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25th Night : The taste of life [pv Darm]

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Darm
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyMar 3 Mar 2015 - 7:47

Les questions de Khildar commençaient à t'agacer : pourquoi avait-il besoin de tout savoir ? Cela ne te gênait pas, à toi, d'être constamment dans l'inconnu. Non, il fallait lui dire que ce n'était pas toi qui avais creusé le trou mais un type étrange dans une grosse machine bizarre. Lui indiquer où se trouver Laurent Pourceau,  ton employeur.. Bref, il t'obligeait à faire travailler ton cerveau... Mais bon, tu lui donnas quand même la réponse qu'il attendait, histoire de faire preuve de bonne volonté. Tu comprenais pas d'où venait ce besoin de te faire chier, toutefois.

Pourtant, t'avais été plutôt conciliant : t'avais aidé la jeune femme à monter sans en profiter pour tâter la marchandise. T'avais même proposé ton aide à l'aristo, mais il n'avait pas accepté. T'avais donc dû attendre qu'il hisse ses minces guibolles jusqu'au sommet. Il s'était ensuite nettoyé en tirant une tronche pas possible, ne semblant guère apprécier la terre qui lui donnait pourtant un meilleur air. Enfin, la boue n'était pas évidente à faire partir et c'était presque cocasse de le regarder galérer. Comme d'habitude, il n'y avait que toi qui faisais des efforts (bien entendu, tu ne prenais pas en compte le fait que le Lord soit obligé de rabaisser son niveau de langage au tien).

Mais revenons au lieu où tu étais. Il n'y avait plus aucune trace des mecs étranges que t'avais effrayé plus tôt, et le restaurant était vraiment très silencieux. Il s'agissait certainement de la salle commune, du peu que t'y connaissais en lieu à bouffe, et les tables et chaises avaient été mises de côté tandis que des vis et des boulons constellaient le sol : les mecs aux vêtements numérotés avaient dû construire leur machine sur place.

La porte d'entrée semblait solidement fermé, mais ce n'était qu'une apparence puisqu'au moment même où tu fermais la bouche, un inconnu ouvrit la porte à la volée, et vint vous emmerder, toi, l'aristo et la vachette. Alors qu'il expliquait être poursuivi par des patates et demandait, à l'aide de cris et de gestes brusques, qu'on l'aide, tu te mis à sourire de manière sinistre. La nuit n'était pas fini et te frotter à un groupe de patates tueuses d'homme ne te dérangeait pas. Bondissant vers le type sans jeter le moindre regard aux deux autres, tu l'attrapas par le col afin d'amener son visage près du tien.


- Mes services sont pas gratuits. T'as quoi pour payer ?
- Euh, ben... J'ai rien sur moi... Mais...
- Soit tu payes, soit je te jette dehors.
- Quand même, ce serait pas très civil entre créa...

Tu cognas le type contre le sol, histoire qu'il ne puisse plus l'ouvrir. Tu t'assuras ensuite qu'il respirait encore, ton but n'étant pas de le tuer. Puis, tu te tournas vers Khildar, ignorant la peau de vache qui t'avait rejeté.

- On en fait quoi ? On le mange ?

En fait, c'était pas ça que tu devais proposer car l'avoir laissé en vie ne servait à rien. Même si tu préférais quand ta nourriture s'agitait encore. Il fallait que tu proposes qu'on s'en serve de monnaie d'échange contre les pommes de terre rebelles, en espérant qu'elle veuille vraiment sa peau à lui.

Ton intelligence limitée ne te permettait pas d'avoir ce genre de pensée. Tu laissas le type tomber au sol, repris tes caisses sur le dos et commenças à sortir. De toute façon, ta question était purement rhétorique : même si t'étais le seul à vouloir manger le type (ce qui était possible), tu comptais n'en faire qu'à ta tête. Après tout, tant que tu faisais ton boulot, tes employeurs n'avaient rien à dire, non ?


- J'vais chercher d'la purée pour accompagner ses tripes !

Si personne ne t'en empêchait, tu comptais sortir dans la rue et allais en direction du restaurant de ton employeur, en priant pour rencontrer les patates. Tes prières seraient alors exaucées, et ce serait le gang au complet que tu apercevrais. Cependant, le fait qu'ils portent des revolvers te rappellera ton ancienne altercation avec ton futur employeur au teint cendreux et t'empêchera, provisoirement, de faire la moindre action.

Le gang, quant à lui, n'aura aucun mal à t'apercevoir, chargé de caisses.


- Hey le grand singe avec les caisses ! Ramène tes miches et montre-nous ce qu'il y a dedans !

Là, pour une fois, il faudrait que tu la joues tout en finesse et que tu t'approches d'eux, calmement, les caisses en évidence. Quand tu serais près d'eux, tu pourrais balancer les caisses dans le plus menaçant d'eux (celui qui aurait changé d'angle de visée afin de te mettre en joue et de pas te rater) et fracasser les autres, afin d'en faire une purée.

Au fur et à mesure que je t'en parlerais, le plan te paraîtrait plutôt bon et tu le mettrais en application. Tout en t'approchant, je m'efforcerais de t'empêcher de sourire de manière débile afin que tu ne perturbes pas les légumes, en te balançant tous les mots compliqués que je pouvais connaître.

C'était que des pommes de terre. Armées, certes, mais cela ne les rendait qu'à peine plus dangereuses. T'avais une purée à faire.

Cependant, l'apparition soudaine de deux hurluberlus, entre toi et les patates, te fit sursauter. En blouse blanche, ils contrastaient vachement avec le paysage. L'un d'eux riva son regard dans le tien, tandis que tu ramassais les caisse que t'avais laissée s'échapper.


- Dites-donc, mon brave, en quelle année sommes-nous ? La cuisine moléculaire est-elle inventée ?
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyJeu 5 Mar 2015 - 23:33
Plat Principal : Des patates (entre autre)

La réclamation (et surtout la crainte) de l’homme au charisme approchant la feuille de papier sur laquelle il avait été créé avait fait haussé un sourcil d’étonnement à l’aristocrate, alors que le mercenaire avait réfléchi en mercenaire, c’est-à-dire en profit. Le voyageur demeura en dehors des négociations, ne trouvant aucun intérêt dans un affrontement avec des tubercules. Il demeura donc auprès de la vachette qui faisait de son mieux pour se tenir à l’écart, n’aimant pas le ton déployé par la créature envers le pauvre homme qui ne demandait que de l’aide.
Les négociations menées furent plutôt musclées et s’achevèrent par l’inconscience d’un des deux parties, le plus fort ayant fait valoir des arguments frappants. La proposition de faire disparaître le corps par la manière anthropophage (enfin, plus ou moins), fut déclinée par le voyageur démoniaque, surtout qu’il doutait de l’état de cet homme présentement étendu sur le sol poussiéreux du restaurant abandonné, jonché ça et là de vis et d’écrous. A ce sujet, l’aristocrate avait été rassuré en apprenant que le tunnel était le fait d’une machine et non de Darm lui-même. Une autre information avait été délivré, le nom de l’employeur. Il fut casé dans la mémoire de l’invocateur (donc de son démon majordome), à tout hasard.
La créature pleine de vigueur et en manque d’actions se chargea des caisses, avec la ferme intention d’en découdre avec ce gang de pommes de terre. Si Oscar doutait du profit qu’un tel affrontement pouvait avoir, il n’en accompagna pas moins la créature, désirant éviter de sortir de la sphère d’influence du mercenaire. Demeurer à proximité de Darm, c’était s’assurer un suivi de ce trafic étrange en provenance du Royaume des Sucreries, de se faire connaître auprès d’un homme capable d’employer pour des activités illégales mais aussi de se prémunir contre les éventuels dangers qui semblaient parsemer leurs pas. Autant avoir de son côté les muscles, plutôt que de les avoir en face. Bien qu’il s’estimât suffisamment puissant pour venir à bout de la bestiole, il appréhendait un tel combat qui ruinerait à coup sûr son costume déjà bien souillée par leur traversée souterraine. (Et cette boue qui ne partait pas, raaaah !) Enfin, ils avaient signé un contrat qui les liait, donc il était judicieux d’avoir un œil sur le co signataire.

Cependant, avant de poursuivre plus loin ses folles aventures en compagnie d’un homme au visage constamment menaçant du fait de ses … tatouages, marques noires et ses yeux rouges, l’aristocrate prit à part la vachette, lui tenant les … ben les sabots, entre ses mains gantées. Elle tressaillit mais il la rassura d’un regard tendre, et lui conseilla d’une voix douce
:

"Vous devriez y aller. Vous êtes éloignée du restaurant. Liric Cygnal ne vous fera plus aucun mal, soyez en sûre."

Elle le regarda sans comprendre. Il insista doucement :

"Je vous assure, vous n’avez plus à vous inquiéter. Vous pouvez aussi rassurer votre mère à ce sujet. Allez la rejoindre, elle doit être inquiète."

Elle hésita encore un peu, pour finalement accepter le bon conseil et remercia Oscar et voulut lui rendre son mouchoir en tissu. Il le lui donna de bon cœur, comme un cadeau en souvenir. Elle sourit timidement et s’en alla, le cœur un peu plus léger, saluant même (de loin) Darm.
Après s’être assuré que cet objet de tentation s’en était bien allé, il put rejoindre le mercenaire l’esprit plus tranquille, au grand désarroi de Luëst et au grand plaisir de Saënoris qui avait faim de pains à distribuer. A l’instant où il le rejoignit, deux scientifiques (leur blouse attestant leur diplôme) apparurent dans POUF très scientifique (confirmant leur statut), devant des patates vindicatives. La situation s’annonçait tendue, et elle se crispa à la question saugrenue des deux scientifiques qui, à y regarder de plus près (et à y sentir aussi), semblaient bien alcoolisés.

Les membres du gang prirent la question comme une intimidation et braquèrent d’autant plus ceux qui se trouvaient devant eux, à savoir deux scientifiques passablement éméchés, un mercenaire impossible à rater aux tirs aux pigeons et un drôle de gars, aussi blanc que l’autre, mais bien moins grand et imposant. Un large assortiment de cibles de choix. Malgré la menace évidente, les scientifiques réagirent étrangement et se congratulèrent, pensant que les patates avaient réussi à muter grâce à la science du futur et qu’elles dominaient le monde. Ils étaient fiers de leur découverte et ne tenaient pas compte du danger imminent. Et à propos de danger imminent …

Le Lama n’aimait pas son maître. Il l’avait obligé à suivre toute une batterie de tests, lui avait fait ingurgiter des potions aux goûts variés, mais toutes dégueulasses, alors qu’il appréciait un bon Porto (c’était pas compliqué !) et l’avait contraint à s’enfiler le manuel du pilote pour la soucoupe (que personne d’autres n’avaient lu, d’ailleurs, la soucoupe ayant été mise en pilote automatique jusque là). Il en avait plus qu’assez. Il allait en finir. Et cet abruti qui se prétendait serviteur de la Science (alors que lui, le Lama, en savait bien plus que cet ersatz, ce rebut des bancs d’écoles) qui jubilait devant la démonstration de pilotage … Le Lama leva les yeux au ciel pour retourner au pupitre de commandes. Il avait pris sa décision. Sans un mot, il poussa le levier de direction et poussa les moteurs à fond. Sous la brusque poussée, son maître débile fut projeté contre un mur, offrant l’occasion parfaite au Lama pour s’enfuir. Il abandonna sans remord ce pseudo scientifique et grâce à sa connaissance du vaisseau, il put trouver les capsules de secours rapidement. Dans tout le reste de la soucoupe, c’était la panique.
Le Lama atteignit les capsules sans encombre et en prit une, commandant l’éjection immédiate. Après un bref compte à rebours et la mise en place des ceintures de sécurité, la capsule fut projeté hors de la soucoupe plus si volante que ça. Elle se dirigeait maintenant à grande vitesse vers l’un des plateaux du Royaume. Soudain, une trappe s’ouvrit et une averse se déversa sur les quartiers situés sous le tracé de chute du vaisseau en perdition. Cette averse se composait d’adorables animaux verts. Des tortues. Mais des tortues spéciales, car leur maître (qui était un véritable scientifique, lui, n’est ce pas) les avait légèrement modifié. Par un processus complexe que la raison narrative nous empêche de décrire, il était parvenu à en faire des MineTurtles. Pourquoi ? Parce qu’il le pouvait. Et désormais, une pluie de tortues pourvues d’un bouton sur le dos s’échappait de la soucoupe qui fumait sans raison, n’ayant été touchée que par la bêtise de ses occupants.

Profitant de l’inattention (bien compréhensible) occasionnée par un tel grabuge, Oscar sortit ses armes, une poêle et un revolver, rappelons-le. A peine avait il esquissé un mouvement en direction d’une des patates qu’elles répliquèrent d’une seule voix, leurs lunettes de soleil et leur timbre grave accentuant l’effet dramatique (leurs armes aussi)
:

"Not Today …"

La tension était à son paroxysme et le voyageur était prêt à répliquer avec sa poêle en guise de bouclier. Son papillon argenté qui les avait suivit depuis tout ce temps voletait autour d'eux, suffisamment haut pour en apprécier toute l'intensité. Son propriétaire espérait que Darm prouverait ses talents de combattant afin d’impressionner son potentiel futur (noble) employeur.
Cette nuit commençait à devenir n’importe quoi, mais ça lui plaisait. Un bon exutoire pour le dîner de la soirée.

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Darm
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyVen 6 Mar 2015 - 12:53

Une véritable averse s'annonçait, mais les gouttes épaisses et translucides qui s'écrasaient habituellement sur tes épaules fermes et musclés avaient laissé place à de mignonnes petites tortues vertes. Elles ne s'écrasèrent pas à proximité de toi (du moins, tu n'en vis pas) mais des « Hello ! » enthousiastes se firent entendre, non loin, accompagnés de soudaines explosion.

En quelques secondes, t'étais devenu un soldat perdu en pleine zone de guerre, qui devait conserver son calme. Tu ne le savais pas, mais les explosions avaient été causées par les tortues qui étaient tombées sur le dos, le détonateur se trouvant sur leur carapace. Tout ce que tu savais, c'est que t'adorais ça. Ta trogne blanchâtre ne demandait qu'à sourire de manière malsaine, et ton corps se sentait revivre dans cette atmosphère particulière. Levant haut les caisses pour donner plus de liberté à tes jambes, tu fauchas les scientifiques avec ta jambe gauche, les envoyant dans le décor.

Puis, tu t'approchas des patates avec tes caisses, ne manifestant aucun geste brusque ; la tension était à son comble, tu pouvais sentir la puissance du regard déterminé de ces patates, même derrière leurs lunettes noires. Elles en avaient marre de mourir, et venaient se venger. Venger l'honneur de tant de pommes de terre écrasées, mangées, broyées, réduites en purée, en parmentier, bouillies, à la vapeur... Elles avaient tant subies, et leur cœur criait vengeance. Mais elles n'étaient pas non plus des meurtrières sans cœur, d'où leur besoin d'inspecter le contenu de la caisse avant de faire exploser ta cervelle.

Ton partenaire choisit cette ambiance apocalyptique pour se rapprocher, lui aussi. Il suffit de deux mots aux pommes de terre pour le dissuader d'agir, mais il en faudrait davantage pour que la pression accumulée jusqu'à présent se disperse. Pourtant, il ne t'en faudrait que deux pour qu'on puisse renommer cette rue de Gastropolis la « rue Mousline ». Des mots que tu prononças avec une excitation palpable et un sourire sadique, tant ils te semblaient s'accorder à la situation.


- Die, potatoes !

Et tu fis tomber les caisses sur les pommes de terre dont l'attention était dirigée vers Khildar, n'hésitant pas y aller frénétiquement du pied pour réduire lunettes de soleil, revolvers et pommes de terre en purée. Tu riais, tandis que tu laissais libre cours à ta violence, continuant d'écraser encore et encore ces créatures qui avaient perdu toute leur superbe, en quelques secondes. Quelle mort indigne ! Quel gâchis, surtout ! Elles ne vengeraient jamais leur honneur, tout l'espoir de leur race qu'elles représentaient avait été anéanti après seulement deux pauvres mots, anglais de surcroît, de ta part.

La soucoupe refit un passage au-dessus de vos têtes, lâchant des ananas cette fois-ci. En quelques secondes, les alentours en étaient remplis. Cependant, cela ne rendit pas son bras au cuisinier qui avait fait l'erreur de vouloir cuisiner une des tortues, pas plus que ça ne soulagea sa peine.

Une roquette, projetée certainement par un soldat -ou quelque chose comme ça- fut tirée sur la soucoupe qui explosa en plein vol. Une tête de lama en fut projetée, atterrissant non loin de toi, et tu la ramassas sans tarder, te tournant vers ton futur employeur.


- M'dis pas que t'as laissé les tripes sans surveillance...?

Les scientifiques, après un bref instant d'hébétement, s'étaient remis de leur court vol contre un mur. Ayant assisté à toute la scène, ils étaient partagés entre la haine et la tristesse. Pour eux, le colosse d'ivoire que t'étais venait de réduire à néant des siècles de recherche scientifique, et d'évolution que même Darwin n'aurait pu prévoir. Cela remettait en question toute la théorie de l'évolution et ils avaient été excités par les folles découvertes qu'ils allaient pouvoir faire, en interrogeant ces patates qui avaient réussi à quitter le bas de la chaîne alimentaire grâce à des armes sophistiquées.

Mangeaient-elles des êtres humains ? S'épluchaient-elles avant de se reproduire ? Leurs yeux étaient-ils trop sensibles pour la lumière du jour ? Voilà les questions très pertinentes qu'ils avaient eu envie de leur poser. Ils seraient ensuite retournés dans leur époque, ramenant avec eux des trésors de connaissance au sujet des « patates intelligentes du futur ».

Hélas, mille fois hélas, tu avais réduit leurs espoirs en miettes. Pire que ça, tu paraissais vraiment très heureux et tout ce qui t'importait, c'était de satisfaire ton estomac. T'étais un monstre abominable, à leurs yeux, et ils devaient t'anéantir. Ils se résignèrent à utiliser leurs armes ultimes, les fameux « bananaphone ». Il s'agissait de fausses bananes téléphoniques, que les savants comptaient commercialiser afin de devenir maître du monde. En effet, croyant que c'étaient de bêtes téléphones (ou même des bananes), les gens allaient se tirer une balle en la mettant dans leur bouche, ou en l'approchant de leurs oreilles. Une idée géniale, dont ils étaient fiers.

Mais là, ils braquaient leurs bananes sur toi (qui n'avait rien remarqué) et s'apprêtaient à tirer. Il y avait une chance sur deux pour que l'un d'eux tienne sa banane du mauvais côté et se tire sur lui-même. Soit une chance sur quatre qu'aucune balle ne t'atteigne parce qu'ils se seraient tués eux-mêmes. Qu'allait-il se passer ?

D'autre part, si tu faisais un pas en avant vers Khildar, la tortue qui gambadait tranquillement devant toi allait te souhaiter un « Bonjour » enthousiaste tout en explosant. Pouvait-on dire que l'univers avait décidé de te faire payer la mort de ces personnages de cartoon badass ?


---

Pendant ce temps-là, sur un toit recouvert d'ananas à quelques centaines de mètres de Darm et de Khildar.

- Damned ! Désolé, Colonel, je pensais vraiment qu'il s'agissait d'un poney volant, s'excusa un militaire avec un lance-roquettes.
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Khildar Blacksilver
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyMar 10 Mar 2015 - 23:34
Soupe à la Tortue

Ils étaient braqués par des scientifiques passablement éméchés et armés de bananes, entourés d’ananas (et seulement une lettre de différence …) et une tortue se présentait avec enthousiasme à leurs pieds. Ni une, ni deux, Oscar cria en désignant un toit quelconque, à l’intention des deux hommes en blouse blanche :

"Oh, un prix nobel !"

Tandis que les deux avides de reconnaissance pour leurs travaux hautement scientifiques tournaient la tête, l’aristocrate mit en pratique les distractions de sa condition pour jouer au golf avec la tortue minée en utilisant sa poêle comme club. Le putting fut parfait et la tortue s’envola en direction des deux plantés, en criant d’une voix enjouée :

"heelloOOOOOW !"

A peine eurent ils le temps de penser à leurs idoles, les frères Bogdanov, qu’ils explosèrent pour le bien de la Science. Satisfait de son jeu, Oscar rangea sa poêle dans sa poche qui dépassait largement, et invita Darm à rejoindre leur employeur, d’un ton badin :

"Y allons nous ? Il ne serait pas courtois de faire attendre Monsieur Pourceau d’avantage."

Il laissa le soin à Darm de s’acquitter du transport, puisqu’il semblait apprécier en être responsable. Il n’avait pas relevé la question au sujet des tripes, ne la jugeant pas pertinente. Tout comme il ne ne fit aucun commentaire sur la tête de lama qui était apparu de nulle part. L’attitude du voyageur démoniaque dénotait fortement avec le raffut ambiant, l’ignorant ostensiblement. Ce dédain était composé, pour témoigner de la futilité de tels événements pour sa noble personne. C’était loin d’être l’apocalypse et ce n’était pas quelques fruits et des tortues piégées qui allaient le faire paniquer.

Au contraire de la Police Montée qui était débordée et avait abandonné l’enquête au restaurant. Ils  avaient trouvé le directeur, mort, il n’allait pas s’échapper. Il pouvait donc attendre. La sécurité du quartier était prioritaire. Tous les moyens à disposition avaient été mobilisés pour maîtriser l’invasion des MineTurtles et chacun s’affairait sous les ordres de ses supérieurs
.

^^^^^

Dans la salle de réception en leur honneur, les figures emblématiques du dessin animé s’affairaient tranquillement, chacun arrivant par ses propres moyens. Ça riait, plaisantait, parlait du DreamMag et des frasques de voyageurs dans une ambiance bon enfant. Ce banquet était vraiment agréable et une chouette raison de sortir d’Hollywood Dream Boulevard, histoire de se changer les idées.

Soudain, quelqu’un déboula dans la salle principale en hurlant d’un air paniqué qu’une catastrophe se déroulait quelques plateaux plus bas. Après avoir repris son souffle et quelques coupes de champagne, il expliqua qu’une soucoupe volante venait de s’écraser sur un plateau, mais surtout, que des mineturtles envahissaient ledit plateau. Si la plupart du personnel de Gastropolis arqua un sourcil, les invités prirent la menace au sérieux. Malheureusement pour eux, peu de héros étaient déjà arrivées le début des réjouissances ne devant pas commencer avant deux heures. Cependant, ceux qui étaient présents répondirent à l’appel avec un sens du devoir exemplaire et s’empressèrent de se véhiculer vers la terrible menace qui planait.

Parmi eux, il y en eut un qui lança un
« Tree Power, activate » et se transforma en arbre. Il n’était pas vraiment utile, mais avait eu le mérite de vouloir bien faire. A l’opposé d’un de ses confrères qui vola rapidement en direction du sinistre et qui, parvenu à un toit, repéra deux militaires qui étaient en train de se faire entourer par les adorables armes vivantes et souriantes. Jusque-là, tout va bien. Mais une fois sur place, sur le toit d’en face, il se contenta de les regarder. Les deux militaires le repérèrent et le supplièrent de les aider. Mais il se contenta d’un : « nope » et avant de mourir, explosés en charpie, ils eurent le temps d’hurler de frustration : «  You’re a diiick ! »

Fort heureusement, la situation catastrophique ne se limitait qu’à un quartier en particulier, d’un plateau en particulier. Des barrages avaient été rapidement établis, la population était en train d’être évacué et les mineturtles qui approchaient étaient explosé sans remord. Malheureusement, il y eut des victimes, tels que des enfants joueurs, des passants qui ne regardaient pas où ils mettaient leur pied (après le gag de la pelure de banane, le gag des mineturtles explosaient les records … littéralement) Les familles des victimes pleuraient déjà à chaude larme en préparant le repas funéraire en leur hommage. Étrangement, certains n’avaient trouvé que du fromage comme seules armes et l’avaient lancé avec conviction sur le bouton des mines ambulantes et joyeuses. Et tout aussi étrangement, cela avait fonctionné, provoquant des explosions en chaîne.

^^^^^

Oscar et Darm traversaient tranquillement les avenues, le voyageur alimentant une discussion insouciante. Il demanda avec un sincère intérêt à son compagnon nocturne, jouant avec la poêle :

Et hormis livrer des caisses pour des tripes, que fait un fier mercenaire comme vous ?

Si d’aventures des mineturtles apparaissaient, il les virait à coup de poêle ou en faisait exploser une grappe grâce à des ananas ramassés ci et là. Le sport de projeter les fruits à l’aide de sa poêle commençait à se développer et la maîtrise venait avec la pratique. Et pour la pratique, il y avait de quoi faire.
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Darm
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyMer 11 Mar 2015 - 9:25

L'aristocrate s'adressa soudainement aux deux scientifiques, détournant leur attention en les obligeant à regarder sur les toits (conscience professionnelle oblige). Le Voyageur profita de ce moment parfait qu'il s'était lui-même créé pour les attaquer avec une MineTurtle ô combien efficace. La Science perdit deux de ses hommes, ce jour-là, et tu fus attiré par l'explosion, tournant la tête pour voir, juste à temps, les deux hommes volaient en morceaux.

Le cow-boy à la poêle chargée te proposa ensuite de rejoindre ton employeur. C'est vrai que toute cette histoire vous avait fait perdre un temps fou. Cependant, tu ne perdais pas le Nord et avais vraiment envie de déguster les tripes laissées dans le restaurant avec de la purée. Tu tentas donc, en vain, d'en faire ressentir la nécessité à Khildar.


- T'as raison, mon gars, mais j'pense que l'cuisinier verrait pas d'inconvénient à ce qu'on mange en cours de route, hein ? Pour de la bouffe, il nous pardonnerait certainement... Alors allons chercher les tripes pour accompagner la purée, okay ?

Ton interlocuteur n'était pas très réceptif. Il semblait totalement t'ignorer, de la même manière qu'il ignorait totalement les catastrophes qui se déroulaient tout autour de vous. Cependant, il jouait de la poêle comme personne et parvenait, habilement, à faire exploser les tortues piégées avant qu'elle ne vous arrive dessus. Tout cela avec une dextérité et une précision dont tu ne te savais pas capable.

Tu savais qu'il y avait bien un moyen qu'il t'écoute, mais cela revenait à s'opposer de manière physique avec un type armé d'une poêle ET d'un revolver. Pas un choix très judicieux, et même toi, tu pouvais le constater.

Tu décidas donc (à contrecœur) de laisser derrière toi la tête de lama, et de ramasser les caisses. Il avait raison, fallait apporter la marchandise (qui t'handicapait légèrement en mobilisant entièrement ta charpente de brute) à Pourceau.

Tu finis donc par te mettre en marche, tandis que ton partenaire semblait vouloir taper la causette, et te demande quelles autres missions tu pouvais bien accomplir.


- C'est confidentiel. Pis, j'aime pas parler l'estomac vide, d'toute façon. Mais j'vais être sympa : récemment, j'ai eu des missions de sabotage et recherche d'objet. Et toi, c'quoi ton job ?

Bon, ta diction était plutôt rapide et mauvaise si bien que je n'étais pas sûr qu'il ait tout compris. Tandis que tu attendais sa réponse (et l'écoutais), vous finirent par arriver au restaurant de Monsieur Pourceau. Rentrant par l'entrée du personnel, tu commenças à te décharger des caisses, que tu empilas tant bien que mal avec les autres.

Un petit bonhomme, haut comme trois pommes mais large comme six, apparût soudainement. Le visage plissé de colère, il se mit à te frapper le ventre de sa louche en bois.


- Ah non, non, non, non et non ! Vous pouvez pas mettre ça là, n'importe qui risquerait de le voir. Prenez les caisses et suivez-moi !

- Ça roule, gros lard.

Tu le suivis jusqu'à son bureau. Son restaurant semblait avoir été conçu par le même architecte que celui de Cignal. Il te fit mettre les caisses dans son placard. Il en ouvrit plusieurs avec sa louche (qui semblait être multifonction), afficha un sourire satisfait, puis te fit redescendre jusqu'à l'entrée, ponctuant la descente de coups de louche. Arrivé là, il fit mine de réfléchir, se grattant la tempe avec sa main gauche.

- Bon, mission accompli avec quelques minutes de retard...

- Zaviez rien dit au sujet d'une heure à ne pas dépa...

- Aucune importance. Je disais donc : délai non respecté, marchandise en pagaille car non traitée comme il faut, attitude irrévérencieuse envers ma personne, et avec récidive..

- irrévéquoi ?

- Donc cent plus trois cents plus six cents... Vous me devez mille EV.

- Et mes tripes au cidre et pomme poêlées ? On apporte justement la poêle, reste plus qu'à chercher les tripes...

- C'est une blague ?! Apportez-moi l'argent que vous me devez puis remplissez une autre mission, pour moi, en respectant les délais et j'envisagerais peut-être de vous les cuisiner...

-...  Grmbl.... GRMBL.......RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH

Tu détestais qu'on te prenne pour l'imbécile de service. Sans laisser au cuisinier le temps de finir sa phrase, tu l'attrapas, le plaqua contre le mur et mordit profondément dans son ventre afin de mettre à l'air libre ses tripes, alors qu'il te regardait d'un air apeuré, sa bouche refusant de s'ouvrir devant une si soudaine violence. Il se mit soudain à gueuler, alors que tu arrachais avec tes dents ses viscères bien grasses et juteuses à souhait.

Tu arrêtas là ton repas, ne voulant pas le tuer tout de suite, et te mit à arracher ses orteils, un à un. Puis, tu l'attrapas et l'amena dans la cuisine, où tu le suspendis à la poignée d'un tiroir situé en hauteur. De cette position, avec ses viscères à l'air libre, il en avait pour quelques minutes de vie grand max. De quoi lui donner tout le loisir de réfléchir.

Tu comptais t'offrir de la purée et des tripes, mais ne savais pas si Khildar allait t'accompagner, ou pas.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyMer 11 Mar 2015 - 19:19
Il y avait aussi du fromage

Apparemment, la tête de lama entrait dans la composition d’un menu gastronomique pour le mercenaire. Néanmoins, la marche força l’affamé à abandonner l’idée, et par là même, ladite tête, au profit des caisses qui devait en faire, du profit. Maintenant un rythme calme, le voyageur démoniaque écouta attentivement la réponse attendue au sujet des occupations usuelles du musclé. Il semblait que les récentes missions menées à bien comprenaient du sabotage et de la recherche d’objet, ce qui témoignait une certaine polyvalence. Cette capacité d’adaptation eut le mérite d’intéresser le demandeur, qui garda dans sa mémoire le potentiel de Darm.
A son tour, il informa de quelle manière il occupait ses nuits, exprimé avec légèreté
:

"En ce moment, le recrutement de bras pour une entreprise risquée m’accapare. Malheureusement, les fonds nécessaires à rassembler ne sont pas au rendez-vous."

Finalement, ils parvinrent au restaurant de l’employeur, sans trop d’encombre. Les ennuis avaient été écartés sans trop de difficulté et avec beaucoup d’ananas. Ils pénétrèrent par l’entrée du personnel et ne remarquèrent personne pour les accueillir hormis l’employeur lui-même, un bonhomme aux dimensions inversées. Les similitudes avec la situation initiale de la nuit ne manquèrent pas de faire poindre un sourire amusé sur le visage du voyageur ignoré superbement par un directeur de restaurant revêche. Ils montèrent au bureau de ce Monsieur Pourceau et même le bureau accusait des ressemblances troublantes. Malgré un agencement prêtant aux doutes, les détails de la configuration du restaurant dans son ensemble présentaient des différences notables. Mais les bâtiments donnaient l’impression d’obéir au même style, à la même mouvance, les variations n’étant qu’au final minime.
Les caisses déposées dans un bête placard, ils redescendirent, Oscar les suivant toujours silencieusement et discrètement. Si l’insulte de faire partie du décor le touchait, il n’en montrait rien, du moins, pas notablement. Mais la fermeté avec laquelle il tenait le manche de l’instrument de cuisine volé ne laissait planer aucun doute. En outre, le directeur ventripotent se révéla être aussi exécrable qu’il le laissait supposer, un facteur de réduction de vie assez important pour être pris en compte.
Après avoir empruntés les marches dans l’autre sens, pour descendre (monter, descendre, que de sport, que de sport ! Pour ce directeur armé de sa louche multifonction, cela devait lui sembler le bout du monde !), une discussion s’engagea dans l’entrée. Pendant ce temps, le voyageur put constater qu’ils étaient effectivement bien seuls, le reste du personnel n’étant pas présent.

Et pour cause, les employés n’avaient pas pu venir, soit à cause des MineTurtles, soit bloqués par les barrages, soit réfugiés ailleurs en attendant leur heure.
D’ailleurs, le directeur Pourceau ne semblait pas du tout se formaliser de la guerre qui se déroulait dans les rues et préféra saler la note du mercenaire, qui n’apprécia pas du tout le goût de cette plaisanterie. Il fit donc ravaler ses paroles à son employeur en … fourrageant dans le ventre imposant. Moui, pourquoi pas. Oscar ne se formalisa pas d’une telle réaction, ressentant aussi une certaine aversion pour ce petit bonhomme méprisant. Toutefois, cette attitude sanguinaire évoqua au Lord anglais le comportement d’un chien. Ou d’un loup. Un loup sauvage suffisamment intelligent pour comprendre des indications simples et lorsqu’on se fichait de lui.


"Ouais, allez, faut que ça gicle !" S’excitait Saënoris devant une telle débauche de tripes.

"Franchement, vous êtes aussi dégeux l’un que l’autre." Commenta avec dégoût Luëst.

Mais ce n’était que le commencement et la torture débuta, alors qu’il ne restait déjà plus beaucoup de temps à vivre pour le directeur. En effet, on ne vit pas très bien (et très longtemps) sans ses tripes. L’arrachage d’orteils était dérisoire, puisque la douleur devait principalement se concentrer dans les tripes à l’air
.

*Un débutant en matière de torture et de souffrance …* Oscar secoua la tête de dépit, mais ne pipa mot.

La séance se poursuivit à la cuisine, l’infortuné torturé devenu suspendu et … et rien, Darm s’arrêtant là et se mit à … réfléchir, sûrement sur la suite à adopter.
Le voyageur aux prises avec les élans sadiques de son démon dédié faillit exprimer sa frustration mais se retint, jugeant que la créature aux débordements violents n’était pas un expert et manquait simplement de pratiques. Un bon potentiel, à modeler pour en faire un homme de main tout à fait adéquat et efficace. Laissant pour plus tard les projets, continua d’ignorer à son tour superbement le regard implorant du directeur qui se vidait littéralement, déversant un flot de sang sur le sol carrelé. Oscar se reculait peu à peu au fil de l’épanchement pour éviter de salir ses chaussures, ça suffisait déjà bien du costume plein de boue. Il demanda négligemment à Darm
:

"Un problème ? Au vu de son état, le paiement est compromis. Mais si vous tenez tant à ces tripes, vous venez de vous en fournir, tout comme vous posséder de la purée de pommes de terre. Et pour la friture, j’ai une poêle. Seulement …"

Il esquissa un air contrit :

"Je suis un très mauvais cuisinier, et le seul que nous avons sous la main est en train de nous quitter. "

Son visage exprimait un regret infini et il adopta une attitude résignée, la poêle dans une main, le revolver dans l’autre.

Tandis qu’à l’intérieur, l’odeur du sang envahissait la pièce, dehors, les explosions en chaîne semblèrent se calmer, laissant une fragrance de poudre à piquer les yeux. Cependant, les barrages étaient désormais parfaitement installés et opérationnels, interdisant l’accès aux joyeuses Mines. Les rares héros arrivés sur place s’occupaient d’endiguer l’invasion et de mettre un terme à tout ce bazar, à grand renfort de super pouvoirs et gadgets de haute technologie. De plus, la soucoupe plus si volante que ça finissait de brûler, tombeau du tombereau mauvais et incompétent de la Science. Le désastre s’arrangeait donc, mais dans le restaurant où un second directeur s’achevait, la situation allait connaître un nouveau tournant, sous la forme d’une Pomme d’Amour.
En effet, une pomme d’amour, pourvu de bras et de jambes sur la baguette qui tenait la pomme faisant office de tête, le tout vêtu d’un costume trois pièces élégant, aux nuances de verts, entra dans le restaurant et gueula d’une voix ridiculement suraiguë :


"Laurent Pourceau ! Montre ta sale trogne, que je t’éclate la poire !"

Cette voix contrastait avec l’arme qu’elle brandissait avec habilité, un pistolet mitrailleur. Décidément, c’était la soirée des intrusions au restaurant. Il ne faisait pas bon d’être directeur de restaurant à GastroPolis.
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyMer 11 Mar 2015 - 21:12

Tu séchais. T'étais incapable de trouver comment obliger Khildar à t'accompagner chercher les tripes. En fait, tu ne savais même pas pourquoi tu souhaitais qu'il t'accompagne... Les événements vous avaient-il rapprochés, au point que la solitude (hahahaha, quelle blague ! N'oublions pas que je suis dans ta tête. Bon, revenons à la narration : ) te pèse ? Cette question également te taraudait. Et puis, tu ne savais pas quoi faire d'autre avec le directeur qui avait cessé de gueuler et semblait s'être évanoui. Est-ce que lui arracher les yeux allait le réveiller ? Tu n'avais pas beaucoup d'imagination dans le domaine de la torture, même si tu compensais pas une bonne dose de zèle et d'enthousiasme.

L'aristo s'enquit finalement de ton état, et te proposa la poêle qu'il avait dans sa main afin de t'aider à la concoction du met qui te plaisait tant. Cela ressemblait à une proposition de t'accompagner chercher la purée de pommes de terre (dont tu possédais une partie sous la plante de tes pieds). Tu eus soudainement une idée : et si t'allais chercher les carottes mâles ? C'était un aliment qui avait de la gueule, viril et rare. Pourceau se retournerait dans sa tombe en pensant que les délicieuses bourses oranges qu'il convoitait tant allaient finir dans ta bouche impie (en compagnie de ses tripes).

L'aristo déclara être un mauvais cuisinier, et tu finis par te décider à lui répondre (et à le rassurer).


- Cimer ! T'es un vrai, en fait ! Te bile pas pour la cuisine, y'a forcément des femmes, dans cette ville, qui nous f'ront une bonne popote. Faut juste les trouver. Et pis, tu m'parleras de ton 'crutement d'bras pour ta 'treprise risquée qui te 'capare en route. J'te dois un service, j'ai pas oublié.

Tu te tapotas la tempe, comme si t'essayais de faire croire à ton interlocuteur qu'il y avait de la matière grise quelque part, sous ce crâne. Mon avis était que s'il te perçait ta sale trogne d'une balle, il aurait autant de chance de toucher ton cerveau que toi une femme. Qui soit consentante, bien sûr.

Un vacarme te parvint, provenant de l'entrée (officielle) du restaurant. Un type avec une voix de castrat demandait à voir le cuisinier. Il semblait pas beaucoup l'apprécier, aussi tu te dis qu'il n'y avait aucun risque à l'inviter aux réjouissances. Et puis, peut-être qu'il s'y connaissait en tortures, et allait réveiller ce goret.


- Ce connard d'Pourceau risque pas de te répondre ! Viens dans la cuisine, tu verras ! J'l'ai saigné comme une truie ! criais-tu, avec un sourire aussi large que haut.

La pomme d'amour se ramena, et laissa échapper un sifflement admiratif devant le spectacle que tu lui avais gracieusement offert.

- Du travail d'arbrisseau, qui fait un poil trop « compote » pour moi. Quel dommage qu'il soit tombé dans les pommes ! Tu débutes ?

Avant de répondre, tu pris bien le temps de détailler du regard ton interlocuteur. C'était une espèce de pomme recouverte d'une coque rougeâtre et translucide, qui tenait dans l'un de ses bras un véritable pistolet mitrailleur. Une arme bien plus dangereuse que celle de ton futur employeur, et que tu n'avais pas envie de voir à l'action. Tu décidas donc de parler avec la pomme, même si sa question te laissait perplexe.

- Dans quoi ?

- Dans la restauration. (Voyant ton air encore plus perdu.) Mais non, dans la torture, patate ! T'as appris l'humour avec des avocats, ou quoi ?

- Euh, ouais... Enfin, non. J'veux dire, d'habitude, j'mange juste les gens !

- Et moi donc ! 5 filles et légumes par jour, qu'ils disent par chez moi. C'est qui, ton pote ? Dis-lui de faire attention avec son jouet en plastoc, ou j'l'ensuque.

Le fruit braquait son arme dans la direction de l'albinos. Tu ne répondis pas, laissant le Voyageur répondre lui-même, et se présenter s'il le souhaitait vraiment. L'attitude nonchalante de la pomme t'agaçait, elle se prenait trop au sérieux, et se permettait trop de familiarité avec toi. D'habitude, c'était toi qui emmerdais les gens, pas l'inverse.

Il y avait pas mal de chose à savoir sur cette pomme, et la raison de sa présence ici. C'était un mercenaire comme toi, plus précisément un tueur à gages du royaume des fruits. Il avait été engagé par Monsieur Pourceau pour tuer Cignal. S'étant levé en retard ce matin, il avait été obligé d'attendre que la police soit partie pour rentrer dans le bâtiment. Et là, il avait pu constater avec agacement qu'il avait été doublé par quelqu'un d'autre et que sa cible était déjà morte. C'était pas la première fois qu'il travaillait pour Pourceau, et il connaissait ses combines : il était prêt à payer plus cher un second mercenaire pour ruiner les efforts du premier, et ainsi lui refuser une récompense qui lui revenait de droit.

Feu le cuisinier était vraiment une raclure, au comportement irrationnel. Il n'allait pas être très pleuré, surtout chez les mercenaires.

Du coup, notre pomme d'amour avait conclu que c'était la faute au cuisinier si son rival était mort, et qu'il n'allait pas être payé. Rendu furieux à l'idée de s'être levé pour rien, la créature avait décidé d'avoir une discussion musclée avec son employeur, histoire de lui rappeler ses engagements.

Une discussion qui n'aurait jamais lieu, sauf si la pomme était capable de réveiller les morts.
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyJeu 12 Mar 2015 - 11:19
Et il y avait une Pomme, aussi

L’origine de la voix haute perchée pénétra dans les cuisines et entra dans le vif du sujet dès son arrivée, commentant d’un ton détaché (ou ironique, au vu des propos) le travail de Darm. Oscar fut satisfait de voir son appréciation confortée, même si c’était de la part d’une Pomme d’Amour armée d’un pistolet mitrailleur. Ce nouveau protagoniste (du) haut en couleur comme trois pommes de son bâtonnet surprenait tant par sa venue que par ce qu’il était. Toutefois, la surprise passée, le voyageur rompu aux étrangetés de DreamLand reprit un visage composé d’un sourire poli.

"Nan mais c’est quoi ce truc ? et ça parle en plus ! Même à bouffer je voudrais pas." S’exclama Saënoris.

"Moi j’aimerais bien la lécher, cette belle Pomme d’Amour … Minauda Luëst. Oh oui … la parcourir de ma langue …"

"Herm, je vous rappelle qu’elle est armée." Prononça d’un ton ennuyé Khildar.

Bien que les manières manquaient cruellement à la demande de l’impertinent nouveau venu, un semblant d’instinct de conservation (et une dispute dans son esprit l’empêchant de déraisonner correctement) enjoignit l’aristocrate aux présentations, affichant un air neutre
:

"Moi, c’est Khildar. Lui, c’est Darm"

Une voix sortie de nulle part hurla à la suite de cette présentation sommaire :

"Nous sommes les Blues Brother !"

Et repartit comme elle était venue, du néant. A l’incongruité de l’intervention, le voyageur de ne cilla pas. Il n’était plus à une bizarrerie près … Les êtres armés se jaugèrent, se lançant des piques de leurs regards suspicieux. Une certaine tension se caramélisa autour d’eux. Chacun s’illustrait dans l’exercice du paraître, afin de prouver qu’il n’était pas du genre à se faire entourlouper. Les mains bien accrochées à la crosse (ou au manche) de leurs armes respectives, ils ne devaient pas flancher, au risque (et déshonneur) d’avouer sa faiblesse à l’autre. Les doigts affermissaient leur maintien, les jointures jouaient avec une nervosité qui ne devait pas être suspectée. Une parole de travers, un regard en biais, un sourire mal ajusté, et c’était le boulet de canon dans les quilles, le lance flamme dans la poudre, le déclenchement implicite des hostilités.
Face à un adversaire aussi ridicule, le Lord anglais excluait toutes éventualités d’humiliations. Ce n’était pas une Pomme qui allait se payer la sienne !


"Ouah, je crois que l’humour vient de se suicider, là …" Commenta placidement Khildar.

Les secondes s’étirèrent comme le caramel élastique avant la cristallisation. Puis, d’un commun accord tacite, jugeant l’autre digne d’une conversation courtoise dénuée de l’argument d’armes à feu (et à poêle)
"A poil !", ils abaissèrent progressivement et simultanément leurs instruments de mort, sans toutefois se lâcher du regard.

"Bon, on la bouffe maintenant ?" S’empressait le démon sadique qui n’avait pas apprécié le duel silencieux qui n’avait duré en réalité qu’à peine une minute

"Je croyais que tu n’en voudrais pas, même pour dégustation …" Se moqua Khildar

"Roh, mais ta gueule !"

Une nouvelle dispute éclata, enflammant le cerveau de l’invocateur démoniaque qui esquissa une grimace de douleur pour la balayer aussitôt.
Le duel terminé, ils pouvaient discuter librement, et la Pomme d’Amour s’en donna à cœur joie, vidant son fiel
"son miel ?" à l’encontre du directeur qui, lui, se vidait de son sang. "du sang !"

"Vous m’avez l’air de sacrés numéros vous deux. Bref. Cette pauvre poire, là, il désigna Laurent Pourceau qui finissait lentement de mourir, inconscient et en sang, m’a enflé comme si j’étais d’la dernière. J’reviens d’un contrat et le mecton bouffe déjà les pissenlits part la racine. Du coup j’fais quoi ? J’me dis « Adam  (c’est mon nom) le Michelin t’a encore enflé » Et j’viens l’voir, histoire de lui souffler dans les bronches à coup de pruneaux. Et boum, me v’là."

Tandis que Luëst terminait de s’étouffer de rire à la place du voyageur démoniaque qui se retenait de s’esclaffer depuis que le nom de la Pomme avait été révélée, Adam "bwhahahaha !" donc, poursuivit son discours fleuri sentant bon l’argot :

"En causant de boum, chais pas c’qu’ils ont comme feux d’artifices, mais ça pétait de partout."

"Nous avons constaté le même phénomène. Apparemment, il semblerait que les tortues soient particulièrement explosives cette année."

"Ouais, un truc dans le genre. Hey, il est clamsé l’autre ?"

La Pomme tâta du bout de son canon le corps inerte de son employeur détesté et lui flanqua un coup, histoire de faire bonne figure.

"Il a l’air d’avoir la dent dure … La dent … Bwahahaha !" Et la démonette repartit dans une crise de fou rire incontrôlable.

Rangeant ses instruments, Oscar demanda d’un air débonnair
e :

"Et maintenant ? Quelle est la suite du programme ? Il invita Darm à se joindre à la conversation et même à prendre une décision : Allons nous chercher un cuisinier digne de ce nom, et surtout vivant, ainsi que les derniers ingrédients pour réaliser ce plat que nous convoitons ?"

La participation à l’élaboration d’un tel plat ne dérangeait pas le moins du monde l’aristocrate. Il n’avait pas de projet concret pour le reste de la soirée. Il s’était laissé porter par la force du courant des événements, qui l’avaient amené à rencontrer ce mercenaire plein de surprises. L’utiliser maintenant revenait à gâcher une opportunité, d’autant plus que Darm avait exprimé son intérêt pour l’entreprise d’Oscar. C’était donc au musclé de faire carburer son cerveau pour mener un aristocrate avide de sensations et une Pomme d’Amour avide de … ben de sensations aussi. Adam voulait se défouler, malmener un corps n’opposant aucune résistance n’étant pas très réjouissant et apaisant. Concernant le voyageur, il désirait poursuivre l’aventure et peut-être pourrait il s’améliorer dans l’art culinaire, qui sait ?

Sur ces lignes dignes d’une télé réalité, il était bon d’apprendre que dehors plus aucun son d’apocalypse ne filtrait. La tempête était passée, les barrages se levaient petit à petit. La fin du danger désormais écarté se confirmait un peu partout. Ceux qui avaient perdu leur temps à préparer un banquet funéraire n’avait plus l’occasion de préparer les festivités du retour au calme, se faisant distancer comme des débutants. Ainsi en allait il à GastroPolis, où tout était prétexte à dresser le couvert.
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyJeu 12 Mar 2015 - 18:14

Après une brève bataille de regard entre elle et le Voyageur, la pomme raconta son histoire. Elle expliqua sa déception quand elle avait trouvée un cadavre là où devait se trouver un directeur de restaurant en parfaite santé. Tu fus tenté de lui expliquer que c'était Khildar ici présent qui avait tué Cignal, et que Michelin n'y était pour rien, mais la rancœur que t'avais pour le baleineau pour pattes te fit emprunter la bonne voie.

- À moi aussi, il a tenté de m'doubler. Personne se fout d'la gueule de Darm en gardant la sienne intacte. Personne !

Ouais, on avait compris ! Pas la peine de le gueuler non plus. De plus, personne n'avait semblé remarquer ton intervention. Pourtant, t'y avais mis de l'émotion, de la voix. Mais bon, ils continuèrent de parler.

Enfin, l'idée était là : t'aimais pas Cignal, il aimait pas Cignal, vous étiez faits pour vous entendre. Et en prime, tu relevais pas le « sacré numéro » que tu prenais pour un argument. D'ailleurs, tu espérais être le numéro un, parce que c'est la classe.

Adam finit par demander si ton ancien employeur était mort. Il approcha le canon de son arme du corps et là, tu t'es mis à le regarder avec une tronche pas possible. Les yeux ronds comme des soucoupes, tu t'attendais presque à ce que le cuisinier se redresse d'un coup, et se mette à danser la gigue. Hélas, il ne se passa rien.

Perplexe, tu t'approchas de la viande froide et commença, toi aussi, à donner de petits coups dedans, histoire de voir. De toute façon, le monde dans lequel t'étais né était si... choquant que tu n'étais pas sûr à 100% que le dirlo était crevé. Et puis, si on partait du principe que le livreur mort pouvait continuer de bouger et s'échapper si on l'enfermait pas, qu'en serait-il de ce cuisinier de malheur ? L'idée d'être poursuivie par un zombie armé d'une spatule ne t'enchantait guère.

Khildar sollicita ton intervention, et tu exposas donc des pensées à haute voix.


- Dis, vous croyez pas qu'il risque d'aller prévenir les flics, si on le laisse seul ?

La pomme ria de bon cœur à ta plaisanterie. Puis, voyant ton air interloqué devant sa réaction, Adam redevint sérieux.

- Non mais t'es sérieux ? T'as un pois chiche dans le crâne ? (Fronçant ce qui lui sert de sourcils tandis que tu lui adresses un regard menaçant.) Pas la peine de monter sur tes grands cheveux, ou tu vas en voir des vertes et des pas mûres ! J'dis juste que notre gars mange les pissenlits par la racine, et risque pas d'appeler son avocat ou de faire rameuter des paniers à salade.

La colère s'estompa de ton expression, alors que tu t'efforçais de comprendre ce que disait Adam. C'était trop complexe, trop legumesque et fruité pour tes pauvres petites oreilles. Mais bon, d'après ce qu'il disait, tu risquais pas d'avoir un cuisinier zombie qui te courrait après dans tout Dreamland. Et ça, c'était cool.

- Bon, réponds au lieu d'me faire poireauter ! Mais dis pas des conneries, cette fois-ci ! On t'demande de ramener ta fraise, pas d'nous raconter des salades.

- Mais... le livreur, il était mort et pourtant... on a dû le boucler dans la chambre froide pour pas qu'il s'échappe donc... forcément, j'me disais...

T'arrivais vraiment pas à te faire comprendre, et ça t'énervait. Cela se voyait, tu semblais hésitant et t'avais l'air d'être sur le point de tout envoyer valser.

- Aaaah ! C'était une subtile référence pour nous dire qu'il fallait le mettre au frais, afin d'le bouffer plus tard ! Histoire de pas avoir l'impression d'avoir travaillé pour des prunes, quoi ! J'aime bien l'idée, mais je crains que ce repas ne vaille pas une cacahuète. On se cherche un cuisinier, et les ingrédients dont vous avez parlé ?

- RAAAAAAAAAAAH!

Tu attrapas le cadavre, le descendit de son perchoir, et commença à donner des coups de trogne au cuisinier jusqu'à réduire sa tête en miette. Tu jetas ensuite la dépouille et te mis à l'écraser en lui donnant de violents coups de pied, brisant l'os, la chair, les muscles et les vaisseaux sanguins. La bouillie fut rapidement méconnaissable et, s'il prenait l'envie au cuisinier de revenir à la vie, il risquait d'être pris pour l'un de ces chewing-gums qui servaient à nettoyer les rues de la ville, tous les matins.

Adam lança un long regard vers Khildar, l'air de dire « C'est pas mes oignons mais il est souvent comme ça, ton pote ? Il a l'air d'avoir un sacré grain ! »

Calmé, tu finis par regarder les deux seuls mecs armés de la salle.


- Okay, on va s'faire une méga bouffe de malade, histoire de se récompenser mutu.... de se récompenser. Un mercenaire doit être payé.

- Amen.

Tu leur fis signe de t'attendre, déclarant qu'il te fallait encore chercher quelque chose. On put t'entendre, depuis la cuisine, faire un sacré vacarme comme si tu posais brutalement sur le sol des objets plutôt lourds, et que tu balançais à travers la pièce d'autres objets plus légers. Tu finis par redescendre avec une caisse que tu serrais contre toi comme s'il s'agissait de ton gosse.

- C'est quoi ?

- Des carottes mâles ? répondis-tu d'un air de connaisseur, alors que tu ne connaissais leur existence que depuis quelques heures.

Adam laissa échapper un sifflement admiratif, ce qui t'enchanta. Des couilles de carotte, ça valait déjà son pesant d'EVs. Comme tout ce qui touchait au trafic d'organes à Dreamland, en fait. Mais des carottes entières, avec leur scrotum... Là, il y en avait pour un sacré paquet. C'était du caviar, en plus cher et illégal.

- Quel dommage qu'on ne puisse pas les revendre !

Tu ne répondis pas, te contentant de sortir du restaurant et de scruter la route à la recherche d'un restaurant qui ait une bonne gueule. Il n'y avait plus de barrages, dans les rues, plus d'ananas, de tortues explosives et de tout ce qui donnait son charme à la ville, quelques instants plus tôt. T'en étais presque mélancolique.

- Khildar ! T'sais où on peut trouver une bonne cuisinière ? Histoire qu'elle nous fasse une bonne popote !

Il avait l'air de s'y connaître, autant le lui demander. Les ingrédients ne risquaient pas de s'enfuir, de toutes façons. Puis, la purée de pommes de terre et les tripes, c'pas ce qui manquait en ville, non?

▓▒▓▒▓▒▓▒▓▒▓▒▓▒▓▒▓

La raison de la phrase d'Adam ? Se retrouver avec une caisse de carottes mâles (ou de sucreries mortes), c'était comme se retrouver soudainement avec des centaines de kilos de coke dans les bras. Mieux valait les écouler soi-même, progressivement, que de tenter de les revendre à quelqu'un. Car ce genre de vente n'était jamais assez discrète, et les grosses légumes n'aimaient pas vraiment qu'on se mêle de leur business, encore moins qu'on s'improvise vendeur.

Voilà pourquoi Adam était plutôt partant pour s'en mettre plein le bide, plutôt que plein les poches. Et vous, que feriez-vous à leur place ?
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyVen 13 Mar 2015 - 22:58
(et des scoubidoubidoux)

Lorsque la Pomme l’avait interrogé d’un regard éloquent concernant l’attitude carnassière de son confrère mercenaire, l’invocateur avait acquiescé discrètement en hochant la tête d’un air dépité. Cette démonstration de folie meurtrière avait laissé le voyageur démoniaque plus indolent que dubitatif, habitué qu’il était aux colères et pulsions destructrices de son démon sadique. Il avait observé le massacre sans mot dire et sans aucune pitié envers le pauvre cuisinier qui se faisait charcuter. Bien que cet individu accusait une personnalité digne d’un enfoiré, peut-être ne méritait il pas d’être ainsi traité, selon quelques conventions sociales élémentaires de justice. Cependant, le Lord anglais possédait son propre sens de la Justice, ce qui le conduisait à ne pas éprouver la répulsion conventionnelle que la société voulait insuffler à ses concitoyens envers l’exécution bestiale à laquelle il venait d’assister. Non, il aurait plus eu tendance à la déception en constatant le manque de raffinement, mais pour qu’il en vienne à exprimer ce sentiment, il eut fallu des liens plus important avec ce triste personnage. Dans le cas actuel, il n’avait assisté qu’à des réprimandes et un dédain de sa personne, ce qui ne représentait pas suffisamment d’interactions pour mener à un intérêt et des réflexions plus approfondis. Il l’avait regardé mourir et son seul regret résidait dans la manière dont il était mort. Néanmoins, un de ses démons ne partageait pas cet avis et exultait :

"Oh yeaaaah, ça c’était du pétage de gueule ! Trop mortel, j’ai adoré. L’artifice, les gerbes, les giclures … tout ce sang, le pied quoi. "

Tandis que Saënoris se faisait un trip en repensant aux bruits des os broyés et de la chair déchirée, le voyageur formula intérieurement une crainte quant à l’intervention de la Police Montée. Sa présence dans le quartier était avérée, puisqu’elle était intervenue lors de premier meurtre de directeur. Il n’était donc pas inenvisageable que lors d’une inspection, une patrouille, le nouveau cadavre soit porté à leur connaissance. Toutefois, deux éléments rassurèrent quelque peu l’aristocrate au sujet d’éventuelles poursuites pour un crime qu’il n’avait pas commis (au moins celui-là). Dans un premier temps, il lui revint en mémoire l’incompétence notoire dont avait fait preuve les forces de police. Ensuite, il suffisait de regarder la scène du crime. Certes, il y en avait partout, mais le corps en lui-même n’était plus reconnaissable. L’identification pouvait prendre du temps mais surtout, comment obtenir des informations sur un cadavre qui n’existait pratiquement plus ? L’état du cadavre donnerait assurément du filtre à détordre aux équipes de recherches, si tant est qu’il en existât une. Mais ce n’était que suppositions médisantes. Par contre, il était certain que la manie de Darm à manger ces victimes possédait un côté pratique indéniable, concernant la dissimulation de preuves et d’éléments compromettants, tel qu’un corps. Un avantage dont ne pouvait pas se targuer beaucoup de tueurs à la connaissance de l’aristocrate.

Après une brève image d’Anthony Hopkins, le voyageur démoniaque s’interrogea sur l’engouement des deux mercenaires autour d’un légume aussi déluré que des carottes mâles. Apparemment, cette particularité prétendait à une valeur marchande démesurée, à l’aune de son absurdité, ce que confirma d’un ton docte le démon majordome
:

"En effet, ce genre de légumes est l’équivalent d’une importante quantité de drogue, tant pour son prix élevé que son caractère illégal."

Oscar haussa les épaules à cette particularité. Au final, il n’était pas vraiment intéressé par une possibilité de trafic illégal. Si la curiosité l’avait porté au début lors de la livraison des caisses, l’intérêt était retombé au vu de la marchandise. Il ne doutait pas du profit qu’il était possible d’engendrer, mais ce n’était pas sa came, pour jouer sur les mots. Pourtant, il garda dans un coin de son esprit (merci Laënoris) cette précieuse information. Après tout, il avait été en relation avec la mafia du Royaume des Sucreries. Il était donc certain que le dangereux réseau illégal avait connaissance de ce genre de transactions. A savoir s’il le cautionnait, l’alimentait ou le sanctionnait.
Ainsi, il suivit les deux mercenaires en quête de restaurateurs et il répondit à la question de Darm d’une voix légère, son papillon tranquillement installé en nœud à son cou, en désignant les plateaux supérieurs
:

"Là haut me semble une bonne piste. En suivant la logique du Royaume, les meilleurs se trouvent sur ces plateaux. Dans le pire des cas, il est possible d’arrêter un passant et de lui demander son avis concernant une adresse."

Les propos misogynes de l’affamée avait révolté Luëst qui s’indignait d’un tel machisme :

"Les femmes ne sont pas dévouées aux fourneaux ! La preuve, je suis nulle en cuisine."

A cette affirmation, tout le monde approuva, et de loin. Si Oscar était mauvais cuisinier, Luëst était dangereuse pour la santé. Ce stage de cuisine leur sera donc profitable à tous les deux. (Alors que Laënoris pourrait leur en donner facilement, mais ils ne pensaient jamais à lui demander)

^^^^^

Au loin, la Police Montée patrouillait pour s’assurer du retour complet au calme. Des bennes et des agents d’entretien parcouraient le quartier pour le nettoyer, et des bâtisseurs d’un royaume spécialisé furent contactés pour remettre le tout en ordre. Naturellement, on factura à tout va et le début des travaux n’allaient pas prendre avant un mois, au moins. Les différentes réceptions et banquets terminaient aussi de se préparer et déjà, des fumets s’échappaient de plusieurs cheminées, embaumant l’air de délicieuses promesses gastronomiques. Une fragrance bienvenue qui recouvra celle de la poudre et du sang, conséquente des explosions et des destructions occasionnées par un congrès de scientifiques du dimanche dont la majorité des représentants avaient rendu l’âme, les autres ayant rendu les armes, arrêtés. Et tout cela pour la Science !

Dans le restaurant de Liric Cygnal …

Un inspecteur faisait les constatations sur la scène du crime. Un directeur assassiné d’une balle en pleine tête, en calbut, attaché à son fauteuil par son pantalon. C’était presque pas banal. L’odeur relevée indiquait qu’il y avait eu une activité sexuelle. Un dérapage d’un jeu ? Un jeu qui impliquait une balle dans la tête était un jeu dangereux. L’inspecteur retourna à la chambre froide, avec le trou béant. Autour de lui, les différentes s’affairaient aux relevés, prises de pièces à conviction, photos et glandages habituelles. La créature à la coiffure prouvant qu’il était possible de posséder un peigne et de se rater quand même se gratta le front du pouce, un tic de réflexion intense. Ça carburait dur là haut, ça chauffait même.
L’inspecteur Salambo était sur une piste, et comme sa femme disait :
«  cette affaire ne sent pas très bon »
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyLun 16 Mar 2015 - 18:58

La réponse de Khildar fit grandir l'estime que tu avais pour l'aristocrate, qui était un informateur efficace. Il te fallait donc aller à l'étage du dessus, afin de rencontrer des cuisiniers à ta hauteur. Le problème, c'est que tu ne savais pas où se trouvait l'escalier qui menait au plateau supérieur... à moins qu'il ne s'agisse d'un ascenseur ?

Mais dans tous les cas, c'était une bonne idée puisque la police vous cherchait, toi et ton camarade. Changer d'étage et mettre le plus de distance entre soi et le lieu du crime, c'était avant tout le deal. Et également donner tort à tous ces soi-disant intellectuels qui prétendent qu'un meurtrier revient toujours sur les lieux du crime. C'est faux : cela n'arrive que dans les films, lorsque le coupable craint d'avoir laissé une preuve sur les lieux du crime (ce qui arrive souvent) et passe plus tard, afin de vérifier.

Un peu comme lorsqu'on est persuadé d'avoir laissé la lumière allumé, et qu'on se rend compte en vérifiant que ce n'était pas le cas. Ce besoin maladif qu'ont certain de se rassurer, et de donner vie (à côté) à leurs pires craintes. Sauf que toi, tu n'avais pas suffisamment d'imagination et de matière grise pour te prendre la tête avec ceci. D'ailleurs, tu ne tentais même pas d'effacer les preuves (ni même de les manger quand elles n'étaient pas suffisamment appétissantes). Et tu risquais pas de revenir sur les lieux du crime, ce qui donnait tort à tous ces scribouilleurs de polar.

Cependant, vouloir se rendre à l'étage supérieur ne suffisait pas, il fallait en trouver le moyen.


- Va pour l'étage supérieur. Mais on fait comment pour y aller ?

La pomme d'amour t'attrapa le bras d'un geste paternaliste qui te déplut fortement.

- Il y a pleins de moyens d'y accéder. Quand on a pas un radis, vaut mieux passer par les voies les moins conventionnelles, car les passages d'un plateau à un autre sont étroitement surveillés et seuls les Voyageurs avec un classement décent sont libres de se balader. J'vous conseille le Grand Canal de chocolat. Il serpente le long de la partie « Venise » de la ville, et permet d'accéder assez facilement aux trois premiers plateaux. Après, faut payer la gondole mais y'a toujours moyen de s'arranger à l'amiable.

- J'ai des arguments frappants, répliquas-tu, en tapant la paume de ta main gauche avec ton poing droit.

Tu continuas de faire ce geste équivoque, en répétant le mot « frappants », au cas-où tes partenaires seraient aussi débiles que toi et n'auraient pas saisi la référence. La pomme d'amour leva les yeux au ciel, et poursuivit :

- Va pour la gondole, alors. De toute façon, j'ai un peu de blé qui traîne pour le Passeur. Et, si vous me jurez que j'pourrais bouffer de la (baisse le ton, d'un air conspirateur) carotte mâle (reprend, d'une voix normale) alors ça permettra de compenser légèrement ma participation au repas.

- Juré, craché ! promis-tu, avant de cracher sur le sol un glaviot rougeâtre.

Rassuré, Adam vous fit signe de le suivre. Il vous fit emprunter pas mal de ruelles, montrant ainsi qu'il connaissait bien la cité gastronomique. Puis, au bout d'un moment, vous débouchèrent sur une espèce de petit quai, le long d'un gigantesque canal rempli (d'après l'odeur et l'aspect) d'eau de vaisselle. Le canal semblait prendre source au rez-de-chaussée de la ville, et la remonter perpendiculairement.  Pourtant, la gravité ne semblait pas l'affecter et, au vu des gondoles qui se croisaient dans les deux sens, il semblait aussi facile de remonter le fleuve que de le descendre.

Une espèce de gigantesque pièce de monnaie (certainement en chocolat) était la seule créature encore sur le quai, sa gondole négligemment posée à côté de lui. Adam se retourna vers vous (il ouvrait la marche), afin de vous glisser un :


- C'est le Sou Traitant du Passeur, il l'embauche quand il y a trop de monde comme aujourd'hui. Laissez-moi lui parler. Si on est aux petits oignons avec lui, croyez-moi, il appuiera sur le champignon.

Il porta ensuite son regard sur la pièce jaunâtre, et alla le rejoindre à grands pas, son pistolet-mitrailleur tenu négligemment d'une seule main.

- Salut, le Sou Traitant ! En ce moment, j'ai pas mal de blé et j'me suis dit que j'allais t'en faire profiter, tout en montrant à mes amis la richesse du paysage. Ça t'ennuierait de nous faire monter à bord ?

- À bord, salauds  ? C'est plus l'or. Avant l'or, c'est pas l'or, et après l'or, c'est plus l'or. Rentrez-vous ça dans le crâne, ou vous s'rez bientôt morts, imbéciles.

Le Sou agitait une montre à gousset (en or, bien évidemment) sous les yeux de la pomme d'amour, comme s'il s'agissait d'un crucifix. De toute évidence, vous le dérangiez durant sa pause, comme le prouvait la cigarette en chocolat qu'il mastiquait nonchalamment. Pouvait-on y voir du cannibalisme, venant d'une pièce en chocolat ?

- Hey, fais gaffe avec les menaces ou tu vas bouffer les pissenlits par la racine ! Si j'te paye deux fois le prix habituel par tête, ça te va ?

- Vous êtes moins cons que vous en avez l'air. Venez, faces de navet, venez ! Le Sou Traitant va vous amenez à bon port. Mais avant... par ici l'oseille !

L'argent onirique disparut rapidement dans les mains de la pièce vivante, qui mit sa barque à l'eau. Vous n'aviez plus qu'à vous installer, et à le laisser vous emmenez plus haut. Durant le trajet, Adam fit la conversation, racontant quelques-unes de ses affaires les plus amusantes. Il ajoutait beaucoup de détails à ses histoires, au point qu'il était difficile de discerner le faux du vrai.

- Au fait, Khildar, comment un gentleman tel que vous en est venu à fréquenter ce jeune arbrisseau de Darm ? J'veux dire, n'avez-vous pas peur de vous salir ?

- Gaffe à c'que tu dis, ou j'vais te clouer la bouche avec mes poings !

- Du calme, ce n'était qu'une façon de parler. Alors, qu'avez-vous à en dire ?


Ayant épuisé le filon que représentait son expérience, Adam commençait enfin à s'interroger sur ses compagnons. Après tout, pourquoi attendre d'être attablés autour du plat ?
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyMar 31 Mar 2015 - 22:50
Mousse au Chocolat

Grâce à la Pomme d’Amour nommée Adam, le mercenaire Darm et le voyageur présenté Oscar purent espérer atteindre les plateaux supérieurs de ce Royaume gastronomique aux additions astronomiques. En effet, les liens que semblaient avoir tissé le Pomme furent mis à contribution et il les guida en direction d’un Canal défiant les lois les plus élémentaires de la physique. Une bien faible source d’étonnement au sein d’un monde onirique où une soucoupe violette s’était violemment écrasée et où deux prétendus scientifiques qui les avaient menacé de bananes s’étaient fait explosés par une tortue minante (et mignonne).
L’aspect du passeur pouvait prêter à un haussement de sourcil, ce dont se permit l’aristocrate à la vue d’une pièce en chocolat dans son emballage d’or. Ainsi, leur véhicule et guide empruntait à Venise et mena le groupe, ainsi que sa gondole, à travers le Canal aux relents de vaisselle. Cette traversée manquait cruellement de romantisme pour diverses raisons, mais cela importait peu. Ils n’utilisaient pas ce moyen de transport pour sa prétendue ambiance, mais pour la facilité qu’il offrait à parvenir à la destination qu’ils escomptaient. Néanmoins, la démonette de la luxure se plaignit de cette absence de sensualité qui accompagnait habituellement les gondoles et les canaux
:

"Mais c’est n’importe quoi, se vexa t elle, une balade en gondole, ce n’est pas ça, normalement. Là, le Canal pue, le passeur craint et les compagnons sont pires, entre un mercenaire sanguinaire et une ridicule Pomme d’Adam … "

Elle se mit donc à bouder, sa vision de la tendre Venise amoureuse ayant été salie par du liquide vaisselle (oh, ironie).
Pendant qu’un sourd grommellement bourdonnait à l’esprit du voyageur, Adam, cette chère pomme pleine de ressources, s’enquit pertinemment de la raison qui pouvait rapprocher deux entités apparemment opposées, ce à quoi le Lord anglais répondit avec courtoisie, ayant son papillon enchanté sur l’index tendu, dans une position négligée étudiée
:

"La générosité invite un gentleman à se montrer magnanime avec son prochain. Voyez vous, ce très cher mercenaire requérait assistance, il est donc naturel que mon aide lui soit prodiguée. Il compléta ensuite sur un air de confidence : Néanmoins, la sincérité me fait avouer que l’intérêt a aussi guidé mon geste et ma fréquentation, puisque ce Laurent Pourceau était derrière l’affaire. "

Il revint à sa position initiale, affichant une mine entendue, comme ayant livré un secret. Il avait sans vergogne tordu la vérité pour son avantage, mais il ne s’en souciait guère. Darm n’avait aucun profit à révéler leur rencontre basée sur un pur hasard et forgée sur une simple livraison, car développer impliquait d’expliciter la mort du directeur concurrent.
Afin de détourner la conversation vers un sujet moins dirigé sur sa personne, le noble voyageur répliqua sur un ton volubile
:

"Mais vous-même, comment une Pomme d’Amour en arrive à Gastropolis ? Votre royaume d’origine doit vous sembler si lointain …"

La compassion était feinte, mais non insultante. Oscar gardait un œil sur le mercenaire, afin que ce dernier ne se sente point exclue de la discussion. Son humeur était agréablement carnassière et en faveur de ses compagnons et il convenait de conserver ce lien amical avec une telle créature capable d’évincer ses adversaires en les étripant férocement.
Le trajet se déroulait pour l’instant sans accroc particulier et la quiétude naviguait à leur côté, du moins, jusqu’à ce qu’elle fut agrémentée par le chant tonitruant du Sou peu reluisant qui qui beuglait à égorger une vache.


^^^^^

Pendant ce temps, l’inspecteur Salembo était tombé sur le trou de la chambre froide et suivit la galerie pour atterrir dans le restaurant abandonné et trouver le corps étendu du figurant insignifiant qu’une narration moins rigoureuse aurait oublié. Tout cela faisait beaucoup au fur et à mesure et il souffla de réflexion en se grattant sa tignasse abondante. La piste était encore chaude, et elle le fut d’avantage lorsqu’il sortit de la bâtisse poussiéreuse.
En effet, l’inspecteur put constater qu’elle se poursuivait sous la forme d’une purée de pommes de terre, ou ce qu’il en restait, et d’une bouillie de scientifiques, ou ce qu’il en restait.

Il observa attentivement les dégâts et comme disait sa femme :
« ça a dû tourner en eau de boudin »
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyDim 5 Avr 2015 - 1:46

Il s'appelait  Zweisten.  Il n'existait, pour Dreamland, que depuis une heure à peine. Mais pour lui, ce n'était pas loin d'une année qui s'était écoulée. Un centième de siècle durant lequel, grâce aux gènes de ses pères, il était parvenu à mettre au point une machine qui aurait causé l'emoi de toute la communauté scientifique dont provenaient ses géniteurs. Une machine capable de rendre vivant la nourriture et donc, par la même occasion, les patates.

ERROR 404 : SCREENPLAY CONSISTENCY NOT FOUND

Vous vous demandez certainement qui peut donc être ce jeune Zweisten, d'où peut-il venir et quel rôle a-t-il à jouer dans toute cette histoire ? Et bien, Zweisten est un déchet créé à cause du continuum espace-temps. Ou grâce, c'est vous qui voyez. Vous voulez plus de détails ? Lorsque deux scientifiques apparurent soudainement devant Darm, passablement éméchés, ces génies de l'invention étaient persuadés d'avoir créé une machine à remonter le temps. Ils n'avaient pas tout à fait tort.

En réalité, leur machine permettait de déformer le continuum espace-temps, afin de se déplacer d'un point A (de coordonnées xA, ; y,A ; zA) et situé à un instant t=0 seconde à un point B (de coordonnées xB ; yB ; zB) situé à un instant t=-1 seconde. Oui, vous avez compris : cette machine permettait de se rendre dans un lieu différent, une seconde dans le passé. Inutile, me diriez-vous ? Et bien non ! Parce que pour rendre cette réalité possible, la machine distordait non pas seulement le tissu spatial (comme le font sans le moindre remords ces fous d'agoraphobes) mais également le tissu temporel ! Et en une seconde, il pouvait s'en passer des choses !

C'est ici que les molécules des deux scientifiques entrèrent en réaction avec le four à micro-ondes d'un cuisinier, au même moment où ce dernier lançait la machine afin de faire cuir un poulet rôti. À cause du syndrome d'Hanselberg (éminent scientifique du XXVème siècle). Les ondes du four, cumulé à tout ceci, ressuscitèrent le poulet en stimulant ses facultés cérébrales, en réveillant même des nouvelles.

C'est donc par la pensée que le poulet arracha la porte du four de ses gonds, avant de l'envoyer si fort sur son bourreau que ce dernier en eut le crâne fracassé. Le temps s'écoulait différemment pour lui, et il était submergé par les souvenirs transmis par ses pères.

En effet, le poulet était à la fois lui-même, et à la fois ses pères : lié à eux, il put drainer toute leur mémoire grâce à ce lien mental et, alors même qu'il commençait à s'attacher à eux (bah oui, c'étaient ses papas, quand même), ceux-ci moururent dans une explosion, provoquée par deux types au teint cendreux.

Pour une raison aussi obscure que capillotractée, le poulet décida donc de se venger en créant une machine capable de ressusciter tous les aliments de la ville, qui en comptait pleins de ce qu'il avait pu voir dans les souvenirs de Papa1 et Papa2.  Ainsi, en moins d'une heure, le poulet recombina le four, molécule par molécule, afin de créer une espèce d'émetteur d'ondes créatrices d'aliments zombis.

Grâce à ses facultés cognitives sur-développées, le poulet sans tête (mais où était son cerveau ?) parvint à faire en une heure autant de manipulations de molécules qu'auraient pu en faire un télé-kinésiste lambda en un an. Hélas pour le poulet, il était également un aliment : à peine son œuvre terminée et la machine mise en route, sa conscience s'éteignit et il sortit de la cuisine dans laquelle il était né afin de déambuler dans les rues, ne ressentant qu'une pensée primaire : MAAAAAAAAANGER !

Les ondes n'avaient pas le même effet chez tous les aliments : certains ressentaient le besoin de manger, d'autres de fuir, d'autres encore de dormir... bref, la ville devenait un joyeux foutoir et on pouvait en remercier Zweisten, dont la conscience avait à jamais disparue.



Sur une gondole, à quelques centaines de mètres de là.


Tu comprenais à peu de choses près ce que disait Khildar à Adam, et tu savais pas vraiment quoi en penser. Tu comprenais pas pourquoi le gentleman déclarait connaître Laurent Pourceau mais, pour une fois, tu parvins à restreindre ta stupidité au point de ne pas intervenir dans leur discussion. Si t'avais mis les pieds dans le plat, une confrontation avec la pomme d'amour aurait pu arriver. Et t'étais pas pressé de constater que les balles de son arme n'étaient pas factices.

L'aristocrate demanda ensuite à la pomme ce qu'elle faisait à Gastropolis. La pomme esquissa un sourire, tout en rivant son regard dans celui de son interlocuteur.


- Un tueur à gages n'a pas de royaume, même si j'aime bien me poser au royaume des fruits. Il y a là-bas de jolies pêches qui ne demandent qu''à être épluchées...

Son regard se fit rêveur, mais il se ressaisit rapidement, se souvenant qu'il n'était pas dans un bar fruité, entouré de belles plantes. Quant à toi, tu le gratifias d'un regard compatissant : tu savais ce que c'était, d'être une créature sans vraiment d'attache.

- Et sinon, Laurent Pourceau m'avait contacté pour que je vienne afin de tuer Cygnal. Connaissant le gus, je suis arrivé en ville deux jours plus tôt qu'à la date convenue et je comptais réaliser mon contrat le plus tôt possible, parce que j'le savais suffisamment tordu pour tenter de me doubler... Et ce bâtard a quand même réussi à m'la mettre !

De quoi parlait-il ? C'était Khildar qui avait tué Cygnal, pas Laurent Pourceau. Cette idée te trottait en tête, si bien que tu ne te rendis pas compte de suite que t'étais le dernier encore dans la gondole : en effet, vous veniez d'arriver en haut, sur le plateau supérieur, et les autres passagers avaient déjà rejoint la terre ferme.

- Tu t'grouilles, Darm ? Nous fais pas poireauter !

Franchissant d'un bond la flotte qui séparait la gondole de la terre ferme, tu te contentas de grogner en guise de réponse. Puis, tu posas ta main sur Adam, afin de conserver son attention.

- J'voulais te dire un truc, concernant le dirlo mort, là. En fait...

- Allêtez-le, allêtez-le ! Mon plat plincipal s'échappe !

Une espèce de poulpe géant grillé, enduit d'une sauce piquante qui avait une odeur très forte, se déplaçait avec toute la force de ses tentacules vers vous. Avec les pics à brochette qui lui transperçaient le bulbe constituant sa tête, il avait l'air d'une sorte de Frankenstein à ventouses.

Et bien entendu, qui fut la personne que cette créature enduite de sauce percuta ou, du moins, s'apprêtait à percuter, en tentant de fuir le cuisinier asiatique vociférant qui courait derrière elle, armé d'un couteau japonais plutôt grand ? Un certain aristo qui n'appréciait pas d'être sali.

Et, pour ne rien arranger, quelque chose s'était mis à tambouriner dans les caisses, comme s'il y avait de la vie à l'intérieur. Des cris qui s'élevaient d'un peu partout t'informèrent que la scène qui se passait entre le cuisinier aux yeux bridés et le poulpe se reproduisait un peu partout dans la ville. Ainsi, tu ne finis jamais ta phrase.

C'était quoi encore que ce bordel ?
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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyVen 17 Avr 2015 - 23:42
Sushi ? !

L’arrivée d’un poulpe aussi piqué qu’un taureau et poursuivi par son toréador asiatique, avec supplément sauce ne manqua pas d’étonner l’aristocrate. Le choc était inévitable et si son attention n’avait pas été concentré sur le silence qu’il voulait imposer au mercenaire trop bavard (le navet trop musclé, pas la pomme trop sucrée), le contact aurait pu être évité, ou du moins dévié. Ses démons avaient eu beau lui hurler de s’écarter, il était trop tard. La menace tentaculaire était déjà sur la noblesse.
Ils se percutèrent alors que le Lord anglais s’armait de sa poêle, dans un élan désespéré destiné à contrer le poulpe percé. Entraînés par la course du mollusque, ils s’étalèrent par terre, glissant sur une courte distance, la piste étant lubrifiée par la sauce piquante. La réaction ne se fit pas attendre et une rage folle s’empara du voyageur, supporté par son démon sadique qui n’attendait qu’un bain de sang.

L’affront était si insolent. Il appelait une punition à sa mesure. A peine l’étalement achevé, les dents mordirent dans la chair spongieuse et la poêle vengeresse s’abattit avec fracas. L’autre main se chargea de maintenir le coupable au sol tout en tentant de temps en temps d’ôter les tentacules qui s’agitaient, se débattant. Tout partait en tous sens, ne cessant de se secouer afin de se libérer de l’emprise qui l’entravait. Seulement, l’ivresse que l’insulte avait instillée insufflait une saisie puissante qui s’affirmait au fur et à mesure que les morsures se multipliaient, emportant plusieurs petites parties du poulpe paniqué. Le plat de la poêle frappait mat sur le semblant de crâne, rebondissant parfois, s’enfonçant souvent, dans un son de sucions sordide. Un membre s’envola, un liquide repoussant l’accompagnant. Ça giclait, ça chuintait, ça suintait et ça hurlait. La victime de salissures faisait valoir son indignation avec véhémence et frénésie, le regard fou et furieux. Aux cris de douleurs s’ajoutaient le témoignage de l’intense rage qui habitait le voyageur démoniaque. Quasiment entièrement abandonné à Saënoris qui n’en finissait pas d’exulter (et de réclamer sa part par une sortie), il ne restait plus grand-chose de l’aristocrate. Il en allait de même de son agresseur alimentaire qui s’efforçait de s’extraire de l’étreinte mortelle, en vain.
C’est alors que les souffrances prirent fin d’une violente manière. Attirant à lui le pauvre animal dans une dernière accolade, le Lord souillé de sauce et enivré de sang tira sur les tentacules qui restaient pour repousser d’un brusque coup de pieds joints. Un des membres demeura dans la main, mais la majorité de l’anatomie se vit propulsée au loin, une traîné d’un sang bien frais désignant le point d’impact final. Si un jury avait été présent pour apprécier l’envol, une bonne note aurait été certainement attribuée. Cependant, la populace était présentement préoccupée par d’autres activités beaucoup plus importantes et même … vitales.

En effet, les habitants des quartiers et plateaux concernés faisaient face à une nouvelle menace et s’empressaient d’y mettre un terme dans la mesure de leurs moyens culinaires. Armés de leurs ustensiles, ils bataillaient ferme pour reprendre le contrôle de leurs nourritures qui se rebellaient sous une impulsion inconnue. L’épicentre de cette impulsion se situait à l’endroit où la Science avait failli être bafoué par deux de ses prétendus représentants. A la place c’était la Biologie qui avait été détournée, avec un fort impact sur la gastronomie.
La Police Montée venait à peine de se remettre qu’elle était à nouveau sollicitée. L’avantage résidait dans les différents dispositifs qui avaient été déjà de sortie, facilitant ainsi leur déploiement. Se pressant, les agents bouclèrent le secteur au mieux, évitant tout débordement. Quant aux héros d’animation, ils avaient été rappelés, leur ôtant par conséquent le plaisir de savourer le buffet mis à leur disposition. Néanmoins, le devoir prévalait et ils se déplacèrent derechef avec célérité sur les lieux en proie à des scènes saisissantes. Ça et là, des légumes, des fruits, des poulets, des steacks et autres victuailles s’en prenaient aux cuisiniers qui résistaient, protégés par des boucliers de couvercles, des heaumes de casseroles et des épées de couteaux. Les combats étaient vifs et sales, mais aussi empreints d’une férocité bestiale. Les chairs étaient coupées franchement, les métaux tintaient des coups portés farouchement et la nourriture se défendait avec honneur.
Ponctuellement éclataient des cris d’horreur et de terreur, certains n’étant pas préparé à s’apercevoir que le cochon, destiné à être transformé en tant et plus de mets, manifestait une profonde désapprobation à un tel projet. Et ce n’était qu’un exemple parmi d’autres qui surgissaient un peu partout. Chacun bataillait ferme et ne voulait pas en démordre.

Une fois l’impertinent éloigné, le Lord anglais offensé s’était redressé avec dignité. Un profond contrôle avait été nécessaire pour passer outre les dégâts irrémédiables de son costume. Si les plis et la terre avait pu être supportées, avec quelques réticences, un tel outrage était inadmissible. Et bien qu’un gentleman se devait de paraître au-dessus de ce désagrément, le contrôle sauta prestement, le démon sadique reprenant les rennes de la colère. La droiture de la noblesse céda à la courbure de la violence et les yeux affichèrent clairement leur soif de sang.
La main fermement agrippée au manche de son arme improvisé, l’enragé soufflait rageusement, les lèvres retroussées pour dévoiler une dentition avide. La parole avait cédé à des soupirs rauques. La position était clairement agressive et le regard avait commencé à chercher une nouvelle proie. Les yeux bleus enflammés se posèrent successivement sur Darm, Adam et le restaurateur asiatique qui s’était mis à la hauteur des mercenaires, bouleversé par la tournure des événements. Quant au papillon enchanté, il s’était envolé à l’instant où le poulpe s’était précipité. Il voletait désormais au-dessus d’eux.


^^^^^^^

Sur les lieux de l’origine de la catastrophe qui sévissait, l’inspecteur Salambo prit conscience de la teneur de l’agitation et soupira, las. Il alluma un cigare avec désinvolture et sortit un revolver de gros calibre, quelque disproportionné. Il prit le temps de prévenir sa hiérarchie par oreillette, signalant sa position et sa volonté d’implication et le début de piste qu’il suivait. Qu’ils décident de lui envoyer des renforts ou non lui importait peu. Il était prêt à en découdre. Comme il disait : « ça allait chier »

Après l’invasion des extra scientifiques et de leurs armées de tortues, l’apocalypse prenait la forme du retour des morts vivants, version gastronomique. Un bien beau foutoir en perspective.

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MessageSujet: Re: 25th Night : The taste of life [pv Darm] 25th Night : The taste of life [pv Darm] - Page 2 EmptyJeu 23 Avr 2015 - 1:17

Le combat entre l'aristocrate si calme en apparence, et le poulpe enduit de sauce, gesticulant dans tous les sens, avait quelque chose de rafraîchissant. Contrairement à ce que des gens bien plus cérébraux que toi auraient pu croire, le combat ne renvoyait pas à celui de l'Ordre et du Chaos. Non. Et le plus chaotique des deux, autant dans ses mouvements que dans les expressions de son visage, n'était pas le poulpe (en supposant qu'il puisse avoir des expressions faciales). La folie brillait dans le regard de face de craie, et tu l'observais avec l'émerveillement d'un enfant qui voit sa première étoile filante.

La scène était violente, c'en était ridiculement jouissif. Excité par tant de rage, par le corps du poulpe qui se mit à voler dans les airs, amputé d'un membre, tu commençais à perdre pied. Le chaos ambiant ne faisait rien pour t'empêcher de couler, toi aussi, vers la violence. Décrire l'agitation aux alentours n'était pas possible, pas lorsqu'on la percevait à travers ton regard. On ne percevait que des odeurs, celle des tripes, de la viande partiellement crue ou, au contraire, cuite à point, des sauces qui s'éventaient peut à peu, ou se mélangeaient à la sueur des combattants.

Des couleurs, également, glanés à droite à gauche tandis que tes yeux, qui ne cillaient pas, se rivaient dans ceux de l'aristocrate. La lueur de folie y brillait toujours, plus intense que jamais, et réveillait la bête qui sommeillait en toi, et qui ne demandait qu'à s'adonner aux plaisirs du combat.

Le gris glacial des coutelas et crocs de boucher qui éventraient les membres sanguinaires d'une meute de poulets rôtis. Le noir d'une spatule qu'agitait, sans la moindre conviction, l'un des meilleurs employés de fastfood de la ville, devant le cornichon d'un hamburger de dix-huit étages qui s'apprêtait à l'engloutir. Et bien sûr, le rouge, le vert, le jaune, l'orange et tant d'autres couleurs qui habillaient les créatures faites à partir de nourritures. « Manger ou être mangé », tel devrait être le credo de la ville, après cette soirée mémorable.

Mais tous ces belligérants ne méritaient pas tant d'attention. Non, au milieu de ce tumulte, il n'y avait que quatre personnes réellement dignes d'intérêt. Toi, Khildar, Adam et le restaurat.... Ahem. Laissez-moi recommencer, je vous prie. Il n'y avait que trois personnes dignes de mon attention : Khildar, Adam et toi.

La logique aurait été que tu tentes de faire reprendre ses esprits à Khildar. Peut-être aurait-il fallu que tu te jettes sur lui, tentes de l'immobiliser en usant de tes longs bras et jambes tout en demandant le soutien d'Adam, et attendes qu'il ait reprit ses esprits. Histoire d'éviter ta mort, celle d'Adam, ou peut-être même celle de Khildar si vous vous étiez révélés plus forts tous les deux (en admettant qu'Adam t'accorde son aide dans l'entreprise).

Mais tu emmerdais la logique, la réflexion ou toute autre choses susceptible de t'empêcher de faire ce qui te faisait jouir. T'étais le genre de gars à se shooter à l'hémoglobine et à l'adrénaline, à se sentir en vie après avoir eu tous les os brisés par un long combat à mort. Peut-être un peu maso...

T'avais quand même un brin de professionnalisme, qui te tirait vers le haut, tentait de t'empêcher de t'abandonner à la rage. Ce fut ce brin qui te donna la force de lui dire quelques mots, les derniers qui te franchiraient les lèvres.


- Sers-toi de la dette, maintenant. Ou t'auras jamais l'occasion d't'en servir.

S'il n'utilisait pas la dette contractée plus tôt pour t'empêcher de te jeter sur lui (au sens propre du terme, le concept même de « stratégie » t'étant totalement étranger), tu n'aurais peut-être plus jamais l'occasion de l'honorer. Soit parce qu'il ne s'en tirerait pas vivant, soit parce que tu clamserais.

Tu comptais donc te jeter sur lui et l'attraper à la taille, afin de le plaquer au sol. Tu mangerais, durant la tentative, probablement plusieurs coups de poêle, mais ce serait un mal nécessaire si tu parvenais à les endurer, et à te placer au-dessus de lui, qui serait au sol, afin de le rouer de coups.

Spoiler:
 
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25th Night : The taste of life [pv Darm]

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