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(Suite de quête) Les rats aux égouts ! [avec Mara Leros]

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MessageSujet: Re: (Suite de quête) Les rats aux égouts ! [avec Mara Leros] Dim 7 Fév 2016 - 23:34
La fillette courait, haletante, de toute sa force de Voyageuse. Le poids mort sur son dos laissait une piste rouge sang qui marquait leur chemin si efficacement que leur poursuivant n'aurait sans doute pas besoin de se servir de son odorat. Fuyant encore et toujours, suivant mécaniquement les indications épuisées du rat qui tentait de suivre sa cadence, son pauvre esprit carburait.

Dans cette position, l'allié qu'elle tentait désespérément de sauver était son pire handicap. Elle voyait pourtant énormément de possibilité pour le mettre à son avantage. Faire une fausse piste pour perdre le loup. Faire un guet-apens. Créer plusieurs pistes... Oh, si seulement tout ça n'impliquait pas immédiatement de laisser le blessé à la merci du traqueur! Sa gorge serrée ne l'aidait pas à respirer, et elle perdait son souffle vitesse grand V.

La seule raison qui faisait que l'autre ne les avait pas déjà rattrapé, c'était uniquement car elle enchaînait les virages, ne permettant pas à l'ennemi de prendre de la vitesse en ligne droite. Et ce fait reposait simplement sur la parfaite connaissance des lieux de ses compagnons, qui lui permettait de ne jamais finir dans un cul-de-sac.

Mara bénissait son endurance développée, mais elle commençait à sentir les muscles de ses jambes se tendre douloureusement. Elle avala péniblement sa salive et accéléra le rythme de sa respiration pour compenser les quelques secondes perdues. Les murs de brique, de pierre ou de métal s'enchaînaient à l'extrémité de son champs de vision, rendus flous par la vitesse et son attention concentrée droit devant elle, droit dans la pénombre. Par moment, un rectangle sombre jaillissait du noir et dans un violent mouvement, sa trajectoire changeait et elle récupérait rapidement sa vitesse en s'engouffrant momentanément dans une salle, pour rejoindre un autre couloir par une autre porte. Elle tendait l'oreille, percevant toujours ce maudit martèlement lourd qui refusait de se laisser distancer.

Après un enchaînement de virages particulièrement épuisant, alors que la terreur et l'absence total de plan la plongeait dans une détresse complète, un sursaut de son esprit la fit apercevoir un reflet métallique particulier au plafond. Se rattachant à tout ce qui pouvait provoquer une étincelle d'espoir pour elle, elle focalisa toute sa réflexion sur ce reflet. Qu'était-ce? Par quoi était-il provoqué? Il devait avoir une importance quelconque, sinon, si même ses sursauts de conscience la lâchaient, elle était totalement fichue.

Un reflet métallique, sur le plafond, forme particulière, couleur jaune sale avec la lueur des quelques rares torches qui éclairaient cet endroit. Pourquoi aussi peu de torches aussi? On voyait rien, c'était insupportable! Nan, revenir au reflet! Il avait quoi? Une forme particulière peut-être? Quelle était sa forme? C'était un truc vaguement en pointillés, ou alors c'était à cause de la vitesse? Pointillés... Reflets séparés par des ombres? Reflet de grille? Une grille! Un conduit d'aération! Mais oui espèce d'idiote, qu'espérait-elle respirer sous terre?

Mais comment exploiter ça? C'est pas comme si elle pouvait s'en servir pour accéder à la surface, c'était trop haut... Se cacher alors? Mais le loup les sentirait à coup sûr, et comment trouver le temps de monter? Et seraient-ils seulement dans un semblant de sécurité là-haut?La Voyageuse serra les dents. Ça serait de toutes manières toujours mieux que de s'épuiser à courir, et le loup aurait plus de mal à les trouver. Ce ne serait sans doute pas une occasion de se reposer, mais au moins de reprendre son souffle.

Ne voulant pas s'épuiser à parler, elle retint sa respiration un instant, le temps de se concentrer pour envoyer une onde à son camarade qui courrait derrière elle, lui demandant de lui indiquer un accès au système d'aération. Le rat s’exécuta, visiblement bien plus fatigué qu'elle et face à l'intersection suivante, au lieu de tourner comme à son habitude, ils continuèrent de charger droit devant, poursuivant pendant une bonne minute, avant d'entrer dans une salle à leur gauche.

Il semblait un instant à la fillette que le martèlement s'était affaibli, mais il n'était pas temps de s'arrêter pour s'en assurer. Avisant un tas de caisses, visiblement de nourriture, elle les escalada aussi vite que possible et eut un sursaut de joie en sentant le contact froid du métal sur ses paumes. Saisissant les barreaux, elle commença à secouer sa porte de secours avec nervosité, sans succès. Elle ne put que remarquer que les fixations n'étaient pas très solides. La respiration sifflante du rongeur capable de courir et la légère toux de l'autre résonnaient particulièrement fort à ses oreilles.

Entendant les pas se rapprocher, elle oublia toute idée de subtilité et asséna une série de violents coups de pieds aux coins de la grille. Entendant le bruit métallique des vis qui sautent, elle agrippa de nouveau sa prise et tira d'un coup sec, faisant sauter les dernières accroches rouillées. Avisant le trou d'un mètre carré qui s'ouvrait à elle, elle n'eut pas vraiment le temps d'hésiter et ajustant de nouveau son poids sur son dos, elle s'y rua tandis que le rugissement du monstre résonnait dans la pièce.

Une fois dans le conduit, elle courba rapidement le dos pour attraper d'une main un angle et se hisser dans le conduit sillonnant le plafond. Indiquant au second rat de se saisir de sa cheville elle le hissa in extremis, alors que le monstre finissait sa charge en détruisant les caisses où ils se trouvaient un instant plus tôt. Se déplaçant à quatre pattes pour s'éloigner le plus vite possible du trou, elle sentait des vibrations se répercuter dans toutes la structure, tandis que le mutant frappait l'ouverture dans l'espoir de l'élargir.

Avançant ainsi, tournant au hasard dans le noir, l'enfant s'arrêta finalement quand plus aucun bruit ne lui parvint. Adossant le blessé à un côté du conduit, elle s'affala en face tandis que le dernier membre du trio s'effondrait au sol. Elle avait les poumons en feu et les membres douloureux, autant à cause de l'effort qu'en raison des multiples éraflures et bleus qu'elle avait reçu dans le tunnel de fortune. Posant un regard sur ses deux compagnons visiblement à bout, elle pris conscience de l'ampleur de sa performance. Ses débuts à Dreamland lui semblaient à présent bien loin...

Soudain, elle se rendit compte que le silence s'était mué en grondement grave. Alors que la terreur faisait se hérisser les poils de ses minces bras, elle prit conscience que le bruit venait du couloir en dessous. La bête les cherchait, visiblement. Avisant une grille plus loin qui diffusait un très légère lueur, elle essaya de faire le moins de bruit possible pour ne pas attirer l'attention. Main en entendant les long bruits de reniflement sourds de l'animal, ses yeux tombèrent sur la plaie ouverte du rat, et elle ne se fit guère d'illusions.

Un choc soudain la fit sursauter. Le loup avait sauté pour frapper le plafond, non loin d'eux. Échangeant un regard nerveux avec le rat en meilleur état, la mine inquiète de Mara se changea soudain en sourire fatigué mais plein d'espoir. Un second choc retentit. Faisant de nouveau glisser le blessé sur son dos, elle fit un signe de main et reprit sa course, encourageant les deux autres d'une onde de confiance quelque peu affaiblie.

Car malgré la fatigue, elle souriait. Elle avait un plan!
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MessageSujet: Re: (Suite de quête) Les rats aux égouts ! [avec Mara Leros] Dim 14 Fév 2016 - 15:06
Concentration. Un pas en arrière, en position de combat, l'arme levée a mis hauteur. Je faisait mon maximum pour être parfaitement synchronisé avec Hoji. Le chef de clan adoptait une garde de combat presque parfait sans laisser entrevoir la moindre ouverture. Il fallait également se méfier des quatre sbires qui l'accompagnaient, car même si nous avions réussis à en blesser certains, ils n'étaient pas hors d'état de nuire pour autant. Nous étions là, face à face, à attendre que l'un d'entre nous engage le combat. ce fut l'un des sbires qui entama les hostilités en tentant de lancer un coup de hache dans notre dos. Trop simple et trop prévisible, les réflexes sur-développés du démon n'auraient certainement pas permis que nous nous fassions avoir de la sorte. Hoji fit un pas rapide sur le côté pour esquiver l'attaque et laissa passer le rat à sa hauteur pour l'envoyer terminer sa course en direction de son chef d'un grand coup de hampe dans le dos.  Cette action n'avait pas pour but de le surprendre ou même de le blesser, mais uniquement de lui faire abandonner sa garde parfaite ne serait-ce qu'une petite seconde. Cela ne marcha pas aussi bien que prévu, mais Hoji se lança tout de même une nouvelle fois à l'assaut.

Le combat put enfin commencer sérieusement et les lames parlèrent pour les deux combattants.  Nous pouvions enfin nous concentrer exclusivement sur notre adversaire principale, puisque de toute façon le combat se déroulait beaucoup trop rapidement pour que les sbires soient capables d'en suivre le cours et tenter de placer une attaque. Hoji était très habile avec une lance dans les mains, peut-être même plus que le chef de clan, mais nous étions tout de même moins résistant que lui. Je parvenais enfin à oublier tout le reste; au moins le temps du combat; afin de permettre au démon d'utiliser ses capacités au maximum. Me laissant emporter par l'adrénaline, je constatais que cette habilité à manier les armes, cette réaction qui nous permettais d'esquiver les attaques les plus mortel de notre adversaire, tout cela était jouissif. Nous n'étions qu'un, et je me laissais très vite emporter par l'ivresse de la violence, frappant toujours plus fort, toujours plus vite. Le problème, c'est que nous nous épuisions au fur et à mesure alors que notre ennemis gardait un rythme soutenu. Il frappait plus fort que nous et nous forçait à reculer sous l'impact de ses coups. D'un coup d'épée vers le haut, il nous fit perdre l'équilibre et nous envoya valser d'un grand coup de tête. L'un des sbire profita de notre déséquilibre pour érafler notre bras droit de son épée tandis qu'un autre visa la gorge. D'un coup de bâton circulaire le démon parvint à nous libérer de cet assaut et envoya l'un d'entre eux percuter le chef. Ce dernier s'était élançait dans notre direction pour enchaîner avec un coup d'épée à l'abdomen, mais il ne parvint pas à atteindre sa cible à cause du sbire qui vint s'écraser dans ses jambes.

Hoji profita de cet instant pour asséner un coup du manche de l'arme sous le menton de l'homme rat. Il recula et essuya les quelques gouttes de sang qui coulèrent de son museau. Le combat allait s'éterniser à ce rythme là, et ce n'était vraiment pas une bonne chose.


-tu te défend plutôt bien, jeune invocateur. Mais je vais m'assurer que ni toi, ni ta camarade ne sorte d'ici vivant. Vous servirez de repas à mes rongeurs!

Ils poussa un hurlement strident qui fit grimacer le démon. Je compris rapidement que c'était un cris de ralliement quand une quinzaine de rats sauvages sortirent des quatre coins de la galerie. Nous étions maintenant encerclés, assaillis par un concert de feulement insupportable.

-tu l'avais pas prévu ça, hein?

-...non, en effet.

- on pas à pas l'avantage ici, faut bouger!

D'une grande impulsion, Hoji s'élança contre le mur le plus proche et bondit au dessus des rats qui tentèrent de nous attraper par les bras et les jambes. Nous avions échappé de peu à un démembrement plus que violent et entamâmes une course à pleines jambes. Nous devions trouver un endroit spacieux, où nous pourrions prendre de la hauteur. être pourchassé par une horde de rats énormes était déjà en soit un problème; bien que seul ils ne soient pas dangereux; mais pour ne rien arranger le chef du clan avait décidé de se mettre à la tête de cette horde. Bha oui, ça aurait était trop simple; comme si il allait faire comme dans les film et laisser ses larbins faire le boulot pendant qu'il buvait un cocktail les doigts de pieds en éventail. Nan, lui il avait vraiment envie de nous démonter la face. Voilà, on a bien l'air con maintenant, à courir comme un dératé poursuivis par une armé de rongeurs affamés. Tout ça parce que monsieur Hoji a préféré s'occuper du chef tout seul...

-Oh la ferme!  j'y peux rien si t'es pas foutus de te démerder tout seul! Tiens regarde par là, y a une réserve.

Hoji entra dans la pièce en fracassant la porte et grimpa sur les caisses en bois, secouant les chevilles pour faire lâcher prise aux rongeurs qui s'y accrochaient. En grimpant, il fit tomber par inadvertance une caisse qui déversa son contenu sur le sol. Des bouteilles se brisèrent et déversèrent un liquide visqueux. Cette odeur m'était familière et ce fut Hoji qui percuta le premier.

-C'est de l'huile! Aaah j'ai compris! il contaient foutre le feu aux casinos les saligauds.

Le chef du clan avait compris les intentions du démon quand il le vit grimper le long d'une colonne de pierre pour décrocher une torche de son support. Trop tard.Le chef des rats hurla de colère et entrepris de grimper le long de la colonne, l'épée entre les dents. Hoji sauta vers le centre de la pièce, la torche dans la main droite, et se réceptionna lamentablement.
Tu nous à péter un bras, pauvre con!


Outch...

Il lâcha la torche dans la flaque d'huile et les flammes apparurent comme si un portail vers l'enfer avait surgit du sol. Luttant pour ne pas se faire grimper dessus par la horde de rat, Hoji se rua vers la sortie de la pièce tandis que les flammes atteignaient les autres caisses d'huile. à peine avait-il fermé la porte que l'explosion la lui envoya en pleine face, propulsé contre le mur...


Shad ouvrit lentement les yeux, se relevant difficilement. Il avait terriblement mal au bras. Un hurlement non loin de là lui indiqua que le rat-garou n'était qu'à quelques intersections de sa position; il valait mieux ne pas rester dans les parages car son combat n'était pas finit. La réserve avait littéralement explosé, laissant échapper une odeur infecte de chaire brûlée. Il pouvait apercevoir les cadavres des rats sauvages éparpillés un peu partout, certains avaient même étaient éjectés de la pièce. Il avait vraiment fait un carton cette fois-ci, mais il était encore là. Il était là à l'observer avec un regard haineux et avide de vengeance. Sa peau était brûlée par endroit et la moitié de son visage avait était dévoré par les flammes. Le chef du clan poussa un hurlement de rage et se rua vers l'invocateur.  Lui, il avait le bras en compote et un mal de crâne indescriptible.
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MessageSujet: Re: (Suite de quête) Les rats aux égouts ! [avec Mara Leros] Mer 17 Fév 2016 - 21:42
Mara progressait aussi rapidement que lui permettait sa position, sentant parfois une goutte tiède et poisseuse imbiber d'avantage ses vêtements. La plaie du blessé avait dû plus ou moins coaguler depuis le temps, mais un peu de sang s'en échappait encore. Elle essayait juste de ne pas y faire trop attention, de peur d'être prise d'une nausée un peu trop malvenue. D'autant qu'à chaque ralentissement de leur part, des chocs sourds venant d'en dessous menaçaient de faire s'écrouler le couloir.

Pour cela, elle focalisait toujours son attention sur les indications du rongeur qui rampait derrière elle. Elle avait trouvé une idée pour se débarrasser du loup, mais quel était le meilleur endroit pour appliquer ce bourgeon de plan? Elle avait d'abord pensé l'attirer jusqu'à l'intérieur de sa cage, mais elle s'était vite inquiété de la capacité de la bête à flairer le piège. Et évidemment, le rat lui avait confirmé qu'ils n'avaient pas d'autre prison assez grande pour contenir le monstre sans pour autant être imbibée de son odeur. Les deux fuyards avaient beaucoup hésité et changé plusieurs fois de direction avant de se décider sur un lieu en particulier.

Ils avaient tellement tourné et avancé dans le noir que Mara n'avait plus la moindre idée de l'endroit où ils se trouvaient. Elle savait juste pertinemment que la bête n'avait jamais perdu leur trace, et elle l'imaginait parfaitement, le museau levé vers le haut et la bave coulant par litres entre ses crocs légèrement entrouverts. Elle frissonna légèrement.

Une violente explosion retentit, faisant trembler les parois et tomber quelques graviers dans les cheveux de l'enfant qui se figea. C'était pas prévu. Pas prévu du tout. Une odeur poisseuse de brûlé envahit le conduit d'aération. La fumée faisait monter les larmes aux yeux du trio, et d'une voix qui menaçait de devenir rauque, la fillette demanda à son compagnon:

"On est bientôt arrivé?"

Elle crut discerner un acquiescement derrière elle, mais une quinte de toux étrangla la réponse. Bon, ça pouvait être pire: dans un sens, cette fumée allait peut-être être un avantage. Avantage qui se confirma quand elle entendit les reniflements hésitants de leur poursuivant. Il aurait plus de mal à suivre leur piste! Profitant de l'opportunité, la Voyageuse accéléra le rythme, notant avec un certain soulagement que les pas de la bête s'éloignaient. De toute manière, elle ne doutait pas que l'odorat de l'animal le mènerait à eux au moment voulu.

Avisant une énième grille entre ses mains, la petite vit finalement la salle qu'elle cherchait. Respirant profondément, puis toussant à cause de la fumée, elle nota avec une joie surprise qu'elle avait récupéré de sa course, et que malgré ses muscles fatigués, elle ne se sentait pas incapable de faire ce qu'elle allait essayer. Posant son fardeau et observant les deux rats, qui avaient eux eut l'intelligence de couvrir leur museau avec un bout de tissu, elle entreprit de retirer délicatement la tunique du blessé.

Ce dernier gémit de douleur quand elle tenta de tirer sur le tissu collé à sa plaie béante, mais elle ne pouvait pas se permettre de perdre de temps. Profitant de l'usure du vêtement, elle le déchira autour de la zone sensible et saisit à pleine main l'étoffe lourde d'humidité. Sa gorge se serrait, et elle faisait de son mieux pour oublier ce qu'elle avait entre les mains. Même l'odeur grasse de la fumée ne camouflait pas tout à fait celle du sang.

Jetant l'objet sur son épaule, sentant avec surprise sa nouvelle légèreté, elle échangea un regard entendu avec le rat le plus valide qui s'occupait de son compagnon, et saisit fermement la grille. Quelques coups bien placés eurent raison d'elle et la retirant de son socle pour la poser dans le conduit, l'enfant se pencha vers le trou et descendit, se tenant toujours au bord pour ne pas tomber. Voyant des tuyaux plus loin qui sillonnaient le plafond, elle se balança un peu et en agrippa un.

La salle en dessous d'elle avait un sol en pierre et des murs en pierre creusée, comme beaucoup d'autres. Mais celle-ci avait la particularité d'avoir plein de tuyaux, quelques robinets et un trou béant dans un mur. Serrant les dents, la jeune fille progressait de plomberie en plomberie, visant l'étrange ouverture où s'engouffraient certain de tubes de cuivre. L'eau qui en suintait rendait les prises difficiles, mais elle ne devait pas tomber. Pas qu'une chute d'un mètre vingt sur ses pieds ne puisse l'effrayer, loin de là, mais elle s'inquiétait plutôt de comment elle pourrait alors remonter jusque là-haut.

Sur son dos, le vêtement imbibé gouttait et à l'entrée du trou, profitant d'un espace suffisamment large entre la prise et le plafond pour y caler son bras, elle entreprit d'essorer la tunique, entendant les gouttes tomber de façon macabre sur le sol humide. Elle crut percevoir de lourds bruits de pas qui se rapprochaient, mais ne préférant pas perdre de temps à s'en assurer, elle jeta de nouveau le textile sur son épaule et poursuivit son chemin en s'enfonçant dans le tunnel qui descendait.

Le sol se rapprochait de ses pieds, mais elle préférait ne pas céder à la tentation et progressait au rythme des gouttes poisseuses qui tombaient par terre après avoir coulé le long de sa jambe droite. Il était étrange de noter à quel point le bruit des gouttes de sang et celui des gouttes d'eau était semblables. Du coup, elle avait l'impression que du fluide vital coulait de partout. Et l'habit à cinq centimètres de son nez avait l'énervante capacité de renforcer l'illusion.

Elle sentit finalement que ses prises étaient de nouveau horizontales et ressentant un contact froid contre ses phalanges, elle fut assurée d'être au bon endroit. Jouant de nouveau du balancier, elle lança ses jambes en arrière et parvint à glisser ses pieds au dessus de d'autres tuyaux afin de permettre à ses bras de se reposer. Laissant tomber son fardeau dans un bruit humide, elle tenta de son mieux de calmer sa respiration et se mit à l’affût.

Elle était parcourue par le stress, tendant l'oreille en plissant les yeux, s'attendant à tout instant de voir l'immense silhouette se découper dans l'unique accès à ce petit sous-sol. Puis elle se rendit compte de ce qu'elle était en train de faire. Elle était complètement folle, ça n'allait jamais marcher. Elle n'allait pas passer sa nuit, et même si ça réussissait, ça demanderait un tel coup de bol que son karma lui retournerait forcément dans la face. C'était pas possible autrement. Les gouttes de sueur qui glissaient sur sa peau lui semblaient gelées. À moins que ce soient des fuites au dessus d'elle? Elle appréhendait les prochaines minutes.

Mais elle n'eut pas à attendre longtemps, finalement: le grondement du rat-garou se fit entendre. Il suivait la piste de sang qu'elle lui avait laissé, sentant visiblement l'odeur de la Voyageuse sur les tuyaux. Il sembla hésiter un instant dans la salle précédente mais ne parut pas faire attention aux deux rats restés dans le conduit. La fumée devait masquer leur odeur. Le plan idéal de Mara se déroulait en boucle dans sa tête, et elle énumérait tout ce qui pouvait planter et aboutir à sa propre mort. Ce qui était assez long.



Finalement, le grognement résonna dans son tunnel et la luminosité baissa légèrement. Il approchait. Peut-être que les conduits de cuivre avaient atténué les odeurs, mais celle du monstre sembla soudainement très forte et prit la petite à la gorge. Elle vit ses crocs scintiller dans la demi-pénombre, alors qu'il levait la tête vers elle avec un rictus. Qui ressemblait un peu trop à un sourire. À vingt centimètres de son visage. C'est proche, vingt centimètres.

Un autre éclat, au niveau de ses griffes, permit à Mara de deviner un violent coup à venir. Elle l'esquiva en lâchant l'appui de ses pieds et en balançant ces derniers vers un autre tuyau. Le coup raté frappa le plafond avec une violence remarquable dont le bruit se répercuta tout autour, faisant trembler ses prises. Elle entraperçus du coin de l’œil une déformation là d'où il retira son poing. Plissant le regard, l'animal retroussa ses babines et envoya un autre coup, qu'elle évita en repoussant sa prise de ses mains pour déplacer son corps et attraper un autre bout de métal.

Ce manège se poursuivit deux ou trois fois tandis que l'être s'énervait visiblement. L'enfant tant qu'à elle, était motivée par le fait très simple que si le moindre coup la touchait, elle tomberait, mourait dans d'atroces souffrance et impliquerait la remise en liberté d'un bestiau beaucoup trop violent à son goût. Ça motivait.

Finalement, l'impensable, le miraculeux, l'objectif du plan arriva! Le coup du monstre fut tel qui traversa la fine paroi de métal du plafond. Non, pas du "plafond". La paroi en métal du silo souterrain remplis d'eau claire qui alimentait les rats, et apparemment quelques casinos alentours. Et ce fut un violent jet d'eau qu s'abattit en plein sur le museau du loup, le prenant par surprise et le noyant à moitié.

Recevant pour sa part une multitude de gouttelettes particulièrement douloureuses sur ses nombreuses écorchures, Mara s'éloigna tant bien que mal de la source. Pris de fureur et aveuglé par le jet, son adversaire sembla devenir fou et se mit à rugir, dénuant toute forme de stratégie ou de jeu pour donner des coups beaucoup trop violent partout autour. Déformant les tuyaux de cuivre, perçant encore et encore la cuve, faisant s'effondrer légèrement les murs adjacents...

Mara profita de sa panique pour tomber au sol. Le bruit qu'elle fit en entrant dans l'eau qui atteignait déjà ses mollets attira l'attention du loup qui se tourna vers elle avec violence, faisant s'envoler quelques gouttes de son poil mouillé. Ce dernier le ralentit d'ailleurs très légèrement, compensant la difficulté qu'avait la petite à courir dans l'eau. Cette dernière allait le plus vite possible, n'ayant pas la moindre idée de comment ne pas être ralentie par cet environnement. Entendant les fracas d'eau et de griffes derrière elle, elle fixait juste le haut du tunnel comme un chemin vers le paradis.

Le-dit tunnel étant d'ailleurs assez étroit, le déplacement fou de la bête le faisait trembler de toute part, sans pour autant le ralentir. Des bouts du mur ou du plafond se détachaient et roulaient vers eux à toute vitesse, obstacle supplémentaire à la très éventuelle survie de la gamine. Qui trébucha sur l'un d'eux. Et qui se reçut quasi-simultanément un puissant revers qui l'écrasa contre un mur. Et le mur se fissura plus que les autres. Et le plafond se fissura dans la foulée. Apercevant ça du coin de l’œil, la fillette tenta de vaciller vers la sortie malgré son souffle coupé, mais un autre coup la cueillit, toutes griffe sorties cette fois.

Rebondissant contre le plafond pour retomber un peu plus haut telle une poupée de chiffon, le haut du buste en sang, l'une des griffures ayant miraculeusement raté son cou pour balafrer son menton, elle n'entendit l'éboulement qu'à travers un long sifflement aigu. Son champs de vision était parcouru de points noirs et flous qui flottaient ici et là. Étaient-il vraiment noir? Noir à reflet de couleur, c'était possible? Quand elle les regardait pas, ils devenaient rouges ou blanc, c'était bizarre...

Une patte saisit son bras, la ramenant à la réalité. Hoquetant de terreur, incapable de crier, elle tenta de se débattre de toutes ses forces et la prise la lâcha. Surprise par cette victoire étonnement facile, son regard tomba sur le rat valide. Du moins il lui semblait que c'était lui. Il était un peu flou. Hésitant à secouer sa tête pour se remettre les idées en place, puis renonçant par bon sens, elle tourna la tête vers le sous-sol à présent bouché par un effondrement rocheux. De l'eau suintait entre les pierres, et des coups sourds qu'elle avait d'abord pris pour ceux de son cœur témoignaient de la présence du monstre de l'autre côté. L'eau devait l'empêcher de frapper de toutes ses forces, et donc de ses libérer.

Elle voulu soupirer de soulagement mais sa gorge bloquée la força à tousser, crachant quelques glaires de sang. Avec du recul, elle aurait adoré sortir une punchline du style: "Et c'est comme ça que la simple intelligence vainc la force brute", ou encore: "Il n'était pas de taille". Mais sur le moment, elle haletait de sa respiration sifflante, les yeux exorbités et loin d'être remise de l'enchaînement de coups de bol monstrueux qu'elle s'était prise dans la tronche. Et dire qu'à la base, elle avait juste pensé utiliser la force du loup pour faire s'effondrer quelque chose sur lui...
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MessageSujet: Re: (Suite de quête) Les rats aux égouts ! [avec Mara Leros] Dim 21 Fév 2016 - 10:20
Casino le "Joker Face", quelques instants avant les combats catastrophiques des deux voyageurs...

Une nuit paisible parmi tant d'autres au royaume des richesses, les rêveurs s'amusent, les dirigeants s'empiffrent. Les choses suivent leurs cours sans imprévus; du moins pour l'instant; et les cries de joie lézardent les murs du casino accompagnés du cliquetis des pièces d'or qui tombent en cascade de la bouche des bandits manchot. Perché sur le petit balcon au sommet des escaliers latéraux, le directeur de l'établissement se frottait inlassablement les mains en observant avidement un groupe de rêveurs grandement captivés par la bille d'une roulette en pleine action. Une nuit plus fructueuse que la moyenne, les humains devaient certainement rencontrer une crise financière ces temps ci; et ce n'était pas pour lui déplaire. Il aimait les pauvres autant qu'il aimait son casino, son or et sa fille (dans cette ordre précis) . Affichant un large sourire lui arrivant presque aux oreilles, il tourna légèrement la tête pour s'adresser à son second.

- Que donnent les chiffres, Freddy?

- Nous sommes presque à la tête du classement des casinos les plus rentables de la nuit, monsieur le directeur.

-Splendide! Répondit le petit homme dans son costume blanc immaculé en se frottant les mains d'avantage.

Oui, la nuit s'annonçait "splendide" pour la plus part des casinos de la grande cité. Mais la fameuse expression "trop beau pour être vrai" prenait tout son sens en ces lieux et elle pouvait s'appliquer à n'importe qui, même aux plus chanceux.  Et cette nuit, le plus concerné de tous par cette triste vérité n'était autre que ce chère directeur du casino "Joker Face".

BRRRRRROOOOOOO...

Une violente secousse fit trembler les murs du casino et vaciller les machines à sou, jusqu'à décrocher certains tableaux de leur support et tomber des bouteilles des étagèrent du bar.

-Qu'est ce que c'est que ce bordel?!

-On aurait dit une explosion, monsieur le directeur!

-Je sais, imbécile!! Ce que je veux savoir c'est d'où viens cette explosion!

Et bien tout simplement, à cet instant précis, le jeune invocateur venait de faire exploser une salle remplie de caisses de bouteilles d'huile inflammable. Une bouteille d'huile, ça peut prendre feu.  Mais plusieurs dizaines de bouteilles d'huile, ça fais déjà une belle déflagration. Par chance l'explosion s'était produite à un endroit assez éloigné des fondations du casino, ce qui avait évité à l'endroit de s'effondrer sur lui même. Les murs de pierre du souterrain étant assez épais, le casino n'avait pas était touché. Du moins pas de manière physique. Car à défaut de s'effondrer, la panique qui s'était installée dans le bâtiment faisait s'écrouler une nuit de business bien remplie pour le petit homme en costume blanc qui observait la scène avec un subtil mélange d'horreur, de colère et d'incompréhension sur le visage.

-Euh... Patron? L'agent d'entretien dit qu'il y a des flammes qui sont sorties de la grille d'évacuation de la cave, c'est plutôt étrange... Ah, et la fontaine de la cours s'est arrêté de couler.

-APPELEZ MOI LA POLICE TOUT DE SUITE!!!

Les cheveux en batailles et la cravate en vrac, le directeur se retourna vers la grande salle et leva les bras aussi haut que sa petite taille lui permettait de les lever:

-Messieurs Dames! Messieurs Dames s'il vous plais calmez-vous! tout va bien nous gardons la situation sous contrôle! Le casino "Joker Face" double vos gains pendant une semaine!

La salle retrouva le calme et quelque soupirs de soulagement se firent entendre parmi les rêveurs. jusqu'à ce qu'un nouveau tremblement se fasse sentir, plus léger cette fois ci. En suivi l'apparition d'une fissure qui pris son départ de la porte d'entrée du casino pour continuer son chemin entre les machines a sou, suivis à la trace par les regards inquiets des rêveurs, créatures et autres membres du personnel. Puis elle grimpa le long d'un mur, toujours suivis par une horde de têtes levées vers le plafond, pour finir sa course sur l'embase de l'énorme chandelier de cristal accroché au milieu du plafond de la grande salle. L'objet vint s'écraser au milieu de la pièce entre les rêveurs qui s'écartèrent précipitamment et le chao resurgit brusquement comme un clown sorti d'un gâteau surprise. Cette fois impossible de calmer la clientèle, le directeur agitait vainement ses bras dans tous les sens en observant son bénéfice de la soirée s'enfuir par la porte d'entrée en renversant les vases et autres vitrines sur son passage.  seul au milieu de son établissement vide et sans dessus dessous, le petit homme s'empoigna nerveusement la tignasse, avec toujours cette même expression déformant son visage.

-Bordel...de...MEEEERDE!!!

Dans la rue la secousse de l'explosion s'était également fais ressentir, mais à une échelle moins importante. Suffisamment pour que les passant se retourne, intrigués par la ruade précipitée des clients du casino. Quelques minutes plus tard les rêveurs semblèrent avoir presque oubliés ce qui venait de se passer, jusqu'à ce que cela ne soit plus qu'un bref souvenir avant de se diriger vers un autre casino ou un bar...

Bar le "Golden Pub"; quelques minutes après l'explosion...

Le "Golden Pub", un bar réputé dans le centre de la cité des richesses, était bondé comme la plus part des nuits. Mais cette nuit il était agité d'une manière bien différente que d'habitude. Les rêveurs, félins, leprechaunes et autres trolls manifestaient vivement leur mécontentement et réclamaient le remboursement de leur commandes, agglutinés au comptoir.

-Donnez moi ma bière ou remboursez moi!

- ça viens ce cocktail?!

-Faut écrire une lettre à Midas pour avoir une carafe de flotte, ici?!

Réajustant son tablier marron, le patron du troquet ne savais plus où donner de la tête. De nature méfiante et avare, il avait pour habitude d'encaisser la money avant de servir la commande à ses client. Non pas que c'était une sale manie puisque , à Kazinopolis, tous les bars procédaient de la sorte et en temps normal ce n'était pas censé se retourner  contre lui.

-Régis!! ça viens ces verres propres?! les client s'impatientent, là!

-Y a plus de flotte j'te dis! j'crois que le silo est vide!

-Mais c'est impossible! va voir à la cave c'que ça donne!

Grommelant dans ses moustaches, Régis le commis claque son torchon sur le plan de travail et ouvrit une petite trappe en bois pour se rendre au sous-sol. Passant devant les casiers de bouteille et autres caisses de boissons, il s'arrêta devant une rangée de tuyaux affichant différents baromètres.  celui correspondant à la réserve d'eau claire qui alimentait leur bar et ceux d'à côté pointait sur le zéro absolu. Soupirant longuement en se grattant le haut du crâne, le commis décida de soulever la plaque métallique au fond de la pièce pour voir ce qui clochait. Il se pencha, tendit l'oreille, rien. Le calme plat. Il s'apprêtait à emprunter le petite échelle pour descendre jeter un œil au silo quand soudain...

-GRRROOOOAAAAAAARRRRR!!!!

Un rugissement terrible suivit de martèlement faisant vibrer l'échelle métallique et tomber quelques grains de poussière du plafond le firent basculer en arrière, pris de terreur. Il tomba sur les fesses, se releva en trébuchant et remonta les escaliers quatre à quatre pour ameuter le reste de l'établissement.

-UN MOOOONSTRE!!! UNE BÊTE HORRIBLE DANS LES EGOUTS!!

Un silence pesant s'abattit sur le foule en colère et tous regardèrent le pauvre Régis s'enfuir comme un dératé en hurlant d'une voix aigüe. Quelques regards anxieux en coin, le bruit d'une goutte d'eau s'échappant du robinet, un verre se brisant sur le sol et la clientèle céda à la panique, imitant le commis. Dehors, toute la rue avait senti la secousse et les mouvement de panique en provenance du casino et du bar avaient vivement suscité l'attention des passants. Le tremblement avait été certes moins violent que dans l'établissement de jeu, mais il avait suffit à animer toutes les discussions  et certaines personnes s'empressaient même de quitter les lieux.

Non loin de là au casino "Le resident angel"...


-Capitaine Sterky! On nous signal du mouvement dans la rue d'à côté!

Le flic au brushing blond qui était en train de prendre des notes se retourna brusquement en ajustant ses lunettes de soleil et enfouit son carnet au fond de sa poche.

-Les rats?!

-ça s'pourrait bien! Les gens parlent d'une explosion souterraine et il semblerait que quatre établissements de débit de boisson soient privé d'eau! il semblerait que le silo soit complètement vidé, y a eu des mouvement de panique dehors.

-Bon sang, les deux voyageurs... Duke! envoyez une équipe dans les égouts, et retrouvez moi ces voyageurs!  

-B..Bien Capitaine! j'y vais de ce pas! répondit l'officier maigrichon en se mettant nerveusement au garde à vous.

Sterky se mordilla le pouce. Ils avaient causés un sacré boxon ces deux là, et ça allait certainement se retourner contre lui. Quelle bande d'idiots! on leurs avait juste demandé d'enquêter pour l'instant, pas de foncer dans le tas tête baissée! Il n'avait plus le choix maintenant, il ne lui restait plus qu'à descendre dans les égouts avec son équipe et de partir à la recherche de ces deux voyageurs; à condition qu'ils sois encore en vie...

Alors que l'équipe de police se dirigeait vers l'entrée des égouts, Shad était encore aux prises avec le chef du clan des rongeurs dont la moitié du corps était brûlé au troisième degré. Esquivant tant bien que mal les attaques du rat blessé, le jeune invocateur se demandait encore comment son adversaire avait fait pour échapper à cette explosion dont les flamme hantaient encore la réserve. La pièce était complètement ravagée, fissurée, les murs étaient calcinés et de petits débris tombaient du plafond çà et là.

Le chef du clan envoya valser le voyageur au bras cassé qui tomba sur le dos juste à l'entrée de la réserve. Shad avait suffisamment combattu pour la nuit et une lourde et douloureuse fatigue lui envahit le corps. N'ayant même pas le temps de se redresser, il vit arriver son ennemi rongeur au dessus de lui pour le saisir à la gorge et le plaquer au sol. Le rat l'étranglait si fort qu'il suffoqua sans avoir la force de contrer son étreinte. Il enchaina par une série de coup de poing au visage avant de se relever pour savater le voyageur. Shad s'était recroquevillé sur lui même, tentant d'encaisser les coups du mieux qu'il le pouvait et luttant pour ne perdre conscience. L'odeur qui se dégageait de la salle était vraiment infecte. Le chef de clan se retourna pour ramasser son épée qui trainait et se mit à faire les cent pas devant le voyageur  qui rampait au sol.  Le rat agitait frénétiquement les épaules sous l'effet de la fureur et un râle roque s'échappait de sa gorge, accompagnés de quelques gémissement de douleur causé par ses brûlures. Il se mit a vociférer sa rage sur l'invocateur.

- DÉTRUIRE! VOUS N'ÊTES BON QU'A TUER ET DÉTRUIRE! VOUS LES VOYAGEURS, N'ÊTES QUE DES ERREURS DE LA NATURE!! DES ABOMINATIONS!!! DES PARASITES QUI CORROMPENT CE MONDE ET LE RENDENT PERVERS ET MALSAIN!! SANS VOUS, LES CRÉATURES COMME NOUS RETROUVERAIENT LEURS JUSTES DROITS ET CE QUI LEURS APPARTIENT! VOUS AVEZ PEUT-ÊTRE REMPORTE CETTE BATAILLE, MAIS JE VAINCRAIS!! JE VOUS VAINCRAIS! TU VAS MOURIR CE SOIR, ICI, ET ENSUITE J’ÉTRIPERAIS CETTE CHIARDE DE MES MAINS AVANT DE PLANTER VOS TÊTES SUR UNE PIQUE AU SOMMET DE LA STATUT D'OR DE CE VOYAGEUR DANS LA VILLE!!!

Shad réprima une forte envie de lui rétorquer que c'était physiquement impossible puisque leurs cadavres disparaîtraient quelques secondes après leurs morts, mais il jugea préférable de se taire.  Mort, il ne l'était pas encore. Et même si il avait bien morflé jusqu'à maintenant, il lui restait encore une chance de s'en sortir. Marie-Jeanne n'était toujours pas assez rétablie pour se battre, mais il l'a sentait bouger. Elle pourrait au moins réussir à contrer une attaque, sans pour autant renverser la situation à coup sûr. Le reste dépendrait de lui. Il lui restait encore une carte à jouer; ses guêpes mitrailleuse. Il n'avait pas utilisé toutes les munitions des deux insectes tireur mais cependant il ne pourrait en utiliser qu'un seule; à cause de son bras cassé.  Il essayait de reconstituer la scène dans sa tête tandis que le rat lui hurlait sa haine, mais l'image de sa mort lui revenait systématiquement en plein visage. Gate et Ling n'étaient pas spécialement des armes de courte portée; encore moins l'une sans l'autre; et la taille des guêpes nécessitait de pouvoir tendre les bras pour permettre une utilisation optimale. Autrement dit, avoir un minimum d'espace.

Pendant que le voyageur énumérait ses chances de survie, l'homme rat s'approchait de lui en retournant son épée vers la bas d'un moulinet de la main et la pointa au dessus de sa tête telle une épée de Damoclès.

-Dit adieu à la vie onirique, voyageur.

La lame fendit l'air en direction de la gorge de l'invocateur en une fraction de seconde qui lui laissa le temps de voir ses dernières aventures défiler devant ses yeux. Les visages des quelques voyageurs qui avaient marqués ses pérégrinations dans les terre onirique lui apparurent dans un flash. Tommy, Dan, Nedru, Mara... et un claquement semblable à celui d'un fouet retentit dans le couloir, suivis de l'envolée de la lame. Une unique liane était sorti du pot de la plante accroché au dos de l'invocateur, parant l'attaque et forçant l'assaillant à reculer sous l'effet de surprise. La liane tomba sur le sol, tranchée par l'épée qu'elle avait dévié. Shad profita de ce moment de surprise inespéré pour se retourner et récita l'incantation de ses guêpes mitrailleuses.  Le rongeur se jeta sur lui, griffe en avant et reçu un grand coup de pied au visage à l'endroit de sa brûlure. Pendant que Gate fusionnait avec le bras valide de l'invocateur, ce dernier se redressait en s'adossant au mur en grimassent de douleur. Les deux ennemis blessés luttèrent dans un bras de fer acharné, faisant pleuvoir les coup de poing de pied. Shad ne parvenait pas à prendre assez de recul pour s'assurer un angle de tire correct et l'homme rat s'évertuait à bloquer son bras contre le mur. Le duel dura quelques minutes, puis le rongeur frappa le bras blessé du voyageur qui lui rendit un grand coup de tête. La créature baissa légèrement sa garde laissant ainsi l'occasion à l'invocateur de baisser le bras pour lui tirer dans la jambe.  

L'homme rat hurla de douleur et repoussa le voyageur violemment qui tomba sur le dos en pointant son arme vers son adversaire. La rafale de dard parti au moment où l'invocateur toucha le sol et celui-ci ferma les yeux par réflexe, priant d'avoir touché ça cible . Il l'avait eu. Le rat était criblé de dard sur les bras, les jambes et le torse mais ne semblait pas décidé a en rester là. Transpercé, meurtri, le rat s'avança lentement vers lui en clopinant, affichant une expression effrayante; presque macabre. Incapable de se relever, Shad compris horrifié que la fin du voyage était inévitable. Quand soudain des bruit de pas de course résonnèrent sur le pavé du couloir. Trois policier en uniforme fondirent sur le criminel pour le plaquer au sol et l'immobiliser. Hurlant de rage, le chef du clan se débattit comme un forcené avant de disparaitre dans l'obscurité du souterrain encadré par les forces de l'ordre de Kazinopolis. Tandis que l'écho de ses hurlement lézardaient encore les murs des égout, le capitaine Sterky se planta au dessus du voyageur encore allongé au sol.


-Avez-vous la moindre idée du bordel que vous avez causé, là haut? un casino saccagé, quatre troquets privés d'eau, sans compter  le vent de panique. On vous avez seulement demander d'enquêter pour l'instant, pas de foncer tête baissée. Je ne sais pas si vous méritez vraiment...

-C'est en arrivant toujours à la dernière minute que vous êtes devenu capitaine? coupa le voyageur d'un ton agacé et provocateur.

-... Pardon?

-Sur les trois fois où j'ai rendu service à cette ville, vous êtes toujours arrivé au dernier moment. Mon but dans la vie, c'est pas de faire votre boulot à votre place. Et là vous voyez, j'ai mal partout. Un bras pété, des côte pétées, mon visage je sais pas ce que ça donne mais ça dois pas être jolie non plus, et je suis vraiment, VRAIMENT crevé. Alors je pense mesurer correctement mes paroles en vous disant: arrêtez de me casser les couilles et aidez moi à me relever.

-... Aidez le à se relever; ordonna le capitaine à deux de ses officiers. Où est la gamine?

les deux officiers relevèrent le voyageur en calant ses bras sur leurs épaules et l'aidèrent à marcher.

-par là je crois; indiqua Shad d'un geste du menton vers le fond du couloir; j'ai entendu la bête mais je ne sais pas comment Mara s'en est sorti. Je pense qu'elle est vivante, sinon on entendrait encore le monstre.

Le groupe se mit donc à la recherche de la jeune voyageuse et n'eu pas de mal à la retrouver. Il n'eurent qu'à suivre le petit filé d'eau qui se transformait progressivement en énorme flaque. L'enfant se trouvait dans une pièce sombre et humide, baignant dans une marre dont l'origine provenait d'un mur fermé par un éboulement d'où s'échappait un léger filé d'eau. Shad compris rapidement que le rat-garou se trouvait derrière, probablement mort noyé.  Il regarde la fillette et eu un pincement au cœur en constatant que son état était certainement encore plus lamentable que la dernière fois qu'ils avaient affrontés le clan des rats. C'était franchement pas acceptable de laisser une enfant de son âge frôler la mort de si prêt, surtout que c'était pas la première fois. Mais tout cela était bel et bien terminé. Ils n'entendraient plus jamais parler de ce satané clan de rat. Souriant fébrilement  à la fillette, il s'agenouilla à côté d'elle et posa sa main valide sur son épaule.

-c'était presque trop facile, je sais pas pour toi mais j'ai pas eu le temps de m'amuser.

Sa tirade lui tira une grimace de douleur à cause de ses côte cassé et son bras en miette, puis il tourna la tête vers l'éboulement rocheux.

-Pas mal l'inondation, moi j'ai eu un combat.... explosif.
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MessageSujet: Re: (Suite de quête) Les rats aux égouts ! [avec Mara Leros] Dim 21 Fév 2016 - 17:26
Mara ne tenait pas sur ses jambes, se contentant de vaciller sur l'appui du rat qui l'aidait tant bien que mal à se relever. Il la gratifiait d'un regard inquiet alors qu'elle plissait les yeux dans une forte concentration avant de perdre de nouveau l'équilibre. Les deux n'eurent pas besoin de se concerter pour décider que ce n'était pas une bonne idée d'essayer de la faire tenir debout, et il l'aida à se rasseoir sur la roche froide, les jambes vaguement en tailleur.

Parfois, un coup ou un gargouillis raisonnait derrière l'éboulement, mais ces derniers étant de plus en plus rares et faibles, le duo fini par les ignorer. Mara releva un regard fatigué vers son ami et lui marmonna d'aller plutôt aider l'autre blessé. Elle-même n'allait sans doute pas tarder à se réveiller et lui n'aurait pas toutes ses blessures soignées le lendemain comme par magie. Elle lui fit un sourire plus ou moins encourageant pour l'enjoindre à partir, et il dut suivre le même résonnement qu'elle puisqu'il finit par s'éloigner en trottinant. L'enfant suivit son déplacement des yeux, le regardant grimper dans un tuyau du mur jusqu'au plafond et s'agripper au conduit d'aération pour y rentrer. Il y eut un petit silence puis un bruit de froissement et un petit tapotement métallique indiquèrent que les deux Créatures devaient se déplacer dans les conduits vers une sortie moins acrobatique.

La petite soupira. Leur restait-il des camarades? Et si tel était le cas, seraient-ils acceptés? Elle n'y pensait jamais sur le coup, mais elle avait juste la terrible impression d'inciter les gens qu'elle attirait à trahir leurs anciens alignements. Après, ils avaient l'air convaincus et heureux à côté d'elle. Mais était-ce aussi à cause de son pouvoir? Elle n'avait jamais vraiment compris jusqu'où il allait. En même temps, comment le "mesurer"? Elle avait déjà compris ce qu'elle était capable de faire, c'était plutôt pas mal, comparé à ses premières semaines à Dreamland...

Elle soupira. Ça faisait bien quelques minutes qu'elle était assise, les membres engourdis...

Et si Shad avait besoin d'aide? Elle l'avait laissé affronter le chef des méchants seul, elle n'avait aucune idée de la force qu'il avait! Si ça se trouvait, il avait besoin d'aide! Elle était forte maintenant, elle n'avait pas à se reposer alors qu'elle pouvait faire quelque chose! Décidée à ignorer la douleur, elle posa ses mains au sol et commença à décroiser ses jambes pour s'accroupir. Mais à partir du moment où elle cambra légèrement son dos, un éclair douloureux la ramena à la dure réalité, et au dur sol, au passage. S’étalant de tout son long, les mains à côté de la tête et cette dernière regardant vers le côté, elle ne pensait plus à rien. Son semblant de motivation s'était envolé aussi vite qu'il était venu. Elle avait juste du mal à respirer, affalée sur le ventre comme ça, et réunit ses dernières forces pour basculer sur son dos.

Aïe. On oublie souvent le nombre de muscle dont on a besoin pour faire ce genre de mouvement.

Le regard perdu dans le plafond, elle se résolut à attendre son réveil dans le calme. Peut-être qu'elle aurait des remords en y repensant plus tard, avec un esprit clair. Mais là, elle n'avait pas l'intention ni la possibilité de faire quoi que ce soit. Elle passait simplement le temps en jouant du bout du doigt avec l'eau froide qui commençait à former une flaque autour d'elle. C'était un peu douloureux mais comparé à n'importe quoi d'autre, s'en était presque agréable.

Finalement, après un certain temps (court? long? difficile à dire...), elle entendit des pas approcher. Elle faillit être inquiète mais le temps qu'elle se rende compte que quelqu'un approche, elle vit la tête de Shad entrer dans son champs de vision. Elle mit aussi un certain temps à calculer ce qu'il lui disait, mais elle sourit dans sa fatigue et répondit en marmonnant, mâchant la moitié de ses mots:

" 'audra qu'on passe unuit sans rat pou' voir... Ça chang'rait..."

Elle se rendit vaguement compte qu'on la soulevait et en sentant un appui contre son torse, elle devina qu'elle était sur le dos de quelqu'un et affala ses bras sur les épaules du quelqu'un, par réflexe. Par contre, y avait d'autres personnes avec Shad, non? C'était qui?

~~~~~~~~~~~~~~~~

Dans son bureau gravé d'or, face à ses piles de pièces et de documents plus ou moins soigneusement triés, la Créature des Rêves se massait les tempes de ses doigts serties de bagues. Soupirant avec un grognement, il approcha sa main de son socle à stylo en or puis se ravisa, la ramenant sur l'accoudoir en velours de son fauteuil rehaussé d'or. Il fixait nerveusement la porte dorée de son bureau, ignorant le fabuleux papier peint tapissant les murs et les quelques remarquables tableaux dont la valeur accumulée valait plusieurs fois le PIB mensuel d'un petit Royaume.

L'Intendant Elmer Krisus, gestionnaire de l'un des quartiers les plus rentables de Kazinopolis, commençait à en avoir sérieusement marre. Il n'était pas descendu immédiatement, prétextant du travail à faire (ce qui était le cas), mais il était bien trop agacé pour se concentrer sur les problématiques financières et les messages de plainte qui s’étalaient sous ses yeux. Bien sûr, il ne pouvait plus y aller à l'improviste, c'était une question de fierté. Du coup, il en était réduit à attendre l'annonce de son secrétaire afin de savoir quand ces deux éléments perturbateurs allaient finalement arriver. Croisant et décroisant ses doigts, malaxant ses mains, il se leva brusquement en ignorant le crissement douloureux de son siège sur son parquet coûteux et parfaitement ciré.

Les mains croisés dans le dos, le pieds battant nerveusement le sol, celui qui faisait parti des plus grandes richesses du Royaume le plus riche, l'un des subalternes direct d'Infinity Midas, observa la rue qui brillait au loin, de nombreuses dizaines d'étages plus bas. Il avait fait appel à ces deux Voyageurs en raison de leur réputation récente et globalement positive, et de leur expérience passé avec ces nuisibles, mais il aurait préféré qu'ils s'exécutent plus discrètement.

Pour sa part, une nuit de perdue dans un casino n'était pas un déficit incommensurable dans l'ensemble, cela faisait partie du jeu économique de concurrence de ce Royaume. Les accidents du Joker Face ayant fait fuir les Rêveurs, ces derniers étaient tout simplement allés dans les bâtiments d'à côté. Au final, peu d'entre eux avaient dû se réveiller. Evidemment, les problèmes dans les bars étaient sensiblement plus ennuyeux dans la mesure où les clients étaient plutôt des habitants locaux, qui eux n'oubliaient pas.

Il allait devoir trouver un moyen d'étouffer l'affaire ou de la tourner à son avantage. Après tout, ça avait été sa propre décision d'embaucher ces deux rookies et non des Voyageurs expérimentés, autrement plus efficaces mais chers. Le mauvais déroulement de la nuit risquait de lui retomber dessus et il avait tout intérêt à conserver le plus possible une opinion publique favorable et la sympathie des hauts-placés.

Mais pour le moment, tout ceci lui ajoutait de la paperasse, quelques pertes dans dans l'objectif d'une nuit supposée particulièrement fructueuse et surtout un certain agacement. Finalement, un bruit délicat retentit contre sa porte et il se raidit, indiquant à son secrétaire d'entrer. Ce dernier fit quelques pas timides dans son dos et annonça que les Voyageurs étaient là avec l'escouade policière. L'Intendant lui ordonna sèchement de les faire monter ici et s'installa à son bureau, accoudé sur ses documents et mains croisées, fixant les quelques sièges au tissu vert légèrement élimés qui lui faisaient face.
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MessageSujet: Re: (Suite de quête) Les rats aux égouts ! [avec Mara Leros] Mar 23 Fév 2016 - 21:06
Bien qu'ils avaient finis par s'en sortirent "en un seul morceau", Shad se sentait mal à l'aise. Il sentait bien qu'ils n'allaient pas recevoir des félicitations ou des remerciements ou bien encore des acclamations, mais il ne s'était pas non plus attendu à ce qu'on les envoie directement dans le bureau de l'un des subalternes direct du seigneur des richesses. Bon, tant qu'il ne se retrouvait pas devant Midas lui même après tout... L'angoisse pouvait encore être supportable. Il se massait nerveusement la nuque en jetant un regard qui se voulait rassurant à la jeune Mara qui était toujours perché sur le dos de l'un des officiers. S'il ne savais pas que c'était très certainement impossible, il aurait juré qu'elle était en train de s'endormir. Il sourit légèrement à la pensée que le réveil serait surement le plus doux repos qu'il avait connu depuis un petit bout de temps.

Dans le grand ascenseur Doré dans lequel ils se trouvaient, se tenaient à leur côté le Capitaine Sterky et cinq de ses hommes. Pourquoi diable une telle sécurité? Ils ne risquaient pas de s'enfuir bien loin, vu leur état. Shad parvenait maintenant à itenir debout, mais il était pressé de trouver une chaise sur laquelle il pourrait apaiser l'horrible douleur musculaire qui lui parcourait les jambes. L'ascenseur arriva à destination avec un "ding" presque trop prévisible et laissa apparaitre un long couloir aux murs tapisser d'un tissu pourpre et sûrement très coûteux. Au bout de ce couloir se trouvait une grande porte dorée qui était, à n'en pas douter, celle du bureau de l'intendant Elmer Krisus. Le groupe avançait d'un pas régulier et soutenu, presque similaire à une marche militaire, stressante. Le capitaine Streky frappa deux coups secs sur la porte en bois dorée et une voix lui intima d'entrer sur un ton tout aussi sec. Le groupe pénétra dans le bureau, laissant le loisir à l'invocateur de porter la jeune fille et les cinq officier tournèrent les talons.

Shad observait l'endroit d'un coup d'œil circulaire, admirant le mobilier de qualité et les tableaux inestimables qui recouvraient  les murs. La pièce était chaleureuse et accueillante; éclairée suffisamment pour permettre une bonne visibilité sans pour autant griller la rétine. Elmer Krisus se tenait face à eux, le dos droit et les mains dans le dos. Il les observait avec un air sévère pendant qu'ils s'avançaient vers le centre du bureau. Shad le toisa d'un regard méfiant et posa Mara sur l'un des sièges qui se trouvaient face au bureau sans prendre la peine de demander la permission. L'homme habillé d'un veston très class de couleur bleu nuit l'invita tout de même à prendre place à ces côtés sur le deuxième siège d'un geste de la main.


- Voici donc nos fameux voyageurs explorateurs des égouts. Et bien, on peut dire que vous n'y êtes pas aller de main morte...

-Un casino saccagé, quatre troquet privet d'eau, on sais...

-c'est exact. Repris sèchement l'intendant. Il semblerait que nous n'ayons pas la même notion de ce qu'est une enquête. Je pense que je vous aurais envoyé faire des travaux d'intérêt généraux si vous n'aviez pas déjà rendu service à cette ville par le passé.

-Je peux comprendre votre agacement pour ceux qui est du casino et des bars, mais sachez que vous auriez certainement essuyé une plus grosse perte si nous n'étions pas intervenu directement.

-Qu'entendez vous par là?
demanda l'homme d'un air suspicieux.

-L'explosion, c'est moi qui l'ai déclenché.  C'était une réserve d'huile inflammable destinée à une série d'incendies criminels. Quant au silo, c'est Mara qui a tendu un piège à un énorme rat-garou pour le noyer. Vous savez, c'est quand même la deuxième fois qu'ont risquent notre peau contre ce clan de rat. Au bout d'un moment, aux grand maux les grands remèdes; comme on dit. Et c'est vous qui nous avez contacté, nous avons fais selon nos capacités.

Krisus soupira longuement. Malheureusement il avait raison, s'il avait voulu régler ce problème en évitant le moindre débordement, il aurait dû faire appel à des voyageurs beaucoup plus expérimentés. Mais bon, de toute façon on ne reviens pas sur le passé, ce qui est fait est fait. Il passa derrière son bureau et ouvrit l'un des petits tiroirs sur le côté pour en sorti deux bourses en cuir fermées par une cordelette dorée.

-Vous n'avez pas tout à fais tors, voyageur. Voici votre récompense. En espérant que lors de votre prochain séjour à Kazinopolis vous sachiez faire preuve d'une entrée moins... fracassante.

Shad posa l'une des bourse dans la main de la fillette qui se réveilla quelques minutes plus tard. L'invocateur se leva de son siège avec l'aide du Capitaine Sterky et salua l'intendant avant de quitter l'immense bâtiment.  Il serra la main au flic sorti tout droit d'une série américaine qui lui dit de prendre soin de lui et alla se poser sur le banc le plus proche pour y terminer sa nuit. Une nuit de plus.  Cent Essences vitales, une bien maigre récompense pour le nombre incalculable de manières différentes qu'il eu cette nuit de mourir. Assis sur son banc doré, il observait au loin les passants aller et venir, les enseignes qui clignotaient, les rêveurs qui disparaissaient dans un halo de fumée à l'heure du réveil... Lui aussi, allait certainement bientôt se réveiller.

Il était fatigué, et sa vue commençait à se brouiller. était- ce le moment de revenir à la réalité? ce n'était pas la sensation que ça lui faisait, habituellement.  Il plissa les yeux pour se concentrer sur la forme floue d'un groupe de rêveur qui marchait au loin, mais celui ci devint encore plus flou. Seule une forme; ou plutôt une silhouette noire se détacha du groupe. Plus nette, plus distincte, elle semblait attirer l'attention de l'invocateur plus que le reste du monde. Ses pensées se brouillaient, il ne savait plus vraiment que penser de cette forme. Il voulut interroger Hoji pour connaitre son avis, mais celui-ci ne répondit pas. Un léger sentiment d'angoisse commença à serrer les  tripes du jeune invocateur; Hoji silencieux, ça n'existait pas. Quelque chose clochait.  La silhouette se rapprocha encore, laissant deviner un visage masqué et capuchonné. Puis autour d'elle le paysage fondit pour laisser place a des flashs d'images violentes. Des cris, du sang , deux personnes dont il ne su deviner l'identité se faisant torturer. Ils étaient là, devant lui, a genoux, mais il n'avait pas la force de se lever pour découvrir leur visage.  L'individu arriva devant les deux silhouettes agenouillées et leva un poignard, prêt à l'abattre sur ses pauvres victimes . Shad voulu crier, leur venir en aide, faire n'importe quoi pourvu qu'il soit capable d'agir mais il ne put qu'assister à la scène, impuissant. L'arme fendit l'air et brisa la scène, laissant le voyageur seul sur son banc, haletant et trempé de sueur. A côté de lui, posé soigneusement sur le banc, se trouvait une feuille marquée d'un motif en forme de masque d'arlequin rouge. au dessus du motif, un message lui était destiné...



"Butine, petite abeille, butine. Le vent funeste d'un passé lointain s'engouffre dans tes ailes."
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(Suite de quête) Les rats aux égouts ! [avec Mara Leros]

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