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"Esprit ! Si tel est ton bon plaisir, mets-moi en folle verve !" [PV : Isis]

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MessageSujet: "Esprit ! Si tel est ton bon plaisir, mets-moi en folle verve !" [PV : Isis] Sam 7 Juin 2014 - 15:10
Le sommeil s'emparait lentement de Kaijin, il le conduisit tout aussi lentement dans la première zone. Ça faisait un temps fou qu'il n'y était pas retourné, bon à part au métro, mais bon, ça compte pas. Bref, il avait pu visiter la magnifique et grandiose tour des arts, jusqu'au quatrième étage. L'étage photo. Où il adoptait maintenant des poses d'innocente petite fille en portant des vêtement d'innocente petite fille. Je vois déjà venir l'avalanche d'incompréhension. Comment était-ce possible ? Éprouvait-il un plaisir malsain, en plus de celui d'arracher des yeux et de les manger, à se travestir ? Pourquoi les gens de cet étage n'était pas traumatisé par ses coups et ses meurtres de sang froid ? Une seule réponse à cela, les femmes, les femmes, les femmes et encore les femmes. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il n'avait pas accepté de poser en échange de quelconque faveurs sexuelles. Une demoiselle, rêveuse apparemment, au sourire enchanteur et à l'attitude chaleureuse avait suffit. Elle l'avait accostée d'une telle manière à laquelle il ne pouvait pas résister. Elle avait éveillée en lui sa part de gentleman et créée une brèche dans son cœur de pierre.

Il avait franchi quelques escaliers qui l'avaient menés dans un grand couloir. Le long de ce couloir, une foule de gens assez invraisemblable se bousculait devant lui. Des gens qui, rentrait et sortait par une multitude de porte. Kaijin s'était avancé d'un pas assez hésitant, trouvant l'atmosphère de cet endroit trop peu chaotique. Le voyageur commençait à marcher vers cette foule. Il portait un jean noir et un tee-shirt noir également, avec le symbole de son équipe lors du tournois, un ours en peluche, zombifié.

La rêveuse était arrivé dans son dos, elle lui avait attrapé la manche. Il s'était retourné d'un seul coup et avait découvert une magnifique demoiselle, faisant dix centimètre de moins que lui, possédant de magnifiques boucles blondes, un sourire radieux, une taille presque parfaite, une poitrine arrivant à la limite du raisonnable. Elle portait un débardeur blanc et un pantalon en jean, un appareil photo pendait autours de son cou. Elle lui demanda d'une voix toute douce si il voulait bien être son modèle. Après avoir repris ses esprits, il accepta presque sans hésitation.

Elle lui demanda de la suivre. Il lui emboîta le pas, marchant de manière assez énergique, le voyageur peinait presque à la suivre. Ils marchaient contre le mur droit, pour éviter la foule, de plus les personnes s'écartaient sur le chemin de la photographe, tout le monde la laissait passer. En partie à cause de son statue d'artiste onirique. Elle s'engouffra dans une porte, Kaijin fit de même.

Il arriva dans une salle aux murs blancs, très spacieuse. Une armoire était placé contre un mur, un canapé placé au centre de la pièce et trois trépied atours de ce dernier, l'un offrait un angle de vue en plongée derrière le canapé, l'autre était placé à droite de ce dernier, en contre-plongée cette fois. Quant au dernier, il était juste devant la banquette. Trois appareils étaient fixés sur les trépieds, derrière ces dernier se trouver des projecteurs qui illuminait un fond verre.

La demoiselle se déplaça jusqu'à l'armoire et apporta, avec timidité, les vêtements qu'elle venait de prendre à Kaijin.

- Enfilez ça, s'il vous plaît ...

Lui avait elle dit, il déplia l'un des vêtement, qui était une jupe. Il s'interrogea longuement, levant un sourcil, puis l'autre. Il regarda la jeune demoiselle qui lui rendit son regard avec des yeux de biches. L'adolescent soupira et dix minutes plus tard, il était un jupe d'écolière en train d'adopter diverses position pendant que la blonde prenait des photos. Le jeune homme sentait ses pulsions violentes monter. Ses poings se serrèrent, ça faisait depuis le début de cette nuit qu'il n'avait tué personne et le fait de prendre ce genre de pose et d'être photographié n'arrangeait rien, mais il avait du mal à passer à l'acte pour une fois.
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MessageSujet: Re: "Esprit ! Si tel est ton bon plaisir, mets-moi en folle verve !" [PV : Isis] Mar 15 Juil 2014 - 23:39
~À Marseille, Isis était toujours dans état second. Depuis environ six mois... Tous ses proches étaient à son chevet. Six mois qui représentaient une éternité pour les gens qui suivaient son cas depuis le début. Sa famille perdait de plus en plus espoir.
Chaque jour, ils attendaient son réveil. Chaque matin, ils se précipitaient dans cette chambre avec l'espoir de la voir les yeux grands ouverts, à fixer le plafond... Et chaque matin, ils avaient cette vision incessante de leur fille les yeux clos, les mains jointes sur sa poitrine, restant immobile à l'appelle de son nom avec un teint pâle digne d'une poupée de porcelaine. Et chaque soir, ils la laissaient seule avec la hantise de la retrouver dans un état bien pire que la veille.
Si seulement ils savaient... Cela pourrait les rassurer : la jeune fille était éveillée, depuis un long moment déjà. Elle riait, elle courrait... Dans un monde qu'ils étaient bien loin d'imaginer...


La première zone possédait une immense tour appelée « tour des arts ». Elle comptait un nombre incalculable d'étages dont chacun avait un thème bien spécifique et dans l'un d'eux, qui était consacré à la photographie, se trouvait une jeune fille assoupit sous l'objectif d'un jeune photographe en devenir. La salle était noire, les lumières tamisées et seul le « clic » de l'appareil perçait le silence qui régnait dans le studio.
Isis était bien, plus qu'elle ne l'avait jamais été. Un parfum familier lui chatouillait les narines et la voix d'une femme qu'elle connaissait, retentissait dans sa tête. Depuis son arrivée, c'était la première fois qu'elle se sentait aussi reposée, sereine et calme, mais lorsqu'elle voulut bouger ses jambes, elle sentit une profonde douleur, comme si celles-ci étaient engourdies. Tout allait pour le mieux, mis à part, le clic incessant de l'appareil, qui n'avait de cesse de la faire sursauter lorsqu'elle se sentait aspirer par ce tourbillon de chaleur.
Isis ne dormait pas pour autant : elle somnolait. Elle était totalement inconsciente de ce qu'il se passait autour d'elle, mais elle entendait et sentait qu'il se passait quelque chose d'anormal dans le moment présent et malgré ce mauvais pressentiment, elle était incapable de se lever pour mettre fin à tout ceci.

Par un heureux hasard, un énorme bruit retentit à travers la pièce, accompagné d'un léger courant d'air. Le jeune photographe apparemment maladroit venait de faire tomber son appareil. Le vacarme tira Isis de sa sieste. Elle ouvrit subitement les yeux et ce qu'elle vit, fut pire que tout ce qu'elle pouvait imaginer...
Il s'agissait d'une petite salle qui le paraissait encore plus à cause des murs peints en noir ; sur ceux-ci étaient dispatchés des photos de jeunes femmes sexy ou encore nues, ainsi que d'autres, que nous qualifierons de « olé olé » pour ne pas choquer.
L'appareil était pointé vers elle et l'apprenti était habillé de noir lui aussi et son visage était caché par de larges lunettes noires. Le regard de la jeune fille, se dirigea ensuite vers ses pieds qui dépassaient d'une espèce de peau de bête et lorsqu'elle la souleva, elle remarqua avec rage qu'elle était peu vêtue. À ce moment précis, son sang ne fit qu'un tour. Elle se leva rapidement, arracha l'épais rideau qui couvrait les baies vitrées pour se couvrir et récupéra la tringle, en s'approchant d'un air menaçant du photographe. Il recula lentement et se mit à produire une série de mots incompréhensibles comme pour l'en dissuader en lui expliquant qu'elle allait faire une énorme bêtise, ensuite, il enchaîna une série de « non » et bafouilla qu'une jeune femme était venue emprunter ses vêtements quand Isis lui porta un violent coup en pleine mâchoire, le jeune homme s'étala sur le sol. Elle se pencha vers lui en lui criant :


-Qu'est-ce tu me voulais, bon sang ? Je suis où là ? Je suis où là, bordel ? C'est qui cette voleuse de fringues ? Oh ! Réponds ...

Le jeune ne put répondre, il était inconscient. Le coup l'avait légèrement assommé. Très rapidement, Isis réalisa la débilité de son geste : si seulement elle avait parlé et ensuite frappé.
Elle venait de poser une série de questions auxquelles elle n'aurait aucune réponse. Elle décida donc d'aller faire son enquête. Elle se dirigea vers la porte dans le but de retrouver, en premier lieu, ses habits. Quand elle se retrouva dans le couloir, elle remarqua avec étonnement, des gens courir dans tous les sens comme des fourmis. Elle remarqua également qu'il y avait plusieurs studios : ses affaires personnelles étaient forcement dans l'un d'eux. Après avoir inspecté une dizaine de salles, elle sentait de plus en plus que cette blague, si cela en était une, était de très mauvais goût et qu'elle allait sûrement offrir une croisière sur le Styx à celui qui lui avait volé ses fringues. Elle ne baissa donc pas les bras et s'approcha d'un nouveau studio, elle s'apprêtait à enfoncer la porte, comme précédemment, quand elle lut sur celle-ci « Artiste Onirique ». 
Isis hésita un instant, c'était un titre assez prestigieux, il fallait qu'elle fasse bonne figure, elle ne pouvait certainement pas défoncer la porte tel un Viking, en hurlant. Alors elle entrouvrit la porte avec soin, elle s'introduisit dans la pièce. Elle s'approcha lentement de la femme aux boucles d'or en lui demandant de sa plus belle voix :

- Vous n'auriez pas vu des habits dans le coin : une jupe et un polo ? Style unifor...

Isis interrompit sa phrase quand elle vit un garçon aux cheveux bleus, à peine plus petit et plus jeune qu'elle et qui portait tout bonnement... Ses vêtements. Elle serra les dents quand elle se jeta sur le jeune garçon avec la force d'un sanglier, agrippant ses jambes autour de sa taille et se cramponnant au col du polo. Elle se mit à le secouer quand elle glissa, mais elle ne le lâcha pas pour autant. Elle fit un bon en plaquant violemment sa poitrine contre son torse, le faisant tomber à la renverse et se jeta de nouveau sur le jeune garçon en lui hurlant dessus.

-C'est toi qui m'as amené ici ? Tu me veux quoi ? Tu fous quoi avec mes habits , spece de pervers. Putain, c'est quoi ton problème ? T'es quoi ? Une sorte de travelo précoce ?

Elle attrapa le bas de la jupe en la tirant vers elle de toutes ses forces. La jupe se déchira en deux. Elle alla donc s'écraser au fond de la pièce, tout en gardant son bout de jupe, dans une sorte de placard à moitié ouvert dans lequel se trouvait des bobines de film et des pellicules ainsi que des tas d'autres produits et objets typiques de la photographie.
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MessageSujet: Re: "Esprit ! Si tel est ton bon plaisir, mets-moi en folle verve !" [PV : Isis] Ven 18 Juil 2014 - 14:13
Kaijin ne pouvait s'empêcher de trouver cette situation bizarre, étrange, mais, il l'a trouvé un peu, mais rien qu'un peu, sensuel. Ce qui était en partie de la faute de cette ravissante demoiselle. qui ne cessait de le prendre en photo, bien que la situation ne soit pas en son avantage, il s'imaginait une torride histoire d'amour avec la photographe. Une demoiselle mit fin à ce moment en entrant, poliment, il faut le préciser. La demoiselle était brune, ses cheveux était d'une longueur peu commune, ses oreilles indiquaient qu'elle était une voyageuse. En guise de vêtement elle portait un grand rideau, enroulait autour d'elle pour cacher son corps. En parlant de vêtement.

- Vous n'auriez pas vu des habits dans le coin : une jupe et un polo ? Style unifor...

Elle tourna la tête vers Kaijin, qui lui la regardait avec sa tête d'ahuris habituelle. Le visage de la demoiselle était en train subir une métamorphose, son nouveau visage donnait la chair de poule. Si bien que le voyageur du surnaturel regarda autours de lui en espérant trouver quelqu'un d'autre, vainement, c'était bien lui qu'elle regardait. Lorsqu'il se remit à la regarder, il fut violemment bousculé et secoué dans tout les sens. La jeune fille l'avait abordée avec une force propre à celle de la rage. Si il y a bien une chose dont il avait horreur c'était ça. Bon, c'est vrai qu'il faisait ça tout le temps, mais bon c'est pas non plus une raison.

La demoiselle lui avait sauté à la taille, elle était entrain de l'étrangler en se suspendant de tout son poids au col de son polo. Elle sembla glisser, mais ses mouvements étaient trop rapides pour que Kaijin puisse réagir. Il se fit secouer dans tout les sens, c'est alors qu'il se sentit incroyablement léger et rapide, hum, il tombait. Son crâne claqua contre le sol, son dos en paya les frais. Puis, la demoiselle lui cria à la face.

- C'est toi qui m'as amené ici ? Tu me veux quoi ? Tu fous quoi avec mes habits , spece de pervers. Putain, c'est quoi ton problème ? T'es quoi ? Une sorte de travelo précoce ?

Là, Kaijin s'énerva, il commença à se débattre lorsqu'elle essaya de le déshabiller. L'addition des mouvements des deux voyageurs déchira la jupe. La pauvre demoiselle recula derrière elle, Kaijin se releva, hors de lui. Il retira le polo et le lança à la brune. A présent il portait un soutien-gorge en dentelle et une culotte, en dentelle. La blonde avait vu cela avec horreur, son shooting était complètement raté. Alors que Kaijin et la demoiselle brune menaient une confrontation de regard qui finirait par déborder sur le plan physique, un grognement et un souffle chaud et puant leur ébouriffa cheveux et poil. Kaijin tourna la tête, la belle blonde avait laissée place à un taureau plein de testostérone et de muscle. Il ne lui restait plus qu'une mèche blonde en souvenir de la belle créature.

- Plus de raison de se retenir.

Le voyageur fit volte-face, il fonça sur le taureau et lui sauta au visage. Ce dernier commença par se débattre, puis il attrapa Kaijin d'une main et l'envoya valdinguer à travers la pièce et le couloir. Ce moment était très cartoonesque, sauf que dans un cartoon, un choc contre un mur ne vous fait pas perdre conscience, à Dreamland si. Mais, Kaijin avait la tête dure. Pendant qu'il était dans les vapes la grosse bête se rapprochait difficilement d'Isis, son souffle puant lui ébouriffa les cheveux.

La paupière droite du boulet s'ouvrit, puis la gauche. Il tourna sa tête à droite, à gauche. Il se souvint de où il se trouvait. Il s'aida du mur pour se relever. Devant lui, un couple se disputait sur la vision de l'art de l'un et de l'autre. Il y avait une jeune demoiselle habillée d'un jean et d'une veste en cuir rouge frôlant le mètre soixante, elle lévitait en l'air tout comme ses cheveux brun. L'homme était plus grand et plus roux, il portait un pantalon noir et un tee-shirt vert. C'était des créatures des rêves. Ils cherchaient de nouvelles façons de faire vivre leurs couple, la tour des arts avait été leur première idée. Kaijin aurait put en être une seconde, un homme en sous-vêtement féminin, ça peut plaire. Il furent d'ailleurs, surpris quand il les tira avec lui et les balança sur la bête qui les attrapa, et les toisa un court instant. La mâchoire réussit à engloutir les deux têtes, mais leurs morts ne furent pas inutiles. Puis de toute façon tout le monde s'en foutait de ces deux là.

Bref, l'adolescent avait sauté sur la bête, qui s'était désintéressée d'Isis. Le voyageur s'accrochait à l'arcade sourcilière droite du monstres. Les bras du boulet se glissèrent autours de l’œil, ce qui fit réagir la bête qui se s'ébroua dans tout les sens en agitant ses grosses mains à travers la pièce tout en poussant des rugissements terribles. Mais Kaijin tenait, ses pieds étaient placés des deux côtes de l'orbite, il tira fort jusqu'à ce qu'il sente l’œil vaciller, ceci ne manqua de faire réagir la bête qui se secoua avec plus de véhémence et commença à se cogner la tête contre un mur. Kaijin lâcha prise. Il glissa contre le mur puis il regarda la demoiselle.

- Kaijin, enchanté, t'as pas un truc qui coupe, ou quelque chose qui pourrait m'éviter de crever ?

Oui, car rester sous cette bête était d'une part, totalement inconscient et de l'autre vraiment risqué.
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MessageSujet: Re: "Esprit ! Si tel est ton bon plaisir, mets-moi en folle verve !" [PV : Isis] Jeu 31 Juil 2014 - 3:32
La situation qui se déroulait à l'instant même était extrêmement étrange. Bien plus que les précédentes où Isis s'était réveillée sans aucune idée du comment elle avait atterri dans un studio appartenant au "Petit Lapin Noir au joli profil" et de celle où un garçon portant les habits d'Isis posait face à une, soit disant « artiste onirique » à moitié pédophile, à moitié fan de travestis. Enfin bref, elle aurait mis mal à l'aise n'importe qui cette situation et pourtant...

Les deux jeunes ados étaient face à face, leurs regards s'entre mêlaient. Le jeune garçon venait d'enlever le Polo et le lui avait jeté à la figure. Il était désormais debout avec des sous-vêtements féminins en dentelles. 
Elle, enleva ce qui lui servait de robe et enfila le polo qu'elle venait de récupérer même s'il n'était pas assez long pour lui couvrir le haut des jambes puisqu'elle avait déchiré la jupe dans la précipitation. En attendant, il cachait ce qu'il avait à cacher. Elle releva la tête après l'avoir mis et remarqua que le garçon continuait de l'observer avec rage. Isis lui renvoyait tout autant son regard rempli d'amour avec une pointe d'autorité en bonus. Alors qu'elle était prête à lui foncer dessus pour lui témoigner tout le respect qu'elle lui portait, un violent souffle chaud et nauséabond sortit tout droit de la gueule d'une bête immonde, remplit la pièce comme un fumigène l'aurait fait. Leurs cheveux en furent balayés et un grognement menaçant tel un éclair, tonna. Isis recula légèrement lorsqu'elle comprit que la photographe venait de se métamorphoser en cet immense taureau fou de rage.

Le garçon décida qu'il n'y avait « Plus de raisons de se retenir ». En ni, une ni deux, il se retourna en se jetant sur le visage du taureau, ce qui lui bloqua la vue. La bête l'attrapa, le fit voler à travers la pièce en l'envoyant s'écraser contre un mur du couloir. Le garçon perdit connaissance quelques instants. Pendant ce laps de temps, l'ancienne artiste onirique s'approcha d'Isis en soufflant sa colère sur le visage de cette dernière. Le réflexe d'Isis voulut qu'elle lui mît un High Kick en pleine face, mais la souplesse d'Isis après s'être fait écraser par un camion voulut qu'elle lui mette un violent uppercut, ce qu'elle fit par ailleurs. Alors que le garçon n'était toujours pas revenu, Isis lui envoya un second coup de poing dans la mâchoire avant d'étouffer un cri de douleur tandis que la tête du monstre n'avait pas bougé d'un millimètre. Soudain, la bête se désintéressa d'Isis qui était toujours recroquevillée sur sa main et se dirigea vers le garçon qui venait de se relever tant bien que mal. Il bondit de nouveau sur son visage en tentant de lui arracher un œil, la bête hurla et se mit à perdre le contrôle, elle était désorientée. Le garçon se glissa le long du mur près d'Isis en se présentant et en lui demandant si elle n'avait pas une arme. L'adolescente eut un court moment de réflexion et se rappela que lors de la première nuit où elle fut attaquer par ce dentiste complètement maboule, elle avait réussit par la suite à invoquer des objets et l'un d'eux était assez tranchant mais elle se rappela également d'une chose :

-Je peux faire apparaître un objet ? Un miroir dentaire si tu veux, on peut se servir du manche comme d'un pic. Mais je ne l'ai fait que quelques fois sans m'en servir et il me faut un certain temps pour le faire... Elle jeta un coup d'œil autour d'elle. Oh ! Kaijin. Il y a des rideaux, on peut utiliser les tringles en attendant.

Isis se précipita vers les fenêtres, elle arracha le rideau et récupéra la tringle pour la donner à Kaijin, elle lui lança.

-Tiens, éclate-toi.

Elle alla ensuite dans le couloir alors que dans le studio, L'ado turbulent faisait un véritable remue-ménage et elle essaya de se concentrer, mais n'y parvenant pas. Elle se précipita dans le studio d'à côté pour y trouver un objet tranchant comme il le lui avait demandé. Une fois dans ce studio qui était vide, elle se mit à fouiller tous les tiroirs et elle trouva un coupe-papier ainsi qu'un petit couteau pliable. Fière de sa trouvaille, elle se dépêcha de voler au secours de Kaijin avant de comprendre que... Il n'avait visiblement pas besoin de son aide puisque la bête était à terre et il la piétinait de tout son poids.
Le visage d'Isis s'affaissa, elle ne pouvait pas accepter de servir à rien, elle devait montrer son courage. Elle brandit alors le coupe-papier et le couteau de poche et courut en hurlant jusqu'à la bête qui
rendait déjà son dernier souffle. Une fois au dessus de son visage, elle planta chaque couteau dans un œil afin de les crever et être sûre de neutraliser la bête puis elle les retira.
Isis se releva rapidement en faisant une belle tête vainqueur, elle fit un sourire au garçon en lui tendant la main :

-Enchantée, Kaijin, moi, c'est... C'est...

Elle réalisa qu'elle ne se rappelait toujours pas de son prénom et se dit qu'elle devait vite s'en trouver un avec de la classe. Elle scruta la salle, jeta un œil à ses pieds, puis à ses mains et remarqua sur le manche du couteau l'inscription « Opinel »... Oui, ça allait faire l'affaire. Comment ça c'est ridicule ?

-C'est Opinel...  Whou ! Qu'est-ce que tu aurais fait sans moi ?! Bon allez viens, on ferait mieux de sortir d'ici avant que ça tourne une fois de plus au vinaigre.

La jeune Marseille s'élança vers le couloir et se faufila au milieu des gens, accompagnée de son nouvel ami.
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MessageSujet: Re: "Esprit ! Si tel est ton bon plaisir, mets-moi en folle verve !" [PV : Isis] Mer 27 Aoû 2014 - 22:51
La voyageuse réagit assez rapidement, elle eut la bonne idée d'aller jusqu'aux rideaux pour récupérer une tringle et la lancer à Kaijin. Ce dernier, décida de ne pas rester en dessous de cette bête qui frappait frénétiquement le mur depuis déjà une minute. C'est très long une minute. Il se jeta contre le sol et glissa en dessous de la bête. Lorsque Kaijin se redressa, il éleva sa main droite pour attraper la tringle du rideau. Il fit volte face. La demoiselle plongea dans le couloir, ce qui ne manqua pas d'intriguer le morpheur, mais, il ne put y réfléchir. La bête avait envoyé son bras fendre l'air, le voyageur tourna sur lui-même dans les airs tout en perdant son arme. Il s'écrasa douloureusement au sol et roula sur lui-même pour éviter de se faire écraser comme la bête venait d'écraser le sol.

Il posa un genou au sol, releva la tête. La bête chargée, il se mit à sourire. L'adolescent balaya la pièce du regard pour repérer sa tringle, son balayage fut très rapide, il ne vit aucune tringle. Avec un peu de chance, il avait mal regardé, avec peu de chance, elle était dans son dos. Il appuya sur son pied pour s'élever en l'air et se décaler sur la droite. Il se redressa maladroitement, tourna sur lui-même et tituba sur quelques mètres encore. La bête s'était dressée sur ses deux pattes arrière, elle tapa contre son torse. Le Kaijin leva un sourcil.

- Qu'est-ce que ... ?

Oui, alors, Kaijin aurait largement pu profiter de cette démonstration inutile pour fuir, attaquer ou que sais-je encore. Mais non. Il attendait comme un débile que la bête lui fonce dessus une fois de plus, cette fois par contre, il chargea aussi, qu'il crève. Les mètres qui les séparaient, réduisaient rapidement, quand l'adolescent se jeta en dessous des pattes de la bête, il était presque trop tard. Il continua à s'éloigner de la bête, à quatre pattes au début, puis il se redressa. La raison de son attraction vers le mur, c'était la tringle. Il se jeta au sol pour réussir à l'attraper, dès qu'elle fut entre ses doigts, il la tira vers lui et se retourna. Il commença à se redresser en pointant sa lance vers la bête. Elle s'écrasa dessus et lui, fut plaqué contre le mur. De toute sa force, le Kaijin tentait de la retenir. Il fit vaciller sa jambe gauche -entraînant ainsi sa chute- d'un seul coup, déséquilibrant la bête. Il lui faucha les jambes pour la faire tomber à terre. Il attrapa sa tringle avec ses deux mains et frappa la gorge à plusieurs reprises. Coupant ainsi la respiration à cette sale bête. Il continua de la défigurer en donnant une dizaine de coups au visage de celle-ci. Les veines du voyageur sortaient de son visage qui, pour sa part, était devenu écarlate. Il était dans un état de transe intense. Il recula haletant, dans un dernier accès de rage, il planta l'embout pointu de la tringle dans la gorge de son adversaire avec une telle force que la trachée du taureau fut transpercée. La créature paniqua à l'idée de mourir d'asphyxie, elle se débattit et tenta de respirer bruyamment.

C'est à ce moment que la voyageuse réapparut. Armée d'objet tranchant. Elle courut vers la bête en criant, avec la grâce destructrice d'un rhinocéros. Le Kaijin recula, apeuré par tant de hargnes, la course de cette drôle de créature prit fin lorsqu'elle eut planté ses deux armes dans chaque orifice oculaires de la bête, lui évitant ainsi la mort par asphyxie. Le voyageur était vraiment très impressionné, ses yeux s'étaient écarquillés et ses lèvres venaient de s'entrouvrir. Ces expressions allaient très bien avec le filet de sang qui lui coupait le visage en deux. Avec un large sourire Isis tendit sa main à Kaijin, ce dernier la regarda toujours aussi interloqué. Il finit par lui serrer la main.

Mais lorsqu'il fallut qu'elle se présente, elle sembla vouloir trouver l'inspiration. Qu'est-ce que c'était que cette mascarade ? Son nom, était apparemment Opinel. Étrange. Comment des parents pouvaient donner le nom d'un couteau à leur fille ? Cette question allait trotter dans la tête du pauvre Kai toute la nuit. Il n'eut pas le temps d'exprimer son avis sur l'étrangeté du prénom de son interlocutrice, elle était déjà en train de partir. La suivre était la seule option intéressante s'offrant à Kaijin, autant tenter le coup.

On regardait bizarrement Kaijin dans les couloirs qu'ils traversaient, Opinel aussi attirait les regards. Le Kaijin était agacé de ces regards qu'on lui lançait. Seulement à lui. Pour la simple et bonne raison qu'il ne connaissait pas encore assez cette demoiselle pour s'en soucier et en plus, il n'avait pas encore remarqué l'étrange accoutrement de cette dernière. Les deux voyageurs changèrent d'étage en traversant les escaliers froids et surpeuplés de la tour des arts.

Ils pénétrèrent dans un hall triangulaire composé de panneaux indiquant différentes directions, d'affiches de spectacles, des tracts jonchant le carrelage, de grandes baies vitrées et d'une foule incommensurable. Ils étaient à l'étage théâtre.
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MessageSujet: Re: "Esprit ! Si tel est ton bon plaisir, mets-moi en folle verve !" [PV : Isis] Jeu 28 Aoû 2014 - 15:53
Alors qu'elle s'engouffrait dans la masse avec le jeune garçon, pour fuir le cadavre de cet animal, des regards étonnés les scrutaient. Le fait qu'elle n'était vêtue que d'un polo élargi et d'une simple culotte attirait beaucoup de regards. Kaijin, quant à lui, était habillé de dentelles affriolantes et attirait bien plus de regards sur lui que tout un groupe de jeunes pompom-girls. 

Les deux protagonistes terminèrent leur ascension dans un grand hall triangulaire remplie de lumière. L'étage était entièrement vitré, à l'extérieur, il faisait presque nuit et d'énormes lustres en cristal éclairaient la salle ; de grands panneaux étaient disposés un peu partout pour indiquer des directions et des numéros de salles ; des gens attendaient devant un guichet encore fermé pour acheter ce qui serait leurs futurs billets de spectacle et des artistes se précipitaient dans leurs loges.
Plus aucun doute : Isis et Kai étaient dans la partie théâtrale de la tour. Non loin d'eux, un groupe d'hommes et de femmes étaient posés dans un coin du hall à hurler des phrases d'accroches pour inciter les passants à assister à leur prochain spectacle.
Soudain, Isis sentit son bras être tiré en arrière, une sorte d'Indien toxicomane avec des yeux rouges écarquillés venait de l'embarquer avec lui. Elle se stoppa nette et tira son bras de son étreinte en tirant une mine énervée, puis elle se tourna vers le jeune garçon pour voir si il était toujours présent. L'Indien débitait dix mille mots à la seconde et semblait très excité. Il faisait de grands gestes et parlait en articulant bien, comme un comédien le ferait lors d'une représentation théâtrale. Puis un mot vint à l'oreille de la jeune fille, cet homme fort extravagant venait de proposer, à Isis et son ami, d'interpréter sa pièce. Une pièce qu'il qualifiait de révolutionnaire, hors du commun, atypique. Il ajouta également qu'elle leur procurerait une notoriété extraordinaire. Après une longue hésitation, les deux jeunes adolescents acceptèrent la proposition. Il leur fit signe de le suivre jusqu'à leurs loges de comédiens, mais avant l'Indien se présenta : Au fait, moi, c'est Kabed Ula et vous ?
Isis fit de même : Moi c'est Opin' et lui c'est Kaijin.
Ils arrivèrent finalement devant la loge. Une loge qu'Isis et Kai allaient devoir partager, malheureusement. Kabed leur fila le script puis expliqua que la représentation avait lieu dans environ une heure et demi et surtout, qu'ils devaient connaître leur texte sans faute pour le premier acte.

Isis prit place dans un grand fauteuil  en cuir, une fois bien installée, elle prit enfin connaissance de cette histoire « poignante ». Un récit qui marquerait les esprits… Vraiiiiiment ?!

Cette histoire racontait une guerre sans merci de longue date entre une Princesse et un bûcheron. 

Dans un royaume imaginaire, se trouvait sur la montagne la plus haute : un château fabuleux et gigantesque. Dans ce château vivait une femme d'une rare beauté : La Princesse Clamédia VI.
Une princesse meurtrière et cruelle qui ordonnait à ses soldats de massacrer son peuple pour récupérer leurs vivres et leurs biens et qui réduisait les paysans à l'esclavage et affamait ces pauvres gens qui trépassaient à tour de rôle.
Mais dans les tréfonds de la forêt la plus sombre vivait Le Bûcheron Mykos. Un bûcheron grand et viril qui taillait ses arbres à la force de son souffle, les coupait à la force de ses bras, et qui arrosait ses plantes aux larmes de ses yeux. Un jour, il apprit le massacre du royaume et  quitta sa forêt natale pour mener le peuple jusqu'à la révolte et tenta un coup d'état pour faire tomber la tête de l'affreuse et cruelle Princesse Clamédia. Voyant venir le coup, la virulente Clamédia envoya ses troupes capturer Mykos et déjoua le tour du peuple qui se retrouva sans leur guide bien aimé. Mais ayant plus d'un tour dans sa barbe, le bûcheron réussit à s'évader et tenta de tuer de sa propre hache la princesse lors d'un dîner entre amis qu'elle organisa dans la cour de son château. Il réussit à descendre jusqu'au jardin dans la plus grande discrétion et en tuant les gardiens qui étaient ici et là. Il resta embusqué un long moment dans les buissons de la cour en attendant que ses amis partent. Puis vint le moment tant attendu. Une fois le dîner fini, Clamédia demanda aux gardes de la laisser seule dans son jardin pour qu'elle puisse réfléchir calmement à la meilleure mort qu'il soit pour son prisonnier. Quand soudainement, Mykos bondit du buisson. La jeune femme prit alors son courage à demain et fit face à son pire ennemi depuis toujours...
S'ensuit un long et interminable monologue de douze mille pages: Blablabla...
Et enfin, avec un bâton bien affûté Mykos se précipita sur la princesse, la transperça, mais elle tira violemment le bûcheron vers elle et le transperça à son tour. 
~Et c'est ainsi que les deux pires ennemis qu'étaient Clamédia et Mykos furent unis dans la mort.


*Silence* *clap clap* *Absolument fabuleux ...*


Après avoir pris connaissance de l'histoire Isis soupira et décida de mettre le costume qui lui était destiné, mais quand elle vit cette immense robe à fanfreluches et froufrous son visage se figea. Cette robe pesait une tonne et elle était trop peu pratique, il était hors de question pour elle de se la mettre sur le dos. Elle se dirigea alors vers le costume de Mykos...
C'était décidé, elle serait le bûcheron courageux et intrépide et non la princesse tyrannique et superficielle.
C'est alors que Kabed arriva à toute allure dans la loge pour prévenir les deux artistes qu'ils allaient entrer en scène dans quelques minutes...

Isis jeta un dernier coup d'œil à ses répliques, se tourna vers Kai et lui lança : C'est parti, mon chaton.
Et sans même réfléchir, elle s'élança sur les planches.
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Kaijin Zared
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MessageSujet: Re: "Esprit ! Si tel est ton bon plaisir, mets-moi en folle verve !" [PV : Isis] Mer 24 Sep 2014 - 13:58
Isis et Kaijin s'arrêtèrent devant le hall illuminé et infesté de monde. Le boulet ouvrit grand sa bouche, jamais il n'avait vu un tel rassemblement. Le duo avança, poussé par le flux de personne dans leur dos. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, bouger sans toucher un corps d'inconnu était impossible. L'adolescent baissa les yeux, il était toujours drôle de regarder les pieds des gens. Là, il distingua tout près des siens des pieds nus, au moins il ne serait pas le seul à allimenter le sol en sang. Il leva ses yeux et distingua des jambes nues, de demoiselle. Il arqua un sourcil, oubliant que ses propres jambes aussi était à l'air. Ses yeux escaladèrent les jambes, pour découvrir le polo d'Isis. Il détourna la tête d'un seul coup, la tenant bien droite.

Il venait de déglutir, il n'y a qu'à Dreamland qu'on pouvait commencer une amitié si courtement vêtu. Kaijin s'efforçait de ne pas trop regarder la demoiselle, dès la vue d'un corps si courtement vêtu, il était perturbé, en plus de ça, sa folie meurtrière rendait le tout très glauque. Vraiment bizarre, ce garçon. Cependant, ceci n'était pas la question pour l'instant, la vraie question, c'est pourquoi il avait arrêté de regarder la demoiselle ? Rangez vos sous-entendus, ce n'est pas ce à quoi vous pensez.

Enfaîte Kaijin venait de se perdre dans cette immense foule. Il avait perdu Isis pour être exact, car, il faut bien l'avouer, les deux voyageurs s'étaient perdus en rentrant dans la foule dense et compacte. Le jeune homme s'arrêta. Il se hissa de toute sa hauteur, tournant sa tête dans tous les sens. La foule l'esquiva, le bousculant de temps à autre. Il sembla à Kaijin, apercevoir la queue-de-cheval d'Isis, à l'autre bout du hall. Le voyageur entreprit de fendre la foule, dans le sens inverse de cette dernière.

Des coups d'épaule martelèrent les siennes. On s'insurgeait du grabuge qu'il faisait, on l'insultait aussi. En parlant de ça, les insultes n'étaient pas très originales. De temps à autre, Kaijin s'arrêtait pour voir si Isis n'avait pas bougé, elle lui facilité la vie. Une fois que le morpheur parvint à s'extirper de la foule, il se précipita vers la demoiselle, en train de se faire importuner par un indien bizarre. Aux yeux ultras dilatés, aux cheveux rouges et l'allure efféminée. Ce bonhomme parlait à une vitesse invraisemblable. Il se présenta, Kabed Ula était son nom.

Il n'y avait que Dreamland pour donner des noms comme ça. La jeune demoiselle donna son pseudonyme puis le nom du voyageur. Qui était resté planter derrière elle, la bouche entrouverte, les yeux à moitié fermés. Kabed Ula l'intriguait, ce dernier tourna ses talons, entraînant les deux voyageurs au sein d'une petite loge, plongée dans la pénombre. L'index de l'Indien pressa un interrupteur et la lumière fut. Kabeb laissa les deux personnes dans la loge, leur offrant une version du script à chacun.

Isis alla s'asseoir sur un fauteuil de cuir pour dévorer le script. Kaijin se dirigea nonchalamment vers les miroirs et les outils de maquillage. Il prit place sur un des sièges blancs. Il ouvrit la première page de la pièce, s'attela à la lecture de la première scène, qu'il ne lu qu'en diagonale, mais il en lu assez pour comprendre qu'il avait affaire à une scène d'exposition entre une princesse et un bûcheron, encore une histoire d'amour à la con. Il jeta le script, ne lisant pas une ligne de plus. Son reflet était bien plus intéressant.

Les minutes s'écoulèrent. Le voyageur somnola légèrement. Mais, les pas d'Isis lui firent tourner la tête, le tirant de son pseudo-sommeil en même temps. Elle s'était engouffrée dans un coin de la loge, coin où résidaient les costumes. Kaijin se leva difficilement, il avança avec une certaine lenteur pour demander à Isis ce qu'ils étaient censés faire. D'après ce qu'il avait compris, Isis et lui allaient devoir jouer une pièce de théâtre. Il passa sa main contre son crâne, quand la porte claqua et qu'un Kabed joyeux, sautilla jusqu'à lui.

- Tu n'es toujours pas en costume ? Dépêche, toi, tu rentres dans quelques minutes !

Le metteur en scène recula dans un moonwalk maladroit. Il tourna la tête pour observer Isis, la créature des rêves se raidit d'un seul coup, fit volte-face et courut vers la demoiselle en poussant un cri strident et caricatural de ceux que poussent la gente féminine.

- Que cette idée est originale !

Kaijin s'avança pour voir ce qui était si original. Il vit Opinel habillée en bûcheron, les cheveux noués. Il arqua son sourcil droit. Kabed le bouscula, il avait passé son bras autours du cou d'Isis, l'emmenant sur la scène. La voyageuse regarda son confrère.

- C'est parti, mon chaton.

Le voyageur la regarda, béat. Sans comprendre. Elle venait de s'élancer vers les planches, Kabed vint clouer Kaijin sur une chaise. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le voyageur était maquillé et habiller en princesse. La robe blanche à froufrou était extrêmement inconfortable et tout aussi lourde. Kaijin désira s'insurgeait contre Kabed, mais ce dernier était trop rapide et hyperactif, les insultes et autres commentaires du voyageur lui passaient à travers pendant qu'il traînait le voyageur par le bras.

Kaijin venait d'être jeté sur la scène.
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MessageSujet: Re: "Esprit ! Si tel est ton bon plaisir, mets-moi en folle verve !" [PV : Isis]
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"Esprit ! Si tel est ton bon plaisir, mets-moi en folle verve !" [PV : Isis]

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