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Voleur dans la Nuit

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Vittoria Campbell
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Ven 19 Fév 2016 - 10:04
L’occasion de faire une nouvelle remarque cinglante ne patienta pas bien longtemps. Tout était en train d’exploser à l’intérieur du bâtiment et pourtant Dazh ne se trouvait même pas à l’intérieur, comme quoi tout arrive ! Malheureusement la jeune femme n’eu pas vraiment la latitude de formuler tout haut ses pensées parce que qui dit explosion dit aussi danger ambiant d’autant plus lorsqu’on se trouve à quelque mètres seulement du foyer des bombes. Ca c’était décidément pas de bol, quoi que, ça aurait pu être pire ils auraient pu toujours se trouver dans le grenier et même si le bâtiment ne ressemblait pas à un gratte-ciel, la chute aurait été assez dure à encaisser. Peu habituée à faire face à ce genre de situations extrêmes, même dans un monde tel que Dreamland, elle laissa ses instinct primaires et animaux prendre de dessus et se protégea le visage de ses deux avant bras sans pour autant bouger de sa place. C’était sans doute son cerveau reptilien qui avait prit le dessus, parce que oui, ophiophobe ou non nous avons tous une part de cerveau reptilien au coeur de notre encéphale qui consiste simplement à agir de la manière la plus compulsive possible. Il trouve simplement un degrés d’expression différent selon les individus et la situation.

Bref, une demi seconde de réflexion de trop lui permirent de comprendre que premièrement rester en plan était stupide, et que deuxièmement ce n’était pas pour son visage qu’il lui fallait être le plus inquiète. Tant pis pour elle, elle ne pourrait que s’en mordre les doigts plus tard à condition de les avoir toujours en place… La détonation raisonnait tout autour de la jeune femme et ses tympans douloureux bourdonnaient à l’unisson, comme si elle s’était retrouvée piégée au milieu d’un essaim furieux. Dans le principe, elle n’avait pas été assez proche de la source pour se retrouver définitivement sourde, mais elle allait avoir de longues minutes de mutisme complet à subir avant que son audition ne revienne à la normale, dans le cas où le sens ne s’en trouvait pas plus amoindri que ce qu’il était déjà. Puis soudain elle réalisa que le souffle brulant l’atteignait pas et que les débris et éclats de verre ne venaient pas lui érafler la peau. Elle aurait du s’envoler comme un fétu de paille au vue de la force de la détonation et seul un léger choc était venu ébranler sa position d’encrage. Prenant le risque d’écarter les bras elle reconnu le voyageur qui avait choisi de la protéger au péril de sa sécurité, et étrangement pour une fois l’envahissement de son espace vital n’était pas la première chose qui lui venait à l’esprit.

Malheureusement ils furent bientôt emportés par un choc dont l’américaine ne pouvait connaitre l’origine si bien qu’ils finirent tous deux à terre après une brève série de roulés-boulés. Bilan de l’opération, quelque bleus, la plaie de sa jambe rouverte et des acouphène temporaires. Pour quelqu’un qui venait d’essuyer une explosion, elle s’en sortait particulièrement bien. Maintenant que le danger était passé et que seul de la poussière restait mollement en suspension dans l’air, l’américaine reprit rapidement conscience de son périmètre personnel et se dégagea vivement de celui qui venait de la sauver. La reconnaissance avait elle aussi ses limites tout de même, mais elle restait néanmoins présente n’arrangeant pas l’humeur partagée de la rousse écarlate. Elle ne souffrait pas d’amnésie et se souvenait très bien des erreurs qu’avait précédemment fait le voyageur mais d’autre part, il lui avait sauvé la vie une fois inconsciemment en les forçant à quitter le grenier et une autre fois en la protégeant de l’onde de choc ce qui signifiait qu’elle lui était redevable. Et elle avait horreur de devoir quoi que ce soit à qui que ce soit, même si elle menait un point d’honneur à exprimer et respecter une certaine reconnaissance et du respect aux personne qui le méritaient. N’était-ce pas ici un fameux cocktail d’émotions contradictoire ? Et vous vous demandez encore pourquoi elle est constamment froide, renfermée et indépendante ?

Tout ceci nous éloigne de la situation initiale. Le bourdonnement auditif qu’elle subissait s’était tut, mais son audition n’était pas revenue parfaitement en place pour autant. Elle entendait mais mal. Comme si elle n’entendait pas les sons eux même mais leur écho à la place. Au fur et à mesure de la tirade du jeune brun, elle retrouva son air sérieux et se trouva presque convaincu de la gravité de la situation et ce jusqu’à la dernière phrase qui fit tout retomber comme un soufflé. Trop théâtral. Dommage ça partait bien, si bien qu’elle s’abstint de tout commentaire mis à part  un levé de sourcil perplexe. Il ne fallait pas se leurrer, elle était allée bien trop loin pour s’arrêter en si bon chemin et de toute manière ses principes lui interdisaient de refuser. Son amour-propre lui empêchait tout raisonnement de la sorte mais, si il avait décidé de l’aider après toutes les piques qu’elle lui avait fait subir, elle pouvait bien lui renvoyer l’ascenseur. Mais pas totalement de bonne grâce non plus, parce que sinon on aurait pu penser que ce n’était plus l’américaine qui parlait.


- J’ai une autre proposition, on part du principe que la confiance marche dans les deux sens et tu me donne toute la vérité pendant qu’on poursuit ces individus. Donc on oublie le coté dramatique et on se concentre sur cette situation. Elle marqua un certain temps d’arrêt avant d’ajouter. Et concernant tout à l’heure, merci.

Elle avait ce don qui consistait à dire “merci” sur un ton qui laissait entendre “va mourrir” à la place et c’était plus ou moins conscient selon les moments. Un talent ou un défaut… Encore une question bien philosophique. Toujours était il qu’elle avait remercié le voyageur et qu’elle s’était mise à le tutoyer par la même occasion, ce qui l’amena à penser par la même occasion…

- Avant que j’oublie. Mon nom c’est Vittoria. Pas Vitt.

Voilà qui était fait ! Sa susceptibilité remise en place, ils étaient prêts à y aller. Elle ne faisait pas vraiment attention à sa jambe qui s’était remise à saigner et à peler et fut prise d’une légère quinte de toux à cause de l’air qui devenait difficilement respirable dans les environs, d’autant plus que l’immobilité lui donnait froid. Peu importe le chemin qu’ils décidaient de suivre il était temps de bouger. Elle avait encore perdu Macavity des yeux et ne se doutait pas que le matou, réfugié sur un toit guettait leur réactions autant que l’avancé des hommes-serpents dans les ruelles sombres environnantes. Il avait une idée en tête et reviendrait par de vers les deux jeunes gens qu’un peu plus tard. L’ophidienne chercha du regard le chemin emprunté par les responsables de l’explosion et préféra attendre que le brun ne se mette en route, le suivant à une allure soutenue et bien plus prolongée que ce que le monde réel lui aurait permit d’accomplir. Il allait enfin être temps pour elle de passer ses nerfs sur quelqu’un.
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Dazh Dalreight
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Jeu 25 Fév 2016 - 19:34


Voleur dans la Nuit

Duels



Le jeune Dalreight dut admettre qu’il s’était peut-être un peu emballer. Son petit discours sur la confiance et le fait de vaincre ensemble, n’avait eu d’effet que sur lui-même. La perspective du combat et l’excitation d’une poursuite dans la nuit, s’était envolé à mesure que Vittoria analysait froidement la situation. Si un tel discours n’avait pas réussi à la galvaniser, Dazh se demandait bien ce qui pouvait y arriver. Peut-être qu’il aurait fallu une musique épique dans le fond. Le voyageur prit note de trouver un tel artefact à l’occasion.

Tout n’était pas perdu cependant. A sa manière, la jeune femme le remercia, ce qui le fit sourire un peu. Maladroite ou non, elle lui reconnaissait finalement quelques talents pour quelque chose. Le jeune Dalreight s’interrogea un instant sur l’importance que ça avait, ou non, qu’on le reconnaisse à sa juste valeur. Ce qui l’amena à déterminer où se trouvait la vérité quant à sa valeur réelle. Il balaya ses pensées et conclut, comme l’avait fait Shakespeare avant lui, que rien n’est plus commun que le désir d’être remarquable. Enfin, la jeune femme ajouta sur un ton ferme, qu’elle refusait l’usage de diminutif, craignant peut-être qu’il soit de plus en plus familier avec elle. Mais Dazh n’en prit pas ombrage et s’élança sans attendre, à la poursuite des hommes lézards.

L’odeur de poudre et de poussière était encore très présente dans leur sillage. De plus, les deux silhouettes reptilienne aperçut un peu plus tôt se déplaçait sous le vent, ce qui était aisé pour quelqu’un avec un peu d’odorat de les suivre à la trace. Cependant, le jeune Dalreight n’avait pas ce talent et il espérait un peu que Vitt ait cette capacité, à l’instar des serpents, lorsqu’ils chassaient. Cependant, les hommes-serpents provoquaient un certain élan de panique, même chez les criminels endurcies de ce quartier de la ville. Le morpheur pouvait facilement reconnaitre la piste des hommes-serpents. A toute allure, le jeune Dalreight courrait et tentait de percevoir les cris et les hurlements de panique un peu plus loin. Malgré sa respiration haletante, le bruit de ses pas sur le sol et la pluie qui recommençait à tomber, il parvenait à se diriger dans la bonne direction. Finalement, il les aperçut au loin, disparaissant à l’angle d’une rue. Immédiatement, Dazh accéléra le pas, tout en jetant un œil par-dessus son épaule, pour voir si Vittoria suivait toujours. Bien que ne l’ayant pas aperçue, il reprit sa course de plus belle. Il lui avait semblé entendre le pas de course de la jeune femme, il y a quelques secondes encore. Il se dit qu’elle devait sans doute se trouver dans son angle mort.

Quand il tourna à son tour, il fut surpris de rencontrer les deux hommes-serpents à seulement une trentaine de mètres devant lui. Ils se déplaçaient bien moins vite que les deux voyageurs, car ils étaient plus habitués à se déplacer sur le sol meuble de la jungle que sur la route pavé du royaume des chats. Dans la précipitation, ils avaient choisis de disparaître dans cette ruelle, qui n’était rien d’autre qu’une impasse. Devant eux, les quais du fleuve et rien d’autres. Les hommes-serpents observaient le jeune Dalreight à leur poursuite puis entreprirent d’escalader le mur en pierre sur leur droite afin de gagner les toits et s’enfuir. Dazh courut dans leur direction, mais les hommes-serpents gagnèrent les toits avec une rapidité extrême. Ils étaient maintenant hors de sa vue et Dazh ne voyait pas comment grimper et les poursuivre à son tour. A moins que…

Le morpheur enfonça le mur de pierre sans peine et passa a travers. Avec son élan, il fit de même de l’autre côté. Son masque de Quartz bien caler dans son torse de pierre, enfonçait les murs aussi efficacement qu’un bélier en acier. La petite grange, hormis les deux brèches dans ses murs, ne s’écroula pas. Ce qui ne fut pas le cas de petit entrepôt suivant, lorsqu’il enfonça le premier mur. Construit n’importe comment, le petit hangar s’écroula partiellement sur lui-même, mais emporta avec lui les deux hommes-lézards, qui se trouvait sur le toit. Préparé à encaisser ce genre de choc, le morpheur se dégagea assez aisément du tas de gravât et sans être blessé. Les deux hommes-serpents un peu étourdis, semblaient bien se remettre également car leur écailles les avait suffisamment protégés.

Tandis que l’un d’eux prenait la fuite dans un sens, l’autre lui faisait face, puis entreprit finalement de se sauver dans l’autre sens. Ne pouvant poursuivre les deux fuyards, le jeune Dalreight suivit ce dernier. Ils s’enfoncèrent plus loin, dans la partie de l’entrepôt encore un intact et si l’homme qu’il poursuivait esquivait les obstacles avec agilité, tout en lui lançant bon nombre de projectile, Dazh ne prit pas cette peine et renversa les caisses et les cages vide sur son chemin, sans être affecter, ni ralentit. Cependant, il fut surprit quand l’homme-serpent souleva une cloche imposante malgré qu’elle devait être très lourde, pour lui lancer au moment où il franchissait un barrage de caisse en bois. Dans son élan, il ne put même pas amorcer la moindre esquive et la reçut de plein fouet. Malgré sa transformation, il fut sonné sur le coup et tomba lourdement en arrière, défonçant sous son poids et sa force impressionnante, les quelques cages d’animaux qui se trouvait là.

Quand il reprit un peu conscience des choses qui l’entourait, quelques secondes plus-tard, il découvrit un jeune ours polaire, presque adulte, qu’il avait libéré dans sa chute. Ce dernier s’essayait à mâchonner sa tête en quartz. A défaut d’y arriver, l’ours lécha simplement le voyageur avant de se coucher à ses côtés, manquant d’écraser son bras humain. Dazh se redressa et l’ours ne parut pas être déranger. Contre toute attente, le morpheur n’était pas effrayer. Transformer comme il était, il s’avérait aussi impressionnant que le jeune ours. Alors Dazh entreprit de lui caresser la tête, comme il aurait fait avec un chien. Observant les environs, Dazh imagina immédiatement un trafic d’animaux, en plein cœur du marché noir du royaume des chats. Si la pensée d’un tel trafic lui était désagréable, il avait d’autres affaires plus préoccupantes à régler en priorité. L’homme-serpent avait disparu, mais il n’avait que quelque seconde d’avance sur lui. Il pouvait encore le rattraper.

Sans attente, le voyageur se leva et courut à nouveau, dans la direction que suivait son adversaire. Il fut surprit de constater que le jeune ours polaire le suivit, courant joyeusement à ses côtés, savourant une liberté nouvelle retrouvée. Quand il sortit de la bâtisse, il se retrouva encore une fois, le long des quais. Tout était calme quand soudain, des bruits de combat lui parvinrent. Il lui sembla reconnaitre Vittoria. Sans attente, il courut en direction des bruits de lutte et ne fut pas surprit de retrouver sa compagne d’une nuit, ainsi que les deux hommes-serpents. Ces derniers ne l’avaient pas encore remarqué. De toute évidence, la jeune femme était dans de sales draps. Alors immédiatement, le jeune Dalreight courut aussi vite qu’il lui était possible, en direction de ses deux adversaires et avant même qu’ils réagissant, Dazh en attrapa un par la taille, et l’entraîna avec force, dans sa charge.

Laissant Vittoria sur le quai en compagnie de son homme-serpents, Dazh avait dans l’idée d’éliminer celui-ci rapidement, avant de lui venir en aide. Le voyageur doutait qu’elle puisse vaincre son ennemie. Malheureusement, il dut revenir à son propre duel, car la charge qu’il menait, l’amena à quitter le quai pour de bon. En effet, tandis qu’ils luttaient, il se précipita, en compagnie de son adversaire, dans les eaux tumultueuses du port.


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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Mar 1 Mar 2016 - 1:34
Comment ça le voyageur doutait qu’elle puisse se débarrasser de son ennemi ? Comment ça elle semblait dans de sales draps ? Il avait beaucoup de chance qu’elle n’ai ni eu l’occasion de saisir ces pensées ni qu’elle se doute de quoi il était question dans l’esprit du jeune brun parce que sinon, l’ophidienne lui aurait offert une scène digne des plus grandes tragédies grecques. Les moments où les protagonistes se tapent dessus plus précisément. Mais bon, chaque chose en son temps et à sa place aussi revenons en au moment du début de la poursuite, oui ce moment où au lieu de donner à la rousse les explications qu’elle attendait, le jeune homme s’était mis à courir.

Levant les yeux au ciel, la jeune femme s’était élancée dans son sillage d’une allure vive et soutenue. Car oui si elle parvenait à tenir le rythme de deux sports différents dans le monde réel elle n’avait aucun mal à suivre le temps d’un footing forcé dans les rues de ce royaume. Néanmoins s’il subsistait une piste odorifère à suivre, l’ophiophobe n’en avait pas encore la capacité et ne se doutait de toute manière même pas qu’elle l’aurait un jour. Même si elle détestait l’admettre, elle n’était encore qu’une débutante fraichement devenue voyageuse et ne profitais que d’un éventail réduit de capacités, certes particulièrement utiles et impressionnantes, mais réduites en nombre. Ainsi en ce qui concernait la traque à l’odorat pour cette fois là, c’était mort. Ou du moins pas pour tout le monde, comme par exemple pour le chat qui depuis les gouttières et les toits sombres suivait la piste encore fraiche imprégnée de poudre enflammée. Pour une raison qui ne concernait que lui il semblait être décidé à aider une nouvelle fois la jeune américaine et pour cela il se contenta dans un premier temps de lancer des cailloux dans sa direction dans le but de lui faire lever les yeux. Une fois cela fait il se posta près d’une gouttière, attendant manifestement qu’elle grimpe.

Perturbée dans sa course par les minuscules projectiles, l’ophiophobe ne mit pas longtemps à comprendre ce que sa nouvelle connaissance attendait d’elle et n’hésita que quelques secondes avant de se stopper au pied d’une modeste bâtisse. Comme dit précédemment, si ses capacités n’étaient pas idéales pour une chasse à l’aveugle, elles l’étaient pour l’escalade d’une gouttière métallique accrochée à un mur lui même remplit de prises potentielles. Quelques secondes à peine furent suffisantes à l’ophidiennepour qu’elle rejoigne le félin qui se remit immédiatement à courir. Décidément c’était un comportement viral cette nuit. Quoi que l’on puisse en penser les talons de la demoiselle ne la gênaient pas outre mesure pour courir sur les tuiles inclinées ou contre la chaux malmenée par le poids du temps. En effet, comment se trouver gênée par ses talons quand on choisit de courir sur la pointe des pieds ? C’est moins fatiguant et ça fait moins de bruit. Arrivant enfin au même niveau que Macavity qui semblait avoir délibérément freiné dans son allure, elle laissa ses interrogations prendre le pas sur ses réserves naturelles au risque de se répéter.


- Encore une fois, pourquoi tu fais tout ça ?
- Je veux savoir si tu es apte à tenir l’objectif que tu t’es fixé et le reste me regarde pour le moment. Et puis profites un peu de la vue plutôt que de trop réfléchir !

Ne comprenant qu’à moitié ses mots, elle se força néanmoins à chercher des yeux un indice quelconque dans le paysage et fut frappée par l’utilité de cette escalade. Les rues était certes étroites, mais vues du dessus il était beaucoup moins aisé de s’y faufiler en espérant ne pas y être remarqué. Surtout quand on créé sur son passage un vent de panique et que l’on est talonné par un char d’assaut comme Dazh. Redoublant d’effort, elle accéléra le pas en voyant que les deux fuyards se dirigeaient tout droit sur une impasse prenant cependant garde à ne pas glisser sur l’argile humide. Une simple corde, à linge sans doute, était tendue entre les immeubles qui entouraient le cul de sac, les reliants l’un à l’autre sans pour autant en vouloir ainsi. Voyant que les deux reptiles choisissaient eux aussi l’aisance de la hauteur, la jeune femme s’improvisa funambule et se lança avec plus d’aisance que ce à quoi elle s’attendait sur le mince cordage. Seul moment où elle manqua tomber ? Celui où le voyageur minéral défonça le mur qui contenait le point d’encrage de la ligne d’équilibre de la rousse, qui du finir sa traversée en cochon-pendu. Moins glamour mais au moins plus rapide.

Bien décidée en découdre, la jeune voyageuse se remit d’aplomb et ne fut que moyennement étonnée de voir le toit suivant s’effondrer avec ses occupants dans un nuage de gravas et un vacarme assourdissant. On parlait de Dazh et la jeune femme n’avait pas mit longtemps à saisir le fait que le morpheur semblait apprécier casser des choses. Surtout les choses volumineuses. Ou qui font du bruit en se cassant. Ou les deux. Les joujoux extras qui font crack-boum-huuuu… Pardon mauvais registre.

Du haut de son perchoir, la rousse n’eu besoin que d’apercevoir l’un des deux hommes-serpents faire mine de s’enfuir pour réagir et littéralement lui bondir dessus. Oui malgré la hauteur et les risques. Quand on vous dit qu’elle en a ras le bol de cette histoire, c’est du sérieux. Heureusement pour elle, son saut fut correctement calculé et elle put se recevoir directement sur la créature de cauchemar, surprise par ce choc soudain et quelque peu amochée aussi on doit dire. Vittoria quant à elle n’aurait que de nouvelles contusions et hématomes à déplorer mais rien de grave ou assez important pour ne pas être couvert par l’apport constant d’adrénaline qu’inconsciemment elle s’administrait. S’agrippant comme elle pouvait à l’hybride, ce dernier n’entendait pas de cette oreille cette constriction inopportune planta assez violemment ses crocs inoculant au passage quelques lampées de venin dans la chair de la voyageuse qui comme une tique brulée se laissa tomber à terre. Et devinez où est ce qu’elle venait de se faire mordre ? Ca commence par jam- et ça finit par -be ! Et oui pile poil à l’endroit précédemment écorché par un chat furibond. Sauf que contre toute attente, elle ne sentit pas d’effet secondaire apparaitre après quelques secondes d’attente angoissée. Ce poison était il à effet lent ? Probablement, aussi l’américaine se força elle à maintenir ses efforts en espérant ne pas tomber brutalement par la suite. La pauvre n’était pas encore consciente qu’elle profitait d’une immunité à divers types de venins et que celui ci en faisait partie, fort heureusement pour elle.

Quelques secondes plus tard, les deux adversaires émergeaient sur des quais déserts qui forcèrent le reptile à faire face à la morpheuse, avec une certaine circonspection tout de même. Lui non plus ne s’attendait pas à ce qu’elle survive à sa morsure il faut tout de même l’avouer. Fixant la rousse dans les yeux il se mit à agiter frénétiquement la crécelle qui se trouvait au bout de sa queue ophidienne, ce à quoi la jeune femme répondit sans le vouloir en émettant un son homologue, provenant de sa nuque néanmoins. Nouvelle stupeur de la part du serviteur du seigneur cauchemar qui revenant à lui, tenta une dernière mesure d’intimidation en dénudant ses crocs et sifflant méchamment. Cette fois dans un élan des plus volontaire la demoiselle dénuda des canines on ne peut plus normales, pour le moment du moins, en sifflant à son tour dans un écho farouche. Définitivement choqué et mal à l’aise, la créature dégaina deux poignard ce à quoi la jeune femme ne put… rien répliquer. Il fallait avouer les armes lui faisaient défaut pour l’instant. Rengaillardi, le serpent ne s’attendait sans doute pas à ce qu’elle se mette à esquiver ses assauts avant qu’un coup de pied bien placé ne lui fasse lâcher l’une de ses armes qui glissa dans un bruit de ferraille le long du pavé.

Evitant un coup de fléau dans une sorte de roulade, la jeune femme récupéra la lame courte qui même si elle ne rentrait pas son domaine de prédilection lui offrirait un affrontement à armes égales contre le prédateur. Elle fut un instant perturbée par un fort bruit d’éclaboussure provenant de derrière avant de se trouver honteusement fauchée par son ennemi. Pas fair-play tout ça. Elle tomba rudement sur le sol mais ne s’avoua pas vaincue pour autant, transformant sa douleur en haine qui attisait encore et encore le brasier de sa colère. Ceci était le coup de trop. N’écoutant que son instinct qui lui soufflait de ne plus se fier aux valeurs basiques de l’anatomie ou de la physique, elle se releva en balançant ses jambes vers l’arrière, assenant un méchant coup de talon au menton de son agresseur qui s’était imprudemment approché pour profiter l’efficacité de son coup, dans une sorte de soleil au sol qui aurait fait pâlir de jalousie une contorsionniste chinoise. Se tassant quelque peu, elle ne laissa pas au reptile le temps de se masser la maxillaire qu’après une petite feinte elle lui écorcha le flanc de sa propre lame. Se faufilant dans son dos elle agrippa son bras dans une clef douloureuse, cherchant à le forcer à lâcher sa deuxième arme. Malheureusement il n’en restait pas moins plus grand et plus fort qu’elle et n’eu aucun mal à la dégager en quelques savantes contorsions. Saisissant ce qu’elle pouvait dans l’espoir de ne pas être éjectée, elle fut projetée dans un amas de voiles avec la pochette de cuir que possédait plus tôt son agresseur. Se rendant compte de sa perte, sa propre colère en parut décuplée à croire que ce que l’ophiophobe avait en main possédait assez de valeur pour le mettre dans tous ses états.

Accrochant la sacoche à sa taille elle leva les yeux pour découvrir des dizaines de filets de pèches qui séchaient au dessus de sa tête et sourit pour elle même. Si elle ne pouvait l’emporter par la force brute elle le ferait par la ruse. L’élançant entre les caisses et les tonneaux, elle suivait un chemin que seule sa logique lui dictait, coupant toutes les ficelles qu’elle rencontrait grâce à sa lame fortuite. Puis enfin le miracle se produit au bout d’une longue minute de poursuite en cercle : la dizaine de filets chuta droit sur l’homme serpent, qui s’emmêlaient autant à cause de leur chute qu’à cause des mouvements frénétiques qu’effectuaient leur proie pour se dépêtrer de ce piège. Il aurait vite fait de se dégager avec son propre poignard aussi, la combattante se lança à travers les mailles dans une clef qui lui permettrait d’une part de bloquer son arme mais aussi d’exercer assez de pression sur sa trachée de son autre bras pour le priver d’air. Si elle réussissait à maintenir cette position, il tomberait bientôt dans les vapes et cesserait de gigoter et connaissant ses capacités de constrictions, elle en était capable. Le voyageur qui l’accompagnait pouvait il se vanter d’aussi bien s’en sortir ?
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Mar 1 Mar 2016 - 12:51


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Alors comme ça, la jeune femme s’en sortait bien ? Et elle doutait que Dazh puisse faire mieux ? Rien que pour la forme, le morpheur aurait détruit le quai tout entier s’il avait perçu le fil de sa pensée. Au lieu de ça, il s’enfonçait dans l’eau froide et sombre du port. Le jeune Dalreight, à l’instar de l’homme serpent, essayait de porter un coup décisif à son adversaire, afin de réussir à prendre le dessus pour ensuite regagner rapidement la surface. Mais ni l’un ni l’autre ne semblait y parvenir.

Au moment de quitter le quai, ils avaient tous deux été surpris, au point d’oublier de prendre une grande inspiration. Dazh s’était de justesse, retenu d’essayer, ce qui n’aurait eu que pour effet, l’absorption d’eau de mer. Contre toute attente, ils coulaient de plus en plus. Si Dazh était inquiet, il n’en laissa rien paraître. Il n’était pourtant pas un nageur d’exception. Il percevait encore le visage de son ennemie qui s’agitait et il en conclu que ce dernier était plus en difficulté que lui. Peut-être l’eau salée ? Et pourtant, si l’un d’eux pouvait prétendre sortir de l’eau rapidement, c’était l’homme-serpent. Et le morpheur s’en rendit compte, quand d’un coup de queue puissant, l’hybride les propulsa à la surface.

Tous deux en profitèrent pour inspirer un grand coup, avant de reprendre le combat. Dazh endurait plutôt bien d’ouvrir les yeux sous l’eau, bien que ce fut désagréable. Mais l’homme serpent semblait disposer d’une membrane sur ses yeux et s’avérait encore moins gêné que le voyageur. Toujours très proche l’un de l’autre, l’hybride entreprit de déchirer sa chair, en causant de large entaille, tandis que Dazh se saisissait de sa gorge pour la lui broyer de ses poings puissants.

A nouveau, ils s’abîmèrent dans les profondeurs et passé les sept ou huit mètre, le voyageur ne percevait plus la lumière de la lune. Mais même privé de vision, il savait son adversaire entre ses mains. Avec plus d’énergie, pour peu que ce soit possible, Dazh accentua son emprise sur la gorge de l’homme-serpent. Ce dernier se mouvait avec lenteur, cependant il parvint à entailler largement le flanc droit du voyageur. Décidément, il ne passait pas une nuit sans que ses vêtements ne subissent les conséquences de ses loisirs douteux. Bien que la douleur fût importante, Dazh ne lâcha rien et se promit de défaire son adversaire en une fois. Mais il lui fallait encore un peu plus de temps. Déjà  le souffle allait lui manquer et déjà, ils dépassèrent les doutes mètres de profondeur.

C’est alors que des pensées lui vinrent à l’esprit. S’il échouait, Vitt se retrouverai avec deux adversaires. Et ceux-ci venaient du royaume Ophidien situé dans la zone 4. Elle n’avait pas la moindre chance. Peut-être même était-elle déjà blesser. Conscient que la panique allait le gagner peu à peu, le morpheur fit un effort pour reporter toute son attention sur ses poings afin d’écraser toute résistance. Peu à peu, ses doigts pénétraient la chair de son adversaire et il sentait les écailles de se derniers qui infligeaient des petites coupures, à mesure qu’il continuait.

Soudain, un second coup de queue particulièrement violent, lui fit lâcher prise et l’homme-serpent s’éloigna rapidement en direction de la surface. Effrayer a l’idée de voir son adversaire disparaitre alors qu’il était perdu dans le noir à plusieurs mètres sous l’eau, Dazh lâcha une grande partie de ses réserves d’oxygène. Immédiatement, il chercha à remonter à la surface en battant des bras. Il entra en contact, par hasard, avec la queue de l’hybride, qu’il attrapa aussitôt et fermement. Alors, de la même façon que l’on grimpe à la corde, il tenta de rejoindre son adversaire, mais ce dernier remuait tant, qu’il était impossible de progresser. Alors il tira l’homme-serpent vers le bas. A nouveau, ils s’enfoncèrent, atteignant les quinze mètre sous l’eau. Dazh sentit les battements de son cœur accélérer dans sa poitrine, tandis que ses poumons cherchaient en vain à obtenir de l’oxygène, de toute urgence. A nouveau, pousser par une pulsion, il ouvrit la bouche et avala de grande gorgée d’eau de mer. Désespéré et prit d’une soudaine envie de vomir, il prit la décision de changer sa poitrine, ainsi que sa tête en pierre. Soudain très lourd, ils précipitèrent leur descente en enfer. Très rapidement, dix-huit mètre, dix-neuf mètre…

C’est alors que l’homme-serpent cessa de remuer. Cette énergie avait eu raison de ses réserves d’oxygène, qui s’était avérer moins importante que le voyageur. Puis, le jeune Dalreight constata que le manque d’air n’était plus un problème. L’esprit vif, il bougeait aisément et évoluait parfaitement, sans respirer. C’est alors qu’il sentit son cœur battre dans sa poitrine de pierre et soudain, le manque d’oxygène revint. Il comprit alors qu’il n’était pas dispenser de respirer sous l’eau, mais qu’il pouvait tenir plus longtemps. Il lui fallait reprendre sa forme normale pour nager à la surface. Cependant, dans son état, c’était du suicide. C’est alors qu’il toucha le fond. A environs vingt-cinq mètre se trouvait la surface. Proche mais si loin en même temps. Le corps de l’homme-serpent avait sans doute rejoint, sans vie, la surface de l’eau. D’abord Dazh essaya de se propulser du fond marin, grâce à ses jambes. Bien qu’il battit des bras en même temps, ce fut loin d’être efficace.

Puis l’idée lui vint de chercher la partie submergée du quai. Elle n’était guère très loin, étant donné qu’ils s’étaient jeté de là. Et en effet, il trouva la pierre qui s’élevait jusqu’en haut, pour former le port. Le temps lui était toujours compté, mais il était possible de rejoindre la surface avant que n’arrive quoi que ce soit de regrettable. S’il était facile d’escalader la roche au naturel, il était plus difficile, une fois presque arrivé à la surface, de trouver des prises dans les pierres que le mortier avait scellées entre elles. Mais Dazh parvint en quelque coup, à perforer ces pierres, pour progresser plus haut. Quand il ne resta que quelques mètres, il abandonna sa métamorphose et se propulsa à la surface.

Son visage sortie enfin de l’eau après plusieurs longues minute à rester sans respirer. Il avala goulûment l’air qui s’offrait à lui et avala encore un peu d’eau de mer. Ce qui le fit immédiatement vomir. Affaiblis par ses blessures et épuisé par le manque d’air, il regagna lentement le quai et grimpa difficilement sur le rebord. Dès lors il se surprit a recracher un volume d’eau impressionnant, avant de s’effondrer sur le dos, à prendre de grande inspiration. Hormis ses blessures sur son droit, tout s’était plutôt bien passé, en apparence tout du moins.. C'est alors qu'une masse de fourrure vint s'installer a côté de lui. L'ours polaire qui le suivait depuis l'entrepôt se posa a ses côtés, lui lécha brièvement la main et s'endormit sans attendre.  

Les hommes-serpents mis en déroute, il ne restait plus qu’à mettre la main sur Ouroboros.

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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Jeu 10 Mar 2016 - 22:31
La jeune prédatrice était concentrée de tout son être, comptant les secondes et bientôt minutes afin de garder en tête un timing on ne pouvait plus précis car un organisme était une horloge parfaitement huilée et si un grain de sable pouvait la faire dérailler, tout était affaire de temps. Autant de temps priverait elle le cerveau de sa proie de sang, autant de temps resterait il inconscient pas une seconde de plus ou de moins jusqu’à la limite létale fatidique. Vu la carrure et la puissance de l’homme-reptile elle pouvait se permettre de tester les limites tant qu’elle sentait encore un pouls aussi faible soit il et ne desserra pas son étreinte lorsque les convulsions musculaires de sa victime cessèrent. Elle ne l’étranglait pas, elle lui bouchait la carotide. Simple nuance ? Pas vraiment puisque toute sa subtilité est expliquée ci dessus, faut suivre un peu.

Après un effort non relâché elle profiterait de quatre minutes de répit, pas plus ni moins. Juste le temps qu’il lui fallut dans un premier temps pour ouvrir la pochette de tout  l’heure et en découvrir le contenu avec une surprise non-modérée. L’artéfact était là ! Sous ses yeux ! Enrobé dans deux morceaux de ce qui ressemblait à de la peau de serpent et bien enfoncée dans la besace. Le voyageur qui accompagnait l’américaine n’avait pas encore fait surface et les quais étaient déserts suite au vacarmes et dégâts causés par la poursuite. Seul l’ours blanc patientait classement sur les pavés en n’accordant aucune attention à la jeune femme. Si bien que lui vint une idée aussi brillante qu’acide. Mais il lui fallait attendre le retour du brun, aussi se posta elle près de l’homme serpent inconscient, l’anneau habillement camouflé sous son tee-shirt et retenu par l’armature de son soutient-gorge, à l’endroit même où une adolescente fautive cacherait son téléphone en espérant ne pas être remarquée. Si ça marchait avec un portable, alors avec quelque chose de la taille d’une bague… La question ne se posait même pas. Armée d’une énorme pierre trouvée non loin de là, elle se tenait prête à renvoyer son ancien agresseur au pays des rêves si le besoin s’en faisait sentir. C’est vrai ça, est ce que les créatures de rêves endormis se retrouvaient dans un Dreamland de Dramland ? Laissant place à une éternelle mise en abîme du phénomène ? Une grande question philosophique qui ne donna pas suite puisque la voyageuse du entre en action peu de temps après s’être posée la question.

A peine le reptile assommé, ce fut le moment où le baigneur choisit pour sortir de l’eau bien mal en point d’ailleurs. La demoiselle fut elle même prise d’un haut le coeur en le voyant régurgiter toute l’eau qu’il avait avalée et transforma ce dégout en une moue dépitée. Ne prenant aucune attention au liquide écarlate qui avait coulé le long de sa jambe et aux nouvelles plaques de peau qui se formaient autour de la trace de morsure, elle se rapprocha du jeune homme jusqu’à se tenir juste au dessus de son visage, du coté du bord du quais. Prenant bien garde à ne pas marcher dans les flaques que venait de créer le voyageur elle lui adressa un sourire doucereux et d’une voix mielleuse qui se voulait amicale elle lui demanda.


- Alors ? On s’était bien amusé ? Rien ne vaut un bon bain pour mettre ses idées au clair.

Se tournant vers l’étendue noirâtre illuminée seulement par la lune et les rares lampadaires des lieux, elle observa le corps sans vie de l’homme reptile noyé qui vidé de ses gaz qui le maintenait temporairement à la surface, ne tarderait pas à rejoindre le fond. On voyait déjà son corps s’enfoncer dans l’eau, attiré par son équipement, sans doute assez lourd pour attirer le cadavre. Distraite mais sur le ton de la conversation, la jeune femme lâcha nonchalamment.

- C’est venimeux ces bestioles ?

Puis en entendant la réponse elle plongea le bout de ses doigts dans l’eau, ces derniers se crispant aussitôt au contact de l’eau froide et lâchant sans aucun bruit la pochette vide lestée d’une pierre. Cette dernière glissa dans l’abysse et aussitôt l’ophiophobe retira sa main de l’eau en la secouant pour en chasser l’engourdissement. Aucune chance pour qu’elle ne plonge là dedans, beaucoup trop froid et ainsi, trop dangereux. Logique de base. Puis ne laissant pas le brun placer un mot de plus elle lui confia d’un air déconfit, toujours dégoulinant et  nimbé d’une douceur hypocrite.

- Je viens de fouiller l’homme-serpent à qui j’avais à faire et on dirait bien qu’il n’a rien sur lui… Même pas d’argent, rien ! Ce qui signifie donc c’était l’autre qui jouait les transporteurs. Moi je ne peux pas entrer dans l’eau à cette température mais vu ce que tu viens d’accomplir, tu peux y retourner n’est ce pas ? Le cadavre va bientôt couler et si l’autre se réveille et qu’on est encore là à tourner en rond ça risque de mal finir… C’est notre seul espoir !

Elle se força même à sourire, ce genre de sourire à la Mercredi Adams, celui qui se veut honnête et sincère mais qui brûle les yeux de ceux qui posent un regard dessus jusqu’à consumer le fond de leur âme. Le sourire si inhabituel qu’il angoisse. Le sourire hypocrite secret de Vittoria en somme. Patientant ainsi, l’air confiante et sincère jusqu’à ce que le voyageur ne s’exécute son expression changea au moment où il plongea à la recherche de l’ouroboros et qu’elle fut enfin hors de vue. Son sourire satisfait retrouva sa juste place au même titre que son air hautain et un bourdonnement mélodieux traversa ses lèvres closes. Elle ne lui avait aucunement mentit c’était ça le plus beau. Elle avait effectivement refait une fouille du reptile et n’avait rien trouvé d’autre et un observateur extérieur sensé en aurait justement conclut que l’autre hybride devait encore posséder l’artéfact. Elle n’avait pas non plus mentit en disant qu’elle ne pouvait pas pénétrer dans l’eau et après avait juste réutilisé le système d’emphase mélodramatique dont le morpheur minéral semblait être friand. Rien de plus, rien de moins. Elle lança en s’éloignant d’un ton presque chanté.

- Bonne baignade ~

Et disparut dans les sombres ruelles de la ville féline, bien avant que le voyageur émerge de l’eau et bel et bien en possession de ce qu’elle voulait depuis le début. Voilà quelles étaient les conséquences qu’avaient pu engendrer la maladresse dont avait pu faire preuve le voyageur, ce n’était pas si terrible que ça, ça aurait pu être pire, mais en soit c’était un excellent coup. Ne lui restait plus qu’à finir tranquillement sa nuit et décider à tête reposer de ce qu’elle allait faire de cet anneau. Pas une si mauvaise nuit finalement.
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Sam 12 Mar 2016 - 11:29


Voleur dans la nuit
Voleuse dans la nuit



Le grand brun se remettait tant bien que mal  de son expérience sous l’eau. Sa respiration n’était pas encore complètement revenue à la normale et l’idée de se lever lui était pénible. Heureusement, la jeune femme entreprit de parler pour d’eux. L’espace d’un instant, Dazh se promit de la pousser à l’eau si elle se montrait sarcastique. « - Alors ? On s’était bien amusé ? Rien ne vaut un bon bain pour […] » Il n’eut cependant pas le désir de réagir, quand bien même elle confirma ses soupçons. A défaut de pouvoir bouger ou de parler, Vittoria reprit de plus belle et le plus sérieusement possible, elle lui expliqua n’avoir rien remarqué sur le cadavre de son adversaire.

- Je viens de fouiller l’homme-serpent à qui j’avais à faire et on dirait bien qu’il n’a rien sur lui… Même pas d’argent, rien ! Ce qui signifie donc c’était l’autre qui jouait les transporteurs. Moi je ne peux pas entrer dans l’eau à cette température mais vu ce que tu viens d’accomplir, tu peux y retourner n’est-ce pas ? Le cadavre va bientôt couler et si l’autre se réveille et qu’on est encore là à tourner en rond ça risque de mal finir… C’est notre seul espoir !

Peut-être qu’à un moment plus propice, Dazh aurait trouvé ça louche. Mais sur le moment, il la cru. Il se redressa brutalement, craignant d’avoir perdu l’Ouroboros dans l’eau. L’homme-serpent n’avait pourtant pas de besace, permettant de transporter un objet si précieux. Peut-être l’avait-il dissimulé autrement. Sans attendre, il observa attentivement les eaux noires du port. Mais le corps de son adversaire avait déjà disparu. Rapidement, le jeune Dalreight analysa la situation. Le corps était au mieux à vingt-cinq mètre dans les profondeurs. Mais avec cette obscurité, il ne pouvait pas espérer le retrouver facilement…

Peu importe, le morpheur se leva et entreprit de se changer en pierre au niveau de sa poitrine et de sa tête afin d’optimiser sa respiration sous l’eau. Il s’avança près du bord avant de jeter un regard a la jeune femme qui refusait de plonger dans une eau si froide. Le jeune ours blanc s’était approcher du bord également et plongea, vraisemblablement heureux de nager un peu. Dazh se surprit à sourire, ce qui n’était pas évident à déceler sous son masque de Quartz. Avant de rejoindre l’ours, il s’adressa une fois encore à la jeune femme.


« Bon, je vais le chercher. Si tu peux trouver quelque chose susceptible de m’éclairer là-dessous.. »

Puis, sans attendre de réponse particulière, le jeune homme sauta et rejoignit l’ours qui vint à sa rencontre. Très rapidement, le jeune homme disparut dans les flots pour atteindre le fond plusieurs seconde plus-tard. Comme il s’y était attendu, il faisait trop sombre pour y voir quoique ce soit. Il entreprit d’employer la seule méthode à sa disposition ; chercher à tâtons, dans le noir. La tâche était plus ardue qu’il ne l’aurait cru. Le fond était constitué de pierre aux contours rappelant un blindage, parfois des objets étranges lui permirent d’imaginer avoir trouvé ce qu’il cherchait alors qu’il n’en était rien.

Heureusement, la mer était calme et après une trentaine de remonter à la nage pour environs cinq minutes d’exploration sous-marine, il réussit à mettre la main sur une sacoche. Il en avait déjà trouvé quelques-unes, mais aucune n’était en aussi bon état. Par bon état, il fallait cependant comprendre que la besace qu’il avait entre les mains, n’était pas dévorée par les poissons. Cette dernière cependant, était vide à l’exception d’une pierre. Le morpheur ne prit pas la peine de la remonter à la surface pour l’étudier, malgré qu’il l’aurait peut-être pu la reconnaitre…

Le voyageur poursuivit ses recherches dans le noir, encore un long moment, oubliant que Vitt n’était pas revenue. Le jeune ours polaire batifolait joyeusement à la surface et ne manquait pas de venir le rejoindre à chaque fois qu’il remontait avec des trésors plus ridicules les uns que les autres. Il parvint même à mettre la main sur le cadavre de l’homme-serpent qui ne lui apprit rien d’utile.

Alors qu’il n’allait plus tarder à se réveiller, Dazh fit un récapitulatif de ce qu’il avait pêché. Beaucoup de broutille et un peu plus d’une quinzaine de prospectus vantant Clem Free, le nouveau chouchou de Lord Crazy. Dazh ne manqua pas d’être surpris et se promit de lui en parler la prochaine fois qu’il se verrait. A défaut de vouloir poursuivre ses recherches et compte tenu du temps qui lui restait, Dazh placarda les prospectus un peu partout sur les murs des maisons, des ruelles, dans les tavernes, en prenant bien soin d’y mettre sa signature. Il serait le prochain élu... !

Finalement, le reste de sa nuit s’acheva et avant qu’il ne se réveil, le jeune Dalreight se félicita d’avoir au moins obtenu une récompense pour la vente de l’objet magique.


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