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Voleur dans la Nuit

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Dazh Dalreight
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MessageSujet: Voleur dans la Nuit Lun 7 Déc 2015 - 14:14


Voleur dans la Nuit

L’artefact de tous les désirs



Le bruit sourd de ses bottes martelant le pavé, résonnait toute la ruelle. A travers les volutes de fumée, le voyageur avançait avec prudence, entre les mendiants et les ordures qui jonchaient le sol. L’activité diurne avait laissé sa place, à un calme presque inquiétant. Contre toute attente, Dazh appréciait ce climat de tension, cette atmosphère louche dans lequel il évoluait. Tandis qu’il dépassait un groupe de deux créatures, d’aspect féline, il se livra à une estimation rapide, au cas où on lui chercherait des problèmes. A n’en pas douter, ces deux créatures faisaient de même. Finalement, tous reportèrent l’attention sur leur activité nocturne.

Dazh rajusta sa capuche sur son visage et emprunta une ruelle plus sombre encore. Il avait tout l’air du personnage qui se livrait à des histoires illégales. Mais ce n’étais pas le cas. Cependant l’affaire qui le retenait ce soir, était des plus délicates. Après un long moment, le jeune homme prit finalement la décision de se débarrasser de l’objet magique appartenant à Khengis, le seigneur cauchemar. Ce dernier était particulièrement dangereux et tenait beaucoup aux trésors de son royaume. Il ne faudrait pas longtemps pour qu’il cherche à le récupérer.

Sa dernière rencontre avec le seigneur ne s’était pas tout à fait bien passer. Sans aucun doute, Khengis ne portait pas le jeune Dalreight dans son cœur et n’aurait pas de scrupule à faire disparaitre un « voyageur » parmi tant d’autres. Malgré tout, Dazh espérait tirer un butin en procédant à la vente de l’artefact. Mais il ne pouvait pas le vendre à n’importe qui, sans craindre de faire courir des risques important à cette personne. C’est pourquoi, il s’était dirigé au cœur du royaume des chats. Ces commerçants de génie savaient comment se défendre et mieux que personne, ils savent aujourd’hui encore, que tout à un prix.

C’est non loin des quais que Dazh trouva l’enseigne qu’il cherchait. Après avoir arpenté un labyrinthe de ruelle obscure, atteindre cet endroit n’était pas dut au hasard. Dazh jeta un coup d’œil autours de lui et se fit la réflexion qu’il eut appris ce genre de comportement, digne des films d’aventures, à force d’aller au cinéma. Cependant, il y trouvait une certaine utilité.

L’endroit était plutôt inhospitalier. Pour ajouter à la morosité ambiante, les premières gouttes de pluie vinrent s’échouer sur tous le quartier. Cependant, ce dernier était plus animé. Dazh apercevait des hommes déchargés des navires plein de camelotes. Des marchandises étranges et rares. Partout, des tonneaux et des cordages jonchaient les pontons. Bon nombre de grues travaillait à charger d’autres bâtiments. Tous semblaient travailler dans l’urgence à la faveur de la nuit, craignant d’être rattraper par une certaine forme de justice. Pour Dazh aussi, il valait mieux qu’on n’apprenne pas qu’il apportait au clou, un tel artefact.


Il pénétra l’immense boutique. Cette dernière semblait plus grande encore une fois à l’intérieur. Comme il s’y attendant, on ne vendait pas ici des vases et des pommes. Les objets sur les armoires étaient tous d’aspect menaçant et porteur de destruction. Bon nombre étaient des armes, ou du poison. Mais le jeune Dalreight ne reconnut pas la moitié des choses qui se trouvait ici.

Le receleur apparut dans le cadre de la porte, a l’opposé de la pièce. Sans un mot, il fit signe au voyageur d’approcher. Dazh le suivit en silence, en prenant garde de ne pas tomber dans un piège. La pièce voisine était un salon cossu, digne d’une vieille demeure. L’endroit semblait inhabité, ou en tout cas, dépourvu d’entretien. Seul subsistait une lumière grisâtre pour éclairer les fauteuils à haut dossier près de la cheminée. Le feu était éteint et une odeur de cendre froide et humide avait envahi les lieux. Sur les murs, des portraits. Sans doute ses ancêtres, des chats nobles au teint blafard et aux lèvres arrogantes. Leurs yeux morts fixaient le voyageur, tandis que l’horloge au-dessus de la cheminée délivrait son angoissant  « tic tac », malgré son absence d’aiguilles… Enfin, le plafond, très haut, se perdait dans l’obscurité.

Dazh suivit ce drôle d’individu jusque dans un couloir aussi sombre, et fut accueillis par un courant d’air glacial. Au bout de celui-ci se trouvait un comptoir en bois noir, derrière lequel la créature prit place. Mais derrière lui, se trouvait un autre individu.


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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Mar 8 Déc 2015 - 13:40
Cela ne faisait pas bien longtemps que Vittoria avait découvert l’existence de Dreamland, ses habitants et ses royaumes et même si  les limites qui régissait cet ensemble lui étaient encore très flou, elle commençait à en saisir les quelques principes de base. Il y avait plusieurs territoires et elle y apparaissait plus ou moins aléatoirement selon la manière dont elle s’était endormie, déjà c’était un bon élément de départ à connaitre, par contre que faire lorsqu’elle se trouvait sur place ce point là restait encore à définir. Les lois qui régissaient le monde qu’elle connaissait n’étaient pas les même ici bas, si ? Et y aurait il des répercussions sur sa vie courante selon ses agissement durant ses heures de sommeil ? Ces détails restaient à définir si bien qu’elle ne pouvait s’empêcher de rester constamment sur ses gardes et en alerte, observant silencieusement le monde qui l’entourait à la recherche du moindre indice qui aurait pu la mener vers un semblant de conclusion. Comment se déroulait le cycle du jour et de la nuit dans ces contrées ? Elle n’en savait rien mais une chose était sûre c’est qu’à l’endroit où elle se tenait à ce moment même, il faisait nuit et l’absence de luminosité naturelle laissait planer la menace de lourds nuages paresseux dans le ciel sombre.

Ce qui l’étonnait le plus ici c’était le nombres de félins qui déambulaient dans les rues, rentraient et sortaient des habitations ou des commerces… Certains semblaient même tenir des conversations entre eux ainsi qu’avec des êtres plus humains, sans doutes d’autres voyageurs. Ca aussi elle l’avait compris, les personnes dormantes qui se retrouvaient ici étaient la plupart du temps des voyageurs et ils possédaient tous des capacités liées à leurs ancienne phobie. Elle en était une elle le savait, mais de là à connaitre l’ampleur de ses soit disant capacités, il y avait une grande marge. La seule chose qu’elle avait remarqué était la vivacité de ses réflexes, sa souplesse et son aptitude à siffler comme une vipère. Si un jour on lui avait dit qu’elle ne ferait presque qu’un avec la chose qu’elle avait le plus haït, elle n’en aurait pas cru un mot c’était certain et pourtant le mal était fait. Il ne lui restait plus qu’à trouver un moyen pour en faire un bien. Une brise nocturne s’était levée, lançant un frisson le long de l’échine de la jeune femme, il ne faisait pas si froid que ça pourtant mais pour elle s’était suffisant pour qu’elle ne se sente que bien trop exposée à la froide atmosphère des lieux. Elle portait un long pantalon de toile, des bottes de cuir ainsi qu’un pull clair et un manteau noir mais ça ne lui suffisait pas, elle aurait aimé porter des gants, une seconde paire de chaussette ou une écharpe…

Dans la vitrine d’une boutique était affiché un thermomètre ainsi que des boussoles, des montres, des couteaux même, mais seul l’indicateur de température attira le regard de la rousse. Elle ne cachât pas sa surprise en voyant indiqué seulement 11°, espérant dans un premier temps que l’unité des degrés fahrenheit justifieraient son inconfort et pourtant non, il s’agissait là de l’unité européenne. Pourquoi était elle devenue si frileuse tout à coup ? Elle passa son chemin, espérant se réchauffer en marchant.

La jeune femme marcha longtemps, s’éloignant petit à petit des grandes avenues les plus fréquentées pour arriver dans des recoins plus étroits et sombres dans lesquels les commerces ne semblaient plus des plus fréquentables. Une nuit encore bien ennuyeuse songea la voyageuse, qui devrait attendre l’heure de son réveil en déambulant dans ces rues pleines de poils morts. Heureusement, elle n’était pas allergique c’était déjà ça. Un bruit attira soudain son attention, des poubelles renversées, des feulements… Tout semblait indiquer que des chats étaient en train de se battre et ce n’était pas la première fois qu’elle était témoin d’un tel spectacle auditif depuis le début de soirée à un seul détail près, cela semblait venir d’un endroit tout proche. La curiosité l’emportant sur sa raison et son indifférence, elle s’engagea dans une ruelle mal éclairée à deux pas de là et arriva bientôt dans un cul de sac où se trouvaient déjà trois chats, en acculant un autre qui lançait des coups de pattes haineux et désespérés vers ses oppresseurs. Peu intimidée par la scène, elle se rapprocha de la troupe en demandant de vive voix.


- Qu’est ce qui se passe ici ?
- Ne te mêle pas de ça voyageuse, passe ton chemin. répondit un des membre du trio sans même se retourner.

Vexée par cette réponse la jeune femme se campa sur place, ses sonnettes commençant à vibrer d’agacement attirant l’attention des félins .

- Ma demande justifierait une réponse, qui plus est vous battre à trois contre un n’est il pas quelque peu déloyal ?

Le premier chat se tourna entièrement pour faire face à l’inconnu, apparaissant comme un massif chartreux à l’air baroudeur, accompagné quelques secondes plus tard par l’un de ses acolytes.

- Ce ne sont pas tes affaires, humaine. Je te le répète, passe ton chemin avant que je ne m’énerve pour de bon.
- Et à quoi dois-je m’attendre ? Une boule de poils ?

Le chartreux hérissa sa fourrure le long de son dos et se mit à feuler méchamment vers la demoiselle dont les sonnettes viraient toujours et ce de plus en plus fort. En guise de réponse, la voyageuse ophidienne se contenta de siffler vers le félin qui surpris, cessa un instant sa manœuvre d’intimidation. Au même moment le dernier félin de la bande resté de dos sursauta à cause de cette réaction et lança des coups d’oeil inquiets dans toutes les direction. Perdant tout intérêt pour la demoiselle il aboya sur son compère dans une volte-face furieuse.

- Je t’avais dit de ne pas le quitter des yeux !

Le chat tout à l’heure prit à parti avait disparu en une fraction de seconde et le chartreux semblait maintenant fulminer face à ce constat. Il se retourna vers la cause de cet échec et s’éloigna de la ruelle s’adressant à Vittoria sans même la regarder.

- Espère ne pas recroiser mon chemin voyageuse, ou tu risquerais de le regretter.
- J’aimerais bien voir ça…

Le trio ne chercha pas à répondre et disparu rapidement dans les méandres du centre-ville peu éclairé, laissant seule la rousse écarlate. Alors qu’elle s’apprêtait à son tour à quitter les lieux, le félin disparu fit irruption devant elle se léchant négligemment la patte comme si de rien était. Son poitrail blanc tranchait sur le reste de sa fourrure rousse tigrée de noir, mi longue et ébouriffée. Il semblait assez grand et mince et des sourcils penseurs s’alignaient sur sa tête justement bombée. Après un examen plus détaillé on pouvait deviner que ses moustaches étaient emmêlées et que sa robe était pleine de poussière, déclenchant une grimace de dégout de la part de l’américaine qui le voyait se lécher encore et encore.

- Merci pour le service je te suis redevable, ils m’avaient presque cette fois. Dit enfin le chat. Tu as un nom voyageuse ?
- Je préfèrerais vous retourner la question.
- Et je l’éviterais tant que je n’aurais pas eu ma réponse.

Un léger rire semblant plus à un bourdonnement s’échappa des lèvres close de la jeune femme, se rendant à l’évidence. Peu importe son espèce, cet animal avait de la répartie si bien qu’elle daigna lui donner son prénom. D’un air vicieux, le félin fit une sorte de révérence avant de se présenter à son tour.

- Je me fais appeler Macavity, mais pas mal de surnoms me sont aussi attribués. Serais-tu une alliée de la nuit pour m’être venue en aide ? Tu ne dépends pas de ce royaume, c’est au moins certain. Que dirais tu de venir discuter dans un lieu plus abrité et chaleureux que cette piteuse ruelle ?
- Guide moi dans ce cas.

Un sourire carnassier s’afficha sur le visage du chat qui s’élança à une allure soutenue sans pour autant perdre sa compagne au détour des rues. Le long du chemin il lui expliqua en quelques mots que les trois chats qu’elle avait croisés n’étaient rien d’autre que de vulgaires chasseurs de primes avides de gagner la récompense mise sur sa tête. A ce moment la dame se demanda si elle n’avait pas choisi de trainer avec les mauvaises créatures, mais en même temps elle n’était pas sensée le savoir à la base et maintenant qu’elle avait fait tout ce chemin il aurait été inutile de faire demi tour. Ils arriva bientôt devant une boutique, peu recommandable à première vue, à peu près autant que le guide de cette soirée à vrai alors autant dire que la jeune femme n’était plus à ça près. Macavity miaula en direction du fond de la boutique et le propriétaire en émergea quelques secondes plus tard et commença à discuter avec lui.

Pendant ce temps Vittoria observait avec intérêt les différents objets exposés sur place. Elle n’en avait jamais vu de pareil et n’avait aucune idée quant à leur utilité mais la plupart avaient l’air dangereux ou précieux c’était tout ce qui comptait. Qui plus est elle avait un certain pressentiment, la sensation étrange qu’un objet qu’elle cherchait sans le savoir se trouvait en ces lieux. Le rouquin sauta non loin de la jeune femme en lui demandant de la suivre dans le salon où ils seraient tranquilles pour discuter pendant que le receleur se livrerait à un échange avec un autre voyageur. Il lui précisa aussi qu’il irait observer le tout histoire de s’assurer que le matos ne lui serait pas d’un intérêt quelconque. La pièce en question était tout aussi glauque que le commerce mais au moins, elle avait été chauffée et la voyageuse se sentait déjà plus à l’aise dans cet environnement. Son guide se dirigea vers une porte sombre menant à un couloir brut sans même lui préciser d’attendre dans le salon.

Le courant d’air glacial manqua de la dissuader de le suivre et sa curiosité prit une nouvelle fois le dessus sur ce qui aurait du s’apparenter à des craintes. Quelque peu dissimulée par l’obscurité elle vit le propriétaire du magasin prendre place derrière un comptoir face à une silhouette massive qui lui tournait le dos. Le mystérieux chat avait prit place au coté de son congénère dans une discrétion des plus absolue et attendait que la marchandise ne soit relevée, et quant à Vittoria, elle se contentait d’attendre silencieusement pendant que son pressentiment se mouvait en certitude.
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Mer 9 Déc 2015 - 14:15


Voleur dans la Nuit

« Business is Business »



La lumière qui filtra un instant lui permis d’observer ce second individu. Un chat au poil roux, plutôt mince et athlétique. Après un bref échange avec le receleur, ce dernier fit un pas en arrière pour s’inscrire dans l’obscurité. Le jeune Dalreight n’ignorait pas qu’il percevait tout ce qui se passait. Son hôte prit position face à lui et toujours sans un mot, entrepris d’attendre que le voyageur révèle l’objet de sa visite. Dazh estima que l’autre chat n’était pas là pour en découdre et sortie de son manteau un petit paquet, constitué d’un morceau de tissu et d’un bout de ficelle. Sans plus de cérémonie, il le déposa sur le comptoir sans le déballer. Jadis le voyageur décelait à peine l’aura de l’objet, mais aujourd’hui, sa puissance lui était parfaitement perceptible. C’était également le cas du receleur qui se pencha en avant comme pour en deviner la nature. Délicatement, Dazh défit le paquet et révéla l’Ouroboros aux yeux de tous. La méfiance qu’inspirait l’artefact prouvait qu’il n’avait pas face à lui, des amateurs.

Immédiatement, le receleur planta ses griffes dans le bois, capturant l’anneau magique. Dazh réagit avec une égale rapidité et bloqua le bras du receleur sous son coude. Tandis qu’il s’essayait à récupérer l’anneau, à l’aide de son autre bras, le receleur bondit par-dessus le comptoir et bloqua le voyageur à son tour. Les deux personnages s’affrontèrent du regard, puis le receleur libéra le voyageur tandis que Dazh cessa son entrave. Le chat roux dans l’obscurité avait fait un pas en avant mais ne s’en était pas mêlé.

Alors que les choses reprirent depuis le début, une ombre discrète se glissa vers le comptoir sans que Dazh ne la remarque. Ce dernier se redressa de toute sa hauteur et se débarrassa finalement de sa capuche.


« Vous savez de quoi il s’agit. J’en demande Mille Essence de Vie »
- Et moi je demande une preuve de son authenticité ainsi que sa provenance. Ça ne devrait pas vous poser de problème s'il s'agit de ce que vous insinuez.
« Il s'agit d'un objet magique rare du Royaume de l'ophiophobie. Il vaut certainement les Milles Essence de Vie. »
- Ce qui vaut sans doute ces mille essences, c'est la manière dont vous venez d'esquiver ma première requête.
« Ce n'est pas un objet a prendre à la légère. Cet Ouroboros permet une fusion partielle avec un serpent. D'autres paierai cher pour l'avoir.»
- Reste pour vous à déterminer si qui que se soit ici veut bien faire partie de ces "autres"
« C'est la seule occasion pour ce royaume de mettre la main dessus. Personne ici ne renoncerai a cet artefact. Je pourrai facilement en demander Mille deux cents Essence de Vie.
- Mille deux cents essence pour un objet qui ne serait d'aucune utilité au moindre habitant de ce royaume... Vous avez un don pour choisir votre clientèle.
« Moi, je n'ai pas bien le choix. Eux, c'est leur boulot.»
- On a toujours le choix. Et à leur place, je refuserais d'acheter si cher un article qui pour l'instant ne nous a prouvé que sa capacité à attirer la poussière. Pourquoi ne pas nous faire une petite démonstration de son pouvoir histoire de remonter sa côte ?

La jeune femme avait touché un point sensible. Son accent américain semblait adoucir son carractère, mais elle avait vraisemblablement de la personnalité et un esprit vif. Dazh ne pouvait en révéler davantage dans un tel endroit. Les sbires de Khengis aurait tôt fait de retrouver sa piste. il aurait bien rapporter la relique de lui même, mais il était évident qu'il ne gagnerai rien a le faire, si ce n'est une mort certaine. Cependant, l'objet dégageait une tel aura qu'il était difficile de douter de son authenticité. Cette voyageuse devait être relativement nouvelle à Dreamland, pour ne pas s'en apercevoir. Les deux chats auraient certainement pu lui confirmer, mais elle était trop douée pour qu'ils ne la laisse pas faire. Il était désormais impossible au jeune Dalreight de l'utiliser et de ce fait, de prouver ses dires. Le voyageur adopta une autre stratégie.

«C'est impossible ici, mais voyer ses inscriptions, cela prouve l'existence de huit autres Ouroboros et c'est une légende connu uniquement de quelques personnes. Le fait que cette inscriptions existe tend à prouver que cet anneau est authentique. »
- Une légende connue de quelques personnes seulement ? Alors vous admettez qu'en plus de ne pas être locaux, il existe extrêmement peu d'acheteurs pouvant ne serait-ce que connaitre cet objet ? Vous admettez alors que sa revente s'annonce particulièrement fastidieuse, je ne me trompe pas ?  
« Dans les sphères appropriés, nul ne pourrait ignorer son pouvoir. Mais je ne peux courir le risque de participer aux enchères de Kazinopolis.»
Et c'est tout à votre honneur. Mais il vous faut quand même vous plier aux contraintes que vous vous êtes imposés. Vu le fardeau que cette "relique" semble être, il serait bienvenu que vous accédiez enfin à une enchère raisonnable.

Quelque peu hérité, Dazh entreprit de croiser les bras sur sa poitrine. Le visage austère, il toisa la jeune femme qu'il dominait de sa hauteur. Espérant être suffisamment convainquant, il s'attendait à ce que l'américaine prenne soudain conscience des enjeux et qu'elle abandonne la négociation. Il était bien conscient qu'il ne pouvait obtenir Mille Essence de Vie pour l'Ouroboros, mais dans toute transaction, les premiers prix ne correspondait jamais à la valeur réel de l'article.

« Accordons nous sur Neuf cents Essence de Vie, et on oublie cet entretien.»
- La seule chose que je vous accorde, c'est que votre amour-propre vous fera sans doute oublier cette négociation. Si l'on compare les pouvoirs de cet article à ses propres contraintes marchandes, je dirais qu'il ne mérite pas plus de 600 essences de vie.
« Il ne s'agit pas seulement d'en tirer profit. Je suis certain que votre clientèle habituelle apprécierai de collectionner un objet unique. Ce serait bon pour les affaires, si vous prouviez que vous êtes capable de mettre la main sur ce genre d'artefact. Une occasion de ce genre, ça vaut bien 850 Essence de Vie. »
- Unique et inutilisable, n'oubliez pas ce détail. Pour le moment elle en vaut 600, sauf si vous possédez un argument de vente plus implacables que les précédents bien entendu.
« Son utilisation n'a peut-être pas d’intérêt pour la plus-part des gens. Heureusement, sa valeur n'en est pas moins importante. Il s'agit là de priver le Seigneur cauchemar du royaume Ophidien, d'un trésor qui lui est très précieux. Le priver d'un tel avantage ou le lui rapporter, entraînerai des conséquences dont vous n'avez pas idée.»
Ah oui ? Quelles genres de conséquences ?

Tandis que le dialogue prenait une autre tournure, Dazh voyait là, la possibilité de la faire céder en sa faveur. Il avait éveillé chez elle un intérêt nouveau qu'il espérait pouvoir utiliser au cours de la transaction. Cependant les choses se prolongeait, et dans un quartier tel que celui-ci, il souhaitait faire au plus vite. Il réfléchit un instant, sans imaginer les réelles intentions de la jeune femme. Machinalement, il regarda derrière lui avant de poursuivre.

« Khengis est mauvais. Il est important de nuire à ses projets. J'imagine qu'il peux être un allié précieux si on devait lui apporter une aide de ce genre. Vous comprenez à présent la valeur d'une telle relique. Huit cents Essence de Vie, c'est bien le minimum. »
- Hmmm... Le seigneur ophidien serait prêt à tout pour retrouver un artéfact pareil y compris envoyer de ses sujets dans des contrées bien éloignées des siennes. Ce qui met en plus votre acheteur dans une situation de danger permanent et incertain. Payer ce prix pour de tels risques serait de la folie, cet article vaut un maximum de 600 essences de vie et un geste commercial de votre part serait le bienvenu pour avoir tenté de dissimuler de pareilles informations.

L'innocence de la jeune femme avait le don de désarmé la stratégie de Dazh. Soulever les faits évidents comme elle le faisait ne permettait pas de balayer la chose d'un revers de la main. Les deux chats resté un peu en retrait, s'amusait de la situation, sachant qu'il n'aurait eu même, pas fait mieux. Si la voyageuse avait ses propres projets vis à vis de l'Ouroboros, Dazh l'ignorait complètement. Tout simplement pas préparé à affronter ce genre de discours, il se faisait littéralement mené par le bout de nez et étais sur le point de renoncer à négocier davantage. Alors, le jeune poussa un soupir, et après plus d'un quart d'heure à argumenter, le voyageur rendit les armes.
« Ce sera donc Six cents Essence de Vie. Je me vois mal faire mieux, compte tenu que votre boutique dépend du marché noir... Vos collègues ont la chance de vous avoir.»
Je suis navrée de vous apprendre qu'il ne s'agit pas là de collèges, même si je ne dirais pas non à une petite commission de vente. Par ailleurs, n'oubliez pas le geste commercial. Quant à vous messieurs, je serais ravie d'entendre quel sera votre prix de départ.


[...]


Quelques instants plus-tard, Dazh acheva la transaction avec le receleur, tandis que la jeune femme échangeait quelques mots avec le chat roux. Dazh ne les quittait pas des yeux et en attendant qu’elle achève ses propres affaires, il choisit de l’attendre dans le salon voisin. Il était évident qu’elle était intéressé par l’objet en question, et Dazh devait apprendre pourquoi. Jeune voyageuse, Dazh doutait qu’elle soit au service de Khengis. Ce dernier ne sortait guère de son royaume et ne s’intéressait pas beaucoup aux voyageurs héritant d’une infime partie de son pouvoir, à moins de faire preuve d’une maîtrise rare. Alors à quoi destinait-elle l’Ouroboros ?

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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Ven 11 Déc 2015 - 18:29
Toujours camouflée dans l’ombre, la jeune femme attendait que quelque chose ne soit révélé devant les yeux des deux chats et indirectement des siens. Elle savait très bien que Macavity pouvait la voir comme pouvait en témoigner les deux rapides coups d’oeil qu’il lui avait lancé mais il ne s’était pas manifesté pour la faire reculer ou lui demander de retourner dans le salon, à croire qu’il avait volontairement choisi son moment pour tourner vers ce couloir. Elle sentait de plus en plus la sensation qui l’avait poussé à rechercher un “elle-ne-sait-quoi” dans cette enseigne et cette sorte de sensation l’enveloppait maintenant comme une aura mystérieuse. L’inconnu encapuchonné dévoila bientôt un petit paquet et son contenu mais sa forte carrure empêchait la rousse de discerner quoi que ce soit. Eut alors lieu une sorte de petit accrochage entre le propriétaire et le voyageur pendant lequel le guide de Vittoria en avait profité pour s’avancer quelque peu pour lui faire un léger signe de tête. Aucun doute il lui demandait d’approcher mais pourquoi se demanda t’elle ? Elle ne faisait pas partie de ce monde, ce n’était pas ses affaires et elle n’avait pas d’argent…

Puis elle pu apercevoir dans un fugace rayon de lumière un anneau formant un serpent imposant qui se mordait la queue, un symbole connu qui au fil des siècles et des civilisation n’avait jamais perdu de sa signification ancestrale et qui ici semblait presque l’appeler. Elle en avait besoin pour une obscure raison qui ne trouvait aucune explication dans son esprit mais qu’importe, elle le voulait et elle l’aurait et pour se faire la première étape serait d’en faire baisser son prix de vente. Moins le chat l’achèterait cher, moins sa marge de bénéfice aura besoin d’être haute. En entendant le prix énoncé par le jeune homme et aucune objection de la part du félin qui gardait les yeux rivés sur l’objet, elle su qu’elle allait avoir à faire le travail par elle même.

Sans hésitation aucune, elle se dévoile et lança sa première objection. Si elle avait réussi à mener avec brio par le passé de faux contre-interrogatoires dans le cadre de ses études, elle ne devait pas avoir de trop gros problèmes avec le marchandage. L’un ne s’éloignait pas tant que ça de l’autre après tout seul les buts et finalités étaient différents. La négociation qui fut entamée ne sembla pas si ardue que ça à la jeune femme tout compte fait et même en comptabilisant la tentative d’intimidation ratée qu’avait tenté de mettre en oeuvre le revendeur de l’artéfact, elle allait même jusqu’à penser qu’elle s’en sortait assez bien. Il lui révéla de plus amples informations au  sujet de l’objet de toutes les convoitises lorsqu’elle exagéra l’intérêt qu’elle lui portait ce qui lui permit au passage de lancer un dernier ultimatum, mettant fin à la discussion après 15 minutes relativement tendues. Pendant que le voyageur terminait ses affaires avec le receleur, le félin roux se rapprocha de sa nouvelle connaissance en ricanant, sautant sur le comptoir pour se mettre à sa hauteur.


- Et bien et bien, tu mériterais presque de faire partie de ce royaume. Je savais bien que te laisser venir était une bonne idée mais tu dépasses mes espérances. Tu fais ça souvent ?
- Pas vraiment, ou du moins pas pour ce genre d’affaires. Tu travailles ici ?

Un nouveau rire ironique secoua vaguement le matou avant qu’il ne relève les yeux vers son interlocutrice.

- Moi, travailler ? On voit que tu ne sais pas à qui tu t’adresses. Je fournis de temps en temps ce chat et il me laisse mettre la truffe dans ses affaires, il m’a fourni quelques artéfacts plutôt sympathiques par le passé. Cette enseigne est un joyau de la couronne du marché noir.

La voyageuse hocha la tête en guise de réponse, une part d’elle même n’était pas très fière de s’adonner à de telles activités mais d’autre part personne de son entourage ne pouvait l’en blâmer et elle aimait la perspective du sortir du droit chemin sans mettre en péril sa carrière, son futur ou quoi que ce soit d’autre. Lorsque le receleur revint derrière son guichet, Macavity s’éclipsa dans l’obscurité mettant fin à leur conversation et laissant l’américaine attaquer sa propre négociation. Le nouveau propriétaire de l’objet la fixa dans les yeux, ou plutôt dans l’oeil, et lança de sa voix nasillarde.

- Le prix de départ de cette merveille s’élèvera donc à 850 essences de vies.
- Merveille ? 850 ? Vous oubliez déjà que je connais parfaitement son prix de rachat ? Et que c’est grâce à moi qu’il a été si grassement baissé.
- Soit… Soit… Et bien disons 800 pour votre bonne volonté et votre efficacité.

La voyageuse croisa les bras, un léger rictus apparaissant sur ses lèvres alors que son humeur oscillait entre amusement et agacement profond. Nul doute que ce chat avait le sens des affaires sinon pourquoi tiendrait il un tel magasin, mais elle avait certainement besoin d’en faire fortement baisser le prix.

- Devrais-je vous rappeler que vous ne recroiserez pas de clients pour cette relique avant un moment, et que qui plus est je vous rends service en attirant à moi la fureur du seigneur cauchemar.
- J’ai de bon contacts qui pourraient se montrer intéressés. Qui plus est, si je m’étais vraiment senti menacé, pensez vous que j’aurais acheté quand même cet objet ?

Un point  qui retirait toute légitimité à plusieurs arguments de la jeune femme. Sans pour autant perdre son sang froid, elle pencha la tête sur le coté et lança un prix dont elle savait pertinemment qu’il serait refusé.

- 600 essences de vie, vous ne gagnez ni ne perdez quoi que ce soit dans cette histoire.
- 750 pas moins voyageuse.
- 650 payables à crédit.
- La maison ne fait pas crédit mademoiselle. Mais je peux vous proposer de laisser un acompte, pour ce prix, donneriez-vous votre langue au chat ?

Vittoria fit une moue tant le jeu de mot lui sembla pitoyable et elle ne tenta même pas de demander s’il s’agissait ou non d’une plaisanterie. L’air malsain du vendeur en disait assez de lui même. Réfléchissant silencieusement, elle prit garde à ne laisser aucune expression supplémentaire transparaitre sur son visage mais se trouva tout de même interrompue dans ses pensée par le receleur qui essayait d’en rajouter une couche.

- Par ailleurs, je ne peux pas vous garantir que je garderais l’objet si un autre acheteur venait à se présenter. C’est tout de suite ou peut être jamais.

Un bourdonnement mélodieux s’échappa des lèvres alors qu’elle se penchait vers le comptoir et le félin, s’arrêtant à quelques centimètres seulement de l’encéphale de la créature onirique.

- Je n’ai jamais aimé qu’on me force la main. Si vous avez effectivement des contacts intéressés, vous ne m’en voudrez pas si je lâche l’affaire ?

Tournant les talons pour revenir à l’endroit d’où elle venait, elle n’attribua que très peu d’attention au commerçant qui pestait en marmonnant, sans doute à son égard. S’attendant à retrouver dans le salon le chat qui l’avait précédemment guidé vers cet endroit, elle marqua un net arrêt lorsqu’elle trouva le voyageur qui avait porté objet seul dans le salon sobrement éclairé. N’étant pas certaine qu’il l’avait vu émerger du couloir et hésitant quelque peu quant à savoir si elle devait s’assoir à son tour ou passer son chemin, elle se contenta dans un premier temps de s’avancer encore un peu les bras croisés jusqu’à lui faire parfaitement face.

- Si vous êtes resté pour me faire payer l’affront que je vous ai fait subir, sachez au moins que vous en prendre à une femme seule serait particulièrement déloyal.
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Lun 14 Déc 2015 - 14:26


Voleur dans la Nuit 

Un Mal pour un Bien



Le jeune homme abandonna assez vite le vieux fauteuil, pour entretenir le feu qui avait été allumé peu de temps après son arrivé. Le receleur disposait de serviteur aussi efficace que discret. Le brasier eut vite fait de restaurer la pièce, de chasser l’humidité ainsi que l’étrange odeur qu’il avait senti en arrivant. Quand la jeune femme arriva, il était à moitié allongé sur le tapis, et s’amusait avec les braises dans la cheminée.

- Si vous êtes resté pour me faire payer l’affront que je vous ai fait subir, sachez au moins que vous en prendre à une femme seule serait particulièrement déloyal.

Plongé dans ses pensées, Dazh resta quelques instants à observer les flammes en silence. Mâchonnant une friandise machinalement, il resta sans réagir pendant une longue minute, ses yeux bleus vairon, grands ouvert. Il abandonna finalement l’air brûlant de la cheminé pour observer la jeune femme. Elle était plus jeune qu’il ne l’aurait cru, presque innocente,  bien qu’un je ne sais quoi, trahissait une certaine expérience de la vie. Elle était plutôt très mignonne,  semblait très dynamique, le corps souple et endurant, elle n’était pas complètement sans défense. Contre toute attente, le voyageur reporta son attention sur le feu. Il espérait l’apaiser en restant calmement devant le feu. Il l’invita à s’assoir au chaud, tandis qu’elle hésitait, compte tenu de la situation.

« Non, je ne vais pas m’en prendre à toi.  Tu as sans doute menez la négociation mieux qu’il ne l’aurait fait, mais je savais avant de venir ici, qu’il ne serait pas possible d’en obtenir le juste prix. »

En effet, Salamander eut jadis l’occasion de lui expliquer que ce genre d’artefact était particulièrement puissant par le passé. Maintenant que le royaume s’était passablement retiré dans les limbes de Dreamland, la relique voyait ses pouvoirs diminuer. Les hautes autorités des rêves n’accordaient plus autant d’importance à ce genre de trésor, ce qui n’avait pas empêché le voyageur, d’avancer cet argument. Le receleur l’aurait su bien évidemment.
Sans attendre de réponse de sa part, Dazh s’adressa à nouveau à elle.

« Il m’a semblé que ton intérêt pour Ouroboros était réel. Je vois mal Khengis m’envoyer une fille comme toi récupérer une telle arme. »

Finalement, le jeune homme recroquevilla ses jambes pour s’assoir en tailleur, dos au feu. Il accueillit avec plaisir, ce soudain élan de fraicheur sur son visage. Il passa négligemment la main dans ses cheveux encore humide, tentant vainement de les lisser un minimum. « HumHmm. »
« Malgré que tu sois nouvelle à Dreamland, je veux bien croire que tu aies perçu le pouvoir de cet objet, comme je l’ai fait, il y a quelques années. J’ai oublié depuis longtemps le nom de cet autre voyageur. Salamander aurait su me le dire. » L’espace d’un instant, un sourire effleura ses lèvres, puis il reprit. « Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les rôles sont inversés. »

Alors, le jeune Dalreight se leva. Il garda le silence un moment, afin que la jeune fille comprenne ce qu’il lui expliquait bien qu’il empruntait un chemin détourné. Il aurait pu lui expliquer clairement qu’il avait été autrefois invocateur Ophidien. Lui raconter comment il eut obtenu Ouroboros. Mais, lui livrer cette histoire ne l’intéressait pas. Il ne cherchait pas à  la captiver, seulement, il fallait passer par là, pour aboutir au terme de sa réflexion.
« Tu n’as pas rencontré Khengis. Tu ne jouirai pas d’une telle liberté dans le cas contraire. Je pourrai même déceler son poison par ton intermédiaire. Mais les choses changent. Il pourrait bien disparaître. » C’est alors que le voyageur inspira un grand coup. Il allait toucher au but.

« Il ne m’intéresse pas. Cependant, il ne renoncera pas sa relique. Je ne pouvais pas me permettre de m’en débarrasser n’importe où, pas plus que je ne pouvais la conserver. Aujourd’hui encore, je suis certain de ne pas avoir le dessus sur ses serviteurs. Le receleur était ma seule chance. Ou, je le croyais en tout cas. »
Dazh, eut un bref geste exprimant son intérêt pour une compensation financière. « Mais si tu devais lui apporter Ouroboros, je gagnerai ma liberté, et tu pourrais profiter d’un traitement de faveur. Et comme j’imagine que tu ne dispose pas d’argent. Que dirait-tu d’un cambriolage ?»

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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Mer 16 Déc 2015 - 9:24
Il fallait croire que ce n’était pas pour rosser la jeune rousse que l’individu de tout à l’heure était resté là à l’attendre devant l’âtre de a cheminée. Le feu avait été ravivé depuis qu’elle était partie diffusant une chaleur douce à travers la pièce, l’aidant un peu à détendre ses muscles qui en cas de trop grande exposition au froid, avaient tendance à se raidir voir même à légèrement tétaniser quelques fois.

Rendant son regard à l’étranger, elle se rendit rapidement compte que son regard était aussi impressionnant et dérangeant que le sien mais dans un genre différent néanmoins. L’un de ses yeux était un bleu comme le ciel l’autre comme l’océan, à croire qu’il était écrit qu’ils croiseraient le feu des iris de Vittoria. Par ailleurs il ne semblait pas particulièrement en proie à la rancune ou à la colère, il était calme et parlait sur un ton égal qui n’inspirait en rien une quelconque agressivité. D’un geste il lui proposa de s’approcher pour profiter à son tour d’une place non loin du feu mais résistant à la tentation d’un chauffage au feu, elle préféra s’emparer froidement du dossier du fauteuil situé non loin d’elle, l’attirant plus près de l’âtre dans un grincement grave contre le parquet usé et sombre. Enfonçant ses épaules dans le large dossier tout en gardant le dos droit, quoi que légèrement cambré, elle croisa ses jambes et attendit que le jeune homme ne reprenne la parole.

Elle n’avait pas besoin de s’adonner à un nouvel examen de la personne qui s’adressait à elle, l’américaine avait eu largement le temps de le faire tout à l’heure pendant la négociation, alors que l’obscurité du couloir avait réussi à partiellement la cacher. D’ailleurs, elle n’avait pas tenu rigueur au brun lorsqu’elle avait senti le regard de ce dernier la détailler rapidement mais alors qu’il achevait sa phrase, elle laissa s’échapper une brève expiration, et répliqua avec une pointe de vexation dans la voix.


- Je ne prendrais pas cette remarque aussi mal que ce qu’elle ne sonne…

Alors que les compliments avaient tendance à peu l’émouvoir, même si son orgueil savait néanmoins les apprécier, elle avait un don pour détecter et réagir face à la moindre allusion qu’elle pouvait considérer comme négative. Maintenant la rousse attendait la suite, intimement persuadée que si le voyageur était resté pendant qu’elle argumentait avec le propriétaire ce n’était pas uniquement pour brosser un portrait de sa personne. Bientôt arriva la partie qui s’annonçait plus constructive, celle qui parlait de l’artéfact qu’elle convoitait et au dire de l’inconnu, il l’avait gardé en sa possession pendant un bon moment. Il parla aussi d’une autre personne dont le nom lui était totalement inconnu et laissa tomber mollement une allusion qui semblait raviver en lui quelques souvenirs. L’esprit de la jeune femme qui pendant ce temps travaillait à plein régime pour créer quelques liens entre ce qu’elle savait, apprenait ou devinait, déduisit rapidement qu’il appartenait lui aussi au royaume auquel elle était rattachée. Mais pourquoi avait il choisi de se débarrasser de l’artéfact alors ? Peu importait à la jeune femme qui coupa court à sa rêverie en reprenant d’un ton sec.


- Sauf que je suppose que pour que cela soit réellement vrai il aurait fallu que je rachète votre objet, or ce n’est absolument pas le cas. Votre passé ne m’intéresse pas, mais vous devriez être plus prudent à l’avenir. Un bref rictus orna son visage. Qu’est ce qui vous fait croire que je n’ai pas moi même été envoyée par le seigneur cauchemar pour m’emparer de l’artéfact et de son propriétaire ?

Le voyageur s’était levé gardant ses distances mais instaurant inconsciemment un rapport hiérarchique qui déplaisait fortement à la jeune femme. Sa dernière question plantait au dessus du silence pesant qui était en train de s’installer, seulement interrompu par les crépitements de la buche noircie qui se consumait lentement en arrière plan. Le grand brun fut le premier à reprendre la parole, confiant à son interlocutrice l’absence d’une marque quelconque pouvant le laisser deviner qu’elle avait rencontré le seigneur appelait par son propre nom. Laissant la voyageuse ophidien perplexe, elle le laissa achever son raisonnement écoutant avec une attention non camouflée et un brin d’incertitude. Elle plissa les yeux et fronça vaguement l’espace d’un instant les sourcil, faisant apparaitre ce qui deviendrait sans doute dans une dizaine d’année sur le front de l’américaine une ride du lion. Ne cherchant même pas à masquer son incrédulité, elle articula enfin.

- C’est une plaisanterie ?

Etait-il totalement inconscient ou tentait il maladroitement de se payer sa tête ? La demoiselle n’arrivait pas vraiment à le déterminer avec certitude mais il y avait forcément quelque chose qui clochait dans cette histoire. Pour commencer il était absolument inconscient d’énoncer ici même l’idée d’un vol, alors même que des oreilles discrètes pouvaient très bien être en train de les écouter en silence. Ensuite, pourquoi cet homme l’aiderait il à accéder à ses fin sachant qu’il n’était plus concerné par le cas de cet article. L’idée avait paru attrayante à Vittoria, juste le temps qu’une poignée de secondes ne s’écoule et elle revint à la normale aussitôt après.

- Même si je n’avais effectivement pas d’argent, il s’agit là de l’idée la plus insensée qu’il m’ai été donnée d’entendre. Vous savez ce que l’on risque en cas d’échec ? Moi oui et il est hors de question que… Elle cessa de parler et sembla réaliser quelque chose, se relevant alors tout en énonçant à voix haute le fil de ses pensées. C’est donc ça, vous voulez que je rate cette entreprise er finisse en prison à cause de l’argent que je vous ai fait perdre… C’était rondement mené mais ça ne marche pas, navrée.

Elle fit demi tour et s’apprêtait à partir lorsque prise d’un doute, elle ralentit son allure avant de se retourner, prise d’un doute et hantée par une tentation insupportable. Avant de définitivement renoncer, il lui fallait quelques réponses, histoire d’éviter d’avoir à supporter ensuite le poids et regrets ou des remords.

- Pourquoi feriez vous ça de toute manière ?
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Lun 21 Déc 2015 - 20:26


Voleur dans la Nuit
Les Chats passent à l’action !



La jeune femme était plus méfiante qu’il ne l’aurait cru. Mais il fallait s’en douter. Prudente, elle ne prenait pas une décision à la légère.  Dazh garda le silence encore un instant, renonçant à livrer d’autres informations le concernant. Comme elle l’avait peut-être compris, ils n’étaient pas seuls dans la pièce. Cependant, surveillé ou non, sa réflexion était authentique. S’il avait évoqué le cambriolage, c’était parce qu’il était de plus en plus convaincue qu’elle était la solution idéale. Le préteur était un bon moyen. Il s’agissait véritablement de son plan initial. Mais les sbires de Khengis pourraient toujours reporter leur attention sur lui à défaut de trouver l’Ouroboros. Si elle devait le rapporter, il serait définitivement libre.

Elle lui avait dit, voir clair dans son jeu. Qu’elle savait, qu’il espérait secrètement qu’elle échoue pour le voir finir en prison. Et que de ce fait, elle reconnaissait l’ingéniosité du plan, mais qu’elle ne se laisserait pas avoir. Le jeune Dalreight n’était pas dupe lui non plus. Cette explication n’était en aucun cas, la vérité. Elle avait senti la présence des chats dans le salon. Des yeux et des oreilles partout. Dazh l’avait su dès lors que le feu avait été préparé sans que personne ne s’en occupe. Cette dernière réplique, Dazh l’aurait parié, lui permettait de s’esquiver du projet de cambriolage.


« Pour être libre» répondit-il enfin.

Le jeune Dalreight regarda la jeune femme, comme pour déterminer le camp qu’elle choisirait. L’aiderait-elle ? Ou chercherait-elle à se protéger. Dazh avait conscience de la difficulté d’un tel choix, compte tenu des conséquences que ça impliquait. Le jeune homme s’assit lourdement dans le fauteuil derrière lui, tandis qu’elle était toujours debout, apparemment, perdue dans ses pensées. Il eut un bref sourire aux lèvres et passa sa main dans ses cheveux. Il se rendit compte que sa propre nervosité s’intensifiait. Pas qu’il craignait plus que ça la suite des évènements, mais parce qu’il avait engagé la jeune femme contre son gré. Car dès lors qu’il eut évoqué le cambriolage, l’alarme silencieuse avait été donnée. Le voyageur entendait les pas précipité bien que très discret des chats alentours. Dans les murs et le plafond se préparait des négociations musclées.

Dazh se doutait bien qu’il ne s’agissait que d’une question de temps, avant que le combat ne commence. Quant à la voyageuse, elle n’avait pas clairement pris la décision de l’aider, mais dans un endroit tel que celui-ci, il était coutume d’éliminer le moindre danger potentiel. Ses soupçons furent confirmés quand le bruit d’une clef que l’on tourne dans la serrure vint sceller les deux seules issues du salon. Cette fois, les chats ne firent même plus l’effort de dissimuler leur présence en conservant le silence.

Alors qu’il n’était plus possible d’ignorer le vacarme au dehors, Dazh se leva et tenta de déterminer par où arriveront les assaillants. Il n’eut cependant pas le loisir de s’attarder sur la question car un félin surgit tout à coup du tableau à sa droite. Très robuste ce premier adversaire attaqua sans attendre le cœur du voyageur, mais ne réussit qu’à égratigner sa poitrine de pierre. Perplexe, la petite créature observa le jeune Dalreight qui le dominait de trois bonnes têtes. Le voyageur riposta sans attendre, par un formidable coup de poing de pierre, qui eut pour effet de renvoyer son adversaire à travers la fine cloison du salon.

Cependant, de nombreux autres candidats pénétrèrent la pièce, au point de la rendre méconnaissable. Dazh s’empara d’une petite table en bois, qui s’avéra plus lourd que prévu. Il réussit assez facilement à se protéger des multiples assauts. Il tenta de caler le meuble dans le passage pour leur barrer la route, mais ne réussit pas à contenir le flot de matous hargneux. Bien que rapide, les chats ne parvenait guère à infliger des blessures sérieuses. En effet, le voyageur se déplaçait de manière à toujours garder un œil sur ses adversaires.

Il risqua un regard en direction de la jeune fille mais ne l’aperçut pas. Il reçut en échange une balafre légère dans la nuque. Sans attendre, il recula, grimpa sur un fauteuil et se débarrassa de trois autres chats grâce à ses coups de pieds. Finalement, il dut abandonner sa position pour s’élever jusqu’au sommet d’une armoire non loin de là. Le saut n’était pas évident, mais sa condition physique lui permit de réussir le challenge. C’est alors qu’il aperçut la jeune fille. Il tenta de l’appeler et de lui offrir une issue en lui tendant le bras. Il ne pouvait partir sans elle.


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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Mer 23 Déc 2015 - 11:26
Par son simple language corporel l’américaine n’eu pas de mal à comprendre que s’il avait proposé une éventualité tel qu’un cambriolage, ce n’était pas parce qu’il était pétri de mauvaises intentions à son égard. Cependant, il lui était hors de question de livrer sur un plateau sa confiance à un total inconnu, aussi sincère puisse t’il sembler. Qui plus est, envisager à haute voix un plan pareil au sein même du potentiel lieu du crime était d’une insanité folle, tout comme pouvait l’être l’annonce d’un crime à haute voix dans la rue par exemple. Elle l’avait étudié et un semblant de logique pur aurait suffit pour faire le rapprochement, en cas d’arrestation, la parole d’un seul témoin pouvait les mettre dans de beaux draps et ce sérieusement.

De toute manière, même s’il y avait eu d’invisibles témoins, même si n’importe quoi devait arriver la voyageuse gardait une conscience on ne peut plus tranquille et ce pour une simple et bonne raison : pour le moment elle avait refusé. Une décision qui ne tenait pourtant qu’à un fil, mais sa conviction et le simple fait qu’elle l’ai énoncé à l’oral aurait du lui permettre de palier à la plupart des éventualités. Mais elle ne pu s’empêcher d’assouvir sa curiosité posant une simple question supplémentaire, est ce que cela la refait complice pour autant ? Elle ne le pensait pas mais restait tout de même sur ses gardes observant attentivement tous les recoins d’ombres sans pour autant avoir trop de convictions sur ce qu’elle pourrait découvrir. L’ophidienne avait toujours eu une bonne ouïe mais elle n’excellait pas vraiment ici bas et après les quelques démonstrations qu’avait pu lui faire Macavity concernant son talent de se fondre dans l’ombre, elle avait de gros doute quant au fait qu’il puissent repérer un chat tapis dans l’obscurité.

La réponse lasse du voyageur désarçonna quelque peu la jeune femme qui ne trouva rien à piocher dans sa réserve de réplique inépuisable. Cet anneau était il un fardeau si lourd que ça à porter ? Si oui avait elle vraiment envie et besoin de s’en emparer ? Pourquoi en avait t’elle tant besoin de toute manière, elle n’en savait rien mais elle avait l’intime conviction que cette chose l’appelait presque et qu’une telle opportunité ne se présenterait plus de si tôt, si ce n’est jamais. Poussant un soupir à son tour elle chercha ses mots pour répondre au jeune homme d’une manière plus soft que ce qu’elle l’avait fait jusqu’à présent. Elle n’avait jamais vraiment eu l’ambition de se transformer en justicière masquée aidant la veuve et l’orphelin, pour ainsi dire, elle n’avait aucune ambition réelle dans ce monde. Elle voulait juste faire son petit bonhomme de chemin sans s’attirer trop de problèmes et à coté de ça, elle sait aussi qu’elle ne pouvait pas rester sans rien faire face à un cas pareil. Enfin si, elle le pouvait et elle savait bien assez gérer ses propres émotions pour partir d’ici dans la froideur la plus totale, mais elle se rendait aussi bien compte que c’était moralement répréhensible. Jamais elle n’avait eu à prendre une décision qui pouvait avoir tant d’ampleur sur la vie de qui que ce soit en plus d’agir sur la sienne et ce à court terme qui plus est. Non, ce n’était pas raisonnable. Elle voulait cet artéfact, d’un besoin viscéral, mais il devait y avoir un autre moyen plus sage de l’obtenir, un moyen qui n’entacherait pas sa réputation, inexistante, pour rien.


- Je ne pense pas être la p…

Elle n’eu pas le temps d’achever sa phrase qu’un bruit de verrou brusquement fermé vint interrompre le fil de ses paroles, nouant son estomac par la surprise. Il ne devait s’agir que d’intimidation il ne pouvait pas en être autrement, après tout elle n’avait rien fait de répréhensible et avait fait le choix de ne pas prendre partit dans le plan saugrenu que lui proposait le brun aussi pourquoi voudrait-on s’en prendre à elle. Son instinct lui dictait d’être sur ses gardes car il en serait sans doute autrement et elle n’eu pas même le temps de lancer un regard réprobateur au voyageur piégé avec elle, semblant à la recherche de quelqu’un ou de quelque chose qu’un chat traversa la mince cloison de la pièce perforant au passage un vieux tableau. Ne pouvant retenir un sursaut face à cette irruption soudaine elle regarda horrifiée le félin foncer en direction de la poitrine de son compagnon de fortune. Déjà que dans le monde réel ces bestioles avaient tendance à faire des dégâts s’ils le décident, alors ici avec toute la hargne qu’on pouvait lire sur le visage de l’animal, le pauvre homme serrait rapidement lacéré. Heureusement la partie supérieur de son corps sembla tout à coup faite entièrement de minerai translucide, rendant tout coup de griffe inefficace.

La demoiselle n’ait quand à elle pas bougé jusqu’à ce qu’un nouveau fracas la force à faire volte-face, révélant un nouveau matou qui ne portait aucune attention à la cible qu’avaient pour le moment choisi ses autre camarades. Lorsqu’il lui bondit directement au visage, elle remercia silencieusement l’amélioration de ses réflexes que lui avaient offert ses pouvoir et pu esquiver gracieusement l’assaut, offrant au passage un coup de poing à la créature qui le fit dévier de sa trajectoire initiale. Un flot incessant de matous jaillissaient de tous les trous créés dans les murs et même si elle avait aperçu la sorte de barricade de fortune qu’avait mis en place le voyageur, elle se rendait bien compte que ce ne fut pas inutile mais presque. Elle fut bien rapidement forcée à se déplacer, avançant entre les créatures de toute tailles, s’efforçant dans un premier temps d’esquiver plus que d’attaquer sifflant de temps à autre lorsque des feulements se faisaient entendre. Habituellement les félins savaient se tenir en respects des prédateurs mais elle voyait néanmoins que mis à part déclencher de brèves hésitations chez les plus couards, ça ne servait pas à grand chose. Ses sonnettes grésillaient à une allure folle sans pour autant qu’elle ne le contrôle par contre et cela ne fit qu’empirer lorsque l’un des assaillant réussit à faire une percée parmi ses camarades, commençant à mordre et griffer violemment sa jambe déchiquetant en lambeau son discret pantalon noir.

Perdant tout scrupules à s’en prendre à des créatures faisant moins du tiers de  sa taille elle commença à décocher coups de poings et de pieds, essayant de faire reculer les bestioles qui finirent néanmoins à l’acculer dos à la cheminée. Elle entendit à ce moment un bruit sourd non loin d’elle et remarqua le second voyageur huché en haut d’une armoire qui lui tendait la main pour l’inciter à venir. Bien qu’elle lui en voulait pour l’avoir plongé dans une situation pareille, elle ne pouvait pas se permettre de refuser une telle offre et commença à chercher un moyen d’arriver au moins à portée de bras du jeune homme. Une idée fulgurante la traversa lorsque ses yeux se posèrent sur le long tisonnier de métal toujours à moitié plongé dans les braises. Sans hésiter elle se saisit de l’appareil envoyant valser quelques charbons rougeoyants sur les chats les plus proches qui se roulèrent sur le sol pour apaiser la douleur cuisante que leur procuraient les petites braises. Agitant le lourd fer noir comme une épée, elle se sentit tout d’un coup bien plus menaçante et en sécurité si bien qu’elle eu bien moins de mal à tenir les bêtes en respect après en avoir assommées ou brisées quelques unes d’entre elles.

Arrivant assez près pour saisir le bras tendu, elle le serra assez fort pour ne pas risquer de perdre prise mais pas assez pour créer des dégâts ou de la douleur, gardant tout de même dans l’autre main son arme de fortune. Espérant ne pas être trop lourde pour le morpheur elle chercha de ses pieds quelques aspérités sur le meuble qui pourraient l’aider à se hisser à coté de lui. Une fois à ses coté elle lui lança un air plus que déplu avant de rajouter.

- Ne dites plus rien qui puisse les froisser avant qu’on ne soit sortis d’ici.

Sa phase à peine finie, l’américaine saisit à deux main son tisonnier et l’abattit violemment par surprise vers son voisin d’un air des plus déterminé. Espérant qu’il ne s’y méprenne pas, le coup raisonna contre le crâne d’une écaille de tortue qui bondissait du coté opposé, la forçant à aller s’écraser lourdement sur le sol. Sa jambe ne la faisait pas souffrir pour le moment mais les plaies toutes superficielles qu’elles étaient, saignaient assez pour donner un aspect peu ragoûtant à la blessure. En baissant les yeux, elle aperçu des plaques de peau qui avaient déjà commencé à sécher et à se décoller en une mue disgracieuse tout autour de son mollet. Essayant tant bien que mal d’ignorer tout cela elle rajouta d’un ton pincé et contrarié.

- Je vais avoir l’air maligne dans cet état… Il est inutile que je précise que si on s’en sort, vous me devez un pantalon neuf ?

Sa seule consolation dans ce mic-mac, c'est qu'elle n'ait en aucun cas repéré la silhouette rousse et élancée qui l'avait mené jusqu'ici. Ils ne se connaissaient pas depuis bien longtemps mais il ne la poignardait pas dans le dos c'était déjà ça.
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Dim 27 Déc 2015 - 18:32


Voleur dans la Nuit
Des ennuis jusqu’au cou !



Le voyageur parvint à se saisir du bras de la jeune femme, qui s’agrippa fermement. Il hissa la voyageuse jusqu’au sommet de l’armoire, sans fournir trop d’effort. Elle avait été blessée à la jambe et c’était de sa faute. Son pantalon largement déchiré et partiellement partie en lambeaux ne l’entreverra pas dans ses mouvements. Il s’agissait de ne pas en déchirer davantage, sous peine d’avoir en plus, un problème de pudeur... Heureusement ça aurait pu être pire, mais le jeune Dalreight s’en voulait vraiment. Il lui devrait des explications dès que possible, mais en attendant, il leur fallait sortir d’ici. Et non sans récupérer Ouroboros.

D’autres assauts vinrent sortir le jeune homme de ses pensées. Les chats ébranlaient très sérieusement l’armoire. Le voyageur doutait qu’ils cherchent à la démolir, mais rien n’était moins sur… La jeune femme parvint à repousser à plusieurs occasions des adversaires qui se montraient particulièrement audacieux, tandis que Dazh cherchait une solution. Compte tenu que le plafond n’était plus très loin, il entreprit de se lever et manqua perdre l’équilibre quand l’armoire fut délogée de son emplacement. Il se rattrapa de justesse en s’appuyant sur Vittoria. Une fois debout, il changea son bras en pierre et ouvrit une large brèche dans le plafond. La demeure était très grande, et il n’alla pas jusqu’à l’étage supérieur. Alors qu’il envisageait d’essayer une seconde percée pour atteindre l’étage en question, il se dit que ne pas rencontrer davantage de chat serait une excellente chose. Alors, se cacher dans les entrailles de la demeure, n’était peut-être pas un si mauvais plan, compte tenu que le passage entre le plafond et le sol du 1er étage, était suffisamment large pour y tenir à genoux.

La poussière et les débris du plafond permirent un instant de répit car les chats qui ne furent pas assommés, s’écartèrent pour ne pas être blessé. Dazh aida la jeune femme à se lever et la saisie par les hanches afin de l’aider à atteindre l’issue qu’il leur avait fabriquée. Alors, il renversa l’armoire avant d’emprunter le petit passage à son tour. Dans l’étroit couloir, il faisait noir, mais de la lumière filtrait à travers certaine latte de plancher, ce qui leur donnait une assez bonne idée des environs. Beaucoup de poussière, des petits objets depuis longtemps perdus, et beaucoup de toiles d’araignée. Curieusement, aucune présence de rats ou de souris.
Rapidement, les deux voyageurs cherchèrent une issue, et c’est seulement lorsque le jeune Dalreight fut certain de déboucher sur une petite pièce sans personne, qu’il ouvrit un second passage pour lui et la jeune femme.

Il sortit le premier et l’aida à se rétablir par la suite. Ils avaient pénétré une petite pièce de deux mètres sur trois, et plutôt bas de plafond. Contre chacun des murs, de simple étagères en bois sombre plus poussiéreuse les unes que les autres. Certaines étaient surchargées d’objet en tout genre et la plus-part étaient sans intérêt. Le sol était également jonché de cartons miteux, abandonnés, sans que personne ne prennent le temps de les ranger. Ici aussi, il faisait très sombre. Seul l’éclat de la lune parvenait faiblement à éclairer le petit débarras.

Le jeune Dalreight usa de son sens de l’autorité et indiqua à la jeune fille de s’assoir. Il entreprit alors de panser sa jambe avec l’une des bandes qu’il avait pris l’habitude d’avoir sur lui. Il s’attendait à en trouver plusieurs, puis se rappela qu’il en avait confié deux à Lilith. Il ne lui restait alors qu’une toute petite bande pour soigner la jeune femme. Il se fit la réflexion que ça devenait une habitude. Pendant un instant, il s’attendait à une pique de la part de la voyageuse compte tenu de son éphémère désarroi. De toute évidence, il n’avait pas l’intégralité de son kit de premier soin. Cependant, a sa grande surprise, la blessure avait en partie cicatrisé. Il se rappelait avoir vu une plaie sanguinolente. Le sang avait depuis séché et la blessure était presque refermée. Sans un mot, il se contenta de nettoyer le sang avant de récupérer de la bande. Il avait envisagé de la jeter, mais il avait entendu trop d’histoire mystérieuse qui évoquait une sombre magie à base de sang. Dans un endroit tel que celui-ci, il ne prit pas le risque.

Finalement, il s’assit à son tour, s’adossant au mur opposé à celui de la jeune femme. Il n’était qu’à un mètre l’un de l’autre et tous deux gardait le silence. Dazh s’en voulait un peu de l’avoir mis dans un bourbier et n’osa pas prendre la parole en premier. Enfin, il imagina facilement la rancune de Vittoria à son encontre ce qui expliquait qu’elle garde le silence, elle aussi.


« Je m’appelle Dazh. » Après tout, il n’avait pas encore eut l’occasion de se présenter officiellement. Peut-être parviendrait-il à adoucir le caractère de la jeune femme de cette manière ? La mort dans l’âme, le voyageur entreprit de lui expliquer ce qu’il attendait d’elle. « D’abord, je n’ai pas l’habitude de prendre une décision à la place des autres. Mais ta présence, à ce moment précis. J’y ai vu comme un signe. »

«Si on récupérait Ouroboros, et que tu le rapportais au royaume Ophidien, le seigneur cauchemar qui vit là-bas ne chercherait plus à mettre la main sur cet artéfact. Et puis, il n’aurait plus de raison de me poursuivre pour le trouver…  J’ai imaginé ce plan dès que j’ai compris ce que tu étais. Evidemment, tu as dut remarquer que ce n’étais pas sans risques. »
Sur ces mots, il observa la blessure de la jeune femme.

« J’ai conscience que je te serai redevable. Alors maintenant qu’on en est là… Es ce que tu m’aideras ? »

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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Dim 24 Jan 2016 - 19:36
Bien décidée à se sortir de se pétrin, rappelons au passage que sa présence au sein de cet imbroglio n’était qu’une large méprise la concernant, la jeune ophidienne faisait pleuvoir les coup de tisonniers maniant avec adresse cette arme de fortune. Au vu de sa forme et de son poids, la tige de métal noir et massif se rapprochait plus d’une masse d’arme que d’un estoc qu’elle aurait pourtant plus affectionné mais la fin justifiant les moyens, elle avait pour une fois décidé de ce contenter de ce qu’elle avait sous la main. Jamais elle n’avait pu imaginer que des félins domestiques pouvaient se montrer si agressifs et angoissants d’une part si bien que même son affection pour ces bestioles en temps normal ne l’empêcha pas de continuer ses violents assauts défensifs, prenant cependant garde à blesser seulement et non tuer. Néanmoins elle n’avait pas peur comme elle s’y serait attendue, passé les premières appréhensions et rassurée par son arme de fortune, les sensations grisantes que lui procuraient l’adrénaline qui parcourait maintenant ses veines passait outre ses instincts primordiaux de méfiances du danger.

De leurs cotés les chats s’astreignaient à renforcer leurs attaques, augmentant le nombre de salves et leurs intensité faisant de temps à autre vaciller le meuble. On aurait presque pu penser que la boutique d’antiquité s’était mué en une gigantesque termitière tant le flot ininterrompu de créatures continuait, ne permettant presque plus de voir la couleur du parquet sous la masse mouvante de fourrure hétéroclite. Malheureusement pour eux, les chats ne pouvaient pas escalader et se défendre en même temps si bien qu’après quelques réflexions de la part des meneurs et de nombreuses tentatives d’assaut échouées les félins décidèrent de changer de tactique. L’armoire qui ne pouvait plus être associée à rien sinon une sorte de griffoir démesuré, commença peu à peu à chanceler au rythme des coups perpétrés à sa base et des pressions exercés par les plus costauds de la bande.

La tige de métal dans une main et le rebord du meuble dans l’autre, l’américaine s’était penchée en avant pour juger de la situation et n’en présagea rien de bon. Même si certain des plus téméraires profitaient d’un pseudo effet de surprise pour se remettre à grimper, tous les autres chats avaient unis leurs force dans une seule et même direction et ça ce n’était pas très bon pour les affaires des voyageurs. Comme pour appuyer son raisonnement, une violente secousse ébranla l’armoire et alors que la position accroupie de la jeune femme lui avait permit de conserver son équilibre sans problèmes, un poids vint appuyer sur son épaule la surprenant et la forçant à quitter des yeux la masse qui tentait d’envahir leur plateforme.

Ne vous gênez surtout pas… Pensa t’elle en voyant le jeune homme retrouver ses appuis sur son épaule comme s’il ne s’agissait que d’un vulgaire portemanteau. Voyant qu’il changeait de nouveau son bras en cristal, elle garda un oeil sur ce qu’il faisait avant de rabaisser vivement la tête pour éviter de se prendre en pleine face un débris de plafond. Ne dissimulant aucunement un râle d’exaspération, elle commença à chasser de sa chevelure rousse la poussière et les particules de plâtre ou de bois qui étaient venus se loger à l’intérieur. A sa grande surprise les deux mains du voyageur vinrent s’emparer de sa taille pour la soulever et l’inviter sans détours à se faufiler dans l’issue de fortune. Dans d’autre circonstance la jeune femme ne se serait absolument pas laissée faire, premièrement parce qu’elle était largement en mesure de se hisser seule dans le trou et deuxièmement elle exécrait ce genre d’envahissement inopportuns de son espace vital. Mais là le temps lui manquait et il lui offrait par ailleurs une opportunité pour économiser un peu ses forces aussi pourquoi s’en priver.

Ne tardant pas à remarquer que le plafond irrégulier permettait à quelques endroits de laisser passer de la lumière, elle prit néanmoins soin de ne pas traverser ces raies. S’ils étaient en mesure de voir de la lumière à travers elles, les félins n’auraient aucun mal à repérer leur ombre à l’opposé. Ils débouchèrent bientôt dans une sorte de débarras, sans doute une pièce de stockage, néanmoins assez vaste pour accueillir les deux voyageurs pendant qu’ils avaient à se dissimuler. D’ici les bruits semblaient lointains aussi pouvaient ils supposer qu’ils seraient un peu tranquille, mais concernant des chats, il ne fallait jurer de rien.

La sortant de ses pensée et de son analyse du lieu, le jeune morpheur demanda à sa complice du jour de s’assoir, tentant au passage de faire preuve d’autorité sans doute, pour se lancer dans des soins précaires de sa jambe meurtrie. Haussant son fin sourcil visible, elle résista à l’envie de renvoyer le jeune homme dans ses buts et préféra s’assoir, un air indiquant clairement à quel point elle le prenait au sérieux affiché sur le visage, mais ce sur une pile de carton à l’opposé de l’endroit qu’il lui désignait. Il ne fallait pas rire non plus. Posant un mouchoir puis une fesse prudente sur l’empilement instable, elle découvrit en même temps que l’infirmier de fortune l’ampleur des dégâts. Et étonnamment ce n’était pas si terrible que ça.

La plupart du temps sa peau réagissait très mal à la moindre coupure, cicatrisant peu ou mal et déclenchant une sorte de pseudo-mue dont l’étendue variait entre le méchant coup de soleil et grosses plaques de peau disgracieuses. Sauf que une fois sur vingt à la grande surprise de la concernée, le miracle se produisait et la guérison se passait bien. Très bien même. Et cette fois ci faisait partie de ces très pratique exceptions où une cicatrice prenait rapidement la place de la plaie. Le surplus d’adrénaline était il totalement étranger à l’affaire ? Peut être pas qui sait, la seule chose qui importait c’était que la voyageuse ne soit plus incommodée par cette blessure non ?

Lorsque que le regard de la jeune femme se posa sur le l’air plein de désespoir qu’arborait le jeune homme, elle comprit bien qu’il lui était inutile de se montrer plus hostile que nécessaire. Lorsqu’il tenta d’entamer des présentations, elle lui répondit par un vague signe de tête tout en glissant un simple :


- Vittoria.

Oui elle comptait bien atténuer sa mauvaise humeur mais il ne fallait pas oublier qu’elle avait été entrainée de force dans cette histoire et que cette seule perspective suffisait à lui remettre les nerfs à vif. Elle écouta tout de même le monologue du voyageur, sans rien rajouter avant qu’il n’ai terminé, n’affichant absolument aucune émotion dans un premier temps. Prenant ça comme un maladroit appel du pied pour qu’elle s’implique plus que ce qu’elle ne l’était déjà dans cette histoire, et une tentative d’excuse bancale par la même occasion elle se remit à réfléchir en poussant un soupir. D’une part sa situation ne pouvait pas vraiment empirer dans cette histoire sachant qu’elle avait été mise dans le même panier que l’instigateur du cambriolage et qu’elle s’était inconsciemment reconnue coupable en fuyant et d’autre part même si elle ne l’admettrait jamais oralement, cette décharge de sensation forte avait été une expérience fantastique qu’elle mourrait d’envie de réitérer. Aussi alors que sa décision était déjà prise, il était de son devoir de formuler des réticences face à cette idée. Juste pour sauver la face.


- Je doute d’avoir vraiment le choix de toute manière. Comment avez vous pu penser qu’exprimer un plan pareil comme une invitation à prendre le thé passerait inaperçue ? De toute manière, je tiens tout de même à préciser que je ferais ce qu’il me plaira de l’Ouroboros lorsque je l’aurais en ma possession.

Et ce même si ses plans concordaient parfaitement avec ce que venait d’énoncer son interlocuteur. Comme ça elle gardait une part de mystère dans ses intentions et elle faisait discrètement remarquer qu’elle n’obéissait à personne et ce peu importe le rang, l’honneur ou quoi que ce soit d’autre. Elle jouissait en ce monde d’une liberté bien plus grande que sur terre aussi, elle ne la gâcherais pas en se faisant mule. Toute fois, il fallait aussi remarquer qu’elle avançait déjà son discours vers le moment où elle entrerait en possession de l’artéfact ce qui signifiait qu’elle prévoyait bel et bien de prendre part au vol. Comme pour elle même et ignorant que ses mots seraient traduits naturellement, elle murmura en anglais en se relevant.

- Alors c’est ça qu’on ressent quand on trépasse les règles ?

Retrouvant tout son sérieux et toisant Dazh de son regard à la fois froid mais aussi étincelant d’appréhensions, elle apporta une nouvelle précision qui valait cependant d’être énoncée.

- Si je devais vous suivre dans cette entreprise ce ne serait que si vous me proposiez un plan qui tienne la route pour arriver à nos fins. Parlons en toute honnêteté j’ai horreur d’avoir à suivre les idées des autres et encore plus lorsque ces dernières ne sont pas fiables.

Et si vous vous dites que pour quelqu’un qui veut se montrer sous son meilleurs jour, il y a mieux, dites vous simplement que là elle contenait parfaitement son hostilité précédente et que si elle ne le faisait pas, tout ceci serait largement pire.
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Mer 27 Jan 2016 - 21:41


Voleur dans la Nuit
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Le tempérament de Vitt était loin de s’être adoucie, mais il était évident qu’elle faisait des efforts pour se contenir. Dazh avait cependant du mal à imaginer comment elle pouvait se montrer plus hostile. Peut-être en appelant les nombreux chats stationnés à l’étage du bas? Mais il vit dans son regard qu’elle était partagée entre deux émotions. Peut-être n’était-elle pas si remonter contre lui finalement. Le jeune Dalreight abandonna sa réflexion et tout en écoutant la jeune femme, entreprit de fouiller les cartons présents. La plus-part était vide, mais alors qu’il se débarrassait d’une petite caissette à ses pieds, il sentit qu’elle était anormalement lourde. Dès lors, il n’écouta plus tout à fait sa compagne de fortune qui établissait une liste de règle pour la suite des événements.

Dans la caissette, il trouva un objet très curieux. Il s’agissait d’un ananas de belle taille, qui avait la particularité d’être en argent massif. Le doute n’était plus permis compte tenu du poids de l’ananas dans ses mains. Négligemment, Dazh s’amusa à le lancer en l’air, de quelques centimètres a peine, pour le récupérer ensuite. Il fut surpris de constater que l’ananas disparut au moment de quitter la relative sécurité des mains du voyageurs, pour apparaître à la hauteur de son visage, comme s’il conciliait le fait de jouer avec le jeune Dalreight, avec son allergie a toute sorte de déplacement. Le choc soudain surprit le morpheur qui trébucha en arrière, tandis que l’ananas entreprit de ne rien faire. Le fruit en argent amorça sa chute brutale jusqu’au plancher du débarras…

…Lequel éclata, tandis que l’ananas disparaissait à travers pour rejoindre le rez-de-chaussée. Un vague bruit sourd leur parvint et Dazh comme Vitt, se penchèrent en avant pour observer ce qu’il s’était passé. Plus bas, un chat particulièrement costaud gisait inerte sur le sol, tandis que les autres félins regardaient le plafond en quête de réponses.

A l’occasion d’un bref moment, les félins observaient les voyageurs et les voyageurs observaient les félins, dans un silence parfait. Au dernier moment, le jeune Dalreight regarda le visage sans émotion de Vitt, craignant de sa part, une remarque particulièrement assassine. L’ananas disparut du plancher du rez-de-chaussée pour apparaître face à Dazh, qui le récupéra de justesse. Malgré tout, le voyageur se surprit à éprouver de l’affection pour le fruit en argent. S’il devait imaginer la personnalité de l’objet, il dirait que l’ananas ne pensait qu’à jouer en dépit du danger, ce qui plaisait beaucoup au jeune Dalreight. Soudain, les félins reprirent leurs esprits et certains montraient le plafond du doigt en criant des ordres, tandis que les autres se précipitaient, sans nul doute possible, à leur rencontre. Sans plus attendre et avec l’ananas en main, le morpheur attrapa Vittoria par la main et l’entraîna avec lui hors du débarras. Le voyageur réagissait à l’instinct, sans le moindre plan en tête, ce qui devait assurément plaire à la jeune femme. Si elle cherchait à se libérer, Dazh ne s’en rendit pas compte, tirant sans arrêt la jeune femme avec lui, de peur de l’abandonner aux chats.

Quelques-uns étaient déjà présent et sans lâcher ni la fille, ni l’ananas, Dazh parvint à en assommer un ou deux, d’un grand coup d’épaule ou par le biais d’un coup de pied. Très vite, les chats envahissaient l’étage, et Vitt aurait certainement sa part d’adversaires à repousser. Le pire, c’est que Dazh si soucieux de ne pas perdre sa compagne, ne libéra Vitt à aucun moment. Ce n’est que lorsque l’ananas entreprit de se téléporter au-dessus de des chats pour les neutraliser, qu’il s’aperçut qu’il pouvait récupérer le plein usage de ses bras et la laisser agir à sa guise. En espérant qu’elle ne le frapperait pas pour lui signifier son mécontentement. Dazh imagina que l’ananas voulait reproduire ce qu’il s’essayait à faire. Assommer les chats. A n’en pas douter, le fruit en argent prenait plaisir à dérouiller les quelques chats, à tel point que le voyageur pouvait presque percevoir des cris de joie de la part de l’objet en métal. Malgré leur effort, le petit trio, à l’exception de l’ananas, s’épuisait rapidement et voyait la situation dégénérée. Vittoria n’allait vraiment, mais vraiment pas apprécier. Mais après tout, qui avait besoin d’un plan ?

Dazh saisit sa chance et entreprit de dégager le couloir dans lequel il se trouvait, sur quelques mètres, à grand renfort de ses poings de pierre. Nulles griffes ou morsures ne parvenaient à surpasser sa formidable défense en Quartz. Cependant, les félins étaient si nombreux qu’ils réussirent à se saisir de sa cape qu’il dut abandonner précipitamment, au même titre que sa veste, qui entravait ses mouvements au niveau des manches alors qu’il travaillait à se déshabiller. Son tee-shirt, son pantalon, ainsi que ses bras ou sa poitrine furent parfois blesser quand il ne prêta pas attention, à un ennemie plus entreprenant. Mais dans l’ensemble, les deux voyageurs assuraient honorablement la défense de l’un et de l’autre, en adoptant naturellement, la stratégie de se mettre dos à dos. Au bout d’un moment, ils atteignirent le pallier au sommet de l’escalier du rez-de chausser et il leur était possible de se diriger vers le grenier de la maison. Pour ce faire, il leur fallait franchir trois ou quatre marche et franchir la porte donnant sur le reste des escaliers. L’ananas leur fut fort utile. Le jeune Dalreight l’attrapa au passage, alors qu’il se téléportait de manière aléatoire et le propulsa contre la porte en bois. Il l’explosa assez facilement, comme l’aurait fait un bélier.

Sans plus attendre, Vittoria comme Dazh se précipitèrent dans l’escalier jusqu’à gagner une seconde porte. Dazh imagina devoir la défoncer comme il l’avait fait pour la première, mais Vittoria eut la présence d’esprit d’actionner la poignée et il s’avéra que la porte était ouverte. L’un après l’autre, ils s’engouffrèrent dans le grenier qui mieux éclairé que l’était le débarras. Le jeune Dalreight bloqua la porte immédiatement après être entré et tandis qu’il se tournait vers Vittoria, le voyageur se força à sourire faiblement.


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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Lun 1 Fév 2016 - 0:22
L’américaine n’avait cessé de parler que la concentration du voyageur à qui elle s’adressait semblait déjà loin, mettant à vif une nouvelle fois les nerfs de la jeune femme. Outre le fait que la politesse exigeait qu’il l’écoute au moins jusqu’à ce qu’elle ai terminé de parlé, voir même qu’il lui réponde, elle doutait fortement que farfouiller parmi les cartons du débarras faisait partie de la catégorie “idée à retenir”. Cet endroit tenait plus de la remise à l’abandon qu’à une véritable réserve de marchandise et les cartons qui n’étaient pas déjà éventrés semblaient vides ou plein de papier protecteur. En résumé si quelque chose devait les aider à sortir d’ici, cette chose ne se trouvait absolument pas dans les parages. Poussant un nouveau soupir exaspéré alors que le jeune homme sortait d’une boite un ananas en argent, elle se demanda d’où venait cette passion que les hommes avaient pour tout ce qui pouvait se rapprocher de près ou de loin d’un jouet. En l’occurence cette chose semblait plus tenir de l’affreux bibelot décoratif que de quoi que ce soit d’autre et ayant rapidement fait le tour de son inutilité elle tourna les talons essayant d’ignorer les sauts qu’infligeait le voyageur au fruit métallique. Elle l'interpella dans un soupir exaspéré.

- Reposez ça où vous l’avez trouvé vous allez finir par blesser quelqu’un.

Elle se dirigea quant à elle vers la porte de la remise, l’ouvrit le plus doucement possible en évitant de la faire grincer et passa la moitié de sa tête vers l’extérieur. Apparement il n’y avait personne à cet étage ce qui en soit était une bonne nouvelle, et les quelques portes qui parsemaient le couloir étaient toutes closes. Sortant un peu plus la tête pour essayer de se repérer encore un peu mieux, elle fit un bond de surprise, son myocarde se transformant en un soliste de batterie alors qu’un énorme bruit de fracas retentissait derrière elle. Reprenant sa respiration trop vite expulsée à cause du choc elle se tourna en direction du bruit sans refermer la porte et remarqua un Dazh penché au dessus d’un large trou au niveau du planché et demeurant dans un silence relativement inquiétant. Espérant silencieusement pour que ce qu’elle déduisait ne s’était pas vraiment produit sous ses yeux, elle se pencha au niveau du trou. Effectivement ce n’était pas ce qu’elle venait de déduire, c’était encore pire ! Sous l’ananas, un cadavre de chat était cloué au sol alors que d’autre de ses congénères fixaient les deux voyageurs à travers le plafond. Relevant les yeux vers le fautif, son visage indifférent n’affichait absolument aucune expression ce qui en soit était encore pire qu’une simple colère exposée nue et crue. Se contenant du mieux qu’elle pouvait elle et retenant une remarque de type “Je le savais” ou “Je l’avais bien dit” ou tout autre chose beaucoup plus cinglante et moins agréable, elle demanda simplement.

- Maintenant donnez moi une seule bonne raison pour que je ne vous laisse pas vous débrouiller tout seul…

Préférant garder le silence, il rattrapa de justesse le fruit responsable de ce nouveau bazar avant de se précipiter vers la porte et ce non sans avoir saisi le poignet de la jeune femme au passage. En y réfléchissant bien, le fait qu’elle se trouve tirée comme une mule et retenue contre son gré par la forte poigne du voyageur était une raison suffisante pour qu’elle ne l’abandonne pas à son sort. Du moins jusqu’à ce qu’il la lâche. Comprenant rapidement que tout espoir de se dégager était peine perdue, elle préféra essayer de tenir le rythme et ce d’une part parce qu’il tirait sur son bras comme si elle n’avait été qu’une poupée de chiffon et d’autre part parce que l’impulsion qu’il engendrait était suffisante pour échapper aux chats qui leurs courraient derrière. Par contre elle n’avait absolument pas l’amplitude suffisante pour contre attaquer mais apparement l’ananas avait décidé de s’en charger, à croire qu’il voulait se faire pardonner de ce qu’il avait fait. Ou qu’il aimait la violence à voir. Elle ne parvint à lancer de nouvelles attaques que lorsqu’elle réussit à se placer dos à dos avec le morpheur, repoussant efficacement les matous furibonds. Ils débouchèrent bientôt vers une nouvelle porte de bois close dans des escaliers et la jeune femme n’eu pas le temps de dire quoi que ce soit que le bois fut explosé à grand coup d’ananas. Une accalmie leur permit de se stopper face à ce qui devait être la porte du grenier et alors que Dazh s’apprêtait de nouveau à faire preuve d’un intellect plein de brutalité, la rousse se plaça devant lui, remit dans un claquement sec son épaule démise en place et actionna la poignée pour ouvrir la porte.

Qu’on se le dise, non pas que la jeune femme ne parvenait pas à retenir ses articulations en cas de pressions mais là elle avait volontairement laissé l’os de son bras sortir de l’abri naturel que lui offrait sa clavicule pour bien montrer au jeune homme qu’il avait tiré comme un cheval de trait. Une fois cette aparté terminé et la porte du grenier refermée et verrouillée simplement à l’aide de la clé toujours sur sa serrure, la jeune femme se tourna vers le voyageur qui avait toujours son ananas dans les mains et un sourire penaud sur le visage. Commençant à taper du bout du pied sur le sol et croisant les bras elle laissa aller son regard du fruit au voyageur, ne portant que peu d’attention au décor pour le moment. S’adressant comme à un enfant qu’on réprimande après avoir fait une bêtise, elle commença à énumérer ce qui n’allait pas dans cette histoire.


- Alors par quoi on commence ? Par le fait que parler à haute voix dans un salon surveillé était stupide ? Par le fait que fouiller dans les cartons d’un débarras clos n’était pas très malin non plus ? Par le fait que jouer avec ce fichu fruit était vraiment stupide ? Ou le fait de le projeter par terre était encore plus peut être ? Oh non ! Il y a aussi le fait que nous sommes maintenant totalement bloqués dans un grenier à une seule entrée qui n’est pas mal non-plus ! Dites moi franchement, comment un être aussi inadapté que vous a fait pour survivre jusqu’à maintenant ?
- Si tu n’y vois pas d’inconvénient, j’aimerais juste revenir sur l’avant dernier point.

Une nouvelle fois interpellée par surprise la jeune femme lâcha son destinataire des yeux pour chercher d’où venait la voix qu’elle venait d’entendre. Même si le timbre lui semblait plus grave que ce à quoi elle avait vaguement souvenance, elle avait la cuisante impression de connaitre cette voix et ainsi son propriétaire. La silhouette d’homme, jeune sans doute un peu moins de la trentaine, se détacha de l’obscurité à un endroit que ses yeux avaient pourtant déjà balayé en arrivant. De fins favoris se dessinaient le long de ses tempes et rejoignaient une épaisse chevelure d’un blond foncé rehaussé d’éclats roux, et dont deux mèches latérales pouvaient rappeler les oreilles d’un félin. Deux longs mais fins sourcils lui donnaient un air sévère alors qu’une lueur de malice brillait dans ses yeux marrons. Il portait un manteau de cuir orné d’une sorte de dragon et rehaussé d’une large bandeau de fourrure, une chemise noire, un pantalon de même teinte et des bottes de cuir montante. Même si sa tenue lui donnait un aspect de caïd mauvais genre, il émanait de lui un certain charisme et une assurance non négligeable. Voyant clairement que la rousse ne parvenait pas à déterminer son identité, il laissa apparaitre un sourire qui permit d’entrevoir deux canines effilées et immaculées avant de lui lancer comme si de rien était.

Spoiler:
 

- Je t’avais prévenu que cette enseigne était un joyau du marché noir. Et qui dit joyau dit sécurité. Si tu voulais faire un casse tu aurais dû t’y prendre autrement.

Puis tout cela lumière se fit sur les pensées de la jeune femme qui venait alors de reconnaitre ce que lui avait dit Macavity tout à l’heure, mais comment se faisait t’il qui se présente… Ainsi ? N’était il pas un simple chat tout à l’heure ? Ou était il beaucoup plus ? Il prit le pas sur les mots de l’ophidienne tout en levant une main pour lui faire signe de patienter avant de dire quoi que ce soit. Faisant mine de se présenter au voyageur qui l’accompagnait il indiqua subtilement à la jeune femme la manière dont il préférait se faire appeler sous cette forme.

- Je ne présente, Mack et vous êtes ? Pas associés j’espère parce que sinon, laissez moi douter de vos aptitudes concernant les braquages en duo.
- Ca ça ne risque pas…

La réponse n’avait été qu’un murmure accompagné d’un regard en coin au morpheur à qui elle devait le manque de discrétion flagrant de cette affaire. Et en plus elle n'aimait pas l'image violente associé au mot "braquage". Si cela devait se faire elle aurait préféré que cela se fasse dans la discrétion et l'ombre d'un cambriolage plutôt. Se calmant un petit peu maintenant qu’elle n’était plus seule avec Dazh, elle tiqua par rapport à ce que le chat avait précédent déclaré. Il voulait revenir sur le point concernant le grenier ? Cela ne voulait dire qu’une chose.

- Tu as un moyen de nous faire sortir d’ici ?
- Ca se pourrait. Mais avant éclairez ma lanterne, pourquoi avoir essayé de racheter l’objet avant de le voler ? Et pourquoi l’avoir vendu ici qui plus est, parce que pour faire ce genre de coup il vaut mieux s’adresser à moins expérimenté comme receleur. Vous aviez prévu ça depuis longtemps ? Oh et avant que j'oublie, c'est quoi ce truc ?

Il désignait là le fruit en argent et bizarrement, Vittoria était curieuse de savoir qu'elle serait l'explication donné par le jeune homme concerné par la question.
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Lun 1 Fév 2016 - 22:09


Voleur dans la Nuit
Macavity



Tout en maintenant la porte fermée au groupe de chat qui tentait de pénétrer la pièce, le jeune Dalreight parvint à saisir du bout des doigts, le barreau d’une chaise en bois qui se trouvait non loin de là. Sans plus attendre, il l’a cala entre la poignée de la porte et le sol. Lentement, il lâcha la porte martelée encore et encore et constata que la chaise remplissait parfaitement son rôle. Sans attendre Vitt recommença de plus belle à s’en prendre à lui, non sans un certain cynisme. S’il n’avait pas ignoré qu’un tel caractère se dissimulait sous son joli minois, il n’aurait peut-être pas choisis ce plan, parmi ceux qui s’était présenté à lui. Cependant, le jeune Dalreight s’amusait beaucoup. L’ananas en argent découvert un peu plus tôt possédait un pouvoir intéressant. Pour un peu, Dazh aurait même envisagé de le conserver, mais soudain la voix de Mack porta jusqu’à lui, avec une question concernant ce drôle d’artefact.

Le jeune Dalreight n’était pas parvenu à déceler son aura. Sans doute avait-il quelques aptitudes pour la discrétion. Après tout, il se trouvait au royaume des chats. Vittora était encore trop peu expérimentée pour saisir ce qu’il se passa entre les deux hommes l’espace d’un instant. Sa propre aura de morpheur était parfaitement perceptible et si Mack était aussi à l’aise, c’est parce qu’il n’était pas leur ennemie, ou bien parce qu’il surpassait Dazh et de loin. Mais il était actuellement impossible de savoir où se trouvait la vérité. Cette nouvelle donnée amena Dazh à changer du tout au tout. Le sourire du jeune homme disparu, tandis qu’il rajusta son tee-shirt, comme pour changer de peau. Le voyageur face à lui, était donc plutôt étrange. Il faisait pratiquement sa taille et semblait tout aussi musclée et athlétique que lui-même. Si Dazh conservait cet aspect ténébreux avec ses cheveux ébène qui lui tombaient sur le front et les épaules, lui semblait briller avec ses cheveux blonds et ses dents éclatantes.

Dazh posa l’ananas sur le sol et l’attacha à une corde, avant de s’approcher de Vitt et de Mack. Le morpheur avait perçu comme une pointe d’ironie et de dédains à l’égard de l’artefact qu’il affectionnait. Assez vite, le jeune homme se rendit compte qu’il n’appréciait pas beaucoup ce nouveau personnage. Cependant, Vittoria semblait connaître l’intrus en question, alors il ne tenterait pas de le jeter par la fenêtre. Dazh ignora la question de son rival et trancha dans le vif du sujet.


« Je crains  que tu ne dois trouver des réponses ailleurs mon grand. » Le voyageur espérait s’être montré aussi dédaigneux que l’avait été Mack. Dazh constata que Vitt c’était un peu calmer. Il en vint à la conclusion que la jeune femme nourrissait certains espoirs dans la soudaine apparition de son ami. Ce dernier connaissait l’endroit et n’était pas dénué de talent. Mais le jeune Dalreight avait également quelque tour dans son sac et n’était pas décider à laisser sa chance à ce type sortit de nulle part. Il était toujours nécessaire de récupérer Ouroboros. A l’heure qu’il est, il était peut-être déjà en sécurité dans un coffre-fort, ou bien en route vers un hangar plus sûr. Dazh paria sur le coffre-fort. Mais dans un cas comme dans l’autre, il fallait réintégrer le rez-de-chaussée. Le morpheur avait d’abord envisagé de s’enfuir par les toits, mais pousser par le désir de prouver à la jeune femme qu’il n’était pas n’importe qui, Dazh entreprit de faire les choses en grand. Après tout, ils avaient déjà assez joué.

C’est à ce moment que choisit un chat particulièrement impressionnant pour défoncer la porte. Il ne pouvait pas mieux tomber. Le morpheur élança son bras en arrière et alors qu’il le propulsait en avant, son bras se changea en pierre. Dazh frappa le félin avec tant de force que son adversaire détruisit l’encadrement de la porte sous lequel il se trouvait. Une large brèche s’ouvrit dans le toit tandis que des pierres, des tuiles et de la poussière, tombèrent à la suite du matou, dans l’escalier. Le jeune Dalreight ne s’encombrait plus avec le tact, la prudence ou encore la diplomatie. Il reprit pleinement son sérieux sans chercher à dissimuler ses traits de caractère lorsqu’il adoptait cet état.

Dazh transforma une jambe cette fois et sans trop d’effort, il enfonça les briques et le mortier du mur, malgré tout, encore bien robuste. Un bref éboulement acheva de sceller l’escalier. Les chats en auraient pour quelques heures pour emprunter ce passage à nouveau. Sans se préoccuper de la jeune femme et de Mack, Dazh traversa la pièce et entreprit d’observer la rue par la lucarne. Le voyageur semblait savoir ce qu’il faisait, bien décider à prendre les choses en main.

Le morpheur patienta quelques secondes, puis il éclata la lucarne d’une pichenette. En bas, une maraude alerter par le bruit s’approcha. A n’en pas douter, il s’agissait de chat aperçut un peu plus tôt dans le grand salon. Ils avaient encore les poils ébouriffés et des armes en mains. Sans compter qu’ils patrouillaient dans ce secteur seulement. Dazh venait de les observer à l’œuvre. Alors qu’ils s’interrogeaient sur ces éclats de verre, l’un d’eux leva la tête. C’est à ce moment précis que le jeune Dalreight emporta le mur tout entier, tandis qu’il se précipitait du grenier jusqu’à la rue. Les deux gardes furent neutralisés sur le champ. La voie était libre. Ou presque. Une variable inattendue se trouvait au bout de la rue. Un félin qui était là au mauvais endroit, au mauvais moment. Celui-ci ne travaillait pas pour leur hôte. Il s’enfuit en courant, sans doute pour aller chercher des renforts.

Dazh fut tenté de le laisser s’en aller. Il s’agissait d’un innocent. Cependant, il allait prévenir des renforts et la situation serait vite intenable. Dazh parvint à se décider rapidement. Le morpheur se saisit d’une pierre et la lança avec précision ! Il ne toucha pas la tête pour l’assommer comme il avait espéré, mais son dos. Le coup fut d’une telle force qu’il s’écroula au sol. Dazh eut vite fait de le rattraper, de l’assommer pour de bon, et de cacher son corps dans un jardin environnant. Quand ce fut fait, il revint vers les deux voyageurs toujours au niveau du grenier. Il ne les avait quittés qu’une dizaine de seconde.

Dazh s’attendait à ce que Mack puisse descendre seul. Il voulait ne surtout pas lui rendre le moindre service. Cependant, il appréciait Vitt malgré que cette dernière n’ait guère d’affection pour lui. Il pouvait en quelques instants ériger un escalier de fortune en enfonçant des pierres dans le mur de la demeure. Elle pourrait alors descendre sans risque, mais il finirait par alerter tous les chats du secteur.

Cependant, il claqua des doigts et l’ananas en argent se matérialisa devant lui. Il le réceptionna de justesse une fois encore et s’empara de la corde, toujours attaché à ce dernier. Sans un mot, il propulsa le fruit en argent en direction du grenier et plus précisément dans les bras de Mack, qui dans le meilleur des cas, tomberait avec le fruit en argent, à défaut d’être pourvue de la force phénoménal du morpheur.


« Vous allez pouvoir rejoindre le sol, tout est calme. »

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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Lun 8 Fév 2016 - 10:41
L’américaine avait beau être novice dans ce monde et tout ce qui le concernait mais elle n’en restait pas moins une femme aussi, en remarquant le regard que lançait le voyageur au nouveau personnage présent dans la pièce elle n’eu pas vraiment besoin de sous-titres pour deviner ce qu’il était en train d’essayer de mettre en place. Un bon vieux concours de testostérone, pur et dur. Nul endroit ne semblait épargné de ces différents ancestraux qui animaient la gente masculine depuis la nuit des temps apparement et ce soir ne ferait pas exception. Lorsqu’elle entendit le refus catégorique de coopérer de la part du morpheur de pierre, la rousse se passa une main sur le main sur le visage faute de s’assener un coup de paume sur le front, son amour-propre lui indiquant tout de même qu’il n’y avait aucun intérêt à ce qu’elle se frappe pour les erreurs des autres, aussi pathétiques soient elles. Voilà comment le voyageur remerciait la seule personne qui leur venait en aide, en l’envoyant se faire voir, et la jeune femme se voyait déjà en train d’essayer de recoller les morceaux d’un coté comme de l’autre ce qu’elle avait bien entendu horreur de faire. Elle n’entretenait que peu de contact avec qui que ce soit, ce n’était pas pour jouer les modératrices de bagarres, s’ils voulaient s’entretuer qu’ils le fassent mais pas quand elle est au milieu. Heureusement il ne sembla pas que ce soit le cas.

Mack n’avait laissé aucune émotion transparaitre depuis la réponse de son interlocuteur, laissant son regard le balayer alternativement avec son précieux fruit décoratif jusqu’à être secoué d’un éclat de rire puissant aussi pénétrant qu'une série de coups de fouets. Bon lui non plus ne ressentait le besoin de miser sur la discrétion apparemment, mais étrangement, la jeune rousse doutait que cette réaction fut celle attendue par Dazh. Une fois qu’il eu terminé de faire retentir son rire carnassier il reposa son regard provocateur sur le propriétaire temporaire de l’objet magique avant de lui confier.


- Si j’ai posé ces questions c’était bien parce que je n’allais pas me fatiguer à en chercher personnellement les réponses.

Si le nouveau venu avait bien fait comprendre au voyageur qu’il n’entrerait pas dans son jeu, il l’avait quand même un minimum fait pour essayer d’un mettre un terme en se trouvant au final au dessus de l’autre. Encore une fois, même si c’était bien envoyé il fallait le reconnaitre, la jeune femme se refusait catégoriquement de prendre partie dans ce jeu stupide. Poussant un nouveau soupir, à croire que s’en devenait une habitude à force. Revenant à la conversation initiale, elle se permit de se répéter une nouvelle fois histoire de faire bouger un peu la situation plutôt que de la laisser stagner de cette manière. Restant de face par rapport au morpheur de pierre, Mack s’adressa en diagonale à la jeune femme restant tout de même à l’affut de ce qui était en train de se passer aux alentours.

- Cet endroit ne jouit pas d’une réputation des plus immaculées, et comme n’importe quel vieux bâtiment qui abrite des activités louche il possèdes quelques passages plus ou moins pratiques.

Ca tombait sous le sens en soi, si ce genre d’arguments étaient encore valables dans de multiples endroits du monde réel, nommant aux US concernant les bars clandestins qui vendaient de l’alcool pendant la Prohibition, il devait forcement en exister aussi ici bas. C’était simplement un coup de bol d’être tombé sur l’un d’eux, quoi que…

- Si on peut emprunter le passage dans un sens pour sortir…
- Tu te demande pourquoi il n’est pas prit d’assaut pour vous sortir de votre cachette ? Deux raisons, premièrement ce genre de passage n’est connu que de quelques habitués dont le patron qui ne se mouillerait pour rien au monde dans une bagarre, et deuxièmement je doute que ce même patron ai vraiment envie de révéler à toutes les personnes présentes les quelques atouts qu’il a en réserve. Il ajouta d’un air moqueur. En plus vous faites assez de dégâts dans les couloirs pour ne pas abîmer aussi les passages.

L’ophidienne n’eu pas le temps de répliquer qu’elle n’était pour rien dans cette destruction massive qu’un nouveau chat défonçait la porte de leur abri de fortune. Bien décidé à ne pas agir en finesse Dazh ne défonça pas uniquement la mâchoire de son assaillant mais aussi l’encadrement de la porte et une partie du plafond. Couvrant sa bouche pour ne pas respirer les poussières qui chutent mollement suite à ce nouvel éclat de spontanéité, la voyageuse se sentit soudain bien plus mal à l’aise à cause du courant d’air frais qui s’engouffrait par la brèche vers l’extérieur. Déjà qu’en début de soirée alors qu’elle était emmitouflée dans son manteau elle n’avait pas vraiment montré des signes d’engouements face à la température extérieure, maintenant qu’elle était privée de cette protection et qu’une partie de son pantalon avait été déchiré elle avait carrément froid. Son histoire de plaque de peau ne s’était pas amélioré par ailleurs mais c’était là le cadet des soucis de la rousse actuellement. Elle observa silencieusement le voyageur détruire un nouveau pan de mur pour sceller l’escalier, ayant cette fois non pas retrouvé mais trouvé tout cours selon l’américaine, un semblant de séries dans ce qu’il faisait. Mack aussi silencieux que la voyageuse était quant à lui retourné dans un coin d’ombre se rendant invisible aux yeux qui ne le cherchaient pas tant qu’il ne s’était pas manifesté ou que l’on avait pas suivi son déplacement. Vittoria le voyait toujours sans trop de mal mais si Dazh l’avait perdu de vue, il y avait des risques pour qu’il ne le voit plus. Passant pour le moment outre ce qui était en train de se passer, ne voulant pas sortir le brun du moment de concentration où il se trouvait, elle s’adressa de nouveau à celui qui avait tout à l’heure été un chat.

- Pourquoi tu fais ça ? Tu dois prendre des risque en nous aidant.
- J’en prendrais si je n’étais qu’un chat. Mais c’est une bonne question qui usa droit à sa réponse plus tard. Ne perdons plus de temps, la trappe est là.

Il se dirigea vers un coin de la pièce et attrapa un anneau en cuivre posé sur une pile de cartons, avant de sursauter à l’instar de la voyageuse en entendant un bris de glace derrière eux. L’américaine leva un sourcil inquisiteur en voyant que le morpheur minéral avait cassé une sorte de petite fenêtre pour une obscure raison que seul lui avait en tête. Ils auraient pu en rester là, elle silencieuse, lui inactif mais non, Mack avait à peine eu le temps d’imbriquer l’anneau dans un discret petit crochet camouflé dans le parquet qu’une nouvelle fois, le jeune homme explosa le mur qui lui faisait face. Les armatures de la pièce une nouvelle fois ébranlées et déjà fragilisées par le poids des ans s’effondrèrent elle aussi manquant ensevelir les deux personnes encore présente dans la pièce. Si Mack ne s’était pas offusqué face au comportement de son homologueront à l’heure, le fait de bloquer définitivement son passage et de manquer l’écraser au passage ne lui avait guère plut. Il ne put cependant adresser ses doléances au fautif qui avait sauté dans la rue et préféra rentabiliser son absence en donnant une sorte de carte vierge à la rousse. Voyant son air peu persuadé de l’utilité de la chose il pinça un coin du rectangle de papier et fit claquer la carte dans le vide, laissant temporairement apparaitre une adresse dans un nuage de fumée grisâtre et lui confiant que si elle souhaitait plus d’informations, elle n’avait qu’à se rendre là bas et le demander. Ce fut ce moment que Dazh choisit pour revenir, s’attendant à ce que tous descendent par la brèche qu’il avait crée et sans doute fier de s’être montré si séreux pendant près de cinq minutes. Mack se transforma en chat au moment où le fuit était propulsé vers lui et s’élança dehors sans adresser le moindre regard ni mot au voyageur de pierre, exprimant largement par le silence toute l’affection qu’il lui portait. Avant de sortir la rousse écarlate se positionna devant son partenaire de départ et pointa dans un premier temps sa tête puis ses deux biceps joignant la parole au geste et feignant d’ignorer ses paroles.

- Un muscle… Deux cerveaux.

Puis sur ces mots elle commença une agile descente vers le sol. Se saisissant de la moindre prise dont elle pouvait profiter, elle fit preuve parfois par nécessité parfois seulement pour l’afficher en grande pompe de son incroyable souplesse. Ses capacités contractiles lui permettant au passage et à coup sûr de ne pas lâcher prise quoi qu’il arrivait. Une fois sur le sol elle chercha des yeux le blond redevenu Macavity mais ne le trouva pas et attendit que Dazh l’ai enfin rejoint.

- Et maintenant ? Parce que je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais nous sommes dehors et l’ouroboros est dedans. Vous avez une idée de génie supplémentaire pour nous faire re-rentrer, et j’appuie sur l’importance de la discrétion ici, et pour retrouver l’anneau surtout ?

On notera que malgré son ton toujours aussi spécifique à sa personne, la jeune femme était à présent calme et si elle ne prenait pas entièrement au sérieux le voyageur qui l’accompagnait elle s’était néanmoins rendue compte qu’il n’était pas juste un boulet à trainer avec grand bruit. S’il y avait des trucs à casser, détruire, pulvériser et la liste est longue il serait le candidat idéal.
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Dazh Dalreight
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MessageSujet: Re: Voleur dans la Nuit Sam 13 Fév 2016 - 2:25


Voleur dans la Nuit

Les hommes-serpents



La ruelle était plutôt fraiche et humide. La pluie avait cessé de tomber depuis peu, mais promettait de revenir dans quelques instants. La jeune femme le toisait depuis le haut de la demeure et eut pour seule vanne, une réflexion sur sa manière de prendre les choses en main. Il n’y décela pas une réelle agression et la remarque en question le fit plutôt sourire. En échange, il s’approcha pour aider Vitt à descendre, mais elle se débrouilla aisément pour le rejoindre. Le vent soufflait toujours, a tel point qu’il s’attendait presque a une nouvelle boutade de la jeune femme sur le fait qu’elle n’ait actuellement rien pour lui protéger les jambes de la morsure du froid. A la place, elle lui fit un exposé de la situation et non sans être un peu condescendante. Mais le jeune Dalreight cru deviner qu’elle agissait ainsi pour se rappeler la colère qu’elle avait contre lui. Ou peut-être qu’elle cherchait à se convaincre qu’elle ne prenait pas goût à cette aventure.

Soudain, une détonation importante retentit. Puis une seconde explosion survint presque aussitôt. Cette dernière était plus forte, plus proche aussi. La déflagration provenait de l’intérieur de la demeure. Les deux voyageurs se tournèrent comme un seul homme en direction de la vieille bâtisse, quand une troisième explosion emporta la façade qui donnait sur la rue. Vitt et Dazh furent précisément au mauvais endroit, au mauvais moment. Le jeune Dalreight ne put s’empêcher de remarquer que s’ils s’étaient trouvés au grenier à ce moment-là, ils auraient eu le droit à une chute mémorable à travers les ruines de la vieille demeure.

Sans attendre, Dazh se dirigea vers Vitt qui d’instinct se protégeait le visage. Il était plus proche du bâtiment, tandis qu’elle se trouvait quelques mètres derrière lui, au cœur de la rue. Le temps parut s’écouler si lentement à mesure qu’il s’approchait d’elle. Il sentit l’onde de choc dans son dos qui le propulsa davantage qu’il ne l’aurait cru. Tous autour de lui, des gravats, des pierres et des morceaux de vitre vinrent s’écraser contre le pavé de la ruelle. De la fumée et de la poussière obscurcissait déjà sa vision, mais il sentit finalement la jeune femme sous ses doigts. Il était déjà trop tard pour se mettre à l’abri. Aussitôt, il changea ses jambes en pierre, juste l’espace d’un infime fragment de seconde pour se stabiliser et attirer fermement la jeune femme contre lui. Il libéra son pouvoir et avant même que sa peau de pierre n’abandonne ses membres inférieurs, il manifesta à nouveau son don pour transformer son dos et sa poitrine. Il cala sa tête dans ses épaules, tandis que son corps robuste le protégerait lui et Vitt. Il encaissa sans broncher le reste de la déflagration le verre et les pierres suffisamment légères pour avoir été propulsée au loin. Contre toute attente, ils furent renversés par une pierre plus imposante que les autres, probablement délogée par une autre explosion mineure. Ne pouvant transformer ses jambes, il n’avait pu leur assurer une base suffisamment bonne pour ne pas être emportés.

Heureusement, le plus gros était déjà passé et a première vue, ils n’eurent pas à déplorer d’autres blessures. Le jeune Dalreight relâcha son étreinte autours de Vitt et releva vivement la tête, juste à temps pour voir la silhouette de deux sombres personnages disparaitre au coin de la rue. Dazh reconnut immédiatement la démarche des hommes-serpents. A n’en pas douter, ils étaient eux aussi venu voler Ouroboros. Dazh n’ignorait pas qu’il était régulièrement suivi. Cependant, Khengis n’était pas le seul à avoir déployé ses sbires. Il devait savoir à qui il avait affaire. Il devait les rattraper. Encore une fois, il allait avoir besoin de l’aide de la jeune femme.

« Vitt. Fais-moi confiance, c’est plus important que jamais ! Je sais que je n’ai pas toujours dit la vérité. Je ne te demanderais pas de me faire confiance si c’était le cas. Mais crois moi, j’ai besoin de toi. Nous allons les rattraper et se battre. Nous allons frapper telle la pluie sur les montagnes. »

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Voleur dans la Nuit

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