du groupe lui rétorqua :

“ Mais non, abruti ! Si le Plaguehound ne les a pas senti, c’est qu’ils n’y sont pas !

- Mais…

- Eh bah vas-y, toi ! Mais ne nous fait pas perdre notre temps ! Le chien est déjà loin, je te signale ! ”

Seul un grommellement d’acquiescement se fit entendre avant que l’entièreté du petit groupe ne se remette en marche dans la même direction que l’hideuse créature. Finalement soulagés, vous vous détendez un minimum, tout en restant sur vos gardes. Vraiment, te disais-tu, heureusement qu’il n’y avait que des trous du cul qui faisaient mal leur boulot, dans ces labos !

Tu te rematérialisas et descendis de ton perchoir avant de marcher plus ou moins discrètement vers la porte et le voyageur qui t’accompagnait. Il fallait faire vite, désormais. Tu te demandais quand même comment quelque chose avec un odorat élevé comme un chien pouvait vous avoir manqué ainsi. Il fallait dire que, dépourvu du tiens, tu ne pouvais pas sentir les relents de vomi mélangés avec la substance dangereuse de tout à l’heure et un zest des liquides présents dans cette salle-ci qui masquait la vôtre. Cela occasionnait donc une odeur bien piquante qui avait sans doute dû déclencher l’éternuement de la bête et son renoncement. Qui avait sincèrement envie d’insister lorsque cela puait autant ? Toi, sans doute.
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MessageSujet: Re: Les pigeons [pv Nao et Shad] Mar 2 Mai 2017 - 17:46


La bête et ses accompagnateurs passèrent un peu de temps dans le labo dans lequel les deux voyageurs et la créature avaient repris connaissance en début de soirée. Une fois que la créature cauchemardesque se fût bien imprégnée de leur odeur, ils revinrent dans le couloir en lui demandant de suivre la piste olfactive. En toute logique cette dernière les conduirait dans les escaliers par lesquels les trois intrus avaient quitté l’étage avant d’y revenir quelques heures plus tard par les conduits d’aération. L’inconvénient était que même si la sente ne les menait pas directement au petit groupe, elle les faisait passer non loin de la porte et si l’odorat du monstre était aussi développé que celui d’un limier il parviendrait peut être à les flairer quand même. L’héliophobe ne put s’empêcher de retenir son souffle lorsque les pas pesants de la bête s’approchèrent de la porte. Il était assez prêt pour entendre les inhalations rapides du canidé sur une piste olfactive, il entendit ce bruit régulier se rapprocher d’avantage. Le plaguehound devait être juste derrière la porte, il commença à se demander ce qu’il allait faire si jamais les garde ouvraient la porte pour voir ce qui intriguait leur guide à quatre pattes.

Si une telle éventualité venait à survenir, il faudrait réagir vite pour profiter de l’effet de surprise, mais même si les humanoïdes n’inquiétaient pas trop le Zenith, il ne savait pas à quoi s’attendre de la part du monstre qu’ils avaient avec eux. Les sons s’approchèrent d’avantage et il vit bientôt des ombres apparaître dans le rai de lumière qui passait sous la porte et une silhouette apparut devant la partie vitrée a côté de cette dernière, celle d’une tête venue tout droit des enfers, on aurait dit celle d’un dogue géant qu’on aurait trempé dans de l’acide puis rafistolée avec des lambeaux de chair. Il ne semblait pas avoir d’yeux, laissant penser qu’il se basait uniquement sur l’odorat. Ils étaient proches, avait-il senti quelque chose ? Il renifla encore plus bruyamment, laissant deviner sa taille énorme et, surprenant presque tout le monde dans la petite pièce, éternua bruyamment. Malgré sa concentration l’héliophobe sursauta légèrement mais heureusement avec le bruit sourd émit par la bête son mouvement passa inaperçu. Le monstre se détourna et, même si l’un d’entre eux aurait bien eu envie de vérifier que le bureau était vide, les deux gardes le suivirent. L’héliophobe mit quelques instants à comprendre que c’était probablement à cause de l’odeur pestilentielle dégagée par la créature obscure masculine que le monstre avait éternué. Il lui en avait voulu de l’avoir exposé à cette puanteur mais cette fois il l’aurait presque remercié.

Tous attendirent qu’ils s’éloignent pour se remettre en mouvement, il ne fallait plus perdre de temps, l’horreur sur pattes risquait de faire demi-tour à n’importe quel instant. Il se décolla du mur et déverrouilla la porte avant de la pousser pour traverser le couloir, vite suivi par les autres. Ils pénétrèrent dans le labo, encore ouvert, dans lequel ils avaient commencé leur aventure en ces lieux.

« Fouillez tout, il faut essayer de trouver quelque chose, n’importe quoi, il faut qu’on comprenne ce qu’ils mettaient au point ici. Si on comprend ce qui a été volé, on trouvera peut-être ceux qui ont cherché à nous piéger. »

Joignant le geste à la parole, il commença à fouiller les tiroirs devant lui, et à lire les dossiers qu’il y trouvait, mais il devait avouer que ça ne l’avançait guère. La plupart du temps c’était du charabia scientifique et le reste du temps c’était des références à d’autres dossiers ou d’autres numéros d’expériences tout aussi obscurs. Il changea d’armoire, mais pour tomber sur le même genre de documents. Il commençait à se demander si ça avait été une bonne idée de prendre tous ces risques pour venir ici et obtenir si peu de résultats. Il releva la tête pour essayer de voir si un de ses camarades avait plus de réussite que lui mais ça n’avait pas l’air d’être le cas. La créature féline semblait cependant absorbée par la contemplation du contenu d’un frigo vitré, accroupie devant ce dernier elle regardait intensément les rangées d’éprouvettes et de tubes à essai.

« Tout va bien ? » Lui demanda-t-il en s’approchant.

« Il en manque une… » Ce fut la seule réponse qu’elle consenti à lui donner, sans le regarder.

« Une quoi ? »

« Une éprouvette… Deuxième étagère en partant du haut. Rangée de droite. »

Il suivit ses indications et remarqua qu’en effet sur un des supports qui contenait habituellement dix éprouvettes, il n’y en avait que neuf et que celle qui manquait était en septième position. Il ouvrit la porte et constata que sa serrure avait été forcée, puis se saisit du lot en question, et étudia la première fiole. Elle était repérée par une étiquette pré-imprimée sur laquelle il y avait l’identifiant du labo puis des cases pour renseigner le numéro de l’expérience et enfin deux cases à cocher « concluant » et « effets secondaires ». Le numéro de l’expérience 458D-YUS était répété sur chaque flacon et sur les 5 premières il n’y avait aucune case de cochée alors que sur la sixième et les trois dernières elles étaient toutes deux cochées. On pouvait émettre l’hypothèse que celle qui manquait était peut-être la seule qui avait eu uniquement la première case cochée sans la seconde.

« Bien vu ! La porte a été forcée, c’est probablement ça ! Quelqu’un a trouvé des dossiers concernant l’expérience 458D-YUS ? »

Les deux autres répondirent par la négative.

« Il faut qu’on trouve quel était son sujet et on pourra peut-être deviner qui l’a volé. »

« Ou sinon il suffit qu’on en boive une pour voir ce qu’elle fait… »

« Quoi ? Ça se trouve ce n’est pas une solution buvable et celles qui restent ont toutes eu des effets secondaires apparemment. »

« Peut-être mais ce sera toujours plus rapide que de chercher un dossier qui n’existe peut-être même pas car trop confidentiel. » Elle marquait des points. « En plus on a quelqu’un qui adore boire des trucs repoussant non ? » Elle se tourna vers Shad pour voir ce qu’en pensait ce dernier.


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MessageSujet: Re: Les pigeons [pv Nao et Shad] Lun 19 Juin 2017 - 14:02
Sans attendre et perdre plus de temps que cela, vous décidâtes de presser le pas le plus discrètement possible afin de réinvestir les lieux initiaux de votre capture. C’était encore le bazar complet, le peu de personnes qui étaient venues ici n’avaient pas pris le soin de ranger. Alors, sur la pointe de tes pieds nus, tu avançais en évitant les bouts acérés et pointus. Le voyageur qui t’accompagnait donna un ordre des plus évident : Fouiller pour trouver.

Tu t’occupas de fouiller les meubles les plus proches de l’entrée puisque les autres étaient affairés dans le fond. Ton objectif, à ce moment-ci était de trouver quelque chose avant les deux autres, afin de passer pour quelqu’un d’intelligent et de te la péter en les rabaissant. Alors tu pris le meuble le plus proche et entrepris de l’ouvrir brutalement, avant de te rendre compte qu’il était bourré de papiers. Dans un premier temps, tu fis l’effort d’essayer de déchiffrer ce qui était marqué dessus, mais tu étais toujours incapable de lire quoi que ce soit. Il y avait des symboles et des groupes de symboles communs, mais c’était bien inutile de le savoir.

Du coin d’oeil, tu vis alors la chatte d’ombre concentrée sur quelque chose. Les événements qui suivirent te firent remarquer que tu avais perdu ton pari. Elle avait une piste et pas toi, tu ne pourrais pas te vanter outrageusement devant eux. Alors tu t’approchas d’eux pour mieux écouter, des papiers encore en main. L’expérience “458D-YUS” ? Savoir lire aurait vraiment pu être utile, là, en fait. Il faudrait vraiment qu’un jour tu t’y mettes. Genre, sérieusement, en plus.

- Nan.

Répondis-tu simplement, irrité par l’état de fait que tu aurais été tout bonnement incapable de trouver le dossier même si tu l’avais eu sous les yeux. C’était frustrant. De la discussion qui suivit, tu en tiras le fait que ces deux débiles voulaient te tester les solutions dessus. Tu aurais été ravi de le faire, mais ça aurait été complètement inutile. Tu le fit savoir le plus calmement possible, mais on sentait une pointe de supériorité de ta part, comme de la vantardise :

- Ça aurait vraiment été cool de le faire, mais je suppose que le but de boire ces trucs est que le corps les absorbe, non ? Laissez-moi vous apprendre que je ne suis pas conçu pour ça. Les mettre en bouche ne suffira sans doute pas à en provoquer les effets.

Tu réfléchis à ce que tu pouvais faire pour eux. À un moment donné, tu eus un éclair de génie salvateur, selon toi :

- Tu disais que la serrure avait été forcée, non ? Il ne s’agit donc pas de personnes qui bossaient sur le projet directement, ou qui avaient accès aux clés de ce truc. Ce ne sont pas non plus les gardes, vu qu’ils se seraient pas donné le mal de nous laisser ici avant de crapahuter partout pour nous retrouver. Il ne reste donc que du personnel scientifique en cause. Il nous faut leur liste. Je pense qu’ils devaient travailler aujourd’hui, sinon, on se serait étonné de leur venue. Vu le bordel qu’on a fait et l’état d’alerte, ils sont sans doute partis avec la cohue. Je pense qu’ils sont déjà loins.

Après ton monologue, tu conclus par une rire et cette réplique :

- On aurait dû se casser de là depuis le début ! Ce qu’il s’est passé ne nous regarde pas. Je ne compte de toute façon plus mettre un pied dans ce royaume pourri. Et encore, toi, le voyageur, t’as juste à te réveiller pour en être débarrassé ! Ce n’est pas notre cas.

Tu étais quelque part en colère et jaloux du voyageur. Tu le faisais bien comprendre.
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