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overtrip !! [pv : Le seigneur des chèvres]

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Riku Kaisuki
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MessageSujet: overtrip !! [pv : Le seigneur des chèvres] Mar 17 Déc 2013 - 15:11
Se réveiller à Dreamland sans savoir comment on y avait atterri était probablement la sensation la plus étrange pour un voyageur. Et c’était exactement ce que vivait Riku ce jour-là. Il n’avait pas le moindre foutu souvenir de ce qu’il avait fait avant de s’endormir, ni dans quelles circonstances, s’il avait fait des conneries… Merde, il devait être dans un bel état pour le coup ! Pris de vertiges, aveuglé par la lumière ambiante, l’invocateur se laissa tomber au sol contre un arbre et prit le temps de bien reprendre ses esprits avant de constater qu’il se trouvait au cœur d’une forêt. Un peu dans le style de la planète Pandora, on y trouvait des plantes de toutes les couleurs et de toutes les formes, ce qui avait un intérêt certain pour un fou de botanique, plus douteux pour quelqu’un de pragmatique et qui comprit rapidement qu’il marchait sur des ronces.  C’était peut-être pour ça qu’il voyait des oiseaux tout roses et surtout que les arbres ondulaient autour de lui…. Noooooon ! Il était à Weedland, le royaume des drogués ! Mais par quel moyen avait-il pu aller  dans le seul royaume qu’il avait consciencieusement cherché à éviter depuis qu’il était devenu voyageur ?  Rien à faire, il avait beau se creuser la tête, se cogner contre des troncs d’arbre, non seulement aucun souvenir ne revenait, mais son état de conscience des plus pitoyables ne faisait qu’empirer. Il commençait à voir des apparitions un peu partout, à sentir son corps tout léger, et à rire comme un attardé. Ce fut finalement son propre poing qui le ramena à la raison, lui causant par la même une intense douleur au visage. Les choses allaient de mal en pis, et il n’avait fait que quelques pas dans cette maudite jungle. Juste assez pour se manger trois arbres, tomber dans les orties, se faire mordre par un chien de chasse…. Mais tant bien que mal, il arriva à la lisière du bois, où il put apercevoir malgré sa vision déplorable un village en contrebas. Peut-être avaient-ils des médicaments ou quelque chose du genre qui aiderait le jeune homme à sortir de sa léthargie ! Il s’élança alors en titubant pour tenter de rejoindre sa destination, mais il n’eut le temps que de faire quelques pas avant de se mettre à trembler et de sombrer dans l’inconscience.


*** Splaaaaaaaaaash ***


Une grande giclée d’eau fraîche ramena Riku parmi les vivants. Lui permettant de retrouver un soupçon de conscience. Les effets des plantes s’étaient dissipés, mais il voyait toujours légèrement trouble, et surtout, son crâne était vrillé d’affreuses douleurs qui n’étaient pas prêtes de le quitter. Mais plus encore, il était observé. Tout autour de lui, une dizaines d’autochtones, semblables à des singes tous plus grands que le jeune homme le détaillaient du regard, cherchant apparemment à comprendre ce qu’était cette bestiole bizarre qu’ils avaient retrouvé juste à côté de leur village, empoisonné par les hallucinos ronces. Le genre de buisson qu’il faut éviter de traverser : un simple frôlement et c’est parti pour des heures de trip improbable. En clair, il s’était drogué tout seul sans même faire exprès…. Fantastique. Il eut soudain un flash alors que le mot drogue résonnait dans son esprit ; oui, il était allé à une soirée avant de s’endormir ! Mais ce qu’il y avait fait, il l’ignorait. Ses amis avaient dû très certainement lui faire goûter diverses merdes en profitant de son état passablement éméché et l’avaient regardé s’étaler comme un véritable déchet, finissant la soirée dans sa propre gerbe. Une bien glorieuse manière de s’endormir somme toute. Toujours était-il qu’il avait atterri dans une jungle blindée de plantes pour drogués, et que les locaux semblaient un peu trop curieux de sa présence. Il se redressa alors, se réfugiant dans un coin de la petite hutte où les créatures l’avaient déposé, sous le regard surpris de ses hôtes, avant que l’un d’entre eux, beaucoup plus grand et au dos argenté ne s’approche, prenant alors la parole d’une voix puissante :

« – C’est rare que l’on croise un voyageur chez nous ! Que cherches-tu en ces lieux petit être ?  

– Pour tout vous dire, je ne sais même pas comment j’ai atterri ici, alors la raison de ma venue, je ne risque pas non plus de l’avoir en tête…

– Vous êtes vraiment des créatures étranges vous. En tout cas, tu as eu de la chance que mes hommes te repèrent. Les hallucinos ronces sont fortement vénéneuses… Un frôlement et c’est fini, on devient incontrôlable. On prend un précipice pour un pont, un type en armure pour un simple paysan… Et bien souvent on meurt.

– Wow… Effectivement, je vous remercie… Sont vraiment bizarres les plantes par chez vous. Désolé moi je suis plus habitué aux fougères toutes simples.

– Ha ha ha ! Tu es drôle petit humain. Tu souhaites quitter cette forêt j’imagine. Les vapeurs qu’on y respire sont difficilement supportables par des êtres aussi sensibles que vous. C’est pour ça qu’avant de pouvoir passer, il va te falloir fumer toutes les plantes de cette jungle à petite dose pour t’habituer à leurs effets et survivre. Tu risques d’avoir quelques hallucinations… Mais rien de bien méchant. »

Hein ??? Riku pensait avoir mal compris sur l’instant, mais le chef de la tribu avait l’air tout à fait sérieux. Et aucun des autochtones autour ne paraissait prendre cela comme une plaisanterie. Donc pour pouvoir sortir de cette jungle sans finir tué par le poison d’une quelconque plante, il allait devoir se droguer ? Mais qu’est-ce que c’était encore que ce plan à la con ? Mince, allez, dites que c’est une blague, on en rira un bon coup et vous m’indiquerez la sortie… Mais non, ils l’amenèrent au centre d’une sorte de place où un totem représentant un gorille fumant un joint trônait fièrement, tandis que d’autres singes apportaient des extraits de toutes les plantes du coin et le nécessaire pour les fumer. Rapidement, un tas assez conséquent se forma devant le jeune homme, que l’on fit asseoir dans un siège auquel on l’attacha – « pour éviter que tu ne fuies dans la jungle » - et on commença à lui préparer ses fumettes. Cette image lui rappela d’ailleurs une autre partie de la soirée qui l’avait conduit ici : Ses potes l’avaient fait boire, connaissant son défaut majeur – dès qu’il se mettait à boire il ne s’arrêtait plus – et avaient attendu qu’il soit complètement refait pour lui faire fumer un joint, puis deux… Merde les bâtards ! A cause d’eux, il se retrouvait dans une galère pas possible, et en plus il allait être dans un sale état au réveil… Ce que ne manquerait pas de remarquer Hikari, qui lui avait pourtant bien dit de faire attention et de ne rien fumer de dangereux, ou même de limiter les quantités d’alcool ingurgitées. Pour le coup, il s’était complètement foiré, il avait vraiment déconné… Il ne lui restait plus qu’à espérer ne pas avoir fait d’autres conneries dans son état passablement éméché. Il s’en voudrait à un point inimaginable s’il avait ne serait-ce que tenté quelque chose avec une autre fille dans son inconscience… Mais il avait confiance en lui, il était quelqu’un de fidèle, et il avait déjà eu d’autres soirées où il aurait pu mais n’avait rien fait, trop amoureux de sa brune pour la tromper.  Tout de même légèrement stressé à l’idée de se réveiller, l’invocateur reporta son attention sur les créatures qui lui avaient tendu un premier joint, qu’ils avaient fourré d’une plante violacée, qui dégageait une odeur âcre en brûlant. A contrecoeur, sous le regard approbateur des autochtones, il tira un premier coup sur la fumette, aspirant lentement la fumée dont l’horrible goût manqua de le faire vomir ; mais rapidement, sa conscience prit un tout autre chemin : il se sentit presque s’envoler : son esprit s’était détaché de son corps, il se voyait attaché sur la chaise tandis qu’il flottait tel un fantôme dans l’éther. Il secoua les bras – du moins dans sa vision, dans la réalité il se tortillait plutôt sur la chaise – et hurla qu’il était un fantôme, qu’il pouvait s’enfuir, qu’il allait s’envoler loin d’ici en riant d’un éclat de rire dément qu’il n’aurait jamais pu avoir en d’autres circonstances ; il en était méconnaissable. Et le spectacle dura un long moment durant lequel le necromancer crut avoir quitté la jungle et survolé tous les royaumes pour rentrer chez lui au cimetière, mais un choc léger contre son front le stoppa dans son délire. Le chef venait de le réveiller. Il l’observait, un peu inquiet, jamais il n’avait vu une créature autant emportée par les effets de la plante. Ce petit humain était décidément très amusant à observer.

« – Alors, cette première expérience ?

– Je préfère ne pas décrire comment je me sens actuellement… Je risquerais de vous gerber dessus. »

Le chef éclata de rire. Le voyageur n’était pas au bout de ses surprises cette nuit…

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MessageSujet: Re: overtrip !! [pv : Le seigneur des chèvres] Mer 15 Jan 2014 - 3:39
Une forêt. C'est original, pensa t-il avec ironie.
Il trouvait toujours amusant le côté "extrême" de Dreamland, stéréotypée de toute sorte, haut en couleur ou monotone, dynamique ou incroyablement mou.
Ici, ce fût d'abord les effluves des bois qui le firent chavirer. Mais d'après l'odeur, il se trouvait au bon endroit. Enfin, peut-être que c'est ici... Pourquoi faut que j'me perde tout le temps?
Francis décida de voyager un peu au hasard, sachant que la forêt était extrêmement touffue. Impossible de trouver le moindre petit chemin de terre, ou n'importe quelle voie ou trace de civilisation.
Cette fois ci, il évita de toucher/manger n'importe quoi. Son expérience au pays des champignon ne l'avait pas enjoué, et il ne voulait certainement pas recommencer. Lorsqu'il y repensa, il eu un frisson dans le dos. Le Lord of Goats n'avait pas l'habitude d'être... violent.
De loin, il vit quelque créature au allures difformes s'enfuir en le voyant. Etrange... Qui pourrait avoir peur de moi? émit il à voix basse lorsque la dernière silhouette s'éloigna.
De nature méfiante, il resta sur ses gardes, aux aguets, à la manière d'une biche sur le qui-vive.
Continuant sa route, il trouva sur son chemin tout un lot de plante à l'aspect plus qu'étrange, parfois rouge, parfois bleue, parfois en forme de chips... En forme de chips?!
L'imbécile cornu revint rapidement en arrière. Là, il contempla un merveilleux spécimen de fleur à chips, celle ci étant saveur jambon fumé.
Hallucinant, Francis soupira de dépit un "Dreamland est bien cruel...". Lui qui venait de s'interdire de bouffer n'importe quoi... Il réfléchit un instant en humant la fleur. Ca lui donnait faim. Mais la raison devait bien, à un moment, reprendre le dessus. Il décida de reprendre son hasardeux chemin, armé du fruit de sa cueillette.
Il voulut attendre avant de se délecter de l'unique chips que la fleur lui avait donné. Mais, plus il la regardait, et plus son envie de la manger grandissait. Et plus sa faim le tenaillait, plus il regardait la lamelle de pomme de terre aromatisée! Bref, un véritable cercle vicieux.
Au moment de passer à l'acte, le décor attira son attention. En effet, il trouva cette fois ci un arbre à hamburger énorme. Plusieurs, en réalité. Ils semblaient également produire plusieurs sorte de burgers, et la Chèvre nota même la présence de quelque bosquet à crème glacée.
La chips tomba au sol alors que Francis fonça sur les arbres producteurs de malbouffe.
Il sauta et attrapa une des denrées de ce lieu, et croqua à pleine dents dedans. Le goût explosa dans sa bouche, de sorte qu'il eu l'impression que tout ses papilles gustatives eurent un orgasme en même temps.
Concentré sur son délicieux repas, il ne remarqua pas l'énorme bête semblable à un Ours recouvert de weed qui le regardait avec envie.
Fort heureusement, un Ours n'est pas souvent discret... Celui ci se manifesta par un grognement, qui fit sursauter Francis.
Se retournant lentement, ce dernier fit face à l'énorme bête. En même temps terrifié par la nature même de l'Ours, mais aussi fasciné par le fait que ce dernier soit la terre fertile où poussait de la beuh, il ne put détourner son attention. Ne pensant même pas à s'enfuir, un morceau de steak dans la bouche, la Chèvre salua maladroitement le Potbears. Ce dernier, beaucoup moins poli, se contenta de se mettre debout et de hurler.
La réponse chèvrique ne se fit pas trop attendre, et c'est avec un ridicule gargantuesque que Francis s'échappa en passant à travers plusieurs buisson. Sautant entre les arbres, évitant les racines et les branches trop basses, il fonçait autant qu'il pouvait. Il entendit un rire gras loin derrière lui. Sûrement l'Ours... Cet enfoiré s'est foutu de ma gueule... pensa t-il amèrement. Bon, au moins comme ça, je bouge. Et j'ai mangé aussi!
Alors que son souffle se fit plus court, il regarda dans son dos en courant. Apparemment, il n'y avait rien qui le suivait. Il retourna la tête juste à temps pour voir une branche, et pour se baisser. Après une esquive de justesse, relevant la tête, il tomba en avant.
Il avait vus la branche, mais pas la colline. Francis dévala la pente à grande vitesse pour enfin terminer au sol, griffé par des ronces.
Il se releva péniblement en gémissant et en se lamentant sur sa malchance. Époussetant son manteau, son regard se bloqua lorsqu'il vit enfin ce qu'il cherchait. Un plant de beuh, putain! J'suis au bon endroit!
Il huma un peu la fleur et préleva quelques têtes. C'est lorsqu'il mit l'une d'elle dans le fourneau de sa pipe qu'il remarqua que le truc sur lequel il se tenait n'était pas très normal. Il regarda le sol. On dirait une espèce de... piège à la co...
Avant qu'il ne put achever sa phrase, il décolla du sol et s'envola entre les arbres. Il s'était fait catapulté! Complètement déboussolé, il tenta de s'aggriper à quelque chose, en vain.
Il sortit brusquement de la forêt, et, après une vive douleur, se retrouva dans une hutte étrange.
Il regarda autour de lui. Apparemment, il s'était crashé dans une cage, via le plafond. Un panneau était accroché au dessus de sa porte de prison, mais rien était écrit de son côté.
Deux Chimpanzés géant entrèrent dans la pièce. L'un deux resta en retrait tendit que l'autre vint à lui. Il semblait assez sage. Et défoncé.

- Ecoute mon gars, on te veut pas de mal, alors panique pas.
- Ah, mais je ne panique pas, mentit le voyageur.
- Ben voyons. Bon, je suppose que tu "kifferais" t'envoyer en l'air avec Marie Jeanne, n'est-ce pas?
- (Mais ce type lit dans mes pensés!) Eh bien, si on parle de la même chose, bien entendu.
- Evidemment. Allez, suit moi, lâcha t-il en ouvrant la porte.

En sortant, Francis se retourna et regarda le panneau sur la cage. "Piège à camés", hm... C'est dégradant.
Accompagné par les deux créatures des rêves, le voyageur n'avait d'autre choix que de les suivre. Il arriva dans une salle où un voyageur attaché à une chaise fumait à l’œil et se comportait en véritable chaman Amérindien.
L'un des singe lui fit signe de s'asseoir à côté du necromancer. S’exécutant, le Lord of Goats se permit une question.

- Pourquoi des fumettes gratuites?
- C'est pas par altruisme, t'inquiète pas,lui répondit un Chimpanzé. T'as pas dû rester longtemps dans la forêt, ou alors c'est juste que t'as l'habitude de te défoncer la cervelle... Mais l'environnement de cette forêt est nocif pour les voyageurs. Le seul moyen pour eux de le supporter, c'est de la fumer! Ricana t-il.
- Je devine un peu près le rapport, mais pourquoi je vous croirais?
- Libre à toi de me croire ou non, petit chose frêle. Au pire, casse toi dans la forêt si tu te sens si fort.

Francis maintint son regard dans le sien, avant de lancé un "Non merci!" enjoué. Deux gorilles l'immobilisèrent alors, et l'attachèrent à la chaise. On lui expliqua vaguement que, sous les hallucinations, il pourrait s'enfuir dans la forêt et finir mort. Il acquiesça, débutant ainsi le marathon de la fumée.
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MessageSujet: Re: overtrip !! [pv : Le seigneur des chèvres] Lun 27 Jan 2014 - 12:17
Dire qu’il était dans un état second fut un pléonasme presque navrant tant l’invocateur faisait pitié à voir. On aurait pu sentir à des kilomètres qu’il n’était pas du tout habitué à la drogue et à toutes ces choses pas très légales alors qu’il se maintenait difficilement éveillé, attaché pour ne pas être tenté de courir dans la jungle dans l’un de ses délires. Pendant ce temps, la tribu exaltait. Ils adoraient recevoir des touristes dans ce coin quelque peu isolé de WeedLand – il faut dire que l’endroit était tout sauf accueillant quand on savait qu’on pouvait y mourir d’overdose en respirant simplement – et du coup chaque fois qu’un casse-cou tentait l’aventure et arrivait chez eux, il fallait le dire, totalement par hasard et non sans une part de chance, ils prenaient soin de ces nouveaux arrivants, leur proposant avec joie de partager leur petit plaisir, une bonne fumette, avec l’excuse de devoir préparer son corps à toutes les vapeurs nocives du coin, mais en même temps parce qu’il y avait toujours de quoi se marrer avec ces humains. Aucun des membres de la tribu ne partait dans des délires pareils quand ils fumaient leur taffe quotidienne, aussi ils appréciaient toujours la possibilité d’assister au spectacle qu’offrait la vision d’un voyageur ou d’un rêveur drogué. Et pour le moment, ils n’étaient pas déçus ; on avait laissé les bras de l’invocateur libres pour qu’il puisse se mouvoir un peu, et le résultat en avait été qu’il les avait secoués comme s’il avait des ailes en hurlant à qui pouvait l’entendre qu’il était un avion. Merde, ça avait beau être une foutue illusion causée par une quelconque plante, il s’était vraiment senti libre et vivant l’espace d’un instant, complètement emporté par une hallucination. Ca c’était du trip… Dire que des milliers de gens du monde réel auraient tout donné pour vivre ce que le necromancer vivait –comme un calvaire – pour le coup l’aventure en soi n’était pas tant risquée que bien d’autres qu’il avait vécues auparavant, mais lui qui n’était pas du tout habitué à fumer et qui désapprouvait l’existence de la plupart des drogues, subissait de plein fouet ce qu’un fumeur au quotidien aurait pris pour une dose toute gentille. Et maintenant ils se foutaient de lui… Bah. De toute manière il n’avait pas la force de protester. Il se contenta d’essayer de distinguer à nouveau clairement ce qu’il se passait autour de lui, et n’eut que le temps de croire entendre une autre personne arriver dans la communauté, avant qu’on lui apporte une sorte de bol de pierre contenant une poudre verte qui n’avait rien d’engageante, et encore moins lorsque l’on enfonça une sorte de tube dans l’une de ses narines. De la coke dreamlandienne ? Oulah… Sans trop savoir ce qu’il faisait, il aspira alors la poudre, et aussitôt, sa conscience sombra pour le porter dans un nouveau rêve dans le rêve. Putain c’était inception en fait cet endroit ! La notion d’inconscience était relativement abstraite dans un monde où l’on était déjà supposé être inconscient, mais l’invocateur ne se préoccupa pas des détails scientifiques outre mesure – bien qu’il imaginait déjà Freud prendre un malin plaisir à élaborer mille théories au sujet de ce monde – et jeta un œil autour de lui. Il n’avait plus ses liens, et la tribu avait disparu. D’ailleurs, il n’était plus au milieu de la jungle. Il était dans une sorte de petite plaine désertique, où cratères et roches calcaires tenaient lieu de végétation. Pas d’arbres, pas d’animaux… On aurait pu prendre cet endroit pour le cimetière. Et d’ailleurs, sur le coup, le necromancer pensait réellement être rentré chez lui. Il se mit donc à chercher un sentier qu’il aurait pu reconnaître pour rejoindre le premier district, mais pour le moment, le cratère central n’était pas en vue. En fait, quand il avançait, il avait la curieuse impression de voir l’horizon toujours à la même distance par rapport à lui, ce qui n’avait rien de rassurant.

« Hou, hou !!!!! Y a quelqu’un ?? »

Comme si quelqu’un allait te répondre dans une hallucination crétin. Il soupira un coup, et tenta d’analyser un peu ce qu’il avait autour de lui. La conclusion fut rapide, rien. Bordel mais cette drogue était complètement naze ! Autant le trip de voler et tout c’était génial, mais là, là, y avait juste un désert tout mort à l’infini ??? On pouvait subir quoi ici à part crever d’ennui ? Enfin ça, c’était ce que pensait l’invocateur avant qu’une voix ne résonne au loin :

« Riiiikkuuuuuu…. »

Cette voix avait quelque chose d’étrangement familier. Le jeune homme ne l’avait pas entendu depuis bien longtemps, et il pensait ne jamais la réentendre, mais c’était bien la sienne qui résonnait dans l’écho du néant. C’était une hallucination, Riku le savait, et pourtant, il avait curieusement envie d’y croire. Il s’avança donc dans ce qu’il estima être la direction de la voix de son père. Genzo Kaisuki avait appris beaucoup de choses à son fils ; l’amour de la lecture, le besoin constant d’apprendre tout de toute chose, une curiosité à toute épreuve, un fort instinct de justice… Il avait conditionné son enfant pour qu’il devienne quelqu’un de bien et cherche toujours à venir en aide à son prochain. Et puis il avait disparu. Il y avait eu cet accident d’avion, on l’avait dit mort. L’invocateur l’avait cru, jusqu’à ce qu’il apprenne de la bouche de Chiron que si l’invocation d’un mort était impossible, cela voulait dire que la personne n’était pas morte. Son père vivait ! Il était tapi quelque part, dans un coin du monde, et il était traqué. Un jour, le necromancer lui mettrait la main dessus, et lui demanderait pour quelle raison il avait choisi de disparaître, pourquoi il les avait abandonnés lui et sa mère, pourquoi il n’avait pas donné de nouvelles… Il ignorait encore beaucoup de choses. Mais là, déterminé par cette voix qu’il reconnaissait entre mille parce qu’elle l’avait marqué durant son enfance, il avançait sans même imaginer de pièges potentiels, de dangers. Il n’avait peur de rien, voulait simplement aller au bout et tenter d’apercevoir cet homme qui avait laissé un si grand vide dans son cœur. Des larmes coulaient le long de ses joues sans qu’il n’y fasse attention. Il hurlait, hurlait à son père de l’attendre, qu’il allait le retrouver. Et l’écho se contentait de lui répondre de la même manière qu’il s’était annoncé.

*Cling ! *

Riku ne l’avait pas vu venir. A peine eut-il hésité une seconde à suivre cette voix qui ne semblait jamais se rapprocher qu’une troupe de petites créatures lui arrivant aux genoux l’encercla et le captura à l’aide de longues cordes bardées de ronces. Attaché ainsi, l’invocateur ne put que pousser des cris de douleur, sa peau se retrouvant écorchée de partout, le sang coulant abondamment. A ce rythme, il était assuré de mourir… Surtout qu’il n’avait même pas eu le temps de répliquer. Sauf que le pire était encore à venir, et il le comprit rapidement lorsque la troupe s’avança au bord d’un cratère, au fond duquel de la lave en fusion reposait. Ils n’allaient tout de même pas le jeter dedans ?? Oh non non non, pas une mort pareille s’il vous plaît… Il aurait mille fois préféré prendre une balle dans la tête que de mourir lentement brûlé par la lave…. Il se débattit, essaya d’hurler, mais les créatures restaient sourdes à ses appels. L’étouffant silence des lieux laissa place à la voix si familière que toutes les créatures laissèrent échapper en écho, agressant de toutes parts l’invocateur qui devenait complètement fou et donnait des coups dans le vide en appelant à l’aide. Mais c’était peine perdue… Les créatures ne l’écoutèrent même pas, et poussèrent le voyageur jusqu’au bord du gouffre avant qu’il ne sente tout son poids tomber en arrière, inlassablement entraîné dans le vide. C’était fini.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!!!! »

Il rouvrit les yeux. Il était toujours en vie, attaché à son poteau. Le souffle court, il s’était presque pissé dessus avec ce qu’il venait de vivre. Merde c’était quoi cette drogue atroce ??

« Tu viens de goûter de la cruella humain. Une plante qui adore tromper ses victimes en utilisant leurs souvenirs contre eux avant de les prendre au piège. Heureusement ici, ce n’était qu’une hallucination. «

Et dire que ce n’était que la deuxième qu’il goûtait…


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MessageSujet: Re: overtrip !! [pv : Le seigneur des chèvres] Jeu 13 Fév 2014 - 16:23
Poc poc poc.

C'en était presque affolant tellement c'était bon. A vrai dire, le voyageur de l'inconnu n'avait jamais goûté de plante aussi... Délicieuse!
Les singes semblèrent d'ailleurs un peu surpris quant à la "résistance" du voyageur face aux beuhs Dreamlandienne. Ce n'est pas qu'elles ne l'atteignaient pas, loin de là. C'était plutôt dans la façon dont Francis les appréciait et en redemandait toujours plus. Il avait même insisté pour qu'on lui libère les mains afin qu'il puisse rouler lui même. Invoquant des droits du Voyageurs inexistant, ou encore hurlant "J'suis plus un bébé!" en signe de contestation, Francis mima presque à la perfection la crise d'un 3-4 ans. Le simili de caprice était tellement réussi que les faiseurs de oinjs' s’exécutèrent et libérèrent ses menottes, qui se jetèrent illico sur le matériel de roulage.

Poc poc poc.


Apparemment son ordre de fumage n'était pas tout à fait le même que celui du voyageur hallucinant à ses côtés. Ses hôtes avaient dû deviner -non sans peine, sûrement- 'Tain d'piège à la con... sa préférence pour Marie, car on ne lui présenta que des variété de cette dernière. En tout cas, pour l'instant. Et c'était tant mieux, car la Chèvre ne pouvait que difficilement supporter l'idée de sniffer quoique ce soit, ou encore de s'enfoncer violemment une aiguille dans une veine. Comme tout grand enfant qui se respecte, il avait horreur des piqûres.

Poc poc poc.

Dans un instant de lucidité, il demanda à son "aide-soignant" qu'elle était l'origine de ce bruit plus que relou et qui durait depuis plusieurs dizaines de minutes déjà. On lui montra simplement, en guise de réponse, un singe dans un coin de la pièce qui récupérait et broyait dans un bol de pierre une plante verdâtre. Le Singe ajouta par la suite "cruella humain", mais le Lord of Goats n'avait pas vraiment le temps de s'occuper de ça: une nouvelle plante vint faire sa connaissance.

Tandis qu'il goûtait une variété multicolore nommée Rainbow dash qui portait merveilleusement bien son nom, il jeta un coup d'oeil du côté du voyageur.
Il se remettait à peine de sa dernière hallu' qu'on lui apporta un bol de pierre et une sorte de paille. La Chèvre devina la nature de ce que Riku allait devoir se taper et eu une petite remontée acide dans la bouche. Il ne voulait pas être à sa place.
On força le jeune homme à sniffer la matière verte (que Francis identifia enfin comme était la source des "Poc poc poc" de tout à l'heure), et il partit directement dans un délire qui semblait à la fois incroyable et effroyable. Un mélange savant.
Alors que des arc-en-ciel gargantuesques entouraient sa vision et que quelques poneys violets passaient et repassaient devant lui, Francis se mit à réfléchir. La chose étant difficile sous le joug d'une drogue, cela lui prit dix minutes pour trouver ce qu'il cherchait.
Quand il eu sa réponse, son visage afficha sans honte la déception et le dégoût. Au bout d'un moment, ça sera à lui de se taper la cruella humain. Et c'était, bien entendu, hors de question. Par contre, toute ces petites beuhs oniriques attisaient particulièrement l'attention de Francis. Il fallait trouver un moyen de la récupérer pendant qu'il fuirait.
Il reporta son attention sur les arc-en-ciels et les poneys. Peut-être qu'il ne prendrait pas celle ci. Elle lui explosait les yeux.

" Tu viens de goûter de la cruella humain. Une plante qui adore tromper ses victimes en utilisant leurs souvenirs contre eux avant de les prendre au piège. Heureusement ici, ce n’était qu’une hallucination."

Regardant de nouveau le voyageur à ses côtés et malgré le fait qu'il soit défoncé, il vit que ce dernier revenait de loin. Il vit aussi la cruella humain s'approcher dangereusement de lui.

-Hey, les mecs, j'peux pas la sauter celle là? Je ne vais pas supporter ce truc...
-Eh bien, je te croyais plus résistant toi. Voila quelque chose d'intéressant! Allez, ouvre grand tes narines.

Francis se débattit, mais était bien trop faible pour résister à la poigne des primates. Lorsqu'il le réalisa, il ouvrit une faille et se précipita à l'intérieur. Il disparut de Dreamland, ne laissant derrière lui qu'un chaise vide et un joint à demi consommé.
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MessageSujet: Re: overtrip !! [pv : Le seigneur des chèvres] Mar 25 Fév 2014 - 11:57
Une impression de flotter dans le néant. Putain, c’était vraiment pas de la daube ce qu’ils te servaient les indigènes dans ce monde. Riku, le regard vague, tentait encore de se remettre de son deuxième trip de la nuit. On l’avait prévenu des effets atroces de ces plantes avant qu’il ne soit soumis au traitement par l’ingurgitation forcée, mais il était quand même encore sous le choc. Un coup, il se prenait pour un avion, l’autre il avait la sensation de la mort la plus cruelle possible. Et il n’en était qu’à la deuxième ! Il n’osait même pas imaginer ce qu’il lui serait arrivé s’il avait décidé de traverser la jungle au milieu de ces trucs destructeurs qui te donnaient des visions pour te bouffer. Le souffle court, il voyait à peine ce qu’il se passait autour de lui. Il avait des vertiges, envie de vomir, l’étrange sentiment de ne pouvoir jamais se remettre complètement de tout ça. Il crut distinguer une autre personne attachée comme lui à qui on faisait inhaler de la cruella, compatissant pour la pauvre victime, et tenta de voir où étaient le chef et ses acolytes qui chantonnaient en préparant moults drogues prêtes à être servies, mâchées, fumées, aspirées. On fêtait le dépucelage de ces deux voyageurs dans le domaine. L’autre semblait plus habitué tout de même, le necromancer l’entendit complimenter sur la qualité des feuilles qu’on lui donnait à fumer, avant qu’on lui fasse aspirer les véritables plantes aux effets tous plus dangereux les uns que les autres. D’ailleurs, le chef fit rapidement amener la suite du programme à l’invocateur, une sorte de racine blanchâtre, qu’ils avaient hâchée dans un bol. On lui fit comprendre qu’il fallait mâcher l’espèce de bouillie infâme qu’ils en avaient fait, et il s’exécuta sans protester malgré son dégoût. Au moins, dans son état, la notion de saveur n’avait plus vraiment de sens, de même que la vue, il put donc avaler cette immondice sans trop se soucier de ce qu’on lui amenait.

Il ferma les yeux, le temps de laisser son corps s’habituer à la présence de cette substance probablement illégale dans le monde des rêves, et lorsqu’il les rouvrit, il était au beau milieu… D’une armée ? Vêtus d’un plastron doré qui couvrait leur torse, d’une cotte de mailles qui protégeait de leur cou jusqu’au bas de leur ventre, de chausses du même métal précieux que le plastron, et d’un casque incurvé imitant les ailes d’un faucon à l’arrière et le bec à l’avant, tous avaient une épée courte à la ceinture. Leur arme principale était déterminée par leur place au sein de l’armée ; les officiers avaient une large épée dans le dos, les portes-drapeaux avaient une deuxième épée courte qu’ils pouvaient sortir une fois leur étendard planté, d’autres étaient à l’avant de la formation avec leur grand epique prête à empaler quiconque commettrait l’imprudence de s’avancer un peu trop, les arbalétriers derrière, les archers à l’arrière de la formation, et au milieu les simples soldats comme lui qui avaient comme arme principale une épée un peu plus large que celle qu’ils avaient ceinte à leur bassin, mais pas au point de devoir être tenue à deux mains. Elle leur conférait un peu plus de portée, et une meilleure défense. Certains avaient préféré un bouclier à la place d’une seconde arme. Quant à lui, il se trouvait dans les premières lignes combattantes, deux épées prêtes pour le combat et un drapeau dans la main droite qui évoquait le nom et le numéro de leur compagnie. La cinq cent unième hein ? Comme dans star wars battlefront hé ! La classe ! Sauf que là, il avait vraiment l’armure et tout et qu’en face il y avait de vrais ennemis qui ne penseraient qu’à le tuer lui et tous ses petits camarades juste pour donner la victoire à son camp. A l’avant, l’officier souriait, comme bon nombre des soldats au sein de leurs rangs. Leur soif de combat était palpable. On voulait du sang, tuer, étriper l’adversaire pour la gloire. Et si on devait mourir ici, peu importe, on mourrait en héros de la nation. Sauf qu’une voix s’éleva au milieu de la masse, une voix qui lâcha des mots que jamais un soldat de cette armée n’avait lâché.

« Euh… Scusez moi les gars, mais j’ai pas signé pour ça moi ! »

Hilarité générale. En quelques mots, l’invocateur aurait pu faire mourir de rire tous ces crétins primaires avides de batailles en tout genre, et aurait mis fin à cette histoire. Un soldat, vêtu de pied en cap ainsi, tout prêt avec son drapeau, ses armes et son armure, portant l’étendard de leur royaume et de leur unité, pas signé pour ça ? Ah il savait mettre l’ambiance le petiot. Le chef le gratifia d’une tape virile et amicale dans le dos en continuant de rire, comme pour lui signaler « tu m’as bien eu avec ta blague petit, on a tous cru que tu allais déserter ». Riku poussa un soupir de désespoir. Impossible de se faire comprendre de ces débiles. Oui bordel il voulait se barrer d’ici ! Sauf qu’il était au beau milieu de la masse de soldat et que par conséquent il n’avait aucune chance de s’échapper. Plus le choix maintenant. L’officier reprit sa place et leva le bras alors que l’armée d’en face s’approchait finalement dans un effrayant vacarme d’acier et de fer frappant l’un contre l’autre, d’épées dégainées, et de hurlements primaires de guerriers déterminés à en découdre. Le necromancer planta son drapeau dans le sol, et dégaina ses deux épées. A sa grande surprise, les armes n’étaient pas si lourdes que ça, il pouvait les porter sans problème et se mouvoir avec son agilité habituelle. Il avala sa salive, prêt à faire comme tous les autres – vu que de toute manière il y était un peu forcé – et vit alors le bras de l’officier s’abaisser, entraînant aussitôt une volée de flèches qui se dirigea vers les premiers rangs de l’armée ennemie. On entendit des cris de douleur, et on vit les premiers soldats tomber alors que le ciel se noircissait de carreaux volant en tous sens. Quant à l’unité dont faisait partie le jeune homme, ils se mirent aussitôt en formation de tortue, protégeant chaque rang avec leurs boucliers. Des flèches passèrent, on entendit des hommes hurler de douleur, mais globalement, la formation continuait d’avancer. Et en même temps, on entendait les ennemis se rapprocher, le sol gronder sous les pas de ces milliers d’hommes qui allaient se rentrer dedans. Et le fracas ne se fit pas attendre longtemps ; le choc assourdissant manqua d’ailleurs de projeter l’invocateur au sol, mais il fut maintenu sur ses appuis par ses camarades derrière lui. Aussitôt, l’officier donna le signal à ses hommes, qui levèrent leur bouclier tandis que les lanciers plantèrent leurs armes dans le torse des premières lignes adverses, et que les arbalétriers firent pleuvoir leurs carreaux sur les survivants. Puis les boucliers reprirent leur place, et l’unité continua d’avancer, ainsi de suite. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de mouvements en face. Les boucliers se relevèrent alors, dévoilant le nouvel emplacement de la troupe ; ils s’étaient retrouvés sur le flanc droit des troupes adverses, déjà bien atteint par les autres groupes. L’officier dégaina alors sa large épée, et donna le signal, suivi par tous ses hommes qui dégainèrent leurs armes et s’élancèrent dans la mêlée. Riku se jeta avec autant de force que ses camarades, ayant presque oublié toute notion de réalité, et s’élança comme tous les autres, ne songeant qu’à la gloire retirée de cet affrontement, de la mort si proche qu’on la sentait presque respirer dans notre dos. L’adrénaline était à son paroxysme, le cœur battait à cent à l’heure. Et puis il frappa. Il balança son bras pour planter sa lame dans la gorge du premier ennemi qu’il rencontra, le regardant ensuite s’effondrer en tenant son cou alors que le sang s’en écoulait en cascade. Mais pas de temps à perdre, l’invocateur repartit au front, prêt à en découdre. Le rêve ne faisait que commencer…

Pendant ce temps, dans le village, on s’esclaffait en regardant le jeune homme tenter de lever les bras en hurlant des phrases clichés du genre « à l’assaut mes compagnons ! », frappant dans le vide en faisant comme s’il évitait des coups ou les parait. Que pouvait subir l’autre pendant ce temps ? On décida de ne pas attendre son réveil pour lui faire mâcher la plante en question. Et si la cruauté et l’épique étaient amenés à se croiser en un seul rêve ? Leurs réactions seraient amusantes à regarder…


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overtrip !! [pv : Le seigneur des chèvres]

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