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>> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)

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MessageSujet: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyDim 20 Sep 2015 - 22:40
L'arbre sur lequel je me tenais était impressionnant. Sa base, tortueuse, trapue, étalée, s'enfonçait avec vigueur dans l'humus, formant une zone bosselée autour du tronc qui, massif (son diamètre était à la limite du colossal, sans doute au moins cinq mètres), s'élançait vers le ciel, dans un mélange d’opiniâtreté et de sauvage énergie végétale. Irrégulier, grumeleux, l'écore paraissait presque boursouflée de sa croissance discontinue. Il s'élevait, pourtant, et haut ! Perchée sur la dernière couronne de ses branches sinueuses et épaisses, couvertes de feuilles sombres et triangulaires, à peine nervurées, le sol de la forêt se perdait dans l'enchevêtrement ligneux, et le bleu  parsemé de nuages blancs, loin au dessus, était tamisé par la voûte de la cime. Venant de faire l'ascension, je m'estimais à au moins 40 mètres de hauteur, alors que je n'étais qu'au deux tiers de l'arbre, au maximum. Les couleurs étaient proprement surnaturelles, comme souvent à Dreamland. L'écorce avait une teinte brun violacé profonde, relevée par le vert assez vif, mais pas clair, des feuilles. Tout autour, les plantes semblaient, malgré mon point de vue restreint, du même acabit. Une colonie de champignons en console, à coté de ma tête, m'exposait un ensemble de chapeaux rayés rouge, rose et bleu cyan, du plus mauvais goût. Je préférais ne pas imaginer le sien, me contentant largement de son odeur pour le moins insolite, aigre et poivrée. Mais ce qui complétait le tableau sensoriel était les bruits.

Une forêt est rarement silencieuse, mais tout de même relativement calme, en tout cas pour ce qui est des bois d'Europe et de l'hémisphère nord en général. Les choses n'en étaient pas ainsi aux tropiques, où les insectes se disputaient aux oiseaux et mammifères sur le plan du tapage sonore. Je ne connaissais cela que par l'intermédiaire des médias documentaires, cependant. Y être plus ou moins plongé était une drôle d'expérience. Crissements, sifflements, hululements, piaillements, et d'autres bruits et cris dont les adjectifs m'échappaient, tout autour de moi, insaisissables. Une foule de bestioles en tous genres, apparemment, mais je ne voyais absolument rien. Même sur mon arbre, en l'occurrence, pas de traces (visibles pour moi, car je pariais qu'il y en avait des tas) du moindre petit scarabée.

*Huuuueeeee*

Je baissais les yeux à mes pieds, vers la provenance de ce son, qui me parut très proche. Je captais un bref éclat, ceux d'eux, sans doute, avant d'entendre les feuilles se froisser sur le passage vif de quelque chose, à dix heures. Un animal ? Une Créature intelligente ? Ici la distinction entre "animal", plus instinctif que réfléchi, et le reste était plus floue encore, de par la diversité et l'étonnante variété. Croiser des chats avec un esprit comparable à celui d'un homme était courant, aussi je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Un autre froissement me fit me retourner à moitié, à deux heures, au dessus de moi. J'aperçus brièvement un bout de fourrure vert grisâtre, mais la chose allait trop vite de branches en branches. Elle semblait presque voler entre, à dire vrai. Brachiale, à un stade évolué et efficace, sans doute. Comme un gibbon; cependant ce que j'avais cru voir me rappelait autre chose. Quoi qu'il en soit, il me tournait autour, progressant toujours à la limite de ma vision périphérique. La désagréable impression d'être comme une bête étrange que l'on faisait tourner en bourrique tout en l'observant me fis pincer les lèvres. Mon aura s'était manifestée par réflexe, mais je la contenais pour le moment.

Il fallait que je concentre, autrement j'étais en danger. Fermant les yeux, je tentais de comprendre le rythme des infimes craquements et frottements de ce corps non identifié contre les branches autour de moi. Cela semblait former une spirale dont j'étais le centre approximatif, de droite à gauche, passant parfois juste au dessus de moi, parfois a quelques mètres derrière moi, de l'autre coté du tronc. Globalement, la chose avait monté les étage successifs des branches, et jonglait entre ma hauteur et au dessus. Le rythme des bonds, si c'était des bonds, était assez régulier. Une élancée qui s'étalait en trois ou quatre impacts étouffés contre le bois, entrecoupés des froissements des feuilles, une pause, et à nouveau. J'étais le centre d'une attention méticuleuse. J'arrachais de la main un des champignons derrière moi, tâtait sa texture ligneuse et rigide en main. Je le lançais vers la position approximative que j'estimais de la chose, dès qu'elle fut sensiblement à l'arrêt.

Je m'attendais à je ne sais trop quoi. Ma lecture des sons était très empirique et aléatoire. Mon jet fis du bruit en entrant dans les feuilles, en arrachant quelques unes. Un brusque mouvement se fis cependant entendre, à quatre heures, juste au dessus de moi. Je l'attendais plus ou moins, et levais les yeux immédiatement. Je n'eus pourtant pas le temps de voir, simplement une ombre au delà du toit végétal, qui allait droit vers ce que j'avais lancé. Je sentis une brève secousse sur ma branche. Il s'était accroché dessus ! Je m'avançais, un autre projectile en main, tentant de faire le moins de bruit. Je me penchais, en dessous des branches tombantes d'au dessus, vers la pointe de celle où je me tenais. Une ... griffe y était accroché. Puissante, d'un noir brillant, elle était rattachée à un bras long et couvert d'une fourrure aux poils épais et d'une teinte que je reconnaissais à présent. C'était la même que celle d'un paresseux. Je mis ma main en avant, et frottait le gras de mon pouce contre le champignon, pour attirer l'attention de la bête. Immédiatement, d'une seule tirée, elle se propulsa, et atterri sur la branche, se tenant pendue d'un bras sur la supérieure.
Voici la bête:
 

Elle était imposante, au moins autant que moi. De longs bras, dont la fonction motrice principale crevait les yeux, avec des pattes puissantes, à trois doigts, dont un opposé, qui étaient terminés par des griffes recourbées, idéales pour s'accrocher sans peine aux branches. Un cou épais et plutôt long supportait sans peine une tête bien profilée, à l'angle facial important. Deux oreilles en arrière, au bout plus sombre que le reste, des yeux plantés de trois quarts, ce qui me perturba un peu. Pas exactement de face, mais pas du tout de chaque coté comme l'étaient ceux des paisibles herbivores. Complété par une gueule large, aux babines relevés de noir, qui devaient cacher une dentition bien développée. Les pattes arrières n'étaient pas ridicules, mais elles étaient indéniablement moins musclées que les bras. Pas de doigts opposables, par ailleurs, mais deux ergots très discrets. La longue queue, en revanche, était préhensile, manifestement forte et utilisée comme membre semi-moteur. Sa fourrure était d'un brun-gris largement teinté de vert, signe que des plantes se développaient en toute quiétude dedans. Elle poussa un léger vagissement, me regardant avec insistance. Elle se tenait immobile, mais il était assez manifeste qu'elle pouvait bouger en une fraction de seconde. Ne serait-ce qu'en ayant entendu sa ronde autour de moi. Je soufflais doucement, la laissant sentir mon odeur à distance. Je n'avais pas peur, ni aucune intention agressive. Mon pouce cependant, se frottait nerveusement contre le champignon dans ma main. La bête sembla bien plus intéressé par cela que par moi. Bon. Les choses ne se présentaient pas si mal. Du moins, c'est ce que je pensais quand le coup de feu retentit.


[HRP : Encore désolé pour le retard -__-' Je vous laisse faire à votre guise ^^ : HRP]
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Aedon Xaris
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyLun 21 Sep 2015 - 2:05
Cette semaine ne s’était pas déroulée sous les meilleurs auspices ; entre giboulées automnales et la rudesse de l’activité, Aedon s’avouait éreinté. Chaque pensée lui semblait un fardeau accablant son esprit, une oppression incessante pour quelqu’un qui avait pour coutume de maintenir une activité céphalique constante, non pas pour un quelconque bénéfice intellectuel mais par le biais d’un imaginaire affamé dont l’appétit n’avait de cesse de croître. Cet état de rêverie instantanée n’avait eu que pour effet de l’isoler par le passé mais également de le libérer de certaines contraintes, d’une anxiété omniprésente de par l’exigence de la société. Au moment de lâcher prise, son subconscient le ramenait à des visions tenaces qui pour le coup n’arrangeaient en rien son état du moment. Bousculant ses habitudes et son flegme légendaire, le jeune homme accourut au-devant d’un placard pour se saisir de chaussures, et l’en délesta sans une once d’hésitation. Les chausses lui semblaient des compagnes étrangères tant et si bien que l’idée que celle-ci ne lui appartenaient pas lui traversa l’esprit. Difficile de reconnaître instinctivement un vêtement que l’on aura utilisé qu’une ou deux fois dans sa vie, en dehors des ensembles brisant les canons coutumiers. Claquant la porte suivant le fracas désagréables de gravillons s’étant insérés entre celle-ci et le sol carrelé, le jogger d’un jour quitta la petite propriété locative du bourg pour s’introduire dans la rue goudronnée. L’averse s’étant manifestée un peu plus tôt laissa derrière elle les émanations habituelles d’un sol fraichement rincé tandis que quelques rayons dardaient les cumulus récalcitrants. La pente était légère et fausse, aussi le coureur réduit rapidement l’amplitude de ses foulées, souhaitant éviter au possible l’essoufflement désagréable qui le contraindrait fatalement à se contenter de la marche. De nature peu athlétique, un point de côté s’invita à la sortie en un nœud douloureux prenant forme dans sa cage thoracique. Sans faiblir, malgré la douleur qui le serra, le simulacre de sportif prit de longues inspirations et des expirations d’autant plus insistantes qu’elles lui permirent de mettre à mal l’odieux visiteur et lui faire prendre congé.

Le reste du circuit se poursuivit sans élément notable autre qu’un véhicule lancé à vive allure ayant eu l’indécence de profiter d’une flaque huileuse pour faire profiter au piéton de sa texture peu alléchante, et contre lequel il pesta en agitant fiévreusement le poing, à qui le chauffard répondit non sans dérision d’un coup de feux de détresses, l’air de dire « merci pour ce moment » que l’on ne confondrait absolument pas avec un certain best –seller. Après un petit brunch somme toute copieux, l’esprit enfin libéré de ses tourments, Aedon vint choir sur sa couche avec un plaisir insoupçonné. La texture lui en promettait monts et merveilles, la sensation d’être porté par une foule amicale apportant un état de bien-être absolu. Il n’oublia cependant pas d’introduire ses écouteurs avant de passer une musique relaxante à son goût, l’entrainent paisiblement jusqu’aux songes.

Il reprit connaissance dans ce corps onirique au sein duquel il se sentait simple hôte contraint. Nombre de sensations lui échappaient et le lieu dans lequel il avait atterri le confortait dans sa désorientation. Le milieu forestier de l’endroit l’assaillait de toute part ; crissements, tapotements, manifestations gutturales, piétinements et effluves l’envahissaient à l’enivrer. Ses paluches griffues serrèrent son crâne endolori dans l’espoir de couvrir ses oreilles fictives. C’est alors qu’à force d’efforts la créature ferma ses ouïes, le temps de trouver l’apaisement. Il canalisa ses sens, lui permettant de recouvrer une certaine sérénité ; le regard tombant vers le sol couvert d’un feuillage opiniâtre, –lequel ne cédant pas le moindre espace à la terre- il se rappela du simple fait de l’observation la disparition de son pagne de fortune, lequel avait disparu depuis une quinzaine. La sensation de se retrouver ainsi dévêtu ne le choquait plus, jusqu’à l’indifférence puisque de toute évidence, ce corps dissimulait avec soin toute manifestation désagréable. Cherchant ses marques, il planta instinctivement ses larges griffes antérieures dans le sol humide. Cette nuit-là, il se trouva heureux, se complaisant dans une solitude dont il avait toujours horreur. Le fait d’être régulièrement la cible d’individus peu recommandables avaient peut-être fini par avoir raison de cette crainte, davantage par nécessité que de souhait. Son regard s’attarda enfin sur l’environnement boisé pour lequel il ne put que tomber sous le charme, à l’exception de ce qu’il appellerait des champorribles tellement leurs motifs irréalistes tranchaient avec l’apparente harmonie des tons. La canopée attira particulièrement son attention. Elle se situait à une hauteur impressionnante, à tel point qu’il se dit naturellement que même s’il le souhaitait, il serait incapable de l’atteindre. Son être frissonna à l’idée d’une pareille évasion, ses ailes se manifestant au travers de spasmes fébriles. Ressentant un certain engourdissement, il les déploya dans un étirement des plus satisfaisants. Sans crier gare, une détonation suivie d’un sifflement distinct le prit en panique. Une sensation de douleur l’accompagna. Un trou était apparu dans la membrane de son aile gauche, laquelle laissa échapper un peu de sang.

Au même moment, plus haut, une série de bruissements et un cri d’alerte animal accompagna la manifestation sonore. Tout en se faufilant derrière un arbre des plus gargantuesques, son regard se dirigea à nouveau vers la canopée, de laquelle il vit s’échapper une curieuse créature à l’agilité déconcertante et, non loin de là, une personne perchée dans les hauteurs semblait balayer la scène du regard. Aedon entendit des jurons et exclamations. On pestait d’avoir mal ajusté la mire d’une arme à feu. Plaqué contre le bois, il n’aperçut que le canon d’un fusil et entendit clairement les piétinements de plusieurs individus. L’un d’eux lâcha une brève allocution.


« ‘Sais pas c’que c’était mais ça s’est tiré !
—Dans tous les cas on vient pas pour ça. Faut retrouver l’autre acrobate.
—Ouais mais c’avait l’air d’un beau morceau !
—J’te dis de laisser tomber, faut s’gr… », il s’interrompit.

La créature, sûrement celle à laquelle faisaient allusion les chasseurs se montra grièvement, passant d’un arbre à un autre.

« Vindiou ! C’est lui, finit de finasser, faut pas le lâcher ! »

A l’acquiescement général, ce qui était un groupe d’individus força l’allure et commença à s’éloigner. De son côté, Aedon tira sur l’extrémité de son aile pour observer plus attentivement la blessure. La douleur irradiait mais était loin d’être insurmontable. Le sang commençait lentement à coaguler autour de celle-ci ; quant à sa taille, elle s’avéra relativement modeste mais il espéra qu’elle n’aille pas s’agrandir en cas de besoin. Par chance, il n’était pas le centre de préoccupation de ces chasseurs, lui occasionnant un soupir de soulagement guttural, ne l’empêchant pas de prendre la proie en pitié.


[HRP : Heureux de voir l'intro arriver ! Nombre d'individus indéterminé. En espérant que cela vous convienne !]
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Mara Leros
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyLun 21 Sep 2015 - 19:08
L'automne... Parfois, entre ça et l'hiver, je me demande quelle saison est ma préférée.

Avec la première, on a la pluie qui tapote contre la fenêtre et le vent qui souffle dans l'arbre du jardin, comme maintenant, on a le bruit des voitures qui roulent dans les flaques, on devine parfois que quelqu'un court pour s'abriter... Ça berce, ça occupe les oreilles et ça aide à penser à rien... En plus, y a régulièrement cette goutte qui tombe des branche et qui va faire du bruit contre le bois de la terrasse. C'est agréable...

En même temps, l'hiver, on voit juste le blanc qui tombe du ciel, et tout est silencieux. Les flocons, les voitures font pas de bruit... C'est calme, ça fait du bien aussi. Et puis c'est drôle de jouer dans la neige. Mais c'est vrai qu'en même temps, quand c'est calme comme ça, ça fait un peu... un peu... enfin, ça fait vide, c'est ça. Ça me fait pas vraiment peur, plus maintenant. Et encore, même avant, c'était pas le pire.

Nan franchement, entre la pluie ou la neige, je sais pas ce que je préfère. Et puis là, dans mon lit, ça fait tellement du bien... C'est tout chaud et tout, si ça me gênait pas pour respirer, je mettrais aussi ma tête sous la couette.

Huuu... Dreamland, Dreamland... ch'ais pas où je vais atterrir cette nuit, je me demande... Ah mince, j'ai mis mon réveil? ... oui, c'est bon... Mmmh, Dreamland, qu'est-ce que je veux essayer cette nuit? ... Un habit à la Indiana Jones? Ça peut être bien, ça... Alors quoi, un pantalon un peu large, une veste...? Ah mais j'ai ma cape, alors non... Tiens, je me demande à quoi elle va ressembler cette nuit... Haaa, j'ai pas d'idée de vêtements...


...

...

Quand Mara ouvrit les yeux, ce fut pour les refermer très vite. Puis les rouvrir très vite aussi, car ça aide quand on est debout sur une branche à vingt mètres du sol. Regardant en clignant des paupières le vide qui se trouvait devant elle, juste au bord de la branche, sa première pensée de la nuit fut de se demander dans quel bazar elle s'était encore fourrée. Levant lentement, très lentement la tête, elle tourna le regard pour trouver quelque chose où s'appuyer avant de tomber comme une idiote, et avisant un truc plus ou moins violet à proximité, elle fit quelques pas prudent pour y poser sa main. Soufflant, elle décida de mettre les choses aux point, essayant d'être d'un calme qui risquait de lui échapper pour cette nuit.

Bon, elle était où, là? Regardant sa main et bougeant un peu cette dernière sur son support, elle reconnut la texture du bois. Du bois violet? Mais qu'est-ce que... Ouais, non, question stupide. Fallait pas penser en terme de logique, fallait pas! Oui donc, bois violet, écorce violette, même. En jetant un œil timide vers ses pieds, elle y vit une sorte d'énorme branche de presque un mètre de large. La vache, elle était vraiment apparue tout au bord... Est-ce que c'était possible d'apparaître dans le vide, et donc de mourir bêtement comme ça en tombant? ... Mouais, elle avait pas envie de savoir, finalement. Jetant un vague coup d’œil aux amas de feuillage d'un vert pétant, elle leva un peu la tête et se rendit enfin compte que si elle était bien dans un arbre, ce dernier était entouré de nombreux autres du même genre, aux teintes de couleurs vachement variées. Dans la mesure où "varié" se cantonnait aux bois de violets différents et aux feuilles de verts différents. Prise d'un doute, elle se retourna vers le tronc qui soutenait sa main et prit conscience de sa taille. La vache, elle était sûre qu'on aurait pu construire une petite maison dedans.

Plissant les yeux en s'accrochant un peu mieux par sécurité, elle vit plus loin ce qui ressemblait à des champignons géants. Elle avait aucune notion de biologie ou quoi que ce soit, elle connaissait vaguement les plantes de la forêt d'à côté, mais là... Sérieusement, c'était possible? Un champignon avait un motif de kilt écossais? Juste... vraiment? Surtout quand le champignon en question devait faire à vue de nez la taille d'un immeuble. Wow.

S'arrêtant pour l'admiration de cet endroit digne des Royaumes les plus improbables qu'elle avait pu visiter, elle se rendit compte qu'il était aussi vachement bruyant. Elle n'avait pas fait attention, mais elle avait l'impression que toutes les feuilles s'agitaient en permanence, que plein d'animaux criaient, et la moitié n'était pas vraiment compréhensible. Bon, en plus de poser l'ambiance, ça posait le niveau de l'endroit. Elle chercha vite fait un signe de vie proche mais à part quelques colonnes de lumières qui arrivaient laborieusement jusqu'à l'herbe, il était difficile de voir le jour... Enfin, c'était assez joli, elle allait pas se plaindre. Si seulement elle n'était pas coincée sur une branche à vingts mètres du sol.

Bon, elle n'allait pas non plus passer la nuit ici. Tournant sur elle-même, observant le tronc, la fillette trouva finalement son désir: une prise. Jetant un rapide coup d’œil à sa tenue, elle constata avec joie que sa simple réflexion du soir lui avait fournit une tenue plutôt adaptée: un pantalon de toile brune à l'air solide avec plein de poches toutes assez inutiles, une tunique verte qui n'était pas sans lui rappeler sa robe habituelle, bien qu'elle ait une ceinture, des bottes assez hautes et des mitaines, bien qu'elle ait toujours un foulard accroché à son bras droit. Et remarqua que ses cheveux étaient toujours détachés mais n'y fit pas attention, y étant habituée, et observa finalement sa cape, dont le pelage ressemblait méchamment à un truc de camouflage. C'était quand même vachement classe.

Enfin, au moins, sa tenue était sympa pour la nuit, ça la mettait en confiance! Avisant la prise, déglutissant légèrement en sentant le vide dans son champs de vision, elle sauta et crocheta sa cible, se retrouvant d'un coup pendue à une main, trop loin de sa branche. Elle chercha en vain des prises en dessous pour descendre, mais put continuer à avancer sur le côté, faisant presque la moitié du tour du tronc avant d'arriver à une autre branche, plus large. D'ici, elle put avancer jusqu'au bout et toucher un champignon à poids arc-en-ciels du bout du doigt, avant de l'escalader pour atteindre un autre arbre, peut-être plus facile à descendre.

Elle marcha comme ça dans la forêt, passant d'arbre à champignon sans jamais réussir à descendre, mais le manège commençait à l'amuser et elle prenait quelques risque, sautant pour attraper une prise et jouant de son physique de Voyageur. Et alors qu'elle pensait qu'elle allait passer une nuit plutôt fun, un coup de feu retentit, transformant soudain le son de l'environnement en un silence de quelques instants, ponctué par l'envol des oiseaux.

Figée sur un champignon rayé, l'enfant jeta à un œil en bas, cherchant l'origine du tir avec inquiétude. Elle était pas la cible, hein? Mais un cri de détresse détourna son attention. Levant vivement les yeux, elle vit une silhouette apparaître en quelques seconde, un espèce d'animal improbable qui ressemblait à pas grand chose, du vert de la fourrure et du rouge sur l'une des pattes. Elle avait semblé vouloir sauter au dessus d'elle, mais sa patte blessée avait du rater une branche, et elle était tombée juste à côté de l'enfant.

Cette dernière essaya de s'approcher en leva les mains pour la rassurer, mais en apercevant sa tenue, la bête lui cria de reculer avant de s'enfuir, l'air terrifiée. Mais qu'est-ce qu'il se passait ici...
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyMer 14 Oct 2015 - 10:20
Pour rapide que fut ma réaction, celle de la bête le fut plus encore. Elle bougea si vite que je n'eus qu'à peine le temps de le voir, alors que je me couchais sur la branche. Un claquement brutal, accompagné d'un impressionnant mouvement d'air, retentit au dessus de moi, un peu sur ma gauche, à ce moment. Le temps me sembla ralentir, mes sens pris dans l'instant fort. C'était frappant de puissance. Terriblement retentissant. Mon corps était lent, si lent, que j'eus l'impression de ne jamais pouvoir me relever de mon plongeon. Mais cela ne dura que le temps d'un battement de cil, au final. Le temps n'avait pas ralenti, et tout revint d'un coup. Je n'avais pas été la cible, apparemment, si j'en croyais la goutte de sang qui s'écrasa devant moi, le momentum passé.

L'animal avait donc été touché. La balle l'avait traversé, j'en étais sûr. Pourtant il n'avait eu l'air diminué en rien. La puissance du tir m'avait semblé capable d'emporter tout un membre comme une feuille morte, mais il n'y avait presque rien qui puisse m'indiquer que la créature était vraiment blessée. Rien à part cette unique goutte de sang. C'était si peu ! Je ne comprenais pas trop si c'était moi qui avait été trop frappé par le coup de feu, et surinterprétais. La seule autre option était que la bête était assez résistante pour encaisser sans soucis un tel tir. En tout cas, sans voir sa patte partir en lambeaux. Un frisson parcourut mon échine. J'avais bien peur de ne pouvoir en dire autant. Certes, avec mon aura, je pouvais bloquer des coups autrement sévères, mais pas une balle. En tout cas je ne pensais pas. Je n'avais jamais essayé, et n'avait pas l'intention de le faire un jour. Je me mis à murmurer entre mes dents.

"Je risque de ne pas avoir le choix, si je fais n'importe quoi ..."

Qu'est-ce que c'était que ce Royaume ? Tout était bien trop ... fort. Trop poussé dans son concept. Des animaux fabuleux chassés avec des tirs digne d'un antichar. Mais oui, pourquoi pas. Et que faisais-je au milieu de tout ça ? Je n'étais pas de la même démesure dans les aptitudes. Minuscule aux pieds de géants, presque. C'était justement ce qui me fis tiquer violemment, cette sensation d'insignifiance. L’oppression d'un environnement qui me dépassait en tout. Oui, j'étais petit, minuscule, ridicule, risible dans la restriction de mon être même. Mais c'était pour cela que je j'étais moi, et pas autre chose. Et c'est parce que je suis si minable que je peux avancer, que je peux m'améliorer. Parce que j'ai tant à parcourir. Trop même, sans doute; je n'arriverais jamais à terme, c'était certain. L'éventualité de la complétion du chemin, quel qu'il fut, n'était pas de l'ordre du possible. Mais qu'importe, le chemin était là. Non pas qu'il "comptait" seul. Rien ne comptait. Je peux avancer, oui, et alors ? Et alors rien. A quoi peut-on s'attendre d'autre, hein ? Mais ce rien n'était pas un frein. Je peux avancer, alors j'avance. Et si je ne peux pas, j'avance tout du même. Pourquoi ? Parce que !

J'étais diablement motivé, à présent. Mon aura, crépitant sauvagement, semblait tout autant emballée. D'un bond, je plongeais de la branche, me glissant entre les feuilles, dévalant des hauteurs jusqu'à pouvoir observer le sol. Je voulais retrouver cette bête, mais d'abord, voir ceux qui la chassait de mes yeux. Mes délires stériles commençaient à perdre de leur emphase primale, mais ils m'avaient galvanisés, après ce bref moment de peur. Maintenant, je voulais, et ce vouloir me suffisait à me lancer corps et âme.

Premier objectif, donc, le chasseurs. Ou les chasseurs. Leur nombre était déjà un problème à résoudre, et il n'y avait pas 36 manières. Il fallait les percevoir, et pour cela, seul mes oreilles et mes yeux me seraient utiles. Progressant en me plaquant de tronc en tronc, je tentais de repérer la source du tir, en me basant sur ce qui me restait de l'origine de la déflagration. Difficile d'avoir un déplacement se voulant discret d'adapté, quand la source dont on voulait se cacher nous l'était, justement. J'avais l'impression de jouer à un cache-cache à double-sens. Mais le souci était que je devais trouver le tireur sans que lui me trouve. Le tir avait été trop proche de moi, trop puissant, pour que je me jette vers la gueule du canon, la fleur au fusil. La traque pouvait commencer !
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Shad Blackburn
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyJeu 15 Oct 2015 - 21:02
Il esquiva de peu une grappe de fruit qu’il faillit prendre en plein visage et attrapa une branche quelques mètres plus loin pour prendre de l’élan et se balancer vers l’avant. La plante, toujours fermement attachée à son dos, le laissa volontairement tomber dans le vide pour prendre de la vitesse avant de s’agripper à une épaisse branche de un mètre de diamètre. Elle s’amusa à le faire tourner plusieurs fois autour pour lui donner le tournis avant de le laisser se poser dessus. Il n’aimait pas quand elle faisait ce genre de chose, mais c’était plus fort qu’elle il fallait qu’elle s’amuse.En même temps, ça commençait à faire un bout de temps qu’elle n’avait pas eu l’occasion de se dégourdir les lianes dans une forêt.  Et quelle forêt ! Elle était immense celle-ci, et plein de jolie couleur. Enfin elle, elle trouvait ça joli. Shad lui, il trouvait ça dégueulasse. En même temps il était daltonien alors qu’est-ce qu’il y connaissait aux couleurs. Ça faisait déjà une bonne heure que le jeune invocateur tournait en rond dans ces bois colorés et Marie-Jeanne n’avait pas la moindre idée de pourquoi elle le trimbalait depuis tout à l’heure, mais en tout cas c’était marrant. Il s’assit sur l’épaisse branche et l’engueula une énième fois pour lui avoir filé la gerbe une fois de plus. Puis il sorti le portrait que les habitants du petit village à l’entrée du bois lui avait donné et l’observa attentivement en plissant les yeux. Bon dieu, cette bestiole ne ressemblait vraiment à rien. Il releva la tête et soupira. Si cette créature se déplaçait réellement dans les arbres comme ils le disaient, il n’était pas au bout de ses peines.

Hoij apparut à ses côté en flottant à quelque centimètre au-dessus de la branche, assis en tailleur les bras croisés.

-t’es pommé.

-Non, je sais parfaitement où je vais.

-t’es pommé je te dis, ça fait 20 ans que tu tournes en rond là.

-Je s’appelle Marie-Jeanne !

- ah toi n’en rajoute pas ! Et puis je m’en fou de toute façon je suis malade dans le monde réel. J’ai la crève donc du coup demain je vais pioncer toute la journée, ça me laisse le temps. Bon Marie-Jeanne, fais-moi descendre.

La plante s’exécuta et se balança de branche en branche jusqu’à ce qu’ils atteignent le sol. L’invocateur, la plante et démon regardèrent le dessin avec insistance puis levèrent la tête vers la droite. Puis vers la gauche ; rien. Shad commençait à se demander pourquoi il avait accepté d’aider ces villageois alors qu’il n’aurait probablement rien en échange. Du moins, rien qui ne lui soit vraiment utile. Bon il ne n’était pas non plus mercenaire, mai bon. Faut dire qu’il s’était surtout laissé convaincre par leurs supplications désespérées. Apparemment il n’y avait pas foule de voyageurs qui passaient du côté de leur village et il était le seul qu’ils avaient aperçu à ce moment-là. Leur situation était simple à comprendre : La fille du chef du village était atteinte depuis quelque nuit d’une maladie rare et presque incurable. Presque, car il n’existe qu’un seul et unique remède et l’ingrédient le plus difficile à obtenir sont les larmes d’une créature vivant dans cette immense forêt. Cette créature ressemblerait plus ou moins à une sorte de paresseux avec de grandes griffes qui lui permettent de s’accrocher aux branches, mais avec une tête de… Biche ? Nan sérieux, elle était vraiment très moche cette bestiole. Shad avait donc finalement accepté de leur venir en aide en allant chercher cette créature afin de récupérer un peu de sa salive. Mais attention ! Pas question de la tuer ! Animal sacré et tout ça… En plus d’être aussi rare que la maladie qui rongeait la jeune fille, cet animal se trouvait être régulièrement la cible de braconniers. Génial !

Le jeune invocateur continua donc sa marche à travers la grande forêt des rêves. Avec tous ces cris d’animaux différents, il ne savait plus où donner de la tête. La créature pouvait être n’importe où et il ne savait même pas où est-ce qu’elle faisait son nid (son terrier, ou… bref.) ; tout ce qu’il savait c’est qu’il en avait marre de tourner en rond dans cette…

-là ! Dit le démon en pointant du doigt vers le haut.

Shad mis sa main en visière et plissa les yeux.

-je vois rien.

-Mais si ! J’ai vu un truc passer juste derrière ce gros champignon qui ressemble à une b…

*CRAC*Shhhhffftt*… C’était quoi ça ?
Quelque chose venait de passer à toute vitesse au-dessus de la tête du jeune invocateur et lui avait effleuré une mèche de cheveux.

-euh…la bestiole qu'on cherche depuis tout à l'heure qui viens de te passer au-dessus de la tête.
*PAN*fffiut*
-Et ça ? demanda-t-il d’un air complètement alarmé par le bruit qui l'avait fait brusquement sursauter.

-Oh, bha je dirais que t’as manqué de peu de te faire tirer dessus. Enfin je dis ça, je pense. En voyant les trois gusses qui s’amènent là avec leurs fusils…

-Oh bordel, mais tu pouvais pas le dire !!

Shad se mit à courir dans le sens opposé des trois chasseurs qui couraient dans sa direction. A cet instant le jeune invocateur aurait juré être la cible de ces fous furieux.Mais leur proie semblait être la créature que le voyageur chercher depuis maintenant presque deux heures. Il allait devoir la jouer serrer s’il voulait la trouver avant eux et surtout en un seul morceau. Il ne savait pas vraiment comment il allait s’y prendre mais il se dit qu’il pouvait peut-être tirer profit de la situation. Après ces types étaient des braconniers, donc la chasser ça devait sans doute les connaître. Autant les laisser partir devant et aviser ensuite, c’était sans doute ce qu’il avait de mieux à faire pour le moment. Il plongea sur le côté et atterrit dans un buisson. Il en sorti lentement la tête quelques secondes plus tard en observant les braconniers prendre de la distance, puis se mit à leur poursuite. Il ne pouvait pas laisser ces chasseurs tuer cette créature ou sinon la jeune fille n’aurait jamais son remède à temps. Et puis il aurait couru dans tous les sens pendant deux heures pour rien. Shad était presque certain que les trois chasseurs l'avaient vu courir pour aller se cacher, mais ils ne semblaient pas s'intéresser à lui  pour le moment...

Il se lança donc à la poursuite des chasseurs en espérant tomber sur la créature avant eux.  Mais Shad avait tendance à oublier parfois à quel point le monde onirique semblait prendre plaisir à le faire tourner en bourrique, lui jouer des tours, lui compliqué la vie en somme. Non seulement il se rétama de tout son long en se prenant le pied dans une grosse racine qui sortait de terre, mais en plus il perdit de vue les trois sauvages armés de leurs fusils. Ce n’est qu’au moment où il se releva qu’il put peser le sens de l’expression « tomber sur quelqu’un ; ou quelque chose ».  Lorsqu’il leva la tête après s’être frotté le pantalon en jurant comme un charretier, il ne vit qu’une tête ressemblant à celle d’une biche avec de grands yeux exorbités. Sans doute parce que la créature ne s’était pas attendu à ce que cet étrange individu sorte littéralement de nulle part. Elle le percuta de plein fouet, faisant décoller le voyageur de cinq bon mètres en arrière pour qu’il finisse sa course dans une petite flaque à côté d’un ruisseau.

Assommé, Shad gisait inconscient à côté du ruisseau. Marie-Jeanne parvint finalement à le réveiller quelques petites minutes plus tard en lui versant de l’eau sur le visage.  L’invocateur se redressa tant bien que mal avec  un mal de crâne terrible et essaya de constater comment la créature s’en était sorti ; mais cela serait beaucoup plus facile s’il ne voyait pas chaque forme en six exemplaires.
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Mara Leros
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyMar 23 Fév 2016 - 11:25
Agenouillé dans sa tente camouflage, l'Organisateur fixant en fronçant les sourcils l'Artefact qui lui permettait de coordonner ses troupes: une étrange carte en relief digne des films de S-F aux effets spéciaux les plus banals, sur laquelle se promenaient différents points colorés. La plupart d'entre eux étaient bleus, signes que ceux qu'ils représentaient portaient une puce GPS particulière et l'un des autres points, qui se déplaçait exceptionnellement vite, était rouge. Depuis que les chasseurs avaient réussit à marquer la bête avec leur traceur, la traque devenait plus simple.

Mais si l'Organisateur fronçait les sourcils, c'était à cause des quelques points blancs qui apparaissaient ici et là, signe qu'un Voyageur utilisait son pouvoir. Certains point étaient permanents, d'autres apparaissaient ici et là... L'un des premiers disparut d'un coup, laissant penser que son propriétaire s'était réveillé. Tant mieux, mais savait-on jamais, ces humains pouvaient être de sacrés fourbes. Sa troupe n'était constituée que de fidèles Créatures des Rêves, et il n'était pas envisageable que ces fouteurs de merde viennent interrompre sa chasse.

Cette forêt n'était que rarement accessible, et la valeur de leur proie n'en était que plus incommensurable, mais il y avait toujours ces organisations de défense des animaux à la con qui venaient leur mettre des bâtons dans les roues à chaque fois. Mais bon, il n'y avait pas une infinité de manières de s'en débarrasser. Saisissant un talky-walky de sa large main, il l'approcha de sa bouche et l'activa avant de dire:

"Avis à tous, on a au moins trois ou quatre Voyageurs, tirez à vue, stop."

De toutes manières, même si c'étaient des braconniers indépendants, hors de question de partager la récompense de la capture.


~~~~~~~~~~~~~~~

La bête était partie est un clin d’œil, Mara n'avait strictement rien compris. Elle regarda autour d'elle mais tout ce qui restait était un amas de feuille qui revenait à son état de base. À moins que ce ne soit juste le vent qui soufflait? La curiosité de l'enfant était de toute manière piquée et son amusement du début de la nuit avait supprimé une grande part de sa prudence. Elle se sentait à l'aise, autant avec sa tenue qu'avec sa force de la nuit, et elle comptait bien en profiter pour faire des trucs. Et dans la catégorie des mystère à résoudre, une bestiole pareille, blessée qui plus est, c'était pas mal!

Par contre, elle ne pouvait pas s'empêcher d'être légèrement refroidie par les coups de feu. Elle trouvait que le principe même de la chasse était quelque chose d'horrible et de cruel, même si ses parents levaient les yeux au ciel à chaque fois qu'elle le disait. S'avançant vers le bord du champignon, elle s'allongea pour regarder par dessus bord mais ne vit strictement rien. Soit ces gars étaient des pros du camouflage, soit ils étaient déjà partis. Dans tous les cas, ils devaient être à ses yeux de sacrés ninjas.

Un autre coup de feu plus loin derrière elle la fit sursauter et commença à la faire glisser de son perchoir, mais elle se rattrapa rapidement. Ils étaient déjà aussi loin? Les chasseurs étaient aussi rapide que le truc ou quoi? Elle tiendrait pas la cadence! Ou alors ils étaient plusieurs? Possible aussi. Probable même, espérait-elle. Remarquez, était-ce vraiment une meilleurs chose? Dans tous les cas, si elle voulait aider l'animal, elle était sacrément dans la mouise.

Enfin, si elle voulait l'aider, il fallait surtout: 1) le trouver et 2) le calmer. Mais elle doutait que son pouvoir ne puisse l'y aider, vu sa réaction la dernière fois. Peut-être en l'appâtant avec de la nourriture? Hum. Elle verrait plus tard. Pour l'instant, il fallait essayer de le retrouver. Elle n'avait aucun connaissance en pistage, surtout pour suivre un truc qui se déplaçait comme ça, mais c'était sans doute pas en restant sur place qu'elle allait le recroiser. Ou en tous cas, pas sans beaucoup de chance.

En même temps, il lui faudra de toute manière beaucoup de chance pour finir face à face avec ça, pensa-elle en se lançant vers un arbre.
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyVen 1 Avr 2016 - 23:46
Résolution ne faisait pas réussite. Aussi ne fonçais-je pas immédiatement comme un demeuré. Pas question d'oublier la puissance du dernier tir (j'entendais à présent des échos d'autres, plus lointains), ou je risquais fort de plus radicalement tout oublier, dans une dernière déflagration. Il fallait que je m'y prenne avec intelligence, et prudence. Je décollais de mon perchoir, en progressant à la limite du feuillage, d'arbres en arbres. Il était très facile de voler d'un appui à l'autre, et d'observer en contrebas dans le même temps. Aller dans la direction approximative du bruit, cependant, c'était tout de même un peu limité. Je n'avais guère mieux, pour le moment, malheureusement.

La question de la pertinence de mes plans était toujours un peu en suspens dans mon esprit. A l'écoute d'autres coups de feu disparates, mon insignifiance me paraissait encore plus marquée. Je pouvais me sentir puissant à monter haut, facilement et sans efforts, mais je n'étais qu'un ballon gonflé d'air chaud, au final. Mais constituais-je pour autant une cible potentielle, et a fortiori une cible facile ? Difficile de répondre à moi-même ... J'étais bien le dernier à pouvoir bien en juger, c'était certain. Mais le premier à avoir besoin d'une réponse, surtout ! Que je n'aurais pas, de toute manière, alors pourquoi même y penser. Mais ... La forêt était toujours si diablement impressionnante. Aucun rapport ? Hum. Cela participait également à mon sentiment d'infériorité pesant; après tout les feuillages qui s'étendaient au dessus de moi me réduisaient au rang de vulgaire moucheron.

"Et merde !"

Devant moi, la lumière m'indiquait qu'une énorme clairière s'ouvrait, tellement énorme qu'elle m'obligerait à faire un crochet plus que conséquent. Ce n'était cependant pas cela en soi qui m'avait fait jurer, mais plutôt qu'elle m'indiquait que j'avais fait fausse piste. Il était trop improbable que la bête pourchassée soit passée par un endroit à découvert. Plutôt qu'elle ne fuit pas en ligne droite. Mais plus de coups de feu, pour le moment. Je n'osais pas aller de l'avant comme ça, c'était du suicide complet. Non, non, ce n'était pas dans mes plans, aussi m'élevais-je un peu plus, pour me cacher dans les branches hautes dans l'attente d'autres manifestations sonores. Me mettre en sécurité, au moins a minima. En théorie du moins.

Un mouvement, que je perçu dans la limite de mon champ de vision, en contrebas. J'étais grillé ? Si je redescendais pour voir, je pouvais en être sûr, en tout cas. Mes dieux ... Résolution ne fait pas réussite, et volonté ne fait pas compétence non plus. La canopée était plus peuplée que prévu, remarquais-je en m'y engouffrant un peu plus. Tout une légion de fourmis grosses comme mon avant-bras s'affairaient de toute part, partout alentour. Elles récoltaient je ne sais quoi sur les feuilles, tâtaient les bourgeons, arrachaient les champignons parasites, etc. Mais si elles se fichaient de ma présence, peut-être que ... Avec circonspection, je les regardais faire, en me déplaçant plutôt lentement pour essayer de m'éloigner d'elles. Doucement, doucement. Difficile de savoir où aller tout de même, il y en avait partout, de ces énormes insectes ! Même si pour le moment elles ne semblaient pas

"Non non, je ne suis pas là."

L'une d'elle se tourna subitement vers moi, palpant l'air devant elle tout en mâchonnant un morceau de feuille, et ce en dépit de mes paroles (plus dérisoires qu'autre chose). Toutes ses congénères firent de même d'un bloc, alors que je me figeais, suspendu. Bordel de ... Elles n'allaient quand même pas *PAAAAWWWWWWW* Un coup de feu retentit soudain, rapidement suivi d'un bruissement qui courut partout autour de moi. Les ouvrières cliquetèrent avec entrain, arrêtant brutalement leurs tâches pour fuir l'endroit, avec une vitesse et une organisation confondantes. Je les perdais rapidement de vue, mais ne cherchais pas à voir où elles allaient exactement. Seul le tir m'intéressait. Le tir, et rien d'autre.

"Est-ce que je ne vais pas d'imprudence en imprudence, avec tout cela ..."

"Tu veux une réponse ?"

Qu'est-ce que ?!! Je virevoltais aussi vite que je pus vers cette voix qui ... Qui était là, bordel ?! Il n'y avait rien ni personne, juste moi et cette diable de forêt. Je tournais sur moi-même, scrutant les environs, complètement alarmé. Je ne l'avais pas inventée, tout de même ? Non non non, impossible. Il y avait quelque chose ou quelqu'un, et qui me narguait en plus. Je n'étais pas assez fou pour entendre des voix sans source ! J'en eu bien la confirmation quand elle me tomba dessus.

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Shad Blackburn
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyDim 3 Avr 2016 - 16:50
Shad se releva tant bien que mal en se massant la tête. Et une bosse, une ! Sa vision était encore troublée à cause du choc, tout n’était que brume et reflet autour de lui. La silhouette de la créature détala sous ses yeux. Il essaya de la suivre du regard mais elle se mêla très vite au reste du paysage flou. Il trouva appui contre un tronc d’arbre en baladant sa main a l’aveuglette et ferma les yeux quelques secondes. Si près du but pourtant ; la créature semblait avoir encaissée le choc bien mieux que lui. Même la voie de Hoji se faisait écho dans sa tête. Le démon semblait vouloir lui dire quelque chose, mais l’invocateur ne daigna pas y prêter attention dans l’instant tant la migraine était abominable. Il lui fit un geste agacé de la main pour lui dire de se taire, mais la voix du démon se faisait de plus en plus distinct, de plus en plus proche.

« …ge … là… étin.. ! »

Shad pris un air agacé et tourna la tête vers le démon pour lui demander ce qu’il voulait et revint brusquement à la réalité, oubliant brièvement la douleur dans son crâne lorsque Marie-Jeanne revint se fixer dans son dos.

-Bouge de là, crétin !! Tu vas te faire dégommer !!!

PAAAWWWwww

Une balle se ficha dans un tronc deux mètre plus loin. Marie-Jeanne tira brusquement l’invocateur derrière un arbre et le fit tomber en arrière. Un sifflement semblable à des acouphènes vint s’ajouter à son horrible migraine mais Shad parvint tout de même à se relever d’un bond et se mit à courir à pleines jambes. Son cœur était à un fil de se décrocher de sa poitrine, et il n’avait pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre ce qu’il venait de se passer. Les bruits de trois autres tires lui confirmèrent qu’il était bel et bien prit en chasse par les trois braconniers qu’il avait croisés un peu plus tôt.  Pourquoi subitement ? Pourquoi avec tant d’acharnement ? Il avait peut être tenté d’intercepter leurs proie, mais là ils n’avaient visiblement pas l’intention de le lâcher.

Après avoir zigzagué entre les arbres sur quelques centaines de mètres, Shad se plaqua dos à un tronc de quatre mètres de diamètre. Haletant bruyamment, il essuya son front trempé de sueur. Les chasseurs se rapprochaient à pas de loup, gardant l’arbre derrière lequel se cachait l’invocateur en joue.

-sort de là, voyageur ! On sait que t’es là ! Tu nous voleras pas n’aute gibier !

Shad serra les dents en grimaçant de colère. Une fois de plus il s’était fourré dans une situation épineuse alors qu’il essayait juste de rendre service. Mais bon, après tout personne ne l’avait forcé à le faire ; ça faisait partie du jeu. Décidé à défendre sa peau et à se sortir de ce merdier au plus vite, il récita l’incantation de ses guêpes mitrailleuses. Il était évident que tenter des négociations était inutile voir même stupide. Aussitôt qu’il sortira la tête de sa cachette ils tenteront de l’abattre. Alors sans menace ni manière l’invocateur tendit son bras de derrière le tronc et ouvrit le feu. Les créatures sauvages qui se trouvaient dans les environs s’enfuirent sous un concert de tir de tromblon et de rafale de dard. Les chasseurs étaient sensiblement plus expérimentés et organisés que l’invocateur en ce qui concernait le tir et lui laissaient peu d’occasion de faire feu.

Shad se remit derrière l’arbre et décida de faire disparaitre ses deux invocations. Il n’avait pas l’avantage dans cette position de toute évidence, et il était inutile de gaspiller ses munitions d’avantage.  De plus, il n’était pas sûr que son armure puisse essuyer une série de trois coups de feu de ce genre. Prit de court par la situation, il choisit la solution la plus radicale qu’il avait en réserve.

-Hoji, Marie-Jeanne, sortez moi de ce foutoir. On va pas y passer la nuit.

Le démon s’exécuta dans un petit ricanement sinistre et fusionna avec l’invocateur. Shad tomba dans une brume épaisse et sombre pour laisser le contrôle au démon…

Aller ! Tire nous de là !
Ouai bha deux minutes, t’es marrant toi. J’ai pas la capacité de traverser les balles sous cette forme, gros malin.

Prenant appui contre l’immense tronc d’arbre, Hoji s’élança à toute vitesse dans le sens inverse du trio de chasseurs. Sprintant aussi vite que sa condition physique lui permettait, il plongeait en avant de temps à autre en se rattrapant dans une roulade pour affecter la précision des braconniers. Son agilité et ses réflexes surdéveloppés lui permettaient de prévoir plus ou moins la direction que prenaient nos poursuivants, mais l’étau se resserrait de plus en plus. Quand soudain, notre chance apparut devant nous, à quelques dizaines de mètres. La fin de la courses pour nous, pour les chasseurs, et pour tout être qui ne serait pas en mesure de voler ; a première vu. Un ravin. Ou une falaise peut être ; toujours était-il qu’elle se précipitait au moins trente mètres plus bas vers une autre partie de la forêt. Par chance, d’immenses arbres s’en élevaient. Ainsi Hoji se jeta dans le vide sans la moindre hésitation dans un saut de l’ange un peu trop surfait à mon goût *ta gueule* et Marie-Jeanne attrapa la première branche qu’elle fut en mesure de saisir ; nous balançant de perchoir en perchoir jusqu’au sol.  Les racines qui sortaient de la falaise et les immenses arbres nous avaient offert de nombreuses occasions de ne pas effectuer une chute de trente mètres brut. Esquiver les balles pour se retrouver aplati comme une crêpe sur un rocher, le choix était douloureux… Nous étions donc là, dans cette partie de la forêt plus sombre mais aussi sensiblement plus calme. Trop calme peut être, allez savoir. Les bruissements des feuilles autours de nous indiquaient que nous n’étions pas seuls.

-Boss, on a perdu de vue celui là, à vous.

-Reprenez la chasse, stop.
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Mara Leros
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyMar 5 Avr 2016 - 23:16

La petite évoluait donc, sautant et se lançant de branche en branche, s'autorisant par moments une courte pause afin d'anticiper une distance ou de chercher un chemin, si ce n'était tout bêtement pour reprendre son souffle. Malgré la sorte de tension qui régnait à cause des nombreuses et puissantes Créatures ou en raison des bruits de coups de feu des chasseurs, elle arrivait vraiment à apprécier ce moment un peu défouloir. Peut-être qu'elle en avait un peu besoin, surtout que depuis qu'elle avait vraiment commencé à prendre des cours de sport en journée, son activité de la nuit lui semblait moins exceptionnelle... Enfin, un peu moins, fallait pas exagérer non plus. C'était surtout qu'elle bougeait rarement autant, et qu'elle avait rarement une tenue adaptée à un exercice pareil.

À moins que ce soit car quelque part, elle avait du mal à considérer cette nuit comme une nuit "normale" à Dreamland? C'était la première fois qu'elle observait vraiment autant la différence entre sa capacité physique ici et en vrai, c'était quand même quelque chose. Et dans un sens, peut-être que le fait d'entendre beaucoup moins de voix autour d'elle, et plutôt des cris d'animaux, avait tendance à lui faire oublier son pouvoir, et donc Dreamland lui-même... Mouais, elle savait pas trop. Mais en tous cas, c'était la première fois qu'elle ne se sentait pas spécialement mal à progresser toute seule. Ou alors c'était juste l'esprit d'Indiana Jones qui s'était installé dans sa tête pour la nuit? Elle sourit un peu à cette idée, attrapant une branche d'une main pour se balancer vers une autre, légèrement plus bas, avant d'escalader une chute de gros lierre.

En vérité, il ne fallait pas se mentir, elle jouait plus qu'autre chose. Elle savait qu'elle n'allait sans doute pas trouver la bestiole qu'elle poursuivait juste par magie. Surtout pas alors qu'elle se déplaçait si vite et qu'elle n'avait pas la moindre idée de où elle avait finie. Seulement, aussi excitant que soit ce parcours, elle ne se voyait définitivement pas y passer la nuit, elle voulait trouver quelque chose à faire. Un coup de fusil retentit, ponctuant ses paroles et faisant se taire la faune locale pendant un instant.

La fillette s'était elle aussi arrêtée, debout sur un bout de branche assez étroit, tentant de deviner la direction du tir. Il semblait provenir d'en bas, non? Elle ne savait pas... De toute manière, elle avait l'impression que la majorité des chasseurs, voir tous, restaient au sol donc bon, c'était pas une surprise... Mais en même temps, elle n'avait toujours pas trouvé de moyen de descendre, donc elle n'allait pas pouvoir y faire grand chose. Soupirant, elle reprit sa progression et se rendit compte que plus de lumière semblait vouloir lui parvenir. Accélérant un peu la cadence, curieuse de voir ce qui l'attendait, elle s'arrêta finalement face à une brusque trouée entre les arbres. En équilibre précaire entre deux "petits" champignons, elle escalada un tronc proche jusqu'à une branche un peu large et observa le spectacle.

Le sol descendait en pente raide sur plusieurs dizaines de mètres, voir plus, parsemé d'arbres bien plus petits que ceux sur lesquels elle avait couru. Ces végétaux étaient bien sûr largement plus imposants que des normaux, mais ils restaient suffisamment bas pour que l'enfant voit le soleil au dessus d'eux. Elle put aussi observer qu'en aval, la forêt reprenait de plus belle, avec des hauteurs et des couleurs toujours aussi impressionnantes. Elle se prit à se demander quelle taille faisait ce Royaume, question qu'elle ne s'était jamais vraiment posée avant de voir une telle variation de paysage. Question qui en fit venir une autre: était-il possible d'atteindre la limite d'un Royaume et d'en changer au milieu d'une n-

Quelque chose de dur et lourd lui agrippa fermement les épaules et la plaqua brusquement contre la branche, lui faisant claquer douloureusement la mâchoire. Elle entendit un bruissement de plumes et quelque chose passa soudain entre sa tête et la lumière du soleil. Le menton collé au bois, incapable d'émettre le moindre son, elle sentit le poids sur ses épaules s'accentuer comme s'il basculait vers l'avant et tenta d'en profiter en balançant ses jambes vers le haut. Elle sentit quelque chose qui ressemblait à une queue les cogner et abattit violemment la jambe vers le bas en sentant ce quelque chose passer sous son pied.

Le poids s'allégea légèrement et la Voyageuse parvint finalement à s'extraire de la pression d'un mouvement de bras, pivotant pour voir rapidement son agresseur qui s'élevait légèrement au dessus d'elle, reprenant contenance. Elle n'eut pas le temps de penser à quoi que ce soit que la Créature fondit de nouveau sur elle avec un hurlement strident qui lui vrilla les tympans, l'empêchant de la bloquer avec une onde de confiance. De nouveau plaquée à la branche par les épaules, visage vers le ciel cette fois, elle eut tout le loisir de voir la harpie se pencher vers elle, l'observant d'un air suspicieux, tandis que ses deux ailes tombaient de part et d'autre de la branche.

L'humanoïde ouvrit la bouche, laissant transparaître des crocs bien moins humains que son visage, et Mara provoqua une onde de confiance sous le coup de la peur. Le pouvoir ébranla légèrement l'hybride qui vacilla un peu, relâchant de nouveau sa force, et la jeune fille profita du fait que ses bras soient de nouveau libres de leurs mouvements pour plaquer ses mains contre les pattes de la Créature et la repousser brusquement.

Cette fois-ci, son adversaire de revint pas à la charge et planta ses serres dans le tronc derrière elle, s'asseyant sur ses talons et l'observant avec suspicion. Mara s'était pour sa part relevée et tentait plus ou moins de garder un contact visuel mais alors que les deux se regardaient en chiens de faïence, l'hybride cria de nouveau, mais vers le ciel cette fois. L'autophobe resta un peu interdite face à l'acte de celle qui lui faisait face, cherchant à comprendre ce qu'elle faisait, et la réponse lui vint comme une évidence tandis qu'un second battement d'aile retentissait au dessus d'elle.

Brusquement, comprenant qu'elle était cernée, l'enfant tourna la tête vers celle qui venait d'arriver, d'aspect plus mature, sans doute plus âgée. Cette dernière s'était sobrement installée sur une branche à deux-trois mètres de là, et regardait aussi l'humaine en plissant son regard. Finalement, à la grande surprise de la jeune, ce fut la harpie qui l'avait attaqué en premier lieu qui prit la parole sans que son pouvoir n'ait à traduire:

"Mère, vous reconnaissez cette créature? Je n'arrive pas à l'attraper..."

Ce à quoi la seconde répondit d'une voix plus profonde et grave:

"Oui Aello, il s'agit d'une Voyageuse, et c'est très mauvais signe..."

"Une Voyageuse?" la voix de la fille semblait excitée. "Vous voulez dire que la Forêt s'est ouverte?"

"Oui," confirma la mère d'un ton soucieux. "Et comme tu es supposée le savoir, ça implique surtout une Traque."

Mara préférait rester silencieuse devant cet échange, considérant qu'il valait mieux ne pas trop attirer l'attention. La harpie colorée semblait plus puissante que celle qu'elle avait repoussé. Cette dernière répondit d'ailleurs d'un ton fanfaron, reportant son regard sur sa cible:

"Bah! Ça ne sera pas la première fois, et nous nous en tirons toujours sans pertes!"

"Ou presque," corrigea-t-elle sombrement, avant de poursuivre en haussant le ton: "Surtout que cette nuit est la première chasse des jeunes, qui sont bien trop expérimentés pour s'en sortir seuls!"

Les plumes de la tête d'Aello s'ébouriffèrent soudain face à cette prise de conscience, et un léger "Oh..." s'échappa de ses lèvres, tandis que l'autre acquiesçait doucement sans la quitter du regard. Finalement, la jeune s'arracha du tronc et s'élança dans les airs en criant: "Céléééé !", disparaissant bien vite de son champs de vision. La regardant partir, l'adulte reporta finalement son attention sur Mara, l'observant sévèrement. Elle chuchota doucement, sans doute pour elle-même:

"Il faudra aussi que je prévienne les autres meutes, pour eux aussi la perte de petits serait un coup dur... Qui sait quelle sera leur cible cette fois..." puis elle se mit à parler plus fort et légèrement plus agressivement, visiblement à l'attention de la Voyageuse: "Quant à toi..."

HRP:
 
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyMar 19 Avr 2016 - 12:12
Des serres s'agrippèrent à mes épaules, couplé à un piaillement joyeux. Je ne sais pas ce qu'elles allaient vouloir faire, mais je réagis dès qu'elles me touchèrent. Avant de me faire écharper par les griffes, je fis une sorte de volte-face vers le haut, en essayant de protéger ma tête comme je le pouvais de mes bras. C'était confus, mais je ne pouvais pas faire autrement qu'entrer dans le jeu de la lutte. Le contact visuel ne me perturba pas plus que cela. Une petite harpie de couleur fauve, à l'air espiègle, presque enfantin (vu ses couleurs et son gabarit, je la rapprochais d'emblée des oiseaux juvéniles). Elle n'en était pas moins un danger ! Ses coups de serres n'étaient pas à négliger, et je les repoussais comme je pouvais de vigoureux moulinets. Surprise par ma résistance énergique, elle tenta de me lâcher, mais je ne la laissais pas faire.

Pas question de lui laisser prendre de l'essor. Mes manches étaient toutes déchirées, de même que la peau en dessous, mais ma tête n'avait rien, et mes mains restaient dans un état satisfaisant. Elle n'avait pas commencé à reculer qu'à mon tour je lui sautais dessus. Je me mettait dans une situation très risquée ainsi, en plaçant mon corps plus à portée de ses serres, mais je ne voulais pas simplement me laisser chasser par une oiselle de la sorte. Je la pris de vitesse avec mon bond, qu'elle n'attentait manifestement pas aussi vif et haut, et la ceinturais comme un lutteur, en bloquant ses pattes antérieures avec mes jambes. Elle était plus petite que moi, aussi mes bras se retrouvaient naturellement au niveau de sa tête, me permettant de la bloquer. L'instant d'après nous tombions lourdement sur la branche.

Sa vigueur me posait de sérieux problèmes, elle se débattait très fortement, et j'avais toutes les peines du monde à ne pas la lâcher. Un de mes bras était contre sa gorge, ma main allant sur sa mâchoire, l'autre au dessus, le tout formant une sorte d'étau. Je maintenais mon étreinte avec acharnement, quand bien même mes flancs s'engourdissaient des gifles de ses ailes, que les muscles de mes membres commençaient à crier sous la contrainte. Un coup de rein pour la plaquer à nouveau contre le bois, accompagné d'une poussée de tout mon corps, lui fit soudain stopper tout mouvement. Elle se raidit brusquement, ses yeux qui s’affolaient en tous sens s'étaient fermés. Prenant un peu mieux mon assise, je ne me détendais aucunement.

"Je sais que tu fais la morte, ça ne marchera pas."

Savais, savais, supposais, plutôt. Si elle était ce qu'elle semblait être, et si j'en croyais mes observations à Dreamland, les choses n'étaient souvent que des variations fantasques sur les thèmes du réel. Harpie peut-être, mais sa ressemblance avec les oiseaux allait jusqu'à la forme que prenait sa croissance incomplète et son comportement de juvénile joueur. La thanatose (feindre la mort) était une chose que les petits oiseaux maîtrisaient pour la plupart, lorsqu'ils étaient coincés. Et ils appelaient leurs parents dès que la menace se relâchait.

"C'est inutile, je te sens respirer. Tu penses que je vais simplement te laisser comme ça, et espérer que tu ne rameutes pas toute ta nichée ?"

Petit frémissement de sa part, son thorax se bombant légèrement, mais à peine plus. Quoique, ne la sentais-je pas moins raide ? Passé le coup d'adrénaline et la nécessité d'action, je me sentais mal d'avoir agi de la sorte. Comme un bête animal qu'on attaque. Je pouvais sentir sous mes mains que ses plumes ne s'étaient pas encore tout à fait débarrassées de la texture douce et presque pelucheuse de premier duvet. Elle n'était pas bien grande, de la taille d'une jeune fille de 12, 13 ans, tout au plus. Pas très agréable de faire telle comparaison, au vu de ma position. Mais maintenant il fallait que je trouve une stratégie satisfaisante ... D'un ton moins dur, je continuais.

"Tu m'attaques, je me défend, et nous en sommes là; c'est un peu bête, tu ne trouves pas ? Tu t'es mise toute seule dans le pétrin, ma petite."

Je réfléchissais en parlant. Lequel de nous deux s'était le plus mis dans le pétrin, c'était la question à mille points. Je n'allais pas la mettre plus à mal qu'à présent, ce n'était aucunement mon intention. Il était moins que certain que d'autres se fassent la réflexion, cependant. Les parents de l'oiselle, par exemple ... Il fallait à tout prix que j'arrive à concilier ces deux objectifs (ne pas l'abîmer et ne pas avoir d'ennuis). Je remarquais que ses yeux s'entrouvraient, à présent. Ne sachant trop si je faisais une monumentale connerie, je lâchais sa tête, relâchais ma pression sur elle. Sa bouche était libre.

"Je ne vais pas te faire de mal, ce n'est pas mon intention, mais je ne peux pas te laisser faire ce que tu veux non plus. Tu comprends ?"

J'espérais vaguement garder un ascendant suffisant pour qu'elle n'ose pas crier ou me mordre. Ses yeux noirs s'ouvrirent enfin plus librement, et elle pencha la tête sur le coté, l'air grave mais toujours effrayée. Une partie de moi me hurlait de faire l'exact contraire, mais je me relevais, et libérait ma petite harpie captive. Elle resta quelques secondes allongée, continuant de me fixer de ses drôles de globes oculaires vaguement humanoïdes. D'une petite impulsion, elle se remit brusquement sur ses pattes, et agita ses ailes en ébouriffant ses plumes. Pas de geste brusque, ni de signe inquiétant pour moi. Qu'elle s'éloigne de quelques pas était même plutôt rassurant. De plus j'avais la confirmation que je ne l'avais pas blessée.

"T'es ... T'es quoi ?"

"Oh, tu ne sais même pas ? C'est étonnant."

J'étais quelque peu soulagé qu'elle me pose une question. Si elle dans cet état d'esprit, les chances d'arranger tout cela grandissaient de beaucoup. Je restais tout de même vigilant. Ses prunelles me couvaient d'une attention toute particulière. Je voyais qu'elle avait envie de se volatiliser mais qu'elle n'osait pas, ce qui était bien. En la fixant continuellement, il semblait qu'elle restait comme vaguement captivée. Mais était-elle jeune au point de ne pas savoir à quoi ressemblaient les Voyageurs ? La chose avait de quoi me surprendre. J'allais lui répondre quand j'entendis quelque chose qui me tendit immédiatement. Un cri, étouffé par la végétation au dessus mais tout de même audible pour moi (je gageais que la harpie l'avait perçu avant). Je levais la tête, en alerte, tentant de percer le couvert des feuilles du regard, en vain. Je fis un pas vers la jeune créature, qui recula sans réussir à garder ses distances. Un coup de feu retentit à nouveau, nous raidissant tous les deux un bref instant.

"Tu as envie de fuir, n'est-ce pas ?"

La question n'en était pas vraiment une, la réponse était plus qu'évidente. Une réplique du cri, beaucoup plus proche, joua le rôle de déclic chez l'oiselle, qui s'envola précipitamment avec un piaillement anxieux. Quelques instants plus tard, je la perdais complètement de vue entre les branchages, et me retrouvais à nouveau tout seul. Palpant distraitement les petites blessures qu'elle m'avait infligée, j'eus soudain une idée.

D'un bond, je m'élevais de mon perchoir, et traçais mon trajet vers la fin des cimes. Le soleil me brûla les yeux, et je mis quelques secondes à m'adapter à cette nouvelle luminosité. Si j'avais décidé de ne pas m'aventurer ici auparavant, mon avis se trouvait révisé. La prudence ne devait pas s'exercer à cette échelle d'action; en d'autres termes, je n'étais pas réellement plus en sécurité un peu en dessous qu'ici. Tout dépendait de comment j'arrivais à me démener. Je pouvais apercevoir la lisière de la clairière, d'ici, ainsi que ... Deux harpies. L'une était en outre sensiblement plus grande que l'autre. Plus important surtout, elles se dirigeaient vers un point opposé à la clairière, plus à l'est. Je me tournais donc vers l'exact opposé. Les oiseaux n'allaient pas vers les chasseurs, jamais.



[HRP : pardon du temps ><' : HRP]
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptySam 23 Avr 2016 - 11:42
La forêt baignait dans un calme reposant. Une légère brume tapissait l’atmosphère, englobant les arbres et les bosquets. L’endroit était beaucoup moins bruyant que plus haut et seuls quelques rayons de soleil flirtaient à travers les branches. Hoji esquissa quelques pas prudents vers les entrailles de la forêt, restant constamment sur ses gardes. Son instinct lui indiquait que nous n’étions pas seuls. Je ne pouvais que compter sur lui pour ne pas tomber dans une autre embuscade et malgré tout le manque de bruit ambiant faisait monter en moi un léger sentiment d’insécurité. Pas un cri d’oiseau ou de rongeur, pas même une petite bestiole grimpant le long d’un arbre. Hoji se stoppa en jetant un coup d’œil alerte aux alentours avant de faire un bon arrière, esquivant de peu une flèche faisant presque la taille d’un harpon. Puis, sortant lentement de derrière un arbre lentement mais d’un pas assuré, une grande créature mis homme mis cheval se dressa face à nous. Le centaure fit claquer son sabot au sol d’un air menaçant. Grand, les muscles saillants, un visage fin et de longs cheveux bruns, il portait un grand arc de chasse avec une flèche engagée prêt à décocher une nouvelle fois. Bombant le torse avec fierté, il s’adressa au voyageur d’une voix calme et puissante.

-Arrière, voyageur ! Tu entre à tes risques et périls sur le territoire des centaures ! Les harpies nous ont prévenus de vos agissements, partez ou vous mourrez !

Je réfléchis quelques secondes à ce qu’il venait de dire. « Nous » ? Nous étions donc plusieurs voyageurs dans cette forêt ? Je ne savais pas ce que d’autres voyageurs pouvaient bien faire dans un endroit tel que celui-ci, mais la situation semblait être assez tendu du côté des créatures qui y vivaient. De plus, des harpies ?! Rien que ça ? Il me sembla soudainement que nous nous trouvions au mauvais endroit et au mauvais moment. On aurait dit que toutes les créatures s’étaient préparés à entrer en guerre, prêtes à défendre leur territoire avec acharnement.

« Hoji, ne fais pas l’idiot, tout ceci ne nous concerne pas »

-je sais, andouille. Centaure ! Je ne suis pas ton ennemi et je ne cherche pas à nuire à ton peuple ! Oublions cette histoire et laisse moi passer que je continus mon chemin.

-C’est hors de question ! Répondit le centaure d’une voix forte. Tu as plutôt intérêt à justifier ta présence en ces lieux !

-Je ne reçois d’ordre de personne, mésira…

« Hoji ! La mission, sombre crétin ! »

-Tu me gonfle avec ta mission… Centaure, je suis à la recherche d’une créature. Je dois juste récupérer une de ses larmes.  Cela permettre de créer un élixir qui pourra sauver une personne d’une maladie rare.

-Vraiment ? Et comment pourrais-je faire confiance à quelqu’un comme toi dont le les yeux reflètent le mal en personne ?

-Oh et puis merde, j’ai assez fais preuve de patience comme ça. Si tu ne veux pas bouger, alors j’userai de la force !

« Hoji !! NON !! »

Le démon chargea en direction du centaure, un sourire carnassier au coin des lèvres. La créature se cabra dans un hennissement de colère et décocha sa flèche. Hoji esquiva le projectile en plongeant sur le côté et bondit sur la bête. Il se cabra une fois de plus brusquement, en agitant ses longues jambes et se secouant dans tous les sens pour se débarrasser du parasite qui essayait maintenant de l’étrangler. Mais les muscles de la bête était puissant, il avait surement connu des adversaires plus costaud que mon pauvre corps chétif. Il parvint à se défaire du démon en l’éjectant par-dessus son dos. Hoji se réceptionna sans mal et avait même réussis à lui faire lâcher son arc dans l’agitation. Le centaure se rua aussitôt sur nous et se dressa aussi haut qu’il le put pour nous écraser sous ses sabots. Hoji parvint à esquiver de justesse cette fois ci et ne vit pas arriver le revers de main qui suivit. La bête nous envoya valser sur plusieurs mètres avec une force impressionnante. Hoji avait beau être un bon combattant, ce centaure n’en était pas moins un adversaire redoutable.

Hoji parvenait certes à esquiver les attaques les plus dangereuses, mais il n’arrivait pas pour autant à lancer un assaut. La créature connaissait trop bien le terrain, comment réagir quand son adversaire se servait des arbres comme obstacle. Le centaure avait cependant fait une petite erreur. S’il l’avait remarqué au début, il avait bien vite oublié ; ou bien juste s’était désintéressé ; la présence de la plante dans mon dos. Privé de son arc, la bête envoyait de grand coup de poing dont la force d’impact laissait de grande marque dans les troncs d’arbre.  Reculant un peu plus jusqu'à se trouver à côté d’un tronc de taille moyenne, le démon attendit que l’ennemi tombe dans son piège. Le défiant du regard, le provoquant de son sourire mesquin, Hoji n’eut pas à attendre  plus d’une seconde pour que le coup suivant arrive. Il se balança alors sur le côté, passant derrière le tronc d’arbre en observant d’un air carnassier le bras du centaure encore tendu par l’élan de son coup. Marie-Jeanne intervint alors en attrapant le poignet de la créature avec sa liane et Hoji fit rapidement le tour de l’arbre pour bloquer le bras prisonnier du centaure contre le tronc, et grimpa sur son dos. La plante lui attrapa le deuxième bras et tira en sens inverse pour le bloquer. Elle n’aimait pas vraiment le démon, elle évitait même de lui adresser le moindre regard malgré le fait qu’il se voyait chaque nuit en m’accompagnant ; et le démon en faisait de même. Mais pour elle, ma sécurité était sa priorité et donc elle n’hésitait pas à combattre en équipe avec Hoji quand la situation l’obligeait. Immobilisé, la créature se débattit avec rage, tentant d’éjecter le démon qui s’était fermement agrippé à lui.

- Calme-toi, centaure, j’ai un marché à te proposer.

La bête cessa de se débattre et écouta le démon qui ne relâcha pas son étreinte. Haletant dans un râle bruyant, il tourna légèrement la tête dans sa direction les yeux remplit d’une colère noire.

-Qu’as-tu à proposer pour que je n’ameute pas le reste de mon clan afin de te mettre en pièce, humain ?

-Ha ! Pour commencer je ne suis pas mon stupide invocateur mais le démon qu’il à l’immense honneur d’avoir à ses côtés.

-être un démon ne te donne aucunement le droit de profaner ces lieux ! Réponds avant que je ne change d’avis !

-Les chasseurs dont tu parles ont également essayés de me tuer. Comme je l’ais dis plus tôt, je ne suis pas ici pour tuer une quelconque créature. Nous somme dans le même camp. Aide-moi à sortir d’ici et tu ne me verras plus fouler tes terres.

-Et pourquoi ferais-je confiance à un démon?

Hoji afficha son petit sourire mesquin de manipulateur perfide. Il le tenait. Il était très fier de son statut de démon, mais il était loin d’être stupide et savait qu’il ne pouvait gagner seul contre tout un clan de centaure ; et qui plus est sur leur propre territoire.

-Rien ne t’y oblige. Mais le simple fait que je ne t’ais pas encore tué prouve ma bonne foi. Crois-tu vraiment que les démons sont adeptes des négociations ?

Le centaure marqua une pause avant de réagir. Les propos de Hoji semblaient l’avoir presque convaincu. J’avais moi-même du mal à comprendre ce que manigançait le démon et je maudissais une fois de plus mon incapacité à avoir un contrôle total sur lui.  

-Très bien, démon. Tu as prouvé ta valeur. Relâches-moi et aucun mal ne te seras fait. En échange je veux que tu me dises tout ce que tu sais sur ces chasseurs et sur les autres voyageurs présents dans cette forêt. Nous sommes les protecteurs de cet endroit sacré et notre rôle est d’entraver le mal qui tente de la ronger.

-Je ne fais actuellement équipe avec aucun de ces voyageurs et je ne les ai même pas croisés. Je ne sais donc pas s’ils sont en cause dans cette chasse. En revanche, je n’ai pas l’habitude d’être la proie de quiconque. J’ai donc un compte à régler avec ces chasseurs.

-Marché conclu, démon. Si ton aide est satisfaisante je t’aiderais peut être même à trouver la créature que tu cherches.

« Je me contrefiche de cette stupide créature. »

« Et moi je te dis que tu as intérêt à t’en tenir à notre mission. »

« Apprends à maitriser ton pouvoir avant de proférer des menaces, stupide invocateur. »

Le centaure nous emmena sur son dos en partant au galop. Hoji lui rendit son arc et observa les alentours.  Nous étions suivis. Le centaure poussa un hennissement puissant et quelques secondes plus tard d’autres centaures firent leur apparition à ses côtés. Le combat contre les chasseurs était lancé, avec à sa tête un centaure chevauché par un invocateur démoniaque accompagné d’une dizaine de ses congénères.

________

Un peu plus haut, la partie de chasse battait son plein.

-Avis à l’équipe 5 et 7, centaures en approche ; je répète, centaures en approche. Ordre d’intervenir immédiatement, stop.

Postés en éclaireurs dans la lisière au bord de la forêt depuis le début de la chasse, six autres chasseurs armèrent leurs fusils et entrèrent dans les bois d’un pas souple et déterminé. La compagnie Yargo était une troupe de chasseurs d’élites et n’était pas du genre à se laisser prendre par surprise. La partie promettait d’être amusante ; une tête de centaure se revend toujours à bon prix.
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyDim 24 Avr 2016 - 17:41

L'organisateur de la chasse enchaînait les appels entre ses différentes équipes, étudiant leur évolution sur la carte et notant les lieux de conflits.

"Avis à l'équipe Delta, l'équipe 3 est attaquée par un groupe de Werber géantes, stop. Déplacez-vous vers Sud-Sud-Est pour leur venir en aide, stop. Avis à l'équipe Béta, une colonie de Werber se trouve probablement au Nord-est de votre position, occupez-vous en, stop."

Il relâcha le bouton de son talky-walky et nota rapidement quelques marques sur sa carte. La partie intéressante de la chasse commençait enfin, ça en devenait presque une guerre tactique de gérer les différentes meutes de Créatures qui demeuraient dans cette forêt. D'autant plus qu'en raison de la rareté de son ouverture, ils étaient bien loin de pouvoir menacer la survie des espèces locales, même en abattant un troupeau, pas de remords donc. Une entreprise ardue et rare, mais définitivement rentable! Mais il fallait dire que les animaux étaient particulièrement réactifs en ce moment, l'ouverture de la forêt devait croiser une autre période particulière. Même si la présence de Voyageurs était déjà un élément perturbateur assez notable en soi.

Son appareil de télécommunication grésilla tandis qu'on l'informait de quelque chose, il prit quelques notes et appuya sur le bouton de sa machine avant de parler dedans:

"Avis à tous, la cible a été repéré au niveau de la crevasse des Harpies, entourez cette position et empêchez les meutes de s'organiser, stop!"

Il vérifia que les troupes libres allaient dans la bonne direction, reçut une autre information et porta de nouveau le talky-walky à sa bouche, après un instant de réflexion:

"Avis à l'équipe 1, une manticore attaque l'équipe 10 à l'ouest de votre position, allez les soutenir, stop. Tentez de l'amener auprès de l'affrontement contre les centaures, au Sud-Est de sa position."

Les deux races étaient rivales concernant ce territoire, elles seraient bien capable de s'entre-tuer sans s'occuper des chasseurs. Et le venin de manticore était toujours très rare et prisé...

________

Avant même que la harpie bariolée ne puisse finir sa phrase, quelque chose lui frôla la joue si rapidement qu'il échappa à la vision de la petite, et sans laisser d'impact sur l'arbre derrière elle. Sans comprendre, la Voyageuse suivit le regard furieux de la Créature et vit un monstre. Accroché à une branche de manière complètement anarchique, sa queue collée au tronc le plus proche le maintenant sans doute dans sa position, l'enfant le vit ouvrir sa gueule et un trait en jaillit à toute vitesse, avant de se figer. Se retournant, elle vit que la Harpie avait saisi ce qui s'avérait être une langue entre deux griffes, regardant la créature d'un air mauvais. D'un voix sifflante, agressive, elle cracha:

"Tu t'attaques à plus fort que toi, et tu le sais..."

Ce à quoi la chose répondit:

"Aaah, mais qui ne tente rien n'a rien, très chère..."

Elle écarta sa main et la langue retourna dans la gueule du monstre comme un ressort. La jeune fille ne put s'empêcher de remarquer du coin de l’œil que malgré l'indifférence de la femelle, sa main fumait très légèrement. Du poison?

"Nous n'avons pas le temps pour ces querelles, des chasseurs sont là." lança-t-elle avec colère.

"Ooooh, mais je sais bien. D'ailleurs, ils en ont sans doute après Lui~"

La harpie se tendit, ses plumes s’ébouriffant, et elle cracha:

"Et sachant cela, les basilics continuent à chasser au lieu de Le protéger?"

"Tu devrais savoir se que nous pensons de Lui," ricana-t-il. "Nous ne doutons pas de pouvoir survivre hors de la forêt, alors sa disparition ne nous impacterait pas vraiment..."

Il s'était lentement approché de l'hybride, et son visage d'os lui faisait à présent face, tandis qu'il susurrait: "Et maintenant..." Mais il se figea quand sur le même ton, sa cible fit:

"Si tu fais mine d'ouvrir les yeux, je te les crève."

Et sa menace eut visiblement effet, puisque le serpent à pattes se recula légèrement. Mara remarqua d'ailleurs que ses yeux qu'elle avait cru ouverts étaient comme couverts d'une membrane particulière. Se rappelant des propriété des basilics, elle se demanda si c'était pour pouvoir limiter l'utilisation de cette capacité. Car si eux-mêmes étaient sensibles à cette pétrification, la vie en horde devait être... difficile. Elle entendit la voix dure de la harpie lancer:

"Je te propose un marché, le même que les fois précédentes pour que ton peuple nous aide." mais elle n'avait pas l'air d'aimer ce marché.

"Aaaah, tu sais nous parler à ce que je vois..." il roucoulait presque. "Soit, je vais prévenir les autres, et... Je compte sur vous pour tenir cette promesse, mmh? ~

Et il disparut aussi brusquement qu'il était apparu entre les feuillages, mais une certaine tension se dégageait toujours de la harpie. Mara avait l'étrange impression que l'attaque du basilic avait eu pour unique but de lui faire faire ce marché. Mais pour le coup, elle s'était sentie particulièrement faible face aux deux Créatures et elle se fit encore plus petite quand la femelle se pencha vers elle:

"Voyageuse, tu ne sembles pas faire partie de la troupe de chasseurs..."

La fillette se contenta d'acquiescer, la gorge nouée par la peur. Son interlocutrice dut se réjouir de sa réaction, puisqu'elle sourit presque en se penchant vers elle:

"Je te propose aussi un marché: tu nous aides à repousser les chasseurs et à protéger leur cible, et en échange..." elle fit mine d'hésiter, puis conclut avec un grand sourire: "Nous te laissons la vie sauve! Ça te va?"

Encore une fois, petit acquiescement terrifié. Satisfaite, elle saisit l'une de ses plumes colorées, une mauve, et la glissa du bout d'une griffe sous le bandeau de l'enfant. Elle lui dit rapidement que ce signe lui éviterait de se faire attaquer par toutes les Créatures du coin, tant qu'elles étaient au courant de l'attaque, mais que personne n'hésiterait si elle commençait à faire la maligne. Hésiter à quoi, elle ne le précisa pas mais la fillette devinait facilement. Sur ce, la Créature prit son envol et disparut en quelques instant entre les branches, laissant la fillette à elle-même. Dans quoi est-ce qu'elle s'était embarquée...
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyJeu 28 Avr 2016 - 23:41
Je replongeais avec d'infinies précautions dans les branches hautes, évitant un des feuillages, qui abritait une petite horde de chenilles longues comme ma main, qui se repaissaient de leur perchoir avec lenteur et quiétude, engoncées qu'elles étaient dans la peau hérissée de touffes de poils fins et abondant, les transformant en gros plumeaux colorés ... et sans aucun doute pas très agréables au toucher. Les petites blessures que j'avais me rappelaient que jamais, apparemment, je ne pouvais manquer de méfiance et de vigilance ici.

J'étais vraisemblablement sur la bonne voie, ou plutôt sur la voie de la traque des chasseurs, si j'en croyais le silence de la forêt, encore plus pesant qu'au dernier énorme coup de feu. Je perdais de l'altitude en observant les arbres, à la recherche d'éventuelles traces du passage de la bête traquée. Une éraflure dans l'écorce m'interpella, mais cela pouvait être n'importe quoi d'autre, je pouvais seulement dire, alors que je me penchais dessus, qu'elle semblait relativement fraîche. Je restais quelques secondes, pensif, devant ce petit accroc sur une branche, puis passait à sa voisine, puis la suivante, en cherchant à ne pas perdre la direction qui avait le plus de chance d'être la bonne.

Je n'étais pas un très bon pisteur, surtout entre les branches d'arbres géants. Et il n'était pas question pour moi de m'aventurer au sol, beaucoup trop dangereux et exposé. Passant un peu du coq à l'âne, je me demandais pourquoi cette créature, spécifiquement, était chassée comme du gros gibier par un nombre indéterminé de personnes indéterminées par autre chose que la puissance de leur arme. Pourquoi, combien, comment, et ainsi de suite.

Un certain nombre de questions trottaient dans ma tête, pour le moment, avec une intensité qui était largement supportable, mais bien présent et prenant. Trop, sans doute, mais ma cérébralité, malgré mon penchant de plus en plus impulsif dans le feu de l'action, restait une de mes plus grandes caractéristiques, pour ne pas dire un de mes plus grands défauts. Me demander ce que la jeune harpie avait en tête, par exemple, quelle utilité ? Qui plus est le biais que son apparence d'enfant humanoïde me faisait adopter m'énervait, rien que d'y penser. Condamné à positionner mes pensées autour de ******

Je ne compris pas tout de suite ce qui était arrivé. Ma réaction réflexe fut de me plaquer au tronc le plus proche, mes dents se serrant à m'en souder les mâchoires alors que le bruit du tir *PPPAAAAWWWWWW* m'emplissait les oreilles, vibrant jusque dans mes os, en simultané avec le cri que poussa l'air tout proche, et le bois tourmenté à quelques centimètres de ma position. Je ne pus m'empêcher de fermer les yeux alors que le son me remuait les tripes. Bordel de ... On venait de me prendre pour cible. Une partie de moi, malgré (et sans doute à cause de) la violence du choc, me hurlait de m'envoler, de partir de mon petit perchoir tout de suite, avant de me faire tirer comme un pigeon. C'était un désir stupide et suicidaire, j'en étais convaincu dans le peu de raison qu'il me restait dans l'instant. Je ne bougeais pas d'un pouce, en essayant de me calmer.

Le tir venait d'en bas, impossible de bien se rendre compte de l'angle d'où je me tenais, puis la puissance de la balle avait déchiqueté le bois tout en le brûlant, un spectacle impressionnant. Il y avait au moins un chasseur en contrebas, et du diable si je savais où exactement ! S'ils étaient plusieurs, et me prenaient pour cible, je n'avais pas grande issue. Mais que faire, bordel, que faire ?! Je ne tenais plus, et m'envolais, longeant le tronc dans mon ascension verticale. Je me réfugiais avec précipitation à la naissance du feuillage.

*PAWWWWWW*

Cette fois, le coup de feu était plus éloigné, il ne m'était pas adressé. Plusieurs chasseurs donc. Plusieurs équipes, peut-être, qui sait. Oh mes dieux ... Je ne savais vraiment que faire. J'aurais du suivre les harpies, finalement; une cible isolée était une cible facile. Mais comment avait-ils pu me voir, à cette distance, qui plus est sous un tel angle ? La branche qui me soutenait était plus épaisse que moi, largement même, mais ça ne suffisait manifestement pas. Non, non, si je réfléchissais quelques secondes je pouvais le comprendre facilement; même si j'étais à au moins 30 mètres du sol, je devais ressortir particulièrement, une fois la pénombre percée. Sans plus me poser de question, je recommençais à m'élever. Il fallait que je réussisse à m'échapper efficacement, d'une manière ou d'une autre. Mettre le plus de distance sans être atteignable dans la fuite, tout d'abord.

Un sifflement inquiétant se fit entendre en dessous de moi, et je me stoppais immédiatement. Il s'intensifia, se transformant au fur et à mesure. Je baissais les yeux, et vit avec horreur ce qui arrivait sur moi. La chose était large comme la moitié du tronc (ou plutôt de la branche), et surtout allait à toute vitesse. Décidément, ça n'allait jamais s'arrêter ! Pris d'un élan un peu fou, je lui sautais dessus, m'accrochant à la chitine de son dos, proche de sa tête, tandis que l'espèce de scolopendre ne ralentissait même pas. Il y avait plus urgent, en effet, et un passage clandestin n'était pas grand chose. Une idée germait dans mon esprit.

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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyDim 1 Mai 2016 - 19:26
La horde de centaure sortit de la lisière obscure qui délimitait leur territoire, galopant à vive allure sous la lumière du soleil. La colline qu’ils arpentaient était une grande clairière qui traçait un chemin naturel vers la partie supérieure de la forêt ; début du territoire des harpies. Ces créatures mi femme mi volatile étaient leurs alliées. Ou disons juste qu’ils étaient en bon terme. Dans tous les cas, ils ne risquaient pas un affrontement avec elles puisqu’ils avaient les mêmes ennemis à cet instant.   Hoji, toujours perché sur le dos de la créature à la tête de la horde, jetait des regards méfiants aux alentours. Son instinct lui disait que quelque chose ne tournais pas rond. Pourquoi Tants de clans de créatures se liguaient-ils ainsi contre les chasseurs ? Après tout, il me semblait à moi aussi que nous n’en avions croisés que trois jusqu’à présent. Mais la forêt était bien trop agitée pour trois malheureux chasseurs et nous pouvions entendre bien d’autres coups de feu d’ici. Les échos des tirs déclenchèrent une série de cris de guerre chez les centaures, résonnants au loin contre la falaise. En guise de réponse un étrange rugissement semblable à celui d’un lion nous parvint. Suivit de trois coups de feu qui eurent raison de deux centaures.

Face à la horde, six chasseurs arrivaient dans notre direction en slalomant entre les arbres poursuivit par une bête énorme. Pour autant que je sache, c’était une manticore ; une créature issue de la mythologie Perse.  Corps de lion, crinière rouge sang, un visage presque humain, queue de scorpion et ailes de chauve souris… Le mélange parfait. Une créature horrible que les chasseurs ne semblaient pas fuir pour autant puisqu’ils avaient pris la liberté de tirer dans notre direction. Au contraire, ils semblaient diriger la créature vers nous pour déclencher un affrontement. Malgré le soudain sentiment d’insécurité qui nous envahissait brutalement le démon et moi, Hoji ne put réprimer un sourire approbateur à l’égard des braconniers. Ils avaient du talent. Les manticores et les centaures étaient effectivement ennemis. Forcer les deux proies à s’affronter pour mieux les abattre, c’était le genre d’idée qu’il aurait été capable d’avoir.

Deux centaures abattus, la horde s’emballa dans un grand cri de guerre. Leur colère était palpable, et les flèches commencèrent à pleuvoir. Il y a quelques instants encore nous étions simplement en route vers le cœur de la forêt. Et là, en une fraction de seconde, nous nous retrouvions en plein affrontement. Les chasseurs étaient organisés ; trois tiraient sur les centaures et trois autres s’occupaient de tenir la manticore à distance. Un seul coup de fusil ne suffirait sûrement pas à avoir raison d’elle, mais trois semblait être suffisant pour qu’elle prenne ses distances laissant ainsi le groupe de trappeurs hors d’atteinte de sa queue au poison mortel. Le cœur battant, nous nous rapprochions de plus en plus de l’ennemi. Si ça avait été vraiment moi sur le dos de ce centaure, j’aurais surement paniqué. Mais la soif de combat de Hoji parvenait à calmer mon anxiété. Comment faisait-il pour ne pas craindre la mort vers laquelle nous nous précipitions à cet instant ? Peut être qu’il s’en foutait car il ne mourrait pas vraiment, lui. Si je me faisait abattre, il reprendrait sa liberté de démon et s’en sortirait avec la puissance que je lui ai permis d’accumuler jusqu’à présent. Mais le connaissant, il ne pouvait se satisfaire de si peu. Il avait donc forcément quelque chose derrière la tête ; chose qu’il parvenait encore à me dissimuler.

Nous arrivions à la lisière de la partie supérieure de la forêt, et l’affrontement débuté dans un tonnerre de coups de feu et de cri de douleur. La manticore s’était temporairement désintéressée des chasseurs pour se ruer sur un centaure, le plaquant au sol avec une violence sans pareil et le transperça de sa queue. Les chasseurs n’ayant plus l’avantage de la distance si près des centaures, ils durent sortirent leurs machettes de combat. Moins efficace au corps à corps deux d’entre peinaient à esquiver les coups de sabots et d’arc que les créatures leurs infligeaient. Les quatre autres restaient en arrière en rechargeant leurs armes tandis que leurs compagnons tentaient de retenir les proies au corps à corps. Un chasseur parvint à entailler profondément le flanc d’un centaure, avant de finir écrasé sous les sabots d’un autre, lui-même exécuté d’une balle dans la tête une fraction de seconde plus tard. Le combat été violent et anarchique, la manticore, qui faisait preuve d’une grande agilité, se débattait avec trois centaures qui lui tournaient autour en la criblant de flèches qu’elle parvenait à dévier une fois sur deux d’un coup de queue ou tout simplement grâce à la résistance de sa peau écailleuse.

Nous suivions l’affrontement de près, toujours perchés sur le dos du leader de la horde qui tentait de contourner les tireurs en passant derrière les arbres pour se protéger des balles. Nous nous rapprochions d’eux, prêt à bondir, toujours à couvert derrière le dos de notre monture. Une balle dans le bras. Un hennissement de colère, suivit d’une flèche en travers de la gorge d’un chasseur, faisant ainsi descendre leur nombre à quatre. Ils se jetèrent sur le côté pour esquiver notre charge, puis sortirent à leur tour leurs machettes.  Les quatre trappeurs restants se mirent en cercle et repoussèrent ensembles les assauts des quatre centaures avec une adresse remarquable. Ils savaient où viser, et quand frapper. Ils connaissaient leurs ennemis sur le bout des doigts et leur impassibilité face au danger forçait le respect. De son côté la manticore avait réussie à blesser un autre centaure et le poison forçait la bête à poser un genou au sol, essoufflée.

Le chef de la horde décida de charger en direction de la manticore, bandant son arc malgré la douleur de son bras blessé. Nous la prenions à revers, mais notre présence ne lui échappa pas pour autant. Son regard me transperça jusqu’au plus profond de mon âme et quand Hoji prit la décision de sauter au moment de l’impact entre le centaure et elle, je crus que le voyage s’arrêterait à cet instant. Sa queue empoisonnée nous frôla de si prêt que nous sentîmes le vent glaciale de la mort nous caresser la joue. Dans un rire dément mêlé au plaisir d’avoir passé ma vie sur le fil d’un rasoir, Hoji sauta sur le dos de la bête ailée pour se propulser en direction du quatuor de chasseurs. L’idée avait été brillante, imprévisible. Aucun des quatre trappeurs n’avait imaginé que le démon surgirait aussi rapidement de derrière cette bête féroce et sans pitié. Dans son élan le démon passa sous les jambes d’un centaure et tacla violemment l’un des chasseurs pour l’immobiliser au sol. Puis avant même qu’il n’ait eu le temps de tenter une riposte, il lui brisa les cervicales en lui dévissant la nuque. Mort sur le coup. Le démon arracha son arme à son cadavre et entama les hostilités avec les trois autres, essuyant au passage une entaille au bras. Hoji avait beau savoir manier les armes, les trois chasseurs restants étaient au moins aussi doués que lui. De plus, ils avaient réussis à tuer un centaure après lui avoir tranché les tendons.

Les effectifs descendaient des deux côtés, emplissant l’air d’une odeur de fer écœurante. La manticore tenait bon et avait fendu le visage d’un autre centaure de ses griffes après avoir achevé celui qu’elle avait empoisonné, les trois chasseurs s’étaient lancés dans un enchainement d’estoc en se couvrant à tour de rôle, et il ne restait maintenant que quatre centaures. Acculés par les flèches et les assauts furieux des créatures, les trois chasseurs blessés et à bout de souffle décidèrent de battre en retraite en disparaissant derrière l’écran d’une boule fumigène.

Nous étions seuls, au milieu de ce nuage de fumée, et seuls les ombres des centaures se dirigeant vers la manticore nous apparaissaient. La vue du démon nous permis de nous extirper du brouillard sans trop de mal. C’est alors que je compris enfin quel était le plan de Hoji depuis le début de l’affrontement. La manticore, qui se battait encore avec le chef de la horde, avait finit par céder sous les coups de ce dernier. Encerclée par les quatre centaures restants, elle était au sol et était sur le point de se faire marteler le crâne par un ultime coup de sabot. Retournant la machette d’un mouvement du poignet pour l’attraper par la lame, Hoji lança l’arme en direction de chef tandis qu’il se cabrait pour achever son adversaire. La machette se planta dans son épaule, et la douleur le fit vaciller en arrière sous les regards choqué et à la fois surpris de ses congénères. La manticore profita de ce moment inattendu pour sauter à la gorge de la créature et y planta sauvagement ses crocs. S’en était finit pour lui.


« Mais… Espèce de taré !! Pourquoi t’as fais ça ?! Il allait l’achever ! »

« Tu ne comprendra donc jamais, gamin. La pitié c’est pour les faibles, et cette manticore nous sera bien plus utile que ces stupides centaures. »

« ELLE VA NOUS TUER, PAUVRE CON !! »

Tandis que la manticore achevait le chef centaure, ses congénères firent volte-face et se ruèrent sur nous en hurlant de colère. Marie-Jeanne, qui était restée en retrait lors de l’affrontement, se dressa devant eux et cracha un nuage de pollen hallucinogène. Les hybrides reculèrent en toussotant, titubant. En voyant la manticore se retourner, ils décidèrent de prendre la fuite en direction de leur territoire. Il ne restait maintenant que nous et la manticore, au milieu des cadavres de chasseurs et d’hommes-chevaux. La bêtes s’approcha lentement de nous, se léchant les babines sous le regard sournois et le sourire perfide de Hoji. Je peinais à croire qu’il ne la craignait pas. Il était définitivement devenu cinglé et il allait causer ma perte. Puis, contre toutes attentes, la créature se mit à tourner autour de nous en laissant une distance de trois bons mètres. D’une voix grave et puissante, elle prit la parole.

-Qu’espères tu obtenir de moi, humain ? De la pitié pour avoir empêché ce centaure de m’abattre ? Quel genre de scélérat es-tu pour trahir ainsi tes alliés ?

-Je suis un traitre de nature, voilà tout ; ricana le démon.

-Es-tu tombé sur la tête pour te vanter d’être un traitre devant moi ? Que crois-tu obtenir avec de telles paroles ?

-Je n’ai rien contre toi, ni contre aucunes créatures. Je ne cherche que la perte de ces chasseurs et je suis à la recherche d’une créature. Agir ainsi me semblait être la meilleure façon de me faire comprendre pour te proposer un marché.

-Un marché, dis-tu ? Un marché avec un traitre ? Le choix de tes propos est assez étrange, je dois dire. Et quelle est cette fameuse créature que tu recherches ? N’abuse pas de ma patience, humain, je pourrais te déchiqueter d’un coup de griffe.

Hoji afficha à nouveau son sourire perfide. Une fois de plus, il touchait au but.

-La créature que je recherche produit des larmes aux propriétés curatives. J’en ai besoin pour créer un élixir qui permettrait de guérir d’une maladie rare. En échange, je t’aiderai à tuer d’autre chasseur.

La manticore s’approcha de nous d’un air féroce en affichant ses trois rangées de dents aiguisées.

-Sache, humain, que je n’ai pas besoin de ton aide pour tuer ces misérables avortons. Et que s’il y a bien une seule créature que je protégerai dans cette forêt, c’est bien la créature que tu recherches. C’est une créature sacrée et nul n’est en droit de l’approcher sans y avoir été autorisé. Néanmoins, je n’apprécie pas le fait d’être redevable envers une créature inférieure de ton espèce. En guise de bonne foi, je te mettrai sur la voie. Après ça, il vaudrait mieux pour toi que l’ont ne se croisent plus. Monte sur mon dos.

Et voilà, cet enfoiré de démon avait encore eu ce qu’il voulait. Alors que nous montions sur son dos, la créature dépliait ses puissantes ailes. Elle s’envola avec une vitesse et une force impressionnante, et nous dépassâmes rapidement le feuillage des arbres. De là, nous avions une vue des plus extraordinaire. La forêt était encore bien plus grande que je ne l’avais imaginé et elle s’étendait à perte de vue. Au loin, la vue de Hoji me permit de distinguer deux silhouettes dans les hauteurs des arbres. Il ne fut pas difficile de deviner qu’il s’agissait des deux autres voyageurs dont le centaure nous avait parlé, mais nous n’avions pas le temps de nous attarder sur eux. D’ailleurs en parlant du centaure…

« Hoji, tu es le plus gros fumier qu’il m’est été donné de rencontrer. Ce centaure nous avait fait confiance. »

«Il serait temps que tu te réveils, gamin. L’honneur et la bravoure sont des inventions de perdant et sans moi tu serais déjà mort cette nuit.»
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Mara Leros
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MessageSujet: Re: >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?) >> Forêt des Rêves << // Partie de chasse (Avec Aedon, Mara, Shad ?)  EmptyJeu 5 Mai 2016 - 23:45

Mara ne savait pas vraiment où elle allait, progressant de branche en branche. À présent qu'elle savait quels genres de bestiaux pouvaient lui tomber dessus à tout instant dans cette forêt géante, elle se sentant vachement moins à l'aise. Elle avait beau avoir deviné leur puissance au simple fait de ne pas comprendre leur voix, elle venait juste d'en avoir un aperçu direct sous les yeux. Et même si elle avait plus ou moins une protection en la présence de la plume bien en évidence dans ses cheveux, elle se sentait quand même bien moins en sécurité. Fallait être sérieux deux minutes: elle était choupie la plume, mais elle allait pas arrêter un fauve en plein vol qui la prendrait pour cible.

Du coup elle progressait de branche en branche avec une toute nouvelle prudence, surveillant son entourage au risque de rater ses atterrissages sur les supports les plus fins, mais elle s'en sortait toujours. Sans doute plus par chance qu'autre chose. Elle glissa une fois, se tordant légèrement la cheville au terme d'un saut et basculant vers l'arrière, mais elle parvint malgré tout à se rattraper d'une main. En profitant pour faire une pause d'un instant, reprenant son souffle, elle grimaça un peu, répétant pour la énième fois la fameuse question: dans quoi s'était-elle embarquée?

Plus sérieusement, elle avait donné son accord pour aider à repousser les chasseurs, mais comment? Il n'était pas question d'y aller au corps à corps, elle aurait autant de chance de survie qu'une bouteille d'eau fraîche au milieu du Sahara. C'est pas comme si elle pouvait les assommer d'un coup de boule, quoi. Du coup elle s'imaginait se trouver une meute pour les aider à repousser une éventuelle attaque, mais qui, où, comment? Laissant courir ses réflexions, elle atterrit souplement sur une branche, jambes pliées, sa main frôlant le tronc à côté d'elle et rebondit vers un champignon plus bas.

Elle se sentit soudain légèrement propulsée en avant, un souffle dans son dos agitant sa cape, et une brusque détonation retentit environ une demi-seconde plus tard. Atterrissant de tout son long sur son objectif, dans un plat spécialement peu glorieux, sentant son cœur qui s’emballait déjà, elle resta le plus immobile possible et chercha à reconnaître un autre bruit de tir. Mais aucun, juste les bruits de la jungle. Ils la cherchaient? Ils avaient changé de cible?

...

Soudain, un autre bruit de tir ébranla les arbres, mais plus loin, et la fillette soupira en tremblotant. Elle allait finir par être cardiaque à force de rester à Dreamland. Mais du coup, ils avaient trouvé une nouvelle cible? Elle devrait l'aider? Elle grimaça un peu en entendant les coups de feu se poursuivre tout en s'éloignant. Elle n'était pas convaincue de rejoindre les Créatures les plus proches pour le coup. En plus, elle était complètement paumée. Du coup peut-être continuer à avancer au hasard, avec un peu de chance, quelque chose arrivera? Et dans le pire des cas, la fuite pouvaient être encore envisageable... Elle pensa un instant à se trouver un coin tranquille, un petit trou dans un tronc pour s'y cacher, mais elle balaya l'idée. Si elle se trouvait soudain menacée alors qu'elle était assise depuis un moment, elle risquait de ne pas être capable de fuir efficacement. Son endurance devrait lui permettre de tenir la nuit, même si elle restait assez active comme ça. Et puis avec l'épuisement qui montait, elle devrait être capable de deviner que son réveil approchait, ce qui était toujours bon pour le moral. Déglutissant, elle prit son élan et sauta sur un champignon proche avant de se lancer contre le lierre qui courrait le long d'un tronc.

________

L'organisateur grimaça légèrement, tandis que les équipes 1 et 10 ne répondaient plus. Quel était le problème avec la Manticore et les Centaures? Ses doigts tapotaient nerveusement contre sa table en bois et il jeta un coup d’œil aux deux chasseurs qui montaient la garde devant sa tente. Rajoutant quelques informations sur sa carte, sans même regarder son stylo, il passa son autre main sur son visage en inspirant.

Il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, il chassait davantage dans les zones plus tranquilles qu'ici, il n'avait pas l'habitude que quelque chose ne se passe pas comme prévu. Mais c'était la troisième Traque qu'il organisait ici et les deux précédentes avaient été des succès, il n'y avait aucune raison pour que ce ne soit pas le cas de celle-ci. Mais malgré tout, il n'arrivait pas à regagner son assurance: les Voyageurs étaient certes un imprévu notable, mais il avait l'impression qu'il y avait autre chose, les bêtes étaient bien trop agressives. Il porta son appareil de communication à sa bouche, et resta silencieux quelques secondes, toisant la carte où se déplaçaient les différents points de couleur. Il annonça d'une voix sûre, ne laissant filtrer aucun de ses doutes:

"La colonie Werber est maîtrisée, laissez aux équipes secondaires le soin de récupérer les ressources et immobilisez bien les individus capturés, stop." Il n'était pas sensé avoir à rappeler ça, mais il préférait toujours le répéter, dans le doute. "L'assaut contre les Harpies est lancé, que les équipes à proximités prêtent main forte, stop!"

Il fronça les sourcils en observant les points représentant les Voyageurs. Depuis un moment à présent, deux d'entre eux semblaient utiliser assez intensément leurs pouvoirs et ils donnaient à présent l'impression de se déplacer en ignorant l'obstacle des arbres. Étaient-ils en train de voler? Voila qui n'arrangeait pas ses affaires. Surtout que le troisième point n'utilisait presque pas son pouvoir, devenant presque invisible par moment, ce qui avait le don de l'agacer au plus haut point. Sans oublier qu'évidemment, certains de ces Voyageurs s'approchaient parfois un peu trop à son goût. Lançant à ses gardes d'être très vigilants, il ordonna à une équipe proche de venir patrouiller autour de sa position. Puis fixant légèrement le vide, une idée lui vint. Il n'aimait pas trop s'en servir car c'était coûteux, mais aux grands maux les grands moyens:

"Avis à tous, les brumisateurs vont bientôt être là, préparez vos masques à gaz, stop."

Eh bien eh bien, animaux et Voyageurs dissidents, on verra bien qui fera le malin après ça...
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