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Le Musée de la Marine [avec Hikari]

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Nedru Etol
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MessageSujet: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Mar 22 Sep 2015 - 22:16
On ne peut pas vraiment dire que Nedru se trouvait là pour affaire, ni pour se permettre l'une de ses pauses qu'il affectait désormais et pourtant, il était tout de même dans ce Royaume puant l'iode, l'acier et la peinture humide.
Par curiosité, alors ? Oui, certainement... après tout, c'était probablement la curiosité qui l'avait poussé à voir de ses propres yeux le phénomène qu'on lui avait décrit. Matthieu Furt (vous vous souvenez de lui ? Mais si, un invocateur de mollusques !) avait fait une allusion à « un truc qui serait peut être marrant », information qu'il tenait lui même de l'un de ses copain du Royaume des choses molles vivant sous l'océan.

Ce truc peut être marrant, c'était le Musée de la Marine. Un Royaume étonnant qui forçait à se demander quels genre de détraqués pouvaient rêver assez fort de sous marins, goélettes, destroyer suédois ou brise-glace russe pour réussir à en tirer tout un Royaume. Le plus fort de ce lieu était probablement que lesdits bateaux étaient parfaitement immobiles malgré leur amarrage à un port bien trop petit pour eux tous. Sans doute étaient-ils fixés par la calle car ils ne tanguaient même pas, ce qui permettait à les lier les uns aux autres par quelques passerelles métalliques encadrées de gardes-fous de cordes. Si la chose rendait les visites plus confortable, elle plongeait du même coup l'ensemble dans un immobilisme malséant.

On devine sans mal que l'endroit était relativement désert. Pas glauque pour autant, loin de là ! Le tout était plutôt bien entretenu et la créature chargée de l'accueil des visiteurs était plutôt aimable, même s'il brûlait aux lèvres de Nedru de lui dire qu'avoir des sous-vêtements plus visibles que son uniforme marin ne la rendait pas plus agréable ou attirante. Même la classe qui avait précédé Nedru (une demi-douzaine d'autochtones oniriques adolescents, filles et garçons) avait fait -tout haut- la même remarque que lui.

Quoiqu'il en soit, Nedru s'engagea dans le petit dédale de navires avec circonspection, mais intérêt. Il n'avait jamais été particulièrement intéressé par les bateaux et c'était là une bonne occasion pour combler cette lacune dans son sommeil. Aussi le Renard lut-il chaque panneau avec attention, qu'ils soient en train de décrire une pièce d'artillerie, la chambre du capitaine ou une scène de vie à bord quelconque. Des mannequins vieillots faisaient office d'équipage et protégés des mains baladeuses des enfants par des renforts de vitres et grillages, ils accomplissaient leur besogne dans les pièces qui leur étaient réservées avec des gestes d'éternité. Sans doute était-ce pour rendre l'ensemble plus vivant mais parfois, ceux là transformaient malgré eux ce brave Musée de la Marine en maison de la peur éducative et bon marché.

Cela étant, sitôt remonté sur le pont des bâtiments, une bonne brise marine et de jolis rayons de soleil chassaient vite ces impression et l'on se dirigeait avec plaisir vers un nouveau navire pour y découvrir un autre quotidien, d'une autre époque.

Ainsi, Nedru en était sans doute à son douzième bateau lorsqu'il s'engagea en direction de la pièce maîtresse du Royaume. Un navire de guerre imposant, immense rien que de l'extérieur, ce qui présageait de longues promenades à travers les couloirs étriqués des parties submergées. Une pancarte à l'entrée indiquait ; « Equipage ; 12 officiers, 283 hommes, 325 rats en moyenne, parfois un albatros et jusqu'à 54 mouettes, sans compter les bigorneaux. » Ces panneaux étaient aussi destinés aux enfants. Et dire que son pouvoir accueillait chaque information avec une lamentable boulimie... Sans doute étaient-ce les « trucs marrants » des mollusques ?

Mais non. Il y avait autre chose. Il lui semblait sentir des ombres tapies à l'affût dans les couloirs d'aciers. Des cliquetis qui n'avaient pas la régularité d'un filin d'acier frappant contre une antenne se faisaient parfois entendre alors qu'il savait qu'il était seul et bien trop profondément enfoncé dans la cale d'un navire pour que le vent puisse être en cause.

Peut être étaient-ce des plaisantins. Peut être des choses plus mal intentionnées qu'amusantes, hein ? Quoiqu'elles puissent-être, Nedru se promenait seul et protégé par son tatouage, il ne craignait pas d'être vu ou agressé. Mais s'il voulait voir quelque chose, il devait être sûr de pouvoir capter un mouvement. Et si les mouvements ne lui étaient pas destinés du fait de sa modeste invisibilité, peut être étaient-ils calqués sur les déplacements du groupe qui l'avait précédé et devancé. Aussi, le Renard Gris força le pas, cherchant à poursuivre sa promenade non loin du petit groupe, là où se cacherait un assaillant les surveillant de loin...


[hrp] Le dernier paragraphe décrit l'effet du tatouage de la modestie Hika, fais attention à le prendre en compte dans ton post ! [/hrp]
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Hikari Nikaido
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Dim 4 Oct 2015 - 19:56
Hikari se balade, passant entre des coques de cargos géantes. L’odeur salée de l’eau de mer lui prend le nez depuis qu’elle a ouvert les yeux. Odeur habituellement apprécié par la jeune fille, semble cette nuit déranger quelque peu le loup qui sommeille en elle, puis ce qu’elle passe son temps à éternuer depuis qu’elle est arrivée. Au bout de quelque temps l’odeur iodée parait avoir été assimilé par le corps de la jeune femme puisque sa crise aiguë d’éternuements a cessé.

Elle a été faire une balade sur le port aujourd’hui et sait parfaitement que tous ces beaux bateaux lui on parcourut l’esprit au moment où le sommeil s’emparait d’elle. C’était regrettable, elle imaginait déjà sa nuit chiante au possible. Boarf, si elle était là autant en profiter, elle avait pu lire sur les panneaux en entrant qu’elle se trouvait au musée de la marine. Le lieu était d’un calme assez incroyable, les bateaux ne tanguaient même pas, seul des bruits de taules pouvaient retentir de temps en temps se répercutant sur toute les coques des bateaux, qui étaient très nombreuses. En sortant de l’allée par laquelle elle était arrivée elle rejoint involontairement le peu de visiteurs qui se dirigeaient vers une espèce de billetterie.

Elle se mit à les suivre. Après tout, pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur ce royaume. Une fois passé la billetterie et une bonne femme relativement vulgaire la visite pouvait commencer. Le petit groupe s’engagea sur la première passerelle et le premier bateau fut visiter. Des mannequins servaient d’animation dans les parties importantes du bateau, donnant un sens au fonctionnement de celui-ci. Hikari avait remarqué que des panneaux explicatifs jonchaient les murs de certaines cabines et autres. Elle ne prit évidemment aucun moment pour les lires et se focalisa plus sur les gestes répétitifs des mannequins qui leurs donnaient un aspect plus humain que ce qu’elle aurait imaginé. Son manque d’intérêt pour les panneaux lui avait fait semer le groupe d’ado avec lequel elle était entrée.

En passant de bateau en bateau, elle se rendit rapidement compte qu’une angoisse lui prenait les tripes, lui indiquant qu’elle ferait mieux de ne pas s’enfoncer aussi profondément dans la cale des bateaux qu’elle visitait. Une sensation d’être observé. Des bruits étrange qu’elle s’efforçait d’assimiler aux différentes pièces du bateaux sans pour autant sans convaincre. Cette sensation s’évaporait cependant de façon immédiate à chaque fois qu’elle avait l’occasion de regagner le pont et sa brise marine agréable.

Le petit groupe l’avait rattrapé au moment où elle allait entamer la visite de la pièce maitresse du royaume. Un navire de guerre énorme. L’aspect si impressionnant de ce navire fit que pour la première fois de cette nuit elle se prit à lire le panneau à l’entrée. « Equipage ; 12 officiers, 283 hommes, 325 rats en moyenne, parfois un albatros et jusqu'à 54 mouettes, sans compter les bigorneaux. » Elle eut envie de rire mais se rappela rapidement que le groupe l’avait rattrapé et qu’un panneau destiné aux enfants n’était pas censé la faire sourire.

La longue balade commença au fin fond des entrailles métallique de cet énorme bateau. Elle surveillait de près le petit groupe pour ne pas le perdre et se surprit à lire chacun des panneaux. En observant un peu trop longtemps l’une des scènes de vies misent en représentation par les mannequins elle se rendit compte qu’elle avait perdu le groupe. La même angoisse que précédemment l’assaillit, elle repartit en marchant de plus en plus vite, le bruit de ses pas rapide dans la coursive l’oppressèrent de plus en plus, la poussant à courir. Putain mais qu’est ce qui était en train de se produire exactement. Une claustrophobie certes mais à ce point ? Ne fallait pas déconner. Il devait se passer autre choses, pour que son corps réagisse aussi excessivement.

Elle ne s’était pas arrêtée de courir et ce n’est que lorsqu’elle se rendit compte que le groupe était au bout de son champ de vision que son cœur se mit à battre moins vite, que ses tripes se délièrent et que la jeune fille réussit petit à petit a reprendre son calme. Elle avançait d’un bon pas et ne se rendit compte que trop tard qu’un homme devant elle venait de marquer un arrêt pour lire l’un des panneaux. Elle réussit à empêcher une collision brutale mais le bouscula tout de même avec son épaule.

« Excusez-moi, je ne vous avais pas vu »

Elle lui lança un sourire les joues rosies par sa précédente course et repartit aussi vite, fallait pas qu’elle perde le groupe une deuxième fois. Enfin à deux pas de l’ado qui fermait la marche elle put reprendre son souffle et se diriger vers la sortie. Elle avait besoin de respirer avant de continuer cette visite.  
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Nedru Etol
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Jeu 8 Oct 2015 - 19:17


Le Gris avait observé un moment la jeune fille s'avancer dans sa direction. Jugeant qu'elle n'était pas ce qu'il cherchait- Voyageuse, démarche rapide mais maladresse authentique, déjà vue de nombreuse fois, relativement bruyante, ne dégage pas une aura intimidante- il s'était replongé dans sa lecture attentive. S'il se trouvait dans un léger renfoncement, ce dernier était censé être assez vaste et bien éclairé pour qu'on ne le percute pas. Pourtant, la brune lui rentra dedans sans ménagement, ses yeux rivés vers l'autre bout du couloir.
Cela arrive de plus en plus souvent, n'est-ce pas ? Le fait qu'il entende cette question se poser dans son esprit lui arracha un haut-le coeur mais tout en refoulant l'intrusion de sa capacité d'analyse, le brun dût admettre que ce dernier n'avait pas tort. Méjugeait-il l'efficacité du don du Chat Percé ?

Toujours est-il que la Voyageuse ayant fait la connaissance de son épaule gauche s'était rapidement éclipsée plus avant, en proie à une angoisse manifeste. On aurait cru voir là l'un de ces enfants qui éteignent la lumière d'une pièce en bas d'un escalier trop long et trop mal éclairé. Elle avait peur sans savoir pourquoi et pressait le pas pour rejoindre une sûreté relative, ici incarnée par un groupe d'inconnus.

Ce Royaume n'avait pas l'innocence qu'il affichait.

La fibre aventureuse du Gris qui l'avait mené jusqu'ici vibra à cette pensée. Car elle et lui avaient reniflé la même chose et cette chose était inquiétante. Puisqu'il était rare que les Royaumes cauchemar fassent un mystère de leur allégeance à ce que les moralistes auraient qualifié de « bien » ou « mal », on pouvait affirmer que l'endroit dissimulait quelque chose.
Qui dit chose à cacher veut dire chantage, qui dit chantage veut dire profit ? Pas seulement. Une variante dans la constance onirique, un imprévu cauchemardesque dans une nuit d'ennui, c'était déjà l'assurance de découvrir quelque chose de neuf. Bien assez pour Nedru, presque trop pour son pouvoir.

Un rapide calcul s'imposa. La maladroite était une Voyageuse, son isolement face à cette situation faisait d'elle une alliée. Il pourrait s'en servir mais la présence de cette dernière autour de lui le mettrait en danger.
Et il ne devait pas ignorer que si du bruit se faisait entendre derrière lui, les créatures qui se promenaient en amont pouvaient également n'être qu'un leurre. Cette hypothèse faisait passer ces deux dernières heures pour une mauvaise blague, sauf si l'on réalisait que le déroulement de cette nuit les avaient fait s'enfoncer de plus en plus prondément dans les cales des bâteaux, jusqu'à une heure avancée. N'étaient-ils pas cette « sûreté relative », cet ilôt vers lesquel se dirigeaient les visiteurs inquiets ? La nuit va bientôt tomber.

Nedru laissa un rictus fleurir sur ses lèvres, prêt à voir sa théorie être mise à l'épreuve par les faits. En d'autre termes ; prêt à entendre la jeune Voyageuse subir les conséquences de sa proximité avec un groupe de créatures potentiellement locales et dangereusement isolées du reste de la civilisation en cette heure tardive. Sa mort lui ferait gagner de préciseuses heures d'investigation. Quelque part, ce serait presque décevant...


Pourtant, le premier cri qu'il entendit n'avait rien de l'hystérie d'une condamnée faisant face à ses bourreaux. En fait, c'était même probablement certains des adolescents oniriques qui venaient de pousser les exclamations entendues par le Gris. Et nul besoin d'être un didaskalophobe pour en comprendre la raison car le bâteau tout entier venait de se soulever légèrement, comme poussé par une haute vague.

La bousculade qui suivit amena d'autres cris et exclamations. Le groupe revenait sur ses pas mais puisque les jeunes cherchaient à rejoindre le pont le plus rapidement possible, ils ne passèrent pas devant Nedru immédiatement, préférant emprunter une échelle croisée en chemin.

Ces mouvements allaient-il alerter la chose dans le noir ? Il sembla à Nedru que non... Peut être avait-elle fait demi tour par un autre chemin.

Le londonien remonta lui aussi à la surface, son attente lui donnant un retard d'une dizaine de minutes sur les autres. Il constata avec eux ce qu'il avait déduit depuis longtemps ;

Le bâteau s'était détaché et voguait désormais vers le grand large, déjà loin du port de plusieurs centaines de mètres. Au loin, un soleil orange vif finissait de plonger dans l'eau.
Les « trucs marrants » allaient pouvoir commencer.
[hrp= je te laisse les PNJs pour le moment, Nedru rejoins officiellement la bande plus tard ! ]
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Dim 11 Oct 2015 - 14:27
Le groupe continuait d’avancer, remontant petit à petit vers la surface. Elle suivait celui-ci de plus ou moins près, elle pouvait entendre leurs conversations mais ne semblait pas avoir été repéré ou du moins, ils ne prêtaient pas attention à la jeune femme. M’enfin elle tapait un peu l’incruste, donc elle pouvait les comprendre.

Est-ce qu’elle avait un problème ? Cette peur irrationnelle qui lui avait fait perdre toute forme de bon sens et qui l’avait prisent aux tripes, elle n’arrivait pas à la comprendre. Tout son corps lui avait intimé de ne pas s’enfoncer plus loin dans les cales du navire. Quelque chose devait si cacher, tapie dans le noir.  Ses poils se hérissèrent a cette pensée et son bras manqua de se transformer. Le loup n’était pas content et si ça continuait il allait devenir ingérable.

Sa réflexion lui avait fait ralentir le pas mais elle pouvait toujours entendre le groupe d’ados.

« Vannessa, imagine 5 minutes qu’on serait dans ce bateau en pleine mer et qu’on aurait une collision avec un iceberg.

Ferme la Karl, tu sais que depuis que j’ai vu « Titanic » c’est ma pire phobie. »

Le joyeux groupe se composait de 6 jeunes, une blondasse plutôt relativement bien foutue et un mec baraque, surement le sportif de la bande s’envoyait des remarques de plus en plus stupides, un couple ? Apparemment non, juste des amis. Ils étaient suivis de près par un jeune homme aux yeux bridés et une jeune fille des plus banales, ils ne parlaient pas et n’avait d’yeux chacun que pour les deux imbéciles. Derrière eux, un grand black et une jeune femme a lunette marquaient de temps en temps des arrêts devant les panneaux qui incitait le groupe a s’arrêter sans pour autant empêcher les deux imbéciles de se chercher des noises. Effectivement Hikari en avait marre, ils étaient niais et c’était désagréable. Ouais, ils étaient plus niais qu’elle et ça c’était inquiétant, mais toujours moins inquiétant que ce qu’elle avait ressenti plus tôt.

Le groupe continuait son avancé dans ce couloir sans fin, passant devant des escaliers qui pourrait leur permettre plus tard de remonter à la surface. Elle prenait de plus en plus de retard sur le groupe sans s’en rendre réellement compte. Elle réfléchissait trop et son corps était en train de réagir négativement à ses craintes. Elle était brûlante, de la fièvre ? Non. Ses cellules étaient sur le point de muter, mais pourquoi ? Elle vint poser sa main sur le mur qui se mit à trembler, réaction instantané ses griffes sortent, sa main se recouvre de poils lui arrachant un gémissement long et sourd. Par réflexe ses griffes en acier vinrent percer le mur sur lequel elle s’était appuyée plus tôt. Le bateau s’était soulevé, il avait bougé elle en était certaine. Un bruit étouffé venant du plus profond des entrailles du bateau résonnait dans tous les couloirs du bâtiment déstabilisant complètement la jeune fille, faisant trembler chaque parcelle de son corps.

Un hurlement retentit, le mouvement soudain du bateau avait surpris le groupe de créatures qui revint sur ses pas pour atteindre l’escalier le plus proche. Par réflexe la louve rangea ses griffes et vint cacher sa patte derrière son dos. En les regardant revenir vers l’escalier avec des yeux rond, elle sentit un rictus apparaître sur son visage. Ils étaient maladroits, semblaient perdus, effrayés. Cette agitation les faisaient crier chacun leurs tours alors qu’ils essayaient avec difficultés de monter les marches de l’escalier. Un véritable spectacle. Une fois qu’ils eurent tous réussis leur ascension Hikari se lança à leur suite avec assurance. Ses réflexes anticipaient la houle du bateau. Lui permettant de garder un équilibre plutôt correct. Une fois passer le troisième escalier la jeune fille entre aperçus la lumière de l’extérieur percer au bout des marches. Elle s’empressa d’y arriver et après un rapide sprint se jeta contre la rambarde du navire. Le port d’où ils avaient embarqué était en train de s’éloigner avec lenteur. Un haut le cœur ramena la jeune fille au milieu du pont. Un loup ça ne nage pas bordel ! Son corps était en train de lui faire comprendre concrètement qu'elle irait se faire foutre cette nuit.

Elle ne lui laisserait cependant pas prendre le contrôle ce soir, pas encore. Elle se mit à courir avec frénésie a l’opposé du groupe de créatures oniriques, vers le soleil couchant. Il n’y avait rien à l’horizon. Où est ce qu’on les emmenait ? Un mouvement en contre bas attira l’œil de la jeune fille elle crut apercevoir une silhouette qui disparut aussitôt. Effectivement le groupe et elle se trouvait actuellement sur le pont principal du bateau et ce qu’elle avait vu était sur l’un des ponts inférieur. Le cri de l’une des jeunes filles la ramena à la raison. Elle devait s’être trompée, elle avait halluciné.

Elle revint vers le groupe de créatures qui était en train de céder à la panique mais Hikari n’avait aucune envie de s’en occuper pour le moment. L’idée de retourner explorer les cales du bateau maintenant qu’il était en mouvement lui retourna l’estomac. Elle s’agrippa à la rambarde et regarda le port s’éloigner petit à petit et dire qu’elle pensait se faire chier cette nuit c’était encore raté.
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Mer 14 Oct 2015 - 19:08

Lorsque le Gris vint à la rencontre des créatures, leur crise de panique s'organisait à grands renforts de sourires crispés. Celui qu'ils appelaient Karl enchaînait les plaisanteries de mauvais goût, excitant  son entourage pour se rassurer dans un bain nauséabond d'hormones indécises. L'antithèse d'un clerc aurait deviné que Nedru n'y serait accueilli qu'avec circonspection.
A leurs yeux il serait l'intrus, le Voyageur, l'étranger, un porteur de désordre égoïste et dangereux probablement responsable de la crise qu'ils traversaient.

Et pourtant, c'était le moment idéal. Tant qu'ils restaient sur les plaisanteries, l'humeur était encore propice. Nedru n'aurait qu'à feindre l'angoisse, rire aux blagues de l'alpha de la meute et éviter de s'attirer la sympathie des femelles pour être accepté au sein de leur groupe primitif.
Mieux ; l'autre Voyageuse s'étant éclipsée, les soupçons avaient des chances de se tourner lentement vers elle lorsqu'ils la croiseraient à nouveau, en espérant que la peur se soit suffisamment distillée entre temps.

Si ce plan avait le mérite de permettre une intégration rapide au sein du groupe, il empêchait de pouvoir exercer sur ce dernier un contrôle optimal. Et l'orgueil du Renard n'aurait pas permis qu'il aborde les adolescents autrement qu'en ces termes ;


Excusez-moi de vous interrompre ; puis-je me joindre à vous ? J'aurais besoin d'aide pour faire faire demi-tour à cet énorme navire.

Car si s'intégrer était une chose, Nedru en voulait une autre ; contrôler ces jeunes pour les placer entre lui et les ennuis à venir. Et après tout, comment refuser celui qui apportait une solution à vos problèmes ? Pourtant, un cri de surprise retentissant l'accueillit d'abord. Puis , comme il s'y attendait, une vague de protestation lui répondit ;

Hé, t'es qui toi ? Depuis quand tu nous suis ? Putain mec, c'est toi qu'à laissé partir le bâteau ? accompagnés des chuchotements d'arrière plan assortis ; Il m'a fait peur... Il est TROP bizarre non ?

Mais puisqu'il n'affichait pas son rictus habituel, tout alla pour le mieux. Il n'eut qu'à répondre qu'il s'appelait Louis (son surnom ne se prêtant guère à la situation) et se promenait quand le bateau était parti, mais qu'il savait naviguer et qu'il ne comptait pas passer la nuit dessus, que c'était inquiétant et peut être dangereux et que, d'ailleurs, cela ne convenait pas aux dames. Cette dernière forme de machisme ayant fait -comme il se doit- son petit effet auprès des jeunes filles du groupe, l'ensemble de la troupe accepta volontiers l'argument selon lequel voir un musée maritime partir en mer sans crier gare était inhabituel. Les plus peureux des six ne trouveraient rien à ajouter. Seul le métisse crut bon de dire ; «  T'as pas intérêt à faire le con.  »

Ce n'était heureusement pas le cas. A la moindre crise, ils essaieraient de mettre sa position en jeu à moins qu'il ne parvienne à donner son chapeau de bouc émissaire à quelqu'un d'autre.

Et justement, sa candidate était de retour. Il répliqua par une phrase toute faite ;


L'union fait la force. avant de crier à l'adresse de la jeune brune ; MADEMOISELLE ! Savez vous ce qu'il se passe ?

Et d'aller à sa rencontre en même temps. Il nota avec délice que certains autres avaient failli le suivre  immédiatement avant d'être rappelés à l'ordre par l'immobilisme de la majorité. Ils convinrent ensemble d'un secret de polichinelle que le vent déroba aux oreilles de l'analyste (mais ce serait quelque chose de l'ordre de « on le suit, pour le moment ») puis rejoignirent le nouveau duo au moment où Nedru déclarait ;

Nous aimerions rentrer au port aussi vite que possible. Je ne sais pas où on nous emmène mais... Ca ne plait à aucun d'entre nous.

Je m'appelle Louis, Voyageur de Relouland. Et vous êtes ?


Cette question s'adressait autant à la Voyageuse qu'aux jeunes gens. Une fois les présentations faites, Nedru suggérerait de se rendre rapidement aux postes de contrôle.



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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Dim 18 Oct 2015 - 19:22
Elle n’avait pas remarqué en revenant près du groupe de créatures, qu’un homme de type voyageur c’était joint à eux. C’est seulement lorsqu’il hurla dans sa direction, en la faisant sursauter un grand coup qu’elle comprit qu’un homme de plus les avaient rejoints.

« MADEMOISELLE ! Savez-vous ce qu'il se passe ? »

Le fait qu’on lui adressa la parole pour la première fois de la soirée la fit sourire, mais elle se ravisa subitement. C’était l’homme qu’elle avait bousculé un peu plus tôt, l’homme qui était sorti des cales du navire bien après eux. Qui était-il ?...
Il avança dans sa direction et elle eut envie de reculer mais n’en fit rien. Elle se contenta d’afficher une mine contrite pour répondre à sa question. Non, elle ne savait pas ce qu’il se passait. Il ne se fit pas prier pour reprendre de plus belle.

« Nous aimerions rentrer au port aussi vite que possible. Je ne sais pas où on nous emmène mais... Ca ne plait à aucun d'entre nous. »

Elle hocha la tête, répondant affirmativement à ses palabres, il lui sembla effectivement qu’actuellement ils étaient tous dans la même merde. Elle se rendit compte en jetant un coup d’œil derrière l’épaule du jeune homme qu’on la regardait avec méfiance et qu’on le regardait lui comme le détenteur de la solution au problème, était-ce dû à leur statut de voyageurs ?

« Je m'appelle Louis, Voyageur de Relouland. Et vous êtes ? »

Elle était en train de le dévisager tout en fronçant les sourcils, il lui était impossible de lire sa personnalité ou de comprendre ses émotions. Hikari était pourtant devenue sensible à tous ces petits détails physiques, mais il semblait impénétrable. Contrairement à elle, puisque le regard de Louis semblait lui dire qu’il connaissait déjà tout d’elle. Instant très désarment. Elle en eut un haut le cœur mais ne laissa rien paraitre. Ce n’était pas sa première rencontre avec un voyageur plus fort et malgré cette sensation inconfortable de passer d’alpha à oméga. Elle imprima un joli sourire et un regard doux sur son visage tendu.

« Hikari, Voyageuse d’un certain royaume. Enchantée. »

Elle avait regardé chacun des membres du groupe en répondant a la question. Ainsi les présentations étaient faites. Les créatures maugréèrent rapidement quelques noms que la louve ne prit même pas le temps de retenir. Elle ne pouvait s’empêcher de douter du jeune homme. Il était resté seul dans les cales un long moment…  et s’il avait volontairement fait bouger le navire ? Un tas de questions lui faisaient bouillir le cerveau et serrer la mâchoire. Mâchoire qui lui faisait mal, mais elle n’entamerait pas sa mutation tout de suite. Seul l’un de ses bras avait muté et elle ne voulait pas que cela se reproduise. Elle était d’ailleurs en train de s’efforcer de cacher celui-ci comme elle le pouvait en laissant tomber ses manches jusqu’au bout de ses doigts. Hors de questions de dévoiler sa mutation au type qui allait les accompagner jusqu’aux postes de commandes.

Ah bah oui, il avait pris la totalité des opérations en mains et le petit groupe de créatures le suivait à la trace. Il n’était pas moche ce Louis, relativement son style, mais elle n’arrivait pas à avoir un œil objectif sur lui, elle ne le sentait pas et attendrait donc qu’il fasse ses preuves. Elle se mit derrière le groupe de manière à fermer la marche. Ça lui permettait de ne pas cacher son bras et aussi de pouvoir le voir de dos évitant de se faire avoir une fois le dos tourné (qu'elle croit). Elle prit une grande inspiration et s’enfonça pour la deuxième fois de la nuit dans les cales du navire. Ils suivaient tous Louis, qui semblait très à l’aise, un poisson dans l’eau. Désagréable sensation que d’être un pantin, dépendant d’un marionnettiste aux doigts agiles. Il marchait depuis un moment quand Hikari dissimula son bras rapidement, rangea ses griffes et en souriant aux créatures rejoint Louis au-devant du cortège

« Excusez-moi, Hum.. Louis c’est ça ? Vous savez ou vous nous emmenez au moins ? »

Elle avait dit cela à voix haute pour que le groupes derrière elle l’entende et commence à se poser des questions, c’était gagné ils avaient recommencé a jaser entre eux en remettant en cause la parole de l’homme, ne faisant plus réellement attention aux deux voyageurs. Elle se pencha vers l’oreille du jeune homme et lui chuchota

« Je doute que vous sachiez réellement ou vous nous emmenez. Mais vous êtes un voyageur, vous avez donc du entendre ces bruissements louches qui accompagnent notre marche n'est ce pas? »

*et qui vont faire muter mon putain de corps ? *

Elle avait évidemment gardé la fin pour elle.  Etait-elle en train de sourire ? L’adrénaline grimpait en flèche dans ces couloirs étroits et la rendait nerveuse, Ils donnaient sur de nombreuses pièces vides ou animés par les mêmes mannequins, aux visages pâles et sans distinctions particulières. Elle attendit la réponse de Louis en le surveillant d’un œil.
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Mar 20 Oct 2015 - 16:39

Hikari.
Tu l'as déjà croisée à Discoland. Musicienne en duo avec Riku le chien fou. Je suis étonné qu'elle soit encore en vie. Elle aura vécu caché. Je vois. Elle croit qu'elle peut nous cacher son bras. J'ai vu.

Le Renard replongea douloureusement son pouvoir dans les limbes de son esprit. Il ne fallait pas qu'il s'habitue à ce genre de manifestations déplacées.

Outre la Voyageuse, il y avait également Karl, Vanessa, Mitch, Gwen, Jason et Lou. Nedru ne pouvait que s'interroger sur la nature de cette brochette. Le Royaume du 13ème port l'avait habitué avec la nature des « entités groupes ». Ces créatures ou groupes de créatures ne naissaient pour ainsi dire que par grappes d'individu et bien qu'ils soient composés d'individualités divisibles, ils n'étaient que l'incarnation d'un concept pluriel.Certaines milices de Dreamland, surtout lorsqu'elles étaient mécaniques, n'étaient en réalité que des « entités groupes » et celui qui aurait cherché les géniteurs des individus composant le groupe était voué à faire choux blanc.
Mais peut être n'étaient-ils que des jeunes ayant grandi dans un Royaume forçant une éducation stéréotypée... Allez savoir.

Quoiqu'il en soit, ils étaient inutiles. Nedru pouvait presque sentir l'odeur de leur sueur, l'odeur de leur peur.

Etrangement, ce fut Hikari qui vint interrompre la promenade qu'il imposait au groupe. Le Gris marqua un arrêt, écoutant avec intérêt ce que la jeune fille avait à lui chuchoter. L'émotion dans sa voix était clairement différente de celle des créatures adolescentes. C'était une alliée de choix. Il lui sourit avec une certaine tendresse avant de répondre à l'attention de tous ;


Nous allons dans la salle des machines, mais pas par le chemin le plus direct. Pour cette précision, il avait posé ses yeux sur la Voyageuse. Je préfère inspecter le navire pendant que nous en avons encore le temps.

Avant qu'ils n'attaquent. Il n'avait pas besoin de le préciser. Son regard sur Hikari était lourd en sous-entendus. Il posa la main sur l'épaule du bras qu'elle cherchait à lui cacher dans un geste protecteur.

Au fond de lui, Nedru n'était pas aussi calme qu'il le laissait paraître. La menace s'était précisée, dangereusement. Ce qui n'était au départ qu'un grincement à fond de cale s'était transformé en glissements, en bruissement, en cliquetis. Depuis que le bateau bougeait, une foule de bruits nouveaux s'étaient mêlés à ceux qu'il surveillait. Et plus ils s'approchaient de bruit sourd des moteurs, plus il lui était difficile d'identifier les sons anormaux de ceux que se doit de produire un destroyer en mouvement. En outre, dessiner une carte mentale d'un tel labyrinthe était plus difficile qu'escompté. Il était obligé de prendre son temps et de revoir ses croquis mentaux en permanence pour s'assurer de ne pas avoir commis d'erreur.

Enfin, la remarque de la voyageuse avait plongé le groupe d'adolescent dans une nouvelle frénésie légèrement paranoïaque. Nedru choisit attentivement les mots qui pourraient les calmer  ;


Il nous faudrait des armes, mais puisque c'est un musée... Ils ont enlevé tout ce qui pourrait nous servir. Si vous trouvez quelque chose, servez vous.

Cadeau. Karl et Mitch posèrent sur lui des yeux qui en disaient long. Jason, lui, avait l'air de le remercier silencieusement. Tant qu'il leur ferait des propositions de cet ordre, ils n'auraient rien à contester.

Le hasard voulu qu'ils trouvent les cuisines moins d'une minute plus tard. Des cris de joie accueillirent la vue des instruments de travail disposés ici et là dans un soucis de décoration. Si des vitres en plexi étaient censées empêcher l'accès aux outils, quelques coups de pieds bien virils firent rapidement sauter ces minces barricades.


Je prends ça ! Hé Karl, choppe le hachoir là !

Quel enthousiasme ! Les jeunes s'étaient précipités sur les cuisines, partageant entre eux leur butin sans aucun égard pour les Voyageurs restés en arrière (et à peine plus pour leurs comparses féminines, quitte à devoir ranger des couteaux dans leur ceinture). Le Gris se fit presque arracher des mains la louche qu'il inspectait d'un œil maussade.

Je te prends ça Michel, putain lâche le tu veux ?

Intrigué, Nedru leva les yeux sur la scène. Karl était en train d'essayer enlever le hachoir de la main de l'un des mannequins de la cuisine (le surnommé Michel donc). Sans réel succès vu l'expression agacée qui se lisait sur ses traits. Nedru ramassa le maigre couteau à huître qui traînait sur la table avant de reculer prudemment. La confrontation durait depuis seulement huit secondes mais … le Renard estimait que c'était bien trop long. Et qu'il y avait beaucoup trop de mannequins dans ces cuisines.

On a ce qu'il faut. Continuons à avancer.

Peut être n'était-ce que pour se donner l'air d'un grand prince, mais lorsque Karl vit que Jason et Vanessa sortaient de la cuisine, il cessa sa lutte silencieuse pour rejoindre le petit groupe. Cette fois, Nedru marchait bien en tête, en veillant à ce qu'Hikari soit derrière lui. Inutile de prendre un coup de couteau dans le dos maintenant.

Quand Mitch décida de prendre le temps de récupérer ce fameux hachoir, personne ne lui intima de rester avec le reste du groupe. Ca n'allait pas prendre longtemps de toute façon, hein ?
Dans d'autres circonstances, Nedru aurait forcé Mitch à rester avec eux. Malheureusement, le Renard était curieux et aimait tester la validité de ses théories. Il avança dans le minuscule couloir de sa démarche égale et prudente.

Lorsqu'une porte claqua soudain dans leur dos, il sursauta à peine. Son cœur n'en battait pas moins à tout rompre. Quand il se retourna il constata sans surprise que l'un des adolescents venait d'être séparé du reste du groupe. Tandis qu'un cri retentissait de l'autre côté de la porte, l'analyste passa la langue sur ses canines. Karl de sin côté forçait un rire gras ;


Putain Mitch, t'es con ! Reviens là enculé !

OUVREZ MOI JE DECONNE PAS BORDEL ! OUVREZ MOAAAAAAAAaaa !!

Son cri se transforma en un gargouillis odieux, impossible à imiter par une gorge humaine. Même Karl sauta en arrière, tirant un couteau à émincer les légumes. Nedru ne voyait que son dos mais il imaginait parfaitement l'allure que devait avoir son visage.
On entendit un bruit mat, le même que -surprise- produit un corps mou tombant sur le sol.
Karl ne fit qu'allumer l'étincelle qui manquait ;


On se casse de là !  

Nedru prit la fuite avec la même vigueur que les autres. La partie avait beau avoir commencé depuis longtemps, cette disparition brutale avait de quoi paniquer le plus froid des détectives.
Le noir est mort en premier. J'ai vu.
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Mer 21 Oct 2015 - 14:48
« Nous allons dans la salle des machines, mais pas par le chemin le plus direct. »

Pour cette précision, il avait posé ses yeux sur la Voyageuse.

« Je préfère inspecter le navire pendant que nous en avons encore le temps. »

Son sang venait de se glacer dans ses veines. Il avait senti comme elle cette chose qui les suivait dans le noir, mais ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Il comptait mettre le groupe de créature et elle entre lui et le danger.
Il avait appuyé ses paroles en posant sa main sur l’épaule de la jeune fille, geste qui se voulait protecteur. Epaule du bras qui c’était transformé plus tôt cette nuit-là. Une décharge lui parcourut le poing, ses griffes sortirent automatiquement et si elle n’avait eu aucune retenu, aurait enfoncé ses griffes dans le cou du jeune homme. Mais cette proximité et le fait que leurs regards soient plantés l’un dans l’autre lui indiqua qu’il avait peur. Le visage de la jeune femme se détendit doucement et sa main aussi. Elle avait pu lire une émotion et ça lui indiquait qu’il n’était peut-être pas si dangereux qu’elle pensait.

Elle le fixa longuement même après qu’il eut rassuré le groupe, en proposant aux individus de prendre tout ce qui servirait d’armes dans ce musée. Ces imbéciles avait été rassuré instantanément, qu’y avait-il de si excitant dans l’idée d’avoir des armes.  Elle détestait ça elle, les armes. Aucun besoin d’armes, son corps en était une à lui seul. Evidemment ils s’exaltèrent tous à la vue des cuisines.

« Oh, quelle chance ! »

Elle ne pouvait s’empêcher d’être sarcastique.  Elle les regarda donc s’affairer. Ils pétérent les plexiglass qui protégeaient les mannequins et se servirent dans les ustensiles de cuisines présent. Louis et elle se tenait bien à l’ écart du groupe

« Je te prends ça Michel, putain lâche le tu veux ? »

La scène fit sourire la jeune femme. Mais l’agaça rapidement, si le mannequin ne lâchait pas cet ustensiles il n’y avait aucune nécessité de s’acharner, c’est qu’il devait être fixé. Elle fit claquer sa langue contre son palet pour montrer son mécontentement et plaqua ses bras contre sa poitrine. C’est ce moment que Louis choisit pour attraper un couteau. Avant qu’il n’ait eu le temps de dire quoi que ce soit elle en attrapa un elle aussi. Elle n’était encore sûre de rien et elle préférait pouvoir se battre à armes égales. Il fit son chef à nouveau, et ils sortirent en rang d’oignions de  la cuisine.

Le voyageur avait dû remarquer qu’Hikari avait elle aussi prit un couteau puisqu’il la surveillait discrètement. Allez savoir pourquoi le métisse, Mitch si ses souvenirs était bon décida qu’il irait chercher ce hachoir. Pourquoi Louis ne lui intimait pas de rester avec eux, elle planta ses yeux sur lui cherchant la réponse sur son visage.
Elle comprit trop tard, évidemment. Quand elle s’élança vers la pièce dans laquelle Mitch c’était engouffré, la porte claqua avec violence, la stoppant net. Elle n’avait pas sursauté, Louis non plus. Son cœur battait a tout rompre. Le jeu avait commencé, pas de retour en arrière possible.

Elle ne fit pas attention au rire nerveux de Karl, ni aux cris de Mitch qui se transformèrent en gargouillis.  Son corps avait bougé tout seul, elle était à nouveau à côté du voyageur, presque derrière lui. Quand le bruit de chute retentit, Karl intima aux autres de se barrer de là. C’est ce qu’ils firent et sans attendre, ils s’engagèrent tous dans les étroits couloirs. Il fallait atteindre la salle des machines. Ne pas céder à la panique. Plus facile à dire qu’à faire évidemment. Cette course effrénée, se fit en silence la tension était à son paroxysme. Ils couraient depuis un moment quand Gwen péta un plomb la première. Elle s’arrêta en état de choc, s’asseyant contre un mur. Elle se mit à pleurer.

*Putain, est  ce que c’est le moment de chialer.*

Vanessa, sa grande copine n’avait pas envie d’être calme et était en train de brusquer la pauvre petite. Hikari décida de prendre les choses en main. Elle poussa la blondasse avec nonchalance, qui l’insulta tout bas. Elle envoya un majeur levé dans sa direction qui eut l’effet escompté. Elle l’avait fait taire. Elle releva la tête de Gwen plantant son regard dans le sien.

« Tu vois ça ? »

Elle avait sorti le couteau de sa poche. La créature eut un mouvement de recul et ses yeux roulèrent.

« On a ça pour nous défendre, on se sépare plus. On entre plus dans les pièces a part en groupe. On va s’en sortir. Tu pleureras Mitch quand on sera sur terre. »

Elle remit la bête sur ses pieds. Son discours n’avait peut-être pas fonctionné mais elle s’en foutait. Elle s’attendait à accueillir le sourire sarcastique de Louis quand elle reviendrait à l’avant du cortège mais ça aussi elle s’en foutait. Ils crèveraient tous un par un si ils n’arrêtaient pas ce bateau, elle en était presque sure. Ils continuèrent leur avancé et tombèrent finalement devant un panneau indiquant la direction de la salle de contrôle. Enfin putain, ils n’étaient plus loin. Au bout du couloir ils y seraient.
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Mer 21 Oct 2015 - 18:25

Quand les muscles devinrent lourd, alors que la fatigue physique menaçait d'atteindre un niveau aussi inadmissible que leur excitation mentale, les jeunes craquèrent. Naturellement. Mais cela n'avait plus d'importance, le Renard avait réussi à imposer à leur fuite une direction convenable, quasi parfaite, du lieu à atteindre.
Si Nedru méprisa quelque peu l'abandon brutal dans lequel se jeta Gwen, sa connaissance du comportement humain se devait d'admettre que leur réaction était normale. Ils venaient de perdre un ami. Ils étaient probablement dans la situation la plus dangereuse de leur vie.
Pour le moment, il ne fallait pas qu'il intervienne. L'analyste composa un masque de compassion silencieuse, impassible.

Tandis qu'Hikari se chargeait de réconforter la tristesse selon Kübler-Ross, le Gris nota où en étaient les autres. Le déni et la colère se partageaient les restes. Il leur fallait encore du temps.

Malheureusement, ils n'en avaient pas beaucoup à disposition. Puisqu'il n'y avait pas un seul mais plusieurs ennemis, leur situation était critique. Se faire prendre en tenaille serait un jeu d'enfant et à moins de rester en perpétuel mouvement ou de séparer le groupe pour diviser les forces adverses, il n'y avait aucun moyen d'éviter cet inéluctable. L'angoisse commençait à tenailler le Gris. Si abandonner le groupe constituait inévitablement sa meilleure chance de rester en vie, il avait besoin d'eux pour que le navire fasse demi-tour, et pour vaincre leur ennemi.

Avait-il besoin que le navire fasse demi-tour, ou même de vaincre la menace ? Pas vraiment. Alors comment expliquer son comportement ? Pourquoi restait-il avec ces pleurnicheurs alors que le tatouage du Lord Percé pouvait le dissimuler jusqu'à la fin de la nuit ?
Nedru n'avait pourtant pas le goût du risque inutile... Alors quoi ?
L'orgueil ?

Le plaisir du jeu.

Mais qu'on ne le confonde pas avec ces imbéciles qui se fixaient des objectifs toujours plus difficiles à atteindre ! Nedru, lui, se contentait de jouer différentes parties de différents jeux, avec les pièces et les règles qu'on lui imposait. Si se cacher revenait à abandonner, à quitter la partie pour devenir le spectateur d'une partie déséquilibrée, à l'inverse sauver tout le monde n'était pas une nécessité absolue.

Son rythme cardiaque reprenait peu à peu une allure engageante. Le moral revenait. Sa carte mentale des lieux, précise. S'il parvenait à contrôler efficacement ses pièces, il gagnerait. Déjà, la Voyageuse relevait la jeune Gwen. L'analyste prononça d'un air convaincant;


Je suis désolé pour votre ami.

T'as pas le droit d'être désolé ! Tout ça c'est à cause de toi ! T'es vraiment qu'un …

Nedru laissa la suite des insultes se noyer dans un flot inepte, préférant baisser humblement les yeux et laisser les autres calmer la jeune fille. Il ne gagnerait rien à s'opposer à elle. Karl contesterait son leadership bien assez tôt, mais il était encore en état de choc et ne profita pas de se chance, intimant même le silence à sa comparse par un juron rageur. La tension était palpable.

Mais la salle des machines n'était plus très loin. Nedru redressa son échine et avança d'un pas décidé vers leur salut.

Seulement, un détail était déjà là. Quatre mannequins étaient présents dans la salle des machines et l'absence barrière entre eux et le chemin de visite était un cri éloquent, l'explications silencieuse et morbide pour tous ceux qui auraient pu douter de l'évidence.
Ils n'étaient pas à leur place. Leurs costumes ne collaient pas non plus. Ceux là étaient affublés de tenues blanches comme portent les équipes de décontamination des bateaux.

C'était évident et pourtant, Nedru avait espéré qu'ils soient partis après avoir démarré l'engin, qu'ils aient dérivé pour tenter de leur couper la route plus tôt, pendant qu'il égarait son groupe à travers le bâtiment de guerre. De toute façon, ils n'avaient pas eu d'autre choix que d'aller vérifier par eux même.


N'approchez pas des mannequins ! Continuez d'avancer, trouvez le plus de sorties possible.

Pour une fois, son intonation avait des allures de sincérité. Il avait laissé son angoisse s'exprimer. Non pas parce qu'il cherchait à être franc. Seulement parce que la peur était actuellement le message auquel les adolescents seraient le plus réceptif.
Et maintenant ? Il fallait passer au plan B. Mais s'eût été puiser beaucoup trop loin dans le crédit que tous ces inconnus lui accordaient. Il devait leur laisser prendre les prochaines décisions, quitte à ce qu'ils commettent des erreurs.
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Mer 21 Oct 2015 - 22:44
« Je suis désolé pour votre ami

T'as pas le droit d'être désolé ! Tout ça c'est à cause de toi ! T'es vraiment qu'un … »

Louis et Hikari n’en menaient pas large. Les deux voyageurs avaient les yeux baissés, acceptant la critique, la colère et les insultes. La louve ne se faisait pas lincher directement, mais elle sentait bien que les accusations de la jeune créature s’adressaient aux deux voyageurs qui n’avaient pas pu sauver son ami. C’est Karl qui ramena l’ordre. Le petit groupe se remit en marche pour atteindre la salle des machines. Hikari aidait Gwenn à avancer en lui frottant le dos nerveusement. Ce geste répétitif commençait à lui bruler la paume de la main, c’est à cet instant qu’ils arrivèrent devant la salle des machines.

Ses bras tombèrent le long de son corps. Elle avala sa salive bruyamment. 4 mannequins étaient arrivés avant eux. La lumière leurs donnait un aspect cadavérique, renforçant les peurs du groupe. Les membres de la jeune femme se mirent d’ailleurs à chauffer comme au début de la nuit. Volontairement cette fois ci, elle entama la transformation de son deuxième bras en serrant les dents, ses transformations duraient moins longtemps mais se trouvaient être plus douloureuse qu’avant. Elle savait pertinemment qu’en entamant cette mutation à cet instant, elle pourrait par la suite transformer ses jambes dans un laps de temps convenable.

« N'approchez pas des mannequins ! Continuez d'avancer, trouvez le plus de sorties possible. »

Elle avait encore les dents serrées quand Louis indiqua les directives avec une peur non feinte. Le temps semblait s’être arrêté, au début personne n’osa faire le premier pas dans la pièce, puis Karl et les autres entrèrent dans l’immense pièce. Pièce aux machines multiples, froide, grise traverser par un couloir sur lequel se trouvait actuellement 4 mannequins. La bande s’avançait pas à pas dans la pièce sans que les mannequins se mettent à bouger. Le bruit assourdissant des machines qui tournent emplirent rapidement la totalité de l’ouïe de la jeune femme. Ils avançaient, mais les mannequins eux ne bougeaient pas. Elle s’approcha de Louis lentement et lui attrapa le bras.

« Louis, je le sens pas faut qu’on sor... »

La porte qu’ils venaient de franchir claqua violemment dans leurs dos. Jason et Karl c’était automatiquement placé devant les filles. Le choc avait été tellement violent qu’il provoqua l’extinction momentanée des lumières. La jeune fille retint son souffle quand les autres poussèrent un petit cri. La lumière revint en 5 secondes à peine, la première chose qu’elle remarqua avec effroi, c’était que les mannequins n’étaient plus à leurs places. 2 d’entre eux avaient avancés dans leurs direction, les deux autres n’étaient plus en visuel. Ils devaient être dissimulés derrière les machines. Le passage par le couloir était donc gardé. Le moyen de peut-être trouver des sorties derrière les machines ou en tout cas de détourner le passage principale devenait impossible.

Un bruit sourd retentit et Hikari pressentit qu’il signifiait que la lumière allait s’éteindre a nouveau mais cette fois ci plus longuement. Elle respira un grand coup, lâcha le bras de Louis et au moment où la lumière s’éteignit attrapa Gwenn, Jason et Vanessa. Elle avait repéré tout près une grosse machine qui pourrait les cachés le temps qu’il prépare un plan.

« Ça va aller, ça va aller. Il ne faut pas faire de bruit. »

Son crâne lui fit mal et elle se vit contrainte de s’attraper la tête à deux mains. Quand elle ouvrit les yeux, elle se rendit compte qu’elle discernait bien mieux les formes dans le noir. Sa vision avait muté elle aussi à un stade primaire qui ne lui permettait pas de tout voir mais en tout cas de discerner des silhouettes ou formes, c’était la première fois que ça lui arrivait.
Un gémissement de Gwenn la ramena à la raison.

« Hikari, ou tu es ? »

Elle lui attrapa la main et en tâtonnant trouva celle de Vanessa, puis celle de Jason. Soudainement un grincement leurs glaça le sang. Hikari se pencha pour apercevoir ce qui se passait derrière la grosse machine métallique mais n’aperçut rien. Les filles se mirent à pleurer, plus ou moins silencieusement.

« Chut, chut… les filles j’vous en supplie, chut »

Jason lui serrait tellement fort la patte que son sang ne circulait plus. D’ailleurs il lui tirait les poils, ce qu’elle s’efforçait d’oublier. Elle sortit le couteau qu’elle avait pris plus tôt et indiqua aux autres d’en faire de même. Un nouveau bruit retentit dans la pièce plongé dans le noir, elle ne le reconnut pas de suite mais c’était le bruit d’ongles qu’on ferait glisser sur du fer. Putain, ils étaient dans un film d’horreur. Mitch était mort le premier, il était noir non ? Merde. Elle se souvint qu’elle avait pris Vanessa avec elle. Vanessa était la bimbo blonde du groupe. Au moment où elle finit sa réflexion la créature en question partit en crise d’hystérie, c’est-à-dire qu’elle se mit à trembler et à pousser quelque cris suraiguë. . Putain fallait bien que ça lui arrive ça. Elle la plaqua contre la paroi en posant sa main sur sa bouche et lui susurrant à l’oreille.

« Vanessa pas maintenant, on va mourir si tu continues. Tu veux qu’on meure ? Putain Vanessa tu veux qu’on meure ? »

La jeune fille répondit par un geste de tête négatif indiquant à Hikari qu’elle pouvait lui lâcher la bouche. Elle reprit une respiration plus normale. Un nouveau bruit retentit, elle avait clairement sentit qu’il n’était pas loin. Elle indiqua aux 3 créatures de se lever. Il fallait qu’il bouge et vite, elle vérifia que personne n’arrivait sur le côté. Expliqua tout bas aux jeunes que droit devant il y avait une autre machine, assez grande, qui pouvait leurs servirent de protection jusqu’à ce qu’il trouve une solution.

Une flaque gluante vient s’étaler au pied de la jeune fille au moment où elle se prépare à partir en courant. Elle ne lève pas la tête, elle sait ce qui va se produire, les créatures la regardent avec stupeur et avant qu’ils n’aient eu le temps de lever la tête elle hurle.

« COURREEEZZZZZ !!!! »

Elle voit Jason et Gwenn s’enfuir en courant, elle s’engage elle aussi quand elle se rend compte que Vanessa n’a pas bougé, Vanessa a levé la tête. Il fait noir mais la blancheur de la silhouette la rend plus visible. Elle est paralysée, ses pieds semblent s’être figés dans la flaque gluante. Le mannequin qui se tient sur le dessus de la machine se laisse tomber en avant. Hikari part en courant s’éloignant des hurlements de Vanessa.

Caché derrière leur nouvelle machine, en position fœtal, ils attendent. Le silence se fait, les lumières se rallument. Les jeunes discernent l’allée principale, de là où ils se trouvent. Plus aucun mannequin n’est à sa place d’origines. Elle sait que les jeunes qu'elle protégent sont des poids mort et qu'elle va devoir les laisser si elle veux survivre. Elle attrape son couteau et à petit pas, retourne vers l’endroit ou Vanessa a été prise au piège. Gwenn et Jason se tiennent derrière elle, dans la même position que la louve. Elle lève son couteau au-dessus de sa tête et….
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Sam 24 Oct 2015 - 18:56

Si les pensées de Nedru s'agitèrent violemment sous son crâne, la réaction d'Hikari fut plus physique. Tout en sentant la force de ses doigts serrés contre son biceps, l'analyste songea qu'elle n'était certainement pas la moins bien armée des deux dans cette circonstance.

Une porte claqua. Les lumière vacillèrent. La peur se diffusa avec le cri des adolescents. Le temps que la lumière revienne, deux mannequins avaient disparus, les autres avaient bougé. A cause des hurlements des jeunes il n'avait pas pu les entendre se déplacer !

Nedru jeta son regard acéré à la ronde, contenant difficilement une crispation dans son estomac. Une pensée le rasséréna ;  coupure de courant et portes fermées ?! Il avait déjà triomphé d'une situation semblable, plusieurs années plus tôt. Il pouvait recommencer !

Ses pensées s'agitaient follement sous sa tête. Pourquoi ne bougez-vous pas quand la lumière est allumée ? Pour nous effrayer ? La lumière n'avait pas défailli une seule fois lors de la disparition de Mitch, impossible de conclure à une nécessité. Mais il fallait se préparer à cette éventualité. Car le comportement des mannequins imposait une évidence ; ils ne disposaient pas d'une totale liberté de mouvement. Sinon ils auraient attaqués immédiatement. A quoi bon cette mascarade ? Diffuser la peur ? Un reflexe pudique ?

Fort heureusement, la Voyageuse lâcha son bras avant qu'il n'ait à le lui demander sèchement. Ainsi collés l'un à l'autre ils n'arriveraient à rien d'autre que se faire tuer rapidement. Avait-elle anticipé la coupure de courant suivante ? Sans doute... Et à en juger par les bruits de bousculade qu'elle provoqua en s'éloignant, elle avait décidé de protéger les autres. Cette petite était plutôt impressionnante.

De son côté, Nedru bondit au plafond d'un saut leste lorsque les lumières s'éteignirent, enroulant ses membres autour d'une lourde canalisation en acier. Compte tenu de la nécessité de faire de la place pour les imposantes mécaniques, la hauteur était de trois mètres cinquante ; c'était sans doute trop haut pour des pantins mal articulés. Bien que la présence de proies plus faciles pour eux soit en réalité la meilleure défense dont disposait le Gris.
La tête penchée, il tentait d'imposer à ses yeux de discerner des mouvements dans l'obscurité, sans réel succès.

Cavalcade sur les grilles de métal. Deux paires de jambes. Mannequins, adolescents ? Il aurait parié que l'un des fuyards était Karl. L'autre était plus léger. Peut être Lou ?
Oui, aucun doute possible ; il pouvait entendre leur respiration saccadée, non loin. D'après ce qu'il avait vu des lieux, ils devaient grimper sur une cuve imposante qui constituerait un abri... Guère moins mauvais que sa canalisation.
Un mouvement, juste en dessous de lui. Nedru affermit sa prise en main gauche, se préparant à lâcher la droite pour poignarder un assaillant en cas de besoin.

Il y eut un crissement sur la cuve de Lou et Karl. Insupportable pour ses oreilles. Une de ces choses essayait de grimper ? A l'opposé, un cri retentit ;


« COURREEEZZZZZ !!!! »

Une nouvelle fuite. A l'endroit qu'ils venaient de quitter, un bruit de chute. Vanessa hurla. Une... lutte ? Difficile de dire ce qui était en train de se passer... Nedru ne pouvait que constater l'impuissance totale dans laquelle il se trouvait. D'autres que lui auraient réduits en poussière ces vulgaires poupées...

Il fallut, au total, 136 secondes pour que la lumière revienne. Alors, Nedru cligna des yeux avec horreur sur une silhouette au beau milieu de la pièce, qui attendait. Juste en dessous de lui. Son visage figé était tourné vers le haut, braquant ses yeux d'éternité sur le visage du Renard. L'air débonnaire du mannequin noua une fois de plus l'estomac du londonien. L'analyste se déplaça le long du tuyau avant de lâcher ses jambes, retombant souplement sur le sol à quelques deux mètres du mannequin qu'il n'avait pas lâché des yeux. Pourquoi ne bougeait-il plus ?

Un rapide coup d'oeil l'informa que Karl et Lou s'agitaient encore. Après un nouveau pas en arrière, le Renard osa se retourner pour voir...

Hikari menacer Vanessa ?


Non. Non.
Elle tenait certes une lame dressée sur quelqu'un, mais ce n'était pas Vanessa. De son point de vue, Nedru ne pouvait voir qu'Hikari mais la surprise dans ses yeux était glaciale. Jason prit Gwen par l'épaule pour détourner son regard, cette dernière hoquetant des sanglots d'un air hébété, le regard fixé dans le vide. Si cette petite s'en sortait vivante, elle serait probablement folle pour le restant de ses jours.

Le bras de l'un des mannequins était posé sur l'épaule d'une créature portant les vêtements de la bimbo et dont les cheveux décolorée ressemblaient à ceux de la jeune fille. Mais il suffisait de voir ses bras et jambes dénudées pour voir qu'il y avait un problème car Vanessa n'avait jamais eu les membres en caoutchouc.
Un souvenir fusa dans l'esprit du Gris. Un panneau presque pourri par l'âge qu'il avait lu au début de sa visite et auquel il n'avait pas prêté d'attention particulière. Mais maintenant qu'il y pensait, pourquoi avoir pris la peine d'écrire cela alors qu'ils étaient tous derrière des vitres ? « Ne touchez pas les mannequins ! » Ce n'était pas une instruction destinée à protéger le décor. Le panneau avait été écrit pour protéger les visiteurs. Dans un élan, le Gris ordonna;


Ne touchez pas les mannequins ! NE LES TOUCHEZ PAS !

Et merde ! Impossible de toucher aux commandes du bateau tant que ces créatures étaient encore ici ; ils n'auraient qu'à changer à nouveau les contrôles une fois le groupe enfui. Groupe qui ne pouvait pas non plus rester là indéfiniment. La priorité était de rester en mouvement. Ils reviendraient ici lorsqu'ils auraient une solution.

On ne reste pas là. Retourner ce navire maintenant prendrait trop de temps. On bouge, allez ! Trouvez des issues pour remonter !

Du bras, Nedru guida les cinq survivants vers la sortie. Dernier à sortir, le Gris ferma soigneusement la porte derrière lui avant de rejoindre le groupe qui trottait vers de nouveaux ennemis.
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Hikari Nikaido
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Dim 25 Oct 2015 - 22:19
Elle était bloquée dans cette position. Surprise, mais calme. Elle pouvait entendre derrière elle des sanglots étouffés et su qu’il s’agissait de Gwen, la jeune femme baissa son arme et reprit une position normale, l’air résigné. La Vanessa qu’elle avait observé cette nuit ne ressemblait plus qu’à une poupée de chiffon, ces membres semblaient mou, du caoutchouc ? Oui c’était ça, la jeune femme ne ressemblait plus qu’à une marionnette élastique. Le mannequin avait une main posé sur elle comme l’air de dire qu’elle lui appartenait à présent.

« Ne touchez pas les mannequins ! NE LES TOUCHEZ PAS ! »

La voix de Louis la ramena dans l’instant présent. Elle ne put s’empêcher de sourire niaisement, elle était finalement bien heureuse de l’avoir à ses côtés pour la nuit, elle dut même réfréner son envie de le serrer dans ses bras. Elle lui avait déjà attrapé le bras plus tôt dans la nuit fallait pas déconner. La culpabilité d’avoir souri après avoir tourné le dos à « Vanessa » la fit reprendre le contrôle de ses émotions.

Effectivement, il ne fallait pas toucher les mannequins, ils avaient une capacité étrange qu’elle ne saurait décrire correctement et ne l’ayant pas vu en action, n’en avait aucune certitude.

« On ne reste pas là. Retourner ce navire maintenant prendrait trop de temps. On bouge, allez ! Trouvez des issues pour remonter ! »

Hikari poussa délicatement Gwen et Jason pour les remettre en marche, elle lança un regard compatissant à Karl qui avait affreusement blêmi et un petit « allez » encourageant dans la direction de Lou fit que le groupe, guidé par Louis rejoint la sortie de la pièce. Il passa en dernier et prit la précaution de fermer la porte. Il rattrapa le petit groupe et une fois qu’il fut à son niveau elle lui lança tout bas.

« Équipage ; 12 officiers, 283 hommes, 325 rats en moyenne, parfois un albatros et jusqu'à 54 mouettes, sans compter les bigorneaux. Je me souviens avoir lu se panneau en montant sur le pont, il m’avait fait rire. Ca fait plus de 300 ennemis potentiels, a 2 ça marchera jamais. »

Elle le regardait droit dans les yeux et avait senti que si elle avait eu le besoin de lui préciser tout ça c’était pour qu’on la rassure, que ce n’était pas possible, mais elle savait pourtant déjà que c’était comme ça et qu’ils étaient dans la merde jusqu’au bout. Alors bon, en enfermer 4 dans une salle quand tous les autres étaient en train de se déplacer, c’était inutile rien qu’à cette pensée elle frissonnait.

Il était temps pour sa jambe gauche de muter, ce qu’elle fit sans attendre, sa démarche devint houleuse. Son genou craqua dans un bruit effroyable qui résonna sur les parois en acier du bateau ses os se pliait, se brisait pour se reconstruire. Elle prit le temps de s’appuyer contre un mur pour laisser le temps à la mutation de se terminer.

Le groupe marqua un arrêt sans réellement en comprendre le motif et sans vraiment s’y intéresser, leurs regards étaient vides. Les rires et blagues du début de nuit avait laissé place à la peurs, aux sanglots et à l’isolement mental de chacune des créatures.  Un craquement dans son dos la fit se retourner.

Un mannequin venait de s’immobiliser au bout du couloir. Sa tête était penchée sur le côté et le grincement effrayant qui s’échappait de celui-ci lui glaça le sang, dès que le groupe lui tournerait le dos il reprendrait vie pour les atteindre. Elle se redressa et sans rien dire intima au groupe de continuer. Ils n’étaient surement pas loin d’un escalier qui les ramènerait sur l’un des nombreux ponts du bâtiment.

« Regardez droit devant vous, il nous faut un escalier et vite avant qu’il n’y en ai plus ! Ne vous retournez pas, le danger peux venir de devant. Je ne le lâcherais pas des yeux. En avant ! »

Elle devait attendre encore un peu pour faire muter sa deuxième jambe, mais il fallait que ça vienne vite. L’imminence du danger lui laissait penser qu’il allait falloir courir bientôt et peut être bondir.  Elle avait les yeux fixés sur le monstre au bout du couloir. Son envie de lui tourner le dos était affreusement tentante. Elle aurait aimé tester la rapidité de ces engins mais ne pouvait pas se le permettre, trop risqué. Avec hargne elle demanda

« Louis tu sais si on y est bientôt ? C’est vraiment pas agréable »

Effectivement le mannequin ne s’animait pas mais semblait lui sourire. Observer le moindre de ses mouvements malgré la distance. Elle trébucha et coupa le contact visuelle l’espace d’un instant. Le mannequin avança de 3 mètres. Bon le test avait été fait contre son gré, mais elle savait maintenant. 2 secondes d’absence visuelle pour 3 mètres. Ces bâtards allaient vite, ils avaient la dalle.
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Jeu 29 Oct 2015 - 17:11

Nedru rattrapa le groupe sans difficulté ; ils étaient affreusement plus lents que lui. La tendance qu'il subissait dans le monde réel allait en s'inversant dans le monde des rêves; il se trouvait régulièrement plus sportif qu'autrui.

Et il nota avec plaisir le changement d'attitude de la Voyageuse. Elle partageait ses inquiétudes avec lui ? Et quelle mémoire extraordinaire dans cette situation ! Nedru ne pouvait qu'être impressioné et c'est pourquoi il se retint de simplement corriger son erreur ; il n'y avait pas autant de mannequins sur le bateau que ce qu'indiquait l'affichage qu'elle venait de lui réciter, sans quoi le navire aurait littéralement débordé de ces créatures. Ils n'en avaient croisés qu'un nombre très réduit, confiné dans des pièces spéciales, à titre de décoration. Les yeux qu'elle avait plaqué dans les siens étaient inquiets mais il s'y lisait la détermination. Les Voyageuse sont des créatures fascinantes ! Nedru se permit de commenter d'un ton qui se voulait rassurant;


Ne vous occupez pas des ennemis potentiels. Nous sommes six, c'est déjà presque trop.

Lorsqu'Hikari s'arrêta, l'analyste comprit qu'elle se préparait. Elle pouvait muter; sa démarche trahissait l'emplacement du membre transformé. Ce n'était certainement pas le pouvoir le plus utile dans leur situation, mais qu'importe...

Ils avaient des ennuis plus pressants. Derrière eux, un nouveau monstre de caoutchouc leur présentait son visage impassible. Sans doute le Gris n'aurait-il pas dû laisser Hikari ordonner aux jeunes de se replier mais le jeune homme était en cet instant perdu dans une contemplation mentale trop profonde pour saisir parfaitement ce qui se passait autour de lui. Et après tout, n'avait-il pas lui même demandé à trouver des issues pour remonter ? Mais maintenant qu'un meilleur plan se dessinait dans son esprit et il ne pouvait pas se contenter de le chasser.

Hikari posa la question qui justifiait le revirement du Renard, aussi lui répondit-il finalement.
Non. Non, ils n'y étaient pas bientôt. Les ponts supérieurs étaient trop loin.

Brave jeune fille, faisant face seule dans le couloir en intimant aux autres de fuir ! Impossible de la laisser là pour retenir les créatures hostiles ; on ne sacrifie pas une dame pour éliminer un pion.
Le Gris passa en revue son nouveau plan. Ca pouvait marcher.
Attends là un instant. Transformer l'hypothèse en affirmation demandait du temps; il fallait qu'il se concentre. Beaucoup. Nedru ferma les yeux pour visualiser mentalement le bateau ; les couloirs parcourus dessinaient un fin réseau à travers la coque. La plus grande partie du bateau était encore une grande inconnue. Il lui fallait extrapoler pour trouver ce qu'il cherchait. La salle de maintenance. Elle devait être au centre, non loin de la salle des machines pour permettre leur entretien relatif. Plus haut que bas. Ce devait être... C'est là.

Nedru ôta son manteau et passa devant Hikari sans lâcher des yeux le mannequin en face. Est-ce qu'il avait avancé ? Peut être... Cela ne l'inquiétait pas autant que le reste des opérations.

Tu vas devoir me faire confiance.
Tu as une bonne mémoire alors écoute bien ; je vais chercher les autres pendant que tu iras ailleurs. Tu dois aller dans une salle qui se trouve plus haut ; continue le couloir sur vingt mètres et tournes à droite. Il devrait y avoir une échelle, pas un escalier alors sois attentive. Le couloir du dessus seras plus large. Prends à gauche et continue sur une dizaine de mètres. Il devrait y avoir une pièce fermée à clef, ou par un cadenas. Rentre dedans et trouve de l'huile, ce ne sera pas dur ; il doit y en avoir des centaines de litres. Répands trois ou quatre bidons dans le couloir en attendant mon retour avec les autres. Prépare toi à l'enflammer à mon signal.


Tout en donnant ses instructions, Nedru avait attaché les manches de son manteau de chaque côté du couloir, créant une barrière symbolique de tissu. Après tout, cela pourrait peut être ralentir le mannequin...

Le Renard se tourna vers la Voyageuse et posa sur elle un regard compatissant.
Je dois me dépêcher. Si tu dois te battre contre eux, utilise des protections. Sois prudente.

Rejoindre les autres ne fut pas si difficile que ça. Ils n'avaient profités des quatre dernières minutes que pour avancer de deux étages à peine dans une lenteur confuse.
Leur demander de faire demi tour et de le suivre fut nettement plus difficile. Tous sans exceptions se révoltèrent ; faire demi tour n'avait pas de sens. Ils devaient rejoindre le pont, quitte à sauter dans l'eau et quitter cet enfer. Leur dire qu'ils mourraient dans ces eaux en pleine nuit même s'ils réussissaient à ne pas se tuer en sautant par dessus bord -car non, il n'y avait pas de canots de sauvetage et oui il en était sûr- tout cela ne parvint pas à les convaincre. Nedru s'impatientait, trépignant physiquement.

Seul le temps que dura l'échange fut déterminant puisque d'autres mannequins vinrent couper la route du groupe, l'obligeant à faire demi tour. Nedru prit la tête des fuyards pour les guider au bon endroit.

Ils étaient presque arrivés lorsqu'un cri de surprise derrière lui força Nedru à retourner. Pour voir Lou tomber, un pantin de plastique à moins de six mètres d'elle. Tandis que les adolescents le dépassaient, Nedru lança son bras en arrière. Dans un geste de lanceur de baseball, il projeta son couteau dans le visage du mannequin de toute ses forces. La tête de la créature accusa la choc et l'analyste profita du temps gagné pour relever Lou sans ménagement et la pousser derrière lui. Avant de faire demi tour et de s'enfuir à son tour, il jeta un dernier regard sur le mannequin. Le couteau planté dans son visage était en train de se faire absorber... Peu de temps après, le pantin tenait dans sa main l'arme avec lequelle il avait été attaqué.

Nedru s'enfuit sans demander son reste. Il fallait qu'Hikari soit prête.
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Mar 3 Nov 2015 - 18:39
La réponse du voyageur fut claire, nette, précise. Non, ils n’étaient pas près de sortir de ce merdier. Le groupe de créatures ne s’était pas fait prier, elles avaient pris la poudre d’escampette, sans même  se retourner. Bon, ils étaient de bonne volonté ces petits jeunes, c’était pratique.

Louis lui intima d’attendre, elle retint son sarcasme mais pensa très fort que dans la situation actuelle, elle ne pouvait pas aller bien loin. Le silence s’installa entre eux, un silence lourd qui lui donnait des sueurs froides. Elle voulait le regarder, comprendre ce qu’il était en train de faire, mais ne pouvait pas se le permettre. Le mannequin ne devait pas bouger. Louis s’avança soudainement dans la pièce ce qui faillit faire sursauter la jeune fille. Il fit quelques pas avec son manteau dans la main et tout en parlant commença à l’accrocher de chaque côté du couloir.

« Tu vas devoir me faire confiance. Tu as une bonne mémoire alors écoute bien ; je vais chercher les autres pendant que tu iras ailleurs. Tu dois aller dans une salle qui se trouve plus haut ; continue le couloir sur vingt mètres et tournes à droite. Il devrait y avoir une échelle, pas un escalier alors soit attentive. Le couloir du dessus sera plus large. Prends à gauche et continue sur une dizaine de mètres. Il devrait y avoir une pièce fermée à clef, ou par un cadenas. Rentre dedans et trouve de l'huile, ce ne sera pas dur ; il doit y en avoir des centaines de litres. Répands trois ou quatre bidons dans le couloir en attendant mon retour avec les autres. Prépare-toi à l'enflammer à mon signal. »

En observant le jeune homme elle faillit perdre le fil des indications qu’il lui balançait à une vitesse incroyable, comment pouvait-il savoir tout ça. Il n’avait pourtant pas pu aller partout dans le bateau, il était bien trop grand pour ça.

« 20, Droite, échelle, gauche, 10, fermé, »

Elle se répétait les indications à voix haute tout en le regardant dans les yeux, elle était en train d’ancrer en elle chacun des sons qu’elle venait d’entendre pour les retenir, cet exercice lui était très difficile, elle avait une bonne mémoire olfactive et visuelle, l’écoute ce n’était pas son fort, tous les bruits du couloir se mêlaient aux infos qu’elle recevait, ne facilitant pas l’exercice.

« Je dois me dépêcher. Si tu dois te battre contre eux, utilise des protections. Sois prudente. »


Elle déglutit bruyamment, sa bouche était sèche, elle avait peur. La suite se passerait seule pour elle. L’adrénaline monta en flèche par le billet de la peur faisant muter sa jambe. Le regard compatissant du jeune homme lui donna le peu de confiance dont elle avait besoin et elle s’élança sans peine en comptant chacune de ses foulées.

Elle courait mais ne perdait pas le fil de sa course. Arrivée a 20 foulées, le couloir bifurquait à droite elle s’arrêta et jeta un coup d’œil rapide dans ce nouveau couloir, l’échelle se trouvait quelques mètres plus loin. Seul problème, un mannequin faisait des allées retour dans celui-ci. Elle attendit qu’il ait le dos tourné et s’élança à toute vitesse vers l’échelle. Le bruit de ses pas attira l’attention du monstre qui se lança lui aussi dans sa direction.Elle prit son élan et le bond qu’elle fit lui permis d’attraper un barreau de l’échelle assez haut. En traction, elle recroquevilla ses jambes sous elle, c’est à ce moment même que les bras du mannequin commencèrent a brasser l’air sous elle, dans un but bien précis, lui agripper le pied. Elle fixa son regard sur celui-ci tout en maintenant sa position inconfortable. Il s’immobilisa, elle ne pouvait plus détacher ses yeux de lui, sinon elle était foutue.

Elle détendit ses jambes lentement, posant sa cheville à quelques mètres de la main du mannequin elle chercha à tâtons un barreau plus haut. Une fois celui-ci en main, ses appuis furent bien meilleurs. Elle entreprit à nouveau de grimper. La position dans laquelle elle se trouvait était fortement inconfortable, elle attendit d’avoir grimpé 3 échelons de plus pour regarder à nouveau au-dessus d’elle. Un grincement sonore retentit elle savait parfaitement que celui-ci venait du mannequin qui se réanimait. Mais peu lui importait elle était dans sa lancée.
En s’approchant de la fin de l’échelle elle sortie sa tête discrètement et se rendit compte que personne ne se trouvait dans ce couloir, pourtant des bruits résonnaient contre les parois, il y en avait surement quelques-uns pas loin. Elle s’extirpa de son trou et se souvint qu’il fallait qu’elle aille à gauche, sa mémoire ne la trahissait pas et elle en était fière. C’était dans ce couloir qu’elle trouverait la porte qu’elle cherchait.

Quelques 10 foulées plus loin elle tomba sur une porte. Porte fermé à double tour, évidemment, ça pouvait pas être simple pour une fois. Elle sortit son couteau de sa poche et l’enfonça sans ménagement dans la serrure. Malgré tous les efforts qu’elle déployait, la porte ne semblait pas décidée à s’ouvrir. Il allait falloir la forcer. Hikari pris son élan et envoya un premier coup d’épaule dans la porte, elle trembla, la porte allait céder, mais elle y laisserait son épaule. Elle s’élança à nouveau, le choc fut plus violent et le bruit qu’il provoqua aussi. Elle s’arrêta l’espace d’un instant et se rendit compte qu’elle entendait des pas lointains. Ils semblaient se déplacer, le risque était qu’ils arrivent jusqu’à elle avant qu’elle n’ait pu ouvrir cette satanée porte.

Au bout d’un nombre de coup répété la porte finit par céder, allant claquer contre le mur. La lumière du couloir vacilla mais ne s’éteignit pas, elle se massa l’épaule violemment espérant éviter l’hématome. La pièce qu’elle venait d’ouvrir sentait fort l’huile et les produits chimiques, la lumière y était tamisée.

Elle repéra rapidement les bidons et en attrapa deux, au moment où elle les soulève, un rat se faufila entre ses jambes en couinant. Beurk, elle n’aimait pas ces bêtes la et du retenir un cri. En parcourant la pièce du regard, elle découvrit un tiroir dans lequel se trouvait de vieux briquets. Elle essaya d’en allumer un, celui-ci fonctionnait elle le mit donc dans sa poche.
Hikari se rendit au bout du couloir et y vida les bidons de deux litres chacun.  Elle retourna ensuite dans la pièce pour en récupérer  deux autres. C’est à cet instant qu’elle distingua à nouveau les bruits de pas mais cette fois ci, dans le couloir. Elle se cacha derrière la pyramide de bidon et attendit.  
Un petit espace dans le mur de bidon, lui permit d’avoir un œil direct sur la porte. Une ombre approchait lentement, s’arrêta dans l’embrasure. C’était un mannequin. Il observa en faisant grincer son cou, l’état de la porte. Puis, s’avança dans la pièce.

Hikari retint son souffle, attrapa son couteau dans sa poche et continua d’observer. Il s’avançait droit sur les bidons, droit sur elle. *Putain, putain, putain* Elle avait beau chercher du regard un moyen de s’en sortir elle n’en trouvait pas. Son œil était rivé sur le corps du mannequin qui était à présent tout près des bidons, elle retira son œil de l’interstice et plaqua son dos à la paroi. C’est à ce moment même qu’il se pencha pour observer par le trou qu’elle venait d’abandonner, comme ayant sentit un regard sur lui.
Alors qu’il s’apprêtait à faire le tour des bidons pour la débusquer. Un bruit sourd retentit dans le couloir. Le cœur de la jeune femme s’arrêta brusquement. Avec une lenteur plus qu’énervante, le mannequin tourna les talons pour aller voir la source de ce bruit. Elle reprit sa respiration avec difficulté, l’impression d’avoir courus un marathon.

Elle attrapa deux autres bidons et en se cachant dans la pièce jeta un coup d’œil dans le couloir. Un mannequin avait chuté sur la flaque d’huile qu’elle avait répandue, et l’autre, celui qui était passé à deux doigts de la trouver, venait de s’y engager. Elle en profita et avec rapidité vida la totalité des 2 bidons dans le couloir. Les mannequins avaient les yeux rivés sur son dos mais n’arrivaient absolument pas à se redresser, il passait leurs temps à glisser et elle entendait le crissement de leurs ongles sur le sol, les bruits de leurs articulations sachant qu'ils ne pourraient pas se relever tout de suite.

Elle avait le briquet en main, prête à faire feu. Elle avait suivi ce que Louis lui avait dit de faire. Maintenant elle voulait qu’il se dépêche de revenir avec le groupe. Parce qu’elle avait peur que l’afflux des monstres deviennent plus important et n'avait pour l'instant trouvé aucune protection pour se battre contre ces trucs.
Elle était prête, elle attendait le signal.
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MessageSujet: Re: Le Musée de la Marine [avec Hikari] Jeu 12 Nov 2015 - 22:07

Lorsqu'il rattrapa Jason, le jeune homme compris à son regard que quelque chose n'allait pas. Il ne s'y lisait pas la terreur qui aurait pu s'y trouver, peur qui aurait trahi la raison de l'absence de ses amis à ses côtés. Ils n'étaient pas mort. A la place... de la colère ? Et de la détermination. De la méfiance, également, à son encontre. Il y avait eu une dispute dont il était la cause.


Où sont les autres ?
Ils se sont cachés dans une sorte d'armoire.

Les abrutis! Qui leur demandait de se cacher ? Depuis quand prenaient-ils ce genre d'initiatives ? L'incartade des minutes passées aurait suffit à provoquer cette mutinerie ?
Nedru jura -peut être même extérieurement- et reprit ses foulées dans la direction qu'il jugeait être la bonne, le souffle cours. Est-ce qu'ils venaient de perdre deux appâts d'un seul coup ? A un moment où cela ne leur était d'aucune utilité ? Peut être, cela dépendrait de la qualité de cette « armoire ». Tant qu'ils restaient cachés, il était probable que les cibles exposées soient choisies par les pantins du navire. C'est à dire lui même (entre autre). Tss, quelle bande de … lâches.

Fort heureusement, tous n'étaient pas faits du même bois. En déboulant sur le couloir menant à la salle de maintenance, le Gris constata avec ravissement que d'une part, son pouvoir ne s'était pas trompé mais mieux ! qu'Hikari, elle, avait suivi ses instructions.

Deux mannequins secouaient misérablement leurs corps sur le sol métallique de l'étage copieusement huilé par la jeune fille. C'était la première fois qu'il pouvait les voir bouger à découvert... Mais il n'avait pas le temps de s'attarder sur la pauvreté de leurs gestes mal articulés ; à en juger par les répercussions sourdes qui rebondissaient contre les parois des couloirs, une dizaine de ces choses arrivaient. Et derrière lui, où en était l'autre ?

Nedru se retourna pour voir son couteau à huître voler vers lui. Il n'eut même pas besoin d'esquiver. Non seulement la force n'y était pas, mais la direction donnée au lancer était également plus qu'approximative. Après tout, ces choses n'étaient pas si infaillibles que ça... Nedru sourit ouvertement à l'adversaire qui l'avait manqué tout en reculant dans le couloir. Il ramassa la lame puis se mit à l'abri auprès d'Hikari que Jason et Gwen avaient déjà rejoint. En passant à côté, il n'avait pas posé un œil de plus sur les misérables créatures à ses pied. Ils ne pouvaient pas se relever, pas sans un autre tour de passe-passe. La structure de leurs épaules et hanches ne le permettraient pas.

Il secoua la tête face à la question muette que semblait lui poser Hikari. «Karl et Lou ? »
Inutile de penser à ça. Ils devaient se concentrer sur leur propre survie s'ils voulaient passer la nuit. Après un coup d'oeil sur les lieux et le briquet que tenait la jeune femme, le londonien glissa ;


Bon travail.

Il avait fait le plus gros, bien sûr, mais réussir à vaincre deux adversaires tout en venant ici n'était certainement pas une mince affaire. La perspective du feu de joie rappela à l'analyste une autre nuit. Cette fois là, presque tout un peuple avait été réduit en cendres. La situation, pourtant, était différente.

Contrairement à ici, au bord de la plage des Tropiques les vapeurs et fumées ne risquaient pas de les intoxiquer et de provoquer leur mort. Et attirer les Valmas dans les flammes avait été un jeu d'enfant (littéralement). Alors que dans cette situation, Nedru ne pouvait pas simplement mettre le feu à l'huile dans le couloir et se terrer dans cette pièce sous peine de mourir, vulgairement enfumé dans un terrier comme l'animal dont il portait le sobriquet.

Pas de quoi en faire en drame pour autant. Ils avaient l'arme adéquate, de quoi stopper puis tuer quiconque se mettrait en travers de leur chemin. Maintenant, ils pouvaient retourner à la salle des machines et tuer ceux qui la hantaient, imposer un demi-tour au navire et rentrer chez eux. Les « trucs marrants » de cet enfer perdraient la partie.

Le Renard saisit quatre bidons dans la réserve, appréciant au passage la centaine d'autres qui se trouvait là, et en jeta un à chacun des survivants de leur maigre équipée. Avant d'avancer à nouveau dans le couloir, d'éviter soigneusement les mannequins au sol pour faire face à celui qui lui avait rendu son couteau l'instant d'avant. Il ne bougea même pas lorsque Nedru l'aspergea avant de jeter son réservoir au pied de son ennemi. Le brun n'aurait pas sû dire pourquoi ce comportement amorphe l'agaçait autant mais il lui semblait que ces choses pensaient n'avoir pas encore perdu, que ce revirement soudain du rapport de force ne les inquiétaient pas outre mesure.

Il y avait quelque chose d'affreux dans l'immobilité de la créature, dans la façon dont l'huile coulait sur ses traits figés, son apparente tranquillité face à une mort imminente. Etait-ce une bravade ? Pouvait-il entendre le bruit sourd des pas de ses comparses, pouvait-il savourer l'éclat blafard des lampes du couloir ? Peut être comprenait-il que la situation du groupe de jeunes gens n'avait guère évolué et qu'il souhaitait leur montrer qu'ils n'avaient gagné qu'un sursit temporaire...
Rah ! Et voilà qu'il était énervé !

Il fit volte face et s'éloigna à longues enjambées pour retourner auprès des autres.

Puis Nedru exposa son plan, parlant tout aussi bien pour lui que pour les autres lorsqu'ils ne prenaient pas la parole. Trouver des balais et des chiffons en discutant distraitement ne posa pas le moindre problème. Confectionner de longue torches imbibées de produit inflammable non plus. Le Renard garda une torche de plus sur lui, laissant à Jason le soin de porter deux bidons d'huile tandis que Gwen porterait deux autres manches à balais surmontés de vieux vêtements.

Puis il tendit l'outil dans sa main droite en direction de son seul soutien efficace.


Peux-tu l'enflammer s'il te plait ?
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Le Musée de la Marine [avec Hikari]

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