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Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost)

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Clem Free
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MessageSujet: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyMar 25 Fév 2014 - 3:09
« Imaginer… imaginer une terre verglacée, saignée par des vents polaires tout droit venu des côtes océanes. Une contrée hostile où la vie y est interdite de séjour, excepté celle appartenant aux espèces les plus endurantes. Dans cette région déniée par tous les Dieux, à l’exception de ceux des tempêtes et des hivers, deux clans se partagent l’appartenance des lieux : les Folt’Haire, vivant de ce magnifique village, haut lieu de culture, construit par la pierre, le feu et la glace, et dont l’érudition de ses habitants n’a d’égale que leurs aptitudes martiales. L’autre clan qui est à considérer se trouve être celui des Kröne’n Bourg, ces sinistres fomoires vivent dans un hameau architecturé en pisé dont la laideur des bicoques vaut bien celles de ses occupants ! A tout instant dans les misérables ruelles de ce patelin, le voleur côtoie l’escroc et le concussionnaire, la putain est avec le giton. La diablerie de ses lieux étant tellement présente dans ce trou qu’il est bien plus qu’un simple avant-garde du Niflheim ; il en est sa parfaite illustration !

C’est cool, c’est là que je vais apparemment, se dit Clem en tenant d’allumer sa sixième cigarette de la soirée. les quatre premières avaient rendues l’âme devant le vent d’Hyldren tandis que l’agoraphobe déambulait sur la glace, complètement paumé ; la cinquième était tombé à terre quand un énorme truc poilu, noir et blanc avait tenté de le croquer pendant qu’il tentait de se repérer. Trois vikings camouflés en blanc non loin de là avaient alors surgi comme des diables de leur boite. Un étripage de bête plus tard et Clem était littéralement traîné vers leur village pour y être présenté comme un « magnifique leurre roux ». L’histoire avait beaucoup amusé les habitants, qui s’étaient alors empresser de vouloir faire boire à l’agoraphobe assez de bière pour faire couler un petit bateau. Celui-ci accepta le strict minimum pour se réchauffer du froid polaire et tenta de faire la conversation avec ses sauveurs, qui étaient par ailleurs fort sympathiques : s’étaient le genre de gars à boire seulement quand ils ne riaient pas ou ne se mettaient pas des claques sur les épaules de leurs camarades. Une évidence s’était vite imposée aux yeux du voyageur : absolument tous les habitants du village étaient plus cultivé qu’un plant de fraise en été, cela se traduisait par une conversation épaisse, mielleuse et terriblement dure à suivre. L’agoraphobe ne comprenait tout simplement pas la moitié des mots utilisés lors de leurs conversations et le sens de l’autre moitié lui échappait. Il avait tenté de glisser des phrases ça et là, surtout quand on lui demandait (très poliment) son avis sur telle ou telle question. Son erreur avait été de répondre avec son phrasé habituelle. A chaque fois, des regards courroucés lui avaient fait comprendre qu’il vaudrait mieux pour Clem que celui-ci se mette à apprendre à parler comme un vrai homme du monde, et fissa.

En Bretagne, on fait comme les Bretons, disent les autres, pensa Clem en finissant sa chope, ben moi je pense pareil, j’estime qu’il vaut mieux pas déconner avec des mecs capable de me transformer en satellite d’une seule baffe. Je vais tenter de finir peinard ma nuit ici, je vais tenter de pas me retrouver trop bourré et de lâcher une connerie en leur présence. parce que Dieu et eux seuls connaissent la définition des mots « caligineux » et « motet » et que l’on pourrait bien me laisser enfermé dix ans avec un dictionnaire que j’aurais quand même du mal à dicter ce qu’ils arrivent à se raconter.

Seulement Dieu (dont les intentions sont plus souvent caligineuses qu’autre chose) entendait d’un tout autre motet les projets de l’agoraphobe pour cette nuit. A peine quelques minutes après que Clem commençait à croire qu’on l’avait oublié lorsqu’une petite escorte de Hildes barbus et armés vint le chercher en lui demandant s’il souffrait de bien vouloir se laisser guider dans le logis du chef du village. Clem prit son inspiration et leur répondit qu’il lui sied d’accéder à leur requête, qu’il était honoré d’une telle attention et qu’il ferait de son mieux pour y répondre de la façon la plus respectable possible (tabernacle !).

Quelques instants plus tard et les salutations avec le chef du village avaient pu commencer ;  Clem avait cru n’en jamais en finir : il avait plus la sensation de se retrouver au beau milieu de la Cité Interdite pendant une période faste de l’âge féodal. Le nombre de titre donc le vikingr avait affublé le voyageur avait forcé ce dernier à déployer des trésors d’imagination afin de rendre la pareille à son interlocuteur. Clem avait eu droit à du « Explorateur des songes », « Arpenteur oniriques » et « Baroudeur inénarrable » en moins de six secondes chrono. Il réussit à s’en tirer honorablement en servant au chef des lieux un « Dirigeant clairvoyant » suivi d’un « Seigneur sagace » en prime. Il réussit également à placer un « Stratège patriarcal » quand on lui annonça que le Scalde arrivait lui expliquer la situation. Clem décrocha assez vite de l’exposé lyrique qu’il subissait ; mais des années d’entraînements dans le milieu scolaire lui avait appris a retenir malgré lui les points importants d’un discours.  

« Le dernière vilenie de ces fomoires a été de s’introduire dans cette mirifique demeure et de nous y dérober notre ouvrage fondateur. Le Dictionnaire Philosophique des Folt’Haire !  La seule chose à qui nous devons l’élévation de nos âmes et de nos esprits, la richesse de nos discussions, la pureté de nos laisses et de nos motets ! Nous avons passés plusieurs générations à tirer toute la richesse de ce manuscrit pour nous le voir retirer par cette bande de va-nu-pieds adepte du vol et du concubinage. Notre situation est extrême, Maraudeur des rêves, il nous faut absolument l’aide de champion, de redresseurs de tords, de héros courageux. Il faut que vous alliez récupérer le Dictionnaire Philosophique.

Gros silence… Clem était t-il sensé réagir ? Il n’avait pas envie de commettre un impair et de finir sur orbite. Ce fut finalement le chef du village qui demanda au voyageur son avis sur la performance du scalde.

« Honnêtement ? J’ai beaucoup apprécié. Particulièrement la partie où votre barde exposait avec beaucoup d’honnêté les deux villages ; très instructif. »

-Certes oui… répliqua le chef d'un ton admettant que son scalde s’emportait peut-être un tantinet sur la question. Mais en même temps c’était pour ce caractère sanguin qu’il avait eu le job. Le conseil du village avait prévu de ne pas vous envoyez seul dans le village sous la houle des Kröne’n Bourg. Nous avons réussis à trouver deux autres voyageurs tel que vous. Quand ils seront là, nous pourrons redemander à notre scalde de nous relivrer son récit.

Et merde…
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Kala Kourou
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyVen 28 Fév 2014 - 0:27
« Mais c'est une connasse, elle m'a dit qu'il y aurait du soleil ! Je me suis fais carotte ! »

J'en avais marre de rien foutre, après ces nuits au métro, à l'Oniric et d'autres Royaumes où je n'avais pas vraiment foutu quelque chose, je m'étais remis en question concernant ma condition de voyageur qui rendait tout de même tous plein de services et qui se faisait généralement payé pour que dalle, alors qu'il avait risqué sa vie comme un chien à régler le problème. C'était pas du tout équitable et même, quand les demandeurs trouvaient que le boulot était mal fait, ils avaient le droit de diminuer la récompense ces salauds. Et puis, par exemple au métro avec Diego, on avait quand même arrêter un détournement de wagons par des terroristes. Bon, ok, le chef possédait le QG le plus merdique au monde, mais y avait eu des morts quand même. Et si on ne les avait pas arrêtés, y en aurait eu plus. Et ça me foutait encore plus les boules. Alors, je m'étais rendu à Relouland, à l'Agence des Gentlemen Oniriques piocher des avis de missions bien payées. Et je m'étais rendu compte d'une chose : plus le prix augmentait, plus la difficulté de mission augmentait également. Dilemme donc. Devais-je préserver ma vie en prenant une simple quête de rang D avec pas beaucoup d'EVs, ou devais-je prendre cette quête de rang C, avec 300 EVs à la clé ? La question ne se posait pas, bien évidemment. J'étais pauvre et j'étais en chien. En chien car je n'avais pas eu affaire à un niveau d'action de ma trempe, il me fallait du sang, de la transpiration et beaucoup d'adrénaline. Je me prenais pour un fake méchant de manga sadique psychopathe et complètement fou mais c'était vrai que j'avais envie de me fighter un bon coup. Ou de gagner beaucoup d'argent. Donc en ce moment, j'étais plus en manque d'argent que de combat. Parce que les combats, j'en avais presque toutes les nuits. Et de l'argent, non.
J'arrachais l'avis de mission de rang C et l'apportait au bureau de la secrétaire qui se trouvait là. Elle était jolie, pas mal proportionnée, j'aimais bien les t ailleurs et les secrétaires à lunettes plutôt bonnes. Mais bon, je n'étais pas là pour sortir ma quéquette mais pour faire quelque chose de constructif la nuit prochaine. Cette secrétaire (elle était brune en plus. Franchement, y aurait pas eu cet avis de quête, comment je me serais bien fais plaiz' avec elle !) me demanda toutes sortes de renseignements : mon nom, mon pouvoir, mes nuits d'expérience et mon classement dans la ligue M. Cela faisait 3 ans que j'étais voyageur tout de même, ce n'était pas rien. Je repensais à moi, à ma première nuit, nuit où j'avais rencontré les frères Free en même temps et buté un géant à moi tout seul. C'était quand même gros quand même, pour un p'tit nouveau que j'étais, j'avais buté un géant. La chance du débutant, j'avais depuis toujours cet instinct et cet initiative que j'avais toujours gardé mais que je maîtrisais mieux aujourd'hui. Enfin bref. Je découvris mon classement dans le DreamMag qui se trouvait sur une étagère qui possédait tout plein d'exemplaires et j'eus les boules : j'étais 3433ème et Clem était mieux classé que moi. J'aimais bien Clem mais je me demandais bien ce qu'il faisait pour être au-dessus de moi, lui qui n'aimait pas trop avoir de problèmes et, je ne disais pas qu'il était lâche, bien au contraire, qui considérait la fuite comme quelque chose de déshonorant. S'il fallait prendre la fuite, je la prendrais mais j'aurais le seum de n'être pas resté au lieu de m'enfuir. Mais je m'égarais.

« Les recommandations pour cette mission sont très importantes. Même si vous possédez un bon niveau pour survivre sans beaucoup de difficultés en zone 3, il est important de vous rappeler que vous allez à l'encontre de Vikings. Ils seraient beaucoup trop forts pour vous. »

« C'est-à-dire ? »

« Vous voyez Jacob Hume ? »

« Oui, très bien. »

« Un membre de ce clan posséderait une force équivalente à ce voyageur. »

Ah ouais. Depuis le temps, j'avais certes gagné en puissance mais Jacob aussi sûrement et il pouvait très bien me battre lui. Donc un viking...

« Il y a aussi autre chose : veuillez à utiliser un vocabulaire très approprié, recherché, fin et maîtrisé. Les Folt'Haire ne supportent pas le franc-parler et si vous ne jouez pas le jeu, les 300 EVs ne seront pas à vous car vous ne seriez plus là pour les récupérer. »

C'était pire que de la recommandation, ça. Je ne savais pas ce que ça pouvait être de pire, mais c'était pire. Je pris la photo de la Créature des Rêves qui m'indiquerait le chemin du village de la tribu des Folt'Haire, l'examina pour imprimer sa face et remercia la secrétaire en lui faisant promettre que si je revenais vivant, qu'elle me laisserait l'inviter au restau. Et le plus si affinités était alors évident car je savais que je lui avais fais une forte impression. T'inquiètes baby, j'embrasserai comme tu le souhaites depuis longtemps tes somptueuses jambes...

-----

Pour ce mensonge de merde, il fallait absolument que je revienne vivant pour que je lui mette une fessée la vilaine. En tout cas, mon corps commençait à s'habituer au froid et mon kimono commença à me réchauffer légèrement. Du rouge et du bleu, mon imagination inconsciente n'avait pas cherché loin. Comme mes cheveux redevenaient à être longs, j'avais une mini-queue de cheval mais des cheveux de ma tignasse blanche tombaient sur les côtés, pour avoir au moins quelque chose sur mes tempes et sur mon front. On pouvait dire que mon kimono était un kimono d'hiver, il était pourvu de rembourrages polaires, comme pour les expéditeurs qui partaient au Pôle Nord ou au Pôle Sud, menu au choix, sauf que là c'était en mode kimono
and it was cool. J'avais un sabre. Pour une fois que j'avais une panoplie complète ! C'était parfait, peut-être trop. Je retirais l'arme du fourreau et... Ouais, c'était trop parfait.
Je commençais certes à m'habituer au froid, mais la neige tombait de plus belle et recouvrait mes pas quelques secondes après avoir marché et je ne voyais presque rien. La créature des rêves qui travaillait pour l'Agence ne m'avait pas accompagnée, cette saloperie, et m'avait juste dit d'avancer tout droit et je verrais de la lumière. Mais j'y voyais que dalle, elle était où cette putain de lumière ?! Bordel, je venais directement de l'Agence, j'étais pas à un Voyageur recruté à la volée ! Je sortis le complément de dossier de quête et, heureusement il n'y avait pas de vent, j'examinais rapidement les deux fiches sur les deux chefs de tribus. Mon Tatouage m'apprendra beaucoup plus que cette Agence mais putain, la gueule qu'ils se payent, tous les deux. Pire que les frères Bogdanov...

« Père, très cher père ! J'entrevois non loin une ombre qui m'est inconnue ! »

Super, j'étais sûrement arrivé. Bon dieu de merde, j'allais enfin pouvoir me réchauffer, je sentais plus mon entrejambe et mes orteils... N'en parlons pas. Je vis enfin cette foutue lumière et me dirigeais avec la voix de gosse qui appelait son daron à mort. Il avait intérêt à vite montrer son cul... Je butais alors sur quelque chose qui semblait être des portes en bois, un énorme rempart qui était composé de plusieurs troncs d'arbres taillés dont le diamètre devait faire deux fois mon avant-bras et qui devait peser plusieurs tonnes, à l'aise.

Ouvrez bande de salopes !
« Ouvrez messires ! »

« A qui avons-nous l'honneur ? »

PUTAIN, OUVRE CETTE PORTE DE MERDE !!
« A l'humble serviteur de ces messieurs. Je me prénomme : Kala Kourou, pour votre plaisir. J'ai été envoyé suite à la requête que votre clan a émise à, je cite, ''l'Agence des Gentlemen Oniriques''. Je dois préalablement m'entretenir avec votre plus haute instance. »

« Un instant. »

Et il partit, car je n'entendis plus rien. Bordel de merde, c'était super chaud de bien parler ! J'espère que je ne me ferais pas zigouiller, je veux avoir ces putains de 300 EVs. Mais merde, je recommençais à cailler, elles commençaient à geler, je voulais juste me réchauffer, bon dieu de merde.

« Vous pouvez pénétrer en nos lieux. »

Et les énormes remparts s'ouvrirent. Déjà ça, c'était impressionnant mais alors là, c'était la première fois que je voyais un village de vikings. Bordel, même les gosses et les chiens avaient des protections. Je ressentais autour de moi une impression bizarre, comme des auras, mais je ne pensais pas que c'était des auras, plus une atmosphère pesante qui émanait des habitants du village qui faisait « si tu te tiens pas au carreau, on te dépèce et on se sert de ta peau comme PQ ». Fuck de fuck de fuck, j'étais vraiment mais alors vraiment dans de beaux draps. La vie, les vikings, le franc parler, vient la mort, l'horreur, toussa toussa. C'était absolument génial. 300 EVs, 300 EVs, 300 EVs, 300 EVs...
On m'escorta, un seul garde suffisait pour me mater. Celui qui me servait de guide touristique sorti tout droit des guides Michelin possédait une musculature impressionnante, nettement visible malgré la neige et ce qui était perturbant, c'était qu'il ne portait pas de haut, il n'y avait que son équipement, un pantalon, des chaussures et son imposante hache à deux lames. C'était tout bonnement fascinant, on pourrait dire que le sang de ces muscles vigoureux maintenait ce corps au chaud.

« Vous voici arrivé, monsieur. »

Et très poli et courtois en plus. L'idéal masculin et le rêve de toutes les femmes et gays. J'entrais dans la maison du big boss en soulevant un pan de tapisserie fine en peau de bête et en ouvrant la porte. La maison était assez grande et était gardée par deux gardes, aussi imposant que celui qui m'avait escorté donc difficile de s'échapper après avoir tué le chef. Bordel de merde...


« ...Nous avons réussis à trouver deux autres voyageurs tel que vous. Quand ils seront là, nous pourrons redemander à notre scalde de nous relivrer son récit. »

OHMYGOD !!







Meilleur cliffhanger du monde.
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptySam 1 Mar 2014 - 14:19
Comment m’étais-je retrouvée ici ? J’avoue que cela me dépassait un peu… La tempête de neige dans laquelle je me trouvais actuellement ne me permettait même pas de voir à un mètre devant moi. C’était limite si je pouvais voir mes mains. J’étais frigorifiée, jusqu’aux os. Si on avait pu faire une radio de mon squelette, je suis certaine qu’on aurait pu y voir du gel et des stalactites. Dreamland avait encore eu la bonne idée de m’envoyer dans un froid polaire vêtue comme si je me trouvais aux Bahamas ! Bon d’accord, c’était une jupe à moumoute… A mi cuisses !!!! Comment j’étais censée avoir chaud avec un truc pareil ? Des bottes me remontaient juste en dessous des genoux, toujours à moumoute… Mes épaules étaient dénudées et seuls mes avant-bras étaient recouverts de gants épais. J’avais également une sorte de bonnet bizarre avec deux gros pompons au bout… En gros… Je n’avais strictement rien sur le dos, et je me trouvais dans une tempête de neige !!!  Levant le poing en l’air, je me mis à hurler !

« Et tu trouves ça drôle peut-être ? T’attends quoi ? Que je meure de froid c’est ça ? Ca t’amuse de me mettre dans des situations pareilles ?! »

A peine avais-je fini ma phrase que le sol se déroba sous mes pieds. Je me retrouvais à glisser le long d’une pente, en hurlant. J’atterris quelques minutes plus tard, le nez dans la neige et les fesses en l’air. Génial… Je me redressai pour m’asseoir. La tempête avait disparu, mais tout était toujours aussi blanc. Le bâton accroché dans mon dos m’était passé par-dessus la tête. Je le remis en place, en me demandant pourquoi le monde onirique m’avait doté de cette arme étrange. Pourquoi étais-je là déjà ?

***

Deux nuits plus tôt, affalée dans mon bureau au Royaume des Deux Déesses, toujours en train de m’ennuyer, j’avais reçu la visite d’une employée du Château avec qui je m’entendais bien. En discutant un peu, celle-ci en était venue à me demander pourquoi je ne sortais jamais et passais mes nuits ici. Je lui avais expliqué que je n’en savais strictement rien… Ed, Jacob et Hélène n’étaient jamais là, vacant à leurs occupations en dehors du Royaume, faisant parler d’eux à chaque coin de rue, pendant que moi, je me terrais dans l’anonymat presque total. Je pense que les gens connaissaient mon nom, par l’intermédiaire d’Ed notamment, mais… Au final, je m’étais rendue compte que je ne faisais rien pour augmenter ma réputation. Je dois avouer que ce n’était pas vraiment un objectif en soi. Après tout, à quoi cela pouvait-il bien me servir de faire grimper ma réputation ?

En discutant avec cette jeune femme, je m’étais donc rendue compte qu’il fallait que je bouge et que je fasse des choses, n’importe quoi qui pourrait me sortir de mon ennui perpétuel. C’est ainsi que je m’étais rendue à la première boutique de quêtes que j’avais trouvé pour chercher quelque chose à faire.  D’abord étonnée de me voir, la secrétaire m’avait finalement donné une quête. Des Vikings cherchaient des Voyageurs pour aller sauver leur relique sacrée. Ca ne pouvait pas être si compliqué que cela.

La nuit suivante, je m’étais donc réveillée ici. En pleine tempête.

***

Voilà donc comment avec mes bonnes idées, je me retrouvais dans des situations pas possibles. On m’avait dis de suivre un chemin qui s’était finalement révélé introuvable dans toute cette neige, et j’étais totalement perdue. En relevant la tête, j’aperçus néanmoins, à plusieurs dizaines de mètres devant moi, ce qui ressemblaient vaguement à des portes. Heureuse de retrouver un semblant de civilisation, je me relevai d’un bond et me mis à courir dans cette direction. Arrivée devant les portes de ce qui semblait être une ville, ou un village, difficile à dire, je frappai à la porte.


« Qui est là ?
- Bonjour ! S’il vous plait, je… » Je me souvins alors d’une recommandation de la secrétaire qui m’avait envoyé ici. Elle m’avait parlé du fait que c’était un peuple extrêmement pointilleux sur le langage utilisé. Je repris donc la parole, en faisant attention. Il serait malvenu que je me fasse virée d’ici à coups de pieds aux fesses à cause d’une erreur de langage. « Bien le bonjour Messire, j’ai été envoyée en ces lieux par une agence pour vous venir en aide. Je me prénomme Shana Delizet, et je me trouve être votre heureuse bienfaitrice. »

J’ignorai si cela était bien parler, mais j’espérais au plus haut point qu’il m’ouvrirait la porte. Je le vis disparaitre et réapparaitre pour ouvrir les portes. Il me fit entrer et me désigna un de ses collègues qui m’accompagnerait  chez leur chef. J’acquiesçai et le remerciai d’un bref mouvement de tête. L’homme me conduisit et m’expliqua qu’il y avait déjà deux hommes présents pour répondre à leur demande. Tant mieux, je me voyais mal gérer cela toute seule. L’homme écarta un pan de la tente devant laquelle nous venions d’arriver. Il me fit signe d’entrer. L’endroit était grand et chaleureux. Très chaleureux. Je sentis les extrémités de mon corps se réchauffer presque instantanément. Deux gardes se trouvaient là, ainsi que le supposé chef, et un autre homme. Devant eux, deux autres personnes. Un que je ne connaissais pas et…

« Aaaah ! Clem ! »
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyMar 25 Mar 2014 - 23:02
Le chef du village des Folt'Hair s'apellait Thorald Ingrasson, comme tout bon chef de village viking d'ailleurs. Cela faisait partit intégrante de leur culture, comme le fait de transformer n'importe quelle créature fantastique du folklore européen en monstre disgracieux se nourrissant de chair fraîche. Une culture dure et exigeante associé à un manque flagrant d'imagination produisant souvent cet effet là. Le chef des Kröne'n Bourg s'appelait très certainement Thorlad Ingrasson lui aussi, mais il détestait trop les habitants du village voisin pour avoir prit la peine de se renseigner. Lors des réunions des chefs des villages de la région où on traitait des questions sur le Comité de la Paix Hyldrenien, il était totalement inutile d'indiquer le nom de tout un chacun sur une petite gravure à côté de leur place. Tout comme il était totalement inutile d'organiser des comités de la paix entre chefs scandinaves se détestant assez pour se sentir obliger d'amener leurs armes et une grande partie de leur armée à ce genre de réunion. Après trois ou quatre accidents de ce genre, il fut notifier aux chefs des villages (pour ceux d'entre eux qui savaient lire) ou crier au chef des villages (pour ceux d'entre eux qui savaient écouter) qu'il leur serait dorénavant interdit d'amener aux réunions inter-bourgades leurs armes, leur armée ainsi que leur personne. Soucieux des problèmes que posaient la délégation de chef au niveau de la politique étrangère, chaque chef du village décida donc d'envoyer son scalde pour le représenter. Arguant que le plus lettré et le plus grand parleur de la tribu serait le mieux à même de retranscrire toute la magnificence évidente de son chef lors de tels sommets. Les vieux sages mystiques qui organisaient ces réunions (ce sont toujours de vieux sages mystiques qui organisent ce genre de réunion, ce ne sont pas le boulot des jeunes) pensaient enfin avoir la paix en troquant ces chefs de guerre barbares contre des barbes lettrés. Car s'il y a bien un moment où l'intellectuel ne se contrôle plus, c'est bien quand il est confronté à ses pairs. Les réunions s’étant transformés en un mélange entre un meeting politique, une cours de récréation et une guerre mondiale, ses organisateurs regrettent ainsi le bon vieux temps.

Etant donné que dans ce type de réunion, c’est le plus beau parleur qui récolte le plus de gloire, la propriété du Dictionnaire Philosophique devint vite un gage de domination verbale. Dans tous le Royaume, le village des Folt’Haire fut bientôt reconnu comme étant celui qui “lâchait le plus de pâté” pour reprendre une expression populaire à la con.

Bordel de merde...

Clem allait crever. Il en était sûr et certain à ce moment là. Et cela n’avait rien à voir avec le fait que la dernière personne à lui avoir parlé comme un aristo dégageait plus d’onde meurtrière qu’un conglomérat nazi ; il fallait plutôt voir l’assurance de Clem quand à sa mort prochaine dans la situation absolument impossible dans laquelle il se trouvait. Il avait rapidement compris que son boulot n’allait pas de découvrir comment le précieux bouquin à la con de ces bouseaux avait été volé, mais bien de le récupérer chez ses ravisseurs. Clem savait bien qu’il était doué pour allez chiper des trucs dans des lieux plus ou moins imprenable grâce à l’entrainement dont il avait bénéficié dans son royaume mais récupérer un trésor national dans un village de taré qui feront tout pour le conserver le tentait moyennement. Ce n’était pas non plus comme s’ils étaient dans un royaume civilisé où il suffirait d’allez porter un courrier au seigneur des rêves local pour qu’il règle le litige. Les règles en vigueur à Hyldren tenaient plus du football américain que de la constitution des droits de l’homme. Ce qui convenait à Clem tant que la force du citoyen moyen ne dépassait pas la sienne, ce qui était loin d’être le cas. Des années d’arpentages prudent à Dreamland lui avaient appris à reconnaître les endroits où il faisait office d’insecte.

Il y avait d’autres raisons à son mauvais pressentiment : quand Clem prenait part à ce type de mission, il souhaitait soit la faire tout seul, soit la faire avec de gens comme lui, disposant des mêmes aptitudes et de la même paranoïa. Ce qui était loin d’être le cas ici. Il avait eu la bonne mauvaise surprise d’apprendre qu’il allait être accompagné de deux têtes qu’il connaissait. La première était celle de Kala Kourou, son meilleur ami voyageur bien que cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas vu. Le bonhomme était malheureusement aussi discret qu’un homme politique à un gala de charité. Malgré toute la sympathie qu’il inspira à l’agoraphobe, si ce dernier avait pu avoir le choix il l’aurait assommé jusqu’à la fin de la nuit afin de faire son boulot tranquillement.

Le deuxième visage était beaucoup plus inattendu dans le sens où Clem ne savait même pas que Shana était une voyageuse. Malgré le fait que c’était une amie d’Ed, l’agoraphobe l’appréciait également. Toutefois elle avait droit au même constat que Kala : s’il l’avait pu, Clem serait partit tout seul. Mais ce n’était pas une raison pour broyer du noir, qui sait peut-être que ses deux voyageurs savaient se montrer furtif quand ils le voulaient et que Shana (qui demeurait une variable totalement inconnue aux yeux de Clem en ce qui concernait ses aptitudes au combat) était suffisamment puissante pour les protéger tous les deux. Dans le cas contraire, ils mourraient entre amis.

Même malgré l’injonction surprise de Shana à l’égard de Clem, celui-ci ne pu lui répondre, ni à elle ni à Kala car le scalde venait de finir sa logorrhée (Clem ne l’avait pas remarqué car cela faisait bien longtemps qu’il ne l’écoutait plus). Le chef du village (le bien-nommé Thorald) se leva alors pour faire point.

“Bien, je pense qu’il est inutile pour vous de rester plus longtemps ici, il faut que vous soyez partit pour l’heure chez ces fomoires de Kröne’n Bourg. Je vous ai dépêché un cornac qui vous guidera jusqu’à leurs terres.”

“Salut la compagnie !” Fit une voix tonitruante appartenant à une jeune silhouette énergique qui venait d’entrer dans la salle.

... Et nous nous excusons d’avance pour son langage fustigé. Termina Thorald en soulevant ses épaules et en faisant la moue universelle qui voulait signifier “Vous savez ce que c’est, les jeunes...”).

“Comment ça va les jeunes ?” Fit leur guide en frappant avec la puissance d’arrêt d’un petit camion l’épaule de Kala dans un geste de camaraderie virile. Il fit aussi un clin d’oeil dans la direction de Clem, le pouce vaillamment pointé en l’air. Mais ce fut quand il aperçut la présence féminine de Shana qu’il semba retenir son souffle. L’air pénétré d’une intense contemplation. Il posa un genou devant elle et lui fit un baise-main passionné avant de déclarer :

“Dame, j’ai vu bien des merveilles en ce monde, mais je puis vous assurer que vous êtes sans conteste le plus magnifique joyau. Mon nom est Skraëling et si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésiter surtout pas à vous manifester à ma personne.”

L’expression du chef du village se radoucit “c’est bien mieux" semblait-il dire, Clem, de son côté, se frappa le front avec force. Et c’est partit...
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptySam 5 Avr 2014 - 23:26
Résumé de l'épisode précédent :

La flemme

Clem Free était le premier voyageur que j'avais rencontré à Dreamland, le premier ami que je me suis fais ici et on avait passé notre première nuit ensemble quoi... I'm not gay, asshole.
Ça faisait du bien de le revoir, ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu, ça faisait longtemps qu'on s'était pas fourré dans une merde, ça faisait longtemps qu'on avait pas cogné sur quelque chose ensemble, ça... Ça faisait longtemps. Depuis notre nuit de merde au Royaume des Chevaliers de la Table Pentagonale où on avait joué les espions et défoncé un voyageur à presque nous deux (l'autre, il avait fait gagné du temps mais c'était tout et puis, on aurait dit qu'il avait disparu de la surface de Dreamland, comme un souffle sur un miroir, ça me faisait chier et ma parenthèse est longue, je le sais, c'est fait exprès, je fais également exprès de mettre plein de virgules, mouaha, haha... Ha), on n'était pas resté en contact. Je me demandais d'ailleurs où Clem habitait, peut-être ne venait-il pas de France, après tout, Dreamland traduisait parfaitement toutes les langues du monde. Il avait déjà le visage typique d'un Européen, ou d'un Américain, mais mon inexistant instinct me dirait plus qu'il était Européen. Après, deviner de quel pays il venait...
Clem semblait ravi, pas vraiment, je n'en savais trop rien, son visage affichait un sourire mais avec un rictus. Foutre, les rictus... Ça tue. Pourquoi ce rictus ? Cela faisait longtemps qu'on s'était pas vu et la dernière fois qu'on avait rêvé ensemble, on ne s'était pas quitté de manière, non, carrément pas : on a survécu. C'est bien de survivre, non ? Et puis, survivre entre amis, c'était juste le pied. Après, on rigolerait de nos mésaventures entre une bonne bière dans un café au soleil ou sur une terrasse pour ressasser toutes ces histoires plus dingues les unes des autres. Wanna get freeee ♪ Putain, mon cul me grattait sale. On devait bien se comporter, non ? Mais mon cul me démangeait à un point, c'était pas possible.

Là encore, les surprises se ramenaient telles des groupies en manque devant leur beau gosse de chanteur préféré. Voilà qu'une jolie jeune fille très bien habillée (c'est-à-dire une jupe arrivant à mi-cuisses, des épaules dénudées pour pouvoir s'imaginer ce qu'on pouvait trouver si on continuait notre descente...) débarqua sans crier gare et tout de suite, lorsqu'elle contempla le lieu dans lequel elle se trouvait, son regard se dirigea vers moi avec étonnement. Oui, mon corps, même habillé était sexy, je n'y pouvais rien, la nature m'avait bien faite. On pouvait se prendre un verre ou passer aux préliminaires jolie demoiselle, comme il vous conviendra.


« Aaaah ! Clem ! »

… OKAY. Nous devions analyser la situation : une jeune fille (voyageuse déjà vu son manque d'étonnement dans l'univers dans lequel elle se trouvait) débarquait dans la tente du chef de la tribu des Folt'Haire, épaules dénudées avec presque une mini-jupe (je me demandais dans la foulée de quelle couleur était celle de ses sous-vêtements), et soudain, l'action qu'elle fait : elle devina Clem. Et ce, avec étonnement maintenant. Possibilité n°1 : c'était sa petite-amie auquel cas, je ne toucherai pas car j'avais quand même des règles et beaucoup de respect envers Clem. Possibilité n°2 : c'était une fille qu'il avait rencontré pendant ses autres nuits comme (rêvons) un compagne de combat pendant une nuit et dans laquelle ils avaient sympathisé. Possibilité n°3 : c'était son plan cul de Dreamland et elle ne s'attendait pas du tout à le voir ici (un plan cul, c'était un plan cul. Sinon ce serait sa petite-amie, soyons logique). Possibilité n°4 : elle confondait avec un autre Clem (ça c'était très peu probable). Possibilité n°5 : … C'était une amie à lui dans la vraie vie et du coup, elle ne s'attendait pas à le voir ici également. Tous les cas étaient finalement très probables en fin de compte, si on y réfléchissait bien bien bien. Mon dieu, t'imagines si c'était sa petite-amie ? Bordel, à Dreamland surtout, il n'aurait vraiment pas de répit. Heureusement que j'étais là pour lui rappeler qu'on pouvait avoir une vie, nous les hommes, à l'abri de la gente féminine. Ne t'inquiètes pas Clem, une bonne dose d'adrénaline te remontera le moral.

“Bien, je pense qu’il est inutile pour vous de rester plus longtemps ici, il faut que vous soyez partit pour l’heure chez ces fomoires de Kröne’n Bourg. Je vous ai dépêché un cornac qui vous guidera jusqu’à leurs terres.”

“Salut la compagnie !”

“... Et nous nous excusons d’avance pour son langage fustigé.”

Ce salopard de “guide” me donna un coup à l'épaule. C'était pas que ça me faisait mal mais ça me faisait chier qu'il me prennait pour son pote. Bordel, on aurait dit un gros gus. Lui ? Notre guide ? Et puis quoi encore, je préférai le guide Michelin bodybuildé que ce petit couillon. Et encore soudain (foutre), il se révéla à la nouvelle arrivée avec un genou à terre, embrassant sa main et lui déclara sa flamme. Mais non, mais noooooooooon ! Pourquoi tu faisais chier comme ça... Skraëling ?! Bordel, sur qui on était tombé ?.. J'entendis un “CLAC !” et je me retournais pour voir Clem se morfondre. Lui aussi commençait à sentir que ça puait le moisi ici. Je le comprenais mais alors tout à fait mon poto ! Je décidais de prendre les devants.

“Mes remerciements les plus distinguées, éminent chef. Nous reviendrons avec votre précieux ouvrage, n'ayez point de doute. Je vous prie alors, mes amis et moi, de bien nous laisser nous retirer de votre demeure.”

Je fis signe à Clem de me suivre, à la mignonne de venir également et poussait Skraëling qui était totalement absorbé par le corps de la demoiselle. J'halucinais, calme tes ardeurs chien en chaleur et ne monte pas en piquet. Je souriais aux deux gardes à la sortie mais ils ne me calculaient même pas. Bande d'enflure. Une fois dehors, Skraëling prit par la main la jolie fille en la tirant en avant et je me retrouvais avec Clem. Je lui donnais alors un léger coup de poing amical à son épaule pour rappeler un semblant de camaraderie, si jamais il avait oublié qu'on était amis.

“Alors Clem, ça raconte quoi de beau ?”
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyLun 16 Juin 2014 - 12:38
Cela faisait des années que je connaissais Ed, à vrai dire je n’avais aucun souvenir de mon enfance où il n’était pas là. C’était comme si, au final, je l’avais toujours connu. De ce fait, je connaissais également sa famille, pour y avoir déjà passé de nombreux après-midi à jouer avec Ed. Sophie et Philippe Free avaient toujours été accueillants avec moi, et je n’avais jamais eu à m’en plaindre. La grande sœur d’Ed, Cartel, m’était un peu plus inconnue. Quant à Clem, j’avais eu l’occasion de jouer avec lui et son frère, mais sans plus. Il m’arrivait de le croiser de temps en temps. Mais depuis qu’Ed ne vivait plus chez ses parents, forcément, je ne le voyais plus. A dire vrai, cela devait faire quelques années que nous nous n’étions pas vu, et j’étais assez surprise de le croiser sur Dreamland. Disons que ce n’est pas le premier endroit où l’on s’attend à tomber sur des gens que l’on connait. Ce monde onirique est quand même assez grand pour ça… Bref.

Clem ne répondit pas à mon exclamation surprise, coupé par l’homme qui devait être le chef du village. Je me souvins au passage que c’était un peuple cultivé et que mon intervention un peu forte avait pu paraître un peu déplacée… Je me dis donc toute petite, écoutant les paroles du chef. Celui-ci nous annonça qu’il n’était pas nécessaire que nous restions ici plus longtemps, et qu’il avait dépêché un guide pour nous accompagner. Celui-ci arriva d’ailleurs en nous saluant d’un « salut la compagnie » qui détonnait légèrement avec le langage de ces compagnons. Je ne m’en formalisais pas, contrairement au chef qui s’excusa du langage de son guide. Celui-ci donna une bourrade qui se voulut amicale au garçon que je ne connaissais pas avant de faire un geste, le pouce levé, vers Clem. Je m’apprêtais à le saluer d’un bref signe de tête, mais c’était sans compter sa réaction quand il me vit.

Le regard qu’il me lança me figea sur place. Je n’aimais pas beaucoup ce genre de regard, comme s’il voyait une femme pour la première fois de sa vie… Et ça ne loupa pas. L’homme mit un genou à terre devant moi avant d’attraper ma main avec délicatesse pour y déposer un baiser. Je réprimai une grimace, tout en rougissant violemment. (Contradictoire ?) Il se présenta sous le nom de Skaé… Skrali… Sakr… Bref. Il se présenta, m’assurant que j’étais un « magnifique joyau » et qu’il était là si j’avais besoin de quoique ce soit. Je balbutiais un « merci » gêné. Du coin de l’œil, j’aperçus Clem se faire un magnifique facepalm, tandis que l’autre remerciait le chef en lui assurant que nous lui ramènerions son livre. Puis, sur un signe de la main, il nous indiqua, à Clem et moi, de le suivre. Je ne me fis pas prier, récupérant ma main au passage, lorsque le gars poussa le guide dehors, et sortit de la tente à leur suite.

A peine dehors, je voulus parler à Clem pour prendre de ses nouvelles, mais Sraë-truc ne m’en laissa pas le temps. Il attrapa ma main pour me tirer en avant, laissant ainsi les deux garçons derrière nous. Je voulus protester, mais me souvins de cette idiotie de politesse dans leur langage et ne voulus pas le vexer. Il s’extasia en compliments, me demandant quel était mon « doux prénom », je me présentais, il repartit dans une série de compliments plus idiots les uns que les autres, je soupirais, me demandais ce que j’avais pu faire pour mériter ça, essayais d’attraper le regard de Clem ou de son ami pour leur demander de l’aide… Ces derniers semblaient trop préoccupés par leur discussion… Je supportais donc les paroles absurdes du guide en soupirant, laissant ma main dans la sienne, en me demandant si je pourrais un jour la récupérer. Cela dura plusieurs minutes, puis je saturai.


« Ecoutez Skraëling... » Je me félicitai d’avoir réussi à le dire correctement ! « Je suis vraiment touchée par votre gentillesse, mais il faut arrêter… Indubitablement… Ca devient vraiment embarrassant et je… »

Un bruit étrange me coupa la parole. Nous avions quitté le village depuis un moment, et je ne pouvais même plus voir ce dernier. Clem et Kala – à ce que j’avais cru entendre – s’étaient arrêtés et nous regardaient. De nouveau le bruit se fit entendre. Cela ressemblait étrangement à un bruit de craquement, de… Je baissai les yeux et ce que je vis m’horrifia. Sûrement trop préoccupé à me complimenter, le guide, qui était censé nous diriger dans la montagne, nous avait mené sur… un lac gelé… Lac dont la glace avait commencé à se fissurer autour de nous. Je vis le visage de guide devenir livide…

« Mais ! Mais vous êtes complètement stupide ma parole ! Regardez où nous sommes ! C’est… ! »

Un nouveau craquement me fit taire.
Au secours.

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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyVen 20 Juin 2014 - 18:46
“Mes remerciements les plus distinguées, éminent chef. Nous reviendrons avec votre précieux ouvrage, n'ayez point de doute. Je vous prie alors, mes amis et moi, de bien nous laisser nous retirer de votre demeure.”

Oui, on se fait chier ici.

Ce n’était pas pour être méchant mais tous ces bons mots englués dans du miel étaient en train d’écœurer Clem dans les grandes largeurs. Ils n’avaient pas du patienter plus d’une heure dans le village des vikings avant d’être amené  devant leur chef mais le bon français, c’était comme le Scrabble : les heures comptaient triple quand on était en plein dedans. Le fait que tant de langage shakespearien était utilisé par des individus pour qui la hache faisait partie intégrante de leur tenue culturelle et qui portaient des barbes dans lesquelles on pourrait y cacher un poulet ne faisait qu’augmenter la nervosité de Clem à l’idée de parler dans le langage qui leur seinait.

De là, il ne faudrait pas en conclure que le fait de quitter la demeure du chef des vikings apporta un soulagement euphorisant à l’agoraphobe. Non : le fait qu’il en était sortit juste pour avoir le plaisir d’allez cette fois rendre visite à une tribu fondé dans le même tonneau, mais hostile n’était pas le genre de perspective que Clem songeait avec douceur. Une certaine appréhension quand à sa future perte de vie avec perte et fracas lui accapara toutes pensées rationnelles pendant un certain temps. S’enfuir, par exemple, aurait été son premier plan.

Mais c’est alors qu’une frappe amicale sur son épaule lui rappela prestement la présence de Kala. L’hydrophobe était le premier ami que Clem avait eu dans Dreamland, ils l’avaient découvert ensemble. Ils s’étaient aussi retrouvé par la suite et avaient du défendre leur peau certaines fois, processus par lequel ils s’étaient mutuellement sauvé la vie à plusieurs reprises. Selon la tradition chinoise, une personne est responsable de tous les actes d’une autre si elle lui a sauvé la vie ; ce qui fait que Clem est en quelque sorte responsable des actes de Kala là où l’hydrophobe était en quelque sorte responsable des actes de l’agoraphobe. Connaissant son ami, Clem se disait qu’il avait plutôt perdu au change.

Mais cela ne changeait rien au fait qu’il ne le laisserait jamais tomber. Shana non plus d’ailleurs, parce que, quelque part et selon un cheminement mental extrêmement tortueux que Clem lui-même n’en trouvait pas la logique, il ne pouvait pas la laisser risquer sa vie sans lui tourner le dos car il devait bien ça à Ed.

L’un comme l’autre, il ne pouvait faire autrement que suivre Kala et Shana dans cette quête. Ces derniers jouaient peut-être des parodies de mercenaire, à risquer leur peau pour de l’E.V. Clem ne pouvait pas les laisser partir sans lui. Il fallait bien quelqu’un pour les surveiller.

D’ailleurs, ils étaient tous les deux habillés comme s’ils se rendaient à un barbecue pendant un après-midi d’été, dans le royaume le plus froid de la zone 3 de Dreamland ; si ça ça n’était pas de l’irresponsabilité…

Pour autant, impossible que le caractère résolument négatif et pessimiste de Clem lui fasse faux bond face à la conversation que lui adressait Kala. Juste après la question posé par ce dernier, l’agoraphobe n’eut qu’à laisser sa langue sans surveillance et sans pilotage pour sortir instantanément sa réponse :

« Quoi, tu veux dire à part le fait que moi, toi et ton kimono allons affronter un village entier de Dreamlandiens plus puissants que nous afin de leur arracher l’artefact le plus précieux à leurs yeux sur Terre ? Plutôt pas mal, j’ai rencontré mon Seigneur, et c’est un lunatique psychopathe. Et toi comment ça va ? »

Mouais… Clem n’était généralement pas de première compagnie quand il partait vers des emmerdes certaines. Un petit quelque chose en lui soufflait même que lesdites emmerdes allaient arriver avant même qu’ils ne parviennent au village ennemi. Pour l’heure, leur guide consacrait plus d’attention à Shana qu’à la route qu’ils étaient sensés suivre. Si avec ça ils ne partaient pas du bon pied…

Mais au final, Clem ne pouvait pas dire que lui-même faisait preuve de plus d’attention que d’autre. Distrait par la discussion qu’il entretenait avec Kala, il n’avait même pas remarqué que Shana et Skraëling avaient continué à avancer sur une terre bien trop lisse et glacée qui ressemblait un peu trop à la surface gelée d’un lac. Clem arrêta sa marche, et celle de Kala aussi, avec un bras passé par devant sa poitrine. Les craquements qui sortaient du sol sous lequel se tenaient Shana et le viking ne laissait guère de doute quand à sa fragilité. Avant que l’agoraphobe ne puisse leur crier de se mettre à plat ventre ou d’utiliser son pouvoir, une hache sortit de nulle part se planta dans la glace à cinq mètres de la voyageuse. Le choc créa une ligne de fissure qui acheva de parachever ce que le poids de Shana avait commencé et le lac s’ouvrit d’un seul coup à ses pieds, ainsi qu’à ceux de leur guide. Autours de Clem et de Kala apparurent décamouflés une demi-douzaine de vikings bardés de fourrure noire, de plaque de fer et d’armes à manche de bois et double tranchant. Oups…

« Et qu’avons-nous là ? Quelques furets furtifs piétinant nos allées ? Des séides tout droit venu du hameau des Folt’Haire ? Est-ce l’envie de sang qui vous amène ici ou vous êtes vous perdu tels des rongeurs dans un dédale ? Parler, mais si votre explication ne sous satisfasse pas sur le champ, nous serions alors dans l’obligation de vous infliger une raclée mortelle. »
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyLun 21 Juil 2014 - 8:30
Bordel Kala, tu pouvais réagir un peu à ce qui se passait autour de toi, non ? Couillon, le guide ne vous guidait pas du tout, il vous amène tout droit à...

Hmm... Clem, je le sentais pas trop là. On aurait dit qu'il avait envie de faire caca. Ou qu'il sentait une odeur de caca. Ou qu'il était blasé. Blasé vénèr, moitié blasé, moitié vénèr. Que se passait-il ? On dirait que ça ne lui faisait pas plaisir de me revoir, c'était bizarre. Parce que moi, j'étais vraiment, mais alors vraiment content de le voir ! Je savais que ça faisait depuis le début de cette quête que je répétais que ça faisait longtemps que je n'avais pas revu Clem et tout, tralala et que ça pouvait être chiant à la longue mais... Je m'en foutais totalement, j'écrivais ce que j'avais envie d'écrire. OUI C’ÉTAIT DU REMPLISSAGE DE LIGNES, ET ALORS ? En même temps, on pouvait raconter n'importe quoi pour remplir des lignes, une description d'un sentiment ou d'une envie comme celle de faire caca... Ben tiens, on pouvait très bien, mais alors très bien faire un paragraphe de dix lignes juste pour dire à la fin qu'on avait envie de faire caca. Et ouais, ça frustrait, ça énervait, mais ça pouvait être cool en même temps. On pouvait raconter n'importe quoi, n'importe quelle histoire, comme quand j'avais fais croire à une vieille que mes pets sentaient bons et que j'en avais fais des désodorisants. Au début, elle était sceptique, elle se doutait de la véracité de mon anecdote mais après lui avoir dit que j'étais allé à l'entrepôt Frebrez et que j'avais soudoyé des stagiaires à prélever des échantillons de mes gaz, elle avait fait "juuuuuuuure" et elle était partie raconter cette histoire à ses BFFs mamies. T'inquiètes soeur, le petit baptou raconte vraiment la vérité pure et dure, comme son zgeg en me voyant. Eh Gertrude, ça te dirait de venir avec moi aux toilettes, j'ai besoin de toi et de ton appareil pour me soulager. Paul, arrête avec tes simagrées, je sais très bien que t'as plus de problèmes urinaires. Oh, scrogneugneu, encore raté. S'pèce de bachibouzouk. C'est une réplique de Tintin ça. Non, du Capitaine Haddock inculte, vas revoir tes classiques.

En même temps, on pouvait pas lui en vouloir, franchement. Il résuma rapidement notre situation :

« Quoi, tu veux dire à part le fait que moi, toi et ton kimono allons affronter un village entier de Dreamlandiens plus puissants que nous afin de leur arracher l’artefact le plus précieux à leurs yeux sur Terre ? Plutôt pas mal, j’ai rencontré mon Seigneur, et c’est un lunatique psychopathe. Et toi comment ça va ? »

Et rapidement, like an éjaculateur précoce, je lui répondis :

« Mais arrête, on va se la foutre bien ! J'ai jamais rencontré de vikings en plus, ça va être cool ! Et puis ce qui est cool aussi, c'est que t'ai rencontré ton seigneur, toi qui désespérait de ne pas en avoir un. Moi je l'ai toujours pas rencontré, mais faut que je le rencontre franchement. »

Répondant comme un gamin qui venait de découvrir son joujou d'entrejambe, j'étais excité comme pas deux. GAMIN HYPERACTIF DE MERDE. Si on pouvait te foutre des tatanes dans la gueule, ça nous arrangerait bien. Ouais, comme Kaijin. Ouaaaaaiiis... Lui c'est un sale gamin hyperactif attardé. OUAIS, on arrive même pas à le prendre au sérieux. Ouais, sérieux... Euh, pas sérieux. Si bien que Clem pourrait comprendre l'ironie que j'utilisais dans ma réponse. Parce que putain. DES VIKINGS. DES VIKINGS A LA POINTE DE LA TECHNOLOGIE DE MUSCLES NATURELS, bordel. On va se faire rétamer la gueule, bien gentiment, ils vont utiliser nos corps comme serpillière et notre sang comme Cilit Bang. DÎTES BONJOUR A LA SALETÉ ! En même temps, j'aimerai bien en battre un sans que cela déclenche un relèvement de tête style suricate de vikings qui voudrait se venger, aller voir la secrétaire brune trop sex' et lui dire "les vikings ? J'en bouffe au petit-déjeuner. Viens on baise" et là, elle me déshabillerait et elle aussi, devant tous les puceaux de stagiaires à Relouland et qu'on fasse l'amour jusqu'à ce qu'un employé oserait nous rejoindre et là, je m'arrêterai, lui péterai la gueule et partirai en lui laissant mes heures de sommeil pour qu'on puisse se retrouver et passer des nuits de foulies. BOUAHAHAHAHA. Vous voyez qu'on pouvait faire du remplissage. Et c'est pas fini.

Car Clem me stoppa net, m'intimant de regarder en face. Skraëling et Shana s'étaient retrouvés sur une énorme grosse putain de plaque de glace, on pourrait presque faire du patin à mille personnes sans qu'on puisse se gêner. Mais ce mec... J'allais vraiment lui foutre mon poing dans son entrejambe, sérieux. Il mettait en danger la seule fille et seule personne baisable à plus de plusieurs kilomètres et il osait s'appeler guide ? Même Zoro trouverait son chemin plus efficacement que lui. Et voilà le fameux moment, INSTA MOMENT DE TENSION ET DE DRAMATURGIE BABIE. Une hache d'une taille monstrueuse pour qu'elle puisse être porté par Hulk ou Thor avec son pouvoir de dieu sa mère s'incrusta dans la glace, à cinq mètres de Shana, ce qui provoqua la fameuse fissure que, tralala, vous avez lu le post de Clem pour comprendre ce qui était en train de se passer. MAIS CE N’ÉTAIT PAS TOOOOUUUT ! Une demi... 'Fin, beaucoup de vikings qui avaient la classe et le swag absolu surgirent des profondeurs de la neige... Mais attendez, qu'est-ce que je venais d'écrire sérieux... Breeeef ! CRUSH ! JESUS ! Allez, v'là qu'ils se ramenaient et qu'ils déclaraient fiers de leur entrejambe :


« Et qu’avons-nous là ? Quelques furets furtifs piétinant nos allées ? Des séides tout droit venu du hameau des Folt’Haire ? Est-ce l’envie de sang qui vous amène ici ou vous êtes vous perdu tels des rongeurs dans un dédale ? Parler, mais si votre explication ne nous satisfasse pas sur le champ, nous serions alors dans l’obligation de vous infliger une raclée mortelle. »

MAIS ALLEZ ! TRANQUILLE ! SI VOUS ARRIVEZ A NOUS PRENDRE POUR DES CONS ET QU'ON S'EN REND PAS COMPTE, ON NIQUERA PAS VOS PETITS CULS SERRES ! Et qui devait régler la situation, ET BEN C'EST BIBI ! Parce que Clem semblait tétanisé, prêt à faire dans son froc et Shana et Skaëling sur de la glace qui était maintenant brisée et qui était toujours instable. Et et et et et et... Fuck.

« Miro, tu penses que je pourrai utiliser mon pouvoir, là ? »

« Non, il fait froid. »

« Fuuck... »

Donc je ne pouvais pas récupérer Shana et le guide. Et des vikings nous menaçaient de nous maraver la gueule si jamais on leur fournissait pas une explication valable... Réfléchis Kala, des vikings en rut de combat, ça devait pas être si compliqué à les mettre dans ta poche, même s'ils parlaient avec précision la langue de Molière, Voltaire, Folt'Haire... HA ! Tu dois récupérer un bouquin précieux, face à une tribu longue et remplie comme ton zgeg de guerriers aguerris, sauver en même temps deux comparses et rendre la joie à ton ami. Ou le faire rire. Jouons cartes sur table. Euh...

« Nous ne sommes pas perdus, nous ne voulons autant moins du sang, nous désirons seulement... La connaissance ! Nous sommes à la recherche du célèbre ouvrage qu'est le Dictionnaire Philosophique qui nous permettraient d'atteindre un niveau de beau-parler proche des vôtres Messires... »


« Attends Miro, tu te foutrais pas un p'tit peu de ma gueule ? »

« Bouaha. »

« Laissez-moi sauver mes camarades de cette glace qui menace de les engloutir et je vous conterai la suite de mon discours. »

« Vous me faîtes railler, je le pourrai mais j'ai là une bonne partie de mes frères d'armes qui s'attardent à vous faire tâter le fer de leurs épées et de leurs haches. »

« Mais cela ne vous intéresse-t-il point le marché que je m'apprête à vous faire ? », disais-je avec un sourire carnassier.

Le gros lard bodybuildé se mit à réfléchir quelques secondes, la glace ne voulait pas prendre patience elle. Il me fit un geste et j'enveloppais les deux futurs noyés-glacés dans deux bulles d'air en mettant mon bras droit en avant, le fit lever avec mon bras et les déposais près du rebord. Bon, Miro n'avait pas complètement tord, j'avais eu légèrement l'impression que mes bulles étaient un peu lourdes. M'enfin, une impression.

« Merci beaucoup. Nous avons eu vent que vous possédiez le Dictionnaire et en échange du précieux ouvrage, nous vous livrons la progéniture ici-présente du chef de la tribu des Folt'Haire qui vous permettrait d'avoir un atout considérable et qui vous accorderait le droit d'exiger ce que bon vous semble à la tribu. »

Désolé Skraëling, mais déjà que j'aimais pas ta gueule, que tu n'arrêtais pas de draguer Shana, si tu pouvais nous permettre de réussir notre mission sans encombre et sans qu'on se fasse buter, ce serait vraiment gentil de ta part. Puis on te récupérerait pépère, t'inquiètes. Je ne savais pas encore comment, mais bon, la flemme pour l'instant.


« Il va falloir que je m'entretienne avec Érudit Suprême mais cela me paraît fort acceptable... A une condition. »

« Laquelle ? »

Il se retourna dans la direction opposée à la nôtre et annonça bien fort pour qu'on entende.


« EMPAREZ-VOUS D'EUX !! »


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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyLun 25 Aoû 2014 - 17:59
Si j’avais pu me transformer en statue, ou même disparaître instantanément, je l’aurais fait sans réfléchir une seule seconde. Mais c’était malheureusement une chose que je ne pouvais pas faire. Inspirant et expirant doucement, je me préparais psychologiquement à faire un pas en arrière pour retourner sur la terre ferme. Mais c’était sans compter l’énorme hache qui atterrit brusquement à cinq mètres de mes pieds. Je tournai la tête vers celle-ci, abasourdie, tandis que la glace terminait de se fissurer. J’eus tout juste le temps de trouver un certain équilibre pour rester debout, du moins c’est ce que je pensais, car je finis tout de même par tomber à l’eau après avoir aperçu une silhouette derrière un arbre – sûrement le propriétaire de l’arme. Ce fut le plongeon le plus froid de mon existence. L’eau glacée se referma autour de moi, me plantant comme des milliers d’aiguilles dans tout le corps… Pendant quelques secondes, je ne fis que couler, trop surprise par ce qui venait de se passer pour faire quoique ce soit d’autre. Une brève pensée me traversa même l’esprit : était-cela fin de Dreamland pour moi ?

A peine ces mots avaient-ils traversés mes pensées, que je rouvris les yeux pour regarder autour de moi. Skraëling était également en train de couler. Sans réfléchir, je nageais vers lui pour le remonter un peu. Mais c’est qu’il faisait son poids en plus cet abruti de guide !! D’une main, je nageais vers la surface le plus rapidement possible, en priant que la glace ne se reforme pas au dessus de nous. Apparemment nous n’avions pas eu le temps de couler longtemps, car je ressortis de l’eau assez vite, reprenant une grande bouffée d’air frais. Avisant la première plaque de glace que je vis, je nageais vers elle et remontait le poids lourd qui nous servait de guide dessus, puis je fis de même, en espérant que la plaque ne bascule pas, ce qui n’était pas gagner du tout…

Grelottante et maudissant les vikings qui se trouvaient autour du lac et de mes compagnons, j’observais la scène qui se déroulait sous mes yeux. Apparemment Kala essayait de négocier avec l’homme qui semblait être le chef, pour me sortir de l’eau. Il finit par accepter d’un signe de tête, et d’énormes bulles d’eau vinrent nous envelopper, Skraëling et moi, pour nous ramener sur la terre ferme… Enfin dans la neige quoi. Il faisait un froid de canard, et ce n’était pas avec le peu de vêtements que j’avais sur moi que j’allais me réchauffer. A genou, les bras entourés autour de moi, j’essayais néanmoins de récupérer un peu de chaleur, difficilement. J’éternuais.  Pendant ce temps là, Kala négociait le Dictionnaire en échange de notre guide, supposé fils du chef des Folt’Haire. Claquant des dents, je ne relevais pas ce petit mensonge, toutefois, lorsque l’autre émit une éventuelle condition, je levais les yeux vers lui, curieuse. Curiosité bien vite rassasiée, lorsque la condition en question fut donnée.

Alors que je pensais qu’ils n’étaient qu’une demi-douzaine, une autre dizaine de vikings apparut derrière les arbres pour nous attaquer, et s’emparer de nous. Je me relevais d’un bond – j’avais tellement froid que j’eus un instant peur que mes jambes se brisent – et attrapais le bâton accroché dans mon dos tout en invoquant Suigintou. Celle-ci déplia ses ailes de plumes noires tout en faisant apparaître son épée.


« Pourquoi t’es trempée ?
- Tombée dans l’eau…
- T’es sérieuse là ? On t’a pas dis que quand y’avait de la neige fallait couvrir tout son corps de vêtements ?
- Oh la ferme ! Tu sais très bien que ce n’est pas moi qui choisis hein !
- Ouais ouais, c’est ça ! Dis surtout que t’aimes bien t’exhiber devant tout le monde !
- Hey, tu vas pas me gonfler longtemps, c’est pas trop le moment là, donc si tu pouvais nous aider à nous débarrasser d’eux, ce serait vraiment très aimable de ta part !
- Oui bon, ça va… »

Un bref silence s’était installé pendant que je me disputais avec mon invocation… Je me raclai doucement la gorge.

« Désolée pour cette brève interruption… »

Et sans attendre, je me baissai pour faire tourner mon bâton dans le but de faire tomber le premier viking près de moi en lui balayant les jambes. Suigintou fondit sur un autre pour l’attaquer, et… échoua lamentablement…. La poupée fut expulsée d’un simple coup de poids. Quand à mon adversaire, il esquiva très facilement mon attaque, et me cloua au sol, me faisant manger de la neige au passage… Génial… Il me fit lâcher mon arme, et me replia les bras dans le dos, faisant souffrir mes articulations au passage. Du coin de l’œil, j’aperçus Kala et Clem qui n’étaient pas en meilleure posture que moi…
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyVen 12 Sep 2014 - 13:38
Le glas. Ce silence interminable qui vous glace le sang. Lucas y avait droit depuis une bonne heure, c'est-à-dire depuis son arrivée sur Dreamland. Son sommeil s'était rapidement présenté à lui après qu'il ait soit rentré chez lui bien fatigué par une fête qu'il venait de faire avec ses camarades universitaires. Il fallait dire aussi que les vacances l'épuisaient considérablement. Au moins gagnait-il plus de temps à se promener dans Dreamland. Aujourd'hui était une nuit un peu différente des précédentes. Depuis quelques temps, il se posait des questions quand à sa véritable place dans le monde onirique, d'autant qu'il commençait déjà à se lasser de ses méfaits, et avait envie de changer un peu. Il se savait aussi ridicule qu'une fourmi face aux plus grands, et s'il souhaitait vraiment se démarquer, il lui faudrait montrer qu'il vaut quelque chose. Fuir et détruire étaient ces seuls véritables actions accomplis depuis ses débuts de voyageur, combattre était finalement resté au second plan. Il se disait que jusqu'alors, il avait choisi de jouer le méchant dans le but de pouvoir se battre à volonté. Seulement, la vérité lui était rapidement tombé dessus comme une baffe asséné avec violence par une mère en colère contre son enfant. Ses actions ne pouvaient se limiter qu'à de la destruction, qu'il provoquait tristement chez les plus faibles, ce qui n'était aucunement ce qu'il souhaitait. Il devait trouver un autre moyen de rencontrer plus d'adversaires puissants, et l'exemple le plus parfait dans son raisonnement était le marionnettiste qu'il avait affronté aux côtés de cette créature des rêves portant le nom assez peu commun de Noah. Bien qu'il ait au final foutu un bordel comme on en voit pas très souvent, Lucas avait combattu héroïquement un méchant. Vu comme ça, on pouvait donner ce côté gentil au blondinet qu'il était. Bien évidemment, tout ceci était hors-contexte, mais ça prouvait qu'il pouvait vraiment y avoir du bien en lui. Pour cette nuit, il allait montrer qu'il pourrait l'être complètement, tout en prouvant ses talents dans un des plus dangereux endroits de Dreamland : la zone 3. Il avait choisi de laisser le hasard choisir sa destination, il souhaitait simplement avoir du défi dans un lieu à la fois périlleux et hostile. Il s'était dit qu'il tomberait dans le royaume du feu, ou quelque chose comme ça.

Si seulement il s'était douté qu'il finirait tristement à Hyldren, le royaume barbare. Il ne pouvait pas non plus savoir que son imagination allait le conduire à finir habillé d'un simple short de plage blanc orné de motif de photo de soleil couchant sur la plage collé sur une bonne partie du vêtement, habillé de sorte à ce qu'on voit au moins un peu son abdomen et les quelques abdos qu'il avait développé depuis ces derniers mois. En gros, il était sapé pour aller se baigner. Malheureusement, il n'y avait aucune piscine dans les environs, et même s'il en existait une dans un tel endroit, cela ne serait rien d'autre qu'un immense glaçon dont l'épaisseur dépendrait de l'origine de son existence. Lucas souhaitait du défi, il était servi. Il allait devoir survivre au milieu de ce désert glacé en habit de plage sans rien pour le dépanner de son désavantage. Il cherchait à se convaincre que le froid n'aurait aucune conséquence, mais il sentait bien que son corps perdait peu à peu de l'énergie. S'il ne se dépêchait pas de trouver un village non loin d'ici, il courait à la mort. Il se gèlerait et plongerait dans le tas de neige sur lequel il marchait uniquement muni de tongues d'un bleu ciel impeccable accouplé à quelques traits et décorations blanchâtre, qui n'avait absolument aucune utilité dans cet atmosphère glaciale où il n'avait logiquement pas sa place. Mais le blondinet dût s'en encombrer pour au moins éviter de ne plus sentir sa plante de pieds au bout de quelques secondes, mais après plusieurs minutes de marche intensif. Il pouvait au moins se réjouir : il avait été coiffé comme il l'aimait. Pas de trous, pas de boucles, un peu de gel pour soutenir le tout, et le tour était joué. Il se rassurait en se disant que c'était là le défi que lui avait imposé le monde onirique, et que s'il parvenait jusqu'au bout de cette tâche, il en serait récompensé. C'était comme croire en Dieu pour lui demander d'exaucer tes souhaits. Non mais franchement ! Heureusement, il ne faisait qu'y penser, et essayait de maintenir comme il pouvait un sentiment calme et serein. Ce n'était pas chose facile, au vu de ce qui lui arrivait, mais il y parvenait. Il tentait de montrer clairement qu'il pouvait tenir face à de tels conditions. Maintenant, savoir à qui, le mystère reste entier.

Il finit finalement par abandonner sa marche de survie auprès une bonne vingtaine de minutes sans croiser la moindre trace de vie dans ce foutu royaume. Des collines et des montagnes enneigés à perte de vue, rejoint par un chemin identique, c'est tout ce qu'il était possible de voir depuis la position de Lucas, surtout qu'une tempête de neige s'était soudainement déclaré, et avait réduit sa vue à deux ou trois mètres devant, en tout cas d'après lui. Il se sentait perdre peu à peu sa conscience, il ne pouvait que capituler devant son terrible destin. Le froid le recouvrait rapidement, la neige montait sur lui, il attendait l'heure fatidique. Il s'évanouit peu après. Il fit un rêve très étrange. Il est à côté des gens avec lesquels il a partagé ses nuits, et tandis qu'il est accroché et torturé sur une croix un peu comme celles des chrétiens, ces derniers se font massacrer, et lui ne peut que les voir perdre la vie les uns après les autres, disparaître de ce monde dans la pire des morts. Il sait qu'il a la possibilité de les aider, mais il n'ose pas. Il pense que vouloir tenter de les sauver ne ferait que les faire mourir plus vite, encore plus horriblement qu'avant. Il hésite, il ne sait pas, il finit par détourner le regard et fait la sourde oreille, et c'est là que LA voix hurle. C'est celle de Charlotte. Il se tourne vers elle, et la voit se faire découper peu à peu, lentement, terriblement. La colère le prend, il se tort, il essaye de s'échapper de sa prison, mais il ne peut pas. Il crie, il l'appelle la demoiselle pour qu'elle vienne le voir, mais elle n'entend rien. Il pleure à chaudes larmes, il la voit se faire trancher comme un cochon par tous les côtés. Ses bourreaux vont entamer le dernier découpage, le plus horrible, mais Lucas se réveille juste avant. Ce qu'il venait de voir n'était rien d'autre qu'un cauchemar, survenu de son esprit peut-être tordu, cependant, il était bizarrement trempé. Il transpirait, il avait quelques hématomes sur le corps et sentait quelques larmes couler sur son visage, mais rien de très grave. Il essaya de se lever, mais il était menotté, enfin plus précisément ligoté à une chaise d'un bois rare et résistant qui coupait facilement la peau. Il était malheureusement grossièrement taillé, et les quelques motifs qui y étaient représentés n'étaient nul part symétriques. Un petit feu en face de lui réchauffait son corps torse et bas de jambe nu, et était lui aussi bien mal fait. Il était néanmoins utilisable, comme la plupart des objets présents dans l'habitation, puisqu'il ne pouvait s'agir que de ça, inconnu. Il y avait largement de quoi vivre ici : une cuisine avec des équipements de la vieille époque mais probablement encore en état de marche, un salon, où également nombre de jouets et d'objets servant à s'occuper étaient vielleux, et plusieurs portes, sûrement des chambres et des toilettes. Si la logique que Lucas suivait était juste, il ne devait pas y avoir de salle de bain. Le propriétaire de ces lieux devait prendre son bain à l'extérieur, ce qui semblait inconcevable si le blondinet n'avait pas changé de royaume, dans le cas très probable et miraculeux où il aurait finalement survécu à la tempête, sauvé par celui qui le séquestrait désormais dans sa chaumière. Et justement, il semblait être en approche. L'audition du garçon était assez intact pour entendre venir vers la maison des bruits de pas puissants qui se stoppèrent une petite seconde devant la porte d'entrée impossible à voir depuis la position du prisonnier avant de laisser place à un grincement de porte limite chiant, qui se répéta pour indiquer la fermeture de l'ouverture. Les pas reprirent, et la silhouette de l'homme mystère se manifesta. Un premier rapide coup d'œil permit au voyageur de savoir qu'il avait un air et une corpulence de viking. Le visage effrayant, le regard féroce, les dents … jaunis par le temps, une coiffure disposant de plusieurs tresses sur l'arrière et d'un blond digne de celui d'Astérix, surmonté d'un couvre-chef en haut de crâne et décoré par deux grosses cornes comme celles qu'auraient apparemment les diablotins. Des vêtements faits presque entièrement en peau de bête noir, à première vue d'une douceur et d'une chaleur inimaginable. Les muscles qui se présentaient méchamment sur ses bras et son abdomen faisaient peur. Lucas était prêt à se mettre à flipper, mais il gardait étrangement son calme. Il ne semblait absolument pas avoir peur de son ennemi, cependant plusieurs gloussements à répétition témoignaient du contraire. Il sentait très bien que son « hôte » devait être bien plus fort que lui, et ce sur tout les plans. Sauf peut-être en dehors de l'intellectuel. Il devait sûrement s'agir d'un de ces barbares qui ne jurent que par la violence, et ne possède en général aucun réel intelligence. Lucas avait donc une chance de s'en sortir dans le cas où l'homme essayerait de le tuer. Alors qu'il s'approchait lentement de lui en tendant le bras pour l'attraper, le blondinet se mit à lui parler.

«  Dites, vous diriez me dire ce que je fous ici avant de vouloir me prendre ! s'exclama-t-il sans retenu vers son opposant. »

Ce dernier recula soudainement son bras et réprima un soupçon d'horreur, comme si mes mots l'avaient blessé. Il était aussi sensible que ça à de simples mots ? Le garçon n'y comprenait rien, jusqu'à ce que l'espèce de viking se mit à parler. Son discours était quasiment incompréhensible, il employait certains mots que Lucas découvrait pour la première fois. Enfin eut-il achevé de parler, que le garçon tenta de traduire ses paroles. C'était difficile de comprendre, mais le plus important était là, et il n'y avait pas vraiment besoin de savoir ce qu'il voulait dire : cet homme parlait un français soutenu impeccable et sans faute, parsemé de tant de mots complexes et inconnu de la population qui ne soit pas nobles ou riches, ou même extrêmement cultivé, et il avait été blessé d'entendre de tels propos de la bouche du blondinet. Soupirant tristement, ce dernier réfléchit un instant en cherchant précisément ses mots et répéta sa question aussi bien qu'il le put.

«  Dites-moi, messire. Pourriez-vous, s'il vous plaît, et si votre envie de m'embarquer vers un tout autre lieu que celui-ci ne vous survient point de nouveau, m'apprendre la raison, quel qu'elle soit, de ma présence ici ? demanda-t-il. »

Le voyageur ne pouvait pas faire mieux que ça, il en était certain. Le viking refit son air horrifié, mais reprit l'air féroce qu'il avait en arrivant. Il avait sans doute compris qu'il n'arrivait pas à faire mieux que ce qu'il venait de faire. Tout du moins, pour le moment. Il lui déversa de nouveau un flot de paroles mielleux et vite incompréhensible, soulignant qu'il allait l'emmener devant son chef pour lui expliquer la situation et voir ce qu'il adviendrait de lui ensuite, puis il le détacha, et le prit comme un sac de sable avant de le porter pendant plusieurs minutes dans le froid, que le blondinet ne sentait presque pas grâce à la chaleur acquise grâce à la cheminée de la chaumière. Pendant le trajet, le garçon put observer l'endroit où il se trouvait. Malgré la tempête de neige, qui s'était tout de même bien calmé, il distinguait plusieurs maisonnettes, grossièrement construite, mais visiblement bien solide, identiques à celle d'où il provenait, et constituait ensemble un petit village entouré par la neige. Les secousses que lui faisaient son facteur l'empêcha d'en observer plus, et bientôt, il atteignit  une nouvelle maisonnette. Celle-ci était beaucoup mieux faite que les autres, mais on remarquait facilement quelques points du mur mal monté, et la porte semblait être de travers, mais il n'y avait pas de quoi dire que tout risquait probablement de s'effondrer d'un instant à l'autre. L'intérieur n'était pas beaucoup plus soigné que l'extérieur, mais c'était déjà ça. Le centre de la pièce semblait être réservé à des des réunions, ou des trucs comme ça. Lucas gloussa un coup, Face à lui, un homme bien plus impressionnant que son homologue. Protégé de près par quatre hommes eux en revanche pareil à leur camarade, il avait une musculature, et un visage bien plus effrayant, et avait troqué son casque de viking pour une peau de loup polaire. A la venue du voyageur, il avait tourné sa tête vers le sol et semblait en pleine réflexion, mais, du fait que son couvre-chef cachait tout le haut de son corps, il était impossible de s'en assurer. Le viking balança violemment Lucas sur les tapis propres et mal tissés, et lui fit comprendre qu'il n'était ici qu'une simple mouche parmi les éléphants. Lui qui se sentait prêt à les affronter si besoin était, il savait maintenant que son sort serait déjà scellé. Il allait devoir coopérer, au moins quelques temps. Finalement, le puissant guerrier releva la tête vers le blondinet, et l'avisa un instant du regard, avant de déverser comme l'autre un tas de mots plus soutenus les uns que les autres, que le garçon avait du mal à identifier, mais il arriva tout de même à en faire une traduction à peu près potable. Le grand monsieur lui expliquait qu'ils pensaient qu'il s'agissait d'un voleur d'un certain village nommé … Folt'Haire ... venu leur subtiliser leur dictionnaire, leur bien le plus précieux sur tout Dreamland. Jusqu'ici, il y avait de la logique, ou presque. Comment était-ce possible de considérer un mec frigorifié et en maillot de bain comme un voleur ? Là, il y avait de quoi se poser des questions sur leur intelligence, mais après tout, ils avaient raison de se méfier : n'importe qui peu être un de ces hommes faibles mais malfaisants. L'homme poursuivit son discours. Ce qu'il disait semblait complètement ahurissant : ils étaient d'accord pour le laisser en vie, mais à une condition, celle de réussir à les divertir en participant à divers jeux. Lucas était forcément surpris. Que pouvait-il bien leur répondre ? Une idée, et vite ! L'électrophobe avait l'impression de les vexer plus que tout en réfléchissant à sa réponse, cependant, il ne pouvait pas leur dire oui maintenant. Il ne savait même pas ce qu'était ce dictionnaire, point de départ de la situation dans laquelle le blondinet se trouvait maintenant, ce qui le différenciait des autres. Mais il devait répondre, maintenant. Il choisit soigneusement ses mots pour réussir à leur parler sans trop les brusquer, et prit la parole à son tour.

«  Chers messires. Sachez tout d'abord, et avec mes plus sincères sentiments, que je ne fais aucunement parti de ce groupe malveillant et dégradant que celui des voleurs. Sachez ensuite que je serais honoré de vous divertir autant qu'il m'est possible de le faire, cependant il m'est important de souligner que des amusements ne le serait point si j'étais dans l'obligation d'y participer seul. Quel avis possédez-vous sur la proposition ? déclara-t-il. »

Tous firent la même grimace que l'autre à l'annonce de ses mots, comme s'ils étaient les plus grands des parleurs. Ils devaient redescendre sur terre, quand même. C'était des vikings, pas des bons petits nobles vivant cloîtré dans leur village enneigé ! Faire avec était cependant la seule solution. Ils semblaient carrément accroché à leur style de langage complètement différent de celui de Lucas. Ce dernier en avait marre de devoir parler le mieux possible pour leurs petites tronches, sachant qu'au maximum de la connaissance dans le domaine du blondinet n'était, visiblement, pas encore convenable pour eux. Ils se ravisèrent heureusement quand l'hôte du garçon souligna qu'il ne pouvait pas faire mieux, et qu'il avait pourtant fait des efforts. Le chef avait l'air en colère, mais il semblait loin d'être prêt à sauter sur le voyageur, tout comme les gardes. Le grand homme se donna un instant de réflexion en replongeant son regard vers le sol, puis le releva, et lança un nouveau discours à l'attention de son hôte. Il était apparemment d'accord, et ordonnait à son camarade d'emmener le garçon avec lui et quelques autres guerriers pour trouver des partenaires potentielles de Lucas dans les évènements à venir. Il ajouta avant de prendre congé de son soldat qu'il devait sûrement y avoir d'autres personnes comme Lucas dans le coin, sûrement engagé par les Folt'Haire pour venir récupérer le dictionnaire. Mais que pouvait-il bien avoir pour être si convoité ? La question ne put être posé, car le blondinet dût se taire durant la totalité du voyage à travers la neige, heureusement couvert cette fois par des vêtements chauds en peau de bête, qu'il devait porter pour ne pas mourir en chemin. Plusieurs trajets furent pris par la troupe, emmenant le voyageur qu'ils avaient seulement ligoté par les poignets avec eux. Après une bonne demi-heure de marche, la marche fut stoppé. Non loin, paraît-il, un lac gelé les attendait. Lucas avait eu raison tout à l'heure, s'il y avait de l'eau, ce ne serait plus qu'un immense bloc de glace. Plutôt fragile selon les hommes, ils préférèrent le contourner pour plus de sécurité. Cependant, un détail retint leur avancée. Au loin, des formes marchaient vers eux. Sans même chercher à savoir de quoi il s'agissait, la troupe se camoufla rapidement sous la neige, et emporta le garçon dans leur cachette. Ne restait qu'à attendre que leur proie se présente à eux. Et l'attaque eut beaucoup plus d'efficacité qu'ils ne le pensèrent. En effet, deux d'entre eux, une fille et un viking bien différent de ceux avec qui Lucas se trouvait s'était retrouvé sur le lac gelé par la faute de ce dernier, et risquait maintenant de se retrouver dans l'eau froide, dans le cas où il y en aurait en-dessous d'eux, du fait que la glace commençait méchamment à se fissurer et rapidement à se fendre en deux sous leurs pieds. Il fallait leur venir en aide, et vite ! Malheureusement, les vikings corné étaient préoccupés par la présence de ces voyageurs, et leur posait tout un tas de questions inutiles, sauf s'ils n'étaient encore aussi intelligent que leur chef pour savoir qu'il s'agissait presque sans aucun doute des envoyés des Folt'Haire dont l'un de leurs membres étaient à leurs côtés. D'après l'un des voyageurs, il ne pouvait assurément pas être des créatures des rêves ou des cauchemars vu leur accoutrement, il cherchait le dictionnaire dont avait parlait le chef durant leur rapide conversation. Ils semblaient prêt à leur remettre le viking, semble-t-il, la progéniture du chef des Folt'Haire. La proposition était fort alléchante, et l'hôte de Lucas accepta avec une condition simple : ils s'emparaient d'eux. Lucas n'avait cependant aucun regard sur la capture. Le duo en danger avait été laissé seuls pour l'instant. Le blondinet devait aller les sauver, et moins pourrait-il se dire qu'il a accompli une bonne action cette nuit. Mais comment faire pour les aider ? La solution lui vint bien vite dans la tête. Il sortit de sa cachette d'où il était uniquement surveillé par un garde, s'élança vers le lac en touchant ses mains paume contre paume en balançant sa phrase d'invocation habituelle.

« Laurent ,par le pacte qui nous lie,  je t'invoque ! s'écria-t-il. »

Un flash se produisit entre ses mains, et il sentit ses fils sur son corps. Il indiqua par un geste un peu spécial à l'invocation de diriger les fils vers ses pieds, et de les envoyer en ligne droite et aussi vite que possible vers les deux personnes qui survivaient sur la glace comme ils pouvaient. L'action se fit, et rapidement les fils se rendaient vers la demoiselle et le viking. Les fils frottaient sur la peau de son invocateur, et lui provoqua quelques traces de brûlures, lui arrachant une grimace de douleur, mais il arriva à les supporter. Le viking gardien sortit à la suite de son prisonnier, et l'attrapa rapidement le garçon pour l'empêcher d'aller plus loin. C'était parfait. Ne restait plus qu'à laisser que les deux voient les fils et les agrippent pour se sortir de leur pétrin.

« ... »

Finalement, son aide avait été complètement inutile. Elle était étrangement remonté à la surface avec son viking abruti et des bulles les avaient enveloppés pour les faire sortir de l'eau. L'autre viking avait traîné Lucas sur le sol neigeux, l'éloignant avec ses fils qui le suivaient presque avec obéissance. Il révoqua alors Laurent, qui n'avait plus aucune utilité, et laissait faire la suite des événements. Il n'était qu'un prisonnier, encerclé par des geôliers qui le valaient au double, le pauvre invocateur ne pouvait donc rien faire. Son sort attendait sagement de se dévoiler à lui, tandis que les trois autres voyageurs étaient de leur côté attaqués de tout parts par les vikings. Je ne pouvais que les encourager à survivre ...  
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyLun 29 Sep 2014 - 22:02
Bien sûr que ça a dégénéré, ça ne pouvait que dégénérer. Et Clem le savait depuis le début. Ils étaient partit la fleur au fusil et la bite à la main, persuadé de terminer cette mission en moins d’une nuit comme les gros glandus qu’ils étaient tous. Si les rênes de l’opération avaient été laissé à Clem, il aurait déjà commencer en virant tous ses guignols. Des voyageurs comme il y en avait des milliers à Dreamland qui s’imaginaient qu’il suffisait d’avancer tout droit en parlant de la pluie et du beau temps, de tancer quelques baffes de temps à autre devant les obstacles et pouf, l’histoire se finissait bien.

S’il avait été tout seul, Clem aurait mit à profit tout son entraînement dans le royaume de l’agoraphobie qui, pendant plus d’un an, lui avait appris à gérer ce genre de situation. Quand l’ennemi était de façon aussi évidente, complètement supérieur en force et en nombre, on n’allait pas chez eux en ligne droite en habillé en robe de chambre comme était froqué la moitié de leur groupe.

Déjà, Clem aurait mit à profit le temps non limité qu’ils avaient pour remplir la mission afin de repérer le terrain et les conditions de vie du royaume. Il aurait étudié les reliefs du terrain, la météo et la lumière afin de déterminer comment il pourrait devenir invisible dans un tel paysage en quelques secondes avec l’équipement approprié. Il serait venu ensuite la nuit suivante avec la tenue adapté (couleur gris/bleu et suffisamment chaude pour éviter l’hypothermie). Il se serait ensuite approché du village ennemi par le chemin le moins évident (en clair, pas par un chemin) et aurait rampé le long des dix derniers kilomètres. A huit cents mètres de l’objectif, il aurait fait une pause d’un quart d’heure tout les cent mètres pour épier avec tous ses sens l’objectif et ses alentours. Est-il utile de préciser qu’il y serait aussi allez la nuit ?

Cela peut paraître excessivement lent comme méthode mais dans le cas présent il n’aurait pas eu vraiment le choix. Bien sûr, s’il avait eu un commando d’agoraphobe avec lui comme au bon vieux temps, le tout prendrait bien, bien moins de temps. Un guetteur, un autre brûleur de distance et un cloneur suffiraient ; au minimum.

Il s’en voulut de ne pas avoir tenté de mettre en place cette procédure d’approche. Il savait qu’il y avait de très faibles chances que ses compagnons (voyageurs ou viking) ne possède pas la subtilité nécessaire pour accepter une approche aussi laborieuse mais il aurait du tenter le coup, puis partir de son côté (même si la lenteur de sa stratégie aurait obliger cette dernière à laisser en premier lieu la probable tentative de ses camarades). Il s’en voulait d’avoir été piégé en même temps que son groupe par les Kronen’Bourg alors qu’il s’imaginait avoir encore le temps de mettre, au moins, en place un semblant de stratégie. Il avait légèrement sous-estimé la zone où le danger pouvait commencer. Première erreur et déjà la fin du match. Il y avait peut-être le moyen de se rattraper mais il allait falloir la jouer serré. Eviter de prendre des risques inutiles et exacerber la patience de leurs adversaires ; qui avaient furieusement l’avantage pour l’instant.

Et le moins que l’on pouvait dire, c’est que pour l’instant ce n’était pas vraiment cela. Certes, Kala avait réussis à marchander la vie de Shana. La capture du fils du chef viking était peut-être inévitable (de toute façon c’était ça ou la baignade mortelle). La leur aussi d’ailleurs. Leur situation était plus que précaire mais Shana trouva tout de même judicieux (qu’est-ce qu’on avait dit sur les voyageurs impulsifs qui sous-estimaient leurs adversaires ?) d’attaquer leurs nombreux adversaires qui venaient juste de se faire à l’idée d’avoir des prisonniers. Après avoir maîtrisé Shana avec la rapidité qui caractérise ceux qui ne sont pas vraiment au même niveau que vous, Clem et Kala furent aussitôt sur la sellette des regards inquisiteurs des Kronen’Bourgs. Ces derniers étaient en pleine discussion pour savoir s’il fallait exécuter tous les prisonniers pour les punir de leur tentative évasion avortée. Enfin pour qu’il y ait une discussion il faut d’abord avoir un groupe fédérant une idée et l’autre son contraire. Là ils se mettaient juste tous d’accord pour les massacrer sommairement. Après avoir adressé une malédiction silencieuse à Shana, Clem tenta de concentrer au maximum son pouvoir afin de s’échapper par la voie des airs quand un coup de manche sur le crâne le fit voler dans la neige.

Trois secondes avant le massacre intégrale du groupe, Une voix puissante et impérieuse arrêta net l’activité viking. Clem aurait juré entendre après ce son des oiseaux s’envoler et des congères tomber des branches de sapin. Ce qui se passa en tout cas, ce fut l’arrêt momentané de son cœur pendant un ou deux battements ; il connaissait Cette voix. C’était à la fois la meilleure et la pire nouvelle de la journée.

Le Propriétaire de La voix s’avança au milieu des vikings et commença à discuter avec eux. Le niveau de langage de ces derniers étaient haut mais il n’était pas comparable par rapport au Sien. Sa voix montait et grondait comme un tribun et la moitié des mots qu’il usait provenait d’un dictionnaire oublié depuis longtemps. Très rapidement, son charisme (et vraisemblablement le statut qu’il avait déjà chez les Kronen’Bourg) gagna le cœur et les avis de la patrouille fomoirée.

L’objet de la discussion portait sur le sort des prisonniers. Là où tous les vikings s’étaient mit d’accord pour les exécuter, La voix les avait arrêté et engagé le dialogue afin de les convaincre de les amener à montrer les prisonniers à Erudit Suprême. Tous étaient d’accord, emporté par Le propriétaire de la voix, sauf un.

« Personne ne t’as donné le commandement de cette escouade, Kodiak ! Les prisonniers ont tenté de se soustraire à notre garde. ON NE SE JOUE PAS IMPUNÉMENT DES KRONEN’BOURG ! MOI, SKRIV AUX GANTELETS D’ACIER, JE REFUSE QUE QUICONQUE À DREAMLAND PUISSE S’IMAGINER QUE NOUS PUISSIONS FAIRE PREUVE D'UNE QUELCONQUE FORME DE FAIBLESSE ! »

« Les prisonniers périront. »
finissa t-il après avoir repris son souffle.

Les deux protagonistes étaient le centre de tous les regards. Le propriétaire de La voix considéra Skriv un court instant avant de retirer ses lunettes. A la suite de quoi il lui envoya un coup de boule absolument monumental. LÀ, Clem entendit des oiseaux s’enfuir et de la neige tomber des branches d’arbres. Le dénommé Skriv s’écroula comme le ferait un tronc d’arbre. Tout le monde s’était tu maintenant et regardait le propriétaire de La voix. Ce dernier s’approcha du carré des prisonniers et s’arrêta particulièrement sur Clem. Après lui avoir lancé un sourire gigantesque, il lança sur l’agoraphobe un poing de la taille d’un obus en plein dans le ventre. Clem fut projeté en arrière en rejetant tout l’air contenu dans ses poumons. Quel enfoiré ! Il frappait beaucoup moins fort dans le monde réel, et jamais dans le bide !

« Conserver les sous bonne garde et emmener les. Nous retournons au village. » lança t-il.

Quelqu’un aida à relever Clem jusqu’à ce que ce dernier puisse marcher tout seul. Il se mit au niveau de Kala et de ses autres compagnons avant de leur glisser.

« Je ne sais si c’est une bonne ou une mauvaise chose pour nous mais je vous présente mon beau-père. »
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyVen 28 Nov 2014 - 18:04
Pourquoi, bordel de merde ? Pourquoi rien ne pouvait se passer comme prévu ? C'était injuste pour les personnes comme moi, qui voulaient que tout roule comme sur des roulettes, comme des patins qui glissaient sur la glace, comme une main d'un homme qui glissait sur le corps de la fille avec qui il était en train de pratiquer le coït du cou jusqu'à son entrejambe, comme... M'ouais, on avait compris. Mais bon, pour comprendre une idée, rien de mieux qu'une version imagée. Car la majorité des gens comprenaient le sens de ce qu'on était en train de dire avec des images, et non seulement par des mots simples. Le fait que nous, humains, à vouloir se former des images dans notre cerveau pour comprendre les choses ne datent pas d'hier. Et je n'allais pas faire un cours d'histoire, ni un cours théorique sur la représentation visuelle dans le cerveau humain. Alors à quoi ça rimait franchement ?

A rien.

Vouloir nous capturer nous mettait tout simplement dans une position de défense et de survie. Se faire capturer touchait notre intégrité physique : allions-nous seulement se faire capturer ou allions-nous se faire violer, frapper, lyncher... Puis se faire capturer ? Tout portait à croire que notre corps allait subir des dommages et notre cerveau activait automatiquement ce truc qu'on appelait... Euh, comment déjà ? Ah oui, instinct de survie. Une poussée d'adrénaline, une volonté qui s'installait partout dans notre esprit avec ces mots qui se répétaient sans cesse : « ESPOIR DE VIVRE ». Mais. Mais mais mais mais mais. Quand on savait que toute tentative était vaine fasse à des PUTAINS DE VIKINGS MERDE, balèzes avec des muscles qui pesaient encore plus lourd que le poids d'une baleine (dont ledit poids ne les gênaient nullement), quand tu savais qu'il fallait te rendre à l'état d'une merde sans nom et qu'il fallait te laisser faire, ben fallait faire.
Sauf que, bien sûr, ce n'était pas le cas de la gentille, mignonne et très bonnasse Shana. Bon, fallait avouer qu'elle avait les balls pour se friter avec du viking. Mais bon, fallait avoir plus que ça, plus que des balls. Parce que vu la facilité avec laquelle un viking a pu la terrasser, fallait avoir carrément une bite en or massif pour les faire tomber à terre. Et encore, pas dis que ça leur ferait quelque chose.

M'enfin, maintenant que Shana avait essayée de lever la main sur un des membres du groupe des guerriers nordiques, maintenant ils voulaient carrément nous buter. AH MAIS OUI, C'ETAIT COOL DE BUTER DES GENS ! ALLEZ, ON LES BUTE PARCE QU'ON EST DES PUTAINS DE THUG, C'EST TROP SWAG ! +3000 EN CHARISME !
Bande de tarés. Maintenant, Clem et moi étions encerclés par un troupeau de bodybuilders badass, prêts à nous... Zigouiller. Ouais, on allait mourir là. Maintenant. C'était tellement évident que c'était... Drôle. Ouais drôle. L'inconscience avec laquelle je m'étais rendu face à la mort me faisait rire. A quoi j'avais pensé en prenant cette mission ? A la brunette secrétaire ultra bonne ? Les 300 EVs que j'aurai pu empocher ? Mais mec, les risques t'en faisais quoi ? Je n'en avais rien fais, je m'en étais battu les couilles. Et voilà à quoi j'avais eu droit : un massacre en masse de nous, pauvres Voyageurs, en bonne et due forme. On pourrait s'échapper par la voie des airs mais ce serait vain, ils avaient probablement (en fait, c'était sûr et certain) une détente de ouf et ils pourraient nous attraper en vol si j'avais créé une bulle. Je voyais que Clem se concentrait, sûrement pour créer son trou de vers chelou et je voyais en ça une lueur d'espoir. J'avais approché ma main vers la sienne pour l'attraper et m'embarquer avec lui mais il reçut un coup sur la gueule, coup qui le fit atterrir un mètre plus loin. Fuck. Là, c'était mort, on était mort.

Quelqu'un avait gueulé. Ce quelqu'un fit stopper toute activité de la part des vikings et le silence se fit. Les vikings s'étaient retournés vers le propriétaire de la voix. Il s'avança vers nous et parla avec les guerriers. Une retranscription de leur discussion était impossible, tellement leur niveau de langue n'atteignait même pas la pâle et triste copie du mien. La brume s'était levée, je ne voyais pas grand chose mais ce que je voyais parfaitement, c'était ses lunettes de soleil. C'était Ed ? Cet enculé de fils de pute ? Sérieusement ? Pourquoi presque à chaque fois que j'étais à Dreamland, je devais le voir ? Mon destin de Voyageur était-il lié au sien ? Bullshit de merde. Mais quoi putain, j'avais la poisse ou quelque chose comme ça ? Parce que c'était tout, mais alors tout, sauf de la chance. Je préférais me trucider par ces vikings que me faire secourir par ce fils de pute. Mais en même temps, en même temps... Était-ce vraiment lui ? Il n'avait que des lunettes de soleil. Mais bon, pour moi, ça constituait une putain de preuve indéniable. Il discutait à propos de notre sort et semblait avoir réussi à nous faire épargner. Mais il y en avait un du groupe, un certain Skriv qui voulait nous buter. Eh ouais, fierté de viking. Et il avait la rage en lui putain, il voulait vraiment nous massacrer. Mais il se reçut... Un énorme boulet de canon dans le bide, qui le fit tomber. A la force avec laquelle ce lunetteux de... De Kodak il me semblait l'avait terrassé, me disait que Ed ne pouvait pas avoir une telle force. Ou si, peut-être. Mais bon, on s'en foutait. Car la brume s'en était allée et ce n'était clairement pas Ed. Il ne me disait rien. Mais pourquoi nous aidait-il ? Parce qu'il avait pitié de nous ? Sûrement, je ne vois que ça.

Il se rapprocha de nous encore plus, en particulier de Clem qui s'était relevé auparavant et lui donna un obus dans le bide qui le fit s'envoler carrément derrière moi. Je regardais le mec, je regardais, je regardais le mec, puis je regardais Clem. PUTAIN. On était encore tombé sur un taré de merde. Un des vikings aida (de manière assez violente quand même) Clem à se relever et ce dernier revint vers moi. Entre temps on avait ramené Skraëling et Shana vers nous également, que j'avais totalement oublié en fait. Clem nous annonça que le mec aux lunettes, c'était...


« Je ne sais si c'est une bonne ou une mauvaise chose pour nous mais je vous présente mon beau-père. »

ET BEN PUTAIN. Double-combo. Mais j'avais un rapport de merde avec les Free ou quoi ? Je n'allais pas l'aimer son beau-père.

« Je ne vais pas l'aimer ton beau-père. »

Clairement. Et je ne ferai plus aucune remarque à propos de lui. Parce que j'en avais ma claque. Je boudais. On me poussait avec violence. J'avais failli sortir un doigt mais je m'étais tout de suite dis qu'il ne valait mieux pas. Enfin pas tout de suite. Quand on aura récupéré le Dictionnaire.

Au passage, on récupéra un blondin qui s'était également fait capturé. Je l'avais reconnu, enfin j'avais déjà vu sa gueule lors du Tournoi par Équipes à Mirage Space, il s'était battu contre Clem et Dan. Haha, c'était drôle, on avait une p'tite frappe dans notre équipe, c'était génial... On pouvait pas avoir, je sais pas moi, l'autre sourd de Jacob ? Au moins en force offensive, on aurait eu du level. Mais non. C'était tellement génial cette mission. Plus jamais, plus jamais je referai ce genre de mission. Ou pas. Je n'allais pas lui parler, et même s'il voulait me parler, je lui répondrai avec le vent de mes pets.

Jolie ellipse narrative. Et oui.

On avait marché une trotte, dans le froid et la neige. Mon kimono ne me tenait plus chaud du tout (de toute façon, il ne m'avait jamais tenu chaud mais je me persuadais qu'il l'avait fait) et je ne sentais plus mes orteils. Je zieutais rapidement nos gardes du corps et je m'étais surpris à en voir 3-4, voir 5 à se balader torse nu, sans voir la moindre gêne. Bande de tarés. Le village des Kronen'Bourg était semblable à celui des Folt'Haire, à des détails près comme leurs tavernes, dont leur toitures arboraient étrangement les couleurs de la marque de bières. A croire que c'était fait exprès.
On nous emmena dans une sorte de tente avec des barreaux partout et on nous jeta tous à l'intérieur, y compris le blondin. Je me rapprochais de Clem qui était en train d'agoniser ou de se plaindre et j'attendis qu'il me dise un truc pour lancer la conversation. Parce qu'avec le froid, j'avais tellement la flemme de lancer une discussion.



On avait aidé Skriv à marcher durant tout le trajet. Arrivé au village, il marcha tout seul jusqu'à sa taverne. Il la considérait comme sienne car c'était là où il allait pour se vider l'esprit et pour boire jusqu'à son saoûl. Et surtout quand quelque chose le tapait sur le système. Et ce quelque chose, c'était Kodiak.

Il ouvrit les portes avec force, manquant de peu de les arracher. Il partit s'asseoir à sa table habituelle, celle qui était réservé pour lui, toujours avec une fille de joie assise près de lui pour qu'il puisse se détendre. Cette fille de joie, à qui on avait prévenu de loin de l'arrivée de Skriv, pleura un peu, déprimée de voir et toujours ce guerrier certes farouche, mais violent et brutal. Elle sécha rapidement ses larmes et se mit à sa position habituelle. Skriv s'était assis, lui ordonna de se lever pour qu'il puisse mettre une de ses mains sous ses fesses. Il commanda une énorme chope, sa consommation habituelle. Il la but d'une traite et commanda une autre. Un des vikings du bar alla le voir et posa ses fesses à lui sur un tabouret en face du guerrier mécontent.

« Que t'arrive-t-il donc, Skriv, raconte moi tes malheurs et tes préoccupations. »

Skriv, qui avait encore bu d'une traite sa deuxième et qui allait consommer sa troisième lui raconta ce qu'il s'était passé. Triste histoire pour Skriv. Dure journée.


« Ce Kodiak... Jamais je ne me suis fais humilié d'une telle manière, devant mes hommes ! Je le hais au plus haut point ce con ! »

« SKRIV ! TON LANGAGE ! Si un autre guerrier de la tribu t'entendait, tu ne pourras plus jamais te délecter de cet hydromel ! »

« Je m'en contrefous Kirian. On n'insulte pas le grand Skriv aux Gantelets d'Acier ! Je lui ferai payer pour l'affront qu'il m'a fait subir, tu m'entends ! Il regrettera le jour où il a posé l'empreinte de son pied sur la neige qui recouvre le sol de notre village. Personne ne fera plus ça, et il souffrira comme il n'aura jamais souffert. TU M'ENTENDS KIRIAN ?! »

« Oui, malheureusement... Aïe. »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptySam 10 Jan 2015 - 22:19
J’avais lancé l’offensive… J’avais lancé l’offensive, donc tout était de ma faute. C’est aussi simple que ça. Maintenue au sol par un des vikings, je pouvais très bien voir Kala et Clem encerclés par ces idiots en peau de bête. J’essayai en vain de me sortir de cette situation pour aller les aider, mais… C’était totalement inutile. Mon assaillant tenait mes deux poignets avec une seule de ses grosses mains poilues. Autant dire que j’avais plutôt l’air d’une allumette à moitié nue en comparaison. Ce qui ne m’empêcha pas, néanmoins, de l’insulter de tous les noms, en donnant des coups de pieds dans le vide. Je me fis plus mal qu’autre chose, mais au moins, je ne le laisserai pas écraser ma fierté. Comment ça c’était déjà fait ?

Soudain, une puissante voix se fit entendre dans la vallée enneigée. Une vois si puissante que tout le monde arrêta de bouger et leva les yeux en l’air pour voir d’où cette voix pouvait provenir. Comme si la personne allait tomber du ciel quoi… J’aperçus des oiseaux s’envoler à tire d’ailes, tandis qu’un homme sortait des bois. De la position dans laquelle j’étais, je n’arrivais pas à bien le voir, mais j’entendis parfaitement ce qu’il dit à l’autre viking qui menaçait Clem et Kala. Le langage du nouveau venu était presque plus soutenu que celui des vikings, aussi n’en compris-je pas un mot, en dehors du fait qu’il semblait vouloir nous aider. Difficile à dire. En tout cas, l’autre viking ne semblait pas ravi de voir l’autre et entreprit de se faire entendre dans un langage indigne de son peuple.

Je ne pouvais toujours pas voir grand-chose, mais j’aperçus tout de même le viking se mettre à voler sur une certaine distance dans la neige, avant de presque perdre conscience. Hein ? Le mec était plus fort qu’un de ces balourds de géants des neiges ? Je poussai un cri de terreur en voyant alors Clem se mettre à voler à son tour, et s’écraser lamentablement dans la neige. Mais ne venait-il pas de dire qu’il ne voulait pas nous tuer ? Après ça, il donna l’ordre de nous mener au village sous bonne garde. Le viking qui me retenait me remit debout et me poussa vers mes compagnons. Clem avait été remis debout et tenait difficilement sur ses jambes, mais il réussit tout de même à nous présenter l’homme qui venait de le frapper. Son… Hein ? Mais… Son beau-père, genre, Yoan ? Mais qu’est-ce qu’il foutait là ? Je jetai un œil vers lui, et à mieux y regarder, je le reconnus en effet…

J’ignorai ce qu’il me passa par la tête, mais je me mis à courir vers lui pour le frapper à mon tour. On ne frappait pas le frère de mon ami avec impunité. Toutefois, je fus très vite bloquée par un viking, le même que celui qui m’avait plaqué au sol évidemment, qui me jeta sur son épaule comme un vulgaire sac de patates.


« Hey ! Lâche-moi sale brute ! Me touche pas ! Je te l’interdis ! Oh tu m’entends ! »

Je continuais de me débattre pendant un moment…

J’ignorai combien de temps nous venions de marcher. Enfin, pas moi à vrai dire… J’avais fini par me calmer, toujours en travers du dos de l’autre abruti, le menton posé sur ma main et tapotant son dos avec impatience en regardant mes camarades. Qu’allait-il nous arriver ? C’était difficile à dire, mais je craignais le pire… Avec un peu de chance nous arriverions à nous réveiller à temps pour quitter Dreamland avant qu’il nous arrive le moindre mal… ? Nous arrivâmes bientôt au village. J’observai les alentours. C’était un village assez semblable à celui des types pour lesquels on travaillait. J’aperçus des types torses nus. Encore plus tarés que ce que je pensais. Ils nous conduisirent près d’une tente. Ils firent entrer les trois gars qui m’accompagnaient, plus un autre péché en chemin. Il sortait d’où lui d’ailleurs ? Puis notre cher ami Skraëlin. Je les vis entrer dans la tente.


« Hey, vous allez me poser, oui ? Je commence à avoir des crampes là… »

Le viking répondit à ma demande… Avec moins de douceur que ce que je pensais… Il me jeta sans ménagement dans la tente, et j’atterris sur les gars qui s’écroulèrent sous mon poids. Sonnée, je relevai la tête pour insulter le type, mais il avait déjà refermé la tente. Je me relevai en m’excusant auprès de Kala et Clem, puis regardait autour de moi. Nous étions dans une simple tente, meublée au minimum, et probablement gardée par plusieurs de ces crétins poilus. Je me tournai vers mes compagnons.

« Bon on fait quoi maintenant ? Ton beau-père va nous aider ou pas ? Et puis d’abord qu’est-ce qu’il fait là ? »

Tellement naturelle… Comme si ce n’était pas de ma faute si nous étions dans cette situation… Je me tournai vers celui que je ne connaissais pas.

« Salut, je m’appelle Shana, et tu es… ?
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyJeu 23 Avr 2015 - 16:14
Tandis qu’ils étaient emmenés dans le village de leur ravisseur, Clem essayait de déterminer si la présence de Yoan parmi lesdits ravisseurs était une bonne chose ou non. Il ne connaissait pas le visage que montrait son beau-père à Dreamland mais si jamais ce dernier était une version exagéré de celui qu’il connaissait dans le monde réel, ils avaient du souci à se faire. Viré de l’armée pour avoir fait sentir à son supérieur que lui et son poing n’appréciait pas les officiers, Yoan gagnait maintenant sa vie en s’introduisant de force chez des criminels, fusil à pompe de police au poing : l’archétype même de personne avec qui il ne faut pas mieux déconner. Loin d’être une brute sans cervelle, Yoan avait également écrit et publié un livre qui, s’il n’avait pas dépassé les quatre chiffres de vente, faisait le bonheur de l’intelligentsia française tant le niveau de langue utilisé était cryptique. Un cerveau acéré dans un corps d’ours polaire, Clem n’était finalement pas étonné de trouver son beau-père parmi les membres d’une tribu viking voleur de dictionnaire.

Ils arrivèrent finalement au village, ce dernier donnait l’impression que les Kröne’n Bourg s’apprêtaient à subir un siège de la part des éléments déchaînés d’Hyldren, de sa population animale ou de la tribu des Folt’Haire voir des trois à la fois. Le mur d’enceinte fait en bois était sertit de plaques de fer et où les rares interstices laissaient pointer des harpons monstrueux. Tout le monde était armé aussi, les hommes, les femmes, les enfants, les chiens… c’étaient tous des putains de vikings. Soit la situation était grave, soit c’était une journée parfaitement normal pour eux, impossible à savoir tant tout dans ce royaume donnait l’impression que la hache faisait traditionnellement partie de la tenue locale au même titre que le pantalon et la barbe (mais fi du haut, vive les pecs).

« Honnêtement, je n’en sais rien, commença à répondre Clem à Shana une fois qu’ils furent déposé dans une tente, certainement avec une garde au dehors, autant il pourrait nous foutre dehors à coup de pied au coup, autant il pourrait nous obliger à affronter tout le village une main attaché dans le dos. Tout dépendra de ce qui lui passera par la tête en premier. »

L’appréhension de savoir ce qui allait leur arriver fit oublier à Clem la deuxième question de la voyageuse, mais il aurait certainement répondu qu’il aurait été étonné qu’Hyldren ne disparaisse pas de la carte dreamlandienne une fois que Yoan ait arrêté de devenir un rêveur. L’agoraphobe s’était souvent dit que son beau-père était née à la mauvaise époque. Il aurait tellement été plus à sa place à étrangler des mammouths à main nue ou à étriper des gladiateurs dans une arène greco-romaine. Clem frissonnait à l’idée de le voir en action sur Dreamland, avec un pouvoir meurtrier et très certainement un artefact de destruction massive.

Ils attendirent un certain temps, psychotant tranquillement (en tout cas pour Clem) sur le sort qui allait leur être réservé quand Yoan déboula sous la tente, tout sourire. Clem y vit une promesse de sang, de carnage et de malheur…

« Bon, les autres gars ont cherché quantité de moyen originaux de vous mettre à mort. On est allé de l’éviscération à la fourchette à l’écartèlement laminaire. Mais par égard pour l’autre crevette présente avec vous,  j’ai été plus originale que les autres et vous ai obtenu l’ordalie. Allez suivez moi ! »


Assez abasourdis par ce mélange d’indifférence et d’enthousiasme, Clem fit la seule chose sensée et suivit son beau-père à travers le village où les voyageurs furent curieusement applaudit par une partie des habitants venu les rencontrer. Clem avait peur qu’ils reçoivent là le genre de considération habituellement réservé aux participants des sacrifices rituels et l’avenir ne lui donnera pas tout à fait tord. Tout en continuant de leur montrer la voie, Yoan leur présenta leur futur à brève échéance.

« En gros les petits jeunes, on vous a préparé trois épreuves aussi amusantes que mortelles, si vous en ressortez vivants, on vous laisse la vie sauve, et si vous en réussissez au moins 2, vous pouvez soumettre une requête au chef du village, elle est pas belle la vie ? »

Avant que Clem eut le temps de demander à quoi ils auraient droit s’ils parvenaient à remporter les 3 (plus par curiosité que par ambition, il craignait le pire concernant ces épreuves), le quatuor arriva à la sortie du village, des gradins avaient étés installés avec une célérité toute onirique et plusieurs véhicules attendaient leurs propriétaires au début d’une piste taillée dans la glace et les collines et dont des drapeaux rouges permettant une orientation facile de la trajectoire à prendre, à défaut d’une trajectoire facile à suivre.

En guise de véhicule, il y avait un traîneau gigantesque dont débordait plusieurs vikings vaguement surarmés et conduit par plusieurs chiens tenant plus du Grand Loup mythologique que du caniche. Les rênes étaient tenues par le dénommé Skriv, à l’air aussi patibulaire qu’une porte de prison. Était également présent une moto titanesque sur laquelle s’asseyait Yoan. En même aucun des voyageurs n’avaient un gabarit assez grand pour tenir les deux guidons à la fois, largement espacés.

Ne restaient plus qu’une sorte de buggy tubulaire, là encore de taille assez conséquente, comprenant deux sièges à l’avant dont un conducteur ainsi que d’un coffre à ciel ouvert à l’arrière style pick-up. On avait disposé une grosse caisse d’arme à côté, manifestement pour que les voyageurs se servent avant de monter sur leur véhicule. Clem comprenait qu’ils allaient avoir droit à une course aussi dangereuse que dynamisante.

« Des règles particulières ? » s’enquit-il tout en anticipant une cruelle absence de ces dernières, notamment au niveau de la sécurité de ses participants.
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MessageSujet: Re: Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost) EmptyVen 8 Mai 2015 - 15:56








Voilà des heures que je végète dans la neige. A chaque pas, j'ai l'impression d'en trainer tous les pans qui s'étalent sur les montagnes alentours à la seule force de mes genoux. Avec ça, des rafales qui freinent mon nez en brise-glace. Je progresse sans jamais que l'horizon ne se décide de poindre. Du surplace, je dois faire du surplace. Et à force de ramper, j'y trouve une source d'amusement. J'esquisse un rythme dans une temporalité qui me semble pourtant figé. Dans cet espace tout blanc, c'est moi qui commande. En plus de mon jean, j'ai cette cape rapiécée que je m'échine à enrouler autour de mon torse rendu bleu par le froid. Les flocons, rendus si épais, se mettent à s'agglomérer à mes cils. J'avance avec ce voile entre moi et le reste. Et j'ignore s'il se sont écoulées des heures ou quelques bribes, mais arrive ce moment où je tombe nez à nez avec de hauts remparts de bois. De là, je me mets à les longer à la recherche de la lumière, de la chaleur. Ce que je pris pour deux troncs sciés se met à se mouvoir dans ma direction, on m'interpelle. Saisi par la peur, le sang afflux dans mes jambes et je me jette dans une course folle en vue de me détacher de leur filature. Je me contente de longer la barricade. Hors de question pour moi de laisser derrière un oasis pareil. Opérant d'adapter mon pas aux aspérités du terrain, je me retrouve à bondir comme un lièvre, soulevant d'épaisses gerbes de poudreuse à chacun de mes passages. J'halète comme une biche. Soudain, un de mes bonds ne trouve jamais de réception. Ou plutôt, une qui soit plus brutale que je ne l'aurais attendu. Et se rabat sur moi un couvercle qui scelle la lumière.

Je demeure interdit quelques secondes. Mes mains tâtonnent autour de moi, je trouve des limites à mon exploration presque immédiatement. Du bois, je suis entouré de bois. Une caisse. Je me suis enfermé. J'écoute les pas de mes poursuivants s'effacer dans le lointain. Et moi, je reste en place. Je ramène mes genoux dans mes bras pour tenter de me réchauffer. Je tâche de me remettre en mémoire ce qui m'est arrivé la veille. J'ai pris le métro avec un de ces types avec un nom à rallonge, j'ai appris que ce dont je rêvais se trouvait plutôt être un monde à part entière où d'autres personnes toutes aussi conscientes vagabondaient à loisir ou se disputaient la gloire. Et pour me trouver parmi eux, j'avais tué une fille chez qui j'habitais et qui ne se souvenait de rien de tout cela. A cette pensée, j'expirais un soupir lourd de lassitude. Mince, c'était déjà assez dur comme ça. Au moins, c'était toujours plus folklorique que les rêves chargés de signes et d'indices à décortiquer pour les apôtres du freudisme. Qu'est ce qu'il en aurait dit, par ailleurs, grand-père Jung...

Je revisite les images de la nuit dans la décharge. J'encadre rien de tous les faits qui se sont déroulés à ce moment. Même dans le contexte de ce monde, c'était dingue. Et tout ce que cela me laissait en bouche, au final, c'était un goût de trop peu. Trop de questions posées ce soir, avortées par le mutisme d'Hélène à la suite de cette nuit. Comme si j'avais été seul à rêver. Elle s'était mise à rire du nom de Dislok, du cours de ce rêve que nous étions sensés partager... Comme si ça n'était que de la fiction. Soit elle faisait mine de ne pas s'en souvenir, soit vraiment, j'avais été seul. De là, je ne m'expliquais pas l'origine de mon « éveil » si cette soirée avait du bidon. Je ne peux pas m'enfoncer davantage dans mes réflexions. Ca remue. J'ai les oreilles qui choquent d'un côté de l'autre de la caisse dans laquelle je me suis fourré. Des voix s'élèvent, j'entends des gens, des chiens qui aboient de conserve, chacun dans sa langue. Le vent siffle entre les lattes de mon carcan. Je me cogne à plusieurs reprises, étouffe mes grognements avec autant de patience que la cadence de l'engin me le permet. Cela finit par s'arrêter, le temps d'avoir les jambes aimantées au plafond de ma caverne, les bras plaqués entre chaque extreités en quête d'un peu de stabilité. Finalement je parviens à retrouver mon centre de gravité et j'ose soulever le couvercle, lentement d'abord avant de m'en extraire à demi. Devant moi, cinq têtes m'offrent le dos de leurs têtes chevelues. L'un d'eux s'adresse au conducteur, s'enquiert de potentielles règles. Je sonde autour de moi les quelques autres traineaux. Avant de laisser mon regard attérir sur le large type à qui le blond a posé sa question. Celle-ci tombe à plat sans trouver de réponse. L'épais guerrier bardé de fer descendit de son traineau et intima le groupe de voyageurs à le suivre. Ces derniers ne semblaient pas encore avoir remarqué ma présence. J'en profitais pour mieux inspécter les alentours. Il y avait cette piste semées de petits étendards. Une fois que j'en eu finis le tour du regard, je tombais nez à nez avec les yeux de l'autre type à la moto. Il me toisait de façon on ne peut plus hostile, si bien que j'en vins à bondir de ma caisse pour aller rejoindre les autres gamins plus proches en âge. On était occupé à leur montrer la caisse d'arme. Je me faufilais derrière eux.

''- Si la vitesse ne vous suffit pas à prendre les devants, utilisez ça.'' Grognait le gros Skirv en signalant de son index les outils éparpillés dans la caisse. ''On s'agite maintenant, prenez en une et montez, pronto.''

N'ayant pas d'autres alternative que de les suivre, j'osais percer leurs rangs afin de m'emparer d'une de ces armes. Une sort de masse à pointe, munie d'un long manche. Sans prêter d'attention aux autres, je jugeais de son équilibre et de sa prise dans ma main. Encore dans mon expertise, je finissais par lâcher un '' Salut '' bref et peu audible. Relevant la tête vers la petite assemblée, je m'imprégnais de la silhouette de chacun. Leurs habits avaient beau avoir l'air plus sophistiqués que le miens et leur regard plus éveillé, on avait l'air d'être fait du même bois.Puis, je finissais par me retourner vers le bobsleigh qui nous tendait les skis. C'est là que je me mis à hésiter de m'en aller. Non pas parce que la piste s'annonçait houleuse mais plutôt du fait de mon intrusion dans ce groupe. Je gardais sur moi mon expression éteinte, imperturbable, qui me permettait d'assumer le pire des regards. Quelques pas crissant dans la neige et je lançais la masse à l'intérieur du coffre à ciel ouvert. Ceci, avant de me hisser moi-même au dedans. Tout autour, les équipes des autres vikings se serraient dans leurs manèges. La plainte d'un cor de chasse vint faire vrombir nos oreilles. Départ annoncé dans dix secondes. Un regard attendu accordé aux garçons. Faudrait pas rater le coup d'envoi.


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Néologisme barbant (quête avec Kala Kourou, Lucas Emerillon, Shana Delizet et Narr Rost)

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