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Les Portes du Purgatoire

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Dazh Dalreight
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MessageSujet: Les Portes du Purgatoire Ven 9 Oct 2015 - 21:25


Les Portes du Purgatoire
Le royaume de Chiron



Alors qu’il s’éveillait à Dreamland, la nuit après les évènements de Kazinopolis, un message étrange lui était parvenu. Ce message, en provenance de Doppel City, ne comportait aucun mot, mais seulement un sceau sur une broche en or. Négligemment, Dazh avait rangé le bijou dans sa poche.   Ce n’est que plus-tard, que le sceau dans sa poche se manifesta. Immédiatement, le jeune homme tira la broche de sa poche. Alors, un spectre lumineux jaillit de nulle part et une silhouette floue lui apparut. D’une voix qui se voulait solennelle, son interlocuteur lui appris en savoir beaucoup à son sujet. Cependant, il ne précisa pas comment il eut obtenu ces informations. Contre toute attente, il proposa son aide au jeune Dalreight.

Vigilent, ce dernier refusa l’offre de l’inconnu et ce dernier entreprit de décliner son identité en réponse à la question muette du voyageur. La discussion dura un moment et au terme de celle-ci, Dazh était prêt à accorder toute sa confiance au dénommé Elodin. Il se surprit de la facilité avec laquelle ce dernier avait orchestré cette rencontre, puis balaya ses doutes d’un geste de la main.

Mais curieusement, le jeune homme avait l’impression de n’avoir rien appris. Il ignorait même le type d’aide que ce dernier proposait. Cependant, il était vrai qu’avec ce nouveau pouvoir… Si personne ne lui apprenais à s’en servir… Sans nul doute, c’était de ça qu’il s’agissait.
Mais le voyageur faisait erreur. Il s’agissait du Purgatoire.

Ce n’est qu’au cours de la discussion suivante à Doppel City, qu’il apprit l’intérêt d’Elodin pour le Purgatoire. Interdit, Dazh ne répondit rien. Sans qu’il ne sache pourquoi, lorsque la créature s’adressait à lui, le jeune homme réagissait comme un enfant. Ce dernier poursuivit la conversation comme si de rien n’était. Le jeune Dalreight observa son interlocuteur tandis qu’il lui racontait l’histoire du Purgatoire. Malgré ses efforts, le voyageur ne réussit pas à lui donner un âge, pas plus qu’il devina ses origines. Cependant, il était évident qu’il occupait une place très importante au sein du monde Onirique. Mais à mesure que cette idée s’installait dans son esprit, Dazh découvrit des indices qui alimentaient cette théorie.

A cette occasion, le seigneur des lieux lui offrit le Grimoire du Purgatoire. Il sortit le précieux document de l’une des poches de sa vaste cape, en lui expliquant que ça représentait leur meilleure piste. Inconsciemment, Dazh trouva agréable l’idée que son interlocuteur ne sache pas tout, comme cela semblait être le cas. C’est ainsi que débuta sa quête au cimetière.

__________________________________________________________

L’obscurité s’étendait à perte de vue. Dazh arpentait lentement les terres moribondes du district Six, à l’affut du danger. L’herbe humide et les ronces entravaient sa progression, tandis qu’il cherchait du regard le renfort qu’on lui avait promis. Sur le sentier, des cadavres d’animaux pourrissaient et ameutaient de nombreux nécrophages. Partout la chair en putréfaction engendrait d’abominables odeurs. Malgré tout, le voyageur prit le temps d’étudier le grimoire que lui avait fourni son mystérieux bienfaiteur.

Le grimoire était imposant à tel point qu’il avait fallu une besace digne de ce nom pour le transporter. La reliure en cuir était ancienne, mais bien entretenue. Le document avait été précieusement conservé ce qui laissait à penser qu’il était possible d’y déceler des secrets importants. A l’occasion d’une pause, et grâce à la pleine lune Eternelle, Dazh entreprit d’étudier les pages magiques. De nombreuses runes étaient soigneusement retranscrites, et bien qu’il ne s’agissait que de dessins et de schémas complexes, le voyageur percevait une aura sombre à la lecture de ces symboles.

Bien que ses efforts se soldèrent par des échecs, Dazh canalisa toute son attention sur le document, au point de ne pas remarquer l’obscurité qui s’épaissit brutalement. A vrai dire, si l’obscurité parut s’obscurcir, c’est à cause des lumières vive qui rodaient dans les bois. L’espace d’un instant, Dazh fut tenté de les suivre, puis se rappela les rumeurs sur les feux follets. Cependant, s’il se trompait et qu’il s’agissait d’un feu de camp, il ratait une belle occasion de se réchauffer. Il n’avait pas fallu plus de dix minutes pour que ses vêtements prennent l’eau.

Le grimoire sous le bras, le jeune homme reprit la direction du chemin pavé. D’après son bienfaiteur encore une fois, il trouverait dans cette direction le District cinq. Dazh ignorait tout de ce royaume, mise à part le nom du Seigneur qui vivait ici. Si le District Six avait une particularité, il allait rapidement le découvrir. En attendant d’arriver à destination, le jeune Dalreight ne ratait pas l’occasion de consulter la moindre pierre, ou les stèles qu’il apercevait, a la recherche de runes similaire à celle du grimoire. A plusieurs reprises, tandis qu’il déterrait une dalle prometteuse, un macchabée surgissait du sol pour s’en prendre à lui.

Sans attendre, il changea son bras pour frapper de plein fouet le mort-vivant. Ce dernier réintégra le sol avec brutalité. Dazh répéta l’exercice a de nombreuse reprise sans jamais s’en lasser. Cette force phénoménale, qui était désormais la sienne, lui permettrait de progresser dans sa quête aussi surement qu’une petite armée.

Ce n’est que quelques instants plus-tard qu’il arriva en vue du fameux District cinq. Le voyageur mandaté par Elodin ne devrait plus être loin.


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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Mar 13 Oct 2015 - 2:15
Décidément ces films ne convenaient pas à pareil spectateur. Sonorités palpitantes, jumpscares, hurlements désincarnés et créatures aux chairs meurtries avaient tendance à provoquer en lui un mal être certain. Mais plus encore ces ambiances malsaines provoquant chez l’intéressé un stress désagréable. Une fois ce programme peu réjouissant achevé, Aedon se dirigea tout naturellement vers la couche, refuge ultime contre toutes les entités malveillantes avec lesquelles notre subconscient aime nous torturer. Les murs étaient plus proches qu’à l’accoutumée et les angles abritaient les ombres tenaces et observatrices, n’attendant qu’un soupçon d’inattention pour lâcher la bête immonde qui s’y terrait. Rien n’était plus sécuritaire qu’une couverture, blindage impénétrable qui à lui seul nous isole du monde extérieur, constituant une autarcie d’un soir. Levant le tissu, s’engouffrant pour se glisser entre lui et le matelas, la bise glaciale du lit solitaire déjoua soudainement son envie de trouver le sommeil. Morphée devait être une personne bien distante pour traiter ainsi ceux qui ne demandaient que son enveloppe bienfaitrice. La couverture en retombant sembla épouser son corps, prête à former un moule fidèle de l’occupant. Ses paupières s’alourdirent malgré la présence momentanée de quelques rappels horrifiques, un scintillement, un murmure et même un sursaut dû à un endormissement trop rapide.

La transition se fit néanmoins assez naturellement, quant à l’arrivée, la chose se révéla plutôt indescriptible. Tout n’étant que silence, pas la moindre sonorité ne le transperça. En ouvrant les yeux, le voyageur ne vit étonnamment rien, à croire qu’aucune lumière ne filtrait jusqu’à lui. Il releva la tête et, à sa grande surprise, ses cornes raclèrent une surface rigide dont il emporta quelques fragments. Ces derniers s’échouèrent sur ses épaules, le contact lui parut froid et humide ; ses mains reçurent un traitement similaire. Cette texture était-elle de la terre ?! Désarçonné, il se plia à exécuter ce que son inconscient réclamait. Le manieur gratta avec hargne et anxiété le plafond terreux jusqu’à ce qu’enfin l’air lui parvienne. L’obscurité nocturne des lieux lui sembla un zénith  tant la joie de rejoindre la surface l’emplit de joie. Aedon s’extirpa sans grande peine mais il sentit une résistance à sa jambe gauche. Quelque chose s’agrippait à lui ! La prise se déplaça et remonta le long de sa cuisse lorsque tout-à-coup, une voix glaçante se fit entendre.


« Allons mon doux, ne sois pas si pressé, c’est pas tous les jours qu’on me rend visite ! clama la voix rieuse. »

Il se retourna et constata avec horreur qu’un squelette animé d’une volonté propre et à la voix féminine l’observait de ses orbites creux, claquant des dents. Terrifié, le voyageur frappa le squelette d’un coup de pied dans le crâne, ce qui le renvoya disloqué directement dans sa tombe avant de prendre la fuite, coupant à travers les fourrés ronceux qu’il rencontra sur son passage. Fort heureusement, ses écailles le protégèrent de profondes entailles mais diverses marques de griffures se manifestèrent. Lorsqu’enfin la peur s’étiola, Aedon prit la mesure du lieu dans lequel il se trouvait. Un environnement morne plongé dans la nuit sous une lune pleine et dominante. A quelques pas, des scolopendres grouillaient à la base d’un arbre, enfin, davantage une souche pourrie sur laquelle était perché un reliquat d’oiseau carnassier squelettique. Tout ici rappelait la mort, un genre de cimetière onirique gigantesque et c’était bien l’un des derniers endroits qu’il aurait souhaité visité. Pour s’encourager, le reptile prit la résolution sommaire d’éviter toute production horrifique en soirée afin d’éviter ce genre de déconvenue. L’esprit enfin clair, le voyageur  se douta qu’il ne pourrait pas aisément quitter les lieux, aussi suivit-il un sentier pendant une vingtaine de minutes, croisant quelques créatures décrépites dont il se débarrassa somme toute aisément, jusqu’à tomber sur une scène étrange. Là, une multitude de non-morts inertes jonchaient le sol. Ceux-ci n’avaient clairement rien à voir avec les cadavres rencontrés plus tôt ; plus imposants, et visiblement bien équipés. Certains portaient une armure perforée, le thorax éclaté, laissant bien visible ces mêmes éclats à même le sol, parfois démembrés, disloqués, fendus et parfois même partiellement ensevelis. Une odeur nauséabonde lui parvint alors qu’il croisa quelques zombis dans le tas tout aussi inanimés que leurs comparses. Aedon était clairement incapable de définir leur nombre mais une centaine ne serait certainement pas exagérée. A en juger par le sol, parsemé par endroits d’étrangles flammes bleutées, l’affrontement était encore récent et quoiqu’ils aient combattus, seul un camp comptait des pertes. L’ambiance pesante se traduisit par un frisson prenant lui parcourant l’échine. Son corps intolérant montrait déjà quelques signes de fatigue. Dire que le simple fait de se déplacer lui occasionnait un certain effort…

Le manieur retourna sur ses pas sans hésiter davantage mais une intervention soudaine lui intima qu’il ne serait pas si aisé de poursuivre cet objectif. En effet, un murmure parvint jusqu’à ses ouïes et en un instant, deux individus lui firent face, apparus d’on ne savait où et avec une déconcertante rapidité. Une ombre camouflait leur corps, les réduisant à d’informes silhouettes. Un mouvement abstrait se décrivit mais le voyageur ne put en saisir la nature. C’est alors qu’il réalisa qu’un troisième l’attendait dans son dos. Son cou bestial pivota lui donna la pleine opportunité de regarder en cette direction. L’individu tenait un rescapé non-mort par le crâne. Ce dernier se débattait de toutes ses forces mais le bras de son agresseur ne bougeait pas d’un iota, comme s’il fut celui d’une statue figée dans le temps. Aedon perçut un haussement d’épaules et le crâne vola en éclats, le reste du corps s’écrasant lourdement sur le sol meuble.

Le manieur percevait un danger imminent. La terreur le saisit, mêlée à un sentiment d’excitation, comme si un fragment de lui-même étant en complète opposition avec le désir absolu de survie. Néanmoins, ses jambes répondirent alors qu’il entama sa course. Il employa tous ses efforts dans le mouvement lorsqu’il ressentit une prise foudroyante sous sa gorge, malgré sa carrure ; le tenait-t-on à bout de bras ?! Le resserrement l’étouffa. Le dragon se trouva violemment projeté au sol, la prise n’ayant en rien décru. Dans son dos, une douleur indescriptible le gagna simultanément accompagnée d’un craquement annonciateur. Son esprit sur le moment n’avait assez de rationalité que pour saisir que son aile droite s’était brisée sous le choc. Le goût caractéristique du sang gagna sa gueule. Le souffle coupé, la libération de sa gorge le fit irrémédiablement tousser avec violence, crachant ce même fluide tandis qu’il hoquetait en tentant de reprendre son souffle dans des gargarismes irréguliers.


« Tu y es encore allé trop fort… Si tu l’abimes, tu sais bien qu’il nous passera un savon !
—Eh puis ? Ce n’est pas comme s’il en aurait encore besoin. Depuis le temps qu’on court après, ça n’est qu’un juste retour…
—Ne commencez pas vous deux. Inutile de s’attarder, on y va. Mais avant… »

Aedon prit un coup violent au visage, ce qui paracheva le travail. Il s’éveilla, la vue trouble, la douleur se remanifestant lentement. Il sentit cependant que ses membres avaient été méticuleusement attachés. Des discussions étaient en cours mais il lui fut impossible d’en comprendre la substance. Son ouïe altérée par son récent éveil. Néanmoins, davantage d’intonations de voix se firent entendre, peut-être cinq, six voire plus. Le manieur n’était pas capable de les identifier, mais après quelques instants il fut de nouveau conscient, prisonnier de ces individus et tiraillé par la douleur. L’un d’eux s’approcha.

« Il semblerait que mes compagnons n’ont pas été tendres avec toi mon ami. Mais je te rassure, tu seras bientôt libéré de tes entraves, dit-il en parcourant d’une main la surface écailleuse de son corps jusqu’à s’arrêter sur sa poitrine. Tu renfermes en ton sein bien plus que tu ne crois l’imaginer et je dois bien avouer que de te regarder à ce moment ne m’inspire qu’un profond dégout. Néanmoins, je te remercie, voyageur de nous avoir mis à sa portée. Te retrouver n'a pas été une mince affaire et tu nous as échappé à plusieurs reprises. Mais c'est terminé. Nous ferons en sorte que ton concours serve de bien plus nobles desseins, ceux des Cendrians. A dire vrai nous ignorons ce qu’il en adviendrait si tu venais à mourir sur le champ, aussi nous extrairons ce pouvoir avant de nous charger de lui. »

Aedon n’avait pas même la force de parler, réduit à l’état de spectateur impuissant. On le suréleva. L’un des individus, plus chétif s’approcha à son tour et tendit les bras en sa direction. Soudain, son corps entier le fit souffrir comme jamais, comme s’il brûlait vif. Les autres Cendrians donc, s’éclipsèrent sans demander leur reste. Les yeux grands ouverts, le voyageur tentait d’ignorer le mal indescriptible qui le consumait en projetant son regard au-delà de la formation épineuse et bien qu’il y déploya toute sa volonté, il ne put qu’émettre des hurlements de douleur déchirants. C’est alors que pour la première fois, son aura se relâcha entièrement et peut-être même davantage. Tout son être se focalisait sur sa souffrance et son désir de survie, tant et si bien que sa volonté de demeurer reclus et invisible fut balayée sans résistance.
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Dazh Dalreight
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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Mer 14 Oct 2015 - 1:06


Les Portes du Purgatoire
Le District Cinq


A quelques minutes du poste de démarcation pour le District Cinq, Dazh achevait d’explorer les environs. Les cryptes et les tombes n’étaient guère très nombreuses dans cette région du cimetière. Le voyageur consultait fréquemment le grimoire dans l’espoir d’y comprendre quelques choses. Mais seul le mot « Cendrians » était écris dans sa langue. Le jeune Dalreight se fit la réflexion que ce terme revenait un peu trop souvent dans ce grimoire, pour qu’il n’est pas quel qu’importance.

Refermant le livre une fois encore, il prit l’initiative d’aller explorer une colonne un peu plus loin. C’est alors qu’il aperçut un homme dans la lande. Ce dernier se déplaçait avec autant d’aisance qu’un vivant. A la vue de son visage particulièrement pâle, sous l’effet des rayons de la lune, le jeune Dalreight avait imaginé qu’il s’agissait d’un zombie plus solide que les autres. Cependant, ces vêtements n’avait rien à voir avec les guenilles qu’il eut aperçut jusqu’alors. Enfin, a l’approche du jeune homme, Dazh reconnu une légère aura, propre au voyageur. Certain qu’il s’agissait de son coéquipier, compte tenu que les humains n’étaient pas tolérés ici, le morpheur alla à sa rencontre.

Le jeune Dalreight s’épousseta brièvement, et lui serra fermement la main. Ils échangèrent quelques mots, et Dazh lui fournit de nombreuse information sur le but qu’il poursuivait. Quelqu’un capable de lire le fameux livre. C’est ainsi que JB apprit à son tour, l’existence probable du Purgatoire. Le jeune Dalreight lui montra l’imposant grimoire et lui parla de ses théories sur ce qu’était les Cendrians, si tenter qu’ils existent. Le morpheur avoua nourrir l’espoir de trouver un passage pour ce royaume inconnu, ici même, dans le cimetière.

Quand enfin, ils firent le tour du sujet, Ils partirent en direction du guet pour franchir le District Cinq. Le poste-frontière était une vieille bâtisse, qui comportait en son milieu, un boyau suffisamment large pour y faire passer un véhicule. Dazh imagina malgré lui, une charrette branlante que conduit l’Ankou dans certaine légendes bretonnes. Au fur et à mesure qu’ils progressaient vers la barrière, les voyageurs aperçurent deux squelettes qui jonchaient le sol. Marchant en tête, Dazh eut un geste à l’attention de Jb pour lui signifier qu’il passait le premier. Indifférent, le morpheur dépassa les squelettes, quand soudain, une voix des plus banales l’interrompit.


« Hey, faudrait voir à pas nous ignorer. Vous n’avez pas la permission de passer ! »
Dazh : Eh bien… Comment rejoindre le District Cinq ?
« C’est une zone interdit pour vous, ordre du lieutenant... »
Dazh : Les lieutenants ont autorité ici ?
« Ben, à vrai dire, lorsqu’il s’est pointé, le chef, il n’a pas trop protesté. Alors nous au guet, on a fait pareil. Moi je ne veux pas d’ennuis…
En attendant, les instructions sont claires, pas de voyageurs. Ceux qui sont dedans ne doivent pas sortir… Et ceux qui sont dehors ne doivent pas entrer. »

Dazh : Alors suivez mon raisonnement… Je fais trois pas par ici.. là.. Voilà. Je suis donc maintenant à l’intérieur du District Cinq, d’accord ? Votre devoir est de m’interdire de sortir.
« Oui, c’est exact. Par contre la situation est différente pour votre ami qui… Mais ?!»


Jb avait profité que l’attention du garde fut attirée par Dazh pour passer la frontière à son tour. Tranquillement et sans aucune précipitation, le voyageur progressa sur le sentier pavé en direction du District Cinq.

« Hey, c’est triché ça ! Vous ne m’aurez pas deux fois ! N’essayer pas de repasser par-là ! Dégager maintenant ! »
« Tu vois petit »
Dit-il en s’adressant à l’autre squelette. « L’important c’est de savoir être obéi. »


Le District Cinq, n’était pas très différent du précédent, si ce n’est qu’on y trouvait davantage de bâtiments. Bien qu’il ne s’agisse pas de ruines, l’atmosphère morose, la nuit sombre, et les rues abandonnées entamaient sérieusement le moral des vivants. Dazh et JB avançait lentement. Le morpheur gardait le silence tout en restant particulièrement vigilent. Perdu dans ses pensées, ce dernier en vint à la conclusion que la peur s’insinuait en lui. Marquant un arrêt l’espace d’un instant, le jeune homme s’étira largement pour se défaire de son stresse. Quand il reprit la marche, ce fut d’un pas agressif et énergique, les épaules en avant. En adoptant cette attitude, il avait  l’impression de pouvoir affronter n’importe quoi. Se montrer dangereux n’était pas pour lui déplaire.

Quand ils eurent dépassé ce premier hameau, Dazh se détendit légèrement. De nouveau, ils arpentèrent la lande. Le voyageur reprit son étude des cryptes et tombes. Mais encore une fois, il ne trouva aucun signe de rune. A plusieurs reprises, le morpheur échangea avec JB au sujet de leur quête et ce dernier se montrait particulièrement intéressé tout en étant efficace dans l’étude des ruines.

Cependant, quelque chose attira son attention. Il s’agissait, d’une petite étendu de terre, que le feu avait ravagée. Rien n’expliquait la présence d’un feu à cet endroit, mais là n’étais pas la question. Après tout, il n’était pas rare de se réchauffer près d’un feu à l’occasion d’une pause. La lande était vaste. Ce qui était curieux, c’est la présence importante de cendre sans qu’il n’existe aucun foyer susceptible d’avoir abriter des flammes pendant plus d’une minute. Les environs n’avaient pas été balayés par une explosion. La théorie la plus plausible, voudrait que quelqu’un ait apporté les cendres ici. Ce qui était tout aussi curieux en soit. Enfin, la raison pour laquelle Dazh fut interpelé, c’est une représentation extrêmement similaire de la scène, au cœur même du grimoire. A nouveau, le terme de « Cendrians » apparut à plusieurs reprises…

Les deux voyageurs étudièrent la chose encore un instant avant de poursuivre leur chemin. Dazh exprima sa volonté de trouver un endroit où vivraient des personnes capable de les renseigner. Le District Quatre n’était plus très loin, mais il existait avant ça, une bourgade où ils pouvaient tenter de glaner des informations. Ils atteignirent l’endroit en peu de temps. Le bourg était visible depuis l’endroit où ils trouvèrent les cendres. Les morts-vivants n’étaient pas tous capable de parole et certains se montrèrent plutôt vifs et agressifs. Ceux-là furent rapidement défaits.

Le Morpheur, à l’occasion d’une rencontre avec un spectre, aborda le sujet des cendres dans la lande. Ce dernier s’esquiva en s’évaporant dans les airs. A l’approche du centre-ville, Dazh reprit confiance à le vue de l’animation qui régnait ici, bien que le terme soit un peu fort pour décrire des êtres sans vie.
Cependant, un macchabé alerte a son passage, feignit de s’écrouler et de perdre conscience au nom des Cendrians. Un trépassé plus loin s’éloigna rapidement. Tout à coup, comme s’il s’agissait d’une blague, des volets se fermèrent, des portes claquèrent, et un silence lourd s’installa. Dazh avait appris au contact de son bienfaiteur que les Cendrians n’étaient qu’une légende. Hors, le grimoire semblait être un témoignage sur. Enfin, s’il s’agissait d’une légende, les gens du coin la prenaient très, très au sérieux.

Il ne leur restait alors qu’à se diriger vers le District Quatre…

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Nedru Etol
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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Ven 13 Nov 2015 - 19:39

Ah !
Voilà qui avait le mérite d'être clair. Quoi de mieux que de littéralement s'envoyer au cimetière pour se signifier la haine ? Le Gris admira le paysage d'un œil neuf. Par le passé, il ne s'était jamais attardé sur cet endroit malgré l'intérêt certain qu'il pouvait représenter pour ses recherches diverses sur l'esprit.
Car malgré tout, il savait que le Cimetière n'était pas une incarnation véritable de la mort et de toute son horreur ; le vaste Royaume de la première zone n'était qu'un maigre aperçu, une simple plaine couverte de pierres tombales de carnaval par rapport à ce qu'avaient à offrir les véritables lieux de cauchemar du monde onirique. Même les cadavres -pourtant population locale et censés être légitimes en ces lieux- n'étaient pas aussi convainquant qu'ils auraient dû ; certains des êtres qui hantaient ces lieux étaient plus fluorescents qu'évanescents, plus dépenaillés que décomposés et ils sentaient plutôt la terre que l'odeur suffocante des gaz de dépouilles crevées.

Quoiqu'il en soit, s'endormir en pensant à cet endroit visait certainement le but simple de lui donner une forme d'ultimatum. De se donner à lui même un ultimatum ? Les choses n'étaient plus simples à formuler depuis qu'il avait...
T̸̷̷̵̬͚̖̟̫̟͕̰͈̘̠͎͛͂̔ͯ̎̍̔͆̔ͭ͂̚ͅû̷̮̰͓̗̤̝̹͔̝̮̜̓̾̽̽̄ͨ̾̒̃̍ͥ̑̃ͯ́̀ ̴̬̻͓̰͇̬̪̀̔̑́́͜͝ͅn̡̨̘̭̺̲̈́͛̓̽̾͐ͨ̌̃̔ͣ̿ͪ'̷̧̗̠̙͇̥̬̭̞̯̗͉̣͎̞̑̀̌̏́͗͒̿͜ͅę͎̤͔̬̰̯̩̙̟̰̩͉̰̙͕̩͍̠̖̈́ͮͪ̎ͥͤͨ̾ͫ̀͗̆̃ͤ̈̔̚͝s̠̮̖̝̝͈͓̺̟̼͔̦͍̰̪̎͐ͥͣ̉̄́͌̓̏̓ͪ͒̌͢͠͝ ̨̟̱̘͓͍͕̳̫̭̤̋̊ͧ́́̾͊ͩ̍ͩ̃̽́̍͗͒ͧ͜͟p̴͇͎̹̹͍̪̈́ͪ̅ͣ͂̈ͦ̔́͘͢͝ą̨̛̟̰͕̫͍̤̭͇͉̜̖̯͌ͪ̓̊̓̂ͥͨ͛͋͌ͨ͐̇̽̔̈́ṩ̼͇̫̫̰͇̞̥̙͕̥͔̜̟͍̑ͮ̍ͪ̈̾̎̌ͭ̾ͪ̾ͦ͋̈͞͝ ̧̡̛͇̲̟̘̬̟̠ͪ̇̌̈ͪͮ̈͂m̵͛͆͌̂͗͂̆͊҉̶̡̞̘̜͓̹̤͕̟̀ỡ̢̺̤͚̂̋ͪ̇͑ͤ̔ͨ̐͞͡͝ī̶̷̴̳̠̪̺̦̰̈́͋̓ͤ͐̍̒ͨͦ͑ͩ̾́͜ͅ ́̊́ͯ̇̓ͭ͐̎͐̕̕͠҉͓͎͚͈̭̰͖̻̟̟̘̺!̡̨̲̳̯̪̯̬͉͖̤̳̘̆̏ͮ̾͗̀͜͝ͅ

Wow ! Le Gris fronça les sourcils sous l'effort mental requis pour envoyer paître ce dérangeant pouvoir.  Instable petite chose, du calme ! Encore une fois ? Tu n'es pas moi. Mais encore ? Cela n'avait aux yeux de l'analyste guère plus de sens que de lire les mêmes mots imprimés sur des draps ; le lire ne signifiait pas que les draps pouvaient penser ou ni qu'ils lui destinaient ce message et même si cela avait été le cas, lui rappeler qu'il n'était pas un motif imprimé sur des draps ne le chagrinait pas une seule seconde.

Ne pas être une capacité d'analyse surnaturelle ne l'indisposait donc pas. Le fait que cette capacité s'assimile à l'ancien lui (l'autre lui?), au Nedru Etol dont le corps était confortablement assoupi dans un lit du centre-ville de Londres, c'était une histoire qui ne le concernait pas.
Il n'était pas ce jeune homme là. Depuis qu'il avait chassé Hisèn du corps du PetitLapinBlanc, le Renard Gris avait changé. En sortant du miroir, Alice avait emporté bien plus qu'elle ne le pensait et avec une partie des pouvoirs de la créature blanche, une partie de ce qui composait autrefois l'identité de Nedru Etol était restée. D'aucuns diraient «ce qui était mauvais en lui » et même si les choses ne sont jamais si simples, ce raccourci lui convenait assez.

Voilà pourquoi le Nedru du monde réel lui envoyait (s'envoyait ?) ce message détourné ; « je peux te faire apparaître où je le souhaite et la prochaine fois, tu pourrais bien en mourir alors travaille pour retrouver le miroir et me rendre ma conscience ». Drôle d'idée, non ? Alors que lui même considérait en cet instant que l'imposteur n'était que ce pauvre fou du « monde réel », un idiot souhaitant gâcher ses rêves pour tenter d'améliorer sa triste vie et dont les menaces étaient d'autant plus pathétiques qu'elles étaient dirigées contre lui même.

Mais trêves d'introspection ! Le Gris laissa ce qu'il avait sous les yeux l'extraire de ses pensées. Le Cimetière. Ce n'était pas la périphérie ; des caveaux de la taille et forme de maisons délabrées garnissaient les rues où Nedru se trouvait. Les créatures du coin vivaient une après vie plutôt paisible en fin de compte, proche d'un quotidien banal. Il est vrai que certaines étaient plus agressives que d'autres (lorsque la chair fraîche est un met aussi rare que précieux et délicat, difficile de résister) mais rien que l'on ne puisse éviter avec en dissimulant ses traits sous le long manteau rapiécé à capuche dont on l'avait vêtu à son arrivée. Tatouage aidant, admettons...
Mais quel que soit le traitement qu'ils pouvaient infliger aux étrangers, ce n'était rien en comparaison de ce que leur faisait subir l'un d'eux ! Le fracas des combats avait attiré l'oreille attentive du Renard, et voilà qu'il s'était trouvé à suivre... Jean Baptiste ?


Non. Ils sont deux. Mais assez ! Quelle désagréable sensation ! Est-ce que ce pouvoir ne pouvait que soulever les évidences ? Le fait que le Voyageur avec lequel il avait défait le contrôleur d'eau au Tournoi restait une coïncidence assez amusante pour s'y attarder.
Sa folie meurtrière s'arrêta bientôt devant les grilles séparant deux districts. Ou pour être plus précis ; devant le gardien de ces dernières. On est tombé sur un os ?

Encore qu'il... se permettait de rire ? Nedru se choisit (non sans difficulté) un poste d'observation convenable et décida de continuer son étude pendant un moment, tout en cherchant des yeux un moyen de passer lui même l'obstacle sans avoir à l'affronter. La présence des Voyageur en ces lieux était trop insolite pour qu'il les laisse s'échapper sans y mettre son grain de sel.
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Dazh Dalreight
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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Jeu 26 Nov 2015 - 16:03


Les Portes du Purgatoire
Pénétrer le district 4



Le gardien du District 4, se tenait face à eux. Le duo de voyageur avait marqué l’arrêt à une quinzaine de mètre de celui qui serait leur premier adversaire. Il était assurément plus compétent que les précédents gardiens, à telle point que le jeune Dalreight ne chercha pas à entamer le dialogue.

Le mort-vivant les dominait de sa hauteur. Sa hache viking, formidable instrument promettait un combat difficile. Cependant, il était seul et Dazh ne douta pas un seul instant de pouvoir franchir la frontière. Le morpheur fit un premier pas en avant tout en conservant le squelette dans son champ de vision. Bien que le voyageur approchait lentement, le gardien ne réagit pas. Parfaitement immobile, il semblait attendre le moment où quelqu’un se présenterai à lui. En attendant, tout semblait l’indifférer.

Ce n’est finalement qu’à quelques mètres de sa cible, que le jeune Dalreight aperçut le regard du mort-vivant se poser sur lui. Telle une marionnette, le gardien adopta une posture des plus menaçantes. Quiquonque voulant aller plus loin comprenait aisément le message. Mais le jeune Dalreight ne cessa pas d’avancer. Un coup d’œil en arrière lui appris que Jb ne se tenait guère trop loin.

Il aurait été intéressant de prendre connaissance des capacités de son allié, mais le jeune Dalreight envisageait la question d’un point de vue personnel, et s’enquérir de ce genre d’information directement relevait de l’impolitesse.

Le gardien passa a l’assaut en soulevant sa hache loin au dessus de sa tête. Le métal frappa durement le sol, à l’endroit précis où se trouvait le voyageurs une seconde plus-tôt. Sans attendre, le jeune homme enchaîna sur son esquive, un violent coup de pied dans le manche de la hache, afin de la lui retirer. Il avait l’espoir que, compte tenu l’absence de muscle et et de chair, il briserai facilement le contrôle du gardien sur son arme. Mais l’énergie qui animait le squelette n’était pas à prendre à la légère.

L’assaut du voyageur fut sans effet. Pire encore, le gardien ne comptant pas uniquement sur sa hache, asséna un coup dévastateur, du revers de la main. Il n’était plus temps d’esquiver, alors le jeune Dalreight bloqua le coup en se protégeant des deux bras. Le choc manqua le déséquilibrer, mais Dazh était plus costaud et résista, sans chuter. Cependant, le bracelet épineux avait causé une profonde entaille à son bras gauche.

Le voyageur prit ses distances avant d’essuyer un nouvel assaut.

Le squelette se releva de toute sa hauteur et toisa ses deux adversaires. Avec sa hache en main, il était plutôt intimidant. Le jeune Dalreight se fit la réflexion qu’avec une arme de ce genre, il le serait tout autant. Non pas qu’un concours d’intimidation l’intéressait, mais l’idée d’inspirer la terreur a des créatures qui avait le  « mal » pour vocation lui plaisait énormément.

Bien que Dazh avait peur, non pas du squelette, mais de prendre un coup mortel. Il s’élança à nouveau à la rencontre du gardien. Le combat débutait seulement et il n’avait pas dit son dernier mot. Fier de sa stature imposant, Dazh engagea naturellement le duel sur un bras de fer. Avant même que le squelette n’arme son bras pour frapper, le voyageur s’empara du manche de la hache pour la tirer brutalement vers lui. Le gardien fit de même, mais le voyageur était plutôt fort à ce jeu. Alors il sembla concentrer toute son énergie et d’un seul bras, il souleva son arme et le voyageur par la même occasion.

Le mort-vivant recula d’un pas ou deux, déséquilibré. Dazh manqua se cogner contre les pierres qui constituait la voute du guet abritant le passage pour le District 4. Le gardien estima qu’il s’agissait d’une bonne façon d’en finir car il se saisit du voyageur à l’aide de son second bras et chercha à l’écraser contre les pierres du plafond. Chahuté à plusieurs reprises, Dazh s’accrochait toujours fermement à la hache, quand bien même il était à présent littéralement écrasé contre la roche froide du guet.

Il tenta de prendre appuie sur le plafond pour se donner plus de force, afin de renverser le gardien, mais celui était très robuste. Le morpheur entreprit de changer son bras gauche en Quartz. D’abord, il brisa le manche de la hache comme s’il s’agissait d’une brindille. La prise moins ferme de squelette permit un peu de répit au voyageur qui arma son bras puissant, pour décoller un coup destructeur en pleine poitrine.

Le squelette recula soudain. Il n’était pas possible de lire la moindre souffrance sur son visage, mais le coup l’avait ébranlé. Dazh tomba lourdement sur le sol. Puis, tandis qu’il se relevait lamentablement, le mort-vivant brandit sa hache, qu’il n’était plus possible de manier qu’à une main à présent. Bouffi par la colère, le morpheur s’empara de la hache et par la même occasion, du bras mort de son adversaire. Sa poigne de pierre n’avait que faire du cuir clouté sur son avant-bras. Le gardien tenta d’échapper à l’étreinte de pierre, et quand bien même il chercha de l’élan pour s’en défaire, il n’y parvient pas.

Le jeune Dalreight brisa son bras d’une poigne extrêmement ferme. Là encore, le gardien ne réagit pas à la douleur. Dazh revêtit sans attendre son masque de pierre pour administrer cette fois un coup de tête formidable à son adversaire, à hauteur de sa poitrine. Nul doute que son armure encaissera les dégâts, mais l’élan permis au jeune Dalreight de lui arracher définitivement le bras et la hache qu’il lança nonchalamment dans la lande derrière eux…


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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Ven 26 Fév 2016 - 20:13


Les Portes du Purgatoire

Luche



Son coéquipier s’avança à son tour et sépara la tête du garde, du reste de son corps. Ce dernier n’était définitivement plus une menace. Tandis que le squelette s’écroulait sur le sol, Dazh observa le voyageur qui prit un moment pour récupérer. Selon toute vraisemblance, il se calma rapidement, mais le jeune Dalreight douta qu’il se soit sérieusement emporté. N’ayant presque pas réagit, Dazh, le regard perdu, fut tiré de ses pensées a la mention de son nom. Sans attendre, il sourit brièvement et suivis Jb, en direction du district 4.

Les deux voyageurs arpentèrent un bon moment, la lande, un paysage moribond aux arbres morts, dans laquelle ils découvrirent parfois, des ruines d’un autre temps. Malgré l’obscurité de la Nuit sur le royaume, la pleine lune éclairait largement les environs. L’absence de vie, d’énergie ou d’animation en tout genre amena le jeune Dalreight à se murer dans un profond silence. Le morpheur restait cependant à l’affut du moindre danger. Il se fit la réflexion qu’un tel environnement devait finir par affuter les réflexes de n’importe qui. Difficile de garder l’esprit tranquille, la nuit dans un cimetière. Cependant, le voyageur appréciait cette situation. Comme drogué à la peur, savoir le danger quasi constant, sentir cette menace invisible capable de surgir de n’importe où, lui conférait une énergie nouvelle. Pour un peu, il espérait presque rencontrer un cauchemar sur la route, rien que pour lui prouver qu’il était lui-même quelqu’un de dangereux. Cette dernière pensée lui arracha un sourire. L’idée d’effrayé des créatures terrifiante lui semblait particulièrement séduisante.

Soudain, il sentit sous ses pieds comme des vibrations. Si l’effet était un peu curieux, il comprit rapidement que quelque chose approchait. Malgré l’éclat de la lune sur la route, il était impossible pour le jeune Dalreight de percevoir quoique ce soit. Il échangea un bref regard avec son compagnon, avant de lui indiquer d’un geste du menton, le fossé sur le bord de la route. A la manière d’un hobbit fuyant les spectres à sa poursuite, Dazh glissa hors de la route pour disparaitre dans le noir. L’image qui lui était venu à l’esprit avait été parfaite, car il perçut le martèlement de plusieurs sabots sur la route pavé. Les cavaliers énigmatique disparurent aussi vite qu’ils étaient apparu. Dazh avait tenté d’estimer leur nombre comme l’aurait fait un rôdeur aguerris, mais il en était tout à fait incapable.

Profitant d’un moment de repos, bien qu’il n’était guère épuisé par le fait de marcher, Dazh constata la présence d’une lumière a guère plus d’une lieue de leur position. Pour la seconde fois, une pensée lui arracha un sourire. L’aventure qu’il vivait à Dreamland était si proche de ce qu’il pouvait vivre à la lecture d’un roman, qu’il en était à employer les mêmes termes. La lumière qu’il apercevait n’était pas en mouvement et brillait en continu. Le voyageur écarta la piste d’un feu follet. Sans s’en rendre compte, Dazh parcouru quelques mètres dans cette direction, comme pour mieux comprendre ce qu’il voyait. Mais à cette distance, quelques mètres n’y changeaient rien. Envahi par la curiosité, il se tourna vers Jb pour lui faire part de ses observations. Ils avaient grosso modo cinq petits kilomètres à parcourir. Au cas où ils ne trouveraient rien, ils leur fraudaient faire demi-tour et rejoindre la route. Ils auraient alors perdu un temps précieux, mais le jeune Dalreight était convaincu qu’ils leurs faillaient s’approcher.

Contre toute attente, il s’agissait d’une tour qui dominait un petit complexe sous-terrain. Il semblait évident au jeune Dalreight que le gros du complexe s’étendait sous terre. Pouvait-il s’agir alors, de l’endroit qu’il recherchait ? Mais le voyageur ignorait presque tout de ce royaume et à la réflexion, des complexes souterrains dans un cimetière de Dreamland, ça ne devait pas être si rare que ça. Dazh parcourra rapidement les environs, sans qu’il ne trouve d’indice quant à la piste qu’il poursuivait. Un peu déçu, le voyageur rangea à nouveau le grimoire dans une besace prévue à cet effet. Il hésitait à pénétrer les lieux afin d’en apprendre davantage. Seul, il aurait déjà pénétrer l’endroit, mais il ne pouvait pas faire courir de tel risque à son équipier.

Toujours hésitant, il décida qu’un dernier coup d’œil lui permettrait de prendre une décision. Pour ce faire, le morpheur approcha de la tour qui semblait être le seul moyen d’entrer. A l’instar des autres bâtiments rencontrés jusqu’à maintenant, la tour était en pierre apparente et haute d’une vingtaine de mètre. La lumière à tous les étages lui permis d’évaluer l’ensemble de la structure qui lui parût plutôt ancien et peu entretenu. D’ailleurs, lorsque que Dazh entreprit de tirer les deux battants de l’immense porte en bois, il crut un moment que la poignée allait lui rester dans les mains. L’intérieur de la tour, au rez-de-chaussée n’était ni gardée et les chandeliers n’étaient pas allumer, ce qui poussa le jeune Dalreight à progresser davantage. Sur sa droite, tout de suite après être entré, se trouvait un petit couloir, en pierre également, faiblement éclairé par ce que Dazh estimait être une torche. Sans attendre, il s’y engagea pour découvrir un escalier qui s’enfonçait dans le sol.

Alors qu’aucun son ne lui parvenait, Dazh poussa son exploration jusqu’à rejoindre une porte qui donnait sur le premier pallier du sous-sol. L’escalier descendait encore et le voyageur ne résista pas à l’envie d’en voir plus. Après tout, il pourrait rejoindre l’entrée de la tour en grimpant les marches quatre par quatre. Il découvrit une seconde porte qui donnait cette fois sur de simple galerie en terre. Ce niveau lui parut intéressant et comme des torches étaient allumés tous les cinq mètres, le voyageur s’y engagea sans crainte. Il ne croisa pas âme qui vive, bien que des bruits lui parviennent, comme s’il se trouvait dans une usine, pleine d’employés au travail. Soudain, il perçut une voix, qui lui parut désagréable.

« …Et je compteeees donc sur vouuus pour redoubleeeer d’efforts. Eh ouiiii… Fournissez plus d’efforts afin de montrrrrer que notre distriicct est un des plus performaaaaannt.. »

Cette voix nasillarde semblait répéter un discours usé jusqu’à la moelle. Rien que ces mots lui avait été pénible. Dazh abandonna sa cachette dans son couloir pour avancer jusqu’à une autre porte en bois. Il essaya de l’ouvrir et constata qu’elle était fermée. Sans insister, le jeune Dalreight poursuivit jusqu’à la porte suivante qui s’ouvrit cette fois. A sa grande surprise, il déboucha sur une pièce assez grande, qui s’avérait être un bureau. Sur les murs, des photos, des articles du DreamMag et même des cadres qui mettaient en valeur les « employés du mois ». L’un d’eux attira son attention, car l’employé du mois était à la fois une petite fille et un jeune homme aux cheveux blancs.

« Mara Leros.. et.. Corey Cole.. ! Corey.. Sérieusement ? »

Soudain, une voix rententit dérrière la porte.

« Ah au faiiiiit….  Skullies, le chien squelette de ma mère s’esssst encorrreee échappéééééééé….. Penseeeeeeeez à le retrouveeeeer… »

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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Lun 28 Mar 2016 - 15:32

Si le Gris était d'un ordinaire peu impliqué, son goût pour le voyeurisme trouva à être rassasié cette nuit. De toutes façon, il n'avait rien à faire ici, sa présence n'était que le fruit du vœu de celui qui s'était endormi en l'imaginant mort et il lui fallait à présent trouver un sens à son existence onirique, si possible sur le long terme.

Non pas qu'il soit insensible à la potentielle détresse des autres humains qui foulaient l'endroit, seulement... Leurs actes étaient manifestement violents et puisque le Renard ignorait la raison qui les animaient, ne pas se mêler à eux le temps de décider était une prudence élémentaire. Qu'ils se mettent à agir d'une manière absolument désapprouvée par l'analyste et il lui faudrait trouver un moyen de les arrêter. C'est bien commode ; le Gris ne désapprouvait que peu de choses, à plus forte raison dans un monde imaginaire.
Quoiqu'il en soit, cela devait pouvoir expliquer que les deux Voyageurs luttèrent contre un massif gardien de cette partie du Royaume sans que Nedru n'esquisse le moindre geste, même lorsque celui qui pouvait se changer en pierre se fit violemment chahuter. Estimer les forces de chacun n'avait pas demandé une longue analyse et il ne s'inquiétait pas outre mesure sur l'issue du combat, se contentant de ponctuer les échanges par un petit rythme tapé de l'index sur les tuiles qui l'avaient accueilli.
Peu de temps après que la tête de la créature soit tombée, le jeune homme sauta de son perchoir dans un sourire gêné. Puis il suivit les compères, enjambant le deux fois cadavre d'un air pensif.

Désormais, qu'il le veuille ou non, il serait considéré comme impliqué par les actes de ces deux là. On ne voyait pas assez souvent trois Voyageurs se promener dans cet endroit pour s'empêcher d'insinuer l'évidence de leur coopération.
C'était préoccupant. Mais rebrousser chemin produirait certainement le même effet tout en le privant de la réponse à la question qu'il se posait depuis le début de cette aventure ; que trafiquaient ces deux là ? Même si leurs auras ne trahissaient pas de malveillance affichée, Nedru avait appris à se méfier des significations de ces dernières. Cependant, s'il n'avait que peu fréquenté Jean-Baptiste, il se souvenait que l'énergumène n'était pas de la pire espèce.


Il resta néanmoins à une distance raisonnable tandis que les tueurs de morts parcouraient la vaste lande nocturne du Royaume. Leurs pas sur les pavés de l'antique route résonnaient dans le silence lugubre des lieux, loin devant lui. S'ils s'étaient retournés pour fixer un point sur la route derrière eux, sans doute l'auraient-ils aperçu. Mais son tatouage continuait de le dissimuler avec soin et pour peu qu'il reste immobile, leurs yeux glisseraient simplement sur lui pour s'intéresser aux jeux d'ombre que projetait une lune ronde avec la complicité des ruines et arbres morts peuplant l'endroit.
Cette absence de créature dans les environs était étonnant. Le Cimetière avait tout de même sa réputation de surpopulation... Peut être un événement particulier les avait-il tous éloignés de cet endroit ? Une fête peut être ?

Pour celui qui ne craignait pas pour sa vie (ce qui était ici le cas du jeune homme caché derrière deux cibles plus apparentes, plus faibles et contre qui il était plus légitime de chercher des ennuis qu'à lui) la promenade invitait à la méditation. Tout en repoussant les assauts d'un pouvoir agaçant, il parvint à la conclusion qu'il devait désormais agir. Avoir un peu plus d'emprise sur ce qui se passait ne lui ferait pas de mal.

Cependant, comme les autres, il sortit de la route pour laisser passer les cavaliers qui l'ébranlèrent un court instant. Il se permit un regard sitôt dépassé. La tête manquait à l'un d'eux et la puissance que ce dernier dégageait était effrayante. Le Gris nota que les autres avaient également masqué leur présence à son passage et il s'en trouva rassuré. Ils ne tuaient pas tout ce qui bouge, seulement la majorité des créatures se trouvant entre eux et leur objectif.

Quand ils s'engouffrèrent dans la tour qui se dessinait au loin, Nedru accéléra sa cadence.

Pour se retrouver bientôt face à Jean-Baptiste, revenu sur ses pas. Inutile de se cacher plus longtemps. De toute façon, dans cette situation, le brun n'espérait pas grand chose de son tatouage.
Alors qu'il levait la paume gauche en signe de salut amical il activa cependant son pouvoir sur le Voyageur sans perdre une seconde et sans le moindre état d'âme, interprétant déjà la réponse à sa question dans les gestes de son ancien allié du tournoi :


Salut ! J'espère que je ne dérange pas, je me permet de vous rejoindre, je ne me suis pas endormi où j'espérais.

Inutile de cacher qu'il savait qu'ils étaient deux et du même coup qu'il les avait suivi un moment. Le jeune homme était suffisamment sûr de sa supériorité pour se permettre le luxe de l'honnêteté.

Qu'est-ce que vous faites ?
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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Jeu 31 Mar 2016 - 17:07


Les Portes du Purgatoire
Jean-Baptiste Dubois & Nedru, le Renard Gris & Dazh, The Rock



Dazh explora rapidement la petite pièce a la recherche d’une cachette et n’en trouva aucune. Alors, il entreprit de simplement se placer derrière la porte et de se faire le plus discret possible. La liche ouvrit cette dernière  et entreprit immédiatement de fouiller dans sa bibliothèque. Le voyageur perçut aisément l’aura de la liche qui lui était largement supérieur. Dazh espérait que sa propre énergie, qu’il tentait de tapir en lui, passerait suffisamment inaperçue, compte tenu que la liche ne cherchait pas à déceler une présence particulière. Le morpheur avait même cessé de respirer, craignant de se faire surprendre.

Luche, puisque tel était le nom qui apparaissait sur le petit présentoir trônant sur le bureau,  s’avança au centre de la pièce, plongé dans la lecture d’un vieux manuscrit. Dazh ne bougea pas, conscient que le moindre geste alerterait le squelette. Le morpheur examina ce dernier et fut surprit qu’il parvienne à se tenir debout, car plus aucun muscles ni tendons n’apparaissaient sous sa robe. Ses orbites vides étaient assez angoissantes, et le fait qu’il resta immobile deux bonnes longue minutes inquiétait le jeune Dalreight qui éprouvait le besoin de respirer un grand coup. Contre toute attente, Luche quitta son bureau tout en gardant le visage plongé dans son parchemin. Dazh saisit l’occasion pour avaler de grande quantité d’oxygène et envisagea de quitter cet endroit. Seulement, il ne pouvait pas ignorer tous ces vieux ouvrages dans cette bibliothèque. Peut-être qu’avec l’aide de JB, il pourrait prétendre neutraliser Luche… ?

Non, la liche était bien trop puissante pour qu’ils s’essaient à la vaincre. Surtout que parvenir a un tel exploit leur coûtera beaucoup de temps et assurément de nombreuses blessures pour un butin probablement peu digne d’intérêt. Partagé par les choix qui s’offraient à lui, Dazh ne quittait pas la bibliothèque des yeux. Il ne savait pas non plus par où commencer. Un ouvrage cependant, retint son attention. Ce dernier avait sur sa couverture une rune semblable à celle de son grimoire. Soudain, un bruit dans le couloir alerta le voyageur qui se redressa immédiatement pour quitter la pièce par la porte laisser entrouverte.

Il fut plus surpris qu’effrayer quand il se cogna contre la liche, de retour dans son bureau. Cette dernière parut tout aussi surprise et bondit en arrière, craignant une agression. Dazh jura que cette dernière tenta même de se protéger de ses deux bras, mais il ne resta pas sur place pour le savoir. Le morpheur s’échappa en direction des escaliers qu’il grimpa quatre à quatre pour rejoindre Jean-Baptiste.

« Alerrrrrte.. !! Aleerrrte.. ! Attraaaaaapez moiiii cet.. Individuuuuuuu ! »

Le morpheur ne l’entendit même plus hurler. Déjà, il atteignait le rez-de-chaussée et n’avait plus que quelques mètres pour sortir de la tour. Cependant, un bras de squelette jaillit du mur, beaucoup trop tard pour qu’il puisse seulement l’esquiver. Bien que le bras du squelette paraissait fragile, Dazh ne parvint pas à le briser où à le tordre suffisamment, même malgré l’élan dont il disposait, pour s’échapper. Le voyageur s’écrasa lourdement sur le sol en pierre, tandis que le bras qui n’avait pas chômé pour lui entraver les jambes, le tirait en arrière. Seule solution, appelé à l’aide. Ce n’était pas quelque chose qu’il faisait souvent, mais l’idée d’être à la merci d’une bande de mort-vivant ne l’enchantait pas.

Jean-Baptiste ! … JB ! VIENS VITE !

Dazh essaya de s’accrocher à quelque chose, mais aucune prise n’était disponible. Déjà, le squelette qui était désormais complètement sortie du mur l’entrainait dans les escaliers. Face contre terre, la poitrine martelée par les marches, le voyageur n’essaya plus d’attirer l’attention de Jb en criant à plein poumon. Malgré sa position précaire, Dazh se redressa tant bien que mal pour frapper le squelette aussi fort que possible, à l’aide de son bras de cristal. Mais ce dernier était vraiment trop robuste et il ne disposait pas d’un angle favorable au déploiement de toute sa force. Désespéré, il tenta même de détruire les marches où les murs afin d’y trouver une prise pour résister, mais les pierres était trop bien consolidées pour qu’il parvienne à y faire la moindre entaille.

D’ici peu, il serait amené devant Luche et il ne pouvait rien y faire. Pire encore, il avait peut-être vendu son coéquipier en hurlant son nom. D’autres mort-vivants s’agitaient à l’étage supérieur, dans le but de capturer les autres intrus.

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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Mar 12 Avr 2016 - 14:55
Rien à signaler, le Voyageur n’était ni agressif ni mal intentionné à son encontre. Le Renard plongea les mains dans ses poches avec un demi sourire aimable, répondant par l’affirmative aux questions qu’on lui posait (Nedru le Gris était un beau nom) et expira un rire à la mention du joker pour parler d’as. Quel fiasco que ce tournoi !
Enfin si son pouvoir n’avait pas décidé de lui jouer des tours cette nuit, tout irait bien du côté de cet interlocuteur. Sa présence semblait être accueillie avec une forme de soulagement.

C’est ce qu’impliquait ce soulagement qui posait au Gris quelques inquiétudes (tout en satisfaisant une partie de sa curiosité, un hors d’œuvre pour son appétit). Ils pouvaient s’être engagés dans quelque chose hors de leur portée ou de trop dangereux pour eux mais ce Royaume n’inquiétait pas particulièrement l’analyste et il n’avait pas eu l’intention de les rejoindre pour continuer à se tourner les pouces. Tout ce qu’il lui semblait pouvoir risquer, c’était de ternir sa réputation en s’impliquant dans des actes nébuleux. Mais sa réputation était pour beaucoup basée sur de telles coopérations. Alors soit.

Le cri d’alarme du brun sonna l’arrêt des réflexions théoriques sur le sujet. Il était temps d’agir. Jean Baptiste ne perdit pas de temps. Nedru pouvait presque sentir son pouvoir émaner de lui, flamboyante énergie, tandis que ses yeux se rétrécissaient et que son corps se tendait pour agir. Un  homme d’action, cela n’avait pas changé.
En réponse à son invitation Nedru ôta les mains de ses poches et courut à sa suite, son fidèle chaudron sur les talons. Ils se trouvèrent bientôt bloqué par une multitude d’adversaires. La tentation d’enfoncer cette ligne était grande, mais quelque chose…


Le cri vient d’en bas. Une seule voie : l’escalier (hauteur 2m45). Squelettes, civils : sur la défensive, la plupart sont plus faible que t̘̻̜̝̻͍̗͉̜͉̦͖̗̋͂̽̄ͪͨ͑̈́̆̿͗̓͊ͨ́͟͟͠͞o̸̲̜͓̺̦͎̱̭̹͉ͥ̑͊̑ͫ͢͝i̶̫̭̱̙̼͙̙ͨͫͧ̔͐̓͆͆͑͂̚̕. L’Autre Voyageur ne se bat pas/plus.

Brave petite capacité. V͉̰̉̄͗ͣ̉̍͐a͍ͦ̈̃s̹̭͉̿̅̾̽̚͝ ̡̥͓̯̼̱ͭ̔ͨ̋̎͆̅t̫͈͓̯ͯ̓͟ě̻͓̰͇̣̥́̑̽ͪ̈͂ ̻͍̳̤͎f͉͖̬͑̿͊͑ͨ͞a̭̺͙͈̐͆ͩ̇ǐ̫͉͉͍̩̘͖r̭̤͉̬̃ͩ̐̉ͧ̚e̫͇͇ͩ̂̐̓͐ͯ ̵̙̭̣̺̌ͧf̹̪̫̞͕̮̼ợ̠̪̞̥̖ͤ̆ͨ͒̑̀ű̙͉̖̩̟̙̻̒̃ͣ͊͑̔̀t͊̔҉r̤͈͞e̦̝͓̅͢Oui oui... Ils ne faisaient que se défendre ; la plupart ne possédaient même pas les armes rudimentaires des guerriers de ce royaume. Et les hardes qu’ils portaient laissaient deviner des occupations plus diverses que la mise à mort élevée au rang de profession.
Il fallait seulement espérer que l’autre n’ait pas déjà commencé son petit génocide. Malgré son coffre modeste, le gris tonna avec assurance ;


Laissez passer ! Nous venons de la part de Chiron pour des affaires concernant Riku Kaisuki ! Inutile de se battre !

La déclaration déclencha une réaction quasi unanime de la part de ceux qui leur barraient la route ; un pas en arrière, un retrait destiné à la réflexion. Même si Riku n’était pas le Voyageur le plus respecté de sa génération, tout du moins appartenait-il à ce Royaume (Nedru ne l’avait jamais quitté en de trop mauvais termes ; il pourrait probablement le couvrir en cas de besoin). Et parler de Chiron était l’assurance de se faire écouter au moins un instant.

Rapidement, une petite silhouette fendit la foule pour se diriger vers eux, le bruit de ses pas étouffé par d’épaisses pantoufles roses. Arrivé au niveau de Nedru, il ôta les mains des poches de son manteau bleu à col en fausse fourrure et tendit la droite au Gris avec un sourire inquiétant. Au moment de la serrer, il laissa brièvement se diffuser l’immensité de sa puissance avant de proposer de répéter l’opération avec Jean Baptiste.

Salut.

Nedru resta tétanisé un instant, pétrifié par la vague de terreur que lui imposait son pouvoir. Le squelette bailla avant de replonger les mains dans ses poches et de descendre les escaliers dans une attitude qui suggérait qu’on pouvait le suivre sans crainte. Qui était ce gamin ?! Son aura sentait la mort, imprégnée de l’odeur de frustration de ce qui semblait être d’innombrables ennemis. Les squelettes s’étaient écartés pour laisser les Voyageurs passer au milieu d’eux et le londonien hésita sérieusement à avancer, quels que soient les contes et merveilles qui pouvaient se trouver sous terre.

Ils furent bientôt menés devant le Voyageur brun, maîtrisé seulement parce qu’il était maintenu dans une situation inconfortable.
Et une créature dont l’antique robe semblait plus solide que les os qu’elle couvrait, qui les observait d’un air curieux, à mi chemin entre la peur et l’irritation bourrue d’un vieillard. Sa voix était un souffle glacial lorsqu’elle prononça ;


Que voulez vous maintenant ?

Une demande à laquelle Nedru n’avait rien à répondre, mais il lui fallait prendre les devants pour que son mensonge ne soit pas éventé dans l’instant.

Il semblerait que l’on soit perdu dans notre quête pour le compte de Chiron. Mais je vais laisser mon ami s’expliquer.

Il avait jeté un regard entendu au Voyageur captif afin que leurs violons soient accordés. Le petit squelette était parti s’installer dans un profond fauteuil, sans le moindre égard pour la situation, tandis que le chaudron de Nedru était collé à son mollet émettant un faible gargouillis métallique, proche du grognement.
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Quand Jb le rejoignit, un autre voyageur l’accompagnait. Mais ce n’étais pas lui le plus inquiétant. En tête du petit groupe un squelette, court sur patte dont le visage arborait un sourire a fossettes. Il portait un chandail à capuchon bleu, un tee-shirt blanc et contre toute attente des pantoufles. Ce type avait une aura phénoménale. Il n’était pas n’importe qui. Malgré tout, le petit squelette s’approcha de lui. Il n’était pas inquiet et Dazh avait piètre allure. Dans ces circonstances, il était même plutôt peu crédible. En effet, Dazh avait cherché à se libérer des entraves des trois ou quatre squelettes au service de Luche. Pour finir, ils étaient tous  coincés les uns contre les autres dans des postures grotesques au pied de l’escalier.

« Wow, t’as l’air de passer un mauvais moment. »

Le voyageur chercha à se débarrasser  des morts-vivants collés à lui, mais sans succès. Aussi, quand Luche s’exprima pour en apprendre plus sur leur présence ici, c’est cet étranger qui prit la parole. De sa position à ras du sol, le morpheur ne le voyait pas très bien. Mais il semblait s’exprimer en toute confiance. Tout autour de lui, les sbires de Luche réagirent et les gardiens de Dazh en firent autant. Des murmures, des regards surpris, de l’étonnement aussi. Alors comme ça, ce gars avait osé mentionner le nom de Chironheim. Dazh ignorait qui était Chiron, mais compte tenu du pouvoir qu’inspirait ce nom, il en arriva à la conclusion qu’il s’agissait du boss ici. Peut-être même le seigneur cauchemar. Alors d’autres questions lui vinrent à l’esprit. Apparemment ce voyageur n’était pas dans le camp de Luche. Qui était-il ?

Seulement, les choses se précipitèrent. Tous les regards se dirigèrent vers l’Ami en question. Luche et même cet étrange squelette au regard mort s’intéressèrent à lui. C’est ce dernier personnage que Dazh craignait le plus. Pourtant, il cachait bien son jeu depuis le fauteuil dans lequel il se vautrait. Conscient d’avoir l’attention de tous ici, le morpheur entreprit de se lever en tirant brusquement sur son bras pour se libérer de l’étreinte de ses gardiens. Ces quelques secondes de répit où il se leva et entreprit de se débarrasser minutieusement de la poussière qui recouvrait ses vêtements, lui permirent d’échafauder l’ébauche d’un plan.


« Hum. Euh. Oui, c’est euh... Chiron qui nous envoie. »

A nouveau le morpheur échangea un regard avec ce voyageur inconnu. Ce dernier ne trahissait aucune émotion et se contentait de sourire. Dazh chercha le soutient de Jb qui avait peut-être une explication à lui fournir. Était-il un allié ?

« ..Hey ! Pourquoi Chiron engagerait des baltringues dans votre genre, d’abord ?! »
« C’est plutôt currrrrieux en effet. Ameneeeeeez-moi le sceptre! Je vais en finirrrr avec cette histoire. »


Sous l’effet du stress, Dazh réagissait assez mal. Mais la familiarité de ce sbire lui permit de se détendre un peu. Avec un peu de préparation, il aurait peut-être réussit à les tirer d’affaire. Mais à nouveau, les choses se précipitèrent. Dazh chercha du regard, de l’aide de la part de ses alliés, mais celui qui avait pris les devants ne réagit pas et ne se départit pas de son sourire. Le squelette dans le fauteuil adoptait la même attitude si ce n’est qu’une flammèche bleue habitait l’orbite droite de son crâne. Il fallait réagir et vite.

« Bon. Vous avez eu le temps de faire connaissance avec mes amis. C’est donc à moi de me présenter. » Comme s’il prenait les choses en main, le voyageur entreprit de faire les cents pas dans la pièce. Luche qui s’apprêtait à prendre son sceptre en main s’arrêta dans son mouvement et laissa lentement retomber son bras, prêt à l’écouter.

« Je m’appelle Dazh Dalreight. Dazh, The Rock. La voix suave là, c’est mon assistant. » Dit-il en désignant le voyageur dont il ignorait encore tout.

A partir de ce moment, le morpheur fut certain d’avoir l’attention de tous. Sa crédibilité restauré, il pouvait désormais leur livrer une histoire de son invention. Et puis après tout, ça pouvait servir ses intérêts. Peut-être était-ce là, l’occasion d’obtenir cet étrange livre dans la bibliothèque de Luche.


« Toi là. Va nous chercher trois fauteuils. Tout de suite. » Sans attendre le sbire se leva et obéit sans réticence. En revanche, Luche l’arrêta dans sa course en lui barrant le passage de son bras droit. Mais le morpheur n’y prêta pas attention. Tous l’observaient et cette démonstration d’autorité avait conquis une grande partie de l’assistance.

« En réalité, nous ne sommes pas perdu. Nous venons chercher un livre bien précis. Nous devions agir en toute discrétion, mais j’ai échoué. Maintenant je crains que le courroux de Chiron ne s’abatte sur vous. Mais qu’es ce que l’on peut y faire… » L’assemblée tressaillit en comprenant qu’ils risquaient gros. Cependant, c’était la réaction de la Liche qui importait. Cette dernière sursauta quand il mentionna un livre bien précis .

« Je..Je vais… Le Chercher. » Parvint à baragouiner Luche.
« Bien. Je vois que vous comprenez de quoi je parle. Jb ? Tu le suis ? »  


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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Ven 29 Avr 2016 - 15:11
Contre tout attente, le brun emmêlé dans les os qui le tenaient prisonnier parvint à se dépêtrer de cette fâcheuse situation. Et contrairement à ce que laissaient percevoir l’interprétation qu’avait pu faire son pouvoir des inquiétudes de Jean-Baptiste, le bagareur était parvenu à résoudre leur situation par un tour de passe-passe verbal du plus bel effet. Pourquoi son échec aurait-il des répercution négatives pouvant faire craindre aux squelettes le courroux de Chrion ? Un bluff étonnant qui venait pourtant de fonctionner.

Dazh. The Rock. Un nom qui évoquait quelques histoires au Gris, sans plus. Sa réputation ne devait même pas excéder celle du Renard et pourtant, il se permettait des gestes d’autorité avec une assurance à toute épreuve. Nedru aurait presque sourit devant tant d’audace si leur situation immédiate n’avait pas un aspect aussi morbide que les occupants de la pièce.
Au moins deux créatures ici étaient plus forte que lui et le surnombre ne jouait pas en leur faveur.

Lorsque le squelette en robe fit mine de sortir de la pièce en laissant échapper son nom, le Renard fouilla dans sa mémoire, sans grand succès. Il savait que ce nom était associé au Cimetière, c’est tout. Maintenant, il pouvait mettre un nom sur la créature en question. Puissante, c’était certain, mais à eux trois ils auraient peut être pu lui faire plier le genoux. Et bien que ses pouvoirs soient ceux du Cimetière, ils n’inspiraient pas autant la mort et la frustration que ceux du petit être en pantoufles roses ; d’après son aspect, Luche était un être aspirant à la connaissance plutôt qu’à la puissance physique.

Bien.
Nedru fit quelques pas en attendant le retour de la liche et de son collègue du tournoi, se permettant de s’asseoir également sur l’avant dernière chaise de la pièce afin d’affirmer une position tranquille.

Un livre hein ? Décidemment, ce Royaume ne jurait que par la qualité de ses bouquins... Et cela ne lui apprenait pas grand chose sur la tournure que prendraient les évènements. L’attitude de Luche à l’évocation dudit livre montrait qu’il ne souhaitait pas faire de vague. Celui là était un intriguant pour qui le nom de Chiron devait sonner avec amertume.


- Ne faites pas de peine à Luche hein ? Il a l’air méchant comme ça mais...

Le petit squelette laissa sa phrase en suspend, comme s’il réfléchissait profondément sur le fait de savoir si Luche avait du bon au fond de lui. Les secondes étaient longues et Nedru se cru obligé de demander.

Mais ?
- C’est un type MORTEL.

Clin d’oeil. Bon sang que cette blague était mauvaise !
Cela sembla cependant avoir pour effet de détendre le chaudron à ses pieds. Le retour de la liche et de son chaperon Voyageur ne tarderait plus. Mais l’omérique se disputait l’onirique car Scylla se dessina bientôt sous Charybde.


ALERTE ! Intrus en approche ! Peut être des Voyageurs ils ont de la peau sur les os !

Cette dernière déclaration provoqua un nouveau frisson glacé. Les squelettes, sages jusqu’à présent, s’animaient désormais avec une des gestes menaçants. Ils craignaient l’entourloupe et pour une fois, Nedru n’y était pour rien.
Raison pour laquelle il resta confortablement assis, tout compte fait.

Ils pourraient peut être servir d’alliés contre ce nouvel ennemi, ou trouver un moyen de faire bonne impression.


Nous n’y sommes pour rien et nous n’avons pas non plus été suivis. C’est une coïncidence. Nous ne devions pas nous montrer mais s’il le faut, nous vous viendrons en aide.

Il interrogea Dazh d’une secousse du menton. Interrogation réthorique, mais interrogation tout de même. A lui de s’illustrer.
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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Ven 6 Mai 2016 - 15:01


Les Portes du Purgatoire
 
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Luche venait de quitter la pièce en compagnie de JB en quête du fameux livre. Le morpheur, quant à lui se tenait toujours devant l'assemblée de squelettes qui se contentaient d'observer ce qui se passait, l'air un peu absent, l'air un peu idiot. Un long silence pesant s'installa rapidement tandis que quelques quintes de toux et des reniflements vinrent trahir ce moment particulièrement sérieux. Peu à peu, le personnage que Dazh s'efforçait de présenter s'estompa à mesure que la situation prenait un aspect ridicule. D'ailleurs, le voyageur aperçut, sur sa droite, un squelette avec le nez qui coule. Une scène des plus désopilantes. Pour finir, c'est cet autre voyageur qui tira une chaise à lui pour s'asseoir, faisant fi du danger. 

« ..Hey ! Tu fais quoi samedi so.. » 

Soudain, le morpheur surprit du regard, une conversation qui avait lieu au premier rang. Le squelette qui avait doucement pris la parole croisa le regard du voyageur et se figea net. Dazh ne put s'empêcher de le fixer à son tour, sans réagir. Après un moment qui parut durer une éternité, le squelette, toujours sans bouger, roula le regard à la recherche d'un quelconque indice sur la marche à suivre et interrogea finalement le voyageur. Dazh qui avait fait de même lui rendit son regard un peu désemparé. « Non, Non… Allez-y.. pas de soucis… pas de soucis…» dit-il avant de détourner le regard, faisant mine de s'intéresser a autres choses. Et justement, pendant ce temps… 


« Ne faites pas de peine à Luche hein ? Il a l'air méchant comme ça mais…
Mais ?
C'est un type MORTEL. » 

Un silence pesant s'installa à nouveau, comme si l'assemblée accordait quelques réflexions à ce jeu de mot encore trop subtile pour la majorité d'entre eux. « HAAN ! MORTEL ! J'AI COMPRIS ! » S'exclama Dazh, soudain mort de rire. Plusieurs autres squelettes comprirent alors de quoi il retournait et un rire communicatif s'empara d'une partie de l'assemblée. L'air de rien, Dazh, toujours hilare se surprit à distribuer des « tope-la » avec les sbires alentours tout aussi hilare. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il avait définitivement perdu le caractère sérieux de son personnage, à force de trop s'imprégner de la légèreté soudain, de la situation.
 
« Et Merde ! » Dit-il, le regard vide avec un sourire idiot.
 
Cependant, quelqu'un surgit des escaliers en hurlant que des intrus étaient en approche. Résistant à l'envie de courir dans tous les sens à l'instar des squelettes autour de lui, Dazh chercha du regard, le petit squelette à l'humour ravageur. Si ce dernier tentait soudain quelque chose, il voulait être certain de ne pas être pris pour cible. Mais ce dernier se tenait tranquillement assis dans son fauteuil, toujours souriant. Alors, le morpheur chercha ensuite à déterminer où en était Jb et Luche. L'instinct du voyageur lui disait de s'enfuir et pour le coup, Dazh n'envisageait pas la chose sans celui qui avait pris le risque de l'accompagner. A nouveau, la gravité de la situation lui permit de redevenir un peu plus sérieux. S'il ne pouvait pas s'enfuir, il chercherait à affronter la menace quelle qu'elle soit et de toutes ses forces. Dazh avait la faculté de se servir de sa témérité pour balayer ses craintes.
 
Face à l'interrogation de son collègue voyageur, Dazh comprit qu'il avait une décision à prendre. Contre toute attente, il s'essaya à analyser la situation. Ce n'était pas complètement inhabituel chez lui. Cependant, à Dreamland, il agissait à l'instinct. La seule raison qui le poussait à agir différemment, c'était la vie en jeu de ses compagnons. De toute évidence, aucun autre voyageur n'était attendu ce soir. Il pouvait effectivement s'agir d'intrus. Cependant, s'il devait s'agir de véritable voyageur appartenant au royaume, c'est clair qu'ils risquaient de ne pas faire long feu…
 
« Hey ! Il faut qu'on trouve Luche ! » Dit-il en s'adressant au jeune gris.
 
Sans attendre, le morpheur s'engagea avec assurance dans le couloir emprunté un peu plus tôt par la Liche. Dazh ignora les premières portes, certains de n'avoir pas vu Luche se diriger dans l'une de ces pièces. En passant devant son bureau, le morpheur risqua un regard à l'intérieur, sans le trouver. Il profita de cette occasion pour dérober le petit livre qu'il avait vu un peu plus tôt, sur l'étagère, avant de rebrousser chemin, non sans se cogner le pied contre le bureau. Après une série de juron bien choisis, le voyageur rejoignit son compagnon dans le couloir, toujours en quête de Luche.
 
« Jb.. ?! JB ?! »
 
Finalement, il rencontra Luche aux détours d'un couloir. Cette dernière était suivie de près par JB qui détenait le précieux livre. La liche manqua sursauter en les voyant débouler sans prévenir. « Hey, on a gueulé, il n'y a pas dix secondes ! » lâcha Dazh, en voyant la liche réagir de manière un peu excessive.
 
« Enfin bon. Il faut euh.. Il nous faut rejoindre Chigno.. Chiron ! .. Au plus vite ! »
« Intrus.. ! Intrus.. !! »
« Nous sommes poursuivis et il nous faut accomplir cette mission à tout prix ! Aidez-nous et on parlera de vous au seigneur ! »
 

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MessageSujet: Re: Les Portes du Purgatoire Lun 30 Mai 2016 - 12:35
Malgré l’urgence, bien que les corps squelettiques sur le qui-vive soient dans un état d’ébullition de mauvais augure et en dépit de l’intervention de Dazh puis de Jean-Baptiste, la situation n’évoluait pas. C’est ainsi qu’à la lumière de torches frissonantes, dans un couloir sous-terrain humide, trois Voyageurs et deux créatures connues pour leur puissance en ces terres se tenaient bêtement là, à se regarder d’un air gêné après la mauvaise blague d’un petit squelette en pantoufles.

Luche toussa.


-Je vais aller voir ce qu’il en est… Votre aide n’est… pas nécessaire. Continuez dans cette direction pour sortir.

Du mépris. Le londonien était assez versé dans cet art pour reconnaître l’un de ses semblables. Non seulement la liche considérait que les Voyageurs étaient faibles, mais il était également insinué que leur présence compliquerait la moindre tâche à accomplir. Le maître des lieux désigna un étroit tunnel qui s’étendait vers les ténèbres de son index en décomposition.
Tandis que le Gris décrochait l’une des torches accroché au mur pour se préparer à affronter l’obscurité, l’antique cadavre ajouta ;


Je suppose que vous savez ce qu’il me coûte de vous donner cet ouvrage. Un sort pire que la mort vous attends si vous jouez aux plus malins, Voyageurs.

Sa voix gutturale résonna entre les pierres glacées du tombeau et un courant d’air violent manqua d’éteindre les torches, comme si la simple évocation de cette malédiction réveillait un ancien et puissant pouvoir.
Et la mauvaise nouvelle c’était que les Voyageurs avaient effectivement joué aux plus malins. Ce livre n’irait probablement jamais entre les mains de Chiron, Luche le saurait et d’une manière ou d’une autre, il trouverait un moyen de se venger. Il avait tout son temps.

Le Gris se mit en marche, pensif. Ce Royaume n’était pas de ceux qu’il affectionnait et contrarier ses habitants ne lui posait pas de cas de conscience. Mais mettre sa vie en jeu pour des inconnus impulsifs… Il contempla les deux autres, s’interrogeant sérieusement sur l’opportunité de les trahir pour effectuer cette nouvelle mission malgré tout, dans l’espoir d’y gagner des alliés précieux et non pas des ennemis puissants.

Malheureusement, ils n’auraient pas l’occasion de discuter de cet état des choses maintenants pour trouver une solutions à leurs problèmes. Car le petit squelette les suivait d’un air nonchalant, le nez dressé vers d’invisibles étoiles, les mains dans les poches.
Pour le moment, chacun était plongé dans ses pensées et le Gris décida de forcer un peu l’allure. Il n’était pas à exclure que Luche découvre plus rapidement que prévu le pot-au-rose et il était préférable d’éviter d’avoir à se battre sous terre et dans ces conditions contre un ennemi si dantesque.

Les murs du couloirs disparurent et le couloir devint brutalement un pont suspendu dans le noir. A en juger par les lueurs bleutées en contrebas, ils étaient à plus de trente mètres au dessus du sol mais l’opacité des ténèbres ne permettait que de douter et craindre. L’allure se fit moins rapide. Même Jean-Baptiste qui pourtant savait voler semblait prendre garde, ici. Des courants d’air aggressaient les torches, les réduisant constamment au rang de chétives flamèches et il devenait alors malaisé de voir le bout de ses propres pieds. Le Gris aurait pu fermer les yeux qu’il n’aurait probablement pas vu moins de choses qu’actuellement.

Pire encore ; le pont n’était pas en bon état et n’avait pas été conçu pour que l’on puisse s’y déplacer en ligne droite. Sa forme devait être celle d’un très fin reptile serpentant au dessus du vide et il fallait sans arrêt tâter le sol devant soi pour s’assurer de ne pas faire une …


Je connais une super blague. SA CHUTE EST MORTELLE.


Jamais tu n’arrêtes hein ?

Pas de réponse. Sérieusement, ce type commençait à lui taper sur le système. Ils n’avaient pas le moindre moyen de voir quand se terminerait ce passage délicat et ce chaperon, plus les mystérieux intrus derrière et la malédiction de Luche qui planait au dessus d’eux, l’ambiance n’était pas exactement aux jeux de mots.
Ils n’avaient pas non plus besoin du bruit qui se fit bientôt entendre. De plus en plus proche, de plus en plus fort. Comme si une araignée monstrueuse se dirigeait droit vers eux.
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Les Portes du Purgatoire

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