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Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith']

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MessageSujet: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Ven 5 Juil 2013 - 16:51
Vous savez ce que ça fait que de perdre à jeu de hasard alors que le système est truqué de A à Z pour vous faire gagner ? On a la rage après ça, on a les boules ! On se dit que notre niveau de chance est loin dans les négatifs ! Surtout quand justement, sur de notre coup, on a misé toutes nos économies dessus. Dans le cerveau de la victime, il y a deux solutions : Soit partir en silence et garder ce dégout pour soi-même. Soit tout faire ressortir et exploser tout ce qui passe à portée, quitte à se retrouver au commissariat ensuite. Il faut avouer que le choix est difficile. La quantité de phéromones et de je-ne-sais-quoi envoyées dans les veines créer en quelques secondes un flou monstre, rendant tout choix logique impossible. On s’en remet au destin, à l’instinct primaire, aux réflexes basiques.

Une petite demi-heure plus tard, je me retrouvais sur un banc froid derrière une quarantaine de barreau métallique. Avec à ma droite un alcoolique encore à moitié bourré, et à ma gauche un type louche qui scrutait le mur comme s’il y avait une fenêtre à cet emplacement. Pardonner-moi l’expression mais, quelle soirée de merde … Pourvu qu’à Dreamland ça se passe un peu mieux. Enfin pour ça il faudrait que je sorte de là. Il fallut attendre presque minuit et passer toute la partie sermon pour que je puisse finalement regagner mes appartements. Un passage sous la douche et hop dodo.
Plus jamais je rejoue à ces jeux à la con, et encore moins en misant tout ce que j’ai … Bordel, mais comment je vais faire pour payer mon loyer moi maintenant … Raaaaaaah, sombre crétin d’abruti.

Le sommeil se fit attendre lui aussi, la chaleur ambiante de l’été n’aidant pas le moins du monde, il fallut encore patienter. Jusqu’à sentir son corps s’alourdir et son esprit s’élevé, direction le pays de rêves.

*BIM !! JACKPOT !! DING DING DING DING !!*

Ce fut l’accueil de mon arrivé en ce monde. La mâchoire écrasée sur un bouton vert, une machine dont les haut-parleurs retentissent à moins de vingt centimètres de mes oreilles, et des jetons dorés qui ne tardèrent pas à me recouvrir le visage dans un fracas non négligeable.

Où suis-je ? Me redressant avec quelques difficultés et observant les alentours, il semblerait que je suis dans une sorte de fête foraine. Si on fait abstraction de la populace attirée par ce qu’on pourrait nommer, l’appât du gain, ça doit être sympa ici. Et puis je n’ai pas une thune ici, donc pas de risque de tout perdre aux jeux. Ah si pardon, maintenant j’en ai un max. Je sourie de façon machiavélique à la foule de radin autour de moi, et récupéra tout mes jetons en faisant une poche avec un pan de ma tenue. C’est vrai qu’ici je suis une ravissante et pulpeuse jeune femme, héhéhé. Mais du coup, les vêtements à poches ne sont pas vendu avec … Ils en vendent dans le coin ?

Je partis en quête d’un coin vestimentaire, l’air tout sauf maline avec mon pseudo-sac plein de jeton. Tiens, faudrait plutôt d’abord chercher à échanger ça contre de l’argent. Tendant l’oreille et suivant mon instinct je me retrouvai rapidement devant ce qui semblait être le responsable. Le chat-cauchemar me regarda avec des yeux ronds, accentuant ses sourcils au pelage des plus foncés, puis se redressa. Il vérifia quelque chose sous l’étagère qui lui faisait office de bureau et revint à moi en souriant. Des félicitations et tout le blabla en découlèrent, mixées avec une certaine dose de charme mal placé. Mais voyant que ça ne me touchait absolument pas il vint rapidement à la dernière étape.
Je me retrouvai peu après avec une petite bouteille remplit de très exactement cent quarante-deux unités d’essence de vie. Good, au moins je pourrais me payer un truc sans avoir à penser quoi que ce soit de ma poche. Je le remerciai d’un revers de main, et lui demandai où je pourrais trouver un endroit qui vendrait des vêtements. Il me regarda à nouveau avec des grands yeux puis explosa de rire. Alors soit il se fou royalement de ma gueule, soit … soit il se fou royalement de ma gueule. Heureusement pour lui, il m’indiqua un petit atelier en m’assurant que j’y trouverais mon bonheur. Mon cul oui … Je lui tournai lentement le dos en le soutenant d’un regard tout sauf joyeux, puis partis dans la direction indiquée.

Le lieu, c’était bien un magasin, on est d’accord mais là où ça coince, c’est qu’ils ne vendent QUE des déguisements ! Et hors de question que je me balade en Bugs Bunny ou en Winnie L’ourson ! J’avais beau parcourir les rayons, pas un n’avait une bonne tête. Remarque si on ne me reconnait pas, ça ne pose pas tellement de problème. Tiens, un costume de Mary Marvel. Le genre de perso qui contrôle la foudre aussi, ça pourrait être chouette. Ouais mais elle n’a rien pour cacher le visage … Boh, je n’ai qu’à piquer un masque noir sur un autre. Ouais on va faire ça. Voyons voir déjà s’ils ont ma taille.
Mais pas le moindre indicatif, il va falloir faire à vue d’œil. J’en attrapai un au pif et allai le tester dans la cabine d’essayage.

« Putin de con de saloprie ! »

C’est la première chose qui sortit de ma bouche quand je voulu l’enfiler après avoir retiré la robe blanche et rouge récupérée à Luxuria. Voila pourquoi il n’y a pas de taille, le costume s’étire et se rétracte de lui-même pour prendre exactement les mensurations de la personne qui le porte ! Mais c’est magique ça ! Excellent même ! Me voila en super-héroïne, dans mon fier costume noir, zébré d’un éclair jaune et une petite jupe sur les hanches qui descendait presque à mi-hauteur des cuisses. Des bottines noires sans talon remontant quasiment jusqu’aux mollets, et pas la moindre cape sur les épaules. Plus qu’à trouver un masque. Je fouillai du regard les étalages. Ah tiens, celui-là ira très bien. Ça cache tout sauf la bouche, le menton et les cheveux. Le vendeur ; un matou marron foncé des pieds aux oreilles fort aimable ma foi ; reçu sa contribution et me remercia pour l’achat.

Je remis ainsi le pied dehors, avec un esprit de compétition et d’égocentrisme accru. Il me reste même encore un petit peu d’EV pour quelques manèges. Ouais mais bon, seule ce n’est pas méga drôle, même en super-héroïne incognito.
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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Sam 13 Juil 2013 - 20:00
« Une peluche, tu veux une belle peluche ? »





« Gaaaah.. », maugréa Lithium sans aucune classe.

La jeune femme était en mode larve sur son lit, tournant sur elle-même pour tenter de parer à son ennui. Ne sachant quoi faire, elle n'avait rien trouvé de mieux que de tourner en rond, errer sans but sur la seule surface agréable, son pieu. Elle soufflait, soupirait, grignotait son oreiller, puis son drap, et s'étalait ensuite, lorgnant avec dépit son plafond parsemé de nuages peints. La petite ange peinte par sa mère semblait la dévisageait avec mépris. Déprimé par tant d'inconvenance à son égard, elle se retourna de nouveau, attrapa un de ses nombreux oreillers, et le balança à travers la pièce en hurlant.

« BOREEEEEEEEEEEED ! »

A la différence d'avoir un flingue pour dérouiller ses murs, elle avait un coussin.
Moins de dégâts, plus économique, mais largement moins drôle. C'est ainsi qu'elle se retrouva à grogner de nouveau son désarroi en roulant sur ses draps, pour finalement se retrouver en mode cocon anti-moustique, et puis s'écraser sur le sol. Un simple « aie » traduisit la douleur qu'avait causé sa chute. Désireuse de trouver quelque chose d'intelligent à faire, elle se leva, toujours emmitouflée dans sa couette, flatta Kiara, sa – trop – affectueuse chienne, et jeta un coup d’œil par la fenêtre. De la pluie, des orages avec éclairs, de la brume, un temps pourri en soi. En gros, toute activité extérieure était prohibée. Non pas qu'elle souhaitait sortir pour se promener, emmener le clebs en balade ou quoi que ce soit d'autre, mais y'avait sûrement mieux à faire dehors que de rester enfermée, vautrée sur le canapé à se mater un film. Ce qu'elle se retrouva à faire en toute modestie, et sans le moindre remord.
Affalée sur le sofa, en tant que digne représentante de la chrysalide qui avait arrêté net son évolution, elle se goinfrait de stroopwafels, des biscuits/gaufres fourrées hollandaises. Un véritable délice pour ses nobles papilles avisées. La journée touchait à son terme, et aucune activité rentable n'avait été entreprise. C'est pourquoi elle décida qu'il était grand temps d'y amener quelques modifications, pour clore la journée en beauté. Elle alluma donc la télé.

C'est beau le progrès !
C'est ainsi qu'elle se mata « Bienvenue à Zombieland ».
Ce qui expliqua bien évidement comment elle atterrit à Circus Attraction, face à un effrayant clown qui se foutait bien de sa gueule. Pourquoi d'ailleurs cet abruti se marrait-il de la sorte ? Qu'avait-elle de si hilarant sur le visage ?


« Tu devrais penser à te regarder dans une glace.
Et à moins boire surtout.. »
, soupira Bis de dépit.

Lithium ne comprenait pas les allusions de son acolyte forcé.
Boire ? Mais elle n'avait strictement rien bu ! Sinon, elle se serait retrouvé à Delirium.
Inquiète, la jeune femme quitta le clown, et s'enquit d'un miroir, ou tout autre surface réfléchissante, susceptible de l'informer davantage sur son apparence dreamlandienne. Elle aperçut au loin un Palais des Glaces, et courut pour l'atteindre le plus rapidement possible, arrachant quelques rires au passage des passants. Mais qu'avait-elle ? Touchant enfin au but, elle reprit son souffle, fit face à l'une des nombreuses glaces extérieures de l'attraction, puis hurla d'horreur. La voyageuse était terrifiée par son apparence loufoque.
Elle était toute de vert vêtue. Sa forme physique avoisinait celle d'une banane, le tout avec un pseudo nez au milieu du ventre de son costume. Des yeux globuleux étaient accrochés sur les côtés de son déguisement, et elle portait des collants verdâtre. Pour ajouter au ridicule, sa tête sortait par un trou au-dessus du faux organe nasal. Pour être plus claire dans sa description, elle était apparue en tant qu'un foutu Chrysacier. Pourquoi ? Juste parce qu'elle s'était emmitouflée dans sa couette comme un cocon ? Non mais n'importe quoi !!

Outrée, et humiliée, elle partit en quête de fringues.
Non mais elle allait sûrement pas rester ainsi toute la nuit !
Rouge de honte, elle surmonta les rires et les moqueries des gens, tout en ravalant sa fierté oubliée que Bis se chargeait de piétiner avec rage. Cette dernière aussi supportait mal de voir que tout le monde se payait leur tronche. Pourquoi s'était-elle retrouvé à vivre dans un corps si propre à accueillir la honte et la déveine ? Quelle poisse.
Elle marcha longtemps, baissant la tête pour que l'on évite de trop voir son visage. La honte ne tuait certes pas, mais elle y contribuait grandement tout de même. Si en temps normal, elle aurait paradé fièrement, ce soir-là, elle ne ressentait que disgrâce. Étrange que son quota de ridicule soit de moins en moins supporté. Peut-être était-elle en dépression. Naaaan ! Pour quelles raisons le serait-elle, hein ? Enfin bref. Elle marcha un bon moment avant de trouver un magasin susceptible d'avoir des vêtements corrects. Rapidement, elle s'y faufila, et courut entre les rayons, recherchant désespérément son bonheur. Rien, rien, et encore rien !! Que des déguisements débiles ! Daffy Duck, Rantanplan – mais qui voudrait se déguiser en chien – le Grand Schtroumpf rien que pour les pédophiles, ou encore un simple Pedobear pour perpétuer la légende.
Non pas qu'elle ne raffolait pas de toute cette testostérone et de tout ces poils et plumes, mais en fait pas franchement. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur LE costume. Un costume bien provocateur, mais sexy. Celui de PowerGirl elle-même! Une sorte de body blanc, avec un trou pour laisser une partie de la poitrine respirer, avec une petite ceinture rouge. Une cape rouge virevoltait dans son dos, soutenue par une épaulette dorée, elle-même maintenue par une cordelette de la même couleur. Pour achever sa métamorphose, elle enfila des gants bleus, ainsi que des bottines dans le même ton. Nickel. Bon, elle ne passerait pas inaperçue avec ce truc.. Il lui fallait quelque chose pour être un tant soit peu anonyme. La dessinatrice fouilla dans un panier, et en sortit un masque blanc qu'elle se fourra directement sur la face.


« Ouaaaah..
Comme si on allait pas te reconnaître avec ça.
Non mais sérieux.. Avec un costume pareil, faut que le monde entier sache quelle splendide créature tu es, voyons ! Ah ces jeunes. Aucun sens de la célébrité. »
, soupira Bis.

Enfin prête, elle se pointa à la caisse pour payer.
Inconsciemment, elle s'appuya sur le comptoir, mettant ainsi ses atouts en valeur.
Lorsqu'elle demanda le montant de ses achats, le chat se mit à bégayer, pour finalement lui annoncer une somme totalement dérisoire. Surprise, la jeune femme aligna la monnaie dreamlandienne, ne savant aucunement qu'elle venait d'obtenir un important rabais équivalant à un 80% dans le monde réel. L'intruse corporelle explosa de rire face à tant de naïveté de la part de sa propriétaire. Quelle douce idiote cette petite. Alors que le chat cauchemar encaissant son dû, il soupira joyeusement.


« Aaah..
Encore une belle demoiselle qui cache son visage.
Quelle triste ironie. »


« Encore ?
Comment ça ? »


« Et bien, une flamboyante rousse est arrivée un peu avant vous.
Elle aussi a opté pour un costume de super-héroïne, ainsi qu'un masque sombre. »


Lithium se mit à réfléchir.
La seule rousse qu'elle connaissait était à la base un homme.
Mais aux dernières nouvelles, avant de tomber dans les vapes à Luxuria, elle l'avait vu en tant que femme. Et il avait décidé de rester tel quel. À combien s'élevait le pourcentage de chance pour que ce soit lui/elle qui soit passé juste avant elle ? Infime. Mais rien ne lui coûtait d'ouvrir l’œil cette nuit pour le trouver. Le contrôleur de foudre en savait peut-être davantage au sujet de cette fameuse soirée à Luxuria sur laquelle Bis avait gaffé, et dont elle ne savait strictement rien. Elle voulait découvrir ce qu'il lui était arrivé, ce que cette saleté avait fait de son corps durant plusieurs heures à la suite. Ce qu'elle n'avait pas remarqué, c'était que la saleté en question ne parlait plus. Cette dernière cogitait. Bis aussi avait compris que Doxinette pouvait être la fameuse rousse flamboyante, et ne savait quoi penser vis-à-vis de tout ça. Et si elle parlait, et avouait tout ? Que se passerait-il alors ? Il valait peut-être mieux qu'elle n'y pense pas.
Lithium sortit donc de la boutique, affublé d'un magnifique costume, digne de l'ambiance de Circus Attraction, royaume où elle n'était jamais allé en y réfléchissant. Mais.. C'était un parc d'attractions ! Deux fois plus de raisons de s'amuser ! Bien décidée à profiter de cette nuit pour se détendre, la voyageuse se promena, réfléchissant à quelle attraction se vouer. C'est alors qu'elle réfléchissait, tout en jetant des coups d’œils par-ci par-là, qu'elle crut apercevoir une crinière rousse. Hé mais.. C'était sûrement la jeune femme dont lui avait parlé le chat ! La demoiselle lui courut après, ne manquant pas de bousculer quelques personnes sur son passage. Touchant au but, elle se rapprochait dangereusement de la rousse. Elle avait tellement hâte de l'attraper, qu'elle ne fit pas attention là où elle mettait les pieds. C'est ainsi qu'elle se mélangea les pinceaux, s'entortilla les jambes, et trébucha. Au ralenti, l'on aurait cru qu'elle volait, la cape au vent. Mais rien de tout cela. Elle s'écrasa tout simplement sur la première personne dans sa ligne de mire, donc Doxinette en personne. La chute fut rude, mais amortie par la poitrine généreuse de la contrôleuse de foudre. Ne tiltant pas tout de suite la position, elle se retira innocemment de celle-ci, se relevant promptement, tout en tendant la main à Doxinette.


« Rien de cassé ? », fit-elle en souriant.
« ça fait longtemps. »


.

__________







Lithium s'exprime
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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Jeu 18 Juil 2013 - 13:07

Que faire, où aller, avec qui, et pourquoi ? Tant de question. Nan je sais ! Oui ça coule de source ! Que ferait une super-héroïne dans un parc d’attraction comme ce royaume ? Faire des manèges ! Héhéhé.
Non ? Attendez, vous voulez dire que je dois sauver des vies, protéger le monde et me sacrifier pour le bonheur d’autrui ?
Ahah, la bonne blague. Bon, elles sont où les montages russes ? Par là sans doute, et puis si y a un chamboule-tout, ou du tire à la carabine, c’est bien aussi. En avant, compagnon !

« SBARF ! »

Tel fut le son qui s’échappa de ma bouche quand je fus mis à terre, poussée par je ne sais quoi, ou qui. Provocant un petit nuage de poussière tout autour.
Que venait-il de se passer ? Pourquoi j’étais sur le bidou moi ? Et a qui sont les deux rondeurs qui s’imprime contre mon dos ? Il me fallut trois petites secondes pour me retourner et connaître la raison de ma chute.
C’était une Power-girl, en plus maladroite que dans la BD ! Avec le célèbre petit trou à hauteur de la poitrine pour laisser les yeux s’y pencher, et un masque blanc en bonus pour cacher le visage. Moins de boobies que sur le dessin, mais c’est quand même bien marrant. La demoiselle se releva et me tendis la main en s’excusant.
Nan mais attendez, j’avais une ravissante demoiselle couchée contre moi ! Dans une tenue très attrayante qui plus est. Bah oui, même si j’ai un corps de femme ici, je reste un homme dans l’âme !
Et qui est donc cette petite beauté ? Je pris sa main et restai béat quand je reconnue sa voix. Merde ... Lithium ... Oh punaise le con ! J’étais à la limite de fantasmer sur Lithium ! Bon, reprenons notre calme. C’est notre première rencontre depuis Luxuria, elle doit avoir plein de question en tête. En espérant que Bis n’est pas vendu la mèche.
Je me relevai et lui souris, comme si de rien n’était. Prenant tout de même soin d’épousseter mon beau costume.

« Salut Lith’ ! Comment tu vas depuis Luxuria ? C’est vrai que ça fait longtemps ... Bien le costume. Très ... jolie ... Ouais, très bien. Ça te va bien. Toi aussi tu ne veux pas qu’on te reconnaisse ? Héhéhé, c’est un poil raté on dirait ... »

Ça se voit que je perds mes mots, hein. Bon aller, courage.

« Et qu’est-ce que tu fais là ? Tu t’es perdue en rêvant de moi ? Ahah ! Je déconne, ça te dis un manège ou deux ? Il doit y avoir des trucs sympa par là-bas. Enfin mieux que la pèche aux canards. »

Je lui lançai un petit sourire et partis en quête d’un truc marrant.
Des jeux aquatiques, des jeux de cartes, des jeux vidéos, des jeux de voltige où seul un petit élastique ridicule vous protège - en théorie - d’une mort certaine. Bref, y a des jeux pour tous les goûts.
Tiens d’ailleurs essayons celui-là avant de se vider l’estomac dans des loopings infernaux. Du tire à la carabine, c’est bien ça. Et puis y a des lots sympathiques à gagner. L’homme qui la tenait portait une longue barbe, reposant sur son ventre bien remplit, et sur sa veste en peau de bestiole à écaille.

« Combien pour une partie ? » Demandai-je au forain.

Ce dernier ne répondit pas, il se contenta de pointer du doigt le tableau à sa droite qui indiquait le prix. Dix essences de vie pour cinq tir. Le but est de faire tomber dans les cinq cibles en forme de bouchon, perchées au-dessus d’un bac remplit d’eau. Et ce qu’on gagne en ayant tout bon, une énorme peluche au minimum aussi grosse que la serrer des ses bras relève d’un effort certain. Enfin, des bras féminins, parce qu’ils sont en général plus petit que ceux des hommes. Un mec de base n’aurait pas de mal à porter la chose.

Je payai la participation, le type fit son boulot et me filai l’arme et les munitions, avant de retourner s’adosser donc le mur de sa bâtisse. Et bé, il n’a pas l’air d’aimer son boulot lui. Enfin bon, je chargeai l’arme, la plaça contre mon épaule droite, un œil dans le viseur, l’autre sur la cible, un doigt sur la gâchette, la respiration lente. Jusqu’à une longue expiration, PAM !
Dans le mille ! Le bouchon vola contre l’arrière-plan et retomba avec éclaboussure dans l’eau. Magnifique, suivant. Je pointai le second, mais m’arrêtai et me tournai vers Lithium, un sourire aux lèvres.

« Tu veux essayer ? » Lui demandai-je en lui tendant la carabine.
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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Dim 4 Aoû 2013 - 19:07
" Dans le mille ! "



Quel était le pourcentage de chance de la retrouver ici ?
Par quel heureux hasard Lithium s’était écrasé sur la rousse, ce travesti mental que justement elle cherchait pour obtenir des réponses à ses questions ? L’ancien voyageur électrique ne semblait pas ennuyé le moins du monde. Pourtant, il venait de se prendre la jeune femme de plein fouet, et pas de la manière la plus douce, mais il ou elle semblait royalement s’en foutre. Le garçon nouvellement femme, attrapa sa main et en profita pour se dresser sur ses pattes. Epoussetant son costume Marvellien, la rouquine lui sourit de toutes ses dents, ne manquant pas de bafouiller quelques mots de courtoisie.
La blonde se contenta de se taire lorsque son interlocutrice se dépatouillait avec le français. L'on aurait dit qu'elle cherchait à palier le vide de la conversation. La voyageuse avait peut-être l'air conne, mais ne l'était aucunement. Naïve, assurément, mais pas complètement idiote non plus. Elle avait parfaitement compris que l'électrique lui cachait vaguement quelque chose. Elle devait sûrement savoir ce qu'il lui était arrivé au cours de la folle nuit de Luxuria. Et Lithium comptait bien lui tirer les vers du nez. La voilà qui tente désespérément de changer de sujet. Tsss.. La dessinatrice n'était pas dupe. Et à en ressentir l'agitation dont faisait preuve Bis au sein de son corps, il y avait anguille sous roche. Cette blague vaseuse du "t'as rêvé de moi", traduisant encore plus le besoin de faire diversion de la question qui brûlait les lèvres de la blonde.

Malgré tout, Lithium appréciait Nodox.
Ou Doxinette. Ou la rouquine, ou.. Peu importe.
Et à part la rafale de questions qu'elle risquait à tout moment de lâcher, elle n'était pas contre s'amuser un peu. Au fond, ça lui changerait les idées. Gardant pour elle ses soupçons, elle se contenta de renvoyer un sourire, et d'acquiescer à sa proposition. Dommage pour la pêche aux canards, elle était plutôt balèze.. Tant pis. Elle suivit donc sans rechigner Doxinette jusqu'à un stand de tir à la carabine. Oh non. Lithium se mordit la lèvre d'appréhension. Il y a peut-être eu une époque où elle était plutôt bonne, mais ça, c'était avant. Un passé qu'elle a oublié. Ou tenté tout du moins. Maintenant, elle se spécialisait dans les armes blanches. Et ses poings. Les armes à feu étaient bien trop affreuses pour elle à présent. Il était étrange de voir qu'il était possible de changer en aussi peu de temps, et aussi radicalement. Et tout ça, à cause ou grâce, tout dépend du point de vue, d'une prise de conscience.
Remarquant que la rouquine était franchement bien partie pour participer à ce jeu de tir, la jeune femme ne voulut pas passer pour une mauviette. Dix Ev pour cinq tirs ? Pouah, l'arnaque ! Bon, c'est une foire en même temps. Le proprio de l'attraction avait l'air "ravi" d'être ici. Du nerf bonhomme peut-être, non ? Soupirant face à autant de dépit, elle préféra accorder son attention à sa camarade, qui avait déjà empoigné le fusil armé de plomb. Une inspiration, suivie d'une expiration, un tir, et touché. Pas mal. Elle attendit la fin du tir au lapin, mais Nodox se tourna vers elle, puis lui tendit l'arme. Essayer ? Houlà non !


"Euh.. Je..", commença Lithium.

"Plutôt deux fois qu'une !
Prends en de la graine, gamine."
, fit Bis en s'emparant des rênes corporelles.

Par un moyen totalement inconnu, le virus prit le contrôle.
Aucune faille n'avait été détectée, exploitable ou quoi que ce soit.
Rien. Juste le désir de tirer, et donc de s'emparer de l'arme tendue vers lui.
Il se redressa correctement, reprenant une posture un peu plus affirmée, bomba le torse, et s'installa. La carabine contre son épaule, les yeux rivés sur la cible. Un sourire carnassier éclaira son visage, et il tira. PAF, PAF, PAF, PAF ! A la suite, un sans-faute, nickel. Fier de sa démonstration de force, de la preuve de sa virilité, il rabaissa le fusil, l'empoigna par le milieu, et le tendit à la rouquine, tout sourire.


"Je suis sûr que tu peux faire mieux.
Prouves-le moi."
, fit-il d'un air malicieux.

Il allongea la monnaie au gars, et attendit la démonstration.
Puis Lithium revint, sonnée et ne comprenant pas ce qu'il venait de se passer.
Elle se contenta de s'excuser platement d'avoir tiré tous les bouchons avec tant d'égoïsme, plus ou moins conscience que ce n'était pas elle qui avait fait cela. Ce qu'elle ignorait, c'est que ce "switch" n'était que le premier d'une longue liste.


.

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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Mar 27 Aoû 2013 - 15:37

La blonde sembla hésiter une seconde mais se rattrapa bien vite, avec une étonnante volonté, me narguant au passage en me traitant de gamine. Oh, grillée ! Lithium ne parlerait pas comme ça, enfin surtout de cette manière. Mais je doute qu’elle aurait laisser les rênes à Bis ainsi. Ce serait plutôt l’autre qui se serait incrustée sans demander l’autorisation à quiconque.
Pas très réglo tout ça, mais bien marrant quand même.

Je la regardai faire un sans faute, et souris sans me cacher quand elle me rendit la carabine, toute fière d’elle.

« Héhé, joli coup Bis. » Lui dis-je en reprenant l’arme.

« Je suis sûr que tu peux faire mieux. Prouves-le moi. » Répondit la personnalité rebelle tandis qu’elle payait pour une nouvelle partie.

Puis il y eut un nouveau changement dans le corps de la petite blonde. Comment puis-je le savoir alors qu’il n’y aucune métamorphose extérieure ? Tout simplement parce que Bis ne s’excuserait jamais auprès du forain, pour quelconque raison.
L’homme remua d’ailleurs la tête verticalement sans lâcher le moindre mot. Il se garda tout de même de soutenir un petit sourire aux lèvres, avant de reporter son attention sur le dessous de son établi. Ça manque de volonté tout ça …
Enfin bon, je souris également à Lithium sans faire le moindre commentaire, puis visai à mon tour chaque cible. Une inspiration, une expiration plus lente et BIM ! Puis re-BIM, et encore et encore. Seule la dernière, touchée sur le côté, sembla hésiter à tomber. Faisant des tours sur elle-même en tanguant de plus en plus vers l’extérieur de son support. Vas-y, tombe bordel, sinon je vais avoir l’air de quoi. Je reposai l’arme en faisant exprès d’y mettre bien plus de force que nécessaire. Et cela suffit pour faire chuter le dernier bouchon. Je me retournai, un grand sourire aux lèvres, vers le forain et demandai ce qu’on avait gagnée.

L’homme se redressa, et applaudit. Un geste vachement surprenant par rapport à ce qu’il avait montré jusque là :

« Bravo les filles. Pour les cadeaux vous avez le choix entre toute la première rangée et la seconde ici. »

Il indiquait chaque lot en même temps qu’il parlait. Donc, on pouvait choisir soit une peluche, soit … une autre peluche plus grosse, soit des jouets à la con. Mouais. Je jetai un coup d’œil à Lithium. Une idée venait de me pousser dans les neurones en voyant l’un des lots. Je le pointai du doigt et lançai sur un ton triomphant :

« Celle-là s’il vous plait. »

Le lot en question, était une peluche de bébé phoque aux airs de malfrat, en train de chanter dans un micro en mousse. Sympa, et au moins plus original que le poney rose d’à côté. Nan mais sérieux, on dirait qu’il est en diamant tellement il brille. Un truc de fillette pourrie gâtée …
Je tendis le phoque à la petite blonde pour changer de sujet :

« Cadeau, et je te propose de continuer un peu plus loin. »

Des cris légèrement robotisés, comme s’ils sortaient d’un micro et d’un haut-parleur mal réglé, attira mon attention à quelques pas du stand de tir. Un présentateur se trémoussait devant une caméra, lançant haut et fort l’arrivée d’une prochaine prestation. Mouais, un genre de Star Académie à la Dreamland, aucun intérêt. Quoi que … Attendez … Oh merde ! C’est Lithium ! Lithium est passée à la télé ! Oh punaise ! Lithium chante ! Et puis nouvelle surprise, elle chante ‘’I kiss a girl’’ de Katty Perry ! Ohoh, excellent !
Je ne pus m’empêcher de regarder l’émission avec le même sourire que le gamin qui ouvre ses cadeaux de Noël. C’est qu’elle chante vachement bien en plus, et puis je ne la croyais pas capable de se tortiller comme ça sur une chanson. C’est … très plaisant, oui très plaisant. C’est le mot. Tout autant que les souvenirs de Luxuria qui refont surface à chaque refrain.
Huhuhu, juste excellent.
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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Mar 17 Sep 2013 - 13:39
"Pas trop mal."





Yeah, elle avait trop géré !
Ah mais c'est ça d'être une belle gosse.
Bis était fière de son coup, assurée de sa pseudo virilité.
Malgré le fait qu'elle soit retournée au fond du corps de Lithium, elle avait pu faire sa démonstration de force. Si on avait pu la voir, l'on aurait remarqué qu'elle bombait fièrement le torse, gonflée d'orgueil. Elle fut partagée ensuite entre la joie et la surprise, lorsque la rousse la reconnut. La joie, parce qu'au moins, ça voulait dire que l'on pouvait la reconnaître malgré son apparence, la surprise, parce que d'un côté, elle ne s'y attendait pas. De plus, Lithium était toujours présente. Et cette dernière savait que l'électrique savait.  Et ça, c'était dangereux, et ce, pour toutes les deux.
Fort heureusement pour les deux cachottières, la blonde ne se rendit compte de rien. Elle était bien trop occupée à s'excuser de ce qui n'était pas ses actes. Les deux personnalités observèrent ensuite la démonstration de Doxinette. Ce qu'elles virent ne manqua pas d'impressionner la voyageuse, mais non le virus. Ce dernier savait qu'elle s'en sortirait. Lorsque la flamboyante rouquine déposa son arme pour achever de faire tomber sa pyramide, Bis revint brièvement pour lui adresser un sourire, avant de laisser à nouveau Lithium, avec l'étrange sensation d'avoir étirer les lèvres sans le vouloir.

Alors, qu'avaient-elles gagné dites donc ?
Un sacré choix entre un sacré nombre de merdes.
Mouais.. Lithium ne savait pas quoi prendre parmi toutes ces choses.
La seule à peu près potable, la rousse l'avait prise. Une sorte de bébé phoque, assez agressif, se prenant pour un chanteur, et qui de plus, elle semblait l'avoir déjà vu. M'enfin, elle s'écartait du sujet. Que choisir ? Ne sachant franchement quoi prendre, elle prit la chose la plus simple qui s'offrait à elle, et prit donc un vulgaire chat cauchemar. La loose.. Fait étonnant, Doxinette lui offrit sa peluche bébé phoque. Oh bah euh, bah c'est gentil ! La jeune femme lui sourit gentiment, acceptant ce modeste présent, puis ouvrit les lèvres pour mettre des mots sur l'échange. Sauf que, ce qu'il en sortit n'était pas de son cru.


"C'est parce qu'il me ressemble un peu avec ses sourcils méchants ?
Coquine va !"
, taquina Bis, avant de disparaître à nouveau.

Lithium ne comprenait toujours pas.
Bah non il ne lui ressemblait pas. Il avait l'air bien trop vilain !
Pourquoi avait-elle dit ça ? Elle haussa les épaules d'ignorance, et lui tendit le chat.
Ouais, il était pas beau lui aussi, mais comme ça, ça faisait échange de peluches entre copines ! Ou copains, ou.. Euh. Ouais voilà quoi, vous m'avez compris. La rouquine proposa d'aller se promener un peu plus loin, ce qu'elles firent tranquillement. Sauf que, des bruits étranges attirèrent l'attention de sa camarade de jeu, des sons électriques, lui rappelant étrangement quelque chose. Ou avait-elle déjà entendu ces mots ? Lorsqu'elle leva la tête en direction d'un petit écran, elle stoppa net, bouche bée. Oh non.. Le karaoké d'il y a quelques nuits. Cette représentation avait été l'une des plus humiliantes de toute sa vie de dreamlandienne, et Bis en était la principale responsable. La demoiselle se cacha le visage de honte, chose qu'apprécia moyennement la seconde personnalité. Cette dernière fit un truc étonnant.
Lithium, toujours la tête dans les mains, se vit s'approcher rapidement de la table du stand, s'appuyer dessus à l'aide de ses deux mains et.. S'écraser le crâne sur celui-ci. Prise d'une violente douleur, elle manqua de tomber au sol, mais se redressa rapidement, puis se retourna vers Doxinette, le front rouge. Elle la prit par les hanches, puis la fit glisser en arrière, comme lors d'un tango. Une main sur le visage, elle lui lança un regard charmeur.


"Ma chanson t'as plu ?
Je n'ai pas cessé de penser à notre nuit pour la rendre plus crédible.
J'espère que l'on aura l'occasion d'en vivre des semblables, ma jolie."


Elle lui fit un clin d'œil, puis la ramena vers elle, avant de s'écarter pour laisser Lithium revenir. La jeune femme en question, se tenait la tête avec ferveur, grommelant de douleur.

"Ah putain, mais je suis vraiment trop conne !
Qu'est-ce qu'il m'a pris de faire ça ?! Raaah..
Y'a pas un stand avec des trucs frais -là ?"
, fit-elle en observant les alentours.
"Ah si !"

Elle se mit à courir en direction du Palais des glaces, puis colla son front contre l'une des vitres, soupirant de soulagement.

"Désolée pour cette idiotie..
Je ne sais pas ce qu'il m'a pris."




.

__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Mer 18 Sep 2013 - 16:52

La p’tite blonde arriva peu après et n’avait pas l’air du tout ravie de passer à la télé. Pourquoi donc ? C’est super classe. Je la regardai se cacher le visage dans ses mains, rouge de honte, sans comprendre. Tout autant que lorsqu’elle alla s’appuyer contre un rebord de stand momentanément vide pour se fracasser le crâne dessus. Oh bordel ! J’accourus derrière elle pour la maintenir debout, mais visiblement j’étais inutile. Car la voyageuse se redressa bien vite, pour se retourner afin de me sourire de toutes ses dents, le front rougit par le coup.

« Qu’est-ce qu’il t’arrives ? ça va ? Ouh-la … » Lâchai-je lorsque la demoiselle qu’elle me prit les hanches pour se coller à moi, avant de me pencher en arrière.

D’accord, Bis a encore reprit les rennes. Mais c’est peut être un peu violent comme méthode, la pauvre Lith’ ne mérite pas tant de violence. Enfin, elle n’est pas là, profitons-en. Je lui renvoyai le regard terriblement charmeur que la seconde personnalité me lançai. Qu’elle agrémenta ensuite sur un air de Don Juan :

« Ma chanson t'as plu ? Je n'ai pas cessé de penser à notre nuit pour la rendre plus crédible. J'espère que l'on aura l'occasion d'en vivre des semblables, ma jolie.

- Ohoh, et bien je n’attend que ça, très cher(e). » Lui répondis-je pendant qu’elle m’aidait à me redresser.

Un clin d’œil et la propriétaire du corps revint. Ah cette Bis, elle me fait vraiment rêvée. A moins qu’on ne dise plutôt ce Bis ? Hum … compliqué, car c’est une entité qui n’existe techniquement pas, qui serait bien plus cohérente dans un corps de mec, mais qui est pour le moment une femme … Ouais, très compliqué.
Je regardai Lith’ grogner de douleur et s’excuser encore et encore. Chaud, on dirait vraiment que quand Bis est là, elle est en stase, hermétiquement absente de tout ce qui se passe à l’extérieur. Alors que ce n’est pas du tout le cas de l’autre personnalité. Mouais, très complexe comme relation. Un peu comme un ménage à trois, mais avec seulement deux participants …

Lithium me sortit de ma réflexion sans fin en réclamant quelque chose de frais, puis en se mettant à courir en direction d’un immense Palais des Glaces. Bim, le front rouge rencontra la fraicheur de l’eau givrée. Ah ok, boh pourquoi pas. Elle est tout de même plus fragile que Bis, si on observe bien …

« Désolée pour cette idiotie … Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. » Commenta-t-elle.

Je lui tapotai l’épaule en signe de compréhension sans rien préciser de la véritable scène. Pauvre petite, martyrisée par une Bis qui n’a rien a faire là, huhuhu.
Une voix s’éleva à travers un haut-parleur mal réglé pour annoncer la suite d’évènement que nous avions de toute manière pas suivi :

« Nouvelle étape de notre casting ! Chers invités ! Je vous propose à présent de nous prouver vos talents de lover ! Fini les muscles, fini la testostérone et les coups de chance ! Fini les coups-bas et les alliances perfides ! Venez vite nous rejoindre ! De grands lots à gagner ! »

Hey mais voila qui peut être intéressant. Je pris la main de Lithium dans la mienne pour attirer son attention.

« On y va ? Ça pourrait être bien drôle. » Lui lançai-je en m’adressant aux deux personnalités, suivit d’un clin d’œil que Bis prendra certainement pour elle.

Sans attendre de réelle réponse, et sans lâcher sa main, je partis à la recherche du fameux stand. Jusqu’à arriver devant une sorte de petite pièce de théâtre sur laquelle beuglait un chat cauchemar au pelage noir et au bidon affirmé. Une fine - et fausse - moustache sous le museau, un costar noir sur une chemise blanche mal fermée. Un micro plaqué or aux lèvres, il nous jeta un sourire charmeur en nous voyant arriver, dans nos fiers costumes de super-héroïnes.

« Aujourd’hui les amis, il va vous falloir impressionner nos jurys. Et pas avec des roulements de muscle ! Cette fois on veut de la compassion, de l’amour, des bisous et tout ce qui s’en suit ! Pas de vie privée dans cette épreuve. Les candidats et candidates vont devoir charmer leur partenaire de la manière dont ils le souhaitent. Souvenez-vous, on veut du beau, du cru et de la surprise !

- Mouais, boh ça nous changera du tir à la carabine ou de la pèche au canard. » Commentai-je à voix basse.

« Mais sachant très bien que certains d’entre vous sont particulièrement doué dans ce domaine, vous avons décidé de corser légèrement la chose. Oui mesdames et messieurs. » Il leva son index droit en l’air, certainement pour appuyer sur l’effet de la mise en scène. « Chaque couple se verra remettre cet objet. »

Il nous montra un minuscule anneau en argent, scintillant d’une petite lumière bleue, puis l’enfila sur son index. L’effet fut immédiat. Il perdit presque tout son gros ventre, remplacé par une opulente poitrine, ses hanches, sa stature, tout venait de passer du sexe masculin au féminin. C’est quoi ce bordel, je croyais qu’il n’y avait que le sceptre SExY qui pouvait faire ça ? Flute alors, mais au moins, ça fera plaisir à Bis qui va pouvoir retrouver son aspect de gros tombeur. Le présentateur continua sans transition, fier de l’effet que son petit tour de magie faisait sur la populace.

« Non mes amis, vous ne rêvez pas. Vous avez devoir draguer sans être dans votre propre corps ! » Il sourit de toutes ses dents puis enleva l’anneau, reprenant son apparence originelle. « Je vous présente à nouveau nos jurys. Mister Goldenfish ! » Une créature à la tronche bleue foncée recouverte d’écaille apparut de derrière une barricade de bois, puis disparu à nouveau. « Miss Carbilo ! » Une femme avec la tête de Bambi et des cornes sur la tête apparut comme son voisin et disparu au même rythme. « Et sa Seigneurie le conte Gonflant ! » Un bourge au visage aussi pale qu’un fantôme imita ses congénères pour la présentation avant de retourner dans l’anonymat. « Qui souhaite participer ? Aller, aller. Qui aura assez de tripe pour oser se mesurer à cette nouvelle épreuve ? »

Je me tournai vers Lithium, un sourire aux lèvres, attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Mer 16 Oct 2013 - 21:00
"Décidément, je suis vraiment plus canon en mec."




Bis était ravi.
Son petit jeu avait eu l'effet escompté.
Il jubilait tranquillement de son pouvoir séducteur au fond de Lithium qui, elle, se frottait toujours la tête de douleur. Rah mais qu'est-ce qu'il lui avait pris de se shooter le front sur la table comme ça là ? L'on aurait dit que quelqu'un d'autre avait pris le contrôle de son corps. Etait-ce possible que.. Naaaan. Ce n'était tout bonnement pas imaginable. Sinon, l'enfer qu'elle connaissait déjà, ne serait qu'un jardin à Bisounours à côté de ce qui pourrait être l'actualité de sa vie à présent. Ce que l'on appelait des sautes d'humeurs, pourrait devenir une réalité, et là, ce serait vraiment atroce. La simple idée que la force et l'emprise que son virus exerçait sur elle, grandissait à mesure que ses nuits à Dreamland s'accumulaient, la plongeait dans un profond désespoir. Et cela s'avérait facile à comprendre.

Nodox était-il au courant ?
Savait-il quelque chose à propos de ces bugs ?
Il ne payait pas de mine avec ce visage mais.. Lithium était certaine qu'il lui cachait quelque chose. Il s'était passé quelque chose à Luxuria entre lui et Bis, elle en était certaine. Quelque chose de franchement pas catholique, mais rien ne fuitait, et ça l'énervait. Elle était la victime, celle dont tout le monde se foutait, et faisait tourner en bourrique. Personne en avait quoi que ce soit à faire de ses sentiments, de ce qu'elle ressentait. Il y en avait soit que pour son virus, soit on faisait mine de partager sa souffrance, tout en pensant aux nems que l'on avait mangé à midi. Autrement dit, on la prenait pour une grosse poire.  La jeune femme faillit se retourner vers Doxinette, l'attraper comme un sac à patates, et la ligoter à une chaise pour la faire parler. Mais elle n'en fit rien, car à son grand dam, quelqu'un beuglait dans un micro, ne manquant pas d'attirer l'attention de la rousse. Raaaah ! Le sort s'acharnait contre elle, c'était évident. Mais vu la tête que faisait la nouvellement voyageuse électrique, elle n'avait d'autre choix que de la suivre.

Il s'agissait d'un casting ou d'un truc du genre.
La créature cherchait des volontaires pour un jeu à la con, dont les gains semblaient être prometteurs selon les dires du présentateur. Doxinette semblait tellement emballée, qu'elle en prit la main de la blonde. Cette dernière s'étonna de cet élan d'affection. Depuis quand étaient-elles aussi proches ? Elle se mit à réfléchir. Ne devait-elle pas plutôt changer la nature de sa question ? Ce n'était pas d'elle dont elle s'était rapprochée, mais de Bis. La jeune femme en était certaine, seulement, aucun des deux ne semblaient enclin à en discuter. Et leur tirer les vers du nez allait être difficile. Son virus ne parlerait jamais, même sous la torture. ça lui ferait trop plaisir.. Et pour la rousse, elle n'arrivait pas à trouver un moment pour l'apostropher à ce sujet. Ces mains pourraient être une bonne occasion, mais parmi la foule dans laquelle elles s'étaient engouffrées, ce serait trop compliqué. La demoiselle se laissa donc entraîné par sa camarade sans mot dire. Pas le choix en même temps.

Charmer son partenaire ?
Il était drôle ce chat cauchemar.
Elle ne draguerait sûrement pas Nodox.
Faut pas déconner non plus. Quoique.. La dessinatrice se mit à sourire. Y'avait moyen de tirer cette situation à son avantage. Elle fit mine d'être perturbée par l'intitulé du jeu, et laissa volontairement place à Bis, qui ne capta aucunement l'entourloupe, trop heureuse de pouvoir prendre les rênes. L'intruse sautait sur place, prête à jouer. Sa camarade en super-héroïne l'était tout autant. C'est alors que la créature à poils servant de présentateur prit les deux jeunes gens de court. Ils allaient.. quoi ? Changer de sexe pour dragueur ? Bis n'en croyait pas ses oreilles; elle allait de nouveau être un homme ! Mais par quel sortilège était-ce possible ? Elle croyait que seul le sceptre vicieux en était capable. Lithium était tout autant abasourdie. Être une nouvelle fois un mec ? La haine.

Un anneau était apparemment responsable de ces changements délicieux.
Elle devait lui voler cet objet. En tant que mâle, elle gagnerait par sa seule présence. Pas besoin de mots, tout est dans l'attitude. Elle zappa directement la présentation du jury, s'en balançant royalement, puis emmena Doxinette sur scène. Il s'avança vers le chat, lui arracha la bague des mains et l'enfila sans tarder. L'effet fut immédiat. Bis se métamorphosait à vue d'œil, abandonnant ses longs cheveux blonds pour une crinière savamment ébouriffée, le torse aplati en des pectoraux saillants, et des bras puissants. Bon, la honte était le costume de SuperGirl..
Il eut une idée. Cela ferait partie de sa prestation. Armé d'un malin sourire, il empoigna le haut de son déguisa, puis le déchira de haut en bas, jusqu'à entièrement dévoiler son torse nu. Il se débarrassa de la cape, et alors qu'il allait enlever le peu de tissu qui couvrait ses parties intimes, il fit une moue faussement choquée, suivi du fameux sourire de Barney Stinson, et en même qu'il arrachait le dernier lambeau, il s'enroulait la taille de la cape. Des murmures déçus se firent entendre.


"Coquinous va !"

Vêtu de la sorte, il ressemblait à un Tarzan tout blond.
Une fois prêt, il s'adressa au chat.


"J'drague pas moi.
J'emballe !"
, fit Bis d'un air narquois.
"Mates un peu le maître, gros naze.
Rien que pour tes beaux yeux, je vais t'avouer mon secret.
Tout est dans l'attitude. Rien de plus. Mais.. Impossible pour toi.


Il envoya un clin d'œil à la foule.
Puis, lorsqu'il passa devant les autres candidats, il leur jeta un regard menaçant et moqueur.


"Pas besoin de participer, j'ai déjà gagné bande de lopettes.
Vous faites mieux, je vous arrache les yeux et vous les mets au fond de votre trou du cul. Compris ?"


Son sourire enjôleur faisait déjà la moitié du travail.
Il s'approcha d'un air assuré, pleinement confiant et glissa tranquillement vers Doxinette.
Profitant de la présence d'un mur derrière sa proie aux cheveux roux, il s'y appuya nonchalamment du bras. Doucement, il avança son visage, prenant soin de conserver la tête au-dessus de la jeune femme, de sorte à garder cet effet plus ou moins protecteur. Il posa sa grande main sur la joue de la demoiselle, caressant avec tendresse cette dernière. Lentement, il glissa cette même main sur les hanches de sa camarade, jusqu'à la ramener jusqu'à lui avec avidité. Ses lèvres effleurèrent la rousse, sans jamais pourtant la toucher. Puis finalement, il déposa quelques mots crus et allusions que je ne citerai aucunement, aux oreilles de sa proie. Finalement, il revint face à elle, l'incita à le suivre, et repassa devant le présentateur, moqueur.


"Deal with it, dude."

Il minauda quelques instants devant le malheureux jury, puis descendit de la scène.
Bis ne prêta presque pas la moindre attention aux prestations des autres candidats. Tout était si maladroit, fébrile, ça en était si navrant, si pathétique qu'il en pleurerait presque. Le garçon s'ennuyait ferme. Après quelques minutes d'enfer, il n'attendit même pas que l'on prononce sa victoire, et se leva directement. Il se planta devant le jury, attrapa son ruban à la Pokémon, celui du plus beau gosse en futal, charma les vieilles écailles pourries des jurées, remercia brièvement les nigauds et autres pucelles du public, et s'enquit du chat. Sans rien dire au départ, il l'empoigna par le col, et plongea son regard menaçant dans le sien, terrifié.


"Bon, mon cochon..
Si tu ne veux pas que je t'éventre ici et maintenant, tu vas me dire où t'as trouvé cette bague."


Il balbutia difficilement, respirant avec difficulté.
Il finit par miauler quelques indications, montrant et expliquant succinctement où et comment. Bis suivit de la patte la tente clownesque complètement glauque. Un chapiteau noir ? On a fait mieux dis donc.. Mais qu'importe ! Il lui fallait un objet de la sorte. Pas cet anneau tout pourri, Lithium le remarquerait instantanément. Il était à la recherche de quelque chose qu'elle ne verrait pas de prime abord. Une boucle d'oreille par exemple, de la taille d'un tout petit caillou. Il finit par lâcher le chat, qui s'écrasa comme une grosse merde, et partit en direction de la sombre tente, avant de se souvenir de sa tenue, et qu'il possédait par ailleurs toujours la bague. Il disparut derrière un paravent, puis en ressortit accoutrée exactement de la même manière qu'au début de la nuit. Détail important, il était redevenue une femme. Légèrement déçue, elle restitua le précieux objet. Puis la jeune femme se retourna vers la rouquine, tout sourire.


"Alors, ça t'as plu "

Lithium quant à elle, restait silencieuse.
L'on aurait dit que tous avait oublié sa présence.
Utile vu qu'elle désirait glaner des informations, et vu ce qu'elle avait entendu sortir de la bouche de Bis, y'avait pas à dire, il s'était passé quelque chose entre eux, et pas des plus sains ! Elle en apprendrait sûrement davantage au cours de la nuit. Le fait que Bis soit à la recherche du même type d'objet que l'anneau l'étonnait. Etait-ce une crise identitaire ? Etait-elle désireuse de se détacher du portrait originel ? Ou était-ce seulement pour.. Nodox ? La dernière solution était peu probable. Comment ce virus pourrait-il s'attacher à une seule et même personne avec son comportement ? Et puis.. personne ne voudrait d'elle et de sa violence. Tant de questions, et si peu de réponses. Que tout ça était compliqué !
Juste attendre. Plus judicieux. Et voir ce que cachait cette tente.




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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Dim 20 Oct 2013 - 15:56
Elle semblait en proie à une profonde réflexion, jusqu’à ce qu’un sourire apparaisse sur son visage. Tiens, Bis serait déjà de retour ? Héhé, au moins cette personnalité n’hésitera pas à jouer le jeu. Je ricanai en imaginant la suite, et ça présageait d’être terriblement croustillant. Surtout si Lithium ne rajoute pas son grain de sel. C’est sans doute méchant mais faut être franc, elle est un peu coincée quand même cette petite. A croire que la présence de Bis ne l’aide absolument pas à … comment dire … se libérer, ouais c’est ça, se libérer. Ralala …

Bon, pour le moment elle n’est plus là, profitons-en.
Bis, dans toute sa spontanéité et son égo surdimensionné, monta sur la scène sans l’accord de qui que ce soit, et m’aida à le rejoindre tel un gentleman tendant la main à sa demoiselle. Héhé, quelle idée saugrenue. Bis était tout sauf un gentleman, et ça fait aussi partit de son charme. Car si Lith’ a la douceur et la délicatesse, Bis a la violence et le côté cru. Un vrai Ying-Yang sur pattes.
La transformation de la blondinette en blondinet me sortit de ma pseudo-réflexion sitôt qu’il venait enfiler la fameuse bague. Le revoilà avec quelques centimètres en plus, un torse viril à place de la plantureuse poitrine, une allure de mâle prédateur aux traits affirmés. Seul bémol, le costume de super-héroïne. C’est comme essayer de marier une tarte aux fraises avec un mixeur. Le résultat n’est pas du tout beau à voir. Cependant, et là il surprit absolument tout le monde, moi-même comprise dans le lot, en déchirant son déguisement.
Nan, il va quand même pas se dénuder complément … naaaaan …
Je le regardai avec des yeux ronds tandis qu’il retirait peu à peu le moindre bout de tissu. Même le milieu ! Mais pourquoi ? Et toutes les autres couillonnes molles qui matent dans le public. Rah y a des tartes qui se perdent ! Je balayai d’un regard enragé la foule, et certaines femelle en chaleur de turent immédiatement. Bis en rajouta à sa manière, décevant ses foutues fans en couvrant ses chaleureuses parties avec la cape de son costume, se créant un pagne à la sauvage. Torse poil, la mèche au vent, la fierté à son paroxysme, voila le vrai Bis !

J’esquissai un sourire lorsqu’il prévint le commentateur et les juristes qu’il était le meilleur et qu’il avait déjà gagné par sa seule présence. C’est vrai qu’il a un vrai potentiel en tant que chasseur de minette, de bourreau des cœurs. Un putin de Don Juan à la Dreamlandaise, ouaip !

« Vous faites mieux, je vous arrache les yeux et vous les mets au fond de votre trou du cul. Compris ? » Lança-t-il aux autres candidats du concours.

Et bim, dans votre lard ! Mon Bis, c’est le meilleur !
Heu attendez … C’est une réplique de couple ça … Oh mon dieu …
Je relevai les yeux vers un blond s’approchant d’une allure assurée, me provoquant une poussée de sang dans les pommettes. Me coinçant contre un mur et plongeant son regard dans le mien. Punaise, c’est trop déstabilisant quand il fait ça … Et encore plus maintenant qu’il se penche vers moi, faisant glisser la main droite sur la joue, l’autre faisant de même sur ma hanche droite. Bougre de lover blond.
Mes yeux firent plusieurs fois l’aller-retour entre ses lèvres et son regard de braise. Chaque millimètre d’écart entre nous augmentait proportionnellement mon rythme cardiaque, à tel point que lorsque nous étions véritablement sur le point de s’embrasser, mes yeux se fermèrent machinalement, mon cou se tendit pour relever mon menton et ainsi terminer le peu de chemin qu’il restait à parcourir.

Mais non, Bis reculai les lèvres soudainement juste assez pour éviter le baisé. Ne comprenant pas à quoi il jouait, je rouvris les yeux, un sourcil plus haut que l’autre comme pour décrire mon étonnement. Pourquoi ? J’ai l’air de quoi moi, maintenant. Stupide blondinet qui …
Je me stoppai net devant les mots qui me soufflait. Des mots crus, des mots francs et qui ont le pouvoir de vous faire tourner la tête par le seul faite de les dire. Venant de lui c’était d’ailleurs en plus … hum … plus actif. Oui, plus sportif même. Pour sur, l’imagination bossait à plein régime sur ce thème si particulier. Tout autant que mes joues qui reprirent une couleur rouge vif.

« C’est quand tu veux mon cochonou … » Lui soufflai-je dans un murmure pas plus fort que ses répliques poignantes de sens, agrémentées d’un sourire qui voulait tout dire.

Puis on se décolla finalement, nan sans une petite déception de ma part, il faut bien l’avouer.
Bis reprit son ton quasi-insultant tellement il s’aimait en s’adressant au présentateur. Pendant ce temps et profitant que tout le monde avaient les yeux sur lui, j’essuyai rapidement les légères gouttes de sueur qui venaient s’installer sur mon front d’un revers de main. Après quoi, nous descendîmes pour laisser la place aux autres candidats. Bah ouais c’est un concours tout de même, donc même s’ils ne valent rien, il faut les laisser concourir.

Personnellement, j’étais bien trop absorbée par les idées folles que ce lover en pagne venait de sortir pour porter la moindre attention aux autres prestations. Non par contre, les murmures injurieux d’une chatte cauchemar à côté, ça oui. Elle semblait grogner de jalousie. Difficile de tout bien comprendre mais cela nous concernait Bis et moi, enfin surtout moi. Et quand je compris que d’après elle, je ne valais pas un sous et que je n’avais rien à faire avec le blondinet, mon poing partit tout seul. Bim, quatre phalanges imprimées sur son museau poilu, l’envoyant à terre sans crier gare. Un bon coup tout ce qu’il y a de plus masculin, mais rien à foutre, au moins ça eu le miraculeux résultat de totalement me détendre et évacuer tout ce que Bis venait de m’envoyer.
Ce dernier n’attendit pas l’annonce des vainqueurs pour remonter sur l’estrade et s’emparer du trophée. Un ruban, tout ce qu’il y a de plus simple. Franchement, pour si peu, ça ne valait finalement pas le coup de faire tout ce ramdam. J’esquissai tout de même un sourire quand monsieur fit son show de victoire malgré l’air des juristes qui semblaient avoir choisi une autre personne pour la première place. Mais une tape sur mon épaule me l’effaça aussi sec. C’était un chat cauchemar au pelage sombre et visiblement très en colère. Me poussant le bras à la manière d’un ouech-ouech qui voudrait chercher la merde :

« Oh qu’est-ce t’as fais à ma sœur toi ? »

Je levai un sourcil et compara son apparence à la chatte encore à terre. Effectivement ils se ressemblent pas mal. J’haussai les épaules en guise de réponse. Ce qui ne lui plut pas le moins du monde, l’obligeant à revenir à la charge par une nouvelle poussée légèrement plus forte que la précédente.

« Quoi ? » Lui répliquai-je. « T’es jaloux ? »

Le chat se mit en position, prêt à cogner de la minette rousse. Mais hélas je fus plus rapide, bien plus rapide. Après la sœur, mon poing, chargé de foudre cette fois-ci, rencontra le museau du frère, l’envoyant au sol. Enfin mieux, plutôt que simplement le laisser tomber comme une grosse larve, je m’arrangeai pour qu’il se trouve la tête entre les seins de sa frangine. Au réveil, ça devrait être bien drôle à voir.

Je tournai les yeux aux alentours, au cas où si quelqu’un d’autre voulait les rejoindre, mais personne ne semblait être enclin à rajouter son grain de sel. Je reportai donc mon attention sur Bis, qui lui aussi terminai son propre affrontement, à savoir extorquer des informations à l’animateur du concours. Ce dernier pointa une tente sombre à une centaine de mètre d’ici d’un doigt hésitant. Dans le genre coin glauque et tout sauf recommandable, on peut difficilement faire pire.
Ça me fait penser aux coins où les voyants se regroupent et prédit l’avenir, enfin font croire de prédire l’avenir. Mouais … Bis partit se cacher derrière des tranches de bois et de papier mal fixé, pour réapparaitre peu après de nouveau dans sa tenue d’avant le déguisement et dans son corps de femme, la bague de transformation dans la main. Dommage, il était classe dans son accoutrement d’apprenti sauvage. Une fois l’objet rendu, nous prîmes la direction de la mystérieuse tente. Et Bis ne manqua pas de me demander mon avis sur sa prestation.

« Ouaip, c’était franchement sympa. Un peu court, voir même trop rapide à mon gout, mais sympathique … Quoi que, un baisé n’aurait pas été plus mal … » Avouai-je avant de soupirer.

Je baissai les yeux et accélérai le pas pour briser le plus vite possible cet instant gênant. C’est vrai quoi … enfin … rah je sais pas ! Je n’arrive même plus à avoir les idées claires avec ses âneries.
Une fois arrivée devant la tente aux allures d’halloween, j’inspectai rapidement le tissu. On aurait dit du jean noir et mal cousu sur les extrémités, avec des gros anneaux argentés fixés à intervalles réguliers dans lesquels passait une épaisse corde anciennement blanche et noircie par le temps. L’espèce de tipi indien devait facilement faire dans les trois mètres de haut pour seulement deux petits mètres de large. Je jetai un coup d’œil à Bis, si jamais il avait quelque chose à vérifier avant, puis entrai.

L’espace était effectivement très restreint. Avec une table en plein milieu sur laquelle trônait une énorme boule de voyance remplit d’une étrange fumée blanchâtre, version Harry Potter en gros. Devant, deux coussins pour les clients, et derrière, une vielle femme au nez et aux doigts crochus feuilletait ce que je soupçonnai être un magazine car sitôt qu’elle nous avait vu, elle le jetai sur le côté sans la moindre délicatesse.

« Bienvenuuuue ! » Nous lança-t-elle d’une voix crispante et proche d’un sifflement de serpent. « Ccccc’est pour ?

- Heu, bah en faites … » Débutai-je en observant les lieux, une certaine méfiance dans le ton.

« Une voyance ? Paaaarfait … paaaarfait … » Enchaina la femme en se plaçant bien en-face de sa boule, ses mains collés contre le verre.

« Non, non. Pas du tout … » Repris-je en sachant pertinemment que tout ce qui fait attrait à la divination et la lecture de l’avenir n’est que du flan.

Pourtant la vieille était déjà partit dans son délire, sortant des « mmmmh » et des « je voiiiiis » toutes les cinq secondes en parcourant le cristal de ses doigts fins et osseux. Je tournai les yeux vers Bis avec une expression de « What the fuck » sur le visage. Jusqu’à ce que la femme pousse un cri, me faisant sursauter et sortir un juron.

« Aaaaaah ! Je saaaaaiiiiis ! » Lança-t-elle en se levant soudainement de sa place. « Vous avez faim !

- Hein ? » Répondis-je du tac au tac.

Son index droit particulièrement crochu se dressai dans la direction, tremblant et hésitant comme n’importe quelle personne âgée qui aurait un début de Parkinson. Sa bouche s’ouvrit à nouveau, révélant des dents terriblement mal entretenues. Ses yeux se fixèrent sur mon nez à la manière d’une statue qui fixerait une direction.

« N.. non … non ... NON ! Aaaaaah ! »

S’en fut trop, et pour la troisième fois cette nuit, j’envoyai une autre personne au sol d’un crocher du droit dans le pif. La vieille s’écrasa comme une masse sur ses innombrables livres divinatoires mal rangés. Mince, je ne l’ai pas tuée quand même ? Ah non attendez. Un espèce de ronflement résonna faiblement dans la tente. Elle dors … bah ça alors …
Je tournai les yeux à nouvelle fois vers Bis et haussai les épaules.

« C’est partit tout seul … elle m’a foutue les jetons cette conne … »
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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Dim 15 Déc 2013 - 0:26
"Rien à signaler."




Décidément, la rouquine était pleine de surprises.
Un coup elle pouvait paraître relativement douce, et un autre, elle te balançait son poing dans la gueule. Bis avait du mal à comprendre les pensées qui traversaient l’esprit de cette jeune femme, mais d’un côté, ce n’était pas comme si ça l’intéressait franchement. Le mot « humain » lui était vaguement familier, mais ne lui collait pas à la peau. Il, enfin, elle, vu que pour l’instant c’était une femme, n’était pas comme ces voyageurs qu’elle croisait à tout bout de champ, mais ne faisait pas non plus partie des créatures des rêves. Elle n’en avait pas la preuve, et ne savait pas d’où elle venait. Elle était seulement apparue un jour comme ça, née d’un embryon de sentiments refoulés. C’était une histoire bien trop compliquée, qu’elle ne se lassait pas de ressasser. Mais le plus important était le présent, et ce qui se passait actuellement était hautement intéressant.

Quand elle disait que sa camarade de « jeu » était surprenante, ce n’était pas pour rire.
Après son petit numéro qui ne l’avait assurément pas laissé indifférente – quand on rougit, transpire et que les yeux roulent dans leurs orbites, ça signifie quelque chose tout de même – Doxinette avait frappé une chatte sans raison particulière. Cela s’était produit juste avant son retour sur scène pour récupérer son trophée hautement mérité. Bien qu’elle n’eut aucune réaction à son intention, elle ne put s’empêcher de sourire en y pensant. Qu’avait dit cette féline poilue pour que la rousse s’énerve à ce point ? Bah, elle était à terre, c’était le principal. Fin de l’histoire.

En parlant de trophée, la rouquine était frustrée.
Oh dites donc ? Oui, frustrée de ne pas avoir eu un baiser.
Ah, mais ça peut s’arranger ma petite.. Et plus si affinités également.
Bis sourit malignement, et continua son chemin sans pour autant donner ce que l’électrique damoiselle aurait souhaité. Pas un seul instant une autre idée lui traversa l'esprit. La simple idée qu'on l'apprécie davantage que ce qu'elle souhaitait elle-même, ne vint aucunement germer dans son crâne d'égocentrique. Lithium ne comprenait pas cette relation. C’était étrange. Comment est-ce que Nodox, en tant que femme certes, pouvait apprécier ce virus ? L’intruse n’était pas particulièrement gentille avec elle, lui parlait crûment, et parfois la chahutait sans vergogne. Rien ne l'intéressait plus que sa propre personne, et ne cherchait à satisfaire que ses propres désirs. Qu’était cette sorte de fascination que Bis exerçait sur les autres ? Pourquoi être plus agréable avec elle qu’avec la propriétaire originelle ? Non, elle ne voyait pas. Etait-ce parce qu’elle n’avait honte de rien, ne faisait pas particulièrement attention aux conséquences qu’engendraient ses actes, orgueilleuse, fière, sûre d’elle ? Ce ne serait pas logique. Et pourtant.. Cette image lui était vaguement familière, la matérialisation d'une lointaine époque oubliée où rien ne lui importait que de faire ce qu'elle voulait. A présent, son double maléfique comme on se plaisait à le dire, se chargeait d'être plus ou moins libre à sa place, sans aucun remords.
Observer depuis l’intérieur de son propre corps les évènements, sans en être pour autant acteur, était vraiment étrange, et même limite atroce. Elle n’irait pas jusqu’à plaindre Bis, loin de là, mais elle n’enviait pas non plus sa situation de base. De plus, on se faisait sacrément chier quand même. M’enfin, elle était là pour espionner et comprendre ce qu’avait foutu Bis avec son corps lors de cette soirée à Luxuria. Les bribes qu’elle avait pour l’instant entendu laissait sous-entendre, qu’elle n’avait pas fait que courir pour échapper à un fou furieux habillé en Wonder woman. Et c’était sale. Elle espérait encore, naïvement peut-être, que ce n'était que des paroles en l'air, et que Bis n'était qu'un beau parleur d'opérette.

Revenons-en au petit virus qui se promènait en toute liberté.
Les deux voyageurs se dirigeaient à présent vers la tente que l’animateur leur avait pointée du doigt. Boarf, rien de bien particulier. Du vieux tissu tout pourri, rongé par les mites, c’était à se demander comment ça tenait cette merde. Si l’on était une petite nature, doublé d’une tapette, l’on aurait jugé cette tente comme effrayante. Ce qui n’était aucunement le cas bien entendu. Pas impressionné le moins du monde, Bis entra à l'intérieur, emboîtant le pas de sa camarade, plus pressée.
L'intérieur était naze. Bien trop sombre pour voir quelque chose, les lieux respiraient la poussière à plein nez, et le peu que l'on pouvait voir de la décoration, donnait envie de vomir. C'était un chat empaillé là .. ? Quel manque de goût ! Le crocodile aurait été plus judicieux. La jeune femme fit la moue devant tant d'aberrations, puis regarda en face d'elle. WOUAOUH ! Houlà violent l'énergumène ! Une vieille pomme ridée. L'on aurait dit Esméralda passée aux Uvs tout un mois. Atroce.


« Bienvenuuuue ! »

« Putain, vous êtes moche. »

« Cccc'est pour ? », fit-elle comme si de rien n'était.

Sourde la vioque ?
La rousse balbutia quelques bribes de mots avant que l'autre vieille ne l'interrompe à nouveau. Bis souffla à l'oreille de son alliée.


« Vous dire que vous êtes juste moche en fait. »

La dame continua son manège, caressant une boule transparente.
.. Qu'est-ce qu'elle fout ? Et puis, c'est quoi exactement la voyance ? C'était.. A en croire les informations dans la tête de Lithium, une pratique de charlatan consistant à soutirer de l'argent à de pauvres péquenauds. Ouais mais eux, c'étaient pas des péquenauds ordinaires. Ah oui, et apparemment, ils voient des choses imaginaires dans une bouboule. Ok, facile. Je vois, je vois.. D'accord, reçu.


« Je vois, je vois.. »

« Mmh, je vois, je vois.. Que vous êtes laide et ridée.
Ah, mais suis-je bête ! Pas besoin d'être médium pour voir ça. »


« ..Que vous avez faim ! »

« OH, wouah, je suis épatée. », fit Bis d'un air moqueur.
« Effectivement, j'ai faim. Et si ça continue, je vais finir par vous bouffer vous. Mmmh, je commencerais par vous dépecer tiens. J'adore manger la peau avant la viande. Et niveau viande.. Vous êtes peu garnie dis donc. »

Un sourire carnassier transfigura son visage d'ange.
Et pourtant la vieille semblait complètement sourde à ses phrases.
Hé oh, elle était là hein ! Comment l'oublier avec sa présence charismatique ?
Sérieux, merde quoi.. Elle semblait davantage obnubilée par Doxinette, manquant de lui fourrer son affreux doigt crochu dans l'oeil. Doucement mocheté, abîmes pas la marchandise. Finalement, le manège prit fin lorsque leur insupportable hôte se mit à crier de nouveau, et que la voyageuse électrique lui en colla une dans la gueule. Bon, clair, net et précis, y'a pas à dire. Bis arqua un simple sourcil lorsque le choc eut lieu, puis un petit sourire en biais fit son apparition. Sympa la petite. Elle l'appréciait davantage à chacune de leur rencontre. Bon ou mauvais signe ? Prrrt, on s'en balance. Et puis de toute manière, la sorcière dormait paisiblement. Maintenant, la question était de savoir ce qu'ils allaient faire. Leur seule piste venait de partir dans un monde alternatif de Dreamland et.. Hé, peut-on rêver à Dreamland ? ça paraîtrait idiot, et illogique mais, cherchez la logique dans un monde illusoire. Au fond de sa personne, elle avait la sensation d'avoir la réponse à la question, sans pour autant être capable de mettre la main dessus. C'était étrange, et frustrant. Oui, frustrant. Elle avait l'impression de savoir plein de choses, mais de ne pas pouvoir s'en souvenir. C'était chiant sérieux ! M'enfin bref.. Elle avait un objet à prendre.

Elle donna un coup de pied à la vieille, qui ne bougea pas, haussa les épaules, et entreprit d'inspecter la tente. Poussiéreuse, des bibelots sans grande valeur, rien de bien intéressant. Bis jeta tout ce qu'il trouva par terre, d'un bref coup de main dédaigneux, avant de fouler de son pieds les objets cassés. Mais putain, y'a bien un truc intéressant dans le coin ! L'autre con lui avait montré cette tente, c'est qu'il devait bien y avoir ce dont pourquoi il était venu ! Il fouilla l'intégralité de la tente, arrachant les trucs immondes qui servaient de tapisseries, jusqu'à finalement trouver un trou derrière l'une des horreurs qu'il avait enlevé. Ah tiens ? Un passage dans une tente. Normal quoi. D'un signe de la tête, il incita Doxinette à la suivre dans ce drôle d'espace. Ils pouvaient marcher de toute leur hauteur, et c'était suffisamment éclairé pour ne pas avoir besoin de cligner des yeux. La jeune femme était perplexe.


"Hé t'imagines on tombe sur un marché noir rempli de vieux matous qui puent ? Aha, ça serait con !"

Ah ?
Ah bah merde.
Faudrait qu'elle ferme sa gueule parfois sérieusement.
Une fois sortis de leur tunnel de toile, les deux voyageuses avaient débouchés au sein d'un véritable marché pas net du tout. Effectivement, comme supposé plus tôt, l'endroit était envahi de chats cauchemars au poil peu luisant, sale, aux oreilles déchirées, un regard peu accueillant.. En bref, des brigands. Ils étaient tous attablés, s'échangeant des matières étranges sous le manteau, marchandant. Les lieux étaient légèrement plus sombre que le petit tunnel, et l'ambiance qui y régnait bien différente, plus pesante. Bis ne sentit pas vraiment intimidé. Pourquoi le serait-elle ? Elle ETAIT l'intimidation, elle avait le charisme pour leur fermer leur gueule. Toujours aussi fière dans ses fringues de super héroïne, elle traversa les allées de marchandises volées, déposées sur de vulgaires tapis rapiécés, jetant parfois un coup d'œil rapide sans pour autant trouver son bonheur, il soupira.


"C'est un peu de la merde par ici.
Hé les mecs, écoutez-moi !"
, fit la voyageuse en grimpant sur une table, prenant soin de pousser les cailloux luisants qui trainaient dessus.
"Je recherche des objets permettant de changer de sexe.
Faites pas chier, et levez la patte si vous avez en votre possession, un objet de ce type."


Sans demander son reste, elle descendit sous les regards noirs des chats.
Voyant que son intervention n'avait généré pas la moindre réaction positive, elle s'éclaircit la voix. Faut vraiment faire de ces trucs..


"Bon, j'ai compris bande de connards.", des oreilles outrées se dressèrent.
"Je mettrais le prix qu'il faudra. Alors bougez-vous le cul, et sortez-moi la marchandise."

Etrangement, malgré les insultes, et donc les remontrances, des pattes se levèrent.
Ah bah quand ils veulent hein.. Elle réfléchit lequel choisir entre ces quelques pattes en l'air, s'approcha de chacun d'entre eux, pour finalement choisir le moins puant.


"Hé toi, dis-moi, t'as ce que je veux ?"

"Non.
Mais je sais que le vieux Joe en a.
Sauf que, bah vous ne le trouverez pas ici.
Il bosse chez les clowns depuis quelques temps..
Par contre, un conseil: évitez de parler comme ça par ici.
Vous ne tiendrez pas longtemps."


"Pardon ?", elle explosa de rire.
"Qu'on essaye pour voir."

"Justement poulette..", fit une voix derrière la jeune femme.
"J'ai quelques mots à te dire, si tu vois ce que je veux dire..
Hé hé hé."


Mais qu'est-ce qu'il me fait celui-là à rigoler comme un abruti ?
Bis, sans même chercher à savoir ce qu'il lui voulait, l'attrapa par les poils du cou, lui balança un coup de genou en plein dans l'estomac - sa spécialité - le faisant suffoquer, et le jeta à ses pieds, avant de lui écraser le dos de sa voûte plantaire, le tout dans une rare violence maîtrisée. Elle se recoiffa brièvement, et regarda autour d'elle d'un air méprisant et dédaigneux.


"Un volontaire ?
Du vieux félin rassis comme encas, pourquoi pas."
, rien ne bougea.
"Personne ? M'en doutais. Bande de larves."

Des grincements de dents se firent entendre.
Si elle continuait à pousser le bouchon, ça allait péter.
Mais s'en rendait-elle seulement compte ? Sûrement pas.
Comme poussée par un sentiment de conscience intelligente, autrement dit Lithium en tout discrétion, la super héroïne, ennuyée, s'en alla. Elle attrapa le premier objet coupant par terre, et créa une porte dans la vieille tente cachée. Des hurlements indignés se firent entendre, et des bruits affairés s'ensuivirent. Tous remballaient, de peur d'être repérés pour leurs affaires douteuses. Peu concernée, le virus sortit, cherchant à présent la tente des clowns. La voyageuse se retourna vers sa camarade.


"On va se taper du clown ?
J'en ai jamais vu en vrai. Enfin, pas moi quoi.."



.

__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Mer 15 Jan 2014 - 17:59

A côté de ça, Bis avait l’air pleinement dégouté par la performance et/ou l’accueil de la vielle. Car à chacune de ses exclamations, il lui sortait une réplique tranchante, sans pour autant avoir la moindre repartie dans l’autre camp. C’est comme si la vieille femme ne voyait ni n’entendait Bis, comme s’il n’était qu’un fantôme. Il avait beau en rajouter jusqu’à être à court d’inspiration, elle ne réagissait pas. Vraiment, quel étrange spécimen plein de rides.

Quoi qu’il en soit, ma réponse au dernier hurlement de la voyante sembla beaucoup plaire à Bis, à voir son sourire en coin et sa traditionnelle attitude de garnement. Il se permit une petite vérification de l’état de la vieille, effectivement bien endormie, avant de faire le tour de la tente en balançant tous les objets à portée au sol. Bon nombre se brisèrent d’ailleurs, rependant leurs copeaux coupants un peu partout.

« C’était peut-être pas nécessaire de tout casser non plus … » Lâchai-je entre deux soupires.

Mais qu’importe, parmi tout ce bordel saccagé, Bis trouva une sortie secrète derrière ce que je soupçonnerais être une tapisserie indescriptiblement laide. Que faire ? Pas bien difficile à choisir. Il n’y a plus rien à faire, ici ou ailleurs, alors autant avancer avec ce qui nous tombe sous la main. Nous nous engouffrâmes donc dans le petit conduit juste assez étroit pour nous contraindre à progresser tout en étant collé l’un à l’autre. Ce qui n’est pas pour me déplaire, bien évidement. Je pouvais ainsi jouer la carte de la – très proche – proximité tout en gardant pour excuse que cela venait de l’architecture.
Sur un ton narquois, il évoqua l’idée de tomber sur un marché noir. Et devinez quoi ! C’est exactement sur quoi nous arrivâmes ! Je jetai un regard où les mots « Nan mais t’es sérieux ? » tournaient en boucle. Franchement, on se croirait presque dans l’allée de Embrumes, pour ceux qui connaissent les aventures d’Harry Potter, c’est un coin très, très, très moche. L’odeur environnante ressemble à un mélange de sueur, de renfermé et de poussière cumulée. La luminosité avait du mal à se nommer lumière, tant la pénombre régnait ici-bas. Des chats cauchemars qui ne devaient pas avoir prit une douche depuis un bail, s’afférait à vendre leur marchandise suspecte à tous ceux qui possède la moindre parcelle de richesse.
Et nous avec nos costumes de super-héroïne, on ne passait pas inaperçu. Pourtant cela n’avait pas du tout l’air de poser de problème à Bis. Je la suivis instinctivement alors qu’elle se mettait à déambuler dans les allées, mais la méfiance m’empêchait de m’amuser autant qu’elle. Voir tous ces objets disposés à la va-vite comme de vulgaires bibelots alors que leur véritable propriétaire devait les chercher partout. C’est triste. Mais bon, comme on dit, les affaires sont les affaires.

Un des vendeurs m’interpella pendant que Bis interpellait la population dans le but de trouver un objet magique capable de changer le sexe de son propriétaire.

« Hep toi là. La rousse. Viens voir deux secondes. » Je m’avançai alors qu’il agitait les mains pour mes présenter ses babioles. « Regarde-moi ça, j’ai plein de trucs de super qualité. Des machins qui font fureur chez les nanas. Choisis-en un, le deuxième est à moitié prix.

- Parce que vous faites les soldes ici ? » Lâchai-je en survolant les objets du regard. « Et franchement, quelle nana serait intéressée par ça ? Même un homme des cavernes pourrait vous dire que vos trucs ne valent pas un sous. » Les sourcils du chat se froncèrent, pendant que Bis faisait chou blanc avec son sondage. « En plus, je ne suis même pas certaine que tout ceci vous appartient réellement. Alors franchement, non merci. »

Le marchant se mit à gueuler que je n’avais pas à le traiter de voleur, mais j’étais déjà partis rejoindre la petite blonde perchée sur sa caisse. Cette dernière d’ailleurs, n’aimant pas qu’on l’ignore plus longtemps, ajouta le terme « argent » dans sa demande, agrémenté naturellement de quelques insultes.
Pendant ce temps, la dessinatrice demanda à un marchant quelconque s’il avait un objet magique permettant de changer de sexe. Pardon ? Ah oui, c’est vrai que Bis se sent mieux en homme, même si la propriétaire originelle du corps ne le souhaite aucunement. Un petit sourire s’esquissa sur mon visage à cette idée. Le faite de flirter avec Lithium sans que ce soit elle, sans son accord, la situation ne pourrait sans doute pas être plus saugrenu. Le gout du risque, du danger de se faire chopper la main dans le sac, ça rajoute encore plus de plaisir à la relation.

Le marchant que la blondinette interrogeait avoua sans se cacher qu’il n’avait pas ce qu’elle recherchait, mais qu’il connaissait quelqu’un qui en possède un. Un type qui bosse chez les clowns. Au cirque … ça fait tellement longtemps que je n’y suis pas retournée, que ce soit dans ce monde ou dans l’autre.

« Justement poulette … J'ai quelques mots à te dire, si tu vois ce que je veux dire … Hé héhé. » Lança une voix derrière nous.

Un chat cauchemar aussi moche que tous les autres, avec une cicatrice sur l’œil gauche et une dent proéminente sur sa mâchoire inférieure droite. Une crapule, dans tous les sens du terme.
Je n’eus même pas à bouger le petit doigt, Bis tout le boulot en le castagnant bien comme il faut sous le regard abasourdi de la populace. Toute fière, je levai mes pouces un coup dans la direction de la blondinette, un coup dans la mienne avec un large sourire sur la tête.

« Hey, z’avez vu ? C’est ma copine, héhé. Elle est belle hein. » chuchotai-je à qui serait assez proche pour l’entendre.

La demoiselle demanda s’il y avait d’autres volontaires, et je ne sais pas si c’est sa prestation qui leur revoyait leur orgueil au tapis, ou si ce sont mes quelques éclairs qui apparaissaient de temps lors des aller-retours de mes pouces. Ou les deux … Enfin quoi qu’il en soit, chacun se remit progressivement à nous ignorer, certainement pour se faire oublier. Noobs. Noobs everywhere.

Nous partîmes donc à la recherche des clowns, traversant les lieux sans la moindre gène ou précaution. Bis précisa d’ailleurs qu’elle n’en avait jamais vu. Logique, techniquement elle n’existe pas.

« T’en fais pas. » Lui répondis-je en haussant les épaules. « Pour faire simple, ils ont quasiment tous le visage complètement blanc, et pas juste un peu pale hein, vraiment blanc de chez blanc. Avec un gros et rond nez rouge. Ils se maquillent même pour agrandir de façon démentielle leur sourire et la hauteur de leurs sourcils. Et ils ont le même QI que des mômes de trois ans … Sauf s’ils sont transformés en zombis … là punaise ils foutent encore plus la trouille … » Un frisson me parcourra l’échine. « M’enfin bon, à l’origine, ils sont là pour faire rire. »

Comment expliquer quelque chose d’aussi particulier à quelqu’un qui n’y connait absolument rien ? Les mots manquaient, et le silence s’installa tandis que nous continuons d’avancer sans trop savoir où. Tout ce qu’il nous fallait c’était de trouver un cirque, une fois fait, les clowns ne devraient pas être loin. Je levai machinalement les yeux comme pour observer l’horizon malgré tous les stands.

« Voyons, il nous faut un chapiteau. Pour t’aider, c’est comme une super grosse tente de camping, mais tellement grande que … hum … oui tellement imposante qu’elle ferait au moins dix fois l’envergure de cette caravane-là. » Expliquai-je à la demoiselle en pointant du doigt le stand de mare aux canards. « Tu devrais facilement le reconnaitre, en plus y a toujours une musique forte dans les parages, des ambiances de trompettes et de tambours, c’est le cirque. » Je lui souris. « C’est anarchique au possible et en même temps super millimétré, tout est bon pour faire rire. Tiens d’ailleurs écoute. »

Une musique de fond retentissait, exactement que je venais juste de la décrire. J’attrapai la main de Bis et filai dans la direction du son. Je pointai même au passage mon doigt sur le sommet du chapiteau qui apparut au-dessus des petites attractions.
Nous y voilà, sur une grande place quasiment circulaire, une énorme toile rouge et jaune debout au centre et beaucoup, beaucoup de monde partout.

« Bienvenue au cirque. » Lançai-je à mon accompagnatrice, un ton taquin dans la voix et ma main droite qui lâche la sienne. Un des clowns passa dans mon champ visuel. « Regarde ! C’est ça un clown ! » Lançai en le pointant du doigt. « Héhé, je ne sais pas toi, mais moi j’ai bien envie de me regarder un petit numéro de ces fameux clowns, ceux de Dreamland font forcement bien plus étrange que dans le monde réel. D’ailleurs ça ne te ferait pas de mal non plus. On aura tout le temps ensuite de chercher ton objet. »

Je me frayai un chemin parmi la foule, décalant certains, bousculant d’autres jusqu’à arriver à l’entrée du chapiteau. Une chatte cauchemarde me réclama une bagatelle d’EV pour assister au numéro, et un marchand de barbe à papa vendait ses sucreries à côté. Et une fois ce détail résolu, je partie m’installer au premier rang. Le cul sur deux chaises à la fois, afin de permettre à Bis de s’installer sans avoir à dégommer un quelconque gêneur. Une bouchée de ce qui ressemble presque à un nuage rose cent pour cent sucre, et la musique débuta. Les lumières s’éteignirent pour ne laisser que le centre de la scène illuminée. Un clown complètement difforme se présenta peu après, au rythme de la musique.

« Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! Bienvenue au cirque Zamaretti ! » Des applaudissements retentirent dans tout le chapiteau. « Dans quelques instants ! Vous allez pouvoir admirer les talents incroyables de notre dompteur, aucune créature de Dreamland ne lui résiste ! A part sans doute la merveilleuse Célindra, une féline qu’aucun élément au monde ne pourrait effrayer ! Accompagnée de sa troupe d’équilibriste, elle vous en fera voir de toutes les couleurs ! A moins que vous ne soyez plus impressionnés par notre lanceur de poignard, faites attention à vos bretelles, chères spectatrices, elles pourraient très facilement céder sous le tranchant de ses attaques ! Et pour finir ! Nos célèbres clowns viendront réveiller tous ceux qui auront réussi à s’endormir ! Bon numéro à tous ! »
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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Lun 3 Fév 2014 - 23:29
"Le cirque, le cirque ! J'adore le cirque !" 1001 pattes



Des visages blancs, un nez rouge.
Mmh, ça correspondait à l'image succincte qu'elle arrivait à obtenir.
Au final, le portrait que lui dressa Doxinette, fut peu reluisant, et même au final, assez étrange.  Pourquoi vouloir agrandir son sourire, quel était le principe ? En même temps, si ils étaient proches de la stupidité congénitale, il n'y avait pas de quoi s'étonner. La demoiselle sembla effrayée à l'idée de les voir métamorphosés en zombie. Au contraire, ça pourrait être drôle, pensa la dessinatrice. Mais apparemment, leur but premier était de faire rire. Ah ? Mais.. En faisant quoi ? En s'entretuant, en se frappant ? Bis regarda la rousse d'un air interrogateur et partagé. Après tout, tant qu'elle ne s'était pas faite sa propre idée, elle ne saurait pas exactement de quoi il en retournait. Elle décida donc de suivre sa camarade sans mot dire. En même temps, elle n'arrivait pas à voir ce que ça allait bien donner. La demoiselle était curieuse. La rouquine cherchait donc un chapiteau, une sorte de "grosse tente de camping". L'intruse fit la moue, ouais ça va, elle savait à quoi ça ressemblait tout de même, elle était pas conne non plus. Un peu vexée, elle ne fit pas attention au reste de la description, plutôt occupée par son caca nerveux passager.
C'est alors que la voyageuse l'attrapa par la main, et la tira vers un capharnaüm musical au loin. Pouah, c'est quoi ce boucan insupportable ? Tutututututu tu tutututu tutu ! Raaaaaaaah, quelle musique horrible. Bis ne fut plus aussi certaine de vouloir rencontrer le monde du cirque. Puis vint le moment où il y eut un clown, un vrai. Elle écarquilla les yeux pour voir ça de plus près. Mais.. qu'était donc cette horreur ? La blonde était intriguée. Elle s'approcha doucement de l'un d'eux, et lui attrapa la joue. Ce dernier grogna, l'insulta, et la traita même de malade avant de s'en aller. Ah bah ouais, c'était des vrais. Elle se retourna pour regarder l'électrique femme qui lui servait de camarade d'un air inquisiteur. Cette dernière semblait hautement intéressée par un de leurs numéros. Oh bah, pourquoi pas. Mais, avait-elle seulement le choix ? Elle vit donc disparaître parmi ce surplus d'êtres de chairs, la rouquine, franchement pressée. La blonde esquissa une grimace lorsqu'elle se retrouva seule parmi la foule. Autant de gens rassemblés en un même endroit, cela lui donnait des boutons. Elle hâta le pas, bousculant ce qu'elle pouvait pour pouvoir s'extirper le plus rapidement possible de cette marée humaine, et finit par arriver à l'entrée du chapiteau.

Une chatte cauchemar sembla lui miauler quelque chose, comme quoi, elle devait s'acquitter de la somme requise pour pouvoir entrer. Payer ? Et pour quoi faire ? Elle la toisa du regard, puis entra quand même, sans faire attention aux feulements outrées de la féline. J'paye pas moi.. La voyageuse chercha sa camarade du regard, et la rejoignit tout en bas. Pourquoi s'être mise au premier rang ? Bah, au moins, elles verraient mieux. Une fois plus ou moins bien installée - c'est normal cette sensation d'être dans le vide ? - le spectacle commença.

Une créature blafarde fit son apparition dans la zone ensablée, un clown.
Si il est censé faire rire, c'est raté. Il est vraiment, mais vraiment trop moche.
Il fit toute une liste de ce qui allait se produire au cours de la représentation, et finit enfin par disparaître de leur champ de vision. Et le premier numéro débuta. Un homme moustachu, aux faux airs russe, bien baraqué, et seulement vêtu d'un bolero qui dévoilait ses muscles saillants, ainsi qu'un pantalon large, fit son entrée. Tout seul ? Non, il fut rapidement entouré de 4 lions bien féroces. Bis était fascinée. Tel une enfant, elle regardait de ses grands yeux, le spectacle qui se produisait devant elle. Bien qu'elle ne comprenait pas toujours le principe de certains des actes commis, elle ne détournait point le regard. Ses oreilles se soulevaient, puis se baissaient au gré du numéro, trahissant l'intérêt qui se développait en elle à l'égard de ce qu'elle voyait. Son attention fut palpable lorsque, durant le numéro avec les rois de la jungle, le dompteur se fit arracher un membre. Bis cria de joie, et se mit à applaudir avec force. Bah quoi, les gens font ça quand ils trouvent ça cool.
L'homme fit mine d'avoir mal et de souffrir le martyr, puis récupéra son bras pendouillant au bord de la gueule de son animal. Il l'approcha de son moignon, et hop, tout redevint normal, avant de saluer frénétiquement la foule. Il refit son manège plusieurs fois avant de tirer sa révérence, dépourvu de ses bras. L'étrangère était ravie. La suite continua dans le même genre, et contribua à accentuer l'intérêt de Bis à l'égard du cirque. Si c'était ça le cirque, alors oui, c'était cool. Une volatile entra en scène, accompagné de créatures étranges, ressemblant étrangement à des lézards, mais pourvus d'ailes. Ce fut l'un des rares numéros que Bis ne comprit aucunement. Il y eut des flammes, la jeune pigeonne fut embrasée, fit des pirouettes ici et là, sauta à travers des cerceaux, jongla avec, etc.. Etrange. C'était marrant, et pas tant que ça à la fois. Si elle aurait crié lorsqu'elle était en flammes, cela aurait été plus drôle. La blonde soupira. Triste.

Pui vint enfin la fameuse Célindra, la féline.
Accompagnée de tout un bataillon de camarades en justaucorps moulants, ils entreprirent de grimper dans les airs. Ils sautaient agilement sur les barres jusqu'à finalement atteindre les fils, le tout sans filet en-dessous. Et c'est ainsi que Bis observa l'un des meilleurs numéros qu'elle n'avait jamais vu jusqu'à ce soir. Non seulement l'on aurait dit qu'ils étaient tels des oiseaux virevoltant dans les cieux, mais lorsqu'ils fusionnèrent avec les acrobates et leurs balançoires, ce fut l'apothéose. Non seulement Célindra était super sexy, des jambes bien fuselées, un arrière train formé à souhait - malgré la queue - bref un canon, mais en plus, le spectacle en mettait plein les yeux. C'était génial.
La tension était à son paroxysme. A chaque instant, un acrobate, ou bien équilibriste pouvait tomber et mourir. C'était excitant, terriblement excitant. Elle était tellement impatiente d'en voir un s'écraser qu'elle en tremblait. La bouche ouverte, elle regardait sauter de branche en branche ces gens insolents, flirtant avec la mort. Chaque équilibriste devenait acrobate, passant du fil à la balançoire, le tout avec une grâce dangereuse. C'était franchement impressionnant.

Bien le cirque.
Maintenant, le gars aux couteaux.




.

__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Jeu 13 Fév 2014 - 17:38
Bis avait l’air perplexe face à tout ça. Son visage s’emblait hésiter entre l’étonnement et le dégout. Espérons que ça s’arrangera au fil du spectacle.
Tout d’abord, premier numéro, le dompteur. Ça va, ça commence gentil. Le mec va faire le tour ses quatre fauves en donnant des coups de fouet de temps en temps, peut-être même leur faire faire des pirouettes, et … heu … ah mon dieu mais c’est dégueulasse ! Y a un lion qui lui a arraché le bras ! Nan mais oh ! Y a des mômes ici, bande de sauvages masochistes !
Bis, à côté, applaudissait avec force, les yeux pleins d’étoiles. Mais pourtant c’est crade … Comment elle peut aimer ça ? Et regarder, le dompteur récupère son bras de la gueule d’un de ses animaux et se le recolle comme si de rien n’était. Juste au contact, les deux parties fusionnèrent à nouveau pour ne faire qu’un. Pouah, ça put le voyageur ça … Quel type, j’en sais trop rien, morpheur sans doute, mais c’est sale comme délire. Très sale … Et surtout si on recommence et qu’on en joue ! Espèce de brute épaisse ! … Ouais, je refuse d’avouer que je trouve ça bien marrant quand même, ce serait dommage que tout le monde pense que j’aime la baston, huhuhu. Rah bon aller, un applaudissement et hop, suivant. Je glissai quelques mots à Bis durant le minuscule entracte :

« Alors ? Ça te plait ? Lith’ doit forcément connaître, donc c’est bizarre que toi, tu n’en sache absolument rien … »

Je fus coupée par un soudain roulement de tambour, qui annonçait l’arrivée une créature étrange. On dirait un pigeon, mais humaniser et avec des boobs. Dreamland fait vraiment des choses bizarres quand même. En plus cette nana à plume n’était même pas dans le programme du clown de tout à l’heure. Un bonus, sans doute le temps que les petites mains du cirque installent tout pour le numéro suivant. On pouvait les voir à la tache dans les coins sombres du chapiteau pendant que la piaf faisait ses pirouettes et ses slaloms à travers des cercles de feu. Elle a intérêt à être tout de même vachement bien entrainée, sinon on aura droit à un remix de KFC à la sauce Dreamland. Oiseau, cercle de feu, nuggets … Avouer, ça aurait été marrant aussi. Cruel sans doute, ridiculement drôle certainement. Mais heureusement pour la volatile, et pour l’équipe de nettoyage, tout se passa bien.

Les trompettes et les tambours retentirent à nouveau pour annoncer la suite, et la venue de la féline Célindra, suivit de sa troupe d’équilibriste. Ah ça, ça change des plumes. Des superbes courbes et un minois à en faire se retourner tous les passants, hommes et femmes confondues. Les mecs pour le sexe, les filles pour la jalousie, ou l’inverse ... ou les deux … Enfin bref, une belle pièce que voici. Il était à présent question de voltige, sans rien d’autre pour éviter la mort qu’un petit filet de pêche étendu à la va-vite. Faut vraiment pas avoir froid aux yeux pour arriver à se jeter dans le vide et se balancer dans tous les sens. Et puis faut avoir vachement confiance en ces collègues. Vous allez me dire, monter dans la voiture d’un pote c’est comme lui confier votre vie, ouais mais là c’est beaucoup plus impressionnant, beaucoup plus rapide et, en cas d’échec, douloureux.
Un saut périlleux, une galipette dans les airs, un saut de l’ange, une balade sur un seul pied en équilibre sur une balançoire qui tourne sur elle-même. Chaaaauuud … On dirait qu’ils ne sont pas soumis à la gravité. Et ça va tellement vite ! Une passe dans une main, une rotation en s’accrochant à un bras qui passait par là, une vrille pour se suspendre à une barre métallique retenue par deux câbles fins, une autre pirouette et hop on recommence dans l’autre sens. Un « oula » s’échappait de mes lèvres à chaque fois qu’ils se mettaient à sauter dans le vide, et ça en fait un sacré paquet dès les cinq premières minutes.
Un fracas de tambour annonça finalement la fin des acrobaties alors que toute l’équipe prenait la pose avant de saluer leur public sous une innovation des plus bruyantes, à laquelle j’ajoutai mes applaudissements, naturellement. Bis aussi était à fond, ça fait plaisir de la voir sourire sur autre chose que du sang et de la violence.

La troupe d’équilibriste laissa place à un homme trapu, vêtu comme un motard de Harley Davinson, moustache comprise et armé jusqu’aux dents d’innombrables poignards. Voici le lanceur de couteau, franchement moins sexy que la Célindra. Et puis son rire rauque quand il se mit à faire le tour de l’arène en jonglant avec deux de ses armes, nan franchement pas sexy le mec. Quatre-vingt-dix kilos facile, dont bien la moitié est concentrée au niveau du bide.

« Lui il a loupé sa vocation … » Chuchotai-je à Bis avant d’être coupée par le mec en cuir moustache.

« Mesdemoiselles et messieurs ! Bonjour à tous ! Alors, avant commencer j’aurais besoin d’un volontaire pour ce qui va suivre. Qui est candidat ? »

Une foule de mains de mômes se levèrent dans le public. Et un jeune chat cauchemar au poil aussi noir qu’une nuit sans lune. Le jeune se retrouva peu après adossé à une planche de bois, avec une pomme sur la tête. Ahah, le coup classique. Regarder, le mec vise, les tambours font monter la pression, le gamin tremble comme une feuille les yeux bandés, un claquement de cymbale et hop, la pomme est plantée dans le bois sans que le chaton ait la moindre égratignure. Pff, trop facile.
L’homme se tourna dans ma direction et aborda un sourire taquin. Quoi ? Il veut faire le kéké ?
La seconde suivante un soufflement passa sous chacune de mes oreilles, juste après qu’il n’ait récupérer deux autres couteaux. Rapide le mec. Vachement rapide même. Cependant je lui renvoyai son sourire sur un ton des plus narquois :

« Loupé ! Ahah ! »

Puis mon haut se détacha de mes épaules à la manière d’une peau de banane qui retire, les bretelles tranchées nettes. Immédiatement je rattrapai le tout avant que ça ne tombe plus bas.

« Oups, pardon mam’zelle. » Lança le lanceur, rapidement suivit par un flot d’applaudissement.

Saleté … mais bien joué, si je te recroise après le numéro, je te crame l’entrejambe, et le reste.
Des chuchotements se firent peu à peu entendre, ce qui n’eut pour réponse que de nouveaux lancers de couteau toujours précis à travers la foule, suivit par des fausses excuses du lanceur et des applaudissements à majorité masculine dans la foule.

« Lui, je propose qu’on se le charcute après le numéro … » Chuchotai-je à Bis avant de m’apercevoir qu’elle avait été aussi une cible. « … hum, perso je récupère ses couteaux. Je ne compte pas en rester là, ce n’était pas prévu ce genre de chose … remarque, on est à Dreamland, faut bien s’attendre à tout. »

Les quelques poignards balancés dans notre zone ne furent pas nombreux, six tout au plus. Donc deux pour moi, deux pour Bis et deux pour l’une des chattes cauchemars assis plus haut. Trois paires de bretelles en moins, et d’innombrables regards lubriques en plus.

Les trompettes retentirent une nouvelle et dernière fois pour avertir de l’arrivée du dernier numéro. Seulement le lanceur de couteau n’eut pas le temps de partir qu’il se fit déjà attaqué par une immense massue – et quand je dis immense, imaginer la taille d’une twingo – à grand coup sur le crâne. Le geste venait effectivement des clowns, comme s’ils avaient soudainement décidé de punir leur collègue pour ses agissements. Il n’y eu bizarrement aucun bruit lors du choc, mais couteau-man se mit à chanceler comme un ivre-mort. La partie prit ensuite violemment fin quand un sceau rempli, à ras bord de ce qui pourrait ressembler à de la mousse à raser, atterrit sur la tête du monsieur.
L’hilarité gagna la totalité de la foule, et en particulier chez les enfants.

« Aie aieaieaieaiiiiiiie ! » Se mit à crier le clown au sceau dans une voix ridiculement déraillée. « C’est pas bien, c’est pas bien du tout ça ! Très vilain monsieur ! » Dit-il en donnant un coup de pied au cul du lanceur de couteau.

Un pied d’ailleurs facilement cinq fois plus gros qu’une taille normale, évidement factice mais on s’en fout c’est pour rire. Un sourire s’étira même sur mes lèvres au fur et à mesure du numéro déganté.

« Qu’est-ce qu’on peut faire les enfants ? » Continua-t-il dans son comportement burlesque. Tous les mômes se mirent à gueuler diverses punitions plus vicieuses les unes que les autres. « Une idée ! Tenez, prenez tous ! »

D’autres clowns passèrent le long des bancs avec pistolets à l’eau chargés à bloc, le mien était rouge pétard, celui de Bis vert pomme. Je jetai un coup d’œil moqueur à la blondinette. En face, le mec aux poignards se tenait debout au centre de l’arène, entièrement recouvert de mousse et tendait ses bras devant comme un aveugle qui aurait perdu sa canne.

« Tout le monde est prêt ? » Demanda le clown en tournant autour la cible pendant que ces comparses s’installaient à côté d’autres enfants. « Aller feu ! »

L’index de chacun dans le public actionna la manette, et des jets d’eau filèrent de toute part sur l’homme visé. Des hurlements de joie et de rire envahirent rapidement les lieux au même rythme, et on n’eut pas besoin de d’attendre de la fin des réservoirs pour voir des tirs partir ailleurs que sur la cible, désormais toute propre et trempée.
Avec un sourire narquois, je me tournai soudainement vers Bis et l’aspergeai d’eau, dans une hilarité bon enfant.
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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Mer 5 Mar 2014 - 22:30

Lorsque le gars aux couteaux fit son entrée, Bis ne put s'empêcher d'esquisser une grimace dégoutée. Pas sexy ce type. En plus, le gras bougeait en bas. Doxinette ne manqua pas de lui faire habilement remarqué. Mais.. Vocation de quoi ? Il aurait pu être Sumo peut-être, mais à part ça. Ensuite, Macho man décida de choisir un candidat pour sa démonstration de force, et la jeune femme fut bien tenté de lever la main, sauf que c'était pour inverser les rôles. Lui sur la roue, elle avec les armes. ça aurait pu être marrant. ça aurait été marrant. Malheureusement pour elle, un chat cauchemar couleur ébène fut choisi pour servir de cobaye au numéro, et se retrouva accroché, le tout affublé d'une pomme sur la tête. Manquerait plus qu'il se loupe. L'intruse attendit patiemment cet instant, mais il n'en fut rien, ce qui ne l'empêcha pas de huer le spectacle. C'est alors que la blonde sentit un coup de vent non loin d'elle. Elle se tourna rapidement, pour tomber sur une Doxinette, les bretelles déchirés, qui tentait maladroitement de cacher sa féminité au reste du public.
Bis se sentit insultée. Comment n'avait-il pas pu voir les couteaux arriver ? A quelle vitesse les avait-il lancés pour qu'elle ne voit rien ? Une légère colère commença à grandir en elle, et lorsqu'elle remarqua la présence des couteaux à côté d'elle, la jeune femme glissa ses mains vers eux. A son grand dam, la rouquine les récupéra juste avant, tuant donc dans l'œuf son plan machiavélique. Déçue, le fait de pouvoir lui péter la tronche ensuite ne la réconforta que très peu. Jusqu'à ce qu'elle soit prise également pour cible. A cet instant précis, oui, elles lui referont le portrait après cette connerie de spectacle. Privée de ses bretelles, elle fit un nœud autour de son buste avec les lanières restantes. Et, légèrement énervée, observa le reste. Putain, je vais te crever mon salaud. T'as de la chance que le spectacle ne soit pas fini, je veux voir les clowns d'abord.. Bah ouais quoi, c'était pour ça qu'elle était venu en premier lieu.

Bis eut les oreilles outragées par les trompettes - quel instrument de torture - et esquissa une grimace agacée jusqu'à ce que cela se termine. Puis vint le moment fatidique de l'arrivée des fameux clowns, les rois du spectacles. La jeune femme les trouva encore plus laids que celui de dehors. Mais comment pouvait-on être aussi moche ? La voyageuse les regardait d'un air désabusé, perplexe. Que pouvait-elle dire ? Ses yeux s'écarquillèrent de surprise lorsqu'elle vit débarquer une immense massue, qui s'écrasa violemment sur la tête du pervers à la moustache. AHA, bien fait pour ta gueule, connard ! Bis se mit à ricaner méchamment, et se tordit de rire lorsqu'il se mangea un bon seau d'une texture étrange. Bon, ils avaient le mérite d'être un minimum marrants, à défaut d'être esthétiquement beaux. En revanche, ses oreilles se soulevèrent lorsque l'homme blafard se mit à parler d'une voix enrayée. Pourquoi s'exprimait-il de cette manière ? Et surtout, pourquoi s'adressait-il à eux comme si ils étaient de parfaits demeurés ? Il balança son énorme pied dans le derrière de gars aux couteaux, ce qui effaça légèrement l'offense dont pensait être victime Bis, mais pas tout à fait. Toutefois, quand le clown demanda la punition à faire subir à cuir-moustache, l'intruse ne se priva pas pour donner son avis, en même temps que tous les enfants.


"Ecorchez-le vif !
Arrachez lui la peau, et donnez la aux lions !
Aux lions, aux lions, aux lions !"
, scanda t-elle.

Malheureusement, sa requête ne fut point prise en compte.
A la place, ils firent le tour des bancs, et distribuèrent à chacun.. une arme ?
Ah ça, c'était une très bonne idée, moins pour la couleur.. Bon, on pouvait donc le tuer alors ? Génial ce spectacle, très interactif. Bis n'avait pas compris que c'était un simple pistolet à eau. Elle avait mit sur le compte de la fantaisie des clowns l'allure de son arme. Lithium, dont on avait littéralement oublié la présence depuis belle lurette, observait en silence. C'était exactement ce qu'elle avait souhaité. Aucun des deux ne se souciait d'elle, et encore moins du fait qu'elle existait. Actuellement, d'après les informations qu'elle avait pu recueillir sur ces deux zouaves, ils avaient eu vraisemblablement une relation bien plus que platonique à Luxuria. Comment Bis avait-elle pu se servir de son corps de la sorte, et surtout, comme Nodox, ou Doxina - elle ne savait plus comment l'appeler - avait-il pu se laisser faire ? Elle ne comprenait pas ce que le roux ou la rouquine pouvait bien trouver à son second elle. C'était à se demander son orientation sexuelle bon dieu.. Homme dans la vraie vie, femme à Dreamland se tapant des hommes, et peut-être des femmes aussi. N'était-il pas perturbé dans sa vie de tous les jours ? Bizarre ce type. La blonde allait lui passer un sacré savon une fois revenu aux commandes, ça, c'était certain.
Alors que Bis visait les parties intimes du type, Lithium se terra au fond de son propre corps en attendant de pouvoir revenir. Le virus attendait patiemment le signal, ravie à la simple idée de voir ces bijoux de famille exploser en mille morceaux. FEU ! Elle tira sans plus attendre, et sa déception fut immense lorsqu'elle ne vit que de l'eau sortir. Elle s'arrêta net, regardant par le trou pour voir son contenu. Oui, c'était bien de la flotte. Même pas d'acide ou quoi que ce soit, juste de la putain de flotte ! Elle grogna de colère alors que tout le monde hurlaient de rire. Elle s'était faite avoir, et ça, elle ne pouvait le concevoir. Et alors qu'elle bouillonnait intérieurement, elle se prit un long jet d'eau au visage. Ses yeux s'écarquillèrent, jusqu'à atteindre la taille d'une boule de golf. Elle se retourna lentement, et vit une Doxinette, hilare.

Lithium sentait venir la fin du monde.
Oh mon dieu, comment allait-elle réagir à une telle attaque ?
Prendrait-elle ça pour une offense des plus intolérables, riposterait-elle avec une violence sans pareille, ou jouerait le jeu ? La dernière lui semblait la moins plausible des trois. Et pourtant, ce fut un mélange de toutes ces craintes qui eut lieu. D'un côté, Bis se sentait offensée, d'un autre, elle trouvait ça drôle, et finalement, elle riposta. Ah tu veux jouer à ça hein.. Un sourire narquois sur le visage, elle se jeta sur la rousse, toutes griffes dehors, la bloqua entre ses bras, la souleva doucement avant de finalement l'écraser gentiment au sol. Du premier pied, elle écarta le pistolet de l'électrique au loin, et de son autre pied, elle le posa sur le ventre de la demoiselle, prit son arme, et vida l'intégralité du reste de son chargeur - quasiment plein vu sa déception du monsieur - sur la jeune femme. D'un air goguenard, elle prit la position du vainqueur, ravie d'avoir eu sa revanche.


"Et c'est qui le lion maintenant ?"

En bon prince, ou pas, elle se baissa pour récupérer la jeune femme, trempée.
Elle la souleva de ses bras, et la remit sur ses pieds, avant de lui sourire d'un air crétin.


"Bon, on va voir les coulisses ?
Faut qu'on trouve l'autre type capable de me refourguer l'objet.
A part si on va tabasser l'autre moustachu avant. Même si il a pris cher, un peu plus ne lui ferait pas de mal."
, sourit-elle malicieusement.

Mais pour une fois, elle avait davantage hâte de récupérer l'objet magique pour satisfaire son désir d'être un homme, qu'autre chose. Lithium se demanda même un court instant si elle n'était pas malade. M'enfin. Bis choisit donc les deux. Elle se dégagea des bancs, marcha dans le sable de la piste et s'approcha du moustachu, toujours dans les vapes. La demoiselle lui jeta un regard mauvais et, pour la forme, lui écrasa les parties. Après lui avoir craché dessus, toujours pour la forme, elle emprunta le passage par lequel les artistes passaient, pour pouvoir accéder directement aux coulisses. Elle tomba dans un véritable mic-mac de personnes et de créatures, se bousculant tous pour elle-ne-savait-quelle-raison. Après une nouvelle - encore - grimace, elle se faufila, poussant les gens sur son passage jusqu'à ce qu'il semblait être le coin des clowns. Enfin, sur le morceau de tissu qui servait de porte, y'avait un rond rouge, ça pouvait qu'être un nez.. Elle poussa la matière flottante, et entra.
Effectivement, il y avait plein de clowns, ainsi que des coffres regorgeant d'objets factices ou de ballons. Bon, maintenant, trouver le vieux Joe. Trouver le vieux Joe.. Mais à quoi ressemblait-il le vieux Joe, à part le fait qu'il soit vieux ? La jeune femme décida de faire comme à son habitude; pousser une gueulante pour qu'on la voit. Elle grimpa donc sur un coffre, écrasant en passant un objet qui fit un vague bruit de cochon que l'on égorge, et prit une grande inspiration.


"Fourmidames et Fourmessieurs, jeunes clowns et jeunes gens de tous âges. Je cherche le Vieux Joe. Il est vieux, il s'appelle Joe, et je le cherche. Compris ? Alors, je le dirais pas deux fois, même si c'est déjà fait, sortez-le moi."

Les clowns la regardèrent comme des demeurés.
Non mais c'était qui c'te gonzesse-là qui se permettait de leur parler de cette manière ?
Elle les prenait pour de véritables abrutis ma parole ! Ils gardèrent tous le silence, ce qui eut pour but d'agacer Bis. Cette dernière s'éclaircit la gorge, descendit de son piédestal, en attrapa un par le col et le souleva de terre.


"BON.
Joe, bouges-toi, sors de là.
Sinon, je vais m'appliquer à faire bouffer à ce clown - déjà bien gras - sa godasse par le cul."


"C'est bon, c'est bon.
Pas la peine de hurler. Je suis pas sourd, et je suis pas si vieux."


Bis, ravie de voir que cela avait eu l'effet escompté, lâcha le clown et se retourna pour faire face à.. un nain. Mais, il était tout petit ce type ! Un visage allongé, avec un menton incroyable, deux petites moustaches noires, des cheveux hirsutes qui ressemblaient à une banane mais mal fichue, et surtout, un tee-shirt rayé noir et jaune. L'on aurait dit un prisonnier. La demoiselle ne savait quoi dire. Puis finalement si.

"Mais vous êtes tout petit."

"Je ne suis pas petit.", rouspéta Joe.

"Puis vieux aussi."

"J'suis pas vieux. J'ai mûri.", commença à s'énerver Joe.

"Et incroyablement laid."

"JE NE SUIS PAS LAID !
JE NE SUIS PAS NON PLUS PETIT, ET JE NE SUIS PAS VIEUX !"
, s'empourpra t-il de colère.

Cela en était trop pour le bonhomme qui explosa dans une rage sans nom.
Il se mit à sautiller sur place, en tapant des pieds avec violence, le visage tout rouge et limite de la fumée au-dessus de sa tête. Tout en expirant des grognements légèrement aigus, il se mit à courir à travers toute la pièce, hurlant, geignant, et se roulant même parfois au sol. Les deux jeunes femmes observèrent le spectacle sans trop savoir quoi faire. Comment réagir lorsque vous vous retrouvez face à une pile de ce type ? Bis, qui commençait à s'impatienter, s'enquit de la situation auprès d'un clown, visiblement habitué à ce genre de scène.


Y'a un bouton off dessus, ou faut le frapper pour ça ?

Sa seule réponse fut un haussement d'épaules.
Bon, on va allez plus vite et prendre les choses en main hein.
L'intruse se dirigea donc vers Joe, l'empoigna par l'arrière de son col, et le souleva de terre.
Ce dernier gesticulait toujours, battant des pieds et hurlant des "lâchez-moi" incessants. Bis le gifla pour le faire taire.


"Ferme-la.
Apparemment, tu serais capable de me procurer un objet très particulier.
Je voudrais donc que tu me le file. Maintenant."


"REPOSE MOI PAR TERRE !"

Elle le gifla une nouvelle fois.
Lithium en avait marre d'assister à ça.
Joe décida de se taire, et croisa les bras en soufflant comme un boeuf.


"Ok, c'est bon, on va discuter."

Et bien, c'est pas trop tôt.
La jeune femme s'exécuta, ravie.
Joe s'épousseta, rouspétant qu'il se considérait malmené dans sa vie d'artiste.
Il s'assit sur un coffre, contenant malgré lui sa rage.


"Qu'est-ce que tu me veux ?"

"Tu serais en mesure de me procurer un objet magique dit-on.
Je le veux."


"Tu me payes combien ?"

"J'te payes pas.
Je te laisse en vie, ça suffit."


"Je veux mon argent.
Pas d'argent, pas d'objet. Pas d'objet.."


" Plus de nez."

Et elle lui envoya son poing dans la face, lui brisant le nez par la même occasion.

"Tu disais ?"

"D'accord, d'accord, c'est bon.
Non mais fous êtes malade.. Ok, j'ai fotre objet.
Mais qu'est-ce que fous foulez d'abord ? J'ai des objets, mais si fous me dites pas ce que fous foulez, ça fa être difficile. Suifez-moi."
, fit-il tout en se tenant le nez.

Bis emboîta le pas de Joe qui les emmena derrière une nouvelle porte de toile.
Une fois cachés, il dévoila son attirail, le tout sorti d'une mallette de fer. Lithium se demanda si tout cela était parfaitement légal. Comme pour rassurer une personne qu'il ne voyait pas, le vieux Joe sortit une carte toute froissée de sa poche, et la tendit à une Bis qui s'en foutait royalement.


"Foici ma carte de marchand ambulant, au cazou."

"M'en fous de votre papier là, montrez-moi vos satanés objets !"

"Mais fous foulez quoi ?!"

"Je cherche un objet qui me permettrait de changer de sexe."

QUOUAAAAAAA ?!!
Lithium hurla de l'intérieur, ce qui ne manqua pas de faire sursauter Bis qui avait naturellement oublié sa présence. Changer de sexe ? Tout ce cirque juste pour un objet qui lui permettrait de CHANGER DE SEXE ?!! C'était quoi ce bordel, elle ne comprenait plus rien. Etait-ce une façon de s'émanciper de.. d'elle ? De se créer sa propre personnalité ? Son esprit devenait flou, tellement, qu'elle se laissa sombrer dans une mer de questions. Joe, des cotons dans les narines, haussa les sourcils, fouilla parmi ses babioles, et en sortit une seule et unique boucle d'oreille. Bis fut surprise par la beauté de la chose. Mmh.. On dirait un véritable grenat, et le support, de l'or. Très beau en tout cas. Mais elle restait perplexe.


"Eeeeet.. CA, c'est censé fonctionner ?"

"Bien sûr.
Vous vous l'accrochez à l'oreille, et il vous suffit juste de tourner la pierre pour que la magie opère."
, ravi que son nez ne lui empêche plus de parler correctement.

"Ah.
J'essaye, histoire de vérifier si vous tentez pas de me doubler."


Elle vira l'une des boucles d'oreilles de Lithium, et accrocha l'autre, puis doucement, tourna la pierre. Elle sentit ses bretelles rafistolées, s'arracher une nouvelle fois, et se retrouva torse poil devant les 2 autres personnes présentes. Le nouvellement jeune homme observa son torse, se tripota sans vergogne, savourant son corps d'homme. Son sourire malin et assuré revint rapidement. C'est donc naturellement qu'il accepta le présent.

"C'est bon je prends.
Doxinette, on se casse."


"Hé attendez, et mon paiement ?!", s'insurgea Joe.

"Ah oui tiens.", il revint sur ses pas, et fit mine de le frapper, avant de s'arrêter.

Joe se recroquevilla, puis se déroula lorsqu'il entendit un rire.
Non mais il ou elle se foutait de lui ? Le garçon blond aux faux airs de Peter Pan, lui balança son paiement à ses pieds, et repartit en riant. Putain ces voyageurs, il les détestait tous..
Bis était ravi. Il avait réussi. Il avait son objet. Il quitta la tente du cirque, toujours accompagné de Doxinette, et respira un bon coup. Sauf que, il était toujours habillé en super héroïne. Mmh.. Il lui fallait des fringues. Ou tout du moins, un pantalon. Punaise, ça faisait moule-bite cette merde.. Vite. Il revint dans la tente des clowns, et arracha son costume devant tous les clowns. Devant leurs regards ébahis, l'homme nu ordonna d'obtenir un pantalon digne de ce nom. Bien qu'ils auraient appréciés le laisser dans cet état plus longtemps, l'un d'eux revint rapidement avec un jean et un caleçon, fait étonnant avec toutes leurs merdes. Il l'enfila vite fait bien fait, et repartit rejoindre Doxinette. Toujours torse nu, il affichait fièrement sa sexualité retrouvée.


"Alors beauté, la vue est nettement meilleure, non ?"



__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Mer 2 Avr 2014 - 18:16
La blonde tourna les yeux vers moi, l’expression de son visage à mi-chemin entre la surprise et la colère. Oh bah ? Pourquoi donc ? C’est pourtant drôle. Nan ?
Pour toute réponse à ces interrogations, je la vis me sauter dessus à la manière d’un catcheur sur le ring. Deux trois mouvements, mon pistolet n’était plus le mien, envoyé valdinguer au loin d’un bon coup de pied, et mes bras furent bloqués dans mon dos, ainsi ma poitrine à tous les regards. J’étais au sol, et son pied droit sur le ventre, histoire de me garder quasi-immobile. Oh la fourbe ! Oui la fourbe, puisqu’elle ne tarda pas me pointer de son propre pistolet à yeux, un sourire plein de fierté au visage !
J’eus beau tenter de me débattre, de me retourner comme la position tortue au judo, mais ça n’empêcha pas l’inévitable. A savoir, me vider son réservoir d’eau dessus. Et il n’en restait pas quelques gouttes, non, il était plein ! Plein je vous dis !! Et c’est qu’elle est fraiche en plus ! Je ne relevai la tête qu’une bonne minute plus tard, les cheveux lourds par l’humidité, et un grand merci au destin pour avoir fait ce déguisement parfaitement noir. Ça aurait été blanc, comme celui que portait Bis, tout aurait été transparent. Mais oh, que vois-je ? Ohoh, de sublimes courbes qui se reflètent à travers le tissu. Huhuhu, j’aurais pu l’arroser avec plus de précision, il n’y aurait pas eu que le haut de son buste qui ressortirait. Tant pis, motus et bouche cousue puisqu’elle ne semble même pas avoir percuté de ce détail lorsqu’elle m’aida à me relever.
A sa question narquoise en citation de film :

« Nyanyanya … Je me vengerais. » Lui répondis-je sur un air de défi alors qu’elle ne me propose d’aller voir les coulisses, afin de trouver celui qui possèderait son item.

« A part si on va tabasser l'autre moustachu avant. Même si il a pris cher, un peu plus ne lui ferait pas de mal. »

C’est mal … Mais j’aime bien. Je souris à son propre sourire, avant d’hausser les épaules.

« Comme tu le sens. On peut faire ça vite, ou y aller par étape. De toute manière, maintenant je suis toute mouillée … » Je me tue en m’apercevant que ce genre de réponse pouvait être interpréter d’une toute autre manière, surtout avec une logique aussi détraquée que celle de Bis. « … Heu, pleine d’eau je veux dire, hein. Faut que je me sèche, avant d’attraper un rhume donc autant y aller tranquille. »

Je cherchai dans ses yeux une quelconque expression en rapport avec le sexe, mais il ne semblait que non. Ou alors c’est moi qui suis complètement détraquée ? Merde alors …
Je baissai les yeux pour observer les protubérances mammaires, et arrivai très rapidement à la conclusion qu’il faudrait faire un truc pour les dissimuler, au moins un peu. Pendant ce temps, Bis partait déjà voir le lanceur de couteau, pour … hum … les écraser les parties intimes et lui marcher dessus ensuite. Violence gratuite. Tout simplement.
J’arrachai le haut de mon costume, désormais totalement inutile et m’en servit comme bandage tout autour du torse, avec un nœud bien serré entre les deux seins. Voilà, ce n’est pas super élégant malgré le bidou à l’air mais pas tellement d’autres choix, en espérant que ça tienne, je rejoignis la blondinette qui filait déjà vers le coin réservé aux proprios du cirque.

Et il ne fallut qu’une porte pour qu’on tombe sur une tripotée de créature des rêves en tout genre. Aussi bien des trucs moches que des bestioles toutes mignonnes. Hey ils ont même une licorne ces cons ! Bon elle est noir, une crinière de feu et avec ce qui semble être des écailles mais quand même ! Ou alors c’est un mix entre un cheval et un reptile cornu … J’en sais rien, Dreamland fait vraiment des trucs bizarres si on a un goût pour l’observation.
Bref, nous traversâmes cette foule de je-ne-sais-quoi, Bis repoussant tout ce qui lui barrait le chemin, moi s’excusant derrière pour la gêne occasionnée. Jusqu’à ce que l’on arrive dans une pièce pleine de clown. Si je vous jure ! Des clowns partout ! Je n’en ai jamais vu autant ! Il doit y en avoir une bonne vingtaine, ou peut être trentaine. Je ne sais pas, faudrait faire comme Bis et monter en hauteur pour les compter … Une seconde. Woh mais qu’est-ce qu’elle fait encore ?

La blondinette s’était perchée sur une caisse pleine d’objet de foire, et clamait haut et fort qu’elle cherchait un vieux marchant du nom de Joe. Mais il n’y eu aucune réponse, l’obligeant à sortir une menace pour que le mystérieux marchant apparaisse au grand jour. Je le regardai avec des yeux ronds quand je reconnus qui il était. Joe ! Joe Dalton ! Le dernier frère des Dalton, dans la BD de Lucky Luck ! Dingue … Avec sa moustache noire, son gros nez, sa marinière jaune et noire, et ses un mètre-vingt de haut ! Trop de la balle ! Enormisime !! Punaise je kiff Dreamland !

« Mais vous êtes tout petit. » Fit Bis.

« Je ne suis pas petit. » Rétorqua Joe sans la moindre bonne humeur.

« Puis vieux aussi.

- J'suis pas vieux. J'ai mûri.

- Et incroyablement laid.

« JE NE SUIS PAS LAID ! » Hurla soudainement le nabot à rayure en sautant sur place. « JE NE SUIS PAS NON PLUS PETIT, ET JE NE SUIS PAS VIEUX ! »

J’explosai de rire devant ce spectacle des plus ridicules. C’est trop bien, exactement comme le Joe Dalton qu’on connait. Aussi colérique et grincheux que l’original. Et voilà qu’il se mit maintenant en courir dans tous les sens en gueulant pour faire exprimer sa rage, et moi j’étais pliée en deux. Vous croyez que si on lui dit que Lucky Luck est à ses trousses il va filer comme une flèche ?Ahah, ce serait marrant, mais pas franchement pratique pour nos affaires. Gardons ce détail pour plus tard.
Bis n’avait pas l’air de comprendre le personnage, et s’impatientait déjà face à tout ce manège. C’est vrai qu’elle n’a jamais lue ces bandes dessinées, puisqu’elle n’est jamais sortie de Dreamland. Et elle ne le fera sans doute jamais, hélas.
Cette dernière sembla même se demander s’il y avait un moyen d’arrêter la crise du nabot, comme un bouton marche-arrêt sur les jouets.

« Nop. » Lui répondis-je. « Je te conseil de l’immobiliser pour ça, sinon on en a pour toute la nuit. »

Bis prit compte de la remarque et attrapa Joe par le col de son tee-shirt, ses petits pieds encore gigotant dans le vide et sa bouche ne laissant échapper que des ordres ayant pour but de le libérer. Le sourire sur mon visage ne s’estompa le moins du monde, ni avant, ni pendant l’interrogatoire de la blonde, ni après.

Il ne fallut pas longtemps à la voyageuse pour obtenir ce qu’elle voulait, même si un pin dans la figure fut nécessaire pour que Mr Dalton accepte sa demande. Puis il la guida en direction d’une autre tente, moi je me contentai de rester à l’entrée, les bras croisés et la tête qui remuait de temps à autre horizontalement, à la manière d’un videur de boite de nuit.

« Non ça ne va pas être possible monsieur. » Fis-je à une créature des rêves à la silhouette plus proche du gobelin made in Seigneur des Anneaux qu’autre chose.

« C’est une blague ? J’ai tout mon …

- C’est pas mon problème. Vous restez là pour le moment, l’entrée est actuellement fermée.

- Nan mais oh, t’es qui pov’ pouf pour me donner des ordres !? » S’exclama-t-il en jetant un instant un regard sur mes oreilles pointues.

« Quelqu’un qui te bloquera le passage jusqu’à ce que ce soit terminé là-dedans. » Le gobelin n’avait pas l’air du même avis. Je fus donc obligée d’hausser le ton. « Dégage de là ! »

Quelques petits arcs électriques apparurent très rapidement sur mes bras, épaules et torses. Juste de quoi dissuader le gêneur qui fila à vive allure. Peut-être qu’il va chercher des potes … On verra bien, faut toujours rester prudente dans ce monde trop imprévisible.
Quelques minutes plus tard, Bis revint, torse nu dans son nouveau corps de mâle. Ohoh, intéressant, même si le bas super moulant est à présent tout sauf classe ; on peut même voir les courbes de son nouvel attirail dépasser légèrement sur les côtés du tissu. Attention, je précise que ce n’est pas pleinement en vue, il y a encore suffisamment de textile pour servir de cache, on a juste droit d’observer plus de rondeur dans cette zone.

« Je pense qu’il te faut un change. Le style Power-Girl ne convient plus trop à la situation, héhé. Je t’attends dehors. »

Bis était parfaitement d’accord, et même ce n’était pas le cas – chose impossible – son corps l’était, si je crois la façon dont il se tortille. Je partis à l’extérieur, pendant qu’il attrapait un clown de passage. Et quelques instants plus tard il était de nouveau là, toujours torse nu mais avec un jean sur les fesses. C’est mieux, oui bien mieux. Monsieur se sentait également bien mieux dans sa peau, ça se sentait dans sa voix lorsqu’il bomba fièrement le torse et demanda si la vue était meilleure. Une idée sournoise me vint à l’esprit.

« Pas mal, ouaip c’est chouette. Mais les courbes d’avant étaient jolies aussi. Ahah ! » Un regard taquin agrémenta ma réponse. « Une barbe à papa pour fêter ça, ça te dis ? C’est super bon comme truc et typique des fêtes foraines. »

Aucun marchant à l’horizon mais l’odeur du sucre dans l’air indiquait bien clairement qu’il n’était pas loin. Nous partîmes donc en quête, suivant l’odeur – ou l’instinct, au choix – qui animait mes narines.
C’était un chat cauchemar qui possédait l’échoppe, enfin plutôt le charriot à roulette dans lequel se trouve la machine. La file d’attente ne fut pas longue, voir même ne fut pas du tout puisque par je ne sais trop quel évènement la dizaine de mômes devant nous fut rappeler par ce que je suppose être leurs parents. Tant mieux hein. J’observai rapidement les différents goûts proposés sur la carte, il y a même à la crotte de nez !!

« Une géante à la fraise s’il vous plait. »

Le commerçant acquiesça d’un mouvement de tête et commença à verser le sucre parfumé dans sa machine, tout en faisant tourner un bâton de bois dans ce qui ressemble à une grosse marmite et en prenant la commande de Bis.
Plus sitôt fait et payé, nous récupérâmes notre due.

« Regarde, t’as plusieurs façons de la manger. » Dis-je au blondinet après qu’on se soit un peu éloigné du marchant. « Soit tu mords simplement dedans, au risque de t’en foutre partout, soit tu récupères des petits bouts avec les doigts. C’est plus simple et au moins tu n’as seulement que les doigts qui collent en suite. »

Une petite démonstration lui présenta plus facilement la chose, et ça ne loupa pas. La première méthode permit à un nuage de sucre de se coller à mon nez et à mes joues. La bouche pleine, je m’essuyai tant bien que mal le visage et souris à Bis sans ouvrir les lèvres. Ce serait dégoutant voyons.

« C’est elle ! » S’écria soudainement une voix dans mon dos, m’obligeant ainsi à me retourner pour savoir ce qui il s’agit.

A une vingtaine de mètres, un groupe de quatre créatures des rêves, mené par le gobelin de tout à l’heure. Ils étaient tous plus moche les uns que les autres. Ils ressemblent même à un Uruk Hai si on regarde bien, avec son tatouage en forme de main blanche en travers de la tronche.

« Promis j’ai rien fait. » Répondis-je en m’adressant aussi bien aux monstres qu’à Bis.

« Mensonges ! Son p’tit copain dévalisait ma marchandise pendant qu’elle montait la garde ! C’est un de ces foutus voyageurs ! »

Vous vous doutez de la suite, non ? Je me contentai d’hausser les épaules, ma barbe à papa dans une main, l’autre bras tendu vers le gobelin. Un jet de foudre fulgurant s’échappa de ma pomme, traversa la créature et la cloua au sol dans des spasmes incontrôlables.

« Oups … »

Ce fut l’unique commentaire qui s’échappa dans mes lèvres quand je vis les trois autres se jeter sur nous avec leurs airs menaçants, leurs muscles bodybuildés et leurs vingt centimètres de haut de plus que nous.
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MessageSujet: Re: Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith'] Aujourd'hui à 19:11
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Me, you, you, me ? Money ! [Pv: Lith']

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