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L'hippodrome à bascule

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Jacob Hume
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MessageSujet: L'hippodrome à bascule Ven 23 Jan 2015 - 15:47
Elle lui avait donné rendez-vous prêt de l’hippodrome, comme si c’était un point de repère bien connu de Kazinopolis. En fait Jacob n’en avait juste jamais entendu parler, quand bien même avait-il visité plusieurs fois la ville. La première, pour y foutre la merde, comme à l’habitude des Private Joke, les autres fois, pour réparer un peu les dégâts et faire en sorte que sa réputation ne soit pas trop entachée par son précédent passage. Ed et lui avaient bien changé depuis l’époque où ils avaient dévasté un casino ici. La ville, en revanche, restait toujours la même, avec ses bâtiments aux folles lumières agressives et sa bonne humeur générale. Ici, il était dit que la paix régnait, notamment grâce au seigneur des rêves de richesses, l’une des plus puissantes créatures de Dreamland et surtout, un pacifiste accompli. Certes, la ville avait connu quelques déboires récemment et l’attaque du MMM n’avait été que la plus remarquée. Néanmoins, on pouvait sans aucun doute affirmer que, de manière générale, les lieux étaient calmes et que l’on pouvait y passer des nuits tranquilles à jouer et à gagner tellement de pièces d’or et de jetons que la valeur de celle-ci devait être ridiculement basse. Les quelques notions d’économies qui trônaient encore dans l’esprit de l’intouchable l’informaient qu’un tel système n’était pas viable, son expérience à Dreamland lui indiquait que ce n’était pas un problème.

Il s’avéra que l’hippodrome était en réalité un club particulier qui misait toute son activité sur les courses de chevaux à bascule, un sport apparemment très pratiqué à Dreamland et plutôt en vogue dernièrement. La preuve en était que récemment, au moins deux scandales avaient éclatées puisqu’on avait révélé que deux des meilleurs jockeys du monde prenaient en réalité des drogues pour booster leurs capacités. Et lorsqu’une discipline commençait à être corrompue par le dopage, ça en disait long sur les enjeux financiers qu’il y avait derrière. L’intouchable n’en fut pas moins curieux de savoir comment de telles courses se déroulaient. Les chevaux à bascule n’étaient pas réputés pour leur grande vitesse. Il était apparu dans les gradins, au milieu d’une foule de parieurs complètement dégénérés qui hurlaient pour encourager ceux sur lesquels ils avaient pariés en brandissant leurs tickets comme si cela allait effectivement pouvoir motiver les participants. En bas, sur une piste qui devait faire, en tout et pour tout, cinquante mètres de longs, sans le moindre virage, s’escrimaient une dizaine de concurrents créatures des rêves qui faisaient basculer des chevaux vivant – à qui l’on avait greffé des bascules… horrible. Ils avançaient par à-coups en se jetant des regards de défis haineux. L’un d’eux avait apparemment réussi à prendre quelques centimètres d’avance… Mais au rythme où ils allaient, Jacob estima surtout qu’il disposait de deux bonnes heures avant qu’on annonce le résultat. Poussant un soupir blasé face aux joies de Dreamland, il se leva et dérangea un bon nombre de spectateurs pour quitter sa place et rejoindre l’une des allées qui serpentaient entre les rangées de sièges.

Il fallait qu’il retrouve Camille, apparemment, elle avait quelque chose à lui dire ou à lui confier. Elle n’avait pas été claire dans son sms, mais il avait compris qu’elle ne désirait pas simplement le voir pour parler un peu. Lorsque l’envie lui prenait, elle débarquait tout simplement dans son royaume des Deux Déesses. Quoi qu’il en soit, il devait la retrouver ici, dans cette foule, sans même savoir si elle s’était endormie avant lui ou non. Il avait plus ou moins souvenir que c’était une couche tard après tout. Il scruta un peu la foule avant de se rendre compte que personne ne lui faisait de grands signes. Lui-même avait déjà du mal à discerner les silhouettes qui se trouvaient de l’autre côté de la piste. Heureusement, il repéra bien vite ce qui semblait être une paire de jumelles fixes, probablement installée là pour mieux observer les courses à l’origine. Puisqu’elle était en libre service, il y jeta un œil avec l’intention de scruter les gradins en face de lui. Cependant, il se rendit compte que cet outil était au moins aussi utile que les courses de chevaux à bascule. Il s’agissait bien de jumelles, mais c’était surtout un kaléidoscope, impossible de voir quoi que ce soit de net avec cela. Il poussa un soupir et se sentit d’autant plus attristé que si Camille l’appelait depuis tout l’heure, il ne l’aurait jamais entendu.

Il s’éloigna des jumelles et se retourna pour aller faire un tour des gradins. Mais en agissant ainsi, il percuta aussitôt quelqu’un qui avançait non loin de lui à cet instant. Lui-même ne ressentit pas vraiment les effets de cette collision, mais l’autre tomba immédiatement à la renverse.
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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Lun 26 Jan 2015 - 14:57



« Les cheveux châtains clairs, mi longs, en bataille, l’air paumé et coupé du monde… Comme si elle avait pu faire moins précis… Je ne sais même pas pourquoi je l’aide moi… » Marmonna l’héliophobe pour lui-même en arpentant la foule.

Il était plus petit que la plupart des présents et en conséquence il avait du mal à y voir bien loin lorsqu’il était au même niveau qu’eux. Pour la dixième fois au moins, il monta sur l’assise d’un siège de la rangée la plus basse pour tenter d’y voir un peu plus loin et de peut être ainsi repérer celui qu’il cherchait. Non seulement il ne le repéra pas, mais en plus il provoqua le mécontentement d’une créature des rêves qui lui ordonna de cesser de lui gâcher la vue sous peine de tout un tas de sévices top horribles pour vos prudes yeux. Il hésita à lui faire payer son agressivité mais il savait que ce n’était ni le lieu ni l’endroit si il voulait éviter les problèmes. Laissant le mauvais perdant derrière lui il s’engagea dans l’escalier central de cette tribune afin de prendre encore plus de hauteur.

« Ça se trouve, il n’est même pas là… » Grommela-t-il en scrutant les visages qu’il apercevait, toujours sans succès.

Il atteint finalement le sommet de la tribune, bredouille et essoufflé d’avoir dû joué des coudes pour arriver jusqu’ici. Il commençait à regrettait le confort douillet de l’appartement de sa sœur et surtout son isolement. Lors de ses premières nuits à Dreamland il avait apprécié ce genre de bain de foule comme un ivrogne aurait apprécié un bain de vin. Durant toute sa vie il avait vécu sa solitude forcée comme une sorte de torture parfois difficilement soutenable. Mais maintenant qu’il arpentait ce monde onirique depuis plusieurs fois il avait appris à détester de ce genre de foule. Désormais il préférait largement se retrouver en pleine nature et surtout au soleil. Il avait encore un peu de mal à ne pas trop se questionner sur le fait qu’il fasse jour dans certains royaumes et nuit dans d’autre, mais ce soir, il n’y pensait absolument pas. Il avait envie de trouver ce type puis de vite s’en aller d’ici, même si il y avait beaucoup de rêveurs dans le reste de la ville ce serait toujours mieux que cette ambiance étouffante. Il redescendit de quelques marches, évitant de regardait la course, ces chevaux, mi-animaux, mi-objets le mettaient vraiment mal à l’aise. Il remarqua, à une ou deux travées de lui, une sorte plateforme sur laquelle on avait installé des sortes de jumelles fixe. Il se dit qu’elles étaient probablement laissées à disposition des spectateurs pour analyser les concurrents de plus près même si il se demandant quels détails pouvaient être important dans cette course bizarre.

Il descendit jusqu’au passage qui permettait de traverser une tribune latéralement, mais à son grand malheur il était encombré d’un nombre important de spectateur. Il joua des coudes et parvint à se faufiler jusqu’à la plateforme qu’il avait repéré un peu plus tôt. Sauf que cette fois, il remarqua un jeune homme correspondant à la description de celui qu’il recherchait qui regardait dans les jumelles. Au moment où Corey arrivait derrière lui il sembla soupirer sans pour autant émettre un son.

« Hé monsieur !  » Appela le geek.

Il n’était vraiment pas doué avec les gens, il ne savait pas trop comment il devait s’y prendre, à cause de son isolement, il n’avait jamais pu découvrir ces choses-là. Comme l’intéressé ne sembla pas se sentir concerné, il tenta autre chose, pas très assuré.

« Hé mec !  » appela-t-il plus fort.

Mais le voyageur, puisqu’apparemment ça en était un ne se retourna pas. L’Héliophobe s’approcha pour lui taper doucement sur l’épaule mais juste au moment où il allait le toucher l’autre se retourna brusquement, percutant le malheureux informaticien dans la foulée. Déséquilibré et surtout surpris, il eut l’impression de se prendre un coup d’épaule bien appuyé et volontaire mais l’expression un peu étonné qui passa sur le visage de l’autre l’informa que ce n’était pas intentionnel.

Il se releva et se massa le bas du dos qui avait encaissé la plupart du choc.

« Faudrait faire gaffe, t’es sourd ou quoi ça fait une demi-heure que je t’appelle ! »

Il se demanda si l’autre n’était pas un peu simplet car il n’avait pas l’air comprendre. Il enchaina directement.

« Il y a une voyageuse, une jolie petite brune aux lèvres rouges qui m’a demandé de te transmettre un message. Tu vois de qui je parle ? »

Il attendit sa réponse, intrigué par une sorte de plume à écrire qui voletait non loin du type.

__________



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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Lun 26 Jan 2015 - 23:34
Le jeune homme qu’il venait de renverser par mégarde se redressa bien vite. Il fallait dire aussi qu’au milieu d’une telle foule, rester au sol risquait vite de se transformer en très mauvaise idée. Jacob l’observa quelques instants. Il ne l’avait jamais vu, à aucun moment de sa vie, réelle ou onirique. Il avait l’air d’un jeune homme sorti de l’école depuis peu et d’un voyageur qui ne payait pas de mine. Ce n’était qu’une impression due à la façon dont il s’était échoué lorsqu’il l’avait percuté. Il n’avait pas non plus souvenir de l’avoir vu dans un quelconque magazine, mais en même temps, l’intouchable ne se préoccupait pas des magazines. Cela faisait plus de deux ans qu’il n’avait pas jeté un œil ne serait-ce qu’aux gros titres du DreamMag. En fait, il venait peut-être de renverser le numéro 1 de la Baby ou de la Major et devait s’apprêter à un combat ultime. Peu convaincu par son propre délire sur cette rencontre, il proposait donc un sourire d’excuse à l’intéressé en espérant sincèrement ne pas lui avoir fait trop mal.

Et c’est là que, surprise, le jeune renversé paru avoir quelque chose à lui dire – en plus des reproches habituels. Après l’avoir gentiment sermonné, probablement sur la façon dont il n’avait pas regardé derrière lui avait, il commença à lui parler un peu, d’autre chose, de quelque chose d’important même. Apparemment, ce jeune homme ne s’était pas approché par hasard, il avait eu l’intention de l’aborder. Jacob maudit intérieurement sa bulle – le faire extérieurement aurait été particulièrement ridicule en fait et pas si différent en matière de résultat – qui le coupait trop du monde et l’empêchait d’entendre quand on avait besoin de lui, quand on l’appelait ou quand on s’approchait. Plus encore, l’autre aurait beau lui parler de choses importantes, il n’aurait pas la moindre idée de quoi il retournait. La surdité et le mutisme restaient encore aujourd’hui des obstacles. Peu importait le temps et la compétence qu’il déployait pour manier sa bulle, il n’aurait jamais la capacité d’entendre ce qu’on lui disait. Il fallait réellement qu’il songe à apprendre à lire sur les lèvres. Il savait parler la langue des signes, il avait sa plume, mais cet atout dans sa poche lui manquait. Ce n’était pas une solution parfaite, mais ce serait déjà un mieux. Tout comme son travail à la SDC avait fini par le sortir de sa dépression sans toutes fois le sortir de sa bulle.

Il arrêta tout de suite le jeune homme afin que celui-ci ne s’aventure pas dans de plus amples explications. Pour ce faire, il se contenta de lever une paume vers lui, puis de lui pointer sa plume, qui s’était déjà mis à écrire.


« Désolé, à Dreamland, je suis sourd et muet à cause de mon pouvoir. » écrivit l’artefact, probablement avec plus d’habitude qu’il n’aurait dû. Le carnet tourna la page pour écrire un autre message. « Si tu veux parler, utilise la langue des signes ou écris. » A nouveau une page fut tournée. « Je cherche une voyageuse, plutôt mignonne avec du rouge à lèvre, tu l’aurais pas vu ? »

Puis il commanda à sa plume à papote de s’approcher du voyageur pour qu’il puisse la prendre et s’en servir au besoin.
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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Mar 27 Jan 2015 - 11:33

L’héliophobe fronça les sourcils lorsque l’autre l’interrompit dans ses explications d’un signe impérieux de la main. Si son interlocuteur n’avait pas eu une expression plutôt bienveillante plaquée sur le visage, il aurait mal prit d’être ainsi interrompu comme un moins que rien. Il ravala donc son envie de l’envoyer paitre et s’intéressa plus en détail à la plume et au carnet qui virevoltait non loin du type en question. Il fronça les sourcils en voyant des mots commencer à s’écrire sur les pages de papier, il était encore émerveillé par ce genre de choses. Il faillit ne pas avoir le temps de lire avant que la page ne soit tournée mais il comprit l’essentiel du message. Le type était sourd et muet, voilà qui allait grandement compliquer les choses, il ne put se retenir de soupirer.

« Il ne manquait plus que ça… »

Il prêta attention à la suite du message, et aucune des deux options proposées pour dialoguer avec ce type étrange ne l’emballait vraiment. Il ne connaissait absolument pas la langue des signes et son écriture était digne de celle d’un enfant droitier de dix ans écrivant de la main gauche. La suite du message parlait sans aucun doute la jolie jeune femme qui lui avait demandé son aide quelques minutes plus tôt. Il déambulait tranquillement dans une rue animée à quelques centaines de mètres de l’entrée de l’hippodrome à bascule lorsqu’il avait croisé son regard. Elle se tenait un peu en retrait de la foule, à l’entrée d’une ruelle, elle semblait soucieuse, scrutant les passants, comme à la recherche d’un danger. Elle était vêtue d’une jupe noire à volants qui aurait pu être vulgaire si elle n’avait pas porté des collants blancs épais en dessous, son haut était une sorte de corset rehausser de coutures rouges et de rubans de la même couleur qui rappelait fortement celle de ses lèvres épaissies par ce rouge à lèvre si particulier. Sur une femme avec des lèvres plus épaisses ça aurait probablement donné quelque chose de vulgaire mais pas sur elle, qui, au naturel devait avoir les lèvres assez pâles et fines. Corey s’était soudain sentit un peu mal à l’aise de s’être rêvé avec des vêtements aussi simples, comme la plupart du temps il s’était éveillé dans Dreamland avec la tenue qu’il portait le plus souvent dans le monde réel, un pantalon de toile gris très proche d’un pyjama et un t-shirt bleu foncé. Il s’était estimé heureux d’avoir des sortes de mocassins noirs aux pieds ce qui n’avait pas été le cas lors de ses premières nuits de voyageur. Incontrôlablement, il avait rougit sous son regard, puis ne sachant pas vraiment comment réagir il lui avait souri pour dissimuler sa gêne d’être ainsi scruté. Un peu amusée par sa timidité, elle lui avait fait signe d’approcher et c’est comme ça qu’elle lui avait demandé son aide.

« Allons-y, pfff… ça fait des années que j’ai pas écrit à la main… » bougonna-t-il en s’emparant de la plume et en réfléchissant à un moyen d’être bref.
Il raffermit son emprise sur le carnet et se lança « C’est elle qui m’envoi. Elle n’a pas pu entrer dans l’hypp *rature* » Il était contrarié. « Je sais jamais… » Il se reprit et continua à écrire « ici… Elle a pas dit pourquoi. » La page se tourna alors qu’il réfléchissait à la formulation de la suite. « Elle m’a demandé de te trouver et de t’amener à elle. C’est dans une rue pas très loin. »

Il laissa la plume et le carnet voleter jusqu’à leurs propriétaire légitime et attendit de voir si il le croyait et si il voulait bien le suivre. Elle lui avait demandé ce service tout en continuant à regarder autour d’eux et avant même qu’il puisse vraiment accepter, elle l’avait embrassé sur la joue en le remerciant à l’avance avant de tourner les talons et de se renfoncer dans la ruelle. Sans vraiment y penser, il toucha l’endroit où ses lèvres s’étaient posées et faillit sourire bêtement en se souvenant de la chaleur de ce contact. De toute sa vie il s’était empêché de trop penser aux filles, il ne s’en était jamais approché et il les voyait un peu comme un fruit défendu qui ne pourrait que le faire souffrir. Mais maintenant qu’il était voyageur, ça ouvrait des possibilités jusque-là interdites, il s’empêcha de trop y songer et attendit la réaction du sourd-muet en se demandant quel pouvoir pouvait le priver de ces capacités importantes.

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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Mar 27 Jan 2015 - 12:11
Instinctivement, il sentit que Camille était peut-être en danger. A bien y réfléchir, il aurait dû s’en douter dès le départ. Certes, elle avait tendance à lui demander de ses nouvelles sans raison et à lui proposer de participer à des événements oniriques en estimant que ça lui plairait. Sauf que l’inviter dans une boîte de nuit pour danser lorsqu’il ne pouvait pas entendre la musique, ou encore chercher à lui demander d’aller faire du saut à l’élastique dans le royaume du vide alors qu’il pouvait voler, ce n’était pas exactement son trip. Et puis passer sa nuit à arpenter le royaume des chats pour faire un peu de shopping n’était pas non plus dans ses occupations les plus courantes. Mais il savait aussi qu’elle ne venait le voir que lorsque Noah lui-même, pour une raison ou pour une autre manquait à l’appel et lorsqu’Agathe n’était pas disponible. Pour une raison étrange, Camille n’aimait pas être seule et avait même peur de se retrouver sans personne avec qui parler ou s’amuser. L’inactivité ne devait pas être son crédo non plus. Il aurait pu croire que c’était une réaction post-traumatique, mais Noah avait affirmé qu’au contraire, la jeune femme avait plutôt semblé s’isoler un peu après l’événement. Apparemment, elle avait toujours été ainsi, à chercher la compagnie des autres. Et lorsqu’on la connaissait un peu, on ne pouvait que s’imaginer ce qu’elle faisait lorsqu’aucune de ses connaissances n’était disponible pour passer la nuit avec elle.

C’était pour cette raison que Jacob ne s’était pas inquiété lorsqu’elle lui avait demandé de venir ici. Il s’était dit qu’elle ne ferait que lui proposer une nouvelle activité loufoque, ou qu’au pire, elle avait besoin de sa notoriété pour entrer dans un restaurant chic qui n’accueillait que les célébrités. Bref, qu’elle était face à une frustration mineure ou à un problème qui pouvait demandait une aide extérieure plutôt robuste et silencieuse. Quelque chose qu’ils auraient pu régler en quelques minutes avant d’aller passer le reste de la nuit à profiter de la ville. Néanmoins, les mots utilisés par le jeune homme qu’il avait renversé, ou peut-être sa façon un peu maladroite et précipité d’écrire, lui indiquèrent que tout n’allait pas aussi bien qu’il l’avait présumé. « Elle n’avait pas pu rentrer dans l’hypp… ici », cette mention particulière sonnait faux. Camille était précisément le genre de personne passe-partout, capable de convaincre n’importe quel portier qu’elle était bien sur la liste des invités. Alors ne pas pouvoir accéder à cet endroit éminemment populaire, cela avait quelque chose d’étrange et d’inquiétant. Il fallait qu’il tire cette histoire au clair. Elle avait l’air libre et en pleine forme du moins, puisqu’elle avait été capable de convaincre le jeune homme de venir jusqu’à lui. C’était déjà un point positif, mais mieux valait ne pas trop tirer sur la corde de la chance en restant ici pour connaître le vainqueur de cette course ridicule. Elle allait bien maintenant, mais cela pouvait ne pas durer.

Il jeta un œil aux gradins à et la foule qui le séparait des sorties. Ils perdraient un temps fou à passer par là, un temps précieux. Il hocha pensivement la tête, puis se tourna vers son informateur. Sans lui demander son avis – cela aurait probablement été au moins aussi long que de traverser la foule – il lui attrapa un bras et le passa par-dessus ses épaules et le tint par la taille. L’instant suivant, il s’éleva dans les airs, soulevant l’autre sans effort, passant au-dessus des gradins, survolant les bâtiments de l’hippodrome, puis atterrit juste devant l’une des entrées. Déjà, il y avait un peu moins de monde, même si une file d’attente semblait vouloir entrer à l’intérieur et que l’habituelle agitation des rêveurs fous de joie de Kazinopolis les entourait. A nouveau, sa plume s’agita.


« Mène-moi à elle, vite. » demanda-t-il avec un sérieux pesant.
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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Mar 27 Jan 2015 - 12:45

Le type bizarre avait l’air de l’avoir pris au sérieux, ce qui rassura le geek, il n’avait aucune envie de se lancer dans l’écriture des détails de l’histoire pour en prouver la véracité. Il savait que si l’autre demandait une preuve de sa bonne foi il n’en aurait aucune à lui fournir. Mais quelque part il avait presque envie que ce type refuse et l’envoi se faire voir, à la manière d’un adolescent utopiste, il se voyait déjà voler au secours de la belle et la sortir de son mauvais pas pour récolter toute la reconnaissance. Il se pouvait aussi qu’elle n’ait aucun problème et qu’elle veuille juste voir son ami, s’il revenait vers elle sans lui, il passerait un incompétent sans grand intérêt. Cette idée le faisait grincer des dents et il cessa d’y penser, il se reconcentra sur son interlocuteur qui était pensif.

Il le vit regarder les différentes sorties et en vint à la même conclusion que lui, arpenter cette foule allait être long et peu plaisant. Même si il se glissait dans le sillage de ce voyageur un peu plus costaud que lui, ils allaient quand même passer un moment à naviguer dans cette foule. Il songea à utiliser son contrôle sur la lumière, mais il ne lui serait pas d’une grande utilité dans cette situation. Le muet semblait avoir trouvé une solution mais avant qu’il n’ait pu comprendre ce qu’il lui arrivait, Corey se retrouva avec un bras passé autour de ses épaules et les pieds dans le vide. Avec ses cinquante-cinq kilos tout mouillé, il savait qu’il n’était pas un poids lourd, mais de là à être manipuler avec autant d’aisance, il comprit que ce voyageur était d’un tout autre niveau que le sien. Lorsqu’il vit la distance entre ses semelles et le sol augmenter, il écarquilla les yeux, il n’avait pas le vertige, mais encore une fois, il n’avait pas eu l’occasion de se retrouver dans le genre de situation qui aurait pu le préparé à cette sensation. Il serra les lèvres et se força à regarder devant lui pour croiser le regard interloqué de spectateurs qui revinrent vite sur leur course en comprenant qu’il s’agissait encore de ces maudits voyageurs. Lorsqu’ils se posèrent, l’héliophobe ne put cacher son soulagement d’être à nouveau sur le plancher des vaches. Il maîtrisa le léger vertige qui montait en lui et lu ce que venait d’écrire la plume.

Il hocha la tête et prit quelques secondes pour se repérer. « Ça doit être par … là ! »

Il avança vers l’entrée qu’il avait emprunté et, sentant l’impatience du sourd-muet, accéléra le pas jusqu’à une petite foulée discrète. Il remonta ensuite la rue jusque à l’entrée de la ruelle, s’attendant presque à y apercevoir la fille au rouge à lèvre. Malheureusement l’endroit était désert et il marqua un temps d’arrêt en pointant le sol pour faire comprendre au type que c’était là qu’il lui avait parlé. Il lui fit ensuite signe de le suivre et s’engagea dans la ruelle, comme il l’avait vu faire. L’endroit n’était pas très accueillant, il semblait surtout desservir les coulisses de casinos ou d’hôtels du genre et devait servir à sortir les poubelles ou des choses comme ça. Ils arrivèrent à une intersection, à droite, le chemin semblait s’enfoncer plus profond dans un dédale de ruelles alors qu’en continuant tout droit ils auraient débouché sur une rue plus passante, parallèle à celle qu’ils venaient de quitter. Il s’apprêtait à demander l’avis de son camarade lorsqu’il aperçut, un peu plus loin sur la voie de droite, un petit ruban rouge. Il se précipita pour le ramasser et revint lui coller sous le nez en tentant d’articuler pour qu’il comprenne.

« A ELLE ! »

Il ne savait pas vraiment dans quoi il s’embarquait mais si la jeune fille avait des problèmes, il n’avait qu’une envie, c’était de l’aider.

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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Mar 27 Jan 2015 - 14:36
Jacob compris que quelque chose n’allait pas dès que l’autre lui indiqua la ruelle. Ses craintes furent confirmées avant même qu’ils ne découvrent la disparition de Camille. Jamais celle-ci ne se serait rendue seule dans une ruelle, c’était une chose qu’il savait à propos d’elle, même s’il aurait préféré l’ignorer. Qu’elle l’ait attendu ici supposait qu’elle craignait quelque chose de plus terrifiant encore que les sombres allées. C’est anxieux qu’il entra dans la rue et paniqué qu’il découvrit qu’elle n’y était pas. L’autre, qui ne devait pas comprendre toutes les ramifications qu’impliquait cette position particulière, la chercha du regard au moins autant que lui, sans la trouver pour autant. Il semblait pourtant vouloir montrer quelque chose au sol, ou pointer du doigt une évidence. Il comprit le geste à l’expression du visage qu’il présentait : elle était là lorsqu’il l’avait laissée, elle n’y était plus, il ne comprenait pas. De rage, il fouilla les environs tandis que Jacob revenait sur ses pas espérant que ses craintes étaient infondées et qu’il la verrait parmi la foule de rêveurs qui lui faisaient de grands signes. C’est à cet instant que son guide revint vers lui en brandissant un ruban, évidemment rouge. Il observa l’objet un moment, sans comprendre ce qu’il voulait dire. Stupide bulle ! Mais encore une fois, son compagnon de fortune semblait affolé et inquiet, comme lui, plus encore, il présentait ceci comme un indice. Un ruban rouge, cela ressemblait bien à Camille. Jacob l’attrapa et le serra entre ses doigts en jetant un autre regard à la foule sans la repérer. Elle n’était plus ici et elle avait besoin de son aide.

Il regarda de l’autre côté de la ruelle, là où l’autre avait trouvé l’indice. C’était sûrement par là qu’elle s’en était allé. L’avait-elle laissé intentionnellement pour qu’on la retrouve ou avait-il été arraché sans qu’elle ait le choix. Y aurait-il d’autres miettes de pain où devraient-ils se contenter de la certitude qu’elle avait été ici, mais qu’elle n’y était plus. Rapidement, Jacob fouilla la ruelle à la recherche d’issues possibles à celle-ci, en dehors des deux rues passantes qu’elles reliaient. Mais pas une seule porte ne semblait mener, ne serait qu’à une arrière salle de casino douteux. Il faudrait s’enfoncer dans cet étrange dédale qui serpentait entre les bâtiments. Mais à quel point était-il grand ? Il sentit toute la frustration d’être arrivé trop tard monter en lui. Il détestait cela. D’un geste brusque, il se tourna vers son camarade et fit à nouveau courir sa plume sur le papier. Une écriture sèche, vive, implacable.


« Il faut aller par là. » indiqua-t-il. « Vas-y. Interroge ceux que tu trouveras. Je serai pas loin. »

Et aussitôt, l’intouchable s’éleva dans les airs. Il se déplacerait plus rapidement ainsi et aurait une meilleure vue sur les ruelles. Surplombant les bâtiments, il alla d’une rue à l’autre en quête de l’ombre de Camille. Voler était couteux en énergie, mais il ne s’en rendrait compte que plus tard. Pour l’instant son esprit tout entier était occupé à aider et retrouver une amie. Il faillit hurler de rage dans sa bulle : il ne pouvait même pas crier son nom à tout va en espérant qu’elle réponde et si elle était en train de pousser des cris quelque part, il n’aurait pu les entendre. Maudite bulle !
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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Mar 27 Jan 2015 - 18:03

L’héliophobe hocha la tête pour signifier qu’il avait compris ce qu’il avait à faire, mais avant de laisser le type s’envoler, il l’attrapa par le bras avec l’étrange impression que sa chemise était en acier trempé.

« Attends. » Il savait que l’autre n’entendait pas mais c’était un réflexe.

Il rassembla son pouvoir, jeta un coup d’œil aux alentours pour voir si personne ne faisait vraiment attention à eux et laissa un faisceau lumineux puissant éclairer le mur face à eux. Il attrapa ensuite le cahier et écrivit simplement :

« Signal, trouvée ou indice.» Puis il refit appel à son pouvoir pour émettre une série de flashes puissants mais brefs. « Signal, aide, urgence.»

Il s’engouffra dans la ruelle dès que le type commença à prendre de la hauteur. Il ne savait pas vraiment vers quoi il courait comme ça mais, même si il ne la connaissait, il présumait que la jeune fille s’était fourrée dans de sales draps. Vu la tête que tirait le muet alors qu’il la connaissait bien, il comprenait que ce n’était pas dans ses habitudes, que quelque chose clochait vraiment. Il ralenti bien vite le rythme, sachant très bien qu’il ne tiendrait jamais le coup si il se surmenait ainsi dès le départ. Depuis qu’il était devenu voyageur, il prenait un peu plus soin de son physique mais il savait qu’il restait tout de même en dessous de la moyenne.

L’angoisse commençait à monter en lui, et ce sentiment de culpabilité malheureusement trop familier, même si il était vrai qu’il n’avait pas vraiment eu son mot à dire il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il aurait dû rester. Il se disait que peut être, s’il avait insisté pour en savoir plus, ou pour rester avec elle, il aurait pu l’aider à se sortir de ce mauvais pas. Il essaya de chasser ces idées pour se concentrer sur sa recherche mais ce n’était pas évident de songer au pire, surtout que jusque-là il n’avait vu personne, c’était le désert total.

Il finit par tomber sur un groupe de trois marmitons qui prenaient leur pose cigarette en discutant tranquillement, assis sur les marches qui menaient à leur cuisine. Ils le regardèrent débouler au pas de course et l’un d’entre eux ne put se retenir de commenter.

« Encore ? Mais ils ont bouffé quoi les voyageurs ce soir ? »

Le geek freina des quatre fers lorsqu’il entendit ça.

« J’en déduis que vous avez vu passer mon amie ? »

« Ouaip, un joli petit lot ! Dommage qu’elle ait été si pressée… »

« Elle était poursuivie ? Elle est bien partie par-là ? »

« J’ai vu personne la suivre mais ouais elle est bien partie dans cette direction. Hé mais attendez… »

« Merci ! » Lança Corey par-dessus son épaule, après s’être remis à courir.

« Pfff… Ces voyageurs…. »

Il commençait à sérieusement fatiguer, ses pieds commençaient à le faire souffrir et il était persuadé qu’ils étaient en sang. A l’approche d’un carrefour, où la ruelle se séparait en quatre autres, il ralentit.

« Merde… »

En allant tout droit, on finissait par rejoindre une autre rue plus fréquentée, en allant à droit, on revenait en direction de l’endroit où il avait rencontré la belle car on venait de tourner dans cette direction, cinquante mètres plus tôt. Il tenta le tout pour le tout et se lança dans la ruelle de gauche, il crut un instant s’être trompé car le passage rétrécissait, encombré par des caisses et des cartons vides, mais il s’élargissait à nouveau après. Il était tellement focalisé sur son objectif, pour oublier ses douleurs physiques qu’il failli ne pas voir le grillage qui barrait le passage. Haut de plus de deux mètres, et surmonté de barbelés il n’était même pas sûr de pouvoir en réussir le passage. Alors à moins qu’elle ait un pouvoir le permettant, ce n’était pas par ici qu’elle était passée. Il faillit rebrousser chemin mais remarqua un autre morceau de ruban au sol, pas loin de ses pieds.

Il éclaira le ciel un seul coup assez long, puis pour tuer le temps jusqu’à l’arrivée éventuelle de son allié il vérifia et constata que trois des portes qui donnaient sur cette ruelle. Trois d’entre elles étaient déverrouillée, peut-être qu’elle était entrée dans une d’entre elle.

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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Jeu 29 Jan 2015 - 13:07
Jacob se mit à voler dans toutes les directions, à suivre tous les chemins possibles. Il y avait un certain nombre de ruelles par ici, à l’arrière des bâtiments biscornus du monde onirique. Elles n’avaient bien sûr rien à voir avec les ruelles de Resting City, mais comme aucun bâtiment n’était réellement mitoyen dans les environs, il y avait bien une série d’allées sombres dont on pouvait se méfier. De son point de vue volant, il ne pouvait discerner tous les détails de ce qu’il pouvait se passer en bas. Néanmoins, il n’aurait eu aucun mal à repérer des individus en marche ou un groupe de kidnappeurs. Il y avait tout de même quelques lumières dans les environs, qu’elles proviennent de néons ou de vieux lampadaires en fin de vie, tout n’était aussi noirs qu’on aurait pu l’espérer. Plus encore, les grandes artères et leurs abus des spots lumineux imposaient tout de même de la visibilité jusque-là. Mais globalement, il n’y avait presque personne ici. Quelques employés tranquilles étaient allé fumer un coup à l’extérieur ou qui venaient vider les poubelles. Les deux voyageurs, par leur simple présence, devaient probablement doubler la population de la zone. Aucun signe de Camille cependant. Ni même de lutte, ce qui l’inquiéta un peu.

Puis, le signal lumineux surgit, à quelques rues de là. Son camarade avait trouvé quelque chose. Jacob ne chercha pas à pousser plus loin son enquête du côté où il était. Il n’avait rien vu et ne verrait probablement rien. Et le temps était probablement compté, aussi valait-il mieux qu’il s’attache aux éléments tangibles dont il disposait plutôt qu’à de vaines suppositions. Il ne fallut qu’une vingtaine de secondes pour rejoindre l’autre voyageur aux pouvoirs lumineux. Il se posa avec habitude à quelques mètres de lui et le rejoignit à grande enjambées. Un très léger vertige lui indiqua qu’il avait peut-être un peu forcé sur l’utilisation de ses pouvoirs ce soir et qu’il était peut-être temps de modérer ses ardeurs. Surtout s’il devait en venir aux mains par la suite. La ruelle dans laquelle se trouvait l’autre était barrée en impasse par un grillage qu’il aurait été difficile de franchir, à moins de pouvoir voler ou d’avoir la clé, surtout si l’on transportait un corps. En revanche, une série de porte menaient par ici. Certaines étaient cadenassées et n’avaient donc probablement pas été ouvertes depuis un moment, mais trois d’entre elles semblait accessibles. Quant au voyageur, il venait de trouver un second ruban rouge. Jacob l’examina un peu. Il n’avait pas été arraché, ce qui prouvait plus ou moins qu’il était été laissé là intentionnellement. L’information le rassura légèrement, mais il continua de s’inquiéter pour elle. Il était toujours possible qu’elle ait été forcée à suivre des mécréants, mais qu’elle ait eu à un moment ou à un autre le loisir de retirer ce ruban, sans pour autant être libérée. Au moins savait-elle qu’on suivrait ainsi sa piste.


« Bien joué. » écrivit sa plume à l’intention du jeune homme. « Appris autre chose ? »

Puis, le calepin resta à portée de l’autre pour qu’il puisse répondre. De son côté, Jacob n’avait pas l’intention de perdre du temps. En attendant que l’autre écrive son message, il se dirigea vers la première porte « ouvrable » et tourna la poignée. Il y avait comme une résistance qu’il ne saisit pas bien. Par soucis de précipitation, il recula d’un pas, leva le pied et enfonça la porte brutalement. Il y avait un couloir, puis une double porte au fond de celui-ci, sans le moindre meuble. Il alla jusqu’à l’autre porte et l’ouvrit sans difficulté. Elle menait sur la grande salle d’un casino. Mais quelque chose persuada Jacob que Camille n’était pas passée par là. Pourquoi se terrer dans les ruelles si c’était pour rejoindre une salle aussi publique et bondée ? Il revint sur ses pas. Encore deux portes.
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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Jeu 5 Fév 2015 - 12:54

A peine avait-il fini de tester les différentes portes que son compagnon d’infortune le rejoignait, si la situation n’avait pas été aussi tendue il se serait interrogé plus longuement sur ce mystérieux personnage et surtout sur son pouvoir. Malgré la précipitation dans laquelle ils étaient il n’avait pas pu s’empêcher d’émettre toutes sortes d’hypothèses sur le sujet. Qu’il soit un contrôleur de gravité était la plus probable mais ça n’expliquait absolument pas pourquoi un tel pouvoir l’aurait rendu sourd et muet. Il se promit de lui demander à la première occasion, mais pour l’heure il se concentra sur leur recherche. Il lut rapidement le message de l’intouchable et s’appliqua à y répondre le plus rapidement possible mais en restant lisible.

« Seule, témoins vue courir mais pas de poursuivants »

Il se dit que si la belle était poursuivie, c’était peut-être par des voyageurs avec le même genre de pouvoirs que son ami volant où qui avait la capacité de se rendre invisible. Corey avait commencé à comprendre que dans ce monde onirique quelque chose qui aurait paru cohérent et logique dans le monde réel ne l’était pas forcément ici et vis-versa. Il avait déjà croisé des gens avec des pouvoirs étranges et il savait qu’il y en avait encore bien plus avec des pouvoirs qu’il ne soupçonnait même pas. La seule limite des pouvoirs qu’il pouvait imaginer était la phobie à leur origine, il avait un peu de mal à comprendre comment certaines personnes pouvaient avoir peur de savonnettes ou de ventouses mais il avait eu la preuve qu’elles existaient.

Pendant qu’il écrivait les maigres informations qu’il avait récoltées, l’autre s’était attaqué à la porte la plus proche d’eux, lorsqu’il revint, Corey comprit qu’ils ne la trouveraient pas là-bas. Il laissa le carnet magique et la plume retourner à leur propriétaire légitime et s’attaqua pour sa part à la porte suivante. Il poussa la porte métallique et pénétra dans ce qui semblait être un stock de marchandise d’une boutique de souvenirs d’un casino. Sur les étagères il voyait des boules à neige animées où les flocons de neige avaient été remplacés par des jetons de casino. Il apercevait aussi des cartons portant le nom du casino et son logo, une pyramide, ainsi que lunettes fantaisie. Il fit quelques pas à la recherche d’un indice mais, au lieu de ça, tomba nez à nez avec un employé, un jeune adolescent chargé de remplir les étalages. Le malheureux eut l’air encore plus surpris que le voyageur qui leva les mains en signe d’apaisement.

« Vous m’avez foutu la trouille de ma vie ! Qu’est-ce que vous faites là ? Cet endroit est réservé au personnel, vous auriez pu demander s’il manquait quelque chose dans la boutique. Il vous fallait quoi ? »

« Euh désolé en fait je suis à la recherche d’une amie, est-ce qu’elle serait entrée ici il y a moins d’une heure ? »

«Hein ? Quoi ? Mais non personne est rentré, fichez le camp d’ici ou j’appelle la sécurité ! Ce n’est pas un moulin ici ! »

L’agacement manifeste de l’employé finit de convaincre qu’elle n’était pas passée par là. Il tourna les talons et faillit percuter le muet qu’il n’avait pas entendu le suivre. Décidément ce type pouvait être silencieux lorsqu’il le voulait, il secoua la tête et le suivit vers la ruelle, il le précéda vers la dernière porte ouverte. Lorsqu’il la poussa il dévoila un couloir assez sombre éclairé seulement par un néon qui émettait un flash de temps en temps mais trop rarement pour permettre une bonne visibilité. Ce passage devait être rarement utilisé pour être aussi mal entretenu. Désireux de ne pas louper un seul indice l’Héliophobe fit appel à son pouvoir pour éclairer devant eux d’un faisceau puissant. Il se demanda si c’était par là qu’elle était passée mais rien ne semblait l’indiquer. Après tout elle s’était peut être contentée de faire demi-tour le plus vite possible afin de prendre ses adversaires de vitesse avant qu’ils ne la coincent dans cette impasse. Mais au fond de lui quelque chose le poussait à poursuivre l’exploration des lieux, sans attendre l’avis de son camarade il poussa plus en avant, le couloir faisait un virage à angle droit et débouchait sur une porte à double battant surmonté d’une lumière faiblarde indiquant qu’il s’agissait d’une issue de secours. Mais les deux voyageurs comprirent immédiatement qu’il y avait eu un combat ici très récemment. Sur le mur à leur droite il y avait des impacts de la taille d’un poing, l’un des battants de la porte avait été légèrement enfoncé et surtout il y avait au sol, à une quarantaine de centimètres de la porte, quelques gouttes de sang qu’ils ne pouvaient pas louper dans le faisceau produit par Corey. Il ne s’agissait pas d’une flaque, loin de là, mais plus des quelques gouttes qui giclent d’une lèvre éclatée ou d’une arcade.

Le geek s’accroupit devant les tâches vermeille et toucha le liquide du bout des doigts de la main gauche, il comprit instantanément qu’il était très frais même si il n’était pas spécialiste. Il se tourna pour le montrer à son camarade mais celui-ci fixait un petit objet dans le coin entre le mur et la porte, auquel Corey n’avait pas fait attention. Le sourd se pencha pour le ramasser et le geek vit qu’il s’agissait d’un rouge à lèvre, probablement celui de celle qu’ils tentaient de sauver. Il voulut voir si le gars allait bien, car cette découverte semblait l’avoir secoué, mais il eut tout juste le temps de se pousser avant que le gars n’enfonce la porte pour continuer le chemin. Il lui emboita le pas, espérant qu’il n’était rien arrivé de grave à la jeune voyageuse.

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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Mar 10 Fév 2015 - 15:18
Plus ils avançaient dans leurs recherches et moins Jacob aimait cela. Quelque chose n’allait pas, quelque chose allait même terriblement de travers. D’un côté, on lui présentait des indices prouvant que Camille était venue ici de son plein gré, ou plutôt qu’elle avait choisi cet itinéraire pour une raison ou une autre, sans que personne ne la traîne jusque-là. Les rubans laissés à son attention, les témoins qui assuraient qu’ils n’avaient vu aucun poursuivant. Et puis, il avait tous ces autres éléments qui le poussaient à croire qu’elle était réellement en danger. Le plus éminent d’entre eux étant le dernier : des traces de combat, du sang frais et le tube de rouge à lèvre. Naturellement, Camille savait se battre, mais elle n’avait pas la trempe d’un voyageur expérimenté et ses pouvoirs étaient exclusivement sociaux, si l’on excluait les brûlures qu’elle pouvait infliger par ses baisers. Il ne lui connaissait aucune force de frappe particulière en dehors de cela et contre une créature des rêves ou un voyageur disposant d’armes ou d’un pouvoir offensif, elle n’avait pas la moindre chance, fut-il moins fort qu’elle. D’autant que, dès qu’on la voyait, on devinait sans mal qu’elle n’avait pas un corps d’athlète. Menue, fragile et délicate, voilà des adjectifs qui auraient facilement défini la première impression qu’elle laissait. Une proie facile, malgré le danger de séduction qu’elle représentait elle-même et son caractère piquant.

Jacob réfléchissait à toute vitesse. Tout cela devait avoir eu lieu quelques minutes avant leur arrivée. Ils avaient pris le temps de visiter deux portes, mais son camarade aurait probablement entendu les poings fracasser les murs si le combat avait eu lieu alors qu’il était déjà présent dans la ruelle. Ce qui voulait dire qu’ils avaient tout de même un certain retard, mais qu’ils se rapprochaient. Il y avait aussi un adversaire relativement puissant dans les parages. L’intouchable ne craignait pas grand-chose, mais les impacts des poings suffisaient à lui intimer de se montrer prudent. Pas tellement pour lui, car il aurait foncé jusqu’à retrouver la jeune femme, mais surtout pour son camarade. Celui-ci semblait suffisamment généreux pour l’aider et ses pouvoirs lumineux paraissaient très utiles. Pourtant, il ne pouvait décemment pas lui demander de risquer sa vie de voyageur pour une fille qu’il ne connaissait même pas. Il hésita un instant à lui dire de s’arrêter là et de le laisser continuer seul, puis, se ravisa. Peut-être ses adversaires s’attendaient-ils à voir arriver l’intouchable. Mais ce garçon ? Il était fort possible qu’ils ignorent tout de lui et de son implication. Et s’il était une chose que Jacob avait appris en roulant sa bosse aux côtés de Ed, était que plus le comportement était imprévisible, plus les chances de succès était élevées. Il ne fallait pas traîner.

Il donna le tube de rouge à lèvre à l’autre, en lui laissant un mot pour les consignes à respecter. Lui-même n’avait hélas pas la possibilité de le glisser dans l’une de ses poches, faute à la bulle. Mais il ne pouvait pas laisser un tel artefact derrière eux. Camille en aurait sûrement besoin lorsqu’ils la retrouveraient.


« Gardes-le précieusement, ne l’utilise pas. »

Puis, il enfonça la porte et pénétra plus avant dans le bâtiment. L’état de l’établissement était semblable à celui du couloir précédemment visité. Délabré, vide et sombre. Cela avait dû être un casino dans le temps, mais à présent ce n’était plus qu’une grande salle lugubre où les lumières fébriles des rues se répercutaient de façon glauques en passant par des fenêtres à peine condamnées par quelques planches trouées. Les machines à sous et autres tables de jeux étaient recouvertes de poussières, souvent cassées et hors d’usage. Un mouvement attira cependant son attention. Quelqu’un se trouvait là. Il repéra alors une créature des rêves étrange, voutée et disgracieuse, portant un uniforme sale. Comme un vieil employé qui ne se serait pas résolu à abandonner son poste malgré la défection du reste de ses collègues et la faillite de l’entreprise. Il fonça sur elle et l’attrapa avec colère avant de laisser sa plume s’agiter. L’autre pris immédiatement peur et sembla implorer pour sa vie et dire d’autres détails que Jacob n’entendit évidemment pas.

« Une jeune fille est passée ? » demanda la plume.

L’autre hocha la tête positivement.


« Accompagnée ? »

Il confirma encore une fois.

« Combien ? »

L’autre si quelque chose, mais Jacob ne l’entendit pas. Il le secoua un peu et insista avec un :

« Tes doigts ! »

L’employé en leva trois.

« Ils viennent souvent ici ? »

Il confirma.

« Par où ? »

Et la créature des rêves désigna un escalier. Jacob le relâcha et s’y précipita. C’était un grand escalier destiné à se rendre aux salles de jeux des étages supérieurs. Le casino désaffecté ne semblait pas exceptionnellement grand, mais il le paraissait suffisamment pour demander un temps de recherche un peu trop grand. En arrivant au premier étage, Jacob jura pour lui-même. Il fallait qu’ils la retrouvent et vite. Il fit signe à son camarade de se séparer à nouveau de lui et de prendre d’un côté tandis que lui-même partait de l’autre. Les couloirs semblaient former un cercle autour des différentes salles proposées. Mais il y avait aussi un autre étage à visiter ensuite. Ils ne devaient pas perdre de temps. L’autre connaissait déjà les consignes, en cas de problème, il devait revenir le trouver lui et ne pas chercher à affronter seul trois ennemis à la puissance apparemment non négligeable.

L’intouchable le quitta donc et poussa violemment la première porte qu’il trouva. A sa grande surprise, il y avait là du monde, mais ce n’était pas ceux qu’il cherchait. Quatre créatures des rêves à l’air louche fumaient des cigares en jouant au poker. Ils avaient plus l’air de mafieux que de simples employés. Un groom était là aussi, portant un drôle d’insigne sur le front. Ils se regardèrent un instant : cet établissement n’était pas aussi désaffecté que sa devanture le laissait paraître. Mais qui s’en servait et pourquoi ? Et que voulaient-ils à Camille ?
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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Ven 13 Fév 2015 - 15:21

Il réceptionna le tube de rouge à lèvre et lu la consigne du muet, il se demanda pourquoi il devait prendre autant soin d’un malheureux accessoire de maquillage. Même si la fille y tenait beaucoup ce serait toujours moins grave que d’arriver un peu trop tard pour la sauver si elle avait des ennuis. Il eut l’impression que le rouge à lèvre était bien plus chaud qu’il aurait normalement dû l’être, il se dit que c’était peut-être plus que ça en avait l’air. Dans ce monde, il avait déjà vu beaucoup de chose bizarre et il commençait tout juste à avoir la présence d’esprit de remettre en question tout ce qu’il voyait.

« Je comptais pas l’utiliser de toute façon… C’est pas vraiment ma couleur… » dit-il au dos de son collègue qui avait déjà tourné les talons.

Il soupira et lui emboita le pas pour découvrir cet endroit étrange qu’était ce casino qui était dans un état d’abandon quasi-total. Ce genre de décor lui rappelait certains niveaux de ses jeux vidéo, en général c’était dans ce genre de pièce que les méchants, zombies, mafieux ou militaires attendaient le joueur en embuscade.

« Trop glauque … » Commenta-t-il pour lui-même.

L’autre repéra un vieil employé qui n’avait rien demandé à personne et se jeta dessus comme si c’était lui qui était directement responsable de l’agression de son amie. Corey faillit intervenir pour faciliter l’interrogatoire mais l’autre semblait se débrouiller. Après tout il était probablement capable de se débrouiller tout seul, si la jolie brunette avait à ce point confiance en lui c’est qu’il devait tout de même être balaise sinon elle se serait contentée de demander à Corey de l’aider directement. Il profita de ce moment de pause pour tenter d’estimer la durée depuis laquelle cet endroit était laissé dans cet état de délabrement mais c’était difficile dans ce monde où tout n’était pas forcément logique. Il suffisait qu’un endroit semblable organise une soirée dans le monde réel et des centaines de rêveurs afflueraient peut être de nouveau, entrainant dans leur sillage voyageurs et créatures des rêves. On constatait tout de même que quelques efforts avaient été faits pour maintenir l’escalier et le sol dans un état presque nickel. Le geek devina que c’était à cette tâche que la créature des rêves avait occupé ses journées. Il commença à s’approcher de l’escalier, se demandant pourquoi l’entretenir lorsque tout le bâtiment était laissé aux bons soins de la poussière et du temps. Mais il était à peine à mi-distance lorsque le sourd faillit l’envoyer valdinguer en le dépassant à grandes enjambées. Le geek eut le réflexe d’agripper le cahier pour lire rapidement ce que les deux s’étaient dit et il put déduire des questions de l’intouchable qu’elle était bien passée par là, escortée et qu’elle avait emprunté l’escalier. Il relâcha le carnet et força l’allure pour rattraper son allié, manquant de se gaufrer en voulant aller trop vite avec les marches.

Ils se séparèrent sur le pallier, pour couvrir plus de terrain chacun de leur côté, et il entendit son camarade défoncer la première porte à sa portée. Corey quant à lui essaya de tourner la poignée et de pousser le battant qui se refusa à lui, fermé à clé. Il colla son oreille contre le bois mais n’entendit pas le moindre son. Il décida de passer à la suivante qui s’ouvrit sur un salon de jeu récemment utilisé qui sentait encore le cigare, mais pour l’heure il était vide, il continua sur sa lancée poussant une troisième porte. Il lui fallut alors plusieurs secondes pour comprendre ce qu’il avait sous les yeux.

« Oh oh… » Fit-il en tournant les talons après avoir refermé la porte.

A l’intérieur de la pièce, plus grande que le salon de jeu, il y avait tout ce qu’il fallait pour y passer une soirée tranquille. Sur un canapé était avachi un grand costaud en costard, deux autres jouaient aux cartes dans un coin et un dernier se servait un verre derrière le bar de cette sorte de suite privée. Lorsqu’ils posèrent les yeux sur le voyageur qui avait passé la tête par l’entrebâillement de la porte leur réaction ne s’était pas fait attendre.

« Mais choppez le ! » S’était exclamé celui derrière le bar en se saisissant d’une mitrailleuse digne d’un vieux film de mafieux. « C’est un voyageur, on va pas le laisser se balader ! »

Ils s’étaient donc lancés à la poursuite de Corey qui avait juste assez d’avance sur eux pour qu’ils ne puissent pas lui tirer dessus. Il espérait que le sourd muet était aussi fort qu’il l’espérait sinon ils risquaient tous deux de passer un sale quart-d’heure.



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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Ven 20 Fév 2015 - 17:25
Naturellement, toutes ces personnes étaient tout aussi surprises que lui de le voir ainsi débarquer. Ce qui expliqua un long moment de latence pendant lequel, il ne fit rien et eux-mêmes ne semblèrent pas réagir beaucoup plus. Pendant ces quelques secondes d’absence générale, les soucis et les objectifs des uns et des autres semblèrent disparaître pour laisser place au doute. Ennemis ? Amis ? Jacob aurait plutôt eut tendance à les classer dans la première catégorie. Une bande de personnes qui se terraient ici, dans un palace désaffecté pour jouer aux cartes dans une pièce discrète ? Il ne leur faisait instinctivement pas confiance surtout en songeant que l’une de ses amies avait disparue dans les parages. Il s’apprêta à aller leur tirer les vers du nez à coups de poings si nécessaire lorsque, soudain, leur attention fut attirée par quelque chose qui se trouvait derrière lui. Il se retourna aussitôt, mais il n’y avait rien. Qu’avaient-ils vu ? Il reposa aussitôt la question en se rappelant de la teneur de son pouvoir. Qu’avaient-ils entendu ? Son partenaire était-il en danger ?

Comme pour lui répondre, tout un tas d’autres portes dans le couloir s’ouvrir et différentes créatures des rêves portant des costards et des armes pointèrent leurs airs louches vers l’extérieur en cherchant à leur tour l’origine d’un bruit particulier. Jacob ne réalisa qu’à cet instant qu’ils étaient tombés sur un repère de mécréants bien plus importants qu’il ne l’avait songé et que ce casino regorgeait en réalité d’une activité beaucoup plus dense qu’il n’essayait de le faire croire au monde. Quelles sombres affaires étaient menées ici ? Camille était-elle sur le coup d’une enquête en ces lieux et, pressentant un danger en la matière, avait-elle décidé de l’appeler pour qu’il vienne la tirer de là ? Mais il reprit bien vite ses esprits. Pour l’instant, bien qu’il ne l’entendait pas, c’était sûrement son compagnon provisoire qui était en danger et vu les armes qu’arboraient les autres, une bulle indestructible sonnait comme une protection efficace. Sans plus se soucier de tous ces personnages qui l’entouraient, il éleva sa bulle à quelques centimètres du sol et se mit à filer à travers le couloir aussi vite qu’il le pouvait.

On commença à lui tirer dessus et au premier choc qu’il reçut, il changea la forme de son artefact en ballon. Inutile de souffrir dans sa course ou de se laisser déconcentrer. Il fallait qu’il atteigne la position de l’autre aussi vite que possible. Et, très vite, il fut sur lui. Le jeune homme courrait à toutes jambes vers lui et non loin derrière, des malfrats essayaient de l’attraper avec leurs sulfateuses à l’ancienne. Il n’était sauvé que par la courbe que faisait le couloir et qui empêchait les autres de viser suffisamment longtemps pour le toucher. Le problème, c’était que Jacob était poursuivi par sa propre dose de salauds et que ceux-ci n’allaient pas tarder à débarquer et à tirer sur le pauvre voyageur qu’il avait avec lui. Il laissa une fois de plus sa plume exprimer un ordre pour sauver la vie du garçon tandis que lui-même alla régler le compte de ses poursuivants.


« STOP ! SUIS-MOI ! »

Il continua de filer vers les malfrats. Ils tirèrent, mais les balles ricochèrent sur sa bulle. Puis, il les percuta de plein fouet avec sa barrière invisible et ils s’écroulèrent, sonnés. Il changea la forme de sa protection afin qu’elle lui colle au corps et se jeta sur le premier, le désarma en écrasant le canon de son arme d’une main. Il fila un puissant coup de boule au second et se débarrassa des autres en quelques coups bien sentis et en s’arrangeant pour que leurs armes se trouvent trop loin d’eux. Ils n’étaient pas tout à fait hors d’état de nuire, mais il venait de dégager le passage. Il se tourna vers l’autre et vers la petite dizaine de mécréants qui arrivaient. Il se plaça entre les deux et créa un mur qui bloqua tout le couloir.

« Je m’occupe d’eux. » fit la plume. « Trouve Camille. »

Les tirs commencèrent à pleuvoir sur la paroi de la bulle, sans toutefois parvenir à percer sa barrière.
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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Lun 23 Fév 2015 - 17:15

L’héliophobe fût soulagé de voir son allié du jour courir à sa rencontre sans se soucier de foncer vers ses poursuivants lourdement armés. Mais son soulagement fût de courte durée en voyant que, un peu en retard sur lui, il y avait d’autres porte-flingue qui arrivaient et il eut tout juste le temps de voir le message griffonné par la plume pour ne pas se jeter dans leurs bras. Il cessa donc brusquement sa course et, se baissant pour conserver une certaine stabilité, emboita le pas de l’intouchable pour repartir dans la direction d’où il venait. Une balle siffla juste en dessous de sa tête et il crut en voir rebondir plusieurs sur son allié qui les ignora comme si il ne s’était rien passé et renversa ses poursuivants sans les toucher directement. Corey commençait sérieusement à se demander quel était son pouvoir car une seconde plus tard il était au corps à corps et se débarrassa facilement de ceux qui s’étaient relevés. Il lui donna ensuite ses consignes que le geek lut rapidement avant de hocher la tête en assentiment.

« Ok » ne put-il s’empêcher d’ajouter à son geste même si c’était inutile.

Il revint donc sur ses pas, en direction de la pièce dans laquelle il avait trouvé les malfrats, et, jetant un coup d’œil en arrière vit son allié arrêter les balles contre un mur invisible.

** Une sorte de télépathie ? La classe. ** Songea-t-il en se remettant à courir.

Au lieu de retourner dans la pièce qu’il avait exploré tout à l’heure, il passa devant la porte ouverte en courant et poussa de toute ses forces contre le battant d’une double porte qui marquait la fin du couloir dans lequel il était. Il dévoila un nouvel escalier qui menait à l’étage supérieur, il s’y engagea sans hésiter, entendant les bruits de combat se rapprocher. Il monta les marches trois par trois, avant de ralentir un peu le rythme, sentant que le souffle commençait à lui manquer. Ce fût probablement ce soudain changement de vitesse qui lui épargna sa vie de voyageur car il faillit être fauché par une rafale d’arme automatique qui lui passa à quelques centimètres devant lui. Deux sbires, alertés par les bruits avaient décidé de descendre voir ce qu’il se passait. Sachant qu’il n’aurait pas le droit à l’erreur, l’héliophobe rassembla son pouvoir et répliqua d’un tir de lumière solaire concentré qui toucha celui qui venait de tirer juste en dessous de l’épaule, lui faisant lâcher son arme. L’autre le mit en joue et il sut qu’il devait agir très vite s’il ne voulait pas terminer sa nuit en passoire. Il cessa de mimer une arme avec ses doigts et présenta sa paume vers son adversaire restant. Alors que l’autre allait tirer il lui balança soudain une lumière vive de type lampe torche qui l’aveugla quelques instants. Profitant de ce répit, il gravit les quelques marches qui les séparaient et, d’un coup d’épaule, le balança par-dessus la rambarde. Il ne prit même pas la peine de voir s’il était toujours capable de se battre, il se doutait qu’il lui faudrait quelques secondes pour se reprendre et il comptait bien profiter de son avance. Au pire des cas, il avait vu de quoi le sourd-muet était capable.

Il déboucha donc sur un nouveau pallier où l’attendait trois nouveau malfrats qui ouvrirent le feu des qu’il passa la porte. Il pensa à les éblouir pour avoir le temps d’arriver au corps à corps, mais il suffisait que l’un d’entre eux ait le réflexe de continuer à tirer et il était mort. Il pensa à essayer de les dégommer un par un avec son rayon astral mais ce serait long, voir trop long. Il fallait qu’il aille vite, il fallait qu’il les rejoigne au corps à corps, mais comment, ils avaient cessé le feu, pour attendre qu’il se montre à nouveau. Dès qu’il passerait sortirait de son abris ils se remettraient à tirer, il fallait qu’il soit rapide, aussi rapide que la lumière, qu’il devienne la lumière. Il fallait qu’il fasse appel à toutes ses capacités de voyageur pour arriver au corps à corps et se débarrasser d’eux. C’est avec cette idée en tête qu’il se jeta hors de la porte en mobilisant toute sa vitesse et en pensant à celle de la lumière. Pendant quelques secondes il eut l’impression de devenir de la lumière pour couvrir plus rapidement la distance entre les sbires et lui. Il se retrouva donc juste devant l’un d’entre eux, peut être aussi surpris que lui de la rapidité avec laquelle il les avait rejoints. Il se reprit et dévia le canon de l’arme avant de l’arracher des mains de son propriétaire et de s’en servir pour le frapper au visage d’un coup de crosse. Il jeta ensuite l’arme au visage du type à sa droite et lui envoya un coup de pied dans le bas-ventre avant de lui coller un uppercut qui l’envoya en arrière. Il se retourna pour s’occuper du dernier sentit soudain une douleur cuisante dans le côté, il venant de se faire tirer dessus. Il mit un coup de la tranche de la main dans le revolver que tenait le malfrat et il lui fonça dessus pour l’assommer contre le mur. Il profita de ce moment de répit pour évaluer sa blessure, fort heureusement superficielle, la balle avait ouvert la peau, puis avait probablement ricoché sur une côte avant d’être dévié loin de lui. Il avait peut-être une fêlure mais aucun dégât interne.

Il s’approcha de la porte que les hommes de main gardaient et, n’entendant aucun bruit, la poussa doucement. Il vit donc une sorte de pièce assez sombre, qui, meublée avec luxe, devait servir de bureau. Il y en avait d’ailleurs un, trônant au centre de la pièce, en bois sombre, imposant et majestueux. Derrière le meuble, un beau fauteuil, vide pour l’instant, dominait l’endroit. Sur les murs des étagères servaient de présentoir à des bibelots plus ou moins luxueux et, retenant tout de suite l’attention du geek, la jeune fille était là, bâillonnée, attachée à une des deux fauteuils, du sang sur le visage, mais en vie. Corey pénétra donc dans la pièce en préparant sa lame de lumière afin de trancher les liens de la malheureuse. Il avait à peine fait deux pas qu’il sentit une présence dans son dos et sentit la froideur d’un canon dans son cou.

« Mets tes mains bien en évidence et pas de connerie de voyageur, à la moindre embrouille je tire. » Il obtempéra docilement, ne voyant pas d’autre issue. « C’est bien, va t’assoir dans l’autre fauteuil et explique moi ce que tu fou là. »

Maintenant il ne pouvait que gagner du temps et prier pour que le sourd muet arrive rapidement.


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Note: Peu de personnes connaissent le nom de famille de Corey en RP  merci d'en tenir compte.
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MessageSujet: Re: L'hippodrome à bascule Dim 1 Mar 2015 - 18:32
Camille avait l’arcade sourcilière endommagée et quelques autres hématomes sur le visage, ainsi qu’une lèvre fendue. Elle avait reçu quelques coups sur le reste du corps, mais ses vêtements cachaient l’essentiel des dégâts de ce côté-là. En revanche, si on lui avait mis un bâillon, ce n’était pas tant pour qu’elle ne puisse pas appeler à l’aide – les murs étaient insonorisés par ici – que pour qu’elle se taise. Depuis qu’ils l’avaient capturés ces malfrats n’avaient cessés de devoir subir ses insultes et ses menaces comme quoi un grand voyageur de renom allait venir la sauver et qu’elle les avait tous attirer dans un piège. C’était relativement agaçant lorsque l’on tentait de lui soutirer des informations sur ceux qui l’employaient. Aussi l’avait-on bâillonné pour qu’elle cesse de leur jeter des âneries à la figure. Et puis, il y avait eu l’intrusion et au bout d’un moment, ce voyageur était entré dans la pièce. Camille, le regard plein d’espoir, avait tenté un : « Mmh ! Mmh ! » qui voulait dire quelque chose comme ! je vous avais prévenus ! Sauf que, manqué, ce n’était pas Jacob qui venait d’entrer. C’était le jeune homme à qui elle avait demandé de retrouver celui-ci avant de se rendre ici en laissant quelques indices pour qu’on la retrouve.

Elle s’inquiéta soudain du fait que Jacob n’ait finalement pas été trouvé et soit encore en train de tourner en rond dans l’hippodrome à bascule, comme un idiot, tandis que ce jeune homme volontaire, ayant tenté de la rejoindre pour lui indiquer son échec à trouver le manieur, avait suivi seul la piste qu’elle avait laissé derrière elle. Elle ne doutait pas des capacités du voyageur, après tout, il était peut-être très puissant lui aussi – elle ne le connaissait pas. Néanmoins, Jacob avait un avantage que lui n’avait sûrement pas : il résistait aux balles. Et l’instant suivant confirma le problème, un canon fut placé sur sa nuque et il dut se ranger aux directives du chef de l’organisation qu’elle était venue démasquer ici. Le jeune homme s’assit donc en toute tranquillité dans le second fauteuil laissé à sa disposition.


« Mmh mmh mmhmmh ? » demanda-t-elle.

Pour répondre à sa question, Jacob était aux prises avec une petite horde de bandits armés de sulfateuse à l’ancienne. Autour de lui, les rafales continuaient de pleuvoir et il lui fallait faire de son mieux pour les abattre tous. Ils n’étaient pas si forts que cela, mais ils étaient nombreux. Les balles, de plus, même si elles ne pouvaient pas passer sa protection, faisaient atrocement mal lorsqu’elles le touchaient et que sa bulle était collée à sa peau. Encaissant du mieux qu’il pouvait les coups, il en rendait à son tour de plus puissants et de plus efficaces. En réalité, il parvenait à se débarrasser de ses ennemis plutôt vite.

Dès qu’ils avaient compris que les balles ne passeraient pas son mur, ils avaient cherché à charger. Il les avait accueillis de la même manière et lorsqu’ils s’étaient heurtés à sa bulle, il avait attaqué à son tour. A coups de poings et de bulle, profitant de tous les avantages qui étaient à sa disposition, il les désarma, les assomme et leur infligea d’autres sévices encore. Au bout d’un moment, une belle traînée de corps ensanglantés ou inertes – il en avait un ou deux pour avoir tiré sur leurs camarades – parsema le couloir. Il ne restait plus qu’une petite demi-douzaine de mécréants capables de tenir de bouts et, comprenant qu’ils avaient à faire à un ennemi trop fort, ils se précipitèrent vers la sortie la plus proche en abandonnant leurs équipements. Jacob tenta alors de reprendre un peu son souffle et de se masser les zones douloureuses. Hélas, l’air de sa bulle était déjà un peu corrompu et il ne put vraiment se rétablir comme il l’avait espéré. Ce ne fut qu’à cet instant qu’il remarqua que d’autres personnes avaient ouvert les portes autour de lui pour l’observer.

Tous portaient deux éléments bien distincts. Un uniforme qui marquait leur qualité de serviteurs et un tatouage sur le front. Ils ne semblaient cependant pas agressifs et se contentaient de l’observer d’un air neutre. Il les toisa quelques secondes en se demandant ce qu’il devait faire et s’il y avait quelque chose à ne pas faire. Allaient-ils tous l’attaquer bientôt ? Mais tout ce qu’ils firent, ce fut de montrer un endroit du doigt. Une porte que le jeune homme qui l’accompagnait avait empruntée. Il hocha la tête pour les remercier et reparti à la charge. Il espérait que l’autre avait trouvé Camille.

Il déboucha sur un escalier menant à un étage supérieur, ainsi que sur quelques ennemis mis hors d’état de nuire. Il sourit en songeant que son allié avait finalement de la ressource et poursuivit jusqu’à un couloir où quelques portes closes l’attendaient. L’une d’elle paraissait plus importante que les autres et sonnait comme le bureau du chef. Néanmoins, si les gardes qui devaient la protéger habituellement étaient au sol, une autre personne se tenait à leur place et le fixait avec une détermination et une colère étrange. C’était un voyageur d’une trentaine d’année et il avait un tatouage sur le front.

Lui, contrairement aux autres, se préparait déjà au combat.
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