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Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel)

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MessageSujet: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyMer 1 Avr 2015 - 17:01
Une fois n'est pas coutume, j'ai cette nuit la ferme (vraiment ?) intention de rester tranquillement à profiter de mes pensées. Et une fois n'est pas coutume, cette fois je ne me suis pas retrouvé une fois le sommeil venu face aux sempiternels rochers intrusifs du Royaume des doutes. oh, quel plaisir, et quelle victoire sur mon subconscient d'enfin me détacher suffisamment de mes interrogations pour enfin me retrouver ailleurs que devant ma propre ingérence.

Devant moi s'étend de vastes et assurément calmes plaines verdoyantes, aussi agréablement vallonnées que vide de toute présence à perte de vue. C'est ce dernier détail qui pour l'instant m'intéresse. Je tiens à être tranquille avec moi-même. Pouvoir discourir avec le vent, courir dans son sillage, échanger mes doutes en certitudes. Non pas que je crois pouvoir rester longtemps certain d'une chose.
Mais, jour après jour, nuit après nuit, je me prouve, de bien empirique et subjective manière certes, mais indéniablement, que mon potentiel augmente. Je me sens plus capable, plus apte à faire ce que bon me semble. Plus qu'une simple amélioration morale, c'est une réelle révolution de tous les instants.
J'ose, je tente, je risque, et je gagne. Plus d'hésitations ni de brides mentales, guidée par une peur aussi futile qu'inutile.

"Je respire, à longues et profondes goulées, je suis le conquérant et le défenseur, le nuage et le vent.'

D'une poussée énergique, je me propulse vers le ciel, appréciant la montée de vitesse brusque, mon corps et mon esprit jouant dans les bourrasques légères. Mes paroles s'envolent, éphémères et suaves à mes oreilles.

"Pourquoi ne pas tout avoir, tout et rien, tout de suite et jamais, à jamais ? Pourquoi me retenir, me laisser guider, me guider, me brider et m'étouffer ? Pourquoi me noyer dans ma propre soif, me perdre dans mes désirs ?"

Plongeant brutalement vers le sol, je le frôle de la main, les brins me fouettant les doigts.

"Pourquoi être son propre esclave ? Se contenter d'un seul rôle ? Je serais juge et bourreau, esclave et maître, fidèle et trompeur, loin et proche. Je veux être libre, m'affranchir au gré de mon tumulte, me contenir et me laisser déferler, me limiter et me pousser."

Je me rétablis dans une position plus verticale. Ralentissant l'allure autant en paroles que dans mon mouvement, je pose mes pieds au sol, marchant quelques pas avant de m'arrêter, le sourire aux lèvres.

"En revanche, parler tout seul, pour rien au monde je ne m'en priverais. Pas plus que déblatérer mes idioties au gré des vents."

Quoique, tout seul ? Plus vraiment, il semblerait. Devant moi s'étend une zone plus plate, où gambadent joyeusement quelques ongulés oniriques, ainsi que des rêveurs enchantés. Mais le calme, si il se détériore inévitablement avec ces pauvres hères, prend une note plus ... oui, chaleureuse. Charmant, attendrissant, mais ce n'est pas ce que je veux ...

Me tournant, je m'apprête à rebrousser chemin, et tombe dans ma première foulée presque nez à nez avec une jeune fille. Alarmé, je freine de toute ma force, stoppant net à quelques centimètres du visage angélique et étonné. Me reculant d'un pas, je souris d'un air gêné.
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyJeu 2 Avr 2015 - 17:28
Il faut le faire, il faut que j'en soit absolument certain.
J'allume mon ordinateur, et me connecte sur ce fameux réseaux social que mes amis utilisent tous. La première chose que je veux voir c'est une fille, une femme plutôt ! Et c'est chose aisée que d'en trouver une, je cherche pour regarder ses photos, sa vie. Puis je continue sur internet, je regarde des vidéos, des femmes à moitié  nue, je ne ressent aucun frisson angoissant, aucune sueur froide ne coule le long de ma colonne vertébrale, je n'hyperventile pas, je suis même plutôt serein.
J'ai donc changé à se point là... Je touche ma poitrine sous mon tee-shirt, désespérément plate. Je suis un peu déçu. Pourtant, je n'ai qu'une envie, me rendormir pour la retrouver, me retrouver.
C'est donc joyeux que je rejoins mon lit, apaisé, je vais passer une bonne nuit, calme et reposante, j'en suis sur !


Encore peu habituée à ses allées et venues à Dreamland, je ne connais pas l'endroit où je me réveille mais il me semble paisible.
De beaux chevaux y gambadent, quelques licornes caracolent... J'adore les licornes ! Je ne m'en était jamais rendu compte mais elles sont si jolies !

Encore habillée de cette étrange chemise trop grande pour moi, j'hésite quelques seconde à l'enlever... Mais nous ne sommes pas à Luxuria, je dois faire attention à ce que je fais pour ne pas m'attirer d'ennuis. Et cette nuit, c'est décidé, je ne vais pas attirer l'attention sur moi, et encore moins sur ces magnifiques obus qui me servent de sein.

Ah ! Qu'est ce que j'aime être ici, qu'est ce que j'aime être une femme, qu'est ce que j'aime flirter, qu'est ce que j'aime faire du bien... Me faire du bien.

Je m'allonge dans l'herbe, profite du soleil qui tape sur mes cuisses et du vents qui souffle sur mon visage.
Si je n'étais pas devenue une voyageuse, à quoi serais-je en train de rêver actuellement ? Je ferme les yeux, fronce les sourcils et secoue là tête violemment. Toujours là même chose j'imagine ! Je me sens de nouveaux suffocant, les larmes me montent aux yeux. Je ne comprend pas....
J'ai vaincu ma peur, elle à disparu, je n'ai plus peur des femmes, j'en suis une... Je... Je...
Je ne respire plus... De quoi ai-je encore si peur ?

J'ouvre grand les yeux, pour laisser derrière moi ces frissons morbides qui me prennent encore parfois à la gorge.
Je fixe le ciel, entrouvre un peu ma chemise pour laisser le vent s'y engouffrer et puis j'imagine...
J'imagine toute ces choses dont une jeune fille comme moi rêve la nuit.
Je rêverais surement d'être une belle princesse.
Mais laquelle ?
Cendrillon ? Pour faire le ménage comme une souillon, non merci, je n'ai jamais aimé ça. C'est sans doute comme ça qu'elle finirait avec son prince, une gentille femme au foyer.
Blanche-Neige ? Et ses sept nains... Qu'on ne s'y trompe pas, je n'ai absolument rien contre les nains, mais franchement, elle aussi c'est super glauque ! Si siffler en travaillant doit devenir mon crédo je préfère redevenir un homme laid...

Je réfléchie encore un peu en observant les rêveurs paisible sur les plaines. Aucune princesse ne me convient, aucune qui ne soit libre de son corps. Je veux pouvoir faire ce qu'il me plait avec qui il me plait... Ici, à Dreamland, les possibilités sont illimités, je vais les tous les essayer, je vais faire fonctionner mon charme ravageur et devenir une putain de princesse du sexe !
Je me relève d'un coup, motivée plus que jamais.
Et seulement si j'ai le temps, je me chercherais un prince charmant... Ou deux... Ou trois... Ou quatre... Ou....
Je sursaute en sentant une rafale de vent arriver droit sur moi. Mais ce n'est qu'un grand brun au cheveux long.  Il me sourit gênée. Encore dans mes pensée, je lui attrape le menton et lui susurre avant d'éclater de rire:

-Je ne t’attendais pas si tôt mon prince.  
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyJeu 2 Avr 2015 - 21:15
Mon regard, comme à son habitude, s'échappa à ma vigilance pour une rapide mais précise inspection. J'avais pour tradition, involontaire ou non, de jauger ceux qui se trouvaient en face de moi, totalement et sans insister, mais cependant sans rien omettre. Je "scannais" les gens, et percevait la plupart des détails de la personne au premier coup d’œil. Le gabarit, les traits, le maintien, rien ne m'échappait, sans toutefois me parvenir dans l'intégrité que je désirerais.

Mais malheureusement, mon regard fut interrompu par une main qui, nonchalante, se posa entre les tresses de ma barbe, attrapant l'os de mon menton. Je me penchai instinctivement, trop surpris pour être aux aguets. Celle qui se trouvait en face de moi, me regardant effrontément, me dis d'une voix si suave que j'en sentis la caresse sur mon visage

"Je ne t’attendais pas si tôt mon prince."

Oh, eh bien, si je m'attendais à ça !
Me lâchant et laissant un rire cristallin tinter à mes oreilles, je me repris tant bien que mal, rapidement, mais pas assez à mon goût. Malgré toute ma maîtrise croissante, et ma réflexion toujours voguant, ses paroles et son geste m'avait troublé, au delà, bien au delà de mon vouloir. Je l'observais à nouveau.

De taille moyenne, elle avait de longs cheveux qui bouclaient jusqu'à ses hanches aux formes irréelles, d'un galbe magnifique sans être excessif, tonique, soulignant une taille que je percevais fine, en parfaite harmonie avec la courbe de son torse. Quant à sa poitrine ... Elle me rappelais celle des créatures des rêves, aussi ronde, agréablement et outrancièrement opulente, ferme, fièrement pointée vers l'avant, tendant le tissu qui les retenait, montrant leur forme aussi régulière que singulièrement sensuelle.

Simplement vêtue, ou plutôt dévêtue d'une chemise, trop grande, mais qui à elle seule ne pouvait cacher ses formes, les accentuant même par son retombé sur les courbes de la jeune fille. Le bas du vêtement n'arrivait pas au quart de ses cuisses, laissant impunément voir leur lisse et profilée longueur.
Encore une fois, un galbe d'une harmonie et d'une sensualité ... Rare. Envoûtante. Ses fesses se dérobaient malheureusement (qu'est-ce que je dis moi ?!) à mes yeux, mais je les devinais de la même veine, complétant ce corps aux traits et courbes bien trop accrocheuses.
Ses traits, d'une pureté et d'un ciselé angélique, brillaient de malice et de quelque chose que je connaissais bien, qui m'amusait autant que m'alarmait. On tentait de me dérouter, de substituer mes instincts à ma raison, de m'entraîner vers un laisser-aller dangereux.

Mais n'étais-je pas déjà à moitié conquis, en quelques secondes ? Non, tout de même. Je tentais de reprendre contenance en prenant la parole.

"Tu dois te tromper. Je ne pense pas avoir cette allure, enfin je l'espère bien !"

Ma voix ne me trahissait pas, bon signe. J'espérais que mon attitude restait de même. Mes yeux, cependant, devaient luire d'intérêt ...

"Mais, quoi qu'il en soit, enchanté. Jean-Baptiste, pour te servir. Et tu es ?"

Ce disant, je me rapprochais d'un tout petit pas vers elle, m'inclinant tout en gardant les yeux dans les siens. Ma main gauche tendue, ouverte, la paume vers le haut, mon manteau flottant derrière moi. Prendre ainsi l'initiative, même de si dérisoire manière, me permettait de reprendre un meilleur contrôle de mes émotions.
Je sentais une sourde et étrange excitation monter en moi, instillant une fébrilité comparable à celle du combat envahir mes membres. Une énergie latente, bourdonnante. Mon aura, elle, semblait encore plus aguichée que moi, et me transmettait son intérêt vif et impulsif. Un pur élan de volonté. Je me contenais fermement, appréciant autant la contrainte que son absence dans mes pensées. Cette jeune et magnifiquement sexuelle vision ne manquait certes pas de me plaire, mais je n'en perdais pas la tête.
C'était en tout cas bien mon intention ...
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyDim 5 Avr 2015 - 13:36
D'un œil légèrement moqueur je le regardais reprendre ses esprits. Je le dévorais son regard et essayais de ne pas le lâcher une seule seconde des yeux.
Depuis mon changement à Dreamland, j'avais appris ce que c'était d'être une belle femme.
Une distraction facile, mais tout de même une distraction !
Il se présentait en me tendant la main que je saisi avec entrain :

-Enchanté Jean-Baptiste, Je m'appelle Camille. Je ne t'ai pas vue venir, tu volais ?

Mes yeux brillaient d'envie, voler, ça c'était extraordinaire ! Durant les quelques nuits que j'avais déjà passé à Dreamland, et notamment à Luxuria, j'avais appris qu'en plus de mon physique j'avais aussi des pouvoirs. Ils étaient marrants, mais pas exceptionnel, je ne pouvais pas voler, devenir invisible, détruire des trucs, mener des combats de fou ! J'étais donc obnubiler par les gens qui avait un pouvoir véritablement impressionnant.

-Tu sais faire quoi d'autre dis ? En tout cas ! Tu as choisi l'endroit idéal pour venir flâner ! De grande plaines, du calme, un peu de béatitude !

J’éclatais une nouvelle fois de rire, me rendant pertinemment compte que je parlais trop, mais voyant qu'il ne décrochait pas son regard de mon corps, je ne semblais pas l'ennuyer.

Je croisais les bras derrière le dos et m'étirais, rajoutant un peu de courbe là où j'en avais déjà beaucoup.

-Ah oui ! En fait, y'a pas de norme pour être un prince ! Surtout quand on sait voler !!! Tu es le prince du ciel !
Dis-je en levant les bras en l'air et raccourcissant ainsi le tissus qui cachait mes cuisses.

Je le regardais droit dans les yeux, attendant une réponse, une réaction. Je voulais qu'il vole encore !!!
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyLun 6 Avr 2015 - 13:13
Amusée, semble-t-il, elle pris ma main avec une gaieté énergique. Je l'approchais brièvement de mes lèvres, effectuant un baise-main dans les règles, déposant simplement mes lèvres rapidement sur le satin de sa peau, puis lui rendis son petit trésor de finesse. Elle se présenta elle aussi, me posant derechef une question. L'intérêt immédiat et un peu moqueur auquel j'avais droit ne manqua pas de me convenir. Je me sentais à l'aise dans ce genre de jeu.

"Voler ? Oui, c'est une de mes appétences à Dreamland. Pas des moindres, je l'admet."

"Tu sais faire quoi d'autre dis ? En tout cas ! Tu as choisi l'endroit idéal pour venir flâner ! De grande plaines, du calme, un peu de béatitude !"

Je souris un peu plus, amusé par tant d'entrain.

"Oh, un certain nombres d'autres choses plus ou moins utile. Je ne manquerai pas d'en faire un étalage plus exhaustif. Mais je t'avoue que cela ne se ferait pas sans mal dans un endroit justement si calme."

Je me tournais, embrassant le paysage du regard. Les licornes caracolant non loin étaient de trop, pour moi ...

"Ce n'est d'ailleurs pas ce genre de calme que je suis venu chercher. Enfin, je ne sais pas vraiment ce que je suis venu chercher ici."

Je me retournais, plongeant à nouveau mes yeux dans les siens. Deux pointes froides de métal luisant les deux joyaux brillants de malice qu'ils étaient. J'adoucis mes traits du mieux que je le pouvais.

"Je sais en revanche ce que j'ai trouvé, ou plutôt qui. Un plaisir, vraiment."

Elle riait, autant de ses paroles que des miennes et de mon regard, sans doute assez fixe malgré mes efforts. Je la dévorais visuellement, que je le veuille ou non. C'était assez peu, peut-être, mais déjà trop à mon goût. Je le sentais bien ...

"Ah oui ! En fait, y'a pas de norme pour être un prince ! Surtout quand on c'est voler !!! Tu es le prince du ciel !"

Je fis un pas vers elle, prestement.

"A toi d'en juger, même si mon avis sur la question reste le même. En tant que "prince du ciel", laisse moi te faire partager cela. Et excuse moi."

Assez cavalièrement, le sourire aux lèvres, je l'attrapais vivement, la soulevant dans mes bras, ses jambes dans une main, son dos dans l'autre. Comme l'aurait fait un prince, je suppose ... En tout cas, c'était une prise pratique et plutôt confortable. D'un bond, je pris de la hauteur, du plus vite que je le pouvais. Rapidement, nous nous retrouvions loin, très loin au dessus de la prairie. Je louvoyais, spiralant notre ascension, sans trop faire de mouvements brusques. Attentif à nous porter tous les deux en l'air, je ne faisais pas très attention aux réactions de Camille. Prenant une trajectoire purement verticale, je ralentis progressivement notre vitesse.

"Accroche toi bien."

Je nous laissaient ralentir, de plus en plus. Jusqu'au point ou le poids nous surpassa, et je me laissais basculer en arrière, tombant avec Camille dans les bras. Mes cheveux et les siens s’agitaient dans le vent de la chute, et le sol se rapprochais de plus en plus, à une vitesse impressionnante.

J'attendis le dernier moment pour influer sur notre trajectoire, et incurvais à moins de deux mètres du sol notre mouvement pour continuer, le dos face à la prairie. Je ralentis notre vitesse, toujours assez grande après la chute que j'avais simplement canalisée de manière horizontale. D'un effort qui me coûta plus que je ne voudrais, je nous redressaient, et posait enfin mes pieds sur le sol, me penchant pour déposer ma passagère sur ses propres jambes. Je riait légèrement.

"Excuse moi, c'étais trop tentant. Pas trop malade ?"

Notre petite ascension suivie d'une chute effrénée nous avaient amené au pied d'une bute, loin de la plaine pure et dure où gambadaient les rêveurs béats et les licornes caracolant.

Cependant, alors que d'une main preste j'essuyais la petite goutte qui coulait sur ma joue droite, alors que mon œil droit toujours injecté me faisait sentir que l'effort m'avait coûté, j'étais assez heureux, et paradoxalement frais et disponible. La vitesse m'avait plu, sentir le corps, gracile et voluptueux, de ma passagère contre le mien, dans les airs, avait été une expérience innovante pour moi; innovante et très plaisante. Et j'avais cette fois grandement amélioré mes compétences avec une personne dans les bras. Restait à savoir si Camille, elle, avait apprécié ...
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyLun 6 Avr 2015 - 19:16
"A toi d'en juger, même si mon avis sur la question reste le même. En tant que "prince du ciel", laisse moi te faire partager cela. Et excuse moi."

C'est quand il me prit dans ses bras que je compris. Alors qu'une de ses mains frôlait mes cuisses l'autre agrippait doucement mon dos. Dès que ses pieds ne touchaient plus le sol j'enroulais mes bras autour de son cou et plongeais mon nez dans ses cheveux. J'étais tétanisée, j'essayais de bouger le moins possible, sachant pertinemment que si je chutais je ne serais plus jamais moi et cela ne devait jamais arriver.
Plus nous montions, plus je fermais les yeux, fort, jusqu'à voir des petites étoiles.

Pourtant, j'eu comme un déclique, et j'ouvrais grand les yeux. Nous étions loin au dessus des plaines, et je pouvais à peine respirer. Je trouvais la force d'éclater de rire avant qu'il fasse quelque chose que je n'avais toujours pas prévu.
Il nous laissait tomber en chute libre.
Je ne pouvais plus fermer les yeux.
Malgré le vent.
Malgré la peur.
J'enroulais mes cuisses autour de son bassin, ainsi j'étais collée à lui et il ne pouvait à aucun moment me laisser tomber.

Le sol se rapprochait et je sentais son cœur battre dans sa poitrine, il devait adorer faire ça ! Et je le comprenais.
Cela pouvait rapidement devenir une véritable assuétude.
Une drogue, une addiction, une dépendance.
Parce que ce n'étais pas seulement la vitesse, la hauteur... C'était se jouer de la mort.
Nous laisser tomber, comme ça, c'était nous rendre immortel un instant.
Nous étions le ciel.

A Luxuria on m'avait appris les notions de désir, de plaisir.  Ici, je continuais à apprendre.
Comme avant un orgasme je sentais mon corps tendu, secoué de spasme, de frissons agréables. Une chaleur intense naissait au creux de mon ventre. J'avais envie d'hurler de plaisir.Je jouissais d'une nouvelle sensation aujourd'hui.

Quelques instants avant de toucher le sol, il nous faisait ralentir. Et c'est avec beaucoup de délicatesse, d’élégance et de légèreté qu'il se posa puis qu'il me déposa sur l'herbe.
Je tenais à peine debout, mes jambes tremblaient encore. Je basculais donc dans l'herbe en éclatant de rire.

"Excuse moi, c'étais trop tentant. Pas trop malade ?"

Allongée sur le sol je tirais sur son bras pour le faire tomber à mes côtés.

-Tu rigoles ? C'était magique ! Merci !

Je ne savais plus quoi dire, le souffle encore coupé par toutes ces émotions. Je regardais droit devant moi, le ciel dans lequel nous flottions, il y a encore un instant.
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyMar 7 Avr 2015 - 21:09
Elle s'effondra doucement, expulsant jusqu'à mes oreilles son rire musical. Une véritable mélopée, partition intime qui en disait long sur ce qu'elle ressentait. Soulagée, la pression redescendait tant bien que mal, manifestement. Conquise, qui sait, submergée par une vague d'émotion positive mais sans concessions.
Je la comprenais. Moi même, chaque envolée me donnait un foultitude de sensations qui me transportaient, aussi littéralement que métaphoriquement. La jouissance de la liberté, même aussi illusoire et futile qu'en ces moments, m'embrasait, corps et âme. A en perdre la raison. Peut-être étais-ce ce qui me plaisait le plus : devoir résister, ne pas me laisser emporter, maîtriser, canaliser cette énergie, ce plaisir.

Elle, semblait plus s'abandonner toute entière à ses sensations, en tout état de conscience. Manifestement bouleversée, mais pas le moins du monde incommodée par cela, au contraire. Elle semblait se complaire dans cet état, y trouver ce qu'elle cherchait. Ou étais-ce simplement ce que je voulais voir ?

Je ne fus en tout cas pas très surpris quand elle m'attrapa la manche, me tirant vers elle. Coupant mes réflexions pour une fois assez peu stériles, je la rejoignis derechef, m'allongeant à coté d'elle. Le dos sur l'herbe, je me délectais de l'odeur mêlée de ses cheveux et de la prairie, appréciant sa présence presque contre moi.

"Tu rigoles ? C'était magique ! Merci !"

Je souris aux nuages paresseux, savourant ce qu'elle tentait de m'exprimer.

"Ah, ta satisfaction est la mienne. Extatique, n'est-ce pas ? La sensation d'être libre, comme affranchi des limites."

Je tournais ma tête, humant doucement le parfum de ses cheveux en fermant mes yeux.

"Être tout et rien à la fois, en marge ... Sentir son corps et son esprit, le plaisir primaire et éminemment intense du vol ... Que tu l'ai ressenti me comble, vraiment." 

Je fis une très légère pause, alors que mon corps, à présent détendu, semblait attiré, contre ma volonté, aimanté vers celle couchée près de moi. Je me maîtrisais sévèrement, continuant.

"Cependant, si je veux être honnête avec toi, ce n'est pas mon seul pouvoir. Mais parle moi plutôt des tiens. Me ferais-tu le plaisir de me montrer les tiens ?"

Ce disant, j'ouvrais les yeux, attentif à elle. Je l'avoue, sa présence seule me contentait, mais pouvoir apprendre plus encore ne pourrait que me plaire d'avantage. Et puis il me fallait un exutoire à mes désirs qui montaient, inexorablement. Je voulais la sentir à nouveau contre moi, frémissante, l'entendre, la voir, me délecter de son odeur, de ses gestes. Tout en elle m'attirait, comme une lumière vive et agréable. Sans être dévoré par mes envies, la faim me tiraillait, puissamment. Si me contenir et me maîtriser était autant une nécessité qu'une satisfaction, cela passait aussi par l'esquive. Ou sa tentative ...
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyMer 15 Avr 2015 - 13:19
"Cependant, si je veux être honnête avec toi, ce n'est pas mon seul pouvoir. Mais parle moi plutôt des tiens. Me ferais-tu le plaisir de me montrer les tiens ?

Je passais l'une de mes longues mèches blondes derrière mes oreilles avant de m'allonger sur le côté et de le regarder droit dans les yeux en tripotant du bout des doigts la pointe de ses cheveux bruns.
J'hésitais d'abord, tout le monde n'étais pas ravie de perdre le contrôle. J'avais eu la preuve qu'il appréciait certaines sortes de plaisir. Mais s'oublier dans les cieux n'était pas vraiment la même expérience que s'oublier entre mes mains. Je ne pouvais pas lui dire directement « Hey si je te touche tu jouis, wesh mon gars, tu vas prendres un pied de ouf, si si ! »
Simplement, je n'avais jamais été le genre de garçon à parler comme ça, j'aimais les jolies phrases même si je n'avais jamais été capable d'en dire une, mais je ne pouvais me permettre d'être si cru. Mon ami Dox était ce genre d'homme là, sa phrase préférée « Bon... Je vais pisser avec ma bite ! ». Mais je n'avais jamais réussi à imiter sa désinvolture, je ne pouvais donc pas m'y forcer ici. Je pris une grande inspiration, d'abord mal à l'aise, je me laissais emporter par le jeu des interdits, des tabous.
Notre société vend du sexe à toute heure mais en parler reste difficile. Ici, on était libre de tout !

-Ah oui ? Je peux te faire découvrir plusieurs choses... Je peux t'offrir la plus belle délectation de ta vie. Je peux te faire croire que tu vis l'un des plus beau moment de ta vie. Ou bien tu peux vivre bien plus libre dans ces courant d'air. Quel choix fais-tu Jean-Baptiste ?

J'avais l'impression de jouer au gourou. J'adorais être ici. Je pouvais faire ce que je souhaitais. Je pouvais être une femme libre, d'esprit et de corps.

-Pour ce faire, je vais devoir te toucher encore. Si cela ne te dérange pas bien sur !

Il était drôle. Je sentais cette tension mais il avait une maîtrise parfaite. Il se dominait avec brio. J'avais envie de voir jusqu'où il pouvait aller. Moi, je n'avais aucune limite.

-Il faut tout de même que tu saches que cette expérience sera inédite... Que sans moi, tu ne pourrais plus jamais vivre se genre de chose. Mon pouvoir n'est pas destructeur, comme pour la plus part des voyageurs. C'est un pouvoir de partage et d'amour de soi, de son prochain, du monde entier.
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyMer 22 Avr 2015 - 18:39
Je ne savais pas à quoi je m'attendais vraiment. Rien de précis, sans doute, et même si c'était également mon intérêt qui m'avait poussé à poser cette question, elle constituait surtout, je devais bien me l'avouer, une échappatoire bienvenue à l'état dans lequel je me retrouvais petit à petit. Trouver un sujet plus neutre, ou au moins parler, ne pas me laisser à l'abandon du silence entre nous deux. Prendre l'initiative, reprendre contrôle, même illusoirement. Je me sentais trop léger, trop sensitif, partiel. Un état de réceptivité sélective, où mes pensées se dirigeaient toutes vers un sujet commun. Impossible de nier que je me trouvais, par bien des aspects, dans une position et une proximité plus qu'agréable. Mais l'influence que Camille prenait si facilement sur moi, sur mon intériorité ... J'en avais presque peur, l'espace d'un instant. Parler, même si maladroitement, m'aida sur le moment. Sur un plan de moral pur et de fierté mal placée, avec le recul ... Ma tentative pour reprendre contrôle sonna immédiatement un peu ridicule à mes oreilles.

Je regardais Camille, ses doigts fins et délicats s'amusant sur le bout d'une des mes mèches à sa portée. Elle me parut plus hésitante quelques instants, indécise quant à sa réponse. Ceci me fis sur le champ me demander avec un intérêt bien plus vif sur la nature des pouvoirs de la jeune fille. Elle m'intriguait soudain beaucoup plus, partant de cela. Je mis en corrélation quelques petits détails qui me perturbait. J'avais du mal à la cerner. Je plongeais mes yeux dans les siens, alors que ses paroles surgirent.

Je ne relevais pas son ton, restant silencieux devant sa première question. A dire vrai, j'étais, sur le moment, incapable de répondre. Bien trop surpris. Conscient de la tension physique, et par là même sexuelle, qui résidait malgré ma volonté entre nous, j'avais tenté d'esquiver la chose. Loin de m'échapper, je me précipitait tout droit vers la perdition. En tout cas, je ne pus interpréter autrement ses paroles. Ne sachant que dire, je murmurais, vainement moqueur :

"Pourquoi l'un et pas l'autre, voyons ?"

Qu'elle m'ai entendu ou non, elle se précisa, sans équivoque à présent à mes oreilles. Qu'elle me touche ? Oh, je n'avais rien contre, bien à l'inverse ! Mais c'était, un peu contradictoirement, cet état de fait qui me maintenait immobile. Je n'avais pas envie ... eh bien, d'avoir envie, justement. Non pas qu'une quelconque morale me retenait. Mais une certaine prudence, teintée d'une fierté que je savais mal placée. Brisant mon abêtissement progressif, j'inspirais doucement et profondément, fermant les yeux en écoutant ses dernières paroles.

Loin de me concentrer sur leur sens, je me délectais de la voix de Camille, me focalisant sur les inflexions mélodieuses de son phrasé. L'espace d'un instant, je me mis en face de mes contradictions, puisant ma volonté dans un sursaut de réflexion qui se voulait objective. Pourquoi me retenir, en effet ? J'étais, sans être au dessus, capable de me soustraire à une influence de ce type, non ? Sans y être imperméable, je pouvais m'en détacher. De plus, j'étais curieux de ce qu'elle pouvait faire, me faire. Qu'elle me le propose était une raison suffisante pour que j'accepte, d'un certain point de vue. Cependant, un dernier détail me chiffonnait. Je tendis la main vers une de ses mèches à ma portée, me relevant sur l'autre coude.

"Que de grandiloquentes paroles ! Je t'en prie, fais donc, mais en revanche ..."

Je me relevais à moitié, me penchant vers elle, vers son visage.

"S'il te plait, dis moi que ce sera réciproque. L'idée d'être le seul à en profiter me gâcherait tout le plaisir. En t'emmenant avec moi dans les airs, j'ai apprécié autant, voir plus que toi. Continuons sur cette même lancée, d'accord ?"

A présent le torse au dessus d'elle, les bras de part et d'autre de son corps languissamment allongé sur l'herbe, mes cheveux tombèrent tout autour de son visage, nous isolant du reste du monde dans une lumière tamisée. Toute réserve abandonnée, j'attendis sa réponse, prêt à fondre sur ses lèvres, boire les paroles à leur si exquise source. Le parfum de la belle m'imprégnait déjà, je me délectais d'une si délicieuse proximité.
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyVen 24 Avr 2015 - 23:34
J'aurais pu, si je l'avais voulu, le mettre totalement nu et lui offrir l'orgasme de sa vie. Mais n'étais-ce pas un peu trop pour commencer ?
Vu la tournure que cela prenait je n'avais pas envie de lui offrir d'illusion, j'étais là pour le combler et cela devait suffire.

"S'il te plait, dis moi que ce sera réciproque. L'idée d'être le seul à en profiter me gâcherait tout le plaisir. En t'emmenant avec moi dans les airs, j'ai apprécié autant, voir plus que toi. Continuons sur cette même lancée, d'accord ?"

D'un souffle je criais de surprise. Avec ces phrases, il était au dessus de moi, ses cheveux nous coupant du reste du monde. J'étais à deux doigts de suffoque...
Son souffle chaud sur mon visage, l'odeur suaves de ses cheveux mêlé aux fragrance de l'herbe fraiche sur laquelle nous étions couchés.
Il fallait que je me reprenne...
Une inspiration,
Après l'autre,
Je reprenais le contrôle.
Mon rythme cardiaque.
L'air dans mes poumons.
Mes yeux.... Surtout mes yeux.
Je devais garder cette chaleur en moi.
Je ne devais rien laisser sortir.

Je n'avais jamais été aussi proche de quelqu'un. Ici, à Dreamland, j'avais déjà eu l’expérience de la proximité, mais c'était différent. Ca avait toujours été froids, sans âme. Là, je sentais quelques chose, l'électricité...
Dans la vie réelle, quand j'étais éveillé... Quand j'étais se garçon sans charme et sans verve, jamais, ni femme, ni homme, depuis cet horrible jour de mes douze ans, n'avait posé sa main sur moi. Personne n'avait crée cette intimité qui régnait ici, entre Jean-Baptiste et moi.

Ce qui me surpris le plus, ce n'était pas de le voir là, au dessus de moi. C'était cette question de partage. Je ne me l'étais jamais posée. Il me demandait autre chose, pas d'être là pour les autres, pas seulement pour lui. Mais pour moi aussi.
Jusqu'ici je l'avais fait, me faire plaisir, connaître la jouissance et l'orgasme. Mais jamais on ne m'avait proposé.
Pour eux, les autres, à Luxuria, leurs propres plaisirs était le centre de l'univers.
J'apprenais ici, que pour étre véritablement humaniste. Nous devions réfléchir à plusieurs, pour nous et pour l'autre.
Pour être véritablement libre, je devais être un nous.

Sans plus réfléchir, d'un même geste, dans un soupir, je libérais cette vapeur moite qui avait l'étrange capacité de désintégrer les vêtements.
Dès qu'il fut nu, je l'entourais de mes bras, sa peau contre ma peau, et me concentrais de toute mes force pour lui faire atteindre l'orgasme.
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyMer 29 Avr 2015 - 14:22
Disclaimer:
 

Elle eut une réaction un peu tendue, pleine d'un émoi qui, de mon point de vue plongeant et éminemment fébrile, résonna fort et profond dans mon corps plein d'une suave et fluide attente. Sa sensuelle silhouette contre moi, le léger cri étouffé qu'elle produisit, adorable. En cet instant, je sentis un désir d'une douce violence me baigner tout entier. D'un soupir humide, elle libéra une étrange fumée, qui nous enveloppa tous les deux. Mon dos, mes jambes, mes bras se retrouvèrent bientôt totalement dénudés, mes vêtements disparaissant lentement, comme fondu dans un néant propice à nos ébats.

Elle se lova contre moi, passant ses bras autour de mon torse, le long galbe de ses jambes entourant progressivement mon corps. Je fondis tendrement sur sa bouche, caressant le fruit brûlant de ses lèvres des miennes, m’enivrant du parfum qu'elle m'offrait, me délectant de ses saveurs. Je sentais sa poitrine contre la mienne, éprouvant avec une fascination extatique la douce pression de ses seins. M'éloignant de sa bouche, je goûtais sa peau, descendant sur son menton, dans le creux de son cou, passionnément. Je sentais confusément et avec un étonnement ravi et comme englouti par l'action, les sensations que Camille me procurait. C'était ... loin de ce j'avais jamais vécu jusqu'alors, et en même temps incroyablement proche. Des ondes terriblement bonnes, qui irradiaient d'elle, du contact entre elle et moi. Non pas une simple jouissance localisée et étendue par le contexte à tout notre être; chacune de mes fibres hurlait de plaisir contre la jeune fille, subjuguée par son pouvoir.

Sans réfléchir, et alors qu'une vague improbable et immense d'un plaisir qui semblait résonner dans mon être entier, sur chaque centimètre proche de Camille, je la saisissais, doucement, la soulevait légèrement, portait à mes lèvres les fruits murs et ferme de sa poitrine généreuse. J'embrassais la peau tendue entre ses deux splendides fruits, mes mains caressant son dos, frémissant au contact de la soie de son corps, sans relâche, avec une douce insistance. Mes lèvres, insatiables, se tournèrent vers l'une des framboises délicieuses qui se présentaient à leur bout, érigées et magnifiques. Je m'en saisis, y goûtant dans un élan irrésistible. Le sentir contre ma langue, éprouver sa texture, sa sensibilité, ses réactions.

Courbé devant elle, mes cheveux se répandant le long de sa taille, jusqu'à ses hanches, ma main gauche s'arrêtant entre ses omoplates, la maintenant, tandis que l'autre fondait elle aussi, sans un instant quitter le contact de la peau de Camille, rejoindre son autre mont de volupté, se perdre dans sa rondeur. Mes doigts exécutaient un ballet lent et chargé d'une immense délectation, tandis que ma bouche continuait, dans sa fièvre, ses (auto)stimulations. J'alternais d'un coté à l'autre, changeant de main d'appui, attentif à ne pas la laisser devoir se tenir pour moi. J'étais à moitié assis, sentant ses cuisses enroulés autour de ma taille, son ventre à moitié collé au mien. Seul mon torse se détachait du sien, courbé pour que ma tête puisse être à la hauteur voulue.

Chaque fois que je la touchais, je sentais, de plus en plus fort, mon corps, au contact de Camille, frémir, se gorger de plaisir, en être secoué toujours plus violemment. Je renonçais à le retenir, pensant confusément à nos entre-jambes respectives, alors que mon transport se faisait totalement possédant. Dans un dernier élan de conscience, j'abandonnais à regret, après des dernières caresses passionnées, sa poitrine, les yeux humides, en émoi, nichant mon visage dans le creux de son cou, embrassant à nouveau sa peau satinée. Je l'enlaçais autant qu'elle m'enlaçait, finissant de nous redresser, assis sur mes talons. Ses fesses divines se retrouvaient sur mes cuisses. Sans que je puisse m'en empêcher, mes mains descendirent vers la naissance de ses jambes, la caressant de haut en bas, du dos jusqu'au flanc, avec une lenteur écho pur de la sensualité qui m'avait envahi.

Loin de me sentir prêt d'une quelconque et paradoxale libération, j'étais transporté loin, très loin dans une extase complète, qui ne semblait pour l'instant pas devoir trouver de fin. Si peu de temps, et pourtant, j'avais l'impression de n'avoir jamais atteint un tel niveau de plaisir. Détachant mes lèvres d'elle, je murmurais en approchant ma bouche de son oreille

"Qu'est-ce que tu ressens ? Dis-moi, je veux savoir, je brûle de sentir tes flammes. Vais-je aller plus loin ? Va-t-on aller plus loin, ensemble ?"

Je ressentais vaguement la latence d'une explosion à venir, qui ne semblait attendre qu'un intangible signal. Elle avait entre ses mains les commandes de mon plaisir, aussi me tournais-je vers elle, plein d'une attente double. Je voulais qu'elle partage cela, et qu'elle me montre qu'elle me faisait confiance, que j'avais raison de lui donner la mienne. Aller plus loin, c'était pour moi bien des choses, mais Camille avait les clés de l'ébat, pas moi. Je ne voulais pas la devancer.
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyDim 28 Juin 2015 - 20:43
Il fallait que je sois complètement là, contre lui, concentrée. Je connaissais les effets que produisait mon pouvoir, je savais ce qu'il ressentait en cet instant.
La chose la plus étrange qui se produisit, c'était sa demande, son attente.
Aller plus loin ensemble ?
Il était à bout de souffle, à bout de lui, et cela me suffisait amplement, je sentais sur mon corps, comme l'écho de son plaisir. Le moindre de ses frissons, le plus minime de ses soupirs rebondissaient sur mon corps en d'intense pique de délectation.
Sa bouche sur mes seins, ses mains sur mes hanches...
Epicurisme ?
Hédonisme ?
Aucun idée.
Plaisir ?
Bien sur que oui !
J'écoutais les battements de son cœur, rapide, nerveux.
Alors qu'il me posait cette question, moi sur lui, amazone impudique, je lui saisis les cheveux d'une main, remontant son visage du mien.
Mordillant ses lèvres, massant son crâne, dominant la situation avec emphase, je lui susurrais à l'oreille :

-Plus jamais tu ne vivras une expérience comme celle-ci, es-tu sur de vouloir continuer ? On ne se recroisera sans doute jamais ici. Je sais que ce pouvoir, cette façon de vivre mes nuits à Dreamland... Je sais que tout ça,peut entrainer des obsessions, des addictions. Tu es quelqu'un de gentil... A toi de prendre cette décision.

Malgré mes paroles, je caressais de ma main libre, son torse, tournant délicatement les doigts autour de son nombrils avant de saisir son entre-jambes avec passion.
J'aimais ce moment de partage, pourtant une chose me revenait en tête, comme une ritournelle qui nous reste dans la tête, qui font d'un bon moment, quelque chose de gênant.
Cette petite voix dans ma tête, c'était celle de moi, Camille, jeune garçon enfermé dans son appartement de Montpellier à peindre et dessiner.

« Tu te moques de lui mon grand, tu es une garçon ! »

Je savais pertinemment que cela ne posait pas de problème à certaines personnes, pourtant encore aujourd'hui, la majorité des gens étaient enclins facilement au dégout et au rejet. J'avais dans l'idée que si il le souhaitais, si il venait à haire ma situation, il pourrait facilement me détruire ; et cela je ne le voulais pour rien au monde.
Ici, à Dreamland, j'étais enfin moi même, et cesser de vivre comme je le faisait la nuit me serrait insupportable !
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyJeu 9 Juil 2015 - 21:18
J'étais consumé, entièrement, dans mon enveloppe frémissante. Comme une braise rougeoyante, je me sentais brûler de l'intérieur et partir en fines et volatiles particules, sous l'étrange alchimie de la chaleur. Ma flamme me collait, s'accrochait à moi, se fondait en moi. Relation fusionnelle, passionnelle, palpable. Mes flammes, plutôt. Alors que je sentais sur mes lèvres les dents de Camille, que je ma bouche s'abandonnait à son jeu, que ma respiration menaçait de quitter son rythme lent et profond pour monter dans ma gorge et s'emballer, j'eus un énorme sursaut intérieur. Prémisse d'une jouissance, retour d'une résistance ? Non, ni l'un ni l'autre, ou alors les deux en même temps.

Mon corps avait une étrange fébrilité. Mes muscles, mes os, mes organes oniriques étaient comme plein d'un émoi insolite, inconnu jusqu'alors. C'était une expérience poignante, car mon être tout entier semblait se fondre dans une passivité ravie et extatique. Bien que je me ramenais les pieds sur terre en parlant, plus ou moins, je perdais quelque peu la notion de conscience immédiate. Mais d'un coup, j'étais, presque brutalement, ramené en moi, complètement, et pourtant léger comme un nuage.

Je sentis avec une acuité différente le corps de mon idylle contre le mien, entendant ses paroles sur une fréquence qui me parut à mille lieu de ce que je percevais d'ordinaire. Très étrange et pourtant pas étonnant, comme une vieille musique que l'on avait cru oublier. J'étais tellement accaparé par ce ressenti que je lui répondis distraitement, mais sans bâcler ma réponse ni modifier mon expression. En effet, le problème qu'elle soulevait était sans aucun doute une réalité, même pour moi. Surtout pour moi, peut-être ? Je ne craignais en rien les addictions, à part celle de la conscience et de la réflexion, qui me procurait une satisfaction qui avait de quoi être qualifiée de jouissive. "Masturbation intellectuelle", diraient certains, et en un sens ils auraient raison, à ceci près que ce n'était pas un fantasme qui me faisait m'ériger de fierté et frémir de plaisir mental, mais la réalité, avec ses imperfections et ses vérités plurielles. Qu'elle me le demande me rassura, cependant, et en quelques sorte me donna raison. J'écartais un peu mon visage du sien, et la regardais bien en face, d'un regard que je sentais bien froid et dur pour les circonstances.

"Jamais je ne refuserais pareille nouveauté. La première est la meilleure parce qu'elle unique, alors vas-y. Montre moi donc que tu ne mentais pas."

Avec une telle bravade, je proférais moi-même un mensonge. Elle m'avait promis quelque chose n'inédit et d'intense. J'avais, je l'admet, expérimenté les deux, dans des proportions tout à fait acceptable. Si acceptable que pour rien au monde je ne voudrais avoir la sensation d'avoir raté ne serais-ce qu'une petite partie. A peine mes mots finis, je plongeais à nouveau mes lèvres dans le satin de son cou, parmi les soies fines de ses cheveux qui entremêlaient aux miens. Son odeur, même le goût de sa peau ... Je voulais le sentir, en imprégner ma bouche et mon nez, le garder dans ma mémoire. La goûter, que ma langue se rappelle de son grain, du sel doux et du sucre imperceptible, des arômes enivrants. J'avais peur que, dans une seconde folle, je ne la dévore, pour me mêler à jamais à son essence délectable.
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MessageSujet: Re: Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) Fut-il futile ? (Pv : Camille Quinzel) EmptyLun 29 Fév 2016 - 17:47
Sans trop m'en rendre compte, je fermais les yeux. Mes globes oculaires me donnaient l'impression d'être prêt à partir en fumée, consumés comme deux petits morceaux de braise au vent. Je me rendais confusément compte que je m'abandonnais presque complètement, et beaucoup trop à mon goût; enfin, que je croyais. Mais je n'avais pas même la force de me pencher sur mes lambeaux d'état d'âme. Plongé dans une expectative bouillante, je ne pensais à rien d'autre que mon plaisir promis. J'étais encore saturé par les stimulus, mais ce n'était encore que les débuts. Le meilleur était à venir, le point culminant, et il me remplissait avant même d'être là. L'odeur de Camille m'envahissait, sa présence toute entière. C'est à peine si je pouvais sentir le sol sous moi. Qu'importe qu'importe, le plaisir n'attend plus.


................................................................


Pourtant j'attendis, comme figé. Un changement que je n'arrivais pas à cerner me fit ouvrir les yeux rapidement, alors qu'une vague glacée me traversait le corps. La tension délicieuse dans mon être semblait partir, laisser place à un retour à la normale qui avait une saveur de vide affreux. Le fait que justement, j'attendais, me heurta avec violence, alors que mes membres étaient ballants, à la recherche de ce qui n'y était plus. J'étais allégé d'un poids, semble-t-il, mais ce poids c'était ...

"Camille ?"

Douche froide. Ma voix me parut d'une faiblesse méprisable, alors que je me découvrais tout seul dans l'herbe, nu et fébrile. Rien, plus rien. Elle avait disparu. Je compris confusément qu'elle avait du se réveiller, ou quelque chose du genre. Je me répétais ce fait, tentant d'ignorer a minima la vérité de mes sens. De passer outre le cri que mon corps poussait. Privée du meilleur alors qu'il était transi par une jouissance sans précédent, ma chair réclamait ce qu'elle ne pouvait avoir, se révoltait contre le reflux du plaisir. C'était plus que pénible, douloureux, insupportable. Ce poids s'était imprimé en moi, me laissait tout déformé, incapable de me retrouver sans. Mes muscles commençaient à tressaillir de plus en plus fort, convulsivement, la frustration se nourrissait d'elle-même et remplissait tout l'espace béant en moi.

Dans un élan de protection, un petit reste, je me refermais sur moi-même, remontant mes jambes et m'enserrant de mes bras, en me blottissant sur l'herbe. Je ne me rendis pas compte que mon aura s'activait, se rigidifiait autour de moi comme il cela pouvait m'aider. Réflexe  de survie. Tout ce dont j'avais conscience, c'est du manque énorme, de ce qu'on m'avait comme arraché, de mon dû retiré. Je voulais mordre, crier, pleurer, frapper, tout cela et rien à la fois, juste que je puisse obtenir un peu ... Un tout petit peu de ce que j'aurais du avoir. L'intensité m'avait noyé, mais je ne désirais rien d'autre que de pouvoir la sentir encore. Juste un peu. Juste un peu, un tout petit peu ... Je me mettais à trembler, sans pouvoir me contenir. Je me sentais complètement démuni, petit et misérable. Nu et ridicule ... Les quelques larmes qui coulaient sur mes joues ne faisait qu'en rajouter un peu plus. Je jurais une fois entre mes dents, tout de même.

"Putain de merde ..."

Je n'avais plus la force de faire autre chose que me laisser aller à ça. Mon orgueil ne protestait pas assez pour me réveiller, ou pour me secouer suffisamment. Je n'arrivais pas plus à avoir pitié de moi qu'à me dépêtrer dans mon marasme subit. Subit, c'était bien le mot ... Je ne faisais que ça cette nuit; subir. Et maintenant que j'étais à poil dans le creux d'une colline, à trembler et rager comme un demeuré, je pouvais mieux m'en rendre compte. Et c'était encore pire à vivre. De quoi se détester avec virulence; c'était toujours mieux d'être en colère contre quelque chose à portée, n'est-ce pas. Camille avait disparu, elle m'avait baisé et laissé à poil dans la pampa. A qui pouvais-je m'en prendre sinon à moi, qui avait marché les deux pieds dedans ? Personne. Mais je n'arrivais même pas à m'en prendre à moi-même.

Je ne sais combien de temps je restais en position fœtale ainsi, à .Un bruit me fis tressaillir de plus belle. Ma tête était contre le sol, et je perçu facilement un martèlement régulier. Des sabots. Un des Habitants des Plaines approchait. Et moi qui était roulé par terre, nu comme un ver, à pleurnicher comme un gamin ou un junkie en manque ... S'il me fallait un appui pour le sursaut d'orgueil, je l'avais là, bordel !! Mon corps refusait de bouger, cependant. Dénudé et vulnérable. Que je ne risque pas grand-chose ici, je l'oubliais complètement. Ce que je n'oubliais pas, c'est ma frustration, qui me restait collé à la peau, et la sensation de danger que ces pas m'inspiraient. Mon aura s'excitait, me picotant avec insistance. Ce fut apparemment ce qui me tira de mon immobilité, à l'instant où la pointe spiralée d'une corne apparaissait, suivie de la Créature intriguée qui venait voir ce qui pouvait bien y avoir ici. En l'occurrence un Voyageur nu, le visage congestionné, qui lui fonça dessus entouré d'un halo fulminant.


Je ne sais si c'est moi ou lui qui frappait le premier, mais je me réveillais tout de suite après. Avec un sale goût en bouche, et le soleil pas encore levé; je n'avais pas la force de me rendormir.
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