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Pour la science!

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MessageSujet: Pour la science! Lun 30 Déc 2013 - 9:06


Tout était flou comme voir à travers une vitre pas totalement transparente, ou simplement sale. Des petites bulles dansaient autour d'elle, montrant qu'elle était dans une sorte de récipient étrange. Mais sa vision n'était pas la seule chose floue, en effet, Megan avait du mal à remettre ses idées en place: comme après une bonne cuite. Que faisait-elle là et pourquoi? Elle n'en avait aucune idée. Cela faisait plusieurs nuits qu'elle se retrouvait ainsi, coincée dans cette cuve sans trop savoir pourquoi et sans voir comment en sortir. Parfois, elle entendait des voix non loin d'elle qui parlaient d'expériences, de révoltes, de cobayes. Une phrase revenait souvent: pour la science. Comme si les gens tentaient de se persuader que ce qu'ils faisaient était pour une noble cause. Mais cette nuit, elle savait qu'elle sortirait de ce bocal. Pourquoi? Après trois nuits là dedans, elle en avait finalement parlé à Clem par sms, son petit copain. Il lui avait dit qu'il viendrait voir ce qu'il se passait. Normalement, ils évitaient tout contact à Dreamland car leurs seigneurs risqueraient de très mal le prendre. Pijn avait tenté de tuer Clem par l'intermédiaire de Maze, le seigneur des claustrophobes. Et il était presque évident que le seigneur agoraphobe, seigneur de Clem donc, ne voulait pas devenir ami avec l'algophobe. Peut-être l'utiliser avant de la tuer, lui soutirer des informations, mais rien de plus. Ses idées s'éclaircissaient, elle pensait déjà à Clem et Pijn, elle se souvenait même avoir mangé une pizza le soir devant un film: Fight Club, pour enfin se coucher vers 23h. Ezio, son chat avait comme à son habitude déchainé la fureur sur son arbre à chat et avait repoussé le sommeil de la jeune femme de plusieurs minutes. Une question lui vint en tête: pourquoi elle? Pourquoi était-elle dans ce bocal? Qu'avait-elle fait pour mérité une fois encore un truc pareil?

Remuant dans l'eau, elle regarda son épaule pour voir son tatouage: le sceau de la solitude, marque posée par le seigneur de la douleur. Il lui restait encore une nuit... Une nuit avant de retourner au temple de la douleur pour souffrir ou faire souffrir quelqu'un afin de gagner quelques nuits de liberté supplémentaire. Être Voyageur a surement du bon, mais elle commençait un peu à en douter. Hormis sa rencontre avec Clem, qui avait bien faillit se conclure pour une mort, voir deux, il ne lui était rien arrivé de vraiment positif dans ce monde onirique... Elle se demanda alors comment elle parvenait à respirer et d'instinct, ses mains vinrent à son visage pour réaliser qu'elle portait un masque avec un tuyau. Un homme entièrement vêtu de blanc se positionna devant le récipient géant et fixa la jeune femme.

"Numéro 23 est réveillée. Le projet va bientôt commencer, inutile de lui envoyer une autre dose de calmant. J'ai hâte de voir ce qu'il va se passer."

Numéro 23? Voilà qu'on lui avait trouvé un surnom sympa dirait-on.... Un projet sur le point de commencer? Dans quoi l'avait-on encore embarqué? Un son résonna alors dans la pièce à lui en percer les tympans, elle voulu se couvrir les oreilles mais au même moment, l'eau de son bocal fut aspirée et elle se retrouva étendue sur le sol. Nue, trempée et frigorifiée, elle se sentait honteuse et on ne peut plus lamentable. La grille sur laquelle Megan gisait, s'ouvrit alors et la fit tomber dans un long tunnel comme un toboggan. Après plusieurs minutes de descente infernale, elle jaillit du tuyau pour terminer dans ce qui semblait être un étang. Elle nagea pour revenir à la surface et comprit qu'elle était dans des égouts. S'accrochant au rebord, elle y grimpa sans mal et vit que des vêtements avaient été laissé ici à son attention. Elle enfila le jean et le débardeur, les sous-vêtements ne semblaient pas avoir été prit en compte, et se décida à avancer. Quoiqu'il se déroulait, elle y était jusqu'au cou et contre sa volonté...

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MessageSujet: Re: Pour la science! Lun 30 Déc 2013 - 11:39
Mirage Space, c'était un gigantesque ensemble de stations réparties de façon complètement chaotique dans l'espace sur plusieurs milliers de kilomètres cubes. Quand Megan lui avait envoyé un message pour lui expliqué son problème, il avait un peu chier sur la partie "reconnaissance du terrain" mais principalement à cause du temps qui lui était imparti. Une journée dans le monde réel pour se préparer et une nuit pour organiser le sauvetage, c'était à peu près dix fois moins que ce qu'il aurait demandé au grand minimum. Surtout qu'à ce moment là, ni lui, ni Megan ne savait dans quelle royaume se trouvait l'algophobe. Pour le savoir, il avait utilisé la technique que ses mentors agoraphobes lui avaient enseigné comme était celle de "la sieste". Elle était rapide, ne demandait que très peu de moyen en amont, et était aussi subtil qu'une rafale de mitrailleuse lourde dans un hôpital pour enfants. Il s'était juste enfoncé dans son lit, un quart de somnifère poudroyé dans l'estomac, et un ami à lui l'avait laissé dormir une dizaine de minutes pour lui permettre de repérer le royaume avant de le réveiller (Romain était parfait pour ce rôle : c'était un ex-voyageur toujours au courant de l'existence de Dreamland, et à défaut de ne pas poser de questions à Clem quand ce dernier lui expliquait en quoi consisterait son aide, il comprenait les réponses que lui donnait l'agoraphobe).

Une fois que le royaume de Mirage Space avait été identifié (il avait pensé à Megan avant de se coucher et avait reconnu la station, mais pas la sorte de laboratoire où sa petite amie était supposée être enfermée, Clem supposait que ce dernier devait être équipé d'un système anti-intrusion de voyageur), il était allé sur le site du royaume de l'agoraphobe. Héliée disposant d'un service de d'espionnage tout simplement terrifiant : il avait des renseignements sur chaque royaume de toutes les zones de Dreamland (d'importance variable selon les royaumes bien sûr) car il estimait qu'on ne savait jamais quelle royaume on allait devoir combattre le lendemain, et que l'information étant la première étape d'une lutte armée efficace, il valait mieux en avoir le plus possible ; ça plus le fait que le seigneur de l'Agoraphobie avait autant de curiosité qu'un enfant de trois ans, et à peu près autant de notion de la vie privée. Ses espions lui coûtaient un grand nombre de ses ressources et étaient tellement nombreux et déployés à travers Dreamland qu'il avait avait du superviser la mise en place d'une cellule d'agents chargé de veiller à ce que ses espions ne se surveillaient pas entre eux.

Un gros bordel, soit, mais pour un gros résultat, la bibliothèque en ligne du royaume renfermait et administrait tous ces renseignements qui avaient été accumulés au fil des années. Le seul petit problème, pour des raisons de sécurité bien sûr, était que rien que le fait de se connecter était un enfer sans nom. l'entrée du site était fermée à quintuple tours, et les archives étaient archi-verrouillées. Clem avait raconté la vérité à la seule administratrice en ligne (Liz bien évidemment, la Thaïlandaise alitée dont les jambes ne lui servait aujourd'hui qu'à tenir un laptop dessus) qui, émue par son histoire, l'avait aidé à dépouillé tous les dossiers qu'ils avaient sur Mirage Space. Leur quantité étant tout simplement astronomique, ils (Clem, Liz et Romain, ce dernier était terriblement fasciné par Dreamland, d'autant plus depuis qu'il l'avait quitté) s'en étaient tenus aux dossiers traitant de façon générale à la situation du royaume et de ses factions en place.

Très vite, il leur apparu que seul le clan des scientifiques avait des raisons valables d'enlever Megan. Principalement parce que les scientifiques avaient des raisons valables pour tout faire du moment que ce tout pouvait être relevé, quantifier, numéroté et classifier. Mais de toute façon, les pauvres, les riches et les créatures des rêves lambda n'enlevaient pas les voyageurs pour les mettre dans des cuves laborantines.
Il fut ensuite décidé que Clem n'infiltrerait pas le laboratoire tout seul, déjà parce qu'il y en avait au bas mot une quinzaine de millions de système de sécurité et aussi parce qu'il était trop dangereux pour l'agoraphobe (qui était pourtant considéré comme étant plutôt bon dans cette spécialité) de se faufiler dans un complexe d'un royaume technologique, toujours plus compliqué et dangereux qu'une opération du même genre dans un royaume moyenâgeux. il allait devoir se trouver sur place des alliés qui allaient l'aider à prendre d'assaut le fief des scientifiques dans leur ensemble. Plusieurs heures plus tard, le soir commençait à peine à tomber que Clem partait pour Dreamland, direction le bidonville de Mirage Space.

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MessageSujet: Re: Pour la science! Mar 14 Jan 2014 - 14:04


Une démangeaison, une sorte de fourmillement dans le bras commençait un peu à irriter la jeune femme. Elle passa nerveusement ses doigts sur son avant-bras pour se gratter mais cela n'eut comme effet que d'amplifier la démangeaison. Poussant un soupire, elle préféra se concentrer sur l'endroit où elle était. Des égouts... Cela lui rappelait vaguement une nuit avec Clem et justement, son petit ami devait être dans le royaume cette nuit. Allaient-ils errer les deux dans un labyrinthe malodorant encore une fois? Espérons que non, sinon cela manquerait cruellement d'inspiration et une seconde nuit comme ça ne serait pas spécialement intéressante. Elle avança donc en longeant le cours d'eau, croisa les bras sous sa poitrine et regretta de ne pas avoir un paquet de cigarettes sous la main. Clem en sera surement ravie: pas d'odeur de tabac pour un baisé romantique en sauvant sa douce qui pour l'instant ne semble plus avoir besoin d'être sauvée. Mais quand on connait l'algophobe, on sait qu'il suffit d'attendre quelques minutes pour la voir tomber dans une nouvelle embrouille encore pire que la précédente. Il était donc facile pour l'agoraphobe de la retrouver: attendre de voir à quel endroit il y aurait du grabuge. Et c'était justement l'idée de Meg: sortir des égouts, une fois à la surface, elle trouverait surement ce que les scientifiques ont prévus pour elle.

Après cinq bonnes minutes de marche dans la pénombre, elle trouva une échelle: enfin deux barres verticales et un seul barreau horizontale. On aurait dit que quelqu'un avait scié les autres barreaux. Elle poussa un jurons tout en suivant des yeux les deux barres qui montaient très haut pour enfin disparaitre dans le noir. Coincée dirait-on... Elle poussa un soupire et posa sa main sur le barreau, c'est alors que les deux rampes s'allumèrent et elle sentit ses doigts se crisper sur l'acier. Un petit courant électrique lui traversait le bras, obligeant simplement les muscles de sa main à se raidir. Elle se fit alors emporter vers le haut à une vitesse affolante. Hurlant à s'en décoller les poumons, Megan était persuadée de terminer écrasée contre le plafond.

Sa course ralentie petit à petit pour enfin s'arrêter tranquillement. Elle était dans un cube sombre et une plaque vint se poser sous ses pieds. Sa main lâcha toute seule la barre et Megan remua ses doigts pour vérifier s'ils étaient engourdit mais non. Une porte s'ouvrit et une lumière béante lui fit plisser les yeux: elle était à la surface!! Sortant d'un pas hésitant, elle remarqua que la sortie des égouts était une sorte de cabine téléphonique. Bizarrement, cela lui fit penser à un film mais impossible de se souvenir lequel. Elle était dans une petite ruelle et pouvait entendre plus loin des hurlements: ça semblait bien remuer dans la rue principale, que pouvait-il se passer?

Une seule façon de le savoir: y aller. Elle marcha de nouveau et se gratta l'avant-bras qui la démangeait toujours. Cette sensation d'engourdissement dans le bras ne passait pas et cela commençait un peu à lui taper sur le système. Elle devait trouver Clem, c'était ça l'important... Même si cela risquait encore de leur apporter des ennuis... Oui, leurs seigneurs respectifs n'apprécieraient surement pas ce petit rendez vous qui n'avait rien de romantique, du moins pour l'instant, rien ne présageait qu'il se passerait ainsi.

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MessageSujet: Re: Pour la science! Dim 19 Jan 2014 - 20:23
Le bidon-ville spatiale était en fait un immense vaisseau cargo tout en longueur dont le centre était complètement ouvert et aurait facilement pu accueillir une demi-douzaine d’aéroports. A la place, c’était un assemblage continu de tentes, de taudis, de bois, de tôles et de maison de fortune qui, au mieux, empêchait tout simplement de voir le sol d’origine et, au pire, formait des méga-constructions de type arachnéenne. La chaleur était étouffante, il n’y avait pas un seul courant d’air frais et la lumière était aussi accablante que la pauvreté des lieux. Clem avait lu sur les documents l’après-midi que tous les vaisseaux emboîtés à celui-ci déversait la chaleur de leur générateur au sein du cargo. C’est pas grave de toute façon, c’est des pauvres ils pourront jamais se payer des avocats... La couleur la plus représentative des lieux était le jaune assombri ; celui des vieux néons. Ils parcouraient le plafond par millier justement. L’agoraphobe avait cru comprendre pendant le briefing qu’il allait se retrouver dans un bidonville, dans les fait, ça ressemblait plus à un favela enkysté par la corruption. Clem ne pouvait pas voir du premier coup d’oeil la drogue et les armes mais il devinait leur présence. L’atmosphère était électrique, il le sentait, ses nerfs étaient à fleur de peau, électrolysés par chaque regard envoyé par un des locataires du coin. Une partie de Clem les comprenait : dans Dreamland, les pauvres n’avaient aucun ami, et les Voyageurs, que des ennemis. Sa tenue était également très atypique, il portait cette nuit là une vieille chemise bleu clair avec pour motifs des palmiers bleus sombres, des grosses lunettes de soleil noir, un jean beige qui s’arrêtait aux genoux et des sandales d’été. Affublé comme ça, l’agoraphobe ressemblait à un touriste paumé qui cherchait son chemin jusqu’à la plus proche baraque à frite du coin.

Il avait un phalène solidement croché à son épaule. Cette sous-famille de papillon servait de gadget fourre-tout électronique depuis qu’Héliée avait modifié leur espèce dans son laboratoire. Personne ne savait comment exactement et Clem était prêt à parier que son seigneur non plus. Mais en l’état, ils restaient très pratiques et rendaient de grands services au Royaume de l’Agoraphobie. On les utilisaient le plus souvent comme drones d’espionnages et comme moyen de communication entre plusieurs voyageurs. Cette nuit, celui de Clem le reliait directement à Liz qui s’occupait du soutien technique depuis son poste dans le royaume d’Héliée. Équipés comme ils l’étaient, le roux allait pouvoir être guidé par l’agoraphobe qui avait sous ses yeux les plans de l’installation et le matériel nécessaire pour pirater les systèmes de sécurités les plus primaires de Mirage Space. Son problème était qu’elle avait besoin d’un contact humain à l’intérieur des infrastructures, un agent infiltré qui la mettait en contact avec les systèmes électriques dont elle devait s’occuper et qui lui poserait les dérivations dont elle avait besoin. Et c’était là le rôle de Clem : déjà pousser par sa nature profonde à frapper dans le dos plutôt que de face, que d’avancer en catimini là où d’autres foncent, il avait développer des affinités avec le monde de l’infiltration. Des aptitudes toujours utiles pour les agoraphobes et tout l’entrainement qui lui avait été donné dans son royaume n’avait fait que, en plus d’améliorer ses compétences en la matière, conforter que oui, il était bon dans ce genre de boulot.

Comme tout plan qui se respectait et qui était développer par deux agoraphobes, le leur était long, compliqué et très certainement efficace : pour avoir une chance d’entrer dans le complexe laborantin sans se faire remarquer et mener ses recherches tranquillement, il allait lui falloir une sacrée grosse diversion pour avoir le temps de retrouver Megan. L'avantage de déclencher une émeute contre le corps scientifique de Mirage Space, c'était qu'on n'avait pas besoin de voler les clés : les révolutionnaires allaient laisser les portes grands ouvertes derrière eux.

Depuis plusieurs semaines, plusieurs familles avaient relevé des cas de disparitions à leurs voisins, le plus souvent, c'était des enfants ou des jeunes adultes qui disparaissaient du paysage. Les enlèvements étant idéalement répartit dans l'ensemble de la favela, la population locale fut rapide à désigner du doigt les scientifiques du vaisseau voisin, qui ne faisait d'ailleurs pas grand chose pour cacher leur implication. Les disparus revenaient régulièrement dans leur foyer, le regard vide, les membres privés d'énergie et une fréquence linguistique qui se résumait à deux ou trois mots par jour ; la marque de fabrique des cobayes trouvés au sein des laboratoires illégaux en somme. Pour palier aux futurs mouvements de protestation contre-productifs qui allaient naître de ces indignations, le lobby scientifique fit cloisonner le vaisseau-ghetto aux moyens de champ de force plasmatique bouchant les rares issues du bidonville. Situés en hauteur, les seuls éléments pouvant traversant les sus-nommés champ de force étaient les trains électro-aimantés qui sillonnaient les toits du vaisseau au moyen de rails polarisants à une centaine de mètre au-dessus du plus haut des taudis.

Le plan de Clem et de Liz était donc d'infiltrer un des wagons volants, de passer de l'autre côté du champ de force et d'accéder au centre de contrôle du bidonville afin d'y désamorcer la sécurité. Le push des locaux serait ainsi rendu possible et ce serait les centaines de manifestants violents qui allaient détourner les yeux et les oreilles des scientifiques pendant que Clem rechercherait l'algophobe de son cœur. C'était un moyen plutôt radical de parvenir à ses fins mais comme dit plus haut : les plans des algophobes restaient compliqués, mais claquaient secs. Ils ne disaient pas non plus non à quelques explosions ou du théâtrale mais ce n'était pas comme si les deux agoraphobes avaient eux le temps qu'ils auraient voulu pour mettre au point leur stratagème. Et ce n'était pas comme si ce dernier avait été approuvé par leur hiérarchie, ils agissaient à la fois à découvert, et à la fois en totale illégalité (vis-à-vis du Royaume de l'Agoraphobie bien sûr, inutile de préciser que le code pénal de Mirage Space interdisait formellement l'attaque organisé de ses laboratoires). Sans soutien de leur royaume, les deux agoraphobes n'avaient pas accès à la totalité de l'équipement qui leur aurait été attribué dans le cas contraire. De par sa fonction de seconde d'Héliée, Liz avait néanmoins accès à une importante quantité de matériel informatique qui devrait lui permettre de remplir son rôle à la perfection. Bien au chaud dans son bureau onirique, Liz guiderait Clem via le phalène, tout au long de leur opération.

Première étape : le train. Après avoir grimpé sur un toit des environs qui était à la fois le plus haut et le plus près des rails plafonniers qu'il avait pu trouver, Clem attendit avec une certaine impatience qu'un train apparaisse dans son champ de vision. Au bout de quelques instants, l'occasion apparut, une longue bande grise métallisée coula sur le plafond à une certaine vitesse. Clem calcula du regard que lorsque le moyen de transport passerait au dessus de lui, ils seraient séparés par une distance approchant les 96 mètres de hauteur ; un talent que l'utilisation du pouvoir de l'agoraphobe s'était développé presque malgré lui. L'effet cosmodésique demandait une grande précision dans son utilisation et le développement de celui-ci. Afin d'affiner sa concentration, Clem se répéta, comme à chaque fois, son mantra qui était pour lui indispensable quand il se servait du "Mass effect". Celui-ci naissait toujours de l'analyse de la situation et se terminait par la déformation du continuum.

La connaissance, c'est le pouvoir.
Le pouvoir, c'est l'énergie.
L'énergie, c'est la masse.
Et la masse déforme l'espace.

Un certain nombre d'habitants, intrigués par le manège de ce voyageur qui passait son temps à regarder les rails, ne purent retenir leur stupeur quand celui-ci disparut en un éclair ; laissant derrière lui un nuage de poussière bleu électrique fin comme un fil. S'ils avaient levé les yeux et plisser ces derniers en direction du train aérien, ils auraient peut-être remarqué une forme noire grimper sur celui-ci, tel un petit insecte capable de s'infiltrer partout, par le moindre interstice.

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MessageSujet: Re: Pour la science! Ven 28 Fév 2014 - 18:51


Les scientifiques avaient la main-mise sur tout le système informatique du royaume. Ainsi, ils pouvaient suivre tout ce qui se déroulait via le réseau de surveillance. Ils virent que le cobaye était bien sortit des égouts, comme ils l'avaient prévu. Et celle-ci se dirigeait vers la rue principale: parfait donc! Le plan fonctionnait correctement et rapidement, ils pourraient obtenir des résultats afin de voir si leurs expériences étaient aux points ou non. Avoir sélectionné le vainqueur du précédent tournoi était une très bonne idée: elle avait fait preuve de talent durant les combats et serait donc un parfait sujet d'étude.

L'algophobe avançait doucement dans la petite ruelle: il y avait beaucoup de cris non loin de là et elle se demandait bien pourquoi... Elle tentait de suivre la discussion, une voix s'élevait bien plus forte que toutes les autres. Une histoire de rébellion des pauvres, que la noblesse devait garder le monopole de la technologie. C'était quoi en fait cette affaire? Megan se regroupa à la foule et vit un écran, un homme parlait et c'était lui qu'on entendait si fort. Le chef de la résistance donc... Bizarrement, sa voix lui disait quelque chose, elle était persuadée de l'avoir déjà entendu quelque part. Peut-être durant son séjour dans le laboratoire? Reste qu'il expliquait que les pauvres qui vivaient dans les bidonvilles y étaient confinés mais que certains avaient trouvés le moyen de sortir, kidnappant des enfants ou des femmes pour les tuer ou les violer. Cette révélation fit hurler d'indignation la foule, Megan pouvait sentir toute la haine qui l'entourait, tous ces gens réclamaient vengeance. Elle avait de sérieux doutes sur cette déclaration: ce n'était pas des pauvres qui l'avaient enfermé dans un bocal, mais des scientifiques et une chose était sûre: les chercheurs ont de l'argent pour leurs expériences, ils ne sont donc pas alliés aux pauvres. Et apparemment, ils ne sont pas non plus du coté des riches... Que veulent-ils exactement? Et pourquoi l'ont-ils enfermés? Elle se gratta le bras, la démangeaison ne passait pas, malheureusement, elle était même pire avec le temps. En passant ses doigts, elle sentit une sorte de petite boule sous sa peau: lui aurait-on mit un implant?

Le sol trembla alors et la foule cria. Quelque chose venait d'exploser. L'écran géant se brouilla un instant puis l'homme hurla que le champ de force retenant les gens du bidonville avait cédé. Les gens hurlèrent, certains coururent se cacher alors que d'autre partirent chercher des armes afin de défendre la cité. Megan de son coté voulait comprendre ce qu'il se passait ici. Elle resta donc là, à fixer le grand écran, enfin plutôt cet hologramme qui continuait de dicter des des ordres, qui hurlait à qui voulait l'entendre qu'ils devaient tous se battre pour protéger leurs foyers. Elle fit une grimace et tourna les talons pour chercher des indications afin de trouver les locaux des scientifiques: c'est là qu'elle devait se rendre, le reste n'avait pas d'importance. Un homme la bouscula alors et la projeta contre un mur sans se soucier d'elle. Un élan de colère monta en Megan, mais elle se calma: il était inutile de se battre pour si peu. Tout d'abord, elle devait savoir si Clem était ici et si c'était le cas: le localiser. Elle leva les yeux et vit une caméra de surveillance, c'est là qu'elle fit un sourire. C'était tout simple au final: trouver la salle de surveillance, de là, elle pourrait peut-être y voir l'agoraphobe ou peut-être même que lui aussi irait là bas pour la localiser.

Une autre secousse vint faire trembler le sol. Des hurlements suivirent et quand la jeune femme se retourna, elle vit des machines: telles de pieuvres géantes qui attaquaient la foule. On aurait dit les sentinelles dans Matrix, peut-être en était-ce, après tout on était au royaume de la science fiction. Les gens hurlaient que quelqu'un avait prit le contrôle des robots. Encore une preuve que les miséreux de cet endroit n'étaient pas derrière tout ça. Une pieuvre se focalisa sur Megan, puis plusieurs machines tournèrent alors la tête sur elle. Avant même de chercher à comprendre, l'algophobe se mit à courir: à tous les coups si les scientifiques étaient derrière tout ça, ils voulaient la mettre à l'épreuve. Sauf que la jeune femme n'avait aucune envie de se battre contre des robots insensible à la douleur. Elle plongea à travers une fenêtre alors qu'une sentinelle lui arrivait dessus, l'esquivant juste à temps, le crâne robotique de l'engin se fracassa contre le mur et plusieurs hommes se jetèrent dessus pour l'achever. Megan était dans un bâtiment, la maison de quelqu'un surement, elle devait trouver un moyen de se repérer: savoir où elle devait aller... Vouloir se rendre à un point précis était une bonne chose, fallait-il encore savoir où était ce point.

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MessageSujet: Re: Pour la science! Mer 26 Mar 2014 - 17:09
L’avantage quand tentait d’accéder à une installation considérée comme imprenable, c’est qu’il y avait de grandes chances pour que la première difficulté soit aussi la dernière. Dans le cas du train, sa localisation très en hauteur rendait l’existence de patrouilles surveillant son sein très improbable. Ce n’était quand même pas des suspicions qui allaient rendre Clem imprudent. Il se demanda un moment s’il devait passer le voyage sur le toit du wagon ou s’il ferait mieux de se trouver une petite place à l’intérieur. La deuxième solution était bien évidemment plus risquée du point de vue de la discrétion, mais rester à la vue de tous pécore qui risquait de se trouver au prochain arrêt ne le tentait pas trop. Et en plus s’il avait du bol, un champ de force hermétique au bout de sa destination délimiterait la frontière entre l’espace du bidonville et les infrastructures militarisées. Il avait vu suffisamment de film de science-fiction pour savoir que la chose était possible dans le monde parfois stéréotypé qu’étais Dreamland. De plus il lui semblait bien que de tels champs de forces étaient de mise sur ce vaisseau. Clem l’avait peut-être lu lors de son briefing sur la bibliothèque en ligne des agoraphobes mais il n’en était pas sûr.  Coup de bol pour lui en tout cas, il avait trouvé en se penchant une fenêtre ouverte et se glissa prudemment dans l’ouverture. Les protocoles de sécurités élémentaires n’étaient visiblement pas respecté dans un train à plusieurs dizaines de mètres au dessus de la moindre plate-forme. A l’intérieur du convoi, un couloir étroit, des tas et des tas de caisses empilées jusqu’au plafond qui bouffaient l’espace vitale, et deux gardes tapant la discute. Ils s’interrompirent quand ils remarquèrent la forme humanoïde qu’était Clem qui passa par la fenêtre. L’agoraphobe jura avant de se jeter sur eux.

Le combat fut de courte durée, principalement grâce à l’effet de surprise dont bénéficiait le voyageur, mais aussi au fait que leur équipement était visiblement étudié pour faire face à des ennemis parés aux fusillades : des fusils automatiques ressemblant à n’importe quel modèle équivalent, des tenues balistiques et un casque intégral anti-choc. Rien pour affronter un voyageur à main nue en somme. Afin de les séparer rapidement, Clem envoya un coup de pied dans le foie de l’un d’entre eux afin de le projeter dos contre un empilement de caisse, il balança ensuite un coup de boule sur la figure du deuxième. Ce dernier portait un casque, et la comparaison entre les résistances du crâne de Clem et l’équipement altier n’était pas en faveur de l’agoraphobe. Toutefois son coup eut l’effet escompté : le casque se décala de son logement habituel et le garde se retrouva aveugle. Clem lui balayait sa jambe d’appui d’un coup de pied avant de se retourner vers l’autre qui avait repris ses esprits et qui commençait à mettre en joue le voyageur avec son arme. Celui-ci agit, vif comme l’éclair et appuya sur l’interrupteur de l’arme qui libéra le chargeur. Ces fusils se ressemblaient tous. Si le bouton n’avait pas été présent sur ce modèle, il aurait agi sur le crochet de chargement. Clem attrapa ensuite l’arme d’une main et frappa de l’autre le levier d’armement afin de faire jaillir la balle engagée dans le canon. Le fusil était maintenant devenu une grosse masse d’arme au design douteux. Clem brisa le genou du garde d’un coup de pied latérale et lui arracha son arme afin de l'assommer avec. Il réserva le même sort à son collègue.

Le “combat” avait à peine duré quelques secondes mais il n’avait pas été aussi silencieux qu’il l’aurait souhaité. Les gardes avaient beaucoup réagi en produisant des bruits stridents avec leur bouche, par exemple. Une fois qu’il fut la seule personne consciente du wagon, Clem rechargea sa nouvelle arme et braqua la porte devant lui pendant un certain nombre de seconde. Décidé à la bourrer de plomb si quelqu’un tentait de l’ouvrir de l’autre côté. Mais les bruits du pugilat ne semblait avoir alarmé personne, peut-être bien qu’ils n’y avaient que ces deux là dans le train finallement, se dit Clem avant de passer à la phase suivante de son plan. Il improvisait néanmoins au fur et à mesure mais c’était à ça qu’il était bon. Il connaissait juste son objectif du moment : les commandes des champs de forces du bidonville. Tant qu’ils resteraient actif, la révolution de ses résidents serait tué dans l’oeuf.

Pendant que le train continuait son voyage (il n’allait d’ailleurs pas tarder à arriver  selon les calculs de Clem), l’agoraphobe entrepris de vider une des caisses de son contenu. Des prothèses cybernétiques inutilisables si on n’était pas un handicapé de guerre et des composants d’ordinateurs se retrouvèrent balancé par la fenêtre afin que l’agoraphobe puisse avoir un réservoir assez vide pour y mettre les deux corps des guardes qu’il avait assomé. Il prit aussi la liberté de voler la tenue de l’un d’entre eux. Il pensait à juste titre que sa tenue de vacancier attardé risquait de provoquer la surprise et la suspicion au milieu d’une base militaro-futuriste. Coup de bol, les vêtements lui allaient comme un gant. Le casque intégral cachait son visage mais il était suffisament gros pour qu’il puisse y glisser le phalène entre son oreille et la paroi intérieure. Cela n’avait rien d’agréable mais c’était indispensable s’il voulait pouvoir communiquer avec Liz. Cette dernière commença d’ailleurs à lui parler au moment où il sentit le train ralentir.

“Okay Clem ton train vient d’arriver en gare. Je suis sur leurs caméras, je vois un manutentionnaire qui s’approche de ta porte, tu es prêt ?"

-Prêt.

Liz commença à décompter dans l’oreille de Clem, à 0, la porte s’ouvrit et une créature des rêves entra avec un chariot de type porte-palette. Petit et voûtée, la créature dirigea son engin vers la caisse où Clem avait “rangé” les corps assommés des deux gardes et commença à la charger. Bordel de merde, s’il l’ouvrait maintenant il aurait une drôle de surprise. Ignorant totalement si cela faisait partie de la procédure, Clem le suivit tandis qu’il traversa une immense salle au paroi métallique. Le Dreamlandien le regarda d’un œil étonné mais ne fit aucun commentaire. Clem nota dans la salle plusieurs ouvriers comme lui qui faisaient sortir des caisses de plusieurs autres potes du train. L’agoraphobe emboîta le pas jusqu’à une espèce de réduit où le Dreamlandien commença à ouvrir la boite.

“C’est bien les prothèses quatre point seize avec modulateur ?”

-Ouais, répondit laconiquement Clem en se disant que les prothèses quatre point seize avec modulateur faisaient maintenant la joie d’une bande de bambin dans le bidonville mais tient sa langue à ce propos. L’ouvrié parvint finalement à ouvrir la caisse et resta complètement interdit devant son contenu. A la place des prothèses attendu, il avait droit à l’irréaliste spectacle de deux hommes serrés et endormis dans le mince espace, et l’un d’entre eux était en slip.

Que... que leur est-il arrivé ? fut la seule chose qu’il trouva à dire.
-Ça, répondit le tout aussi inspiré voyageur avant de lui envoyer la crosse de son fusil sur le nez.

Une fois qu’il fut bien assuré que le manutentionnaire était assomé, il appela Liz.

“Tu arrives à voir où je suis ?
-T’inquiètes j’ai fait pirater un plan... voila tu as une cinquantaine de mètres de couloir à traverser avant d’arriver au centre de commande.
- Tu as “fait” pirater un plan ?
-On a eux récemment deux nouveaux voyageurs au royaume. 50% jeune, 50% geek et 100% hackers. Un peu grandes gueules, mais sympas.
-Grandes gueules ?
-L’un d’eux a eu la stupidité de me demander ce qu’ils étaient en train de pirater et pour quelle opération. Je l’ai envoyé nettoyer le labo d’Héliée avec une brosse à dent.
-Ouch... Il a survécu ?
-Ouais, Héliée était dehors à ce moment là. Qu’est-ce que tu crois ? Je ne suis pas un monstre. Fais attention tout de même, mes petits gars me filent de plus en plus d’image des caméras et c’est chaud de ton côté.
-Comment ça ?
-Et bien... vois par toi même.

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MessageSujet: Re: Pour la science! Mar 29 Juil 2014 - 22:18


Les hurlements des gens, les coups de feu qui résonnaient. L'ambiance dehors était peu chaleureuse et Megan se doutait que si elle osait mettre le nez dehors. Ça serait pire. Après avoir vu la réaction des pieuvres mécaniques, elle se doutait qu'elle était une cible prioritaire dans ce foutoir. Mais à quoi pensaient les scientifiques? Qu'espéraient-ils qu'elle fasse contre des machines? Pour l'instant, elle préférait inspecter la maison dans laquelle elle était. Un écran géant qui semblait tenir tout seul en l'air, un ordinateur high tech qu'il fit baver la jeune fille alors qu'elle ne l'avait pas encore inspecté. Le coté geek de l'algophobe ressortait un peu dans ce royaume et elle commençait à se demander si elle ne pouvait pas "emprunter" quelques trucs, ici et là pour ses autres nuits. Elle s'installa devant l'ordinateur, chercha la souris et comprit après plusieurs secondes qu'il ni en avait pas. L'engin détectait directement les signes de la main de l'utilisateur et agissait en conséquence. A peine remua-t-elle les doigts que l'écran s'alluma, projetant plusieurs images autour d'elle. Des hologrammes l'entouraient et elle pouvait naviguer sur l'internet onirique ainsi. Prenant plusieurs secondes pour se familiariser avec cette technologie et aussi car elle trouvait ça trop bien. Elle chercha enfin les plans de la ville.

D'une main, elle faisait défiler les liens sur le moteur de recherche, de l'autre, elle cherchait rapidement si cet ordinateur possédait des jeux en lignes. Rapidement elle réalisa que c'était tout sauf le moment pour dégoter le MMORPG onirique de l'année. Faisant une moue de déception, elle ferma l'onglet et se concentra sur les plans de la ville. Son but était le réseau de surveillance... Elle vit plusieurs laboratoires, des hangars, des usines de productions de vaisseaux. Une usine fabriquant les robots de combats, d'autre ménagers et même des cyborgs. Elle voulait noter l'adresse de l'usine de fabrication des sentinelles, mais il ni avait ni stylo, ni papier. Poussant un juron tout en disant qu'elle ne s'en souviendrait jamais, un petit appareil sortit de derrière l'écran. On aurait dit une petit webcam mais l'oeil se axa sur la main de Megan puis sur son avant bras. Là, un laser s'alluma et elle sentit une brulure. La démangeaison de son bras fut alors pire que tout, elle en hurla de douleur et voulu activer son endorphine mais n'y parvint pas.

L'algophobe tomba de sa chaise, roula sur le sol. Elle crut que son avant bras était entièrement brulé et que quelque chose allait sortir de sous sa peau. Toutes les veines de son bras avaient viré au noir, son pouvoir de souffrance semblait actif alors qu'elle ne le désirait pas. Au bout de quelques minutes, la douleur s'estompa et elle put enfin se relever. Un tout petit point rouge clignotait sur le dos de sa main. Elle y passa légèrement ses doigts et la carte de la ville apparut juste au dessus dans un nouvel hologramme. Sympathique tout ça. Trois points clignotaient sur la carte: sa position, celle de la fabrique de sentinelles et le troisième était... Si l'ordinateur disait vrai: une base militaire d'où on pouvait se connecter au système de surveillance de toute la ville. C'était donc sa destination!

Malgré le bruit dehors, elle avait totalement oublié la situation et fut surprise de voir des gens courir dans tous les sens. Certains partaient vers le bidonville, armés d'armes à feu, d'autres fuyaient les robots tueurs. Justement, une sentinelle fonçait déjà sur l'algophobe qui fut percutée et soulevée du sol avec force. Son petit accident avec son bras un peu plus tôt l'avait pas mal ramollit, elle était un peu tremblante. Inutile donc d'expliquer pourquoi elle n'avait pas esquiver le robot. Embarquée vers le ciel, elle parvint à reprendre du poil de la bête. Collant un uppercut dans la carapace d'acier de la pieuvre, elle activa instinctivement son pouvoir en réalisant que cela serait inutile. Mais quelque chose se produisit d'inattendu, de nouveau. La démangeaison reprit de plus belle mais pas au point de tout à l'heure. Elle sentit son pouvoir, sa "douleur" se répandre dans l'engin, celui se mit alors à vibrer avant de perdre en vitesse et en altitude. La démangeaison se changea en brulure et Megan du cesser d'utiliser suffering. Dés qu'elle stoppa son pouvoir, la sentinelle sembla se réactiver. Une chose semblait claire à présent: les scientifiques avaient bien mit quelque chose dans son bras et ce truc avait un effet sur les robots. Une puce qui modifiait son pouvoir? Elle devait se débarrasser de ça mais d'abord: elle devait rejoindre le plancher des vaches.

Une nouvelle session de douleur fut engendrée. Megan se mordit les lèvres car le truc dans son bras lui faisait de plus en plus mal mais la pieuvre sombrait enfin. La douleur devint alors insoutenable et quand elle voulu cesser d'employer son pouvoir, elle perdit connaissance. L'algophobe et Megan s'écrasèrent sur le toit d'une maison dans un vacarme assourdissant. Sans le savoir, elle s'était plutôt bien rapprochée de la base militaire, restait à revenir à elle, à y aller sans un autre conflit avec une machine...

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MessageSujet: Re: Pour la science! Mar 19 Aoû 2014 - 21:57
Clem avait sous les yeux les images de plusieurs caméras lui montrait l’enfer vécu de l’autre côté du poste militaire. Des machines s’amusaient à génocider tranquillement des civils en pleine zone urbaine. Quelque part, c’était un peu le but que recherchait Clem : un gros problème sur les bras à poser aux ravisseurs de Megan afin d’avoir le champ libre pour allez la rejoindre. Maintenant il n’y avait sans doute plus besoin qu’il désactive les boucliers du complexe militaire étant donné que la situation était déjà conforme à ce qu’il souhaitait.

Enfin… presque conforme. Lui, il voulait toucher la base des scientifiques et de leur milice armée. Là c’était les civils qui prenaient le plus gros des pertes. Et la petite voix perfide dans son cerveau lui disait que, qui dit machine dit science. Après tout rien ne lui permettait d’affirmer que ces sortes de pieuvres mécaniques allaient se tourner pour emmerder les scientifiques une fois qu’elles en auraient fini avec les civils. Mais faire entrer encore plus de civils dans la danse, même s’ils venaient du ghetto et disposeraient donc des armes trouver dedans… et bien c’était peut-être plus de responsabilité que n’avait le droit d’en disposer Clem. D’un autre côté, le faire augmenterait significativement ses chances de retrouver Megan. Rien que cette donnée là devrait effacer ses doutes, mais ce n’était pas assez. Ce qui l’emporta, ce fut le fait qu’au final, ces gens voulaient se révolter et retrouver les membres de leur famille enlevé par les scientifiques. Le fait que Clem se serve d’eux pour atteindre son objectif n’enlevait en rien le fait que leur objectif à eux s’accordaient parfaitement avec l’occasion que Clem comptait leur offrir.

Accoutré comme il l’était. L’agoraphobe n’eut aucun mal à traverser les salles indiquées par Liz et rejoignit vite le centre de sécurité. Il remarqua au passage qu’il régnait une grande agitation dans la base militaire. La milice était en train de préparer ses hommes à attaquer les pieuvres et à défendre la population civile. Chose qu’ils n’auraient certainement jamais fait avec la population du vaisseau bidonville bien que ces derniers fusent à égale distance du quartier civile, mais passons. Dans moins d’un quart d’heure, il y allait avoir une véritable bataille rangé dehors, côté civilisé et c’était cet endroit que Clem devait traverser pour rejoindre le complexe scientifique. Mais d’abord, il fallait annuler la défense de la base militaire. Se rendre maître de la salle de contrôle n’avait pas présenté de grandes difficultés. Ladite salle n’était occupé que par une demi-douzaine d’opérateurs qui avaient vite abandonné leur ordinateur quand Clem les avait menacé avec son arme à feu. Il se dépêcha de verrouillé la salle une fois seul et entrepris de se mettre au travail, devant un des PC. Nul part dans aucun centre au monde il n’existait de bouton « désactivation de la sécurité », ce serait même plutôt l’inverse. Trouver ce qui alimentait la base en énergie et en fermer les vannes, les robinets ou n’importe quel substitut métaphorique allait fatalement lui prendre un peu de temps. Surtout qu’il n’était pas familier du système. L’élément qui jouait en sa faveur était que son entraînement en tant qu’infiltrateur du royaume agoraphobe avait prévu ce genre de situation et lui avait fourni un entraînement qui lui fournissait quelques pistes par où commencer. Même si aucune préparation au monde ne pouvait préparer quelqu’un à infiltrer le réseau de tous les royaumes, forcément différents, de Dreamland. Mais au moins n’était t-il pas le premier venu à tenter le coup. Imagination et esprit d’analyse allait lui être indispensable. Heureusement pour Clem, il n’était dépourvu ni de l’un, ni de l’autre. Même si le travail qu’il allait devoir promettait d’être harassant. Avec un soupir, Clem pensa à Megan pour se donner du courage et se mit au travail.

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« Est-ce qu’il est seul ? »

-Affirmatif chef. Il a menacer le personnel avant de verrouiller la salle derrière lui. »

- La cible est armée ?

-Affirmatif là encore. Il est doté de l’arme et de la tenue réglementaire du service douanier.

-Bien compris. Bon les gars ! Notre cible est un voyageur retranché dans la salle de sécurité. Pouvoir inconnu, renforts susceptibles. Considérer comme armée et dangereux. Et étant donné sa nature de voyageur, considérer le toujours comme dangereux quand bien même il se trouverait désarmé.

« Placer les charges sur la porte. Double quantité dans les joints. Lancer les fumigènes une fois que la porte sera ouverte. Vider vos chargeurs ensuite ; deux fois. Opération létale les gars. Vous avez 5 minutes, allez on se bouge les fesses !


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MessageSujet: Re: Pour la science! Ven 29 Aoû 2014 - 22:24


Revenir à soit avec un mal de crâne carabiné est une expérience peu appréciable. Et c'est ce que Megan expérimentait justement. Certes, elle était habituée aux gueules de bois mais s'être prit la charpente d'une maison à travers le corps est tout de même différent. Gisant sous les décombres avec une pieuvre mécanique défectueuse, elle était malgré tout fière d'elle. Son bras grattait toujours autant et elle se demandait bien ce qu'on avait pu lui faire durant son séjour dans ce bocal mais cela semblait au moins utile, pour le moment. Megan se releva doucement, titubant un peu, elle s'aida en s'appuyant sur une poutre. Une fois levée, elle estima ses blessures: une bosse et une entaille au front, des griffures à l'épaule ainsi que sur le bras et la hanche. Et un genou un peu douloureux également.

Un groupes d'hommes armés était venu se positionner devant la battisse en ruine. Prêt à combattre la machine qui venait de s'effondrer. On notera leur courage car ils devaient se douter que la pieuvre s'était crachée suite à un souci et donc qu'elle n'allait surement pas attaquer. Mais ils étaient là quand même et ils hurlèrent à l'algophobe de s'immobiliser quand elle sortit des décombres. Armes à feux braquées sur elle, Megan comprit qu'elle avait tout intérêt à les écouter... L'un d'eux vociféra qu'elle devait être le pilote de l'engin et avant même qu'elle puisse s'expliquer, ils étaient déjà tous d'accord avec lui.

Obligée de rebrousser chemin, la jeune femme plongea dans le bâtiment pour essuyer des coups de feu. Elle cracha des insultes en se disant que cette bande d'attardés allaient juste la mettre en retard. En retard sur quoi? Plutôt dans quoi? Et c'était dans ses projets. Elle voulait se rendre à la caserne pour trouver la salle de surveillance, trouver Clem ainsi que les scientifiques. Pas le temps de jouer à la guerre avec eux! Une partie du mur explosa alors en morceaux, le souffle colla Meg contre le mur d'en face. Ses yeux faillirent sortir de leurs orbites, non pas à cause de l'explosion, enfin si mais pas que, surtout à cause de la surprise.

Vint alors une odeur de cochon grillé. Directement, Megan réagit et attrapa ses cheveux pour les inspecter. Elle hurla alors en réalisa que l'explosion lui avait cramé une bonne partie de l'arrière de sa tignasse. Juste derrière l'oreille et ce jusque dans le cou, elle avait un gros trou suite à l'absence de cheveux. Elle resta là, à contempler sa main qui tenait ses cheveux encore fumant. A croire qu'elle avait planté ou que son cerveau refusait d'accepter l'information. Elle bondit sur ses jambes et se tourna vers le groupe armé. Sortant de sa cachette telle une folle furieuse. Elle ignorait lequel avait un lance roquette ou n'importe quoi qui pourrait servir ici à faire des explosions donc dans le doute: elle allait tous les massacrer.

-----------------

Durant ce temps, une créature en blouse blanche s'occupait à regarder des écrans pour voir ce qu'il se passait en ville. C'était une sorte d'homme lézard un peu étrange. Il était passionné par tout ce qui était la confection d'armes en tout genre et il voulait s'assurer de voir que ses créations fonctionnaient correctement. Il pianota sur le clavier pour regarder les pieuvres d'un air dédaigneux, ce n'était pas de lui et c'était bien trop classique pour être intéressant. Il arriva enfin sur ce qu'il voulait voir: une jeune femme était en train de se battre avec des rebelles. Il éclata de rire, sa voix était sifflante et un peu aigu, le genre à vite taper sur les nerfs si vous préférez.

"Mais... Cssssss'est qu'elle est bien cssssette petite! Désolé pour cette réplique culte que je viens de massacrer! >< Elle me facssssilite la tâche!"

Il sortit alors un boitier de sa poche tout en continuant d'observer les faits et geste de la brune sur l'écran. Il la connaissait en plus, il était celui qui avait mit la puce dans son avant-bras, mais surtout: il la connaissait d'avant ça. Certes, il avait oublié, tout ce qui n'était pas sujet d'étude n'avait que peu d'importance à ses yeux et surtout, il l'avait vu la première fois sous les traits d'un homme. Difficile donc de faire le rapprochement. Il pressa alors un bouton sur sa télécommande...

-----------------

Megan rua sur le premier homme, esquivant in extremis une rafale du fusil mitrailleur. Elle lui colla un coup de coude dans le thorax, le décollant du sol pour le projeter en arrière. L'homme à coté la pointa de son revolver mais elle s'était déjà tournée pour lui donner un coup avec son bras tel le coup de la corde à linge. Dégainant sa canne en sucre pour gagner en allonge, elle balaya la jambe de l'homme avec pour l'envoyer au sol. Le troisième la mit en joue et tira avec un petit pistolet, un truc tout petit et très ridicule. Mais à peine eut-il tiré que l'homme fut projeté en arrière par la puissance du coup de feu. Megan fut frappée de plein fouet et projeté au sol comme si un trente trois tonnes venait de la percuter. Étalée sur le sol, pas mal secouée, elle commençait à en avoir plus que marre que ses nuits soient toutes ainsi. C'est-à-dire? Des ennuis, de la baston, encore et toujours. Roulant sur le coté, elle se releva lentement tout en activant son Endorphine afin de soulager un peu son corps. C'est alors qu'une décharge électrique traversa son corps. Ses cheveux hérissèrent pour donner un aspect très Jackson Five alors que ses yeux brillaient un peu. Son avant-bras la brulait tellement qu'elle aurait voulu hurler, mais son corps entier était comme tétanisé. Les hommes devant se spectacle prirent et peur et déguerpir. Déjà qu'elle en avait étalé deux facilement, qu'elle s'était relevée après un coup de criquet infernal, ils ne voulaient pas savoir ce qu'elle le réservait.

La décharge se calme alors et l'algophobe tomba à genoux. Autour d'elle, l'éclairage semblait avoir diminué, en réalité, tous les réverbères avaient sauté, mais pas que ça. Tout le système électrique avait cessé de fonctionner dans un rayon de dix mètres. C'était quoi encore que ça...? Elle se laissa tomber sur ses fesses, sortit une cigarette de sa poche et l'alluma pour reprendre un peu contenance.

"Clem... Si t'es dans le coin, j'ai besoin de toi... J'en ai marre d'avoir la poisse..."

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MessageSujet: Re: Pour la science! Jeu 13 Nov 2014 - 21:57
« RAS !
-Rien ici non plus.
-Continuer de chercher ! Il n’a pas pu se volatiliser,
dit le chef de l’escouade avec assurance. Même si tous les hommes dans la salle (chef d’escouade compris) savait que tout était possible avec un voyageur. Quand les soldats étaient entrés dans la salle, ils avaient auparavant lancé deux grenades étourdissantes avant de tirer quelques coups de semonces. A part la mort de quelques ordinateurs et des trous dans un bureau, la fusillade n’avait eu aucun effet. La salle était complètement vide. Etant donné que cette dernière ne disposait que d’une seule entrée et que cette dernière était surveillé par une petite vingtaine de court sur patte individuellement armé comme un escadron de chasse, il était impossible à une personne normale de réussir à leur échapper. Le souci ici était que leur cible n’était pas une personne normale mais un voyageur non identifié. Pouvoir inconnu. Le cauchemar de tout traqueur. Ils étaient dans l’incapacité à évaluer et anticiper les actions du voyageur. Au bout de deux dizaines de secondes de recherches, l’escouade abandonna et s’en fut chercher ailleurs.

Après 6 minutes à la seconde près, un tiroir d’un des bureaux s’ouvrit tout seul et Clem en sortit. Pour un observateur extérieur qui aurait su où regarder. L’agoraphobe aurait semblé être d’une taille minuscule quand il sortit du tiroir mais il aurait acquit progressivement une taille normale au fur et à mesure de sa sortie, même si les contours flous de la scène l’aurait empêché d’appréhender les détails de la scène.

Non, Clem ne s’était pas découvert des talents de lutin irlandais. Avant l’arrivée des soldats (qui fut plus bruyante qu’autre chose) il plaça dans le tiroir d’un bureau un wormhole agrandissant les distances, donnant aux dimensions du tiroir celle d’une salle d’accueil. Ainsi il pu se cacher dans le meuble sans avoir à subir des contorsions affreuses digne d’une victime des triades indonésiennes. Il y eut tout de même un moment où il eut une sacrée frousse, celle où une balle avait traversé le meuble et avait foncé vers lui. Elle avait bien du faire deux fois sa taille avant d’entrer dans le wormhole et de lui vombrir au dessus de l’oreille avant de sortir de l’autre côté du tiroir en faisant un minuscule trou plus cohérent avec sa nouvelle taille.

Enfin, à part ce minuscule (c’est le cas de le dire) incident, il put quitter tranquillement sa cachette ainsi que la salle. il n’avait pas eu le temps de cracker la sécurité du PC et l’intervention armée de l’escouade avait fait sauter le poste. Clem jeta un dernier regard vers l’amas de câble brûlant qui bouillonnait encore quelques étincelles avant de quitter rapidement les lieux.

Fort des plans fourni par Liz, l’agoraphobe se rendait dès à présent vers le hangar de la base. Comptant s’y fournir en véhicule afin de traverser rapidement le No man’s land qu’était devenu la ville. N’ayant pas pu désactiver les défenses de cette dernière vis-à-vis du cargo bidonville. Clem allait devoir infiltrer la forteresse laboratoire sans sa diversion tant cherchée. La mini-guerre faisant rage autours du bâtiment allait peut-être l’aider mais étant donné que les renseignements récoltés par Liz laissaient penser que ce genre d’initiative était à imputer aux scientifiques eux-mêmes, il y avait peu de chance que ces derniers se fasse déborder par cet événement.

Coup de bol assez incroyable, Clem put rejoindre le hangar sans se faire emmerder. Certainement parce qu’une majeure partie du personnel était dehors à affronter les machines. Mais il y avait quand même foule dans le hangar. Les gens préparaient les derniers véhicules afin de partir livrer bataille. Clem repéra rapidement un gros 4x4 blindé avec une tourelle accroché au dessus et qui ne semblait pas encore occupé. Il se fraya rapidement un chemin avec son pouvoir et réussit à entrer dans le véhicule vide. Cette dernière manoeuvre fut repérer et il du se dépêcher de mettre les gaz et de lever les voiles afin de se faire attraper. Quelques secondes plus tard et il arriva en ville. Quelques dizaines de secondes plus tard, il zigzaguait entre les débris causées par la bataille et les attaques des pieuvres mécaniques. Heureusement les commandes du véhicule était extrêmement simple. Comme à peu près n’importe quel interface homme/machine de Dreamland. La logique intrinsèque voulait que même un rêveur pouvait utilisé n’importe quel objet de la vie du tous les jours. Les commandes du 4x4 s’apparentaient donc beaucoup à celle d’un jeu vidéo. Ce que Clem trouva très appréciable, après, tout, il n’avait pas son permis voiture.

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MessageSujet: Re: Pour la science! Ven 5 Déc 2014 - 2:49


Toujours au milieu de la rue, Megan était à genoux, une cigarette aux lèvres. L'endroit ressemblait à un champs de bataille et pour cause: ça en était un. Elle observa les lampadaires, voyant les ampoules qui avaient explosés. Elle cherchait toujours à comprendre ce qu'il venait de se passer. Comment était-ce possible qu'à l'enclenchement de son pouvoir, supposé être affilié à la douleur, a-t-elle pu faire sauter les plombs de tout le quartier. C'était déjà arrivé un peu plus tôt avec la pieuvre mécanique, la pseudo sentinelle tout droit sortit de Matrix. Et son avant-bras qui la démangeait toujours autant! Se relevant lentement, elle se gratta le bras en étant sûre d'une chose: les scientifiques avaient bien fait quelque chose. Surement une puce qu'ils avaient implanté dans son bras, mais pour faire quoi? C'était incompréhensible, ils avaient orchestré tout ce foutoir et ils avaient offert à l'algophobe le moyen de combattre les machines? Dans quel but? L'analyser elle? Mais à quoi bon, ils avaient déjà vu ses capacités lors du tournois qu'il y avait eu ici même, il y a plus d'un an.

Elle avança tranquillement dans la rue, apercevant des gens qui couraient pour échapper aux machines. Au plus exactement à une machine. Celle-ci ressemblait à une sorte d'insecte géant et tirait un laser par son unique œil visible juste au dessus de ses pattes. Un bruit non identifiable s'en échappait, une sorte de grincement mécanique qui résonne à vos oreilles pour vous rendre fou. Chaque tire du laser éradiquait plusieurs civils paniqués. Les autres se faisaient inlassablement rattrapés par des petits robots plus ou moins humanoïdes avec une grosse lampe à la place des yeux. La plupart des civils ainsi attrapés étaient exécutés sans sommation, d'autres étaient emportés vers une autre immense machine aux allures d'insecte. Ce que ces gens allaient devenir importait peu Megan qui s'était cachée derrière un muret.

Un canon de fusil à plasma se posa alors sur le haut de son crâne. Elle releva la tête pour voir l'un des robots humanoïdes. Celui-ci la tenait en joue et de sa main libre, il lui saisit le bras pour la relever. La pression sur son bras fut incroyablement douloureuse: la main du robot s'était serré pile à l'endroit où Megan sentait la démangeaison. Sans même le vouloir, son pouvoir s'activa et une autre décharge parcouru son corps. Le robot quand à lui grilla sur place avant de s'étendre sur le sol. Mais comme si ça ne suffisait pas, les autres devaient être "connectés" avec lui car plusieurs de ces trucs s'étaient déjà retournés dans la direction de la jeune femme. Sans plus attendre, elle poussa des jurons et se mit à courir pour échapper à cette scène apocalyptique.

Le laser frappa le sol juste à coté d'elle, arrachant le bitume dans une explosion qui la projeta au sol dans un roulé boulé pas vraiment contrôlé. Se redressant tant bien que mal, elle vit l'insecte robotique géant ouvrir son œil rouge pour activer son laser. S'en suivit une explosion et l'immense tas de ferraille cybernétique perdit momentanément l'équilibre. Des gens, civils ou soldats, avaient grimpé sur le toit d'une habitation pour tirer avec des lances roquettes sur l'immense engin de mort. Megan aurait bien voulu les remercier, mais ils étaient trop loin et elle préférait foutre plutôt le camp de là.

Courant toujours pour échapper aux machines, espérant également se diriger vers la base militaire. Elle nourrissait l'espoir de rencontrer Clem en chemin ou une fois arrivée là bas. Elle vit alors d'autres robots sortir d'une ruelle, tous armés de fusils et tirer de l'autre coté. Elle comprit qu'il y avait une poche de résistance humaine de ce coté et décida d'aider. Chargeant les robots à l'aspect blanc avec des câbles bleus et des lampes à la place des yeux et du visage, elle bondit sur le premier à porté, lui colla un magnifique coup de canne à sucre et explosa les diodes de son "visage". Retombant au sol, elle s'empara alors de son fusil, le tourna sur son propriétaire et appuya sur la détente. L'impulsion du fusil à pompe la fit faire un bond en arrière mais ce n'était rien comparé à celui du robot qui vola simplement en éclats. Ses morceaux de ferrailles volèrent dans tous les sens, à moitié fondu par les projectiles du fusil à plasma. Plutôt étonnée de la puissance de l'arme, elle afficha ensuite un sourire de satisfaction.

"C'est bon, celui-ci je le garde quoiqu'il arrive. En plus il semble pas avoir besoin de munitions! Suffit juste de pas trop abuser sur la gâchette pour éviter la surchauffe!"

Alors qu'elle terminait sa phrase, d'autres androïdes lui tirent dessus, l'obligeant à plonger derrière des grosses poubelles pour se mettre à couvert. Ses alliés de l'autre coté amplifièrent alors la fréquence de leur tire pour venir à bout des machines. Tournant la tête, la jeune femme fit un énorme hummer se diriger vers elle et aussi vers celle de l'immense robot insecte. Des renforts militaires? Il fallait le croire et c'était presque inespéré! Mais un autre coup de laser vint participer à la fête. Le rayon balaya une bonne partie de la route, coupant le chemin au 4x4 qui vit un magnifique salto à cause de son élan. Le véhicule retombait en plein sur la position de l'algophobe qui regardait l'engin arriver. On put entendre un "Et merde." s'échapper de la bouche de Megan avant qu'elle plonge sur le coté.

Roulant sur le sol en essuyant de trop près à son gout le crash du véhicule, elle se redressa, tira sur un robot pour ensuite se diriger vers le hummer pour voir si ses passager étaient toujours en vie. Les rafales de mitraillettes, de fusils d'assaut et de pompe résonnaient dans tous les sens. Une balle lui traversa l'épaule droite. Megan vacilla et tomba à genoux. Elle lâcha involontairement son arme à feu fraichement trouvé. Posant une main au sol tout en hurlant de douleur, elle sentait ses nerfs sur le point de lâcher. Libérant alors tout ce qu'elle pouvait de son pouvoir: elle voulait toucher quelqu'un, le toucher pour lui faire mal. Faire souffrir n'importe qui, humain, robot, animal ou même un alien vu l'endroit. Voir un visage se décomposer part la peur et la douleur. Toutes les veines de son corps virèrent alors au noir de jais et gonflèrent comme si elles allaient exploser. La seconde suivante, une impulsion électrique s'échappa de la puce dans son bras et une puissante onde de choc électrique avec pour épicentre l'algophobe, saccagea toute la rue.

Les machines tombèrent une à une au sol: hors service. Les vitres ainsi que les lampes avaient explosés elles aussi et on pouvait entendre les sirènes des voitures qui hurlaient également. Megan s'écroula alors sur le sol: la douleur et une fatigue incroyable la submergeait.
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MessageSujet: Re: Pour la science! Jeu 25 Déc 2014 - 19:03
Rouler avec le 4x4 fut encore plus facile que prévu. Comme dit plus en avant, il y avait déjà cette facilité dreamlandesque qui voulait qu’une personne possédant la distraction hébété d’un rêveur pouvait utiliser la majorité des commandes d’une machine onirique. Mais ce qui facilitait réellement la conduite du véhicule fut que les routes étaient pratiquement vidé par les batailles qu’il y avait eu lieu. Les seuls éléments gênants étant les divers obstacles ou troués de la chaussée facilement ignorées par le caractère tout-terrain du hummer.  

Pour ce qui était de la bataille générale qui avait eu lieu en ville, cette dernière commençait à toucher à sa fin, faute de renfort suffisant des deux côtés. La majeur partie du centre-ville était dorénavant déserté par les combattants et par ses habitants dont les souvenirs des affrontements étaient encore bien trop vivace pour qu’ils se mettent à sortir de leur habitation. Et puis ce n’était pas pour autant que deux patrouilles ennemies se croisaient au détour d’un chemin et échangeaient des coups de feu sporadiques dont le bruit trouait de temps en temps le calme urbain.

Malheureusement pour Clem, la disposition des habitations rendaient la provenance des coups de feu difficile à situer. Bien plus en tout cas que s’il s’était trouvé en rase campagne. En l’état, il pouvait avoir la direction des échanges mais pas de leur distance. Ce qui expliqua le fait qu’il fut totalement surpris quand juste après un virage il tomba en plein milieu d’un accrochage entre militaires et machines, lui qui croyait avoir encore droit à au moins une centaine de mètre de large.

Avant même que son cerveau ne pu se mettre en branle et de rectifier sa direction, un énorme rayon laser transperça la route juste devant, dans le sens de la largeur, bloquant momentanément son champ de vision. Il braqua rapidement par réflexe et ce fut presque avec le véhicule tourné sur le côté qu’il décolla du sol et s’écrasa plusieurs mètres plus loin, les quatre roues en l’air. Heureusement pour lui, son véhicule militaire avait vraisemblablement été étudié pour traverser ce genre de galère car des barres de protection avaient étés ajouté un peu partout en plus de l’infrastructure du véhicule, ce qui valu à Clem pas mal de contusion et une douleur de tout les diables à à peu près tous ses os et articulations, mais rien de réellement cassé. Joie.

Reste qu’il était littéralement bloqué le corps à l’envers et que toute la rue semblait prise d’une frénésie meurtrière envers son prochain. Les tirs laser crépitaient dans tous les sens et lui et son véhicule étaient bloqués au milieu de la mêlée. Il ne lui serait pas difficile de se débloquer mais pour ce faire, Il faudrait juste qu’il retrouve comment décrocher sa ceinture et qu’il s’amuse à casser la vitre blindée à côté de lui, fendillée par l’accident, mais pas cassée pour autant. Foutu matériel militaire. Plutôt que de s’amuser à s’exploser les doigts pour achever le verre, Clem ouvrit la boite à gant dont le contenu, gravité oblige, se déversa sur le toit. Clem farfouilla dans le tas et en retira un coup-de-poing en métal qui lui permis de s’attaquer à la vitre. Sans résultat.

Il remarqua enfin qu’un bouton était incorporé à l’objet. Après une pression sur ce dernier, un mince filament laser au bruit pas très engageant relia les différentes jointures du coup-de-poing. Clem frappa avec sur la vitre et elle se volatilisa dans une explosion au premier coup. L’agoraphobe adorait déjà son nouveau jouet.

Le voyageur était maintenant en mesure de se dégager du véhicule accidenté mais il se demandait s’il était bien malin de le faire maintenant alors que la fusillade faisait toujours rage et s’il n’était pas plus judicieux de rester à l’abri dans les entrailles du 4x4 dont manifestement personne n’en faisait attention. Jugeant rapidement le pour et le contre, l’agoraphobe n’eut pourtant pas l’occasion de se décider qu’un grand cri de douleur se fit entendre et qu’une onde traversa toute la rue. faisant bringuebaler le véhicule sous le choc. Clem nota également que toutes les armes s’étaient tus après le choc, même son coup-de-poing ne disposait plus de son arc électrique meurtrier. Un gros bien pour un petit mal en somme.

Clem s’extirpa donc de son véhicule. La rue semblait complètement morte à l’exception des militaires qui exigeaient du renfort malgré le fait qu tous les robots avaient été désactivé et que leur radio ne fonctionnait plus. les lumières artificielles étaient également éteinte et l’agoraphobe en conclu à l’i.e.m. Presque aussi meurtrier que du nucléaire dans ce genre d’environnement futuriste. Il tourna encore une fois la tête et un juron lui échappa quand il vit que Megan était prostrée non lui du hummer. Il fonça vers elle et se dépêcha de la soutenir afin de l’emmener plus loin. N’importe quel endroit lui semblait mieux que le milieu d’une rue où s’étaient entretuées deux factions armées jusqu’aux dents et qui recommenceraient dès qu’ils auraient repris leur esprit.

Un coup de wormhole plus tard et ils étaient tous les deux assis dans un coin de rez-de-chaussée, ravagé par un coup de canon laser. Qui avait modifié de façon définitive la disposition du mobilier et de la peinture des lieux en mode « post-apocalyptique ». Clem serrait toujours Megan dans ses bras, à la fois soulagé de l’avoir retrouvé mais le cœur comme compressé par un titan de la voir dans cet état. Il ne savait absolument pas quoi faire, et se contentait de la serrer le plus fort qu’il le pouvait tout en se retenant de l’étouffer. Remarquant au passage que, sans adrénaline après son crash de voiture, un de ses bras le faisait trop souffrir pour qu’il ne soit pas cassé à un endroit ou à un autre.

Toutefois toute souffrance et tout tracas disparut quand, après une attente plus qu’anxiogène, il vit l’algophobe reprendre ses esprits. Submergé par l’émotion, Clem ne trouva rien d’intelligent à dire et ce fut juste après qu’il se rappela la date d’aujourd’hui qu’il lui dit avant un petit rire nerveux :

« Joyeux Noël, Megan… »

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MessageSujet: Re: Pour la science! Mar 27 Jan 2015 - 3:57


Tout était flou autour d'elle, sa vision mais aussi son ouïe. Elle entendait vaguement des bruits, des voix, des explosions. Mais tout cela semblait être si lointain qu'elle ne pouvait en être affectée. Megan était juste à bout de force et elle sentit son corps se dérober. S'attendant à un contact rugueux et violent avec le sol, elle ne fut pas pour autant surprise d'un atterrissage presque en douceur. Sa vision devenait de plus en plus sombre et sa réflexion ne fonctionnait plus vraiment. Surement un soldat qui l'aidait, elle se sentait un peu balloté mais quelque chose, une odeur familière, lui disait que tout irait bien.

C'est ainsi que quelques minutes plus tard, le temps de remettre son esprit en place et que cette satanée démangeaison dans son bras passe, Megan rouvrit les yeux. La silhouette d'un jeune homme se dessina alors lentement, elle nota rapidement la couleur des cheveux et cette simple vision l'a fit sourire. Clem la fixait un peu inquiet mais déjà souriant en la voyant revenir à elle. Il hésita à parler puis se lança enfin. Et c'est sur un ton amusé et quelque peu maladroit qu'il lui souhaita un joyeux Noël. En guise de réponse, la jeune femme se contenta de glousser comme une adolescente et l'embrassa tendrement. Elle serait bien restée dans ses bras mais elle devait se relever: passer la nuit avec lui, à glander serait plaisant et reposant mais elle devait retirer ce truc dans son bras. Repoussant tendrement son petit ami, Megan se releva lentement pour tenir de façon précaire sur ses jambes. Elle poussa un soupire, passa machinalement sa main dans ses cheveux et repensant à ses mèches brulés avec tristesse.

"Tu parle d'un joyeux Noël! Je crois que le seul pire que j'ai connu c'était à mes neuf ans quand l'autre mufle m'a tabassé pour la première fois... Manquerait juste tu me dise que toi et moi on est allé trop vite ou encore que tu bloque sur tes sentiments et là tu vois, je pense que je touche le fond! Elle se reprit et fit un sourire à Clem. Enfin, ça va toi?"

Elle lui fit un sourire et passa sa main sur sa joue. Là, son empathie qui semblait être partie en vacance, se réactiva. Une douleur lui traversa le bras, le même où elle avait la puce et en déduit que Clem avait le bras foulé voir même brisé. Sans attendre, elle libéra son endorphine pour le soulager. Espérant que cela suffirait pour le moment. Elle regrettait presque de ne pas pouvoir directement soigner les blessures... Plus tard peut-être? Mais quelque chose de particulier et d'inhabituel se produisit. Alors qu'elle utilisait son endorphine pour soulager son compagnon, la douleur dans son bras commença à empirer. De crainte d'une nouvelle onde d'énergie, elle stoppa son pouvoir et s'éloigna d'un bond de Clem. Jusqu'à maintenant cet effet étrange n'avait blessé aucun humain ou être vivant mais elle ne voulait surtout pas que pour le premier effet secondaire anti-vivant ce soit sur lui. C'est donc un peu paniquée qu'elle s'éloigna de lui pour faire les quatre cent pas.

C'est ainsi qu'elle nota l'endroit où ils étaient. Le rez de chaussé d'une maison totalement détruite. Un immense trou dans le plafond et le mur permettait de voir l'extérieur. C'était apparemment l’œuvre d'un rayon laser car les murs esquintés montraient des traces de brulures, le sol était ravagé par endroit également. La table basse avait simplement été explosée et plusieurs morceaux trainaient ici et là. Une bibliothèque s'était également effondrée. Enfin, la pièce était dans un état pitoyable... Et beaucoup de maisons étaient dans un état similaire. Des gens se faisaient tuer, d'autres voyaient leurs domiciles ravagés. Tout ça pour quoi? Les scientifiques l'avaient surnommé le numéro vingt trois. Ils en avaient fait un sujet d'étude, mais dans quel but? Est-ce que tout ceci était dans le plan de l'expérience?

"Merci d'être venu en tout cas. J'espère que ça ne finira pas encore une fois dans le Mag... Cette nuit, les scientifiques m'ont libérés, ils m'ont appelé le numéro 23. Me suis retrouvé larguée dans les égouts, là j'ai trouvé mes vêtements et une fois arrivée à la surface, j'ai assisté à une manifestation. Les gens du quartier riche parlaient de s'attaquer au quartier pauvre car ils comptaient les attaquer. Le monopole de la technologie, de l'argent enfin voilà... Tout ça me semble être un coup monté. Elle leva alors son bras qui la grattait. Mais surtout!! Ils m'ont foutu un truc dans le bras! A chaque fois que j'utilise mon pouvoir ça me fait un mal de chien et l'effet est de défoncer tout ce qui est technologique autour de moi!"

Cette nuit était compliquée et stressante pour elle mais maintenant qu'elle pouvait parler à quelqu'un et surtout que ce quelqu'un était Clem, Megan se sentait un peu mieux. Elle avait envie de lui sauter dans les bras et de l'embrasser passionnément pour le remercier d'être venu l'aider mais n'en fit rien car elle craignait une activation non contrôlée du truc dans son bras. Jetant un œil dehors, des robots au loin continuaient de tout détruire mais l'endroit où ils étaient semblait encore calme. Apparemment son i.e.m. avait fait suffisamment de dégâts pour calmer les machines pour un petit moment. Ils devaient donc mettre au point un plan pour comprendre ce qu'il se passait et surtout savoir ce que les scientifiques attendaient d'elles.

"Une idée sur ce qu'on peut faire...? Ah oui une dernière chose! Elle avança timidement vers lui et l'embrassa. Joyeux Noël en retard à toi aussi..."

Les joues un peu rose, elle recula d'un pas en fixant Clem d'un regard plein de remerciement. Elle voulait lui dire ce qu'elle ressentait pour lui mais trouvait que le moment était surtout très mal choisit pour ça.
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MessageSujet: Re: Pour la science! Jeu 5 Mar 2015 - 10:57
"Tu parle d'un joyeux Noël! Je crois que le seul pire que j'ai connu c'était à mes neuf ans quand l'autre mufle m'a tabassé pour la première fois... Manquerait juste tu me dise que toi et moi on est allé trop vite ou encore que tu bloque sur tes sentiments et là tu vois, je pense que je touche le fond ! Enfin, ça va toi?"

Ah ouais, impec… après toute cette tirade emplie d’énergie négative, n’importe qui se sentirait rechargé à bloc. Blague à part, Si Megan allait bien, alors l’agoraphobe irait bien, ce n’était pas plus compliqué que ça. Clem était en train de chercher un moyen de répondre de cette manière sans paraître trop cucul quand l’algophobe lui toucha la joue et utilisa son pouvoir pour le soulager de sa douleur au bras. Clem ne savait pas combien de temps il allait profiter de cette aide mais il se dit confusément qu’il fallait qu’il la mette à profit afin de voir s’il pouvait se soigner ou, tout du moins, veiller à ce que la douleur ne revienne pas une fois que l’endorphine se sera taillée.

Au bout de quelques instants seulement, Clem sentit une vibration bizarre venant du bras de Megan et, au même moment, les yeux de l’algophobe se dilatèrent d’effroi et elle s’éloigna rapidement du rouquin. Ce dernier, qui par contamination, se retrouvait un peu paniqué aussi par le comportement de sa petite amie, voulut lui demander tout de suite ce qu’il se passait mais il se retint au dernier moment. Ne voulant pas brusquer l’algophobe qui sortait tout de même d’une fusillade et Dieu sait quoi d’autre avant. Finalement, au bout d’un petit moment, Megan commença à lui raconter sa nuit avec suffisamment de précision pour que l’agoraphobe comprenne que c’était un joyeux bordel qui se passait autour d’eux et qu’il l’avait l’impression que son action sur les défenses de la base militaire n’avait pas arrangé les choses. Maintenant, les révolutionnaires du bidonville allaient pouvoir s’inviter dans la guerre entre les militaires et les machines (qui, franchement, n’avaient vraiment pas besoin de ça).

« Les riches qui attaquent les pauvres, j’avoue que c’est assez inédit comme situation. En tout cas je crois bien avoir facilité la tâche de ces derniers en désactivant la barrière qui séparait les deux quartiers. Je voulais provoquer assez de bordel pour pouvoir te chercher sans qu’on ne s’intéresse à moi mais... termina Clem en regardant tout autour de lui la maison ravagé par les machines, je crois que j’aurais pu m’épargner cette peine au vu de ce qui se passe ici. »

Quand Megan lui demanda ce qu’ils pouvaient faire à présent, il réfléchissait à la question quand l’algophobe lui retourna sa blague et l’embrassa en rougissant. Clem comprenait qu’au vu de la greffe que la brune avait subit, ils allaient devoir s’en tenir à ça. Même si l’agoraphobe ne voulait rien d’autre que de la prendre dans ses bras et de rester avec elle jusqu’à ce que toute la nervosité accumulée pendant la nuit et même avant fonde en la présence de sa petite amie. Il fallut que Liz reprenne contact avec le voyageur via son oreillette pour qu’il se rappelle que le bras droit d’Héliée attendait tranquillement que l’agoraphobe règle ses problèmes. Très professionnelle, elle avait déjà réfléchie à la question de Megan et trouver une réponse. Sans doute que servir de secrétaire à leur seigneur lunatique forgeait le cerveau et favorisait la réflexion éclair.

« Tant qu’elle a cette puce dans son bras, elle n’est pas tirée d’affaire. Si la réputation des Scientifiques de Mirage Space est exacte, elle la conservera même une fois la nuit terminée. Le problème est que lui couper le bras ne résoudra pas le problème vu qu’il réapparaitra avec la puce la nuit suivante. Il faut qu’elle passe sur la table d’opération et qu’on lui retire son truc.

-Compris, tu as des noms ?

-Et bien… Héliée m’a toujours dit qu’il voulait améliorer ses compétences en chirurgie et il s’est dégoté récemment un énorme hachoir à viande qui…

-On oublie Héliée. Quelqu’un d’autre ?

-Les portes du Royaume Médecinale sont toujours ouvertes mais ces gars là coûtent bonbon et si c’est trop technologique, ils risquent de ne pas pouvoir l’aider.

-Merde, tu veux dire que les seules personnes qui peuvent lui retirer son truc sont ceux qui le lui ont greffé ?

-Oui. Je suppose qu’il va falloir les convaincre. J’ai plus ou moins un plan de votre ville-vaisseau sous les yeux, je peux te donner les indications pour rejoindre le bâtiment des scientifiques.

Clem coupa ensuite la communication et regarda Megan dans les yeux avec un sourire au second degré.

« Devine quoi ? »

Bien que l’algophobe eu entendu une grosse partie de leur conversation, Clem lui rendit quand même compte de ce que lui et Liz avaient cogité. Il avait l’intention de se mettre en route sans attendre à moins que Megan ne soit pas d’accord avec eux. En attendant qu’elle réfléchisse à tout ça, Clem chercha parmi les éléments épars du mobilier de quoi se faire une attelle pour son bras, qui commençait à voir sa douleur revenir par vague.

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MessageSujet: Re: Pour la science! Ven 25 Sep 2015 - 11:35


« Devine quoi ? »

Cette tirade eut au moins le mérite d'arracher un sourire à la jeune femme. Elle se doutait très bien que la nuit n'était pas fini donc que les emmerdes allaient continuer bon train. Le jeune homme lui fit un résumé de ce qu'il avait raconté avec une personne. Elle se demandait qui était cette voix, de femme qui plus est, avec qui Clem pouvait discuter par oreillette. Sauf que ce n'était pas le moment d'être jalouse ni de poser ce genre de questions. Elle avait un allié en plus de son petit-ami et pour le moment, c'était très bien comme ça! L'agoraphobe expliqua donc. Ils devaient retrouver les scientifiques qui lui avaient foutu cette puce dans le bras si elle voulait s'en débarrasser. Ouais, ça promettait encore de l'agitation pour la nuit, avouons le... Megan soupira et tourna les talons pour sortir de ce bâtiment en ruine.

"Et bien allons y. Allons casser du mécha!"

Dire qu'elle était de mauvais poil ne serait pas suffisant, elle avait été maintenu dans un bocal depuis plusieurs nuits, droguée pour rester calme, on lui avait ajouté un truc dans le bras. Et maintenant, on la larguait au milieu d'une guerre civile avec des robots digne de Matrix ou de Mass Effect. Elle enjamba la fenêtre cassée pour mettre le bout de son nez (et pas que) dehors. Elle se laissa tomber sur la pelouse, un mètre plus bas et tourna la tête pour voir ce que faisait Clem. Apparemment, il cherchait quelque chose pour son bras, surement de quoi se faire une écharpe. Un peu désolée de ne pouvoir soulager ses douleurs, cela amplifiait sa mauvaise humeur et son envie de casser des dents ou des trucs cybernétiques.

Elle avança alors pour sortir du jardin, le système d'arrosage devait être détraqué et s'était mit en route tout seul, aspergeant la demoiselle durant son passage. Un homme surgit alors devant elle, armé d'un fusil à plasma comme elle en avait dégoté un plus tôt. Il la pointa avec, hésita, puis tourna les talons pour partir en courant. La nervosité était palpable ce qui n'arrangerait rien... Comment pouvait-elle espérer trouver la planque des scientifiques?

Des coups de feu et des explosions résonnaient au loin, rappelant qu'on était bien sur un champ de bataille. Megan attendait alors son petit-ami qui arrivait enfin. Elle passa machinalement sa main dans ses cheveux tout en observant la rue. Au loin, elle voyait le 4x4 dans lequel Clem était venu, plus loin une sorte de pieuvre robotique fumait après s'être écrasée. Des hommes étaient en train de démonter le robot, surement à la recherche d'armement pendant que d'autres tentaient de remettre le véhicule sur ses roues. Elle sentit alors ses jambes se dérober et se rattrapa à la murette. Son estomac gronda et sa tête se mit à tourner, sans oublier des picotements dans son bras. D'instinct, elle comprit ce qu'il se passait: l'utilisation de la puce devait l'épuiser et elle avait besoin de reprendre ses forces. Sauf que là, c'était un truc technologique. Partant de là, elle estimait avoir une idée pour régénérer l'énergie consommer par la puce. Si en utilisant son amplification de douleur elle pouvait faire sauter les plombs d'un quartier, elle devait également pouvoir créer de l'électricité ou des champs magnétiques en utilisant lésion, son pouvoir créant des douleurs. Si on suivait cette logique: elle devait pouvoir "recharger ses batteries" en utilisant X-change sur un appareil en état de fonctionnement vu que ce pouvoir transférait à la base la douleur. Restait encore à découvrir l'effet de l'endorphine... Bizarrement, elle n'arrivait pas trop à savoir ce que cela pourrait faire: la rendre indétectable aux radars des robots? Ou rien à voir? Elle se tourna vers Clem.

"Faut qu'on trouve une source d'énergie... J'ai besoin de tester quelque chose pour me remettre sur pieds. Après, je t'avoue que cette idée est purement hypothétique et donc j'ignore si ça marchera... Elle pointa la 4x4. Inutile de vouloir le récupérer, vu la vague d'énergie que j'ai balancé et que ça a tout fait griller, il doit être HS."

Un sifflement se fit entendre avec force. On aurait d'abord pensé que c'était un avion de chasse mais en levant les yeux, la jeune femme vit un missile filer à vive allure avant de s'écraser deux ruelles plus loin. L'explosion fit trembler le sol et une épais nuage de poussière: le souffle de l'explosion vint décrocher la jeune femme de son muret pour l'envoyer au sol. Elle roula sur elle-même, poussa plusieurs jurons avant de se relever rapidement. Sa tête tourna de plus belle, elle se colla une gifle pour se réveiller. Déterminée, elle se mit alors à courir, tant bien que mal en direction du centre de la ville. Elle pensait également à emprunter les égouts, mais hormis tomber dans le cliché du labyrinthe, elle ne pensait pas que cela les aiderait. Surtout qu'ils avaient déjà visité des égouts et cela ne s'était pas très bien passé...
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