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Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin)

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MessageSujet: Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin) Lun 29 Juin 2015 - 16:38
A peine endormi, j'étais plongé dans une foule bruyante et mouvante. Des lumières de couleurs variées et tapageuses teintaient de leurs taches de couleur qui tournait au brunâtre la nuit  qui régnait pourtant ici, si j'en croyais le ciel. Nul étoile ne perçait cependant la pollution lumineuse. Elle s'étendait des rues, des toits, des réverbères. Rues, toits et réverbères pour le moins particulier, par ailleurs. Outre leur clignotement chamarré, le style était du plus pur Las-Vegassien. Quelque chose de bling-bling, vulgaire, clinquant, attrayant peut-être pour certains ? En tout cas, cette vision ne laissait planer aucun doute sur le lieu ...

"Kazinopolis, Royaume du vice des jeux d'argent."

De l'argent tout court, plutôt, vu que le jeu avait une fâcheuse tendance à tourner au vinaigre sans monnaies à y dépenser. On ne jouait pas pour gagner, mais bien pour perdre, qu'on en est conscience ou non. Que ce détail échappa aux Voyageurs et Habitants qui se ruinaient ici, c'était bien possible ... Probable, me hurla le passage d'un groupe fébrile, de rêveurs cependant. La rue, si on pouvait bien appeler ça une rue, dans laquelle je me trouvais, était une artère piétonne richement parcourue. Et par riche, j'entendais qu'il semblait bien que ceux qui la traversaient se dirigeaient, la bourse encore pleine, vers la perdition qui s'offrait tous les trois mètres dans un habillage coloré.

"Luxuria, les prostituées en moins, en somme ..."

Les gens me bousculaient, passaient autour de moi avec empressement. Il est vrai qu'un homme seul, immobile au milieu d'une rue si passagère avait de quoi gêner. Personne cependant ne le semblait en me percutant parfois presque de plein fouet. Je remarquais que si certains se voyaient contraint de réduire l'allure et faire un détour, car je n'avais pas l'intention de me laisser faire malmener, d'autres, plus rares, m'envoyèrent bouler sans grande difficulté. Me reprenant, je pris le même mouvement que la foule, me dirigeant vers le plus grand bâtiment que je voyais. Et quel bâtiment ! Il élançait sa bonne cinquantaine de mètres de verres et d'acier, illuminé par moult spots et néons, dans le ciel souillé de lumières aguicheuses. Devant, au centre d'une place que rejoignaient bon nombres d'artères semblables, s'érigeait une énorme statue qui semblait d'or massif, rutilante sous une lumière blanche qui faisait luire et flamboyer le modèle. Pas d'inscriptions, rien, seulement cet Apollon d'or, en Jean, Baskets, un air vaguement déterminé sur le visage. Ce qu'il représentait était un mystère, mais la matière en elle-même suffisait à rendre le monument pour le moins percutant.

"Hé, fais gaffe, toi !"

En parlant de percutant ... Un jeune cuistre, tentant de me faire dégager de sa route, s'est vu retourner sa politesse, et me fusille du regard. Il ne manque pourtant pas de place pour passer, le bougre, nous sommes justement sur l'une d'elle ! L'air de se sentir éminemment supérieur, pas assez cependant pour ne pas avoir besoin de se le prouver de si pertinente manière ... Un gosse, 18 ans tout au plus, avec l'air banalement excentrique qui se retrouvait chez tous les Voyageurs dans son genre, une sorte de pop-culture exacerbée dans un style quelque peu vulgaire. On moins on ne pouvait l'accuser de se faire passer pour ce qu'il n'était pas ... Fidèle à moi-même, je fis un pas vers lui, brisant outrageusement la distance entre nous deux sans cependant faire le moindre geste à son encontre. Il eut une réaction de recul un peu surprise, et son dos vint percuter quelques passants malencontreux. Je lui souris, mais mes yeux ne souriaient aucunement, eux, et le message passa très bien. Je ne pus m'empêcher d'en rajouter une couche.

"Fais attention, voyons, à foncer sur tous ceux qui passent ! Si tu veux de l'attention corporelle, il doit bien y avoir quelques succursales de Luxuria dans les environs; pas la peine de te soulager sur les badauds."

La remarque, énoncée avec suffisamment de volume pour attirer l'attention des plus proches, ne manqua pas de mettre manifestement en rage celui qui se trouvait devant moi. Tellement en rage, d'ailleurs, que sur le coup j'en suis moi-même étonné. J'ai touché un point sensible de ce tocard, on dirait. A le voir ainsi, on le croirait prêt à me sauter dessus pour laver un affront imaginaire, ou simplement calmer ses petits nerfs contrariés. Avant qu'il ai fait quoi que ce soit, je fis un nouveau pas, très rapide, ma main se posant sur son poignet. Baissant le regard jusqu'à lui, je lui glissais d'une belle voix froide. Il doit sentir la tension dans le geste, car n'en fais pas un.

"Va voir ailleurs, ou change de comportement, tu as le don de m'insupporter."

Je continuais ma route, ne pouvant m'empêcher d'avoir une certaine satisfaction devant la mine contractée par la rage de cet imbécile, qui s'écarta sur mon passage. J'avais été trop prolifique dans mon premier jugement; il n'était même pas un cuistre, juste un stupide irrespectueux, le genre à bousculer les vieilles dans la rue si personne ne le regardais. Un jeune chien déjà aigri, qui se rêve en grand dogue hargneux, chef de meute. Il rumine son insignifiance, et s'en impose pour se sentir moins merdeux. Qu'il soit mis hors de lui par le reflet qu'il voit dans les yeux du chat qui le regarde du haut de sa gouttière n'a rien d'étonnant. Un coup de patte sur son museau de roquet et il s'en va la queue entre les jambes, en ravalant sa bave, amère de son indigence. Je le met au placard dans mon esprit, j'ai un Kazino à découvrir.


[HRP : Voilà, Kai, je te laisse faire un peu ce que tu veux pour commencer, que je fasse en fonction de : HRP]
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MessageSujet: Re: Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin) Mar 30 Juin 2015 - 22:41
Atchoum

Un filet visqueux de déjection nasale s'étala sur le sol. Kaijin releva la tête, il avait l'impression qu'on venait de lui rapper la gorge avec un de ces outils qui servait à éplucher des légumes. Ce qui n'était pas vraiment très agréable. Même dans ce monde-là, il restait malade, comme un chien, comment ça se faisait ? Il poussa un râle et cracha une glaire visqueuse et assez dégoûtante, avant de sortir de la ruelle sombre dans laquelle il s'était réfugié. Pour se faire happer par la foule. Il se laissa porter par le courant de ce fleuve de gibier.

Alors que ce courant était en train de le porter, un bâtiment attira son regard. Il s'extirpa de cette foule pour venir se camper devant l'entrée d'un nouveau casino. Un casino parmi tant d'autres hein ? Si on mettait à part que sa facture électrique surpassée celle de la dizaine de casinos que Kaijin avait déjà croisée, réuni bien sûr. Ah, oui. Il y avait cette minuscule statuette en or qui dépassait les grattes ciel d'à peine six mètres, aussi. Trois fois rien.

Kaijin considéra que ces vains efforts pour attirer la clientèle méritait bien qu'il aille y faire un tour. De plus, sa gorge le grattait, la racler n'avait plus aucun effet, il lui fallait du liquide. Puis bon, il avait bien envie de ''se mettre une bonne grosse race onirique''. Il grimpa les marches jusqu'à l'entrée, enfin presque, il y avait au moins cinq mètres de queue. Ça embêtait Kaijin, bien qu'il se dise que rependre le contenu du crâne de chaque client devant le videur ne le pousserait pas à le laisser passer. Il se fit la réflexion qu'il n'aurait qu'à lui casser la gueule aussi. Le problème serait que, une fois dans le casino, ce serait à lui de se faire saigner dans tous les sens.

Bien qu'il avait totalement conscience que ça allait arriver au bout d'un moment, il comptait profiter un peu de sa nuit avant. Rien qu'un peu. Pour le moment, ça se débloquait, le premier à rentrer fut un voyageur, qui un peu plus loin s'était fait emmerder par un merdeux qui s'était fait dessus dès qu'il avait eu une réponse, pourtant pas si agressive que ça. Si ce même voyageur croyait en avoir fini avec les merdeux de ce genre, il était mal tombé. Dans le genre, Kaijin était l'un des meilleurs.

Après tout, son visage malsain et méchant en disait long sur sa qualité de petit con. On y voyait toute son envie de faire sortir des globes de leurs orbites, ce qui les rendrait très emmerdants. Ses traits, presque exagérés, accentuaient cette sorte de folie meurtrière qui l'animait. Ce qui créait un petit contraste avec son accoutrement, il portait un sarouel grisâtre, et un tee-shirt noir trop grand et trop large pour lui. Il manqua de se faire recaler par le videur à cause de ça d'ailleurs. Mais, comme bien pire était rentré, il laissa couler. Pour le moment.

Tout content, tout fier d'être rentré, Kaijin se dirigea vers l'endroit où l'on servait les boissons les plus alcoolisées. Il s'immisça dans un jeu à boire avec quelques autres fêtards. Après avoir enchaîné deux demi-dizaines de shots d'un liquide au goût hybride de rhum et d'huile de tournesol, il fut acclamé par son nouveau groupe d'ami. Quelques rires gras et hurlement plus tard, les fêtards improvisèrent une piste de danse autour d'une table de poker.

Le voyageur s'empressa de grimper dessus, accompagné d'une créature des rêves totalement androgyne et d'un voyageur, un peu grassouillet et par-dessus tout, torse nu. Kaijin attrapa une bouteille et versa le contenu dans sa bouche, bien que le liquide ne se contentât pas de couler de sa bouche, il en aspergea les fêtards aux pieds de la table, mais pas avec la bouteille, avec sa bouche. Partant dans un fou rire incontrôlable, il alla s'écraser sur une autre table, plus basse. Trop ivre pour se relever pour le moment, il continua de se dandiner en beuglant, au sol.
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MessageSujet: Re: Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin) Mer 8 Juil 2015 - 23:40
L'intérieur était bondé, emplit d'un concert de bruits qui, étrangement, sonnaient moins désagréablement à mes oreilles. Au contraire. Les bruits de pas, de discutions plus ou moins fortes, les cris et annonces, les déceptions nombreuses et les rares heureux, les lumières ... Le tout formait une mélopée à la forme chaotique mais douce, aux accents tranchants. Elle sonnait la déchéance et la réussite, l'échec et l'accompli. Tout et rien dans un ensemble de sons discordant. J'étais bien en mal de me l'expliquer, par ailleurs. Que cela me plaise avait de quoi m'interroger, et cependant j'en fis abstraction, pour une raison assez stupide. J'avais de plus en plus l'impression de m'enfermer dans des raisonnements toujours analogues, des questions récurrentes dont je ne cherchais pas vraiment les réponses.

L'échappatoire pour mon esprit vint dans la sensation toute bête de la moquette du hall contre mes pieds nus. Elle était d'une surprenante douceur, profonde et d'une certaine fermeté sous la voûte plantaire. De quoi transiter avec délice jusqu'aux salles de jeux. Je n'avais cependant nulle intention de participer à quelque perte de temps et d'argent savamment organisé entre bonnes gens (ou pas, d'ailleurs, au vu de la fréquentation). Je voyais au loin des tables de poker, de solitaire, roulette, et tout ce dont je n'avais jamais retenu ou même su le nom se dérouler, entourée d'une foule murmurante. L'atmosphère devait y être autrement plus calme qu'ici, devant le bar. De bois brillant, rutilant même, sous les spots blancs, bleus et verts (je ne commenterais pas le goût de l'éclairage), un certain nombre de joueurs gaspillaient leur essence vitale dans la boisson après l'avoir dilapidée dans des jetons trop vite perdus, à moins qu'ils ne se donnent du "courage" avant de se lancer sur la piste de l'échec, tôt ou tard. Pour la plupart en tout cas. Des tables étaient disposées tout autour du moyeux central irriguant toutes les gorges présentes, et l'ambiance était, il fallait bien l'avouer, tout autre qu'au comptoir même. Pas de cocktails silencieux ou de discutions en petits groupes, côte à côte, non; certains étaient aussi bruyant et ostentatoires que dans le fond d'une fête étudiante.

Je m'avançais dans la salle, lentement, les sens en alerte. Je m'attirais quelques regards évasifs de par mon apparence, sans plus. La notion d'inhabituel perdait son sens commun à Dreamland, et je me félicitais de ne pas être trop voyant. Je devais me résoudre cependant que même ici, je sortais un peu du lot, visuellement, apparemment. Pas assez excentrique mais pourtant pas banal, difficilement identifiable à une figure connue, peut-être. Je voyais souvent des vêtements, des styles, des attitudes, qui n'étaient qu'un dérivé de personnages hauts en couleur, qui sans être vraiment des imitations avaient une inspiration très visible. Que ce soit conscient ou pas. Ou étais-ce l'aspect entre le recherché et le négligé de ma mise ? Mes cheveux partaient plus ou moins dans tous les sens, emmêlés, relevés, à l'exception de la mèche récalcitrante de ma tempe gauche qui pendait à coté de ma joue, sur mon crâne à la diable pour ne pas tomber dans mes yeux, descendant jusqu'à mes lombaires en mèches inégales, aussi bien en taille qu'en teinte. Mes pieds étaient nus, je portais ici une chemise à lacets d'une gris anthracite au col à demi ouvert, un pantalon lâche de deux tons plus sombre, et un manteau léger bleu nuit, ouvert, tombant jusqu'à la moitié de mes tibias. Pas de quoi être trop voyant, non ?

Les énergumènes qui s'agitaient aux cotés de leurs boissons à demi répandues me donnèrent une brève mais puissante nausée, qui me fit stopper mon pas mesuré. Mes yeux froids transpercèrent leurs dos, sans qu'ils en semblent particulièrement affectés. Rien de très étonnant ... Je me retenais de m'approcher, et me dirigeais à la place du "carnage" présent qui risquerait de se transformer en carnage futur, vers le bar. Prenant place sur un tabouret, je remarquais soudain que je n'avais pas la moindre envie de dépenser pour avoir à boire. Jetant un regard à ma droite, j'eus l'excellente surprise de trouver un regard d'un éclat pour le moins singulier en ce lieu. Deux beaux yeux gris me regardaient d'un air assez surpris, et je mis presque une seconde à reconnaître celle qui se tenait devant moi, resplendissante dans une tunique d'un orange assez vif, mais qui lui allait très bien. C'est cela, couplé à la ceinture à sacoches travaillée qui se devinait à ses hanches, qui me fis reconnaître Lucy. Un sourire me monta aux lèvres alors que je me penchais un peu vers elle.

"Oh, heureuse surprise, ma chère !"

Elle eut une expression surprise, puis sourit à son tour, avant de tendre une main vers moi. Sans trop réfléchir, je la pris avec prestesse, et posait doucement mes lèvres sur ses doigts frais, avant de lui rendre son bijou de chair pâle. Elle en sourit de plus belle, donnant un coup de pied modéré à mon tabouret.

"Toujours dans tes drôles de délire, toi ? Enfin, on est collègue de promo, non ? Te fend pas de tant de formalisme."

Elle rit, et je manquais de la suivre. Je me contentais de sourire un peu plus, réchauffant mon expression. Dans ma poche intérieure, je crus sentir mon inutile parchemin frémir à son évocation. J'éprouvais un plaisir tout particulier à retrouver la jeune fille, et surtout de voir qu'elle semblait avoir gardé un bon souvenir de moi. L'idée que je n’attirais les tordues et les filles plus jeunes que moi me fis grimacer intérieurement, mais je chassais ces pensées sacrilèges dans ce moment pour le moins inattendu. Elle me proposa un verre, que je refusais. Le jour où je laisserais un autre me payer une boisson de cette manière n'était pas venu. Je la stimulais et l'écoutais parler, l'incitant à narrer ses quelques aventures depuis School-Land. J'allais prendre la parole à mon tour lorsque qu'un verre s'écrasa sur les pieds de mon tabouret. Le bruit du verre brisé coupa net les discussions alentour. Me baissant, je pris dans mes mains un éclat, le regardais. La manière dont Lucy me toisait était pleine de sollicitude, un peu inquiète aussi, et elle porta son attention vers les tables, plus loin.

"Je crois que ça venait de là. Ils ont confondus le Kazino avec un vieux bar à bourrés, juste une bande de cons, même dans leurs rêves."

"Oh, ils se révèlent peut-être une fois la nuit tombée, exprimant leur médiocrité dans les songes car trop timorés pour le faire au grand jour. Chacun sa vision et sa nature, n'est-ce pas ?"

Je me levais, en évitant de me couper sur les tessons. Elle me jeta un regard qui passa de l'alarmé au résigné.

"Pour ma part, je n'ai aucunement l'intention de les laisser me les briser, en plus des verres qu'ils boivent à outrance."

Sur ces dires, je lançais le morceau que j'avais en main, d'un mouvement sec et aussi précis que possible. Il atteignit l'arrière de la tête de l'un deux, qui étala sa face sur sa table sous la surprise, renversant les bouteilles et verres. Je m'approchais lentement, alors que mon aura s'excitait, déjà crépitante doucement autour de moi.
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MessageSujet: Re: Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin) Ven 10 Juil 2015 - 15:22
Le jeune voyageur était toujours en train de se dandiner au sol, tel l'apprenti ivrogne qu'il était. Ses bras et jambes levés remuaient au rythme d'une musique qui aurait pu lui rappeler les supplices de Macrophonopolis, s'il ne s'amusait pas autant. Bien qu'aucun de ces visages ne lui soient familier, ces gens étaient l'élément essentiel pour le bon déroulement de ce genre de festivités dont Kaijin raffolait. Des gens qui, peu importe les conséquences trouveraient toujours un moyen de repousser les limites de l’excès. Sans remettre en doute cet état d'esprit, il lui fallait bien avouer que c'était assez destructeur, mais bon, ce n'est pas comme s'il en avait eut quelque chose à se foutre après tout.

Jusqu'à ce que le voyageur grassouillet s'écrase mollement au côté de Kaijin, lui écrasant un bout de cuisse. Ce dernier pendant que le responsable de cette chute venait, non pas se joindre à la fête, mais, y mettre fin. Il n'avait pas vraiment apprécié qu'un verre lui soit balancé. Il voulait très certainement prouver à la demoiselle qui l'accompagnait qu'il était le mâle alpha. Ah, la séduction. Pour attirer l'attention de tous les fêtards, qui devait être huit ou neuf, il avait jeté un bout de verre dans le crâne du danseur encore plein d'énergie à ce moment-là. Le bout de verre ne l'avait pas tué définitivement, juste plongé dans l'inconscience.

Les vigiles ne jetèrent que quelques regards désintéressés à toute cette agitation. Après tout, l'alcool ne coûtait qu'un misérable Ev ici, normal que ça finisse comme ça, tant qu'il n'y avait aucun mort, ça leur allait. La créature androgyne, descendit de son perchoir pour se planter devant l'homme à la chevelure fougueuse.

- Est-ce tu sais ce qui est sympa après une bonne dizaine de verre et une danse endiablée ? Cassez la gueule d'un sale plouc de ton genre.

Grand silence.

*Crack* *Crack* *Scrak*


Qu'est-ce que c'était que ces drôles de bruits ? L'ensemble de l'assemblée se tourna vers la table anciennement monopolisée par les danseurs. Kaijin était à califourchon sur le ventre du voyageur et il frappait, parfois à côté, avec une certaine mollesse. Ce qui ne l'avait pas empêché d'endommager ce visage ; nez cassé, lèvres ouvertes, arcades brisées. Bref, que des jolies choses. Lassé de sa petite activité qu'il avait qualifié de ''super sympa'', il se redressa lentement tâtant l'air pour retrouver un certain équilibre -oui, il avait l'air d'un con. Il se racla la gorge et laissa sa victime légèrement embonpoint pour poser une jambe sur la table et rouler sur cette dernière pour reprendre la direction du bar.

Sauf qu'il y avait un problème. Un obstacle. Un barrage. Une muraille. C'était juste un voyageur. Il aurait pu contourner cet homme, mais c'était trop dur. Kaijin se planta devant celui qui venait de devenir son interlocuteur -bousculant ainsi l'androgyne. Le regardant de la tête aux pieds, l'adolescent tenta de construire une phrase dans sa tête.

- Salut.

Cette salutation avait été assez étrange. Il était ivre et ricanait de manière assez débile, mais ce mot avait eut un ton assez froid. Sans trop l'être.

- Moi c'est Bibine et toi ?

Son cerveau commençait à déconner, il était convaincu de s'appeler comme ça. Vraiment.
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MessageSujet: Re: Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin) Ven 17 Juil 2015 - 15:42
J'avais peut-être un peu exagéré. Si Lucy, qui après m'avoir supporté toute une nuit, devait comprendre à peu près mon attitude, assez en tout cas pour saisir que ce n'étais en rien une bravade ou un acte pour attirer l'attention, ça n'était probablement pas le cas de tout le monde. Le résultat était lui sans appel. Tous les buveurs s'étaient tournés vers moi, ce qui était mon intention, mais aucun n'avait l'air de prendre mon intervention comme ce qu'elle était, ou tout du moins voulait être. Ils avaient cessés leurs gesticulations, et l'un d'eux, un Habitant des rêves dont j'aurais été bien incapable de donner une bonne description, vint se planter devant moi. Il avait des cheveux en gerbe, d'un bleu métallisé assez amusant, les oreilles caractéristiques de ses congénères, et une apparence que je qualifierais de sexuellement développée. en effet, il n'était marqué particulièrement ni par des traits fortement masculins ou féminin, mais un subtil mélange de tout ce qui se trouvait entre les deux genres tel qu'on les définissait en occident. Des traits fins et espiègles, une nuque gracile, pas de poitrine, des hanches doucement dessinées sous une taille de guêpe, des membres aux attaches délicates. Sa peau avait elle aussi une nuance métallique, lui donnant un certain cachet. Cachet totalement nullifiée par ses dires et son attitude. J'allais répondre, d'un ton glacé, à sa provocation de poivrot, quand quelque chose attira mon attention derrière lui.

Juché sur celui que j'avais touché avec mon lancé, un Voyageur semblait ne rien trouver de mieux à faire que ... que faisait-il, en fait ? Les brisures vivraient sur le plateau de la table de temps à autre, alors qu'il enchaînait tant bien que mal des coups, si je pouvais les qualifier ainsi, sur le gras buveur assommé par le tesson qui lui avait percuté l'occiput. La scène, pour le moins insolite, avait fait cessé toutes les discussions alentour, et le jeune sous l'emprise de l'alcool mobilisait l'attention sur la table aux buveurs, et moi par la même occasion. Je remarquais à cet instant que mes cheveux se dressaient quelque peu sur mon crâne, s'agitant comme pris dans d'invisibles courants.

Il se redressa soudain. Enfin, soudain, il mit quelques secondes à retrouver une station verticale, battant des bras mollement. Il poussa sans ménagement le jeune éphèbe onirique qui se tenait devant moi, et se planta là. Il n'était pas très grand, vêtu sommairement de vêtements amples et lâches, l'air finement éméché. Pas très malin, surtout, les traits marqués par une sorte de volonté un peu crasse de faire ce qui lui plaisait, surtout si ça gênait les autres. Sa manière d'envoyer bouler son compagnon de beuverie, et de ... tabasser un autre, m'amenèrent à cette conclusion. Un sale emmerdeur bourré, rien de plus. Rien de moins, c'était sûr, vu comme l'autre ne réagissait pas du tout, s'étant pourtant fait violemment interrompre dans ses velléités à mon égard. Il me toisait en outre de la tête aux pieds, avec aux lèvres une grimace amusée et confuse pour le moins ridicule. Hum, plus pitoyable que méprisable.

Son ton, quand il parla, m'interpella, cependant. Il n'était pas ce à quoi je m'attendais, en tout cas pas totalement. Suffisamment pour que j'en sois inquiété. Certes, il était manifestement bien chargé, trop pour avoir toute sa tête. Il ne faisait aucun doute qu'il me provoquait dans ce salut, en revanche. La pointe dure qui transparaissait malgré l'alcool m'empêchait de ne pas le prendre au sérieux. Ou plutôt de ne pas tenter de le faire, car l'odeur qu'il dégageait avait raison de ma raison. Un jeune idiot aussi imbibé me donnait une drôle d'impression. Il se "présenta", et cela finit d'achever ma tentative de le prendre comme une véritable menace. Bibine, ben voyons ... Tekpaf, pendant qu'on y est, non, ça fera plus cool ? Mais encore une fois son ton n'avais pas la note d'une plaisanterie ou d'une pure divagation. Ou pas seulement, plutôt. Dans tous les cas, je n'allais pas rester planter là sans rien faire.

"Jean-Baptiste, pour ma part. Et, excuse moi de te le dire, mais je pense que tu as assez bu pour le moment, vu ce que tu fais."

J'élargissait du regard la remarque à tous les autres autour de la table, ou s'entassait bouteilles, verres et Voyageur brisé par leur imbécillité. Mon ton, lui, était glacial, pas très fort mais bien intelligible, pas vindicatif mais sans ambiguïté.
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MessageSujet: Re: Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin) Jeu 30 Juil 2015 - 12:55
Kaijin, de son nouveau nom, Bibine, trouvait son interlocuteur, du nom de Jean-Baptiste, vraiment pas drôle. Et un peu gênant aussi. Une remarque sur l'état d'ébriété de Kaijin plus tard, ce dernier tenta de se rattraper en prétendant qu'il n'était pas responsable de l'état de son homologue voyageur et compagnon de beuverie. Agitant ses bras dans tous les sens, pour accompagner ses propos confus.

- Hé, c'est lui qui a fait ça tout seul, moi, j'y suis pour rien ! Je le jure sur tout ce que vous voulez !

Il aurait presque pu être crédible, sauf qu'il avait omis deux détails, déjà, tout le monde l'avait vu à califourchon sur l'autre, en train de lui marteler la face, puis, il y avait aussi son poing imbibé d'hémoglobine qu'il faisait gigotait dans tous les sens. Et le pire dans tout ça, c'est qu'il ne s'en rendait pas compte. Au final, voyant que son interlocuteur restait impassible à ces mots, il soupira, laissant échapper quelques effluves tellement chargés en alcool qu'elle aurait rendu faite sombrer un buffle dans l'inconscience.

Quoiqu'il en soit, tout ça avait donné très soif à Bibine. Cependant, Jean-Baptiste n'avait pas l'air décidé à bouger. Pour ne rien arranger, les autres fêtards commencèrent à élever le ton, n'aimant pas celui de l'homme qui avait mis fin à leur amusement, mais aussi, à cause des actions du morpheur. Ces gens n'étaient pas de ceux qui restaient impassibles devant un affrontement entre deux pochtrons. La tension montait, pour ne rien arranger, les videurs commençaient à trouver cet amas de personne un peu inquiétant. L'un deux porta la main à son oreille pour actionner une radio.

-Un, deux, un deux.

L'autre visiblement un peu surprit, coupa l'autre dans sa communication.

- Mais... on est à côté … et ta radio est en plastoc.
- Anomalie dans l'allée, rien d'inquiétant pour le moment. Si ce n'est l'individu inconscient et visiblement blessé.
- Il est p'tet mort.
- Négatif agent Stevens.
- Je m'appelle Eric.
- Je reprends le contact dès qu'on passe à l'assaut, Jackson, terminé.
- Tu t'appelles Camille.

Le deuxième videur était visiblement assez exaspéré par son homologue nourri à l'action Hollywoodienne Dreamlienne. Cependant, ce n'était pas encore la peine de bouger pour eux, sauf si l'autre était mort. Mais comment savoir ? Il aurait fallu y aller, et Eric n'était pas assez motivé pour faire ça. Quant à Camille, il se devait de rester à couvert, il coordonnait l'attaque, de lourdes responsabilités pesaient sur lui. Finalement, il n'était pas si inquiétant.

Alors que le jeune adolescent était en train de bouillir à cause du brouhaha ambiant, il eut une idée de génie.

- Hé, on va se boire un coup s't'euplaît ?

L'idée de génie, c'était lui qui le pensait, au cas, vous n'auriez pas compris.
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MessageSujet: Re: Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin) Mer 5 Aoû 2015 - 22:38
Quel imbécile ...
J'étais légèrement déstabilisé, en mon for intérieur, par cet interlocuteur alcoolisé et, pour le moment, faisant montre d'une bêtise crasse. C'en était complètement irréaliste sur l'instant. J'entendais confusément que l'agitation autour de nous augmentait, mais je restais surtout attentif aux réactions de l'idiot en face de moi. Le sang qui coulait de ses phalanges n'était pas le sien, et une tache si évidente à sa bonne foi quant à son innocence qu'elle manquait de m'éclabousser dans ses gesticulations.

Je me permit une petite seconde de réflexion. Je m'étais fichu dans une drôle de situation, poussé par mon intransigeance passagère. Au lieu de la brièveté dont j'avais vaguement dessiné les traits, tout commençait à sonner bien trop sérieux. Ce gamin, en outre, me disait quelque chose. Son attitude, plutôt. Je ne l'avais jamais vraiment vue, mais elle me donnait une sale impression. A la fois lassitude et tension, blasé mais averti de je ne sais quoi. Il me mettait inexplicablement mal à l'aise.

Derrière lui cependant, l'agitation allait croissant. Le ton montait à mon encontre, ou notre, plutôt, puisque le jeune Voyageur était lui aussi la cible de la colère sourde qui montait. Un peu inconsidérément, cela me rassurait. J'étais pourtant la cible directe, et plus ou moins la cause de cela. Mais ...
Ah, d'une certaine façon, j'en était satisfait. L'animosité feutrée que je ressentais à leur égard m'était justifiée, légitimée, devenue bravade et panache personnel. Puis je n'avais pas, plus, l'impression de "me la jouer". Ce qui, je l'admet, était pour moi une idée très désagréable. Trop désagréable. Plus encore que les tessons jetés à coté de mes pieds, presque. La nuance avait joué, elle avait payé. Alors que je ne faisais pas mine de bouger, toujours devant "Bibine", mon aura commença à se manifester, sans que je m'en rende trop compte. La fameuse brûlante fraîcheur de sa présence révélée m'envahissait. Je vis du coin de l’œil, autour de nous, dans la salle, les

"Hé, on va se boire un coup s't'euplaît ?"

Hein ?

"Tu te fiches de moi, à moins que tu ne sois vraiment hors d'état à ce point ? Dans tous les cas, tu as vraiment déjà trop bu."

Et puis quoi encore ? C'était bien la dernière chose que je ferais ! Je faillis le rajouter, mais un soudain projectile que j'esquivais de justesse m'en empêcha. Lancé par dessus la tête du poivrot juvénile en face de moi, le "shot" visait ma tête, et siffla dans mes oreilles. Avant qu'il n'éclat derrière moi, mon regard s'envola vers la table, captant un autre éclat bref. Obéissant à mes réflexes, je poussais sur le coté droit Bibine, évitant à son occiput la douloureuse rencontre qui autrement lui était destinée. Le verre effleura mon bras gauche, partant en vrille, alors que l'autre qui avait raté ma tête explosait derrière nous, coupant net de ses morceaux tintant l'animation sonore. Je n'avais pas stoppé mon mouvement, pas un seule instant. Après avoir décalé à la diable mon vis-à-vis, j'avais effacé mon corps en me mettant de profil, évitant presque complètement le projectile, et m'élançais d'une impulsion sèche vers la table, toujours en garde minimale. Tout dégénérait franchement.
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Kaijin Zared
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MessageSujet: Re: Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin) Lun 31 Aoû 2015 - 12:30
La main de Jean-Baptiste poussa l'épaule de Bibine pour faire pivoter son corps et ainsi éviter que ce dernier ne se fasse toucher par un projectile de verre. Sauf que ça, le voyageur alcoolisé ne pouvait le comprendre. Cet acte signifiait une provocation qui ne pouvait aboutir que sur plusieurs effusions de sang fatalement accompagnées de cadavres. Tout ça pour dire, que Bibine, malgré le fait qu'il bousculait d'autre fêtard, désirait ardemment casser la gueule de son ancien interlocuteur. Qui était d'ailleurs en train d'échanger quelques coups avec d'autres. Un peu frustré, Bibine comprit que ce n'était pas encore son tour.

Il allait devoir se rabattre sur les deux créatures sur lesquelles il était tombé. Ça tombait bien, ils étaient visiblement du même avis, ce qui tombait moins bien, c'était qu'ils tenaient tout deux fermement et respectivement un bras du Mordu. Dans un mouvement synchronisé, ils élancèrent le zombie en avant. Ce dernier s'écrasa brutalement contre une table ce qui eut pour effet de la faire s'affaisser sur elle-même. Un gémissement inaudible sortit de la bouche de l'individu le plus alcoolisé des combattants. L'un de ces agresseurs l'attrapa, le releva et le lança à son acolyte, qui attrapa Bibine par le col. Alors qu'il semblait être à leur mercis, le jeune voyageur sut se défaire habilement de ces agresseurs. Quelques grommellements passèrent à travers les lèvres de Bibine, puis ces lèvres s'ouvrirent, une vague de déjection gastrique se déversa sur la créature qui le tenait en l'air. Bien sûr, ce liquide poisseux et mal odorant poussa la créature à jeter le voyageur au sol. Reculant de quelques pas en criant de dégoût, l'agresseur releva la tête vers son comparse avec une expression de dégoût et d'incompréhension.

- Putain mec ! Il m'a dégueulé dessus !

N'en revenant toujours pas, il renchérit.

- Dégueuler dessus ! Du vomi. Du vrai. Putain ! C'est dégueulasse.

Son compagnon eut un regard compatissant.

- Ouais c'est pas cool, du tout.

Ils se regardèrent. D'un hochement de tête, ils se décidèrent à agir. Ils allaient lui casser la gueule. Sauf que, pendant qu'ils étaient en train de constater l'état des vêtements de celui qui s'était fait vomir dessus. Bibine, avait d'une part, retrouvée un petit peu la raison, si bien qu'il se souvînt de son vrai patronyme, mais, il était surtout très en colère. À présent, il était debout, l'alcool le faisait encore un peu tituber et il n'avait pas perdu son attitude insouciante, mais, l'envie de voir du sang était bien présente. Attrapant la table qui venait juste de se briser en deux sous son poids par le pied d'un des bouts, il tourna sur lui-même et frappa le visage de la créature encore propre.

La force qu'avait donnée Kaijin dans son coup additionnée à la vitesse et au poids de la table projeta la créature sur trois mètres de distance. La tête de cette dernière quant à elle, venait de faire un tour sur elle-même.

- Putain t'as buté mon pote, mec !
- Sérieux ? Vous êtes super fragile les gars, c'est pas cool !

Il soupira et balança son bout de table, il avait envie de se servir de ses poings. Ses doigts craquèrent, il avança vers sa nouvelle victime, qui en le voyant avancer avec une expression étrangement inexpressive, recula, instinctivement. Brusquement, Kaijin se jeta droit vers la créature et lui écrasa son poing contre le nez, un craquement fut suivit d'un râle de douleur. De son autre bras, le voyageur, frappa le ventre de sa victime qui se plia en deux. L'adolescent la releva en attrapant ses vêtements au niveau des épaules, il la jeta sur le côté. La créature tituba en faisant quelques pas en arrière, deux filets de sang coulaient de son nez, se mélangeant avec la substance qui lui avait été vomie dessus préalablement. L'adolescent n'était pas encore satisfait. Il s'approcha et frappa le visage de la créature deux fois, pour enchaîner avec un uppercut et pour que sa victime lui soit totalement soumise, il lui donna un puissant coup de pied dans le ventre qui l'envoya s'étaler contre le comptoir.

Kaijin se tourna pour aller attraper une chaise qui avait été renversée par la bagarre. Une fois qu'il eut le meuble bien en main, il retourna auprès de sa victime qui haletait, le bras posé sur le comptoir et les jambes tremblantes. Dès que Kaijin fut près de lui, il frappa les genoux de l'homme, ce qui le força s'agenouiller. L'agresseur leva la chaise et frappa le dos du crâne de l'agresser, ce dernier fut projeté au sol. Le Mordu continua d'abattre sa chaise contre la créature qui, à chaque coup devenait un peu plus un cadavre. Jusqu'à ce que la chaise se brise et qu'une mare de sang tâche le sol. Kaijin recula et écarta les bras.

- Putain ! Qu'est-ce qu'on se sent bien ! Merde alors !
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MessageSujet: Re: Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin) Aujourd'hui à 9:11
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Le Hasard est la nécessité ! (Pv: Kaijin)

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