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Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara)

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MessageSujet: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Lun 9 Fév 2015 - 16:43
Cette fois-ci, je me suis retrouvé au Métro, une fois le sommeil venu. Eh non, plus de Royaume des doutes pour moi, fini les sarcasmes de la greluche d'Onirion, fini les rochers sensitifs et les nuages voyeurs. Le Métro est bondé, aussi dois-je jouer de mes capacités pour arriver jusqu'à la rame, et m'y engouffrer. On me regarde du coin de l’œil, mais tout est plutôt calme, cette fois ci. Les Voyageurs et créatures rassemblées dans mon wagon restent silencieuses, et seul des regards sont échangés.

Je me suis arrêté au "Village Puzzle", par curiosité. Quel joyeux bazar. Tout y est constitué de pièces intriquables, qui voguent au gré de leurs énigmatique désirs, à moins que ce ne sois pas pur hasard. Il en résulte un paysage mouvant et éphémère, où se faire percuter ou écraser semble chose facile. Je suis le seul à descendre; manifestement, personne ne s'intéresse à cet endroit. C'est ce que je veux pour cette nuit. Je m'envole, louvoyant entre deux pièces qui migrent vers de plus hautes sphères, caresse la surface de la première au passage, me pose sir la deuxième, et me propulse plus haut d'une détente.

Comme à chaque fois, les sensations qui m'envahissent m'emportent dans le mouvement fluide et électrique du couple que je forme avec mon aura. ma perception s'affirme, mon contrôle se précise un peu plus chaque nuit. L'effort que je faisais pour m'élancer en l'air il y a quelques jours me fais sourire; et c'est en tournoyant en l'air que j'esquive les pièces géantes, remontant les courants qui les porte.
J'observais les alentours, attentif à quelque chose brisant le paysage de ses formes autre que puzzlesque. Un rêveur est posé, les yeux fermés, sur une pièce immobile, à plat sur le sol. Quelques petits êtres déambulent, visiblement affairés. Curieux, je perd de l'altitude, tentant de les observer sans qu'ils me repèrent.

Ce sont des créatures, ressemblant à des gnomes, la peau jaune, habillés de vêtements dont la couleur grise jure avec le reste du paysage. Ils n'ont pas l'air à leur aise, et j'en vois plusieurs se faire emporter par une pièce qui s'élève, et un malheureux se fait aplatir par sa compagne plus encline à la descente.
Leur procession m'intrigue; que font-ils ici, alors qu'ils sont dans une gêne manifeste à ne serais-ce que se déplacer ? Certains portent sur leur dos des sacs de toile, d'autres ce qui ressemble à des sacoches, mais ils sont tous chargés comme ... des mules. Des mules ?
Serait-ils de simples transporteurs, des marchands, des commis d'une organisation peu scrupuleuse, pour envoyer ainsi de faibles gnomes crapahuter dans un Royaume inoffensif et peu peuplé, mais difficilement praticable par de simples piétons ? Ou un contingent de croyant de la sainte pièce de puzzle venu faire des offrandes ?
La troisième solution est peu probable. Je penche pour de simples transporteurs, des sherpas. Mais commandité par quoi ? Et pourquoi ici ?

"Peu peuplé ... Une transaction illicite ?"

Je me murmure à moi-même, fixant ainsi un avis plutôt qu'un autre afin de l'approfondir. Oui, le Village Puzzle constitue un bon endroit pour être tranquille, en tout cas isolé de regards indiscret (comme le mien), sans pour autant être mortel pour ceux qui y mettent le pied.
Une transaction, mais de quoi ? Des artefacts quelconque, surement pas. Drogue, armes ? Les armes ne sont pas interdite, la drogue l'est dans les Royaumes qui n'y sont pas dédiés, enfin la plupart. Mais pourquoi autant de gnomes, il y en a bien une vingtaine ? Pour répartir le transport, et limiter les pertes ? Mais quelles pertes ? A part ceux qui se feraient prendre en sandwich par deux pièces, je ne vois pas ...
Une attaque, alors ?

"Oui, quand on trempe dans ce genre de milieu, on a toujours des ennemis ..."

Mais, pourquoi ici ? Cet endroit est tout de même facilement accessible, j'y suis arrivé par le Métro.

"Mais il est difficilement praticable pour la plupart."

Comme pour me donner raison, un morceau constitué de trois pièces, emboîtées à la verticale, me fonce dessus. Je passe en dessous, les yeux rivés sur la file des gnomes qui peinent, là en bas. Ils doivent être à 50 mètres, à présent, je reste donc peu visible, perché à 20 mètres au dessus du plancher mouvant.
Je vais continuer à les observer en étudiant les autres hypothèses, j'ai après tout la nuit entière pour cela. Moi qui pensais vouloir la tranquillité, un rien me passionne, et me voilà à espionner une bande de mules.

"En avant, que ma curiosité me porte !"

Je m'élance doucement, vers les pauvres gnomes, intéressé. La suite me captive déjà ...
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Mar 10 Fév 2015 - 8:47
Entre son apparition dans le monde onirique et le moment où elle dut se jeter sur le côté pour ne pas mourir écrasée, Mara eut approximativement cinq secondes. Cinq secondes pour se rendre compte d'un sifflement inhabituel, pour ouvrir les yeux et se rendre compte qu'elle était sous une ombre qui grossissait. Chaque nuit qu'elle passait à Dreamland, la fillette remerciait un peu plus son instinct de survie. Elle hésita à appeler "chance" ce qui l'avait fait apparaître à seulement un pas du bord de l'espace creux ou la pièce de puzzle géante s'était encastrée. Sa notion de "chance" l'aurait plutôt fait apparaître hors de l'emplacement. Voir hors de ce royaume de fou.

L'enfant était assise par terre, respirant rapidement bouche ouverte pour tenter de faire passer sa soudaine grimpée d'adrénaline. À quoi elle pensait aussi, de s'endormir en ne pensant à rien? Un jour, elle allait vraiment mourir dès son "réveil", et ça allait pas être drôle. Elle fixa la grosse forme, bien trop grosse pour être une pièce conventionnelle. Enfin bon, une pièce conventionnelle est rarement suffisamment grande pour pouvoir écraser plusieurs personnes d'un coup. Merci Cap'tain Obvious. L'enfant soupira en regardant la pièce potentiellement mortelle qui... s'enfonçait dans le sol...? Avec les autres?

La Voyageuse sursauta et se dépêcha de sauter de son support qui s'élevait paresseusement dans le ciel. Elle aimait pas quand le sol partait en voyage. C'était malsain. Elle avisa le-dit ciel. Un ciel bleu parcourut des nuages blancs aux formes... puzzlesques, mais immobiles en eux même. Ils se déplaçaient ou changeaient de forme en d'échangeant de petits bouts de nuages. Certes, pourquoi pas. Pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'elle avait atterrit dans un Royaume qui avait une certaine affection pour les puzzles. En levant les yeux, elle se rendit peu à peu compte que toutes les pièces de sol qui s'élevaient ne partaient jamais très haut et finissaient par se reposer ailleurs. Elle commença à marcher dans le paysage un peu chaotiques de ces pièces encastrées plus ou moins aléatoirement sur des collines et des plaines. En en voyant une s'élever doucement plus loin, elle sauta dessus pour pouvoir prendre de la hauteur.

Même si la pièce se déplaçait rapidement, Mara pouvait observer le paysage. Des montagnes qui étaient pas mal de choses mais certainement pas stables, des arbres dont les feuilles semblaient être d'autre piécettes, des sortes d'habitations étranges... Sa pièce se posa finalement au pied d'une montagne aussi chaotique que les autres. Elle y resta quelques secondes, persuadée que la pièce ne se relèvera pas tout de suite. Elle vit soudain au pied de la montagne des yeux brillants qui la fixaient. Elle s'approcha, curieuse, mais vit que les yeux semblaient s’enfoncer dans la petite grotte. Souriant, elle s'accroupit devant la petite entrée et dit gentiment:

- Ne t'inquiète pas, tu peux sortir...

La bête tressaillit un peu et sembla s'approcher de la sortie. Dans un sens c'était normal qu'elle soit surprise, elle ne devait pas souvent pouvoir communiquer avec d'autres races que la sienne, surtout avec un Voyageur. L'animal sortit sa tête du trou. Une sorte de belette presque rouge. Mara n'était pas experte dans la faune de Dreamland, mais elle était assez sûre que la belette n'était pas sensé être dans ce Royaume. Le mustélidé couina, comme à peu près tous les animaux du genre que l'enfant croisait:

*Tu peux me comprendre...? Tu me comprends?*

La petite acquiesça, attendrie, et laissa le petit mammifère s'installer sur son épaule en l'écoutant.

*J-je... Je me suis perdue... Je poursuivais un papillon puis je suis arrivée ici, et je me faisais poursuivre par ces énormes trucs... J-je sais pas ce que... J'ai peur...*

La Voyageuse la caressa doucement pour la calmer, la convainquant qu'elle était en sécurité avec elle. Bon, c'était pas totalement la vérité. C'était limite un mensonge, mais elle était plus en sécurité sur son épaule que sous un enchevêtrement aléatoire de pièces de puzzle. D'habitude, Mara aimait bien les puzzles, mais elle sentait qu'elle allait faire une overdose, là.

Elle entreprit d'escalader la montagne pour essayer de trouver un Royaume plus sûr à l'horizon. Crochetant plus ou moins efficacement les grosses prises qu'offraient les pièces, elle arriva au sommet après un certain temps d'escalade, en sueur. Au sommet de l’amas de pièces s'était formé une sorte de plateau sur lequel plusieurs individus aux longues oreilles discutaient en cercle, un coffre entre eux et des lances dans les mains. Ils étaient assez grands, avaient une silhouette effilée, et auraient pu être assez classes si leurs crânes n'avaient pas l'air de former un long chapeau pointu qui retombaient derrière eux. Ce genre de chose pouvait être classe quand il s'agissait bel et bien d'un chapeau, mais quand c'était une sorte d'amas de peau flasque avec éventuellement une structure osseuse dedans.

Ils portaient des tuniques très colorées qui semblaient rapiécées de partout. Curieusement, elles se fondaient assez bien dans le décors. Sans doute des habitants locaux. L'un deux qui était resté à l'écart pour surveillant le sol, accourut vers eux et leur dit quelque chose. Mara était trop loin pour entendre, surtout qu'elle s'était cachée derrière plusieurs pièces comme si c'était un rocher. Elle hésitait à aller leur parler. Elle ne gardait pas un bon souvenir de la dernière fois qu'elle s'était approchée d'individus étranges armés de lances.
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Jeu 12 Fév 2015 - 0:59

T'avais vraiment envie de te casser et ça se lisait sur l'expression maussade qu'affichait ton visage. Cela faisait maintenant dix bonnes minutes que ton possible futur employeur t'énumérait son arbre généalogique et ça t'agaçait prodigieusement. Bien entendu, tout en toi évoquait une totale désinvolture qui encourageait ton interlocuteur à persévérer dans son monologue : les bras croisés derrière la nuque, les pieds sur la table... Il ne manquait qu'un cigare aux coins des lèvres et du scotch chatterton sur les lèvres de l'employeur, et tu serais au paradis.

Hélas...


- … Et donc, vu qu'Edward, c'est à dire le frère du cousin de l'oncle du neveu de la sœur de ma mère, a couché avec Vanessa, alias la sœur du frère de la cousine de la tante de la nièce du frère du cousin de mon père, toute ma famille s'est sentie outragée, d'où ma querelle avec Oscar, le cousin germain du père du frère de la fille du meilleur ami d'Edward. De plus, il est important de souligner que lors d'une entrevue avec John, le beau-frère du cousin du neveu de mon beau-père, ce dernier -John, hein ! Pas mon beau-père- a refusé de me serrer la main. Vous rendez vous compte ?! Mais ce n'est pas fini, il y a également eu l'épisode de la tarte à la cerise, lorsque j'étais avec Hervé. Hervé c'est le cousin du...

Même moi, j'étais incapable de suivre les paroles de l'informateur. Trop de données, trop de noms, trop d'informations qui sortaient en un flot désordonné, trop d’anecdotes inutiles. Sur ton visage se manifestaient des tics nerveux, de plus en plus violents, alors que la noix te servant de cerveau essayait d'assimiler ce surplus d'informations.

Il t'en fallait peu pour péter un plomb, d'habitude, mais ce type te submergeait tant de mots que tu ne savais comment réagir. Un tic nerveux plus violent que les autres te fit bondir de ton fauteuil, et tu profitais de l'élan pour taper du poing sur la table.


- … frappa Jean-Louis avec son chapeau, tandis que Robert tentait tant bien que mal de finir son assiette. C'est alors que je pris la parole, avant que...

- STOP ! J'm'en branle du frère de la... bref, j'm'en branle de tout ça et j'comprends rien. Mais alors, rien de rien ! Nada ! Donc, tu vas réfléchir à c'que tu veux qu'j'fasse et, quand t'ouvriras ta bouche, ce sera pour me donner quatre choses : but de mission, temps imparti, récompense et trucs à pas faire. Sinon, trouve-toi un autre mercenaire !

Ton commanditaire se mit à réfléchir, voulut ouvrir la bouche, se ravisa puis se remit à réfléchir. C'était lui, ou plutôt ses lèvres, qui étaient parcourues de tics nerveux. De toute façon, t'étais le seul mercenaire à avoir répondu à son annonce, et il pouvait pas juste t'envoyer balader.

- Vous êtes certain que vous ne voulez pas savoir ce qui est arrivé à Robert ? Quand même, Robert....

Tu lui servis ton regard « J'vais manger ton cœur en entrée, et tes couilles en dessert » et il se tut, réfléchit et, avec la plus mauvaise volonté du monde, finit par cracher le morceau.

- Votre mission consiste à geler les flux de marchandises entre Edward et ses fournisseurs. Il emploie des gnomes pour se faire amener sa -ahem- « marchandise », donc il vous suffira de les empêcher d'arrive à bon port. Vous pouvez les tuer, les brûler, leur voler leur marchandise, bref faites ce que bon vous semble tant qu'Edward n'a pas sa marchandise. Vous avez jusqu'à demain, car ce sera l'anniversaire de Rémi, le cousin... bref, c'est un jour important pour moi. La récompense était indiquée dans l'annonce, c'est tout ce que j'ai à offrir à savoir ma collection de puzzle.  Et sinon, vous pouvez faire ce que vous voulez tant que vous remplissez la mission.

Pourquoi avais-tu accepté cette mission si la récompense n'était qu'une vulgaire collection de puzzles ? Et bien, tu croyais qu'une collection de puzzles, c'était une collection de pulls, et t'espérais trouver un pull bien viril et dark qui serait à ta taille parmi cette collection, car tu commençais à avoir froid à force de te balader le torse dénudé.

Bien entendu, je t'avais laissé confondre « pull » et « puzzle » car j'avais hâte de voir ta réaction quand tu découvrirais ta « récompense ». Quel abruti ! De toute manière, tu m'aurais ignoré si j'avais essayé de te donner la vraie signification du mot "puzzle".

Pour les besoins de la mission, tu t'étais donc rendu au Village Puzzle, dont tu ne comprenais pas le nom : pourquoi s'appelait-il ainsi alors qu'il n'y avait pas le moindre pull en vue, mais juste des espèces d'énormes pièces qui essayaient -en s'emboîtant- de t'écraser toutes les trois minutes.

Enfin, c'était un moyen de locomotion comme un autre et, après avoir compris que la progression dans ce royaume était plus lente quand on se contentait de marcher sur le sol, tu te déplaças par la voie des airs, en changeant de « pièce géante » à chaque fois que cela t'était possible.

Le puzzle que t'utilisais pour te déplacer se dirigeait vers le sommet d'une espèce de montagne faite de centaines de pièces de puzzle géante. Tu restas donc dessus car, depuis les hauteurs, il te serait plus simple d'apercevoir la file de gnomes qui se dirigeait vers Edward. Et donc, de savoir vers quelle direction aller.

Cependant, en arrivant à proximité du sommet, tu te rendis compte qu'il n'était pas désert : plusieurs lanciers. N'attendant pas que ton « véhicule » heurte le sol, tu décidas de prendre les choses en main et bondit à côté des créatures armées de lances.


- Salut les pédales ! Vous auriez pas vu des gnomes, par hasard?

Les créatures te répondirent pas, mais reculèrent d'un pas et mirent leur lance entre toi et elles, agissant comme si elles protégeaient quelque chose. Tu remarquas qu'il y avait, derrière elles, un coffre.

- Tiens? C'est quoi qu'vous cachez, les fiottes ? Votre réserve de lubrifiant ?

Tu fis un pas en avant, et un lancier t'opposa sa lance que tu attrapas d'une main, et brisa comme s'il s'agissait d'une brindille.

- Hé ! Fais gaffe avec ça, mon con ! T'sais, c'est pas un jouet, tu pourrais te blesser...

Le dernier mot avait été prononcé avec une lueur sinistre dans le regard. En brisant la hampe de l'arme, tu t'étais ouvert le bras avec un éclat de bois et la vue du sang, même le tien, ne te rendait pas particulièrement pacifique.

Est-ce que les créatures allaient accepter de se faire traiter ainsi, ou allaient-elles t'attaquer ? Et la petite fille cachée derrière le puzzle/rocher, dont tu n'avais pas perçu la présence... Allait-elle t'aider ? Rester cachée ? Aider tes possibles adversaires ?

Des questions que j'étais le seul à me poser, finalement. Qu'est-ce que ça peut être lourd, parfois, d'être le cerveau du groupe...

[HDJ : Je te laisse gérer les PNJs que t'as introduit, Mara. Mon perso ne t'attaquera pas si tu lui causes aucun soucis. Il n'attaque pas le sexe faible (à ses yeux) sans raison valable. Il tentera plutôt de t'impressionner. ]
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Lun 16 Fév 2015 - 11:33
La troupe de gnomes progressait parmi le paysage mouvant, ardemment et hardiment. Mais marcher en file sur des pièces géantes qui ne font que bouger les unes sur les autres est chose ardue pour de si petites jambes, à ce que je voyais, depuis mes hauteurs. Les infortunées créatures crapahutaient à vitesse réduite, et chacun semblait lutter pour ne pas tomber. Etre si lourdement chargé ne les aidaient surement pas ... Mais leur empressement, malgré les difficultés, m'interrogeai autant que leur présence.

Manifestement, ils étaient pressés, et pas par l'envie du travail bien fait. Quel que soit leurs employeurs, si ils en avaient bien, ils ne devaient pas être tendre dur les retards, en plus de manquer singulièrement de courtoisie.
Tout cela m'intriguais bien trop à mon goût, d'autant plus que je sentais que je me mêlais des "affaires" d'autrui, quelles qu'elles soient. D'ordinaire, je sais me tenir, et respecter le besoin de tranquillité des autres, puisque j'en attend de même. Ma curiosité dévorante n'est  jamais assouvie au dépend d'autrui, tout du moins j'évite autant que faire se peut ces cas de figures gênants.

"Mais cela, c'est quand je ne suis pas ici ..."

A Dreamland, je me freine bien moins, et laisse libre cours à mes penchants si peu appréciés en société. En quête d'action, je préfère de loin violer je ne sais quel échange secret plutôt que passer à coté !

"A moins que je me sois simplement fait des films, il va sans dire ..."

Sans dire, cela est au dessus, et largement, de mes moyens.
Que ce soit ici ou dans la vie réelle, je ne me bride pas et profite de ma tendance à parler tout seul,  élaborant des soliloques avec moi-même, jouant et le narrateur et l'interlocuteur. Pendant mes palabres intérieures (mais pas tant que ça), la farandole de gnomes est arrivé jusqu'à une, disons montagne puzzlesque, et font une pause a son pied. Ce n'est pas trop tôt, si j'en crois leur mine, qui me paraissent accablées, depuis mon point de vue distant. Leur teint a viré du jaune au presque blanc, et certains s'affalent sur le sol, visiblement éreintés.

Aucun d'eux, cependant, ne se séparait de son harnachement, malgré l'inconfort évident. L'un d'eux, je le remarquais seulement, avait, accroché à sa bandoulière, une collection de bâtonnets colorés qui, s'il étaient dans le monde réel, ressembleraient à s'y méprendre à des fusées de détresses. Le genre de celle qui, lancée vers un pauvre chaland, pouvait le brûler sans préavis, efficacement qui plus est.

"Précautions nécessaires ?"

En parlant de précautions, me voilà presque à découvert, et même si je doute que les gnomes aient l'envie de contempler le ciel au dessus d'eux, je préfère m'éloigner, partant en direction de la "montagne".
Son sommet s'érigeait en plateau pur et simple, ou, assis en cercle, d'étranges individus discutaient. Longs, les oreilles pointues, une étrange excroissance crânienne retombant dans leur nuque, au vu de la couleur de la chose, identique a celle de leur peau, et vêtus d'amas chamarré de tissus qui, contrairement aux tuniques fades des gnomes, avaient l'avantage de se fondre dans le paysage. Des lances entre les mains, ils se tenaient tous autour de quelque chose.
Je me tenais en l'air, à plus de soixante mètres au dessus d'eux, afin d'éviter qu'il ne me voient en balayant les lieux de regard, ou en regardant au loin.

"Les tenants de la fameuse transaction, peut-être ?"

Mes murmures se perdaient dans les vents changeant, mais pas leur sens : mes soupçons semblaient confirmés. Il était, selon moi, probable que les gnomes que j'avais suivi viennent à la rencontre de ces gigues, et au vu de leur armement, ils se tenaient prêt à se défendre d'un possible fauteur de trouble dans leur affaires.
Mes yeux, à ces pensées furent attirés par une petite forme, recroquevillée derrière un petit monticule de pièces qui formaient un vague abris aux regards. Je me déplaçais, perdant légèrement de l'altitude. Une petite fille, de ce que j'en voyais, cachée de l'attention des lanciers.
Intéressant; que faisait-elle ici ? Elle ne ressemblait pas à un fauteur de trouble, pas de doute, mais elle cachait peut-être son jeu, à défaut de se cacher de mon regard plongeant.

A dire vrai, je commençais à sentir mes limites. J'étais resté trop longtemps en l'air, sans interruption depuis une bonne dizaine de minutes ... Si mes réflexes seraient toujours là, je ne pouvais me garantir une réaction optimale dans ces conditions.
Je descendais donc encore, à présent à une trentaine de mètre d’altitude par rapport à tout ce petit monde.
C'est alors que, d'une pièce au mouvement modéré, surgit sur le plateau une bien antipathique créature. Très grand, puissamment et excessivement bâti, la peau gris cendre, les cheveux et la barbe d'un noir huileux, torse nu, excepté les monceaux de viande de combat bien entendu ...

"En revanche, toi ..."

Le parfait trouble fête. Tout ceci devient de mieux en mieux.
D'un bond, je remonte d'un dizaine de mètres, évitant qu'on ne me repère. Je ne compte pas interférer outre mesure dans leurs affaires, mais nous verrons bien ce qui arrivera. Je suis à portée de piqué, l'adrénaline coulant à flots dans mes veines, vibrant en même temps que mon aura sur le rythme de l'action.
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Ven 20 Fév 2015 - 1:21
Cachée derrière son amas de pièce, Mara ne savait pas vraiment quoi faire d'autre qu'écouter ce qu'il se passait en osant un coup d'oeil de temps en temps. Elle assista, perplexe, à l'arrivée d'un homme curieux, aux allures de Conan le Barbare, mais dont les oreilles pointues trahissaient les origines Dreamlandesques. Pas un Voyageur donc. Il lança d'une voix forte qui surpris la fillette, même si elle collait parfaitement au personnage:

-Salut les pédales ! Vous auriez pas vu des gnomes, par hasard?

La troupe se mit directement sur la défensive face à l'intrus. La petite Voyageuse commence à entendre des cliquetits lui parvenir. Sans doute le langage des êtres. Ils sont encore trop loin pour que son pouvoir puisse le lui traduire. Elle essaya de se reprocher furtivement, et surprend un bout de la conversation:

*-our gêner la transmission de la marchandise?*

*Surtout qu'ils arrivent bientôt...*

*On sait jamais, alors dans le doute...*

L'intrus les coupa pour s'exclamer, regardant le coffre qu'ils cachaient:

-Tiens? C'est quoi qu'vous cachez, les fiottes ? Votre réserve de lubrifiant ?

Alors qu'il commença à s'approcher, l'un des lanciers brandit son arme pour lui barrer la route, sous les approbations des ses paires. À cette vue, l'homme aux oreilles pointues répliqua, avec un air qui paraissait méchant:

- Hé ! Fais gaffe avec ça, mon con ! T'sais, c'est pas un jouet, tu pourrais te blesser...

Et il brisa la lance, à la seule force de sa main. Il sembla se blesser sur le coup, et son expression s'assombrit encore. Ok, Mara, instinct de survie, instinct de survie. Tu reste ou tu es et tu ne bouge surtout pas. La belette gigotait contre son cou, la chatouillant légèrement mais l'enfant n'y prenait pas garde, trop tendue par l'ambiance entre les deux "camps" qui s'affrontaient du regard sur le plateau. Elle entends les membres de la troupe murmurer entre eux:

*Arrêtez, il est trop fort pour nous, vous avez vu sa taille?*

*Ecoutez, qui ne tente rien n'a rien, ils vont bientôt arriver et on DOIT réceptionner les paquets!*

*On peut se séparer en deux groupes, l'un va vers les autres et l'autre le retiens ici.*

*D'accord, toi, toi, toi et vous deux, là, vous y allez, nous on reste ici!*

Les approbations fusèrent et Mara tenta de relever la tête regardant le groupe se séparer en deux, toujours en position défensive, jusqu'à ce qu'un avertissement couiné de l'animal sur son épaule la fasse sursauter violemment. Elle se retourna et vit l'un des êtres jaunes face à elle. Il avait du s’apercevoir de sa présence et s'éloigner du groupe pour s'approcher d'elle et la prendre par surprise. Mince, elle n'avait pas fait assez attention! Il la poussa contre la pile de pièce de toutes ses forces. L'enfant chancela et perdit l'équilibre, faisant s'effondrer le pièces et se révélant à tout le monde.

*Ici, elle nous espionnait!*, s'exclama la créature dans un éclat de cliquetis.

-Désolée, je ne suis pas là pour vous interrompre ou quoi que ce soit! Je suis ici pas hasard!

Celui qui sembla être le leader de la troupe se tourna vers ceux qui devaient partir et cliqueta:

*N'oubliez pas l'artefact, on va les retenir!*

Il se tourna vers le gros bourrin et vers la fillette et dit en langage compréhensible, malgré un étrange accent, appuyant les sons sifflants et claquants:

- On n'aime pas les étrangers ici... Ne nous cous-estimez pas, on a l'avantage du nombre!

Arf, comme à son habitude, Mara n'avait rien pour se défendre et avait pour seul allié un petit animal. Surtout qu'elle n'était pas sûre de la position de Conan de Barbare vis à vis d'elle...
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Ven 20 Fév 2015 - 20:10

Tu étais de très bonne humeur, aujourd'hui, et laissas les créatures se concerter, décidant de la marche à suivre. Pendant ce temps, tu fis craquer ta nuque, puis les jointures de tes articulations. Ils décidèrent de se séparer en deux petits groupes, l'un étant visiblement destiné à te retenir. Tu poussas un petit rire rauque, qui résonna le long des parois puzlesques. La situation t'amusait vraiment, et voir ces nains serraient fébrilement leurs armes suffisait à provoquer ton hilarité.

Ils croyaient pouvoir t'arrêter avec leurs cure-dents ? L'espoir faisait décidément vivre un bon nombre de crétins. Tu continuas donc de te bidonner, ta gigantesque carcasse et ta charpente en fonte suivant le mouvement. Le demi-groupe restant avait fini de parler mais ils eurent la politesse, à leur tout, d'attendre la fin de ton rire pour te menacer de la pointe de leurs lances.

L'un d'eux te baragouina alors qu'ils n'aimaient pas les étrangers, et qu'ils avaient l'avantage du nombre.


- J'm'en branle, j'sais pas compter !

Et c'était vrai : à partir de deux, cela faisait trop pour toi. Qu'ils aient été cent, mille ou dix, rien ne changeait à tes yeux. Impossible de t'effrayer avec des chiffres, des statistiques ou même des pourcentages de réussite. Du « blabla de fiotte », voilà ce que t'en pensais. Il y avait peut-être beaucoup d'adversaires, mais qu'une seule paire de couilles pour tous. Ils partaient perdants, surtout lorsqu'ils en arrivaient à s'en prendre à de pauvres fillettes sans défense.

Tu ne t'étais jamais attaqué à une fillette, même ensanglantée. Pas pour une question de morale, mais plutôt pour une question d'honneur : un vrai homme ne s'en prenait pas aux femmes et aux enfants, sauf cas particuliers.

D'un revers de la main, tu balayas soudain les lances qui te menaçaient, envoyant voler la plupart d'entre-elles. Certains tinrent bon et, lorsque tu chargeas, plantèrent leurs lances dans ton corps massif, sans parvenir à les retirer, néanmoins. Ils restèrent donc accrochés à toi, alors que tu fonçais tout droit sur la grosse pédale qui s'en était pris à une enfant.


- Vous n'êtes rien que des fiottes, qui s'en prennent aux enfants !

Tu le percutas si violemment qu'il vola dans les airs, basculant hors de la montagne de puzzle. Tu lui souhaitais de se briser l'intégralité de ses os dans sa chute. Tu fis signe à la petite de se placer derrière toi, tant pis si elle voulait pas, et arracha les lances plantées dans ton torse, balançant les armes (et un propriétaire, encore fermement cramponné et qui fermait les yeux, priant pour son salut) dans le vide.

Normalement, il fallait laisser une partie de la lance dans le torse, afin d'éviter une hémorragie. Tu n'avais pas ce problème car ton sang, en séchant très rapidement, servait lui-même de « bouchon anti-hémorragie ».

Ceux qui avaient eu la présence d'esprit de lâcher leur lance s'étaient fait écraser sous tes puissantes jambes, sauf un type qui se releva, l'air hébété, et chercha autour de lui la première arme venue. Il ne restait que trois lanciers encore en état, et ils en profitèrent pour ramasser leurs lances et s'approcher de toi sans grande conviction. C'était leur dernier baroud d'honneur, en hommage à leurs camarades tombés au combat.


- Z'avez des couilles, finalement. Vous aurez une mort rapide.

Tu te lanças alors vers eux, dans une charge tout aussi dépourvue du moindre sens stratégique que la première. S'ils avaient un brin d'intelligence, ils s'écarteraient et placeraient leurs lances au niveau de tes jambes, en travers de ta route, afin que tu te vautres et bascules dans le vide.

Tu n'en mourrais pas et, c'était là ma principale motivation, ça t'apprendrait peut-être à réfléchir avant d'agir. Pitié, qu'ils aient cette idée !
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Sam 21 Fév 2015 - 11:19
Tout cela se corsait un peu !
Dès son arrivée, l'impavide et vindicative créature avait causé chez les lanciers un grand émoi. Ils reculèrent, leurs armes pointées, se plaçant entre l'ostrogoth et je ne sais quoi. Pas plus impressionnée que si elle était menacée par du vent, peau-de-cendre attrapa la plus proche des lances, et la brisa dans sa poigne. Ho, il n'y allait pas de main morte en tout cas ! Le stress, chez les agressés, montait à vue d’œil. Manifestement, il ne cherchait pas d'autre registre dans sa relation si ... abrupte.
Sa sauvagerie, de ce que j'en voyais, ne faisait aucun doute ... Mais que venait-il faire ici ? Voler le groupe, ou simplement s'amuser à tout détruire ?

"Les deux, sans doute ..."

Un agresseur gratuit, c'est ce qu'il semblait bien être. A peine arrivé, et déjà sur le point de sauter sur le premier intrépide venu, ou la moins timorée des créatures qui lui faisaient face ... De quoi stimuler mon intérêt. Je redescend en flèche, m'éloignant dans le même temps de tout ce petit monde. Pas question de débarquer comme l'autre venait de le faire. Quoique ...
Mon hésitation s'articulait autour de plusieurs idées, deux principalement. D'une main, les affaires qui se tramaient là en bas ne me regardait pas, mais moi si; je ne comptait cependant pas aller voir cela de plus près, simplement par curiosité. De l'autre main, l'issue de cet entretien musclé m'intéressait au plus haut point, et l'envie d'intervenir me brûlait. Et il y avait la fille. La variable supplémentaire, qui me laissait sans explications. je n'arrivais pas à lui supposer un motif d'être là, blottie contre une aspérité, espionnant (?) les créatures. De quoi mettre à mal mes hypothèses ...

Alors que je continue de plonger plus lentement, indécis, les lanciers se mettent en mouvement. Cinq d'entres eux partent à la descente de la montagne, les autres restant groupés, entre peau-de-cendre et ... un coffre ! C'est un coffre qu'ils protègent. Et l'escadron qui vient de se détacher part dans la direction des gnomes, qui sont toujours à l'arrêt.

"Mes suppositions se confirment ?"

J'exulterai bien, confis dans mon intellect cette fois triomphant, mais la suit me décide, faute de me contenter, à agir. L'un des lanciers a débusqué la gamine, et la pousse violemment, effondrant le tas des pièces, et la menaçant de sa lance. Les autres encerclent progressivement peau-de-cendre, lances pointées, l'air plus que déterminé. Je ne connais, au final, aucuns de enjeux présent dans cet échauffourée. Peu m'importe, pour le moment. La gamine, elle, est en mauvaise posture, et si je n'ai pas la fibre héroïque, je ne la laisserai pas se faire empaler en toute innocence. La montagne de muscles, c'est une autre paire de manches.

Il n'est pas venu pour parler tricot, et le sang que je vois sur son avant bras, couplé à son expression faciale, n'inspire pas à la tranquillité. Alors que je me rapproche posément, j'entend un étrange rugissement, et il fonce soudain, percutant de plein fouet les lanciers. Écrasés, piétinés, ils se firent balayer par peau-de-cendre, alors que leurs armes volaient, quand elles ne restaient pas dans son corps, dérisoires.
Sa charge avait été un vrai massacre. Du groupe de lanciers, seul trois étaient encore valide, les autres gisant au sol, ou loin en dessous de nous. Ils se relevaient, attrapaient les armes tombées au sol, dans une dernière tentative de résister au colosse. Qui s'apprêtait déjà à charger de nouveau.
Cela suffisait, j'étais assez proche pour ne plus être spectateur.

J’atterris souplement à coté de le jeune fille, toujours par terre, alors que l'autre terminait son massacre. J'arrivais un peu tard dans l'action ...

"Pas le temps des présentations, désolé"

Puis, d'une voix plus forte,

"Je ne sais ce qui se passe ici, mais ça suffit ! Elle n'a pas plus que moi l'envie de se faire embrocher ou emboutir pour quelque chose qu'elle ignore. Donc laisse là tranquille."

En tournant mon regard vers peau-de-cendre,

"Et toi, que fais-tu ici ? Tu es là pour semer le trouble dans leur affaires, ou c'est pour le plaisir de la gratuité ? C'est leur coffre que tu veux, ou peut-être les gnomes qu'ils attendaient ?"

Un poil trop grandiloquent, mais la colère est mauvaise conseillère; or la mienne est montée en même temps que je descendais, et à présent mon être et mon aura bouillent littéralement (en tout cas pour l'un des deux), et ma voix a claqué, plus vite que mes pensées modératrice. J'ai agi impulsivement, pris dans le feu d'une action qui était extérieure à moi. Mais mon implication ne fait plus de doutes, et j'ai le sentiment que ce n'est que le début ...
Peau-de-cendre finit sa course en tombant à son tour de la montagne, ajoutant un je ne sais quoi de burlesque à la situation pourtant sanglante.
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Sam 21 Fév 2015 - 13:10
Tout d'abord, Conan le barbare avait eut l'air de vouloir la... protéger...? Donc avait chargé dans le tas en lui intimant de rester derrière. La scène qui c'était déroulée après été assez gore pour une petite de 11 ans, et il faut avouer qu'elle eut la gorge nouée et plusieurs haut le coeur à la vue des gerbes de sang et des bruits évocateurs. Elle était déjà assez pâle, regardant le bourrin accomplir son oeuvre lorsqu'un autre type, un Voyageur lui, atterrit purement et simplement à côté d'elle, avec la délicatesse de ceux qui contrôle leur chute. Il annonça dignement:

"Pas le temps des présentations, désolé"

Soit, tant pis pour la politesse. En même temps, dire son nom à quelqu'un en plein combat est rarement très utile. Non mais sans ironie, hein? Comment tu veux que le type réagisse? Soit il te connais et il te reconnais donc pas besoin du nom, soit il te reconnais pas et il a sans doute autre chose à faire que de répond "ok, si tu veux" à quelqu'un qui lui dit un nom inconnu, ou de se creuser la tête pour tenter de reconnaître une vielle connaissance. Mais préciser qu'il n'y avait pas besoin de faire des présentations lui paraissait pas très malin. Ou alors c'était juste pour tenter une entrée charismatique. Bref. Il continua plus fort:

"Je ne sais ce qui se passe ici, mais ça suffit ! Elle n'a pas plus que moi l'envie de se faire embrocher ou emboutir pour quelque chose qu'elle ignore. Donc laisse là tranquille."

Ça avait le mérite d'être vrai. Mara jeta un œil à la belette qui s'agitait sur son épaule, et qui couina à son oreille:

*Je... j'avais vu un truc qui volait au loin... je crois que c'était lui...*

Donc l'hypothèse de "l'entrée charismatique" se confirmait, si il avait en plus attendu le bon moment pour se pointer. La fillette haussa un oeil à la vue du Voyageur qui commençait à s'échauffer contre Conan:

"Et toi, que fais-tu ici ? Tu es là pour semer le trouble dans leur affaires, ou c'est pour le plaisir de la gratuité ? C'est leur coffre que tu veux, ou peut-être les gnomes qu'ils attendaient ?"

Donc il était lui aussi venu totalement au pif? Ils étaient là, tous les trois à se mêler d'affaires qui ne les regardaient absolument pas et à embêter des honnêtes gens? Elle pouvait comprendre l'excitation et l'énervement de ces derniers vis à vis d'eux. Elle jeta un oeil légèrement inquiet au Voyageur nouveau venu qui semblait... "pulser" ou quelque chose du genre. Mara ne savait pas trop ce qu'il faisait donc eut la délicatesse de s'éloigner de quelques pas, reportant son regard son l’exécution unilatérale qu'était le combat du barbare. Nan, elle ne le regarda pas longtemps non plus, c'était quand même vachement sale.

Mais elle reporta assez vite son regard sur la scène, puisqu'une situation presque drôle venait d'avoir lieu de l'autre côté du plateau. Surpris par l'exclamation, l'une des créatures avait fait un faux mouvement salvateur, enfonçant la pointe de sa lance dans la cheville du bourrin, le faisant trébucher et tomber de la montagne. Puis moins drôle, les trois survivants essoufflés se tournèrent vers les deux Voyageurs, redressant bravement leurs lances parmi leurs camarades affalés tout autour, visiblement prêts à poursuivre le combat malgré leur fatigue apparente. Prise d'une pulsion pacifique, la gamine s'avança vers eux, les mains levée vers le ciel et tentant de dire de sa petite voix timide et inquiète:

- Je suis désolée pour ce qu'y se passe, je connais pas l'autre monsieur qui est tombé mais on vous connait pas, on a aucune raison de se battre comme ça! Et y faut que vous soignez vos blessés aussi. Je peux comprendre ce que vous dites, on veux pas vous-

Une violente explosion, suivie d'une gerbe de flamme teinta l'ambiance de rouge au loin, augmentant légèrement la température ambiante. Tous se figèrent et fixèrent la silhouette qui apparu quelques secondes avant de s'évaporer dans un grand fracas. Mara ne comprenait plus rien du tout. Son pouvoir lui traduit cependant les plaintes des êtres qui semblaient affolés.

*Que s'est-il passé?!*

*Non! Ils ont ouvert le coffre ces imbéciles!*

Mara répéta, surprise et un peu perdue:

- Ouvert le coffre?
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Dim 22 Fév 2015 - 13:58

Bien fait pour ta gueule! Te voir chuter était un vrai délice. Malheureusement, un OVNI ( puzzlesque, évidemment) se trouvait sur ta route et tu étais parvenu à t'y raccrocher d'une seule main. Mais tes muscles étaient très fortement sollicités, et tu allais bientôt finir par lâcher prise, pour t'écraser quelques centaines de mètres plus bas. Cela te servirait de leçon.

- Ta gueule ! J'ai besoin de concentration...

Tiens, tu connaissais le mot « concentration » ? Bah, quoi que tu fasse, tu pourras jamais... Non, c'est impossible ! Tu ne peux pas soulever tes cent quarante kilos de muscles d'une seule main ?

Grognant sous l'effort, tu te soulevais centimètre par centimètre à la seule force de tes cinq doigts. Pas question pour toi d'abandonner, et le mot « impossible » était bien trop long pour faire partie de ton vocabulaire. Ta seconde main put enfin se poser sur le puzzle, et l'ascension fut bien plus rapide et facile. Soulagé d'être sauf, tu te laissas aller durant quelques secondes puis observa ta blessure à la cheville : elle avait une sale tête et tu n'allais pas pouvoir courir avant plusieurs heures.

Tu extirpas la pointe de la lance et creusa des sillons avec ton ongle dans ta cheville, afin que le sang vienne la consolider, te créant une espèce de pseudo plâtre. T'espérais que le puzzle allait dans la bonne direction, car t'avais pas trop aimé le discours qu'un type venu dont ne sait où avait adressé à ton dos, pendant que tu te chargeais (enfin, essayais de te charger) des survivants de ta précédente charge.

Il semblait un peu trop téméraire et t'avais hâte de te mesurer à lui. S'occuper de nabots n'avait rien de passionnant, et tu voulais un adversaire à ta taille pour une fois. Et puis, ça serait l'occasion d'impressionner la gamine. Le sourire aux lèvres malgré la douleur agaçante causée les multiples plaies qui parsemaient ton corps, tu pensais au combat qui allait t'attendre une fois arrivé.

Une soudaine explosion se fit entendre, et son souffle projeta ton puzzle (ainsi que toi, qui était fermement cramponné à ta monture inorganique) loin de la montagne. Le puzzle, déséquilibré, se rapprochait dangereusement du sol tout en parvenant à ralentir sa chute, grâce à on ne sait quelle sorcellerie. Tu finis par atterrir, avec force fracas, non loin du pied de la montagne de puzzle.


- NON ! ATTENDEZ-MOI, J'ARRIVE !!! t'écrias-tu à l'attention des privilégiés restés au sommet.

Tu n'avais aucun moyen de savoir s'ils t'avaient entendu, mais tes cris provoquèrent une véritable avalanche de puzzle. T'étais suffisamment loin du pied de la montagne pour ne pas en être inquiété. Il était temps de reporter ton attention sur l'endroit où tu étais atterri.

Un bref coup d’œil t'indiqua que tu trouvais au beau milieu d'une espèce de plaine constituée de puzzles, dont certains représentaient des touffes d'herbe, afin de faire croire à l'existence d'une quelconque végétation. Où se trouvait le village dont l'existence était induite par le nom ? Tu t'en foutais totalement, mais je me posais la question. Bien entendu, parfois, les massifs de puzzle évoquaient de gigantesques demeures mais il ne semblait y avoir personne. C'était étrange.

Des puzzles ne faisaient que tomber du ciel, et quelque chose se construisait à quelques mètres de toi. Cela prenait forme et ressemblait à... une espèce de lampadaire. Un lampadaire constitué de pièces inégales, mais un lampadaire tout de même. Mais, aussi fascinant que puisse être ce spectacle, t'avais une mission à accomplir.

En boitant vers la montagne, tu remarquas une silhouette qui n'avait rien à voir avec un puzzle. T'en rapprochant, tu découvris l'une des créatures que tu avais envoyé au loin, qui serrait encore fermement sa lance. Décidant de t'en servir de béquille, tu la lui arrachas et entrepris de gravir la montagne en marchant en biais, comme un banal randonneur. Des puzzles tombaient du ciel, et tu devais les éviter toutes les trois secondes, ce qui était assez lassant.

Mais, quelquefois, un puzzle s'arrachait du sol et commençait son ascension vers le ciel. Au début, tu préférais l'ignorer superbement, ne voulant pas te retrouver à des centaines de lieues d'ici. Tu finis toutefois par te faire une raison, et montas sur une pièce de puzzle, espérant qu'elle t'amènerait au sommet, ou aux gnomes.

[HDJ : Je ne prends pas en compte cette phrase de ton post, JB : « alors que l'autre terminait son massacre, emboutissant les carcasses des trois derniers lanciers. Les manches sortaient de ses mollets, ses cuisses, mais ils les avaient écrasés sous lui. » afin d'être cohérent avec le post de Mara. ]
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Dim 1 Mar 2015 - 13:52
La petite, alors que je parlais, avait reculé prudemment. Je ne pouvais que cautionner cette prudence, même si, je l'avoue, se sentir craint n'est pas agréable.
De la prudence, la créature agressive en était dépourvu ... Les lanciers, par chance ou par maîtrise, avaient réussi à déséquilibrer le colosse; ils tombèrent tous ensemble, dégringolant les flancs de la montagne.

"Eh bien ..."

La situation était pour le moins cocasse. Sans doute tendue, mais ... Que diable, c'était si drôle. Je me retenais de rire, restant sur mes garde, malgré la subite chute des créatures. Seul l'agresseur et un des lanciers étaient tombés, et les autres se tournèrent vers nous, l'air décidé à en découdre. Je me mis en garde, près à les accueillir. Je ne compte pas les tuer, mais je me laisserai pas, comme je l'ai clamé plus tôt, embroché si simplement. D'ailleurs, si je peux récupérer une de leurs lance ...

Mais, alors que je m'insurge contre moi-même pour mon manque de compassion pour leurs défunts, le jeune fille, pleine de détermination, s'avance à son tour, les mains levées. D'une jolie petite voix, chargée d’inquiétude, elle interpelle les créatures, qui s'apprêtent à terminer ce combat inutile, appuyés sur leurs lances. Ils sont épuisés, ils ne feront pas le poids contre nous deux ... Pourquoi s'acharner ainsi ?
Alors qu'elle prend la parole, et tente de calmer le jeu, mon regard se porte vers les flancs de la montagne. L'autre groupe ne donne aucun signe de vie. Ils sont partis chercher les gnomes, c'est certain, afin d'opérer la transaction coûte que coûte.
Je m'apprête à continuer sur la lancée apaisante de ma compagne d'infortune, afin de ne pas rester sur mon arrivée un peu trop vindicative.

"En effet, ne devriez vous pas ..."

*BAOOOOUUUM*

Une longue explosion résonne, alors qu'une gerbe flamboyante m'éblouit violemment. Elle dura quelques secondes, avant de s'éteindre doucement, alors que le grondement résonnait encore. Nous étions tous un peu sonné. Je fus le premier à me reprendre. En bondissant, je fonçais vers la source de l'explosion, plus bas sur les flancs de la montagne. Rapidement, j'aperçu des silhouettes prostrées sur le sol, autour d'un cercle fumant. Les alentours entraient en ébullition; les pièces constituant le paysage, peut-être à cause de l'explosion, se réorganisaient, flottant, s'entrechoquant de toutes parts. Ce qui tenait lieu de montée escarpé se modifiait, sans cohésion précise pour le moment.

Le cercle carbonisé était sans doute le lieu de l'explosion. A ses cotés gisaient une dizaine des gnomes, sonnés, certains couverts de suie noire, ainsi que les quelques lanciers qui étaient venu leur donner ... le coffre ? Où est le coffre ?
Pressé, je me pose à leur coté, vérifiant au passage leur état. Ils sont tous vivants, apparemment. Mais aucun d'eux n'est en bonne posture. En vrac sur les pièces mouvantes, maculé par l'explosion, ils doivent être sévèrement contusionnés.

"Au moins autant que vos amis qui ont fait le grand saut ..."

Je remet mes interrogations en suspend, le temps presse. En effet, tout bouge bien trop. Les pièces, impatientes, me bousculent, petites et grandes, bien trop grandes le plus souvent. Leur balais aérien s'accélère, en un vrai capharnaüm coloré. Je me fraye un passage jusqu'au cercle de suie. Au centre, à moitié enseveli sous les puzzles, qui forment une sorte de buisson digne d'un dessin d'enfant, ce qui semble être ...

"Le coffre ?!"

Intact, malgré d'étranges traînées de suie, c'est bien le coffre des lanciers. Que fait-il ainsi, en plein centre ? Je tourne mon regard vers le ciel, à moitié voilé par les pièces toujours plus nombreuses, qui bruissent à présent sinistrement. Pas question de me faire ensevelir ! Je saute, prenant appui sur les plus grands morceaux de puzzle, et m'élève au dessus du nouveau paysage ne formation. Mais, étrangement, je suis toujours dans l'ombre ...
En levant les yeux,; à la verticale, je vois une assez grande pièce, du genre de celle qui m'avaient permis de me cacher tout-à-l'heure. Mais sue celle ci se tient la créature de tout à l'heure, l'air décidé.
Eh bien ! Tout cela est de plus en plus emmêlé ... Je me positionne à quelques mètres d'elle, et l'interpelle.

"Te revoilà donc ? Toujours en forme, à ce que je vois. Tant mieux. Es-tu là pour continuer ton massacre, ou pour autre chose ?"

J'ai parlé d'un ton mesuré, en le regardant dans les yeux, prenant cependant soin de rester à distance de sa pièce, sur mes gardes.
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Lun 2 Mar 2015 - 18:41
L'enfant resta là, immobile, à observer le ciel qui s'était teinté de feu quelques instants plus tôt. Elle avait bien mis quelques secondes à faire disparaître les petits points noirs de son champs de vision. Se mordant le pouce, elle ne pouvait pas vraiment interpréter cette image qu'elle avait aperçu dans le feu, cette forme. Secouant ou peu la tête pour s'étirer la nuque, elle jeta un regard en direction de son compagnon de la nuit qui se frottait les yeux de ses petites pattes rouge. Elle lui demanda:

- ... Dis, tu as vu le truc dans le feu?

Ce à quoi répondit la bête, dans un couinement plaintif:

*Non, j'ai rien vu et j'arrive plus à voir! Trop de lumière d'un coup!*

La petite soupira un peu et tourna son regard vers les créatures jaunes qui étaient restées sur le plateau. En plus du barbare, l'autre Voyageur bizarre aussi avait disparut on ne sait où. Elle discutaient entre elles à voix basse et Mara crut bon de glisser une oreille dans la conversation, curieuse.

*-est-ce que tu espérais aussi? Maintenant qu'il est sortit on va avoir plein de problèmes*

*On va pas être payéééé...*

*C'est pas le pire, vous vous rendez compte de ce qu'on va prendre si on apprend qu'il est en pleine nature?*

*C'est pas notre faute aussi, pourquoi ils ont ouvert le coffre ces imbéciles?*

*Et notre paie...*

*Tais-toi, on parle de trucs importants, là!*

*Oui, il faut absolument le retrouver avant qu'il ne s'éloigne trop.*

*Déjà qu'on a galéré à le retrouver...*

*Il nous aurait rapporté tellement d'argent...*

*Dites, on pourrait le suivre, puisqu'il va retourner vers l’artefact, autant en profiter, non?*

*... Tu sais pourquoi on a pas pu y aller de base, et qu'on a du capturer un "guide"? Car on crève si on va là-bas, c'est juste trop dangereux et chaud!*

*Ouais, la vie, ça vaut pas une bonne paie...*

*La ferme toi. Ouais, je sais mais bon... On va se faire tellement engueuler...*

*Au pire, on dira que c'est eux qui l'on perdu comme des crétin, pas nous. Vous avez regardé dans quelle direction il allait au moins?*


L'enfant cessa d'écouter la conversation et jeta un coup d’œil au ciel. La gerbe de flamme s'était éparpillée, mais le ciel semblait rougeoyer vers la droite... Bah, sans doute aucune réelle importance.

Elle désescalada soigneusement la montagne de puzzle, laissant les créatures à leur dispute, et alla vers le cercle carbonisé où gisaient ceux qui étaient partis et quelques gnomes. Inquiète de leur état, et courrait de l'un à l'autre pour tenter de voir s'ils étaient encore vivants. Constatant qu'il étaient juste inconscient, elle alla vers le coffre au centre, le seul à être parfaitement propre. Peut-être était-il ignifugé...
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Mar 3 Mar 2015 - 13:19

Le puzzle est docile et t'emmène là où tu voulais le plus être : non loin des gnomes. Et il t'attends une bonne nouvelle : tu n'auras pas à les empêcher de transporter leurs marchandises car l'explosion a agi à ta place. Cela, ton employeur n'est pas obligé de le savoir et tu peux donc partir librement, pour récupérer ton dû. T'essaie donc de tirer sur ta « monture » pour qu'elle reparte dans l'autre sens mais elle fait la sourde oreille et continue de t'emmener vers le cercle de suie, entouré de gnomes plus ou moins blessés. Bah, au moins t'as l'occasion d'abréger leurs souffrances, afin d'être certain à 100% que les marchandises n'atteindront jamais leur destination.

Résigné à accomplir ton devoir, presque triste... Bon, okay, soyons francs. Un sourire aux lèvres à l'idée de martyriser les pauvres gnomes et leurs amis lanciers qui sont en très mauvaise posture, tu n'as hâte de commencer le boulot, d'autant que tu as une chute dont tu dois te venger. Mais alors que tu es penché vers le sol quelques dizaines de mètres plus bas, frappant ta monture du poing pour qu'elle aille plus vite, une voix détestable attire ton attention, te forçant à te relever et à te tourner vers son origine.

Il s'agit du type qui parlait dans ton dos, pendant que tu chargeais les lanciers. Cette fois-ci, il te demande si tu es là pour continuer ton massacre ou si c'est autre chose qui t'amène. Tu es tenté de l'ignorer (et d'attendre d'être sur la terre ferme pour lui faire fermer son clapet, les combats aériens ne te plaisant guère) mais la dernière fois que tu ne lui as pas répondu, t'est tombé. Voilà une donnée qui motive un certain entrain à répondre de ta part. Et vu ta stupidité (que certains appelleront « franchise »), il n'est pas envisageable de mentir.

Tu te redresses donc de toute ta taille, t'appuyant sur la lance qui te sert de béquille.


- J'vais finir c'que j'ai commencé et abréger leurs souffrances à ces enfants de salaud. C'est mon job, et l'un d'eux s'en est pris à une gamine.

Tu ressens le besoin de te justifier, d'autant plus que ton interlocuteur semble à l'aise dans les airs... alors que toi, pas du tout. Et une nouvelle chute ne te plairait guère, d'autant plus que ta jambe ne tiendrait pas le choc. Cela m'embêterait également puisque, pour le coup, tu n'agis pas stupidement. Si tu devais tomber, ce ne serait pas à cause de ta stupidité (pour une fois) mais de ta moralité.

Du coin de l’œil, tu surveilles le coffre et ses environs immédiats, et remarques que la gamine s'approche du coffre. En soit, tu la connais pas cette gamine mais, y a-t-il une part de bonté en toi ou es-tu en fait plus retors que je ne le pense ? En tout cas, tu la montres à ton interlocuteur (et possible futur bourreau, même si tu comptes bien l'entraîner dans ta chute, s'il s'approche de toi pour te faire tomber ou te frapper), tout en prenant un air inquiet.


- Faut pas qu'la gamine y touche ! C'est p't-être dangereux !

En théorie, c'est compréhensible que tu te sentes un lien avec les enfants en général, puisque tu partages avec eux un certain manque d'expérience, qui est la principale cause de ta stupidité (bien que tu pourrais y remédier en m'écoutant plus souvent). Les gens, à cause de ton aspect d'adulte, ont tendance à surestimer ton expérience et tes facultés de réflexion. Dans certains cas (la violence, notamment), ils ont raison : tu as beaucoup d'imagination pour faire souffrir quelqu'un, et tu sais où taper pour tuer ou blesser gravement ta cible, si l'envie de t'amuser est absent. Mais, d'un point de vue stratégique, tu ne réfléchis jamais comme un adulte ou, du moins, une créature de Dreamland plus âgée et expérimentée.

Dans l'ordre, il allait falloir que t'achèves les rescapés et que t’aies une conversation avec les deux Voyageurs concernant le coffre, son contenu et l'explosion.  Pas directement avec les rescapés, parce qu'ils parlent un langage étrange, que tu ne comprends pas, ce qui est plutôt bizarre puisque Dreamland est sensé avoir un pouvoir traducteur. Tu ne penses pas qu'il soit possible que des peuples aient un langage propre à eux... Peut-être que le pouvoir traducteur de Dreamland ne marche que sur les Voyageurs et les créatures dans ton genre ?

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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Sam 14 Mar 2015 - 11:26
Le ton du colosse me surprit quelque peu. Certes, son apparence et son comportement jusqu'à présent le rapprochait plus d'une caricature sur patte, un peu trop forcé. Mais sa sollicitude brutale mais sincère pour la "gamine" m'étonna. Le contraste entre sa sauvagerie meurtrière, sa froide détermination à achever ces "enfants de salaud" et cette éthique entre le vieux-jeu et la candeur était ... déstabilisant.

J'étais à Dreamland, après tout, pourquoi m'étonner ? Et surtout, pourquoi m'attacher à des repères qui ne correspondaient en rien à ce qui m'entourait ? Mon esprit devait s'habituer à voir Dreamland autrement que ma vie éveillée. Ce genre de léger contre-pied était sans réelle importance, mais diminuait mon aisance coutumière.

Dans la substance, peau-de-cendre avait raison. Ce coffre ne m'inspirait pas, et l'explosion inexpliquée bien trop dangereuse potentiellement, pour que nous laissions une enfant s'en approcher sans précaution. Il n'était pas dans mes habitudes à me substituer à autrui, même si danger il y a. Ne tenant pas à ce que l'on me retire la direction de mes actes, je m'abstenais la plupart du temps. La plupart du temps. Mais être rigide est aussi stupide qu'être paternaliste.

Je ne veux pas d'un autre qui décide à ma place, pourquoi déciderais-je pour les autres ? Ce raisonnement résume la base de mes relations aux autres, et Dreamland ou pas, je répugne à m'en éloigner. Mais m'en éloigne-je ? Je suis celui qui impose et qui m'impose, pas celui qui se tasse devant lui-même et les autres. Ne pas piétiner, les autres ou soi. Pas d'absolu, de la réflexion et de l'action, de la souplesse, de la remise en cause, de la mobilité !
Je répond rapidement, retenant un sourire ironique.

"En effet. Je fonce, mais pas de coups bas !"

Je plongeais derechef vers la petite, qui marchait vers les restes calciné où trônait le coffre suspect. Rien ne me dit que cette jeune fille n'a pas l'intention de voler, ou que sais-je encore. Sa présence est assez suspecte en soi, mais pas plus que la mienne, aussi lui laisse-je le bénéfice du doute, et mon aide sincère, désirée ou non pour cette fois. Mon intervention tout-à-l'heure n'a pas semblé avoir plus d'effet que cela, à part me faire passer pour un curieux et un cherche-gloire, peut-être. Qu'importe. Ma conscience est suffisante face aux méprises extérieures.
J’atterris souplement devant elle, le coffre à ma gauche et elle à ma droite. Je tourne ma tête vers elle, en gardant le coin de l'oeil autant que faire se peut sur le coffre.

"Tu devrais faire attention, on ne sait jamais. Tout à l'air bien trop instable ici, sans compter la question de cette transaction bizarre. Oh, mais tu n'en sais peut-être rien !"
*brbribribrttr.....**Brick* *Click*

Les pièces sous mes pieds entrent en éruption, voltigeant en tous sens. Elles me bousculent, me masquant la vue. Je tente de m'élever tant bien que mal dans ce capharnaüm coloré, inquiet. J'entend des bruits de chocs violents de tous les cotés, et je ne vois plus rien. Si l'envolé puzzelsque est plus générale, le coffre doit être sans dessus dessous, sans parler de la jeune fille ...
Je suis assez rapide pour éviter de ma faire encastrer dans la construction des pièces, heureusement, mais tout cela est bien trop brouillon ...
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Mar 17 Mar 2015 - 14:27

Mara s'était agenouillée face à la curieuse boîte, perplexe. Elle avait une drôle de texture, de loin elle avait l'air d'être en bois, mais de près, elle semblait un peu métallique, à cause de nombreux reflets. Alors qu'elle allait se rapprocher pour toucher l'objet et se faire opinion, elle sursauta: le Voyageur de tout à l'heure atterrit de nulle part juste à côté d'elle. Il tourna la tête vers elle et commença à parler:

"Tu devrais faire attention, on ne sait jamais. Tout à l'air bien trop instable ici, sans compter la question de cette transaction bizarre. Oh, mais tu n'en sais peut-être rien !"

Un transaction bizarre? Mais de quoi parl-*brbribribrttr.....**Brick* *Click*

Une pièce s'éleva sous les pieds du moralisateur après avoir fait un étrange bruit. Aussitôt, un tourbillon de pièces apparut autour d'eux, dans un immense maelstrom coloré et aléatoire. La fillette se mit en boule par réflexe, les bras protégeant son crâne et sa nuque, la belette tremblotant sous son menton. Les pièces volantes griffaient ses bras, et le haut de son dos. Quand elle sentit une petite ouverture dans les attaques incessantes du paysage, elle tendit les jambes pour se propulser debout et se mit à courir au hasard, plus loin, malgré le sol qui glissait sous mes pieds pour s'installer ou s'enfuir. Elle trébucha deux fois, mais tomba franchement à la seconde. Heureusement, elle était un peu à l'écart du danger maintenant. Se redressant sur les fesses, les mains par terre, elle fixa la tempête qui semblait se calmer.

Les corps des blessés étaient éparpillés un peu partout, le Voyageur semblait s'en être sortit, et le coffre avait... disparu? La petite fronça les sourcils, et s'assit en tailleur, se mordillant le pouce. Ça serait bizarre que le coffre et le tourbillon soudain n'aient rien à voir. Bizarre mais possible en même temps. Elle ne connaissait pas du tout ce Royaume, ce genre de "tempête" était peut-être fréquent.

Bon, on a quoi? Le coffre a disparu. Comment? Soit il a disparu par magie, auquel cas par lui-même, à cause de quelqu'un, ou à cause du tourbillon, soit il a été propulsé quelque part d'autre, par les mêmes moyens. Et? Si le tourbillon était conscient, il aurait peut-être pas été autant hasardeux, pensait-elle, et s'il ne l'était pas, le coffre aurait juste été déplacé, comme les gens évanouis. Si c'est quelqu'un qui a fait ça, soit il a provoqué le tourbillon pour être discret, soit il a profité du tourbillon. Si le coffre est autonome, alors ça la dépasse totalement, mais ça suivait sans doute la même idée que le cas précédent. Pourquoi le faire disparaître? Soit le coffre est précieux, soit il y reste un truc dedans. Soit il est important pour quelque chose.

L'enfant mordilla son ongle un peu plus fort, essayant de se rappeler l'autre conversation qu'elle avait surpris. C'était à propos d'un truc enfermé dans la boîte, un truc très cher et difficile à trouver. Un truc vivant qui s'était enfuis. Un "guide" non? Un "guide" vers quelques chose d'important... Mince, elle aurait dû plus écouter! Donc peut-être que quelqu'un avait créé ou profité du tourbillon pour récupérer le coffre et aller poursuivre le truc de feu... La fillette passa sa langue sur ses lèvres sèches. Ça ressemblait à une chasse au trésor! Un sourire s'étala sur son visage.

Elle se releva en chancelant un peu et regarda autour d'elle. Après un petit blanc durant lequel elle resta immobile, elle demanda à son compagnon de la nuit:

"Euuh... Tu te souviens où le truc de feu était parti...?"

*Non, mais tu tournais la tête à droite.*

"Oui, je me souviens, mais c'était où?"

*Par là je crois...*

Il indiqua l'arrière avec sa patte. Bon, c'était vague, mais au moins elle avait une direction!

*Eh, t'oublies pas de me ramener dans mon Royaume, hein?*

Mara acquiesça et se détourna pour se mettre en route, dos à la zone à présent propre. La seule preuve que quelque chose avait brûlé ici étaient les corps couverts de brûlures diverses qui gisaient dans le coin. Elle fit quelques pas en jetant un dernier coup d’œil aux blessés, de loin, et reporta son regard vers l'horizon. Horizon soudain extrêmement proche, la faisant s'arrêter net. Elle leva le regard vers le haut du corps qui s'interposait entre elle et son aventure, et fit une grimace. Pas encore lui...
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MessageSujet: Re: Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara) Mer 18 Mar 2015 - 7:50

Le Voyageur t'écouta et fonça rejoindre la petite, afin de la prévenir du danger. Il lui parle, mais tu ne peux entendre ce qu'ils se disent. Pendant ce temps, ta pièce continue sa lente descente vers le sol. Super. Tu t'apprêtes à sauter au sol quand, soudain, c'est l'apocalypse. Déséquilibré (t'avais déjà commencé à passer une jambe par-dessus bord), tu finis par tomber au sol, n'osant pas te relever alors qu'un vacarme à rendre sourd se fait entendre tout autour de toi. Ce genre de phénomène surnaturelle ne te plaît guère et tu sais que les muscles ne servent à rien contre eux. Pour le moment, du moins.

Tu attends, espérant que des pièces ne t'écrasent pas alors que tu ne bouges toujours pas, te fondant dans la poussière blanchâtre du sol où tu es. Finalement, le calme revient et tu te relèves. Tu retrouves très rapidement ton équilibre, ayant l'habitude d'être malmené comme ça. D'un bref regard autour de toi, tu t'assures de trois choses : le coffre n'est plus là, la petite fille est encore vivante et les corps inanimés ont, pour une grande partie, étaient les victimes d'une collision avec des puzzles.

Tu décides donc de passer à la suite de tes préoccupation et te diriges vers la gamine, tout en écrasant sciemment de tes pieds les gorges et nuques des inconscients sur ton chemin. Lorsqu'on te confie une mission, tu n'hésites pas à te montrer méticuleux. Elle semble parler avec la bestiole qui est perchée sur elle, et finit par tourner la tête dans la direction vers laquelle t'es en train d'arriver.

Puis, elle se met en marche (sans regarder devant elle préférant accorder son attention aux morts) et tu l'attends, bras croisés. Elle continue son chemin jusqu'à arriver à ton niveau, puis s'arrête brutalement en faisant une grimace. Visiblement, elle n'est pas ravie de te voir. Quelle ingrate !


- Le coffre a disparu. Sais-tu des choses sur lui, sur son contenu ? Ma mission était d'empêcher un certain Edward d'avoir sa marchandise, mais si ceux qui ont pris le coffre le lui amènent...

Tu devrais lui demander plus de choses. N’aie pas peur de lui poser des questions, je sais que t'aimes pas ça mais c'est pour la bonne cause. Et t'étais pas obligé de lui parler de ta mission : qu'est-ce que tu veux que ça lui fasse ? Dans le meilleur des cas, il risque de penser qu'elle t'a aidé, et de vouloir une partie de la récompense. Tu veux partager une collection de puzzles ? Demande-lui où elle va, et si ça a un rapport avec la disparition du coffre. Propose-lui même de jouer les gardes du corps : elle a déjà pu constater que t'étais efficace, même si ta stupidité avait été la cause d'une longue chute.

*Arrête de me donner des ordres. C'pas toi l'chef !*

Tiens, t'as enfin compris que j'étais dans ta tête ? C'est cool. Bon allez, occupes-toi de la petite.

- Au fait, t'allais où comme ça ? J'peux t'accompagner en tant que garde du corps, si ça a un rapport avec le coffre. Cet endroit est un foutu repaire de racistes, comme t'as pu le voir !

Pas mal la petite impro' concernant l'inhospitalité de l'endroit ! Tu commences à devenir de plus en plus intelligent, c'est fascinant. Maintenant, tu attends que la gamine te réponde en t'appuyant sur ta béquille improvisée. Plus que quelques minutes et les muscles de ta jambe se seront suffisamment régénérés pour que tu n’aie plus besoin d'un tel accessoire.

Tu te demandes où se trouve l'autre Voyageur : tu l'as pas vu depuis l'épisode du cataclysme puzzlesque
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Capharnaüm et momentum (Pv Darm et Mara)

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