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Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas]

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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Sam 29 Nov 2014 - 1:23

Bientôt, il lui sembla que toutes les cages étaient ouvertes et vidées de leur contenue, Calvin avait fait un admirable travail avec une épingle qu'il avait trouvé elle ne savait où. Quand Alice le rejoint, il était en compagnie d'une toute jeune femme, la détentrice de la voix, une voyageuse donc, d'à peu près leur âge, aussi caractérielle et impatiente que ses intonations le laissaient supposer, elle ne remercia même pas le blond après qu'il l'eut libérée. Le rongeur gris fixa cette étrangère d'un œil torve, elle ne l'aimait pas et elle n'aimait pas non plus que Calvin se taise ainsi. Qu'est-ce que c'était que cet air idiot, d'ailleurs ? Pourquoi tirait-il une tête en trois petits points, qui soulignait bien la suspension de ses pensées dans le vide cosmique de son cerveau ? Elle devait reconnaître au moins une chose : c'était bien la peine de faire le fier, si c'était pour avoir tous les atours de la bêtise la seconde d'après et se laissait ainsi marcher sur les pieds.

Calvin sembla se reprendre et s'agenouilla finalement face à elle, lui ouvrant les bras. Il lui fallut environ cinq très longues secondes pour comprendre ce qu'il attendait d'elle, encore cinq pour assimiler ce que cela impliquer et dix pour fixer le blond avec une expression se situant entre l'ahurissement et l'incrédulité la plus totale, mêlés d'un soupçon de méfiance. Elle l'avait toujours trouvé grand, en comparaison avec sa propre taille surtout, même quand ils étaient enfant et même s'il était un peu plus jeune qu'elle, elle gardait le souvenir de sa crinière claire bien au dessus de la sienne, mais jamais l'écart n'avait été tel : la pointe de ses immenses oreilles n'atteignant même pas le genou du jeune homme et il voulait... Il voulait qu'elle grimpe sur son épaule ?

Elle n'était pas sûre, elle aimait bien le plancher des vaches, de plus, elle ne savait pas si le Calvin express était un transport si sûr que ça, d'un autre côté, son champ de vision en tant que Chinchidou était vraiment très limité et la fatigue de la nuit commençait à peser lourdement sur ses épaules. Elle posa avec précaution ses pattes avants dans la paume gauche du jeune homme, déglutissant alors qu'elle s'agrippait doucement à son avant bras, avant de s'appuyer sur son biceps pour se jucher sur son  épaule. Mine de rien, la place était large, et son petit corps tenait parfaitement dans le creux de sa nuque, le museau dans les boucles rebelles, accrochée fermement à son haut par la force salvatrice d'un pouce opposable qu'elle détenait encore.

Il se releva lentement, laissant à l'algophobe le plaisir d'admirer les dimensions du hangar d'un point bien plus élevé, tandis qu'il demandait à l'autre voyageuse si elle connaissait un moyen de régler son problème... De taille. Avec vivacité, Alice tourna son visage vers cette inconnue (qui ne s'était toujours pas présentée), ses yeux pétillant d'intérêt et d'espoir, littéralement suspendue aux lèvres de cette femme qui pourrait, peut-être, remonter un peu dans son estime.


- Elle redeviendra normal la nuit prochaine, au pire. En attendant, elle eut un espèce de sourire que l'invocatrice détesta tout de suite, bonne chance à elle.

Désormais, elle haïssait cet insupportable personnage et elle se sentait si frustrée, si en colère, qu'elle aurait pu voir ses phalanges blêmir sous la crispation, si elles n'avaient pas été recouvertes par une duveteuse fourrure. Résignée, blasée et en même temps furieuse, elle enfouit autant qu'elle le put son museau dans la masse chevelue de son ami, ignorant la bizarrerie de la chose, ou les éventuelles protestations de ce dernier. C'était doux, chaud et l'odeur, bien que très légèrement musquée à cause des courses poursuites de la soirée, avait quelque chose de réconfortant. Elle baissa à moitié les paupière, le regard perdu dans les multiples épis dorés, c'était un joli spectacle. Elle repensa à la peluche qu'elle essayait de lui fabriquer, pour le remercier. Ce n'était pas bizarre, d'offrir une peluche à un garçon ?

Elle allait sombrer dans une sorte de somnolence duveteuse, quand une voix nasillarde et profondément désagréable intervint à nouveau. Ce n'était pas l'insupportable voyageuse, mais un chat, une sorte de chat bipède et parlant. Alice ne soupira même pas, elle se contenta de considérer la créature d'un œil ennuyé, du haut de son perchoir humain. Apparemment, le félin savait des choses sur leur situation, il parlait beaucoup trop et l'algophobe comprenait de mieux en mieux pourquoi on l'avait fait taire, mais la seule information digne d'intérêt se trouvait à Lavanville, ailleurs, dehors. Ce qui sous-entendait qu'ils allaient y aller, parce que selon la logique de Dreamland, quand une créature onirique te disait d'aller quelque part, tu y allais, sans question.

Sa patte grise s'écrasa mollement sur son museau tandis qu'elle lâchait un piaulement dépité. Elle sentait Calvin marchait désormais, ses pas faisant rebondir doucement son petit corps. Là où elle était, elle pouvait sentir le roulement des muscles sous la peau, la mécanique parfaite du corps humain sous elle. Il lui semblait qu'elle pouvait entendre le chuintement des os, le mouvement des muscles, la palpitation de chaque veine. Par ailleurs, en parlant de veine, comment ça se passait avec son seigneur à lui ? La dernière fois il...

Brouillard aveuglant et nauséabond, bruit de bataille, cris divers. Elle n'avait pas fait attention, où était-il ? Pourquoi ? Comment ? Dans la surprise, elle avait peut-être arraché quelques cheveux à sa monture improvisée, en se rattrapant pour éviter une chute de près de deux mètres. Ses poils étaient totalement hérissés, ses muscles bandés et son cerveau en pleine ébullition. Qu'est-ce que c'était que tout ce bordel ? Pourquoi maintenant ?  Et pourquoi son seul réflexe logique fut-il de fredonner une mélopée apaisante et douce, une berceuse comme celle qui l'avait sauvée face à Calvin ?

Pourquoi rien n'avait jamais de sens ?
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Mer 3 Déc 2014 - 9:52
Sortir de là fut un jeu d'enfant. Alice sur mon épaule, je ne trouvais rien à redire à la réponse moqueuse de l'autre Voyageuse. Pour Alice, tout rentrerait dans l'ordre à la fin de cette nuit. Ce qui voulait dire que, de mon côté...

Je pouvais continuer mon épopée pokémonesque ? Non, une chose m'en empêchait tout de même ; si les pokémons étaient des Voyageurs, les capturer se transformait soudain en un jeu malsain. Il fallait que je sache si mes rêves d'être le meilleur dresseur étaient morts dans l'oeuf, alors j'ai demandé, à tout hasard, s'il existait des pokémons « normaux », issus de Dreamland. A cette seconde question, la Voyageuse répondit encore, étouffant un ricanement simulé « bien sûr que oui ».

Génial !


-Et comment fait-on la différence?
- On ne la fait pas. Ceux qui viennent ici sous la forme de pokémon savent ce qu'il peut leur en coûter. « C'est le jeu ». Vois ça comme un cache-cache géant. Ne blesse pas les pokémons inutilement et tu ne feras de mal à aucun Voyageur contre son gré.

Présenté sous cet angle, plus rien ne me retenait ! Je tentais d'examiner la petite créature sur mon épaule, tentant d'obtenir une réaction, une confirmation, quelque chose. Mon champ de vision ne m'y autorisa pas, aussi me contentais-je de m'étonner ; je n'imaginais pas qu'Alice soit du genre à apprécier pokémon, encore moins de vouloir participer à ce « cache-cache géant ».

Mais après tout... Pourquoi pas ?! Je pouvais à nouveau être le dresseur que j'avais voulu être à mes débuts, à la seule différence qu'il me faudrait désormais prendre un peu plus soin des créatures sous mon contrôle. Certains Voyageurs étaient tout de même étranges... Nouvelles pensées pour Alice, que je n'imaginais pas comme ça. C'est pas un peu à la limite du masochisme avec une laisse et tout, ce genre de petits jeux ? Bon, j'exagère. Mais quand même. Bizarre !

J'allais partir sur d'autres considérations mais j'oubliais presque! C'est à ce moment là qu'on a libéré un Miaouss, qui est apparu là comme par enchantement! On l'avait attaché, baillonné et dissimulé. Entre deux tirades énervées, il proposé de nous aider, Alice et moi (il a très nettement pointé dans la direction d'Alice). J'avoue que... Ma mémoire est bonne pourtant, mais je ne me souviens pas clairement de tout ce qu'il a dit. Quelque chose comme « j'ai découvert un grand mihystère et c'est pour ça qu'on mia attaché, je ne peux rien dire, mais dépêchons nous d'aller à Lavanville si vous voulez des réponses, miaouss ! » (j'ai rajoute peut être, mais il avait cette drôle de façon de parler, ses R sonnaient comme un ronron et ses M comme des miaulements).

Enfin quoiqu'il en soit... J'ignorais jusque là avoir d'autres réponses à trouver, mais... J'ai regardé la Voyageuse, elle m'a regardé d'un air également interrogatif en retour et nous avons haussé les épaules à tour de rôle en levant un sourcil. Les miaouss sont toujours bizarres...

Mais j'avais d'autres chats à fouetter (je vais finir par noter mes blagues et me lancer dans le one man show, ça me réussira toujours plus que la fac de médecine.) puisque j'avais regardé un peu trop longtemps cette fille (au nom encore inconnu jusque là) et que tout à coup, l'envie d'y plonger mes dents se faisait de plus en plus pressante. Ce n'était pas réellement de la faim affamée, c'était de l'envie, comme de la gourmandise. Quelque part, je crois que je me disais « son sang doit être bon ». Berk hein ? Je sais. Mais c'est mes rêves hein, j'y peux rien.

C'est là que nous sommes sortis. Une scène chaotique m'attendait et heureusement, dans un sens, puisque le moins qu'on puisse dire c'est que ça m'a changé les idées. Surtout la présence de l'absol, en fait. Je jetais ma main contre la ceinture et...


-Merde, ils ont encore mes pokéballs !

Elle venait de résumer parfaitement la situation. Sans pokéball, pas de pokémon et sans pokémon, pas d'autres pokémons. Même si la question de la poképoule ou du pokéoeuf avait été résolue et que je savais pouvoir mettre des coups de pieds pour affaiblir les monstres de poche, je n'avais pas envie de me jeter dans la mêlée pour prendre des mauvais coups. Enfin tout ça, c'était sans compter sur...

Un chant puissant dans mon oreille.

Je me suis écroulé... Pour 5 tours oui, mais allez savoir tout ce qu'il peut se produire en 5 tours...
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Ven 5 Déc 2014 - 15:31
Misunderstanding

Parvenus à la lumière de l’extérieur grâce à l’intervention providentielle d’Alice puis de Calvin, les autres prisonniers s’empressèrent de prendre congé en chantant d’un air enfantin et suraigu :

"Libérééééé, Délivrééééééééé !"  hihi

Toutefois, tous ne prirent pas la poudre d’escampette et certains demeurèrent auprès de leur sauveur, à savoir la voyageuse caractérielle, pour d’obscures raison qui ne regardaient qu’elle, ainsi que l’authentique Miaouss, parce qu’il avait promis de les aider.
Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils se retrouvèrent devant un amas poussiéreux agité de coups, de frappes, de morsures et d’une démonstration de violence alimentée par des cris de rage et des hurlements de douleur.

C’est alors qu’une divine mélodie se fit entendre. Il est vrai que la musique adoucit les mœurs et aurait pu attendrir l’activité bouillonnante. Dommage que la mélopée prodiguée par la Chinchidou accrochée à l’épaule de l’apprenti dresseur se révéla bien plus efficace seulement sur ledit dresseur et la voyageuse auprès d’elle, ce qui eut pour conséquence qu’ils tombèrent l’un sur l’autre.
Le Miaouss parvint à éviter d’être endormi, car il s’était précipité au devant du nuage nauséabond, reconnaissant ses deux fidèles compagnons d’aventures et de captures.
En effet, Jessie et James avaient réussi à s’extraire des vapeurs toxiques, toussant de tout leur soûl. Smogogo fut rappelé prestement et les nués s’évaporèrent, levant le voile sur le résultat de l’affrontement chaotique.

Bob était à terre et tentait tant bien que mal d’éloigner le Chinchidou de son visage d’une main tandis que l’autre tenait … le pied de Dylan. Ce dernier s’efforçait de quitter cette prise en bataillant du pied, l’envoyant souvent sur la boule de poils grise, alors que la Psystigri le harcelait de ses griffes.
La disparition du voile déclencha une nouvelle fuite pour les deux bikers sans moto qui partirent une fois de plus vers d’autres contrées accompagnés de menaçants chuchotements.

La satisfaction du travail bien fait illuminait le visage des deux pokémons
:

"Et qu’on ne vous voit plus avant que votre niveau soit plus élevé !"

Le Chinchidou, tapotant ses mains de contentement, remarqua en se retournant la présence de son homologue féminine qu’il avait rencontré un peu plus tôt. Il alla donc s’enquérir de sa santé, si tout se passait bien et pourquoi les deux dresseurs se faisaient des câlins par terre, sans se soucier de son état de fatigue.
La Psystigri, quant à elle, cherchait avec nervosité l’Absol qui avait osé courser son Miaouss et elle le repéra facilement, puisqu’il était revenu et montrait les crocs devant … un Miaouss ! Mais quelque chose clochait …

La situation ne manquait pas d’incompréhensions et d’incertitudes. A l’arrivée du chat doré, les deux fiers compères ne purent s’empêcher d’un mouvement de recul. On leur avait déjà fait le coup une fois. Puis Oscar avait accouru et aveuglé par un esprit de vengeance, il ne cherchait même plus à comprendre et menaçait ouvertement. La Psystigri ne savait que faire, car elle sentait que ce chat là n’était pas celui qui l’intéressait. Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de s’interposer pour le défendre des crocs de l’agresseur cornu.
C’est donc dans cette ambiance étrangement menaçante que le Miaouss s’exclama
:

"Mais enfin, que se passe t il ici ? Il me veut quoi, celui là ? Et vous, pourquoi vous me regardez comme ça ?"

Jessie et James hésitèrent. Ils étaient bien embêtés. Eux-mêmes ne saisissaient pas tout.

"Est-ce que tu es … notre … enfin, le Miaouss ?"

"Qu’est ce que c’est que cette question ?" Répliqua avec inquiétude l’interrogé. "Bien sûr que je suis le Miaouss de la Team Rocket !"

Les grognements d’Oscar rappelèrent sa présence et son hostilité. Qu’importe ce que cet être pouvait dire, il s’était trahi à la piscine ! Il n’allait pas le laisser s’échapper encore une fois. Il se mit en position, prêt à bondir, ignorant la piètre tentative de la Psystigri qui écartait les bras devant lui.
C’est alors qu’elle claqua ses pattes juste sur sa truffe, le prenant par surprise. Il reçut l’attaque de front et demeura hébété de stupéfaction. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait mais un sentiment de peur l’envahit. Il tangua mais tint bon, affermissant sa position à quatre pattes. Il grogna afin de feindre l’inefficacité du coup mais le son lui resta en travers de la gorge. La peur le nouait. Une peur incontrôlable, dont l’origine n’était que ce simple claquement. C’était comme si la créature qu’il incarnait refusait désormais d’attaquer. Il secoua la tête pour chasser cette idée mais le résultat fut inverse. Il tangua de plus belle et ses yeux papillonnèrent. Il était apeuré …

Miaouss remercia la Psystigri de son intervention et réitéra sa demande d’explications. La féline créature s’approcha de lui, maintenant assurée que l’autre chien fou n’allait pas attaquer tout de suite. Elle le renifla, l’inspecta consciencieusement et son verdict tomba : ce n’était pas son Miaouss, celui qu’elle désirait.
Jessie et James lui expliquèrent qu’ils pensaient déjà l’avoir retrouvé mais qu’ils s’étaient apparemment trompés. Le Miaouss réfléchit un instant puis il s’exprima dans une pose dont il avait le secre
t :

"Je vois. Il y a donc un imposteur qui a pris ma place. Vous êtes en proie aux incertitudes, et c’est bien normal, je comprends votre attitude. Et bien, pour vous les ôtez, voici une preuve de toute beauté !"

Et il entonna l’hymne de la Team Rocket avec tant d’investissement et de fidélité que le doute ne pouvait plus durer. Ils avaient récupéré leur Miaouss adoré ! Ils le prirent dans leurs bras pour un câlin, rejoint bien volontiers par la Psystigri et le Chinchidou qui invita son homologue à faire de même, histoire de profiter d’autant de générosité et de sympathie.
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Mer 24 Déc 2014 - 17:27

Soudain, son support se déroba sous elle. Toujours accrochée au crâne de son amie, elle poussa un piaulement de surprise quand il s'écroula, atterrissant lourdement la tête dans la poussière. Quelle idée elle avait eu, rien n'avait changé autour d'elle, la bataille enfumée faisait toujours rage. Elle grogna en sautant à terre, secouant doucement puis de plus en plus fort la tête blonde devant elle, jusqu'à ce qu'un autre "chinchidou" arrive auprès d'elle. Elle ne lui porta guère d'attention, avant qu'il ne parle, sa voix lui rappelant étrangement un autre énergumène croisé plus tôt dans la nuit. Ses oreilles se dressèrent et elle se retourna vers l'adorable petite frimousse grise :

"Hey ! Alors, tu t'en sors ?"

Alice ne répondit pas, elle se contenta de recommencer à secouer vigoureusement la tignasse bouclée de Calvin, espérant le réveiller plus rapidement. La deuxième boule poil s'approcha, examina un peu la scène, une patte sous le menton lui donnant un air pensif, malgré la fourrure et une apparence beaucoup trop mignonne pour ce genre d'expression, puis il reprit la parole :

"Je peux le réveiller tout de suite, si tu veux."

Les larges oreilles d'Alice frémirent et elle le regarda du coin de l'œil, un éclat méfiant dans le regard. Ces petites créatures avaient beau l'air tout ce qu'il y a de plus innocent, elle avait vu de quoi elles étaient capable dans une bataille. Cela dit, il fallait que Calvin se réveille, il ne pouvait pas rester bêtement allongé là au milieu de tous ces fous.

"... Vas-y..."

A peine eut-elle prononcé la première syllabe que le rongeur se jeta sur le visage du jeune homme, lui assénant les baffes caractéristiques d'une attaque "Réveil Forcé", attaque qui aurait, effectivement, pu réveiller un ours en pleine hibernation. L'algophobe réagit très rapidement, mais le mal était déjà fait : le contrôleur de réveilla, les joues très certainement très endolories, sous les yeux un chinchidou suspendu à la patte d'un plus grand qui le regardait avec ce qui aurait pu être décrit comme un grand sourire, aussi sadique qu'adorable.

Le museau froncé dans une expression soucieuse, Alice s'approcha de son ami en murmurant des mots d'excuse qui ne lui parvinrent que sous la forme de "Chi..." désolés, alors qu'elle contemplait les dégâts de cet assaut non désiré :


"Au moins, là, il est réveillé, ton pote !"

Elle se contenta de le foudroyer du regard, ce qui le fit beaucoup rire.
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Sam 10 Jan 2015 - 12:18
Je me suis réveillé avec une sacré douleur aux joues et à la mâchoire. Au niveau de mes yeux presque collés au sol, deux rongeurs me contemplaient. Alice avait l'air profondément concernée par mon état. J'étais tombé sur la tête ? Tout en me levant, je me décrochais un peu la mâchoire pour vérifier son état. Bon. Ca allait. Bizarre.

Un bras tendu invita Alice à revenir sur mon épaule, puis, comme mes yeux se posaient autour de moi, j'entrais mentalement dans le vif du sujet. Absol était encore là!

Je devais le capturer mais... Je n'avais pas de pokeball sur moi pour le moment ! Il fallait prendre mon mal en patience et soit l'amadouer et en faire un compagnon « de plein gré » soit le capturer par surprise quand il s'y attendrait le moins...

Je surpris le regard de mon homologue voyageur de sexe féminin... La même surprise dans son regard, et la même envie. Les yeux ronds, elle dicta une question muette en se contentant de remuer les lèvres et je déchiffrais ; « IL EST SAUVAGE ? ».

Que devais-je répondre ? Mentir, dire la vérité ? Peut être que elle, il lui restait de quoi le capturer ? Je devais dire qu'il était sauvage pour éviter toute rivalité ! Mais lui mentir ? Ce n'est guère digne d'un héros !

Miraculeusement, je fut tiré de ce dilemme (alors que je faisait mine de ne pas avoir bien compris la question) par Miaouss -qui venait apparemment de sortir d'un... gros calin ? Pourquoi pas hein ?


- Vous revoilà ! A son équipe ; Ce sont mes sauveurs. Bien, comme je le disais, direction Lavanville !
- Oui oui mais heu... Tes copains m'ont pris tous mes pokémons et j...
-Allons allons, pas de ça entre nous beau gosse ! A-t-on idée de rougir devant un compliment de Jessie ? C'est lesquels ?

Par la magie de l'univers... numérique ? Ou de pokémon ? Ou tout simplement de Dreamland ? Jessie s'était retournée pour attraper quelque chose derrière elle et lorsqu'elle me fit face à nouveau, elle portait une malette ouvert à mon niveau. Des pokeballs étaient enchassées dans la mousse.
Je me jetais sur le trésor pour récupérer mes précieuses créatures et la voyageuse tenta de faire de même... avant d'être interrompue par Jessie.


Et qui t'es toi ?

La réponse faillit me faire faire une crise cardiaque, naturelle, tandis que l'intéressée fouinait dans le précieux coffre.

-Moi c'est Sarah, je suis sa petite amie. J'ai sauvé Miaouss aussi.

Est-ce qu'elle tentait tous les mots clés pour avoir le droit de récupérer ses pokéball aussi ?! Jessie me toisa d'un air hautain et manqua de claquer sa mallette sur mes doigts. On perd de belles pièces... Tu es sûr de toi Miaouss ? [i] Cela fit ricaner Sarah et Miaouss s'écria «  OUAIS !! En avant, MIAOUSS! en pointant du doigt la direction à prendre, le tout d'un air très cool qui montrait qu'il n'avait rien compris à la situation.

Pour ma part, je décidais de faire profil bas et tandis que notre compagnie se mettait doucement en branle et je regardais derrière moi les dresseurs créatures des rêves/programmes informatiques qui s'en allaient, au loin, l'air triste et la mine basse. Ils avaient perdus tous leurs pokémons chéris et j'en avais vu une bonne partie dans la mallette. J'aurais sans doute du faire quelque chose pour tenter de leur rendre mais... J'étais un peu perdu, là.
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Mar 20 Jan 2015 - 19:58
Here we go !

Après la formidable prestation musicale confirmant l’identité du vrai Miaouss véritable, et après une toute aussi formidable effusion de sympathie et de câlins, Calvin fut réveillé de façon … disons efficace. Tandis que le voyageur au grand cœur (haha) récupérait ses esprits, l’Absol qu’il convoitait en faisait de même, secouant la tête.
L’expérience avait été désagréable et se retrouver dans l’incapacité de réagir l’insupportait. Déjà qu’il ne disposait plus de sa noble enveloppe corporelle, si en plus il n’était plus maître de celle-ci … Ah non, c’était trop ! Fort heureusement, les effets finirent par se dissiper et il put à nouveau agir selon son bon vouloir. Ce retour à la normal le calma pour un moment. Derrière cette colère se dissimulait une crainte bien justifiée, mais jamais il ne l’aurait avoué. Toutefois, l’état de de terreur était terminé, la suite pouvait donc s’enchaîner !

Oscar jeta un regard curieux en direction de ce « dresseur » qui semblait lui en vouloir. Brusquement, l’aristocrate se souvint. C’était ce jeune homme qui l’avait agressé dans la forêt, un peu plus tôt dans ce jeu de malheur ! Et sur son épaule, la créature qui l’avait pourchassé ! (Oui, le Lord ne s’était pas aperçu de la présence du Chinchidoux qui les avaient pourtant suivi jusque dans le QG de la Team Rocket) Un bref instant, l’envie de remontrer les crocs lui prit.
Ce fut le Miaouss 100% Team Rocket qui désamorça le conflit avant même son commencement, sans s’en rendre compte. Il désigna les deux dresseurs (et par extension Alice) comme ses sauveurs, ce qui leur valu l’immédiate sympathie de Jessie et James. Aaaah, les IA … A la fois élaborés et capable du pire comme du meilleur, avec le sourire. Grâce à un développeur peu enclin à la complexité approfondie concernant les interactions sociales (pouvons nous l’en blâmer ?), les voyageurs récupérèrent leurs précieuses (préciiiiiiiiieuses) pokéballs.

Alors que le noble Absol s’interrogeait sur la suite des événements, et hésitait toujours entre fausser compagnie à cette troupe décidément bien barrée et bondir sur le blondinet qui avait tenté de le capturer, l’authentique Miaouss Made In Pokémon indiqua la direction à suivre d’un doigt majeur et d’un cri enthousiaste.
D’après ce qu’avait pu saisir le voyageur démoniaque sans démons, leur nouvel objectif était Lavanville. Parce que … ? Parce que flûte, on te dit que c’est par là qu’on va, donc tu suis ou tu restes là à regarder ce garçon en rouge à casquette s’agiter dans tous les sens en marmonnant à propos d’un fossile.
Ne désirant pas demeurer sur place pour des raisons évidentes, l’Absol prit donc le pas, prenant soin de se tenir à l’écart du dresseur blond, dont le nom lui échappait toujours, mais aussi de sa copine Sarah, car il s’était rendu compte qu’elle le regardait avec le même air envieux. La proximité de la Psystigri était aussi difficile, sa récente agression envers son coup d’amour n’aidant pas. Avait elle aussi besoin de s’enticher de sa proie ? D’ailleurs, où est il passé, ce faux Miaouss ? Le retrouver en suivant le groupe était une des raisons évidentes. En effet, il ne semblait pas à Oscar que sa cible en sache d’avantage que lui. Ce miaouss de pacotille devait être aussi perdu que lui. Un instinct quelconque soufflait à l’aristocrate qu’il mettrait la main dessus par ses déplacements, et non en restant immobile.

Les voilà donc partis, la Team Rocket au complet Miaouss ! deux voyageurs-dresseurs et quatre voyageurs-pokémons, dont deux peluches grises, une chatte psy et un chien hargneux. Ils se dirigèrent vers l’Est, selon les conseils soufflés criés proclamés par un Miaouss débordant de joie, sûrement l’effet d’une liberté retrouvée.


"C’est le chemien le plus court, Miaouss." Expliqua t il. "Une simple plaine à traverser et nous serons à Lavanville, pour vous aider à votre problème."

Ainsi c’était pour leur rendre leur apparence originelle ? Parfait, parfait ! Si le faux Miaouss était dans les parages, il était assuré qu’il les suive.
En chemin, ils croisèrent un autre cycliste qui, d’un texte au dessus de lui, les informèrent qu’il aimerait bien monter ses pokémons pour voyager
.

*Si il existait de ces créatures assez imposantes pour transporter un humain, pourquoi pas ?*

Se dit Oscar. Mais n’ayant pas connaissance de l’étendue du panel des possibles pokémons, il ne put juger correctement cette information. Il se contenta donc d’hausser mentalement les épaules et les sourcils, pour reprendre la route.
Finalement, ils atteignirent sans encombre la sortie de la ville, qui se présenta obstrué par … une créature gigantesque. Gargantuesque même. En voilà un, de pokémon imposant ! Mais le monter n’était peut-être pas une bonne idée … Couché en travers du passage, il était impossible de sortir. Mais qu’est ce qu’un … monstre pareil faisait là ? En s’approchant, ils purent constater qu’il … dormait. Comme tout bon Ronflex. Il ne manquait plus que ça !
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Mar 27 Jan 2015 - 22:16

Calvin allait bien, ou en tout cas pas trop mal. Alice soupira de soulagement et remonta avec précaution sur le bras de son ami, se logeant confortablement sur ses épaules, elle n'avait d'ailleurs jamais mesuré toute leur largeur jusqu'à ce jour. C'était fou la place qu'il y avait là-haut ! De là, elle voyait très bien la scène des plus cocasses, qui avait lieu devant elle. Entre de multiple créatures qui se chamaillaient pour on ne savait quelle raison, les humains qui les accompagnaient (à moins que ce ne soit le contraire, elle ne savait plus trop) et les autres un peu partout, elle ne savait plus trop où donner de la tête. En revanche, Calvin, qui fixait une créature blanche et rouge, avait tout à fait l'air conscient de ce que lui voulait et l'idée lui déplaisait déjà. Mais pas autant que la femme aux cheveux roses qui s'approcha d'eux, qui elle même ne lui déplut pas autant que l'autre voyageuse, surtout lorsque celle-ci révéla le "lien" qui l'unissait à leur petit groupe et surtout à Calvin.

L'expression de surprise qui surgit sur le museau d'Alice fut tellement évidente que même sa fourrure ne put la cacher. Elle avait bien vu que ces deux là ne se connaissaient pas avant l'épisode de la cage dans le hangar de la Team Machin, alors pourquoi cette fille s'autoproclamait soudainement petite-amie du jeune blond ? A moins d'avoir raté un épisode crucial (et elle en doutait, ce n'était pas elle qui venait de tomber dans les pommes), Alice en déduisit simplement que cette Sarah était non seulement désagréable, mais aussi têtue et sans aucune manière et par conséquent détestable. Avec humeur, elle changea d'épaule, se plaçant sur la gauche, aussi loin que possible d'elle. Elle ne savait même pas pourquoi elle l'horripilait à ce point : c'était loin d'être la première fois qu'elle rencontrait une personne désagréable à Dreamland et elle étai loin d'être la pire qu'elle ait vu (elle, au moins, n'avait pas encore essayé de la tuer de façon douloureuse et brutale), mais sa façon d'agir avec Calvin lui hérissait le poil. Et non, ce n'était pas de la jalousie !

Perdue dans sa bougonnerie, Alice écouta à peine les propos du chat surexcité qui s'agitait avec un enthousiasme débordant devant le groupe. Elle retint juste l'essentiel : ils allaient encore devoir bouger, c'est à dire quitter un endroit plutôt calme, pour un autre potentiellement beaucoup moins paisible, ce qui ne fut pas pour améliorer son humeur exécrable et comme pour confirmer son intuition, dès qu'ils sortirent de la ville, ce fut pour tomber sur un énorme... Truc.

Truc, c'était bien le mot, truc vivant, même, car la masse gigantesque qui se tenait allonger devant eux respiraient paisiblement, profondément plongé dans son sommeil. L'animal était tellement grand, qu'à part décrire ses couleurs (beige et gris foncé) et sa forme générale (ronde), l'invocatrice n'aurait pu être plus précise. Perplexe, elle contempla l'obstacle, son cœur battant au rythme de la faible espérance d'un demi-tour possible. Peut-être se rendraient-ils compte de leur folie et accepteraient d'attendre la fin de la nuit sans chercher d'autres problèmes plus gros que celui-ci ? Non, aucune chance et ce n'est pas l'approche discrète de l'autre Chinchidou qui allait la rassurer, vu la propension qu'avait le rongeur à attiser les catastrophes.

D'un bond puissant (surtout pour une si petite créature), Alice se jeta sur lui en poussant un piaillement strident :


"Pas touche !
- Mais je te dis que je peux le réveiller comme ton pote ! Aïe ! Mais Arrête ! Faut qu'on le réveille !"
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Sam 31 Jan 2015 - 15:52

On s'est mis en direction de Lavanville et de la plaine, guidé par Miaouss. J'avais les yeux rivés sur notre précieux Shiny, mais un autre problème était en train de grandir en moi, me détournant de cet objectif à portée de main.

Mon ventre avait décidé de me torturer. Ma salive ne venait plus et j'avais la bouche sèche, pâteuse. Ma gorge était petit à petit devenu un désert aride. L'ensemble de mes muscles me semblaient lourds. Il me fallait du sang, maintenant ! J'avais l'impression d'avoir des flashs de plaisir à cette seule pensée, comme de vagues réminiscences destinées uniquement à me rendre encore plus frustré lorsqu'ils disparaissaient. J'étais devenu un accro, bel et bien, impossible de me faire des illusions. J'étais trop impuissant face à mon corps et ses enzymes pour me trouver pathétique et m'énerver de cet état des choses.
Je ne pouvais plus que chercher à apaiser ma soif.

Et Sarah était là, juste à côté ; je pouvais la toucher en tendant le bras. Je pouvais probablement la sentir. Si je me jetais sur elle maintenant, je pourrais la mordre sans qu'elle ne puisse réagir et étancher ma soif, rapidement. Ca ne la tuerait pas. Elle me prendrait pour un malade mental, probablement, mais...

Est-ce que j'avais le choix ? Je n'aurais pas pu me jeter sur Alice (ou même lui demander poliment) vu la forme qu'elle avait actuellement; chaque goutte de son sang devait lui être vitale dans ce tout petit corps. Jessie, James, les autres pokémons ? Je sais pas s'ils pouvaient vraiment... enfin s'il y avait du vrai sang en eux quoi .

Je traînais donc la patte, tombant au dernier moment sur la surprise de taille qui nous attendait.


Un Ronflex ! J'ai jamais aimé ce pokemon. Il est gros et moche et il fait que dormir. J'ai du mal à l'imaginer se battre. Généralement, je le choppe juste parce qu'il est unique. Là, je voulais pas le capturer. Est-ce que ?

Alice s'est jetée sur lui et s'est mise à piailler des « Chidou! Dou-dou, chidou ! » à l'encontre de son congénère. Elle avait l'air énervée.


Cet gros plein de pokésoupe prend toute la place ! On ne peut pas le contourner, MIA  !

Je n'avais plus la force de prendre d'initiative. J'ai essayé de contourner Ronflex, mais j'arrivais bientôt à la même conclusion que le chat de poche surexcité... Je me suis donc laissé tomber sur notre obstacle, par dépit, tête en avant.

Dans un reflexe, un mouvement incontrôlable que je n'aurais pu prédire, ma mâchoire s'est ouverte en grand pour mordre à pleine dent dans le tas de graisse. Impossible d'atteindre le sang. Je ne pense même pas lui avoir fait mal.

Soiiiiiif !..


- Hey, ton pokémon va se battre !? Hum ? Quelque chose ne va pas ?

J'avais encore la tête coincée dans la fourrure de Ronflex. Sarah ne pouvait probablement pas se rendre compte de la position de ma bouche. J'ai fermé un peu plus fort les dents, je ne sais plus pourquoi. Pour me cacher je crois...

Au milieu des cris de James et de Miaouss, un tumulte s'était créé à côté sans que je ne m'en rende compte. Et la créature dans laquelle j'avais planté les dents s'est mise à remuer en grognant d'un air peu engageant...
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Jeu 12 Fév 2015 - 18:10
… and Here we stop.

Les deux rongeurs s’étaient aussi approchés pour constater l’ampleur du problème et une dispute éclata entre eux. Apparemment, l’un ne voulait pas que l’autre agisse. Pourquoi s’il avait une solution pour les tirer de ce mauvais pas ? Les agissements de ces voyageurs enfermés dans des créatures fantastiques le surprenaient. Il l’avait constaté, ces deux là ne faisaient que se quereller. Une façon efficace de faire avancer les choses, vraiment !

Toutefois, Oscar garda par devers lui ses remarques et ses considérations. Il s’éloigna à reculons, laissant le soin aux autres membres de la troupe hétéroclite de se rapprocher afin de constater que oui, il y avait un gros obstacle en travers du chemin, au cas où il n’était pas assez volumineux pour passer inaperçu.
Son éloignement tenait de sa méfiance envers l’un des deux rongeurs en particulier. Comment faisait il la différence, il ne le savait lui-même, mais une sorte d’intuition guidée par des mécaniques de jeux implicites lui soufflait que l’un était un mâle, l’autre une femelle, ce qui était amplement suffisant pour les différencier. Et c’était bien la femelle qui le poussait à demeurer en retrait. En effet, cette Chinchidoux, comme se prénommait ce rongeur à la douce fourrure trop douce pour être honnête, était celle là même qui l’avait pourchassé au début de ses mésaventures au sein de ce jeu virtuel beaucoup trop réel à son goût. Et elle avait agi sur les ordres de ce blondinet, ce dresseur, qui l’avait regardé plusieurs d’un air pas du tout engageant. Dans le même genre qu’un chasseur convoite une proie qui ferait beau dans son tableau de chasse. Par méfiance à l’égard de cette équipe qui avait attenté à sa nouvelle vie à peine était il arrivé, il conservait des distances prudentes.
Sa copine aussi, avait le même regard et lorsqu’elle se tournait vers lui, il montrait les crocs d’instincts.

Cependant, la situation prit un tour inattendu. Alors que les propositions fusaient de chacun pour surmonter cet obstacle de taille, le regard de Calvin changea de la convoitise à une avidité plus … charnelle, moins matérielle, mais plus bestiale. Oscar reconnaissait ce genre de regard avide. Il avait eu l’occasion de le voir étinceler au sein de bien de dangereux voyageurs, et il savait que certaines fois, s’il avait eu un miroir, il l’aurait contemplé dans ses propres pupilles. Ainsi ce jeune homme plein de bonnes volontés n’était pas ce qu’il paraissait ? Intéressant …
Mais le meilleur de la surprise n’était pas là et le cadeau arriva lorsque le dresseur s’effondra sur (dans ?) le Ronflex, confirmant l’aspect duveteux du matelas maxi king size XXL qui se trouvait là. Si la chute était surprenante, ce que crût discerner de sa position l’aristocrate l’était d’avantage. En effet, le jeune homme s’adonnait aux morsures, le plus simplement du monde !

L’Absol osa se rapprocher pour confirmer son impression, faisant fi des deux rongeurs qui se bataillaient. La Psystigri qui l’avait surveillé jusque là s’était approché avec lui, ne comprenant pas non plus la réaction du blondinet. La Team Rocket, quant à elle, n’avait rien remarqué, trop occupée à élaborer des plans sur la comète (qu’ils rejoignaient souvent)
Et c’est avec stupeur que le soupçon se vit confirmer : il y avait bien morsure.

Sa corne d’Absol se mit brusquement à vibrer, le prévenant d’un danger imminent. Il n’y avait pas d’avalanche en approche, mais c’était tout comme. Enervé du peu de pertinence de son appendice, Oscar fronça son museau et sortit les griffes. Des frissons le parcouraient. Il était bien conscient qu’une catastrophe allait survenir dans peu de temps ! Il y avait deux rongeurs qui avaient des mots à côté d’un mastodonte qui avait été réveillé par la morsure d’un jeune homme ayant perdu les pédales. Tout allait pour le mieux, vraiment ! … Attendez, quoi ? Il l’avait réveillé ! Et en effet, si le visuel de la morsure ne suffisait pas, la réaction du mordu paracheva le constat.
Si sa délivrance ne se trouvait pas au bout de ce damné et bloqué chemin, Oscar se serait détourné pour revenir sur ses pas, fuir. Et le plus rapidement possible, car l’immense bestiole ne semblait pas satisfait du réveil prodigué. On ne le serait moins.

Tandis que la gargantuesque créature se redressait lentement, c’était légèrement la panique. La Team Rocket s’agitait en tous sens avec leur efficacité coutumière, la Psystigri s’était caché dans un fourré, poltronne et la prénommée Sarah s’éloignait prudemment de Calvin, autant inquiète de son attitude que du réveil du Ronflex, enfin, en apparence. Que fallait il faire ?
Le réveil se poursuivait, imperturbable, et désormais bruyant au possible. Les premiers mouvements soulevèrent des mottes de terre, la lente progression vers la verticalité s’accompagnait de bâillements affreusement sonores et l’agitation des bras provoquaient des bourrasques qui soufflèrent les feuillages aux alentours. On entendit même un professeur en équilibre sur une branche chuter, et plusieurs pokémons déguerpirent promptement, les type vol dans les cieux, les types sol sur terre, le reste selon leur habilité.
Le Ronflex baissa un regard (du moins, le mouvement de sa tête le laissa penser) sur les insectes qui s’agitaient à ses pieds. Et bailla à nouveau. Plus puissamment encore. Des poichigeons à un carrefour s’envolèrent, affolés.

Oscar demeura sur place, appréhendant la suite. Ce corps n’était pas assez pratique pour faire face à ce genre de situation et d’adversaire. Bien qu’il soupçonnât quelques habilités qui ne s’étaient pas encore dévoilées, il n’avait pas encore pleinement le contrôle et cela le déstabilisait autant que l’importunait. C’est pourquoi il ne devait pas reculer, car son salut se trouvait au-delà de ce gros plein de soupe, comme disait le Miaouss véritable. D’ailleurs, que faisait il ?

Un rapide coup d’œil embrassa le résultat des recherches fructueuses de la Team Rocket. Autour d’eux s’éparpillaient des sacs (ils avaient des sacs ?! D’où les sortaient ils ?) et tout un tas d’affaires qu’ils avaient sorti, en quête de quoi les faire sortir de cette impasse. Mais un filet à papillon, un fossile, une gourde ou encore une montgolfière n’était pas susceptible de les aider.
Non, pas du tout. Attendez, quoi ? Une montgolfière ?

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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Lun 23 Fév 2015 - 19:27

Elle était en train de retenir l'autre chinchidou par les oreilles, quand un bruit fit frémir les siennes. Elle se retourna vivement, ses yeux s'écarquillèrent et elle lâcha brusquement son camarade rongeur, qui s'étala par terre, le museau dans la poussière.

"Mais ça va... Pas..."

Les deux se turent un instant, se regardèrent, puis reconsidérèrent la scène d'un air atterré.

"Heu... Ton pote il fait... Quoi, là, au juste ?
- ... Tu veux pas savoir."

Elle n'en était pas sûre non plus, et elle n'avait pas très envie d'explorer la chose, tout ce qu'elle voyait, c'était que Calvin avait écrasé son visage dans la fourrure de la gigantesque créature et que, désormais, celle-ci bougeait. Un petit souvenir issu de sa dernière rencontre avec le blond envoya un frisson dans son dos. Machinalement, elle posa sa patte dans son cou, pensive, avant de finalement s'élancer vers Calvin, sans laisser le temps à la peluche grise de répondre. Quelques bonds lui suffirent à atteindre la chevelure bouclée et fournie du jeune homme, elle y fourra les pattes et tira dessus aussi fort qu'elle le pouvait, prenant appui sur ses épaules et fouettant son visage avec sa queue en plumeau, tentant désespérément de le faire bouger de là, tandis que le monstre se réveillait et pire, se relevait. Elle ajouta même à ses protestations "musclées" quelques cris et piaillements aiguës, mais rien n'y fit.

Pendant qu'elle esayait tant bien que mal de détourner le jeune homme de sa "proie", ses oreilles pivotèrent pour percevoir une nouvelle agitation dans son dos. Irritée, elle se retourna vivement, constatant que leurs compagnons d'infortune étaient en train de sortir tout un bordel insolite de multiple sacs, eux-mêmes apparus de nul part. Alice, blasée, n'y aurait pas plus prêté attention, si parmi cette farandole hétéroclite ne s'était pas trouvé une montgolfière à l'effigie de l'insupportable félin qui accompagnait le duo.

Ses grands yeux gris s'écarquillèrent, pas tant parce que c'était absurde qu'une telle chose puisse tenir dans un simple sac, ni même qu'ils aient pu le transporter jusque là sans que qui que ce soit ne s'en aperçoive, non, Dreamland pouvait expliquer bien plus absurde que ça, mais parce qu'ils avaient là l'objet de leur salvation. Mieux ! Une salvation sans violence ! Une fuite aérienne digne des plus fiers couards du monde des rêves ! L'invocatrice sentie une bouffée d'affection et d'amour sincère envers ce groupe étrange montait en elle, tandis qu'elle redoublait ses efforts pour tirer le visage de son ami de la fourrure bicolore pour mieux le diriger, tel un fier poney à la crinière de lumière, vers la nacelle de l'espoir. Peu lui importait que ce ne soit pas un moyen de transport très classe ou une fuite digne d'un preux chevalier vampirique, si Calvin protestait, elle allait lui montrer qu'elle aussi avait des dents très efficaces ; même si ce n'était pas exactement le même genre, certes.
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Mer 25 Fév 2015 - 1:05
La terre s’est mise à gronder et je crois que… J’ai commencé à me faire soulever par ronflex, alors même que j’avais les crocs plongés dans sa graisse !

Puis mon envie de sang a brutalement disparue. Brutalement, c’est le mot. Sorti de mes pensées (si on peut appeler ça des « pensées », perso j’irais plutôt sur du « transe morbide et perte de conscience ») par des coups de queue-fouet, j’ai fini d’avoir définitivement mal au visage et ai finalement lâché prise.

Mais avoir les joues en feu ne suffisait pas ; Alichidou, paniquée, tirait sur mes cheveux pour me forcer à fuir ! J’avoue que la curiosité me donnait envie de voir le spectacle sous mes yeux. La masse colossale se lever. La terre toute entière semblait retenir son souffle en frissonnant. Une ombre immense se jetait sur le sol tandis que le monstre voilait le soleil.

Et moi, j’étais forcé de gémir ;


Aïe aïe aïe aïe aïe !! Arrête c’est bon tu me fais mal !

Capilotracté par Alice, j’ai tourné les talons et me suis jeté dans la montgolfière  qui se tenait soudain magiquement là (oui), archi pleine à craquer. On aurait dit que tout le monde à l’intérieur retenait son souffle pour ne pas écraser les autres. Si j’avais eu un instant pour réfléchir, je me serai arrêté devant la nacelle et j’aurais proposé de passer mon tour ; qu’ils déposent une partie de l’autre côté d’abord et viennent me chercher ensuite.

Mais emporté par mon élan et l’urgence de la situation, je me suis jeté contre les autres, provoquant une expiration douloureuse et outrée.  Ce grand soupir s’est soldé d’un ;
PLEIN GAZ et la seule créature encore à l’aise dans l’habitacle s’est jetée sur une manette, libérant un puissant jet de flamme.

Et rien ne se produisit.


On est trop lourd !
On va y passer!

Le duo se tenait dans les bras comme deux habitués, fixant le ronflex dans mon dos d’un air profondément terrifié. Je n’avais malheureusement pas le loisir de contempler ce spectacle ; la porte de la nacelle s’était refermée derrière moi et j’étais complètement plaqué contre le reste des occupants de la montgolfière miniature. Notre moyen de transport, notre seul espoir, venait de se transformer en joli tombeau, une belle cage prêt à se faire broyer par un ours obèse en colère.

Je pouvais en revanche entendre le cri surpuissant de la bête dans mon dos, ainsi que les petits tremblements de terre provoqués par chacun de ses pas. Putain de merde, hein ?!

J’étais plaqué contre Sarah, tellement que je ne pouvais pas la voir. J’avais tout de même son menton au dessus de l’épaule, proche de mon oreille, ce qui fait que j’ai parfaitement entendu ;


J’espérais que tu nous sortirais de là… Tant pis !

Ses cheveux se sont mis à onduler, comme secoué par une brise (j’en avais plein les yeux) et la montgolfière a décollé d’un coup, dans une violente secousse. Au début, j’ai cru (un peu légitimement qu’on avait juste été touché puisque le trio de choc (aha) a crié ;

UNE FOIS DE PLUS LA TEAM ROCKET S’ENVOLE VERS D’…



Mais ils n’ont pas terminé leur phrase. Constatant, sans doute, que nous volions droit et pas en tournoyant sur nous même.

On ne va pas tarder à redescendre ! SI vous avez une idée, c’est maintenant ou jamais !

Je n’avais pas d’idée. Je n’ai jamais été très fort en idées. Je suis plutôt doué quand il s’agit de ne pas être complètement comprimé contre des gens et des pokémons en vrac, mais sinon…

C’est Alichidou qui nous a sorti de là… Enfin… Ouais. D’une certaine façon.

Elle a extirpé une pokéball de ma ceinture pour me la plaquer droit devant les yeux avec un « CHI ! » convaincu.  C’était ?... Je le voyais en transparence, digitalisé dans la sphère blanche et rouge. Il m’a fallu un certain temps pour tilter. J’appuyais du bout du nez sur le bouton central avant de cogner la pokéball pour faire sortir le pokémon, tout en prononçant par un reflexe stupide ;


Hélionceau, go !

Sarah a pouffé, mais je ne sais pas si c‘était par amusement ou parce que cette présence supplémentaire apparue au milieu de tous nous a littéralement jeté contre les parois de la montgolfière.

Sous le choc, la porte de la nacelle s’est ouverte derrière moi, manquant me jeter dans le vide. J’ai eu le temps d’attraper l’un des cordages de la montgolfière, m’évitant ainsi une chute probablement très douloureuse avec comité d’accueil de mauvais poil. Mais plus important, je prononçais ;


Attaque jet de flamme, doucement ! ne brûle rien !

Je ne sais pas par quel miracle ça a fonctionné. Ma créature a compris ce que j’attendais d’elle et après un bon pour se hisser sur le tête de James et profiter d’une position plus favorable, a craché son feu juste où il fallait, sans provoquer un incendie. Nous avons pris de l’altitude et le vent nous portait dans la bonne direction.

Sarah m’a fait un clin d’œil, mais j’étais trop occupé à tenter de rester en équilibre comme je pouvais, avec ma cape prise dans les courants d’airs (et qui tentait donc de me jeter par-dessus bord) pour pouvoir lui répondre autre chose qu’un sourire crispé. Peut être que j’avais l’air classe, quand j’y repense.  
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Jeu 26 Fév 2015 - 22:44
I can see my house !

Le gargantuesque Pokémon tenait désormais pleinement sur ses deux énormes jambes, courtes mais assez larges pour écraser une voiture. Il braillait, baillait et s’agitait, tout cela à la fois, produisant autant de vacarme que de vent et de tremblement. La stupeur avait depuis longtemps quitté les visages, cédant plutôt à une panique générale. C’est pourquoi, lorsque la délivrance prit la forme d’une montgolfière à l’effigie de la mascotte féline, tout le monde s’y précipita dans le désordre le plus parfait. Seul importait sa survie et chacun défendait sa place férocement. Les premiers arrivés étaient naturellement la Team Rocket, qui regarda en clignant des yeux cette masse agglutinée qui leur fonçait de dessus, avec en arrière plan une masse bien plus imposante, et qui leur fonçait aussi dessus, mais à plus faible allure.
Oscar se retrouva compressé par les membres de cette troupe hétéroclite et rongea son frein en son for intérieur. Cette soudaine promiscuité lui déplaisait au plus haut point et il hésitait à mordre les fesses qui lui écrasait la joue, ainsi qu’à griffer les jambes qui lui comprimait le poitrail. Il se contint, sachant pertinemment que ces désagréments étaient nécessaires pour échapper à une menace qui avançait vers eux d’un air pataud, mais inconfortablement gourmand. L’Absol se contenta donc d’exprimer toute sa rage par sa figure, que personne ne pouvait voir, hormis le chinchidoux mâle qui était parvenu à se rouler en boule dans un coin et qui l’observait d’un drôle d’air. Il lui grogna dessus, ne faisant qu’arquer un sourcil à la boule de poils. En outre, il participa aussi à la presse générale, jouant des pattes et de son arrière train. Et sa corne ne cessait de vibrer, confirmant le danger imminent. Mais qu’est ce qu’on attendait pour décoller, bordel ?

La réponse s’exprima par l’introduction brutale d’un corps étranger dans le corps constitué des occupants de la montgolfière. Ce corps étranger, ce n’était autre que Calvin. Maintenant que tout le monde était là, on pouvait décoller, non ?
Apparemment, la réponse était négative. La montgolfière ne semblait pas adaptée pour une telle charge. Alors que la situation semblait désespérée, l’aristocrate pouvant sentir, malgré la sueur environnant sa truffe, l’odeur d’un animal qui passait son temps à dormir se rapprocher de plus en plus, une intervention divine (ou tout du moins, providentielle) souleva le ballon plein à craquer. Oscar ne savait pas d’où cela venait, il soupçonna un coup de vent fortuit, ou craignit que l’imposante créature ne les ait soulevés. D’après les cris des autres, la première option était à privilégier, pour son plus grand bonheur. Il tenta de modifier sa position mais l’ascension s’achevait déjà, et ils retombaient dans la gueule (non pas du loup) béante d’un Ronflex affamé. Cette brusque retombée chamboula tout le monde, l’Absol se retrouva les pattes en l’air, la Psystigri sur le ventre (gratte mouaaa) et le chinchidoux sur le visage (dégage de làààààààà), tout en écrasant une Jessie tonitruante (c’est pas ma faute à mouaaaaaa). La dresseuse avait indiqué qu’elle était ouverte à toutes propositions pour redresser la situation (bande de coquins) et ce fut son copain le mordu de chair qui s’activa, sûrement pour l’impressionner. L’aristocrate ne put en effet voir le véritable sauveur de la situation, la vision obstruée par une boule de poils qui geignait à n’en plus finir. Il la fit quitter son perchoir d’un mouvement sec et lorsque ses yeux purent à nouveau lui faire admirer le monde, il ne vit que le dresseur rouge lancer sa pokéball pour appeler une sorte de lion trop choupi pour être honnête. Néanmoins, grâce à son intervention, ils purent à nouveau s’élever, évitant une chute … problématique.
Le Ronflex tendit piteusement les bras pour tenter de les attraper, mais ils étaient trop hauts pour lui. Il baissa la tête, attristé. Il bailla ensuite, toute cette agitation l’ayant fatigué. Et il se recoucha. Ou plutôt, il se laissa retomber lourdement en travers du chemin, manquant d’écraser de peu un cycliste qui portait sur sa veste un fossile et dans son panier un chat au front doré.

La secousse avait agité tous les occupants et chacun tenta de retrouver une posture plus agréable. Et il apparut que dans la manœuvre, leur sauveur avait décidé de frimer auprès de sa copine en s’accrochant aux cordages. Tant mieux, cela faisait plus de place pour les autres.
Oscar demeura au bord de la nacelle, dressé sur ses pattes, s’appuyant dessus afin d’observer tout à loisir le paysage qu’il dominait. Il put embrasser une grande majorité du territoire et du admettre que le spectacle était magnifique. Certes, des pixels étaient présents, certaines textures se reproduisaient selon un même schéma sur plusieurs éléments, comme les montagnes ou les forêts, mais l’ensemble rendait plutôt bien. Les couleurs vives chatoyaient, conférant au paysage un caractère enfantin propre à cet univers.
En admirant cette étendue, le voyageur fait pokémon ne put s’empêcher de penser que là, quelque part, se trouvait celui qu’il poursuivait depuis plusieurs mois. Il avait enfin mit la main dessus, il avait été si près du but. Cette diversion l’exaspérait. Il n’allait pas abandonner alors que sa proie se trouvait si proche. Il scrutait donc, un air songeur sur son visage animal, les yeux emplis d’une férocité de traqueur. Et sa corne avait cessé de vibrer, c’était bon signe.

L’équipage vogua sereinement à travers les cieux, une première pour la Team Rocket, plus habitué au transport proche de la comète. Le vent était favorable, les poussant doucement dans la bonne direction. Et c’est alors que Lavanville se dessina au loin, comme entouré d’une aura malsaine. Une exclamation éclata joyeusement
:

"Lavanville !" Indiqua inutilement Miaouss "C’est là que la solution se trouve à votre problème."

"Parle pour eux, moi, je suis très bien comme ça." Ronchonna la Psystigri

"C’est vrai que t’es pas mal …" Concéda Miaous d’un air enjôleur

"Pfu, c’est pas toi que je veux, c’est un autre Miaouss." Le dédaigna t elle en levant sa truffe d’un air hautain

"Qu’a-t-il de plus que moi ?" S’indigna le félin

*C’est vrai qu’ils sont pareils,* pensa Oscar. Après tout, il les avait bien confondus.

Sur cet échange, une dispute éclata entre les deux félins, mais l’immaculée créature s’en désintéressa. Cette voyageuse transformée en Psystigri avait des penchants qui ne regardait qu’elle. Son état lui plaisait et elle semblait avoir totalement adopté sa condition, au contraire de notre invocateur et de l’autre Chinchidoux qui était plutôt proche du dresseur rouge. Toutefois, il ne la jugeait pas. S’il ne l’appréciait pas, c’était à cause du bouclier qu’elle érigeait pour protéger sa proie. Mais les tendances de la voyageuse concernant sa condition de Pokémon, il s’en foutait royalement. Ni amusé, ni dégoûté, il ne l’appréciait pas pour lui, mais si d’autres s’en accommodaient, grand bien leur fasse !
En pensant à cette proie, ce voyageur mystérieux dont les liens avec ce maudit groupe étaient avérés, il espérait qu’il avait eu la présence d’esprit de les suivre d’une manière ou d’une autre, ou au moins de comprendre que sa délivrance se trouvait dans cette ville étrange qui se distinguait mieux maintenant. D’ailleurs, plus ils approchaient de leur destination, plus une sorte de mélancolie s’insinuait dans le cœur vengeur de l’aristocrate. En regardant directement en cette direction, un frisson lui parcourut l’échine. Une haute tour se dressait, empreinte d’une tristesse et d’une atmosphère lugubre qui se déversait sur la ville en contre bas. Elle mit mal à l’aise l’Absol qui montra instinctivement les dents. Il se douta que le but du voyage se trouvait au sommet de cette tour, et cela l’indisposait. Cet endroit ne lui revenait pas. Mais il devait y aller, pour mettre la main (la patte ?) sur celui qu’il pourchassait depuis le début de cette nuit. Par conséquent, il fit un effort sur lui-même, s’agita un brin pour se donner du courage et lutter contre cette terreur inexplicable que lui insufflait ce lieu grisâtre aux reflets violacés. Son regard changea et il passa de la crainte à la détermination. Il devait être fort, et il se le serait.
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Alice Sauvebois
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Dim 1 Mar 2015 - 15:17

Alice, plus que jamais depuis le début de cette nuit, aurait vraiment voulu être ailleurs dans cet instant précis. Enfin, il fallait relativiser, perchée comme elle l'était sur la tête de Calvin, qui était d'assez loin le plus grand de toute la bande entassée dans la nacelle, elle était au moins à l'abri de l'écrasement. Du moins de celui occasionné par la foule, car la montgolfière, après s'être légèrement élevée, commençait à redescendre doucement dans les bras de l'immense créature, sous ses yeux horrifiés et personne ne semblait être disposé à agir d'une quelconque façon pour empêcher ça. Elle, que pouvait-elle faire, sous la forme d'un gros rat duveteux ? Elle soupira profondément, puis, prenant son courage (et son souffle), glissa son petit corps dans la masse humaine.

Agrippée aux vêtements du blond, elle se glissa avec peine jusqu'à sa ceinture. Il fallait dire qu'elle était particulièrement serrée entre la dénommée Sarah et le jeune homme et que si l'un avait un corps particulièrement ferme donnant un appui et une prise idéale, ce n'était pas vraiment le cas de l'autre, du moins par endroit et Alice cru mourir étouffée, sans avoir eu l'occasion d'atteindre les boules bicolores tant convoitées : les pokéballs enfermant les peluches de son ami.

Il y en avait trois et la relative transparence permettait aisément de distinguer l'apparence de chaque créature : il y avait le petit chien bleu qu'elle avait affronté, une espèce d'humanoïde avec un long nez et une feuille sur la tête et enfin, un genre de lionceau au pelage sombre, doté d'une sorte de petite flamme sur la tête. Si les autres n'avaient probablement aucun intérêt dans leur situation actuelle, le dernier avait peut-être le potentiel et les capacités qu'il leur fallait.

Sans plus y penser, elle s'empara de la sphère, regrimpa jusqu'au visage du jeune homme et lui plaqua l'objet devant le nez, sa queue enroulée autour de son cou pour éviter une chute, poussant de petits cris convaincant en guise d'encouragement. Le félin libéré put effectivement faire remonter l'embarcation volante, qui très vite les amena en direction de Lavanville.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la bourgade coincée au milieu des montagnes n'avait rien d'engageant. Les maisons y étaient petites, anciennes, dans des tons plutôt grisâtres, une seule bâtisse se démarquait largement, une immense tour dont émanait une aura lugubre qui fit se dresser les poils sur son dos. Elle recula et cala son petit corps dans le cou de Calvin, sans un son. Elle n'aimait pas cet endroit et elle n'avait pas envie d'y aller, pourtant, la montgolfière se posa juste au pied de ce sinistre monument.


"Miaouss ! entama le chat trop bavard, Ceci est la tour de Lavanville ! C'est un cimetière pour pokémon et ce que vous cherchez est à son sommet ! Attention aux pokémons spectre qui y vivent, ils ne craignent ni le type combat, ni le type normal, mais le type ténèbres fera de gros dégâts."

Voila qui avait le mérite d'expliquer l'atmosphère des lieux. Vivre dans un gros village dominé par un cimetière géant, peuplé de fantôme, dont la population devait excéder très largement celle des vivants avaient de quoi rendre le lieu très inquiétant. Oreille en arrière, Alice poussa un petit couinement plaintif. Non, vraiment, elle ne voulait pas y aller, mais le félin au front doré poursuivit :

"Il y a un centre pokémon et une boutique tout près, vous pouvez vous y préparer. Sinon, vous êtes prêts pour l'ascension ? Miaouss !"

> NON
> OUI
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Sam 7 Mar 2015 - 15:53

OUI !

J'ai frappé le bouton qui venait d'apparaitre avec conviction, provoquant un petit clignotement ainsi que sa disparition.
En réponse je me suis immédiatement fait cogner l'épaule par Sarah et traité d'idiot avec une conviction égale.


Nos pokémons sont en mauvaise santé et ils n'ont plus de PP, imbécile ! C'est pas comme ça qu'on va y arriver !

Aucun courage ! Mais bon. Je reconnais qu'elle avait raison.
Après un « *boup boup boup bip boup* vos pokémons ont la super forme ! » de plus, je suis parti me poster devant la tour tandis que Sarah partait faire des emplettes en pestant.
Un oeil sur l'absol... merde ! J'ai réalisé qu'il me fallait des pokéballs vides et … j'y suis allé moi aussi d'un air innocent. Nous nous sommes croisés, elle a haussé un sourcil moqueur avant de secouer sa tête pour me montrer que j'étais le roi des benêts et puis voilà.

J'ai donc dépensé mes quelques pokésous pour des balls ainsi que des objets de soin divers, avant de retrouver tout le monde à l'entrée de la tour. Par bonheur, l'absol était encore là. Je poussais un soupir soulagé. C'était sans doute un voyageur... Mais alors pourquoi se comporter comme ça ? Pourquoi nous suivre, alors qu'il avait choisi le camp des pokémon sauvages ?
Peut être qu'il nous provoquait ?! Quelque chose du genre « aha, vous n'arriverez jamais à m'attraper, même si je reste juste sous votre nez ! » Et bien je décidais qu'il ne s'en tirerait pas aussi facilement ! Mais s'il voulait jouer à ce petit jeu là, je pouvais aussi le faire à la façon fourbe...

Enfin, pour l'heure, il n'avait pas l'air inspiré par autre chose que l'édifice que nous devions affronter.

J'avoue qu'elle en imposait cette tour pour un tas de pixel.
Mais je suppose que Sarah et moi étions les seuls à la voir pour ce qu'elle était ( à savoir un décor de jeu vidéo rétro) puisque les autres tiraient des têtes angoissées sans dire un mot. Ils étaient sans doute trop influencé par leur statut de pokémon ou de créatures (je n'aime pas trop ce mot mais c'est l'usage) locales. L'avantage d'être un dresseur sans peur et sans reproche, donc... Je comptais les fenêtres vue de l'extérieur pour déterminer le nombre d'étages à franchir et en comptait pas moins de 7. Pour avoir déjà joué au jeu, je connaissais cet endroit au moins vaguement... Ca irait !

Après une dernière inspiration, nous entrâmes.

Un frisson. La température venait de chuter drastiquement. Je guidais mentalement le sang sur ma cape pour enrouler cette dernière confortablement autour de moi. Foutrement pratique !


Est-ce qu'il ne faut pas un objet pour pouvoir voir et combattre les pokemon spectre, dans le jeu ?
Oooooh, c'est malin de demander ça maintenant ! Le Sylph Scope n'est plus nécessaire non.
Mais les fantômes vont vous jouer des tours !

Au début, non. Mais l'endroit était lugubre, même à mes yeux. Nous marchions au milieu de rangées de statuette de pierre ou de ... petits panneaux verticaux couverts de noms qui marquaient, non pas l'emplacement d'une tombe, mais portaient hommage à un pokémon mort. Quelques vases portaient des tiges sèches et décapitées, des bougies brûlaient ici et là... Un « cimetière » façon asiatique... c'est encore plus glauque quand c'est comme ça.  

Et pire que tout; une sorte de mélopée torturée et répétitive sous format MIDI achevait de parfumer le lieu de relents malsain. Très malsain, en fait ! Un regard sur les pokémons hors pokéball qui nous accompagnaient me renseigna sur les effets de cette symphonie à leurs oreilles ; poil hérissé ou dents mi-sorties, ils étaient clairement sous pression.

Et puis il y a eu... « ça ». Miaouss, qui marchait en retrait, a prononcé d'un air peureux ;


Arrêtes de me taper sur l'épaule James, c'est pas le moment !

On voit ce qui va arriver hein ? Et oui. James marchait devant moi, Miaouss était derrière. Tout le monde s'est retourné pour …

















BOUH !

Je crois que même moi j'ai sursauté. Deux spectrums, deux fantominus. Ils nous ont souri et salué de la main avant de se jeter sur ce qu'ils trouvèrent en face. En face ? Quatre dresseurs ! Les hostilités étaient lancées, double double-team !

Riolu, attaque !
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Mar 17 Mar 2015 - 8:45
Double double Fight

Malgré la détermination puisée au fond de son être en tant que voyageur, son enveloppe persistait dans sa crainte incontrôlable de la haute Tour qui dominait les environs. Conserver son calme et ne pas céder à la panique insufflée par l’ambiance sinistre qui régnait requérait une concentration qu’il s’efforçait de maintenir, en essayant de se fermer au mieux à son environnement. Par conséquent, il demeura immobile et se contenta de fixer l’origine de la frayeur constante, comme imposant le défi à la créature incarnée. Il n’avait plus d’interactions avec les autres et donnait l’impression d’avoir été pétrifié. Seuls ses poils hérissés témoignaient de sa réaction face à l’atmosphère générale.
Tandis que chacun alla vaquer à ses occupations incontournables pour poursuivre la route et entamer l’ascension de l’édifice maudit, il resta prostré, devenant une sorte de statue illustrant parfaitement les conséquences de la tour sur les pokémons. Toutefois, ses pensées ne demeurèrent pas figées et il se trouva étonnamment calme en réfléchissant à la nuit en cours alors qu’il baignait dans le silence de ses démons ainsi que dans la peur irrationnelle d’un endroit qu’il ne comprenait pas. Evoluer sans ses invocations était une expérience particulièrement désagréable et pourtant, cette nuit en particulier, sa réaction était différente. Dans d’autres circonstances, cette sensation de ne pas être complet l’aurait (et l’avait) rendu fou, dans le sens mauvais du terme. Mais pas ce soir. Pas maintenant, alors qu’il touchait enfin du doigt son objectif. Bien qu’en comparaison de l’ensemble de son entreprise, ce n’était pas une avancée si mirobolante, être si proche de celui qui paraissait détenir le plus d’informations était un avantage non négligeable, et une satisfaction qui lui faisait accepter l’inconfortable ressenti du vide de son esprit. Dans la balance, la confrontation avec un membre avéré du groupe responsable de son drame de Décembre possédait un poids bien plus conséquent que l’entourage démoniaque onirique dont il avait l’habitude. En outre, et fort heureusement, ce n’était pas la première fois qu’il subissait cette absence. Les souvenirs de cette indisposition revinrent le gifler avec une rare violence et le firent grogner d’avantage, les griffes prêtes à déchirer ce qu’elles trouveraient. Malgré le temps écoulé depuis cet épisode pénible, il restait sensible au tragique événement qui s’était déroulé. Il était stupéfiant qu’une simple voyageuse le hantât à ce point. Il avait beau se persuader qu’elle n’avait pas autant d’impact, puisqu’il n’y pensait pas constamment, il devait s’avouer que lorsqu’elle lui était rappelée, il en subissait douloureusement les conséquences. Peut-être qu’un jour, il finira par l’oublier. Comme il oubliait celles et ceux avant elle qui avaient furtivement marqué son corps ou son esprit par quelques actes notables. Cependant, elle ne semblait pas appartenir à cette catégorie de personnes. Elle lui avait fait une plus forte impression … Elle, et sa mo… son combat.

Décidément, cette tour avait une mauvaise influence. Secouant la tête et grognant de plus belle, il s’aperçut que tout le monde était revenu. Il n’avait même pas fait attention, trop immergé dans de stupides mélancolies provoquées. A ce titre, il n’avait pas remarqué le passage d’un cycliste qui avait rangé son précieux vélo dans son sac banane, portant dans ses bras une féline créature.
Quoiqu’il en soit, il conserva sa méfiance vis-à-vis de ce dresseur vêtu de rouge qui affichait clairement son intention de le capturer. Les regards ne trompaient pas. Néanmoins, Oscar remarqua la disparition de la soif sanguinaire qui avait embrasé les pupilles (et allongé les canines) de ce voyageur fait dresseur. Côtoyer un tel compagnon n’était pas rassurant, mais l’aristocrate devait s’en accommoder. Et quitte à choisir, il préférait être victime d’une tentative de morsure à laquelle il pouvait répliquer efficacement, plutôt qu’une capture par l’une de ses pokéballs dont il ne saisissait pas encore entièrement le fonctionnement. D’ailleurs, malgré les indications fournies par le Cerffrousse et les différents comparses rencontrés jusque là et dispersés depuis, certains aspects de ce je vidéo (puisque c’en était un) lui échappait encore.


*Baste ! Laissons ces considérations, et rejoignons notre objectif !* Pensa t il dans un élan déterminé.

Il n’avait pas été véritablement attendu et déjà la Tour accueillait en son sein sinistre de nouvelles victimes. Il se précipita et les rejoignit, se mettant à la hauteur de Jessie et James, les seuls avec qui il n’avait pas d’antipathie particulière. Ce duo déluré lui était sympathique et égayait leur avancé dans ce qu’il apparaissait être un cimetière japonais, avec ses bougies, ses encens et ses ornements représentatifs. Leur mascotte explicita le lieu et les dangers encourus, pour plus de sûreté, ou pour alimenter l’ambiance lugubre …
En parlant d’ambiance, elle devint véritablement glaciale, la température chutant drastiquement. Mais surtout, une mélopée insoutenable s’égrena dans une répétitivité lente, produite par des sons presque tridents. Les débuts de la technologie sonore pour les enceintes s’illustraient à travers les notes massacrées (et massacrantes) et leur constance risquait fort de faire basculer l’AbsOscar dans une folie meurtrière ou au moins dans une course effrénée vers la sortie, si tant est qu’il la retrouve.
Mais un BOUH ! sonore fit s’évacuer toute la nervosité accumulée, par une expression de peur subite, silencieuse mais affichée clairement par toutes les défenses physiques sorties et ostensibles. Il n’était plus qu’un chien prêt à bondir et à déchiqueter ce qui se trouverait sur son passage, sans distinction ni réfléchir. Cependant, ce qu’il trouva sur son chemin le dérouta tellement qu’il fut coupé dans son élan ravageur. Des sortes de fantômes (ou de Spectres ?) se baladaient tranquillement et ricanant, ravis de leurs nouveaux jouets. Ils riaient de leur tour joué au Miaouss qui les avait précisément annoncés (oh, ironie)

Face à la menace, chacun y alla de sa pokéball, réflexe apparemment indispensable dans ce jeu pour régler tous les problèmes qui survenaient. Un peu simpliste selon le Lord anglais. Etant aux côtés de Jessie et James, il ne put voir que leur choix, à savoir :


Pour James : "Ampiflor, go !"
Pour Jessie : "En avant, Qulbutoke !"

L’étrange pokémon bleuté à l’apparence gélatineuse salua sa propre venue, tandis que la plante à la bouche vorace tentant d’avaler son propre dresseur (ou de lui faire un bisou, on ne sait pas). Néanmoins, la situation fut vite rattrapée au vu de l’urgence et chacun put aligner ses créatures fièrement. Les autres pokémons qui n’avaient pas été désignés s’étaient réfugiées à qui mieux mieux. Quant à l’Absol, il ne savait strictement pas quoi faire, alors il se contenta de grogner, inconscient qu’il était de posséder leur ténébreux salut face à la spectrale menace.
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MessageSujet: Re: Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas] Aujourd'hui à 1:11
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Un jour je serai... [PV : Khildar Blacksilver et Calvin Thomas]

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