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Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy]

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Lulei O'Malley
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MessageSujet: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Ven 6 Déc 2013 - 1:05
L'envie avait surgi un soir. Sans que personne n'ait le temps de réagir, elle s'était imposée nécessaire, implacable. Lulei avait bien tenté de résister, sa bonne conscience lui intimant d'oublier ses désirs au profit du travail qui, selon elle, constituait l'unique salut de son esprit et l'ultime ouverture sur un potentiel avenir. Mais finalement, faible créature qu'elle était, l'adolescente avait succombé. Instinctivement, son bras c'était tendu vers l'œuvre qui, des dizaines de fois déjà, l'avait plongé dans une frénésie appréciative à laquelle seul le sommeil pouvait mettre un terme. Enfin, lorsqu'il venait. Après tout, elle était une personne impulsive, totalement incapable de retenue et si à ses yeux tout devenait rapidement lassant, ce n'était pas le cas de la lecture, encore moins lorsque celle-ci suivait un long temps d'abstinence. Sans plus attendre, la demoiselle ouvrit le livre et l'odeur des pages anciennes, de l'encre et de la poussière vint caresser ses narines, la plongeant dans une symphonie olfactive qui, couplée à la danse calligraphique des caractères noirs qui se déroulaient au creux de ses mains, l'immergea dans un concerto de sensations qui ne tarda pas à l’entraîner dans la valse ses souvenirs. L'étudiante prenait le temps de savourer chacun de ses derniers, se remémorant sa situation à chacune de ses précédentes lectures avant de débuter la nouvelle. Le merveilleux dialecte de l'auteur eu tôt fait de la séduire de nouveau et elle se désintéressa rapidement des brides de son passé pour mieux se concentrer sur le monde qui se créait peu à peu dans son imaginaire. Absorbée par son activité, la jeune fille en oublia la fatigue qui l'avait accablé tout le long de la journée et lorsque, finalement, Morphée parvint à l'enlacer, la nuit touchait à sa fin. C'est donc un livre dans la main, la lumière allumée et un filet de bave au coin de la bouche que Lulei allait effectuer ses premiers pas en tant que voyageuse. 

Heureusement, lorsque ses yeux s'ouvrirent sur Dreamland, sa salive et le pyjama aux lapins roses avaient tous deux disparu, laissant la place à un accoutrement d'un tout autre genre. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour se rendre compte que quelque chose clochait. L'aisance qu'elle ressentait habituellement s'était évaporée, mystérieusement remplacée par une sensation étouffement, d'intimité violée et de fraîcheur inopinée. Un regard vers ses jambes suffit pour comprendre l'origine de cet étrange phénomène. Des collants. Elle était en collants. Jaune vif, en laine, ils provoquaient chez la jeune fille non seulement une honte considérable, mais également des démangeaisons qu'elle tentait tant bien que mal d'apaiser avec ses ongles. Autant vous dire qu'elle n'était pas ravie. Cela faisait une dizaine d'années que l'adolescente n'avait pas enfilé ces immondices et il n'était pas question de recommencer. Pourtant, il semblait bien que pour cette fois, elle allait devoir s'y résigner, car aux mycoses qui risquaient d'élire domicile entre ses orteils si ceux-ci n'étaient pas séparés des poulaines dans lesquelles il étaient logés par une bonne paire de chaussettes, la suppliciée préféraient encore les picotements qui parsemaient la peau de ses jambes (d'autant plus qu'elle n'était ni bronzée, ni épilée). De toute façon, la sorte de tunique aux manches trop amples qu'elle portait lui arrivait à peine en dessous des fesses, et la demoiselle ne comptait pas perdre sa vertu aujourd'hui. Bref, elle était là, assise sur des pavés à se frotter les cuisses, ignorant l'odeur nauséabonde qui l'entourait tout autant que le silence oppressant qui régnait dans la ruelle où elle avait atterri. Celui vola en éclats quand un rire s'éleva dans son dos. D'un ton clair et chatoyant, il ne laissait néanmoins pas de doute quant à sa véritable nature : Il s'agissait d'un rire méprisant, causé non seulement par le dédain, mais également par un excès d'orgueil que Lulei, les joues rouges de honte et de colère, comptait bien faire ravaler à son propriétaire. 

Interrompant net sa passionnante occupation, l'adolescente se releva pour se tourner vers l'homme qui, pauvre fou qu'il était, avait osé porter atteinte à son honneur. Nettement plus grand qu'elle, il ne semblait pas le moins du monde intimidé par le regard incendiaire que la jeune fille lui portait et se permit même d'esquisser un sourire narquois. Il n'en fallait pas plus pour ébranler la détermination de la voyageuse, si détermination il y avait eu. Il avait suffi de quelques dents blanches dignes d'une pub colgate pour que sa confiance et ses envies de vengeances s'évaporent. Pourtant, ses reproches étaient bien là, seulement, instable comme elle l'était, l'étudiante se trouvait tout simplement incapable de les exprimer à haute voix. Oubliant le présent, elle préféra s'immerger dans le champ des possibles que son imagination s'amusait à créer. Cette dernière action jouait à la fois le rôle d'un pansement et celui d'un tortionnaire. Car si l'adolescente se voyait déjà envoyer son pied dans l'entre-jambes de l'inconnu, le faire pâlir sous un flot d'insultes, ou encore pleurer sous sa répartie blessante, elle restait silencieuse, la bouche légèrement ouverte et le regard perdu. Une phrase la tira de ses pensées, la replongeant dans le torrent du temps qui avait suivi son cours sans prendre la peine de l'attendre. Il ne s'était écoulé que quelques minutes et pourtant dans ce petit intervalle, l'agitation et le bruit avaient pris leur place, s'imposant comme s'ils avaient toujours dû être là et qu'il n'y avait rien de plus naturel que leur présence soudaine. Des gens sortaient des quelques portes que Lulei pouvait apercevoir, tandis que les allées et venues des passants récemment apparus titillaient sa curiosité. Plus en tout cas, que la suite de mots qu'elle avait cru percevoir. La voyageuse tendit l'oreille, mais ne perçut rien. Si quelque chose avait effectivement été prononcé, cela ne semblait pas vouloir être répété. Néanmoins elle était quasiment sure que celui qu'elle avait souhaité priver de descendance dans les précédents instants lui avait adressé la parole. La jeune fille resta donc immobile pendants quelques secondes avant d'hausser les épaules. Elle s'en fichait. Cet homme-là, elle comptait l'oublier et sa récente pseudo-fureur l'était déjà. Voilà, c'était décidé. La timide ferma la bouche et détourna la tête à la recherche de la meilleure direction pour son départ. Elle ignorait où aller ni même où elle était. La voyageuse savait seulement que les pavés sur lesquels elle se trouvait composaient l'une des rues qui zigzaguaient entre les façades des bâtiments aux allures moyenâgeuses et que les effluves pestilentiels qui flottaient dans l'air rappelaient celles des excréments que ces imitateurs avaient dû jeter par la fenêtre. Ces imitateurs oui. Parce qu'entre ses vêtements, ceux de l'homme qui se tenait en face d'elle et globalement la totalité du décor qui l'entourait, Lulei en était arrivée à la conclusion qu'elle se trouvait dans une cité médiévale. Comme le voyage dans le temps lui paraissait peu probable, il lui restait l'hypothèse d'une reconstruction historique, hypothèse qu'elle avait d'ores et déjà adoptée.


- Bel instrument.

- De quoi ?


La jeune fille stoppa sa marche et revint sur les quelques pas déjà parcourus pour se retrouver face à son interlocuteur. Cette fois-ci, elle avait bien entendu et bien qu'elle ait clairement perçu son ton sarcastique, le sens de la phrase lui échappait encore. Ou du moins, jusqu'à ce qu'elle remarque le luth qui se tenait dans son dos. Comment il avait atterri ici et pourquoi elle ne s'était pas aperçue de sa présence plus tôt, l'apostrophée l'ignorait, d'autant plus qu'elle ne s'était pas vraiment interrogée à ce sujet, son attention entièrement partagée entre celui qui lui avait parlé et une autre question qu'elle considérait primordiale par rapport à toutes les autres : What is the fuck ? Encore, une flûte ou un piano (bien que ça soit difficilement transportable), OK. Mais une sorte de guitare du moyen-âge, là elle disait non. Comme si elle appartenait à cette catégorie de personnes qui prend du plaisir à s'arracher la peau des doigts sur des cordes. Non, cette chose-là ce n'était pas pour elle. Le nez retroussé et les bras croisés, Lulei s'efforçait de trouver une explication à ce qui lui arrivait. Ses vêtements, le paysage, le grand blond qui la regardait comme une folle ... Tout ça lui évoquait quelque chose de familier. Soudain, l'illumination. À quelques détails près, elle était dans le monde d'Eustache le magnifique, troubadour de talent au service des plus démunis. Mais elle avait beau aimer le livre, la jeune fille n'était pas certaine d'apprécier le rêve. Car elle s'en souvenait maintenant, d'être en plein rêve. Un rêve incroyablement réaliste qui ne ressemblait à aucun autre, hormis peut être son cauchemar de la veille. Exténuée, non pas par un quelconque effort physique, mais plutôt par une intense prise de tête, la voyageuse se permit un soupir avant de s'adresser une nouvelle fois à l'homme qu'elle, même s'il n'y existait pas de raison valable, détestait déjà.

- Merci, tu sais d'où il vient ? Ah oui, nan, tout compte fait laisse tomber, c'est vrai qu'au final tu n'existes même pas.

C'était une réaction stupide. Certes, à proprement parler son interlocuteur n'était que le fruit de son imagination mais même si elle était incapable de comprendre cette dernière, la rêveuse aurait put l'interroger directement par le biais des entités qu'elle créait. D'autant plus que celle-ci se trouvait être effrayante avec ses oreilles pointues et ses sourcils froncés. Lulei allait se raviser et renouveler sa question, après tout elle allait être coincée dans ce rêve pour un bout de temps, seulement, quand elle considéra le visage fermé qui à 3 cm de son nez la dévisageait, celle-ci se perdit dans le fond de sa gorge. Visiblement il n'avait pas apprécié sa remarque. Penché en avant, la main fermée sur le sabre qui pendait à sa ceinture, son éclatant sourire avait disparu, remplacé par une grimace de dégoût qui s'ouvrit finalement pour le laisser cracher ses mots.

- T'étais déjà bien ridicule en rêveuse assise au milieu de la rue en train de gratter ses puces, mais en gamine confiante et blasée, t'es pire. Tu vois, c'est ça que je n'aime pas chez les voyageurs, ils viennent sur nos terres et nous traitent comme des merdes avec leur arrogance mal placée. Tu penses peut-être que, parce que tu as vaincu ta phobie, tu es hors d'atteinte, mais crois moi cocotte, tu te fous le doigt dans l'œil. Tu me diras si je suis toujours aussi insignifiant une fois que je t'aurai tranché les bras.

Effectivement, c'était une très mauvaise idée de lui avoir parlé comme ça et même si elle considérait qu'il s'était montré bien plus orgueilleux qu'elle, l'adolescente n'avait aucune envie de soulever ce point. Non, ce qui la tentait, là maintenant, c'était de courir très loin. Après tout, même en rêve, personne n'aime mourir. Un infime mouvement de la main de celui qui se tenait face à elle finit de la convaincre et la voyageuse détala le plus vite possible sans prendre le temps de chercher son chemin. C'est ainsi qu'elle se retrouva coincée dans une foule compacte au sein de laquelle il fallait jouer des coudes et du luth pour avancer. Lulei ignorait si elle était poursuivie ou non, mais ne comptait pas attendre pour vérifier. Ainsi, lorsqu'elle parvint à s'extraire de la place où toute la cité semblait s'être réunit, la jeune femme reprit sa course. Ses poumons n'allaient pas tarder à la lâcher lorsque, alors qu'elle jetait un regard en arrière, son avancée fut stoppée nette par une collision.

- Ah, pardon.

Même pressée, la demoiselle savait rester polie.
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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Dim 8 Déc 2013 - 18:40
Attiré par ce son comme une mouche par de la nourriture, l’ombre s’était approché d’un village à l’allure pittoresque sans vraiment s’en rendre compte. Ignorant totalement qu’il s’agissait d’une reconstitution onirique d’un village médiéval, elle était entrée sans vergogne à l’intérieur des remparts par la grande porte d’entrée gardée mais pas très regardante sur les allers-et-venues. Ces quatre créatures de Dreamland ne faisaient que regarder les gens passer toute la journée, ça devait être ennuyant au possible et l’être obscur ne voudrait jamais faire ça de sa vie. Il avait un trop grand esprit de liberté pour ça, il avait été éduqué –ou plutôt, il s’était éduqué- comme cela. Shad s’était donc mêlé à la foule pour entrer pénard en ne sachant pas qu’il ne serait, de toute façon, pas contrôlé et écoutait encore ce son qui devenait de plus en plus net.

Howl parvint à identifier le type de son : C’était une voix. Une voix très grave, très puissante et qui portait apparemment très loin. La créature cauchemar ignorait pour une fois les messes basses qui le concernaient pour se concentrer sur la provenance de la voix. Il appréciait le son très bas qui se démarquait du bruit de la foule qui habituellement le ferait partir. Mais là, il avait un objectif : découvrir à qui ou quoi appartenait cette voix. Il n’avait pas le temps de remarquer quoi que ce soit, il était très pressé. Pressé, mais il n’allait pas vite pour autant. Paradoxalement, il avait tout son temps ; il était juste impatient, comme à son habitude.

Au détour d’un grand chemin et d’une taverne bondée, l’ombre trouva celui qu’il cherchait. De près, sa voix était encore plus puissante que ce qu’il n’avait jamais espéré. Attiré ici par cette voix, il n’allait pas s’arrêter là ; il fallait qu’il découvre comment cette personne faisait. Sans retenue, Shad fonça à travers la foule pour aller se planter devant la personne qui chantait de sa voix grave et forte, bousculant quelques personnes sur son passage… enfin, avec son poids plume, ces personnes ne devaient pas sentir grand-chose.

Le grand homme brun s’était arrêté de chanter lorsqu’il remarqua, entre deux de ses répliques, la créature des mauvais rêves et la regarda avec un air moitié inquiet moitié interrogatif sur le visage. Howl ne se fit pas prier pour s’introduire auprès de ce troubadour des rêves :

- Salut toi ! J’adore ta voix, comment tu fais ?

Tout sourire, l’être du Royaume des Ténèbres avait été très direct, comme usuellement. L’homme à la grande carrure posa ce qu’il tenait dans les mains et que la créature ne parvint pas à identifier, avant de répondre de manière très polie :

- Merci à vous, mais c’est juste mon pouvoir… enfin, une partie, tout du moins.

L’ombre au manteau noir parut légèrement déçue, mais réfléchit pour une fois au quart de tour et avoua :

- Pouvoir intéressant que voilà. Un jour, je te demanderai de jouer pour moi. Mais pas maintenant… pas maintenant. Continue, je ne suis qu’un simple spectateur.

Sans se faire prier, l’homme à la puissante voix reprit. Shad écoutait avec passion ce que faisait ce Voyageur. Normalement, il n’était pas très fan de l’art, mais disons simplement qu’il appréciait cela sans vraiment l’attribuer à de l’art. L’homme collectait de l’essence de vie comme n’importe quel artiste de rue sur Dreamland avec sa voix unique. L’ombre appréciait cet instant et avait même fermé les yeux pour mieux en profiter. Un jour, il aurait une voix similaire, il se le jura à ce moment-là.

Soudain, un bruit de pas de course se fit entendre au moment où le chanteur fit une pause entre deux respirations. Howl ne put que se tourner qu’au moment où il se faisait violemment percuter par une jeune femme. L’être des ténèbres avait appris à reconnaître les hommes des femmes humains et là, il avait pu voir que c’était plutôt une jeune femme. La créature cauchemar rebondit contre le sol et se releva immédiatement. Il avait mal dans le bas du dos parce que ce dernier avait bien tapé par terre et Shad vociféra avec sa voix stridente et aiguë à l’attention de celle qui l’avait bousculé :

- Mais bon sang ! T’aurais pu faire gaffe, à la fin ! J’ai déjà déchiqueté des visages pour moins que ça ! T’as de la chance que je sois de bonne humeur !

À ces mots, il observa la réaction de cette fille et se rappela avoir entendu une excuse de sa part, alors il se calma bien vite et repris :

- Bon, ça passe pour cette fois, mais fais gaffe !

L’ombre était trop de bonne humeur, même si cela ne se voyait pas tellement, pour faire un quelconque véritable reproche à la Voyageuse. Il resta là, oubliant presque le troubadour à la grosse voix qui ne s’était pas interrompu dans sa chanson par cet évènement, à croire qu’il y était habitué. Sur ce, l’ombre continuait d’observer la jeune femme, l’air un peu en colère, mais ne souhaitant rien tenter pour le moment.
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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Lun 9 Déc 2013 - 20:14
D'habitude mes week-end je les passent devant la console ou en soirées, mais cette fois mes parents en ont décidés autrement . Prient d'une envie soudaine d'air frais et de paysages ( un peux ) plus verts, nous sommes donc partis en touristes jusque dans la Loire où nous avons visités plusieurs chateaux . Pour une fois que l'on fait quelque chose tous les trois j'essaye d'en profiter au maximum même si il ne s'agit pas d'une activité qui m'intéresse réellement. On finit la journée dans un relais et château. Après avoir mangé dans un petit restaurant sympa on est retournés au Château qui va nous accueillir pour la nuit. Les propriétaires du Chateau nous proposent de boire un verre au coin du feu et une fois ceux ci terminés je retourne dans ma chambre pendant que les parents partent pour une visite nocturne des jardins . Ma chambre est un peu plus grande qu' une chambre de bonne et d'après le proprio aurait appartenu à un amuseur, l'un de ces sous-fifres qui servait à divertirmais gardaient une certaine importance parmis les seigneurs. Elle est sobrement décoré par quelques tableaux et des tapisseries. Le lit quand à lui est juste parfait, après une journée à marcher, je m'y laisse tomber et me met à divaguer sur la vie à ces époques reculés sans penserune seconde que je risque malheureusement de m'y retrouver une fois arrivé à Dreamland.

《 Welcome to Dreamland little cloud 》


C'est donc sans surprise que je me retrouve dans une pavés de carreaux sales. Je ne peux pas dire si c'est un simple village ou une ville mais c'est complètement différent des beaux pavés et de la bonne odeurs des villages médiévaux que j'ai pu voir toute la journée. Les badaux marchent nus pied ou en sandalle sans tenir compte des immondices qui trainent au sol. C'est y pensant queje m'attarde sur ce que je porte pour cette nuit. Mes pieds se trouvent affliges d'une paire de chaussures en tissus multicolores et bon pointues dirigés vers le ciel. J'ai soupir de désolation en regardant mon ensemble, haut et bas sont des vêtements amples aux couleurs d'arlequin, les couleurs sont toutes fois moins flashies que dans la réalité. En tâtonnant le haut de mon dos j'ai la courte joie de sentir une capuche que je me dépêche d'enfiler. "gling gling" le désagréable son résonna au même moment ou un grelot me tombait devant les yeux. En grômmelant je cherche cloud des yeux, il se colle contre ma main vue l'espace restreint de le rue.

Je commence donc ma progression, choisissant une direction au hasard. J'entend rapidement de la musique et décide de m'y rendre sans même me poser la question. J'arrive à une petite place où sont regroupés plusieurs étales ainsi qu'un endroit avec quelque musiciens. Je m'en approche et arrive assez prêt pour entendre l'un des membres du public apostropher le chanteur du groupe. Il semble en admiration devant la voix de ce dernier, mais personnellement ce n'est pas lui qui m'intrigue. L'autre est caché par une capuche et une sorte de cape noir. Apres avoir détourné le regard j'entend la foule remuer et s'écarter pour laisser passer une jeune fille qui fonce droit sur l'homme en noir et tombe par terre. Je peux voir son visage étant donné qu'il est assis sur les fesses, je peux voir qu'il n'est pas un homme et que parmis les créatures des rêves il ne doit pas faire parti des plus sympa, au premier coup d'oeil en tout, car sous le choc il vocifèra des mots qui ferait friconer certains, mais après avoir entendu l'excuse prononcé par la jeune fille il eu l'air de se calmer un peu.

- Bon, ça passe pour cette fois, mais fais gaffe !

La creature des rêves se relève tout en regardant la fille habillé en troubadour encore par terre. Je m'approche d'elle et la regarde un sourire aux lèvres en la tirant par le bras.

- Excusez moi, mais il ne faut pas rester assis part terre comme ça, on va vous marcher dessus.

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Lulei O'Malley
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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Mer 11 Déc 2013 - 23:34
Elle s'était enfuie. Lamentablement et misérablement, elle avait couru. Il faut dire que tout n'avait pas très bien démarré, après avoir détalé face à un dangereux psychopathe, la jeune fille avait malencontreusement percuté un véritable monstre. Tout de noir vêtu, pas de nez ni d'oreilles, les deux phrases qu'il avait prononcées à son égard n'avaient que renforcé la frayeur qu'elle éprouvait déjà au premier coup d'œil. La peau translucide et le regard sombre, il s'élevait tel un épervier au dessus de sa proie, à savoir : la pauvre petite perruche qu'elle était. Les larmes commençaient déjà à lui monter aux yeux quand soudain : L'intervention divine. Une main tendue, des dents blanches. Il avait beau être déguisé comme un bouffon, l'adolescente ne doutait pas une seconde qu'il s'agisse en réalité d'un preux chevalier. Trop gênée pour parvenir à prononcer autre chose que des bafouillements inintelligibles, elle se contenta de saisir ce qu'on lui tendait et de former à son tour une esquisse de sourire. Mais en se raccrochant à son sauveur, ses manches aux dimensions faramineuses avaient glissé le long de son bras pour finalement dénuder ce dernier. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant, accrochée à son poignet, la version miniature du pilotable qu'elle avait dérobé la veille. Éprise d'une soudaine curiosité, la voyageuse effleura du bout des doigts son minuscule cerf-volant et en moins d'une seconde, la taille de celui-ci se multiplia. C'était une manière originale de découvrir son pouvoir. Au même instant, un coup de vent s'engouffra dans la ruelle. La bourrasque ne tarda pas à faire valoir ses droits et dans un seul élan, elle s'immisça sous la voile pour l'envelopper avant de la faire danser au gré de ses caprices. Si bien que lorsqu'elle eut terminé sa vendetta, là où siégeaient jadis quelques étales, régnait désormais la désolation. Des pommes aux stéthoscopes, tout était par terre. Incommodée tout autant par l'immense toile qui lui retombait dans les bras, que par les marchands taillés tels des haltérophiles qui, une légère lueur de reproche dans les yeux (toute petite hein), s'avançaient vers elle, la manieuse ne savait plus ou se mettre et choisit finalement de foutre le camp. Mais la demoiselle n'était pas une ingrate et bien que timide, elle ne comptait pas abandonner sur place celui qui était venu à son secours quelques minutes auparavant. La fugitive avait donc empoigné le jeune homme avant de remonter la foule à toute allure. Elle s'était donc enfuie.


C'est dans un carrefour en face d'une taverne bruyante que finalement ils avaient réussi à semer leurs poursuivants. Haletante, l'étudiante c'était adossée à un mur avant de prendre son courage à deux mains et de s'exprimer.


- Merci beaucoup pour tout à l'heure et navrée pour tout ça, je ne l'ai vraiment pas fait exprès.

Comme pour soutenir ses propos, la jeune fille laissa choir son cerf-volant au sol tout en tâtonnant son poignet en espérant que l'objet pourrait retourner à sa forme miniature, ce qu'il finit par faire dans un petit « pof » à peine audible. Pour montrer toute l'étendue de sa reconnaissance elle aurait bien invité le jeune homme à déjeuner, mais elle doutait de pouvoir trouver un endroit dans cette cité qui leur servirait quelque chose de suffisamment onctueux pour combler leur palet. À ses yeux, chacune des auberges qu'ils croisaient n'était qu'une gargote dont la nourriture devait être indigeste et les locaux plus appropriés à la taxidermie. L'adolescente ignorait si son interlocuteur aurait été satisfait de ces établissements, mais de toute façon, pour elle s'était inacceptable. Elle avait acquis au fil des années une sorte de dépendance à la bonne nourriture qui lui interdisait l'accès à ces semblants de restaurants et surtout, ne possédait pas d'argent. Il s'agissait peut-être là d'un message subliminal envoyé par on ne sait quelle entité supérieure pour l'inciter à arrêter de se goinfrer, mais dans son cas, c'était une cause perdue. Un bruit de pas la tira de ses pensées et, les nerfs à fleur de peau, en un mouvement la voyageuse avait tiré le luth de son dos, prête à le fracasser sur la tête d'un potentiel adversaire. L'excitée se ravisa bien rapidement en apercevant celui qui entreprenait de les rejoindre. Pas très grand mais plutôt âgé, il lui rappelait les alchimistes auxquels l'auteur de son livre faisait parfois mention. Sans qu'on le lui ait demandé, il prit la parole.

- Enchanté à vous deux, je m'appelle Séri, Séri Graphie. Humble linguiste à la recherche de travail et adepte de la cryogénie. Vous ne voudriez pas m'engagez par hasard ?

La touriste allait répondre à la négative quand un autre mouvement l'interpella, cette fois-ci, pas de doute possible, ils l'avaient retrouvé. Sans prendre le temps de prévenir l'adolescent, elle prit une nouvelle fois la poudre d'escampette. Alors qu'elle avait déjà commencé à courir, elle pouvait entendre derrière des cris sans queue ni tête poussés à son encontre :

- Blasphème ! Syntaxe !


Paniquée, haletante et exténuée, Lulei courait à travers le labyrinthe complexe que formait l'entrecroisement des rues. Ne pouvant se fier à son sens de l'orientation qui lui avait toujours fait défaut, toute son attention était concentrée sur son odorat qui cherchait son salut en suivant les senteurs les moins pestilentielles afin de retrouver la sortie et s'éloigner au plus vite de cette ville où décidément les ennuis s'amoncelaient. Elle effaça ses épaules pour laisser passer un badaud et sortit enfin de l'enchevêtrement des différentes résidences qui l'entourait. Ici, point de douloureuses effluves mais seulement un petit chemin d'herbe. Sa présence semblait si incongrue que pendant un instant, la fugitive stoppa sa course. Dans cette ville puante où l'on vous accueille par des menaces et où chacun de vos pas vous mène vers un ivrogne, l'existence de quelque chose de propre et de beau relevait du miracle. D'ailleurs, dans un autre endroit il ne serait surement pas ressorti de la même manière. Seulement, parmi les façades grises des bâtiments qui le bordaient et les couleurs criardes des pavés, la sienne paraissait vive, éclatante. La jeune femme resta donc immobile devant cette soudaine verdure, hésitant sur la conduite à adopter. D'un coté elle était épuisée et la place semblait plutôt calme, mais d'un autre, son plan pour s'échapper de la cité avait vraisemblablement échoué et il n'y avait pas de temps à perdre pour trouver la sortie. Finalement, elle opta pour le repos. La voyageuse était naturellement bien moins flemmarde que peureuse, mais peut être qu'à trop forcer son système sympathique, celui-ci avait choisi de prendre des vacances pendant quelques temps. Il faut dire qu'en moins d'une heure, il avait déjà été sollicité plusieurs fois. Car malgré tout ses efforts pour s'en sortir, le sort semblait s'acharner sur elle. Mais la fuyarde aurait dû s'en douter. Après tout, à peine avait-elle fait quelques pas dans ce pays que déjà, un blond on ne peut plus hautain la menaçait. Le souvenir de cette première rencontre lui arracha un soupir et l'incita à s'asseoir. L'adolescente avait déjà commencé à s'exécuter quand son regard s'attarda sur un détail qui, en réalité, n'en était pas un. Au milieu de l'herbe grasse, caché discrètement par l'angle d'un mur, un rhododendron commençait à s'épanouir. Les mains sur le sol, les fesses en l'air et la tête relevée, elle n'osait plus se mouvoir et semblait statufiée, l'essoufflée adopta néanmoins une position plus confortable quelques minutes plus tard. Elle n'avait pas peur des rhododendrons, mais les détestait, tout simplement. Ce n'était pas tant leur couleur, leur fragrance ou même leur croissance démesurée, que l'étudiante haïssait, mais surtout les souvenirs qu'ils représentaient, dont un en particulier : Celui de sa mère. N'allez pas croire qu'il s'agit d'une mauvaise tragédie où les deux protagonistes, victimes d'un destin auquel ils n'auraient pu se soustraire, se seraient retrouvés chacun dans l'obligation de nuire à l'autre. Non, entre la génitrice et sa fille il s'agissait de tout autre chose. Dans ce cas, pas de drame, ni même de raison particulière, en fait, elles ne se détestaient pas. Le problème résidait dans la tolérance et la confiance.

La tolérance car parmi les nombreuses choses que Lulei ne supportait pas, il s'y trouvait toute un panel s'attachant aux repas. Ainsi, une multitude de lois c'étaient instinctivement instaurées au sein de sa famille, lois que la figure maternelle était la seule à violer sans vergogne. Prenons l'exemple du poulet, plat chérit de la jeune fille qui, pour des raisons purement gustatives, ne consommait jamais de viande rouge. Préparé par sa mère (ironie du sort), il représentait à ses yeux la perfection des saveurs auxquelles son palet pouvait prétendre. Pourtant, alors que son bonheur éthéré commençait à la porter vers les portes du nirvana, la vision de la femme qui l'avait porté, trifouillant la carcasse de l'animal pour en tirer le solilesse avec ses doigts récemment léchés, suffisait à la plonger vers les limbes les plus profondes. Son onanisme prenait fin et c'est donc l'âme meurtrie que la cadette se levait de table pour aller libérer ses larmes à l'abri des regards. Le problème aurait pu en rester là s'il ne s'observait également en dehors des temps de collation, où, Lulei éternelle spécialiste en lamentations, se faisait si facilement détrôner par sa chère môman, qui, hypocondriaque occasionnelle, ne manquait jamais l'occasion de lui faire remarquer à quel point sa à elle vie était infiniment plus triste. Comme si sa pathétique anosmie était plus importante que l'attente interminable de sa fille devant un train qui ne daignait pas apparaître.

La confiance car s'y il y avait bien une chose que l'enfant avait héritée de sa mère, c'était bien sa volonté de toujours vouloir tout contrôler. Certes dans son cas, sa timidité prenait le pas sur ce trait de caractère, mais cette pondération n'était pas réciproque et il n'était pas rare qu'au retour de l'école, elle découvre le parfait rangement de sa chambre brisé, détruit par la fouille de celle qui, à son arrivée, c'était empressée de repartir s'occuper de son jardin en faisant semblant de s'occuper des rhododendrons.

C'est étonnant la manière dont certains stigmates parviennent à s'incruster, non pas par la violence ou la puissance, mais simplement par un phénomène constant. Bref, elle était là, debout en face d'une plante qu'elle n'aimait pas, restant immobile et ignorant si ses poursuivants l'avaient oublié ou non. Dans le doute, la fugitive préféra abandonner son petit coin de paix, qui avait soudainement perdu de sa superbe, et prit son inspiration avant de s'enfoncer une nouvelle fois dans les entrailles puantes d'une ruelle après, bien sur, avoir piétiné allègrement les petites fleurs hermaphrodites.
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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Mer 18 Déc 2013 - 20:05
C'est alors que Shad put pour la première fois de sa vie, voir quelqu'un à l'aspect ridicule. Il était habillé comme un véritable bouffon, au sens propre du terme, avec ses clochettes qui tintaient au moindre mouvement. Howl n'était pas du genre à se moquer des gens, il se pensait au-dessus de cela, mais il fallait avouer qu'un bouffon qui faisait le chevalier servant était assez gros pour être souligné. De plus, la personne ainsi déguisée agissait en totale contradiction avec ce que sa tenue suggérait ; alors l'ombre se mit à rire d'un rire mauvais, moqueur et lui dit après que le bouffon ait fini sa phrase :

- Dis donc, bouffon, ça te prends souvent de ramasser des rombières ?

De deux choses l'une, soit l'être obscur ne savait pas ce qu'était une rombière, soit il n'avait pas remarqué que la fille en question était jeune et fraîche. Un mélange des deux est aussi possible ; Il n'a pas vu l'aspect de la jeune femme et s'en moque éperdument et en plus il utilise des mots qu'il ne connaît pas.

Heureusement pour la fraîche Voyageuse, la créature cauchemar n'avait pas remarqué que la jeunette était au bord des larmes, cela aurait pu l'énerver ou au contrite, l'exciter... dans le sens où il aurait été tenté de la pousser encore plus à bout.

Lorsque le cerf-volant s'agrandit après bidouillage de la part de la jeune fille, Shad fit un mouvement de recul, largement guidé par la surprise. Il ne s'attendait pas du tout à cette « attaque » et ne put même pas riposter, ni faire quoique ce soit d'autre que mettre pitoyablement son bras devant son visage. Il mit un moment à s'en remettre et, lorsque ce fut le cas, il vit que les deux acolytes de bouffonnerie étaient partis. Bah, si peu n'importait pas.

Howl apprécia tout de même à sa juste valeur la poursuite tant qu'il pouvait encore la voir. Pour lui, cela ne faisait pas un pli que ces deux-là allaient se faire rattraper et tabasser. L'être obscur aurait bien assisté à cela mais il n'avait, pour le moment, pas envie de bouger. D'autant qu'il était déjà trop tard, la poursuite avait déjà disparu dans une ruelle.

Il voulut reporter son attention sur le voyageur à la voix qui portait, mais il avait disparu... il s'était sans doute réveillé ou était parti, plus simplement. L'ombre lâcha entre ses dents une espèce de sifflement de mécontentement, avant de se demander ce qu'il allait bien pouvoir faire. Après quelques secondes à essayer de réfléchir, il se mût. Il ne savait pas où il allait, bien sûr, mais il y allait, c'était certain. Peut-être allait-il s'attarder dans la ville, peut-être que non.

Comme la réponse était non, la créature cauchemar se dirigeait vers la sortie par laquelle il était entré. C'était assez loin, mais comme souvent, l'être obscur n'avait rien d'autre à faire. À croire qu'il avait perdu de vue son objectif, avec le temps passé hors de son Royaume.

À chaque fois que la narration suggère quelque chose, Shad y pense.

C'est donc peu après qu'il se rappela qu'il était une créature cauchemar et que son devoir était d'effrayer les rêveurs, surtout s'il voulait un jour devenir Duc Obscur et rejoindre son « mentor », faire équipe avec lui pour tuer des Voyageurs. Parce que oui, il les côtoyait sans cesse, interagissait avec eux, mais, et ce n'était pas que son devoir, d'après lui, il avait une véritable aversion pour ces gens... et pour tout le monde en général. Il voulait en tuer plus d'un, voire presque tous. Mais pas tuer de manière débile en supprimant en un seul coup, non. Le Voyageur devrait connaître une agonie et la frayeur d'être tombé sur plus fort que soi ; c'est obligatoire. Quand Howl sera Duc Obscur, il passerait son temps à torturer tous ceux qui oseraient passer par son temple, avec énormément de plaisir. Avec autant de plaisir à torturer qu'il aurait eu de déplaisir à côtoyer les Voyageurs ; donc en grande quantité. L'ombre se voyait déjà en train de presque disséquer les Voyageurs encore dans leur conscient onirique, et cette pensée le remotiva à faire ce qu'il croyait savoir faire de mieux : Terroriser.

Seulement voilà, l'être des ténèbres n'était pas dans son Royaume. Croiser un Nyctophobe ici relèverait du miracle. Et il ne croyait pas aux miracles, même si tout, à Dreamland, était possible. Il préférait se préparer pour prendre la place qui lui « revenait de droit » au lieu de se baser sur de l'aléatoire.

Shad bifurqua instinctivement dans une ruelle très sombre, comme un aiment collé à du fer. Il se fondit dans l'ombre et avança, il fallait qu'il attende un rêveur pour lui faire peur. Il allait se nourrir de sa peur, il s'était écoulé tellement de temps depuis la dernière fois qu'il avait fait un truc dans le genre. Il se jetterait sur le premier rêveur venu, si tant est qu'il soit seul.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque Howl entendit des bruits de pas venant dans sa direction, puis reconnut la forme qui s'avançait : C'était la fille de tout à l'heure. « Oh punaise, oh punaise, oh punaise, elle va y avoir le droit ! » se répétait l'ombre sans qu'il ne puisse prononcer un seul mot dans sa forme actuelle. Il s'avança directement vers elle, complètement fondu dans l'ombre et donc très, très difficilement repérable, et ne bougea plus lorsqu'elle passa à côté de lui.

De son point de vue actuel, la créature cauchemar voyait tout ce qui était visible depuis le sol, comme une éventuelle petite culotte. Mais l'être des ténèbres ne pensait pas à cela, même si c'était une pensée distillée dans la narration. Il était trop innocent de ce côté-là... ou plutôt, il était ignorant et désintéressé à la fois. Il remarqauti juste les traces de vert et de pétales éclatée sur les chaussures de cette demoiselle.

Puis, tout s'enchaîna de manière assez déroutante.

Silencieusement, Howl se matérialisa dans sa forme humaine tout en saisissant les chevilles de la jeune fille afin de la mettre par terre tout en hurlant d'un cri perçant presque les tympans, strident et raisonnant dans toute la ruelle et au-delà ; Il était en mode « chasse. » Il lâcha les chevilles et sortit ses griffes d'ombre avant d'essayer de sauter dessus pour la plaquer encore plus au sol, pour ensuite vouloir l'y maintenir pour s'acharner dessus à coup de griffes. Mais cela était-il possible ? Peut-être bien que oui, sûrement que non...
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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Lun 13 Jan 2014 - 21:51
La situation m'a étrangement rappelé une courte nuit passé au royaume des sucreries même si cette fois-ci ce nest pas à cause de Cloud que je me retrouve dans cette merde. La jeune fille m'a séparée de la créature des rêves avec son cerf volant et m'a entrainée à sa suite sans que je n'ai le temps de répondre au pique qui m'a était envoyé . C'est donc avec des habitants au culs que je me retrouve à courir au milieu de la foule, mains dans la mains avec une jeune voyageuseet sa grande toile qui lui encombre les bras. On s'arrête à un croisement où il y a un peu moins de circulation quand nos poursuivants semblent être semés et elle en profité pour me présenter ses excuses , ce qui n'est bien sûr pas nécessaire étant donné que ce sont toutes ces petites choses qui font que les nuits à Dreamland sont intéressantes, mais avant que je n'ai le temps de lui faire part de mon point de vue nous sommes interpellés par un garçon qui s'imise dans notre conversation.

- Enchanté à vous deux, je m'appelle Séri, Séri Graphie. Humble linguiste à la recherche de travail et adepte de la cryogénie. Vous ne voudriez pas m'engagez par hasard ?

- Désolé, mais...

- Blasphème ! Syntaxe !

Et avant que je n'ai le temps de dire ouf je me retrouve planté là, seul à côté du nouveau venu, avec des villageois qui se rapprochent et dont je ne peux dire si ils me poursuivent moi aussi ou seulement la demoiselle. Avant qu'ils ne puissent nous apercevoir je me tourne pour répondre au gars.

- Là c'est pas possible , mais si tu dis aux mecs qui nous suivent qu'on est parti de l'autre côté et qu'on se recroise tu viens avec nous. Ça te va ?

Il acquiesce avec un sourire niais pendant que je reprends ma course a la poursuite de la fuiyarde. Le meli-mélo de rues dans lesquelles je tourne aléatoirement ne mènent nul par, je cesse donc de courir pour prendre un pas plus détendu et récupérer mon souffle. J'allais chercher à sortir de cette ville car je n'y vois pas un grand intérêt sauf bien sûr si il pouvait y avoir un peu d'action et c'est à cet instant qu'un cri retentit deux ruelles plus loin pour me remettre en course. Je suis pas un grand costaud qui passe son temps a se battre faire du sport ou autre, mais une fois dans le gigantesque monde onirique qui m'accueille chaques nuits je ne peux pas m'en empêcher il faut que je cours face au danger, c'est plus fort que moi et c'est comme ça que je me retrouve dans une petite rue obscure où se débattent la créature de tout à l'heure se fondant dans l'ombre et la fille habillée en ménestrel. Quand j'entre dans la ruelle il la relache, près à lui sauter dessus. J'ai beau me dire que je dois la sauver un seul mot me revient en tête, combat ! J'emmenche Cloud à pleine mains et balance un coup à la créature en allongeant mon petit nuage à son maximum. L'être obscure même si il a prit le coup et ne semble pas bien épais n'a pas volé bien loin, juste assez pour récupérer la manieuse de cerf volant et me remettre en garde. Le gars ou la chose en face de moi, je ne sais pas, ne semble pas commode du tout et cela me plait, c'est bien la première fois que j'ai cette impression de sang qui bout dans mes veines a l'approche d'un combat, mais putain qu'est ce que c'est grisant ! J'entame donc les hostilités en répondant verbalement à mon adversaire.

- Oui ça me prend souvent de ramasser des "rombières" !
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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Jeu 16 Jan 2014 - 21:34
Si il y a bien une chose dont Lulei était fière, c'était de sa retenue face à la peur. En effet, alors que ses jeunes amies s'époumonaient au moindre hululement, appelaient à l'aide quand leur douce et soyeuse chevelure était effleurée par des doigts tout droits surgis du néant et fonçaient dans de fausses toiles d'araignée pour échapper à des reconstitutions de squelettes tout aussi médiocres, elle esquissait un sourire, se grattait le crâne et se dirigeait vers la sortie. Bien entendue, la question de savoir si oui ou non il était normal de jouer les chochottes tout en sachant pertinemment que l'on avait payé pour être effrayé avait été tourné dans tous les sens et finalement une réponse s'était imposée : Oui. Seulement, elle ne s'y résignait pas et plutôt que d'imiter toutes ces pimbêches qui quelques années plus tard seraient devenues les sponsors de crayola, l'adolescente choisit simplement de ne plus se rendre dans les maisons hantées. Mais voilà, de la même manière que l'on reste béat, les yeux écarquillés devant le jeune homme qui convulse face à vous dans un bus à sept heures du matin et ce malgré vos nombreux stages de formation aux premiers secours, on ne peut s'empêcher de pousser un cri quand, surgies de l'ombre, deux mains froides saisissent vos chevilles avec la ferme intention d'éclater votre tête sur le pavé.

Sa première réaction, une fois la frayeur passée, fut de tâter son nez, constatant avec dépit que celui-ci était surement cassé. Le liquide rouge qui s'échappait de ses narines fut à deux doigts de lui faire tourner de l'œil. Elle avait toujours eu du mal à supporter la vue de son sang, mais qu'il s'échappe de son museau eu un impact considérable sur son moral. Jamais encore celui-ci n'avait été abîmé, que se soit par chute, combat, opération ou chaleur intense, la seule chose qui en fut un jour sortie était un torrent de morve durant cette rude période qu'est l'hiver. Partagée entre panique, colère et stupeur, la jeune fille se lança à la recherche de ce qui lui avait causé tant de tort. Elle venait tout juste d'identifier le criminel quand celui-ci l'a contraint de plaquer ses paumes contre ses oreilles pour échapper au hurlement qu'il poussait à présent. Il était sans aucun doute particulièrement doué pour jouer à l'emmerdeur. Mais il pourquoi il s'en prenait à elle, mystère. Les individus qui avaient des raisons de lui en vouloir faisaient foule ce soir, sa maladresse et son ignorance l'ayant poussé à l'insouciance. Leur nombre était tel que la simplette ne se sentait pas capable d'affirmer avec précisions lesquels des habitants de cette bourgade médiévale pourraient être en mesure de lui exiger réparation, mais ce dont elle était certaine c'était que celui-là n'avait subi aucun dégât de sa part. Il faut dire que leur rencontre lui avait fait l'effet d'une douche froide. Pour rien au monde elle n'aurait souhaité se retrouver une nouvelle fois face à ces yeux rouges, ce nez fantôme et ces cheveux noirs. Comme si la situation n'était pas encore suffisamment euphorique, la créature bondissait à présent au dessus de son corps toutes griffes dehors. Mais l'effrayée ne se laisserait pas faire, ôh que non. Elle était une O'Malley pardi, et les O'Malley savaient toujours trouver une solution à n'importe quelle situation. La plupart du temps ils y parvenaient autour d'une bonne raclette mais parfois, en derniers recours, ils pouvaient user de leurs tripes. C'est donc avec une pensée pour son grand-père qui lui aurait sans aucun doute conseillé de latter la face de cette ignoble créature à coups de pic à brochettes, que Lulei plaça ses bras devant ses yeux et poussa un cri. Mais le coup ne vint pas. Elle était encore surprise et un peu sous le choc quand des bras se glissèrent sous les siens pour la remettre sur pied. Son chevalier était de retour, arrivé juste à temps pour courir à son secours. Le noble destrier qui aurait dû se trouver à son coté avait été remplacé par un nuage que la jeune fille s'empressa de pointer du doigt.


- Cool, il vient d'où ?


Mais son sauveur se contenta de crier sur leur adversaire, elle se tourna donc vers se dernier en haussant les épaules et serrant les poings pour se donner de la contenance. Le roux l'avait fait valser, elle pouvait bien faire de même. Après tout même le concept de la princesse incapable de se défendre toute seule l'avait toujours énervé au plus haut point. L'attaquante poussa donc un cri destiné non seulement à effrayer son ennemi, mais également à augmenter l'adrénaline qui se déversait dans ses veines, avant de courir à l'assaut du monstre.
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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Dim 19 Jan 2014 - 16:09
Alors que le premier coup allait presque faire mouche, Shad, qui n’avait pas entendu un Voyageur arriver dans son dos, se prit l’attaque en plein dans le flanc, légèrement vers l’arrière du dos. Il dégagea d’au-dessus du corps de sa victime pour aller faire quelques roulades latérales un peu plus loin. Perturbé par ce qu’il venait de se passer, Howl n’attaqua pas tout de suite en retour. Il s’accroupit et posa une main par terre, tendant l’autre bras sur la côté, griffes toujours sorties, prêt à bondir à nouveau. L’être des ténèbres réfléchit un très court instant : Après tout, il avait maintenant plus une victime, mais deux adversaires, l’effet de surprise avait été capoté par ce type au nuage.

Une haine monta en son sein à mesure qu’il posait le regard alternativement sur ces deux personnes en face de lui. Peu importait, il fallait que ceux-là paient pour ce qu’ils avaient fait… même si la jeune fille n’avait rien tenté, au final. L’ombre fronça les sourcils et se prépara à sauter. Mais la jeune fille n’entendait sûrement pas cette situation de cette manière ; aussi, elle avait déjà commencé à se ruer sur la créature cauchemar.
Shad attendit.

Il essayait de remarquer le moment où cela serait le plus simple de la mettre par terre en lui sautant dessus, cet instant lui parut long mais arriva bien vite en réalité. La jeune fille avait crié, comme si elle voulait l’impressionner. Il en fallait plus pour lui, bien plus. Il bondit au moment qu’il jugea enfin propice, toutes griffes dehors, en hurlant, comme à son habitude. Même si cette fois, le cri servait plutôt à se mettre en condition que pour vraiment faire peur.

Il voulait donc la mettre à terre pour ensuite s’en prendre au voyageur avec son nuage. Pourra-t-il y arriver ?
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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Mer 22 Jan 2014 - 16:24
Alors que la chose en face de nous se remet du choc et se prépare à bondir, la "rombière" comme dirait mon interlocuteur, a décidé de ne pas rester en retrait et fonce tête baissée vers l’ennemie. Je ne la retient pas, elle est comme moi après tout et est consciente de ce qu'elle fait, donc même si je ne vois pas trop ce qu'elle peut faire avec un cerf-volant, autant qu'elle ne reste pas en arrière.

L'autre griffu ne semble pas intimidé pour un sou et saute sur la jeune fille, en criant lui aussi. Elle se retrouve plaqué une nouvelle fois au sol, mais la créature ne s'attarde pas sur elle et enchaîne avec un second bond dans ma direction cette fois. Plus je le regarde plus il me parait maigrichon ce qui est assez étrange pour quelqu'un qui cherche à effrayer les gens, mais je n'ais pas le temps de méditer là-dessus pour l'instant.


A quoi bon reculer ? Je m'avance vers mon adversaire en préparant un coups de pied sauté. L'idée d'utiliser cloud pour créer un brouillard, récupérer la jeune fille et fuir me traverse l'esprit, mais on a trop fuit cette nuit ce n'est plus le moment.

 
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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Jeu 23 Jan 2014 - 1:21
Tout c'était passé très vite. Bon, en réalité pas tellement, mais pour la pauvre petite tête de la cadette des O'Malley, ça l'avait été. Son assaut avait misérablement échoué, ses vêtements avaient une fois de plus pris la poussière et son honneur s'était fait piétiner sans ménagement. La créature, fourbe qu'elle était, s'en était alors pris à son compagnon qui, bien évidement, avait courageusement riposté, bravant avec mérite ce monstre qui l'avait attaqué sans vergogne. S'en était alors suivit un échange de coups durant lequel chacune de ses tentatives s'était soldé sur un échec, que se soit son crochet du droit ou son simili de coup de pied qui lui avait fait perdre l'équilibre. Là où les choses s'étaient vraiment compliquées (parce que oui, jusqu'à présent elles ne l'étaient pas encore), c'est lorsqu'en se relevant, la jeune femme fut séparée de son sauveur par une petite foule menaçante qui, tout en l'encerclant, scandait encore son « Blasphème, Syntaxe ! » fanatiquement, en montrant périodiquement leurs fourches ôh combien effrayantes. À ses yeux, la phrase était sans queue ni tête, jusqu'à ce qu'une silhouette se détache de l'ombre de la console qui la masquait, pour s'avancer jusqu'à elle et, au passage, lui asséner une gifle magistrale. C'était le blond, cette saleté de blond. Il était leur pavillon et à présent les vendeurs la narguaient d'une multitude de sourires, fier de leur représentant, ne doutant pas un seul instant de la victoire de celui qu'ils avaient désigné comme favori.


- Ben alors, on se retrouve finalement. Et oui, Tacot Syntaxe, c'est moi. Heureusement pour toi, Blasphème est occupé, mais je m'en passerais sans problème.


Lulei essuya de la main le sang qui s'était remis à couler et reporta son regard sur le chevalier. La tournure que prenait ce rêve ne lui plaisait pas. Mais alors pas du tout. Il était vrai que sa première fuite avait été une conséquence de la rencontre avec cet aimable jeune homme, mais poursuivie par quelques marchands en colère et malmenée par un monstre sans nez, l'origine de ses problèmes lui était sortie de la tête. Pourtant, maintenant que chacun d'entre eux se trouvait là, prenant un malin plaisir à la voir fondre plus vite qu'une bougie face aux pectoraux que l'on pouvait imaginer sous le plastron qui se tenait devant ses yeux, celle-ci devenait soudainement sa priorité absolue. Il faut dire que son adversaire n'adoptait pas vraiment l'attitude du prince charmant qui vient vous sauver en vous délivrant du dragon qui vous détenait enfermé, mais plutôt celle du prince charmant qui vient vous tuer pour délivrer la princesse que vous déteniez enfermée. Si elle avait eu le choix, sa réaction aurait été semblable à la celle majoritairement utilisée jusqu'ici, à savoir : la fuite. Certes, sa couardise avait connu une interruption exceptionnelle provoquée par l'irruption d'un héroïsme que l'on attendait plus, mais après que celui-ci se soit soldé sur un cuisant échec, elle reprenait du service bien décidée à ne plus se laisser éjecter de la sorte. Malheureusement ses ambitions ne seraient pas satisfaites : La ceinture de commerçants qui encerclait la fuyarde ne lui laissait pas la moindre porte de sortie et le visage angélique qui la dévisageait, un sourire sadique étirant ses douces lèvres, semblait avoir l'irrésistible envie de l'abattre avec le maximum de panache dont la vie l'avait doté. Celui-ci sembla juger qu'elle avait eu tout le temps de s'expliquer et tira son arme de son fourreau. Lulei se félicita intérieurement d'être allé aux toilettes avant de se coucher. Avec tout ce qui lui arrivait sa vessie aurait eue de grandes chances de la laisser tomber. L'examen de la périphérie ne lui permit que de confirmer que l'affrontement était inévitable. Il ne lui restait plus qu'à se battre. Dans un dernier espoir, son esprit se mit à fouiller sa mémoire à la recherche de ce qu'Eustache aurait pu faire dans pareille situation. La première réponse fut évidement «occire le vilain pas beau qui s'oppose à sa noble cause» mais ses motivations n'étaient pas vraiment nobles, son ennemi était un symbole de beauté et surtout : était tout en muscles et en armure. La seconde était déjà plus réaliste : « Rétablir la paix par le dialogue et la musique ». Voilà, ça c'était à son goût. La ménestrel se voyait déjà charmant la foule par la divinité de sa voix, acclamée par ceux qui avaient souhaité la tuer quelques secondes plus tôt et tendant son chapeau pour ramasser les pièces qu'on lui lançait. Mais elle doutait que cela suffise. C'est qu'ils avaient l'air bien remonté tout de même. En plus, la technique nécessaire pour jouer du luth lui était totalement inconnue. L'intimidée opta donc pour la troisième option. Brandissant son instrument, relevant la tête, plissant légèrement les yeux (il paraît que ça donne du style), elle ouvrit grand la bouche et tonna :

- Je ne te crains pas, grosse roche. Mon cœur est pur comme de l'eau de moche !


Bon, ça ne voulait rien dire, mais c'était classe. Le soldat lui lança un regard presque compatissant et abattit son sabre. L'adolescente eut juste le temps d'écarter son bras pour éviter à sa vieille guitare de finir en deux morceaux distincts et, après avoir pris de la distance, posa cette dernière au sol. Son premier coup de bluff n'avait visiblement pas fonctionné. Tant pis, ils ne lui laissaient pas le choix. D'après ce qu'elle avait compris, le petit cerf-volant qui pendait à son poignet pouvait devenir immense au moindre contact. Se fut à son tour de montrer ses dents à son opposant. Répartis comme ils l'étaient, l'engin pourrait faucher non seulement les marchands, mais également leur mascotte. La manieuse toucha donc du doigt le petit pilotable qui devint instantanément gigantesque et éclata d'un rire dément et forcé.

- Il suffit maintenant ! Vous avez vu de quoi j'étais capable et je vous préviens, je n'hésiterais pas à recommencer. Donc dites à votre héros de nous laisser tranquille et tout ira très bien.


Contrairement à ce qu'elle s'était imaginé, aucun d'eux ne marqua le moindre signe de frayeur. La plupart se contentèrent de modifier leurs appuis et de la fixer plus intensément encore qu'ils ne le faisaient déjà. La confiance qu'ils accordaient à Colgate était impressionnante. D'ailleurs, leurs attitudes couplées à leur statut de spectateurs leur donnaient une allure semblable à celle d'un public. Ils auraient au moins pu acheter leurs billets. Certainement désireux d'alimenter le spectacle, son adversaire fonça pour réduire la distance qui les séparaient tout en faisant des moulinets avec sa lame. Sa proie ignora la brûlure des regards sur sa peau et courut à son tour, en arc de cercle et à bonne distance des fourches que ces infâmes insectes brandissaient vers elle, dans l'attente de l'envol de sa toile. Mais le morceau de tissu restait inlassablement au sol. S'amusant de l'échec désespérément persistant, le blondinet trottinait derrière elle, parsemant son sillage de quelques éclats de rire jusqu'à ce que finalement, lassé de cette ridicule course-poursuite, il abatte son arme sur les fils qui ne daignaient pas se tendre. L'objet chu misérablement, incapable de blesser son agresseur, ne serait-ce qu'en emmêlant ses pieds dans son cadavre. Sa propriétaire elle, continua à courir pour échapper au tranchant de l'acier qui la menaçait. Son ultime espoir venait de partir en fumée, sublimé par les aléas de la météo. Par chance, la voyageuse était bien plus endurante endormie que dans la vie. Mais il ne s'agissait que d'un répit et à ce train-là, sa tête serait séparée de son corps avant qu'il ne fasse nuit.

À moins qu'un revolver ne surgisse du néant pour lui permettre d'abattre le chevalier, elle ne voyait pas comment mettre un terme à son supplice. Puis, une fois encore, son imagination fit des prouesses. Illuminant, telle les néons éblouissants d'une boite de nuit à mauvaise réputation, son médiocre destin, une solution alternative à tous ses maux fit son apparition. Oui, il était beau gosse. Oui, il était en colère. Oui, il ne l'aimait pas. Oui, il était actuellement entrain de la poursuivre après avec la ferme intention de la trucider. Mais il restait un homme. Un simple mâle. Une future victime des charmes que n'importe quelle femme savait manier. Bon, les siens n'étaient pas très développés, mais le jaune lui allait plutôt bien et la corne de ses pieds était masquée par ses poulaines. Lulei s'avança donc vers lui, tentant d'imprégner sa démarche d'autant de grâce et d'élégance qu'il en était possible, tout en masquant son inquiétude derrière un sourire ravageur. Apparemment surpris par son changement soudain d'attitude, le garçon la laissa approcher, se contentant d'ouvrir presque aussi grands les yeux que l'était sa bouche quand elle caressa sa joue de son doigt boudiné.


- Dis moi mon petit nougat, est ce que l'on est vraiment obligé de se battre de la sorte ? Ne vois-tu donc pas toute l'affection que je te porte ? Pourquoi te comportes-tu ainsi envers moi qui te suis si fidèle ? Ne laisse pas ces hommes apposer un bâillon sur cette bouche que je trouve si belle.


Parfait, l'ancre était jetée, il ne lui restait plus qu'à s'amarrer. Dans un mouvement habillé d'une sensualité qu'elle ne se connaissait pas, la charmeuse baissa légèrement la tête, battît des cils et entrouvrit la bouche en susurrant avec une voix de velours deux simples mots :


- Je t'aime.


- Mais bordel, arrête de me coller !


À peine avait-il finit de s'exclamer qu'il brisait déjà le bras de sa dulcinée avec ses gros poings. Cette dernière poussa un cri et s'écarta vivement de celui qui l'avait fait tant souffrir. Les larmes ruisselaient sur son visage défait tandis que l'hilarité s'emparait des vendeurs. Elle se sentait comme un singe isolé de sa famille pour être la vedette d'un numéro de cirque dégradant au possible. Au bout du rouleau et ayant repris sa trotte pour échapper à son ancien amant, Lulei ressentit le besoin pressant d'établir le contact avec celui qui lui était si souvent venu en aide. Lui au moins était un homme bien, le genre de type qui aurait été capable d'inventer la machine à écrire. Le souffle saccadé et la voix parsemée de gémissements, elle s'époumona finalement pour tenter de communiquer avec le combattant-de-l'autre-coté-de-la-rangée-des-vilains, ce qui ressemblait en réalité beaucoup plus à un interrogatoire.


- Hey Tommy! Tu t'en sors ? Je suis désolée de ne pas pouvoir venir t'aider. Tu es blessé ? Tu l'as tué ? Tu m'en veux ? On va mourir ?
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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy] Dim 6 Mar 2016 - 17:02

Shad, après avoir plaqué la jeune fille, qui n'avait pas que l'air faible, par terre, profita de la lancée pour rebondir dessus et sauter sur l'autre voyageur, plus loin. Ce dernier riposta avec un coup de pied sauté. L'ombre s'appuya dessus avec ses deux bras pour éviter de prendre le coup dans la mâchoire et de se faire mettre hors d'état de nuire d'un seul coup. Elle reposa difficilement ses pied sur le sol et, ignorant complètement la foule qui se pressait autour de sa première victime, commença à échanger avec son adversaire plus coriace une sorte de « slugfest » comme diraient nos camarades anglo-saxons.

L'échange de coups dura pendant un moment et, une fois celui-ci sur la pente descendante pour un renouveau de stratégie, Howl recula d'un bond. Il remarqua alors la foule agglutinée autour de la fille et d'une sorte de chevalier. L'être des ténèbres eut une idée pour se débarrasser de son adversaire, étant donné qu'il en avait marre de le combattre et que, de plus, il commençait à accuser les coups.

Il se précipita sur le côté, vers les pécores réunis, faisant peut-être croire qu'il allait agresser à nouveau la jeune voyageuse ; même si c'était peu probable. Il sauta sur l'un d'eux, puis, sans laisser de temps aux autres d'analyser la situation, il rebondit sur les épaules du chevalier. Chevalier qui, bien que surprit, était assez musclé pour ne pas se faire plaquer au sol. Shad, lui-même surpris qu'il se s'écroule pas, calcula mal son rebond et se retrouva plaqué sur le toit d'une maison juxtaposée au groupe de villageois. Il reprit ses esprits et décida de simplement partir. Il avait été suffisamment ridicule pour cette nuit, il ne fallait pas qu'il s'enfonce encore plus.

Quelle idée avait-il eu, en premier lieu, pour avoir agressé une jeune fille dont il ne connaissait ni la puissance, ni le passé, ni les relations ? Une idée clairement stupide, évidemment.

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MessageSujet: Re: Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy]
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Un peu de musique et beaucoup de bruit [With Shad et Tommy]

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