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Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara)

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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Ven 15 Mai 2015 - 19:01
Mara me regarda, intriguée. Elle suivit mon regard, dans les interstices de dessinant sur la paroi. Détachant d'un coup sec une pièce, je la tournait sous tous ses angles, alors que la jeune fille s'attelait à faire de même, et déstructurer le mur qui nous séparait de la source inconnue de lumière. Que mon idée l'ai convaincu, ou simplement qu'elle se soit dit que de toute manière, il n'y avait rien de mieux à tenter, elle s'était rangé à mon injonction bien rapidement. Elle progressait vite, avec un affairement assez résolu. Presque décevant ... J'aurais espéré qu'elle s'émancipe un peu.

Elle me semblait timide et introvertie, effrayée de nos actions et réactions par nature. Parti pris bien peu commode, qui s'était estompé au fur et à mesure que nous progressions dans le Royaume ensemble, grand bien lui fasse, nous fassent. Cependant, nos rapports, je ne pouvais que le déplorer, manquaient un peu de fluidité. Que je participe à cet état de fait, sans doute, mais j'étais loin de le désirer. Bonne illustration que Mara obéissant comme spontanément, avec une réticence toute visible. Elle ne disait pas grand chose, n'en pensait pas moins. Pourquoi se sentait-elle ainsi gênée ? Pas besoin d'y aller en louvoyant avec les mots, de déblatérer je ne sais quelle chose fausse pour ne pas me froisser. Certes, notre auto-censure face aux autres est aussi inhérente à notre être qu'automatique, mais elle prenait chez elle, me semblait-il, des proportions pour le moins dérangeantes pour son expression même. Heureusement que cela allait diminuant.

Trop occupé à ne rien faire, je laissais à Mara le soin d'agrandir le trou qu'elle formait, cherchant un peu de mon coté si la lueur était également visible à d'autres endroits. Je fouillais les petites failles des parois, à la recherche d'une lumière. En vain. Rien du tout ... Ma jeune compagne, quant à elle, avait aménagé un trou de belle taille, et qui nous menait quelque part.

Riant un peu intérieurement, je suivis Mara qui s'était engagé dans l'ouverture. Une grande salle s'ouvrait devant nous. Un plafond qui se perdait presque dans ses propres ombres, loin au dessus de nos têtes, des murs lisses, dont un affublé d'un grande porte à double battant. Au centre, surélevé, était posé un coffre plat, calme dans cet espace ouvert pour lui, apparemment. Le tout en puzzle, il va sans dire. Le tout dégageait une légère impression de déjà-vu, bizarrement. C'était presque téléphoné. Une salle au trésor, je pariais ... Ce dont nous avait parlé avec pompe le "guide".

Comme pour me donner raison, une voix grandiloquente retentit de nulle part. Ce qu'elle dit exactement m'échappa, tant j'y prêtait peu attention. Je me concentrais sur le coffre, qui soudain s'était ouvert, répandant dans l'air une myriade de petites pièces luisantes et tonitruantes jaillirent, saturant l'atmosphère restreinte de leur présence.

Je me tenais un peu en retrait, derrière Mara. J'en eu marre, profondément et irrémédiablement, à l'instant où une de ces petites parties me percuta au visage, comme une mouche trop bête pour se diriger correctement. Je la chassais d'un revers de main, provoquant son envolée affolée parmi ses petites camarades. La voix omnipotente en ces lieux semblait nous donner des instructions, énonçant je ne sais quelle "épreuve". Un défi à relever, mettre notre intellect en question, face à une circonvolution logique et spatiale, puzzle un peu turbulent et très bruyant. Et puis quoi encore ? Après nous avoir enjoint à nous étriper mutuellement, c'était le tour de l'énigme à deux sous ? Ce n'était même pas drôle tant la chose ne trouvait en moi qu'un froid refus. Mara, elle, me sembla du même avis. D'un coup, elle se dressa, et hurla

"SILENCE !"

Il se fit, si brutalement que pendant un instant j'eus mal aux oreilles. La jeune fille, d'un ton péremptoire, continua sur sa lancée, ordonnant à tout-va les pièces de la voix. Tant bien que mal, elles s'organisaient, sous les indications un peu blasées de la petite blonde. Je souris, amusé par sa volonté de faire.

Je restais derrière elle quelques temps, regardant ce qui tentait de se former. Du moins, je le fis les cinq premières minutes ... Cela prenait du temps, beaucoup de temps. Trop de temps. Je déambulais dans la salle, comme un fauve dans sa cage, parcourant les murs, inspectant la porte désespérément close. Impossible à ouvrir en l'état, les pièces se tenaient entre elles, comme attirées les unes les autres, soudées par quelque force magnétique ou magique. Cependant, je remarquais qu'en insistant, j'obtenais un résultat étrange. Elles se désolidarisaient par à-coups, parfois espacées de quelques centimètres, puis de nouveau presque soudées.

J'allais en faire part, Mara, puis je vis le puzzle brillant, enfin, se former totalement. Bien, ça, très bien ! Elle avait réussi, à défaut de le faire vite. Je fis un pas vers elle, des félicitations aux lèvres.

*Floooouuussshh*

Du plafond subitement écroulé s'écoula dans une gerbe impétueuse une forme gigotante, qui s'écrasa avec fracas sur ... le puzzle tout juste formé. D'un bond je m'élançais, un début de détresse en tête. Si jamais ... Non. Heureusement, non. Il semblait intact, simplement trempé, et reposant dessus, un amas de ce qui semblait être du bois pourri, et

"Où est le trésor ?"

Darm, toujours aussi ruffian, tout juste tombé d'on ne sait où. Ce crétin me tira un franc sourire, et je me retins à grand peine d'éclater de rire. Je désignais ce sur quoi il était, en lui répondant.

"Si c'est bien ce que je crois ... Tu es juste dessus."

Conjoint à mes mots, j'entendis un bruit étrange. Comme le grincement que feraient des carreaux de céramique frottés les uns contre les autres. La porte était en train de s'ouvrir ?!

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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Dim 17 Mai 2015 - 17:42

Imaginez tout d'abord que vous êtes un peu fatigué. Vous avez beaucoup couru, vous avez pas mal stressé, et vous êtes un Voyageur qui a l'impression d'arriver à la fin de sa nuit. Voila, vous avez la base? Bien, donc vous êtes fatigué, vous commencez un peu à en avoir marre et là vous entreprenez de faire un truc long et un peu lourd, consistant à... je sais pas... ranger des pièce de puzzle bien bruyante dans l'ordre alphabétique et numérique, et ceux, pendant une demi-heure, par exemple. Et là, paf, c'est terminé. Vous ressentez bien un intense soulagement après votre début de dépression, non? Voila, vous êtes content, tranquille, vous respirez et soudain BEAM un morceau du plafond s'effondre en libérant un barbare gris et un bateau qui viennent salement s'écraser sur votre puzzle tout beau tout propre. Vous devez maintenant à peu près comprendre pourquoi le cœur de Mara a raté un battement et pourquoi elle s'est sentit couverte de sueurs froides.

Mais heureusement, la création était intacte et Mara inspira longuement pour calmer les battements affolés de son cœur. Caaaaalme, voila. Lançant un regard meurtrier au Darm quand elle fut sûre qu'il ne la regardait pas, elle constata en plus que l'autre faisait un grand sourire. Ça se voyait qu'il n'avait pas entendu les piaillements stupides des bestioles, lui. Elle trouva presque agréable le nouveau bruit qui survint quand la Créature se rendit compte qu'elle était sur le trésor. Un bruit de porte qui s'ouvrait. Elle s'étira juste rapidement avant de reprendre la route derrière les autres, constatant avec surprise que les puzzle avait rétrécit et s'était sagement rangé dans son coffre, puis que le-dit coffre s'était mis à léviter. Et à la suivre quand elle commença à marcher. Wow, c'était... dreamlandien? L'enfant le laissa faire, si ça lui permet de rapporter un souvenir sans avoir à le transporter... Bah, elle trottina pour traverser la grande porte et pénétrer rapidement le couloir... sombre, pour être original, sur lequel elle donnait.

Encore une fois, une lumière diffuse permettait de voir à un ou deux mètres, et le tunnel était assez large pour permettre même au bourrin de se tenir droit. La marche ne fut pas très longue et agrémentée de quelques coups de vents assez agréables, preuve qu'ils approchaient de la sortie. La Voyageuse s'autorisa à s'inquiéter un instant pour sa belette, mais bon. Elle semblait à l'aise dans cet environnement, elle devrait être capable de rentrer chez elle seule maintenant. Du moins elle espéra. Elle se sentait un peu mal de ne pas avoir bien ramené la bestiole jusqu'à sa maison, mais on ne pouvait pas tout avoir. Et puis si ça se trouvait, des copains à elle allaient la trouver. Voila. À un virage, une intense lumière se déversa dans le boyau, éblouissant la gamine qui s'était habituée à la pénombre de la grotte.

Elle cligna des yeux en sortant à l'extérieur, une grande plaine parcourue de pièces de puzzle géantes qui s'encastraient et s'envolaient dans un ballet lent. Quand elle allait se réveiller, Mara n'allait sans doute plus pouvoir voir de puzzle sans rentrer dans un état de folie profonde. Enfin, en jetant un oeil derrière elle, elle vit que le trou béant duquel ils sortaient était incrusté dans une sorte de falaise, et que la même falaise se trouvait en face. Ils étaient dans une sorte de canyon bien moins profond que le premier qu'ils avaient traversé sur des pièces. D'ailleurs, ici aussi des pièces de toutes tailles les survolaient. Elle fit quelques pas les yeux levés au ciel, mais un Floush l'interrompit et son regard se reporta devant elle, où... un vieux se tenait.

Ouaip, un petit vieux qui faisait à peu près la taille de l'enfant, avec une barbe bien touffue, des sourcils trop gros pour que l'on puisse voir ses yeux, le dos courbé sur lequel il appuyait une main, l'autre tenant fermement une canne. Il clama d'une voix un peu tremblotante:

"Alors vous-"

Il toussota un peu, se racla la gorge et poursuivit, d'une voix soudainement assez virile et assez familière:

"Alors vous vous en êtes sortis? Soit! Dans ce cas, bas les masques, je ne vous laisserais jamais repartir avec ce trésor! L'homme que se trouve face à vous est le fier Liu Hui! Tremblez!"

Un silence gêné lui répondit, et Mara s'autorisa même à jeter un oeil autour, ne comprenant immédiatement pas que le type parlait de lui à la troisième personne. Grinçant les dents face à ce manque de réactivité, il lança d'une voix d'outre-tombe:

"Mais puisque vous avez décidé de me défier, je n'aurais aucune merci... Par l'Alpha et l'Omega, j'en appelle à l'achèvement, à la destruction finale, j'en appelle à l'héritier du Soleil, viens à moi Gardien!"

Mara se tendit, mais rien ne se passa. Enfin si. Une petite flammèche surgit de nulle part, avant de grésiller et de s'éteindre misérablement. Tout le monde attendit quelques secondes, au cas où, puis Monsieur Liu Hui reprit:

"Très bien, dans ce cas, c'en est fini de vous! Par l'Alpha et l'Omega, j'en appelle au commencement, à l'initiation originelle, j'en appelle à l'héritier des Océans, viens à moi Passeur!"

Quelqu'un toussa. Le trio put distinctement entendre les dents du vieux grincer, avant qu'il ne lâche un profond soupir et dise, avec une certaine sûreté virile:

"Bah, ces sbires sont faibles de toutes façons, je peux largement me faire n'importe qui ici! Allez, ramenez-vous bande de gosses!"
HRP:
 
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Lun 25 Mai 2015 - 13:24

Tu soulevas le rondin d'albâtre qui te servait de jambe droite. Sous tes pieds se trouvait effectivement ce qui semblait être un coffre. Et qui disait coffre, disait trésor. Cependant, un grincement de porte détourna ton attention du coffret et tu bondis sur la terre ferme, les poings brandis, prêt à faire face à la multitude d'adversaires qui se déverserait par la porte qui venait de s'ouvrir.

Enfin, porte... Il s'agissait plutôt d'une espèce de corridor gigantesque qui avait été révélé par le déplacement d'une grosse partie de la paroi rocheuse. Qui était fausse, visiblement, vu le bruit évoquant davantage le céramique que le murmure des roches. De plus, il n'y avait aucun adversaire qui se dissimulait derrière. Rien d'excitant, hormis la perspective de voir le soleil une nouvelle fois.

Tu te retournas vers le trésor, décidé à en avoir la garde, mais le bougre avait bougé de sa place. Et des pièces de puzzle qui jonchaient auparavant le sol, il n'y avait aucune trace. Les oreilles frémissantes comme celles d'un chien inquiet, tu regardais autour de toi, une expression soucieuse sur le visage. Jamais on ne pouvait te voir dans cet état, sauf quand il était question de magie, ou de choses qui dépassaient ton entendement (comme les mathématiques).

T'avais commencé à t'engager dans l'ouverture, suivi de près par la demoiselle (qui était elle-même suivie par le coffre). Ne sachant pas où les pièces avaient bien pu passer (et n'appréciant pas l'idée de rester confiné dans une zone où des ennemis invisibles rodaient), t'avais décidé de te rendre dehors. Cet endroit était trop étrange pour que t'acceptes d'y passer ne serait-ce qu'une seconde de plus.

Apparemment, le coffre suivait la gosse. T'étais donc décidé de pas la lâcher d'une semelle, histoire de ne pas lui laisser à elle seule les bénéfices de toute cette affaire. Alors que vous arriviez presque à la fin du tunnel, tu t'arrêtas soudainement. Ta conscience professionnelle venait de se rappeler à ton souvenir : le coffre faisait partie de ta mission, pas de possibles bénéfices.

Ton job, c'était d'empêcher que ce coffre tombe entre les mains d'un certain Edouard. Donc, tu devais continuer de surveiller la gamine mais pas afin d'en tirer des bénéfices, mais plutôt pour accomplir la mission qu'on t'avait confié. De ce fait, elle pouvait en faire ce qu'elle voulait tant qu'elle l'apportait pas au monsieur cité plus haut.

Mais qu'en pensait le porteur de Vérité ? Tandis que tu étais encore à l'arrêt, tu l'attrapas par le bras afin d'attirer son attention (et d'éviter de devoir marcher pour causer). C'était une mauvaise habitude que t'avais, d'attraper tes interlocuteurs par une partie de leur corps quand tu voulais causer. Enfin, se contenter du bras était déjà un net progrès, habituellement c'était plutôt la nuque, le coup voire les narines pour les moins causants.


- Rassure-moi, t'as pas l'intention d'choper le trésor ? Parce qu'mon job, c'est d'empêcher le coffre de tomber entre les mains d'un mec appelé Edouard. Donc si tu travailles pour lui, dis-le moi histoire que les choses soient claires. J'en ai ma claque de tous ces mystères, ces créatures aux noms bizarres..

Quelques instants après, tu faisais face à un vieillard qui semblait se prendre pour un véritable dieu. À la base, il payait pas de mine, avec sa petite taille, ses hanches tremblantes et sa voix chevrotante. Mais la voix avait mué et le visage, partiellement dissimulé par une pilosité fournie et blanchie par les années, avait pris une sévérité qui forçait le respect.

Il avait ensuite entrepris d'invoquer les créatures que tes camarades (et nous-mêmes) avions terrassés. Enfin, d'essayer de les invoquer. Mais ça n'avait pas marché. Les bras croisés, tu lui jetais un regard méprisant, ne daignant même pas lui accorder ton sourire habituel. Lui, un vieux débris, se rengorgeait de n'avoir besoin de l'aide de personne pour se défaire de toi et de tes compagnons ?


- Crois pas que j'vais me retenir parce que t'es un papi. J'vais pouvoir vérifier si c'est vrai qu'les tripes prennent du goût avec l'âge !

- Un papi ? Que pensez-vous de ça ?

Le grand-père leva soudainement les bras au ciel (comme il l'avait fait pour tenter d'invoquer ses serviteurs) et le coffre qui suivait Mara s'ouvrit, déversant une montagne de puzzles qui vinrent se coller à la chair du vieillard, prenant la couleur et l'aspect de sa chair. En quelques secondes, telle une véritable bourrasque, l'averse de pièces avait transformé le vieil homme en montagne de muscles qui se mit à montrer ses muscles, en croisant ses bras tout en leur jetant un regard noir.

- Et ça, vous en pensez quoi ? Vous croyez toujours avoir une chance, morveux ?

Apparemment, le saligaud avait un certain contrôle sur les pièces. Dommage que nous n'avions aucun contrôleur de puzzle parmi nous (HRP : Héhé, Mara, mon perso et sa conscience ne savent pas tout de tes pouvoirs). Loin d'être toutefois ébranlé par les six mètres du vieillard et sa masse musculaire qui parvenait à surpasser la tienne, tu eus enfin ce sourire lubrique qui habillait ton visage à chaque fois qu'un combat à mort allait avoir lieu.

- Que le plus fort gagne !

Tu te jetas sur lui, armant ton poing pour lui décocher une frappe colossale dans son cou de taureau. Il y avait de grandes chances pour qu'il te réceptionne en plein vol, et t'envoie balader d'une frappe plus puissante encore. Mais t'étais Darm, et le mercenaire sanguinaire ne se souciait pas de ce genre de détail, ni même de réfléchir.
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Sam 30 Mai 2015 - 16:32
La porte, en effet, s'était ouverte. Enfin ... Quel soulagement, et dieu, quelle attente ! Certes, je n'avais, somme toute, pas été d'une grande aide à Mara, pour cette fois, lui laissant le soin d'organiser les pièces comme elle l'entendait. A dire vrai, j'étais plutôt d'avis à tout envoyer valser, défoncer la porte, et partir de cette mascarade en puzzle. Au lieu de ça, j'avais, patiemment, enduré cette interminable rangement désordonné, me lassant du ballet hésitant et indécis des pièces, qui avaient rempli de leurs bruits agaçant la salle pendant de longues minutes. Trop longues.

Ne prêtant pas attention aux réflexions, si l'on pouvait dire, de Darm, j'y fut obligé par sa main, qui attrapa mon bras, m'interdisant de l'ignorer. Ce qu'il me dit me fis presque sourire, mais je me retins, et me contentais de me retourner vers lui, en le faisant lâcher. Ses manières, toutes désagréables puissent-elle être, n'étaient, pour lui, manifestement, pas perçu comme tel. Si l'envie de lui apprendre un peu comment se conduire me traversa brièvement, je n'y accordais pas plus d'une pensée pour censurer cet élan dans la foulée. Assez froidement, je lui répondit.

Pas de mystères. Je suis ici par hasard, et je me contrefiche de ce "trésor". Un puzzle, aussi particulier ou magique, ou que sais-je encore, n'a aucun intérêt pour moi. Qu'il reste où il est, ou que toi ou un autre le prenne, ça ne me fait ni chaud ni froid. Tout ce qui m'intéresse, c'est sortir d'ici. J'en ai assez vu, mes questions ont trouvées leurs réponses. Quant à vous deux, à votre guise."

Je ne les attendit pas pour franchir le seuil des doubles battants. D'un pas que je retenais tant bien que mal d'être rapide, je m'engouffrais, mes deux compagnons de nuit derrière moi, dans le tunnel qui s'étendait au delà. Un vent frais y soufflait, contrastant délicieusement avec l'atmosphère stagnante qui me collait encore à la peau. Les bourrasques étaient incroyablement douce pour moi, et sans plus de cérémonie, je m’élançais, droit vers leur provenance. Prendre à rebrousse-poil les éléments ainsi me fit, sur le moment, un bien fou. Je me séparais en m'envolant à moitié de mes gênes et démangeaisons de violence, les abandonnant au vent.

Darm et Mara étaient derrière moi, aussi me tournais-je vers eux, souriant, les cheveux flottant autour de ma tête. La jeune fille avait les yeux tournés vers le ciel, où voguaient de larges et indolentes pièces. Paysage qui, s'il avait perdu de son charme premier, après ce qui s'apparentait à une indigestion pour mon esprit de tant de pièces de puzzle, restait assez amusant à l’œil.

Un bruit étrange me fis baisser les yeux, sur un petit vieillard qui venait d'apparaître devant nous. Son apparence aurait pu m'intriguer, sa venue impromptue m'aurait sans doute fait m'intéresser à lui. Mais ce qu'il suivit, ses paroles absurdement vaniteuses, et son ton, exactement le même que celui qui m'avait mis en rogne durant toute l'exploration de ce donjon de pacotille, doucha à froid mon enthousiasme, le remplaçant illico par une lassitude revêche que je n'aimais pas ressentir. Que cela me vienne, ou plutôt me revienne si rapidement m’inquiéta vaguement sur l'instant, mais je me concentrait sur lui, et nous.

Ses invocations restant sans réponse, il nous défia purement et simplement. Mara n'avait pas l'air particulièrement prête à cela, Darm, quant à lui, réagit au quart de tour, lui sortant je ne sais quelle insanité de son cru, sans mauvais jeu de mot. Le reste resta pour moi un mystère, puisque je me retournais, profitant du bond de l'énergumène pour me retourner, et partir en marchant. En partant ainsi, je dis d'une voix assez forte pour que tous les trois puissent m'entendre.

"Très peu pour moi, merci. Je vous laisse à vos ... bref, je vous laisse."

Je pestais contre mon hésitation, qui ne faisait décidément pas très ... décidé. Les sorties retentissantes, assortie d'un phrase mémorable, "trop classe", me faisaient doucement sourire. Que je cherche mes mots en prononçant des adieux qui ne parvenaient pas être simplement frais, restant froid et hautain, presque méprisant, donnèrent de suite à mes paroles, de mon point de vue, un aspect de punchline raté, un flop lamentable. Peu m'importais, d'ailleurs, mais c'était tout de même suffisant pour me laisser une sale impression dans la b...*PUNCH*

Je m'étalais, roulant sur le coté, alors que l'impact qui m'avait déformé toute la face me cuisait tout le profil droit. Mon sang ne fis qu'un tour, comme mon corps. Alors que je tombais vers le sol, je me recevais sur mon bras, transformant ma roulade forcé en vrille, me relevant en garde dans le même mouvement, soulevant un petit tourbillon de poussière. Ma lèvre s'était fendue, laissant couler jusqu'à mon menton un filet purpurin, alors que mon oeil, s'il s'était fermé instinctivement en sentant le mouvement d'air, lâchait une belle rigole de larmes. Je passais machinalement ma langue, recueillant le goût fade et salé des liquides qui coulaient sur mon visage, aux coins de ma bouche. Les deux mélangés, s'accordaient à merveille pour décrire mon impression. Oui, un drôle de goût dans la bouche, la saveur douceâtre d'une action bâclée, mal finie. A peine de quoi se préoccuper. Le poing qui m'avait percuté, en revanche ...

Le vieil homme, je ne sais trop comment, était à présent revêtu d'un second corps, bosselé de muscles ridicules, le rendant bien plus grand que moi, et, je le sentais de bien brûlante façon, assez fort pour m'envoyer de sérieux coups. J'aperçus vaguement les membres désordonnés de Darm derrière lui. Apparemment, il l'avait envoyé valser puis s'était précipité vers moi.

"On ne se défile pas, gamin !"

Un deuxième poing fusa vers moi, m'interdisant plus d'observations. Il était rapide, sans conteste. Mais à présent, je l'étais. Sa droite sèche passa loin de moi, alors que je m'effaçais, me positionnant de profil, alors qu'une vive impulsion me propulsait en avant, le long de son bras prolongé. J'avais pour intention de lui porter un atémi à l'aisselle. Réagissant sans surprise, il tenta de refermer ses énormes bras sur moi. J'attendais ce genre de contre, aussi me propulsais-je à la verticale, prenant de la distance.

Plus question de se défiler, comme on venait de me faire remarquer. C'était un adversaire digne de ce nom, même si sa nature restait pour moi un mystère complet. Voyageur, il ne l'était certainement pas, rêveur, encore moins. Créature ? Peu probable, mais quoi d'autre alors ? Ces questions, je me les poserait plus tard, pour le moment, j'avais un ennemi devant les yeux.

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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Dim 31 Mai 2015 - 18:30
Dès que le vieux finit sa phrase, le Darm répondit pour se vanter et se moquer de lui. En même temps, entre un pépé et un gros truc plein de muscles, Mara aussi imaginais qui allait gagner. Pourtant, le monsieur semblait toujours aussi confiant et il leva encore les bras en l'air. Sauf que cette fois, c'était pas un silence gênant qui répondit à son invocation, mais un fracas derrière l'enfant, révélant la violente ouverture de la malle volante. Et pendant que le nuage de pièce fila comme un essaim sur Liu Hui, la petite plaqua ses main contre les oreilles, de nouveau assaillie pas le violent brouhaha des pièces.

Malgré les milliers de petits piaillements suraigus qui agressaient ses tympans, la fillette releva tout de même un œil pour assister à la transformation de l'adversaire, qui passa de vieillard nabot à catcheur de trois mètres. Ok, cette fois elle pariait un peu moins sur Conan. Qui sembla s'en balancer totalement puisqu'il attaqua malgré tout, le chargeant comme un taré le bras levé. Ce à quoi le géant répondit en levant une main et en attrapant le bras du bourrin pour le balancer au sol, un peu plus loin.

Pendant ce temps, Jean-Baptiste s'était éloigné et disant un truc que la Voyageuse ne put pas vraiment comprendre, faute de place dans son ouïe surchargée. Elle le vit juste tourner le dos et s'en aller à pied, comme perdu dans ses pensée, et les laissant ouvertement avec leur problèmes dans les bras. Mais ça se faisait pas! S'il partait, le trio perdait la moitié de sa force de frappe! Et l'autre moitié était à peine en train de se relever!

Enfin, il ne put pas faire beaucoup plus que quelques pas puisque après avoir mis le premier à terre, le méchant avait aperçu le fuyard et s'était rué sur lui en deux enjambées avant de lui donner une grosse baffe en pleine tête. Et après une probable punchline toujours aussi impossible à entendre pour la jeune fille, le gros l'attaqua de nouveau mais le Voyageur esquiva et entreprit de riposter. Encore une fois, l'enfant ne voyait pas quoi faire, le mal de tête qui l'avait accompagné sur la fin de la formation du puzzle recommençait à pointer son nez, et ce n'était pas comme si elle allait réussir à faire quoi que ce soit contre ce type super fort.

Quoique...?

Même si leur brouhaha était toujours là, les petites pièces avaient disparu à l'instant où le papi était devenu puissant. La fillette n'avait pas assisté à la scène mais en y réfléchissant quelques secondes, il était logique que ce soient en fait les piécettes qui formaient ce nouveau corps. Et comme elle les entendait, alors elles étaient encore autonome! Enfin, plutôt sous les ordres du vieux, mais indépendantes! Donc, peut-être qu'avec son pouvoir... Mara sourit. Elle n'allait peut-être pas arriver à les désencastrer et à les renvoyer dans leur boîte, mais elle arriverait au moins à les immobiliser. Dans un sens, elle aussi allait mener une bataille. Sa volonté contre celle du maître du puzzle.

Tentant d'oublier le bruit en appuyant encore ses mains contre ses oreilles, elle fronça les sourcils et sortit la langue pour se concentrer sur l'affrontement à deux contre un, plus loin. Se rapprocha un peu pour être sûre que son pouvoir fonctionne, elle provoqua une puissante onde de confiance vers les combattants, en criant de toutes ses forces aux pièces:

"Stop! Bougez plus!"

Elle eut presque envie de crier "Un, deux, trois, Soleil!", mais elle avait eut peur que ses cibles ne comprennent pas. Tout le monde se figea plus ou moins vite, d'abord les pièces puis les autres, sans doute par surprise. Yes, ça marchait, ça marchait! En plus, les petits cris se calmaient un peu! Elle allait encourager les deux autres à taper le méchant pour profiter de l'occasion mais ce dernier pesta, grommela quelque chose et son corps s'ébranla, reprenant de l'élan pour frapper le Darm.

Mince, ça ne leur laissait pas beaucoup de temps pour attaquer, surtout si après, le vieillard était prêt à reprendre le contrôle presque tout de suite... Mais c'était déjà ça de gagné, le Voyageur volant était assez rapide et si elle calculait bien son coup, elle pourrait peut-être immobiliser le méchant pendant que le barbare gris attaquait. Elle espérait juste que ça n'allait pas durer trop longtemps, elle avait peur que provoquer des ondes à répétition ne la fatigue. Et puis à vrai dire, elle avait aussi un peu peur d'être prise pour cible...

Mais pour l'instant, elle avait juste à répéter l'opération aux bons moments, même si les autres ne comprenaient pas, ils devraient quand même profiter du moment, pas instinct. Enfin, sur ce point, elle s'inquiétait plus pour la Créature grise que pour l'homme. La Voyageuse se concentra de nouveau et renvoya une autre onde. Advienne que pourra...
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Ven 5 Juin 2015 - 7:52

Une étoile insolente n'avait pas brillé pour toi, et tu fus n'eus pas la chance inouïe qui t'aurait permis d'éviter l'attaque de pareil monstre. La créature t'attrapa comme si t'étais un gamin de cinq ans, et te balança au loin sans plus d'état d'âme. Puis, il se précipita sur le jeune homme hautain qui s'éloignait, et lui éclata le côté droit du visage d'un formidable coup de poing.

Tu t'étais relevé entre-temps, et avais foncé sur le géant, un sourire extatique aux lèvres. T'en laissas même échapper un hurlement bestial, qui tenait plus du rugissement animal que du cri humain. Et là, alors qu'il était en plein combat contre le Voyageur, le vieillard sembla se figer. Cela ne dura pas bien longtemps, mais suffisamment pour que tu lui balances un coup de poing droit dans l'épaisse tourelle de chair qui lui servait de nuque.

Sans aucun résultat probant.

Retrouvant sa capacité à se mouvoir, le géant te balaya du revers de la main, t'envoyant une nouvelle fois voler dans les airs, les côtes douloureuses, avant de se tourner vers Jean-Baptiste qui, de par sa vitesse, l'agaçait prodigieusement. Quant à moi, tu m'agaçais prodigieusement. Te relevant après avoir atterri, tu poussais de nouveau le même hurlement débile (au cas-où le vieillard ne se douterait pas que tu l'attaques par derrière, ce serait dommage de bénéficier d'un effet de surprise...).

Le résultat de ta tentative fut le même que celui des précédentes. Une nouvelle fois, le puzzle fait chair s'était figé et ton assaut porta. Mais une nouvelle fois, il retrouva sa mobilité et t'envoya au loin.


- Quel gamin débile et arrogant ! Il te faudrait m'immobiliser cent ans pour pouvoir me faire autre chose qu'une égratignure !

En prononçant sa phrase, le vieux avait croisé les bras et s'était laissé frapper par Jean-Baptiste, histoire de prouver ses dires. Cependant, un infime tremblement au niveau de ses lèvres me permit d'affirmer qu'il faisait surtout le fier à bras. À trois contre un, avec deux cerveaux, il y avait une faible chance. Mais si tu continuais à foncer dessus sans réfléchir, j'étais pas certain que tu serves à grand chose.

* Tu m'as absorbé et tu te laisses encore dominer par cette... bête ? *

Que veux-tu dire ?

* Je contrôlais son corps lorsque tu m'as vaincu, non ? Regarde, je vais te montrer. *

La petite sphère verdâtre qui était tout ce qu'il restait du plus si silencieux et mystérieux Gardien se décomposa en un nuage de filaments verdâtres, qui emplit tout l'espace noir dans lequel je vivais. Sans avoir besoin de le vérifier, je savais que les yeux de Darm venaient de passer d'un rouge sanguinaire à un vert d'outre-tombe.

* Maintenant, concentre-toi et tente de transformer les fils dans la couleur que tu veux. *

Je vais laisser ce vert. J'aime bien le vert.

Je me concentrais plutôt pour raffermir ma domination sur le Gardien, l'engloutissant mentalement afin de m'incarner en lui.



J'étais plus là. Plus dans cette sphère noirâtre, plus dénué du moindre sens. Une odeur m'agressait les narines, celle du sang et de la sueur. Je saignais. Non, plus important, j'avais un corps ! Mais pas n'importe quel corps... Mon regard caressa les muscles blanchâtres qui m'habillaient et que je tentais de mouvoir, sans la moindre difficulté. C'était étrange, j'avais comme l'impression d'avoir toujours été aux commandes et que toute ma vie en tant que simple conscience n'était qu'un rêve.

Une soudaine douleur à l’abdomen me fit reprendre mes esprits, tandis que je volais dans les airs. Cette fois-ci, c'était le vieillard qui était venu me chercher.


- Alors, on rêvasse ? Même dans tes rêves les plus fous, tu sais que tu ne peux me vaincre ! Tremble devant la puissance de Puzzle Ball Master !

Puzzle Ball Master ? Ça sonnait comme les surnoms débiles de certains Voyageurs, qui n'avaient souvent pas plus de quinze ans. Le vieux était parvenu à se créer un nouveau corps avec l'appui de puzzles. Se pouvait-il qu'il se soit également doté de cette apparence de vieillard, et ait usurpé le nom de quelqu'un d'autre ?

Dans tous les cas, une chose était certaine : le Voyageur, la créature ou quoi qu'il puisse être d'autre avait une puissance écrasante. Mais il allait goûter à celle qui sommeillait en Darm.

L'organe le plus fort de l'homme n'est pas son muscle, mais son cerveau. Et je comptais bien le prouver.


- De la puissance ? C'est ça ! Rien que d'la gonflette !

- Tu vas de nouveau voler, gamin !

- Tu sais faire que ça, m'envoyer dans les airs. La réalité, c'est que t'as peur d'un corps à corps avec moi. Sans tes puzzles, t'es rien. Pauvre petite chose, tu m'fais pitié.

- Mais je... Même pas vrai ! Je suis Liu Hui, le Sage. Tremblez devant ma puissance, misérables. J'arrive !

J'avais remarqué qu'il aimait bien causer, allant jusqu'à ponctuer ses coups d'une petite phrase qu'il devait trouver classe. Il semblait s'amuser dans ce combat, persuadé de nous vaincre sans trop suer. Ça m'agaçait. Du coup, je le faisais parler et j'attirais son attention, afin de fournir des ouvertures à Jean-Baptiste (et à Mara?).

Ça avait l'air de marcher. Je fonçais également sur lui mais, au dernier moment, je me laissais rouler par terre, afin de balayer ses jambes de mon corps massif. Me considérant comme une bête assoiffé de sang, incapable de réfléchir, il ne s'y était pas attendu.

Il tomba donc lourdement au sol, perdant quelques pièces au passage que son propre poids mit en bouillie. Bien. Je me relevais tout en essuyant la poussière qui maculait mon corps d'athlète dopé aux protéines : les pièces sur lesquelles nous étions étaient assez poussiéreuses, on devait être dans une zone assez ancienne du royaume. Je repris mon souffle (percuter ses jambes m'avait laissé les côtes encore plus douloureuse, et le souffle haché) avant de l'aiguiller avec une nouvelle réplique de mon cru :


- J'arrive ? Haha, tu d'vais parler à ta tombe. Une suggestion pour ton épitaphe ?

Je n'étais pas aussi rapide que le Voyageur volant, loin de là. Ni aussi rapide que ce géant de muscles, qui possédait une vitesse indécente par rapport à sa masse. Cependant, j'étais aidé par une force mystérieuse qui semblait l'empêcher d'agir. Avait-elle un rapport avec Mara ? Probablement, je supposais le regard de la jeune fille posé sur moi, ou sur le Voyageur. Nous étions, pour l'heure, ses protecteurs et elle savait que si nous venions à tomber, il y avait de grandes chances qu'elle y passe.

Oui, c'était certainement elle qui parvenait à bloquer les mouvements du géant. Ce qui me permettait de lui échapper, et d'éviter certains de ses coups. J'attirais son attention afin de permettre à Jean-Baptiste de lui placer des coups fulgurants, sans s'exposer à des ripostes. Car, même s'il était rapide, ce ne serait pas évident pour lui de frapper gratuitement la créature si cette dernière était sur ses gardes. Elle était quand même rapide, trop rapide.


- Fini de jouer.

Cette fois-ci, il s'était immobilisé à quelques centimètres de moi, alors qu'il allait me frapper. Je profitais de cet accalmie pour passer dans son dos et lui faire une clé de bras. Ou du moins, d'essayer. Mais les pièces de puzzle le composant, étroitement serrées entre-elles, ne permettaient pas un tel mouvement sans magie pour les animer. Bandant mes muscles, je tirais de toutes mes forces.

Je tirais tellement que je finis par voir des petits points de couleur danser devant mes yeux, et sentir le sang battre à mes tempes à toute vitesse. Le monstre allait reprendre vie d'un instant à l'autre...

Finalement, un craquement se produisit et je tombais sur le postérieur, embarquant avec moi le bras entier du monstre qui se décomposa en une pluie de puzzles que je m'empressais de réduire en confettis avec mes crocs, mes paumes, mes pieds. Bref, à présent à quatre pattes, je devais donner l'impression d'un chien en train de détruire les jouets du plus jeune de ses propriétaires.


- COMMENT OSES-TU ?!

Un pied disproportionné apparut dans mon champ de vision et je perdis l'image. Pendant quelques secondes. L'instant d'après, j'étais à deux mètres au-dessus du sol avec la désagréable impression que ma mâchoire avait disparue. Puis, je retombais lourdement sur le sol, plus incapable de bouger ne serait-ce qu'un muscle. Je trouvais tout de même la force de balancer un :

- Tu... frappes... comme... une... fillette.

S'il s'acharnait sur moi, mes camarades disposeraient d'une ouverture. En tout cas, il fallait vaincre cette créature en la privant de ses pièces petit à petit. Comme un vêtement qu'on déficelle.
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Dim 7 Juin 2015 - 20:01
Un poing de la taille de ma tête passa en sifflant à ma gauche, alors que des doigts écartés fondaient vers mon flanc. En virevoltant, j'esquivais le poing en me décalant, et relevais vivement mes hanches et mes jambes, me retrouvant brièvement comme allongé alors que mon adversaire ne saisissais que le vide. Rapide, il l'était, mais pas assez pour que je me laisse prendre ainsi.

Darm se relevait, poussant un rugissement surexcité pour le moins surprenant. Au même moment, Mara hurla quelque chose, qui se perdit dans le rauque feulement du colosse. Simultanément, Liu Hui se figea d'un coup. Darm lui fonça dessus, balançant le battoir qui lui servait de main, sans qu'il ne semble pour le moins ébranlé. J'abandonnais l'idée de le frapper alors que le vieil homme dans son corps de puzzle repartait à l'assaut d'un air dédaigneux, envoyant ses deux bras en même temps. Les esquiver ne fut pas très dur, mais son allonge était telle que je dus reculer de manière bien conséquente, trop loin pour moi. Mais pas pour lui ...

Alors que mon blanc compagnon revenait à la charge, je profitais de son instant d’inattention pour le frapper. Lançant mon pied droit sur sa gorge. Le choc fut violent, mais il s'en ficha éperdument. Alors que je reculais à nouveau, il se gaussa de nos tentatives infructueuses. Il me donnait des raisons de rester, en effet. Lui faire, tranquillement et sans ressentiment, certes, mais avec un certain plaisir ravaler ses paroles, à lui qui venait nous agresser ainsi, était une motivation en soi.

"Sale gamin, tu vas voir !"

Les bras croisés, il m'avait toisé avec morgue. Je ne pus m'empêcher de faire de même,  avec plus de circonspection cependant. Que je le singe ne lui plut pas, car il chargea brutalement, balançant un nouveau crochet du droit. L'esquiver fut assez facile, et je m'amusais à lui tourner autour, m'effaçant devant chacun de se coups tout en restant proche. Cela me coûtait, plus que je ne voulais le laisser paraître.

Il se désintéressa soudain de moi, remarquant que Darm ne bougeait plus du tout, l'air complètement absent. Oh, chacun son tour ... Autant que mon adversaire aie des passages à vide ne me gênait aucunement, au contraire, autant mes alliés ... De plus, Liu Hui, (ou Lui Hiu, peu importe) n'avait pas plus de scrupule que moi à ce sujet. Un coup vigoureux envoya Darm, une fois encore, au tapis.

Je l'avoue, ce que sortit le vieux, à ce moment, failli m'envoyer par terre, tant c'était comique. J'en perdis contenance, retombant un peu sèchement sur mes pieds, alors que je flottais toujours, un sourire inextinguible fleurissant sur mes lèvres, tiraillant la blessure pas encore fermée. Mon oeil droit était toujours aussi humide, et manque de peu de s'épandre à nouveau. J'essuyais le sang qui coulait un peu trop sur mon menton, à quelques millimètres des poils de ma barbe, en reprenant un contrôle sur moi et mon aura. Mon compagnon à la peau cendrée, pour une fois, lui rétorqua quelque chose de moins bête qu'un "je vais de défoncer !", une bonne réplique cinglante qui lui attira les foudres de notre adversaire.

Que Darm l'accapare ainsi était une très bonne chose, mais cela ne réglait en rien le sans conteste très, très handicapant problème qu'aucun de nos coups ne portaient. Il ne nous avait pas rétamé en deux mouvements, mais se montrait complètement insensible à nos ripostes. Quoique, insensible ? En y pensant, il était bien trop tôt pour le déclarer aussi indestructible. En outre, ses petits blocages étrangement récurrents, ainsi que sa manie à s'arrêter à tout bout de champ pour exulter verbalement (qui, par ailleurs, pouvait me rappeler quelqu'un ...) nous étaient favorables.

Comme pour me donner raison, alors qu'il fonçait sur Darm, il eut à nouveau cette sorte de léger flottement, et s'étala lourdement sur le sol. Il ne m'échappa pas que quelques pièces, qui constituaient son deuxième corps, s'étaient détachées. Voir ces petits morceaux inertes sur le sol me regonfla complètement, et je fondait sur lui, prenant de la hauteur dans un mouvement en cloche. Darm retenait l'attention du vieil homme, et il semblait, à peine relevé, à nouveau un peu absent. Un atémi sauvage lui percuta violemment la nuque, envoyant voler, en même temps que quelques gouttes de mon sang, une autre série de pièces. Ma main s'était fendue sur un bon centimètre, alors que je l'avais lancée avec une force un peu inconsciente. Je ne me formalisais pas, et enchaînais de suite en tournant légèrement, envoyant mon pied vers son visage.

Il l'esquiva, manquant ma jambe de (très) peu de sa main. Avant de me faire attraper, je bondissait en arrière, poussant un long et profond soupir. Je commençais à sérieusement fatiguer. Jetant un regard vers Mara, toujours en retrait, je lui adressais un sourire avant de me remettre dans le combat.
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Dim 7 Juin 2015 - 23:08
Alors que l'enfant s'évertuait à bloquer plus ou moins efficacement la progression du colosse, permettant ainsi à ses amis de pourvoir l'atteindre, elle se rendit compte de plusieurs trucs. Déjà, ce qu'elle faisait ne servait pas à grand-chose, vu que le méchant en avait rien à faire des coups qu'on lui portait. Ensuite, le vieux, il disait des trucs que Mara ne voyait pas un vieux dire. Il s'était donné un surnom digne d'un dessin animé du mercredi matin qui l'avait légèrement fait pouffer.

Enfin, le Darm commença a agir... autrement. C'était un peu difficile à dire, mais d'un coup, il avait arrêté de charger comme un barbare et avait commencé a parler... un peu différemment. Comme s'il... ne parlait plus vraiment à l'instinct... c'était bizarre... Et il fit même une feinte, mettant son adversaire à terre avec une balayette bien placée, pas vraiment son fonçage dans le tas habituel. Puis il avait sorti un mot compliqué aussi: "épitaphe". La fillette n'avait aucune idée de ce que ça voulait dire, mais devinait que ça avait un rapport avec les tombes.

Mais malgré tout, elle se reprit et envoya une nouvelle onde mentale vers les pièces, alors que le géant était sur le point d'attaquer la Créature grise, lui permettant d'esquiver le coup. Profitant de la confusion de Liu Hui par rapport à la nouvelle méthode d'attaque du bourrin, elle renchaîna directement une autre slave de son pouvoir qui le cueillit par surprise, l'arrêtant suffisamment longtemps pour que le Darm passe dans son dos et attrape ses bras pour faire quelque chose qui n'avait pas l'air de marcher. Ou alors si, ça marcha si ça consistait à arracher l'armure de puzzle, qu'il commença à détruire comme un animal. Avant de se prendre un énorme coup de pied qui le balança en l'air, presque aussi haut que Jean-Baptiste qui avait l'air de chercher une bonne occasion.

Après avoir vaguement rebondit su le sol, le barbare lâcha que le "sage" frappait comme une fillette. Ah, ah. Si Mara pouvait frapper aussi fort, elle serait plutôt contente en fait. Car franchement, là... Mais malgré ces réflexions pessimistes, elle remarqua que le bras du vieux était à présent à l'air, la majorité des pièces étant en miettes. Certaines s'étaient mises à léviter légèrement autour du membres, semblant hésiter sans savoir où se placer, mais elle n'offraient visiblement pas la moindre protection...

Et l'autre Voyageur devait aussi avoir remarqué ça, vu qu'il profita de l'obsession du méchant sur le blessé pour lui balancer un gros coup de main sur la nuque. Bon, sa main avait l'air plus blessée que sa cible après coup, mais ça avait fait voler une autre flopée de piécettes, qui commencèrent à léviter, chipotant à revenir à leur place. Il tenta une autre attaque mais dut se retirer quand le géant faillit l'attraper. Puis, jetant un œil vers elle, il lui sourit avant de se reporter sur son adversaire.

Pour sa part, Mara commençait à trouver la nuit longue et elle avait curieusement un peu peur de se réveiller en plein combat, abandonnant les autres. Franchement elle n'aimait se battre, mais elle n'aimait du non plus voir des types sympas se prendre des coups en pleine bouche alors qu'elle ne faisait rien. Allez, elle savait qu'elle était un tout petit peu plus forte à Dreamland qu'en vrai, un tout petit peu, le même genre de différence qui faisait qu'en sport, on te choisissait dans les premiers et pas en dernière. Elle commença à fixer le colosse, déterminée à trouver un moyen d'être utile. Et c'est dans les pièces orphelines qui voletaient autour qu'elle trouva sa solution.

Si le méchant faisait attention à elles, il les aurait sans doute ramenées dans son armure, mais il ne le faisait pas, donc la petite pourrait sans doute les faire facilement obéir... Avec un sourire un peu crispé, elle entreprit de se rapprocher et demanda aux bouts de puzzle de venir, s'aidant d'une vague de confiance. Les petits éclats de casse-tête s'immobilisèrent puis s'approchèrent d'elle, l'entourant de leurs petites voix aiguës à la limite du supportable. Se forçant à respirer profondément, la fillette leur demanda doucement, essayant de rester discrète:

"Hum... S'il vous plait, vous pouvez vous mettre en forme d'arme? Genre... comme un bâton... ou quelque chose... s'il vous plait...?"

Et malgré l'aspect flou de sa demande, les petits fragments se mirent à tournoyer entre eux, commençant peu à peu à former une ligne qui s'épaissit rapidement, jusqu'à les contenir tous. L'enfant saisit entre ses mains hésitantes la sorte de batte à la surface inégale qui était apparue, et releva le nez vers sa cible, à présent assez proche et dos à elle. Se mordillant les lèvres, elle forma un nouveau flux de pouvoir pour ordonner à l'armure de s'immobiliser. Et elle se mit à courir, l'arme à côté d'elle à défaut de former une garde convenable.

Tandis que le méchant se tournait vers elle, une idée folle lui vint. Peut-être que s'il ne s'y attendait pas... Serrant sa barre à deux mains comme si elle allait attaquer, elle piqua un sprint et se baissa juste au moment où une grande main allait attraper sa tête. Ce mouvement faillit lui faire perdre l'équilibre mais elle se rattrapa en posant une main sur la cuisse-puzzle du vieux. Et elle cria aux pièces à dix centimètres d'elle de rejoindre son arme.

Tout l'exosquelette s'immobilisa, secoué de tremblements, et les éclats les plus proches commencèrent à se désincruster lentement. Trop lentement. Dans sa position, Mara reçut le coup de tibia en plein ventre et fut projetée au sol, son crâne percutant la surface, et elle roula un peu à cause de son élan. Entre la traduction permanente de son pouvoir et le choc, une sérieuse migraine commença à pointer.

Le souffle coupé par l'attaque, elle dut tousser plusieurs fois pour pouvoir respirer de nouveau, crachant quelques gouttes rouges sur le sol poussiéreux. Elle se redressa difficilement, se tenant le ventre, et constata que l'attention de l'ennemi avait été de nouveau accaparée par les deux autres. Puis elle se rendit compte que son arme était bien plus lourde d'un coup, et un regard lui indiqua qu'elle avait purement et simplement doublé de taille. Faisant un grimace mi-satisfaite mi douloureuse, elle la saisit par le milieu pour la rééquilibrer, comprenant en regardant le combat que les nouvelles pièces provenaient de la jambe qu'elle avait touché, à présent dévoilée jusqu'à mi-cuisse.

Et comme il s'agissait d'un petit vieux dans une grosse armure, il était obligé de mettre son autre grosse jambe à genoux pour que son pied touche le sol, l'immobilisant dans une posture pas vraiment glorieuse. Malgré la douleur diffuse qui lui prenait l'estomac, la fillette se sentit obligée de ricaner. Elle releva cependant de nouveau son arme au cas où, même si elle n'était pas vraiment décidée à foncer de nouveaux. Elle préférait récupérer un peu en continuant à créer des occasions pour les autres. Son optimiste revenait peu à peu. Après tout, ils allaient peut-être en finir bientôt!
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Mer 10 Juin 2015 - 23:15

Le vieux ne s'était pas acharné sur moi et, pourtant, je restais au sol. Je n'étais pas aussi stupide que Darm. Je préférais me faire oublier du vioque, afin de l'attaquer plus tard, lorsqu'il serait en position de faiblesse. C'est donc d'un œil à moitié ouvert que j'observais tranquillement les événements, satisfait de voir que plus aucune tâche de couleur ne venait altérer ma vision.

Encore quelques minutes et mon corps deviendrait exempt de la moindre séquelle liée au combat. J'allais donc attendre que cela arrive, par mesure de sûreté. Et puis, ma disparition avait créé des vocations : la mioche s'était créé un bâton à partir de pièces de puzzle et fonçait en direction du colosse afin de lui porter un coup. De lui porter un coup ? Non, c'était plutôt une très belle feinte puisque la petite fille voulait juste lui vampiriser ses puzzles, afin d'en garnir son arme.

En réponse, la créature tenta de lui attraper la tête mais sans succès. Le prochain coup fut cependant couronné de succès : la gamine se prit un coup de tibia dans l'abdomen et fut soulevée du sol avant de s'y écraser comme une poupée de chiffon. Pauvre gamine ! Mais je devais attendre le bon moment, et je n'étais pas encore près. Espérons que le Voyageur détourne l'attention du vieux pour...


* Z'êtes vraiment deux belles fiottes, toi et face de poiscaille.

...

* Surpris ? Vous croyez vraiment que j'allais me faire contrôler par DEUX PUTAINS DE FIOTTES ?!! hurla mentalement Darm, qui venait d'apparaître dans la fameuse pièce sombre et mentale où je jouais les marionnettistes.

Désolé Darm, mais c'est pour la bonne cause. Maintenant, retourne dans un coin et attends que tout cela finisse.

Concentrant ma volonté comme le Gardien (qui n'était pas en mesure de parler, puisque absorbé par moi) m'avait montré, j'envoyais des appendices de lumière verdâtre sur le colosse à la chair d’albâtre, afin de l'assimiler. Alors qu'ils venaient à peine de le toucher, les tentacules se mirent à grossir au fur et à mesure qu'ils drainaient de son énergie.

Le colosse se mit à sourire de manière extatique, ce qui ne présageait rien de bon. Puis, il gonfla son abdomen afin de prendre le maximum de souffle.


SORTEZ. DE. MA. TETE !!!

Une véritable déflagration sonore, qui balaya les fils comme de vulgaires fétus de sable. La marionnette venait de se libérer. Je perdis un à un les cinq sens, jusqu'à n'être de nouveau qu'une vague conscience, n'existant que par le fruit d'une volonté inconnue.

En un bond, tu fus sur tes jambes comme si ta musculature ne pesait pas plus lourde qu'une boîte de puzzle. ¨Puis, tu fus sur le vieillard dont l'une des jambes avait diminué de volume. Tu te baissas afin d'esquiver un coup de poing dévastateur, et faucha sa jambe valide, le jetant au sol. Mais tu ne t'arrêtas pas là, et entrepris de le tirer par sa jambe, dans le but de le lever afin de le faire tourner, puis de le lancer comme un vulgaire poids.

Hélas, le vieil homme n'avait aucune intention de se laisser faire et parvint, en enfonçant ses doigts épais comme des rondins dans le sol, à s'arrimer au sol. Tu tirais de toutes tes forces mais ton adversaire résistait, les dents serrés, les muscles bandant sous l'effort.

Il en avait perdu sa voix, le vieux débris.


- Allez les gars ! Butez-moi c't'enfant de salaud !
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Sam 13 Juin 2015 - 20:46
Mara faisait quelque chose avec les pièces qui s'étaient détachées de Liu Hui. Comment, ça je n'en avais aucune idée, et ses manipulations restèrent pour moi une énigme. Seul le résultat m'importait. Pourvue d'une longue portion puzzlesque, fine et droite, elle partit à l'assaut à son tour. Le résultat qui se trouvait entre ses mains était pour le moins curieux.

Elle ne le frappa cependant pas avec, recevant un coup qui l'envoya bouler plus loin avant de pouvoir le faire. Je constatais que les pièces de la jambe qu'elle avait touché dans l'action s'étaient détachées, rejoignant son bâton. Notre ennemi était affaibli, perdant son équilibre alors que son armure se désolidarisait petit à petit sous nos coups.

Je bondis, profitant de sa faiblesse à un coté pour le frapper où il ne pouvait répliquer. Mon pied percuta l'articulation de son genou, le faisant ployer plus encore, ce qui mit fin au début de riposte qu'il amorçais. En m'élevant, je tournais autour de son corps massif,  envoyant mon coude dans sa nuque, qui encaissa beaucoup trop à mon goût. Je me mis rapidement hors de sa portée, alors que son bras qu'il balançait comme pour chasser une mouche embêtante me passait au dessous des pieds.

En me posant à quelques mètres, je repris mon souffle. Je commençais à vraiment fatiguer, à voltiger autant. Une nuit bien éprouvante pour moi, en tout cas. Les gnomes me revinrent soudain en tête. Je les avait presque oubliés, ceux-là. Que devenaient-ils ? Et surtout que faisaient-ils là ? Darm avait vaguement parlé d'un employeur et je ne ne sais plus trop quoi d'autre, mais c'était encore beaucoup, beaucoup trop flou à mon goût. Pas que tout cela m'intéresse outre mesure, d'ailleurs, simple curiosité habituelle. Cela me revenait en tout cas avec une acuité toute particulière, alors que l'action prenait un léger creux dans son déroulement. Plutôt la mienne, en fait, les autres étaient tout autant affairés qu'il y a quelques secondes.

Comme pour me le prouver, Darm se releva soudain, et se jeta sur Lui Hiu (pas moyen de retenir son nom, j'avais abandonné). Il semblait à nouveau aussi sauvage et irréfléchi qu'avant. Esquivant le coup du vieil homme, il l'attrapa et tente de le renverser, mais l'autre s'accrocha au sol, s'arrimant avec une résistance défaitiste. Si l'on se contente de subir ainsi, soit l'on a une grande confiance en ses possibilités, soit il était à leur bout. Le fait qu'il en perde sa verve me laissait entre les deux options. Cependant, qu'il s'immobilise était pour moi une bien belle chose.

Sans aller jusqu'aux extrêmes que Darm nous proposa, je me dirigeais vers eux, avec la très ferme intention d'en finir avec ce combat qui n'avait pas lieu d'être. Je frappais du talon dans le creux exposé de ses aisselles, le forçant à lâcher prise. Il ne lâcha pas. Je ne m'arrêtais pas de frapper, lui tombant sur la nuque avec mon coude, la faisant petit à petit tomber en morceaux. Il ne bougeait plus beaucoup, essayant seulement de se recroqueviller, d'éviter tant bien que mal mes coups. J'avais pour plan de continuer jusqu'à dénuder complètement ce qui se trouvait dans la gangue de pièces, et avoir réponse à mes quelques questions à son sujet, de la manière douce ou forte.
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Lun 15 Juin 2015 - 22:32
Pendant encore un instant, le Darm sembla se perdre dans sa tête, puisqu'il bugga un peu, avant de se secouer et de charger de nouveau le méchant, le bloquant pour l'empêcher de bouger. Il avait l'air de nouveau comme au début de la nuit, un barbare qui parlait comme avant. Elle ne comprenait toujours pas ce qu'il s'était passé pendant quelques instants, mais en tous cas, c'était drôle. Il leur cria de... de le tuer? Mais c'était... Arf... Autant elle ressentait pas vraiment sympathie pour lui, autant si Jean-Baptiste pouvait s'en occuper... car ça la gênait un peu quand même...

Et puis elle était toujours fatiguée, et elle avait toujours mal au ventre, et elle avait toujours mal à la tête à cause du bruit.

Heureusement, le Voyageur répondit à son appel silencieux, rejoignit le vieux et commença à lui taper dessus. Mais il n'avait pas vraiment l'air de vouloir le "buter". Après quelques secondes à regarder son manège quelques mètres en retrait, l'enfant comprit qu'il essayait de lui retirer son armure. Et Liu Hui n'avait pas l'air vraiment en forme, vu que les pièces au sol ne retournaient pas sur son corps. Mais il y avait plusieurs couches de puzzle, et l'homme allait devoir taper longtemps pour tout enlever. Vu qu'il avait l'air de vouloir l'épargner, la fillette se dit qu'il ne devrait pas vraiment y avoir de problèmes si elle l'aidait au moins pour ça. Ça coûtait rien et ça lui était facile.

Elle s'approcha donc du trio, son bâton dans la main droite, et l'autre main appuyée sur l'estomac. Quand elle fut assez près du type, toujours plus grand qu'elle même accroupi, elle laissa son arme tomber et posa sa paume sur la structure, disant à voix basse au fragments de se retirer et d'aller dans leur valise, toujours ouverte à côté de la sortie de la grotte. Elle agrémenta son ordre d'une onde de confiance, et les piécettes les plus proches se désincrustèrent pour voleter derrière elle, bientôt suivies par leurs voisines, celles qui étaient tombées et celles du bâton, le tout sous les plaintes et les grognements du papi. Un nuage scintillant et émettant un bourdonnement toujours aussi bruyant pour la gamine s'éleva donc paresseusement, frôlant le sol jusqu'à leur boîte, où elles réussirent toutes à rentrer après quelques instants. Elle ne se souvenait plus du nombre exact de morceau, mais même avec leur petite taille, Mara était sûre que ça ne rentrait pas en vrai. Ranger ses affaires avait quand même l'air vachement plus simple à Dreamland.

Quand la malle se referma, le bruit cessa si soudainement que la jeune fille sursauta et resta quelques secondes immobile, ébranlée par le silence qui venait de tomber. Elle avait presque l'impression d'entendre le sang battre à ses tempes. Et sa migraine foudroya son crâne comme un éclair. Grimaçante, elle plaqua ses mains contre sa tête, massant son cuir chevelu et laissant ses deux camarades à leurs affaires, avec le petit vieux redevenu tout chétif entre eux. Elle leur tourna le dos, se redirigeant vers le trésor, et pour être sûre qu'il ne soit pas tenté de rejoindre son maître d'origine, elle s'assit purement et simplement dessus.

Elle jeta un vague coup d'oeil aux trois hommes, sans vraiment comprendre qui parlait ou criait sur qui. Elle fit tomber son front sur ses genoux, un long sifflement retentissant à ses oreilles, avec l'étrange sensation que quelqu'un avait baissé le volume sonore du monde entier, tandis que ses avant-bras serraient son ventre. Sous le coup de l'adrénaline elle avait plus ou moins ignoré le coup, mais maintenant que ça se calmait... Ça faisait quand même un mal de chien. Elle avait un peu envie de vomir du coup. Bon, par contre, ça l'ennuyait un peu de rater la fin de la nuit, c'était comme arrêter un film à un quart d'heure du générique. On perdait toute la résolution et on était frustré.

Se relevant en titubant un peu, elle ramassa la valise et retourna vers les trois autres, sa charge cognant ses genoux à chaque pas. La vache, elle allait s'en souvenir longtemps de cette nuit... C'était pas forcément la plus violente, mais qu'est-ce qu'elle avait été longue. Le sifflement dans ses oreilles s’atténuait un peu et elle entendait plus ou moins les voix.

Elle se demandait quand même quand est-ce que ça allait finir. Elle n'avait pas envie d'un plot twist idiot, du genre "Et là, la deuxième partie de la nuit commenç-"

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

...

J'entends pas le réveil. Mince! Il m'a pas réveillé? Mais nan, Papa serait venu! Mais il est quel heure alors? Je me suis réveillée toute seule?

... 6h57? Trois minutes avant mon réveil? C'était même pas une nuit complète, il restait encore trois minutes?

...

Ah! Mince! Du coup je sais pas ce qu'il se passe... Faudrait que je demande à Jean-Baptiste ou au Darm si je les recroise... Je me demande si le Darm est assez intelligent pour se souvenir de trucs qui remontent un peu... En tous cas, c'était drôle. Enfin, ça dépendait des moments. Le truc de la pièce géante qui vole, c'était drôle. Mais faudrait que j’apprenne à choisir ce que je veux entendre car là, avec les pièces... D'ailleurs, pourquoi je peux pas entendre les insectes? Enfin si, je sais que je peux les entendre, mais je devrais en entendre tout le temps, non? Peut-être que je m'en rends pas compte... Ou que comme je les vois pas... Mmmh, 'sais pas. Je me demande si-


Biiiiiiip... Biiiiiiip... Biiiiiip

Ah zut, le réveil!
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Ven 19 Juin 2015 - 8:06

Le mec nommé Jean-Baptiste se ramena et commença à marteler le vioque de coup, ce qui fit naître un sourire lubrique sur tes lèvres. À chaque pièce de puzzle qui tombait, il te semblait que c'était un morceau de la chair de cette satanée créature qui se détachait. Et cette sensation était vraiment jouissive.

Petit à petit, et avec l'aide de Mara qui s'était approchée, toute la carapace de puzzle du vieillard finit par se détacher et repartir dans le coffre. Se rendant certainement compte de l'imminence de sa défaite, l'homme recroquevillé laissa échapper une voix tremblante.


- Arrêtez... Ayez pitié d'un pauvre vieillard...

- Ne t'inquiète pas, je te tuerais AVANT de dévorer tes tripes. J'suis pas un monstre. J'm'en prends pas aux enfants, MOI ! t'exclamas-tu en ponctuant certains mots avec force.

Sans sa carapace de puzzle, le vieux était bien moins dangereux et beaucoup plus léger. D'un coup sec, tu l'arrachas du sol et le levas jusqu'à la hauteur de ton visage. Il tenta de frapper ton nez, mais tu l'éloignas en lui faisant décrire un mouvement circulaire.

Tu décidas finalement de faire ce que tu avais voulu faire plus tôt : tournant autour de toi-même, tu gagnas en vitesse mais ne le lâchas pas, bien au contraire. Tu te servis de l'énergie cinétique acquise pour lui infliger de sévères dommages en l'envoyant droit dans le sol à la fin du mouvement.

Un nuage de poussière se souleva, la pièce de puzzle sur laquelle il avait atterri s'étant fendue en deux. Tu inspectas son visage avec une fébrilité empreinte d'une certaine excitation, avide d'y voir perler les gouttes de sang que tu ne sentais pourtant pas. Au lieu de ça, tu ne vis qu'un visage étrangement morcelé en une multitude de pièces de puzzle.

Stupéfait par ta découverte, tu te tournas vers ton compagnon Voyageur.


- T'as vu ça ? Il lui reste une dernière armure !

L'attrapant cette fois-ci par le crâne (il tenta de se débattre mais sans son armure, sa force ne surpassait plus la tienne, lui étant même inférieure) , tu commenças à te servir de sa tête comme d'un marteau-piqueur, fracassant encore plus le sol. Toujours pas d'odeur de sang.

T’inspecta de nouveau le visage du vioque, qui en profita pour te crache un glaviot que tu ne pris même pas la peine d'essuyer. La peau ridée, voire parcheminée, avait laissé la place à une peau plus lisse mais constellée d'une multitude de boutons. C'était de l’acné, mais tu ne pouvais pas le savoir.


- Yerk ! Finalement, vu les champignons qu't'as sur la gueule, j'crois qu'j'vais pas te bouffer...

Tu te tournas vers Jean-Baptiste.

- J'vais ramener ce type-là à mon employeur afin que ce dernier statue sur son sort.

Tu mis ensuite le corps malingre sur ton épaule, avant de t'éloigner d'un pas vif (sans toucher à la mallette que t'avais oublié dans toute cette agitation).

Je ne savais pas si ça avait un rapport avec mon passage dans ton corps, mais t'étais beaucoup plus rusé. En réalité, tu n'avais aucune intention de ramener le vioque à ton employeur. Comme t'avais senti de la retenue dans les coups du Voyageur, t'en avais déduis qu'il n'avait aucune intention de tuer votre adversaire. Pire encore, il serait peut-être même capable de tenter de t'en empêcher.

T'avais donc inventé une excuse pour t'en éloigner afin de faire ta p'tite affaire. T'avais menti. Enfin, pas tout à fait. Tu comptais ramener le type à ton employeur, mais pas forcément vivant.


- Il est loin, votre employeur ?

Depuis qu'il savait que tu n'avais pas l'intention de le manger, mais plutôt de le ramener chez ton employeur, le vieux avait cessé de se débattre et semblait plus confiant.

- Très loin.

Le sourire que tu fis aurait donné des sueurs froides à un mercenaire expérimenté. Attrapant de nouveau ton fardeau par la tête, tu le fracassas au sol sur toute sa longueur, révélant une armure complète en puzzles que le choc avait révélé. Tu continuas de frapper inlassablement, jusqu'à ce qu'une bande entière de puzzles soit partie. T'entrepris alors de fourrer tes mains dans l'espace dénudé, et d'exercer une solide pression afin d'écarter les deux bords de la « peau de puzzle », et d'ainsi dévêtir l'homme de sa dernière armure.

En procédant ainsi, tu avais l'impression de lui retirer sa chair et c'était une sensation très excitante. Tu finis par parvenir à ton but, et ce que tu découvris t'étonnas grandement : derrière l'apparence d'un vénérable vieil homme se cachait un mioche d'une quinzaine d'années, au visage dévoré par l'acné et aux lèvres tremblantes. Démasqué, le gosse se mit à pleurer.


- Ta gueule !

Les pleurs du gosse redoublèrent, tout comme tes exhortations afin qu'il se la ferme. Finalement agacé, t'attrapas une nouvelle fois son crâne et tu le balanças de toutes tes forces contre le sol, comme un gigantesque nourrisson s'amusant avec un hochet.

Tu fis ça jusqu'à ce que les pleurs du mioche cessent. L'odeur du sang qui émana alors du visage ravagé du garçon te fit oublier la présence de « champignons » sur son faciès. Tu perdis la tête.

Le festin pouvait commencer.
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Dim 21 Juin 2015 - 21:37
Mara s'approcha, et tomba presque à coté de notre adversaire. Posant sa main sur le corps de puzzle, elle murmura quelque chose. Sous son impulsion, l'assemblage se déstructura, alors que la multitude des petites pièces se détachaient les unes des autres, dénudant le vieil homme. La volée forma une nuée scintillante dans l'air, produisant à nouveau le bruit si énervant. La seule chose qui me préoccupait était ce qu'elles dissimulaient, mais il restait caché. Alors qu'elles migraient finalement, retournant dans leur coffre, il se retrouva finalement dénudé, à notre merci. J'avais dans l'intention, maintenant que sa protection venait enfin de s'évaporer, de le questionner comme il se devait, quand il implora notre clémence.

Avant que je puisse faire ou dire quelque chose, Darm l'avait attrapé, et le balançait avec force sur le sol après l'avoir fait tournoyer. Mon compagnon était surexcité, et cela m'inquiétais un peu. La violence du coup me fis apparaître sur le front un pli soucieux, mais pas parce que je me préoccupais de l'état de la pauvre victime. Enfin, si justement. Loin de paraître blessé, il se ... fendillait, dans un motif que je commençais, décidément, à voir partout.

"T'as vu ça ? Il lui reste une dernière armure !"

"Oui, en effet. tu ferais mieux d'être plus ...*BAM*

Circonspect, prudent ? Très peu pour lui, apparemment. Prenant le pauvre crâne dans son énorme main, il défonça de plus belle le sol, en fracassant non pas méticuleusement, mais avec une frénésie pour le moins malsaine. J'étais à deux doigts d'intervenir, mais quelque chose me retenait. la légère mais prégnante frustration accumulée jusqu'à présent trouvait, par l'intermédiaire de la sauvagerie de Darm, un exutoire plutôt malvenu. Trop ambivalent pour que je prenne une décision qui n'avait, d'ailleurs, pas lieu d'être. Je n'aimais pas avoir à m'imposer; que je n'y soit qu'à moitié résolu rendait le choix statique et neutre.

Me penchant par dessus l'épaule du colosse, je distinguais, comme lui, ce qui se cachait sous les couches successives de puzzles. J'étais vraiment très intrigué, qu'est-ce que pouvait bien être cet énergumène ? Une Créature, un Rêveur ? Non, j'avais clairement senti ses coups. La possibilité du Voyageur me semblait très improbable, cependant. Improbable ...

"C'est possible, d'avoir une telle peur ?..."

J'avais parlé entre mes dents, complètement abasourdi. De ce que je pouvais voir, nous avions affronté quelqu'un caché sous des couches protectrices de puzzles, quelqu'un de boutonneux, disgracieux, manifestement terrifié; on ne distinguait pas grand chose, seul une partie de sa tête était dénudée. Si je m'attendais ... Que faisait-il de ses nuits, le bougre, à se complaire dans je ne sais quelle pantomime ridicule et pompeuse ? J'aurais bien posé la question, en effet. Darm, dont la face s'ornait d'une traînée luisante et baveuse, les traits encore un peu contractés dans un rictus de mauvais augure. Il le pris d'autorité, parlant de son "employeur", d'un ton qui me laissait un peu perplexe. Pas raisonnable, loin s'en faut, et la violence dont il avait fait preuve ne m'incitait pas à la confiance. Cependant ... Ah, je n'avais rien à faire avec ce drôle de gars, non ?

La vivacité de Darm coupa court à mes hésitations. Oui, autant le lui laisser, et tant pis. Me tournant vers Mara, que j'avais vaguement vu s'éloigner de nous pendant que nous décortiquions notre adversaire. Plus rien. Seul restait le coffre, fade dans la platitude extrême, au milieu de ce plateau de puzzles. Le temps de tourner à nouveau la tête, et Darm se perdait déjà dans une pente. Tout seul, donc ...

Tournant mon regard vers le ciel, je ne vis que des pièces, paresseuses, qui me couvraient de leur ombre. J'eus la sensation que, si quelqu'un, à mon réveil, me parlait de quelque manière que ce soit de puzzle, j'allais l'étriper. J'en avais plus qu'assez, en effet. Plus qu'assez de me sentir limiter. D'un bond, je m'envolais, laissant le coffre stérile où il était. Le délice de l'élévation me parcourut tout entier, vibrant en moi. Je rejoignis les grandes migrantes, caressant la plus proche à son passage, prenant mon calme dans cette bête plénitude. Je n'avais cependant pas pour intention de rester ainsi. M'élevant à nouveau, je tentais de m'éloigner de l'amas, afin de retrouver de potentielles traces des gnomes. La recherche de



________


Mon coussin ! Où était mon coussin ?! Il devait être ... Oh ...
Poussant un petit grognement, je me levais à moitié dans mon lit sans dessus dessous. Les couvertures étaient renversées, mon oreiller introuvable ... Un vrai capharnaüm. Je passais machinalement la main dans mes cheveux, aggravant par là même le noeuds qui s'y formaient. La lumière du jour me paraissait, douce et indolente, à travers mes rideaux à moitié tiré. Un coup d'oeil me permis de vérifier deux points importants. Oui, je n'étais pas trop tard, non, il n'y avait personne avec moi. Assez d'imprévus suffisaient amplement. Un autre grognement, je me levais, lentement, faisant craquer mon dos et mes bras, en me faisant lentement à l'idée qu'une journée commençait pour moi.

[HRP : RP clôturé, c'était marrant, merci à vous deux ^^ Et bonne chance au malheureux staffeux :p :HRP]

[Réponse HRP : Vous le paierez un jour ! Ne vous en faîtes pas ! :HRP]
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Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara)

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