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Les voies du Destin sont insondables [Pv Nedru, Darm, Noah et Shad]

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Mara Leros
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MessageSujet: Re: Les voies du Destin sont insondables [Pv Nedru, Darm, Noah et Shad] Mer 13 Juil 2016 - 22:00
L'intérêt de la jeune fille, originellement portée en direction de la plantureuse Créature, se désista en faveur de l'un des reptiles qui gardaient son dos, à cause d'un sifflement fort peu civil de ce dernier. Portant délicatement ses phalanges à sa pulpeuse bouche, signe extériorisé de son incompréhension première, elle perçut enfin l'être qui semblait fuir son attention tout en se tenant en plein centre de son champ de vision. Observant le nouveau venu d'un air intrigué, la jouvencelle saisit peu à peu que l'individu s'était trouvé là pendant tout ce temps mais qu'elle l'avait tout bonnement... ignoré, tout naturellement. De même que son esprit affûté censurait les appels d'amour des insectes environnants, sa conscience n'avait pas jugé nécessaire d’alourdir ses préoccupations par le signalement de cette curieuse présence. Et à présent que la belle lui faisait face, notant la force qu'il dégageait et son étrange charisme, elle mordit délicatement ses lèvres et baissa les yeux, prise d'un curieux pressentiment.

Les deux personnes semblaient se reconnaître, la première apostrophant la seconde. L'innocente sentit un frisson néfaste parcourir sa peau blanche et leva son regard de saphir vers l'homme, presque surprise de croiser le sien. Son visage lui était familier, mais malgré sa fabuleuse mémoire et son expérience hors normes, elle peinait à resituer leur première rencontre. De plus, le nom qui lui était attribué ne lui évoquait aucun souvenir, et elle jugeait qu'il ne lui allait décidément pas. "Louis"... Non, ce n'était pas un nom en "i" qui convenait à ce Voyageur, d'après ses oreilles rondes. Plutôt un nom en "a", par exemple... Mais malgré son intense réflexion, l'adolescente aux boucles d'or ne parvenait tout simplement pas à définir ce qu'elle ressentait face à cette présence. Elle sentait comme un blocage, comme un verrou spirituel qui souhaitait protéger sa pureté contre un ancien et terrible traumatisme.

Elle fut cependant écartée de sa paix interne vouée à ses pensés et ses souvenirs par la vulgaire exclamation du même serpent que précédemment, et à chacun de ses mots, ses purs et chastes pupilles s'écarquillaient d'avantage d'horreur face à la terrible réalité. Un calme soudain tomba devant l'accusation sifflante et la belle enfant était figée, une main posée sur sa poitrine comme pour retenir les élancements de son cœur choqué. Son doux visage apeuré changea lentement d'expression, prenant peu à peu le masque d'un fabuleux ange inquisiteur décidé à rendre la divine justice. Et d'un voix à en faire tomber la foudre, d'une voix digne d'un général encourageant son armée, d'une voix qui n'avait rien à envier à celle d'un monarque discourant face à son peuple, d'une voix furieuse du haut de ses seize ans, elle s'exclama:

"Mais z'êtes putain de dégueulasse! Vieux pervers!"

Et la tempête vengeresse ne s'arrêta pas là, et elle ne cessa de dénigrer ouvertement son interlocuteur, dans les plus pures traditions de son époque. Remettant en cause le statut social de sa mère et par ce biais l'identité de son père, le rabaissant au plus bas des rang, n'hésitant pas même à le menacer de ce qu'il semblait vouloir lui faire, elle exposait avec une expertise teintée d'expérience le large vocabulaire emmagasiné lors de ses relations dans le milieu scolaire. Quand elle fut à bout de souffle et d'imagination, la presque-femme décida qu'il était temps de faire payer cet affront. Écartant les bras en dressant son buste, telle une danseuse prête à prendre son envol, elle déchaîna son pouvoir comme une tempête spirituel et charmeuse envers les formes de vies les plus influençables des environs. Son charisme rayonna, presque tangible, déployant sa grâce et sa grandeur vers un stade divin.

Soufflant doucement en baissant lentement les bras, la belle ouvrit finalement les yeux pour faire face à sa nouvelle armée d'admirateurs, prêts à répondre à ses moindres demandes, décidés à vendre leur âmes si seulement elle daignait tirer quelque peu sur son décolleté parfait. Puis elle ferma de nouveau ses douces paupières, songeant au reptile préhistorique qui s'était effondré quelques temps auparavant. Une créature remarquable, un courtisant appliqué, un atout d'une force colossale... Mais surtout un prédateur spécialement peu discret, en particulier durant sa chute. Ceci s'expliquait donc, songea-t-elle en rouvrant ses fabuleuses pupilles en direction de l'unique écureuil qui s'était présenté à ses pieds. Tandis qu'elle le fixait pensivement, ce dernier lui fit un clin d’œil complice et lui clama un serment l’allégeance brillant de sincérité:

*Salut beauté, tu veux voir ma réserve de glands? Sinon j'ai des noix, aussi!*

Pour la troisième fois, la délicate voyageuse se priva de son sens de la vue, s'adonnant à la réflexion. Par moment, la grandeur d'âme était symbolisée par le pardon, l'acceptation des erreurs d'autrui, et la volonté de les guider vers une voie plus pure et lumineuse. La violence ici ne résoudrait rien, elle ne pouvait s'abaisser à une tâche si ingrate et paysanne que celle de se battre par elle-même. Il fallait donc faire table rase, accepter l'état de fait qui était présentement en place, et faire montre de sa volonté de le changer.

De par leur puissances respectives à tous trois, Dreamland les avait à n'en point douter réunis vers un destin commun et extraordinaire. Et il s'agissait de son rôle, en tant qu'être à la spiritualité supérieure, de mener ses deux acolytes devant elle vers leur objectif final, quel qu'il soit. Mais pour cela, il fallait adoucir la braise qui menaçait de s'enflammer, il fallait calmer les ardeurs combatives de cette Dame aux serpents et de ce mystérieux "Louis". Malgré leur sensibilité à son charme, elle craignait que celui ci ne soit pas suffisant pour unifier le groupe, il lui fallait user de sa célèbre et magnifique éloquence pour les rallier à elle en douceur, et avec subtilité.

S'ouvrant de nouveau au monde extérieur, elle trouva au fond d'elle le courage de s'adresser pacifiquement à eux malgré la menace tangible dont ils faisaient preuve à son égard, et lança d'une voix douce comme un ruisseau et tintant telle une clochette:

"Ouaiiiis et sinon vous, vous foutez quoi ici, en fait? Oui pasque voila."
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Nedru Etol
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MessageSujet: Re: Les voies du Destin sont insondables [Pv Nedru, Darm, Noah et Shad] Mer 31 Aoû 2016 - 12:34

Ailleurs

-Il n’en reste plus que trois. On dirait que vos élus ont été choisis… La voix était chevrotante mais puissante, pleine d’autorité. C’était celle d’une femme qui avait sympathisé avec les siècles et dormi au fond des nécropoles.
-C’est encore trop tôt pour l’affirmer B…. La prononciation du nom se perdit dans le néant. Celui qui avait parlé n’avait dans son timbre rien de comparable aux aspérités de la voix précédente et pourtant il se permettait une condescendance estomaquante.
- Quoiqu’il en soit, vous perdez votre temps ! Non mais regardez moi cette bande d’imbécile!
-Ce sont des joyaux ! Ce n’est pas là leur véritable potentiel.
-Cette histoire ressemble à un mauvais scénario de films cryptés, S….
Le nom se fit également avaler dans le néant.
- Voyons, laissez leur une chance.
-…Très bien… Eclipse ?
-Et tornade.
-Vendu.


Dans une certaine forêt

Ils… Ils pouvaient le voir ! Ils lui parlaient ! Ces quelques mots adressés directement, en le regardant en face, firent poindre des larmes au coin des yeux du Gris. Enfin ! Enfin, il existait à nouveau !

Cependant, bien évidemment, la première remarque qu’on lui adressa n’était pas exactement au goût du professeur dépressif mais la réaction de Shad ! Il se souvenait de lui ! Il se souvenait de son vieux pseudonyme ! Une larme coula carrément jusqu’au menton de l’anglais et il fut obligé de tirer un mouchoir en tissu imprimé La bande à Picsou pour se moucher, noyé par l’émotion.

Les accusations dont il faisait l’objet ne l’intéressait pas, plus rien ne l’intéressait, pas même la jeun… Est-ce que cette belle enfant venait de le regarder droit dans les yeux ? Le cœur de Nedru ne fit qu’un bond et il resta figé dans une position ridicule, un bout de tissu posé entre son nez et ses mains jointes, les yeux écarquillés.

Ce moment aurait pu durer éternellement, mais il cessa au moment où il commença à se faire traîner dans la boue misérablement par ce bel ange, auréolé d’une gloire pure et chaste, d’une noble fureur. Les larmes lui montèrent une fois de plus aux yeux car il savait qu’une telle quantité de haine nécessitait un amour sans borne. Et au moins, enfin quelqu’un le voyait. Une réminiscence issue d’autres rêves lointains et floues lui souffla « senpai noticed me » mais il ne s’en soucia pas, trop heureux d’être enfin détesté par quelqu’un. Après s’être mouché sobrement, il rangea son mouchoir dans une poche intérieure et s’abandonna à la contemplation du fantastique spectacle qu’offrait la jeune fille.

Elle parlait à un écureuil.

Ou l’inverse. C’était heu, et bien… C’était une étrange fréquentation pour quelqu’un de son calibre. Mais pourquoi pas ? Nedru ressentit une pointe de jalousie à l’égard du petit rongeur mais parvint difficilement à contenir sa rage jusqu’au moment où lui fut posé une question qui portait en elle les échos d’un esprit affuté et curieux, déjà brillant. Il bégaya une réponse sans commune mesure :


J…Je me promenais. Il semblerait que cet endroit RECOMPENSE ceux qui en sont dignes et je… j’avais un vœu à formuler al…alors… Je… Je suis là !

Il acheva sur un sourire crispé, laid et pathétique, honteux d’avoir été si médiocre dans sa réponse. Mais de toute façon, il était peu probable que quiconque lui ait prêté attention.

Le soleil venait de se voiler d’une inquiétante façon et le vent se mit à siffler de manière inquiétante (c'était vraiment doublement inquiétant) dans les frondaisons. Une tempête approchait.


Une tempête approche.

Fit donc remarquer Nedru, que ses qualités de professeur n'empêchait en aucune façon de devoir expliquer des évidences.  
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MessageSujet: Re: Les voies du Destin sont insondables [Pv Nedru, Darm, Noah et Shad] Mar 25 Oct 2016 - 17:33
Prise d’une sorte de rage aussi soudaine qu’amusante, la presque-femme vociféra insulte après l’autre sans discontinuer le temps d’un long souffle colérique. Patiemment, tu attendais que cela décante, tout en essayant d’ignorer tes deux compagnons dorsaux qui étaient visiblement plus amusés que toi :

“ Wow.
- … Quelle imagination !
- En effet. Quel beau tableau de jurons.
- Voici la ronde des jurons !
- Qui chantaient clair, qui dansaient rond.
- Ouais bon, stop ! Chanter nous empêche de savourer !
- Savourer. Ouais.

Le mot “savourer” avait été dit avec tellement de sensualité perverse que tu te dus de lever la main devant la bouche de Rose afin de les faire taire. Des enfants pouvaient vous entendre… Enfin, la plus infantile de toutes était devant toi, pour le moment. Celle-ci préparait quelque chose, cela se voyait par la théâtralité de ses mouvements.

Lorsque l’écureuil apparut de nulle part, sans doute d’un arbre, tu eus un nouveau regard amusé. Cette petite chose espérait faire quoi ? Pas grand chose, à vrai dire. Ce n’était pas pour la baston qu’il était venu, mais pour séduire la blondinette. D’une manière aussi vulgaire que tes serpents, à vrai dire.

La jeune femme te posa une question qui était aussi destinée à Louis. Tu pris alors un moment pour réfléchir, fixant l’écureuil qui essayait de regagner l’attention de celle qui l’avait invoqué.

L’homme répondit difficilement le premier. Dans tes souvenirs, il était plus assuré et effronté que cela. Tu te demandais pourquoi, à vrai dire.

Décidément, la petite bête qui collait la jeune femme commençait vraiment à être ennuyante avec ses “squeek” à répétition. Alors, d’un mouvement de bras, tu projetas l’un de tes ophidiens dessus, Rose, avant que Bleu ne vienne prendre sa part. Du sang vint tacher ton doux, calme et froid visage. Tu passas simplement ta langue sur tes lèvres pour récupérer le nectar chaud et écarlate qui perlait dessus, taisant les sensations de bien être qui t’envahissaient alors.

C’est alors que la lumière baissa. Quelque chose passait devant le soleil artificiel, plongeant la scène dans l’obscurité, la rendant sans doute encore plus oppressante qu’elle ne l’était déjà. Tes yeux brillaient d’un bonheur malsain, alors que tes compagnons dorsaux étaient en train de se battre sur un bout malencontreusement tombé.

Avec l’éclipse tombant à point nommé, un vent se mit à se lever soudainement. Au loin, plus qu’un tempête, on pouvait aussi distinguer, pour le peu qu’on arrivait à voir dans ces ténèbres, une tornade. Louis n’avait pas l’air de se rendre compte que la tempête n’était, avec amusement, que le calme avant la vraie tempête, incarnée par cette immense tornade qui s’approchait très vite d’eux, déracinant les arbres les plus costaux, les envoyant aux quatre points cardinaux et soulevant terres, cailloux et animaux trop lents ou impétueux.

Évitant un petit rocher qui aurait pu faire bien mal là où il aurait atterri, tu décidas qu’il était temps de… s’éclipser ! Utilisant ton fondu d’ombre pour gagner en vitesse de déplacement, tu essayas de t’écarter du chemin des vents déchaînés, tout en évitant tant bien que mal tout ce qui avait été arraché du sol par ce cataclysme.

Une fois à distance respectable, tu ressortis de ton fondu d’ombre, il ne faudrait pas que l’éclipse s’en aille au moment le moins opportun. Tu pris une grande fausse inspiration et tu soufflas en direction de la tornade pour tenter de la détruire en lui opposant un vent violent presque contraire. Tu te demandais si ça aurait une quelconque efficacité.

“Priant” pour que cela réussisse, tu ne vit pas arriver le tronc d’arbre qui vint te frapper en pleine poitrine avant de dévier sur le côté. Endolorie, tu pus néanmoins te relever, grâce au fait que la poitrine qui était tienne était qu’un apparat, une coquecigrue. De ce fait, tes formes plantureuses furent détruites et il ne resta plus que le calme plat. Car plate était ta poitrine, la vraie. Frustrée et en colère contre la catastrophe naturelle, tu te juras, mais un peu tard, que tu lui ferais payer...
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MessageSujet: Re: Les voies du Destin sont insondables [Pv Nedru, Darm, Noah et Shad] Sam 22 Avr 2017 - 21:22
HRP:
 


Le regard de la simili-déesse se perdait en direction des immondes vipères qui bataillaient au dessus de la chevelure de sa potentielle rivale, tandis que le souvenir de son dernier et plus fidèle serviteur rongeur se perdait entre les mâchoires rougies. Émue par cette scène, sa pulpeuse bouche ne semblait vouloir quitter l'état d'entre-ouverte, comme si dans un souffle elle saluait le petit prétendant au poil orange. Seulement, sa vision dut se détacher de la scène pour se concentrer sur de nouveaux éléments d'environnement. Il sembla pendant un instant à la belle qu'un curieux bourdonnement venait perturber son ouïe, mais sa concentration exemplaire revint sur le droit chemin pour se débarrasser de ce son parasite.

D'un coup, tandis que ses yeux saphir reprenaient contact avec le paysage, ces derniers s'agrandirent à la vue du phénomène climatique décidé à interrompre l’instructive conversation que la belle enfant avait avec la sombre et mystérieuse Créature, ainsi qu'avec... l'écureuil, non ? Un instant de doute venu de dieu savait où osa s'infiltrer dans l'esprit sans faille de la Voyageuse à la chevelure d'or, mais celle-ci se reprit heureusement bien vite, se rappelant que sa perfection ne l'avait pas dotée du don d'immortalité.

Souhaitant tourner ses doux traits en direction de l'autre femme, elle fut bien surprise de se trouver seule, mais son exceptionnel instinct eut la délicatesse de la pousser vers sa propre préservation. Ses capacité supérieures l'informant qu'aucun prétendant n'était présent pour soutenir sa course, elle se résolu à faire montre de toute sa force et sa fierté de femme autonome et s'élança à grandes enjambées, dos à l'incarnation de la fureur d'Éole. Son visage droit et fier fixait droit devant elle sans se préoccuper de futilités, telles que ces mèches de cheveux rendue dissidentes par le climat et la course qui préféraient caresser ses lèvres pulpeuses ou ses longs cils plutôt que de voler en harmonie avec les autres. Son souffle doux devenait plus puissant, accompagnant sa performance, quelques gouttes transparaissaient ici et là sur sa peau pour conserver sa fraîcheur, même si cette dernière s'empourprait comme si elle faisait face à un instant particulièrement romantique.

Après plusieurs minutes, décidant s'être suffisamment éloignée de la venteuse menace, la belle Mara posa sa main sur un énième tronc d'arbre, manquant d'une légère délicatesse en raison des circonstance. Elle laissa sa respiration reprendre un rythme plus posé, émettant un doux son qui aurait eut tôt fait d'attirer nombre de potentiels compagnons si ces derniers n'avaient pas tous lâchement fuis, trahissant ainsi la pauvre Voyageuse esseulée avant même d'avoir la chance de la rencontrer. Se reprenant avec tout le courage qui seyait à son rang, elle s'autorisa à réhydrater sa gorge asséchée par l'effort et offrit un regard à l'ouragan qui n'avait point eut la politesse de laisser la belle prendre suffisamment d'avance. Alors que son rythme cardiaque s'excitait à cette vue, elle ne pu s'empêcher de mordre délicatement ses lèvres sous le coup de l'émotion avant de s'élancer à nouveau, aussi dynamique qu'une Amazone en chasse. Avant de soudainement disparaître de la surface de la terre, comme si une quelconque divinité avait été attendrie par cette douce beauté et avait pris la décision de lui faire don de ce statut d'ange qui lui revenait de droit.

- Bordel de merde, c'est quoi ce putain d'endroit ? tels furent les premiers mots que sa délicate et céleste voix articula devant le nouveau paysage qui s'offrait à elle.

Car en vérité, si la belle enfant avait bien quitté le contact du sol, c'était malheureusement davantage pour s'éloigner des cieux que pour s'en approcher. En effet, elle se relevait à présent de son atterrissage dans une bien mystérieuse grotte. Essuyant ses vêtement d'un ample et gracieux mouvement de bras, essuyant d'un léger passage du dos de sa main un peu de poussière qui profanait ses joues roses, ses yeux océans embrassèrent l'étroite formation géologique qui lui faisait face. Un regard au trou qui faisait tomber une cascade de lumière sur sa chevelure d'or la convainquit que l'entrée qu'elle avait involontairement empruntée n'allait pas pouvoir lui servir de sortie, et la séduisante Voyageuse n'eut d'autres choix que celui d'emprunter l'unique tunnel qui se présentait à sa personne.

Soupirant de ce désagrément, elle se mit donc en mouvement d'un pas aérien qui semblait éclairer ce lieu funeste et tristement renfermé. Pas à pas, les murs sombres et irréguliers défilaient à ses côtés, presque embellis du simple fait de servir de paysage au profil féerique qui leur faisait l'honneur de passer devant eux. Mais ce-dit paysage n'était guère au goût de la quasi-déesse qui répugnait à se trouver en un lieu si loin de ce qu'elle méritait, elle se contenta donc de regarder fièrement droit devant elle, ignorant les quelques frissons qui parcouraient sa colonne vertébrale, probablement dus à la température souterraine. Cependant, à force de progression dans la pénombre, progression ponctuée de virages parvenant à brouiller même le légendaire sens de l’orientation de la douce adolescente, une nouvelle lueur lointaine s'ajouta à celle, diffuse et mystérieuse, qui permettait à la belle de distinguer son chemin.

Le disque lumineux s'approchait tandis que l'héroïne progressait prudemment, s'interrogeant probablement sur les merveilles que renfermait cet endroit. Et finalement survint le bout du tunnel, la luminosité nouvelle parvint à éblouir quelques instant la brillante Voyageuse, et après quelques secondes de ravissants papillonnements de paupières, elle put enfin profiter pleinement du spectacle. Elle se trouvait dans une grotte, toujours, mais rien à voir cette fois avec le lugubre boyau qu'elle venait de subir. Cette grotte était une immense et parfaite demi-sphère au parois presque lisses, et au sol recouvert de ce qui semblait être une fine couche d'eau. L'intense luminosité venait d'ailleurs de cette dernière, mais cet éclat peinait à contrer l'obscurité particulièrement épaisse qui régnait ici, plongeant le sommet de la coupole dans une ombre indiscernable. Ce qui était d'autant plus étonnant, car le reflet de cette grotte dans l'eau était parfaitement éclairé, comme si la lumière venait de la roche elle-même, donnant à l'invitée l'impression d'être dans un bien curieux globe.

Poussée davantage par la curiosité que par la raison, il faut bien l'admettre, la belle enfant avança délicatement un chausson au dessus de la surface aqueuse et l'abaissa jusqu'au contact. Et étrangement, sous ce qui paraissait être une fine couche d'eau qui se rida face à cette intrusion, elle trouva bien une surface solide, qui l'encouragea plus avant. Avec une infinie prudence, l'aventureuse Voyageuse en vint à se tenir debout sur cette étrange surface, ses pieds chaussés l'empêchant de déterminer la nature du mystérieux liquide par le toucher. Cependant, un détail attira l'attention de son brillant esprit, quelque chose d'anormal, du moins, anormal par rapport à tout ce qui se trouvait autour d'elle. Et au terme des quelques instants de réflexions, elle mit le doigt sur l'origine de cette  dissonance: son reflet. Lorsqu'elle baissa son regard, elle en rencontra un autre, rouge rubis, qui regardait dans sa direction. Ce regard, c'était celui d'une créature blafarde à la poitrine des plus plates, et au visage sournois cerné par deux reptiles sifflants et colorés. Sous le choc, la jeune fille au cheveux d'or fit de grandes enjambées en avant et vit en se retournant que son reflet travesti ne l'avait pas suivi, la regardant toujours d'un air indéfinissable. Face à cette situation, incompréhensible, même pour l'intelligence hors du commun de la séduisante presque-femme, cette dernière ne pu retenir l'expression de son intense perplexité, qui s’exprima fort simplement sous le doux son d'un:

- Quéa ?


Ailleurs

- Ah, je l'avais bien dit, ils ont trouvé l'épreuve de l'éclipse en premier !
- Quoi que vous en disiez, je doute que ça ne suffise à prouver les qualités que vous leur trouvez.
- Eh bien, le seul moyen de le savoir reste de commencer l'épreuve, ne pensez-vous pas ?
- Faites donc, si ça vous amuse, mais il en faudra plus pour m'inquiéter...
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MessageSujet: Re: Les voies du Destin sont insondables [Pv Nedru, Darm, Noah et Shad] Sam 24 Juin 2017 - 16:18
Ouais non. En fait, revendiquer ta revanche sur les vents aussi violents que cette tornade était simplement une sorte de suicide inconscient. Mieux valait pour toi que tu n’en tiennes pas rigueur et que tu profites de la trajectoire différente du cataclysme pour t’en aller. La pénombre allait, selon toi, sans doute bientôt disparaître et laisser à nouveau place à la lumière, avec l’inexorable tristesse que cela provoquerait.

Maintenant que ta fausse poitrine avait été détruite et gisait au sol en presque-bouillie, ton dos allait pouvoir commencer à te remercier. La regardant avec un air détaché, tu émit un sol qui traduisait ton soulagement devenu effectif. Tes deux compagnons forcés prirent un instant pour commenter l’événement :

“ Que le grand cric me croque, nous voici dépourvus d’apparat de chair ronde.
- Il fallait avouer que courber l’échine à longueur de temps était quelque peu éreintant !
- Seulement...
- Seulement nous ne pourrons plus frimer auprès de la gamine de tantôt !
- Vraiment, quel dommage.
- Bah ! Nous aurons bien d’autres occasions !
- En effet.

Tu décidas alors que le bilan était carrément positif. Tu n’avais plus à porter cela à longueur de temps et les gens te traiteraient plus comme une enfant que comme une adulte. … Ah mais non, en fait, ce n’était pas le but recherché ! Il était navrant que, désormais, tu ne puisses plus passer pour une femme accomplie, alors que tu était simplement une sorte de travesti… quelque chose comme ça, toi-même n’en savais rien.

Tes deux ophidiens se jetèrent goulûment sur les amas de chair restants sur ton ordre jaloux et colérique, ne laissant aucune trace. Une plainte t’informas du goût infect de tes anciens seins, mais tu trouvais que c’était bien fait pour ces voraces idiots. Tu fermas les yeux un instant afin de faire pousser deux immenses ailes depuis le bas de ton dos, juste avant la chute des reins. Tu impulsas violemment sur le sol dans l’optique de t’envoler sur-le-champ et de te diriger vers… vers quoi, au fait ?

Tu te contentas d’un vol stationnaire dans un premier temps, te laissant tout le loisir de réfléchir. Tu te dirigeas ensuite rapidement vers le sommet d’un pic rocheux comme placé là pour attirer tes instincts que tu avais lorsque tes ailes étaient déployées. Alors tu vins frapper sans vergogne le sommet de l’immense pic sur lequel étaient disséminés des pierres aux inscriptions étranges. Ces rochers étaient vraiment dispersés de manière à ce que le plus moindre des sots puisse comprendre que c’était la pierre du milieu du cercle qui avait le plus d’importance.

Tu t’en approchas avec curiosité mais aussi une certaine méfiance. Il ne fallait pas que quelque chose de néfaste se produise, ta fabuleuse expérience t’en empêchait. Mais ton extrême curiosité te fit approcher une main hésitante vers la stèle centrale, tremblant d’inquiétude. Après tout, toute la configuration de la chose attisait ta méfiance. Mais tes deux compagnons dorsaux avaient d’autres projets pour toi en tête. Bleu saisit ton poignet sans aucune délicatesse et enchaîna en forçant ta main à toucher la stèle. Cette dernière s’illumina au moment même où tu crias un juron au moment où tu sus que c’était vraiment une idée pourrie.

Au moment où tes yeux revirent quelque chose d’autre que du rose lumineux, tu saisis Bleu par le cou et le secouas violemment avant de la claquer contre le mur blanc luisant d’une salle. Te rendant compte du demi-dôme dans lequel tu te trouvais, tu lâchas prise sur Bleu qui vint te frapper à la tête, occasionnant un léger déséquilibre ainsi que quelques pas dans une sorte d’eau très sombre. Tu continuas d’observer et te rendis compte qu’il n’y avait pas l’air d’avoir de porte de sortie et que le reflet dans le liquide ne reflétait pas la lumière émise par les parois rocheuses. Mais quelque chose était encore plus curieux.

Ce quelque chose était ton propre reflet dans l’eau. Lorsque tu détaillas ce miroitement de toi-même, tu te rendis compte que ce dernier avait une forme presque parfaite, trop d’ailleurs. Les cheveux très clairs et les yeux d’une innocente malvenue, tu reconnus cette forme éclatante : Il s’agissait de la demoiselle avec qui tu discutais avant la tempête et qui rendait Rose jaloux. Souriant comme un fou à cet état de fait, il est possible que ce soit cela qui avait fait extrêmement peur à cette dernière, au point de la faire fuir. Il n’y avait pas d’autre reflet de toi à sa place.

Tu te rapprochas de la jeunette en gardant le sol comme distance et tu décidas de voir si tu pouvais communiquer avec elle :

- Eh ! Il ne faut pas avoir peur comme ça, je ne peux pas te manger, tu sais...

Puis, tu t’accroupis et remarquas que la perspective que tu avais d’elle t’informas qu’elle pourrait aussi avoir une vue sous ta robe d’ombre. Heureusement pour toi, ce n’était pas un pervers, mais une presque-femme. Alors tu lui souris, peut-être plus tendrement que tu ne l’aurais voulu avant de te relever et de conclure :

- Je ne sais pas comment tu as atterris là, mais je pense que nous allons devoir coopérer pour sortir...

À ces mots, un violent tremblement secoua les deux parties du globe, t’informant que la configuration allait changer. Comment ? Tu ne le savais pas, tout comme tu ne savais pas qu’une sorte d’épreuve allait bientôt commencer. Tu étais bien trop ignare !
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MessageSujet: Re: Les voies du Destin sont insondables [Pv Nedru, Darm, Noah et Shad] Mer 27 Juin 2018 - 19:47

La jouvencelle fixait sa sombre interlocutrice, dont l'image banale et sans atours avait pour curieux effet de ramener des souvenirs en elle. Souvenirs d'une opulente poitrine et d'un regard de défi. Un sourire aussi mutin que parfait apparut sur les traits de la belle, signifiant sa supériorité vis-à-vis de la Créature qui lui avait adressé la parole. Créature qui, même si elle n'avait jamais atteint le niveau pour espérer rivaliser avec la presque-femme, s'en était visiblement encore éloignée avec la disparition des rondeurs sur son buste. Et qui quémandait l'aide de la fabuleuse Voyageuse à présent, reconnaissant sans doute finalement le fossé, le ravin, que dis-je, l'infini canyon, qui séparait ce qu'elle devait considérer comme sa beauté, et la perfection incarnée qu'était cette ange tombée du ciel, au regard d'océan et au fin visage auréolé de boucles dorées, cette fabuleuse poupée à la peau de satin et aux-

- Bordel de merde !

Un souffle s'échappa de sa gorge, alors que la douce posait un genou au sol pour ne pas céder davantage au furieux tremblement qui avait prit possession des lieux. La surface aqueuse qui séparait les deux demi-sphère se ridait de microscopiques vaguelettes, provoquant des jeux de lumières semblant calculés pour doter la Voyageuse d'une aura de lumière et d'un charisme dépassant son état habituel si c'était possible.

Mais contrairement à toute entité consciente confrontée à la vision féerique qu'elle offrait, la belle enfant ne s'attarda pas sur le spectacle et détourna le regard de son reflet, faisant montre de son exceptionnelle volonté et de sa force mentale à toute épreuve, pour porter son attention à un sujet somme toute bien moins passionnant. En effet, des cubes de différentes teintes de gris étaient apparus à la surface de l'eau. Et visiblement sous l'eau aussi, du côté de l'autre créature oubliable. Les cubes étaient de taille variable, allant d'un à trois ou quatre mètres d’arête, ils semblaient fait d'un métal assez solide et lourd, mais gravitaient juste au dessus de l'eau. Une simple caresse de la presque-femme suffit à faire glisser le plus proche de quelques centimètres. Son regard affûté releva aussi que certains cubes semblaient liés à d'autres de l'autre côté, transformant à chaque fois deux cubes en un long pavé vertical. Devant ce curieux spectacle, la douce entreprit donc de faire appel à sa prodigieuse intelligence et à son fabuleux sens de l'analyse, afin de saisir tous les éléments qui se présentaient à sa personne, afin de délier avec minuties les fils de l'inconnu qui tentaient de s'opposer à sa flamboyante progression, afin de relever avec brio le défi qui lui était vainement proposé.

Après quelques minutes à soigneusement ignorer l'autre être, dont la banalité la rendait plus proche de l'un des cubes que de la splendide blonde, cette dernière sembla achever son intense réflexion, aboutissant visiblement à la solution du problème qui leur faisait face. S'adressant enfin à l'autre, daignant probablement accepter de lui faire don de ses excellentes conclusions, elle lui lança d'une voix aussi enchanteresse qu’impérieuse :

- Hey, tu bites un truc à c'qui s'passe là ? C'est pète-couille, là...

Écoutant la réponse de l'autre de l'oreille distraite qu'une divinité accorde à un croyant, elle fit quelques pas flottants vers le plus gros cube qui se trouvait de son côté de la grotte, et posa délicatement ses mains blanches sur sa surface. Cette dernière était gravée de motifs carrés, dont la taille correspondait à celle des différents cubes qui se trouvaient aussi à proximité. Certaines flèches étaient gravées ici et là, avec des dessins de cubes miniatures, et un motifs à base de carrés trônait au centre. Faisant courir son regard aiguisé sur l'objet, la belle murmurait doucement, offrant le fil de sa réflexion céleste à son environnement terrestre :

- Mais qu'est-ce que c'est que cette merde, wesh, faut faire quoi là... ?

Elle fit courir ses doigts sur l'immense masse, testant intelligemment si ce cube aussi se déplaçait à la moindre sollicitation, mais sa tentative s'ouvrit malheureusement sur un échec, qui lui apporta assurément de nombreuses informations. Mais, cherchant davantage d'informations encore, elle décida d'appliquer ses mains avec plus d'entrain, sans que le bloc ne daigne réagir davantage. Expirant vivement, révélant un visage aux traits durs et décidés, elle entreprit de tendre ses muscles parfaits, faisant intervenir la grandeur de sa force de Voyageuse expérimentée, une force à faire s'ébranler des montagnes, à secouer les océan, à asservir la nature. Une force accompagné d'un puissant cri de guerre :

- Mais pourquoi ça bouge pas, là, putain !

Face à l'insolente immobilité du bloc, la belle fut prise d'une fureur divine, et serrant ses douces mains et des points aussi durs que puissants, elle fit pleuvoir ses coups sur la roche, combattant la résistance brute par la force pure, dans un affrontement de puissance d’anthologie qui tournait peu à peu à son avantage, la faiblesse du roc face à l'inévitable puissance répressive étant symbolisée par l'apparition de fissures sur la surface attaquée. Finalement, dans un ultime et grandiose coup alimenté par une rage punitive, c'est le front parfait de l'amazone qui s'abattit sur le bloc fragilisé, pulvérisant son apparente solidité pour ne laisser que des gravas... Ainsi qu'une entrée béante, qui semblait hurler au monde entier son statut de sortie. D'un humble mouvement de sa main, la magnifique Voyageuse nettoya les gouttes écarlates qui étaient apparues sur son front et espéraient injurier la beauté de son visage, puis elle se tourna vers l'autre Créature, respirant avec vitalité et impatience l'air qui se présentait à elle.

- Hhhh... Bah vala... Hhhh... C'était pas... Hhhhh... Si galère... Hhhhh...



Ailleurs

Un long silence mi-consterné, mi-amusé était en train de réagir au spectacle. Finalement, l'une des voix nota d'un ton narquois :

- Bah voila, toi qui voulait tester ce qu'ils avaient dans le crâne ! C'est bon, t'es content ?

Ce à quoi, l'autre voix répondit d'un ton aussi sec qu’agacé :

- Oh, toi, ta gueule.
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MessageSujet: Re: Les voies du Destin sont insondables [Pv Nedru, Darm, Noah et Shad] Mer 25 Juil 2018 - 18:15

Le professeur onirique avait suivi sa classe dans cet état de consternation unique que l'on peut atteindre lorsque personne ne vous écoute alors que vous ne cherchez qu'à les aider. Des exclamations de stupeurs étouffées sortaient donc à intervalles réguliers de sa bouche pincée tandis que Shad et Mara lui coupaient la parole, faisaient mine de se désintéresser totalement de lui.

Quelle terrible chose que d'être ainsi soudainement ignoré par celle qui jadis vous regardait, les yeux emplis de sentiments contradictoires, et vous jetait d'un air passionné « vieux pervers !  »...

Nedru remonta rageusement ses chaussettes Titi et Grosminet dans un geste d'autorité subtil, préparant déjà mentalement sa gueulante. Lorsqu'il se redressa, index levé et bouche entreouverte, les deux zigotos avaient disparu. La tempête grandissant derrière lui, il utilisa toutes ses ressources pour fuir avec efficacité les lieux. Devenu expert en matière de fuite et autres manifestations d'absence de courage, on pourrait croire que l'ancien analyste aurait eut la ressource nécessaire pour semer une tornade. Il n'en était rien et le brun se retrouva tout aussi mystérieusement que les autres enfermé dans un espace clos dont les parois rocheuses permettaient de le définir hâtivement comme une « grotte », encore qu'il eut pu s'agir d'un tunnel, d'un boyau, d'une cavité souterraine ou d'une caverne quelconque.

Il se redressa, constatant avec désespoir que son frigo portatif avait disparu.

-Noooooooon !! Hurla-t-il en cognant le sol. Ô cruelle injustice ! Pourquoi le sort s'acharnait-il ainsi sur ce pauvre malheureux ?!

Le brun essuya les larmes qui coulaient de son nez et renifla sa tristesse. Evidemment, personne n'avait fait mine de vouloir le consoler. Décidant courageusement de ne plus y penser afin de ne pas sombrer dans une crise dépressive dont il avait désormais le secret, Nedru se décida à retourner auprès de la jeune femme. Car décidément, elle avait besoin d'un mentor, d'une présence forte à ses côtés, de quelqu'un de digne, quelqu'un qui n'était pas mal intentionné -pour rien au monde!- et se vouait à la protection physique et morale des jeunes femmes. Peut être n'en était-elle pas consciente, auquel cas Nedru se devait de la protéger contre elle même.

Il la retrouva sans mal. L'imprudente ne dissimulait même pas son aura, dont les teintes semblables à celles d'une tâche d'essence évoquaient chez le gris mille et unes promesses. Il la salua poliment, d'un air très cool, très décontracté et un brin nonchalant. Elle ne répondit pas, obéissant aux codes des jeunes en vogue. Evidemment qu'elle l'avait entendu ! Feindre l'indifférence, voilà qui ne trompait plus personne ! Ah, que cette innocence était charmante ! L'analyste en prit bonne note et ne répondit plus rien, un fin sourire aux lèvres.

Le Gris ne s'interposa  pas lorsque Shad, son compagnon d'antan, s'imposa dans leur charmante discussion silencieuse. Ah ! Il n'avait aucune chance ! Nedru souriait à pleine dents désormais en imaginant la façon dont la créature obscure se berçait d'illusions.

Puis, Mara souleva un certain nombre d'interrogations. Quoique formulée avec candeur, elles restaient admirables. Ainsi, Nedru répondit que « cette merde, wesh », était un cube de protoroche antédreamlandienne, datant probablement de l'âge 3 de ce monde. Ahah, les anecdotes qu'il avait sur la protoroche antédreamlandienne ! Ne refusant jamais l'occasion de paraître cool aux yeux de ses étudiants, le Gris s'amusa à leur expliquer que la protoroche n'était en aucun cas un résidus des golems primordiaux taillés par les Voyageurs Divins comme le pensaient les premiers Découvreurs, mais étaient en réalité des constructs issus de coquillages photorésistants qu'avaient confectionnés les Voyageurs Non Divins ! AHAHAHAHA !!

Lorsqu'il comprit que Mara abîmait son tendre corps pour forcer un passage à travers ladite protoroche alors qu'il suffisait de reproduire les 39 motifs de danse représentés sur les cubes dans l'ordre chronologique de leur apparition, il était trop tard. Elle avait cassé le joli monument et détruit du même coup ses chances d'être -malheureusement hein, c'est comme ça c'est l'énigme- obligé de danser avec elle. Il soupira, sans laisser toutefois le désespoir l'étreindre.

Allons, suivons la jeunesse. Par exemple, de près. Après tout Mara avait fait beaucoup d'efforts. Quoi de plus normal que de lui proposer un massage bien mérité ?
Déjà, Shad faisait mine de s'engouffrer vers l'extérieur.
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MessageSujet: Re: Les voies du Destin sont insondables [Pv Nedru, Darm, Noah et Shad] Mar 14 Aoû 2018 - 13:23
Dans des halos de lumière aussi théâtrale que dérangeante, des cubes d’une matière que tu identifias comme étant du métal firent leur apparition dans les deux salles en sortant du sol de manière isométrique vis-à-vis de l’autre partie de la salle. Tu t’assis sur l’un d’eux en bondissant, fessier saillant ; puis, tu observas les alentours afin de jauger un peu mieux la situation. Il s’agissait donc vraiment d’une sorte de puzzle qu’il fallait résoudre pour avancer plus loin.

“Par mes moustaches de Plexiglas, voici donc une épreuve digne de ce nom.
- Ah ! Il est demandé à ces idiotes de réfléchir ?! Hahaha, la bonne blague !
- C’est comme demander à un poisson de grimper à un arbre.
- C’est foutu ! On ne trouvera jamais !
- Et la réponse ne semble pas être l’interjection prononcée le plus souvent lors de situations catastrophiques.
- Ni quelque chose qui pue et qui est loin du nez !
- Nous allons nous retrouver coincés tous deux dans cette salle à jamais.
- Juste parce que ces deux pimbêches sont tout simplement incapable de réfléchir ou même de mettre un pied devant l’autre !”

Bien évidemment, ces deux débiles dans ton dos ne t’aideront pas le moins du monde à trouver la solution à ce problème. Même s’il leur serait bénéfique et flatteur qu’ils trouvent et ne te lâchent plus avec leur fierté et ô combien ils sont intelligents et trouvent des solutions. Mais tu décidas simplement de répondre au désarrois de la presque-femme d’un ton aussi calme et détaché que tes deux idiots éreintants te laissaient l’occasion d’avoir :

- Pour le moment non, mais j’imagine qu’avec un peu de volonté et de force, on devrait pouvoir se démerder. Surtout sans deux abrutis que je connais.

Tu descendis de ton perchoir pour étudier un peu plus les plus petits cubes de métal sombre. Ils avaient des flèches sur eux, cela devait sans doute constituer un indice. La jeunette râla une fois de plus et extériorisa sa colère avec un si délicat, ponctuel, furtif et plaisant “wesh” que tu eus une sorte de compassion pour elle, comme on pourrait en avoir sur les lolcats présents sur internet.

Tu l’observas essayer de bouger les blocs en s’acharnant, avant de vouloir essayer quelque chose. Tu regardas la flèche du bloc de ton hémisphère correspondant à celui qu’elle essayait de pousser avant de te rendre compte qu’elle était tournée de l’autre sens. Tu découvris alors qu’il y avait forcément corrélation en poussant l’un des autres volumes de métal dans la direction pointée par sa propre flèche. L’objet se déplaçait donc bel et bien ! À la bonne heure.

C’était donc un puzzle où il fallait pousser ces maudites choses métalliques ! Ni une, ni deux, tu en informas ta compagne :

La morveuse ! Et si tu essayais de pousser… elle ne m’écoute pas.

Non, à la place, elle se mit à violenter avec véhémence la paroi de l’hémisphère afin sans doute de palier à sa colère et sa frustration. Sans vouloir, ni pouvoir, l’arrêter, tu la vis créer un trou assez grand pour laisser passer une personne à la seule force de ses poings et de son crâne. Une fois terminé, elle se tourna un peu trop fièrement vers toi et trouvait le travail satisfaisant. Après avoir posé un regard amusé sur son visage ensanglanté, tu te mis à rire aux éclats tellement tu trouvais cela stupide ! Trouver une solution certes plus rapide mais tellement bourrine, cela te plaisait !

Mais tu n’étais pas du genre à en faire de même, bien que tu pensais que cette solution plus simple était plus attirante. En fin de compte, ton physique n’était pas du tout ton atout principal à bien des points. Alors tranquillement, de ton côté de la sphère, tu vins simplement poser une main sur la même paroi qui du côté de la presque-femme s’était écroulé et te concentras un court instant. Une boule obscure se forma devant la paume de ta main, ravageant sauvagement le mur courbe dans un silence affreux. Vu que la voie était libre, tu pénétras dans ce qui ressemblait à une zone plongée dans une forte obscurité.

Vu que l’obscurité ne t’était pas inconvenante, tu pus détailler les lieux. On aurait dit une espèce de backstage, comme si vous n’auriez pas dû vous trouver à cet endroit. Souriant légèrement, tu remarquas divers mécanismes au dessein obscur ; ainsi que des couloirs et coursives faites pour se rendre d’un endroit à l’autre. La grande majorité de tout ceci était en pierre, mais les parties les plus importantes se trouvaient faites de métal sombre.

- Cet endroit est étrange.
- Je dirais même qu’il pue un peu la merde !

Au sens figuré, évidemment. Bien que tu étais d’accord avec tes deux comparses dorsaux, tu repris ton avancée vers des petits escaliers en retrait, un peu en mode “Je suis là innocemment, ne me trouvez pas s’il vous plaît”. Sans vergogne, tu grimpas les marches afin d’en atteindre le sommet. Tu ouvris sans sommation la porte qui te barrait le passage et pénétra dans… attends, il y avait du vide sous tes pieds !

Cette salle était semblable à la précédente, mais beaucoup plus carrée. Il y avait donc un certain dénivelé sous tes pieds et le fond semblait plus profond qu’il n’y paraissait vraiment. Peut-être était-ce dû au fait que le fond reflétait une nouvelle fois une autre version de la réalité comme un miroir. Sentant l’arnaque, tu préféras faire demi-tour.

Hélas pour toi, la porte d’entrée se referma si violemment que tu fus catapultée dans la salle même que tu voulais éviter et atterris en te rattrappant dans le liquide transparent qui tapissait le sol. Encore une salle à problème ! Génial… Voici ce que tu te disais. Tes serpents dans ton dos ne tarissaient pas d’injures à l’égard de toi, la porte, la salle et les deux personnes qui t’avaient accompagné auparavant. Deux ? Tu n’avais le souvenir que de la petite blondinette. Peut-être que Rose se trompait-elle ? Fort probable.

En fin de compte, l’impression de salle titanesque était dû aux parois en miroir qui te reflétaient, désormais que tu te trouvais au milieu de tout ce capharnaüm. Essayant d’avancer, tu te rendis compte que tu reculais. Hautement surprise, tu réitéras l’action. Cette fois, tu partis sur le côté en pas chassé.
Complètement déboussolée, tu arrêtas de bouger afin de reprendre tes esprits : Ton corps, pourtant fidèle jusque là, te jouait un très mauvais tour.
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Les voies du Destin sont insondables [Pv Nedru, Darm, Noah et Shad]

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