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Petite brise et tranquillité (avec Eva Beaumont & Mara Leros)

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MessageSujet: Re: Petite brise et tranquillité (avec Eva Beaumont & Mara Leros) Dim 11 Déc 2016 - 11:19

Jusque là, Mara avait surtout laissé sa monture faire le boulot, impliquant un intense (et justifié) sentiment de profonde inutilité. Mais même dans ces conditions,  elle ne voyait pas vraiment quoi faire qui aurait pu changer la donne. Elle était inutile mais légère, et sa monture lui avait bien confirmé que du point de vue du poids, elle n'était pas un fardeau. Quelque part, qu'elle soit venue ou non, ça n'aurait changé qu'une chose: là maintenant tout de suite, elle serait pas en train de frôler la mort autour d'un gigantesque colosse. Et quoi qu'il en dise, son cheval volant aurait probablement eut plus de souplesse en vol.

Et voila, elle regrettait déjà tous les choix qui l'avaient amenée à ce point précis de sa nuit.

Il lui semblait que sa monture devait bien se rendre compte qu'elle était un boulet foncièrement inutile, mais elle ne semblait pas s'en offusquer. Où alors elle devait supposer que l'occasion idéale ne s'était pas encore présentée pour exercer son pouvoir. Et c'était le cas d'ailleurs, mais il était aussi très possible que l'occasion idéale en question ne survienne que d'ici au moins quelques années, quand son petit pouvoir pourrave considérera enfin la possibilité de se rendre utile en situation d'urgence.

Mais en attendant, elle ne pouvait donc pas faire grand chose, elle n'avait même pas d'arme pour avoir un peu d'allonge. Mais vu l’inefficacité totale de la bête avec les grosses griffes qui avait tenté de s'en prendre au genou de la menace, ça n'aurait sans doute pas changé grand chose. Finalement, son duo à elle faisait donc partie de ceux qui tournoyaient autour, regardant ce qui se passait en cherchant une occasion de se rendre utiles. Elle eut ainsi tout le loisir d'observer le sauvetage du griffu par son fameux Voyageur aux cheveux rouges, qui -oh, surprise!- avait lui aussi un pouvoir infiniment plus utile que celui de l'autophobe. Mais bon, sa petite jalousie habituelle ne l'empêcha en rien de grimacer de compassion face à ce qu'il se prit en retour.

Cependant, avec la distance, elle commença à se rendre compte de quelque chose. S'inclinant vers les oreilles de sa monture, elle lui demanda en criant un peu:

- Dis ! Toi aussi tu peux télépather avec les autres ?! et tant pis pour la qualité du français, déjà que le vent devait couvrir la moitié de ses mots elle voulait pas se lancer dans un grand discours.

- Non! Seul le chef le peut ! répondit-il sur le même ton. Mais on peut tous communiquer avec lui ! Tu veux dire un truc ?!

- Attends, j'veux être sûre avant !

Bon, au moins il y avait moyen de prévenir les autres. Elle allait peut-être pouvoir vaguement se rendre utile, fallait juste pas qu'elle se trompe. En demandant à son compagnon de route de tourner vraiment autour du troll, elle commença à le regarder en plissant des yeux. Les escadrons l'attaquaient les uns après les autres, tentant désespérément de lui faire faire demi-tour, mais toujours dispersés par les attaques aléatoires du géant. Où plutôt visiblement aléatoires...

- Y a un pattern... souffla la fillette, surprise par sa découverte.

- Tu dis quelque chose ?! demanda vivement l'équidé.

- Y a un pattern ! répéta plus fort la petite, et devinant qu'il allait demander des explications, elle poursuivit avec une pointe de fierté dans la voix: Il est complètement idiot, ses mouvements sont ultra simples à deviner en fait !

Ce n'était pas vraiment comme un pattern de jeux vidéo avec une même méthode ou une même attaque qui ressortait au pif, en continue ou dans une situation précise. C'était plutôt que le troll avait visiblement un unique état d'esprit et une unique manière de faire, qui s'adaptait simplement à la situation. Et là, de ce qu'elle voyait, le troll voulait juste attraper quelqu'un avec sa main et l'amener à sa bouche. Les seuls moments difficiles à prévoir étaient ses réactions de panique quand quelqu'un était sur lui. À part ça, il restait juste à l'arrêt, à balancer une main ou l'autre selon la proximité de sa cible, tout en suivant cette dernière du regard. Excitée par sa conclusion qui semblait se confirmer au fil de toutes ses observations, elle lança à sa monture:

- Faut pas l'attaquer, ça sert à rien ! Et les stratégies élaborées aussi ça sert à rien ! On sait pas comment il va réagir pasqu'il est trop bête pour être intelligent ! elle se comprenait. Il veut manger ! Faut juste avoir un type pour attirer son attention ! Et faut qu'il aille pas trop vite sinon le troll va le perdre ! Au pire on fera chacun son tour !

- Ok, je crois que je vois ! lâcha finalement l'animal. Je préviens les autres !

La petite acquiesça, même si la monture ne pouvait pas la voir. Elle était tellement fière de sa découverte qu'elle pourrait même être prête à jouer la première cible. Puis elle vit à une dizaines de mètres de là, la monture du Voyageur au nuage frôler la bouche grande ouverte  du monstre, et se dit que finalement non, quelqu'un avec plus de sang froid qu'elle s'en sortirait sans doute bien mieux. Quelqu'un qui était assez fort pour pouvoir s'en sortir s'il se faisait chopper, que se soit en se battant ou en résistant assez longtemps jusqu'à ce que quelqu'un le sauve. Ou encore, au hasard, quelqu'un qui était un peu moins attaché à sa vie qu'elle ne l'était, typiquement...

Seulement, ce plan idéal pour virer cet être dont le cerveau n'était pas proportionnel à la taille oubliait de prendre en compte un détail. Si ce monstre s'était bel et bien arrêté, à baver sur les poneys volants, l'autre événements improbable de la nuit n'avait, lui, pas eu cette politesse. Et c'est donc toujours avec la même tranquillité que l'aeroméduse qui avait dégommé l'arc-en-ciel et provoqué le réveil de dizaines de Rêveurs innocents poursuivait paisiblement sa route, semant toujours calmement ses blobs sur les Plaines. Et ce en progressant bien tout droit, pile dans la direction du champs de bataille, s'approchant avec la régularité d'un chronomètre qui comptait les secondes avant le début de l'apocalypse.
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MessageSujet: Re: Petite brise et tranquillité (avec Eva Beaumont & Mara Leros) Mer 21 Déc 2016 - 1:13
Entre ma chute depuis l'arc-en-ciel et cette nouvelle chute pour avoir bêtement glissé sur l'épaule du géant j'ai l'impression de ne faire que ça... Heureusement, Mila est là, elle me rattrape au vol et nous nous écartons de ce monstre pour être hors de portée. Évidemment il s'est très vite remit de ma piqûre de moustique, il ne fallait pas rêver, mais au moins a-t-il réagi. Cependant, il a reprit sa course après les équidés volants qui lui laissent miroiter un succulent repas en perspective, sans pour autant se laisser prendre.

-Ils en ont de bonnes des idées ! crache Mila sur le ton de l'ironie. Ça ne va pas être simple de le motiver.

-Qu'est ce qui se passe ?! Il me faut à moitié hurler pour être entendu par mon binôme.

-Ils mettent en place un plan qui peut marcher. En gros il faut qu'on reste appétissant devant lui pour qu'il avance vers son royaume d'origine, mais en même temps il faut qu'on reste hors de portée de ses bras. Merci Captain Obvious tu me diras, mais ça va pas être simple à faire.

Pendant qu'elle m'explique tout ça je les regarde se placer en V devant le géant comme les oiseaux migrateurs. Je pivote sur mon assise pour voir ce que fait cette chose qui semble pour le moment encore décidé à nous croquer. Sauf qu'en faisant ça, mon regarde se porte aussi derrière notre poursuivant glouton qui semble, tout à coup, lui aussi être poursuivie. L'aeromeduse a continué sa traversée des plaines et se dirige droit vers nous en allant apparemment plus vite que ce colosse qu'elle a rattrapé en très peu de temps.

-Ça se nourrie de quoi les aéroméduses ?!

-Tu peux me guider en t'assurant qu'on est pas sur la trajectoire de ses bras au lieux de t'intéresser au régime alimentaire des créatures on...!!

-Je déconne pas !! L'aéroméduse est derrière le géant et nous rattrape rapidement !! Leur contact est dangereux comment ?!

-Je ne sais pas, on m'a juste dit qu'il ne faut pas s'en approcher !!

Que de bonnes nouvelles et d'informations assurément fiables... Ce serait trop simple bien sûr... Ils ont bouffés des protéines les monstres cette nuit ou quoi ?? On est dans les plaines bordel de merde ! Mais ça je le garde pour moi, pas besoin qu'elle sache que croiser ce genre de choses ici peut encore m'étonner... Toujours est-il que Mila se concentre pour faire passer le message alors que je me replace dans le bon sens en regardant les réactions des cavaliers qui se retournent, eux aussi, vers les deux ombres qui nous poursuivent. Je leur jette un regard pour tenter de les jauger. Un monsieur muscle. Le gars aux griffes.  Une petite aux cheveux blonds et à la cape longue... Mince ! C'est la seconde gamine que j'avais pris pour une rêveuse... C'est pas encore ça pour discerner les deux types d'humains ici-bas…

Toujours est-il que maintenant tout le monde est au courant de cette présence qui ne réjouie personne (encore heureux). Mais il me vient une idée qui au départ ne me plaît pas trop, puis finie par faire son petit bonhomme de chemin entre mes neurones.

-Ils disent que le contact avec la méduse est corrosif, il ne faut absolument pas s'en approcher ! On va sûrement changer de cap pour pas qu'elle nous rattrape !

-Demande leur plutôt si ils pensent que le géant être corroséheu...diluéhheuu....dissous par ça ?!!! Car si la Méduse ne nous suit pas, lui il va nou-ATTENTION LE BRAS !

En tournant la tête pendant mon explication je viens de voir le bras du géant qui c'est rapproché et est prêt à battre l'air pour attraper ce qu'il pourra au vol. La formation est rompue après mon cri et l'immeuble ambulant semble plus réactif et dynamique qu'avant. Un ersatz de formation est repris par la compagnie en plus rapide et plus aux aguets. La ligne de chevaux n'est plus et chacun est à une altitude différente.

-On a un nouveau problème !! Me crie Mila. Le télépathe dit que l'un des binôme est hors de porté de son pouvoir !!

Et avant même qu'elle n'ai le temps de me dire de le faire, je regarde dans toutes les directions en espérant voir le binôme juste trop à la dérive sur les côtés ou au-dessus. Pourquoi pas au sol, mais ça ne serait pas rassurant. Les mains et la bouche du géant semblent vide, mais avec sa nouvelle célérité, je ne saurais dire si il a déjà pu les avaler.
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MessageSujet: Re: Petite brise et tranquillité (avec Eva Beaumont & Mara Leros) Lun 6 Fév 2017 - 18:50
- Attention !

Le cri n'avait pas eut beaucoup d'utilité, dans la mesure où l'équidé volant avant déjà pris l'initiative d'esquiver l'immense mouvement du tout aussi immense bras du troll. Mara sentit le membre passer à un mètre d'elle, déplaçant une telle quantité d'air que l'ensemble de sa crinière blonde se souleva. Déjà que ça avait l'air dangereux de loin, autant dire que ça avait l'air carrément mortel de près. Le profond manque de confiance de sa monteuse dut achever de convaincre la monture de l'éloigner du danger, laissant le rôle d'appât à des binômes plus assurés. Ce fut donc le regard rivé sur le monstre que le duo s'éloigna dans les airs, regardant avec appréhension les autres silhouettes prendre leur place. Elles s'élevaient, prenaient du recul, et Mara espérait ainsi se rendre utile de la seule manière possible, en trouvant une idée. Mais il allait sans dire qu'au cœur de l'action, quand des vraies vies étaient en jeu, c'était toujours un poil difficile de réfléchir à une quelconque stratégie.

Ce fut finalement la ponette ailée qui attira l'attention de la Voyageuse sur un fait nouveau, même si d'une importance pas si capitale: elles étaient montées trop haut, la monture n'arrivait plus à communiquer avec son supérieur, elles allaient devoir redescendre un peu. Rien de bien grave, elles seraient toujours hors de portée de la créature. Elles descendirent donc, puis soudain, la monture de la plaine poussa un cri qui aurait facilement pu passer pour un juron. La petite lui demanda rapidement ce qu'il se passait, imaginant le pire - un autre arrivait ? le cheval n'avait plus d'énergie pour voler et elles allaient chuter de deux cent mètres ? -, mais l'animal se contenta d'un:

- Retourne-toi !

La fillette s'exécuta donc, inquiète, et se rendit compte qu'elle n'avait pas imaginé le pire. En effet, un tentacule mauvâtre était apparu derrière elles, à une demi-douzaine de mètre, accompagnée de sa petite centaine de copines et de l'énorme corps gélatineux qui allait avec. Comment avaient-elles fait pour ne pas la voir ? Elle ne faisait pas de bruit, elle n'émettait (étonnement) pas particulièrement d'odeur, et elles avaient le soleil en face d'elles ou presque, de telle façon qu'elles n'avaient pu voir l'ombre de l'aéro-méduse au sol. Prise d'un instinct basique et salvateur de survie, la pégase se mit à voler de toutes ses forces pour s'éloigner de l'autre monstre, tout en espérant ne pas s'approcher du premier.

Mais même si l'entité titanesque du Royaume des champignons allait plus vite qu'elle ne le laissait penser à cause de sa taille, le duo réussit finalement à s'écarter de sa trajectoire, s'approchant encore un peu du sol pour rester à portée de télépathie. Elles reçurent donc les instructions d'urgence comme tous les autres, celles qui répétaient qu'il ne fallait à aucun prix que l'entité volante ne touche la créature terrestre. Mettant leur peur de côté sous le coup de l'adrénaline, Mara et sa compagne se ruèrent dans l'action, volant avec les autres pour n'appâter la bête que d'un côté, tout pour qu'elle quitte aussi la trajectoire de la créature fongique.

Plus d'une demi-douzaine de duos dansèrent donc face au regard stupide et affamé du troll, s'éloignant pour chaque pas dans leur direction qu'il faisait, chacun attendant nerveusement son prochain mouvement, espérant son prochain déplacement, craignant sa prochaine attaque. Il progressait lentement, terriblement lentement, et aucun ne pouvait s'empêcher de lancer des regards aussi réguliers que nerveux en direction de l'immense méduse presque translucide qui s'approchait inéluctablement. Et ils redoublaient d'effort à chaque coup d’œil, de plus en plus conscients de l'échéance qui approchait, prenant de plus en plus de risques, s'approchant davantage pour appâter le premier monstre. Et ce dernier faisait un autre pas, agitait encore son bras, grognant derrière sa nourriture qui semblait vouloir lui échapper inlassablement. L'un des duos se fit attraper puis sauver in extremis par un autre, qui se prit un revers l'instant plus tard, faisait déjà deux duos blessés qui s'éloignèrent du danger. Ceux qui restaient continuaient encore et toujours à tourner, prenant plus ou moins de risques, Mara croisa plusieurs fois le garçon aux cheveux rouges, mais elle n'avait pas vraiment besoin de se forcer pour ne pas faire attention à lui. Ils tournaient, tournaient, esquivaient, frôlaient, et le monstre faisait un autre pas, tandis qu'un rideau de tentacules passaient derrière lui tel un rideau qui se fermaient, ils étaient proches, très proches, mais pas sur lui. Le soulagement envahit chacun, un long et profond soupir s'échappa de chaque gorge au même instant. Puis la suite se passa presque au ralentit, dans le silence qui suivit ce soupir. Une main, immense, qui tomba sur l'un des chevaux volant et son cavalier, l'ombre qui s'abattait sur les deux, la terreur qui se lisait dans le regard du cavalier.

Puis la main se figea un bref instant, permettant au binôme de fuir au dernier moment. Et à ce même moment, un hurlement bestial, de douleur et de rage, toutes deux semblant infinies, tandis que l'un des tentacules remuants de l'aéro-méduse finissait de caresser le dos du monstre, y laissant une traînée fumante, grumeleuse et presque fondue, et que les yeux dudit monstre se teintaient de rouge.
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MessageSujet: Re: Petite brise et tranquillité (avec Eva Beaumont & Mara Leros) Mer 1 Mar 2017 - 10:54
Les cœurs se sont arrêtés pendant un instant alors que continuions de chercher le binôme manquant avant que l'annonce d'une connexion rétablie ne survienne. C'était la petite blonde et son partenaire qui avaient pris trop d'altitude, surement pour éviter l'une ou l'autre des attaques du monstre. C'est d'ailleurs sa petite créature magique qui, la première, a transmit une nouvelle information. La présence de l'aéro-méduse me parue d'abord comme une aubaine car si la gigantesque créature vol au fil du vent ou constamment en ligne droit son aspect corrosif pourrait aider. Puis je ne peux m'empêcher de m'en vouloir pour cette idée. Voir le géant fondre sous nos yeux ne doit pas être un spectacle morbide qui doit avoir lieux dans un royaume calme comme celui-ci... Cela ne devrait d'ailleurs avoir lieu dans aucun royaume, mais pas ici, cela serait vraiment une profanation pour ce monde de rêve.

L'ordre est donné de faire virer la direction du monstre terrestre, mais cela semble difficile il se rapproche dangereusement des binômes qui l'appâtent et ne les lâchent pas quand il tournent pour laisser place à un autre duo. Le géant se retrouve à zig-zager d'une proie à l'autre en progressant toujours, pas assez vite, ni assez loin. Le moment que nous redoutons tous semble prêt à se réaliser à tout moment. Mila se démène pour rester le plus longtemps possible en tant qu'appât pour foncer en ligne droite le plus loin possible, mais il nous rattrape bien trop vite et nous sommes obligés d'entamer la même valse que les autres équidés. Ses mains se lèvent et s'abaissent à chaque fois dans des directions différentes. Rien n'est réfléchie dans ces actions, seuls sont appétit et son instinct de chasseur commandent. Des mouvements qui arrivent à nous prendre par surprise alors que nous sommes tous constamment dans l'attente de la prochaine mise à mort potentielle.

Deux binômes sont soudainement victimes de la bête, le premier victime d'une poigne qui s'était refermé sur eux et le second, arrivé à la rescousse n'avait pas pu éviter un revers alors qu'ils aidaient les premiers à s'éloigner. L'élan qui leur a été insufflé les envoie tanguer sur les rescapés et ils partent tout les quatre à la dérive se dépêtrant comme ils le peuvent en plein ciel. Ma respiration s'est figé et mon estomac s'est serré en les voyant descendre de nombreux mètres sans réussir à se rétablir sans rien pouvoir faire. Mila est déjà retourné se démener devant cette chose que l'on tente tant bien que mal de sauver et je ne peux lui intimer de prendre plus de risque. Nous n'étions déjà pas nombreux mais là avec deux duos de moins nous ne sommes à peine que six friandises ambulantes. Un dernier regard vers eux me fait lâcher un soupir de soulagement en les voyant voler de façon plus ou moins stable alors qu'ils s'éloignent. Remarquant mon inattention, ma partenaire me rappelle à l'ordre.

- Le chef leurs à dit d'aller se mettre en sécurité. Ils sont fatigués et ont un blessés, mais si on veut pouvoir les rejoindre il faut que tu sois mes yeux.

- Heu.. Ouai ! Excuse moi !

J'ai l'impression d'être un soldat lors de sa première descente sur un champs de bataille, rien n'est réellement contrôlé, on ne fait que subir et réagir. Il faut s'entraider et se soutenir, mais l'état d'esprit ne suffit pas à maintenir en vie quand des tonnes de chairs et de muscles s'abattent sur les corps de l'un de nos camarades. Surtout des kilos qui sont bien décidés à faire de nos carcasses des amuses bouches. Une mains va plus loin que lors des autres attaques, deux pégases l'évitent en urgence, mais un troisième n'a pas le temps de le voir venir. La prise est faite et leur sort semble scellé alors que de notre point de vue on souhaiterais que nos cris de mise en garde ne soit pas partis trop tard. Puis, dans un temps mort qui semble avoir été provoqué par les dieux, une fraction de seconde miraculeuse qui nous laisse à peine savourer sa conclusion.

Un cri abominable, mélange de râles de douleur, de haine et de colère. Un appel à la vengeance et à la violence. Une faim qui se transforme en simple envie de tuer le responsable de ses souffrances. L'humanoïde bestiale fait volte face et ne se rend pas compte de son erreur quand un nouveau tentacule lui arrache un second cri de douleur en caressant son épaule. Il ne s'arrête pas pour autant et attrape à pleine main la méduse fongique, le membre flasque que le monstre a saisie est tiré vers le bas avec violence. L'envergure de l'animal volant est telle que je ne m'attendais pas à la voir bouger, mais malgré sa tête en forme de dome qui bloque l'air et lui sert en quelque sorte de parachute elle descend bel et bien. Leur gigantisme est effrayant, dotant plus lors d'un affrontement où, cela se voit, l'un dès adversaire va mourir car la peur est une mécanique qu'il ne connait pas.

La main qui lui servait à faire descendre la créature tentaculaire semble affaiblit alors qu'elle finit par glisser mollement sur le tentacule qu'elle tirait. Le gigantesque chapeau abaissé presque au niveau de sa tête on pourrait annoncer que le face à face commence enfin, mais l'un des deux a déjà perdu une main qui semble inutilisable. Des tentacules portés par le vent viennent se poser sur la peau du géant au niveau de son torse et nouvelle fois de son dos. Les cris de douleurs sont décuplés par les cris de haine alors que son deuxième bras, tendu au-dessus de sa tête, s'abat sur le corps gélatineux de l'animal. Elle s'affaisse encore un peu alors que ses membres mortels prennent la direction du premier prédateur. Les deux semblent abbattre leurs dernières cartes. Le géant frappe la coupole violette qui semble s'enfoncer toujours plus loin sur elle-même, ses deux bras se succèdent à plusieurs reprise pour tenter d'exploser cette mère qui continue de relâcher ses miasmes qui d'après Mila sont ses rejetons. D'où je suis je ne les vois pas s'animer alors que deux tentacules font le tour de la taille du monstre et se mettent à l'attirer vers leurs semblables.

Nous ne sommes que spectateurs de ce combat de titans. Nous ne pouvons vraisemblablement rien faire, ou rien qui ne vienne naturel. Mila me rapporte que des questions sur ce que l'on devrait faire et sur notre capacité à intervenir circule entre les créatures interconnectées. Mais là je nous vois mal intervenir. Que pourrions nous bien tenter sans prendre le risque de perdre le peu d'équipiers encore en jeux. D'un côté un animal corrosif et de l'autre un monstre affamé et en colère. Nous sommes en vols stationnaire pour certains, d'autres comme ma destrière ailée sont obligés de faire des cercle autour du combat pour garder leur altitude. Nous en profitons pour chercher un plan, une idée pour évacuer le géant dans un dernier espoir de lui sauver la vie.
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MessageSujet: Re: Petite brise et tranquillité (avec Eva Beaumont & Mara Leros) Dim 5 Mar 2017 - 0:08
La fillette assista donc, impuissante, à l’événement qu'ils avaient tenté d'éviter, au titanesque combat d'entités géantes qui ne pouvait qu'achever de semer le chaos dans le paisible Royaume qu'aurait dû être les Plaines. Les cris, les hurlements du titans arrosé de fluides corrosifs, les sifflements douloureux de la méduse fongique qui se voyait tirer et arracher ses tentacules pendant sa ponte, cette cacophonie infernale emplissait les lieux, résonnant au loin, sans obstacle pour s'étendre sur la surface infinie du champs herbeux. Des éclats d'acide giclaient, entre les tentacules qui fouettaient l'air et les immense main qui les pressaient pour les immobiliser. Même les cheveux volants devaient rester en mouvement pour éviter de finir en dommages collatéraux, malgré leur choc face à la scène.

Mara entendait sa propre monture lui expliquer la situation, lui faire part des questionnements de chacun. Mais elle n'avait aucune idée de ce qu'elle aurait pu faire, elle ne savait pas comment sauver ces deux entités égarées, qui étaient bien plus victimes que coupables de leur situation, qui s'étaient simplement trouvées confrontées l'une à l'autre par un malheureux hasard et qui se battaient à présent pour leur survie. Allez, il devait bien y avoir une solution, un truc à faire... Mais elle était trop faible pour faire quoi que ce soit, faible, toujours trop faible. Peut-être que son pouvoir sera utile un jour, capable d'interrompre ce genre de combats dépourvus de sens... Mais en attendant, à par dompter des chiens ou des oiseaux, elle ne pouvait pas faire grand chose. Et même si elle avait gagné en force, c'était certainement pas avec ses petites mains qu'elle allait changer les choses. C'était juste... tellement rageant... Elle commença à ouvrir la bouche, pensant avoir une idée, mais la referma en se ravisant, se rendant compte de toutes les failles de cette dernière, puis se baissant en suivant le mouvement de sa compagne pour éviter un jet d'acide.

Les hurlements du titans ne cessèrent pas, il continuait à rugir de rage, tirant chaque tentacule pour rapprocher le chapeau de la méduse, sachant probablement par un quelconque instinct que là se trouvait la faiblesse de l'adversaire. Sa bouche béate, sa propre salive giclant entre ses dents, entre la haine et la douleur, restait impressionnante malgré le débit de fluide défensif généré par son adversaire, fluide qui lui rongeait la peau en fumant dans un bruit assourdissant, bien que presque négligeable par rapport au reste du concert de cris. Et en face, ou du moins plutôt au dessus, la méduse persistait à se débattre, mélangeant ses tentacules, sa structure légèrement translucide semblant s’assombrir pour une raison ou pour une autre (réflexe défensif ? expression de sa peur ? blessures ?). D'un côté, elle semblait le plus être la victime de cet affrontement, de l'autre, les émissions corrosives qu'elle émettait étaient bien plus destructrices pour l'environnement que les actes de son adversaire. Mais comme si ce spectacle n'était pas suffisant pour son public désespéré, voici que la terre se mettait à trembler.

La jeune Voyageuse sentit sa monture commencer à s'affoler légèrement. Du moins, un peu plus que ce n'était déjà le cas. Serrant les dents quelques secondes pour se réparer à la mauvaise nouvelle qui n'allait pas manquer de survenir, elle lança assez fort pour être entendue par l'équidé malgré les bourrasques:

- Qu'est ce qu'y s'passe ?!

- Il se réveille ! s'écria l'autre pour toute réponse, avant de poursuivre, comme si ce n'était pas déjà bien sous-entendu : On va avoir des ennuis !

- Qui ?! Qui se réveille !

- Le Seigneur des Plaines, Epone !

Il y avait un Seigneur des Plaines ? Première nouvelle, Mara fréquentait régulièrement ces lieux mais elle n'en avait encore jamais entendu parler. Devinant sans doute la question muette de sa passagère, l'animal précisa :

- Il est généralement en sommeil, faute de choses à faire... Mais c'est un Seigneur très ancien et puissant !

Et sur ces mots les tremblements de terre redoublèrent d'intensité, et de larges fissures se mirent à apparaître au sol. Des fissures qui... qui... qui ne révélèrent rien en fait, puisque la terre elle-même se soulevait lentement mais sûrement. Ce qui semblait être des dizaines de mètres carré de terre se détachaient du sol, s'élevant lentement, et révélant une silhouette tandis que que des mottes herbeuses en trop se détachaient sous l'appel de la gravité. Ainsi, au bout de quelques minutes, sous les regards ébahis de ceux qui avaient en vain tenté d'éviter l'affrontement des colosses, un autre d'entre eux se dressait fièrement. Et à ses pieds, au lieu de terres retournées et creusées comme on aurait pu s'y attendre, seule la pelouse normale et ondoyante des Plaines demeurait.

La nouvelle entité était un immense cheval, plus grand même que le titan qui s'était introduit clandestinement dans ce Royaume. Son pelage semblait être fait de l'herbe qui tapissait les lieux, recouvert par endroit d'une armure irrégulière, rocheuse et parsemée de fines gravures impossibles à distinguer de l'endroit où ils étaient. Son casque prenait des formes évoquant une majestueuse couronne et révélait ses yeux comme deux fentes, brillant intensément d'une lumière verte. Sa crinière et sa queue volaient, comme portés par un vent invisible, lévitant par une puissance latente, tel de longs filaments dont la matière serait indéfinissable, voir même simplement comme une brise colorée issu directement de la Créature, qui finissait par se diffuser dans l'air.

Finalement, alors que le colosse nouvellement créé avançait tranquillement d'un pas noble vers la source du conflit, une voix profonde s'éleva, comme directement dans l'esprit de Mara et probablement des autres.

Dites-moi, mes enfants, quelle est cette peur que je provoque chez vous ? Je peux la sentir, elle me blesse. Quand avez vous oublié qu'il est de mon devoir de vous protéger, et non l'inverse ?

Le gigantesque cheval végétal finit par s'arrêter à quelques dizaines de mètres du conflit, le titan et la méduse ayant continué de s'affronter sans sembler remarquer le nouveau venu. Le seigneur leva alors ses pattes avant du sol, se lançant dans une lente et fabuleuse ruade, tandis qu'il continuait à déclamer:

Sachez, mes enfants, que je suis toujours présent, en tout point de ce Royaume qui est ma charge, même si je ne prends pas de forme physique. Mais si cet endroit est en danger, il est de mon devoir de m'incarner, et sachez que je serais toujours là pour vous, que ce soit sous forme de terre, de roche ou même de tempête !
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MessageSujet: Re: Petite brise et tranquillité (avec Eva Beaumont & Mara Leros) Lun 13 Mar 2017 - 21:49
Même de notre hauteur nous pouvons entendre la terre trembler alors que le combat fait rage juste sous nos yeux. Un mélange de terre, d'herbe et de roche s'élève petit à petit dans les airs comme un nuage de fumée au dessus d'un feux éteint. Ce la met du temps à ce former et sur le coups j'ai l'impression qu'une troisième créature gigantesque va se mêler au combat pour la survie. Mais en faisant demi-tour Mila m'explique qu'il s'agit d'une entité protectrice des plaines. Très puissante et ancienne, cette créature n'a pas de forme propre, mais est sans nul doute ce que les plaines ont de plus puissant. Ils n'avaient de manifestations de sa part depuis au moins la dernière grande guerre. Elle m'explique aussi qu'ils ne sont pas sûr qu'à cette occasion ce soit bien leur seigneur qui ait agit.

De notre côté nous perdons de l'altitude, car il ne faut potentiellement pas rester dans les parages quand la quantité de gigantisme présente dans l'air est aussi élevée, mais aussi, m'annonce la poney ailée, parce que tous les chevaux ici présents, elle y compris, ne peuvent pas voler à l'infini ou même faire du surplace. Le chef a donc transmis un ordre de s'éloigner pour retourner sur le planché des chevaux. Il serait dommage de perdre quelqu'un alors que nous sommes si proche d'un dénouement.

La création de cet équidé surdimensionné prend du temps, la terre et la roche ne sont pas habituées à se mouvoir de la sorte. Pendant ce temps, les tentacules continuent de glisser sur la peau du géant en lui en arrachant des bouts au passage. Lui de son côté se démène pour rapprocher son assaillant de lui et pouvoir infliger des dégâts à ce corps gélatineux qui encaisse sans broncher ses assauts. De là où nous nous trouvons, alors que nous sommes déjà à une bonne centaine de mètres, nous continuons d'entendre des rugissements et le son des rochers qui s'entrechoquent pour se lier en un tout consistant. Le vent semble appelé vers les colosses de plus en plus fort transformant petit à petit une brise légère en une bourrasque continue qui semble puiser sa vitesse et sa force de l'autre bout des plaines. Puis, comme si le vent lui même portait sa voix jusqu'à nos oreilles la créature ancestrale s'adresse à nous, directement dans nos têtes.

Dites-moi, mes enfants, quelle est cette peur que je provoque chez vous ? Je peux la sentir, elle me blesse. Quand avez vous oublié qu'il est de mon devoir de vous protéger, et non l'inverse ?

La voix est profonde et caverneuse, le genre de son qui vous prend au font des trippes et vous fait trembler par l'impact qu'elle a sur vous. Ses paroles et le ton de sa voix transmettent, au même titre que ses paroles, une profonde tristesse vis à vis de ses congénères, car malgré sa taille et sa puissance potentiel il me semble qu'il se considère plus comme leur frère ou leur père que comme un seigneur ou un roi. La création de ce corps d'emprunt est terminée et n'a aucunement impacté les plaines qui s'étendent toujours à perte de vue sous les sabots​ de cette enveloppe pleine de prestence et de majesté. Une bourrasque de vent secoue à nouveau les plaines. Elle part directement en direction du combat titanesque comme une vague filerait s'éclater contre le rivage.

Sachez, mes enfants, que je suis toujours présent, en tout point de ce Royaume qui est ma charge, même si je ne prends pas de forme physique. Mais si cet endroit est en danger, il est de mon devoir de m'incarner, et sachez que je serais toujours là pour vous, que ce soit sous forme de terre, de roche ou même de tempête !

Et c'est une véritable tempête qui éclate à cet instant précis, accompagné d'une puissante détonation quand les bourrasques de toutes les directions se sont rencontrées pour former une colonne d'air presque visible au vu de sa densité. Le chapeau de la Méduse qui se trouve au-dessus de ce geyser commence d'abord par se gonfler avant d'être expulsé dans le ciel à une hauteur telle que nous finissons par ne même plus pouvoir la discerner. Mais ce n'est pas terminé car la seconde créature semble déjà se remettre physiquement de son combat avec ses plaies qui se résorbent dans un nuage de fumée. Mais son corps seulement se régénère, son cerveau lui est coincé, bloqué en mode berserk avec pour seuls moyens d'expression des cris de rages primitifs et des démonstrations de force en tambourinant des poings sur sa poitrine.

Il a vu le seigneur représenté par cette structure de terre et de pierre qui le surplombe d'une tête et il semble hésiter à attaquer alors que le seigneur des plaines redescend enfin de sa ruade et fait claquer ses sabots sur le sol. Ce geste aurait dû provoquer un séisme qui aurait pu tous nous mettre à terre, ouvrir des crevasses et créer un cratère sous l'impact, mais il n'en est rien. Le bruit semble être tout simplement celui d'un cheval qui galoperait tranquillement sur la terre. Il semble avoir agit avec douceur sur cet instant, mais instantanément deux langues de terre sont éjectés du sol et se referment comme un piège à loups sur sa prise. Le géant est enfermé dans un cocon de terre dont seul sa tête dépasse sans pousser le moindre cri, hébété qu'il est de ce retournement de situation. Une brise légère souffle sur les plaines. Un vent de quiétude et de calme qui fait du bien alors que nous sommes tous rassemblés pour observer ce majestueux seigneur qui tourne sa tête dans notre direction alors que la prison terreuse se soulève du sol.

Je ramène ce fils de la terre en son royaume. Vous êtes forts mes enfants, la sérénité de ce royaume est entre de bonnes mains, je vous en laisse la garde. Puis il fait volte-face et commence à s'éloigner. Je m'occupe de veiller sur vous.
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MessageSujet: Re: Petite brise et tranquillité (avec Eva Beaumont & Mara Leros) Ven 31 Mar 2017 - 23:14

- J'comprends pas.

- Quoi donc ? demanda la monture de Mara, à présent posée au sol.

- Là, tout ça, là. Ce qui vient de se passer. La fillette parlait d'une voix blanche, fixant l'horizon d'un air un peu vide.

- Ça m'a semblé plutôt clair, pourtant, fit remarquer l'animal, l'air tranquille, avant de poursuivre: Notre Seigneur est venu, a mis l'aéroméduse en sécurité, et est reparti pour éloigner le troll des plaine.

- Oui, je sais, c'est pas c'que... enfin non... je... Elle se tut quelque instants, le temps de remettre ses idées en place. J'crois que c'est la première fois que j'vois un Seigneur.

- Faut un début à tout, fit judicieusement remarquer le cheval, s'abaissant pour laisser sa passagère mettre pied à terre.

- Ouais, bien sûr, mais je pensais pas que... Petit silence, le temps de retrouver son équilibre sur ses jambes. Mais mince quoi, j'viens quand même un peu souvent, quoi, mais j'savais même pas qu'y avait un Seigneur ici !

- Normal, il est discret, il veut pas effrayer les Rêveurs !

- Ouais... Mais mince, quoi...

La fillette resta encore quelques instants un peu béate, peut-être un peu choquée qu'un affrontement si difficile, si voué à l'échec, ne se règle de manière aussi simple. Elle continua à fixer l'horizon quelques instants, puis ramena son regard sur le sol de la Plaine où çà et là, les quelques déchirures terreuses causées par l'apparition se refermaient toutes seules, comme par magie. Et très probablement par magie, d'ailleurs.

Elle finit par réussir à renouer contact avec la réalité en se frottant vigoureusement le visage et reporta son attention sur le reste du groupe. Celui-ci se réunissait autour du chef de l'escadron équestre, qui prenait soin de remercier tout le monde et d'assurer que leur aide en cet instant de crise ne serait pas oublié. Malgré l'intense impression d'inutilité qui l’étreignait après le spectacle auquel ils avaient assisté, Mara se sentit un peu soulagée et satisfaite. Au moins, à défaut d'avoir pu résoudre quelque chose par eux-même, peut-être avaient-ils malgré tout un peu limité la casse avant l'arrivé de l'autre puissance supérieure, non ?

Mais lorsque le groupe commença à se séparer, après avoir dit au revoir à son binôme, Mara s'avança vers le meneur des pégases, une question lui brûlant les lèvres :

- Excusez-moi, juste, je sais pas trop... On a le droit de... de parler du Seigneur des Plaines à d'autres personnes ?

- Pourquoi donc ? demanda la Créature, interloquée et peut-être un peu agacée par ce contre-temps.

- Nan, pour rien, c'est juste que... la fillette se sentit d'un coup immensément idiote. Bah j'en avais jamais entendu parler, du coup je sais pas, j'me dis que c'est peut-être un secret...

- Vous croyez vraiment que les Créatures, Rêveurs et Voyageurs de cinq kilomètres à la ronde ne l'on pas remarqué ? Ses apparitions sont rares, mais certainement pas discrètes. Son ton était définitivement moqueur, il se remit en marche, forçant la petite à marcher à grand pas pour rester à son niveau. C'est simplement un Seigneur qui ne fait pas parler de lui, vous autres humains, et même la plupart des Créatures ne se rendent pas compte de son existence, mais ils n'y ont juste jamais réfléchi : tout Royaume a un maître, l'incarnation vivante de ce qui fait son essence, une Créature symbolique et très puissante pour le représenter, c'est normal.

- Ah... La sensation de stupidité de la Voyageuse ne s'arrangea pas. Mais en tous cas c'est marrant, j'aurais pas cru que le Seigneur des Plaines soit si fort.

- Il faut bien, nota l'autre. Les Plaines peuvent sembler inintéressantes et vides de ressources, mais elles occupent un large territoire qui peut être grandement convoité, surtout par les Royaume pouvant transformer l'environnement. Quoi qu'en pensent certains, Dreamland ne dépend pas que des Rêveurs, il faut une entité sur place pour assurer la stabilité et la protection d'un tel havre de paix, ne serait-ce que contre les propres cauchemars des humains.

Mara ne répondit pas, continuant à trottiner à côté du cheval, songeuse. Finalement, après quelques instants, elle finit par dire en souriant :

- J'aime vraiment cet endroit, j'suis contente qu'une Créature aussi forte le protège et le représente.

- Eh bien, rares sont les Voyageurs à penser ainsi, c'est agréable à entendre ! s’esclaffa l'animal. Dans tous les cas, le devoir m'appelle. Bonne continuation, jeune fille, et merci encore d'être restée tout-à-l'heure, ce genre d'acte aide à se rappeler que les Voyageurs ne sont pas tous des monstres d'égoïsme !

Et il s'envola sur ces mots, tandis que la fillette agitait la main, perplexe. Comment ça, des "monstres d'égoïsme"? Ils étaient plutôt sympas les Voyageurs, non ? Enfin, sauf peut-être certains... comme...

Tout en baissant la main, Mara grimaça légèrement. Elle n'y avait jamais fait attention jusque là. Elle ne voulait pas devenir comme ça, elle devait rester du bon côté.
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MessageSujet: Re: Petite brise et tranquillité (avec Eva Beaumont & Mara Leros) Lun 3 Avr 2017 - 21:59
Le spectacle était réellement démentiel. Tout était démesurée dans cette nuit qui s’annonçait pourtant comme calme. Des réactions violentes d'une petite rêveuse à l'apparition du seigneur des plaines sans oublier le passage par une chute soudaine et vertigineuse suite à la destruction d'un pont arc-en-ciel. Il est rare que je me prépare à quoi que ce soit pour mes nuits à Dreamland, mais pour le coups, cette nuit m'a réellement pris de court avec sa surenchère constante. Aussi, c'est en prenant enfin le temps de respirer que je tombe au sol en descendant du dos de Mila. Le ciel devant les yeux je laisse Cloud se mêler au paysage en défilant doucement autour de moi.

En repensant à ce qui vient de se passer je ne peux m'empêcher de sourire et de me réjouir. En repensant à ce cheval minéral gigantesque je ne peux m'empêcher de jubiler bêtement alors ma partenaire n'a pas encore rejoint son troupeau et me regarde avec étonnement. Un étonnement que j'observe entre deux quintes de rires de joie et de satisfaction. C'est à ce moment là que je visualise la scène et m'imagine en train de rire bêtement tout seul dans l'herbe et cela suffit à déclencher un fou rire incontrôlable chez moi. La jeune jument descend sur ses quatre genoux pour se coucher dans l'herbe et se rapprocher de moi avant de s'enquérir de mon état.

- Hum... Tu es sûr que tu vas viens ? Tu t'ai pris un coups à la tête pendant qu'on volait ?

Je n'arrive pas à m'arrêter de rire immédiatement, mais petit à petit je reprend le contrôle et me calme doucement. J'ai déjà réussi à ne pas partir dans des éclats de rire à gorge déployé qui auraient vraiment attiré l'attention. Ce qui est un exploit pour moi. Je quitte le ciel des yeux pour pencher la tête dans la direction de la petite créature et la regarder. Son regard semble hésiter entre l'inquiétude et la perplexité alors que je lui sourie à pleine dents.

- Yep... Tout vas bien ! Et je repars dans une légère vague de rire. C'est juste que... Je crois juste que... c'est la première fois que je rencontre le seigneur d'un royaume. Et quel seigneur ?... Whaouu...

- Haha... C'est vrai que c'est quelque chose que de le voir prendre forme sur nos terres... Ça me rassure de me dire qu'il est là et qu'il veille sur nous.

- Tu l'avais déjà vue avant aujourd'hui ?

- A vrai dire... Peut-être... Il ne prend pas toujours cette forme là, mais je ne l'ai jamais vu aussi distinctement non. Elle lève la tête et regarde dans la direction qu'a pris ce mystérieux gardien avec son captif.

- Je ne m'attendais certainement pas à tout ça... Mon regard retourne caresser la courbe des nuages qui progressent lentement. Je ne verrais plus jamais ce royaume de la même façon.

- Pourquoi donc ? Du coin de l’œil je la vois tourner ses sourcils froncés vers moi comme si j'avais proféré une insanité. Comment le voyais tu avant aujourd'hui ?

- Haha, je le voyais comme une grande étendue de vide paisible et calme. Une terre de paix où vie un peuple de créatures fières et honorables qui protège le sommeil des rêveurs. Aujourd'hui je remarque que c'est bien plus que ça. J'en avais oublié que la paix n'est pas un don du ciel alloué à certains royaumes... Chaque créature ici-bas se bat selon ses pulsions ou ses convictions et votre royaume n'échappe pas à la règle.

- Mmmh... Et bien oui... Nous ne protégeons pas les rêveurs contre rien. Son regard change et semble amusé. Bravo, belle découverte. Me lance-t-elle ironiquement.

Ce changement d'humeur et mon trop plein de joie relancent la machine à rire qu'est ma mâchoire. Cette fois elle fronce les sourcils comme si j'étais fatiguant avec ma bonne humeur incontrôlée.

- C'est vrai que l'inverse aurait été un peu étrange.

- Mouai... Allez, le troupeau va bouger, tu viens avec nous ?

- Non merci, c'est gentil, j'ai fait trop de kilomètres cette nuit, même en étant sur ton dos. Je vais profiter du spectacle allongé ici et profiter de la fin de ma nuit.

- Très bien, repose toi bien alors. Me répond-elle en souriant, ou en tout cas cela y ressemble. Pas toujours facile de discerner les expressions sur les visages non-humanoïdes.

Je ne peux m'empêcher de sourire en savourant les souvenirs de la nuit pendant que le vent et le soleil des plaines me caressent la peau. Mon premier seigneur, mon premier vole à dos de cheval, mon premier titan (je me permet la référence) et le tout pour une nuit exceptionnelle qui me rappelle tout le potentiel de Dreamland à produire des événements fantastiques. Pas seulement des guerres et des conflits absurdes. Sans vraiment avoir besoin de forcer, je reste là à penser à tout un tas de choses diverses et variées, mais avant tout que je souhaite vivre d'autres événements comme celui-ci​.
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Petite brise et tranquillité (avec Eva Beaumont & Mara Leros)

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