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High Moon - Les Thomas

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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas Mer 16 Sep 2015 - 23:17


Hob' a donné le plan de la suite des événements, l'air un peu plus crevé que ce que j'avais estimé. Je m'en souviens plus vraiment là comme ça mais je devais m'occuper de leur leader je crois... J'ai dû rechigner un peu parce qu'on avait pas prévu ça. Jusque maintenant, on était plutôt dans le sans-faute et c'était franchement cool, mais suffisait pas de me dire « gère le chef » pour que j'y arrive.

Enfin bon, je me souviens plus trop de ce qu'on a pu dire là dessus, on se creusait les méninges quand un cri suivi de nombreux autres s'est répercuté dans les couloirs du métro. On est sorti.

Des rêveurs qui s'étaient enfuis à ma suite étaient là, espacés de plusieurs mètres en fonction de leurs aptitudes à la marche/courses dans le veste couloir du métro. Les cris venaient d'eux. Est-ce que c'est eux qui ont foutu la merde ?

Parce que ouais, ceux qui pensent que les Rêveurs n'ont aucune influence dans Dreamland se trompent. S'ils sont aussi fragiles qu'une brise, ce serait stupide d'oublier que le monde des rêves tourne principalement autour d'eux. Que ce soit pour les divertir ou les effrayer, la plupart des Royaumes disparaissent lorsque les Rêveurs se mettent à les déserter.

En l'occurrence, la présence de Rêveur avait éveillé certaines créatures « dormantes » des environs, des choses qui n'auraient probablement pas pris la peine de se déplacer pour une créature aguerrie et capable de se repérer ici. Je ne voyais plus aucune créature autochtone, sans doute avaient-elle ralié une sortie qui m'avait échappé à moi aussi ? Ou bien ils avaient dépassé cet endroit depuis longtemps...
Dans ce cas, je ne pouvais qu'espérer qu'ils n'avaient pas croisé la route des choses en travers du chemin.

C'étaient des sortes de zombies. Techniquement, des goules radioactives, mais bon ça ne leur donnait pas une peau de pêche pour autant. J'ai pas encore vraiment compris comment on pouvait manger un rêveur ou profiter de son « cadavre » d'une quelque manière que ce soit, je ne peux que faire des suppositions mais j'imagine que les rêveurs doivent dégager un truc qui les rends utiles pour les prédateurs... Enfin passons là dessus, j'en sais rien. Ces machins avaient envie de croquer dans les types qui étaient là et ils étaient capable de se déplacer rapidement et de tenir des armes rafistolées de très mauvais goût.
Plus important encore, il y en avait facilement une vingtaine.


On se barre. Prends les plus terrorisés sous ta coupe pour les aider à fuir, je vais pas les laisser se faire avoir par ces saloperies.

Et oui, c'est peut être bête, mais je n'avais pas l'intention de les laisser se faire tuer, même si je savais qu'ils ne mourraient pas vraiment. Les rêves c'est mon terrain de jeu, oui, mais ça m'oblige pas à avoir un cœur de pierre et à devenir un salaud. J'allais pas m'enfuir comme un lâche ! On peut même dire que mon jeu à moi consistais à sauver ces gars, dans un sens. Je gueulais ;

Fuyez dans l'autre sens si vous voulez vivre !

Je me souviens que ça m'a fait sourire de dire ça, même sur le moment. Sauver la vie d'un immortel inconscient de l'être, c'est pas banal.
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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas Dim 18 Oct 2015 - 11:51
02 : 43 : 03


Alors que la conversation se finissait à peine, une armée de cris et de pas émana des rails du métro. Les deux frères poussèrent la porte qui se referma bruyamment derrière eux. Se bruit se fondit dans les cris et la course de rêveurs effrayés, poursuivit par des sortes de cadavres dont la peau-rouge collait aux os. Apparemment, ils n'étaient pas vraiment amicaux. Ces créatures n'avaient pas l'air d'être un véritable problème, elles étaient si maigres qu'un simple coup suffirait à les désarticuler. Comme il était naïf de penser ça. Fallait-il encore les toucher, elles se précipitaient droit vers leur proie en secouant leur bras dans tous les sens, le problème était qu'elles étaient rapides et que leurs puissants coups déstabilisaient de manière significative, les canines des cadavres n'avaient plus qu'à tranquillement faire leur boulot après ça.

Comme on pouvait s'y attendre, Calvin ne resta pas inactif, les premiers mots motivèrent grandement Hobbes, le reste non. Risquer sa vie pour des rêveurs, sérieusement ? Hobbes grommela, pendant que son frère criait aux rêveurs de fuir. Le contrôleur de rêveur entreprit la tâche d'aider les plus démunis face aux monstres, après tout, son frère avait sûrement un plan. Les fuyards passaient à côté de lui. Il marchait avec un visage exprimant une forte détermination, même si au fond, il se faisait dessus. De grosses gouttes de sueur perlaient tout le long de son corps, il en frissonnait régulièrement.

Il serrait l'arme du plus fort qu'il pouvait, ses yeux détectèrent trois rêveurs en grande difficulté, il écarta quelques doigts du manche de l'arme puis leva ses mains vers deux rêveurs.

- Soumettez-vous à mon pouvoir !

Le contrôleur n'était pas vraiment inspiré, il se disait qu'il lui fallait trouver différentes répliques à clamer quand les rêveurs qu'ils avaient choisis se raidissaient, que leurs yeux se renversaient en arrière, qu'il se soumettait à sa volonté. Sauf que, ça avait arrêté leur course, permettant aux goules de les rattraper. Le voyageur cria quand même un ordre.

- Survivez !

Les deux rêveurs s'étaient jetés en avant, du plus rapidement que le permettait leur corps. Sauf que, l'un était déjà entouré de trois goules qui, même s'il était tout à coup plus rapide, lui sautèrent dessus et lui arrachèrent les membres, Hobbes voulut se précipiter vers lui, mais voyant le nuage de fumée, image de la frustration de ces êtres immondes, le força à poser un genou à terre, il s'était soudain sentit très faible. Il contrôla un autre rêveur, qu'il sauva in extremis. Il posa son autre genou à terre, il se sentait vidé de toute son énergie. Son pouvoir semblait vouloir le limiter.

Il releva la tête, la peur le fit bondir en arrière, une tête en décomposition se jetait sur lui, il leva brutalement l'arme et pressa la gâchette. Le coup partit, éparpillant la cervelle du monstre sur les rails. Hobbes se mit à reculer, puis à se redresser progressivement, il n'était pas tranquille, pas du tout. Deux de ces choses couraient vers lui, il tendit l'arme et tira dans l'épaule d'une des goules qui valsa en arrière, il voulut tirer sur l'autre, mais un sinistre cliquetis l'arrêta dans sa fuite. Un puissant coup lui frappa la tête, qui fut projetée contre le métro, un son strident vrilla sa tête, sa vision commençait à se troubler, son rythme cardiaque à s’accélérer.
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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas Mar 20 Oct 2015 - 1:35

Il aurait pas pu y avoir une barre de fer qui traîne, hein ? On a toujours l'impression qu'on va trouver des barres de fer facilement, quand on imagine des situations un peu apocalyptiques. Dans les jeux vidéos, on a tendance à trouver des armes et de la bouffe ou fond d'une mine donc c'est le truc qui parasite un peu l'inconscient. Et bin Dreamland a beau concrétiser l'inconscient, là, j'avais rien à me foutre sur le main ; que des genre de zombies apparemment affamés. Mais allez, ça allait le faire. J'avais déjà cogné des macchabées avec papi dans le Cimetière. La première créature était peut être plus forte que ses copines en course à pied mais niveau résistance aux cordes à linge, elle en menait pas large.

Je me décalais vers la droite du couloir de métro pour attirer une partie de ces saloperies vers moi et j'en gérais une paire à coup de mandales bien senties. Qui est-ce qu'ils croyaient impressionner, hein ? Bouger les bras vite et fort c'est bien mignon mais à part cogner dans mes avants bras, ça servait pas à grand chose. Plutôt que les frapper franchement, je me contentais de les repousser du plat de la semelle ; ça les envoyait voler comme des merdes, ça suffisait.
D'autres zombies me contournaient, forcément ; j'avais laissé l'autre côté à Hob' puisque le défonçage de gueules cassées c'était comme qui dirait en train de devenir une spécialité familiale.

Sauf que pas vraiment. Les deux déflagrations m'ont mis la puce à l'oreille. Le temps que je me débarrasse de mes adversaires de paille, il était presque trop tard. J'ai vu mon propre frère se faire attaquer par ses conneries de goules dégueulasses. Elles étaient nombreuses et il avait l'air mal en point, je ne distinguais pas bien mais son visage semblait couvert de sang...je jure que j'avais l'impression qu'elles allaient le bouffer. J'ai pas vraiment envie de décrire ça plus en détail, je veux pas passer pour une tapette, mais ça doit être la pire sensation que j'ai ressentie de ma vie.

J'ai couru sur eux avec la volonté d'un char d'assaut, si un char d'assaut avait une volonté. Une extrémité de la langue de sang était dans ma main, l'autre était enroulée autour du cou d'une de ces merdes avant même que je ne comprenne que je l'avais guidé là mentalement. J'ai tiré de toutes mes forces, ça a jeté le monstre en arrière, je me suis penché pour le cueillir de l'épaule et le faire passer au dessus de moi. Ca m'a à peine fait ralentir.
J'ai continué sur un autre zombie du métro, droit sur lui qui fonçait en gesticulant sur Hob'. Je me suis écrasé sur lui et nos deux corps se sont fait arrêter par les murs du métro dans un bruit douloureux de chair et d'os brisés.


Hob' ! On se casse de là ! Demande aux rêveurs de t'aider putain, qu'ils te portent ou je sais pas ! Dégage d'ici !

J'avais sans doute l'air paniqué. J'arrivais pas à être sûr qu'il n'était pas blessé. Il avait tiré sur un de ces trucs et des bouts de cervelles lui dégoulinaient sur le manteau.
J'ai fracassé la tête de la goule contre moi contre le mur, pour faire bonne figure, avant de chasser Hobbes d'un geste de la main.


Tu dégages de là, tu m'entends ? Demande de l'aide aux cowboys, dis-leur que leur copine est en danger, moi je retiens ces sacs à merde ici !

Un éclair de lucidité, j'ai eu. La peur et l'odeur du sang commençait à m'exciter, j'ai dit ça comme j'aurais pu dire n'importe quoi d'autre. Je voulais juste que mon frère se casse d'ici. C'est moi qui l'avait mordu, c'est moi qui l'avait vidé de son sang, c'est moi qui l'avait foutu dans la merde. J'aurais préféré crever ici que le laisser perdre ses rêves à cause de moi.
Et je veux pas faire le héros ou quoi mais je pouvais tenir. Pas frontalement hein, mais je pouvais les retenir si j'arrivais pas à tous mes les prendre sur le gueule en même temps. Je sentais le potentiel de mon pouvoir vibrer, tout autour de moi. Du sang avait coulé et le sang de ces choses était aussi glacial que celui du Comte.
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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas Jeu 12 Nov 2015 - 21:36
03 : 34 : 03


Un gémissement plaintif sortit de la bouche de Hobbes, du sang dégoulinait de sa tempe à son menton, gouttant sur ses vêtements, déjà tâchés par le liquide et la cervelle de zombie. Le voile devant ses yeux l'empêchait de voir les détails du visage de son frère, il ne voyait qu'une masse informe reconnaissable grâce à la fougueuse chevelure blonde. Les sons se confondaient pour former un brouhaha inaudible. Hobbes regardait son frère désemparé, il savait qu'il lui parlait, mais ne comprenait pas. Il tentait de se relever, mais, même ça lui paraissait impossible. Pourtant, il le fallait. Il vit la silhouette de son frère se détacher de lui et faire face à la horde, un large signe de main aida Calvin à se faire comprendre auprès de son frère.

Son frère n'était pas, comme lui, un courageux jeune homme. C'était un pleutre, un lâche, si Calvin n'avait pas été son frère, il n'aurait pas hésité avant de se mettre à ramper à l'opposé des combats, il n'aurait pas non plus à se creuser la tête pour lui prêter main forte, ou encore de rouler dans un coin pour se cacher sous le métro déraillé. Il ferma les yeux un moment. La douleur qui lui vrillait le crâne était atroce. Son corps était si faible, pourtant, lorsqu'il entendit les hennissements d'un cheval et des coups de feu, il fut animé d'un feu nouveau.

Presque inconsciemment, il s'était dressé face au cheval et avait frappé avec la crosse de l'arme de Tania le museau de la bête, avec toute la force que lui accordait son être. La bête, perturbée et effrayée se leva, propulsant son cavalier au sol. Hobbes fit un pas de côté, le cheval fondit droit devant sans demander son reste. Il ne restait plus que Max, étendu là, sur les rails, la tête découverte, il avait lâché son arme et se plaignait de la douleur qui lui tiraillait le dos. Hobbes tituba jusqu'à lui et leva son pied pour lui exploser la mâchoire. Le coup porta ses fruits, mais encore faible, le voyage s'écroula sur son adversaire qui poussa un nouveau râle sous le poids qui venait de lui tomber dessus.

Il releva la tête et brandit son bras, qu'il abattit contre le ventre d'Hobbes. Ce dernier poussa un râle étouffé et se renferma sur lui-même presque instantanément. Il bascula du corps de Max, qui leva son pied et frappa le dos de son nouvel adversaire. Hobbes fut violemment propulsé à un mètre de Max. Le contrôleur de rêveur roula sur lui-même et entreprit de se relever, il se plaqua contre le métro pour tenir sur ses jambes. Il cligna plusieurs fois des yeux, pour être sûr qu'il voyait bien le canon de Max pointé juste devant lui. À la fois effrayé et soucieux de préserver sa survie, Hobbes frappa le visage de son ennemi avec son arme avec une rapidité qui l'étonna lui-même. Ce coup avait été comme un réflexe inconscient. Il aurait pu s'attarder sur ce geste, mais il préféra attraper la main qui tenait le revolver et projeter Max contre le métro.

Une fois à sa merci, il le frappa au visage, il ne se contenta pas de frapper, mais de marteler, jusqu'à ne laisser à Max qu'une masse informe entre la vie et la mort en guise de visage. Le seul aspect qui montrait la présence de vie dans son corps était ce petit sifflement qui sortait de sa bouche. Hobbes le lâcha, et se laissa tomber au sol, il y resta un moment puis il se redressa pour voir son adversaire prostré contre le métro incapable de quoique ce soit, lui, retrouvait ses facultés. Il dépouilla Max de son arme et de ses munitions, chargea le deuxième pistolet, puis il s’éleva de toute sa longueur.

Il faisait peine à voir, le sang qui avait coulait de son visage avait séché, il collait une partie de ses cheveux et ses sourcils entre eux. Son visage était recouvert par une nouvelle couche d'hémoglobine plus fraîche et qui ne lui appartenait pas exclusivement. Considérant un moment Max, une violente haine s'empara soudain de son âme, il se sentait en position de supériorité. Il tendit sa main qui tenait fermement le pistolet de Max, l'autre main lui tombait le long du corps, presque inerte, on aurait dit que toute l'énergie d'Hobbes se concentrait dans ce bras. Un millième de seconde plus tard le bras retomba, laissant fumer le canon, un nuage de fumée remplaçait le corps de Max, une détonation résonna dans le sombre couloir. Hobbes se remit en marche, en direction de là où il était venu. Son frère avait besoin d'aide.
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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas Ven 20 Nov 2015 - 19:43



Voir que Hobbes dégageait, ça m'a rassuré. J'ai fait léviter tout le sang que je sentais, en gardant une partie pour former ma langue de sang, ce fouet que je peux manipuler par la pensée et que j'ai appris à manier dans la forêt de May.

Tandis que je jetais sur les zombies un tourbillon de gouttes du liquide poisseux qui souillait les rails du métro, mon fouet fauchait les jambes de ces branques en train de pourrir sur pied. L'enrouler autour des jambes, tirer un coup sec, le détacher mentalement, tirer le fouet derrière moi, pousser sur mon biceps pour l'envoyer claquer sur le nez d'une autre goule. Reculer. Ecraser le poing de ma main gauche sur ceux qui venaient au contact...

Je peux pas dire que c'était pas efficace. J'avais l'impression d'affronter une légion de maternelles. Ils étaient fragiles, j'étais armé, chaque claquement de mon fouet le gorgeait de sang... C'était faisable.
S'ils se jetaient pas tous sur moi en même temps. Le problème, c'est que j'étais devenu la seule grosse source de chaleur du coin, le truc qu'ils avaient envie de bouffer. Et que je ne les tuais pas vraiment. Un zombie se contrefout d'avoir une large plaie ouverte qui lui zèbre toute la cuisse. Fendre le muscle les oblige à peine à boiter et je peux pas prétendre que je pouvais casser les os de leur crâne à main nue.

Très vite, j'ai été en nage. Mon bras droit me faisait un mal de chien, ma paume était couverte d'ampoules éclatées à force d'attraper des types et de les tirer vers moi pour leur savater la face. J'avais voulu lier des zombies l'un à l'autre grâce à mes liens pour les gêner, mais ça ne fonctionnait pas. Et je fatiguais. Combien est-ce que j'en avais eu ? Trois ou quatre ? Combien ils étaient, à s'avancer lentement sur moi ? Plus de vingt ?


Je n'ai pas du tout entendu les sabots du cheval frapper le sol de la ligne. C'est juste quand il est passé à côté de moi que j'ai réalisé. Un instant de répit. La pauvre bête a complètement paniqué en voyant les monstres. Elle a ruhé, cabré, frappé, écrasé. Dispersé mes adversaires un moment. Je crois que trois d'entre eux sont resté accroché au cheval quand il s'est à nouveau enfui sans demander son reste, comme une furie.

Autant dire que je n'ai absolument pas vu ce qu'il s'est passé entre Max et Hob'. Comme j'ai pas percuté sur le coup, je me suis pas retourné pour voir ce qu'il se passait. Je suis obligé de croire le frangin quand il m'a dit ce matin qu'il l'avait eu à la régulière. C'était pas vraiment le plan mais s'il me dit qu'il n'a pas eu le choix... Je le crois.

Dans le métro, après le coup du cheval, moi, j'ai repris des forces et le temps que je réalise que c'était ma chance de me barrer aussi, c'était fini. J'ai trotté douloureusement vers les autres, vers le métro à l'arrêt.

Pourquoi est ce que Hobbes allait aussi dans ma direction hein ? Quand j'ai vu la sale gueule que se payait mon frère, j'ai failli chialer, je le jure. J'ai pas pu m'empêcher de lui jeter ;


Tout va bien ? Hob', ça va ?!

Mais on avait pas le temps pour ça. Fallait se barrer avant que ça tourne encore plus mal pour nous.
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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas Sam 30 Jan 2016 - 2:08
Hobbes conservait un visage inexpressif, droit comme un piquet, il avançait lentement. Une lueur de vie s'embrasa dans ses yeux lorsqu'il vu son frère. Une sorte de culpabilité s'empara de lui en face à l'humeur de son frère. Hobbes s'arma de son plus beau sourire pour rassurer Calvin. Il se demanda s'il devait mentir à son frère ou pas. Finalement, le jeune homme cracha ses mensonges, il ne voulait inquiéter son frère d'avantage, surtout parce que l'état actuel du contrôleur de rêveur n'était pas du tout habituel, même lui en avait conscience. Il devait se l'avouer, il avait peur que sous le coup de l'énervement, il attaque son frère.

Puis, ils devaient déguerpir. Le plan avait changé. Hobbes acquiesça la proposition de Calvin tout en lui agrippant le bras et en le faisant grimper dans les wagons du métro. Ça les protégerait d'une possible attaque. Il était facile de se faire encercler dans un wagon, évidemment, mais les goules étaient faibles, se frayer un chemin parmi elles était envisageable, pour ce qui est des voyageurs, chaque frère pourrait s'occuper d'au moins un ennemi. Hobbes était en train d'analyser chaque possibilité.

Il mit un certain temps avant de se rendre compte qu'il n'était qu'à deux wagons de celui qui avait été attaqué en premier. Le bruit des sabots d'un cheval avait fait tilter le jeune homme. Hobbes se jeta à terre, faisant signe à son frère de faire de même. Évidemment, les actes d'Hobbes avaient éveillé les craintes des cow-boys restant. Kid, après avoir vaincu ses propres peurs et s'être convaincu que Mary pourrait se débrouiller sans lui, avait sauté sur son cheval et l'avait envoyé à toute vitesse dans les entrailles du métro, avec lui l'espoir de retrouver ses amis.

Pour Calvin et Hobbes, c'était l'occasion rêvée. Mary était seul, de plus elle avait avec elle un blessé, les deux voyageurs avaient clairement l'avantage face à cette dernière. Cependant, entrer dans le wagon armé jusqu'aux dents avec une attitude aussi menaçante n'était pas une très bonne idée, bien qu'elle n'aurait face à eux que peu de chance, Hobbes se savait fortement affaiblit, si ce n'était pas lui, son frère risquait tout aussi fort d'être blessé. Le stratège se redressa mollement pour se tourner vers Calvin. Le contrôleur de rêveur vacilla, il ressentait les conséquences de cette nuit. Il parvint à s'asseoir sur un siège sans s'écrouler. Pendant un long moment, il fixa ses pieds, livides, il avait du mal à s'en remettre. Il releva lentement la tête, pâle comme un mort, de la sueur sur l'ensemble du visage, la respiration haletante. Il mit un certain temps avant de pouvoir articuler.

- Je… Je vais partir… Devant. Ils ne sont plus que deux… Un est blessé... Il reste Mary. C'est elle qui… Garde le coffre.

Il n'arrivait plus à parler de manière fluide, ses mots semblaient s'accrocher aux parois de sa bouche. Pourtant, il finit sa phrase et trouva la force de se relever.

- Je... Ferais diversion... Prends-là par surprise.
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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas Dim 20 Mar 2016 - 21:53

Le frangin n'allait pas bien ; c'était à moi de finir le boulot. Je pense qu'on aurait pas dû tenter ça dès ses début. Il a pas franchement eu le temps de s'entraîner dans le monde des rêves depuis son arrivée, c'était peut être pas le moment de jouer les trublions avec ce genre de malandrins. Et contrôler des rêveurs c'est bien mignon mais ça casse quand même pas trois pattes à un canard !

Je l'ai laissé se reposer sur une banquette pour récupérer un moment. Il était temps de compléter le plan. Si je volais la finance pour laquelle les cowboys s'étaient battu, ils se réveilleraient le lendemain en pensant à moi pour le récupérer ou se venger. Et moi, je serai dans la prison créée par nos employeurs, renforts à l'appui. Ils allaient se jeter dans leur propre cellule. Fin de la mission.
Enfin pour ça, je devais déjà piquer le coffre à la dernière de la bande. Ce qui voulait dire que j'allais devoir l'affronter. Mes muscles étaient brûlants, ça allait pas être une partie de plaisir.

Si j'avais eu une arme encore ! Je demande même pas une épée ; une batte, une barre de fer n'importe quoi ferait l'affaire. Mais contre des types armés jusqu'aux dents, mes poings semblaient un rien sous optimisés.

Et puis Hob' s'est levé en annonçant qu'il ferait diversion. Ce qui était sûr, c'est qu'il serait doué pour faire ça. Mon jumeau a toujours l'air aimable, il porte la gentillesse sur son visage. C'est une caricature de nice guy. Malgré cela... J'ai eu une hésitation. Est-ce qu'il ne valait pas mieux qu'il reste se reposer ? Je pouvais sans doute y arriver seul...

Mais jamais je n'aurais osé lui dire ça. Il l'aurait trop mal pris. Je l'ai regardé d'un air entendu et il m'a répondu mentalement que ça allait le faire. Son regard était déterminé. Il savait ce que je pensais, sa décision était prise. Puisque c'était comme ça... Il s'en sortirait. Que commence le requiem !


Quand on aura terminé ça et qu'on se réveillera, je te paye un sac de pains au chocolat pour fêter ça.

Je lui ébouriffé les cheveux avant de marcher dans la direction de la dernière encore sur notre route. Mary.

C'est quoi déjà son pouvoir à elle ? Même si tu fais diversion, je pense qu'elle aura le temps de riposter, rien qu'un peu.

De toute façon, je devais seulement attendre la diversion avant de ma mettre en place. Arrivé à bonne distance de notre dernière cible, on s'est arrêté. Je me suis accroupi pour écouter une dernière fois les instructions de mon frère.
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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas Lun 28 Mar 2016 - 0:23
04 : 43 : 51

Calvin réussit à faire sourire Hobbes, en même temps, ce n'était pas difficile, ils ne se connaissaient que trop bien. Ils arrivaient à communiquer par simple regard dans certains moments. Malgré ça, Hobbes se sentait épuisé, mais il devait le faire, puis de toute façon, Calvin était fort, le plan était parfait. Les deux frères étaient sortis du wagon, accroupis, il était l'heure des dernières instructions, du dernier acte de leur nuit. Hobbes était terrorisé, il faisait son possible pour ne pas le montrer, d'une part par peur d’inquiéter et de l'autre, il en avait assez d'être faible. Il expira lentement et commença par répondre à la question de Calvin.

- Je crois que son pouvoir a un rapport avec le feu ou la chaleur. Par contact, je crois. On évite le corps-à-corps. Ensuite, Pat est peut-être conscient. Dans tous les cas, on l'utilise si ça dérape. C'est Mary qui a la clé, je tente de la lui prendre discrètement. Une fois que c'est fait, je la baratine avec ce qui s'est passé, qu'il faut qu'on aille chercher Kid, il est pas assez fort, en attendant, tu ramènes la petite charrette devant la locomotive, on pourra transporter le coffre plus rapidement. Ensuite, tu débarques et neutralises Mary... C'est d'accord ?

Hobbes attendit que son frère acquiesce ou lui pose une autre question. Le jeune homme soupira un instant évacuant son stress. Puis il releva son visage vers son frère et lui tendit l'arme de Max.

- Bonne chance frangin.

À ses mots, il se tourna et se releva lentement, cachant son autre arme sous sa ceinture. Il boitait, titubait, manquait de vaciller à tous moment, il aurait au moins l'air crédible. Sa vue se brouillait de plus en plus, il se mordit la lèvre, il ne devait pas flancher. Son frère comptait sur lui, il ne supporterait pas l'idée de le mettre dans une position délicate. Il rappela sa détermination tout en pensant à ces fameux pains au chocolat que son frère lui avait promis.

Mary, de son côté était inquiète, entre Pat qui était encore très mal en point et bouger à peine puis Kid partit chercher les autres, elle n'était pas tout à fait rassurée. Si bien qu'elle faisait les cent pas dans le wagon, regardant constamment le sol. Un bruit la fit sursauter, elle écarquilla les yeux. Hobbes venait de poser ses deux bras contre le sol du wagon, sa respiration était comparable à celle d'un buffle. Mary n'avait rencontré ce voyageur que depuis quelques heures, cependant, le voir commença l'inquiéta, elle ne fut pas rassurée quand il s'écroula, à bout de souffle.

Ses cheveux tombaient sur son front, se mélangeant à la sueur et au sang recouvrant son visage. Il sentit soudain deux mains le tirer au niveau des épaules. Il peinait à garder ses yeux ouverts. Il sentait qu'on le manipulait dans tous les sens. Tout à coup, un violent choc contre sa joue droite le fit sursauter. Il secoua la tête et regarda autour de lui, il était assis sur une banquette rouge. Face à lui se trouvait la demoiselle aux cheveux blonds. Elle tentait de lui parler, mais les sons qui sortaient de sa bouche vrillaient les tympans du blond. Il entrouvrit les lèvres, de faibles paroles en sortirent.

- De... l'eau...

La demoiselle se leva et alla chercher une bouteille d'eau, elle fit ingurgiter deux gorgées à Hobbes. Puis elle revint accompagnée de bandage et d'une bassine bleue qu'elle tenait sous son bras. Elle commença à éponger et à laver le visage d'Hobbes qui, de ses yeux mi-clos observait un drôle de cylindre pendouiller devant lui. Il était suspendu au cou de Mary-Jane par un petit fil. Ce cylindre avait étrangement la même forme que la serrure du coffre. Le jeune contrôleur sourit intérieurement. Une fois ses blessures pansées, il tenta de parler, encore une fois.

- Kid ? Où est Kid ?
- Il est parti chercher les autres.

Hobbes poussa un gémissement plaintif avant de décoller son dos du dossier de la banquette.

- Il est en danger... On doit... le … retrouver.

Hobbes se redressa, Mary-Jane l'aidait en le soutenant. Lorsque, tout à coup, il s'écroula, il n'avait pas eu besoin de jouer la comédie, ses jambes l'avaient faite seules. Avec une certaine habileté, il avait réussi à capturer le fil entre ses doigts, l'arrachant dans sa chute. Sa main se ferma sur le cylindre en le glissant dans sa poche. Mary le souleva et le remit sur la banquette. Il remarqua une lueur de panique dans ses yeux, son instinct lui disait que ce n'était pas seulement à cause de sa chute, elle observait le sol, comme si elle cherchait quelque chose.

- Mary ... on doit aller l'aider ... Il ne fait pas le poids … Max et Tania n'ont pas réussi à …

Il vit le visage de Mary se décomposer totalement, c'était le moment où Calvin devait absolument intervenir. Hobbes commençait sérieusement à se sentir faible, une boule d'angoisse naquit dans son ventre, allait-il mourir ?
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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas Mer 13 Avr 2016 - 10:35
Le plan était simple même s’il me semblait au dessus de mes forces pour le moment ; je devais tirer une charrette devant le métro pour qu’on prenne le coffre plus facilement. Est-ce que la clef ne suffirait pas à obliger les voleurs à se réveiller auprès de nous ? Ptet. Mais bon, j’allais pas discuter les indications du frangin, le cerveau, c’est lui.

Je suis donc sorti en douce de la rame, longeant le métro pour me diriger vers l’avant tandis que mon frère commençait son numéro de comédien ; je l’entendais faiblement à travers les fenêtres.

La boule d’angoisse au dessus de mon estomac ne se dissipait pas et j’imagine que quand je relirai ça, je trouverai le truc évident. Sauf qu’on semblait avoir oublié un truc de taille dans l’équation de notre petit plan pépère. Des dizaines de goules zombies radioactives.

C’est un genre de râle lugubre qui m’a fait tourner la tête dans leur direction, une sorte de cri qui avait la force de rebondir contre les murs de béton mais que l’absence de corde vocale aurait étouffé. Il annonçait une nouvelle vague d’emmerdes et personne n’avait envie de s’y noyer.

Un raz de marée, en fait. Parce que les monstres qu’on avait éclaté déboulaient maintenant des deux côtés. Je sais pas combien d’entre eux infestaient cette ligne mais bordel, c’est comme s’ils avaient attendu jour et nuit qu’elle s’arrête en pleine voie pour venir trouver à manger. Quoiqu’il en soit, il n’y avait plus qu’un seul ilot et autant dire qu’il ne semblait pas peser bien lourd.

Désolé frangin !

ZOMBIES !

Je me suis époumoné, tout en grimpant comme je pouvait dans le véhicule en ferraille. Je me suis retrouvé face à Mary, perdue. Je suis le portrait craché de mon jumeau après tout et c’est la première fois qu’on se voyait. Elle tenait mon frère dans ses bras, protectrice, maternelle. Je sais pas si j’aurais pu l’attaquer par surprise, dans cette position. Hob’ avait l’air vraiment mal en point.

Elle m’a menacé avec son flingue et j’ai mis mes mains devant moi en réalisant que je venais sans doute de faire une grosse boulette.


On a pas le temps pour ça. Faut se refugier sur le toit du métro et les repousser jusqu’à notre réveil. Je réalisais pas qu’il fallait prier pour qu’on se réveille ensemble, pour compter sur ce plan en fait. Quand je disais que je suis pas un cerveau On va se faire bouffer !

J’ajoutais, avec dans la voix assez de panique pour lui faire baisser les yeux sur Hobbes. Voilà, il avait sans doute fait chavirer un cœur. Mais ça allait jouer en notre faveur. Mary a rangé son flingue dans son étui et a aidé mon frère à se lever. Pat’ n’était plus là, peut être qu’il s’était déjà réveillé le vieux. Je me suis précipité pour me placer sous son autre aisselle. Arrivé au niveau des portes, j’ai fait ;

Je passe devant pour le tirer sur le toit.

Opération plus délicate qu’il n’y paraissait, surtout quand on a en visuel des dizaines (centaines ? ) de monstres qui avancent vers vous avec l’intention de se payer un goûter sur votre dos (humour). J’ai ignoré les regards que me lançait le frangin. J’avais peur qu’il soit fâché contre moi et aussi de voir que ses yeux devenaient vitreux, d’un blanc inquiétant.

Une fois Hobbes en sécurité, Mary est montée par ses propres moyens et son talon a été frôlé par la main d’une goule plus téméraire que les autres.

A trois sur le toit, contre une marée inhumaine à repousser. Le temps était compté.
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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas Mer 24 Aoû 2016 - 13:48
-00 : 00 : 00
Monde réel.

Hobbes consulta rapidement sa montre, c'était presque l'heure d'aller se coucher. En pensant à ça, il eut presque l'impression d'avoir pris un coup de vieux. Les somnifères posés sur la table ainsi que la multitude de papier comportant toute sortes d'informations sur les membres des Texan Had and Hot chassèrent très rapidement cette idée de sa tête. Il avait plus l'impression d'être dans un film d'espionnage où la moindre erreur pouvait avoir des conséquences géopolitiques terribles. Dans le cas présent, les conséquences étaient amoindries, mais même en étant novice, Hobbes comprenait ce que Dreamland pouvait représenter et apporter. De plus, mourir, même dans un autre monde que celui dans lequel ils étaient, n'enchantait pas le blond.

Il s'approcha de la table, il était temps pour les deux frères de rappeler la conclusion de leur nuit.

- Donc, on va être ensemble à Dreamland pendant six heures, après ça, je me réveillerais. Si la situation n'est pas trop grave, je te réveille dans les trente minutes qui suivent, sinon, je te réveille aussitôt. Ensuite, si jamais on se réveille durant la nuit, on réveille impérativement l'autre. Bien compris ?

Il attendit que son frère acquiesce pour se redresser et soupirer en regardant une dernière fois leur plan de travail. Il attrapa son téléphone et régla son réveil. Ensuite, il remplit un des verres posés sur la table d'eau et avala le contenu juste après avoir mis un somnifère dans sa bouche.

- À tout de suite Calvin.

05 : 39 : 21


Hobbes n'arrivait plus à savoir quand est-ce que le vieil homme avait disparu. Il n'arrivait plus non plus à organiser ses pensées, il ferma les yeux un moment et se mit à respirer lentement. Chose qui eut presque une utilité, mais à peine était-il calmé que son cœur refit un bond dans sa poitrine lorsqu'il vit son frère bondir dans le wagon et Mary pointer son arme vers lui. Un bourdonnement dans ses oreilles l'empêchait d'entendre clairement ce dont ils parlaient, il parvint tout de même à comprendre quelques mots, ce qui ne le rassura pas. Apparemment, des goules s'étaient ajoutées à leur équation d'une quelconque façon.

Hobbes tenta de faire glisser sa main jusqu'à son arme pour abattre la demoiselle, mais elle posa ses yeux sur lui avant qu'il puisse accomplir quoique ce soit. Il leva les yeux vers elle aussi pour captiver son attention et qu'elle ne remarque pas le petit cylindre métallique qui venait de tomber de la poche du contrôleur. Les bâtiments de son cœur s’accélèrent encore plus, ce qui décida la demoiselle à agir, pensant que son état s'aggravait. Elle releva Hobbes et passa les bras de ce dernier sur son épaule. Calvin, lui, leur avait déjà tourné le dos, son frère avait un instant cherché son regard avant de laisser retomber mollement sa tête. C'est à ce moment qu'il put voir le pied de Mary heurter le cylindre, il s'attendait au pire et pourtant, elle se contenta simplement de le ramasser et de le coincer entre ses lèvres. Intérieurement, il soupira.

Pourtant, le pire était encore à venir. Il tenta d'utiliser la totalité de ses ressources pour se hisser sur le haut du wagon, là encore son frère évita son regard alors même qu'il le mettait en sécurité sur le toit. Mary ne tarda pas à les rejoindre. À présent, la seule source de nourriture des goules était concentrée sur le toit du métro, aussi, ces monstres n'avaient pour seule fonction que celle de se remplir la panse, ainsi, il commençait à tous s'entasser les uns sur les autres et à s'approcher dangereusement du toit. Les deux voyageurs encore en état tentaient bien de les repousser, mais ça ne suffirait bientôt plus.

Hobbes eut une idée, à la fois, il la trouvait absolument surréaliste, mais elle pouvait largement les sauver. Il se releva avec la plus grande difficulté du monde et commença à tituber vers le bout du train, où se trouvait Mary. Il parvint à articuler faiblement le prénom de cette dernière. Elle se retourna et le rattrapa au moment où il faillit s'écrouler. Il s'appuya sur elle pour légèrement se redresser, et releva lentement sa tête en plongeant son regard dans celui de la demoiselle. Puis ce regard descendit jusqu'à ses lèvres ou plutôt jusqu'au cylindre qui y était coincé. Sans réfléchir, il approcha son visage de celui de la femme, comme s'il avait voulu l'embrasser et attrapa le cylindre entre ses dents. Une de ses mains passa sous le bras de Mary et se posa sur son plexus. Dans un dernier effort, Hobbes se projeta en arrière en se servant de la femme comme appui, la projetant dans la marée humaine.

Au moins, il avait gagné du temps.

06 : 00 : 00
Monde réel.

Le réveil de Hobbes sonna subitement, lui vrillant les oreilles. Il ouvrit lentement ses yeux et alors qu'il reprenait ses esprits ; son cœur sauta soudainement dans sa poitrine, il s'éjecta de son lit emportant avec lui ses draps et sortit de sa chambre en trombe. Il se jeta au pied du lit de son frère, totalement paniqué et agrippa les épaules de ce dernier, les secouant compulsivement pour tirer du monde des rêves son pauvre frère qui avait dû être livré à lui-même une bonne poignée de minutes.


La nuit d'après.
Épilogue.

Bien que le meurtre de Mary pouvait être assimilé à un acte irréfléchi, il n'en était rien. La disparition des deux têtes du groupe pouvait conduire à deux hypothèses. La première était la dissolution du groupe, pure et simple. Malgré tout, le groupe de malfrat avait montré une certaine solidarité, ainsi, même sans le trésor, il était fort possible que le reste du groupe se mettent d'accord pour aller, faire payer sa trahison à Henri Bobesh, la fausse identité d'Hobbes. Puisque, même si la mort de Max pouvait être considérée comme accidentelle, celle de Mary beaucoup moins. Pat s'étant réveillé avant que tout dégénère, la dernière image qu'il avait eu de la demoiselle, c'était lorsqu'elle portait secours à Hobbes. Aussi, Tania avait été attaquée et neutralisée par les deux jumeaux, élément qui allait accentuer sa méfiance. C'était bien cette hypothèse-là la plus probable.

Ainsi, Hobbes attendait l'arrivée des trois voyageurs à l'endroit initialement prévu. Calvin était en retrait avec ceux qui devaient capturer le groupe. Durant toute la journée qui avait suivi la nuit au métro, Calvin avait été un peu distant avec Hobbes. Maintenant qu'il y pensait, son frère n'avait pas l'air à l'aise avec le meurtre, ceci dit, pour Mary, Hobbes n'avait pas tellement eu le choix. Puis après tout, ce monde n'était pas le vrai, ce n'était pas si grave. Dans tous les cas, le contrôleur de rêveur avait décidé de ménager son frère et de s'occuper du rôle d’appât seul, vu que maintenant, c'était lui la cible principale.

D'ailleurs, ils se montrèrent assez rapidement. Tania, Kid et Pat étaient tout trois face à Hobbes, prêt à lui faire payer. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils furent encerclés et capturés. Ils ne manquèrent pas gratifier Hobbes d'une nuée d'insultes, mais pour eux, c'était déjà trop tard. Le contrôleur se sentait presque coupable de les priver de liberté dans ce monde, se posant même la question si une mort onirique n'aurait pas été plus supportable pour eux. Il chassa bien vite cette idée de sa tête et rejoignit Calvin.
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MessageSujet: Re: High Moon - Les Thomas
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High Moon - Les Thomas

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