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The Iron Lobster [PV Narr Rost]

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MessageSujet: The Iron Lobster [PV Narr Rost] Mer 6 Mai 2015 - 20:27

Plusieurs semaines s'étaient écoulées après ta tentative ratée de rejoindre Vapeur Punk ou, plus précisément, une enseigne nommée « Biotik Engine et Fils » où un mystérieux inconnu attendait un ou plusieurs mercenaires afin de leur confier une mission secrète. C'était le mystère qui t'attirait, dans toute l'affaire. À tes yeux, une mission secrète était une mission particulière, avec des enjeux très importants, de l'hémoglobine et de l'adrénaline à en renflouer les réserves d'un hôpital désaffecté, des ennemis aussi nombreux que forts et, bien entendu, une paire de jambes bien bronzées et délicieusement charnues, entre laquelle tu finirais pas te glisser avec la brutalité d'un fauve.

T'étais donc démoralisé après cette échec mais de nouveau en congé. Un congé de plusieurs jours, bien mérité puisque t'avais été de garde, devant la porte de ton patron, pendant plusieurs jours sans avoir la moindre pause. Tes heures supplémentaires étaient certainement dues à l'argent que t'avais fait perdre à la Compagnie en la forçant à dédommager les forces de l'ordre d'une certaine ville du royaume canin afin qu'ils ferment les yeux concernant tes exactions, et n'engagent pas de poursuites à ton égard qui auraient causé du tort à la Compagnie.

T'étais donc d'humeur assez maussade, jusqu'à ce qu'une petite annonce attire ton regard, dans le DreamMag : il s'agissait d'exactement la même que celle parue plusieurs semaines plus tôt. Autrement dit, le mystérieux demandeur n'avait trouvé aucun mercenaire à sa convenance... ou personne n'avait encore réussi cette mission secrète qu'il évoquait. Cela ne pouvait signifier qu'une plus grande difficulté, et des risques encore plus élevés que ceux envisagés par toi. T'en bondissais de joie.

Le lendemain, tu t'étais donc rendu à Vapeur-punk en montgolfière, sans en parler à personne. T'avais pris la peine de faire vérifier les réservoirs, cette fois-ci, et le pilote t'avait assuré qu'il pourrait faire l'aller-retour sans problème. Pas d'arrêt imprévu au royaume canin, cette fois-ci. Tu t'étais donc allongé au fond de la nacelle, tes jambes négligemment croisés sur la balustrade, et t'étais faite la réflexion qu'il ne manquait qu'un cigare à ton bonheur


- Monsieur Darm, nous sommes arrivés mais... Je pense qu'il faut que vous veniez voir ça.

D'un index tremblant, le pilote courtaud et replet te montrait le sol, situé à plusieurs dizaines de mètres. Le spectacle qui s'offrit à ton regard te remplit de joie. La surface de ce royaume évoquait une pomme oxydée depuis plusieurs décennies, et rongée par de nombreux, très nombreux, vers. Ci et là, d'espèces d'énormes engins semblaient aspirer l'air, peut-être pour le filtrer, et des types vêtus de masques à souder et d'armures de cuivre, voire de fer, semblaient s'occuper de la maintenance de ces machines.

- Monsieur Darm, ce n'est pas ces machines que je vous montre... Mais ça !

Te penchant davantage, tu finis par apercevoir les hommes, enfin les créatures, qui effrayaient tant le pilote : il s'agissait d'une horde d'individus si différents les uns des autres qu'ils semblaient appartenir à des races différentes. Toutefois, leurs visages dissimulés derrière des chiffons, ou d'antiques masques à gaz pour les mieux lotis, ne permettaient pas de vérifier si leurs différences s'arrêtaient à leurs morphologies.

Mais ce n'était pas ça qui inquiétait le pilote, mais plutôt l'attitude belliqueuse qu'ils semblaient avoir à l'égard d'eux et de leur véhicule. Faisant rebondir avec entrain leurs barres de fer sur la paume de leurs mains, il semblait qu'à peine l'aérostat atterri, ces voyous bondiraient à l'intérieur pour vous tuer, toi et le pilote, avant de disséquer la machine pour la revendre au plus offrant.

Dans ce genre de situation, tu ne perdais pas ton temps à réfléchir. De toute manière, t'étais pas doué pour élaborer des stratégie.


- Fais descendre la nacelle !
- Mais monsieur... on ne va quand même pas atterrir ?
- J'vais juste sauter, et tu vas t'en aller. Tu reviendras me chercher dans deux jours, ici.
- J'apporterais alors un seau ou deux, histoire d'y mettre ce qu'il restera de vous...

T'attrapas le pilote par le col, le levant à la hauteur de mes yeux. Puis, tu lui désignas le ballon d'une de tes grandes paluches. Il sembla avoir compris le message, et fit enfin redescendre la nacelle. Un choc soudain ébranla alors l'aérostat. L'un des abrutis cloué au sol venait de lancer un énorme boulon rouillé. Imité par ses camarades, une véritable pluie de débris en tous genres ne tarda pas à s'abattre sur le revêtement de la nacelle.

La plupart des gens aurait pris une profonde inspiration avant de se jeter dans le vide. Ou, du moins, marqué une hésitation. Pas toi. Même si, à l'arrivée, une dizaine de gaillards armé d'armes contondantes t'attendait. Incrédule, certains furent écrasés par toi, après ta chute de six bons mètres. Comme on pouvait s'y attendre, t'avais voulu faire une roulade pour amortir ta chute et... ça n'avait pas marché. N'étant pas très habile, tu avais commencé à tourner sur toi-même AVANT de toucher le sol, et tu étais tombé sur le dos...

Ta colonne vertébrale ne l'avait pas supporté et c'était donc paralysé, non par la peur mais par les limites de ton corps, que tu pus observer les charognards qui t'entouraient. Les tuyaux rouillés et les fers à souder cassés se mirent à s'abattre sur ton corps, tandis que tu ne pouvais pas mouvoir le moindre muscle.

Les yeux grand ouverts mais braqués droit vers la montgolfière qui remontait, tu étais incapable de voir les petites frappes s'acharner sur ton corps. Mais le son te parvenait. Celui du bruit sourd du métal sur ta peau, sur tes muscles, sur tes os. Celui des grognements poussés par ces brutes avant chaque impact, et des cris d'excitation quand le sang giclait plus haut que prévu, ou lorsqu'un os se fendait. Et, pour ne pas gâcher ce moment de volupté, de tendresse et d'effusivité (on pouvait quand même parler de véritable chaleur humaine, ils mettaient vraiment le cœur à l'ouvrage !), des voix s'ajoutaient au brouhaha ambiant :


- C'qu'y faisait y pas son malin, le gros malabar ? C'qu'y en veut encore, n'est pas ?
- Mmmmmmh hum mhumuhu mhumhu mhumu ! baragouinait un type dont le masque à gaz étouffait certainement la voix.
- On va faire de la corde à sauter avec tes tripes ! Arrachez-les lui, les gars !
- C'qu'y faudrait-y pas laisser le bestiau un poil en vie ? Grandalf le nain en achètera p'tête un morceau, voire deux !
- Mhumuhu muh mhumhum ?
- J'ai perdu mon tuyau dans ses tripes ! Cherchez-le, les gars !
- Mhum ! Muh humhu !
- Ah, merci ! Corde à sauter, à nous deux !

Ce furent les dernières paroles que tu entendis. Tu t'étais efforcé de mémoriser les intonations de ces trois-là, à défaut d'avoir pu voir leurs visages. Tu les retrouverais au cours de cette nuit... et tu les tuerais. Mais pour l'heure, tu n'étais plus vraiment conscient. Et donc, pour moi aussi, le monde s'était figé. C'était une attente insupportable : il suffisait qu'ils aient séparé ta tête de son corps, ou qu'ils aient trop brutalement brisé ta nuque, voire atteint ton cerveau pour que la régénération ne s'opère et que tu sois définitivement mort.

Dans le cas contraire, une bonne dizaine d'heure suffirait à te retaper. Il te faudrait alors retrouver les trois parleurs. Leur meute ne t'intéressait, c'était juste des petites frappes qui ne causaient pas, se contentant d'obéir docilement aux ordres.  Mais ceux qui mouftent, par contre... ceux-là étaient les chefs, les donneurs d'ordre. C'était eux que tu voulais voir se convulser dans leur propre sang, tandis que tu leur arrachais la trachée d'un coup de mâchoire.

Mais pour l'heure, il te fallait survivre...


♦ Une dizaine d'heure plus tard. ♦

Le silence était revenu, et la zone où tu te trouvais encore allongé ne contenait plus de matière première susceptible d'intéresser la racaille des hauts-fonds. Ton corps s'était pleinement remis et il n'y avait plus aucune trace de blessure, les os s'étaient redressés, les plaies cicatrisées. Un pouvoir bien pratique pour une créature de Dreamland, qui n'avait pas la chance de pouvoir se réveiller et d'être tout neuf la nuit d'après.

Tu pensais être seul à ton réveil, mais ce n'était pas le cas. Un petit être -du moins, aux yeux d'un géant de deux mètres trente comme toi- t'observait.


- Tu veux quoi, l'mioche ? Réponds ! Ou j'vais enfoncer mon poing dans ta gorge, histoire de vérifier que ta langue est toujours là...

Tu faisais jamais de menaces en l'air, alors mieux valait pour lui (ou pour toi, s'il était puissant) qu'il réponde.
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MessageSujet: Re: The Iron Lobster [PV Narr Rost] Sam 9 Mai 2015 - 19:33








J'avais beau tourner et retourner le plan que m'avait refourgué ce représentant du petit peuple dans les mains. Je n'en saisissais pas le sens. Dans une ville où certaines rues se dessinent à la verticale, j'ai disposé de toute ma nuit pour me perdre entre les étages. Me fiant seulement à mon instinct, je finissais de descendre les étages là où les vapeurs rendaient l'air palpable et granuleux aux poumons. Je me trouvais agrippé aux bras d'une échelle quand ce ballon traversa mon champ de vision à toute allure. Je l'observais avec dédain. Les silhouettes qui s'agitaient dans le panier... je ne réalisais pas qu'elles pouvaient être sur le point de mourir. Alors je poursuivais ma descente jusqu'à temps que mes pieds nus épousent un sol moite et parsemé de débris. La cigarette aux lèvres, je marquais une pause pour embrasser la place d'un regard global et détaché. D'autres petits êtres se disputaient des restes de machines, parmi d'autres âmes errantes serrées dans leurs toges rapiécées, en mal de substances. Mes pas longèrent des parois maculées d'eau oxydée. D'ordinaire, j'aurais été révulsé de me rapprocher autant de cette matière en déclin. C'est à peine si elle effleurait ma conscience dorénavant. Je la repoussais de mon monde autrefois. Maintenant, elle en faisait partie intégrante. Je l'avais digérée, acceptée au sein de mes perceptions jusqu'à tant qu'elle se dissolve totalement. Une voix m'extirpe de mes nimbes. Non pas que j'étais focalisé dans un chemin de pensée particulier. Je laissais un brouillard stérile de réflexion m'emporter et cet intru vint ranimer ma conscience. La créature gardait son visage dissimulé à l'ombre d'une étoffe brunie. Néanmoins, j'étais en mesure d'apercevoir l'éclat de ses dents percer son voile obscur.

'' - Permettez moi, Voyageur, de vous aider à obtenir l'objet de votre quête dans ces bas fonds.'' Son timbre grinçait dans mes oreilles, comme toutes les bouches à vapeurs et les scieries, il fredonnait le même hymne.

Cette proposition ne fit que me faire perdre un peu plus les pieds que j'avais dans cette réalité. Ignorant des souhaits que l'on pouvait formuler en venant errer ici. J'ai cette moue dubitative, un bref mouvement du coude me permet de me libérer de l'emprise de sa main. Il n'a pas l'air de s'en offusquer plus que cela. Je décide de poursuivre ma route mais derrière moi, son pas cahotant parasite le mien sans en démordre. Il dessert un discours mielleux, plein d'allusions alléchantes. Mais en rêve, je ne me trouvais pas de maux à évincer, je n'avais pas les problèmes dont il me jurait détenir les clés. Je tentais de le renvoyer balader d'un geste non chaland de la main tandis que j'essayais de m'allumer une cigarette. C'est alors qu'il m'empoignait par le bras et me fis m'incliner à sa hauteur. Il mit la braise au bout de ma clope. Et avec l'étincelle, je pus apercevoir le verron de ses yeux briller d'insolence.

"- Tu ne seras pas déçu. Je sais ce que je dis." Persistait-il.

Et sa silhouette disparut fissa. Je demeurais pantois. La fumée vint brûler mes narines, j'expirais un lourd nuage de tabac. Je sentis quelque chose faire obstacle au poing que je voulus refermer. Dans ma main gisait cette pierre translucide, minuscule et une petite inscription qui bavait déjà d'humidité au creux de ma paume. "Goute un songe". Las de résister, j'avalais sans réfléchir. Après tout, j'avais toutes les autres nuits pour me refaire.

J'ai continué ma route. Au fur et à mesure de laquelle je constatais les débris se multiplier. Et le peuple se fondre dans ma vision. Même l'obscurité qui régnait dans l'endroit finit par m'assaillir, me blessait l’œil jusqu'à faire naître en moi un grain de colère qui ne faisait pas sens. Mon estomac se mettait à me brûler et la tête tourner. Je chancelais dans la crasse, comme si j'avais oublié à quelle fréquence il était bon de respirer, ou même comment mettre un pied devant l'autre. Le temps que je demeurais avachi se compta sans mesure. Mon centre de gravité me revint tout d'un coup. J'avais le sentiment de renaître, gagné d'une telle ivresse, que je me dressais sur mes jambes comme au premier jour. J’enchaînais des enjambées fantastiques, un régal. Mon visage me faisait mal avec ce sourire impossible d'effacer de mes lèvres. Je jonglais d'une flaque à l'autre, dans un paradis de détritus. Jusqu'à ce que finalement mon pied vint heurter quelque chose. Une forme vaguement humaine qui se mit à frémir et hameçonner mon attention avec animosité. A un point où cela venait peser sur l'allégresse que je savoure à cet instant. Accroupis sur mes genoux, je le toise un moment, sans croiser son regard. Le miens parcourt son corps de cétacé échoué dans le purin. Alors je m'empare d'une poignée de boue et, comme des confettis, parsème sa tignasse et ses épaules d'un joli motif. Un château de sable mouillé et odorant qui monte. Et mon sourire qui s'est effacé, dans son sillage, la moue d'un garçon absorbé dans sa tâche.


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MessageSujet: Re: The Iron Lobster [PV Narr Rost] Dim 10 Mai 2015 - 23:15

Tandis que tu t'adressais au gamin, tu tentais de te relever sans toutefois y parvenir. Bien que totalement remis de tes blessures, ton corps n'était pas encore prêt à fonctionner comme il le fallait. T'avais l'impression d'être enveloppé d'une armure vingt fois plus lourde que toi, qui t'empêchait de te mouvoir.

Pendant que tu étais incapable de bouger, le gosse se pencha sur toi et entreprit de te tartiner la crinière avec de la glaise. Mais qu'est-ce qui lui passait par la tête ? Voulait-il donc mourir ? T'avais pas l'air d'une pute alors pourquoi tentait-il de te baiser, de t'humilier ? Pensait-il que ta menace n'en était pas une ? Ou alors, était-il, au contraire, suffisamment fort pour en assumer les conséquences ?

Bien entendu, aucune de ces questions ne te vint à l'esprit durant le laps de temps où tu tentais de classer l'information « mioche me met de la merde dans les tifs ». C'était la première fois que ça t'arrivait et t'étais surpris. Bien sûr, pas surpris au point d'en oublier le bourre-pif qui était sensé venir après une telle déclaration de guerre...

Cependant, ton bras refusa de se lever. Apparemment, seule ta gorge et ta langue étaient en état de marche, ce qui n'était pas pour te plaire : après tout, t'avais toujours préféré le langage des signes à celui oral. Un poing dans une face en guise de bonjour, un autre en guise d'au-revoir. Les menaces étaient plus percutantes quand elles se passaient de mots, même si une petite phrase était toujours la bienvenue pour mettre dans l'ambiance, ou pour faire une fleur à un type malingre et passablement fou voire stupide.

Et s'il n'y avait eu que la glaise dans les cheveux... Devinez ce que le mioche avait au bec ! Une putain de cigarette. Il valait mieux pour toi qu'elle ne vienne pas des industries Blacksilver, sinon t'étais vraiment mal barré. Quoi que... Ce sac d'os serait-il capable de te causer la moindre égratignure ? Okay, c'était le monde des rêves et c'était certainement un Voyageur. Mais il devait faire quoi ? Quarante, cinquante kilos ? Peut-être moins ? Si tu soufflais dessus, il était même possible qu'il s'envole. Et ce type tentait de t'humilier, profitant de ce moment de faiblesse ?

Je ne cautionne pas tellement tes actes, Darm, mais cette fois, c'était différent. Tu pouvais lui faire ce que tu voulais, à cet espèce de gamin perturbé. De préférence...


* Putain mais tu vas la fermer ta gueule ? J'peux pas bouger, l'autre con me recouvre de merde et toi, tu m'empêches de réfléchir ! *

Parce que tu réfléchis, toi. C'est nouveau.

Tu ne pris pas la peine de me reprendre et préféra te concentrer sur le mioche. Tu n'ouvris pas la bouche afin de lui renvoyer d'autres menaces car ç'aurait été tout à fait inutile. En grand prince, tu l'avais prévenu et il avait totalement ignoré ta menace. Il fallait donc passer à l'acte.

Lorsque ton corps fut prêt et que tu te sentis capable de bouger, tu te relevas calmement, chassant les restes de boue qui imprégnait tes cheveux. Puis, tu te tournas vers le garçon, et lui sourit de toutes tes dents. C'était un sourire empreint d'une joie sauvage, que tu servais toujours à tes adversaires avant de leur coller des gnons. Une manière de souligner le plaisir que tu allais prendre à te laisser aller à la violence.

Ce faisant, tu te jetas sur lui. Sans la moindre stratégie ni le moindre effet de surprise. Tu comptais le frapper avec ton poing droit au torse (c'était pour toi la cible la plus facile à viser, car elle n'était pas trop basse et bien plus grande que la tête), puis retirer ton poing afin de lui donner un violent coup d'épaule, dans le but de lui faire perdre l'équilibre.

S'il tombait au sol, tu te ruerais sur lui comme un chien affamé sur un os, cherchant sa gorge de tes dents rondes mais habituées à mordre la chair. Sinon... Bah, comme je l'avais dit plus tôt, t'étais Darm et tu ne réfléchissais pas. Donc, t'avais pas pensé au fait que ton attaque allait peut-être être contrée ou mis en échec par le pouvoir de ton adversaire.
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MessageSujet: Re: The Iron Lobster [PV Narr Rost] Mer 13 Mai 2015 - 13:24








Des tours qui s'élèvent et s'effondrent sur elles-même. Comme si de dépasser les autres avait ses limites et le désir de se rapprocher un peu plus des cieux les vouait à leur perte. La gravité était méprisable pour cela mais je me réjouis de voir ce petit monde grimper, grimper, se renouveler sans cesse sur les piles du précédent. La boue que je tiens à bout de bras s'amenuise. J'en arrive aux ultimes gouttes. Alors je m'apprête à en reprendre une poignée quand le gros animal se mit à bouger puis l'horizon tout entier se mit en branle. Ce gros mastiff vint me labourer le plexus et l'air se bloqua dans mes poumons aussitôt. J'ai eu beau lui hurler intimement de sortir de là, rien à faire, la fulgurance du coup l'avait tétanisé. Une montée de panique vient apporter sa pierre à ma stupéfaction, ça, et son lot d'adrénaline. Un second impact, comme une aile rabattue, me clouait par terre. Et de retrouver mes quatre appuis au sol fut pour moi comme une bénédiction. Au point que mon nez vint embrasser la terre première sans que je ne le lui commande. Ma tête se révulsa sur le côté. Je pris une grande bouffée d'air pollué. Dans un bref coup d'oeil, j'aperçu cette large ombre grandir, se projeter sur moi. Il n'en avait pas finit avec mon cas.

A l'instant T où il aurait été probable que je finisse comme motif imprégné dans l'argile, mon sang ne fit qu'un tour. Une frénésie nouvelle vint me gonfler mes turbines. L'ivresse de la violence me gagna d'un éclair. Tandis que je me tenais recroquevillé, par réflexe, en vue d'épargner ma cage endolorie, les muscles de mon dos se contractèrent, je sentais ma colonne vertébrale se révolter contre son enveloppe. Je croyais à ce moment que mon coeur allait rompre sous la pression mais cela arriva trop vite pour que je n'ai le temps de réaliser que j'allais me tuer. Au lieu de ça, il n'y eut qu'un cri qui fit percer mes os au clair de l'air ambiant, là où le bonhomme à peau de granit avait calculé son atterrissage. Mais à l'odeur du sang qui émanait de mon corps prévalait un autre parfum. Ca sentait la mort, celle de la matière, l'oxydation saturait mon palais. Je sentais un poids alors jamais pesé alourdir mon dos. Trois épaisses épines de fer émoussé avaient jailli droites comme des lances, prêtes à crever mon ennemi.


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MessageSujet: Re: The Iron Lobster [PV Narr Rost] Jeu 14 Mai 2015 - 17:02

Ta stratégie primaire avait marché. Le garçon avait-il cru que ton sourire était amical ? S'était-il mépris sur tes intentions ? En tout cas, il avait subi ton coup de poing, qui avait certainement dû chasser l'air de ses poumons, ainsi que ton furieux coup d'épaule qui l'avait mis à terre, ou du moins à genoux.

- C'est tout ce que t'as dans le ventre, pisseuse ? Hahahahaha ! Crève !

Recroquevillé comme un supplicié, il semblait attendre que la lame de bourreau -personnifiée ici par ta masse de muscles- s'abatte une nouvelle fois sur lui. Cependant, il fut transpercé bien avant par une lame de toute autre nature. Alors que tu bondissais et tombais sur lui, la chair de son dos se mit à se déchirer, laissant passer trois gigantesques épines dont l'éclat brillant te poussa à tenter de t'en éloigner... Mais c'était trop tard.

- Bordel de merde...

Le choc fut violent, les épines pénétrant profondément dans ta chair. L'une transperça ton bas-ventre, l'autre ton ventre et la dernière le haut de ton torse, là où tout Voyageur avait son cœur. Si tu n'avais pas été incapable de mourir d'une blessure infligée à toute autre partie de ton corps que ton chef, la victoire serait immédiatement revenue à ce jeune Voyageur.

Mais ce n'était pas le cas et l'odeur de fer qui émanait de son sang te fit tourner la tête... Cela faisait si longtemps que tu n'avais pas dévoré les tripes d'un Voyageur ! Il t'en fallut peu pour perdre l'esprit, et m'interdire tout accès à ce dernier.



Les yeux du colosse se dilataient sous l'excitation, goûtant le sang de son adversaire du regard. Les rubis vermeils qui s'écoulaient des plaies du garçon étaient, pour l'heure, les joyaux les plus magnifiques que le mercenaire ait jamais pu voir. Attrapant les deux épines les plus hautes à deux mains, il se les enfonça encore plus profondément dans le corps, jusqu'à ce qu'elles ressortent de l'autre côté de sa chair.

L'immense masse de muscles se rapprochait ainsi, petit à petit, de son tortionnaire. La douleur ne semblait pas l'atteindre, mais la perte de sang -ainsi que la présence d'une telle masse de corps étranger dans son organisme- avait considérablement réduit sa vitesse de mouvement. Il progressait ainsi le long de l'épine, avec une lenteur infernale. Se servant de ses mains pour s'accrocher aux liens de fers qui le rattachaient à son bourreau, il se servait de sa force afin de rapprocher, centimètre après centimètre, le corps du morveux du sien.

Son seul but était de s'abreuver du nectar qui se trouvait à la base des lames qui lui traversaient le ventre. Pour cela, il comptait bien attraper les chairs déjà meurtries et les étirer encore plus avec ses doigts épais et maladroits, afin de dévoiler au grand jour le festin qui se dissimulait dans les entrailles de son adversaire malingre.

Les mouvements du géant était si lents, toutefois, que sa « victime » avait largement le temps de trouver le moyen de se défaire de cet être qui ne voulait pas mourir. De plus, fermement ancré au sol que le mercenaire était par les deux piliers de béton qui lui servaient de jambes, Darm n'exerçait pas son poids sur le garçon mais plutôt sur les épines et sur le sol.

Subissant tant bien que mal le poids du mercenaire, les épines de fer ne semblaient pas s'en tirer si honorablement que ça. Allaient-elles rompre ou fallait-il une intervention de la part du mioche pour cela ?

Si les choses n'évoluaient pas, Darm allait peut-être bien réussir à dévorer les tripes de son petit camarade de jeu.
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MessageSujet: Re: The Iron Lobster [PV Narr Rost] Lun 18 Mai 2015 - 10:41








D'empaler mon ennemi apporta son lot de douleurs. Je sentais chaque épine me tirer la peau mais je tâchais de tenir bon sur mes quatre appuis. Quand bien même je sentais le poids de nos corps commencer à s'équilibrer de façon périlleuse. Cela n'allait pas sans raviver les coups qui m'avait fait me retrouver à terre. Mais je ne m'étais pas préparé à ce que ma riposte puisse autant me mettre en danger. Et ce n'était rien en comparaison de ce que je compris des mouvements de mon agresseur aux dents longues, qui, au lieu de se vider de ses forces sur mon échine d'acier, manifesta un regain d'énergie que je ne m'expliquait pas. J'était contraint d'arc bouter mon cou de la pire des manières pour tacher de l'observer. Et de le voir, jouissant dans son propre sang, l'air le plus prédateur que j'ai pu un jour lire sur un visage humain... Tant que je me jurais mentalement, comme une rengaine chantée aux rythmes des tambours de mon pouls. C'est pas humain, c'est pas humain. La créature s'était emparée de mon échine comme d'une simple rambarde et se forçait un passage au travers. Son souffle chaud et bestial parvint jusqu'aux portes de mon visage. Cela eut pour effet de m'ôter l'envie de crier. Je me trouvais plutôt prit dans une espèce de mutisme critique. L'oeil fou d'une bête qui ne voit d'échappatoire à sa propre mort qu'en commettant un acte contre nature.

Allongeant une jambe en arrière et arquant sa jumelle sur le côté, je prit appui sur celle-ci, l'autre faisant office de pivot. Je tâchais de chauffer au mieux le métal qui encombrait mon dos mais cela semblait dépasser mon contrôle. Le poids de cet ours pelé suffit à équilibrer mon initiative. Même si je fus contraint de tirer à plusieurs reprises pour tâcher de tourner. L'idée de donner un violent coup d'épaule dans le vide permit de faire la différence. Et le fer, déjà affaibli, rompu.

Une nausée abominable accompagna la souffrance. Mes oreilles rougirent, prises d'assaut par un grincement interne, douloureux. Si fort que je n'entendis pas le râle qui sortit d'entre mes dents. Dents que je pensais casser tant j'étais crispé, traumatisé. À même la boue, j'avais roulé sur le côté et laissé mon ennemi prendre pied sur mes épines brisées. Je sentais le sang coller mon dos. Il n'y en avait pas autant que j'aurais pu le croire. Les pointes s'étaient sectionnées juste au dessus de la hauteur de l'os. Assez pour ne pas me décarcasser en faisant le tonneau.

Sans me sentir hors de danger pour autant, je fis abstraction de l'apparente immobilité du berseker et me focalisais sur un moyen de m'enfuir. A ce moment, comme une impulsion, un élan d'instinct, mon esprit se fondit dans la terre. Je sondais tout un réseau d'elements enfouis qui se présentaient à ma conscience comme des extensions de moi. D'autres membres, des parties de mon corps qui sommeillaient sous mes pieds. J'en levais l'un d'eux, aussi simplement que s'il se fut agit d'un bras. La croute du sol se creva pour laisser pousser un vieux château d'eau sous moi. Je m'élevais, sans ressentir de vertige. La silhouette de l'autre rapetissait dans mon champ de vision. Mon ascension ralentie, je m'asseyais sur mes chevilles, toujours attentif. Mais je me permis de prendre un peu de temps pour masser mon épaule encore traumatisée par les coups. Mon expression n'en demeura pas plus changée. Je retrouvais un peu de calme. La bête ne dormait pas certes, mais j'avais encore de l'énergie en réserve pour jongler sur d'autres ruines comme ce château si ce perchoir ne s'avérait pas assez fiable pour m'épargner de la fureur de cet homme à la crinière corbeau.

"- Tu aurais pu faire de cette nuit mon cauchemar..." Je m'adressais à lui, sans hausser la voix.

La cacophonie de machines et de pompes qui régnait en haut ne nous atteignait que par de sourds murmures. Ici, seule une poignée de trieurs de déchets mécanisés scandaient leur grondement souffreteux.

"- Toi aussi tu es un humain qui rêve ? Qu'est ce que tu sais des Free ?"

Je laissais peser mon regard sur son dos grumeleux de muscles. Je me permettais de me rallumer une cigarette... Ayant perdu le mégot précédent dans le tumulte. Plutôt enclin à engager les pourparler, j'osais lui en jeter une neuve. Espérant que cela remettrait les choses à plat...

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MessageSujet: Re: The Iron Lobster [PV Narr Rost] Mar 26 Mai 2015 - 19:10

Le fer se brisa et le colosse chuta à terre, comme la statue d'un empire qui s'effondre. Incapable de se mouvoir, seule la perspective de pouvoir se délecter du nectar qui s'écoulait des plaies du Voyageur l'empêcher de perdre conscience. Ainsi, quand l'odeur ne fut plus qu'une fine flagrance légèrement portée par un vent descendant, les yeux du géant d'albâtre se fermèrent, au grand dam de son interlocuteur au poil de renard, qui était parvenu à se percher en haut d'un château d'eau.

Comment un tel édifice était arrivé là ? Ni Darm, ni sa conscience auraient pu le savoir. Quant aux réponses que le Voyageur semblait attendre, le colosse à la chevelure noir de jais ne semblait pas en état de les lui fournir. Il fallait attendre encore quelques minutes, que les corps étrangers restants aient été rejetés par le colosse, ses plaies refermées, et son sang suffisamment reconstitué pour qu'il puisse reprendre conscience.

Les minutes passèrent, et Darm finit enfin par rouvrir les yeux, sortant de son état larvaire pour se redresser en prenant appui sur ses bras.

...


Enfin. J'étais de nouveau capable d'observer les alentours, et de me servir de tes sens afin d'exister. Chaque fois que l'appel du sang te faisait disjoncter, c'était la même galère : je me retrouvais dans le noir total, avec l'impression désagréable que toute notre aventure n'était qu'un rêve, et que je venais de m'en réveiller. L'ignoble sensation que je n'existais ou alors, que j'existais mais qu'il n'y avait pas d'autre monde que celui dans lequel je vivais...

- Ta gueule, tu m'files mal au crâne !

T'avais parlé à haute voix, si bien que je ne savais pas si tu t'adressais à moi ou bien à ton ancien adversaire.

- J'te cause.

...

Bref, dans tous les cas, celui qui t'avais mis dans cet état te regardait à présent de haut et te posait des questions, te demandant si tu savais quelque chose des Free. Une cigarette gisait à tes pieds, peut-être lancée par le mioche qui en avait allumé une mais, heureusement, tu ne l'avais pas encore remarqué.

Enfin, vu que j'en parlais à présent... Quand ça t'arrangeais, tu m'écoutais... Bref, tu la ramassas et écrabouillas entre tes phalanges l'objet tant honni.

Tu levas la tête vers le Voyageur au physique émacié, qui se trouvait bien des mètres plus haut. T'étais étonnamment calme. En même temps, t'étais pas dans l'état de te rebattre avec lui. Pas de suite, du moins. Et t'étais pas le genre de roquet à aboyer fort sans mordre. Quand tu ne pouvais plus mordre, tu n'aboyais pas sauf si ça avait un quelconque effet sur ton interlocuteur.


- Quant à toi là-haut, j'ai deux choses à te dire. Primo, si tu veux causer, descends que j'vois ta gueule. J'parle pas avec les fiottes qui sont incapables de se tenir à moins d'un mètre de moi sans trembler et chier dans leur froc.

Tu ouvris la paume de ta main droite, montrant la bouillie de tabac et d'enveloppe orange et jaune qui s'y trouvaient.

- Deuxio, la prochaine fois que tu m'balances un poison pareil, j'te l'enfonce dans le cul jusqu'à ce qu'il te sorte du tabac par les narines. Compris?

Ton adversaire n'avait pas l'air d'avoir envie de descendre de son perchoir. Tes belles paroles (oui, c'est ironique) n'auraient certainement pas d'impact sur lui, mais sait-on jamais ?

- Allez, descends qu'on cause d'homme à homme. J'vais pas te manger. (Tu lui offres un sourire carnassier peu rassurant) T'as gagné cette fois-ci, et j'suis pas en état d'me venger

À lui de voir s'il te faisait confiance. En réalité, il n'avait rien à craindre : il fallait pas beaucoup chercher pour te trouver une foule de défauts et de qualificatifs peu élogieux, mais parjure n'en faisait pas partie. Tu comptais bien devenir le meilleur mercenaire de Dreamland, à l'aide d'une qualité essentielle : t'étais toujours fidèle à ta parole.

Gare à celui qui ne respectait pas la sienne en ayant affaire avec toi.

[HRP : Je pars du principe que tu réitères tes questions lorsque mon personnage revient à lui. MP-moi si ça te gêne.]
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MessageSujet: Re: The Iron Lobster [PV Narr Rost] Sam 30 Mai 2015 - 18:28








Demeurant interdit au vu du court rétablissement de ce golem de chair, je ne pouvais m'empêcher de m'intimer le silence pour observer ce processus plus accéléré que d'ordinaire. Comme une plante qui croit en timelapse. Ça avait cet effet hypnotique, presque poétique, de voir la vie recouvrir ses plaies avec tant de frénésie. C'est à peine si tes aboiements m'atteignirent, comme une bourrasque m'aurait effleuré. Je gardais un regard impassible, chargé d'une once d'espoir de pouvoir établir un contact avec ce qu'on pouvait qualifier de rock. Sauf qu'une fois que mon adversaire se soit emparé de la cigarette et l'ait ratatinée dans sa paume, avec la finesse qui lui seyait tant, je sentais mon vœu se froisser de conserve. Ma mâchoire se crispa jusqu'à perforer ma propre clope. Ses invectives n'allaient pas pour me rassurer. Dire qu'il ne ferai pas de moi son encas me rendait perplexe, surtout qu'il y avait de ça quelques minutes, cette entreprise avait eu l'air de symboliser tout ce qui l'importait. Et quand bien même je tirais de cette échauffourée un sentiment de victoire, elle n'en était pas une conclusion pour autant. Pas avec ce sourire avide qui habite les lèvres de ce molosse. Je demeure songeur plusieurs minutes, continuant de scruter la bête du haut de mon perchoir. Une jambe pendue dans le vide au bout de laquelle mon pied balance à la même cadence que le choix que je dispute. Je n'allais pas me remettre aussi rapidement de mes plaies, moi. Les bobos ont cette tendance à marquer mon corps de façon presque permanente, comme s'il ce fut agis de tatouages. Quant à l'autre, ça semblait plus être de son pain quotidien. Je me rendais à l'évidence, on était pas sur la même échelle sur la pyramide alimentaire. Et ce, combien même mon pouvoir encore neuf pouvait s'avérer d'un bon secours, je n'en étais pas encore au point de l'exploiter à son plein potentiel.

Ma cigarette consumée, je laissais choir le mégot aux pied de ce géant. Je restais quelques secondes assit sur mon promontoire de taule. La douleur de mon échine estropiée chauffait encore mon dos, mais déjà, le sang qui s'en était écoulé se changeait en une mélasse brune qui collait à la peau. La mine contrariée, je sondais le faciès de l'autre prédateur. Puis mon regard se fondit peu à peu dans l'indifférence. Et lorsque toute animosité se fut évaporée de mon esprit, je me redressais sur mes deux jambes, fis quelques pas sur la cime du château et me rapproche de la paroi menant vers les étages supérieurs. Je rassemblais le peu d'énergie qu'il me restait pour effectuer un bond en avant, me projetais contre une échelle. J'accusais le coup sans râler. Comprimant la douleur au fond de mes entrailles et entamais mon ascension. Sans regard en arrière. Ce n'était pas auprès de ce boucher que j'obtiendrais le moindre éclaircissement. Autant s'adresser à un mur, si celui-ci ne manquait pas de s'effondrer sur vous après quelques chatouilles.



HRP:
 


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MessageSujet: Re: The Iron Lobster [PV Narr Rost] Mer 3 Juin 2015 - 23:05

Le mioche s'était cassé, te laissant seul. Alors que t'avais fait l'effort de communiquer avec lui, il n'avait même pas daigné te répondre. D'un autre côté, tu ne lui avais pas répondu non plus, et ce que tu lui avais dit pouvait s'apparenter à un stratagème pour avoir un nouveau combat avec lui, et tenter de l'achever. Ah... Si seulement il savait que tu n'étais pas suffisamment retors (en réalité, pas assez intelligent) pour imaginer un tel stratagème... Et que tu n'avais qu'une seule parole.

Sans daigner accorder ne serait-ce qu'un regard de plus à la toile blafarde et sanguinolente qu'était son dos qui s'éloignait, tu tentas de te mettre debout. Ce fut laborieux et ta vue se troubla alors que tu te dressais de toute ta hauteur. La tête te tournait, et tu finis par chuter au sol ; t'écorchant sur les ferrailles qui le jonchaient. Heureusement que tu ne pouvais pas attraper le tétanos.

Patient lorsque cela était nécessaire, tu t'adossas contre le château d'eau et attendis que ton corps récupère. Chose inhabituelle chez toi, tu décidas de profiter de ton temps alité pour méditer sur ta défaite, essayant de voir ce que tu avais fait de mal. La conclusion, évidente pour tout mioche de plus de sept ans, finit par émerger dans ton esprit torturé par une intense réflexion : tu n'aurais pas dû te jeter sur lui comme tu l'avais fait, tête baissé, sans te laisser la possibilité de te retirer en cas d'imprévu.

La prochaine fois que tu aurais affaire à un Voyageur, tu tenterais de déterminer l'origine de son pouvoir avant de foncer tête baissée. L'idéal serait que l'idée de faire des feintes, ou d'utiliser la ruse puisse te venir à l'esprit. Mais pour le moment, que tu prennes conscience de ton erreur était déjà pas mal. C'était en faisant des erreurs qu'on apprenait et, du point de vue de Dreamland, tu n'étais encore qu'un nouveau-né.

Une fois rétabli, tu décidas de ne pas trop t'éloigner du lieu de votre combat. Toute idée de te présenter devant ton potentiel futur employeur, pour la fameuse mission secrète, avait déserté ton esprit.

Tu n'étais pas digne. Tu n'étais pas un mercenaire, juste une créature onirique incapable d'avoir le dessus sur un Voyageur pas bien expérimenté. Un raté. Une sous-merde.

Réfléchir ne t'allait pas bien. Cela semblait te rendre un poil pessimiste et te faisait perdre un peu de ta stature, et de ta confiance aveugle en tes capacités. Le sourire, qui habillait tes lèvres, t'avait déserté depuis bien longtemps à présent. T'attendais que le pilote et sa montgolfière reviennent, afin de t'emporter loin d'ici. Une fois rentré, tu comptais passer les prochaines semaines, voire les prochains mois, à t'entraîner à la dure.

Il te fallait devenir plus fort, en expérience comme physiquement. T'étais encore qu'un jeune chêne, prêt à tomber sous les coups de hache du premier bûcheron venu. Tu devais t'endurcir, rendre ton écorce bien plus solide que la plus lourde des lames. Mouais.

Il y avait une autre raison qui t'avait fait rester ici. Un adage dit qu'un meurtrier revient toujours sur les lieux de ses crimes, or pour certains autochtones, tu avais péri sous leurs coups. Tu souhaitais te venger de ces salauds qui avaient profité de la perte de ta colonne vertébrale pour te rouer de coups. Mais cela est une autre histoire.

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MessageSujet: Re: The Iron Lobster [PV Narr Rost] Aujourd'hui à 19:11
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The Iron Lobster [PV Narr Rost]

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