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Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl]

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Lena Skye
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MessageSujet: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyVen 20 Sep 2013 - 13:14
La vie de Lena se stabilisait peu à peu depuis quelque temps. Elle qui s'était sentie dépassée ces derniers temps par la succession d'événements tous plus improbables les uns que les autres, entre ses débuts de voyageuse et la confrérie de Sherlock et des autres, elle avait eu son lot de n'importe quoi. Mais en même temps, grâce à l'aide de ces alliés inattendus, elle avait beaucoup avancé dans son enquête. Elle savait à présent qui poursuivre. Elle savait pourquoi on avait tué sa famille, pourquoi elle était toujours en vie. La philosphalia cherchait les sept personnes qui, comme elle, disposait d'une aptitude particulière telle que l'exceptionnelle rapidité de réflexion de la jeune femme, ou l'instinct hyper développé de Thomas pour éviter de se faire taper – mais en fait seule sa perception était développée, il n'était pas plus rapide qu'un humain lambda. La jeune femme ne cessait de se demander qui pouvaient bien être les cinq autres, espérant qu'ils n'avaient pas tous déjà fini dans les griffes des fous qui avaient commandité le massacre de sang froid de sa famille. Cette simple pensée ramena dans l'esprit de la jeune femme l'image du fou qui avait décapité un à un ses parents et ses frères et sœurs. Tout ça pour satisfaire les ambitions glauques d'une organisation qui à chaque nouvelle information à son sujet se révélait de plus en plus louche. Elle avait du mal à croire tout ce qu'elle avait appris entre le fait qu'ils avaient engendré les sept à force d'expérimentations en tout genre sur des nouveaux nés volés à leur parents, qu'ils avaient ensuite rendus « sans la moindre séquelle de leur séjour », étudiant en réalité l'évolution des germes qu'ils avaient implanté en eux. Certains furent retrouvés totalement décomposés trois jours à peine après leur retour. D'autres se consumèrent, d'autres devinrent fous et se suicidèrent. Au final, sept de ces sujets avaient survécu et développés des capacités qui permettaient de frôler les limites du cerveau humain. Ces fameux 10% à peine de la capacité cérébrale que possède l'être humain et dont il se sert. De tout temps, on avait cherché à dépassé ce seuil, mais l'éthique et les familles avaient toujours farouchement lutté pour empêcher toute expérimentation sur des êtres humains vivants. Au final, des organisations telles que la philosophalia avaient germé pour accomplir ce dont de nombreux chercheurs avaient toujours rêvé, même si l'opération s'était révélée jusqu'ici un échec complet. Car si les sept spécimens qui avaient survécu avaient vu leurs caractéristiques propres poussées au maximum, ces dernières ne dépassaient pas les limites de l'être humain. Il allait falloir les retrouver, faire de nouveaux tests, et trouver enfin la solution, la panacée qui permettrait à l'homme d'utiliser pour la première fois son cerveau à 100%. Un projet fou dont les retombées potentielles font baver toute la communauté scientifique et les grands militaires tout autant qu'ils font trembler la populace. Et Lena tremblait. Oui, elle avait peur. Elle craignait non seulement d'échouer dans sa tâche, de ne pas retrouver les assassins de sa famille, mais pire, que ce soit eux qui lui mettent la main dessus et la condamne aux pires souffrances pour assouvir leurs désirs de progrès insensés.

Cette pensée faillit faire vomir la jeune femme, qui se redressa pour se rasseoir correctement sur le canapé de son salon. Depuis combien de temps était-elle allongée ainsi à ressasser les problèmes qui l'envahissaient ces derniers temps ? C'était presque devenu une habitude pour elle de passer des heures ainsi, se repassant en boucle le film de ces derniers mois depuis son arrivée à Paris. Il lui était devenu impossible de passer une journée sans faire cela, tant ces idées noires l'envahissaient. Elle y pensait sans cesse, en cours, chez elle, lorsqu'elle se promenait. Elle n'entendait même plus ce qu'on lui disait, et même la voix de Walter, d'ordinaire salvatrice pour la jeune femme lorsqu'elle traversait une période de doutes ne lui parvenait pas dans ces moments de transe. Ce fut son portable qui l'en sortit cette fois-ci ; un appel d'Ethan. Qu'est-ce qu'il lui voulait ce branleur ? La jeune femme jeta un œil à sa montre : Treize heure trente. Elle n'avait qu'une demie heure pour se préparer et rejoindre son cours. Dans un gros soupir, elle s'empara de son téléphone en marchant à pas lents vers sa chambre histoire de prendre quelques habits et de pouvoir se changer. Aussitôt qu'elle eut décroché, la voix blasée au possible de son camarade de Discoland retentit dans le combiné, annonciatrice comme à son habitude et à celle de n'importe quelle voyageur de ce royaume d'une putain de mauvaise nouvelle :

« - Hey ! Je viens de me réveiller, Nezumi voulait que je te fasse passer le message.

- Bon, fais vite, que je puisse aller une fois de plus m'éclater la tête dans un mur pour pleurer sur mon sort.

- Hé, on a tous des trucs à faire, faut arrêter de jouer les gamines pourries gâtées hein. Enfin bref, On a retrouvé la trace d'un objet magique du royaume, un gong qui a été vendu il y a très longtemps au royaume de Kunlun. Une petite région montagneuse dans la zone 2. En gros, on t'envoie là bas, et tu vas devoir participer à un tournoi d'arts martiaux.

- Putain encore de la baston ? J'en ai marre là... Bon, et je dois faire quoi exactement dans ce tournoi ?

- Ben... Le gagner ! Le gong est le prix du tournoi, donc pas le choix. Mais t'inquiètes, Nezumi a prévu le coup cette fois, et plutôt que de t'envoyer te battre directement, elle a décidé de t'envoyer chez un vieil ami à elle, un vieux maître qui habite dans les montagnes.

- Bonjour le cliché... Bon, et je suppose que je vais devoir suivre un cours d'arts martiaux ?

- C'est exactement ça. Tu verras sur place, mais apparemment il a tout prévu pour que tu sois prête.

- Tss.. Bon pourquoi pas, ça aura au moins le mérite de me permettre de me défouler un peu. »

Sur ces mots, ils se saluèrent brièvement avant qu'Ethan ne raccroche pour se rendre à son travail, tandis que la jeune femme enfilait rapidement ses habits du jours, une petite veste en cuir, un débardeur noir, et un jean avec plusieurs trous complété par une magnifique paire de rangers. Féminine au possible. Elle se recoiffa tout de même, et attrapa son sac qu'elle avait fait à l'arrache en se réveillant, et quitta la tranquillité de son appartement pour rejoindre la désormais apaisante ambiance de son amphi. Walter était déjà là, et il fit un rapide clin d'oeil en direction de la violoniste alors qu'elle croisa son regard, provoquant par la même l'hilarante réaction de groupies de plusieurs filles pensant que ce geste s'adressait à elles. Lena pouffa de rire, et s'assit à sa place habituelle deuxième rang le plus à gauche possible du rang pour être près de la porte, se demandant ce que pouvait leur avoir préparé le blond pour ce nouveau cours. Et elle ne fut pas déçue lorsqu'il décida d'organiser une série d'exercices de groupe où il demandait à chacun de poser une liste de questions à son partenaire et de noter ses réactions pour tenter d'en déchiffrer le sens et déduire de potentiels mensonges ou éléments dissimulés. Par chance, la jeune femme avait déjà eu l'occasion de tracer un portrait psychologique de chaque élève de sa promotion, disposant donc d'une batterie d'éléments pour les faire craquer et les obliger à se dévoiler. Elle n'eut donc aucune difficulté, au grand dam de ses camarades à noter tout ce qu'ils cherchaient à dissimuler, creusant tellement moins qu'un certain nombre d'entre eux mirent subitement fin à la conversation en tremblotant. Elle, de son côté, était imperturbable. Elle répondait des mensonges tout en étant parfaitement sûre d'elle-même, et personne ne parvenait à déchiffrer quoi que ce soit, jusqu'à ce que Walter passe devant, et demande avec un air amusé :

« Et moi, tu penses que je peux essayer ? »

Aussitôt, sans pouvoir le contrôler, le teint de la jeune femme vira au cramoisi, ce qui fit rire le blond, qui lui posa alors une série de questions basiques, auxquelles la jeune femme répondit d'une voix troublée, incapable de contenir ses émotions face à lui. Bon sang, jamais elle ne s'était sentie aussi vulnérable ! Réfutant autant qu'elle pouvait ces étranges sentiments, elle prit rapidement congé de son professeur et allié lorsque la sonnerie indiqua la fin du cours, et se rua à toute vitesse chez elle pour tenter de reprendre son calme. Raaah... Cette organisation, entre l'autre qui trouvait toujours la petite phrase pour l'énerver et Walter qui la perturbait chaque fois qu'elle croisait son regard, ils avaient le don de lui faire perdre tout contrôle, et elle détestait cela. Heureusement pour elle, la nuit arriva rapidement, lui donnant l'occasion de se ressourcer et de penser à autre chose. Pour une fois qu'elle allait se coucher sans vouloir insulter Nezumi pour la mission à accomplir...


***

Dreamland. Lena ressentait toujours un drôle de frisson chaque fois qu'elle ouvrait les yeux dans le monde des rêves. Cette impression de découverte, ce sentiment de ne rien connaître dans le coin était des plus désagréables. Elle n'avait aucun contrôle sur sa situation, ne connaissait personne, n'avait pas d'information sur la culture locale. Un bébé lâché dans la nature somme toute. Heureusement pour elle, elle n'était pas sans défense non plus, et elle était presque soulagée d'avoir son violon sur elle, symbole de son pouvoir mais également seule arme dont elle disposait pour pouvoir se battre dans un monde onirique où le moindre buisson pouvait vouloir vous tuer. Cette nuit là, aucun de ses alliés, qu'il soient de l'organisation ou bien de Discoland ne viendrait en soutien de la manieuse. Elle allait devoir se démerder comme une grande. M'enfin, ce n'était pas plus mal d'avoir un peu la paix pour une fois, et puis, il ne s'agissait que de s'entraîner pour le moment. Il ne fallait d'ailleurs pas traîner puisque son temps était compté avant son réveil. Elle prit juste le temps d'observer le paysage autour d'elle alors qu'elle s'engageait sur un sentier rocheux, dont les galets glissaient les uns sur les autres sous les pas de la jeune femme, qui surveillait constamment ses pieds afin de s'éviter une chute relativement douloureuse. Le royaume de Kunlun – elle avait retenu le nom donné par Ethan tant celui-ci était tiré par les cheveux – était semblable à la Chine antique, composé de grandes plaines cerclées de hautes montages enneigées. Le soleil semblait perpétuellement y être au crépuscule. La végétation y était assez dense, entre des forêts de bambous, des rizières en nombre, et une jungle typique des zones tropicales sujettes à la mousson. On pouvait voir des créatures en tout genre habillées de kimonos d'époque traverser les différents sentiers à flanc de montagne, parfois chargées de paquets de toutes sortes, parfois simplement assis dans un palanquin. Classique d'un endroit dédié aux arts martiaux. Elle était d'ailleurs pour l'occasion vêtue d'une chemise à col Mao verte, et d'un pantalon de soie ceinturé par un ruban bleu marine. L'étoile, quand à elle, avait décidé d'apparaître dans la paume de sa main droite. Plus discret que certaines fois, où elle avait décidé de se placer sur son visage ou dans son cou. Son violon était attaché à sa ceinture par un second fil de soie qui le retenait solidement le tout sans l'abîmer. Le tout était complété par une paire de chaussures en tissu, marron foncé, qui étaient tout autant surprenantes dans leur style qu'agréables à porter après quelques pas.

Reportant son attention sur sa marche, la jeune femme aperçut au loin un village basé à flanc d'une montagne, probablement parmi les plus hautes qu'elle ait pu voir dans le petit royaume. Désireuse d'en savoir plus quand à l'emplacement de son futur maître, elle accéléra, rejoignant la petite ville, où tout comme sur les chemins on pouvait croiser des créatures habillées à la manière des asiatiques dans le passé, plus ou moins richement habillés, plus ou moins chargés. Il y avait des petites habitations traditionnelles dotées de porte à volet en toile qu'il fallait faire coulisser pour entrer, un grand bâtiment que la violoniste identifia comme un temple avec son portail typique et surtout les bonzes qui défilaient devant. Un marché complétait l'endroit, où plusieurs étals affichaient divers produits alimentaires, ou bien des souvenirs locaux, ou encore des tickets pour le tournoi à venir. Mais ce qui attira particulièrement l'attention de la jeune femme et qu'elle n'avait pas vu de loin, était le grand escalier qui montait vers le sommet de la montagne de manière parfaitement circulaire. Les marches, hautes de plusieurs centimètres et en pierre semblaient particulièrement éreintantes à grimper sur la longueur, et le simple fait d'imaginer le nombre de marches qu'il devait y avoir pour aller au sommet fit tourner la tête de la manieuse. Un portail fermait l'accès à ces escaliers, gardés par deux types à la carrure de sumos vêtus de longs pardessus noirs, qui observèrent la jeune femme d'un air sévère alors qu'elle s'approchait lentement de la grande porte en bois. Timidement, elle prit la parole :

« - Hmm.. Excusez-moi, je cherche le maître Jun-Shi Ki, vous pourriez peut  être me renseigner.... - bande de gros tas pensa la jeune femme -

- N'en dites pas plus. Nous attendions votre venue Lena Skye, le maître nous en a informé. Il vous attend au sommet, soyez digne de son enseignement.  »

Lena fut surprise qu'ils connaissent son nom, mais sa surprise se transforma rapidement en grommellements de protestation lorsqu'elle comprit que pour rejoindre le vieux maître elle allait devoir passer par l'étape grimpette. Ils pouvaient pas vivre au village comme tous les autres ces enfoirés de vieux maîtres ? Non, ils devaient forcément se la jouer trip ermite je vis au sommet de la montagne où la méditation est plus efficace. Mon cul ! Enfin, elle n'avait pas trop le choix, si elle voulait suivre son entraînement, elle allait devoir passer par là. Prenant le temps d'appréhender l'épreuve qui l'attendait, elle prit une grande inspiration, et s'élança à l'assaut de l'escalier qui allait la conduire à sa première épreuve. Et ce n'était que le premier jour...

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Tommy Fawl
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MessageSujet: Séjour détente ! Ou pas... Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyLun 23 Sep 2013 - 17:49
Vendredi matin réveil difficile, un coup sur l'alarme qui s'arrête immédiatement... 5 minutes de répits et voilà qu'il sonne de plus belle. Pas moyen de flemmarder tranquille... je lâche un juron et me décide à me lever.

Nuit de merde, royaume infesté de créatures que je ne fais que fuir, ça commence à devenir lassant. Mais bon ce n'est pas le moment de me plaindre j'ai toute la journée à passer avant d'y retourner me dis-je en enfilant mon jean. Déjeuner rapide dans la cuisine constitué d'une tasse de café et de.. Rien ?? Les placards sont vides, lâchant un soupir je me détourne et attrape mon sac préparé la veille. J'entends juste mon père traîner les pieds et claquer le placard que je venais de refermer avant de sortir.
Je descends les escaliers en pressant le pas, si je ne veux pas aller en cour l'estomac vide faut que je m'arrête à la boulangerie, pas le temps de traîner. Passer l'étage de Lucy me laisse un petit goût amers dans la bouche. Celle-ci est partie chez l'oncle Sam, trois mois pour approfondir son anglais, dur de ne plus la voir tous les jours, même si Internet nous permet de rester en contact. Une fois sur le trottoir, direction le métro deux carrefours plus loin, en chemin je rattrape Adrien, ami de primaire et grand partisan des soirées étudiantes. Le genre de mec sympa qui a une assurance inouïe avec les gens et connait du monde un peu partout.

On discute de la sortie jeux vidéo du moment, je prends plusieurs pains au chocolats dans la boutique en face de l'escalier qui descend dans le métro et en 10 minutes on est arrivé au lycée. On dit bonjour à tout le monde, la sonnerie retentit. Direction deux heures de mathématiques avec un prof qui n'a aucunement besoin de hausser le ton pour se faire entendre. Les filles sont sous le charme... il a 27ans, une réputation de sportif et, il faut l'avouer, des cours intéressants. Pour ce qui est de nous, les mecs, on l'apprécie, car on a les mêmes goûts. À la fin du cours, Adrien et moi allons le voir, il nous regarde en ouvrant son tiroir.

-J'ai réussi à le choper.

On passe la porte, l'air triomphant sur le visage de mon ami annonce de nombreuses heures de jeux. D'un seul coup le reste de la journée semble passer à une allure folle. On ce dépêche de prendre le métro pour aller directement chez moi. La console est allumée, le jeu placé et nous sommes manettes en mains. Nous passons 3h d'affilée devant l'écran du salon, dans un univers de fantasy ou ce mêlent nombre de cultures guerrières de diverses époques et du monde entier. Nous sommes des samouraïs à la conquête du monde. Gigantesque bac à sable lorsque je fais la dernière sauvegarde un chiffre nous sidère. 9 %... en 3h de jeux nous n'avons pas fait un dixième de la campagne... Un jeu qui, une fois en vente, se jouera en ligne !... C'est sur cette pensée qu'Adrien rentre chez lui avant qu'il fasse nuit, mes parents sont au restaurant, je suis donc tranquille pour la soirée. Les yeux explosés je décide d'aller me coucher tôt.

Une fois dans ma chambre je repense au monde que j'ai parcouru cet après-midi et me couche en imaginant un Japon médiéval...

∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞∞

...Qui apparaît sous mes yeux quelques instants plus tard.

Je suis apparu au milieu de rizières qui paressent infinies.

Quand j'entame une marche sur le sentier je me sens particulièrement à l'aise, des sandales qui tiennent les pieds et dont les chaussettes qui y sont cousues remontent à mi-mollet. Tombe à la base du tibia, un pantalon de toile fin d'un rouge ardent, celui laissé une très grande liberté de mouvement. Le haut est assorti à l'aide d'un t shirt rouge et blanc lui aussi d'un tissu fin. Je remarque que même habillé ainsi j'ai une capuche accrochée à l'arrière.

Devant moi pendant ma déambulation je vois ce dessiner un village, sur le flanc d'un pic montagneux. Le sentier y mène directement je ne me pose donc pas plus de questions sur ce que je vais voir cette nuit et continus de marcher.

Une fois dans le village, je tombe sur le marché qui bat son plein. Je vagabonde d'échoppes en échoppes, en me demandant si l'une de ces babioles à vraiment une utilité. Mon regard se pose alors sur une jeune créature onirique située dans une allée qui semble me faire signe de venir vers elle. Arrivé dans tous ce monde, Cloud c'était caché dans ma capuche. Il en sort doucement sans se faire voir, on ne sait jamais, alors que je me dirige vers mon interlocuteur.

- Que me voulez-vous ?

J'articule ces quelques mots de la façon la plus neutre possible, lui laissant le bénéfice du doute.

-Tout !

Qu'il me répond, sûr de lui, un sourire aux lèvres. Au même moment, je me prends un puissant coup dans le dos qui me fait mordre la poussière, littéralement. Alors que je tente de me relever deux gars me tirent les bras dans le dos. Sonné par un coup à la tête je me retrouve quelques instants plus tard, ficelé contre un mur, face à mes trois assaillants.

Je me demande ce qui peut arriver... je n'ai rien pour eux, si ce n'est Cloud qui ne peut s'éloigner de moi. Celui-ci c'est d'ailleurs retrouvé dans la main du brigand central, qui joue avec. J'entends l'écho d'une voie dans la ruelle et admire, intrigué, le changement d'attitude des trois créatures aux oreilles pointues. Ils lèvent la tête pour connaître la source, du discours désapprobateur dont ils sont ciblés, en vains. Alors que le plus petit des trois me saute au cou, une personne lui tombe pieds joints sur la tête, ils ne sont qu'à 50 centimètres de moi. Les deux restants prennent leurs jambes à leur cou et quittent les lieux. L'individu parait âgé, le dos légèrement courbé, pose les pieds par terre et prend la direction de l'effervescence du marché, avant d'y être il s'arrête et m'incite à le suivre sans que je puisse voir son visage mis à part une longue barbe blanche. Je pense lui répondre que c'est impossible vu que je suis attaché, mais lorsque pour le lui montrer je bouge les bras, la corde tombe toute seule. Stupéfait je me lève en regardant le vieil homme qui a reprit son chemin. Je me mets derrière et récupère Cloud, que le voleur à était obligé de lâcher pour pouvoir prendre la fuite.

-Qui êtes-vous ?

Aucune réponse de sa part. Il a les mains croisées dans le dos et avance librement au milieu de la foule. Certains passants s'arrêtent de parler en le regardant passer et le salut en se courbant les mains jointes. Je le suis en les regardants faire, pensant qu'il devait être un personnage très important dans le coin. Notre promenade nous fait abandonner les rues agitées pour plus de calme. De grandes maisons toutes en bois font leur apparition et ce fondent parfaitement dans le décors, des bambous qui poussent un peu partout au bord du chemin de façon maîtrisée et très décorative.
Le chemin nous conduit vers l'extérieur de la ville, au pied de la montagne, les tiges de bambous qui sont de plus en plus nombreuses forment un bosquet d'une quinzaine de mètres de haut. Nous arrivons finalement à une clairière avec un point d'eau alimenté par une cascade plutôt bruyante, le sol est recouvert de galets et l'ancêtre, car plus je l'observe plus il me semble vieux avec son long kimono clair, s'arrête une fois arrivé au bord de l'eau. Je n'ose pas parler, mais remarque une différence au contact du sol, je ne sens plus les galets bouger sous mes pieds, comme s'ils étaient collés. Pas le temps de m'attarder là-dessus, le vieux a bougé le bras rapidement et une longue canne en bois biscornue est sortie de sa manche. Il tape avec celle-ci sur un caillou qui borde l'eau. Un silence parait durer une éternité, la pierre s'enfonce de 5 cm puis des mécanismes s'actionnent et une fraction de seconde plus tard je me retrouve en l'air, propulsé par des ressort placés sous des plaques qui imitaient le sol.

Je ne vois plus la terre ferme, mais mon ascension continue encore. Le vieux, lui, prend de la vitesse plus rapidement et atterri sur plateau montagneux qui semble être le sommet de la montagne. Cloud se place près de ma main, j'adore toujours autant ce lien télépathique que j'ai avec lui. A 15 mètres de la roche je prononce son nom et plonge le poing fermé à l'intérieur. Toujours en chute libre j'amorce un coup droit vers le bas ce qui allonge le nuage qui touche le sol. A l'impact je desserre la main de façon à ce que la colonne blanche qui part de mon bras ce ramollisse et adoucisse le choc. Ma vitesse a grandement réduit, le plateau est à moins d'un mètre, Cloud reprend forme, je plie les jambes et atterrie en roulade. Tentative ratée de me relever, je finis sur le dos à essayer de m'habituer à la quantité d'air à ma disposition.
Après avoir repris mon souffle je me redresse et cherche l'ancien du regard. Il marche tranquillement vers ce qui semble être un temple dont je ne peux donner la fonction, religieuse ou autre... Sans chercher à comprendre je le suis à nouveau, la pièce dans laquelle il entre, est une grande salle délimitée par des panneaux de toiles mobiles. Un coup d'oeil circulaire me donne l'utilité de la pièce, car je peux voir un sac de frappe, quelques armes accrochées aux murs. Surement un dojo pour un art martial quelconque.
Pour la première fois depuis la ruelle il m'adresse la parole avec une voix Après avoir repris mon souffle je me redresse et cherche l'ancien du regard. Il marche tranquillement vers ce qui semble être un temple dont je ne peux donner la fonction, religieuse ou autre... Sans chercher à comprendre je le suis à nouveau, la pièce dans laquelle il entre, est une grande salle délimitée par des panneaux de toiles mobiles. Un coup d'oeil circulaire me donne l'utilité de la pièce, car je peux voir un sac de frappe, quelques armes accrochées aux murs. Surement un dojo pour un art martial quelconque.
Pour la première fois depuis la ruelle le vieil homme s'adresse à moi. Une voix qui semble être marqué par le temps et pleine de sagesse.

-Attend ici jeune voyageur, je vais accueillir mon nouvel élève.

Il fait glisser l'un des panneau du mur et sort avant que je n'ai le temps de répondre.

-Ça va encore être calme comme nuit tiens...
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyJeu 26 Sep 2013 - 18:35


«  Bon ! Quand faut y aller, faut y aller... »

Lena venait de se répéter mentalement cette phrase pour la deux cent trente septième fois. A chaque marche qu'elle s'apprêtait à grimper en fait. Une marche, un grognement. Car contrairement à un escalier classique où un pas suffisait à enjamber la marche, dans le cas présent, il fallait littéralement grimper pour passer à la suivante. Et ce colimaçon taillé à même la roche semblait sans fin. La violoniste avait l'impression qu'elle marchait depuis des heures, et le sommet lui semblait toujours aussi loin. La nuit commençait sur une épreuve relativement éprouvante pour la jeune femme, qui avait les épaules en compote, mais surtout avait de plus en plus de mal à respirer avec l'altitude et la fatigue accumulée. Son instinct lui indiquait de grimper encore un peu plus, avec la pensée que la prochaine marche serait probablement la dernière ; sa raison lui disait de cracher à la gueule de ce putain de bloc rocheux et de s'asseoir pour prendre une pause. Mais qui sait si le vieil enfoiré qui se planquait bien tranquille dans son refuge montagnard ne l'observait pas depuis un perchoir quelconque ? Dans ce cas, et la manieuse craignait que ce soit bel et bien la vérité, il valait mieux qu'elle donne tout pour faire bonne impression. Qui sait s'il ne lui refuserait pas l'accès si elle abandonnait à ce stade ? Cette simple pensée suffit à raviver sa motivation et à l'aider à se relever. Sa courte pause de réflexion avait permis à ses épaules de se détendre un peu, elle n'avait plus de fourmis dans les bras. Satisfaite, elle s'approcha de la marche suivante, posa ses mains sur le rebord, et poussa un bon coup sur sa jambe droite pour s'élever. Elle colla ses genoux à la paroi rocheuse et grimpa tant bien que mal pour poursuivre son chemin. Tenant difficilement serrée contre elle son violon, elle se redressa ensuite, songeant justement à son instrument. Pourquoi l'avait-elle amené ? En réalité, elle l'aurait bien laissé au village en contrebas, mais ce dernier réapparaissait aux côtés de la jeune femme dès que la distance entre eux devenait trop importante. Elle l'avait donc emporté à contrecœur, et pourtant, à cet instant, l'instrument ne lui paraissait pas si inutile ; une bonne bourrasque saurait la faire monter bien plus vite ! Elle n'y avait même pas songé jusqu'ici et s'était contentée bêtement de grimper. Un large sourire se dessina sur ses lèvres. Alto et Sheena, eux, l'observait d'un air inquiet. Certes, l'idée n'était pas mauvaise, mais son expression, d'ordinaire si impassible, était digne de celle qu'affichent les tueurs en série déments au quotidien. Ce genre de regard de fêlé, dirigé droit sur l'objet de ses désirs. Elle fixait sans ciller le sommet qu'elle cherchait désespérément à atteindre. Elle appela Alto, qui s'approcha en tremblotant, le fit se transformer en archet, et commença à jouer l'air du vent, d'abord lentement, puis frénétiquement, comme si sa vie en dépendait. Elle devait réussir...

La bourrasque que produisit son violon la fit légèrement se décoller et elle put alors grimper bien plus facilement, atteignant la marche trois pans au dessus. Quel chance qu'elle soit si légère ! Non pas que la jeune femme attache une grande importance à son poids, elle savait néanmoins constater les avantages de la finesse dans ce genre de moments. Elle avait toujours eu une hygiène de vie impeccable, et bien que ses camarades aient toujours trouvé des plus étranges son programme alimentaire destiné uniquement à lui conférer des forces pour traquer des criminels et pas pour avoir un quelconque équilibre diététique, elle avait conservé une taille de guêpe depuis sa naissance. Elle s'était donc hissée sans problèmes, et ramena son violon contre elle, prête à l'utiliser à nouveau, quand un spectacle des plus surprenant se déroula sous ses yeux ; les marches qu'elle avait devant elle s'écartèrent, laissant une ouverture béante dans la roche de la montagne. Là, à travers cette ouverture, un tunnel laissait entrevoir un large rai de lumière qui vint aveugler l'espace d'un instant la jeune femme. Bon sang, qu'est-ce que c'était que ce mécanisme à la con ? Espérant qu'il ne s'agisse pas d'un piège, la violoniste s'engagea dans le tunnel, se rendant compte qu'elle n'avait de toute manière pas d'autre alternative, hormis celle de redescendre, ce qu'elle n'envisageait pas du tout. S'appuyant contre la paroi, elle avança à tâtons dans le noir, jusqu'à atteindre la source de lumière qu'elle voyait au bout du tunnel. Là, elle vit quelque chose qu'elle ne s'attendait pas à voir, enfin plutôt à recevoir : une chute d'eau ! Sans s'y attendre, elle la traversa, se retrouvant trempée jusqu'aux os, et arriva au milieu d'une rivière, entourée de larges parois rocheuses qui grimpaient bien trop haut pour y grimper. Des lianes en parcouraient toute la longueur, et la jeune femme pouvait distinguer de la végétation au dessus. Mais pour le moment, son seul chemin était celui qu'elle avait sous les yeux, à savoir la rivière, dont le courant n'était pas si fort. Au moins elle pourrait marcher un peu. Elle tenta de mettre un pied dans l'eau glacée, frissonnant longuement à ce contact, et s'enfonça entièrement, se retrouvant avec de l'eau jusqu'à la poitrine. Ce n'était pas l'idéal, mais elle avait au moins un peu de marge pour respirer et pourrait marcher sans trop de soucis. Mettant son violon au-dessus de sa tête pour ne pas le noyer, discutant avec ses deux esprits pour ne pas voir le temps passer, et enchaîna les pas l'un après l'autre malgré les frissons constant qui parcouraient son corps tout entier. Après une bonne dizaine de minutes de marche, elle atteignit un petit rivage contre la paroi rocheuse, qui se faisait d'ailleurs un peu plus pentue et plus accessible pour la grimpette qu'en amont. Au-delà de ce petit lopin de terre, la rivière descendait à travers des rochers pointus et le courant se faisait bien plus important. Déjà elle se sentait un peu aspirée. Par précaution, elle utilisa une nouvelle fois on violon en tendant les bras au dessus de sa tête pour se propulser une nouvelle fois et rejoindre plus rapidement la rive. Elle se hissa sur le sable sans se soucier des cailloux qui venaient entailler très légèrement sa peau – Sheena insista aussitôt pour que sa maîtresse se soigne avec un earth sonata – et rengaina son violon en l'attachant à sa ceinture, puis elle retira sa chemise pour l'éponger un peu avant de la remettre, cherchant à limiter le risque de choper la crève – elle se demanda d'ailleurs s'il était possible de tomber malade à Dreamland -. Elle se saisit ensuite de l'une des lianes qui courrait contre la paroi rocheuse et tira dessus pour en tester la solidité. Cette dernière bougea légèrement dans un petit craquement mais ne sembla pas céder. Lena se hissa alors en tirant un bon coup sur le végétal, et posa ses pieds contre la roche pour accompagner sa grimpette.

Après avoir jeté son violon par dessus le rebord pour grimper plus facilement, la violoniste hissa le reste de son corps au sommet. Elle se laissa ensuite retomber dans l'herbe pour reprendre son souffle en se sentant malgré tout fière d'avoir réussi à parvenir jusque là. Néanmoins, un mauvais pressentiment lui fit penser qu'elle était loin d'en être sortie. Elle prit le temps de bien reprendre sa respiration normale, et se redressa en s'époussetant tout de même. Elle observa alors le paysage qui se déroulait sous ses yeux ; une forêt d'arbres tropicaux luxuriante comme aucune autre laissait entrevoir un petit sentier qui s'enfonçait dans l'obscurité. De l'autre côté, sur l'autre rive, des bambous étaient fièrement dressés, en plein sous le soleil constamment au crépuscule de ce pays. Soupirant un coup devant la beauté de cet endroit, la manieuse s'élança à travers la forêt, puisqu'elle n'avait pas d'autre solutions pour avancer. Secrètement, elle espérait que le vieux maître était en train de l'observer, ruminant ses envies meurtrières à l'intention de ce type complètement timbré qui lui collait pareil entraînement juste pour « tester ses capacités ». Encore pire s'il lui avouait que cela ne faisait pas du tout partie de l'entraînement et qu'elle était loin de ce qu'elle aurait à accomplir au cours des jours à venir avant le tournoi. Lena en voulait à ce monde ; elle en voulait à son seigneur, elle en voulait à un peu trop de monde en fait en ce moment. Quels que soient les alliés qu'elle choisissait, entre Justice, les autres voyageurs de Discoland, ou n'importe qui d'autre, elle se retrouvait toujours dans des merdes pas possible. Jusqu'ici, elle était plutôt contente de se rendre à cet entraînement, elle qui souhaitait depuis un moment développer sa force au corps à corps, mais là, la grimpette à tout va et le trip man vs wild ça ne la tentait pas vraiment.

« Connard de vieux... Tu vas voir quand je vais arriver à ton dojo, je compte bien t'en coller une ! »

Et elle comptait bien tenir cet engagement. Mais pour le moment, le plus important était de sortir de cette jungle. Le chemin était à peine visible, il n'y avait guère que quelques rais de lumière solaire qui traversaient courageusement la canopée pour venir en aide aux voyageurs malheureux qui décidaient malgré tout de passer par ce chemin obscur. L'endroit n'était pas des plus rassurants ; tout le long, la jeune femme eut l'impression de voir à plusieurs reprises des yeux rouges l'observer dans le noir, derrière un buisson ou entre deux arbres. Des bestioles carnivores ? Des cannibales locaux ? Elle préférait ne pas imaginer de quoi il pouvait bien s'agir et poursuivit inlassablement son chemin, avançant à tâtons en surveillant ses pas pour ne pas marcher par erreur sur une racine et se casser la gueule au milieu des monstres. Et se concentrer là dessus lui évitait de trop penser aux regards constamment fixé sur elle. Le souffle haletant, elle pressa le pas sans apercevoir la moindre once de sortie à l'horizon, ce qui lui donnait de plus en plus l'envie de mettre le feu à la forêt histoire de dégager la route plus vite. Et tout en avançant, elle repensait à ce qui lui était arrivé récemment ; elle avait commencé par affronter un voyageur de son royaume, puis elle avait surmonté les flammes pour récupérer la volcano partition. Elle avait vaincu une tribu de trolls, fait exploser la moitié d'un métro pour mettre la main sur un voleur, détruit des œuvres d'art inestimables pour une raison similaire... Dans chacune de ces situations, elle avait laissé le ras-le-bol commander ses actes, ce qui, bien souvent, l'avait conduit à choisir l'option bourrine au lieu de réfléchir posément à une solution permettant d'éviter potentiellement la destruction. Elle décida donc cette fois-ci de penser moins « vengeance » et plus « réussite ». Elle ferma les yeux, et attendit alors. Il régnait
un silence total dans cette forêt, et seuls quelques grognements venaient troubler ce calme des plus effrayants. Cependant, dans son errance, la jeune femme avait distingué à plusieurs reprises le son que produit le vent lorsqu'il s'engouffre à travers les arbres sans pouvoir en déterminer la provenance et le sens. Mais là, en restant immobile et au calme, elle pouvait sentir au moins partiellement la brise qui venait lentement se déposer sur sa joue, filer le long de son visage et repartir dans une autre direction, qu'elle parvint à établir à peu près en ayant pris le temps de bien ressentir la direction du souffle. Par là où allait le vent, elle était certaine qu'il y avait une sortie, même si cela impliquait qu'elle sorte du sentier.

Mais une nouvelle fois le paysage changea du tout ; les arbres s'écartèrent, et dévoilèrent un nouveau chemin, bien plus éclairé, qui donnait cette fois-ci sur un de ces portails asiatiques comme elle en avait vu en contrebas. Là, debout, un sourire tranquille s'affichant sur son visage, une créature d'aspect âgé – Lena fit cette déduction de critères aussi humains qu'inutiles dans un monde où la logique était surpassée par tous un tas de faits totalement anormaux, entre autres les rides sur la tronche et la grande barbe grise – l'observait d'un œil satisfait, apparemment plutôt amusée de voir son état actuel, avec plusieurs blessures et un souffle au plus mal. Autant dire qu'elle était vraiment dans un sale état. Et les mots du vieillard n'allaient pas arranger cela...

« - Bien le bonjour, Lena. Tu as fait preuve de courage dans cette épreuve que la nature t'a infligée. Tu as réussi avec succès la première étape de ton entraînement. J'en suis enchanté, il aurait été triste qu'une demoiselle d'une telle beauté qui n'a d'égale que la rosée du matin sur les pétales de cerisiers fraîchement tombés de l'arbre décède dans de telles circonstances... C'aurait été une grande perte pour moi, soyez-en assurée.

- Ouais, ouais, c'est ça. Bon, il commence quand l'entraînement ? Je suis déjà suffisamment crevée comme ça, pas la peine de me fatiguer encore plus avec des discours pseudos-philosophiques...

- Tu apprendras à contenir ta langue en faisant face à quelqu'un qui t'es supérieure jeune voyageuse dont les mots sont aussi tranchants que le cœur est dur comme la plus dure des roches... Pour l'heure, suis-moi. Tu dois te rendre aux sources.  »

Ne comprenant pas trop, la jeune femme suivit tout de même le vieillard en dépit de l'agacement croissant que provoquaient ses discours insensés et stéréotypés de vieux maître chinois. Elle se demandait bien ce qu'il lui avait réservé pour la suite de l'entraînement, peut être combattre dans des conditions particulières, ou lutter contre des bêtes aquatiques féroces... Mais rien de tout ça. Il la fit entrer dans un petit temple un peu à l'écart, dans une cour remplie de cerisiers en fleur, et elle fut aussitôt entraînée à l'intérieur par deux femmes en kimono qui lui intimèrent d'ôter ses habits trempés et la conduisirent jusqu'au devant d'un petit bassin d'eau, qui laissait échapper des volutes de fumée. Elles lui donnèrent une serviette, lui indiquèrent le bassin comme pour lui faire comprendre qu'elle devait s'y baigner, et elle acquiesça en entrant alors dans la source lentement. Aussitôt en contact avec l'eau fumante, tous ses muscles se détendirent. Elle se laissa choir dans le bassin, et ferma les yeux, se demandant ce que cherchait à faire le vieux maître ainsi. Mais pour le moment, ce n'était pas si mal...

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Tommy Fawl
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyLun 30 Sep 2013 - 21:26
J'attends déjà depuis une bonne demie heure lorsque j'entends des bruits de pas dans le couloir du dojo, tendant l'oreille je ne remarque qu'une seule foulée. Le vieil homme, si c'est lui, est seul. Je me rassoie sur les tatamis. Jusqu'ici, je déambulais dans cette petite pièce au travers de toutes ces antiquités qui m'attiraient l’œil. En particulier une paire de gants gants blancs aux coutures rouges qui sont assez particuliers, en effet seuls l'index et l'annuaire sont recouverts de cuirs. Des dessins représentants des yeux ornent les doigts des gants et le dos de la mains et barré d'un trait rouge comme le reste des coutures. Les deux bouts de cuir sont posés sur un présentoir au milieu d'autres armes, ce qui a piqué ma curiosité. Je m'interroge encore sur le pourquoi du comment quand l'un des vantaux qui constitue les murs, s'ouvre pour laisser entrer le sage barbue que je viens de rencontrer.

-Excusez-moi, mais je voudrais vous demander, pourquoi vous m'avez emmené ici ?

-Et toi, jeune voyageur pourquoi m'as-tu suivi ?

Je me sens légèrement gênés à cette question, car sur le coup je n'en ai aucune idée, mais en y réfléchissant...

-Disons que la façon dont vous vous êtes débarrassé des trois gars dans la ruelle m'a beaucoup impressionné et comme je passe mes nuits à courir devant toutes les créatures que je rencontre... Je me demandais si vous pouviez m'aider ?

Il y a un léger silence pendant lequel je regarder

Apparaît sur son visage un sourire de satisfaction. Il se met à lisser lentement sa barbe et reprend la conversation.

-Il n'est pas dans mes habitudes de m'occuper de voyageurs inexpérimentés, mais j'ai besoin de quelqu'un pour s'entraîner contre mon élève donc, j'accepte.

Sa phrase finie sur un ton solennel, mais il reprend sans me laisser le temps de répondre.

-Tu devras cependant respecter une règle. Si, une seule nuit tu ne viens pas à kunlun avant que j'ai décidé de la fin de ton enseignement celui-ci s'arrêtera sur l'instant.

Je déglutie et lui réponds en hochant la tête de haut en bas.

Sans attendre plus longtemps il ressort de la salle de combat en direction de la coure que j'ai traversé plutôt dans la nuit. Après explication, il veut que je lui montre mon pouvoir. À ces mots, sans y penser Cloud sort de ma capuche pour se montrer aux yeux du vieil homme. Je recule de plusieurs pas et le fait grossir comme pour lancer l'un de mes coups. Il pose un regard sur Cloud, que je n'arrive pas à déchiffrer. Dans mon esprit, germe une idée de défi. Je suis à 10m du maître, Cloud prend de l'ampleur et se transforme en brouillard alors que je me mets à courir. Les chaussures de ce royaume ont au moins cet avantage de ne pas faire trop de bruit, mais je sais déjà que rien ne marchera. Qui ne tente rien n'a rien. Je saute hors de Cloud et le rattrape avant de reposer le pied sur terre au moment où il repasse en taille de combat. Poing fermé je cours en direction du viocs et balance la sphère blanche dans sa direction, elle s'étire à son maximum et en réarmant mon coup droit je peux dire qu'il n'a pas ciller d'un pouce le vieil homme. Sans attendre Cloud prend place au-dessus de moi en grisonnant et s'aplatit. Une droite envoyée dans sa machoire est évitée sans mal, je croise son regard qui reste calme... Quand il me répond en donnant un coup j'ai l'impression qu'il sait déjà ce qui va se passer. Je place tous mes réflexes dans la parade d'un simple coup de pied qui va beaucoup plus vite que l'âge de son porteur ne l'aurait laissé croire. Bras gauche collé au corps, main vers le haut j'encaisse le choc et recule d'un saut en arrière. Je me redresse en souriant et en me tenant les côtes. Il n'y est pas allé mollo l'ancêtre.

-Voici ce que je peux faire dans les grandes lignes.

En se frottant la barbe lentement il laisse passer quelques secondes. Son visage n'affiche rien de spécial, ni contentement ni quoi que ce soit. J'ai pas du tout l'impression de correspondre au genre de mecs qu'il recherche, mais si ça me permet d'explorer Dreamland plus tranquillement, le jeu en vaut la chandelle.

-Je devrais pouvoir t'enseigner certaines choses. Quel est ton nom ?

-Fawl. Tommy Fawl.

-Et bien suis moi nous avons un peu de marche devant nous, il ne faudrait pas que notre amie ce mette à cuire.

Perplexe quant à ces derniers mots incohérents je lui emboîte le pas. Nous contournons le dojo par la gauche, par une allée avec d'un côté le bâtiment de bois et de l'autre une haie d'arbres qu'il ne me semble pas avoir déjà vu dans la réalité, mélangent d'arbustes et de cerisiers japonais qui donnent une apparence inhabituelle, au rempart végétal. Une ouverture en forme d'arche nous donne accès à un escalier de pierres taillées, pas vraiment raide, il ne doit tout de même pas être facile à remonter. D'un coup d'oeil j'estime une centaine de marches. Quittant la descente de pierre du regard pour l'endroit où il va nous mener, je me rends compte de la beauté du lieu situé en contre bas. Le chemin qui part de la dernière marche (ou de la première, suivant le point de vue) mène jusqu'à une cour de cerisiers où est bâti un temple de pierre qui n'est séparé de la montagne que par un petit espace d'où s'échappe une grande quantité de fumée, celui-ci est délimité par une clôture de bambous de mêmes hauteurs. D'ici j'aperçois plusieurs petits bassins eux-mêmes séparés les uns des autres, il n'est donc pas difficile de deviner qu'il s'agit de sources chaudes. En descendant l'escalier, les bambous coupent le champ de vision à l'endroit où l'on pourrait discerner l'intérieur des bassins, cela me fait sourire, il y aurait des pervers dans le coin. Alors qu'il nous reste une dizaine de marches à descendre il me vient une question.

-Je viens de penser que je ne vous ai pas demandé votre nom.

-Pour connaître les personnes que tu côtois, le nom est important. Si tu ne peux les nommer ils te resteront supérieur. Lorsque tu donnes ton nom, grave dans ton esprit celui qui te sera donné en échange. L'inconnue est effrayant ne l'oublie pas.
Je me nomme Jun-Shi Ki.


-Je prend ça comme ma première leçon.

Il ne rigole pas le vieux maître, ça non plus je ne vais pas l'oublier.

Nous nous arrêtons à l'entrée du temple, alors que nous allons y pénétrer il me fait attendre dehors. Je garde mes questions pour moi et vais m'étendre au pied de l'arbre qui fait face à la porte qui m'est fermée. Cloud derrière la nuque, j'attends en regardant bouger les branches au rythme du vent.
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Lena Skye
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyJeu 10 Oct 2013 - 23:25
Il y avait des petits moments de la vie dont on profitait à fond. Ce genre d’instants si éphémères que l’on craignait d’en voir la fin arriver à grands pas les rares fois que la vie nous autorisait à en jouir. Ce bain que lui offrait le vieux maître était l’une de ces trop rares occasions ; la violoniste n’avait jamais connu de réels moments de détente à Dreamland depuis ses premiers pas de voyageuse – et que dire de sa vie de rêveuse, elle ne s’en souvenait pas, mais au vu de ce dont son imaginaire était capable, elle doutait qu’elle fût agréable – et le simple contact de sa peau laiteuse avec la surface de l’eau chauffée à la juste température, juste au-dessus de celle du corps, lui tira un long frisson de plaisir qui parcourut en un instant la moindre parcelle de son corps, tel une décharge électrique. Il lui fallut plusieurs secondes pour réaliser le plaisir qu’elle retirait de ce contact, le temps d’assimiler cette notion nouvelle, l’idée même que se relaxer dans ce monde rempli de monstres en tout genre et d’assassins puisse être ne serait-ce qu’envisageable ; et tout était fait dans le cadre de ce bain pour garantir un moment de repos optimal à la jeune femme : un silence complet régnait dans le bain, un petit trou cosy d’eau chaude dégageant un large nuage de vapeur cerclé de roches et de bambous. Aucun bruit, si ce n’est le clapotis de l’eau, et le souffle d’une brise légère qui passe entre les végétaux, qui se courbaient légèrement, laissant à la voyageuse la double sensation de cette fraîcheur venant se déposer sur sa peau comme une douce caresse et de la chaleur de l’eau venant détendre chacun de ses membres un à un au fur et à mesure qu’elle s’enfonçait dans le bassin.  Oui, pour la première fois cette nuit, elle ne ressentait pas le besoin d’insulter ou de frapper quelqu’un. Son esprit s’était totalement vidé, elle se laissait complètement aller.

Et peu à peu, elle parvint à se recentrer sur le seul but de sa venue en ces lieux ; le tournoi ! Sursautant presque en se rappelant cela, la jeune femme qui avait sombré auparavant dans une sorte de transe contemplative reprit légèrement ses esprits, cherchant avant tout pour quelle raison le vieux maître l’avait amenée à cette source d’eau chaude… Certes, elle y avait trouvé un certain réconfort qui avait redonné de la vigueur à son corps meurtri par un crapahutage et une escalade des plus éreintants. Mais d’un autre côté, elle perdait un temps fou à rester ainsi bêtement immobile tandis que les heures défilaient. Elle avait beau s’en défendre, la jeune femme restait tout de même une digne représentante de son espèce et  avait longtemps grogné envers elle-même en refusant de sortir de ce bassin, sachant parfaitement qu’après cela, il n’y aurait que de la fatigue et des coups au programme de la nuit, rien de très réjouissant en perspective donc… Enfin, il fallait bien qu’elle passe par là si elle comptait atteindre un niveau suffisant pour accomplir la mission que lui avait confié Nezumi. Elle n’appréciait pas particulièrement de devoir travailler pour son seigneur, mais c’était nénanmoins une question d’honneur pour elle d’accomplir sa mission, peu importe le commanditaire ; une sorte d’esprit chevaleresque pour utiliser les mots vulgaires dont se serait bien passé la manieuse, plutôt du genre à sauver ses miches avant tout. Restait néanmoins une interrogation après cette longue réflexion interne ; que faire ?  Elle n’allait pas rester là indéfiniment.

« Je vois que vous appréciez les bassins secrets du temple de la montagne de l’est jeune voyageuse… Tout Kunlun nous envie cet endroit paradisiaque. Le maître nous rabâche sans cesse que toute personne qui se baigne ici peut atteindre la contemplation ultime et atteindre un niveau de méditation suprême, à tel point que l’on peut se concentrer sur n’importe quel sujet… Pour ma part, je n’ai jamais entendu rien d’autre que les piafs du coin.  Au fait, moi c’est Ryu »

Lena se tourna brusquement pour voir le visage de son interlocuteur, prête à lui coller un bon coup dans les roubignoles avant de se rendre compte que c’était un homme ; pas réellement gênée par sa nudité, la violoniste cacha tout de même en hâte son corps pour ne pas jouer les exhibitionnistes devant ce branleur qui venait se la jouer habitué des lieux devant elle. Et il voulait quoi l’feignant du coin ? Si même elle qui avait tout d’une branquignole avait réussi à atteindre l’état qu’il décrivait avec une certaine pointe d’admiration, lui qui n’avait pas réussi devait être un véritable naze. Et son style vestimentaire était loin d’améliorer son image particulièrement détériorée dans l’esprit critique exacerbé de la violoniste, entre son espèce de kimono déchiré et son bandeau digne d’un karatéka de jeu vidéo, il avait plutôt l’air d’un doux dingue illuminé et particulièrement débile, le genre de type persuadé que son style de combat le rend invincible et ignore totalement les concepts de tactique et de solidarité sur le champ de bataille, cherchant simplement à s’exposer comme un prétendu dieu, une sorte de pseudo chevalier à la con en tissu. La manieuse eut une franche envie de l’étrangler alors qu’il restait là à la fixer avec son air particulièrement abruti, mais se contenta de passer à côté de lui sans rien dire, fonçant vers les vestiaires pour enfiler de nouveau sa tenue de la nuit.  Préférant ne pas trop se prendre la tête avec l’image de ce type qu’elle venait de rencontrer – bien qu’elle eut ressenti un curieux pressentiment en le voyant – elle rabattit son attention sur la silhouette qui l’attendait à la sortie du petit cercle de bambous, le vieux maître, qui attendait tranquillement sa nouvelle élève, un large sourire sur son visage se dessinant alors que sa barbe se décollait du sol pour suivre le mouvement de sa mâchoire tremblante à cause d’un âge avancé. En réalité, Lena doutait réellement de l’efficacité de l’enseignement d’un tel vieillard, qui se contenterait certainement comme dans tout bon film cliché de lui donner des conseils pseudos philosophiques et des exercices qu’il n’accomplirait pas lui-même, espérant provoquer les progrès miraculeux. Sauf que la violoniste n’était pas l’héroïne d’un de ces foutus films d’actions à deux balles ! Cela risquait fort de se réduire à la fatiguer encore plus avant un tournoi qu’elle perdrait à coup sûr… Ou bien elle pourrait tenter de voler le gong ! Ouais mais ça restait une option risquée. Elle décida donc faute de mieux de suivre le bonhomme et d’écouter ce qu’il avait à dire. Ce dernier afficha un sourire satisfait en voyant la jeune femme lui emboîter le pas, même s’il était fort probable qu’il l’ait prévu comme le voulaient les bons vieux clichés. Il prit la parole de sa voix étrangement fluette qui contrastait d’une manière horripilante avec son air sérieux :

« – Apparemment la source des quatre vapeurs de l’orient extrême a su t’apporter le calme et la concentration nécessaire à ton entraînement … Voilà une pensée qui me comble de joie.

– Bla, bla, bla… Bon t’enchaînes papy ? Et tu diras au type sensé faire le ménage qu’il a autre chose à foutre que de venir perturber une dame qui prend son bain. Surtout s’il tient à garder sa virilité.

– Oh tu as croisé Ryu ? L’un de mes anciens élèves… Il avait une force incomparable, un ki démesuré qui lui a permis de maîtriser une technique d’une grande force… A tel point qu’il en a oublié tous les autres arts du combat et ne sait plus rien ressentir… Il n’est pas plus grande déception pour moi que lui. Et il est le champion en titre du tournoi auquel tu vas participer. Il est fort. Mais crois-moi, si tu suis mes conseils, tu seras capable de bien plus que tu ne l’imagines…

– C’est bien beau tout ça, pleins de promesses. En attendant j’aimerais avoir quelque chose de concret sous les yeux… Juste histoire de passer une bonne fois pour toutes aux choses sérieuses et arrêter de tourner autour du pot.

– Quelle énergie… Bon et bien espérons que tu sois capable d’en faire montre lors des différentes épreuves auxquelles je compte te soumettre. Et tu as plutôt intérêt à démontrer ta détermination,  car autrement tu risquerais bien de décéder. »

Il ne laissa pas le temps à la violoniste de répliquer, la laissant sur ces mots qui n’avaient rien de rassurant ou de motivant, juste un bon discours déprimant qui acheva de convaincre la manieuse qu’elle allait en réalité passer une fois de plus une nuit de merde dans un royaume de merde avec des ennemis à combattre encore et encore, des épreuves encore et encore, des emmerdes encore et encore. Et où était le salaire mince quoi ! Elle finirait par se créer un syndicat de voyageurs et casser la gueule d’un seigneur pour lui réclamer une augmentation… Oh oui quelle bonne idée ! Non Lena, arrêtes toi là, tu divagues totalement. Elle se pinça la joue pour reprendre contenance, et suivit alors le petit vieux qui l’entraîna jusqu’à une énorme salle remplie d’obstacles en tout genre, entre des poteaux de bois composées de plusieurs plaques tournantes empilées les unes sur les autres et recouverte de pointes, des fosses qu’il fallait franchir dans un bond dont la longueur était loin d’être négligeable, et un vrai parcours de l’armée, en plus dreamlandesque, avec des bestioles semblables à des gros gobelins noirs qui couraient en tous sens, de la boue, des plantes carnivores. Un joyeux programme en perspective. Mais avant d’annoncer quoi que ce soit, le vieux maître présenta à la voyageuse son second élève de la nuit, un gamin aux cheveux roux dont elle ne s’attarda pas sur l’apparence physique ni la tenue vestimentaire, se contentant simplement de se présenter :

« Salut. Lena. Voyageuse. Ca devrait suffire. “

Elle avait conscience qu’elle se montrait à chaque fois particulièrement froide avec les gens qu’elle rencontrait, mais elle comptait bien rester dans cette attitude défensive, qui lui permettait de prendre le temps d’appréhender la nouvelle connaissance et de ne pas regretter si jamais cette dernière se révélait inintéressante pour la jeune femme. Elle hocha la tête en guise de salut pour accompagner les gestes à la parole, et se tourna ensuite vers le vieillard, qui se contenta de lever la main et de pointer du doigt le parcours qui leur faisait face, leur indiquant clairement par là qu’il attendait d’eux qu’ils le traversent. Mais alors qu’elle s’engageait dans un long soupir blasé, le sage la stoppa dans son élan :

« Laisses ton violon ici Lena Skye. Les pouvoirs sont interdits dans l’enceinte sacrée de ce temple.  Tu devras faire ce parcours par ta simple force mentale et physique. Ton corps doit être ton seul guide au combat. »

Perplexe et pas vraiment rassurée à l’idée de faire ce parcours de la mort sans rien d’autre que ses poings et ses pieds pour se défendre, la violoniste acquiesça néanmoins en déposant l’instrument aux pieds du vieux maître, et reprit sa marche en indiquant à son camarade d’entraînement :

« Je passe devant.  Histoire de claquer ça vite. »

Et elle s’élança sans hésiter une seconde. Elle ravala sa salive alors que le premier obstacle se pointait droit devant elle ; quand faut y aller, faut y aller… Une phrase qui allait revenir bien trop souvent au goût de la jeune femme avec cette histoire.



(hrp : je te laisse le libre choix de créer quelques obstacles pour le parcours ^^)
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyJeu 17 Oct 2013 - 23:30
Je n'attends pas cinq minutes sous mon arbre quand la porte du temple s'ouvre pour laisser sortir une femme en kimono qui me fait signe de venir. Je me remet sur mes jambes d'un bon et rejoint l'entrée toujours ouverte. Elle me fait avancer dans les couloirs sans dire un mot et moi je me retiens de demander où est-ce qu'elle m'emmène. Vu de l'extérieur le temple ne me paraissait pas si grand, mais j'essaye tant bien que mal de me souvenir des couloirs que nous empruntons, histoire d'être capable de retrouver le chemin de la sortie par moi-même. Après avoir tourné à plusieurs reprises nous arrivons dans une grande salle qui, il n'est pas difficile de le deviner, va nous servir de salle d'entrainement. De nombreux montages en bois et des bestioles en tout genre qui ne doivent pas chercher que des câlins. Le tout se présente sous la forme d'un parcours du combattant en mode hardcore.

-On va s'amuser dites donc...

Des bruits de pas proviennent du couloir. Je me retourne et vois arriver le maitre de son pas décidé. Il est suivi d'une jeune femme dont l'apparence me fait lâcher un sourire. Pas qu'elle ait une allure comique ou quoi que ce soit, mais je remarque un point commun entre nous et quand j'y pense c'est stupide que ce soit la première chose que je remarque mais bon... Elle et moi avons des yeux de la même couleur que nos cheveux. Un peu plus petite que moi et manifestement sportive, elle est habillée comme moi dans le style du Japon médiéval.

Elle me salut rapidement, laisse son violon au vieux et s'élance vers le premier obstacle.

-Elle est à fond apparemment.

-J'espère qu'il en va de même pour toi, car sinon ta nuit pourrait mal se terminer.

-Merci du conseil.

Sûr-ce je m'élance à la suite de Lena tandis que le premier obstacle se déclenche à son approche. De grandes lames de plancher passent à la verticale, formant un couloir comme pour nous empêcher de tricher et laissent place au vide d'une quinzaine de mètres, excepté trois planches de bois maintenus en l'air par des tiges de bambous. Un premier bon et elle traverse le premier espace non palpable. Le bambou plie de façon alarmante, mais ne semble pas montrer de signes de faiblesse. Second saut et elle arrive directement sur la troisième planche. Celle qu'elle vient de quitter oscille rapidement, je n'attends pas et tant d’enchaîner les deux sauts d'affilé.

-Et merde !

Je dérape sur le bord de la deuxième plateforme et me retrouve assis sur le derrière, les pieds dans le vide qui d'ailleurs avec le poids mal répartit se rapproche très vite. Trop à mon gout. J'attrape le bord opposé pour avoir un appuie et me hisse tant bien que mal pour pouvoir sauter sur la dernière planche. Celle-ci est libre et ne vibre déjà plus. Je m'y arrête donc le temps de reprendre mon équilibre et jette un regard sur la suite. La violoniste qui m'avait regardé choir en fait de même. J'ai un peu de mal à la cerner tout de même, pas un mot, elle observe en silence une dizaine de secondes juste de quoi me laisser à moi le temps me placer à côté d'elle et à six créatures pas vraiment ce qu'il y a de plus attirantes de se mettre au milieu du passage. Surement pas très dangereuses tout de même, elles ne dépassent pas les 70 centimètres, ne sont armées que de leurs griffes, mais restent agressives. Avant de repartir vers l'avant, un coup d’œil vers la ligne de départ pour voir un commentaire ou quoi que ce soit sur le visage du vieux maître, mais il n'y avait plus personne. Un haussement d'épaule et je repars vers l'avant, en m'adressant rapidement à ma camarade d'entrainement.

-Moitié-moitié ou on joue à celui qui s'en fait le plus ?

Houla... Faut que j'arrête parce que si je ne suis pas au niveau elle pourra largement ce foutre de ma gueule. À moi d'être à la hauteur, on est reparti !

Pas dix mètres parcourus que l'une des bestioles me saute au visage. Elle des ressorts à la place des pattes ou quoi ? Plus une tentative ratée de reculer pour éviter le coup qu'une glissade, je me retrouve sur le flanc et à moins d'un mètre de moi, la créature qui ne sait apparemment qu'elle me tourne le dos... Pathétique... Un genou remit rapidement au sol je lui donne un coup de pied qui l'envoie s'étaler face contre terre et glisse jusqu'à Lena. Elle lui donne un coup de pied pour le faire tomber dans le trou et reprend elle aussi sa course en direction des monstres restants. Je la regarde pendant que je me remet des quelques secondes qui viennent de s'écouler très rapidement.

-Hey !! Il était à moi celui-là

Je prend un air faussement vexé histoire de la décoincer mais pour l'instant ça n'a pas l'air de marcher le moins du monde, mais bon on est pas là pour ça. Je me relève pour retourner à l'assaut.
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyJeu 7 Nov 2013 - 15:53
Lena n’était pas particulièrement enchantée à l’idée d’affronter un énième parcours de la mort en guise d’épreuve ; elle avait déjà eu sa dose, entre les flammes à traverser pour obtenir sa troisième technique – elle tremblait déjà à l’idée de ce qu’elle aurait à subir pour les suivantes – et les défis à la con qu’elle avait dû remporter à Circus Attractions juste pour pouvoir récupérer quelques marchandises pour le compte de son royaume, le tout en compagnie d’une créature des plus exaspérantes. En clair, elle en avait un peu assez d’être constamment mise à l’épreuve en jouant sa vie.  Elle avait manqué d’étrangler le petit vieux au moment où il lui avait pris le violon, mais s’était ravisée en se rappelant qu’il s’agissait d’un maître et qu’il était probablement capable de lui coller une rouste en baillant et en sirotant un verre. En clair, ça la faisait chier, cela malgré le côté amusant qu’elle trouvait à la chose, et en plus elle n’avait pas le choix. Monde de merde tiens.  Et pendant ce temps, le vioque l’observait avec un large sourire, toutes dents sorties, l’air réjoui de voir la détresse et la méfiance qu’il avait créées dans l’esprit de sa disciple improvisée. Assis dans son coin, il semblait attendre paisiblement de voir quelle décision allait prendre la jeune femme alors qu’elle faisait face à un trou dont elle ne pouvait distinguer le fond, et au milieu duquel des piliers de bambou soutenaient de petites plates-formes en bois, destinées à permettre au challenger du jour de traverser sans se payer la chute mortelle. Manque de pot, Lena était agile comme un cul de jatte bourré. Elle prit son élan pour atteindre la première plate-forme, maudissant celui qui avait eu l’idée de mettre en place ENCORE un foutu parcours au-dessus du vide qui impliquait des sauts et une coordination de son équilibre ; une idée de con. Elle parvint néanmoins à se poser sans trop d’inquiétudes sur la planche de bois, suffisamment large pour accueillir un homme assez large, avant que le « pilier » ne se mette à osciller dangereusement, venant une nouvelle fois prouver à la manieuse que le destin s’amusait à lui faire de bons gros fucks quand bon lui semblait et à hurler « nique la logique ». Une nouvelle fois pendue comme une merde au-dessus du vide sur un espace aussi stable qu’elle était douée en danse classique – c’était peu dire – elle eut, comme à chaque fois, une illumination, un nouveau plan kamikaze et complètement stupide ; elle agrippa le rebord, se pencha légèrement, et poussa sur la planche en exerçant son poids dessus, accentuant par la même l’oscillation jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment importante pour lui permettre de s’élancer. Elle lâcha brusquement la plate-forme, et fut projetée droit sur la troisième, qui oscilla à son tour sous ce poids soudain ; Lena attendit que le petit carré de bois se retrouve penché à plus de soixante-dix degrés et poussa d’un coup pour aller de l’autre côté, le panneau repartant d’un coup vers l’autre côté, projetant la jeune femme sur le sol, parfaitement indemne – si on omettait l’atterrissage particulièrement raté qui lui arracha un juron des plus indécents -.  Elle reprit rapidement contenance, se tournant pour observer son comparse de la nuit –elle commençait à connaître pas mal de gens dans ce monde à force, même si ce n’était pas forcément les plus recommandables – et voir s’il gérait mieux la chose qu’elle, auquel cas elle serait peut-être un peu rassurée. Vexée, mais rassurée.

Et pour le coup, il lui donna l’occasion de rire un peu et de se dire qu’elle n’était pas la seule dans son cas ; il manqua lui aussi de chuter, et mit un certain temps à rejoindre sa camarade improvisé, qui ne fit pas de remarques au vu de sa piètre performance, n’ayant elle-même pas été des plus habiles. Elle observa néanmoins longuement son allié du jour pour en dresser un premier profil partiel ; la première chose qu’elle pouvait constater était sa facilité à prendre la parole. Le genre de mec à apprécier diriger le débat, ou en tout cas n’hésitait jamais à balancer son point de vue à tout va. Un peu trop éloquent au goût de la jeune femme. Quant à ses capacités physiques, pour le moment, il était difficile d’en dresser un profil exhaustif. Il était plus grand que la jeune femme et relativement svelte, elle ignorait quelle était sa force de frappe ou même le niveau de son pouvoir. En clair, elle disposait de bien trop peu de données pour dire quoi que ce soit au sujet de ce type hormis le fait qu’il parlait un peu trop. Elle le laissa passer devant alors qu’il atteignait à son tour l’autre côté du précipice, et elle aperçut en même temps que lui les petites créatures qui constituaient leur prochain obstacle. Un peu plus en contrebas, on pouvait voir l’entrée d’un tunnel qui devait être la suite logique du parcours. Ils devaient donc passer sur ces bestioles et poursuivre par là en principe. Bon, sur le papier ça n’avait pas l’air particulièrement difficile, mais la jeune femme se doutait que le vieux maître n’allait pas leur faciliter la tâche, et que ces bestioles seraient en réalité bien plus embêtantes qu’elles ne le paraissaient au premier coup d’œil. D’ailleurs, l’une d’entre elles ne prit pas de gants et se jeta aussitôt toutes griffes sorties droit sur Tommy qui ne parvint à l’éviter que grâce à un miraculeux réflexe qui eut l’effet de le faire s’étaler par terre quand la créature se retrouva complètement perdue, incapable de retrouver sa cible.

*Surprenant de la part de ce vieux… Ces bestioles sont donc si stupides ?*

Pendant qu’elle était tout à sa réflexion, deux autres bestioles s’élancèrent dans sa direction en poussant des grognements rageurs pour tenter d’intimider leur proie qui se contenta d’un haussement d’épaule, prête à dégainer son violon avant de se rappeler… Qu’elle l’avait laissé au maître. Bon sang, elle n’avait pas son pouvoir !! Et merde. Ca changeait considérablement la donne ça. Non pas qu’elle était incapable de se défendre à mains nues, mais elle s’était tellement habituée à la présence de son arme et à l’impact qu’elle pouvait représenter en combat qu’elle ignorait totalement comment elle allait s’en sortir sans. Et lui alors, il allait faire comment si c’était pas un manieur ? Promettre « oui oui je ne me servirai pas de mon pouvoir ? » Pour le coup, Lena pria très fort pour qu’il soit un manieur lui aussi et se retrouve dans une merde similaire. Enfin pour le moment, il ne semblait pas très fort, en tout cas de ce qu’il laissait entrevoir.  De bons réflexes, mais un manque évident de cohésion dans les déplacements, d’équilibre au moment de repartir. Cependant, loin d’être découragé, le jeune homme se releva et balança son pied droit dans la face du diablotin qui l’agressait, l’envoyant droit sur la violoniste qui ne fit pas de manières et le poussa dans le vide avant qu’il touche terre. Oui c’était cruel, mais ces machins voulaient les buter ET étaient en plein milieu du passage. Pas d’esquive possible, des ennemis partout, exactement le genre de défi que détestait la manieuse, habituée aux manœuvres qui lui évitaient tout danger superflu.  La remarque que lui fit ensuite son allié de fortune lui arracha un sourire. Même dans une situation aussi merdique il trouvait le moyen de jouer à son petit jeu ? Elle se contenta alors de répondre avant d’écraser la tête d’un diablotin un peu trop présomptueux sous ses rangers – oui elle avait tout de même gardé cet accessoire indispensable - :

« C’est toi qui me l’as envoyé, je ne fais que profiter de ta galanterie…A moins que tu ne sois pas assez fort en réalité pour achever de pauvres petits ennemis ? »

Apparemment, il s’attendait à une réaction plus éloquente encore puisqu’il s’élança sans mot dire, ce qui fit légèrement pouffer de rire la violoniste, qui prit appui sur son pied droit pour se pousser vers l’avant et atteindre le second diablotin qui avait tenté de transformer la pauvre voyageuse en steak haché. La bestiole poussa des petits  cris gutturaux en sautillant dans tous les sens, cherchant sa proie, mais elle ne parvenait à rien d’autre que de frapper bêtement dans le vide en espérant avoir un indice quelconque. Cette cécité soudaine était surprenante tout autant qu’intéressante… Une race qui se punissait elle-même en privant de sa vue le guerrier qui aurait échoué à atteindre sa cible ? Un système barbare et primitif, mais qui avait le don de captiver la manieuse, qui y voyait là un nouveau mode de gouvernement qu’elle pouvait étudier et duquel elle pouvait tirer ses propres conclusions sur des situations concrètes. Cela changeait particulièrement de ses cours où la moindre de ses opinions était automatiquement rejetée par cet enfoiré de théoricien qui n’avait jamais eu d’autre expérience sur le terrain que le violent refus d’un enquêteur blasé par les beaux discours d’un faqueux persuadé de tout savoir d’un monde dans lequel il n’a jamais foutu les pieds… Lena évita une volée de coups de griffe aléatoirement placés dans un petit périmètre autour d’elle, et attendit que la bestiole lui tourne le dos pour poser son pied sur sa nuque et pousser d’un coup pour coincer la créature au sol et commencer à briser ses os.  La bestiole n’eut le temps que de pousser un léger râle avant que les craquements ne remplacent ses cris et que son souffle ne s’éteigne brutalement. Vue de l’extérieur, la scène aurait été perçue comme un meurtre de sang-froid tant l’expression qu’affichait la manieuse était sombre, satisfaite d’étaler ainsi son adversaire.  Elle ne s’en rendait pas encore compte, mais sa personnalité avait quelque peu changé depuis qu’elle était devenue une voyageuse ; elle devenait plus sociable – le terme eût été un peu fort, mais Lena aimait rappeler à ses détracteurs à coups de poings qu’elle avait raison – et plus encline à travailler en équipe, mais elle devenait également une sorte de tarée impatiente, prête à tuer tous ceux qui venaient l’emmerder simplement pour avancer plus vite… Elle devenait comme l’autre salope de Ciara en fait ! Cette simple pensée fit déglutir la violoniste qui ne se préoccupa même pas des deux bestioles qui lui fonçaient dessus, jusqu’à ce que l’une d’elles lui entaille la joue, ce qui eut pour effet de la réveiller aussitôt. Elle plongea au sol, se retrouvant sous les deux diablotins, et elle posa ses mains sous son corps pour pousser en l’air ses jambes et enserrer ses cibles. La première n’eut pas le temps de voir venir la jeune femme qu’elle se retrouva en un instant capturée et balancée tête la première dans le vide, tandis que la seconde, qui esquiva le premier coup, se mangea ensuite une bonne tatanne en plein visage alors que Lena poussait de toutes ses forces sur ses mains pour se maintenir ainsi et donner le maximum d’impact à ses frappes.

Les bestioles furent rapidement toutes mises au tapis. Un sourire sur le visage, Lena se tourna vers son « rival » et le nargua, toujours avec son air amusé :

« On dirait que j’ai gagné. »

Satisfaite, la violoniste n’attendit pas de voir la réaction de son allié et s’engagea aussitôt dans le tunnel qui constituait la suite de leur parcours. Mais à peine eut-elle fait quelques pas à l’intérieur qu’un mur se dressa entre la manieuse et son camarade, les séparant dans une immense cavité plongée dans le noir. Impossible de distinguer le chemin, et à peine la manieuse eut-elle fait quelques pas qu’un mur vint lui dire bonjour et la fit s’étaler par terre.

*Aïe… Putain, encore un labyrinthe ? Et c’est quoi la suite ?*

Le vieux maître lui apporta rapidement la réponse : un panneau lumineux indiqua pendant quelques secondes avant de disparaîre :

« Vous n’avez que dix minutes pour vous sortir du labyrinthe… En cas d’échec, celui-ci commencera lentement à se remplir d’eau, ne vous laissant que quelques secondes de marge avant d’être… Noyés ! Comptez uniquement sur votre instinct… Et vous trouverez la réponse. »

Encore une énigme débile… Décidément, Lena commençait à en avoir assez des petits vieux.


(hrp : désolé pour le temps de réponse… Gros manque d’inspi ces derniers temps ^^’)
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyJeu 28 Nov 2013 - 16:39
Le tableau n'est pas complètement noir elle se sera décoincé un peut, même si j'ai pris le risque de passer pour un boulet. Après qu'elle ait fait choir ma bestiole dans le trou et m'ait lancé un pique dont je n'avais pas tenu compte je me suis à nouveau élancé dans la bataille. Ils n'en restaient pas moins des monstres de bas étages et pas trop difficile à berner, leurs griffes restants des armes redoutables. Utiliser Cloud dans un espace confiné comme ici aurait était dévastateur et l'envie d'y recourir me démangeais le point mais Lena n'ayant plus sont violon je préférais m'abstenir. C'est vrai que d'habitude le petit nuage est constamment au bout de mon bras, me vient donc une question. Le vioc veut-il qu'on se rende compte que l'on est rien sans nos pouvoir ou bien esse totalement l'inverse ? C'est avec cette pensée en tête que j'évitais de justesse les rasoir qui voulaient me raser de près. En appuis sur la jambe gauche, j'emmanche un coup de genoux dans l'abdomen de la créature qui, devant sauter pour m'attaquer au visage, allait toucher terre. Le choc l'envoie sur l'un de ses comparses qui devait avoir dans l'idée qu'encercler l'ennemi est idiot, mais bon je ne vais pas m'en plaindre.
 
- Moi j'en suis à deux !
 
Lançais-je à la violoniste en m'assurant que mes adversaires étaient k.o et qu'il n'en restait plus à venir. 
 
- On dirait que j’ai gagné.
 
Cette petite phrase me fut glissé avec une expression de gaieté quand elle passa à côté de moi pour continuer d'avancer. De mieux en mieux, on arrivera peut être à discuter finalement durant cette nuit. De sa démarche sur d'elle, elle prend à nouveau les devants en se dirigeant vers une sorte de tunnel. Je la suis de près jusqu'à l'entrée, sauf que tout a coups le couloir se retrouve coupé en deux. Nous voilà séparés. Un autre mur sort du sol derrière moi empêchant toutes marches arrières et me laissant dans l'obscurité. Un panneau scintillant apparaît devant moi.
 
« Vous n’avez que dix minutes pour vous sortir du labyrinthe… En cas d’échec, celui-ci commencera lentement à se remplir d’eau, ne vous laissant que quelques secondes de marge avant d’être… Noyés ! Comptez uniquement sur votre instinct… Et vous trouverez la réponse. » 
 
Un labyrinthe dans le noir ? Ça me rappel des parties de cache-cache nocturnes avec des potes. Mais dix minutes c'est court, donc je pose ma mains sur le mur à ma gauche et c'est partie à l'ancienne. Dédale a inventé le labyrinthe comme étant un lieu duquel on ne peut sortir, Ariane a contournée le problème mais j'ai pas de fil sur moi, résultat j'utilise l'autre méthode qui est de toujours garder la mains sur le même mur. J'y vais donc à l'aveuglette la paume constamment en contact avec la paroi. Les virages s’enchaînent et rien ne change, ni la matière du mur, ni l'éclairage, ni aucune indication. Un frisson d'excitation me parcourt la colonne, le temps file et je ne trouve rien qui m'indique une quelconque sortie. À force de marcher je me retrouve à mon point de départ devant le panneau. Celui-ci a changé, le message qui était inscrit au départ prend moins de place pour permettre l'affichage d'un compte à rebours. Celui-ci en est à 4:36.
 
- Et merde...
 
J'ai perdu 5 minutes à tourner en rond pour rien ! En relisant le texte je réfléchis à 100 à l'heure, "suivre votre instinct", qu'est ce qu'il peut bien vouloir dire. Après avoir perdu une minutes à ne rien faire je tente quelque chose. Je me place à côté du panneau et me met à courir dans le couloir obscur, je ne sais pas ce qui m'a prit, sûrement que j'ai repensé à l'un de mes jeux, mais en tout cas cela ne donne rien, avant même d'avoir fait 10 mètres je me mange un mur et me retrouve sur le cul. Après m'être relevé je retourne à mon point de départ en me frottant le postérieur. Il reste 1:45 au chrono, toujours pas la moindre lueur d'espoir. Je m'assoie par terre et fais fonctionner mes méninges. "instinct", "instinct", "instinct",... A quoi pense-t'il ? je cherche dans tous les jeux, films et livre que je connais, si il n'y en a pas un qui peut m'aider je ne sais plus quoi faire. 0:23, je me relève et tente le tout pour le tout, les yeux fermer j'avance dans le couloir les bras près du corps, dès que mon équilibre vacille je tourne à droite. "Eurêka !!" je ne me suis pas pris de mur, mais au même moment le chrono se termine et l'eau commence à couler. Toujours les yeux fermés je continu d'avancer sans me fier à rien de sensoriel alors que le liquide glaciale m'arrive au-dessus du pied. Je ne sais pas combien de temps il me faut, mais je continue d'avancer et je suis trempé jusqu'à la taille quand des rayons de lumière viennent frapper mes paupières clauses. Une fois ouvertes, j'hésite à les refermer... je suis dans un carré où les murs sont toujours aussi noirs et l'éclairage toujours aussi inexistant. L'eau me monte jusqu'aux côtes à présent, mais il n'y a rien qui ressemble de près ou de loin à une sortie... Le buste inondé je ne sais plus quoi faire... Je referme les yeux pour me concentrer et trouver une idée quand je sens à nouveau la lumière au travers de mes paupières, mais en avançant je me mange une nouvelle fois le crâne contre un mur invisible... Je m'écarte un peu, alors que l'eau est à hauteur de mon cou, puis je tends la mains et touche quelque chose du bout des doigts. Ils se referment sur une sorte de boule, je prend conscience qu'il s'agit d'une poignée de porte quand je sens qu'elle est en prolongement du mur. Mon poignée ne fait qu'un tour et avec mon épaule je pousse aussi fort que possible.
 
Enfin de l'air frais !! Et comme par miracle mes vêtements sont entièrement secs. Habitué à l'obscurité mes yeux ne discernent rien et font les clignotants pour arrêter de voir trouble.
 

Spoiler:
 
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Lena Skye
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyDim 8 Déc 2013 - 11:37
Les pensées de Lena étaient aussi répétitives qu’un vieux passant son temps à radoter ; chaque nouvelle épreuve l’amenait à penser « je déteste ça… » Oui elle détestait les labyrinthes, l’orientation était loin d’être sa tasse de thé. Alors en plus dans le noir et sans son violon qui aurait pu lui apporter un peu de lueur, ses pathétiques tentatives de retrouver son chemin auraient plus l’air d’un spectacle comique – et tout autant tragique – que d’une exploration. Et pour en rajouter une couche, un mur se dressa entre la jeune femme et son collègue de la nuit, les séparant. Manquait plus que ça, qu’on lui retire au moins une compagnie – bien que cette pensée l’amena à penser qu’elle était réellement désespérée pour en arriver là – qui aurait eu moins le mérite de l’empêcher de devenir plus dingue qu’elle ne l’était déjà. Elle entendait presque cet enfoiré de vieillard pouffer de rire en observant l’entraînement des deux disciples improvisés. Soupirant à nouveau – décidément elle se répétait sans cesse – elle mit ses deux mains devant elle pour avancer à tâtons, pensant ainsi éviter tout contact malencontreux avec la pierre. Un pas après l’autre, elle avança, cherchant à identifier un couloir, et à établir en partie une sorte de plan grossier dans son esprit. Rapidement, elle sentit la roche froide contre ses mains et avança à l’horizontale jusqu’à ne plus rencontrer de résistance. Elle manqua de tomber à la renverse lorsque ses paumes rencontrèrent de nouveau le vide. Sans se faire prier, elle avança en replaçant ses mains devant elle, et repartit dans ce nouveau chemin. Quelques pas, et un nouveau mur. De nouveau un couloir après quelques mètres. Puis le schéma se répète. A l’infini…. A l’infini ??? Bon sang mais comment pouvait-elle sortir de ce piège avant la deadline fixée par le sage !! Il n’y avait aucune issue, aucun indice, si ce n’est une phrase philosophique débile. Compter sur son instinct ? Elle savait faire, mais son esprit était tel qu’il lui était difficile d’agir sans plan réellement fixé. L’improvisation, elle détestait ça. Elle était bien trop pragmatique et réfléchir pour foncer de manière irréfléchie dans le premier piège venu. Mais au point où elle en était… Elle pouvait tenter tout et n’importe quoi pour l’emporter. Sitôt dit, elle se recula légèrement pour prendre un peu d’élan, inspira un grand coup, et se jeta à l’assaut de ce qu’elle estimait être la bonne direction. Mais un choc brutal la projeta violemment alors qu’elle pensait avoir réussi, la ramenant aussi sec à terre. Ok, l’instinct n’était pas la meilleure des solutions. Non seulement ça ne servait à rien, mais en plus, ça faisait mal. D’ailleurs, ce constat, elle ne le fit que deux minutes plus tard lorsqu’elle reprit conscience, et que l’eau commençait doucement à envahir le couloir entier. Pour le moment, le niveau était faible et ses pieds dépassaient encore, mais rapidement, elle se retrouverait submergée…. Il fallait qu’elle trouve rapidement une solution, qui lui permettrait d’aller vite tout en évitant ce genre de gamelles. Elle se remémora alors l’énigme débile du vieux, compter uniquement sur l’instinct. Merde, mais elle avait fait ça déjà, et ça ne lui avait rien valu de plus qu’une énorme bosse et de s’assommer de manière ridicule. Mais peut-être qu’il y avait autre chose à comprendre par là… Elle se fiait beaucoup trop à ses sens, essayait de « voir » grâce à ses mains, c’était sûrement ça le problème. Songeant un instant à la solution, elle finit par respirer un grand coup avant de fermer ses yeux et de ralentir son souffle, jusqu’à le réduire au strict minimum. Elle essaya ensuite de visualiser dans son esprit l’environnement qui l’entourait ; l’eau s’écoulait d’un endroit précis ; Lena entendait distinctement le clapotis régulier. En plus de cela, l’air suivait des courants très particuliers entre les différents couloirs du labyrinthe, sifflant de manière très reconnaissable. De cette manière, la violoniste n'avait plus qu’à se laisser guider à l’aide de son ouïe et par la caresse de la brise. Elle dut cependant accélérer le rythme lorsque l’eau atteignit son bassin, courant comme elle put en brassant pour avancer vers son objectif. Le bruit de la chute d’eau se fit de plus en plus fort, jusqu’à ce qu’enfin, un éclat de lumière vienne l’aveugler et la réchauffer en même temps ; elle ouvrit les yeux alors que l’eau était montée jusqu’à son cou, attrapant les rebords de la plate-forme en sécurité pour se hisser à l’abri. Et aussitôt fut-elle sur pieds que la chute cessa de couler et qu’une trappe vienne refermer le sol rocailleux. Mais pour une fois, Lena ne passa pas un quart d’heure à insulter la source de ses ennuis, elle était bien trop épuisée pour cela… Reprenant son souffle, essorant sa tenue comme elle put, elle aperçut également un peu plus loin Tommy qui avait également réussi l’épreuve, et était dans le même état que la manieuse. Ce qui la rassura un peu, elle qui pensait avoir été la seule à galérer sur cette épreuve à la con. Heureusement, la logique était totalement absente du monde onirique, et en un instant, les vêtements des deux voyageurs étaient à nouveau secs. Aussi surprise qu’agacée, la jeune femme remercia tout de même le maître intérieurement pour leur avoir accordé ce petit confort. Mais elle eut vite fait de se raviser lorsqu’elle vit un nouveau panneau lumineux apparaître :

« Après avoir mis à l’épreuve vos sens et vos capacités physiques, il est temps de vous soumettre au dernier défi de votre première nuit ici… Et telle la branche de roseau dans la tempête, vous allez devoir apprendre à contrôler vos émotions et à vous montrer insensible, inflexibles. L’un subit, l’autre protège, les places s’échangent par la suite. »

De plus en plus intriguée, la violoniste suivit la direction indiquée par le panneau, jusqu’à atteindre une petite salle annexe, qui formait une sorte de dôme. Une entrée, suffisamment grande pour laisser passer un être humain de taille moyenne, indiquait aux nouveaux venus qu’il fallait aller là. – et une petite mention rajoutée par le vieux maître précisait bien sûr que toute évasion serait impossible tant que l’épreuve ne serait pas accomplie officiellement. Mince… Lena avait prévu de dormir longtemps cette nuit, elle n’aurait pas l’excuse du réveil. Sans se faire prier, elle ouvrit donc à contrecoeur la porte et pénétra dans une immense pièce circulaire aux murs entièrement blancs parsemé de petits orifices qui n’avaient rien de rassurants. Lena prit alors son courage à deux mains pour s’avancer au centre de la pièce tandis que son allié entrait à son tour, quand une voix se fit soudain entendre alors que la porte se refermait brutalement :

« Veuillez désigner le premier prisonnier. »

Sans trop savoir pourquoi, Lena pointa aussitôt du doigt Tommy qui n’avait pas eu le temps de réagir. Un bras surgit aussitôt du sol et saisit le malheureux, l’amenant exactement au centre de la pièce avant de le saucissonner à un grand poteau. Sans vraiment écouter les potentielles protestations du voyageur, la manieuse reporta son regard sur la batte de base-ball qui surgit du sol à ses pieds. La voix reprit alors :

« Le protecteur doit prendre la batte et repousser tous les cailloux qui arrivent pour empêcher qu’ils ne viennent frapper le prisonnier. »

Hein ??? Elle allait devoir utiliser ce truc pour taper dans des caillasses ? C’était quoi ce défi stupide bon sang ? Elle n’allait tout de même pas laisser le pauvre type se faire lapider à mort, même si elle avait grandement la flemme… Elle posa alors ses mains sur la batte et s’accroupit pour la ramener bien contre elle. Mais l’engin était tout sauf maniable : il pesait une tonne ! Lena galéra une bonne minute avant d’arriver ne serait-ce qu’à la soulever légèrement et n’arriva pas à repousser la première pierre qui alla frapper Tommy dans les côtes. Une seconde partit de l’orifice juste à côté, et la jeune femme la remarqua cette fois-ci. Armant son bras comme elle put, elle fit un grand mouvement digne d’un golfeur qui repoussa la seconde pierre, tandis qu’une troisième en profitait sournoisement pour atteindre le jeune homme au genou. Merde, mais comment faire avec un truc aussi lourd ? Et tandis que son collègue continuait de prendre cher, elle peinait à renvoyer celles qui lui arrivaient droit dessus, recevant au passage sa dose de cailloux en plein visage. La lèvre ouverte, elle lécha le sang qui en coulait, et essaya de se rappeler ce qu’elle avait appris aujourd’hui ; faire abstraction de ses pensées, ne pas se fier aux idées premières que lui fixaient ses sens…. Et si le poids de cette batte n’était qu’un mirage ? Il fallait s’en convaincre. Aussitôt, elle blinda son esprit d’une seule pensée :

*La batte est légère, la batte est légère, la batte est légère… *

Et sans qu’elle puisse vraiment l’expliquer, la batte devint d’un seul coup bien plus légère ; elle put alors se concentrer sur les cailloux qui arrivaient en tous sens, bondissant d’un côté à un autre pour repousser une pierre, parfois pour l’encaisser à la place du prisonnier quand elle ne pouvait pas faire autrement. Mais rapidement, elle s’habitua au rythme des assauts, jusqu’à parfaitement les anticiper et que son collègue ne subisse réellement plus aucun coup. Souriante, la jeune femme épuisée laissa la batte retomber à ses pieds alors que la voix annonçait :

« La première partie du test est terminée ; les rôles vont maintenant s’échanger. Veuillez placer le second prisonnier au centre de la salle. »

Aussitôt, les liens de Tommy se défirent, et la manieuse lui indiqua la batte qui attendait déjà son nouveau propriétaire. Elle se plaça au centre de la pièce, et les cordes enserrèrent son corps, la laissant contrainte d’attendre que les coups arrivent. Elle prit alors une grande inspiration et ferma les yeux. Elle devait maintenant parvenir à conserver son calme, ce qui constituait une épreuve relativement difficile… Intérieurement, elle espérait que le voyageur serait bien plus efficace qu’elle. Autrement, elle aurait tôt fait de devoir se mordre les lèvres pour ne pas hurler….

« Repense juste à ce que nous a expliqué le vieux à propos de l’instinct, tout ça… Et gaffe aux pierres ! »

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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyMer 11 Déc 2013 - 0:53
Je commence à y voir clair quand Lena sort du labyrinthe.  Elle est trempée de la tête aux pieds et respire bruyamment à cause de l'effort fourni, mais comme moi dix secondes plus elle se retrouve sèche, ne lui laissant comme soucis que son souffle court lorsque apparaît entre nous, un second panneau.    

« Après avoir mis à l’épreuve vos sens et vos capacités physiques, il est temps de vous soumettre au dernier défi de votre première nuit ici… Et telle la branche de roseau dans la tempête, vous allez devoir apprendre à contrôler vos émotions et à vous montrer insensible, inflexibles. L’un subit, l’autre protège, les places s’échangent par la suite. »

Sans tergiverser on prend la direction donné par le panneau, ce qui nous amène à un dôme,  celui-ci n'est pas très grand, il pourrait contenir une moitié d'un terrain de tennis tout au plus. La porte passée, le vieux a trouvé bon d'indiquer qu'on ne pourrait pas faire demi-tour. Il doit vraiment avoir de l'humour. J'entre dans la pièce sphérique a la suite de la violoniste et m'attarde sur les trous qui parsèment les parois. Dans mes pensées, je n’entends que partiellement la voix qui nous demande quelque chose, mais le temps que je comprenne ce qui se passe, je suis déjà désigné par la jeune femme. Provenant du centre de la pièce,  juste a côté d'elle, des liens me lient à une sorte de poteau pendant qu'une batte de base-ball sort du sol a la verticale comme une fusée prête pour l'espace. J'avale ma salive d'un seul coup, "pourvu que je n'en sois pas la destination".

La voix résonne encore, donnant ses instructions a Lena et annonçant par la même occasion que je dois me préparer a morfler si elle n'arrive pas à stopper les projectiles de la machine. Mais bon je lui fais confiance, il n'y a pas de raison... Jusqu'à ce que je vois de ma place qu'elle n'arrive pas à la soulever et un frisson me parcourt la colonne à la première pierre qui s'échappe d'un mur et vient dangereusement dans ma direction et finie violemment dans mes côtes, me coupant la respiration. Une seconde est projeté, mais stoppée par un coup de batte de la jeune femme. À l'inverse des nombreuses qui suivent, car le poids du manche en bois semble extrêmement lourd. Certains son arrêtés mais la majorité est tout de même pour ma pomme. A après de très nombreux bleus il y a un changement dans la cadence des coups. Je lève les yeux et vois que comme par magie Lena arrive à la manier avec fluidité et vitesse, petit à petit je ne reçois plus aucuns cailloux.

« La première partie du test est terminée ; les rôles vont maintenant s’échanger. Veuillez placer le second prisonnier au centre de la salle. »

En moins de deux me voilà à nouveau libre pendant que Lena s'approche pour prendre ma place et en profite pour me filer un conseil.

- Repense juste à ce que nous a expliqué le vieux à propos de l’instinct, tout ça… Et gaffe aux pierres !

L'idée ne fait qu'un tour dans mon cerveau, c'est surement en la voyant elle aussi en mauvais état à cause de certains cailloux dont elle a bloqué la trajectoire. Toujours est-il que, ses mots plus ce qui c'est passé avec le labyrinthe, quand je prends la batte en mains je m'imagine tenir Cloud et frappe dans le premier caillou, mais ils vont plus vite que je ne le pensais. La violoniste a vraiment du mérite, car je ne sais pas si je vais pouvoir tenir. Déjà 3 cailloux ont franchies la piètre défense que je suis, mais progressivement j'arrive à prendre le rythme et après avoir fait un sans faute de 20 pierres c'est la end-game et la voix se fait entendre à nouveau.

«Le second prisonnier est libéré, les portes vont s'ouvrirent, vous êtes libres. »

Je peux enfin souffler en voyant les murs derrière Lena s'ouvrir en deux pour nous baisser voir une grande salle éclairé on ne sais trop comment. Je m'approche de ma camarade d'apprentissage pour m'assurer qu'elle aille bien, puis nous nous rendons dans la salle fraîchement ouverte où le maître nous attend déjà.

- Vous vous en êtes très bien sortis jeunes pousses pour une première nuit d'entraînement. À moins que vous ayez des questions je vais vous laisser aller aux sources chaudes si vous le souhaitez, mais n'oubliez pas d'êtres présents demain.

Cool, après l'effort le réconfort. Je prend le couloir indiqué par le vieux sans attendre que Lena esquisse un mouvement. J'arrive devant le vestiaire quand...

- Et merde... 8H du mat…

Qu'est-ce qui me prend de me réveiller à cette heure un samedi ? Aucune idée, mais ce n'est pas bien grave j'y retourne cette nuit. C'est sur cette pensée que je rallume la console et entame une session de jeu avant qu'Adrien n'arrive.
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyLun 16 Déc 2013 - 12:31
Lena appréhendait vraiment ce qu’il allait se passer dans les prochaines minutes. Non pas qu’elle remettait en cause les réflexes ou la force de son collègue d’entraînement, mais elle n’avait aucune envie de se recevoir un caillou en pleine poire. Et elle savait que cela arriverait quoi qu’elle en pense. Elle devait avant tout apprendre à conserver son calme en faisant fi de la douleur. Elle devait apprendre à séparer son esprit de toute pensée purement physique dans l’action ; elle était parvenu à faire abstraction du poids de la batte pour frapper, elle devait maintenant faire pareil avec la douleur.  Ne pas s’énerver, se contenter de la ressentir et de l’accepter. Mais c’était d’autant plus difficile que la faute était clairement imputable au défenseur, qui raterait forcément plusieurs cailloux. Enfin, il fallait lui donner sa chance après tout. Il sembla prendre un petit temps de réflexion avant de s’emparer de la batte, tentant sûrement de comprendre le sens des paroles de la jeune femme, et la souleva tant bien que mal pour commencer l’épreuve. Et quasiment en même temps, une première pierre vint s’écraser droit dans ses côtes, lui coupant le souffle avant de lui arracher un cri de douleur. Merde ça faisait mal ! C’était même pire que quand elle tenait la batte, parce qu’elle ne pouvait pas bouger pour tenter d’atténuer l’impact. Là, elle le prenait de plein fouet et subissait comme une merde. Et d’ailleurs, elle n’eut même pas le temps de reprendre sa respiration qu’une seconde pierre vint la frapper dans la cuisse. Elle poussa un nouveau cri de douleur avant de se redresser et de se reprendre comme elle put, essayant de penser aux enseignements du vieux maître qui les avait mis dans cette merde. Il fallait penser néant, vider son esprit de toute colère, de toute envie de vengeance… Bim, une pierre en plein front. L’odeur rouillée du sang vint aussitôt à ses lèvres. Une douleur atroce lui brûlait partiellement le visage. Mais elle demeura immobile, les yeux fermés, accordant toute sa confiance – c’était peu dire en désignant cela comme un effort -  à ce jeune homme qui donnait tout ce qu’il avait pour réussir à son tour. Et progressivement, les pierres se firent moins nombreuses, jusqu’à ne plus l’atteindre. Lena sourit intérieurement. Il n’était pas si bête que cela ce petit. Elle attendit que l’épreuve confirme leur réussite, et se laissa retomber doucement pour reprendre un peu son souffle, souffrant de plusieurs bleus et de douleurs diverses.  Mais ils avaient tous deux réussi leur première nuit d’entraînement. Finalement, le dôme s’ouvrit pour les laisser passer, et derrière, dans une grande salle décorée de manière traditionnelle avec des panneaux de bois et des tatamis, le vieux maître les attendait, tranquillement en train de méditer. La violoniste serra le poing, se retenant autant que possible de casser la figure de ce vieillard. Ce dernier les félicita, et leur donna rendez-vous pour la nuit suivante, leur proposant de prendre un bain pour reprendre des forces, proposition qu’approuva la jeune femme avec un sourire.  Tommy paraissait tout aussi enchanté de cette perspective, mais il n’eut pas le temps d’en profiter, puisqu’il disparut : il s’était réveillé. Se demandant quelle heure il pouvait bien être dans le monde réel, elle continua tout de même son chemin, puis se laissa glisser dans la source après s’être débarrassé de ses habits. Elle poussa un long soupir de plaisir en entrant dans l’eau chaude, et se laissa porter par l’eau chaude, se détendant complètement. Décidément, il n’y avait pas meilleure sensation… Et c’était encore meilleur quand il y avait des tonnes de blessures par ci par là. Elle sentit presque sa conscience s’évader alors qu’elle se réveillait doucement, un grand sourire sur les lèvres. Pour une fois, la nuit à Dreamland ne se terminait pas dans les emmerdes totales.

***


Lena rouvrit les yeux et jura alors qu’un rayon de soleil manquait de l’aveugler. Elle avait complètement oublié de fermer ses volets en s’endormant. Mais finalement, la nuit s’était passée sans trop d’encombres, et elle se sentait même plutôt bien réveillée, ce qui était signe d’une bonne journée. En tout cas, elle était de bonne humeur au réveil, ce qui constituait déjà en soi un fait exceptionnel… Elle prit une douche rapide, enfila ses vêtements de la journée, et quitta son appartement pour aller à la fac. Il y avait peu de cours le samedi, mais elle tenait tout particulièrement à assister aux simulations d’interrogatoire qu’organisait Walter. Bien sûr, elle devait éviter de faire un duo avec ce garçon qui l’empêchait de faire son travail correctement, mais il leur apprenait tellement de choses qu’ils n’auraient jamais eu l’occasion de voir dans des livres, tant de choses qui lui permettaient de vivre partiellement ce qu’elle voyait de loin à son travail.  Elle en avait assez de ce stage d’ailleurs…. Aucun de ses collègues ne la prenait au sérieux, et on ne lui confiait aucun travail intéressant. De la paperasse, de la paperasse, encore de la paperasse… C’en était déprimant. Les Etats-Unis lui manquaient pour ça… Au moins là-bas, on lui avait donné de vraies enquêtes, et elle avait eu l’occasion de les résoudre, de montrer tous ses talents. Pas grande monde dans l’amphithéâtre d’ailleurs. Peu de gens étaient motivés pour se lever le samedi et aller en cours. Lena appréciait ces séances assez intimistes, ou ils pouvaient parler au professeur de manière totalement informelle, discuter de tous les sujets d’actualité, demander des conseils de travail… Les rares personnes qui assistaient à cette séance parvenaient même à se faire apprécier de la jeune femme, qui voyaient en eux des gens sérieux, réellement motivés à faire leur travail. Souriante, elle entra et s’installa à sa place, tout près du bureau du professeur, qui était déjà installé, et fit un grand sourire en voyant arriver sa collègue chez les Justice. Cette dernière rougit légèrement, ce qui fit pouffer de rire le jeune homme et embarrassa encore plus la demoiselle qui trottina jusqu’à sa place, posant nerveusement ses affaires. Bon sang, elle ne tombait quand même pas amoureuse de ce type ? Un collègue ? Ok, il était génial et beau, mais elle détestait l’idée de dépendre d’un homme, de voir ses émotions soumises à l’état de la personne qu’elle appréciait et au sentiment que cette dernière lui portait. C’était pour cette raison qu’elle restait tout le temps dans son coin et l’évitait consciencieusement.

La séance commença finalement et tout se suivit sans encombre; Lena parvint une nouvelle fois à établir un diagnostic de ses partenaires sans avoir à perdre de temps, ce qui lui permit d’aller presque au même rythme que leur professeur, qui avait déjà établi un profiling de la moitié des étudiants présents, le tout sans même avoir hésité, et en prenant même le temps d’écrire une liste entière pour chaque personne des éléments utilisables et des possibilités de conversation et d’arguments à employer pour obtenir leur attention. Un talent qui frôlait l’insolence… Mais Lena n’était pas loin, et surveillait de près la progression de son professeur en essayant de faire de même. Mais dans cette précipitation, elle se trompa deux fois de suite, ce qui la ralentit considérablement ; finalement, elle ne parvint qu’à se maintenir à peu près au même niveau, non loin de celui qu’elle rêvait de dépasser. Mais c’était encore trop peu.  Et malgré les félicitations du blond à la fin de l’entraînement ; la jeune femme se sentait vraiment minable d’être aussi mauvaise dans ce qu’elle faisait. Mais le jeune homme la rassura : quand on est pressés par les circonstances et qu’on ne peut garder son calme indéfiniment, il est impossible de ne pas se tromper au moins une fois. C’est donc fière mais un peu gênée que Lena regagna son appartement, sans même tenir compte du message de Sherlock, et s’installa dans son lit, fermant aussitôt les yeux sans regarder l’heure : elle avait besoin de sommeil cette nuit.  


***

Cette fois-ci, Lena n’eut pas à monter l’escalier géant pour rejoindre le temple du vieux maître ; elle avait atterri exactement là où la dernière nuit s’était arrêtée, dans la source chaude. Il y avait plus désagréable comme réveil. Souriante, la jeune femme apprécia la douce chaleur de l’eau avant de remarquer qu’une tenue  l’attendait, proprement pliée sur le bord. Un kimono de couleur blanche en soie particulièrement douce et travaillée ainsi qu’une ceinture de la même matière et dans la même teinte. Pour une fois l’étoile avait décidé d’être discrète et était apparue sous la forme d’une boucle d’oreille qu’elle pouvait dissimuler dans sa chevelure. Que leur avait préparé le vieux pour cette deuxième nuit ? Au vu de la tenue qu’elle devait enfiler, sûrement de l’entraînement physique et des techniques d’arts martiaux. Une partie déjà plus intéressante que la philosophie à deux balles couplée à la douleur. La jeune femme finit alors par se redresser pour enfiler sa tenue, et alors qu’elle se séchait, le vieillard apparut sur le toit juste au-dessus d’elle, un petit air lubrique se dessinant dans son sourire, ce qui donna à la violoniste une irrésistible envie de vomir sur le champ. L’homme pouffa de rire, et attendit patiemment que la jeune femme soit habillée avant de se laisser descendre pour venir lui parler :

« – Tu t’en es admirablement sorti hier jeune demoiselle à la poitrine indécente. Mais aujourd’hui, les choses ne seront pas aussi simples. Il te faudra affronter des défis d’un niveau supérieur à ce que tu as vécu hier. Il y aura de la souffrance, des échecs, mais sache que je ne tolère pas l’abandon.

– Pour une fois nous sommes d’accord… Ce n’était pas du tout mon intention. Je compte bien vous botter l’cul à un moment ou à un autre.

– J’attends ce jour avec impatience… En attendant, suis-moi. Nous allons dans la salle spéciale. »

Et Lena comprit tout de suite pourquoi elle était spéciale ; certes d’aspect totalement banale, elle ne comportait aucune aération. Et lorsque le vieux maître ferma la porte, la jeune femme se sentit presque aussitôt oppressée, voulant qu’il ouvre ne serait-ce qu’une toute petite fenêtre. Mais c’était peine perdue.
« Pour le début de cet entraînement, je vais renforcer votre endurance. Vous allez faire tous les excerices physiques que je vous demanderai avec une capacité en oxygène limitée. Si vous êtes bons, j’ouvrirai un peu la porte. Si vous échouez, vous devrez recommencer jusqu’à ce que je sois satisfait… »

Enfoiré…
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyDim 5 Jan 2014 - 23:13
Adrien est donc arrivé vers 11h alors que j'avais commencé a jouer depuis plusieurs heures et nous avons repris notre partie à deux. Notre but ? Terminer le jeux a 100%, on fait donc bien gaffe de récupérer tous les achievements et autres trucs cachés, mais malgré cela notre progression est assez rapide dans un jeu mêlant commandement d'une armée et combats à la 3eme personne. Après seulement 4h de gaming intensif mon camarade de campagne doit m'abandonner, réquisitionné par ses parents. Je laisse donc la console de côté pour trouver autre chose a faire, ce qui, après quelques secondes de réflexions, me mène à réfléchir à ce que va être ma nuit avec le vieux et la violoniste, qui j'espère sera plus loquace que la nuit précédente. Après avoir maté deux films en mode larve dans ma chambre, je prend un aller simple pour dreamland, me rappelant in extrémités qu'il faut que je pense à mon sensei si je ne veux pas arriver n'importe où.

○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○

Me voilà donc de nouveau sous le cerisier qui m'a supporté la nuit précédente alors que j'attendais le retour du vieux. Les portes du bâtiment qui sert à la fois de salle d'entraînement et de sources chaudes sont grandes ouvertes n'attendant que mon arrivé. À mon arrivé la même demoiselle m'accueille en m'invitant une nouvelle fois à la suivre, ce que je fais sans trop me poser de questions. Dès le premier couloir, elle ouvre une porte qui donne accès à une petite salle qui doit être un vestiaire pour aller aux sources, avec étagères et portes manteaux, elle me dit de me changer. J'enfile un t-shirt moulant façon bruce lee et un short qu'elle m'a désigné, donc aujourd'hui au programme, mouvement ample et sûrement un petit coup de chaud. Je ressort, l'essayage terminé, pour que les choses sérieuses reprennent.

Une nouvelle pièce pas très bien éclairée où ma guide me dit d'attendre, je me pose sur le côté et attend. Action qui commence à être une habitude dans ce royaume. Mais je n'ai pas le temps de dire "ouf" que voilà des bruits de pas dans le couloir. Lena fait son entrée accompagnée d'une petite phrase sarcastique du vieux qui referme la porte derrière elle et il commence son monologue d'explications.

"- Pour le début de cet entraînement, je vais renforcer votre endurance. Vous allez faire tous les excerices physiques que je vous demanderai avec une capacité en oxygène limitée. Si vous êtes bons, j’ouvrirai un peu la porte. Si vous échouez, vous devrez recommencer jusqu’à ce que je sois satisfait... "

- C'est moi ou ce petit jeux l'amuse beaucoup ? Quoi qui l'en soit, j'espère que tu ne prendra pas de coups à cause de moi cette nuit.

Bonne entrée en matière il me semble qui me permet de faire du même coup passer des excuses pour ce que je lui ai fais endurer la nuit dernière. Avant que je ne sais pas encore trop quoi commence je me tourne vers la porte pour poser une question.

- On a le droit a nos pouvoirs cette nuit ?
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyVen 17 Jan 2014 - 0:02
Bon bon bon… Comment sortir de ce traquenard ? à tous les coups, tout était prévu pour qu’ils ne sortent pas d’ici avant que le vieillard n’estime leur performance comme correcte. Mais que leur réservait-il pour cette nuit ? Alors que la violoniste s’interrogeait, poussant parfois sur un mur pour tenter d’y déceler un quelconque passage secret ou un potentiel piège, elle finit par remarquer la présence de Tommy, qui attendait également le début de l’épreuve. Il paraissait tout aussi agacé qu’elle des épreuves toutes aussi chiantes les unes que les autres que leur imposait ce nabot, mais il s’était résigné, et demanda s’ils pouvaient utiliser leur pouvoir. Lena demanda la même chose à leur maître, qui leur répondit d’un ton si amusé qu’elle l’imaginait très bien avec un large sourire de l’autre côté de la porte :

« Tout à fait ! Cette nuit, vous allez apprendre à utiliser vos pouvoirs dans des conditions extrêmes. Je veux que vous soyiez capable de frapper même quand votre corps est gêné, par le manque de respiration, une compression, un danger imminent… Vous allez apprendre à réagir au plus vite quelle que soit votre situation. Et pour commencer… Vous feriez mieux de faire attention, les murs de cette pièce ont tendance à aimer se faire des câlins ! »

Oulah. Ca ça sentait le bon vieux piège de merde où les murs de la pièce se referment sur ta tronche. Et le pire, c’était que l’instinct de Lena, cet enfoiré de fils de pute avait trouvé le moyen encore une fois de lui donner raison au pire moment. Sans même prendre le temps de réfléchir au moyen de s’en sortir, la jeune femme se saisit de son violon et se mit à jouer la mélodie des flammes pour tenter d’exploser les murs qui leur arrivaient dessus –certes lentement mais le simple fait de savoir que bientôt leur espace de survie se réduirait à une peau de chagrin donnait l’étrange impression de les voir accélérer – sans que ses notes aient plus d’effet qu’un petit pétard de gamin, laissant une petite marque noire à l’endroit de l’impact. Bon, déjà une option de moins… Des espèces de grosses marches apparurent alors à différentes hauteur sur les quatre murs comme un chemin vers le sommet. Un autre piège ? Dans leur situation, ils n’avaient de toute manière pas d’autre alternative que de tenter le coup. Lena sauta alors sur la première « marche » qui se présenta à elle, et invita son camarade d’entraînement à faire de même ; il y avait probablement un mécanisme un peu plus haut qui leur permettrait de stopper l’avancée inexorable des murs. Mais évidemment le vieux ne les laisserait pas réussir aussi facilement. Et si les premières marches étaient relativement proches les unes des autres, rapidement l’écart se creusa, les obligeant à sauter d’une plate-forme à une autre, le tout avec une marge d’élan relativement réduite – en sachant qu’ils devaient réussir à tenir tous les deux sur les marches parfois -. Evidemment, après une dizaine de sauts, elle se stoppa avant de sauter en voyant non seulement la distance qu’elle avait à parcourir, mais aussi le vide en dessous. Ils étaient bien à six ou sept mètres du sol à présent, ce qui en soi n’était pas si haut, mais représentait déjà une belle chute qui pouvait être mortelle. Et les murs n’étaient plus très loin. Lena prit alors son violon, et lança cette fois la mélodie du vent aidée par l’énergie d’Alto, sautant dans le vide avant qu’une bourrasque ne la projette vers la marche à laquelle elle s’agrippa avant de se hisser difficilement, mais avec succès. Elle ignorait ce que Tommy pouvait faire avec son pouvoir puisque le vieux con leur avait tout piqué la nuit précédente avant qu’ils ne puissent en faire une petite démonstration. Elle ne l’attendit cependant pas, voyant qu’ils n’avaient plus le temps de traîner alors que certaines marches commençaient déjà à s’entrechoquer et à se pousser les unes les autres, prêtes à céder. L’avantage était que le chemin était d’un seul coup beaucoup plus simple à faire, et la jeune femme put rapidement atteindre les dernières marches, repérant un interrupteur bien apparent sortant du plafond en plein centre de la pièce. Prenant une grande inspiration, Lena se jeta juste sous le bouton, balançant alors son instrument droit dessus, ce qui stoppa aussitôt l’avancée des murs. Evidemment, elle tombait comme une merde, sentant son corps accélérer brusquement dans son inexorable descente vers le sol blanc. Dans un geste désespéré, elle se concentra pour utiliser le rappel et faire revenir son violon dans ses mains, et le dirigea vers le sol en jouant la mélodie du vent. L’impact résonna comme une explosion, et la chute de la jeune femme se termina en un choc relativement violent malgré le fait qu’elle ait réussi à la ralentir considérablement. Le souffle coupé, le corps parcouru de tremblements, la violoniste tenta de se relever sans succès. Du moins jusqu’à ce qu’une étrange aura la recouvre et lui redonne toutes ses forces. Elle poussa sur ses mains en se sentant étonnamment légère, avant que la voix criarde de leur professeur ne résonne de nouveau :

« Joli voyageuse ! Le sacrifice de soi au profit des autres tout ça… Tu veux pas te raser et devenir bouddhiste ? Le zen te ferait du bien. Enfin je m’éloigne du sujet là. Comme vous aurez compris, je veillerai à ce que vous soyez en pleine possession de vos moyens entre chaque épreuve. Dans le cas présent, malgré ton réflexe, la chute t’aurait laissée avec deux côtes et un bras cassés. Pas vraiment l’idéal tu en conviens ! Pour le prochain défi, voyons voir ce que vous arriverez à faire contre la puissance des éléments déchaînés !! »

Et à peine eut-il prononcé ces mots qu’une porte s’ouvrit d’un seul coup dans le mur derrière eux, dévoilant un couloir semblable à la pièce dans laquelle ils se trouvaient. La jeune femme déglutit en imaginant quel genre d’épreuves ce taré avait pu leur concocter pour mettre en scène la « puissance des éléments » comme il disait. Déterminée malgré tout à en finir avec cet entraînement qui prenait décidément un virage vers le grand n’importe quoi, elle posa un pied dans la nouvelle pièce, se mettant aussitôt en position défensive tandis que son collègue lui emboîtait le pas. Elle inspecta alors les murs comme elle l’avait fait précédemment – elle n’avait rien remarqué avant que le piège ne s’active mais bon… - et attendit, avant que le vieux maître ne se mette à rire, apparemment amusé devant leur méfiance, avant que trois énormes ventilateurs ne surgissent des différents coins de la salle, créant une tempête digne du vent marin en hiver en Bretagne. Et sans crier garde, des objets se mirent à voler en tous sens, l’un d’eux venant frapper de plein fouet la jeune femme qui s’écroula au sol en se tenant les côtes, le souffle coupé. Merde, les objets lui en voulaient aussi ? Pays de tarés !! La marque avait décidé d’apparaître en plein sur le dos de sa main d’ailleurs cette nuit-là, pas vraiment le top pour avoir l’air crédible en collant un coup de poing. Elle prit son violon, et se tint prête pour jouer la prochaine note. Avec ce vent, elle ne savait même pas si elle arriverait à quelque chose, mais pour progresser, ils devraient éviter ces foutus objets et ne pas se laisser emporter par les bourrasques incessantes qui plongeaient la salle dans une sorte de filet de tempêtes déchaînées par l’espèce d’illuminé qui se tenait face à eux. Il riait, fier hollogramme, tandis que ses créations venaient gêner, voire parfois même blesser l’un des deux voyageurs, leur laissant une entaille légère partout où les bourrasques pouvaient fouetter leur peau.
« Pas le choix ! Il va falloir y aller d’un seul coup, sans se soucier des objets qui nous frappent ! Allez on fonce ! »

Et aussitôt ces mots dits, la manieuse se jeta au milieu des bourrasques, évitant un premier objet en frappant dedans à l’aide de son instrument. Une défense rudimentaire qui se retrouva rapidement hors d’usage d’ailleurs – pas géniale pour les épreuves suivantes – avant de faire une roulade au sol pour éviter le suivant. Ils devaient aller le plus vite possible pour ne pas subir trop longtemps ces assauts incessants.


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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyJeu 23 Jan 2014 - 0:38
Le vieux termime sa blague content de lui quand Lena balance une explosion sur le mur avec l'aide de son violon, si j'ai tout bien compris, mais le seul effet qui en résulte est de noircir légèrement le mur. Pendant ce temps je tourne sur moi même cherchant ce qui va bien pouvoir nous être proposé. Au moment ou les marches sortent du mur pour former un chemin vers les hauteurs de la pièce, la violoniste c'est déjà mise à courir pour entamer l'ascension du nouvel escalier. Je ramène ma fraise aussi vite que possible et nous nous retrouvons vite à prendre de la hauteur, parfois simultanément sur une même plate-forme avec peu d'élan pour atteindre la suivante car derrière nous le mur rappel à lui ses appendice nous obligeant à prendre des risques jusqu'au saut où ma camarade utilise son instrument et comme pour accompagner sa chute se met à jouer. C'est là que je comprend clairement son pouvoir. Chaque mélodie a un effet bien précis, mais je n'ais pas le temps de m'attarder là dessus, il faut moi aussi que j'avance car la marche sur laquelle je me trouve ne va pas tarder à faire demi tour comme ses copines. Déjà à plusieurs mètres du sol je m'élance en attrapant cloud au passage. La cible est ratée, le vide sous mes pieds me fais pâlir pendant que cloud forme une boule au bout de mon bras. Je pointe la sphère cotoneuse vers le bas pour amortir le choc en créant une colonne et une fois l'impact passé et ma vitesse ralentie, je me laisse tomber à terre. D'où je suis, je ne peux que regarder l'escalade rapide de la jeune femme en espérant qu'elle stoppe l'avancée des murs avant que l'on ne finisse en bouillie. Quand les murs se figent, Lena est dans le vide, violon pointé vers le plafond et ne peut que tomber. Je me relève pour courir vers son point d'impact et essayer d'amortir sa chute avec Cloud, mais arrivé à hauteur je me retrouve bloqué par la bourrasque créé par le violon et projeter Cloud ne servirait à rien... Elle percute donc le sol avec une vitesse assez effrayante et semble avoir du mal à se relever jusqu'à ce qu'elle se retrouve enrobée par une étrange lumière pendant que la voix du maitre se fait entendre. Il en profite pour charrier la voyageuse et annoncer la suite des événements. - Pour le prochain défi, voyons voir ce que vous arriverez à faire contre la puissance des éléments déchaînés !! Quand la porte s'ouvre et que les ventilateurs commencent à souffler, camouflant à peine la voix du vioc qui rie alors que diverses objet - tiens, un grille-pain - volent librement en tout sens comme des astronotes en apesanteur. La salle à traverser n'est pas bien grande mais avec tous ces projectiles potentiels il faudrat faire attention à la traversé. En s'approchant Lena finit plié en deux et se relève tant bien que mal.

- Pas le choix ! Il va falloir y aller d’un seul coup, sans se soucier des objets qui nous frappent ! Allez on fonce !

Elle s'élance, mais cette fois je la suis de près . c'est elle qui a prit les risques le coup précédent, il faut que je me rende un minimum utile sur ce coup-ci. Obligé de courir un bras devant le visage et les jambes qui ne vont pas tarder à laisser apparaitre des bleus je jette un regard vers l'avant car le vieux est bien capable d'avoir mit d'autres pièges. À mi parcours, deux ventilateurs sont posés face à face l'un sur le plafond, l'autre au sol. Leur force est telle, que certains objets se retrouvent coincé entre ciel et terre, aplatis comme des orêpes... Ce qui n'est pas des plus rassurant. De l'autre côté, derrière l'hologramme du maitre, un autre bouton se dresse fièrement. Cloud toujours au poing et en ralentissant ma course je me prend une quille de bowling dans la tête, mais en profite pour l'attraper et frappe de toutes mes forces pour lui faire traverser les vents opposés pour qu'elle aille percuter le bouton. Bémol ? Mon bras est coincé entre les deux bourrasques et même Cloud allongé au bout du poing une douleur me parcourt tout l'avant bras. Ensuite j'ai pas tout bien vue. Je ne sais pas si mon lancé de quille a fonctionné ou si ma comparse a fait qurlque chose, mais en tous cas les ventilos sont hors-services. La seconde partie de la salle est traversé à pas rapide au milieu des objets qui jonchent le sol. Le bras pendant, qu'en la lueure de tout à l'heure m'entoure le bras j'en profite pour filer un coup à l'hologramme qui, bien sûr, ne bronche pas.

- Toi aussi tu devrais rester zen. Arrête de t'enflammer comme tes cheveux, tu pourrais y perdre un bras.

La porte suivante s'ouvre nous laissant libre accès à la prochaine pièce. J'arrive pas a savoir si il faut que je me réjouisse d'avoir été utile ou bien désespérer qu'il puisse y avoir encore de nombreuses salles a explorer.

- Et on continue...
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Lena Skye
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MessageSujet: Re: Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl] EmptyLun 3 Fév 2014 - 17:57
Bon apparemment, Tommy avait pigé. Tant mieux. Lena n’était pas particulièrement esprit d’équipe, et encore moins si ses camarades se révélaient de parfaits idiots incapables de comprendre les directives les plus simples. Dans le cas présent, le voyageur avait même décidé de prendre les devants, déterminé à apporter sa part à leur progrès dans les défis stupides du vieillard pour qu’ils puissent se sortir au plus vite de cet entraînement sorti de l’enfer. Ah il voulait les voir prendre des coups hein ? Il ne serait pas déçu. Mais il ne s’en sortirait pas indemne le saligaud. Lena comptait bien aller lui en coller une bonne le moment venu quand il les féliciterait. Oui, intérieurement elle se répétait comme un vieux qui passerait son temps à se plaindre de la même chose. Merde alors elle avait déjà la mentalité d’un vieux con ? Pas rassurant pour l’avenir… Elle qui espérait pouvoir avoir une vie un minimum normale quand elle aurait enfin mis sous les verrous les salopards qui avaient causé la mort de sa famille, avec son caractère c’était mal barré. Enfin, il était vrai qu’elle avait du mal à se voir porter une robe blanche ou encore mère de famille, mais dans le fond, elle tenait à la stabilité tout autant que n’importe quelle autre femme l’aurait souhaité. Bon d’accord, c’était carrément bizarre quand on connaissait Lena de l’entendre dire qu’elle aspirait à une vie normale. Elle qui tenait un profil particulier de toutes les personnes qu’elle rencontrait et n’hésitait pas à l’exploiter si nécessaire, elle rêvait de se blottir contre un homme sans se prendre la tête à penser comment l’exploiter au mieux ? Elle qui pouvait tout casser sur un accès de colère et avait le vocabulaire fleuri d’un camionneur rêvait d’avoir une famille ? Le monde était vraiment fait de toutes sortes de paradoxes… La violoniste était consciente d’en être un elle-même, peut-être même plusieurs. Elle donnait une image de par son caractère qui était la totale opposée de ce à quoi elle aspirait.

Mais dans un sens, elle appréciait d’entretenir ce côté « mystérieux » de sa personnalité, qui l’empêchait de se retrouver vulnérable, soumise aux jugements d’un autre. Il n’y avait qu’une personne qui réussissait à chaque fois à vaincre ses résistances pourtant dignes d’un bunker anti-atomique, ce salaud de Walter. En fait, tous les membres de Justice avaient leur manière de la perturber, mais lui plus encore que les autres ; il avait cette étrange aura autour de lui qui faisait frémir la jeune femme malgré elle chaque fois qu’il s’approchait et accélérer son rythme cardiaque d’une bonne dizaine de pulsations/minutes. Mince, s’il n’avait pas vu ce qu’elle ressentait à sa présence à des kilomètres, il était carrément aveugle. Enfin bon, de toute manière, ce n’était pas le moment d’y penser, y avait quand même des dizaines d’objets qui volaient dans tous les sens et ils étaient eux-mêmes à la limite d’être emportés par une bourrasque. Enfant, elle adorait ce genre de vent suffisamment puissant pour la porter si elle se penchait en avant. Elle se rappelait presque en pouffant de rire les moments où sa mère la rattrapait en lui disant qu’elle pourrait s’envoler si elle ne faisait pas attention. S’envoler hein ? Dans le fond, elle aurait adoré connaître cette sensation. S’évader dans les airs comme un oiseau, s’éloigner de tous ses problèmes, de tous ses doutes pour un instant, le temps de découvrir le ciel, les alentours, de vider son esprit au milieu des bourrasques à l’instar de ceux qui apprécient se laisser aller dans l’eau, leur corps flotter, porté par un courant doux qui les apaise. Ah comme cela aurait été agréable… Et plus les années passaient, plus elle en rêvait. Sa vie était stressante, relativement énervante avec tous ces gens qui essayaient de l’aborder et ces cinq personnes capables de lui résister mentalement…. Oui, si elle pouvait se tirer de là un moment, s’isoler telle un ermite pour ne pas avoir à répondre à une question, à discuter avec quelqu’un. Elle en avait assez d’être manipulée en permanence par des vieux cons qui prétendaient tout avoir cerné de leur personnalité en un regard. Ce genre d’attitude lui donnait des envies de meurtre.

Bon, c’était pas tout ça, mais il fallait qu’elle se ressaisisse. Elle n’allait pas laisser son camarade d’entraînement, tout aussi peu de lien qu’il y ait entre elle et lui, se faire démonter la gueule par des objets en tout genre. Elle penserait plus tard à faire réparer son violon qui avait pris un bon coup pour la protéger du premier objet qui lui était arrivé dessus. Elle ne pourrait pas utiliser ses mélodies pour le protéger ou même le soigner un peu s’il était touché. Merde. Elle s’élança à sa suite, observant par la même son pouvoir en action, une sorte de… Nuage ? Oui, un beau petit cumulo nimbus qu’il manipulait à sa guise. Ooook… Bah, après tout, elle en avait vu d’autres. Il était tout de même plutôt rapide le bougre. Lena avait de bonnes capacités physiques, mais apparemment, ce fait était commun à tous les voyageurs dans le monde onirique. Et quoi, passé un moment on pourrait faire des bonds de quinze mètres de haut en voulant éviter un petit obstacle ? La violoniste n’osa même pas imaginer quelles limites on pouvait dépasser dans ce monde où tout semblait se défier de la logique la plus basique. Soupirant un coup, elle n’hésita pas à se placer devant des objets qui auraient pu finir dans le dos de son camarade, se retrouvant rapidement parsemée de bleus, elle ne lâcha pas du regard Tommy, qui avait saisi une quille de bowling, et la projeta de toutes ses forces à travers la tornade qui leur faisait face, avant qu’elle n’aille droit de l’autre côté contre le bouton qui était leur objectif. Les ventilateurs stoppèrent toute bourrasque, et ils purent se laisser retomber au sol pour se reposer. L’aura du maître leur apporta énergie et guérison, et ils purent se relever alors, tandis que la manieur subissait sa petite réprimande à son tour.

Et puisqu’on allait de surprises en surprises, une porte s’ouvrit dans le mur derrière eux, leur indiquant donc la voie à suivre pour la suite du parcours. Allez, allez, espérons que ce soit la dernière… Lena s’engouffra sans même hésiter une seconde dans le passage, désireuse d’en finir avec cette histoire au plus vite. Aah ils entendraient parler d’elle dans le monde réel les enfoirés qui l’avaient envoyé à cet entraînement débile. Discoland allait trembler sous les hurlements de la jeune femme. Et alors qu’elle serrait les poings en revoyant le visage de sa patronne qui ne cessait de l’envoyer de mission à la con en mission à la con, les torches du couloir s’éclairèrent, révélant alors la nouvelle épreuve ; Les murs s’écartèrent pour laisser apparaître des espèces de canons, pointés sur un radeau qu’ils devaient apparemment emprunter pour traverser l’espèce de lac qui leur barrait la route. Euh… Tu fais rentrer tout ça comment dans ton dojo bordel de merde ? Y a aucune logique !!! Oui, oui d’accord, on est dans le monde des rêves et on a des pouvoirs mais purée y a pas une limite ??? Bon… La violoniste supposa qu’il fallait traverser en évitant ce que leur balanceraient dessus ces putains de canons. La manieuse poussa un long soupir et se frotta les yeux pour tenter de dissiper l’affreux mal de crâne qui lui vrillait le cerveau, et prit l’initiative de s’engager pour aller sur le radeau. Elle s’installa sur l’embarcation sommaire, et se concentra pour réparer son violon. Elle indiqua à Tommy d’attendre qu’elle soit prête pour partir. Ils auraient sûrement besoin de son pouvoir ici. L’instrument s’entoura d’un halo lumineux, et se reconstitua lentement avant de reprendre entièrement sa forme normale. Parfait. Lena s’empara de l’une des rames, et commença à pousser dessus pour faire avancer le radeau. Plusieurs minutes s’écoulèrent sans que rien ne se passe, laissant espérer une épreuve calme à la jeune femme, avant qu’un sifflement ne se fasse entendre, et qu’un jet de flammes ne jaillisse juste devant les deux compères. WHAT ??? Fallait traverser au milieu de putains de crachats de feu de dragons ?? Mais il était complètement fêlé ce vieux !!!

« Bon. Ne bouge pas. Il faut que l’on estime le temps entre chaque jet de flammes, ou on finira en steaks. Il faut qu’on s’approche le plus possible, je pourrais utiliser mon pouvoir pour nous propulser sur les derniers mètres ! »


[hrp : tu peux considérer dans ton post que j’utilise mon pouvoir sur les derniers mètres ^^ ]
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Séjour détente ! ou pas... [quête PV Tommy Fawl]

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