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Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous)

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Alan Rin
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Mer 5 Fév 2014 - 21:35
Malgré les exhortations des spectateurs, mon adversaire restait stoïque comme une statue Moaï. Immobile comme s'il était gravé dans le temps, sa position ne bougeait pas d'un pouce, et c'était à peine si on le voyait respirer. Il n'affichait plus le sourire de requin compatissant qu'il m'avait délivré pendant tout le reste de la partie. Pour la première fois, le prédateur envisageait celle-ci avec le point de vue d'une proie. Derrière ses lunettes noires, son regard déchiffrait les cartes, comme si il pouvait y découvrir le vrai visage du marionnettiste qui manipulait les fils qui contrôlaient ce match. Jusqu'alors, ces cartes n'avaient reflété que son propre visage, mais maintenant que contre toute attente, j'étais remonté brutalement dans la partie, il doutait. Il doutait que le visage affiché par les cartes soit bien le sien, il commençait à avoir peur de moi, il me craignait. Et ça allait complètement à l'encontre de mon plan.

Heureusement pour moi, et malheureusement pour lui, j'avais préparé une autre arme. Une arme qui devait briser sa méfiance. Pour récupérer cet instrument, je m'étais forcé à sauter à pieds joints dans la fange de la dette, puis avais fouillé toujours plus profond dans la boue pour parvenir à la dénicher. J'avais du affronter le risque qu’entraînaient mes quatre défaites consécutives, j'avais fourré de mon propre gré ma tête sous l'acier de la guillotine, avec la crainte que le mécanisme s'enclenche et que la lame s'abatte soudainement. Mais j'y avais réchappé, avec le soulagement de celui qui avait échappé à la mort, ainsi qu'avec l'outil que j'étais venu chercher. Cet outil, c'était mon ratio de défaites, tout simplement.

Un des spectateurs(une fois de plus, je me devais de les remercier) me demanda pourquoi j'avais annoncé que mon adversaire était 'meilleur que moi' un peu plus tôt. Je lui répondis avec un sourire embarrassé.


« Eh bien... Jusqu'à maintenant, je n'ai gagné qu'une partie sur trois. » regard interrogateur. « Mon adversaire a gagné quatre parties. J'en ai gagné deux.  Mon ratio de victoire est de un sur trois, ce qui n'est pas terrible. » Le spectateur me fit signe qu'il avait compris d'un hochement de tête, et je me retournais vers l'adversaire en question.

Une partie sur trois de gagnée. Une chance sur trois de gagner. Ne vois tu pas que tout se passe selon ton plan, idiot ? Le fait que ce soit les deux dernières manches qui aient tourné en ma faveur n'est qu'un simple hasard ! Je n'en reste pas moins un imbécile qui a sauté dans ton piège a pieds joints. Un imbécile qui a accepté les termes de ton contrat punitif avec une stupide naïveté. Un imbécile qui a pris au sérieux chacun de tes conseils qui n'avaient pour seul but que de me détourner des règles. Un imbécile susceptible qui s'est fait manipuler par la foule. Qu'as tu à craindre de moi ? Je suis probablement le client le plus facile de toute ta carrière, alors tu ne vas tout de même pas te priver de l'alléchante récompense que je te mets sous les yeux, si ? Ne soit pas bête, je ne suis qu'un pigeon. J'irais même jusqu'à roucouler si tu veux, alors accepte cette foutue proposition ! Acceptes !

Je savais bien que ma déclaration l'avait perturbé. Il s'était redressé sur son siège, comme si il avait été soudainement tiré de sa torpeur. Tous les doutes qu'il avait sur la réelle direction que prenait cette partie n'étaient  basés que sur du vent, des chimères. Les statistiques étaient avec lui, j'étais l'archétype de l'arnaqué, et le public le poussait à continuer. L'appât était trop juteux. Le poisson mordit.

Après un geste de la main, l'escroc chassa les doutes sans fondements qui lui tournaient autour, montra aux spectateurs un sourire d'acteur Hollywoodien, et prit théâtralement la parole.


« Eh bien ! Je n'ai d'autres choix que d'accepter  ! »
s'exclama t'il.

Le cercle de spectateurs répondit a sa déclaration par une ovation virile qui faisait écho à leurs attentes. L'excitation mal réprimée se mêlait à l'air ambiant, plongeant mon adversaire et moi même dans une soupe fiévreuse où se mêlaient l'ardeur du public et la tension implacable qui pesait sur nos épaules. Dans quelques instants, le jeu allait continuer et nous allions devoir participer aux trois manches sans pouvoir nous défiler. Pendant ces trois manches, les mises seraient respectivement de soixante-dix, quatre-vingt et quatre-vingt dix Evs, soit un total de deux-cent quarante Evs circulant sur la table. Une somme colossale dont le poids faisait presque trembler les épaules de la foule toute entière. Paradoxalement, c'était les deux principaux concernés par la mise qui semblaient supporter le mieux cette pression. En ce qui me concernait, l'assurance de gagner me rendaient le fardeau bien plus léger, mais pour mon adversaire ? Avait t'il à ce point confiance en les statistiques ? Était-ce un jeu d'acteur parfaitement maîtrisé ? Qu'importe, il ne garderait pas son sourire bien longtemps, il avait perdu cette partie à l'instant même où il avait accepté ces trois dernières manches.

J'entendis soudainement des éclats de voix venant de derrière moi, vers l'entrée du casino. Je grinçais des dents. J'espérais que l'agitation provoquée là bas n'interromprait pas notre partie d'une manière ou d'une autre. L'arnaqueur, quand il m'avait invité à jouer, avait stratégiquement choisi une table dans le fond, à l'abri des regards, ce qui nous isolait un peu du reste de la pièce. Néanmoins, mon pessimisme indécrottable me fit envisager la possible survenance d'un attentat quelconque, mettant fin à la partie juste avant que je puisse récolter les fruits que j'avais eu tant de mal à cultiver.

Non, c'est impossible. je suis juste paranoïaque
.
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Dan Sorro
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Dim 16 Fév 2014 - 19:52
Il lui fallait trouver un plan, une idée quelque chose qui lui permette de se refaire la main et très vite. Son bourreau s'était lancé dans une quête perdue, lui laissant l'opportunité de progresser seul dans ce vaste casinos. le voyageur se tâtait, il pouvait reproduire exactement le même schéma que la première fois, ce qui confirmerait ses soupçons à cent pour cent, mais il pouvait aussi trouver un autre moyen de se faire piéger. Car oui, le but était de se laisser piéger, pour prouver à l'autre force de la nature qu'il n'était pas le véritable voleur. Très vite il remarqua un banc se situant juste en face des tables de Black jack, c'était le point parfait pour mettre son plan en place. Sans prendre plus de peine à réfléchir, il traversa la salle d'un pas décidé. Sa démarche trahissait son excitation, en effet ce genre de complot où aventures stressantes le laissaient rarement de glace.

Son impatience manqua de lui causer des ennuis, surtout lorsque il manqua de se rétamer lamentablement sur le sol après avoir glissé sur une marée de pièces. heureusement, il parvint à contrôler un minimum sa chute, puis se laissa atterrir telle une loque sur le banc tant convoité. Maintenant il n'avait plus qu'à attendre, ne rien faire de productif et surtout ne pas attirer l'attention des autres joueurs. Déjà que certains n'avaient pas loupé sa cascade invraisemblable, d'autres sans raison s'amusaient à lui lancer des regards couronnés de haine. Pourquoi ? Aucune idée, peut être la tension des parties rendaient la population de joueurs naturellement méfiants.

Bref, après dix longues minutes passer à glander, Dan désespérait de ne pas voire arriver les sacs tant convoités. Lassé par l'inutilité de sa tentative il soupira en croisant le regard d'une créature des rêves qui approchait de lui.
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Léon Karel
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Mar 25 Fév 2014 - 3:13
Léon pensait finalement qu'à ce moment-là, c'était le meilleur trip de bédave qu'il n'avait jamais vécu auparavant. Bordel, y avait quoi dans ce petit bédo  ? C'était un petit bédo justement. Et pourtant, il rencontrait une jolie fille (probablement) déguisée en grenouille, un rouquin, un rhino et une poule. Mais c'était l'éclate totale, quoi. Et d'après ce qu'il en avait déduit, il était accusé de vol de... De jetons de casino. C'était assez improbable, déjà le fait de se retrouver dans cet endroit complètement zarbi de ouf de malade sa mère et ensuite, il était vraiment nul dans tout ce qui était jeux de hasard et avait le seum contre les casinos. C'était comme ça, il n'y pouvait rien. Donc voler des jetons de casino, c'était improbable. Improbable sa mère. Les casinos, c'était l'enfer. Et l'enfer, c'était le mal. Le mal, c'était pas bien. Et tout ce qui était pas bien, Léon en avait le seum. CQFD.
Mais Demoiselle Grenouille, Demoiselle Grenouille... Décidément, pourquoi ne l'aimait-elle pas  ? Il était beau gosse avec son parfum Hugo Boss, sa chevelure Garnier «  parce que nous le valons bien  » et son haleine Colgate Max White. Et il était gentil, GENTIL  ! Alors pourquoi tant de haine  ? Pourquoi ne pouvait-elle tout simplement pas enlever son déguisement, le pécho, aller dans l'hôtel le plus proche, sortir la capote Bob l'Eponge pour la mouille et unir les émotions dans la sueur et les merveilleux coups que procurait cet échange fascinant qu'était... La baise  ?
Alors oui, c'était pas fin ni romantique mais de toute façon, chaque histoire finissait ou passait par la baise. Et la baise, c'était la vie. Et la vie, c'était bien. Donc La baise, c'était bien. CQFD.

«  Hé le voleur est ici  !! C'est le gros rhino là  !!  »

Mais que c'était super coolos de la part du rouquin de dénoncer quelqu'un d'autre  ! C'était salaud, mais c'était bien pour Léon. Parce que d'une, ça lui prouvait que les rouquins pouvaient avoir une âme et de deux, ben que ça le rendait tout innocent tout plein. Et ça, c'était good. Mais surtout, qu'on revienne pas lui dire qu'il avait volé des jetons de casino et donc, blabla, je vais te maraver la gueule. Parce que pour le coup, ça allait être Léon qui allait fracasser le crâne de la personne contre son anus et bon dieu, ce que ça pouvait faire mal un anus. Mais le truc, c'était qu'il commençait à avoir une sale impression de merde de malaise dans son ventre et ça, ça pouvait faire bobo à lui. Quelque chose d'incontrôlable voulait s'échapper de lui, quelque chose... Oh mais oui.
"IT'S ALIIIVE". Et Léon commençait à penser que ça pouvait craigner bien sale. Alors il résista, et il pensa que c'était mieux de résister plutôt que de laisser s'échapper c'te truc. Si bien qu'il trouva un paquet d'OCB avec un paquet de tabac par terre. La chance lui souriait-il  ? Peut-être bien, fumer le calmera et l'apaisera, méditation, yin-yang, les éléments de la nature, toussa toussa.

Alors il prit ces dons du ciel et se roula une cigarette. Et puis merde, mince et mercredi, il n'avait pas de feu. Zut rezut et archi zut  ! Mazoute, le feu était indispensable, depuis que l'homme voulait se remplir la panse avec de la bonne viande de mammouth grillé. Mammouth... Léon laissa son esprit se casser dans des contrées lointaines, hors des sentiers de ce bled pourri de gens avides d'argent qui courraient après de vulgaires jetons de casinos de merde. Bon dieu de merde de merde, que c'était de la merde tout cela. Le jour il pleuvra de la merde, ce sera la fin des haricots et des potatoes. McCain, it's all good. Il suivit les deux garnements, chenapans, singes à part Miss Grenouille qu'il voudrait vraiment bien pécho car elle devait être craquante à souhait. En tout cas, il allait la protéger, pour se paraître gosse beau et tout, aight sisi, protecteur de la gente féminine, c'était great. Mais elle semblait avoir du répondant, donc l'aider à part si il voyait qu'elle en avait besoin, même si elle ne demandait pas. T'inquiètes pas gars, t'es un bon et t'es bon au lit. Wesh.

Il ne connaissait pas l'endroit où il se trouvait, toujours pas et pourquoi il était là. C'était chiant et le rouquin ne voulait rien lui dire. S'il espérait pouvoir pécho Princesse Grenouille, il se fourrait les doigts dans son fion bien serré. Mais il suivit les deux sans condition, sans rien ajouter, sans parler. C'était mieux pour tout le monde et pour Léon car il savait se montrer malin et patient car après tout, c'était un renard. Un renard, c'était quand même badass. Et les trucs badass, il aimait bien, quand même. Poule qui passa, deux poules et trois. Le rhino était vénèr sale, fallait pas chercher les problèmes et donc, fallait se faire petite souris. Léon n'avait jamais cru à  l'histoire de la petite souris, c'était du pur fake. Et il savait bien qu'il n'avançait pas l'histoire avec ses élucubrations qu'étaient ses pensées mais, que voulez-vous  ? Il aimait bien faire chier le monde.
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Ven 28 Fév 2014 - 3:56
Non mais de quoi je me mêle ? Déjà, elle avait toutes les raisons de soupçonner le « newbie ». Ensuite, même sans ça, à choisir entre un paumé et un mec sortit de nul part invectivant les passants sans la moindre gène, c'était forcément le premier qui était jeté en pâture aux lions (au rhinocéros dans le cas présent). Mais bon, il avait la classe, on devait lui reconnaître au moins cette qualité. Le coup de maitre qu'il venait d'accomplir en les débarrassant de deux chieurs en une seule phrase était révélateur de son self-control et de sa confiance en soi. Aussi, la manieuse s'abstint de commentaires et, comme la majorité des passants, se contenta d'observer les mastodontes partager sans ménagement deux cultures qui visiblement, au moins dans le combat, étaient relativement similaires avec quelques fois des accès d'élans primitifs que l'on aurait pu croire disparus de toute civilisation. Un cri de douleur poussé par l'encorné recouvrit sa réponse à la proposition que le brun venait de lui exposer et elle ne prit pas la peine de répéter. De toute façon, le besoin de lui répondre ne se faisait pas pressentir, sa remarque coulait de source et acquiescer paraissait superflu. A vrai dire, le comportement qu'elle était sensé adopter pour la suite des événements lui échappait. Ne sachant trop ce qu'ils attendaient, l'adolescente décida de, quitte à passer pour une grosse chieuse, ne prendre absolument aucune initiative. Lorsqu'un troisième protagoniste fit son entrée de la manière la plus spectaculaire qu'il soit dans la scène qui se déroulait devant ses yeux, pas une miette de cette étonnante apparition ne lui échappa.

Lulei aurait bien poussé un cri strident tout en arrachant ses vêtements, mais bon, cela ne correspondait pas tout à fait à son état d'esprit. Alors, au lieu de ça, ses yeux s'agitèrent frénétiquement dans leurs orbites à la recherche d'un moyen de soustraire à sa vue le corps flamboyant de l'éternel héro. Finalement les roulements se stoppèrent sur l'ancienne victime de ses accusations et en un instant, ses bras l'avaient saisi et planté devant elle, tandis que son esprit parcourait ses souvenirs à la recherche de l'attitude adéquate à adopter, différente bien sur, de celle d'une groupie un peu délurée. Celle ci ne daigna pas se révéler et elle choisit d'opter pour la plus simple à savoir : Reste cool et souris. Une fois rassurée, la pseudo-grenouille se décala de la cachette improvisée et fit face à la situation, gardant son calme et sa respiration d'une manière tout à fait honorable. Elle n'osa toutefois s'exprimer qu'une fois que ses pensées furent redevenues totalement limpides et lui rappelèrent que sous un tel déguisement, personne ne la reconnaitrai et qu'une multitude de possibilités s'offrait à elle. Grandement satisfaite de cette révélation qui ne l'était qu'à moitié, la jeune femme se redressa, roula des épaules, s'éclaircit la voix et annonça suffisamment fort pour pouvoir être perçue dans le brouhaha environnant, la merveilleuse idée qui venait de frétiller dans sa boite crânienne.


- Les vigiles les plus proches ont été mit hors course par son pote
doigt tout à fait malpoli pointé vers l'homme en question. Étant donné l'ampleur qu'à pris cette affaire et le nombre évident de victimes, je pense que le plus simple serait d'en parler à la direction. Qui m'aime me suive !

En temps normal, elle n'aurait même pas oser penser de pareilles sottises, avec un peu de chance Dreamland en ferait une peste digne de ce nom. Sinon, la couture pourrait se révéler être une occupation intéressante. Sans jeter un coup d'œil dans son dos (par peur ou par confiance, allez savoir), la petite chef se dirigea d'un pas dirigé vers le casino.
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Riku Kaisuki
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Jeu 6 Mar 2014 - 15:10
Bon, son plan quelque peu foireux et salaud semblait au moins lui avoir permis d’obtenir l’attention et une certaine pointe de respect de la part de miss grenouille et de l’autre gamin – il était probablement pas loin de son âge mais il préférait le considérer tel quel, question d’ego quoi, groarrr – qui avaient observé le début de combat entre les deux mastodontes chacun persuadés que l’autre était celui qui l’avait volé. On se tabassait, on envoyer voler les malheureux vigiles, on s’insultait copieusement, le tout dans des hurlements si puissants qu’on en faisait trembler le sol. Si on avait été dans un shônen, la moindre de leurs attaques aurait pu causer une tempête qui aurait tout ravagé. Et ben… Riku ne regrettait pas d’avoir choisi cette solution, ces deux-là était vraiment tarés. En tout cas, les deux semblaient réellement surpris par l’audace dont il avait fait preuve en dénonçant aussi outrageusement un coupable pour son camarade et qu’on arrête de les emmerder.

« Faut avoir des balls dans ce monde, autrement on finit toujours écrasés par ce genre de bestiole complètement barges, quand c’est pas dans la mâchoire d’un quelconque carnivore… Bienvenue au monde des rêves qu’ils disaient ! Bon, l’un d’entre vous a une suggestion de piste à suivre ? »

Mais l’attention de la jeune femme avait été totalement annihilée par la présence d’un voyageur bien connu de l’invocateur et de bon nombres de ses congénères ; ce blondin d’Ed Free ! Décidément, ces derniers temps, il n’arrêtait pas de le croiser. Que faisait-il par ici ? A voir sa tête, il était probable qu’il eut des motivations communes aux leurs. En tout cas, il s’interposa dans la bagarre et rapidement, les deux géants se retrouvèrent neutralisés. Merde, il était si fort que ça ? Riku n’en doutait pas, il connaissait son classement et son expérience à Dreamland, mais pouvait-il y avoir de tels écarts de puissance d’un voyageur à un autre ? Il était en tout cas globalement du même niveau qu’Enrique, l’autre voyageur du royaume des morts qui l’avait formé ; il n’avait strictement rien vu de son mouvement. En un instant, les perturbateurs étaient à terre, et la brune en admiration béate devant la force du blondin. Quant à l’autre avec ses cheveux bleus, il avait trouvé le moyen de s’allumer une cigarette. Quoi de plus normal au milieu de tout ce bordel ? Non et puis une cigarette comme ça dans un casino, même dans le monde des rêves… Riku dégagea d’une pichenette l’engin de mort avant qu’il ne l’allume, et l’écrasa aussitôt.

« Pas de ça ici mec. Pas devant moi en tout cas. Bon au moins, le monsieur Free a tout réglé avec les deux timbrés, on va peut-être pouvoir se concentrer un peu. »

Tu parles, comme si ces mots allaient rendre plus efficace son discours. Ils continueraient de l’écouter d’une oreille, de faire oui oui de la tête et de se tirer à la première occasion ! Ed semblait dans son délire, à jouer les inspecteurs en pleine action, et miss grenouille restait silencieuse, le regard bas. Si seulement elle enlevait son costume… Enfin bref, elle sembla se reprendre, et leur proposa de se rendre directement auprès de la direction. Pas con comme idée, même s’il voyait mal comment ils allaient bien pouvoir monter au bureau du directeur des lieux. A bien y réfléchir, il lui paraissait impossible de tenter l’entrée discrète, ils seraient donc contraints de forcer le passage. Gaïa lui apposa un boost rocheux de sorte à ce qu’un seul de ses coups puisse mettre à terre l’un de ces vigiles – quoi qu’il imaginât que ceux postés pas loin du bureau du directeur fussent bien plus forts que leurs homologues du rez-de-chaussée plus destinée à balayer les boulets torchés qu’à s’occuper des éléments gênants qui chercheraient à en savoir trop – et suivit la demoiselle qui avait pris la tête du groupe, apparemment bien décidée à mener les choses. M’enfin, cela ne dérangeait pas l’invocateur, au bout d’un moment, c’était chiant d’être toujours le seul à prendre des initiatives, ne pas réfléchir et suivre le groupe ça avait ses aspects agréables. Il se plaça à côté de miss grenouille de sorte à prendre les devants s’ils se retrouvaient à se battre contre un ennemi quelconque, et ils purent s’engager sans problèmes dans l’ascenseur alors que les vigiles se rassemblaient autour du voyageur blond. Il attendit que tout le monde soit entré, et appuya sur le bouton qui indiquait l’étage le plus élevé, supposant qu’en tant que bon directeur .égocentrique de casino, il appréciait d’être au-dessus de tout le monde. Les battants s’ouvrirent, dévoilant alors un long couloir avec un tapis rouge et des armures lustrées de chaque côté. Cliché comme tout quoi. Riku s’avança en premier, un pas après l’autre pour s’assurer qu’il n’y ait pas un piège quelconque – un couloir désert comme ça, il en avait un peu trop vu dans sa vie de voyageur pour ne pas s’en méfier – et tendit la main pour la poser sur la poignée dorée, un instant rassuré en constatant qu’il n’y avait aucune trappe, aucun piège de lances qui surgissent ou autres conneries qui apparaîtrait d’un coup du mur. Enfin tout ça, c’était avant qu’il ne pousse la porte, et qu’une main dont la paume à peu près aussi grande que son torse lui arrive droit dessus et le projette droit contre le mur derrière lui. Etourdi, l’invocateur mit plusieurs secondes avant de pouvoir se redresser et que sa vue redevienne suffisante pour voir le type qui venait de leur barrer la route. Se penchant pour passer la porte – le plafond était une mesure assez abstraite pour lui – le colosse qui leur faisait face ne semblait pas réellement enclin à leur ouvrir le passage.

« Z’avez rendez-vous ? »

Ouais, ok… Ben non, on a pas de rendez-vous. Et du coup tu casses la gueule de tous les gens qui débarquent ici ? Et à voir tes bras tellement énormes qu’ils en ont déchiré les manches de ton costard de vigile, tu ne les renvoie pas indemne au rez-de-chaussée…. Bon. Quand faut y aller…

« Je m’occupe d’Hulk. Essayez de passer pendant que je distrais son attention. »


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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Mer 12 Mar 2014 - 20:37
  Les vigiles étaient maintenant autour de nous, prêts à perforer le moindre fauteur de troubles avec leur hallebarde en or. Il n'était pas question de se farcir des représentants de l'ordre alors qu'ils n'étaient clairement pas les responsables des folies de ce soir. Au lieu de les frapper à tout de go comme ce fou furieux de Riku, je me relevais les joues rouges, le rhinocéros encore à mes pieds, à moitié assommé et recherchant de l'air, et je mis à jouer un rôle de cinéma. Je pris la pose que n'aurait pas renié Indiana Jones, le pied sur des cadavres de nazis, et les gardiens étaient déjà en train de commencer l'interrogatoire :

" Vous troublez l'ordre public. Nous vous prions de nous suivre ou il vous sera fait du mal.
_ Prière de décider s'il y a un accent sur le 'u' de "ou", ça conditionnera ma réponse. En attendant, vous pouvez l'embarquer, c'est le voleur.
_ Suis pas un voleur "
dit le rhino en s'essoufflant. Je lui envoyai un petit coup de pied dans la tempe pour qu'il se taise et le retira avant qu'il ne cherche à le bouffer. Il y avait de grandes chances que ce ne fut pas lui le voleur, je le savais, mais admettons que la façon dont je le traitais était pour le remercier d'avoir bousillé la table sur laquelle je jouais. Je lui répondis tout de même en me passant dans la tête toutes les manières de défoncer mon argumentaire :
" Il s'est énervé tout à l'heure, il cherche maintenant à se venger en pillant les ressources des joueurs.
_ Mais c'est faux ! "
Un autre coup de pied pour le calmer et je continuai :
" Je vous prierai de bien l'emmener derrière les barreaux et on oublie toute cette histoire.
_ Déclinez votre identité."
Je leur donnai mon nom, et les vigiles m'ordonnèrent de ne plus faire de grabuge et de les appeler la prochaine fois avant de foutre le boxon. J'aurais voulu leur répondre que j'étais intervenu et que je n'avais pas gueulé dans le casino, mais c'était stupide. Les responsables, c'était Riku, un type dont j'avais oublié la gueule ainsi qu'une grenouille humanoïde. Le rhinocéros se fit soulever par les deux vigiles et il tenta la pire défense du monde :
" Je reconnais que je voulais me venger ! Mais pas en volant les jetons des joueurs ! Regardez ma mallette ! Il y avait juste des bombes ! Je voulais faire exploser l'endroit, je ne suis donc pas le voleur ! AH !"
, finit-il en me dardant de ses petits yeux stupides. Il était vraiment pas né intelligent, celui-là. Il ne voyait même pas l'air horrifié des vigiles, dont un qui ramassait la mallette avec la plus grande précaution du monde. Je mis quelques secondes avant de me rendre compte que y avait une bombe tout près de moi. Je les exhortai à s'en aller, et j'entendis les miliciens dire entre eux :
" Y a trop de bordel cette nuit.
_ Trop de Voyageurs, oui.
_ C'est ce que j'ai dit, quoi. Mais j'ai appelé un des Voyageurs de Midas pour venir régler la situation. C'est infernal cette nuit."


  Ne sachant pas ce qu'il se passerait si un Voyageur puissant viendrait foutre son museau dans cette affaire, je décidai de rester au milieu de la salle et de m'apaiser, me concentrer sur tout le rez-de-chaussée du casino, observant toutes les tables et tous les gens. Appuyé de mes lunettes de soleil, je pouvais capter toutes les auras de tous les joueurs. Il ne me manquait plus qu'à trouver quelque chose de bizarre parmi ces gens, en portant une attention toute particulière à Dan Sorro au cas où il aurait une idée pour arrêter l'intrus. Telle une statue vivante du casino, je scrutais avec attention.
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Lun 17 Mar 2014 - 14:23


Plop.


Dans un bruit spongieux caractéristique, l'équivalent de soixante-dix unités d'essence de vie s'était jeté dans la masse gélatineuse se trouvant de mon côté de la table. J'observais avec curiosité l'amoncellement frétiller quelques instants avant de se stabiliser, puis reportai mon regard vers mon adversaire. Affichant un sourire crispé, il se taisait. Son regard caché par son éternelle paire de lunettes noires était fixé sur la table, et plus particulièrement sur les deux as de même couleur qui étaient retournés face recto. Je respectais son silence, mais les spectateurs qui formaient un cercle autour de nous ne se retenaient pas pour faire du bruit. Entre les exclamations, les blagues et les paris, on aurait pu penser que chaque membre de la foule cherchait à être plus bruyant que ses voisins, comme si chacun d'eux participait au concours de celui qui émettrait la plus forte quantité de décibels. Cette euphorie collective était néanmoins plus ou moins justifiée. Il est de notoriété commune que lorsqu'un jeu avec des gains et pertes importants a lieu, l'excitation du public monte crescendo proportionnellement à l'importance de ce qui est mis en jeu. Or, la somme qui circulait sur notre table en ce moment aurait fait baver d'envie n'importe qui, et chaque membre de la foule qui nous entourait devait se sentir concerné par les enjeux de cette partie de carte.



Mon attention fut néanmoins attiré hors du plateau de jeu quand je surpris du coin de l’œil les déplacements d'un énième groupe de vigiles. Cela faisait un moment que j'avais remarqué les va-et-vient intermittents des membres de la sécurité, et je devais bien avouer que cela m'inquiétait un peu. Qu'est-ce qui pouvait bien provoquer autant d'agitation ? À la fois j'avais la chance de me trouver à l'écart de ces événements fâcheux grâce à la position reculée de la table sur laquelle je jouais, à la fois j'étais agacé de ne pas en savoir plus sur ce qui se tramait un peu plus loin.

Je faillis lâcher un hoquet de surprise quand je surpris dans mes observations un groupe hétéroclite se déplacer vers le fond du casino. Ce n'était pas tant la composition de ce rassemblement qui me surprit, mais plutôt la tenue qu'arborait son leader : Un authentique costume de grenouille ! Mes lèvres s'étirèrent pour former un sourire amusé. Ce monde absurde parvenait toujours à me surprendre, c'était fascinant. Alors que je m'interrogeais sur les raisons qui avaient pu motiver cette personne à porter un tel accoutrement, un léger toussotement me sortit de mes pensées. Le silence était retombé sur le plateau de jeu, et le public ainsi que mon escroc d'adversaire attendaient que je retourne deux des quatre cartes posées face verso sur la table. Ce dernier avait probablement profité du moment pendant lequel je regardais ailleurs pour mélanger puis reposer ses cartes, espérant peut être parvenir à me troubler. Cette tentative qui aurait pu être habile dans d'autres circonstances me fit presque pitié. Le pauvre arnaqueur se trompait de cible. Ce n'était pas moi qu'il fallait berner, mais l'invisible corbeau se tenant quelque part derrière lui, à un emplacement indécelable même pour moi. Évidemment, il n'en avait pas conscience, et ne pouvait donc pas se défendre convenablement contre cette menace. Cette pensée me fit sourire. Mes méthodes de victoires étaient infaillibles, et pour couronner le tout, extrêmement simples. Je n'avais strictement rien à faire à part d'attendre que la victoire se jette sur moi comme un chat sur un clavier d'ordinateur. C'était d'une injustice ridicule, et je n'avais même pas honte.



D'un mouvement presque nonchalant, je retournais une paire gagnante sous les indications éclairées de mon espion ailé. J'avais pratiquement abandonné l'attitude de garçon crédule que j'avais revêtu jusqu'à maintenant, car je n'avais plus vraiment besoin de maintenir l'illusion. Que l'arnaqueur comprenne qu'il se soit fait avoir ou pas, il ne pouvait plus s'échapper de sa situation. Je l'avais piégé, et il était trop tard pour qu'il rebrousse chemin. Chemin au bout duquel je l'attendais un grand sourire, prêt à récupérer l'intégralité de son porte-monnaie. C'était la juste vengeance qu'il méritait. Qu'on me prenne pour un pigeon, je voulais bien, mais qu'on essaie de me pigeonner, ça, je ne pardonnais pas.

Malgré tout, quand les cartes révélèrent deux as rouges, j'eus une petite pincée de soulagement que je me reprochais immédiatement. Je ne pouvais pas perdre, je le savais, alors pourquoi continuais-je à m'inquiéter quand le temps venait de retourner les cartes ? Paranoïa ? Faiblesse mentale ? Fièvre du pari ? Qu'importe, car je gagnais.

Mon adversaire, lui, ne gagnait pas, bien évidemment. Il était livide, et se tortillait les mains. De temps en temps, il jetait un regard soupçonneux aux membres du public, comme si il les accusait d'être mes complices. Plusieurs fois, il porta sa main droite à ses lunettes avant de la remettre à son emplacement initial. Quand une grosse partie de son tas d'essence de vie s'éleva dans les airs sous les vivats du public, il marmonna quelque chose d'incompréhensible.

Cet amoncellement gluant finit dans mon propre tas sous les applaudissements. Je lorgnais sur ce dernier avec satisfaction et curiosité. Il fallait dire que l'essence de vie me faisait plus penser à du flan qu'à autre chose. Je donnais une petite pichenette dans la masse gélatineuse qui se mit à basculer d'avant en arrière de plus en plus vite avant de s'immobiliser. Difficile de croire que ce que j'avais sous les yeux représentait une somme énorme. Pourquoi celle-ci était si précieuse, si recherchée par les créatures des rêves ? À quoi pouvait-elle bien servir ? Était-ce une monnaie d’apparat, comme les bouts de papiers qui en font office sur terre, ou avait t'elle une réelle valeur ? En tout cas, elle avait attiré l'attention de la foule qui nous entourait aussi efficacement que si ça avait été du diamant.

Foule qui était de plus en plus grosse d'ailleurs, presque au point d'en devenir inquiétante(cmb). Un peu plus tôt, quelques vigiles étaient venu voir ce qu'il se passait, afin de comprendre la raison de ce rassemblement de personnes, et ils étaient désormais en train d’exalter avec le reste du public, hypnotisés comme les autres par les enjeux de notre bataille comme des papillons par une lumière dans la nuit. Et tous ces regards scrutaient désormais mon escroc d'adversaire, attendant avec impatience qu'il finisse ce qu'il avait commencé. Celui-ci hésita un moment, puis, après avoir lancé un dernier regard par dessus son épaule, récupéra les cartes une par une. Et je maudis ma stupidité.

Je me maudis car l'arnaqueur entreprit de faire quelque chose que je n'avais absolument pas prévu, et qui perturba complètement mes prévisions. Ce qui me rendait furieux envers moi même n'était pas le fait d'avoir oublié un cas de figure, mais plutôt que celui-ci soit aussi simple, aussi évident. Mon adversaire mélangeait les cartes contre son torse sans les regarder.



C'était un mouvement ridicule, car c'était celui que les enfants jouant au carte faisaient quand ils pensaient que leur voisin les épiait par dessus leurs épaules. C'était un mouvement naïf, presque touchant. Jamais je n'aurais cru voir un trentenaire avec l'allure d'un joueur de poker professionnel effectuer une telle action. Et pourtant, au mépris des rires de la foule, celui-ci continua son petit manège avant de déposer les cartes face verso sur la table.

Je me sentais particulièrement stupide. Ma stratégie bien huilée avait été déjouée par une manœuvre enfantine. Munin, aussi bon espion soit-il, ne pouvait bien évidemment pas voir à travers le dos de mon adversaire. Quel imbécile j'étais. Maintenant, je n'avais d'autre choix que de retourner des cartes au hasard. Tu parles d'un plan. J'étais une vrai andouille. Heureusement pour moi, nous en étions à la toute dernière manche, ce qui allait réduire mes pertes, mais j'allais gagner beaucoup moins que ce que j'avais prévu à la base. Et ma fierté s'était faite magistralement botter le cul. Essayant tant bien que mal de cacher ma mauvaise humeur, je choisis rapidement deux cartes et les retournais d'un bloc.

Pique et trèfle.



La foule rugit. Hébété, je lorgnais sur les deux as qui avaient été dévoilés aux yeux du public. Je ne pu m'empêcher d'éclater de rire devant l'ironie du sort. Toutes les manches avant celle-ci n'avaient pas laissé de place à la chance. J'avais jusqu'à maintenant manipulé les résultats des cartes comme des petites marionnettes. De toutes les disputes que nous avions livrés, seule cette dernière avait permis au hasard de s'exprimer, et alors que les probabilités jouaient en ma défaveur, il m'avait accordée la victoire, comme pour porter l'estocade finale à l'escroc assit devant moi.

L'équivalent de quatre-vingt dix unités d'essence de vie s'éleva dans les airs, y traça un grand arc sous les sifflements et les vivats, avant de s'écraser de mon côté de la table. Le public, qui avait compris que cette manche signait la fin de notre partie, vînt me féliciter d'avoir battu mon adversaire à plate couture. J'essayais vaguement de nier leurs compliments pendant chaque membre de la foule y allait de sa petite bourrade et de sa petite blague. Un peu gêné, je jetais un coup d’œil vers mon ancien adversaire pour constater son inquiétante absence de réaction.

Il était calme, immobile, et je sentais son regard me percer à travers ses lunettes noires. Il resta plongé dans un mutisme froid quelques instants, puis se mit à parler. Enfin... Parler, c'est beaucoup dire. Il ne prononça qu'un seul mot. Mais sa voix, posée comme s'il ne faisait que constater une évidence, était tellement glaciale qu'elle gela instantanément l'euphorie générale.




« Tricheur. »

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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Dim 30 Mar 2014 - 17:40
Ok, les choses allaient prendre une tournure inattendue pour le novice. Alors que les sacs apparaissaient de nouveau, cette fois ci ils étaient dix fois plus nombreux, comme si une véritable avalanche de jetons s'abattait sur lui. Pris au piège en moins de temps qu'il n'en faut pour crier, l'idiotie et la honte s'installèrent confortablement sur ses frêles épaules. Incapable de bouger où de hurler il ne pouvait que compter sur les autres encore une fois pour s'en sortir. Mais puis ce qu'une déception ne venait jamais sans être accompagnée par son assortiment de galères, il sentit une main puissante saisir sa gorge et le tirer du tas de sac. La créature des rêves le délivra de sa prison, puis projeta la pathétique larve contre l'un des piliers de la salle. Le choc fut suffisamment puissant pour couper le souffle du jeune voyageur. Étalé sur le sol, il sentait le regard de l'assistance le décortiquer:

-Toi je ne sais pas ce que tu cherchais, mais tu m'as trouvé ...

Les yeux de Dan cherchèrent ceux de la créature lors qu'un nouveau sac s'abattit sur la tronche du voyageur, le forçant à courber l’échine. Ce dernier cru qu'il allait y rester, mais un soudain désir de vivre le poussa à se relever. S'aidant de ses mains il souleva le poids de son propre corps douloureux, chassant d'un lent revers de la main le sac reposant sur sa tête. Ce dernier avait écrasé sa face contre le sol, ses lèvres pissaient le sang en concert avec son nez. Pourtant un sourire étrange se dessinait progressivement sur son visage. Alors qu'il se tenait sur ses genoux, défiant du regard son agresseur il remarqua que les créatures où voyageurs jouant dans la salle s'en allaient progressivement. Seuls quelques curieux où téméraires osaient rester:

-Pourquoi tu souris aussi connement ? La perspective d'en finir avec ta vie de voyageur est à ce point plaisante?

Les bras croisés, le regard sombre et blasé la créature aux longs cheveux blancs administra un excellent coup de bottes sous le menton de Dan pour l'ajuster à la hauteur de son propre visage. Dans un laps de temps extrêmement court, il lui cracha au visage et repoussa la larve en lui infligeant un terrible coup de poing dans l'abdomen. Mais cette fois-ci il ne se cassa pas la figure sur le sol, il se contenta de voler contre le pilier et parvint à rester debout. S'efforçant de le regarder droit dans les yeux en souriant, essuyant avec son T-shirt le môlard pendant sur son œil droit. Le souffle entrecoupé par des crises de toux qui semblaient lui décoller les poumons, le voyageur ne payait pas de mine. La créature des rêves dégagea une mèche de cheveux obstruant sa vision, puis soupira en déclarant:

-Tu n'es même pas capable de riposter ... la seule chose que tu fais c'est me regarder avec tes yeux de chiens fou et encaisser. Tu crois être héroïque j'imagine. Bien, je vais te considérer comme tel, après tout c'est plaisant de voire que la nouvelle génération est capable de se battre avec des valeurs...

Il claqua des doigts laissant un énorme sac proportionnellement quatre fois plus gros que Dan lui tomber dessus. Le voyageur sans réfléchir encaissa la chute de ce dernier en pliant les jambes, heureusement que son adversaire était limité par la hauteur du plafond pour l'affronter. Le sac pesait réellement très lourd, Dan avait l'impression que ses muscles allaient tous implosés à force de soutenir une telle charge, la douleur se répandait progressivement dans tout son corps. Malgré certaines moues pliées par la douleur et la souffrance, il continuait de le regarder droit dans les yeux, élargissant son sourire. Un autre sac tomba sur le premier, les yeux du voyageur s'écarquillèrent alors qu'il s’apprêtait à céder:

-Mais les valeurs... ça n'a jamais mené à rien dans ce monde.

-Ta gueule!

Des flammes blanches semblèrent s'échapper littéralement de lui dans une explosion visuelle intimidante. Le regard de Dan venait de changer, passant du défi à la haine en un instant. Un hurlement sauvage s'échappa de lui alors qu'il lançait la pille de sac sur la créature des rêves. Cette dernière sans perdre son flegme naturel se contenta de sauter en projetant les sacs contre le voyageur dans un formidable coup de pied. De nouveau amené à être écrasé contre le pilier de cette foutue sale, le berserk ne baissa pas les bras pour autant. Il s'agrippa au sac l'étouffant, puis le repoussa en prenant appui contre le briseur de dos attitré. La créature des rêves se laissa surprendre cette fois-ci par la vivacité de son adversaire et fut écrasé à son tour contre le mur de la salle de jeux. Le jeune voyageur laissa alors sa colère s'échapper pleinement dans un dernier râle avant de tomber à genoux, le souffle court et les flammes envolées. Au même instant le sac retourné contre l'invocateur disparut avec tous les autres, laissant la créature des rêves aux longs cheveux se redresser:


-Voyons voir où tes principes vont t'amener face à moi.
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Mer 16 Avr 2014 - 20:20
Le petit fils de pute... Ce salopard de rouquin avait osé, il avait osé enlever des mains de Léon la clope que ce dernier avait roulée. « Pas de ça, pas devant moi » ? Mais ce connard se prenait pour qui, sérieux ? Était-il son père, sa mère, sa grande sœur, son grand frère pour lui interdisant de fumer ? Mais ce n'était pas ça qui énerva Léon, c'était le fait que ce rouquin avait balancé sa clope. Léon ne s'énerva pas, enfin il ne le montrait pas. Mais il sentit quelque chose au fond de lui, quelque chose qui allait changer ça, qui allait le montrer. Sauf que Léon était un adepte du self-control, de la zen-attitude et du yoga. Il garda son sang-froid rapidement et suivit les deux jeunes gens. Spiritual dance control, spiritual dance control, yeah yeah... Il ramassa quand même la clope et rejoignit rapidement le duo.
Et là, ils arrivèrent à un grand casino. La troupe avança de manière très très classe, de manière archi déterminée, on est déter' gars, et on va te péter les couilles. Sauf que ce ne sera pas Léon qui le fera. Et il ne savait toujours pas où il se trouvait et... Ce qu'ils faisaient, tout simplement. Parce que, pourquoi ils étaient dans ce casino ? Que cherchaient-ils ? Tu m'ask v'là les questions, poto.

Alors voilà, ils arrivèrent devant un ascenseur très classe, beau gosse, montèrent dedans et le rouquin appuya sur une touche. Voilà, ils montaient, et c'était... Long. EN APESANTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUR ♪ Non mais c'était vraiment long, et rien ne se passait. 'Fin merde quoi, Miss Grenouille pouvait enlever son déguisement, se déshabiller et leur faire un strip-tease, Léon se serait réconcilié avec le rouquin et c'était parti pour une partouze dans l'ascenseur. Mais non, rien ne se fit, dommage pour Léon, il s'était fait chier à en mourir en exactement 4 minutes et 32 secondes plus que s'il avait été dans une salle d'attente pour un toubib avec dix personnes avant lui. Enfin, ils sortirent de l'engin. Un long couloir se dressa devant eux, like un couloir de château. Ouais tatane, avec des armures de chevaliers, des tableaux de personnes que l'on ne connaissait pas, des vases, toussa toussa et encore toussa. Bordel, c'était plus un casino le truc mais un palace. Le rouquin exécuta tout un tas de pirouettes digne d'un ballet de Casse-Couilles pour faire... Son intéressant sûrement.
Et enfin ils arrivèrent à THE porte. Grande, super grande et on se demandait comment on pouvait pousser ou tirer cette porte. Ce rêve devenait vraiment pour Léon un mauvais trip sous hallu. Le rouquin posa sa main sur la poignée mais quelqu'un l'aida, un big monsieur qui se trouvait derrière en mode « coucou, tu veux voir ma bite ? » mais il ne lui montra pas son engin, mais plutôt son poing qui fit projeter le rouquin vers les étoiles, sauf qu'il se fracassa contre le mur sur le côté. Dommage pour le prochain Apollon...
Et ce dernier, ce petit con fana de shônen, d'après ce que Léon en déduisait, voulait se faire pour lui tout seul le colosse de deux mètres baraqué. Mais vas-y p'tit gars, après ne viens pas te plaindre de ne plus t'asseoir après.

Le colosse sortit de la pièce dans laquelle il sortait et Léon prit la main douce et chaleureuse de Miss Grenouille pour la coller contre la porte qui n'était pas ouverte, sur le côté. Il laissa le colosse passer pour défoncer la gueule du rouquin (VAS Y POTO, DEFONCE LUI LA GUEULE !!) et tira doucement Miss Grenouille et de manière discrète dans la pièce. Heureusement que l'heureuse idée de ne pas se mettre devant la porte qui s'ouvrait était le fruit du hasard, hasard qui alla dans le sens dans lequel Léon voulait qu'elle aille. PO PO PO PO !
LA SUITE DE L'HISTOIRE, S'IL-VOUS-PLAIT ! Ok. Le couple entra dans la pièce, un bureau de directeur crapuleux jusqu'aux ongles. Pourquoi ? Parce que celui qui faisait genre il était choqué avait l'apparence d'un directeur crapuleux jusqu'aux ongles. Avec un garde du corps à ces côtés qui pointa son arme sur nos tourtereaux. OK OK OK OK OK OK OK OK, CALM DOWN. Il intima le couple à lever leurs mains. Léon s'exécuta mais essaya de rentrer dans le rôle d'un diplomate américain.

« Bonjour, bonjour. Alors voilà, on veut juste... Enfin je suppose, parler à votre patron. C'est tout, ne vous énervez pas monsieur qui pointe un flingue, calm d... »

PAN ! QUELQU'UN VENAIT DE MOURIR ! MAIS QUI ETAIT-CE ? LEON ? MISS GRENOUILLE ? MAIS PUTAIN, ARRÊTE AVEC TA MAJUSCULE BLOQUEE, ON DIRAIT QUE TU GUEULES ! Désolé... Bon, suspens...



C'était la clope de Léon ! Musique dramatique. Passage en noir et blanc. Gros plan sur le visage de Léon, tout de suite, tout de suite. La bouche ouverte, notre fumeur-pompier baissa sa main droite qui tenait la clope qu'il avait ramassé tout à l'heure. Elle était niquée. Plus fumable, plus fumable. La pichenette du rouquin, Léon savait que ça passait mais là... Là... Et il gueula. Gueula comme un porc qu'on égorgeait. MAIS BUTEZ-LE, BUTEZ-LE CE GUEU !, criais le directeur crapuleux. Et Léon expulsa La Chose, cette chose qui grouillait en lui depuis le début de la soirée. Et pour cette phrase, nous allions passer en mode omniscient pour vous donner le nom de cette chose : Ash.
Cette chose, Léon ne saurait le décrire ou encore, il le saurait en fait totalement car c'était lui. Mais lui en mode sauvage, bête, incontrôlable. C'était... Un clone. Un putain de clone. Là encore, Léon regrettait à mort son bédo, mais à mort.

« SALUT LA COMPAGNIE !! »

Le garde du corps tira sur le double de Léon mais celui-ci esquiva et courra. Une vitesse fulgurante, tel Flash. Enfin, il avait pas le pouvoir de Flash mais il était très rapide. En fait, il arrivait pas à éviter totalement les balles, celles-ci l’effleurait mais il s'en foutait royalement. Il rigola comme un gros psychopathe. ET BIM, une droite dans sa gueule, une gauche, une droite, il le projeta sur le côté avec une gauche et l'enchaîna à terre. Il s'arrêta, sûrement parce que le malheureux ne pouvait plus attester de la réception des coups.

« Euh... Sinon, je m'appelle Léon et lui... Je ne le connais pas, je te promets », fis Léon à Miss Grenouille, en espérant lui faire avaler ce bobard de force. Mais putain, quel bobard.
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Ven 18 Avr 2014 - 15:14
Bien à l'abri emmitouflée dans son costume, libéré de la crainte du regard des autres, Lulei avait eu tout le loisir de jubiler à son gré et ne s'en était pas privée. Sur la place tout d'abord, quand elle avait entendu des pas emboiter les siens, dans l'ascenseur, dans le long couloir, lorsqu'un imprévu avait pointé le bout de son nez, en constatant que le non-fumeur était ô combien courageux et en se sentant aimée par un inconnu qui ne la connaissait pas. Elle avait allégrement profité de ces instants de gloire jusqu'au moment où un mec avait commencé à leur tirer dessus, provoquant ainsi l'apparition d'un autre Léon qui fonçait à présent sur leur adversaire. Mais plus important que le combat qui se déroulait devant ses yeux, ou que l'homme qui les regardait ébahi, bien abri derrière son bureau, son amical camarade venait de lui poser une colle. En temps normal, quand quelqu'un vous offre son nom, vous devez faire de même. Seulement, quel est l'intérêt d'un déguisement si on ne conserve pas son anonymat ? Après une maigre cogitation qui dura le temps de la bastonnade, l'infiltrée opta pour un compromis.

- Enchantée, je m'appelle Lou et je ne le connais pas non plus.


Bon et maintenant, elle faisait quoi ? En entrainant les autres à sa suite, n'avait-elle pas endossé le rôle de la meneuse ? Si c'était le cas, il lui revenait certainement la responsabilité de devoir choisir quoi faire par la suite. Mais bordel, l'adolescente n'en avait pas la moindre idée. Finalement, après s'être assurée que le vigile ne bougeait plus, que son patron n'en faisait pas plus et que l'inconnu n'avait nullement l'intention de la défigurer, elle abaissa ses bras (qui étaient encore levés) et s'avança lentement vers le bureau. Si ils avaient été dans un film, le boss aurait sortit un revolver d'un tiroir et entamé une conversation hautement philosophique avant qu'enfin, les deux héros sortent une nouvelle carte de leur manche et le contraignent à accepter leurs condition. Mais fort heureusement ce n'était pas le cas et elle put converser sans qu'aucune balle ne traverse sa peau grasse.

- Bonjour ! Avant toute chose je tiens à vous dire que nous sommes les gentils. Voilà. Enfin bref on a eu quelques problèmes au casino et on voulait vous en parler. Enfin je crois
petit coup d'oeil vers Leon . Vous êtes bien le responsable ?
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Mar 6 Mai 2014 - 23:18
Riku ne prêtait même plus attention aux regards que lui lançait l’autre gamin depuis qu’il avait éclaté sa clope, aussi il ne fit pas cas du désir clair de ce type de vouloir sa mort alors que le necromancer leur avait ouvert la voie pour rendre une petite visite au directeur pendant que lui se bastonnait avec une espèce de colosse contre lequel il ignorait si même sa plus puissante attaque pouvait le chatouiller légèrement. Le type devait bien faire dans les deux mètres cinquante, ses bras dépassaient de loin l’envergure de ses jambes écartées au maximum, et ses poings faisaient le double en taille de son crâne, probablement vide de toute autre chose que son devoir envers son patron. Oui ce truc était con. Mais con voulait dire dangereux s’il fallait l’affronter parce qu’il ne réfléchirait pas à la prudence pour mettre ses coups de poings et tuer sa cible. Mais con voulait dire manipulable, et ça c’était une carte à jouer. Parce que se battre contre ça, non c’était pas possible. L’invocateur recula de deux pas, et fit un grand sourire déterminé en direction de son opposant qui avait conservé son regard fixe de poisson mort et semblait se demander ce qu’essayait de faire le moucheron qui lui tenait tête. Plus habitué à virer les mauvais clients à coups de pieds au cul qu’à les observer longtemps sans rien faire, le vigile serra le poing, prêt à l’armer pour régler son compte à cet intrus, qui ne chercha même pas à s’esquiver et prit la parole, stoppant aussitôt l’employé dans son geste :

« - Tu sais, ça peut être une bonne idée de demander ce que je fous là avant de chercher à me tabasser non ? Que je sache j’ai rien volé ou cassé, ton patron ne m’a pas encore vu.

– Ptet bien ouais. Et donc ?

- Au cas où tu le saurais pas, y a un type en bas qui se balade tranquillement en piquant les jetons de vos clients pour foutre la merde. Y a déjà eu des bagarres et l’un de mes collègues a empêché une explosion terroriste. Autre chose, ou ma raison ne vous paraît pas suffisamment valable ? »

Le vigile sembla hésiter un long moment. Riku n’émit pas de remarques supplémentaires, mieux valait laisser le long processus de réflexion se déclencher pour l’intelligence limitée du colosse – c’était déjà une bonne chose que la bestiole ait manifesté autre chose qu’un coup de poing dans la gueule de l’invocateur – aussi il se contenta de cette absence d’aggressivité et attendit patiemment, tandis que la garde à la musculature imposante semblait faire brûler le peu de méninges qui subsistait au milieu des neurones de violence qui composaient son cerveau. Finalement, après plusieurs minutes de silence ponctué de quelques grognements, comme si l’imbécile avait soudain un éclair de génie, il redressa son horrible tête violacée pour annoncer au necromancer :

« Si ce que vous dites est vrai, il faut que le patron le sache au plus vite !!! Suivez moi monsieur … »

« Monsieur ».

Riku ne put s’empêcher de rire intérieurement devant la naïveté touchante de l’employé qui se donnait entièrement pour son travail. Entièrement dévoué au casino et à son patron, le simple fait d’entendre qu’une fouteur de merde ait provoqué autant de bordel l’avait mis dans tous ses états. Ok, ce n’était pas un mensonge, mais pour le coup, il s’était quand même bien servi de la bêtise de son interlocuteur. Il évitait une bagarre inutile, mais il s’en voulait presque de manipuler ainsi ce pauvre bougre. Sauf que ce qui l’attendait dans le bureau du directeur était… Bah inattendu. Un autre crétin de gosse fumeur était apparu - enfin un type qui physiquement lui ressemblait en tout cas – et était en train de tabasser le garde du corps personnel du directeur, le genre gros lard en costard perpétuellement dans son fauteuil avec une dent or m’voyez. Bon au moins il avait fait le taf pour la partie bagarre, sauf que lui qui avait convaincu Hulk de l’aider voyait le géant ne pas trop comprendre ce qu’il se passait et pousser un hurlement de rage en voyant son collègue ainsi mis à terre. Ni une ni deux, le colosse se jeta sur le clone du gosse fumeur et commença à se battre avec sans se soucier des autres. Parfait, ils allaient pouvoir discuter tranquillement maintenant…

« Bon le gros bonhomme dans ton petit fauteuil là… J’ai quelques questions à te poser sur le bordel en bas.. En tant que directeur, t’es quand même sensé être en courant de quand il se passe des trucs pas normaux… Pourtant t’as l’air vachement détendu. T’aurais pas quelques explications sur ces jetons qui disparaissent d’un coup ? »

Bon là c’était quitte ou double. Soit le mec faisait son méchant et tapait le grand discours style j’avais tout prévu, soit il niait en bloc et il avait l’air con. Alea Jacta Est comme dirait l’autre con.


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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Sam 10 Mai 2014 - 13:08
… Et trouvai rapidement. S’il y avait plus d’un Voyageur dans les environs, il n’y en avait qu’un seul qui était en train de se recevoir des sacs partout et perturbait l’ambiance hypocritement sereine du casino. Je fonçai me diriger vers le combat alors que d’autres personnes réagissaient plus ou moins vite. La plus grosse réaction dont je sentais qu’il fallait absolument parler, ce fut le branle-bas de combat demandé par un garde et une énorme sonnerie, ce qui créa deux flux très rigolos : le premier, c’étaient les clients qui fonçaient dehors, des fois en hurlant, des fois en agitant les bras et récupérant le maximum de jetons au passage, provoquant des embouteillages aux différentes sorties, quelques pleurs, et de retournements pour apprécier le combat qui provoquait ce remue-ménage, et second flux, celui de ceux qui voulaient intervenir, tous des soldats robotiques qui se frayaient un passage dans la foule, cherchant à ne bousculer personne, les ralentissant ainsi car ils étaient pris dans une marée de corps à courant inverse. Je faisais partie de ce flux-là, tentant de remonter la pente à l’avalanche de friqués qui cherchaient à m’emporter, mais j’avais quelque chose de plus que les soldats : aucun scrupule à bousculer voire à renverser des gens, me faisant progresser plus vite.

Le spectacle que je vis me rassura : non pas que voir Dan se faire exploser la gueule par une autre personne que moi me soulageait en me confortant sur la gentillesse du monde à m’enlever un poids des épaules, mais parce que son adversaire ne semblait pas assez fort pour pouvoir nous gérer tous les deux en même temps. Je tentai alors de foncer l’aider car il commençait à avoir du mal et qu’il se faisait dominer, quand un bras robotique m’en empêcha. Je tournai ma tête vers le gorille métallique qui me sortit :

« N’approchez pas Monsieur, cette zone est dangereuse.
_ Je vois pas en quoi »
, lui sortis-je en me débarrassant de son bras. Il m’agrippa à nouveau et je tournais des yeux furieux vers ce connard qui me tentait de sauver Dan :
« Vous ne pouvez pas intervenir. Veuillez décliner votre identité.
_ Ta mère.
_ Je répète ma question : qui êtes-vous ?
_ Ed Free, un ami du fauteur de troubles ! »
Aussitôt dit, aussitôt regretté.

Je n’étais pas certain qu’il comprenne bien de qui je voulais parler quand je dis quand je parlais d’un fauteur de troubles, mais soyons honnêtes, qu’elle que fut ma réponse, elle était mauvaise car tous les fauteurs de trouble devaient être arrêtés. La poigne qui me serrait le bras se fit soudainement plus violente, et je sus que je ne pourrais plus lui dire de dégager poliment. Mon autre poing lui rentra dans sa tronche en dégommant rouges et puces, puis je pris son bras et le balançai contre un autre de ses alliés qui approchait.

Je repartis vers Dan et son adversaire, et tandis que ce dernier cherchait à lui faire renverser un sac plein de jetons dans sa gueule, j’activai une paire de portails invisibles pour réceptionner le projectile et le renvoyer sur la Créature des Rêves qui semblait être à l’origine du barda. Je ne pus même pas intervenir plus car le sol à mes pieds se mit à bouger, trembler, onduler, et s’éleva pour former une cloche d’or liquide (puis solide) tout autour de moi, m’emprisonnant totalement. Mes lunettes m’indiquaient qu’un nouveau Voyageur était intervenu dans l’arène. Je créai une seconde paire de portails qui me fit sortir de ma prison élaborée et me retrouver dans le nouveau venu : les renforts promis pour comprendre ce qui se passait ne seraient pas venus pour rien. Je me retrouvai face au Voyageur, un type avec des cheveux longs et une tenue outrancièrement noble du dix-septième. Je levai les mains en guise de paix et lui dis :

« Je ne suis pas le méchant !
_ Alors pourquoi vous avez agressé un des gardes ?
_ Parce qu’il pensait que j’étais ami avec le fauteur de trouble.
_ Et c’est vrai ?
_ Oui. »


Brin de silence…
MAIS QUEL CON !!!

Le type en-face contrôlait l’or ; dans ce casino, il allait être à l’aise.
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Sam 19 Juil 2014 - 17:05
Alors que la contre attaque de la créature des rêves allaient aboutir à la fin de ses paisibles temps de voyageur. Dan, complètement lessivé se contentait de le regarder matérialiser de nouveaux sacs pleins à craquer, les yeux aussi scintillants que ceux d'une carpe fraîchement pêché. Bien sûr il fut sauvé, sinon rédiger ces quelques lignes seraient inutiles, mais comment? Était-ce vraiment l'autre brute à lunette qui venait de matérialiser cette étrange chose? Quoi qu'il en soit, la créature des rêves ne vit pas venir le coup, elle se retrouva de nouveau piégée par ses propres matérialisations offrant au newbie l'occasion rêvé pour se sauver. Il se releva péniblement puis fut agréablement surprit par la nouvelle déco, non vraiment la cloche dorée en plein milieu de la salle en jetait un max. Enfin, jusqu'à ce que le gars dangereux à lunettes en sorte d'une manière bizarre. Là le rookie pensait avoir encore une fois atteint sa limite mentale pour cette nuit. Refusant de s'infliger un nouveau noeud mentale il fit dos au combat. Profitant du faible moment de battement que s’offrirent les deux mastodontes à discuter pour activer le fameux levier rouge. Celui qu'on trouvait dans tout les bâtiments et qu'il était strictement interdit de toucher si il n'y avait pas d'incendie. Pourtant, Dan avait toujours eu envie de s'amuser à activer ces putains de leviers, car dans un sens il fut toujours même à fin un sale con.

L'alarme s'activa alors, de puissantes lumières rouges se mirent à tourner dans touts les sens, escorté par une vois féminine robotisé invitants les clients à ..." s'enjailler"? Le sourcil du jeune homme s'arqua soudainement, quand il prit finalement soins de lire l'étiquette accrochée sous le levier. Blasé, il se contenta de raser lentement le mur pour atteindre la sortie opposés aux deux autres, sous un fameux air des années 80. Plusieurs fentes s'ouvrirent libérant une pluie de pièces dorées recouvrant les tablesde jeux ainsi que ses alentours. Dan s'arrêta à quelques pas de la porte lorsque il senti le regard intimidant du contrôleur d'or se poser sur lui. Soudainement le fameux air commença à libérer deux épaisses voix de femmes, chantant en duo:

https://www.youtube.com/watch?v=geC2gHZ6m2g

Il n'était plus possible pour lui de s'en aller, il était de toute manière inscrit sur le livre noir de ce type. Comment vouliez-vous faire preuve d’autorité où de sagesse dans pareil situation? La tournure des événements allait forcément en leur défaveur. La belle au bois dormant avait eu le temps de se relever, laissant un épais sacs tomber sur Dan qui bondit sur le côté pour éviter l'énorme charge. Prit de panique il trouva finalement la foi pour courir sous cette fameuse pluie dorée. Beaucoup de gens lui avaient confiés, qu'ils rêvaient de prendre une douche dans ce genre, il ne les comprendrait jamais. Enfin qu'importe, après avoir manqué de se casser la gueule par deux fois en glissant sur les pièces un nouveau sac lui heurta l'épaule. pivotant légèrement sous l'action du projectile il pu entrevoir la créature des rêves le pourchasser. Ne voulant pas risquer de se retrouver coincé sous une avalanche d'emmerdes, il commença à accélérer le pas prenant la direction des escaliers. Logiquement, plus il réduisait son champ de vision, plus il devrait être en mesure de le feinter n'est-ce pas? Puis qu'importe, il ne se sentait pas l'âme de sprinter contre ce barge. Il fallait le semer, ce n'est qu'une fois arrivé au premier étage qu'i se retrouva légèrement coincé. Deux vigiles robotiques lui faisaient face, alors que l'autre entamait justement escalade. Les yeux du jeune voyageur épuisé allèrent vers ce qui se retrouvait en dessous de la terrasse, c'est à dire Ed, la pluie et le voyageur doré. Enfin techniquement c'est là qu'il les avait laissés. Le tout pour le tout il plongea sur l'une des tables se situant plus bas, feintant les deux vigiles avec une peine non dissimulée.

(Hrp: j'ai eu l'autorisation de faire avancer le Rp en sautant le tour d'Alan par ce dernier. Il y a quelques jours je viens juste de m'en souvenir désolé. )
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Mar 19 Aoû 2014 - 2:52
Spoiler:
 

Au Royaume de l’Agoraphobie…

Lucien continuait toujours d’écouter son album de Stromae dans la Grande Cour du château des Agoraphobes. Il était en équilibre sur une chaise, contre un mur, et buvait tranquillement une bière onirique. ‘’Paulo aime les moules-friteuh, sans frites et sans mayo-oh’’ Tout en suivant la mélodie, en faisant des vagues avec ses épaules, Lucien souriait et chantonnait la chanson. Il était dans son petit monde, tranquille. Il n’avait rien à faire, et Stromae lui permettait de passer une nuit plutôt agréable. Non pas que les agoraphobes sont des branleurs mais bon, pour une fois, Lucien pouvait ne rien branler.

« Lucien. »

L’individu désigné par son prénom leva les yeux vers la personne qui l’avait appelé, personne qui avait interrompu son instant de tranquillité. Il enleva ses écouteurs, bu une gorgée et dit enfin :

« Oui Barami, tu veux quoi ? »

« Tu savais que le nouveau était à Kazinopolis ? »

« Hein ? Ben non… Mais comment tu le sais ? »

Barami lui tendit une feuille volante. Il semblerait que quelqu’un avait écrit quelque chose sur la feuille au crayon de couleur rouge de manière assez précipitée.


‘’Bon les petiots, j’suis parti à Kazinopolis pour aller voir le nouveau puisqu’il est pas là. Je reviens dans je sais pas combien de temps. Si vous me cherchez, ben bien fait.’’

Lucien lâcha sa bouteille de bière onirique et redressa de manière brutale sa chaise en guise de réponse.

« Oh merde. »

« Faut qu’on aille le rejoindre ! Parce que déjà il va rejoindre le newbie, il va lui démonter la gueule déjà et ensuite, il va certainement foutre du grabuge, tu le connais ! »

Lucien relisait la lettre avec la bouche ouverte. Il réfléchissait alors pendant plusieurs secondes et finalement, il remit sa chaise en équilibre et remit ses écouteurs.

« Au calme. »

« AU CALME ? Tu es sérieux ? T’es bourré ou quoi ? Au calme alors qu’Héliée est parti rejoindre le nouveau à Kazinopolis ? »

« Franchement mec, tant pis pour le newbie. Il n’avait qu’à être là. »

Lucien remit sa lecture en route et ferma les yeux. Barami, excédé, partit en maudissant Lucien et en maugréant dans sa barbe inexistante.

----

« Bon le gros bonhomme dans ton petit fauteuil là… J’ai quelques questions à te poser sur le bordel en bas.. En tant que directeur, t’es quand même sensé être en courant de quand il se passe des trucs pas normaux… Pourtant t’as l’air vachement détendu. T’aurais pas quelques explications sur ces jetons qui disparaissent d’un coup ? »

Léon maudissait le rouquin. Déjà parce qu’il avait réussi à se débarrasser du garde du corps en mode narmol poto, j’suis pas méchant alors viens, izi pizzi, on rentre dans le bureau de ton boss et tu défonces le shtroumpf qui était en train de tabasser ton collègue. Ensuite parce qu’il avait voler la vedette à Léon en devenant genre le chef du groupe et agressa le petit boss du casino. Mais mec franchement, t’avais pas honte ? Tu voulais que je t’arrache les yeux et les faire bouffer par un gobelin pour que tu comprennes à quel point tu me cassais les couilles ? Léon s’en foutait totalement de ce qu’il se passait avec son frère jumeau (car oui, en fait c’était son frère jumeau, c’était évident, c’était pas possible que ce soit quelqu’un d’autre que son frère jumeau, même s’il en avait pas. Mais bon, on était dans un rêve hein ?) et même de la réaction de Miss Probablement-Bonnasse-Miss Grenouille. Le rouquin le faisait chier, au point de faire caca sur son visage de roux. Il cassait les couilles à se poser comme un sale héros de shônen de mes deux en voulant faire son beau gosse et tout… Mais mec, le beau gosse, c’était pas toi là ! C’était Léon et personne d’autre ! La belle gosse c’était Miss Grenouille, mais c’était pas un homme donc tu vois, beau gosse + belle gosse = sex during the entiere night ! Alors s’il-te-plaît, s’il-te-plaît, arrête de te gratter la teub pour la faire durcir et…

BORDEL ! LA ! LA ! DIGNE D’UNE EXPLOSION D’UN FILM DE MICHAEL BAY ! LA ! DANS LE BUREAU ! UNE EXPLOSION QUI ÉTAIT ARRIVÉE DEPUIS LA FENÊTRE ET QUI AVAIT FAIT EXPLOSER ENCORE PLUS LE BUREAU EN BOIS DU DIRECTEUR CRAPULEUX JUSQU’AUX ONGLES !

La fumée cachait tout. Mais la fenêtre complètement ouverte comme une colonne qui ouvre une galerie dans un trou serré laissait passer des courants d’airs et la fumée disparut complètement et Léon reconnut le gentleman habillé en blanc avec la cape galaxie. Comment il s’appelait déjà ?.. Hé… Hé… Elie Semoun ? Non… Mais c’était pas le plus bizarre. Le plus bizarre, c’était qu’il tenait entre ses bras… Une poule. Une putain de poule.

Quoi sérieusement, vous avez pas capté les poules qui se trouvaient dans les posts précédents ? BEN LISEZ, BORDEL !


« Ah tiens Léon, je te cherchais. Sérieusement coco, tu passes ta première nuit ici ? Je sais pas, si tu voulais me désobéir, pourquoi t’es pas parti à Luxuria plutôt ? »

Incompréhension totale, personne ne pouvait parler. Léon ressentait bien l’étrangeté de la situation, pire qu’un délire psychédélique. Elie Semoun s’adressa à Miss Grenouille et le rouquin finalement, captant enfin la présence de la bombe atomique et du gars que Léon avait envie de faire caca sur son visage.

« Les gars, vous avez de la bouffe pour poule ? Non ? De toute façon je m’en contrefous bande de nullos. EH LEON ! VIENS ON SE FAIT UNE PARTIE DE POKER ! Allez, bouge ton cul de renoi, on y va et les autres, suivezAAAAAH PUTAIN ! C'est quoi ça ? Dégueulasse !»

Elie Semoun regarda par terre et vit un corps à moitié déchiqueté à ses pieds. Il fit un tir de l’aigle à la Olive (parce que c’est une olive mon gars) et Tom dans la moitié de corps et disparut en un instant, comme Flash. Bordel de bordel de merde, Léon était de plus en plus perdu. ET IL RETROUVAIT PAS SON JUMEAU WESH. Où était-il passé ? … Orf, osef.

Une voix sortit derrière lui.


« Bon, bougez vos culs sinon je vous bute tous les trois, même toi Léon. Capiche ? »

Léon avait de plus en plus de doutes sur le bédo qu’il avait fumé avant de venir dans ce casino. C’était dingue. Pire que la gueule des frères Bogdanov.
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Lun 1 Déc 2014 - 12:58
Lulei avait abandonné, complétement. Aucun évènement, aucune récompense, nulle curiosité, n'auraient su justifier la peine qu'elle se donnait à tenter de comprendre tout ce qui se déroulait dans le décor qui l'entourait. Comme d'habitude, elle s'était surestimée, se laissant entrainée par plus gros qu'elle pour finalement se retrouver embourbée dans une situation avec laquelle elle se démenait pour en sortir la tête. On ne peut pas dire que ce soit très étonnant, Dreamland contraste relativement efficacement avec la monotonie du monde réel, permettant à n'importe qui, saint d'esprit ou nevrosé, de laisser libre court à ses fantasmes, fussent t-ils de devenir terroriste, chef de la mafia, super-héro ou démolisseur de monstres. Malheureusement, cette nuit là, il ne lui avait pas paru convenable de se laisser embarquer dans un amour naissant autour d'une table de poker où aurait siégé un magnifique inconnu qui, un verre d'alcool (on ne sait pas quoi mais un cocktail forcément très classe) à la main, lui aurait adressé un sourire charmeur. S'en serait suivi une idylle magnifique à fin tragique, avec pour conséquence de chambouler sa vie et donner à son esprit une profondeur que seule la douleur d'une séparation prématurée et entourée de mystère aurait pue causée. Non, la voyageuse avait préférée s'acoquiner avec un rhinocéros avant de le trahir pour rejoindre une troupe plus ou moins hétéroclite, partant à l'assaut d'un immense casino pour tabasser les gardes, faire irruption dans le bureau du grand patron, le menacer et être finalement intérrompue par une explosion pour le moins innatendue. Le tout dans un costume de grenouille (mais ça elle ne le regrettait pas, c'était à la fois classe et pratique). Si bien que, malgré le diamant de logique qui devait bien se trouver quelque part dans cette histoire, la jeune femme avait un peu de mal à suivre chacun des épisodes de cette rocambolesque aventure.

Elle toussota un peu sous la fumée qui avait envahi la pièce, plus par formalité que par nécessité (il y avait son masque pour filtrer et la fenêtre pour évacuer), et entreprit d'enlever les quelques échardes qui étaient venues se loger dans son costume. Deux nouveaux protagonistes avaient rejoint la scène. Le premier, qui s'avérait être la première, était étonnement la plus calme des deux, se contentant simplement de pousser quelques « cotcot » au lieu de se débatte et d'agiter ses ailes comme toute poule décente l'aurait fait. Le second, lui, Lulei ne chercha pas à l'analyser et évita de le regarder trop longtemps de peur qu'il ne reporte son attention sur elle. Ainsi, quand il lui intima de s'en aller, elle le fit, laissant en plan le patron et les deux jeunes hommes pour aller renouveler son air dans le couloir sans plus se soucier de l'éclipse de la raison de tout ce foutoir dans son esprit. La manieuse avait déjà dépassé le corps du vigile et commencé à descendre les escaliers quand l'origine de leur quête lui revint en mémoire. Elle hésita un instant à remonter, et finit par se raviser, l'une des personnes toujours présentes allait s'en charger. Sans plus de manières, elle continua à descendre les étages et s'arrêta un instant sur un palier, devant une porte dont du jazz s'échappait. Non pas par curiosité sur la singularité d'une musique de ce style dans un casino, mais par volonté de retrouver à quoi celle-ci lui faisait penser, elle refusait de poursuivre son chemin avant de l'avoir identifiée. Friande des films d'animation et des films de Tim Burton, il ne lui fallut pas longtemps avant de reconnaître l'air des squelettes dans les Noces Funèbres. La demoiselle allait poursuivre sa route quand l'air se changea en un requiem. Ce ne fut pas par superstition qu'elle choisit alors de faire demi-tour (ou un tout petit peu), mais par soucis de morale. En s'intégrant à la troupe la jeune femme avait prit des responsabilités, responsabilités qu'elle avait lâchement laissées à d'autres. Si tout le monde agissait de la sorte, le monde n'en avait plus pour longtemps. Fâchée envers sa propre couardise, elle s'empressa de remonter les marches quatre à quatre, de refaire irruption dans le bureau, et s'en prendre le temps d'examiner les alentours, clama haut et fort :


- Bon, alors, qu'est-ce qui leur est arrivé à ces jetons ?!


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous) Aujourd'hui à 21:23
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Irruption de dégénérés à kazinopolis (Tous)

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