Haut
Bas

Partagez|

Introduction: Le voleur, le whisky et l'idée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Introduction: Le voleur, le whisky et l'idée Dim 26 Jan 2014 - 14:42
Tout a commencé avec un film et une nuit mouvementée. Oh, rien de cambriolesque ou dangereux. La vieille, j’étais seul chez moi. Un verre de whisky agrémenté de glaçons dans une main, une deuxième pizza entamée à côté. Les pieds sur la table basse, où trônait une bouteille à moitié vide. Et affalé sur le canapé, je change de chaîne à la fin du film. Quand… Attendez un peu… Non non non,ça ne va pas. Ce n’est pas le bon début de l’histoire. Voila Le vrai :

L’air maussade, la tête légèrement inclinée, je marche sans but à travers les rues du quartier voisin au mien. Cela fait quelques semaines que je n’ai eu aucuns contrats. Même Lorenzo n’a pas de boulot à me proposer. Lui… c’est parce qu’il n’a pas confiance. D’après lui, je risque d’attirer l’œil sur la famille. Enfin bref, rien, que dalle, nada, aucun coup de téléphone. Comme si tout le monde était devenu honnête. Vous ne me croirez peut être pas mais même pour les voleurs, les temps sont durs. Et je commence à être à cours de ressources. Un joli petit nuage noir ne me quitte pas. On pourrait le comparer à une tâche sur une chemise blanche. Mais celui-ci ne part pas à la machine. Ce genre de vague à l’âme te colle à la peau telle une sangsue jusqu’à être repu. Il me fallait quelque chose pour rigoler. Quitte à manger des pâtes aux herbes de Provences pendant longtemps.

Tandis que la nuit a déjà pris ses aises, j’arrive devant une superette encore ouverte. En y ressortant j’ai, à bout de bras, une bouteille de whisky, deux pizzas et un film avec Jackie Chan et Steve Coogan, « le tour du monde en 80 jours »… On verra bien le résultat.

Voila comment je me suis retrouvé avachi devant la télévision. Ayant complètement oublié le film, j’étais tombé sur un bon western et m’étais laissé embarquer dedans. Ne sachant quoi faire, cet achat me revient à l’esprit. Une fois le film lancé, avec un peu de difficulté dû à l’alcool ingéré. J’attrape la cigarette électrique sur la table et m’installe en tailleur… c’est parti.
Pas sûr d’apprécier, je me laisse finalement entrainer par l’histoire et les fameux combats de Jackie Chan. A chaque fois ça me rappelle une vieille série. Mais si un asiatique un peu enrobé qui travail dans la police… Raaa, ça m’énerve quand je n’arrive pas à me souvenir d’un truc !...??


-NAAAAAN ! Schwarzy !

Schwarzy vient d’apparaître dans le film en tant que Prince Hapi… Je suis plié en deux sur le canapé. Jamais je n’aurait cru voir ça apparaître. Quelques larmes perlent tandis qu’une douleur apparaît au niveau des joues. J’en peux plus, c’est trop tordant… Whisky et Schwarzy à retenir, bon combo.

-Fin ! … 3h du mat… Ah ouais quand même. Un pti’ dernier pour la route !

Je sirote doucement le verre à la fenêtre. En face, un mur, en haut aucunes étoiles, en bas la cour… Quelle vue de merde quand même. Faudra penser à déménager quand l’argent reviendra. Le liquide brun avalé, je m’écroule tel un phoque sur le canapé et m’endort avec la télé en fond.

Mais tout ne fut pas de tout repos. Le sommeil agité, des images survinrent, des mots, des portions de phrase. Le tout dans un enchainement peu logique. Le lendemain matin, avec une gueule de bois, je m’assois dans la petite cuisine blanche un café et la clope devant moi. Les dix premières minutes servent à finir de me réveiller et à me souvenir au maximum d’hier soir… J’ai bu seul… j’touche vraiment le fond.


-Fait chié’ ! Jviens de renverser le café.

De retour dans le salon, un nouveau breuvage entre les doigts, je m’installe dans le canap’ et regarde le dvd. Mes sens, étant moins endormis, quelque chose m’intrigue. J’attrape la boite.

-80… 80 jours non de Dieu. Il a réussit à faire le tour du monde en un rien de temps vu l’époque. Personne ne croyait en lui et il leur a prouvé à tous. Dans leur gueule, tiens. Mais ça n’arrange pas la situation… Personne n’a du travail. Je n’ai pas de renommé dans le métier donc personne veut me faire confiance. Même Lorenzo refuse de m’aider. Quel connard ! Me redressant violement, je renverse la fin de la tasse sans y faire attention. - J’vais leur prouver à tous ce que je vaux. Lorenzo, Amelia, ma sœur, Enzio et tous leurs sous-fifres. Ils devront bien admettre que je suis doué. Une phrase du film me revient à l’esprit : « En France, on exhibe des farceurs étrangers, et à l’étranger, des farceurs français » . -Je devrais peut être partir exhiber mes talents à l’étranger… Mais bien sûr ! C’est limpide comme de l’eau de roche.
Je me précipite vers le coin bureau de mon petit appartement et attrape la veste où se trouve mon portable.

-Tulululu… Tulululu… Tulul/ Ouais, tveux quoi ?
-Bonjour… Sympa l’accueil. Et 80.
-quoi ?
-Bah 80.
-Nan mais bordel Firo ! 80 quoi ?
-Mon tour du monde.
-Tu vas tenter le tour du monde en 80 jours ? T’es con ou encore bourré ?
-Ta gueule. Et pas en 80 jours, mais en 80 coups.
-Jcrois que t’es vraiment idiot.
-Va te faire foutre ! Tu verras bien que j’y arriverai.
-Tu ne ferras rien du tout, compris ? Si tu tentes quoi que ce soit sans m’en avoi…
-J’ai pas de comptes à te rendre ! T’es pas notre père ! FOUT TOI CA DANS LE CRÂNE
-FIRO SI TU…. Click/
-Je le ferais ce tour du monde en 80 vols… Je le ferais..... Meeerde ! Le caféé !!!
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Introduction: Le voleur, le whisky et l'idée Jeu 30 Jan 2014 - 15:17
Une semaine plus tard.

Tulululu… Tulululu… Tulu / -Allô ?
-Allô Loren’ ?
-Ouais, t’es enfin calmé ?
-Moi ça va très bien et toi ?
-Nickel, mais pourquoi cette question ?
-Héhé, tu devrais regarder le DirectMatin. Je sais qu’Enzio en ramène toujours deux.
-Attends deux secondes… Qu’est ce que tu veux que je lise ?
-Alors attends, c’est page… Page… Voila, c’est là ! Page 18.
-Et qu’est ce qu’il y a ?
-C’est une surprise !... T’y es ?
-Ouais, je lis…

Citation :
VOL A L’AVEUGLETTE

Hier, des convoyeurs de fond de la société « Argent&Cie » se sont fait dérober leur camion en début de soirée à côté du château de Vincennes. Le détournement a eut lieu à 19h00 dans l’avenue du Général de Gaule à l’angle de la rue de Paris. Les agents de la société effectuaient leur tournée journalière pour récupérer l’argent de certains commerçant et le mettre à l’abri. Mais cette fois-ci, le voleur a été plus rapide et ingénieux. D’après les témoignages et le rapport de la police, le malin se serait déguisé en aveugle.

Mr. Robert*, un passant, nous a décrit l’homme. Il était vêtu d’un long imperméable type « Bruce Field » beige, col relevé, et des gants marron. Un bonnet, sur le crâne cachait la moindre parcelle de cheveux. Tandis qu’une écharpe verte s’occupait du cou. La fraicheur des ces derniers temps n’a donc rien laissé présager vis-à-vis de sa tenue vestimentaire. De plus, les lunettes noires, dû à son « rôle », ont rendu toute description plus précise impossible.

-Alors ?
-Tais toi, je lis.
-Pas la peine d'être méchant...
-Chhhute.
-Pfff

Citation :
Dans le rapport rendu public, Il avait une canne dans la main droite, et un chien dans l’autre. Il s’est approché du premier conducteur et a lâché le chien. L'homme s'en sort avec 4 morsures non fatales. Profitant de l’effet de surprise, a assommé le second agent avec sa canne. Et enfin, il s’est enfuit dans le bois de Vincennes avec tout le convoie. Le butin s’élèverait à 250.000euros. Le camion a été retrouvé abandonné dans le bois à côté de traces d’une autre voiture. Celle-ci est toujours recherchée par la police.
(*Nom inventé)

-Bien vu de la part du cambrioleur.
-Tu l’as dit !
-Au fait. Enzio t’a bien prévenu qu’on passait te chercher à 14h ?
-Heu non.
-Bah c’est le cas. A tout à l’heure.
CLIC /
-Et bien… Quelle mouche l’a piqué ?
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Introduction: Le voleur, le whisky et l'idée Jeu 13 Fév 2014 - 0:22
14h07

DRIIIIIIIING-DRIIIIIIIING / -C’est bon, j’arrive ! Une fois à la porte, j’observe par le juda les visiteurs. Enzio, le fidèle serviteur est en premier plan. Derrière lui se tient Lorenzo, dans son costume noir taillé. Toujours le même air impassible sur leur visage froid. A peine ai-je tourné la poigné, la porte est poussée violement et m’arrive dans l’épaule. Le choc me fait partir dans une course perdue. Et la chaise, faisant office de haie, m’arrive dans les tibias. Je bascule sur le côté et m’affale sur le sol.

Lorsque je relève les yeux, le toutou ferme la porte tandis que son maître et au dessus de moi. Il me relève par le col et m’envoie un revers de la main. Je sens mes cheveux partir dans le mauvais sens et une marque chaude se répand le long de ma joue.
Je reste stoïque un moment, mon cerveau ne réfléchit plus. Je vois mon frère s’éloigner tandis que l’autre brute rapplique.

Il faut que je bouge, je le sais mais c’est impossible. J’ai les jambes clouées au parquet. Le gorille m’attrape l’épaule pour m’entrainer sur une chaise. Une fois assis, il relâche son étreinte et se place derrière Lorenzo.


-Bon…  Je t’avais prévenu Firo. Il jette  un journal sur la table qui nous sépare. C’est le DirectMatin. –Tu crois que je suis bête et que je n’ai pas compris ton manège ? Où as-tu mis l’argent ? Et qu’est ce que tu as foutu de la voiture ?

-Je peux avoir ma clope avant ? La brute attrape l’objet en question et le fait rouler dans ma direction. –L’argent est bien caché et la voiture, dont tu veux parler, a complètement brulé à proximité d’un quartier «chaud». Certainement classé dans vandalisme à l’heure qu’il est. Et pour terminer, à partir du moment où je te mets l’article sous le nez, c’est plus facile quand même. Ne jamais sous-estimer les journaux frérot.

-Tu te fous de ma gueule en plus ? Dit-il avec un léger ton coléreux.
-Non. J’ai répondu à tes questions.
-A quoi tu joues ? Une veine apparait sur sa tempe.
-Ca serait plutôt à moi de te demander ça.

-PUTAIN Fiorenzo ! Tu me pousses vraiment à bout. Il devient rapidement rouge. On dirait une tomate dans un costume. Cette pensée m’esquisse un sourire.-Okay, s’en est trop… Enzio. A son nom, le bourreau se redresse. Et pose un premier pied dans ma direction. -De quoi Enzio ?! Second pas. -Répondez moi,… merde.
-Je t’avais dit de ne rien faire sans m’en parler. Et tu as joué au con jusqu’au bout.
-J’ai pas à te rendre de compte… Un silence plana avant que la bombe explose. Enzio pose sa grosse paluche sur mon épaule abimée tandis que son chef devient rouge comme un piment. Quant à la petite veine, elle avait drôlement grossi. Et, après avoir pris sa respiration, il reprend la parole.

-Bien sur que si ! Je suis le chef de la famille, et c’est normal que je sache ce que tu fais.
-Bah nan, j’agis à mon compte, donc ça ne te regarde pas, sauf si tu veux t’associer.
-Enzio, on le descend.
-QUOI ?! ...
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Introduction: Le voleur, le whisky et l'idée Mer 19 Fév 2014 - 3:43
14h17

Je me tiens actuellement devant ma porte d’entrée, l’autre colosse est derrière moi, toujours la même main sur l’épaule. Il serre fort l’enfoiré, il pense peut être que je vais essayer de m’enfuir. Mais vu la situation, il se trompe totalement. Je suis impuissant face à ce racket dont je suis la cible. Lorenzo s’est mis en tête de récupérer tout le butin pour lequel je me suis donné tant de mal. Et cela pour m’apprendre qu’il est le chef. D’ailleurs, il le répète sans cesse pendant qu’il tourne dans chaque petite pièce. Il fouille chaque cachette possible, et il est fort à ce jeu.
Surtout que l’on y jouait lorsqu’on était petit. Et, pour ne pas mentir, ça doit bien l’aider maintenant. Un petit rire de victoire se fait entendre avant qu’il ne revienne avec un bon paquet du butin entre les mains.


-Firo, tu aurais dû éviter d’utiliser la même cachette que petit. Franchement, le coup du sac caché dans la ventilation… c’est d’un basique.
-Va te faire foutre Wendy ! Un nouveau revers de la main, d’Enzio cette fois-ci, me recadre les idées.
-Surveille ton langage.
-Tiens… Tu parles sans demander avant à mon frère maintenant ? Tu lui as fait quoi pour avoir ce droit ? Une gâterie ? Cette fois, c’est sa paume qui frappe ma joue encore valide. Un arrière goût de rouille me vient à la bouche.  
Lorenzo est parti chercher le reste du magot… Et s’il continue à ce rythme, il ne me restera même pas assez pour  payer une recharge de tabac liquide, la poisse. A présent, il s’attaque au salon. Il enlève les tableaux des murs, retourne la table basse et éventre les coussins. Il ne trouve rien et cela l’énerve, on peut le voir à son air furax et à sa veine.


-Du calme frérot, tu vas faire une attaque si ça continue.
-Encore un mot et je te jure que je t’arrache moi-même la langue.

A cette menace, je ferme la bouche et avale ma salive. Le ton dans sa voix indique un 0 pointé en plaisanterie. Je préfère me taire et le laisser chercher. J’tiens trop à ma langue pour tester une nouvelle blague.
Au bout de dix minutes, l’appartement est sans dessus-dessous. On aurait dit qu’un groupe de petits cyclones se seraient amusés à «chat perché». Mais au moins, il n’a pas trouvé tout l’argent. Le seul endroit auquel il n’a pas pensé est le four, sous la plaque de cuisson. Peu de personnes y pensent alors que c’est une des meilleures cachettes qui puissent exister… A condition de ne pas se faire des lasagnes ou tout autre plat nécessitant cet appareil. 50 patates… ça fait chère le plat de lasagnes.
Après avoir foutu l’argent, sans le compter, à l’intérieur d’un sac poubelle, les deux gus me poussent hors de chez moi et m’obligent à les accompagner. On rentre dans l’ascenseur mais personne n’appuie sur le rez-de-chaussée.


-Bon, vous m’emmenez où ?
-Pas très loin… 6 étages plus bas pour être exact.
-6 ??? Mais j’habite au 5ème…
-Exactement, comme dit tout à l’heure on passe te chercher. Sauf qu’on ne va pas visiter le Sacré Cœur mais ta cave. Dit-il en accompagnant ses mots en cliquant sur le «-1 ».
-La ca… ca… cav… cave !
-Un problème avec ça ? Me répondit-il avec un large sourire.
-Espèce de … . Je me tais en voyant Enzio lever la main.

Les portes s’ouvrent sur un couloir gris et sombre. Il fait froid et ça sent l’humidité. Voila donc à quoi ressemble les sous-sols de l’immeuble, première fois que j’y fous les pieds. C’est encore pire que dans mes cauchemars. Les deux membres de la famille sont obligés de me trainer hors de l’ascenseur. Chaque pas dans ce couloir m’est difficile. Je sens mon souffle s’accélérer, de la sueur me perle le long du cou. Une fois arrivé devant la pièce m’étant réservée, Lorenzo sort une clef de sa poche et ouvre la porte.

C’est une petite salle miteuse, 4 mètres carrés tout au plus, le sol et recouvert d’une couche de poussière et il y n’y a pas de lumière. Complètement pétrifié, je sens mes jambes se soulever du sol et mon corps se faire jeter dans cette pièce tel un vieux jouet que l’on jette à la poubelle. En quelques secondes, la porte se referme et je me retrouve seul. J’entends la clef verrouiller la sortie.
De derrière la porte, j’entends mon frère me dire que tout ceci n’est que pour me faire comprendre qui dirige. Qu’il n’aime pas faire ça, mais que je l’ai obligé d’une certaine manière. Mes poings se resserrent par peur et par haine. Je n’arrive plus à respirer et une crise d’angoisse m’envahit. Mes jambes, pourtant si solides, s’effondrent sous mon poids. Un rayon de lumière danse sous la porte tandis que ma vue se trouble. Je tends la main et tente de l’attraper, comme pour échapper à cet instant, avant de tomber dans les vapes.

FIN de L'Introduction
----

Suite: Chapitre 0: Une putain de Clef ?!
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Introduction: Le voleur, le whisky et l'idée
Revenir en haut Aller en bas

Introduction: Le voleur, le whisky et l'idée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dreamland RPG :: Vie Réelle :: Quartier Résidentiel-