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About last night (Avec Lilith) [Quête]

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MessageSujet: Re: About last night (Avec Lilith) [Quête] Lun 11 Juin 2018 - 0:44
Vous l'entendez ? Cette douce mélodie, ces oiseaux qui chantent, tout pour un réveil parfait ! Telle la belle aux bois dormant, Lilith s'éveille dans une belle clairière à l'herbe verte, aux fleures colorées, se laissant caresser par la bris fraîche du matin d'été... Et lorsqu'elle se retourne, elle tombe nez à nez avec une vision d'horreur.

Vittoria, les yeux écarquillés mais sans aucune émotion, la bouche grande ouverte mais aucune dent, un liquide rose à paillette s'en échappant. Perdant son sans froid et étant sans repère, ne se souvenant de rien, ni même n'ayant aucune idée de l'endroit où elle se trouve, elle hurle, tout simplement, à gorge déployée tout en reculant autant que peu se faire.

C'est alors qu'un éléphant en bulle rose se ramène, suivit par deux de ses confrères, et récupère le corps visiblement sans vie de son ancienne rivale de Fac. Mais il ne la porte ni comme un cadavre, ni comme une princesse, et elle semble ne peser pas plus lourd qu'une tasse de café vide. Clignant des paupières à plusieurs reprises, elle comprend qu'il ne s'agit pas de son amie-ennemie, mais simplement d'une représentation peu flatteuse d'elle en version gonflable. Comprenant alors ce que pouvait bien être la texture mi-liquide mi-visqueuse à paillettes s’échappant de ses lèvres boudinées, elle vomit. Ni plus ni moins.

-Roh les gars on a merdé ! Qui l'a laissé traîner là ? Maintenant la blonde va tout raconter à notre Déesse-de-la-baise-Violente et elle va nous renier...

-On a qu'à dire que c'est un coup des licornes abruties !

-Bonne idée Ephé-ralgant !

Pour tout avouer, la jeune femme à quatre patte dans l'herbe n'avait pas vraiment entendu la conversation, ni même n'y avait fait attention, focalisée sur le fait de reprendre ses esprits, de comprendre où elle était, et surtout, pourquoi.

Peu de temps après que les espèces de chewin-gum-éléphants soient partis avec l'horreur gonflable, Lilith se redressa et inspira un grand coup. Où avait-elle atterrit ? Elle s'appelait Lilith, ça, elle en était convaincue. Elle étudiait en Faculté de droit, et Vittoria était sa plus grande rivale. Mais qu'est-ce qu'elle faisait dans un endroit aussi étrange ?! Pas de doutes, elle rêvait, pourtant, elle ne s'était jamais sentie aussi réelle dans un de ses rêves, elle avait beau se pincer, elle ne se réveillait pas, et en plus elle avait mal ! Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait juste avant, ni même durant les derniers jours, tout était flou... Elle ferma les yeux pour se concentrer, essayer de donner à ce rêve une forme qu'elle aurait choisit, une forme plus lucide, et non placée sous le signe de l'étrange et du gore, le gore, ce n'était vraiment pas sa tasse de thé.

Lorsqu'elle les rouvrit, elle se trouva nez à nez avec un grand cheval gris au regard morose. Ah, non, peut-être une licorne, mais sans sa corne, juste un... Moignon.

-Vous l'avez retrouvé ?

-Euh, excusez moi ?

Elle ne savait pas ce qui était le plus abhérant : le fait qu'une licorne n'ait pas de corne, le fait qu'il y ait une licorne devant elle, le fait qu'elle soit grise, le fait qu'elle s'adresse à elle, ou le fait qu'elle parle, tout simplement.

-Mon foie. Votre mission.


Cette phrase, aussi courte fut-elle, eut pour effet de lui imposer des visions d’événements passés. Elle se souvint alors de qui elle était, de ce qu'elle avait accomplit ici, à Dreamland, elle se souvint de Dreamland, de son rôle de Voyageuse, et surtout, du fait qu'elle avait perdu ses pouvoirs..... Et donc, bientôt elle redeviendrait simple Rêveuse ! C'est pour ça qu'elle devenait amnésique ! La situation était critique, il lui fallait absolument retrouver Vittoria ! Et surtout, ses pouvoirs !

Lorsque le mal de crâne s'estompa, elle recula pour ne plus être collée à la licorne grise.

-Vous avez vu Vittoria ?!

-C'est la question que j'allais vous poser. Je m'impatiente, demoiselle.

-Ne vous en faites pas, vous l'aurez cette nuit, foi de Lilith. Euh... Excusez le mauvais jeu de mot... Par ailleurs... Où est passé votre corne Charlie ?

-Je me le demande aussi. Je me suis réveillé sans.

Et il soupira de nouveau. Il était d'ailleurs très curieux de ne pas encore avoir eu le plaisir de voir Pink et Blue, les deux énergumènes flashy, pétillants et pleins de joies, et surtout de mauvaises idées. Ceci étant, personne ne s'en plaindra ! Et alors que la jeune femme se demandait par où elle allait commencer, elle se retrouva prise dans une course effrénée, fermement tenue par la main par un, devinez quoi ? Lapin blanc vêtu d'un haut de forme et d'une montre à gousset...

-En retard, nous sommes en retard ! Vite, vite ! Dépêchons nous !

Décidément, ce monde n'a aucune limite, ni à l’extravagance, ni au plagiat. Ainsi elle se retrouva à courir dans l'herbe en compagnie d'un lapin sur les nerfs qui n'avait de cesse de répéter toujours les mêmes palabres. Si son précédent séjour lui avait apprit quelque chose, c'est que le meilleur moyen de trouver son chemin à WeedLand, c'était de se laisser guider. Elle espérait ainsi retrouver Vittoria, ou mieux, leurs pouvoirs, et le foie.

Ils coururent un petit moment à travers champs, l'herbe devenait de plus en plus haute, et large, lui donnant sincèrement l'impression qu'elle rapetissait. Pourtant elle aurait juré ne sentir aucun changement de taille. Finalement, ils ralentirent à l'approche de ce qui ressemblait à une grande arche florale, comme celles que l'ont trouve durant les mariages. Le chemin serpentait à présent entre des murailles d'herbes géantes, impossible de voir très loin.

Lorsqu'elle passa l'arche, sa tenue de fillette de petite maison dans la prairie céda la place à celle d'une fée princesse. Diadème et robe à volants pailletés, violette de la tête aux pieds, elle se sentait mal à l'aise et pas du tout dans son élément. Elle arriva alors à une graaaande tablée où l'équivalent du chapelier fou et ses joyeux lurons l'attendaient. Le chapelier était alors incarné par, devinez ? Oui, les deux licornes rose et bleu vêtues de monocle et d'un unique chapeau haut de forme couvrant leur deux têtes.

-Liliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiith ! Prends place, on attend plus que les deux derniers invités, dont c'est.... L'ANNIVERSAIIIIIRE !!!!!!!!

-Oui Oui Oui, un anniversaire plein de magie et d'espoir !!

-Regarde, regarde !

-On va offrir ça à Charlie !

Ils dévoilèrent alors une corne encore sanglante emballée dans ce qui ressemblait à ne pas s'y méprendre à du papier Q. La pauvre demoiselle soupira, dans quoi était elle encore embarquée ? Cette histoire n'avait strictement aucun rapport avec elle, ou ses pouvoirs. Elle commençait à sincèrement en avoir assez de cette histoire, si elle se souvenait bien, elle les avait suivit aveuglément depuis le début de cette mésaventure. Et finalement, elle en était au point de départ. Seule, et sans pouvoirs.

Pourtant, chaque histoire invraisemblable dans lesquelles elle avait été plongée lui avait donné un indice sur la marche à suivre. Le dernier en date était... Les éphélants !! Ils faisaient partis des convives, tous sur leur trente et un, queue de pie et instruments accordés, prêts à lancer la fanfaronnade à l'arrivée des derniers invités, stars du goûté.

-Liliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiith !


-Tu as un cadeau pour Vittoria toi ?

Un cadeau ? Pour Vittoria ? Saperlipopette !! C'était effectivement son anniversaire aujourd'hui ! Mais, comment ces abrutis auraient-ils pu le savoir ? Un coup de chance ? Qui sait, quoi qu'il en soit, elle était absolument ravie que sa partenaire d'infortune doive arriver à son tour. Elles pourront ainsi poursuivre leur quête à l'aide « du groupe ». Comme le leur avaient dit les deux licornes timbrées.

Lorsque la chansonnette débuta, elle comprit que sa comparse arrivait, et elle se leva, prête à l’accueillir dans sa magnifique robe de princesse fée. Les éphélants jouaient, ravis, Pink et Blue chantaient à tu-tête, les coccinelles frappaient dans leurs pattes et la petite souris en guenilles scouiquait de manière adorable.
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MessageSujet: Re: About last night (Avec Lilith) [Quête] Sam 23 Juin 2018 - 16:50

Si Lilith avait pu profiter d’un réveil en douceur dans une calme clairière ensoleillée, avant qu’intervienne bien entendu le traumatisme causée par la “Poupéttoria” des éléphants bulles, la jeune rousse avait quant à elle ouvert les yeux au milieu d’un rêve fait d’une pénombre si épaisse qu’on aurait pu la couper au couteau. Et c’est d’ailleurs ce qui se passa. Une lame effilée se mit à danser devant le nez de la demoiselle, déchirant l’obscurité selon la forme d’un cercle presque parfait, révélant bientôt ce qui se trouvait derrière les ténèbres. Avec toute la lucidité que pouvait avoir un rêveur perdu dans une nuit qui s’annonçait farfelue, et c’est peu de le dire, l’américaine fit quelques efforts pour prendre conscience de son environnement. La jeune femme réussit à deviner à tâtons qu’elle était assise dans ce qui semblait être un large fauteuil à oreillettes alors qu’à travers le trou un décor presque baroque se dessinait sous une lumière douce et tamisée. Bien que son siège lui semblait fort confortable, la demoiselle se sentait extrêmement mal à l’aise et ce d’une part à cause d’une incapacité à bouger de son plein gré et d’autre part à cause du vertige diffus qui embrumais ses sens. Serrant les paupières et poussant un soupir las, elle eut à peine le temps de se dire que ce n’était qu’un rêve comme un autre sans réussir à chasser l’impression de déjà-vu qui lui vrillait les tempes, qu’une tête d’éléphant d’un immonde rose pâle traversa le cercle avant de se mettre à hurler par dessus son épaule.

- C’est bon les mecs je l’ai retrouvée, Éphé-méride l’avait foutue dans la chambre noire !

Un brouhaha diffus se propagea à l’arrière du pachyderme translucide, en partie constitué de soupirs de soulagements mais aussi de remontrances exaspérée, sans doute à l’intention du responsable évoqué plus tôt. Sans vraiment comprendre, la jeune femme sombra de nouveau dans un sommeil comateux, certaine pourtant d’oublier quelque chose d’important.

Ce ne fut que bien plus tard que l’étudiante retrouva un semblant de conscience, qui fut rapidement submergée par une nausée pas inintéressante. A présent libre de ses mouvements, techniquement parlant, elle se trouvait de nouveau assise dans ce qui semblait être une chaise à porteur qui tanguait dangereusement au rythme de la musique douteuse (la marche des éléphants pour ceux qui suivent bien entendu) qui courrait aux cotés du véhicule. Le roulis était si sec qu’elle devait s’accrocher de toutes ses forces aux fioritures de son pseudo carrosse, d’où le coté relatif de sa liberté de mouvements. Bien que prête à subir une nuit de pérégrinations étranges dans les méandres de son inconscient, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de se demander d’où venait cette sensation de devoir à remplir et de déjà vu, sa réflexion étant cependant coupée par des vagues de nausée qu’elle retenait avec la plus grande peine du monde.

Une poignée d’atroce minutes plus tard, le cortège clownesque arriva enfin à destination. Enfin, c’était ce qu’avait déduit la rousse passablement agacée puisque la musique avait cessé, le roulis aussi. Devinant des silhouettes silencieuse derrière les rideaux blancs et vaporeux qui isolait la cabine du reste du monde, la demoiselle devina que tout le monde attendait silencieusement qu’elle écarte les pans de soie pour se remettre à vivre, voir même à respirer pour certain. Baissant les yeux sur sa tenue avant de tirer la corde activant l’ouverture des rideaux, la jeune femme ne fut pas peu fière de découvrir qu’elle portait une sublime rome de velours, de tulle et de dentelles unissant à merveilles des teintes de noir et de bordeaux, accentuant l’air aristocratique et hautain qui émanait déjà en temps normal de sa personne. Bien que le style de sa tenue fut passé de mode depuis plusieurs siècles déjà, cela ne l’empêchait pas de la porter avec une élégance qui se voulait innée. Puis se disait elle, s’était son rêve, autant en profiter. Elle tira alors la cordelette du mécanisme, se prêtant au jeu de la situation pour découvrir à son grand effroi une gigantesque table à laquelle se trouvait deux licorne, une pseudo licorne amputée, de nouveaux personnages de Disney et aussi et surtout Lilith. Encore et toujours elle. Et là tout lui revint comme une gifle, les images de la nuit précédente s’enchainant en un film muet à toute vitesse dans son esprit. Concentrée pour ne pas perdre son sang froid, elle n’entendit pas tout ce petit monde lui souhaiter un joyeux anniversaire et se contenta de lâcher le mécanisme d’ouverture qui fit retomber les voiles sur elle comme pour annoncer l’entracte d’une sinistre comédie.

- NON NON ET NON ! AAAAAAAAH FUCK C’EST PAS VRAI CA, POURQUOI MOI BORDEL ?!

Passé ce hurlement qui traversa sans mal le cocon transparent qu’offrait la chaise à porteur, la voyageuse se décida à descendre dans un soupir las, ignorant royalement les pattes tendues que lui offraient deux éléphants bulles, et même le tapis que tentait de reproduire un troisième en s’étirant sur le sol. S’asseyant à la place d’honneur de la table, elle se contenta de jeter un coup d’oeil agacée sur les différents protagonistes avant de lâcher sur son ton sec et habituel.

- Dépêchez vous d’en finir, qu’on passe à autre chose…
- C’est l’heure des cadeaux !
- Yaaaay cadeaaauuuuuux !

Les deux licornes colorées tendirent tout d’abord un affreux paquet dégoulinant à Charlie qui quitta son air blasé le temps d’engueuler ses camarades, apparement à la source de sa nouvelle amputation. Puis les éléphants-bulles présentèrent quant à eux un beau paquet à leur idole, entouré d’un ruban rouge sang qui n’était pas sans rappeler la couleur de cheveux de celle à qui il était destiné.

- C’est de notre part à tous !… Et aussi de la Princesse-de-la-douce-Extase !

Un de ses homologues lança sa trompe sur son épaule pour le prendre à parti quelques secondes.

- (Qu’est ce que tu racontes comme connerie Ephé-miné ?)
- (Elle a pas de cadeaux, et comme ça elle dira rien de la “tu sais quoi”. Et fait pas chier aussi…)
- Non c’est moi Ephé-pachié, lui c’est Ephé-ctivement.
- Ta gueule toi, dirent les deux premier à l’unisson.
- Je vous entend vous savez…
- … JOYEUX ANNIVERSAIRE !

La rousse leva les yeux au ciel, ne retenant que deux éléments de cet aparté. Les éléphants avaient un truc à cacher et Lilith s’était ramené à un anniversaire, que dis-je SON anniversaire sans cadeau. Ca ne l’étonnait même plus à ce stade. Déballant tout de même le paquet, elle y découvrit une grosse lampe de poche dont le coté était tout poussiéreux. Vu son état, il était peu probable qu’elle fonctionne…


- Merci… I guess…
- Nettoyez là Ô déesse !

Peu persuadée, la rousse commença à frotter le coté du manche pour en faire partir les traces et se rendit compte un peu trop tard de la connotation phallique du geste qu’elle avait été incitée à pratiquée alors que la plupart des pachydermes léchaient leurs lèvres goulument. Sortant de ses gonds un bonne fois pour toute, elle était sur le point de vérifier la présence de crâne à défoncer dans la tête du dit Ephé-miné quand un nuage de paillette se dégagea de l’ampoule de la torche à pille, dévoilant un humanoïde aux jambes faites de fumée et au traits plus que typés… SIVOUVOYÉSKEVEUDIR… Non ? Bah il était vert évidement, vous ne faites aucun effort de compréhension...

- Enfin libre MOUAHAHAHAHA ! Je me présente ! Je suis le génie de la lampe de merde et tu dois être mon nouveau maitre ? Maitresse ? Il prit une voix sensuelle. Je suis là pour exaucer tes… désirs… tes… souhaits… hmmmmmm… MAIS ! Seulement trois fois ! Je t’écoute ?

Emballée par un nouvel espoir, la jeune femme qui n’avait plus aucune considération pour les personnes autour lâcha.

- Je souhaite retrouver mes pouvoirs et me barrer de ce foutu royaume une bonne fois pour toute !
- Ah désolée chérie c’est pas possible ça.

Nouveau face-palm pour la demoiselle qui se doutait un peu que ça ne pouvait pas marcher évidement. Joignant les mains pour conserver son calme, elle se contenta de demander la raison de ce refus avec un ton qui laissait tout de même deviner son exaspération.

- Génie de la lampe de merde, j’exauce que les voeux de merde.
- C’est à dire ?
- Tu souhaites le savoir ?
- Non surtout pas, non...

Appuyant de son pouce et son index sur ses paupières pailletées, la jeune-femme réalisa l’ampleur du cadeau à la con qui venait de lui être fait. Comment allaient elles retrouver leur pouvoirs à présent qu’elles étaient perdues en plein milieu de Weed-land sans aucune trace de Obama ni des fouines ? Ceci étant, le destin décida de faire germer une petite idée dans l’esprit de la pauvre voyageuse qui se trouvait bien trop au centre de cet épisode à son goût… Au moins Lilith ne faisait pas des siennes pendant ce temps c’était déjà ça.

Et si je souhaitait que les Eléphants donnent une représentation spéciale de la chanson des aristochats dans le repère d’Obama où tous ses hommes de mains seraient réunis, ça compte ?
- Heuuu ouais c’est un voeux de merde, je valide. ABRAKADAZOUPIFPOOUUUUUF ! Voilà vous chantez dans 2h les mecs ~ A pluuuuuus

Et sur ces mots, le génie disparu. Vittoria, qui comptait sur l’incompréhension de son homologue affichait maintenant un air fiérrot et satisfait et pointa un doit inquisiteur vers les éléphants.

- Et vous, vous enfin vous rendre utile et allez nous prendre avec vous comme guest pour la chanson, compris ?
- Mais on peut pas faire ça, on sait même pas comment vous chantez ? Nan vous nous avez mis dans la merde, même pour vous on peut pas faire ça Ô déesse…
- Et si je vous promettait une nuit torride avec Lilipute pour vous récompenser du service rendu ?

Le groupe tiqua à cette offre et un dénommé Ephé-Mère fut désigné comme délégué pour marchander.

- Hmmm mais on perdrait nos meilleur spectateurs si on vous emmenait…
- Fournissez nous des déguisements, vous devez avoir ça non ?
- Hmmm possible… Mais c’est plus cher.
- Je vous laisse la nuit torride avec Lilith et je serais dans la pièce à coté.
- Pas persuadé… Sinon on vous fournit des déguisements et de l’essence de spectacle par contre on veut une nuit avec la Princesse-de-la-douce-Extase ET avec notre Déesse-de-la-baise-Violente !

L’américaine était dans une impasse, il fallait qu’elle accepte sinon qui savait quand pourrait se représenter une occasion pareille de récupérer leurs pouvoirs… Bah elle réussirait sans doute à disparaitre avant d’avoir à payer son dû, Lilith se débrouillerait quant à elle. A contre coeur la rousse conclut le marché et les éléphants enclenchèrent le branle-bas de combat tout en barrissant d’extase et de joie. Sortant de nulle part un coffre plein de vêtements et de perruques ils leur indiquèrent de se servir pendant que la souris en guenille leur offrait deux bonbons aux couleurs surprenante. Des bonbons, ça ne vous rappelle rien ? Parce qu’à l’américaine si, et elle se demanda soudain si elle ne préférait pas lorsqu’elles n’avaient pas de plan du tout…
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MessageSujet: Re: About last night (Avec Lilith) [Quête] Lun 9 Juil 2018 - 1:30
Aaaah Vittoria, toujours égale à elle même. Insultes et perte de sang froid, ses marques de fabrique ! Malgré son fichu caractère, Lilith l'apprécie. Chaque jour qui s'écoule en sa compagnie, elle essaye de lui faire voir la beauté du monde pour la rendre moins amère. Une quête bien ardue si vous voulez mon avis. Mais que voulez vous, c'est un trait de caractère tellement incrusté...

Finalement, les événements s’enchaînent à une vitesse telle que le convoi se met déjà en route. Il faut dire que la pauvre albinos a passé son goûté à écouter le couple de coccinelle roucouler sous les yeux d'une sourie qui broie du noir à cause des éphélants. Lorsqu'ils sont arrivés, ils se sont attroupés autour de la reine du goûté, repoussant tous les autres convives plus loin. Elle était à l'opposé des festivités, n'avait rien suivit des cadeaux, et avait à peine touché à ce qui ressemblait à du space-cake-arc-en-ciel. Il lui tardait tellement de retrouver ses pouvoirs ! De vivre des aventures de cape et d'épée ! De retourner sauver des gens ! Bref, de quitter ce pays farfelus et de retourner à sa vie d'avant. Cela ne faisait que 2 nuit, mais ça lui paraissait durer une éternité. Et pire que tout, elle avait peur de ne plus avoir aucun survenir... Vous imaginez ? Elle, elle ne préfère pas.

C'est une série de barrissements extatiques qui marqua la fin du repas de fête. De nombreux éphélants tremblants de joie et de plaisir fourmillaient autour du carrosse, sortant de nul part un coffre magnifiquement orné d'or et de pierres précieuses. La suite du cadeau ? Quelle chanceuse !

-Ramène toi Princesse-de-la-douce-extase !

-Parle lui mieux Ephé-ctivement ! Rejoignez nous Ô Princesse-de-la-douce-Extase, il faut que vous choisissiez votre costume.

-Costume ? De quoi ? Pour quoi ?

-Pour la représentation, pardis !

Dans une incompréhension totale, Lilith fut tirée par le bras par cet éphélant rose pâle. Il lui jetait un regard si énamouré qu'elle se sentait vraiment, mais alors vraiment, très mal à l'aise. Elle se laissait une nouvelle fois portée par les événements, de toute façon, c'était le seul moyen qu'elle avait trouvé pour faire avancer le schmilblick... Subir et découvrir.

Tout avait déjà été installé, les paravents en dentelle fine, le chemin en pétale de rose rouge pour Vittoria, rose rose pour Lilith, les chaises de bois blanc et de velours assortis aux pétales afin qu'elles puissent se changer aisément et dans un confort optimal... A côté du coffre se tenait la petite souris en guenille qui tendait une ancienne tellière, dans un état déplorable, d'où il fallait tirer un bonbon. Lilith se retournant vers le dénommé Ephé-ctivement pour lui redemander quelques explications.

-Uh. Rappelez moi pourquoi je dois me changer ? Et avaler ce bonbon ? Voilà qui ressemble à une blague de mauvais goût...

-C'est notre Déesse-de-la-baise-violente qui a conclu ce marché Ô ma Princesse-de-la-douce-extase... Vous chanterez lors de notre représentation au QG de monsieur Obama, le Roi-de-l'exhibitiodance.

Elle commençait un peu à comprendre le pourquoi du comment... Bien que cela ne l'emballe pas plus que cela. Elle se plierait à ce marché, après tout, elles avaient enfin un moyen de retrouver leurs pouvoirs...

Vittoria fut la première à faire son choix, se jetant sur la magnifique tenue moulante : robe noire, d'une élégance rare, au dos nu et décolleté en V, largement ouverte sur le côté. Gants longs remontant jusqu'au dessus du coude et ballerine à pompons assorties. Le tout bordé de rouge. Sans oublier la perruque cheveux courts grise argentée et le boa en plumes noires. Elle partit alors derrière le premier paravent tapissé de pétales de rose rouge sang.

Vittoria:
 

La jeune étudiante soupirait en la regardant partir, telle une reine, sa tenue en main, le bonbon dans l'autre. Elle regarda à son tour dans le coffre magnifiquement ouvragé, et n’aperçut qu'une seule tenue. Pourquoi un si grand coffre pour si peu de tenues ? Le choix était limité... Quoi qu'il en soit, elle n'avait pas envie de discuter sur un détail. Elle voulait terminer au plus vite, récupérer ses pouvoirs, le foie et terminé les mauvaises aventures !

En sortant le costume du coffre, elle se rendit compte qu'il était bien moins élégant... Une robe plutôt basique, rayée de rouge et de noir. Une touche de blanc au niveau de l'épaule droite et des bas en dentelle ainsi qu'une sorte de traîne volatile attachée à une ceinture bouclée par un croissant de lune. Ajoutez à cela un corset chaire, des chaussures à talon aiguille et lacets noires, sans oublier la perruque de cheveux courts grise argentée elle aussi, mais avec des reflets bleutés et ce magnifique béret. Pourquoi...... Une tenue si élaborée qui n'a pas de rapport avec la précédente.... Soit, les éphélants doivent avoir leurs raisons, c'est leur spectacle après tout !

Soupirant de nouveau, elle récupéra sa tenue et passa devant la souris mal-vêtue qui lui tendit la tellière... A contre cœur, elle récupéra une des sucrerie. Elle lui donneraient une belle voix, qu'ils lui ont dit. Espérons que ce ne soit pas comme chez mam'esquimaux..... Elle suivit son chemin de pétales roses pâles et s'aperçut que le paravent de son amie était, pour ainsi dire, transparent. On pouvait distinguer toutes ses formes en ombre chinoise... Saletés de pervers... ! Deux d'entre eux attendaient qu'elle sorte, miroir et maquillage en patte. Elle inspira un grand coup avant de disparaître derrière le sien qui serait, sans aucun doute, tout autant transparent.

Elle se changea aussi rapidement que possible, se perdant un peu dans tous les lacets, n'ayant jamais porté de corset... Elle préférait de loin cette nouvelle tenue à la robe violette à paillette que le portail d'anniversaire lui avait imposé ! Après un certain temps, elle sortie dans sa tenue assez particulière, et deux éphélants se précipitèrent alors pour le maquillage, et ajuster sa tenue. Habiles et rapides, elle ne vit même pas le temps passer, mais le dernier ajout la répugna quelque peu... Des lentilles. Des lentilles grises. Pour ne pas reconnaître sa couleur d'yeux si particulière, qu'ils avaient dit. Avec beaucoup de difficultés, elle réussit à les mettre. Et elle était fin prête. Se regardant dans le miroir, elle même ne se reconnue pas. Le visage entièrement blanc, deux fentes noires sur les yeux, telle une mime.

Lilith:
 

Elle fut gênée de constater que tout le monde l’attendait, le carrosse était prêt et Vittoria y était déjà installée, aussi ne l'avait elle pas vue en costume. Elle se demandait si elles devraient le partager, mais elle n’eut même pas le temps de poser la question qu'un pachyderme rose la guida vers une chaise à portant que quatre de ses congénères étaient prêts à soulever. Soit... Elle aurait préféré marcher si seulement elle ne portait pas ces talons...

Le trajet fut extrêmement court, à croire que le QG était juste sous leur nez !! Ou bien c'est l'effet Weed Land. Quoi qu'il en soit, Lilith dut se retenir pour ne pas sauter à la gorge d'Obama qui venait en personne les accueillir. Elle inspira un grand coup, et se dit que le mépris serait du plus bel effet. De toute façon, il n'était pas sensé la connaître. Une diva... C'est le rôle qu'elle adopta.

La scène était prête, le publique aussi. Composé d'Obama et de ses hommes de main, tout cela paraissait d'autant plus ridicule.

-Vous avez deux nouvelles chanteuses Ephé-rvécence ?

-Oh euh oui, nous vous avons concocté un spectacle du meilleur effet Ô Roi-de-l'exhibitiodance !

Ainsi, tout le monde se mit en place, acteurs, chanteurs, musiciens, et la représentation pu commencer...


Lilith devait faire son entrée en seconde, au second paragraphe. Elle avala son bonbon magique juste avant le début de la musique et se tint prête. Elle regardait depuis l'autre bout de la scène l'entrée de sa camarade, divinement vêtue, cette tenue lui allait à merveille ! Le rythme de la musique commençait à la démangeait, était-ce un effet secondaire du bonbon ? Une chose est sûre, elle se sentait prête et impatiente d'entrer en scène !

Une fois le premier couplet terminé, elle entra et déploya sa voix tel un voile hors de la scène, offrant au publique sa merveilleuse voix. Elle se sentait dans son élément. Elle chantait, dansait, comme si elle avait fait ça doute sa vie ! Ce bonbon était merveilleux, il la remplissait d'allégresse ! Elle en oublierait presque sa mission... Si Vittoria n'était pas là pour la lui rappeler.




HRP:
 
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MessageSujet: Re: About last night (Avec Lilith) [Quête] Mer 19 Sep 2018 - 23:30

Les éléphants avaient à peine ouvert le coffre à déguisements que la jeune femme se précipita dessus, gardant tout de même un semblant de grâce féminine à l’instar des fashionistas en période de soldes, pour pouvoir choisir en premier le déguisement qu’elle allait avoir à subir pendant performance avec sa rivale. Autant dire qu’il était hors de question qu’elle lui laisse prendre une tenue qui serait plus saillante que la sienne, c’était évident, exactement comme avec les cadeaux de mamesquimeau en somme. L’américaine réalisa cependant assez vite que la malle ne contenait en réalité que deux tenues à proprement parlé et que le reste n’était qu’accessoires en tous genres frisant le grand n’importe quoi. L’une des deux tenues ceci étant était tout bonnement radieuse, sobre, élégante et semblait offrir une certaine liberté de mouvement qui plus était. Oui, les sandales lui offriraient le luxe de la stabilité et du confort, la robe, en plus d’être ravissante, lui permettrait de bouger comme elle le souhaitait malgré son coté moulant grâce aux deux fentes qui lui remontaient presque jusqu’aux hanches… Le noir et le rouge étaient ses couleurs fétiches pour couronner le tout. Ce serait l’idéal, sans aucun doute. Jetant un vague coup d’oeil à ce qu’elle laissait au fond du coffre elle partit se changer la conscience tranquille, Lilith serait beaucoup moins élégante qu’elle une fois encore.

La partie déguisement se passa rapidement et sans encombres, la jeune femme ne réalisant que trop tard le degré de transparence des paravent de dentelle et bien que ses envies de décapitations se faisaient de plus en plus vives, elle se persuada de tenir le coup au moins jusqu’à leur arrivée chez Obama. Ainsi, prenant sur elle, elle passa au pôle coiffure pour que sa perruque puisse être solidement fixée à son crâne et ne s’envole pas en plein spectacle, ce qui changerait sérieusement le registre de la représentation. A sa grande surprise, Ephé-Méride qui était chargé de cette tâche (qu’il qualifiait d’extatique), ne semblait pas avoir la moindre épingle à chignon et c’est pourquoi la rousse, méfiante, lui demanda comment il allait s’y prendre pour la coiffer. Quoi que gêné il balbutia.

- Nous ne travaillons pas avec des objets heu… pointus Ô Déesse. Mais pas d’inquiétude, à la place je vais avoir l’honneur de la coller sur vôtre sublime crâne.
- La coller avec quoi ?
- Du baume de mon coeur…

Alliant les gestes à la parole, il se lécha goulument la main et la présenta dégoulinante de bave à l’étudiant qui se releva dans un sursaut de dégoût. Il était hors de question que ça se passe comme ça, maintenant ou n’importe quand, c’était une évidence mais ce dont elle avait besoin dans l’immédiat c’était d’une solution. Jetant un oeil à la lampe de poche qui lui avait été offerte posée non loin, elle se demanda si elle pouvait lui être utile de nouveau. Elle ne pourrait pas demander d’épingles à proprement parlé, c’était un fait mais il devait sans doute y avoir un moyen détourné de le faire… Elle laissa son regard vagabonder sur Pink et Blue qui étaient occupés à tourmenter Charlie puis vient enfin l’idée qu’elle attendait. Elle libéra une nouvelle fois le génie vert qui était, toujours aussi vert, mais habillé en commandant de marine.

- Haha ! Sous-marin en F8, belote, rebelotte et Echec au roi ! Je fais une dame et je sors de prison. Dis moi ma chérie, j’espère que c’est important parce que t’interrompt ma partie de bridge naval sans monture.

Réfléchissant à toute allure à ce qui pourrait sembler être le voeux le plus stupide en cette situation, la jeune femme tapota légèrement ses tempes de ses index en ignorant la remarque de ce qui se voulait être son génie attitré.

- Je souhaite qu’un iguane géant aux poches pleines d’épingles à chignon vienne inviter Lilipute… euh Lilith à danser une polka sur une table de jardin.
- Ooookay… répondit le génie les sourcils levés et l’air un peu perplexe. Tu apprends vite à formuler des voeux de merde toi.

Puis il claqua des doigts et un reptile humanoïde habillé en tenue traditionnelle polonaise vint se poster devant la camarade de la jeune femme qui avait fini d’être préparée et commença à la faire tourbillonner contre son gré. L’avantage c’est que les mouvements de danse vifs et rapides vidaient les poches de l’animal de leur contenu, au grand désarroi des ephélants qui s’écartaient inquiets d’être touché par l’un des projectiles. L’américaine satisfaite ramassa quelques épingles, les enfonça solidement entre la perruque et son crâne et s’avança vers le carrosse qui lui était attribué, entendant la bulle chargé de sa préparation se hâter dans sa direction l’air tendu.

- Attendez Ô déesse ! Vous devez cacher vos si beaux iris avec ces lent…
- Approche ça de mes yeux et je te noue la trompe autour de la gorge, déclara t’elle d’un ton froid.

Ceci étant, il était vrai que ses yeux avaient une couleur assez caractéristique qui risquait de faire chavirer toute leur opération. Balayant le camp des yeux, elle trouva l’accessoire qui lui manquait dans une paire de lunettes opaques qu’elle posa sur son visage, non sans avoir continué à avancer vers son moyen de transport. Oui elle était parfaite à présent et tout se passerait comme elle l’avait prévu. Le voyage se révéla étonnamment court, ce qui fut aux yeux de la rousse, temporairement blonde, un avantage supplémentaire. Plus vite tout ceci serait terminé et plus vite elle serait débarrassée de Lilith et pourrait retourner à ses petites occupations. Lorsqu’elle vit sa camarade descendre, elle ne put s’empêcher de remarquer les fausses manières qu’elle avait choisi d’adopter devant le président sortant, pour quelque raison que ce soit. Qu’avait elle en tête ? Elle croyait vraiment que lever le nez vers le ciel allait lui offrir des airs de diva hautaine ? Elle ne pouvait pas se rendre compte, on ne devenait pas diva, on en était une un point c’est tout. Ces considérations en tête, se trouvant à la fois moqueuse et pleine de dédain devant l’attitude qu’elle considérait ratée et surdouée de sa collègue, elle ne remarqua pas qu’elle était passée en flottant presque sur le sol irrégulier du QG, ignorant royalement Obama qui s’était avancé pour l’aider à descendre de sa chaise à porteur.

S’installant sur la scène, la demoiselle profita de l’obscurité du début pour placer discrètement son bonbon sous sa langue et tenta de le croquer pour que disparaissent les traces de leur tricherie mais elle cessa ton entreprise au moment où elle cru sentir ses dents grincer dangereusement. Contrariée elle continua de le suçoter quelques secondes avant de le cracher négligemment, ce avant que les lampes ne se rallument. Tout à coup elle voyait la salle baignée d’une lumière brillante, le public qui demandait le début du spectacle en sifflant les chanteuses afin de leur faire comprendre qu’elles attiraient plus que les regards ce soir… Les chanteuses ? Non, elle uniquement ils étaient là pour elle, pour la voir et pour l’entendre et elle sentait que la moindre note la lancerait dans une extase musicale qu’elle avait hâte d’entamer.

Chaque instrument commença alors à se faire doucement entendre, le piano d’abord, puis la batterie, la basse… C’était à elle, elle le sentait et elle s’était alors langoureusement emparée de son micro pour entamer le premier couplet de la chanson. Sa voix suave glissait entre les quelques spectateurs comme un drap de velours venu caresser leurs oreilles distraites et bien qu’ils ne pouvaient le voir, derrière ses lunettes de soleil inadaptées à la vie en intérieur, son regard se posait tour à tour sur chacun des membre du public pendant que ses lèvres s’étiraient. Oui oui elle était en train de sourire, mais sur son visage masqué le phénomène avait quelque chose de froid, jaune et sarcastique tout en restant séducteur, comme le serait le regard d’un cobra sur le point de mordre. A peine avait elle terminé son couplet que la voix Lilith força le passage et reprit sa suite plus vite qu’elle ne l’avait prévu, rajoutant quelques pas de danses dynamiques à sa prestation dans un style totalement opposé à celui qu’avait adopté l’américaine tout en restant parfaitement accordé avec. Elle avait presque fini par oublier que cette prestation se faisait en duo… Les lèvres pincées et ne souriant plus, elle reprit le cours de son chant en essayant de passer au delà du sifflement de Lilith qui semblait beaucoup s’amuser. Un peu trop d’ailleurs. Elle avait repris le cours de son tour de chant et l’étudiante vexée la regardait faire masquant mal la contrariété que lui inspirait le fait que les regards du publics aillent de l’une à l’autre et ne restent pas fixés sur elle. Elle ne lui volerait pas la vedette et c’est pourquoi elle poussa sa voix un peu plus fort, émettant un grognement sensuel au moment de la dernière phrase, et prenant soin de chanter plus fort que sa camarade qui était sensée la faire avec elle. Sans qu’elle s’en soit redu compte, elle s’était mis dos à dos avec sa rivale dans un pas de danse dignement effectué et avait adopté une pose théâtrale, les yeux tournés vers le coté de la salle, retirant ses lunettes de soleil dans un mouvement théâtral.  

Spoiler:
 

C’est là qu’elle vit un énorme cylindre remplit d’un liquide verdâtre au sein duquel flottait nonchalamment une masse rosâtre et à coté de laquelle se trouvait une étagère où trônaient deux billes colorées de la taille d’une noix. Les billes semblaient faites de verre et remplies de fumée opaque, brillante et colorées. Puis tout lui revint, la mission, les pouvoirs, ce spectacle… Elle n’avait plus envie de danser pendant l’impro musicale dans laquelle se lançaient les Ephelants, juste de foncer les chercher et quitter ce pays de fous. Et pendant ce temps Lilith qui se trémoussait pour animer l’ambiance la salle qui ne cessait de chauffer depuis le début de la performance. Elle ne pourrait encore une fois pas compter sur elle, elle avait l’habitude de toute façon. Puis prise d’un doute elle commença à se déhancher subtilement, s’éloignant peu à peu du centre de la scène en toute discrétion alors que tous les regards étaient tournés vers l’albinos qui ne cessait de bouger frénétiquement au rythme des accords de jazz-swing éléphantesque. Finalement, l’exubérance et l’absence de discrétion de Lilith joueraient peut être en sa faveur pour une fois, il fallait juste qu’elle continue à attirer l’attention le temps qu’elle réussisse au moins à s’avancer vers l’étagère et le bocal géant ce qui pour le moment semblait fonctionner à merveille. Vittoria supposa que sa rivale avait mangé son bonbon plus longtemps qu’elle, expliquant le fait qu’elle soit sorti si vite de sa transe artistique alors que l’invocatrice y était toujours plongée jusqu’à la racine des cheveux.

Le solo de trompette d’Ephé-pachié venait juste de se lancer lorsque la jeune femme arrivait enfin à pas de loup au niveau de son objectif. Tendant les mains vers les perles de verre, elle vit que l’une brillait comme de l’or alors que l’autre l’autre avait une couleur de cuivre profonde. A peine eut elle touché la sphère doré que cette dernière brilla plus vivement, comme si elle intimait l’américaine de l’utiliser et de se lier de nouveau avec elle. Instinctivement et sans savoir ce qui motivait son geste, elle laissa la boule tomber au sol et l’écrasa sans scrupules, faisant virevolter des volutes de poussière d’or qui vinrent soulever son carré blond comme une brise au son du solo de basse et de batterie qui la rendait presque hors du temps. Elle sentait son pouvoir revenir en elle, ses muscles s’assouplir, ses sens s’aiguiser, ses crécelles retrouver leur juste place à l’arrière de sa tête… Soudain euphorisée par ce regain de puissance elle envoya avec précision la perle de Lilith rouler dans ses jambes encore occupées à danser, avec un peu de chance elle saurait quoi faire. Maintenant il lui restait à récupérer le foie et pour cela elle avait ce qui lui fallait. Décrochant son diamant de son pendentif, plus discrète que jamais maintenant que ses réflexes reptiliens lui étaient revenus, elle entrepris de scier la vitre au dessus du niveau du liquide dans un trou assez large pour y glisser son bras et piocher l’organe volé. Entendant les autres chanter et toujours ravie d’avoir retrouvé ses pouvoirs, elle laissait parfois échapper quelques “Oh yeah” de plus en plus fort alors que ses doigts se refermaient presque sur l’objet de sa convoitise.
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MessageSujet: Re: About last night (Avec Lilith) [Quête] Jeu 4 Oct 2018 - 23:53
OOOOHHH OUIIIIIIIIIIIIIIII !!!

Lilith se déhanchait comme une dingue, ne pensant plus à rien, juste à s'amuser, régaler le publique de sa voix, de ses performances, elle vivait un moment absolument divin ! Pas de danse compliqués, octaves qu'elle n'aurait jamais atteint d'ordinaire, le rythme la possédait et elle n'avait d'yeux que pour la réussite du spectacle. Elle enchaînait à merveille la prise de parole, embarquait sa comparse dans des duo de danses endiablés, elle ne faisait pas que se prendre au jeu : elle était dans le jeu. Sensualité et tentations étant ses maîtres mots dans son langage corporel.

Puis vint l'impro musicale électrisante, et c'était définitivement la fête sur scène. Du moins, pour Lilith qui n'était plus elle même. Troquant sa sensualité pour des numéros d’acrobaties spectaculaires, elle passait d'un bord à l'autre de la scène en nombreuses rondades, saltos et autres figures sensationnelles. De fait, elle attirait tous les regards. On pourrait même la qualifier de clou du spectacle, alors qu'aucune directive ne lui avait été donné avant d'entrer en scène. C'était véritablement un bonbon magique, qui se dissolvait lentement dans son organisme puisqu'elle l'avait avalé tout rond...

La jeune femme ne prêtant aucune attention à ce qui l'entourait, n'avait même pas remarqué que sa camarade de chant s'était éclipsé. Elle profitait sans vergogne de la scène et des cris de joie des spectateur, n'ayant de cesse de leur en mettre plein la vue. Elle empruntait de temps en temps un des musiciens pour danser en duo avant de le relâcher et d'en prendre un autre. Tous y passèrent, et elle ne s'inquiétait nullement de la disparition de son binôme. Certes elles n'avaient plus de paragraphes à chanter -comment pouvait elle le savoir?- mais le spectacle n'était pas encore terminé ! Lilith ambiançait fièrement la fosse où tout le monde commençait à lever les bras en rythme et chanter avec l'appui de l'albinos et des musiciens « Every body... Every body...... » La prestation touchait à sa fin, et la demoiselle se permit une petite coupelle de hip hop alors que les instruments de musiquent laissaient la dernière note s'étirer. Elle finit sa pose sur le flanc droit, coude droit au sol, tête posée dans sa main droite, et claqua vigoureusement son pied gauche au sol.

C'était totalement involontaire, mais elle déclencha un vent pailleté du plus bel effet : ses cheveux et ses vêtements furent soufflés des pieds à la tête par une brise cuivrée qui, miraculeusement, ne toucha qu'elle. En soit, elle ne s'y attendait pas, mais n'en laissa rien paraître, provoquant des cris de stupeur et des ébahissement de la part du publique.

Spectacle terminé, son cœur battait la chamade et sa respiration était haletante. Elle se redressa prestement et convia les musiciens pour saluer la foule de fouines et de macaques en délire. Seul un des spectateurs ne semblait plus s'amuser : Obama. Une petite fille aux cheveux longs le tirait par la manche et lui susurrait autre chose que des mots doux à l'oreille. Elle lançait des regards peu engageant à la troupe sur scène et tirait une moue vraiment pas contente de petite cafteuse.

Le regard perçant du président dealer parcourait la scène, et une lueur d'inquiétude mêlée à de la haine trahissait ses suspicions. Voyant que le Grand Patron n'était plus dans l'ambiance festive, ses hommes de main se calmèrent progressivement, réduisant la salle au silence. On entendit quelques craquements, quelques pieds qui trépignaient, en fait, personne n'avait vraiment comprit le changement brutal d’atmosphère : tout se passait si bien !

-Où. Est. L'autre.

Sa question était découpée mot à mot, comme une menace à peine dissimulée. Pourtant, Lilith ne frissonna pas le moins du monde alors que les éphélants tremblaient comme des bulles prêtes à exploser ! Depuis qu'elle avait avalé ce bonbon, elle se sentait plus vivante que jamais, plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été, et n'avait qu'une envie : s'amuser ! Rien ne pouvait lui faire peur, et elle émit même un petit rire moqueur à l'évocation de son « amie » alors qu'elle la voyait juste derrière eux. Elle soutenait le regard mesquin que lui lançait la petite fille qui lui tirait à présent la langue en se pendant au bras de son bien aimé président.

-E...E...E...E...Elle/

Ephé-Pasça avait faillit cracher le morceau alors que le regard noir d'Obama s'était posé sur lui, mais la jeune albinos toujours costumée prit les devants, un grand sourire aux lèvres. Elle avait vu que sa comparse galérait depuis un petit moment -le début des suspicions d'Obama- à récupérer le foi. Elle avait le bras dans le cylindre, mais le foi flottait au beau milieu du liquide. Et même si elle parvenait aisément à se déboîter l'épaule, il lui manquait encore quelques cruels centimètres. Deux ou trois à tout casser. Mais au lieu de la faire stresser, la situation l'avait amusé, à la jeune femme en mime. Elle avait mit son bras, main ouverte, devant la tête d'Ephé-Pasça pour le faire taire, un large sourire enjoué illuminant son visage peint de blanc.

-L'autre ? Hihi ! Elle est juste là !

En disant cela, elle grippa la trompette de l'éléphant-bulle et la balança à travers toute la pièce avec le plus de force possible, visant le cylindre dans lequel Vittoria avait toujours le bras. Bien qu'il fut-ce solide, la force mise dans l'objet le brisa proprement, éclaboussant toutes les personnes alentours et créant une vague verdâtre immonde à laquelle personne ne s'attendait. A peine le liquide s'étalait-il sur le sol que la jeune femme sans conteste possédée sautait déjà de la scène pour se jeter dans la mêlée, avec une cible bien précise : Obama. Profitant de l'effet de surprise généré par l'explosion du cylindre de verre, elle atterri sans aucun problème au dessus du Président d'Amérique en s'agrippant à son bonnet pour le lui enfoncer sur la tête. Il s'étala prestement au sol, sonné et incapable de vociférer ni ordres, ni injures pourtant mérités. La petite avait chût au même instant, surprise et désoriantée.

La demoiselle ne s'arrêta pas là, -oh non!- et poursuivit dans son élan artistique pour sauter d'un protagoniste à l'autre tel un petit singe démonique alors que le liquide dans lequel reposait le foi poursuivait son chemin en faisant trébucher nombre des ennemis. En vrai, elle s'amusait comme une petite folle, riant aux éclats comme une gamine sortie d'un numéro de cirque. Définitivement, elle n'était plus elle même. Le bonbon avait opéré en elle un changement, et elle n'en avait absolument pas conscience...

Bondissant d'un corps à l'autre de manière toujours plus artistique, elle faisait tomber au sol ceux qui ne l'étaient pas déjà, se dirigeant vers sa partenaire qui avait été la première à subir les foudres de sa malice. Dès l'or qu'elle fut à sa portée, elle mit enfin les pieds dans le jus de foi -peu ragoutant- et la récupéra bras dessus bras dessous pour sortir de cet enfers juteux. N'ayant pas vu le foi au sol, elle espérait -quoiqu'elle s'en foutait un peu- que cette dernière avait eu le temps de le récupérer quand même . Un large sourire fendant son visage de part en part, elle ne prit pas le temps ni la peine de demander à sa première victime si tout allait bien qu'elle décampait déjà, faisant le tour de la tente pour prendre la sortie, laissant derrière elle les cris de surprises, les insultes, les barrissements gênés, des rires déments de fouines et les premières directives qu'Obama hurlait dans son dos.

-Rattrapez moi ces deux -biiiiiiip- et récupérez ce -biiiiip- de foi avant que je ne -biiiiip- ces -biiiiiip- avec ma -biiiiip- dans leur -biiiiip- de toutes mes -biiiiiip- -biiiiiiiiiiiiiip- -biiiiiiiip- …..... -BIIIIIIIIP-

Langage fleurit qui s'évanouissait à mesure qu'elles s'éloignaient. Un baraquement sur la droite, et Lilith s'y engouffrait déjà en riant doucement. Bien qu'elle s'amuse comme une adolescente en pleine fugue, elle était essoufflée comme jamais ! Elle avait besoin de se poser quelques minutes avant de très probablement devoir se battre contre toute la clique. Elle se retourna vers sa comparse à qui elle avait enfin lâché le bras et constata avec un amusement non masqué qu'elle était couverte de pied en cape de ce fluide immonde dans lequel baignait le foi qu'elles étaient venues chercher. Elle se retint néanmoins de pouffer comme une ado.

-Tu as le foi, partenaire ? Elle glissa un petit clin d’œil amusé, comme s'il ne s'agissait que d'une broutille.

Décidément, cette nouvelle personnalité qui s'était emparé d'elle la rendait méconnaissable ! Si sûre d'elle ! Ne prenant rien au sérieux !! Un bruit de type ronflement suivit immédiatement sa question et elle se retourna instantanément pour découvrir une personne, ou plutôt une chose qu'elle ne connaissait que trop bien.... La voiture d'Obama. Avec une rapidité phénoménale -dont elle faisait preuve depuis qu'elle avait balancé la trompette : agir avant de réfléchir- elle mit son doigt sur les lèvres de Vittoria avant que celle ci n'ait le temps de dire quoi que ce soit. Elle avait une idée en tête, et elle se devait de la réaliser, quoi qu'il en coûte... C'était une occasion rêvée ! Elle allait se venger de tout ce que lui avait fait subir cette satané voiture... Elle allait le lui faire vivre au centuple ! Nyahahahahahahahahaha !!

Mettant son doigt de son autre main devant ses propres lèvres, pour intimer le silence à l'américaine, elle pointa ensuite du pouce la voiture endormie. Elles s'étaient réfugiées dans son garage visiblement... Elle retira alors son doigt des lèvres de la demoiselle dégoulinante, et fit quelques pas en arrière, un sourire malicieux et triomphant aux lèvres.

Il n'y avait plus que son but dans son esprit, et elle mit totalement entre parenthèses l'autre demoiselle qu'elle ignorait maintenant superbement. Elle se saisit d'une clé à molette dans une main, d'un tube de colle dans l'autre, le plus silencieusement, possible, et se rapprocha dangereusement de l'objet de ses fantasmes...

D'un geste théâtrale, les yeux brillants de malveillance, elle inspira un grand coup et se mit à chantonner tout bas tout en s'activant sur la voiture...


Elle commença par les roues, retirer les écrous fût un jeu d'enfant... Visiblement, la créature mobile ne ressentait pas la douleur de se faire désosser, en même temps, cela paraissait logique... Elle poursuivit en se munissant de colle forte et vida le tube dans l'encastrement du volant. Elle en profita pour ouvrir délicatement le capot et dévissa tout ce qui pouvait l'être, se saisit d'une pince coupante et sectionna toutes les courroies. Elle vida un bidon d'hydrocarbure qui traînait là directement dans le pot d'échappement, et termina son carnage en utilisant un magnifique pistolet à clou qui ne demandait à fermer le bec de cette boite de ferraille. Ce qui eut pour effet de réveiller proprement la dite-voiture dans un sursaut digne des plus beaux films d'horreurs. Il faut avouer que le pistolet à clou n'est pas l'arme la plus discrète ni la plus silencieuse...

En sursautant, McQueen quitta seul ses roues qui roulèrent nonchalamment contre sa volonté et se retrouva sur ses gentes. Il tenta de s'insurger en beuglant, mais les mots qu'ils prononçaient étaient incompréhensibles comme son clapet était littéralement cloué.

-Méfait accomplit !

Lilith se moqua ouvertement de lui en mimant un geste de baguette, à la Harry Potter. Pas facile d'avancer sur les gentes... Mais la voiture furibonde s'élança à toute blinde pour la renverser. Elle n'eut pas de mal à esquiver. La colle avait eu le temps de se solidifier, et ainsi il ne pouvait plus tourner, bloqué dans la même direction, il rentra dans le mur sous les éclats de rire de la demoiselle ivre de sa propre vengeance.

Malheureusement, elle n'avait pas envisagé que le réveil de l'engin ferait tant de bruit, et attirerait ainsi tous les hommes de main du dealer. C'est ainsi que la grande porte s'ouvrit sans crier gare, permettant à un Obama armé de son Blaster-Voleur-De-Pouvoirs, à ses cinq fouines déjantées et deux Gorilles en costard -tous courts de fluide visqueux-, de rentrer à leur tour dans le hangar où la pauvre monture fumait et se lamentait, incapable de bouger.

-Oupsy~

La jeune albinos ne s'était pas détaché de son sourire, et avait une main devant la bouche comme une enfant prise sur le fait, à la différence qu'elle se moquait ouvertement d'eux. Elle avait eu le temps de reprendre du poil de la bête, et n'attendait qu'une chose, s'amuser toujours plus en les ridiculisant eux aussi ! Elle leur offrit un sourire ravageur en les saluant innocemment d'une main, tête penchée sur le côté. Le président la prit immédiatement pour cible après avoir vu que la fumée provenait de sa tendre et chère monture réduite à l'état de pièces détachée. Le regard meurtrier, prenant conscience que son business prenait une claque phénoménale, il pointa son canon en direction de la demoiselle qui se foutait sans remord de sa gueule et tira. Un pas sur le côté, et elle esquiva sans aucun problème, le faisceau lumineux s'écrasant mollement par terre juste derrière elle. Pour sûr ! Il l'aurait eu si elle n'avait pas bougé ! Mais il était trop lent... Il tira encore deux ou trois fois en échouant lamentablement avant d'hurler à ses fouines un ordre flou tant sa rage l'aveuglait.

-Immobisilez moi la ! Imm... Immobilisez moi... Immobilisez la moi !! Satané langage universel...

Les cinq fouines roulèrent alors des mécaniques et entrèrent proprement dans le garage, riant à leur victoire évidente. L'une d'elle armée d'une batte à clou -au singulier, il n'y a qu'un clou-, une autre d'une lame de rasoir mangée par sa camisole de force non scellée, une troisième élégamment vêtue d'un costume vert tenait un canif scintillant, la suivant s'était armée d'un pied de biche et la dernière, en costume rose, restait en retrait avec son arme à feu et donnait les directives aux quatre autres. Le chef, en somme.

-Héhé, un jeu d'enfant les gars ! Psycho, prends la par la droite, Stupid, tu prends la gauche, Greasy et Wheezy, de front les gars.

-Euh... Euh... Quelle gauche patron ?

-Cette gauche ABRUTI !!
La fouine en rose mit un coup de pied à celle à la batte à clou pour la faire aller dans la bonne direction.

-HAHAHAHA NYAHAHA HAHA !

-La ferme Psycho !

-HAHAHAHAHA

Et c'est ainsi que les quatre fouines commencèrent à vouloir encercler l'albinos qui n'avait en rien perdu son sourire. Un jeu d'enfant qu'ils disaient ? Elle fit quelques pas en arrière, ce qui leur fit croire qu'elle avait peur et le donna confiance en eux. D'un coup de pied en arrière, elle frappa la pauvre voiture rouge et son auto-radio s'alluma, libérant la délicieuse musique de Benny Hill.


Et elle se mit à courir à la manière des vieux films en noir et blancs, rapidement, esquivant les fouines les unes après les autres, les faisant se rentrer mutuellement dedans. Lorsque les dénommées Greasy et Wheezy se percutèrent, Stupid et Psycho éclatèrent de rirent. C'est ce moment que choisit la jeune Lilith pour leur sauter par dessus à la manière d'une gymnaste qui fait du saut de cheval, accentuant les rires des deux idiots de service. Elle prit le chapeau de celui en costume vert et courut de nouveau à la manière des vieux films en rythme avec la musique que balançait McQueen. La fouine lui courait après, plus pour récupérer son chapeau que pour la tuer, et Stupid se fracassa seul le crâne avec sa propre batte à clou tellement le fou rire avait raison de lui. Et une de moins !

La jeune femme poursuivait sa course folle, toujours avec les deux fouines à ses trousses et l'autre qui se gaussait sans retenue devant un chef désabusé. Elle courut droit dans un mur et prit de l'élan dessus pour faire un salto arrière et se retrouver derrière les deux fouines qui, elles, rentrèrent dans le mur, ce qui acheva la dénommée Psycho qui n'en pu plus de rire et s'écroula au sol morte. Plus que deux ! Et le chef !

Les deux fouines au sol après s'être mangé le mur, Lilith lâche le chapeau et se dirige en dansant vers la fouine en costume rose qui n'en pouvait vraiment plus de voir ses coéquipiers, incapables, échouer à attraper une seule personne. Tant et si bien qu'elle ne capta pas de suite que sa proie se jetait sur lui. D'une rondade magnifiquement exécutée, la demoiselle désarma la fouine chef et se glissa dans son dos alors qu'il essayait encore de comprendre ce qu'il se passait. C'est à cet instant précis que les deux autres fouines, encore un peu vaseuses, se relevèrent et regardèrent en direction de leur chef pour, à leur tour, se bidonner comme pas possible. La jeune étudiante au sourire à présent immortel tenait bien haut le mustélidé par le slip dans cette prise que l'on appelle communément : le tir-slip. Opération douloureuse pour la victime, mais d'une réussite immédiate en scène humoristique. Elle lâcha finalement sa victime en accrochant soigneusement son slip tendu sur la tête et le relâcha. Il se mit alors à courir dans tous les sens en levant les bras au ciel à la manière d'un poulet à qui on a tranché la tête, le sang en moins. Accompagné de la musique désopilante, la scène était tout bonnement à mourir de rire. Et c'est ce que firent les deux dernières fouines bras dessus bras dessous, l'une avala son mégot de travers, et l'autre s'en retrouva bousculé tout contre une scie à métaux qu'actionna la dernière fouine au slip tiré qui percuta par la suite une étagère qui lui tomba tout bonnement dessus. Douloureuse rencontre...

Pfiou, jamais la véritable Lilith n'aurait vaincu ses ennemis de cette manière peu orthodoxe, mais l'actuelle en était extrêmement fière ! Tant et si bien qu'elle continuait de danser sur la musique en attendant que Vittoria en ait finit avec ses propres ennemis. En fait, elle ne s'arrêta de danser et cabrioler que quand la musique s'arrêta...
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About last night (Avec Lilith) [Quête]

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