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We have to go deeper [avec Lucien ]

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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Ven 30 Mai 2014 - 19:58
« Nan, c’est faux ! C’est parfaitement faux ! Ne l’écoutez pas ! » intervint Fastice sur une défensive qui n’aurait pas convaincu un juge sourd. « J’ai parfaitement le droit d’être là et vous aussi ! »

En vérité, Fastice avait bien été virée et piratait actuellement les systèmes de ses anciens employeurs pour pouvoir introduire son pion dans la sombre machination qui provoquerait la perte de ses ex-patrons. Néanmoins, il était parfaitement faux d’affirmer qu’elle avait été employée par une entreprise adverse, bien au contraire. C’était son absence de fermeté face aux idées farfelues de Lucien et son intérêt discret pour ses avancées dans son plan retors qui l’avait perdue. Elle avait commis une faute professionnelle en laissant un saboteur perdurer et cela avait naturellement entraîné des soupçons et son licenciement. D’autres qu’elle auraient pu reconnaître l’évidence de sa propre culpabilité dans l’affaire, pour son manque de jugement. Certains, un peu plus vindicatifs auraient pu rejeter leur ire sur la personne responsable de son évincement par ses idées néfastes, à savoir Lucien lui-même. Pourtant, Fastice n’avait qu’une seule idée en tête à présent, se venger de ceux qui l’avaient meurtrie dans son amour propre. Habile avec les lignes de code du jeu, elle s’était introduite dans le système sans même être repérée et avait pu continuer à aider sans le lui dire – elle n’avait pas la moindre envie de lui dire qu’elle le soutenait, il aurait été trop insupportable avec elle – le voyageur qui était sous sa responsabilité. Elle avait gardé un certain contrôle sur le jeu et était encore capable de changer certaines choses. Mais déjà, les attaques de ses anciens collègues étaient lancée pour la retrouver dans le système et l’en chasser. Son temps était limité et il fallait que Lucien commence à agir maintenant. Si seulement cet autre voyageur n’était pas venu tout foutre en l’air !

De son côté, Lucien n’était pas vraiment emprunt à un dilemme ou quoi que ce soit du genre. Pour lui, il était hors de question de quitter le jeu maintenant, à l’aube de son succès prochain. L’avertissement de Calvin était donc nul et non avenu. Il ne comprenait pas cette idée d’arrêter de jouer dont il parlait. Il était là pour jouer et ne resterait pas passif pour un sou. L’autre voyageur, l’autre testeur du jeu était en train de devenir l’agent de ceux qu’il voulait gêner. En le prévenant ainsi, il venait de révéler qu’il était en réalité l’antagoniste principal de ce jeu vidéo, néanmoins dans sa perspective des choses. Les interventions de Fastice ne faisaient pas beaucoup plus sens dans son esprit, mais il supposait qu’elle répondait probablement à une accusation non formulée. Il avait vu l’autre s’arrêter soudain de raconter ses aventures – où Sandman avait déjà pioché quelques idées – pour parler avec son interface. Et c’était cela qui lui mettait la puce à l’oreille sur tout le reste. Oui, on cherchait à l’arrêter, peut-être avait-on compris où il allait en venir et ce qu’il devait faire. Il était donc temps de fuir, de tenter le tout pour le tout et de continuer à troller le système aussi longtemps qu’il le pourrait. Avec un peu de chance, les conséquences seraient irrémédiables et le projet serait abandonné. Or, la première chose à faire était de priver ses ennemis de leur meilleur atout : Calvin.


« Comment ça j’ai pas le droit d’être là… mais… » fit-il en tentant de paraître surpris par toute cette affaire qu’on lui révélait soudain, alors qu’il était déjà passé à autre chose dans son esprit. « Mais, pourtant, elle m’a dit que… »

Et sans prévenir, il se mit à courir, comme ça, au milieu de sa phrase, à détaler à toute jambe vers le parc et la bande de malfrat qui constituait l’un des premiers recruteurs du jeu. Celle ou traînait encore deux autres joueurs mal avisés, qui peinaient à évoluer dans les strates de la mafia locale, faute d’interface pour les aider. Ils le regardèrent arriver, surpris par son attitude excentrique. Aucune mission actuelle ne parlait d’agresser les idiots qui sortaient de cet immeuble ou même de vendre de la drogue à un quelconque client.

« Vite ! Il faut que vous m’aidiez ! » leur dit-il, précipité s’arrêtant pour regarder Calvin derrière lui. « Il faut que vous alliez casser les jambes de cet homme, je vous offre 200 euros pour le faire ! »

La somme correspondait effectivement aux standards du jeu en la matière. Néanmoins, aucun d’entre eux ne sembla réagir.

« Non, vous ne pouvez pas faire ça, ce ne sont pas des commerçants. » expliqua alors Fastice, dans l’urgence, espérant qu’il trouverait une autre solution. « Vous ne pouvez pas leur acheter de service ! »

« Mais… on s’en fout ! » râla-t-il en voyant Calvin s’approcher et réduire son avance à néant. « Je veux juste qu’ils le fassent, pas leur acheter des services, changez cette règle, elle est complètement nulle ! »

« Vous ne pouvez leur donner de l’argent que dans deux cas : pour un achat commercial ou pour une quête, ça fait partie du code de base du jeu et j’y ai pas accès… » avoua-t-elle.

« Eh bien créez une putain de quête ! » hurla Lucien en commençant à s’éloigner à reculons.

« Oh ! Bonne idée ! »

Et presque aussitôt, Lucien devint un donneur de quête et les malfrat acceptèrent immédiatement l’idée. Ils foncèrent sur Calvin tandis que Lucien repartait dans son sens. L’autre avait aussi une interface pour l’aider ça ne ferait que le ralentir, rien de plus. Il fallait qu’il trouve une solution plus radicale. Il fallait qu’il trouve une arme. Et il fila vers le quartier commerçant avec cette idée en tête.
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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Mar 3 Juin 2014 - 15:37



C'est le moment qu'il a choisi pour mettre les voiles. Evidemment... Pourtant pas très grand, sans avoir l'air d'être un athlète, Lucien m'avait bien mis dix mètres dans la vue le temps que je comprenne ce qui se passait. A-t-on idée d'être si fourbe ?! Commencer une discussion normale pour s'enfuir comme ça ! L'aplomb qu'il faut pour se permettre de faire ça... Ca me désole, mais je crois que c'est pur ça que les méchants auront toujours une longueur d'avance sur moi... Je suis pas capable de penser comme des types comme ça. Mais pas le temps de m'apitoyer !

Pivotant sur la pointe de mes pieds, je me jetais à la poursuite de Lucien avec toute la puissance de mes jambes. Ses foulées étaient plus courtes. Et j'étais plus endurant, à tous les coups. J'allais avoir ce sale type et tout rentrerait dans l'ordre, Ashtii se calmerait, le jeu reprendrait son cours normal.

Seulement voilà... Ne jamais sous estimer les individus tels que Lucien. La phrase qu'il prononça me coupa un peu les jambes (et PUTAIN je suis fort pour faire des jeux de mots involontaire). Sans une once de remord, l'idée lui était venue en un éclair. «Il faut que vous alliez casser le jambes de cet homme »

Et ils lui obéissaient, comme ça ?! Je crois bien que j'étais en boule, maintenant. Me péter les jambes, sérieusement ? Ashtii a voulu me dire un truc, du style
«  Attend, ils ont modifié les paramètre du jeu sur les PNJ, je peux chan..  » mais je ne saurai jamais ce qu'elle pouvait chan... ger ?

Le premier s'était jeté au niveau de mon biceps gauche pour m'attraper le bras et malheureusement, il avait un peu de retard sur son copain. Je n'avais qu'à profiter de mon élan. J'ai sauté sur lui et mon genoux a sans doute brisé/foulé un ou deux des doigts qu'il tendait en avant comme un blaireau. Ca me laissait une ouverture ; j'ai fini de tomber sur le type en lui choppant la mâchoire de la main gauche et sa tête a fait un bruit mat, très sonore, en percutant le sol.

Je me souviens que j'avais fait ça, une fois, devant une boite de nuit, quand j'étais au lycée... Ca se fritte souvent devant les boîtes de nuit et quand j'ai le malheur de passer devant ces endroits, c'est souvent moi qu'on trouve là en train d'échanger des pains avec un inconnu. Je sais pas trop pourquoi... Je réponds peut être trop vite à la violence ? Cette fois là, le mec avait un casque de moto et ça avait fini différement pour moi. Mais quand on voit un type avec un casque de moto, on a envie de lui éclater le casque, non ? Bref.
Dans un sens, ça m'a fait plaisir de voir ici que ça aurait pu marcher. Le type que je venais d'entraîner dans ma chute était KO d'office, il aurait certainement une putain de bosse en se réveillant.

L'autre aurait dû en profiter pour... je sais pas moi, me mettre un bon coup de pied pendant que j'étais sur son copain ? Au lieu de ça, il nous a gentiment contourné, avant de lever son pied dans l'idée de piétiner ma rotule. Un coup de pute, note. Mais bon... Ce type ne visait QUE mes jambes ! C'est quand même triste un truc mal programmé... Ou bien il était juste passablement con, va savoir ? J'évitais l'attaque en roulant sur le corps du type qui avait perdu connaissance en dessous de moi, décidant de poursuivre Lucien plutôt que de perdre mon temps avec eux.


C'est bon, j'ai validé leur quête... Ce n'était pas la peine d'impliquer des innocents...

Son intonnation était claire ; un reproche, mais compréhensif. Ouf. Tout n'était pas perdu. Pendant ce temps, ce connard de Lucien avait reprit son avance ! File moi un truc pour le rattraper !

Pas de réponse... Un temps... Merde quoi ! Si vous voulez que je l'arrête, donnez m'en les moyens ! Je continuais de courir comme un cave, faisant mon possible pour ne pas perdre de vue Lucien quand un overboard apparut dans ma main. Ca m'a un peu déséquilibré, même, je dois dire. Mais je suis un homme d'action quoi, sans me vanter... J'ai bondi sur le machin et à la première impulsion je me suis rendu compte que... J'avais un putain de bolide sous les pieds ! En moins de dix seconde, j'étais à nouveau sur Lucien, à ma dernière impulsion, je décidais de laisser mon pied gauche au sol et d'envoyer valser la planche au niveau du talon de Lucien, pour faire tomber cette raclure. L'engin s'est envolé vers lui, à toute vitesse...
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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Mer 4 Juin 2014 - 22:57
Lucien courait à en perdre haleine et en refusant catégoriquement de lâcher sa mallette pleine d’argent. C’était son petit trésor personnel et ce serait sûrement lui qui lui permettrait d’échapper à Calvin et de continuer ensuite à pourrir le jeu de l’intérieur. Néanmoins, dans ce costume d’homme d’affaire, il manquait clairement de mobilité. Il serait rattrapé par l’autre voyageur s’il ne faisait rien rapidement. Le quartier commerçant était beaucoup trop loin pour être rejoint à pied et son souffle serait coupé bien avant qu’il puisse disposer d’une arme. Dans le jeu, rien n’apparaissait directement, ce qui était extrêmement réaliste finalement. Il existait de nombreux jeux qui vendaient aux joueurs ce dont ils avaient besoin où qu’ils se trouvent. Hélas, les développeurs de celui-ci avaient clairement compris que ce genre de phénomène était littéralement impossible. Même en déboursant tout son pactole, Lucien ne pourrait jamais obtenir d’arme ici et maintenant alors qu’il courait à toute jambe à travers les rues. Il lui fallait une autre idée et vite. Calvin allait inexorablement gagner du terrain et les deux personnages qu’il avait envoyés pour le ralentir étaient les seuls qu’il voyait à l’horizon. Il jeta un œil en arrière et se rendit soudain compte que son adversaire, au contraire de courir se trouvait à présent lancé sur un overboard des plus puissants et le rattrapait en quelques secondes à peine.

« Fastice ! » lança-t-il à tout hasard. « Comment il a fait pour sortir ce truc de sa poche ? »

« Ce sont les autres interfaces. Elles l’ont fait apparaître à côté de lui en libre service et il l’a pris. »


« Vous pouvez pas faire apparaître un flingue à côté de moi, en libre service ? » s’indigna-t-il face au manque de réactivité de son alliée.

« Non, il faut avoir accès au code principal du décor et je n’ai pas encore pénétré ce système, ils m’empêchent d’y entrer. » expliqua-t-elle à regret.

« Trouvez quelque chose, vite ! » intima-t-il en s’énervant.

« Je pourrais peut-être vous env… Derrière-vous ! » prévint-elle.

Il eut juste le temps de se retourner pour voir l’overboard de Calvin lancé à pleine vitesse lui arriver dans les pattes. Il fut bien incapable de l’éviter et fut fauché avant même d’avoir pu se plaindre. Il tomba sur le trottoir en béton, aussi lourdement qu’on pouvait se l’imaginer. Il lâcha subrepticement sa mallette, qui glissa un mètre plus loin et s’égratigna en plusieurs endroits. Son costume se déchira un peu, mais il n’y prêta pas la moindre attention. Calvin était derrière lui et il risquait de venir le frapper à n’importe quel moment avec son bras bionique. Lucien se retourna d’une petite et élégante roulade, pour jeter un pied mesquin vers son adversaire. Son bras se tendit et il récupéra son argent. Il ne fallait pas attendre et faire front maintenant cependant, profitant de la distraction de son adversaire, il se releva et repartit dans la direction qu’il empruntait avant de tomber. Il repéra alors l’overboard qui glissait encore, non loin, tout en perdant de la vitesse. Pourrait-il le récupérer pour continuer de fuir ? Ou l’objet appartenait-il légitimement à Calvin ? Il envoya sa main libre pour le prendre, sans essayer de monter dessus. L’engin sembla venir dans sa main sans protester et il en fut ravi. Mais avant qu’il ait pu tenter d’en faire son véhicule, la voix de Fastice intervint une fois encore.


« Vite, sur la route, à gauche ! »

Lucien, sans réfléchir, se déporta sur la gauche et fila sur la route.

« Je fais quoi ? Je fais quoi ? » haleta-t-il en serrant la mallette d’un côté et l’overboard de l’autre.

« Montez dans la voiture ! »

« Mais, j’ai aucun point d’expérience en conduite ! » se plaignit-il ; on lui avait clairement expliqué qu’il ne pouvait pas monter dans un véhicule tant qu’il ne sacrifiait pas de points d’expérience dans le domaine et naturellement, il avait jugé la compétence totalement inutile.

« Non ! Le taxi ! » indiqua alors Fastice, dans la précipitation.

De fait, il y avait un taxi à côté de lui, un commerce probablement placé là fortuitement par l’interface. Sans attendre davantage, il saisit la poignet, ouvrit la porte et s’engouffra à l’intérieur, sur la banquette arrière. Une fois assis, le souffle court, le chauffeur se retourna vers lui pour lui demander l’adresse. Il avait l’air d’un PNJ parfaitement ordinaire et sa boîte de dialogue risquait d’être limitée. Néanmoins, Lucien prit le risque de poser une demande peu ordinaire tout en s’assurant que les portes étaient bien bloquées et empêchaient Calvin d’entrer.


« Vite, roulez ! » ordonna-t-il en serrait toujours ses deux items contre lui.

« Alors, vous voulez aller où monsieur ? » répéta le PNJ, intraitable.


« Non. » indiqua une fois de plus l’interface. « C’est un commerce qui sert à se rendre à un point précis, il ne peut pas juste rouler sans but. Il lui faut une destination. »

« Allez à l’armurerie la plus proche ! » tonna alors Lucien.

« Alors, vous voulez aller où monsieur ? »


« 21 rue de la Fraternité Populaire ! »

« 21 rue de la Fraternité Populaire ! »

« Et c’est parti ! »


Et le taxi démarra enfin. Cette fois, Lucien se laissa vraiment respirer et se permit même de rire. Il l’avait échappé belle. Il avait mal partout à cause de la chute, mais il avait réussi à prendre l’overboard de son ennemi, ce qui lui paraissait être une bonne chose. Jusqu’à ce qu’un petit message de didacticiel apparaisse devant ses yeux, lui indiquant qu’il venait de commettre un délit en volant cet objet, qu’il gagnait du même coup des points cruauté et qu’il était donc susceptible d’être arrêté par la police s’ils se trouvaient dans les parages. Il déglutit et pria pour que ce ne soit pas le cas. Calvin était déjà bien suffisant à combattre, il n’avait pas besoin de toute la police derrière lui simplement parce qu’il avait volé un overboard.
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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Sam 7 Juin 2014 - 13:56

Ma stratégie ne fonctionna que très partiellement. Lucien a terre, il parvint encore à m'échapper en saisissant l'overboard qui se traînait à ses côtés qui le déplaça instantanément hors de portée. La course poursuite reprenait. Je tentais d'articuler;

Ashtii ! Tu ne peux.... pas le bloquer en lui passant des …. ah, ah menottes ou quelque chose ?
Ca n'arrange pas le jeu, figure toi ! On est plus censé implémenter n'importe quoi n'importe où ! De plus, la loi interdit de trafiquer virtuellement le corps d'un joueur en expérience de jeu immersive ; ça pourrait être dangereux pour lui.

J'avoue que sur le coup, je ne comprenait pas tout. A tête reposé, j'imagine que je comprends mieux ce qu'elle voulait dire ; puisqu'on était relié à tout un tas de câbles et de capteurs dans notre petit cercueil à la Avatar, faire apparaître une paire de menotte sur quelqu'un en prenant le risque d'un bug de collision, ça pouvait, sans doute, créer une douleur traumatisante. (le broyage de ma main ne m'avait pas fait atrocement souffrir ; passé un cap de douleur le jeu se contentait de vous informer qu'elle existait et diminuait certains paramètres).
C'était l'explication sans fondement du professeur Calvin ! Je reprends où j'en étais.

Ashtii comptait sur moi, ce qu'elle me fit remarquer en me suppliant d'un air totalement craquant. Je le dis et le répète ; cette créature des rêves était une fille super et je ne voulais pas la décevoir. J'ai bien eu un moment de dépit en voyant Lucien entrer dans un taxi mais le temps que celui ci démarre, j'avais repris une bonne avance.

Mais il n'allait pas m'attendre plus longtemps et quand le moteur ébranla la machine pour la pousser doucement vers l'avant, j'étais déjà trop épuisé pour finir en sprint. Ashtii a semblé le noter et comme je cherchais vainement une voiture à aborder dans la rue en me tenant les côtes elle m'a encore interpellé ;


-Continue ! Je te mets au niveau 99 en course à pied tant pis, arrêter Fastice est notre priorité absolue.  

J'entendais ses doigts frapper son clavier à un rythme endiablé, comme une symphonie frénétique qui m'étais dédiée. Elle laissait ouvert l'interface pour de bon ; on coopérait main dans la main ! Puis, d'un coup, mes jambes sont devenues plus légères et mon souffle était revenu à la normale. Les battements de mon cœur étaient presque paisibles ! Dans ta gueule Lucien ! Ce double sentiment de joie m'a fait oublier instantanément la déception de ne pas pouvoir arrêter une voiture avec ma plaque en gueulant «  Police, je réquisitionne ce véhicule !  ».

Course poursuite round 2 ; Calvin contre la voiture. Je dois dire que ça n'a pas été très long avant que je ne la rattrape. Je ne sentais plus vraiment la douleur en courant (je suppose que c'est le même effet que quand on prend les piquouzes des cyclistes) et m'en suis donc donné à cœur joie. Ah ! Pensez vous qu'Ashtii m'aurait prévenu que ça puisse être dangereux pour mon « vrai corps » onirique ?.. Enfin, j'en reparlerai plus tard.

Pour le moment, la voiture perdait du terrain à chaque virage ou à chaque fois qu'un obstacle se dressait sur sa route. Sans être dense, la circulation n'était pas assez fluide pour permettre au véhicule de maintenir une moyenne bien au delà de 20 km/h, 30km/h enfin je sais pas quelle vitesse, mais juste assez pour qu'un feu rouge lui soit fatal.

Quittant le trottoir, je franchis enfin les derniers mètres au milieu de la route et me jetais vers le coffre du taxi, comptant sur ma main-prothèse pour trouver une prise à ne pas lâcher. Je volais dans le vide, en espérant que le taxi ne démarre pas à cet instant précis en me laissant me fracasser connement sur la route.
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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Dim 8 Juin 2014 - 16:47
Lucien se crut quelques instants hors de portée. De fait, il était dans une voiture qui s’éloignait de son poursuivant à une vitesse raisonnable et se déplaçait vers une armurerie. Bientôt, il serait muni d’une arme à feu et pourrait éliminer cet adversaire malgré l’aide totalement injuste donc il jouissait. Alors, il commencerait son œuvre pour devenir le troll qui rendrait le jeu obsolète. Il commençait à bien récupérer son souffle lorsqu’il jeta un regard en arrière pour admirer la distance qui le séparait de Calvin. Il n’avait pas entendu de sirènes et supposait donc qu’il ne serait pas poursuivi par la police pour l’instant, malgré le vol qu’il avait effectué sans le savoir. Il ne savait pas trop comment fonctionnait ce système de crime, puisqu’il n’en avait pas vraiment commis qui soit susceptible d’être remarqué – il avait été par Fastice une ou deux fois, mais les circonstances étaient différentes. Il se demanda un petit moment s’il ne suffirait pas à Calvin d’hurler qu’il était un criminel pour qu’il soit harcelé par toutes les voitures à gyrophares de la ville. Néanmoins, toutes ces appréhensions disparurent lorsqu’il vit que, loin d’être distancé, l’autre voyageur gagnait maintenant sur eux en courant vraiment très rapidement.

« Mais ?! » s’étonna-t-il. « C’est pas possible ! Il triche ! »

« Bien sûr qu’il triche. » répondit Fastice. « Tout comme vous. Son interface vient de lui donner le maximum d’expérience possible en course à pied. »

« Mais, même dans l’autre monde, personne ne peut courir aussi vite et aussi longtemps ! » s’indigna-t-il. « Et c’est moi qui fait des choix pas réalistes, hein ?! Chauffeur, plus vite ! »

« Et c’est parti ! »

Rien ne se passa, la voiture continua de rouler à la même vitesse, celle autorisée et alla même pour s’arrêter à un feu rouge.

« Hey ! J’ai dit plus vite ! » se plaignit le voyageur.

« Et c’est parti ! »
rétorqua le chauffeur, toujours sur le même ton.

« C’est un chauffeur de taxi, il n’est pas programmé pour transgresser le code de la route… » expliqua Fastice.

« Quoi ? » explosa Lucien. « Putain, mais même dans l’autre vie on voit pas de chauffeur de taxi qui respecte le code de la route. Ils foncent toujours comme des dingues, même s’il s’agit d’emmener une mamie faire ses courses ! Vous pouvez pas êtes sérieux ! Vous avez déjà vu des professionnels en rapport avec le volant qui se prennent pas pour des pilotes de course ? »

« Même si vous aviez raison, il est trop tard, je ne peux plus modifier le code principal, ils m’ont bloqué l’accès pour l’instant et je ne pourrais pas craquer leur défense avant… Oh ! Ils essaient de me bloquer complètement, il faut que je prenne des contremesures ! »

« Fastice ? » s’enquit le contrôleur du chaos. « Fastice ?! Bordel de merde, répondez ! … Raaaah ! »

Face au silence de son alliée et à l’approche imminente de Calvin, le voyageur commença à paniquer. Comment pouvait-il réussir sans disposer d’un accès plus ou moins limité au code pour l’aider ? Il devait trouver des solutions, et vite. Alors qu’il jetait un œil au feu pour voir s’il passait enfin au vert, son ennemi se lança vers l’avant et agrippa la portière. Le feu passa au vert et le chauffeur alla pour démarrer. Lucien réagit au quart de tour, en suivant une intuition, sûrement plus bête qu’autre chose. Hélas, à situation désespérée, mesures désespérées. Sans prévenir, il ouvrit l’autre portière de la voiture, celle qui ne donnait pas sur son poursuivant et sorti au moment même pour le véhicule démarrait. Sans regarder en arrière, il mit l’overboard à terre et monta dessus. C’était un bolide assez puissant et il s’éloigna rapidement, slalomant entre les quelques voitures environnantes, espérant que Calvin, qui s’était accroché au taxi, se soit fait emporté un peu plus loin. Comment rejoindre le 21 rue de la Fraternité maintenant ? Il n’eut pas le temps de se poser la question. Le taxi s’était arrêté vingt mètres plus loin et le chauffeur le pointait du doigt dans sa fuite.

« Hey ! Il est parti sans payer ! »


Aussitôt, un autre panneau lui indiquant qu’il venait d’accumuler un autre délit à la liste de ses crimes apparut et une sirène retenti. Comment pourrait-il échapper à la police et au voyageur en même temps ? Il avisa une ruelle entre deux immeubles et s’y faufila, espérant qu’une voiture ne pourrait pas s’y engouffrer. Vite, il fallait qu’il trouve une solution ! Il doutait que Calvin et ses aides restent sans rien faire devant sa fuite !
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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Jeu 19 Juin 2014 - 15:22

Cet enfoiré se barrait une fois de plus ! Et avec mon overboard de course ! Cela dit, la poursuite allait prendre une nouvelle tournure à partir cet instant ; le chauffeur du taxi venait de me donner l'illumination dont j'avais besoin ; « Il est parti sans payer ! »

Tout en courant à plus petites foulées, je dégainais mon cellulaire et composait le 7007.


-Commissariat de New Port j'écoute ?
-Inspecteur Thomas, matricule 791 104 43 ; je poursuis un dangereux criminel, il se dirige vers... La zone industrielle. Je demande du renfort immédiatement !
-Très bien, j'appelle les patrouilles à proximit

Je raccrochais et entendais Ashtii pianoter sur son claver. Une voix se fit entendre, trop basse pour que je saisisse ce qu'elle disait. Quelqu'un parlait à ma coordinatrice. J'entendis simplement la réponse ; Il va tenir le coup.

Bêtement, j'en conçu une sorte de regain de motivation et reprit ma course à foulées plus longues. Mon corps me semblait étrangement cotonneux mais je me défendit de courir à une allure trop rapide ; je devais continuer de ménager mes forces pour l'avoir sur la distance.

Merde, c'est allumé depuis longtemps ?
Non. Je répondis en un souffle, tout en veillant à ne pas briser mon rythme.
Ce n'est pas grave. Tous les autres joueurs ont un nouvel objectif ; arrêter Lucien. C'est le maximum que je puisse faire sans ruiner toute la béta du jeu. Il faut que cette arrestation ait le moins d'impact possible sur le MONDE REEL, entendu ? On essaye de craquer les autorisations de Fastice mais elle est douée et elle a dû voler des codes pour qu'on ne puisse pas toucher à son joueur.

Comme Lucien avait disparu de mon champ de vision, je ralentis le rythme pour souffler et lui demander ;

Et.... Tu pourrais ha... me le marquer... Sur mon ha... GPS ?
Un instant.... Doigts frappant sur le clavier frénétiquement. Arrête toi et regarde par terre. Mets ça sur ton nez.

Il y avait là une paire de lunette de vue aux carreaux immenses et grosse montures façon « hipster nerd »que je chaussai sur mon nez sans conviction, tout en m'apercevant que l'effort de me baisser et me redresser avait éveillé en moi des douleurs musculaires insoupçonnées.
Une fois sur mon nez, je pouvais voir en haut à droite un petit cadran avec une carte façon GTA, moi en flèche blanche et l'objectif, un point rouge, qui se déplaçait dessus. Comble du luxe, il me suffisait de regarder en direction des rues pour que les embranchements à éviter soient virtuellement barrés sous mes yeux (et pas sur la carte) par une croix jaune translucide, tandis que l'itinéraire à suivre était marqué par un marquage au sol grossier.

Voilà qui allait m'aider ! J'entendais s'élever dans les rues adjacentes la rumeurs de girophares criards et en profitait pour me placer au milieu de la route en soulevant mon badge.


Police ! Je perquisitionne votre véhicule !

Oui, je me suis trompé de mot... J'enrage encore rien que d'y penser... Quel abruti. Bref. Un homme d'affaire d'une trentaine d'année fut tiré hors de son véhicule par mes soins et je restai sourd à ses protestation en refermant la porte derrière moi. Il s'accrocha un instant à sa poignée pour reconquérir son bien mais j'appuyais sur la pédale d'accélération, pied au plancher, tant et si bien qu'il lâcha prise, apeuré.

L'IA est vraiment bien faite là dessus. Je lâchais en suivant la trajectoire optimale.
Merci.

Plus qu'à ne pas se planter contre une autre voiture, un mur ou un platane, et je rattraperai pour de bon ce fauteur de trouble. Quitte à lui rentrer carrément dedans avec ma bagnole, qu'il s'arrête une bonne fois pour toutes.
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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Dim 22 Juin 2014 - 22:54
Avec toute la puissance de l’overboard et une volonté de fer, Lucien filait dans les ruelles en direction de la zone industrielle. Lui-même n’avait aucune idée précise de l’endroit où il allait exactement. Il lui semblait à présent bien peu probable qu’il puisse acquérir une arme sans la voler au passage à l’un des policiers qui le poursuivaient. Calvin ou la horde de PNJ que l’on venait de lancer à ses trousses n’aurait aucun mal à le retrouver en plein achat et à l’encercler dans le bâtiment, prisonnier avec un type peut-être suffisamment vindicatif pour se servir des produits vendus contre un éventuel voleur. Ne lui restait donc plus qu’une seule solution, la fuite, jusqu’à ce que les choses se tassent un peu. Alors, peut-être, pourrait-il s’en sortir d’une manière ou d’une autre. Semer ses adversaires était donc sa priorité absolue. Il ne reviendrait plus chez lui et pour cause, il n’en voyait pas l’intérêt, n’avait-il pas justement assez d’argent pour se payer un nouveau logement dans un endroit secret ? Un instant, alors qu’il bifurquait à droite sans raison particulière et qu’il jetait un œil vers l’arrière pour vérifier qu’il créait toujours de la distance entre lui, la police et Calvin, l’idée lui parut bonne. Puis, il se rappela qu’il était un joueur, piégé dans un jeu vidéo et que ses ennemis étaient les concepteurs eux-mêmes. Il n’y avait aucun moyen de se cacher de ceux qui contrôlaient l’ensemble de son environnement, à moins de disposer de l’aide d’une hackeuse quelconque. Or, celle-ci restait muette depuis un moment maintenant. Son projet était-il seulement possible ? Ce jeu verrait-il vraiment le jour sans qu’il ne puisse rien y faire ?

C’est en retournant à nouveau la tête vers l’avant qu’il fut soudain happé par un énorme projectile venu de la droite, qui le faucha de l’overboard sur lequel il se trouvait et le fit lourdement tomber sur le sol. Il roula plusieurs fois avant de comprendre ce qu’il lui était arrivé. Son véhicule continua inutilement sa course folle vers le lointain, l’abandonnant tristement à son sort. Une main attrapa sa cheville.


« Je te tiens ! » lança l’individu, un autre joueur au bout de la main. « Elle était facile cette mission. »


Lucien ne s’étonna pas trop de ses paroles sur l’instant, il se contenta de lui envoyer son autre pied à la figure. L’autre joueur inconnu le lâcha, surpris. Il avait sûrement l’habitude que ceux qu’il attrape ne se débattent pas trop une fois qu’il avait la main dessus. Ce ne fut que lorsque Lucien se mit à courir dans la ruelle qu’il commença à se demander pourquoi ce type l’avait attaqué et ce qu’il avait bien voulu dire par ‘mission’. Faisait-il partie de la police ? Peut-être bien. Sur le moment, il ne vit pas d’autre explication. Il courut un moment avant de se rendre compte que l’autre le rattrapait assez facilement. Lucien, qui avait déjà le souffle assez court, poussa un cri de rage face à l’injustice de ce jeu : il n’avait développé aucune des capacités physiques avec ses points d’expérience, se contentant d’augmenter ses caractéristiques charismatiques et intellectuelles, afin de devenir riche beaucoup plus rapidement. Hélas, ce choix évident à l’époque lui apparaissait maintenant comme parfaitement ridicule. Il lui fallait une solution, car il ne battrait jamais ce type, ni à la course, ni en combat singulier. Il allait revenir sur une avenue lorsqu’une voiture s’arrêta en urgence à l’entrée de la ruelle où il était. Il repéra immédiatement l’identité du conducteur, malgré ses lunettes étranges.

« Merde ! » jura-t-il avant de se déporter vers la droite.

Il y avait un escalier de service de ce côté et il sauta pour en attraper l’échelle de métal. Le choc fut violent, mais il parvint à s’accrocher et il se hissa vers le ciel, surprenant ses deux poursuivants.


« Voilà, ça devrait les occuper pendant un moment. » intervint Fastice, apparemment satisfaite.

« Fastice ! » lança-t-il, très sincèrement heureux de l’entendre à nouveau. « Vite, sortez-moi de là ! Tous les flics me poursuivent et un autre joueur maintenant… »

« Oui, je vois ça. » commenta-t-elle avec calme. « Une nouvelle quête globale vient d’apparaître. Une récompense est offerte pour votre capture, tous les joueurs sont susceptibles de vous poursuivre à présent. »

« Et vous pouvez pas l’enlever ? »
s’inquiéta-t-il en continuant de se hisser vers le eux, complètement paniqué.

« Non, plus maintenant. » avoua-t-elle. « Mais c’est pas grave, continuez comme ça, vous vous en sortez très bien. Je viens de mettre un commerçant au sommet, achetez-lui une planche longue pour passer d’un bâtiment à l’autre plus facilement. »

Il acquiesça en se demandant si elle pouvait voir quelque part qu’il le faisait. Il grimpa au sommet et arriva enfin sur le toit. Là se tenait effectivement un pauvre petit commerçant assis sur un tapis avec ses produits devant et à côté de lui, comme on pouvait en trouver parfois dans le métro. Il avait une maigre avance sur les autres, mais eux n’auraient pas de planche ! Il sourit et alla immédiatement le voir, demandant la planche la plus grande qu’on pourrait lui procurer. Lorsqu’il entendit le prix, il s’étrangla un peu.

« Oui, j’ai volontairement élevé les sommes ordinaires pour ce commerce. » expliqua Fastice alors qu’il se précipitait vers le bord de l’immeuble avec sa planche plus continuer vers le bâtiment voisin – ils faisaient tous la même taille dans les environs. « Comme ça, ils ne pourront pas en acheter non plus. »

Il grommela cependant, sans avouer ses réserves à haute voix. Il avait encore beaucoup d’argent dans sa mallette, mais il venait d’en perdre une certaine portion et cela le gênait. Il réservait cet argent à tout autre chose. Sans attendre, il grimpa sur la planche, étonnamment stable et légère, et passa sur l’autre immeuble. Il reprit son objet avant que les autres ne puissent le rejoindre et commença à filer vers le prochain bâtiment. Cela avait fonctionné, au moins pour l’instant. Et alors qu’il courrait, une autre idée lui vint.

« Fastice ? »

« Oui ? »
répondit la voix immédiatement, comme si elle était concentré sur autre chose et répondait machinalement.

« Dans ce jeu, j’ai remarqué que la plupart des missions comportaient des choix moraux à faire… » commença-t-il en ménageant un peu ses efforts, profitant que ses poursuivants soient ralentis. « Ma capture offre une récompense, mais ne peut-on pas proposer au joueur une alternative ? »

« Vous voulez dire… leur proposer de l’argent s’ils vous aident à vous échapper ? »

« Oui, quelque chose comme ça. »
confirma-t-il en s’élançant une seconde fois sur la planche. « Ou en tout cas, leur laisser le choix de rejoindre mon camp plutôt que celui de la police... »

« C’est brillant ! »
s’exclama-t-elle. « Simple et brillant ! Je mets ça en place tout de suite. Si vous croisez un joueur, vous allez pouvoir lui proposer de l’argent en échange d’un service quelconque à présent. Et je n’ai même pas besoin d’avoir accès au code principal, puisque la quête a été créé par les autres ! Ah, tout simplement brillant ! »

N’empêche, il était toujours en mauvaise posture. Et il avait perdu une grosse somme d'argent.
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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Mer 9 Juil 2014 - 17:06

Sauf que ça ne pouvait évidemment pas être si facile. J'étais sur mon objectif mais Lucien n'était visible nul part. On en était où ?

-Il s'est réfugié en haut de cet immeuble. Et pour le moment, il ne bouge plus. Il va être rapidement coincé, c'est sans issue.

J'entendais une joie malsaine derrière ces paroles et je crois que dans un sens, ça m'a rassuré. Les sirènes hurlantes de mes collègues se regroupaient, chahutaient dans ce brouhaha d'autosatisfaction que les représentant de l'ordre et les véhicules à gyrophare savent si bien générer. La barre d'immeuble était en état de siège. A part si Lucien apprenait à voler, il n'irait plus nulle part.

J'ai toujours trouvé ça idiot de se réfugier dans les hauteurs d'ailleurs. C'est comme suivre délibérément un panneau « impasse » dans l'espoir de trouver une échappatoire. Ou compter sur des miracles... je sais pas.

Enfin voilà pourquoi à ce moment là, le rêve redevenait un rêve ; j'étais heureux d'avoir mené à bien ma mission que je pensais déjà accomplie. Mon corps se plaignait du traitement que je lui avais fait subir mais il récupérait, même si, pour une raison alors encore obscure, ma jambe gauche restait obstinément raide.

Le suspect était coincé, sans otage. Les bâtiments étaient déjà en train d'être évacués. J'obtenais tous ces renseignements en me promenant sur cette terre conquise délimitée par les bandes jaunes « no trepassing » et questionnant mes collègues avec toute l'autorité que me permettait mon grade virtuel, par de désinvoltes ; «  On en est où avec le bloc 3 ?  ».

Je m'amusais ! En rendant service. Pile ce que j'aime faire dans Dreamland. Je sous estimais mon adversaire.

Les radios reliées au central de la majorité des véhicules reçurent soudain un appel identique ;


A TOUTES LES UNITES, CHARGEZ IMMEDIATEMENT, ESPACE AERIEN VIOLE A PROXIMITE DU PERIMETRE DE SECURITE, JE REPETE, CHARGEZ IMMEDIATEMENT !

Connerie de brouhaha d'autosatisfaction hein ? C'est ce qui nous a empêché d'entendre approcher l'hélico. Et pour ne pas faire durer le suspens plus longtemps, oui, cet hélicoptère se dirigeait droit au dessus de Lucien et déroulait déjà une échelle de corde et barreau métalliques.

Putain ! Je jurais quelques trucs pour faire croire à tout le monde que s'ils se bougeait pas rapidement, ça irait mal pour leur matricule, en tentant de trouver une idée de mon côté. Inutile de penser monter tout l'immeuble maintenant, surtout avec ma jambe qui me faisait des blagues. C'est tout de suite beaucoup plus chiant ces rêves, quand on est dans la peau de ce flic qui se fait berner par les méchants. Faute de choix et d'idée...


Ashtii, il se passe quoi ?

La réponse est arrivé quelques interminables secondes plus tard. Mon interface était occupé. A entendre sa voix quand elle a reprit son micro, elle venait probablement de hurler ; elle parlait d'un air saccadé, aigu, mais un peu cassé. Définitivement furieuse;

Cette salope a créé une ..! Tous les autres joueurs vont vouloir s'allier à lui !
Il se passe quoi ?
Il donne de l'argent si on l'aide à s'échapper, c'est une nouvelle quête globale.

On se faisait bien avoir comme des merdes, quand même. Ca m'a surpris, j'ai probablement posé une question à la con du style ; Beaucoup ? Mais n'ai pas obtenu de réponse.

Assez pour qu'un hélico débarque pour l'aider. J'aurais dû penser subtil, sans doute. Ashtii et tous les autres derrière leurs écrans aussi, je suppose. Maintenant que je suis à tête reposée je me dis ; « pourquoi on a pas simplement créé une quête avec une récompense supérieure pour sa capture ? » C'était déjà plus ou moins ce qu'on avait fait dès le début. Ou bien le camp d'en face avait réussi à modifier suffisamment les paramètres de quête pour que tout inverser soit impossible. Aucune idée.
Sur le coup, j'ai pas pensé subtil, les yeux levés vers le ciel à contempler l'hélico en vol stationnaire au dessus de son objectif.


Donne moi un bazooka. Ou un truc avec des missiles sol-air.

Je m'attendais pas vraiment à ce qu'il se passe quelque chose. J'étais en train de détourner les yeux et les talons pour retourner sur une voiture et les suivre du sol quand j'ai trébuché sur l'objet que je venais de demander. Un bel objet. J'ai gardé ce côté enfant « les pistolets c'est cool ». Comme j'en avais un gros sous la main, je me suis pas fait prier.

Ce bazar était lourd, mais pas assez pour m'empêcher de me le caler sur l'épaule. J'avais l'hélico en ligne de mire. Je savais que la douleur (même suite à un choc mortel) était immédiatement réduite pour ne pas faire subir au joueur de séquelles traumatisantes. Ces consoles étaient bien réglées. Je me suis pas posé plus de question que ça.

Donc j'ai tiré.
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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Ven 11 Juil 2014 - 20:04
Lucien n’en revint pas, alors qu’il paraissait être condamné à errer sur ces toits avec pour seule aide cette planche qu’il avait réussi à récupérer et que son poursuivant ne pourrait pas s’acheter. Il était en bonne posture pour échapper, au moins pour un temps à la police et Fastice continuait de le rassurer. Mais jamais il n’aurait cru possible de voir débarquer cet hélicoptère. C’était ça le véritable pied que pouvait lui procurer sa richesse dans ce jeu. Un immense sourire éblouit son visage alors que l’échelle de cordes se déroulait jusqu’à lui.

« Allez-y, grimpez ! » lança la voix d’un autre joueur au sommet de l’échelle.

« Allez-y, ces joueurs ont accepté la mission de vous aider ! » s’extasia Fastice de l’autre côté de la ligne.

« Je ne vous le fait pas dire Lylianne… » commenta-t-il pour lui-même en abandonnant sa planche et en prenant les premiers barreaux.

A peine eut-il commencé à grimper qu’il se sentit s’élever loin des tous ces policiers qui venaient de boucler le secteur, loin de Calvin et ses sbires. Avec un panache renouvelé, il se retourna vers ces personnages qui ressemblaient de plus en plus à des fourmis et les salua à la manière d’un roi des voleurs indomptable. Cette fois, c’était certain, il leur échapperait. L’hélicoptère s’envolait et il se mit à ricaner. Son plan avait marché et plus que bien ! Il pouvait être fier. Il avait réussi l’improbable, il avait retourné la situation à son avantage lorsqu’elle semblait désespérée. Même Fastice se félicitait de son côté. Il commença donc à grimper sur les barreaux de l’échelle et fut rapidement remonté à l’intérieur de l’hélicoptère, où une main le hissa avec poigne. On l’installa ensuite sur un siège et on le boucla avec une ceinture. Les deux types qui l’avaient aidé le saluèrent avec un sourire satisfait, l’air de montrer qu’ils adoraient cette mission eux aussi. Ils avaient l’air de deux aventuriers modernes, comme des vétérans de la guerre du Vietnam qui se seraient amusés à jouer des casse-cous dans ce jeu vidéo un peu trop banal. Ils avaient des tenues simples, destinées à l’action et avaient l’aura de deux hardgamers en plein exploit.


« Alors, où est-ce qu’on vous dépose monsieur ? » demanda le pilote en hurlant pour couvrir le bruit des hélices.

« Je ne sais pas, attendez, je vais demander ! » répondit Lucien avant de continuer en hurlant : « Fastice, vous avez une idée ? »

« Putain, mec, t’es un joueur ? » s’étonna alors celui qui l’avait hissé à l’intérieur et qui l’avait attaché. « Je croyais qu’on devait extraire un PNJ moi ! C’est quoi Fastice ? »

« Qu’est-ce que t’as fait comme connerie pour être recherché par l’ensemble du jeu ? » interrogea le pilote, plus curieux qu’autre chose.

« J’ai triché ! » avoua Lucien sans le moindre scrupule. « J’ai les développeurs au cul maintenant. »

« Trop cool ! » s’exclamèrent les deux autres, voilà un exploit qu’ils n’avaient pas encore réussi à faire eux-mêmes.

« Et Fastice, c’est mon interface, elle m’aide à craquer les codes du jeu pour échapper aux flics. »

« Putain, trop bien mec ! » le félicita celui qui ne conduisait pas avec un grand sourire et en lui filant un coup de poing amical dans l’épaule.

« Ça y est, j’ai une destination ! » intervint Fastice. « Il faut que vous alliez vous poser sur la zone 13 et que vous cherchiez le hangar… Oh ! Attention ! »

Mais c’était déjà trop tard, la ligne de code avait déjà scellé le destin de ces trois joueurs et Calvin avait fait mouche. La roquette toucha l’arrière du véhicule et explosa la queue de celui-ci. Incapables de se diriger, les trois personnages tournèrent soudain sur eux-mêmes à une vitesse affolante, puis l’hélicoptère alla se planter dans un immeuble sans qu’ils n’aient eu le temps de se détacher pour sauter. Aussitôt qu’il entra en collision avec le bâtiment, il explosa complètement dans un déluge de feu très cinématographique mais dont le réalisme aurait arraché quelques commentaires justifiés au joueur bêta que Lucien était. Une sorte de gong maléfique résonna alors dans l’esprit du voyageur et un message s’imposa à lui, indiquant en lettre vertes qu’il était mort. Même pas un « Game Over », non, il était simplement mort et il n’avait eu aucune chance de s’en sortir. Il ouvrit les yeux et retrouva l’environnement familier du module dans lequel on le branchait à la matrice du jeu. Une pointe d’injustice et de frustration le frappa alors que Fastice ouvrait la porte pour le libérer, dans ce laboratoire minable ou elle lui avait demandé de venir quelques nuits plus tôt – elle avait alors invoqué le fait que les autres joueurs ne devait pas savoir qu’il avait une interface, il comprenait maintenant ses véritables raisons.

« Je suis désolée. » dit-elle avec une moue déçue. « Ils ont craqué mes codes pendant que j’essayais de vous sauver, je n’ai pas pu vous réintroduire dans le jeu pour une nouvelle partie... »

Lucien la regarda un instant, puis il haussa les épaules. Elle l’avait bien aidé tout de même et il en était content. Il avait presque réussi. Et il trouvait sa triche beaucoup plus intéressante que celle qui consistait à faire apparaître une arme aussi impitoyable au pied de son adversaire. Et fait, maintenant qu’il y réfléchissait, même s’il était un peu déçu d’avoir perdu, il s’était vraiment beaucoup amusé, surtout à partir du moment où Calvin l’avait poursuivi et même un peu avant, lorsque Fastice avait commencé à glisser en douce certains changements en sa faveur. En y repensant, si c’était à refaire, il le referait et essaierait à nouveau de lutter contre les développeurs. Non pas pour saper leur jeu, mais vraiment pour le plaisir de le faire.

« C’est pas grave. » dit-il en quittant l’appareil. « C’était plutôt bien comme jeu, je me suis bien amusé. Dites-le à vos patron, c’est beaucoup plus drôle avec une interface pour nous aider… »

Il n’avait juste pas encore tout à fait compris qu’elle avait été virée. Puis, sans même un au-revoir, il partit en quête de Calvin, histoire de lui proposer une revanche.

[HRP : Voilà, je te laisse gagner vu que tu m'as accordé un trop plein de swag :p Je me suis beaucoup amusé en tout cas :p /HRP]
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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Sam 12 Juil 2014 - 18:50

Le résultat fut aussi spectaculaire que définitif. Alors que les débris de l'hélicoptère tombaient en crépitant sur le sol, Ashtii m'annonça que Lucien avait quitté la partie. Mais malgré la satisfaction que j'entendais poindre dans sa voix, ailleurs, derrière son écran d'ordinateur, ici, tout le monde me regardait d'un air effaré.

J'ai mis un moment avant de réaliser que je venais de passer « d'inspecteur » à « dangereux criminel qui  détruit un hélicoptère et ses occupants en vol sans autorisation au beau milieu d'une ville » (titre pompeux hein? )

Mes collègues tendait les paumes dans ma direction en me demandant de poser calmement mon arme. Des gens hurlaient. D'autre pleuraient. Mince, il me semble que c'était... Beaucoup plus terrible que ce à quoi je m'étais attendu.


Ashtii, qu'est-ce qu'il se passe ?
Nos données indiquent que c'est la réaction adéquate en fonction de ce que vous venez de faire. Ce n'est pas exact ?

La surprise m'a empêché de trouver quoi répondre. Oui, c'était la réaction normale. J'ai lâché mon arme et me suis bientôt fait saisir avec douceur (je n'opposais pas de résistance après tout), passé les menottes, puis conduire à l'arrière d'un véhicule de police en direction d'une cellule fraîche.

Et que se passe-t-il dans le jeu quand on va en prison ? On peut refaire une partie ?
Non, vous devez continuer le jeu en tant que prisonnier avant d'en sortir au bout d'un délais de plusieurs années, en fonction de votre conduite. Heureusement, il n'y a ni peine capitale, ni perpétuité, ceci afin de motiver le joueur à poursuivre son expérience de jeu.
Ce n'est pas un peu cruel comme jeu ? Voire inintéressant ?
Ce n'est pas un simple « jeu ». C'est une simulation parfaite du MONDE REEL. Un chef d'oeuvre ! Réponse agacée, pincée.

Oh... La perspective de continuer ma partie en tant que prisonnier ne m'amusait soudain plus énormément. La voiture était déjà en train de se garer et une foule de flashs crépitait devant la bâtiment quand j'ai annoncé à mon interface;
Avec toutes mes excuses, je n'ai pas envie de tester l'univers carcéral de votre jeu. J'imagine qu'il sera bien fait, étant donné que je l'ai déjà vu de l'extérieur. Est-ce que j'ai été utile à la béta de ce jeu ?
Que... Oui, pourquoi ?

Un exemple vaut mieux que mille discours ! Puisque mes mains étaient accrochées dans mon dos, je suis tombé à la renverse, en arrière, sur un ancien collègue. Je reprenais mon équilibre en même temps que je dégrafais son flingue de service. Ôter la sécurité fut plus facile que je ne le pensais dans cette position. Et puis, j'ai vidé le chargeur un peu partout, dans le vide, dans les jambes de ceux qui m'encadraient, dans les journalistes agglutinés là...

Un écran rouge a bientôt remplacé mon champ de vision.
GAME OVER ! Qui a dit que la prison était dissuasive ?



Quand je me suis réveillé dans mon petit cercueil électronique, une douleur cruelle me tenaillait la jambe, je me sentais mal à cause du manque de sang absorbé et je n'eus droit en guise de comité d'accueil qu'à une superbe créature des rêves alien en colère.

Vous trouvez ça amusant ?! Qu'est ce que vous avez fichu ?!

Ca m'a fait mal de la voir s'adresser à moi comme ça. Elle qui avait fini par être si gentille. On s'était approché, je pensais que je lui plaisais bien... Et bin là, fini. Quand j'ai cessé d'être utile, je redevenais de la merde à ses yeux... Je crois. Enfin bref, j'ai pas su quoi répondre.

Je... Je voulais arrêter de jouer.
Et bien vous n'aviez pas à faire ça ! Nos deux testeurs Voyageurs qui quittent la partie le même jour, en mourant ! Ca ne va pas nous faire une pub du tonnerre ça ! La Béta était suivie par beaucoup de monde !
Vous n'avez qu'à dire que... La prison du MONDE REEL est si bien faite que les habitants du monde réel ne veulent vraiment pas à avoir à la subir ?
Elle a pincé les lèvres puis claqué sa langue avec mépris. Notre équipe de communication trouvera quelque chose...

Sans ménagement, elle m'a mené ailleurs, dans une salle où attendait son patron. Plus diplomate, j'ai eu le droit à des félicitations de sa part pour l'ensemble de mes services dans le jeu, ainsi qu'avoir arrêté Lucien et son interface pirate. Il m'a même donné l'EV promis au début du contrat. En ajoutant cependant, toujours avec sa voix qui avalait les mots à la vitesse d'une broyeuse à végétaux ; « Vous ne nous tiendrez par rigueur pour votre jambe n'est-ce pas ? » Le jeu m'a filé une très méchante crampe quoi, rien de terrible. En fait, j'aurais probablement pu en mourir, même dans le monde des rêves... Ils avaient bourré mon corps de saloperies pour tenir le niveau 99 en course, je crois. Mais j'ai fait non de la tête et il m'a guidé vers la sortie d'un air rassuré.

En retrouvant Ashtii. Pff....

Disons que lui ai demandé si on pouvait se revoir et elle m'a dit que non, ce ne serait pas nécessaire.  J'ai pris un râteau dans le monde des rêves, oui.
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MessageSujet: Re: We have to go deeper [avec Lucien ] Aujourd'hui à 21:15
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We have to go deeper [avec Lucien ]

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