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Chapitre 0: Une putain de clef ?!

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MessageSujet: Chapitre 0: Une putain de clef ?! Lun 24 Fév 2014 - 17:53
Préviously: Introduction: Le voleur, le whisky et l'idée

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Après m’être évanoui dans la cave, je me suis réveillé au milieu du salon, comme si je n’étais jamais sorti. Le pantalon me collait aux jambes et une odeur d’urée me remontait aux narines, surement ce qui me réveilla. D’abord, il y eut le flou total, autant visuelle que mémorielle. Une lumière agressante m’empêcha d’ouvrir complètement les yeux.
Que c’était-il passé ? Où étais-je ? Heureusement, le flou s’estompait petit à petit me laissant découvrir la situation par étapes. Les repères de base et la mémoire revenue, je me rendis compte que je m’étais pissé dessus pendant mon moment d’absence… Génial. En plus d’avoir perdu les 4/5ème du butin, j’vais avoir besoin de prendre une douche et de faire une lessive. Comment pouvait-on avoir autant la poisse ? C’est vrai, ces derniers temps rien n’allait.  

Plus de copines depuis un trop long moment. Pourquoi était-elle partie déjà ? Une dispute sans importance. Créée de toutes pièces pour retourner à la liberté. L’herbe est toujours plus verte chez le voisin, comme on dit. Abruti. De plus, personne ne voudra m’engager maintenant. Ce connard de frère a dû faire passer ses ordres dans tous les environs. Fait chié’, la situation n’était déjà pas fameuse. Que vais-je devenir ? Tout ce que je sais pour le moment c’est que je serais propre. A la douche !…

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2 jours que je n’ai pas fermé l’œil. La peur me tient le ventre comme si j’étais menacé à tout moment. Comme si les pièces pouvaient se transformer en une cave.  J’ai même démonté toutes les portes, qui s’entassent à côté de l’entrée, au cas où. Cette boule est omniprésente. Où que j’aille, elle est là et m’empêche de fermer l’œil. J’ai des cernes jusqu’aux joues, les cheveux sales et des taches sur le survêtement. Finalement, je ne suis pas resté propre longtemps. Mais, vu que je ne quitte pas l’appartement, ce n’est pas dérangeant.

Allongé sur le canapé, je zappe les chaînes à la vitesse de l’éclair jusqu’à tomber sur un vieux film : «Brancaleone s’en va t’aux croisades». C’est un  film plutôt drôle et malgré l’époque, plutôt bien réalisé. En plus c’est en Italien sous-titré. J’comprends pas tout mais ça fait du bien à entendre. Pendant les deux heures, j’ai l’impression que le poids disparaît. Et que je vais enfin pouvoir reprendre mes activités. Mais, une fois le film fini c’est le grand plongeon. La suspicion, les coups d’œil derrière l’épaule reviennent au galop, comme une mauvaise habitude.

Il est tard et j’atteins bientôt les trois jours sans dormir. C’est de plus en plus difficile de résister mais je ne veux pas m’endormir. J’ai trop peur de retourner dans cette pièce sombre et froide. Je ne veux plus revivre ça, j’ai envie que tout s’arrête, qu’ils disparaissent tous. Mon frère, Enzio, la famille… J’aimerais ne plus être ici et oublier tout… Finalement, la fatigue est plus forte et je lâche prise.

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Lorsque j’ouvre les yeux, je suis comme suspendu dans le vide. J’ai l’impression de tomber même si aucuns repères ne me permettent de l’affirmer. Il fait sombre et pourtant j’ai l’impression de voir légèrement à travers ce néant… Merde ! C’est quoi ces vêtements ? Ils sont trop chelous ! Des chaussures énormes noires et jaunes avec des scratchs, le pantalon et le haut sont principalement noir et rouge mais avec des pointes de bleus et de jaune… Ce n’est pas ce que je préfère mais ça rend bien, j’dois l’avouer.

Quelques secondes plus tard, une lumière se détache bien au dessous. Grandissant rapidement, je comprends que c’est là où je me rends. C’est une salle moyenne toute blanche, il n’y a qu’un fauteuil au centre, sur lequel je me pose. En face de moi, une porte est ouverte sur un long couloir glauque. De chaque côté, des bougies éclairent l’entrée d’autres portes et cela jusqu’à l’horizon parfois entrecoupé par ce qui pourrait être d’autres couloirs. Dernière mois, quelque chose grésille. Je jette un œil, c’est un haut-parleur.


-Crrrrcrrrrcrrrr… Crrrrcrr… Cours… C’est une voix qui me glace le sang. Crrrrcrrrr… COURS OU JE T’ENFERME !

A ces mots, je me lève et me précipite hors de la pièce. A peine ai-je fais un pas dehors que la porte se ferme violement manquant de m’écraser une main.

-Bordel, je suis où ? Dis-je avec la voix tremblotante.
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MessageSujet: Re: Chapitre 0: Une putain de clef ?! Mar 25 Fév 2014 - 0:15
Au loin, une ombre danse sur le mur et le rire d’un enfant ce fait entendre. Gigotant les doigts, je m’approche doucement. Un mauvais pressentiment me monte dans la poitrine, le pire n’est pas encore arrivé.  J’avance dans le couloir, les flammes des bougies projettent  mon ombre sur le papier peint décrépit. La silhouette est toujours la, sautillant en cercle, ses rires sont clairement ceux d’une fillette. Fragile comme le verre mais inquiétant comme l’enfer dans ce genre de situation. Jamais une petite fille n’est porteuse de bonne nouvelle dans les films d’horreur. Et c’est bien dans un film d’horreur que je suis actuellement.

Je n’y avais pas pensé avant mais pour l’instant, je n’ai vu aucune sortie possible. Chaque porte que je passe est ouverte sur une salle close. Certaines sont remplies d’objets divers et inutiles, d’autres sont parfaitement aménagés façon année 70, y en a même où un carnage à eût lieu.
Certaines pensées, comme l’existence ou non d’une sortie, me traversent l’esprit. Je sens, en plus du mauvais pressentiment, une angoisse pointer le bout de son nez. La porte d’entrée n’est plus là. A la place, il n’y a que le couloir … Bordel, où je suis tombé ? C’est quoi cet endroit ? Il ne reste que 5 bougies entre le rire et moi.

Une fois à la dernière bougie, la silhouette arrête sa petite danse comme si elle attendait mon arrivée. Prenant courage à deux mains, je me présente à elle. C’est une petite fille vêtue de noir. Elle a de longs cheveux de la même couleur tombant de chaque côté du visage. Ses yeux verts sont gonflés par les larmes. J’en étais sûr, ce lieu n’est pas amical.


-Qu…Qui êtes vous ? Dit-elle d’une voix faible.
-Salut petite, comment tu t’appelles ? Moi c’est Firo.
-A… Amélia.
-Tu es perdue ?
-Hihi. C’est vous qui êtes perdue.
-Hein ??? Comment sais-tu que…
-Tu veux jouer à un jeu ?
-Non, maintenant, dis moi, s’il te plait, comment on sort d’ici.
-On ne sort pas d’ici. Dit-elle avec un large sourire. Tu es chez lui.
-Lui ? Qui c’est lui ?
-Hihi.Toujours son même rire glaciale. -Le jeu c’est de courir. Il faut que tu cours avant q’….
- AVANT QUE JE T’ENFERME ! Je sursaute en exécutant un demi-tour. J’ai l’impression qu’on vient de me crier dans l’oreille.
-Bor…Bordel ! Qu’est c’que c’est qu’ce truc ?
-Lui…  Lorsque je me retourne vers elle, ses bras sont levés à l’horizontal. La tête penchée avec des yeux globuleux et une marque au niveau du cou.–Moi, j’ai déjà été attrapée. Dit-elle en se faisant littéralement aspirer par la pièce à côté.
Avant que la porte ne se referme, j’aperçois du coin de l’œil un lit rose et une corde.
Maintenant que la première impression est passée. J’peux enfin commencer à baliser tranquillement.
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MessageSujet: Re: Chapitre 0: Une putain de clef ?! Mer 26 Fév 2014 - 17:55

Cela fait une bonne poignée de minutes que je déambule dans ce même couloir. J’en ai parcouru une bonne dizaine mais ils sont parfaitement identiques les uns aux autres. La seule différence tient aux portes. Elles ont de plus en plus espacées et aucune n’est ouverte. Et ce, depuis que j’ai rencontré cette petite fille… C’est quoi son nom déjà ? Emilie, non, Amélie, presque, Amélia ! Voila. Qui elle est ? Aucune idée.
Qu’est ce qu’elle fait là ? Aucune idée non plus. Tout ce que je sais c’est qu’elle s’est fait attrapée. Mais par qui ?! Celui derrière le micro, c’est certain. Mais n’empêche, je ne suis pas plus avancé. Je dirais plutôt perdu dans ce dédale de couloirs sans fins.
En plus, j’ai la trouille. Toute cette ambiance est plus que glauque. J’sens bien que ça ne va pas être un happy end comme on les aime au cinéma. Arrivant à un carrefour entre deux chemins perpendiculaires, je remarque quelque chose.


-Bah voila la bande son maintenant… Je bloque quelques secondes dans le vide. -Attends un peu… Depuis quand il est là ce piano ? Je cherche l’origine de la mélodie mais elle semble venir de tous les côtés. -C’est quoi encore cette embrouille ? Tiens, une marionnette.

J’attrape le jouet jonchant le sol. Depuis combien de temps est-il là ? Il n’a pas l’air très vieux pourtant. Il s’agit d’un petit garçon avec de fins sourcils et du noir entourant ses yeux verts... C’est peut être la poupée d’Amélia, qui sait ? Il y a écrit quelque chose dans le dos : «Billy ». -Salut Billy. Malgré son état inoffensif, ses yeux donnent froid dans le dos. On a l’impression qu’il nous scrute tranquillement, attendant patiemment le bon moment pour vous sauter à la gorge. Comme un chasseur attendant sa proie... Mes jambes se mettent à trembler toutes seules mais je les arrête aussitôt.

-Vous n’allez pas avoir peur d’une simple poupée non ? CLack/ Le rectangle formant la bouche de Billy vient de s’abaisser, comme s’il venait d’ouvrir seul la bouche. Mes jambes s’affolent de nouveau toutes seules. - Héhé, ce n’est rien de plus qu’une coïncidence. Dis-je à haute voix pour me donner un minimum de courage.
Hiiiiiii/ Cette fois-ci, c’est le visage de Billy qui vient de se tourner vers moi. Défiant les lois de la gravité, le petit garçon me regarde droit dans les yeux, la bouche entre-ouverte, avec une pointe d’amusement. Attrapant, à deux mains, ce qui reste de mon courage, je jette l’objet contre le mur d’en face et, avant qu’il ne retombe, donne un violent coup de pied afin de l’envoyer valser le plus loin possible. Et je me mets à courir à grandes enjambées dans le sens inverse.

Une fois à bout de souffle, je me retourne pour voir si Billy me suis. Et ce n’est pas le cas, parfait. Je peux reprendre tranquillement mon souffle. J’essaye de faire le point sur la situation. La chute, la salle blanche, Amélia, Lui, Billy. Tout ça n’a aucuns sens. Je ne comprends toujours pas ce que je peux bien foutre là. Mais je n’ai pas le temps de plus y penser.
En effet, je sens une présence derrière moi. Mais, lorsque je me retourne je ne vois rien du tout. C’est toujours le même paysage. Le même papier peint, les mêmes chandelles sauf cette tache noire sûr le mur d’en face. Je gratte dessus pour comprendre ce que cela peut être… C’est étrange, malgré le fait que ce soit une tâche, elle est parfaitement ronde. Mais plus rien ne pourrait m’étonner depuis Billy…
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MessageSujet: Re: Chapitre 0: Une putain de clef ?! Jeu 27 Fév 2014 - 18:08
A mesure que je gratte, la tâche s’étend. Grandissant à chaque passage de mon doigt en son centre initial. Elle coule doucement en direction du sol. Comme si le mur lui-même bavait cette substance noire intouchable. Malgré son existence, elle ne laisse aucune sensation, aucune odeur, comme si elle était mariée au mur et au papier-peint.
Je me recule pour l’observer et me rends compte qu’elle s’étend maintenant jusqu’au sol. Je reste là à observer ce nouveau mystère. A quoi cela servirait de courir ? Je cours dans le vide depuis tout à l’heure. Alors quitte à être là, autant essayer de comprendre.

La matière se met à onduler faiblement et à s’épaissir. Des sortes de lianes noires sortent du mur comme pour prévenir d’un danger ou bien à captiver l’attention comme diversion. Je suis tout simplement pétrifié pour choisir qu’elle solution est la bonne. Les jambes complètement bloquées, mes bras secoués de spasmes. Je comprends pourquoi j’avais eu cette mauvaise impression depuis le début.
Je ne suis pas ici pour Amélia ou bien Billy. Je suis ici pour cette tache. Cette chose qui se détache doucement du mur. Une petite pointe et deux petites lumières jaunes apparaissent en premier puis viennent une bouche fine et un menton pointu.
Des cheveux en pointes et des oreilles trop grosses… mais… mais… C’est moi en faîte ! Non, c’est un type qui me ressemble beaucoup… avec deux petits soleils brillants à la place des yeux. Je les scrute avec attention mais il ne semble pas réagir.


- il semble comme endormi… Cette phrase libère mes membres de Parkinson. Comme si le fait qu’il dorme me prouvait par a + b que j’étais en sécurité. J’ai l’impression d’avoir fait 2 heures de gym sans pause. C’est incroyable comme le corps humain peut surprendre, en bien ou en mal.
En parlant de corps, de quoi est-il fait ? Il me ressemble totalement des pieds à la tête en passant par les vêtements loufoques.  Le seul problème est qu’il vient de sortir du mur. Ses yeux se ferment et sa main commence à se mouvoir. Et merde, comme à mon habitude, je parle trop vite. Il sourit et me pointe du doigt.


-Je t’ai dit de courir…
-Pourquoi ?
-Pour échapper à la cave.

A ses mots, je prends mes jambes à mon cou. Pendant que je sprinte, pour mettre de la distance entre Lui et moi, je remarque qu’il n’y a plus autant de couloirs qu’avant. De toute façon, je vais tout droit. Pas le temps de réfléchir à quel chemin emprunté. La peur me tient le ventre et m’embrouille tout début de réflexion. Au bout d’un bon moment, je me retourne… il ne me suit pas non plus.

- Décidément, ils n’sont pas très insistants.
-Qui ils ?
-Billy et Moi, enfin Lui… …. Mais qui êtes … ?
-Je suis Toi, enfin Moi. Lorsque je me retourne, je l’aperçois derrière moi. Comment a-t-il fait ?  Depuis le début je me laisse balloter au fil des péripéties. N’ayant aucun contrôle sur la situation je ne peux faire que courir.
Et en ce moment, je le fais plutôt bien. En moins de deux, je repars dans une course perdue. Cette fois-ci, je me dirige là où j’étais avant en essayant de tourner quand je peux. Mais il n’y a plus qu’un long couloir. La peur et l’adrénaline se mêlent dans mon organisme boostant faiblement ma vitesse de fuite. C’est peu, mais c’est déjà ça. Les bougies sont de plus en plus faibles et je ne vois plus aussi bien.

La nouvelle pénombre ne me laisse rien apercevoir de ce qui m’attend. En face de moi, tapis dans l’obscurité, se trouve mon agresseur mystérieux. Et n’ayant le temps de freiner ou de dévier ma course, je me heurte violement à son bras. Une douleur dans l’estomac se fait sentir avant de sentir mes pieds quitter le sol en me faisant aspirer je ne sais où.
Surement dans une pièce, comme pour Amélia. Là où je vais finir. La porte se referme derrière mon double qui me regarde avec un grand sourire. Un claquement métallique, la serrure, j’suis enfermé pour de bon.


-Salut Firo, comment vas-tu ? Sans même me laisser le temps de trouver quoi dire, il enchaine. -Pas la peine de me répondre, je sais que tu es mort de peur.
-Non.
-Ne me mens pas. Je sais tout de toi, de tes points forts, de tes points faibles, tes goûts, tes envies et même tes peurs. D’ailleurs, à voir ton corps trembler comme une feuille morte, j’peux affirmer que la déco ne te plaît pas. Tu commences à étouffer ? C’est dommage… Moi qui comptais tellement m’amuser un peu avec moi.
-Je suis…
-Nous sommes… ? Que se passe-t-il, la peur t’empêche de parler ? Etrange, je pensais que tu n’avais pas peur de te retrouver seul avec toi-même.
-Je ne… suis pas… toi.
-Oh que si. Mais le problème, pour toi, c’est que je peux être bien plus. A ce moment, son corps commence à onduler et à changer de forme. Il prend de l’ampleur, du muscle et un visage familier… Enzio. Comment peut-il le connaître ?
-Tiens, cette situation ne te rappelle rien ? Je quitte mon état de stupeur et de stress pour me rendre compte de la situation. Je suis littéralement enfermé avec le responsable de ma phobie.
Et au vu de son sourire inquiétant et de ses yeux jaunes or, je commence à ne plus me contrôler. Des spasmes surviennent par intermittence, mes poils se dressent, j’ai du mal à avaler ma salive et encore plus à respirer.
-Ahah, je savais que ça te plairait. Alors apprécie le spectacle. Il s’approche pas à pas de ma position en changeant de visage. D’abords celui d’Enzio et celui de mon père, je sens la crise de panique arriver. -C’est bien ce que je disais. Il a la même voix que lui. -Tu n’as jamais réussi à devenir ce que j’espérai. Même ta mère serait déçue en te voyant. Tu ne respectes rien et ce, depuis ta naissance.

Ma vue se trouble, je n’ai plus de force dans les jambes et me laisse tomber au sol. Si ça continue, je vais tomber dans les vapes. En se rapprochant encore, le visage de mon père laisse place à mon double. Il n’est plus qu’à quelques centimètres du mien. Je peux sentir mon souffle sur mon visage. Il agite à côté de mon oreille un trousseau rempli d’une multitude de clefs.
Il s’amuse avec mes nerfs, mes réactions, mes sentiments. Je ne peux pas lutter. Il laisse le trousseau tomber devant mes yeux et s’en va en rigolant. Je n’ai plus envie de résister et le laisse jubiler comme un enfant dans son coin… J’ai toujours l’air aussi niais quand je m’amuse ? Mon regard se porte sur le trousseau.
La clef à mes problèmes. Si je pouvais simplement trouver la bonne pour m’envoler et échapper à tout ce calvaire. Il s’approche de nouveau mais, cette fois-ci, c’est Lorenzo que je vois. Il me donne une petite claque en me disant que je suis un bon frère quand j’écoute ce qu’il dit. Que ma phobie est une bonne chose pour calmer mes idées et rentrer dans le rang. Cela l’amuse. Que je perde tous mes moyens lui donne le sourire. J’essaye de lui dire quelque chose mais il m’ignore et s’éloigne. J’attrape difficilement les clefs et pose mon autre main au sol pour tenter de me relever.


-Qu’est ce que tu fous Firo. Tu sais très bien que ça ne sers à rien. Tu vas finir ici.
-Ta… Ta gueule frérot ! Je réussi à me mettre à genoux et essaye maintenant de me redresser.
-Tu veux encore faire la forte tête c’est ça ? Me voila enfin debout. Pour réponse je lui adresse un doigt d’honneur. Et lui m’assène un revers de la main. Je manque de basculer en arrière.
-Je faiblirai pas face à toi. Un  autre revers, toujours le même arrière goût de rouille. -Tu frappes aussi fort qu’une fillette. Nouvelle baffe. L’entité aux yeux jaune reprend sa forme initiale, c'est-à-dire mes traits. Il s’approche vers moi l’air furax et décidé à en finir, je l’accueil à bras ouverts.

-Tu…tu te fous de moi ?
-Je t’attends.
-Tu devrais être terrorisé !
-Plus maintenant. Il recule de quelques pas.
-Comment est-ce possible ?
-Grâce à toi.
-Impossible !
-Tous ces différents visages font parti de moi. Ils sont responsables de ce que je suis, de ce que j’aime, ce que je sais faire et ce dont j’ai peur. Mais Je décide ce que je fais de ma vie. Et je ne laisserai plus rien m’empêcher d’aller où je veux. En commençant par moi.

Les clefs toujours à la main, je m’approche de la porte d’entrée. Chaque pas entraine une douleur généralisée mais je ne peux pas abandonner maintenant. La doublure essaye de me retenir mais sa force semble avoir disparue. J’attrape une clef au hasard pour l’enfoncer dans la serrure. Mais mon double se place devant.

-Jamais tu ne sortiras d’ici. Tu es perdu. AHahaha !
- La ferme abruti !

Le trousseau fermement ancré entre mes doigts, je lui assène un violent coup au milieu de la poitrine. Certaines clefs sont plantées à l’intérieur de son torse. Son visage se tord de douleur tandis qu’elles se font absorber. Une fois totalement aspirées, le sol et les murs se mettent à trembler tandis que mon homonyme prend une couleur brillante. Son corps entier devient un mini-soleil.
Les murs s’écroulent en premier puis vient le sol. Les bougies disparaissent et les autres portes aussi. Il ne reste plus rien. Je retrouve cette sensation indescriptible de tomber tout en flottant. En face de moi, l’astre change de forme et de couleur prenant l’apparence d’une énorme clef. Qu’est ce que ça peut être ? Aucunes idées. Décidément, je ne sais pas grand-chose. J’attrape l’objet comme s’il s’agissait d’une arme et me retrouve seul au milieu d’une énorme salle.


-Putain de merde… C’est toujours pas fini ? J'suis où maintenant ?
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MessageSujet: Re: Chapitre 0: Une putain de clef ?! Dim 2 Mar 2014 - 13:06
Le Seigneur Maze avait été prévenu au plus vite. Même s’il y avait une certaine distance entre le Royaume de la Claustrophobie et le Labyrinthe, il suffisait au Seigneur Cauchemar de franchir une simple porte comme si les deux bâtiments étaient contingents pour s’y retrouver. Les cinq administrateurs du Labyrinthe se précipitèrent vers lui afin de lui donner plus de détails :

« Un de nos Rêveurs s’est transformé en Voyageur !
_ De quel pouvoir dispose-t-il ?
_ Il a récupéré un de nos plus grands Artefacts, la Clef…
_ Hmmm… »
Un Hmmm de Maze signifiait énormément de choses, mais généralement, ça voulait dire que ça tourbillonnait dans sa tête. Il termina par déclarer qu’il voulait rencontrer ce Voyageur.

La rencontre se fit dans une grande salle où le nouveau venu fut aspiré. Le grand Seigneur Maze l’attendait et se tenait à une dizaine de mètres devant lui, et le contemplait de ses deux mètres quarante imposant. Ses deux mains croisées derrière son dos, vêtu de son large manteau et ses yeux cachés derrière ses lunettes de soleil, il annonça d’une voix naturellement puissante :


« Bienvenue sur Dreamland. Tu es maintenant un Voyageur et… » Ah, zut, il allait devoir tout lui expliquer de sa nouvelle condition. Maze n’aimait pas ça, l’autre lui poserait trop de questions et ça l’énerverait. Il fit tourner sa langue dans sa bouche et continua : « … Quelqu’un t’expliquera ça demain, n’y pense pas trop pour le moment. » Seul Maze pouvait être persuadé de s’être bien rattrapé. « En attendant, tu détiens les pouvoirs de la Claustrophobie et tu appartiens à ce Royaume… Mon Royaume. Félicitations, tu t’es transformé au bon moment et tu accompliras de grandes choses sous mon égide. Tu es le quatre-vingt-dixième Voyageur. » Et s’il avait été né quatre-vingt-onzième, il n’aurait pas participé à la guerre prévue contre le Royaume Obscur, mais mis dans une sorte de réserve au cas où l’aventure tournerait mal, assurant à Maze une petite armée de Voyageurs même au cas où ça tournerait mal. Il préférait ne pas lui dire de suite qu’il avait failli échapper à une guerre atroce, mais les autres Voyageurs l’avaient prévenu de ne pas le lui dire de suite, de le laisser respirer. Il ne le prendrait pas très bien. « Je suis Maze. Demain, nous nous retrouverons et nous parlerons de ton avenir et de ce que tu veux accomplir. En attendant, passe une très bonne journée. » Le nouveau Voyageur qu’il avait devant lui, et toute une symbolique, muni d’un de ses précieux Artefacts, était la toute-dernière pièce de son armée. L’ancien Rêveur disparut ; il était retourné dans le monde réel.

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https://www.youtube.com/watch?v=iMtcqx4vXXA


Tu connais le sens du mot Némésis ?
Un juste châtiment légitimement infligé par l'intermédiaire ou au moyen d'un agent approprié, personnifié en l'occurence par un redoutable salaud :
Moi.
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Chapitre 0: Une putain de clef ?!

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