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Jouer les Paparazzis [PV: Elize]

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MessageSujet: Jouer les Paparazzis [PV: Elize] Jouer les Paparazzis [PV: Elize] EmptyMer 26 Juin 2013 - 14:15


Une journée comme les autres, encore une. Après tout, vivre en prison n'avait rien de palpitant, ce n'était pas comme si on avait la chance de voir débarquer un vieux copain du collège ou de se dire: tiens si j'allais voir le dernier film de Tarantino au cinéma. Non, là, le seul truc imprévu qu'on peut espérer, c'est de se faire péter la gueule dans la cours suite à un regard mal placé ou de risquer la virginité de son postérieur lors de la douche commune. Mais par chance Bryan avait apprit depuis longtemps les règles de bases à suivre et celles à éviter quand on vit dans un établissement disciplinaire. Même s'il est difficile de l'imaginer faire profil bas, il y arrive, parfois. Bon d'accord, la plupart du temps, c'est lui qui déclare le bordel et se retrouve en isolement pour un jour ou deux. Des petits problèmes de récession comme toujours, mais rien d'incroyable pour une fois notre gitan était resté tranquille. Il avait prit son petit-déjeuné dans son coin, s'était promené dans la cours tout en se retenant d'éclater la face d'un type qui avait une dent contre lui. Aujourd'hui, il voulait rester tranquille, il ne voulait pas avoir de problèmes, pourquoi? Car le soir même, c'était la soirée film: une séance dans une salle avec un grand écran, autorisé une fois par mois et pour ceux qui ont été calme durant plusieurs jours. C'était un peu Noël en avance pour beaucoup et c'était une technique pour tenir les prisonniers. Et ainsi, le soir il eut droit de regarder un film qu'il connaissait déjà mais qui lui changea les idées: Lord of War. Un magnifique film qui parle de guerre, de la vente d'armes tout ce qu'il faut pour filer des idées à cette bande de délinquants en puissance: mais à quoi pouvait bien penser le patron de ce pensionnat? Bryan se dirigea ensuite vers sa cellule, s'imaginant marchant de mort: de l'argent, des armes, des femmes. Il se vautra dans son lit et poussa un soupire, il avait envie de sortir, il voulait être libre, il voulait revoir sa famille. Une idée lui traversa l'esprit: apprendre à lire pourrait peut-être lui servir... Il se décida donc et dés demain, il irait à la bibliothèque et demanderait discrètement à cette harpie de bibliothécaire de l'aider à apprendre la lecture ainsi que l'écriture. Et c'est ainsi qu'il tomba lentement dans les bras de Morphée, pensant à la lecture, à Nicolas Cage vendeur de AK-47 et de son frère toxicomane...

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Le claustrophobe ouvrit les yeux dans le monde onirique, se retrouvant devant une immense rue bondée de monde. Il semblait être dans une grande ville et il y avait de l'animation. Des gens se promenaient avec des pancartes disant: "Brad Pitt est le meilleur" ou encore "Vive Antonio Banderas, à mort les autres". Inutile de dire qu'il ignorait bien ce qu'il y avait sur les pancartes, donc pour lui, ce n'était là qu'une simple manifestation et tout le monde marchait ensemble. Mais il commença à comprendre quand il vit des petits groupes se taper dessus pour défendre la réputation de leurs stars préférés. Faisant jaillir un mur, il sépara les gens pour stopper le combat mais on lui lança un tel regard noir qu'il dissipa le mur, haussa les épaules et laissa ses abrutis se taper dessus: pourquoi s'en mêler après tout?

Marchant les mains dans les poches, il déambula dans la rue, regardant des étoiles gravées sur le sol avec des noms. Il avait déjà vu ça à la télé, c'était un trip à Hollywood, il commençait à comprendre où il était et il se demanda s'il pouvait réussir à se glisser dans un film. Réfléchissant à l'endroit où pouvait être les salles où l'on tournait les films, il soupira alors quand il se souvint qu'il était à Dreamland: passer dans un film onirique ne serait pas super utile en fait... Il décida donc d'entrer dans un grand restaurant cinq étoiles, se promettant de bouffer comme un porc et de ne pas payer. Vu son look, il faisait extrêmement tâche dans ce décor de bourges aristocrates. Bryan portait un haut blanc, sa veste en cuir usée par dessus, un jean trop large et déchiré alors que tout le monde ici était en costard et levait son petit doigt en buvant son verre de champagne. Il se jeta sur une chaine, commanda du canard laqué avec du vin. Il fut rapidement servit par un serveur et le claustrophobe était prêt à parier que ce type avait un manche à balais dans le c** vu sa façon de marcher. Ici, on s'en foutait de paraitre aimable, aucun sourire. Vint alors l'épreuve amusante du moment: cinq fourchettes et autant de couteaux, fallait-il se renseigner sur quoi utiliser pour manger? D'un autre haussement d'épaule, Bryan attrapa son canard avec les doigts et engouffra un morceau entre ses dents: comme ça, il ne se tromperait pas de couvert, il n'en utiliserait pas. Tous les regards étaient sur lui, tous étaient choqués et outrés, le claustrophobe se demandait combien de temps il tiendrait avant qu'on le mettre dehors, mais personne ne vint le déranger.

Vidant son verre de vin, un grand cru de dieu sait où, il se leva et fut intersepté par le serveur qui lui tendait la note: 2550 EV. Déjà qu'il ignorait ce qu'était l'EV et vu le chiffre, il refusait de payer et se contenta donc de coller son poing dans la face du majordome qui s'écroula sur le sol. Prenant ensuite ses jambes à son cou pour sortir du restaurant, Bryan continua sa course et se dirigea dans une petite ruelle adjacente. Il ignorait encore qu'il ferait une rencontre intéressante cette nuit.

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MessageSujet: Re: Jouer les Paparazzis [PV: Elize] Jouer les Paparazzis [PV: Elize] EmptyMer 31 Juil 2013 - 2:57

    Une main s'inséra dans le sachet, farfouillant, aveugle, à la recherche d'une croustillante chips. Après quelques tâtonnements approximatifs, deux doigts saisirent délicatement l'une des délicieuses tranches de patate et l'emmenèrent droit vers la bouche de leur propriétaire. Cette dernière ne prêtait pas la moindre attention au mouvement mécanique et inconscient de sa main, et se contentait d'entrouvrir les lèves au moment opportun, et d'y enfiler sa prise. Une fois posée sur la langue, elle resserrait la mâchoire, provoquant un craquement sonore et agréable, signe que la tranche s'était rompue en bouche. Plusieurs petits crissements suivaient, appuyant d'un fond sonore la mastication machinale. L'attention de la jeune femme était toute tournée vers son écran. Le paquet de nourriture n’était en somme qu’un petit plaisir qu’elle s’offrait parfois, pour rehausser ses soirées cinéma d’une pointe épicée et croustillante qui ne lui déplaisait pas le moins du monde, bien au contraire. Ses yeux fauves demeuraient fixés sur l’écran, suivant avec appréhension le personnage principal se jeter dans la gueule du loup, la tête la première dans le piège qui avait été dressé à son attention. Comme dans toute superproduction hollywoodienne, le héros allait s’en tirer brillamment, le scénario était connu d’avance. Le seul intérêt était de savoir de quelle manière il allait parvenir à un tel exploit. Voilà qui relevait le niveau de bien des films, et qui en enterrait d’autres.  La jeune femme commença à suivre distraitement, puis à ne plus suivre du tout. L’étreinte tendre de Morphée la fit glisser dans un sommeil agréable.

    °°°

    Dans un petit bruit sec, Elize apparut à Dreamland, comme elle en avait pris l’habitude chaque nuit. Elle adorait l’étendue sans limites des différents royaumes, qu’elle pouvait explorer dès son endormissement ce jusqu’à son réveil. Même si elle était une habituée de telles expéditions, jamais elle n’avait pu en mener une à terme, soit par faute de temps, soit plus généralement à cause de la vaste taille de chacun des royaumes de Dreamland. Explorer le monde des rêves dans sa totalité était un exploit quasiment impossible et irréel au vu de la gigantesque taille qu’il couvrait. Au mieux pouvait-on en connaitre qu’une partie, et en explorer parfaitement qu’une infime fraction. Dans l’ensemble, Dreamland était bien plus gigantesque que quoi que ce soit d’autre. Ce constat, Elize l’avait fait quelques années auparavant, mais avait décidé de l’ignorer partiellement ; elle explorerait les royaumes dans lesquels elle avait l’occasion de se rendre, tant pis pour les autres. C’était un crève-cœur, puisqu’elle faisait une croix sur une fraction gigantesque des différentes zones. Le choix était rude, mais lui permettait tout de même des voyages intéressants et enrichissants. Du moins était-ce ce qu’elle espérait. Ses deux précédentes aventures n’ayant été ni fructueuses ni même dignes d’attention, elle désirait remonter le niveau cette nuit-là. Ses rêves avaient été agités, perturbés et contrariés. La plupart du temps, des imprévus fâcheux et frustrants l’avaient empêchée d’organiser ses recherches. Elle était une fois tombée dans une impasse qui l’avait forcée de rebrousser chemin. Une autre fois, elle avait été bloquée par une bande de voyageurs qui, par un concours de circonstances des plus curieux, n’avait aucun but précis à se trouver à tel endroit à tel moment.

    Après de courtes observations intelligentes, la jeune femme tenta tant bien que mal de se repérer. Malheureusement pour elle, l’endroit lui était totalement inconnu à Dreamland, bien qu’il lui rappelât un tout autre lieu sur Terre. La foule présente rendait difficile ses déplacements et réduisait fortement son champ de vision. Difficile donc de repérer un poste d’observation potable. De dépit, Elize s’extirpa simplement mais bien péniblement du flux ininterrompu de gens qui parcouraient l’allée dans un sens ou dans l’autre, dans un chaos indescriptible. La trop forte foule était épuisante, cacophonie humaine d’une ampleur gigantesque, emplissant la rue, faisant vibrer sol et façades, vitres et lampadaires. Tout cela était agaçant. Tous ces rêveurs inutiles qui fantasmaient sur des étoiles de cinéma étaient d’un pathétique et d’un ennuyeux, elle s’en trouvait presque navrée pour eux. Mais que pouvait-elle faire ? Pas grand-chose à la vérité. Et tenter de leur faire entendre raison aurait été aussi vain que stupide. Après quelques instants de désorientation, elle déboucha dans un calme relatif, une petite sphère de tranquillité dans la cohue. Enfin elle bénéficiait d’un semblant de sérénité.

    Ce bonheur fut gâché par un énergumène dont la ressemblance avec un primate était flagrante. Ce malotru, en définitive un être dénué de toute subtilité et de tout bon sens, la percuta violemment, alors qu’il débaroulait de dieu sait où. Elle se retrouva projetée sur son séant sans le moindre ménagement, et sans la moindre personne salutaire à qui se raccrocher. Assise sur son postérieur douloureux, elle dévisagea son agresseur avec un regard mauvais. Ce grand dadais ne semblait même pas avoir remarqué qu’il l’avait balancée au sol.

    « Hé ! Vous pourriez au moins vous excuser, vieux mal élevé ! » Lança-t-elle d’un ton furieux en le foudroyant de ses grands yeux d’ambres.

    Elle n’allait pas le laisser marcher sur ses plates-bandes.




Désolé du temps de réponse et de la qualité de cette dernière...^^'
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MessageSujet: Re: Jouer les Paparazzis [PV: Elize] Jouer les Paparazzis [PV: Elize] EmptyLun 26 Aoû 2013 - 18:53


Poursuivant sa course effrénée, Bryan percuta quelque chose qu'il envoya au sol alors que lui était projeté contre le mur. Il tourna les yeux pour voir l'entrée de la ruelle: personne, on ne le suivait pas. Mais mieux valait ne pas trainer ici plus longtemps. C'est là qu'il fut sortit de a réflexion quand il entendit la voix d'une femme. Oui: une femme! Il tourna la tête à s'en briser la nuque pour poser son regard sur une poitrine des plus charmantes. Se forçant à relever les yeux pour croiser le regard de la fille qui s'énervait sur lui, il remarqua qu'elle avait de très jolis yeux, presque aussi beaux que sa poitrine. Elle exigeait donc des excuses pour cette petite bousculade. Notre manouche fit un sourire et croisa les bras. Draguer, il allait enfin pouvoir draguer une jolie fille! Depuis combien de temps n'avait-il pas eut de contact avec le sexe féminin? Des années... La prison n'aide pas, il faut bien le reconnaitre. Donc, soyez gentils de ne pas trop le juger pour cela.

S'lut et d'solé pour la p'tite bousculade. J'étais poursuivis et j'ne t'ai pas vu. Moi c'est Bryan, enchanté d'faire ta connaissance. J'n'aurais pas espérer meilleure compagnie."

Il fit un sourire en espérant qu'elle ne le prendrait pas pour un gros lourd. La draguer? Pouvait-il seulement? Se souvenait-il des usages de rigueur pour accoster une fille? Les avait-il sut un jour surtout? Surement que non... Du bruit vint résonner à ses oreilles et d'un regard il vit que les serveurs le pourchassaient bel et bien. Il leva alors les deux mains pour ensuite les joindre, c'est alors qu'une partie du mur vint percuter celle d'en fasse, également en mouvement, tel un étau. Il n'écrasa personne mais bloqua simplement le passage. Tournant de nouveau la tête vers la belle demoiselle, il se força comme jamais à ne pas fixer sa proéminente poitrine. Devait-il lui proposer quelque chose? La laisser partir pour lui éviter les emmerdes? Il haussa les épaules et passa machinalement la main dans ses cheveux.

"Tu voudrais aller boire un verre ou t'as un truc de prévu?"

On pouvait entendre les serveurs qui hurlaient de l'autre coté de la rue, lançant des menaces à l'intention de Bryan. Mais le gitan ne s'en soucia pas le moins du monde. Son seul intérêt actuel était de rester avec cette belle inconnue. Il devrait aussi s'occuper de cette note salée de restaurant s'il ne voulait pas avoir de gros problèmes. Trouver un moyen de se faire de l'argent ou plutôt de "l'essence de vie". Peut-être que cette fille pourrait le renseigner?

"Hum... T'as une idée d'ce que peut-être l'essence de vie? Car d'sons que... J'dois une sacrée somme d'ce truc à un restaurant. Et qu'ils vont pas m'lâcher tant que j'aurai pas payé."

Il l'ignorait, mais quelqu'un se trouvait sur le toit, juste au dessus d'eux et les observait. Les prenant en photo, c'est personne espérait probablement que ces clichés pourraient servir à quelque chose, comme se faire un peu d'argent. C'était peut-être aussi la technique qui pourrait aider notre manouche. Restait encore à remarquer ce photographe et voir ce que dirait ou voudrait faire la demoiselle.

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