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[Terminé] Présentation d'un grabataire...

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Albert Cobain
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MessageSujet: [Terminé] Présentation d'un grabataire... [Terminé] Présentation d'un grabataire... EmptySam 18 Mai 2013 - 16:42


ARRHES
AlLBERT

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[Terminé] Présentation d'un grabataire... 130518040232159782
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    •Nom : Arrhes (à Dreamland, il change de nom pour dissocier sa vie réel et sa vie dreamlandienne. Il s’y nomme donc « Cobain » parce que c’était le nom d’un de ses chanteurs préférés.• Prénom : Albert• Surnom(s) : le Marchand de sable• Âge :65 ans et toutes ses dents.• Nationalité, origine(s) : Français• Pouvoir et description :

Arenaphobie :
Spoiler:
 

Description Physique et Mentale du personnage.


Chère Émilie,

Inutile de t’écrire mon adresse, je pense, puisque depuis que tu es partie elle n’a pas changé. Par contre, j’espère que ces sales morveux ailés trouveront ton domicile car je n’ai mis en guise d’adresse que « Les Champs Élisée ». Enfin, tu me connais, je reste fidèle à moi-même, je sais bien que tu ne recevras probablement jamais cette lettre. Mais je me raccroche à ces idées de gosse afin de noyer mon ennui, ma solitude.

Tu sais, j’ai bien tenu parole, je n’ai plus bu une seule goutte d’alcool, plus touché une seule femme (bon, c’est vrai, ce ne fut pas difficile), plus fumé une seule taffe depuis que tu es partie. J’aimerais bien te dire que tu me manques mais les mots, même figés sur le papier, ne suffisent pas à exprimer le vide creusé par ton absence.

Quant à moi, je n’ai pas changé. Je suis toujours aussi émacié, aussi vieux, aussi usé. Je ne suis qu’un vieux grabataire sur son grabat, comme tu te plaisais tant à le dire jadis. Je ne dépasse plus le mètre soixante, et j’ai autant de kilos que d’années. J’ai autant de rides qu’a de plis une chemise non repassée, et mes rhumatismes m’empêchent de me mouvoir gracieusement. Non, Émilie, je ne suis plus que l’ombre de ce que j’étais avant.

Enfin, ça fait du bien de te reparler même si c’est fictif. Je t’imagine, penché sur mon épaule, à me lire au fur et à mesure où j’écris ces lignes. Ton visage a retrouvé toute sa splendeur d’antan et tu redeviens l'Émilie que j’ai épousée. Avec des ailes d’ange, de blanches et grandes ailes qui te dotent d’une allure presque mâle, toi qui es pourtant si douce et si féminine.

Écrire ces lignes me fait éclater d’un rire éraillé ! Dire que j’emploie des propos si doux à ton égard, si enamourés alors que, lorsque tu étais encore en vie, tu n’avais pour seule appellation que « vieille mégère acariâtre » et ses suivants…

Pourtant, je pense que si nous agissions ainsi, c’était pour se remémorer nos vieilles disputes quand notre couple n’était qu’à ses balbutiements… Ah ! C’était bien la seule chose de notre jeunesse que nous pouvions continuer à faire dans notre vieillesse ! Tu sais bien que je ne supportais pas ces pilules immondes qu’utilisent les jeunes de nos jours pour acquérir vigueur et virilité ! C’est comme la télé, les jeux-vidéo… Oui, la télé… Je sais bien que tu aimais regarder tes « Feux de l’amour » toute l’après-midi, mais cela ne vaut pas la vraie vie…

Quelquefois, je repense au dernier concert où nous avons été… Celui de Nirvana, tu te souviens ? Je me rappelle que tu bavais sur Kurt Cobain, et que cela me rendait jaloux. Le soir, je t’avais demandé qui tu choisirais, si Kurt venait et te demander ta main, et tu t’étais contenté d’éluder ma question d’un sourire malicieux.

Mais maintenant, je dois avouer que j’envie quelque peu Kurt. Il est mort jeune, mais beau, tandis que moi je dépéris sous les coups de l’arthrose. Je n’ai pas changé… mais n’ai pas rajeuni pour autant… Je possède toujours ma longue et touffue barbe blanche qui contribue à me vieillir un peu plus, et mes sourcils broussailleux qui me dotent d’un regard de vieux hibou. J’ai toujours le crâne parfaitement lisse, seule victime de la calvitie, mais je trouve qu’il me donne un air plutôt jeune et j’envisage de tout raser, afin de tenter ma chance auprès des jeunes filles. Car la solitude me pèse, et cela me plairait bien de me remettre à boire, à fumer… De succomber à tous ces excès, et je testerais même cette pilule, s’il le faut… Du moment que ça me permet de me sentir jeune et bien dans ma peau. A vrai dire, mes tourments n’ont rien à envier à ceux d’un adolescent, si ce n’est le fait que lui, il a toute la vie devant lui… ce qui est loin d’être mon cas.

Je me suis acheté également des lunettes de soleil, dont le montant est rouge, comme la couleur du châle que je t’avais offert peu avant ta… disparition. Bon, elles cachent mes yeux bleus, mais c'est pas trop un problème. Je maigris de jour en jour, mais je cache cela sous une ample chemise hawaïenne. L’autre jour, ton neveu est venu au village pour les fêtes. J’ai décidé de l’accompagner, mais je crois qu’il a eu honte de moi car il n’a pas eu un regard pour moi durant toute la soirée tandis que je dansai avec ses copines, et s’est empressé de les éloigner de moi… Qu’on ne me dise pas après que les vieux sont coincés ! Ces jeunes, je vous jure, ils veulent tout garder pour eux, la fête, l’alcool, la musique, tout ! Tu ne sais pas la dernière, Émi' ? Ils ont voulu me coller en maison de retraite ! Comme quoi je n’aurais pas toute ma raison, que je n’avais plus aucune conscience de la valeur de l’argent !

C’est de ma faute si c’est toi qui faisais les finances ? C’est de ma faute si c’est toi qui faisais la cuisine ?

En parlant de cuisine, je commence à avoir faim. J’entends le livreur de pizza qui sonne à la porte, je vais devoir te laisser. Je t’aime et t’ai toujours aimé.

Ton Albert qui t’aime.
Le 12 Mai de l’année 2013

PS: J'ai découvert depuis peu un monde nommé Dreamland. Là-bas, j'ai la possibilité de regagner ma jeunesse perdue, mais pour cela il faut que je tue une centaine d'autres personnes qui parcourent ce monde. Ne t'inquiètes pas, je ne tuerai pas des innocents mais que des gens qui pourrissent ce monde, ou qui m'attaquent en premier. La légitime défense ça, je connais, je n'ai pas été avocat pour rien. Sinon, je profite de ce monde, découvrant les paysages qui le composent avec exaltation.



Histoire.

D’aussi loin qu’il s'en souvienne, Albert n’a jamais été seul.

En effet, depuis sa tendre enfance, malgré l’absence de ses parents –bourreaux de travail- une certaine Émilie, sa camarade de classe et la fille de ses voisins, a toujours été là pour le soutenir dans les moments difficiles. Et peu à peu, les parents d’Émilie, qui l’invitaient à manger quand Monsieur et Madame Arrhes ne pouvaient pas rentrer à cause du travail, sont devenus ses parents affectifs.

Albert a ainsi eu le privilège de voir la jeune fille s’épanouir, grandir, et devenir une belle rose aux couleurs éclatantes qu’il s’est ensuite empressé de cueillir et d’épouser. Car, si les roses ont des épines, celle-ci n’avait que la chaleur de ses pétales à offrir à Albert. C’est ainsi qu’avec la bénédiction de ses parents affectifs et de ses vrais parents –qui avaient accepté au grand étonnement d’Albert, de suspendre leur métier de magistrat afin d’assister au mariage- Albert et Émilie s’installèrent en bord de mer afin de vivre paisiblement leur amour.

Mais on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche ! Heureusement, Albert avait été poussé par ses parents à entreprendre des études de droit qu’il réussit, et il exerçait le métier d’avocat dans la ville de Capbreton, dans le Sud-Ouest de la France. Quant à Émilie, qui avait tout de même une force de caractère impressionnante, elle s’était trouvé un emploi à la mairie même si les femmes travailleuses n’étaient pas vues d’un bon œil, à cette époque. Enfin, cela, personne ne l’admettait à haute voix, mais Émilie n’eut aucun souci à se faire, tant sa présence emplissait de bonheur les gens autour d’elle. C’était une vraie perle.

Ce ne fut qu’au bout de vingt ans de vie commune, alors qu’Émilie approchait dangereusement de la ménopause, qu’ils décidèrent tous deux de laisser de côté leur travail et de donner naissance à un être qu’il chérirait tous deux. Mais cela n’arriva pas, et cela entraîna bon nombre de disputes, qui éclipsèrent rapidement –de par leur virulence- celles qu’ils avaient eus lorsque tous deux travaillaient et avaient eu une journée difficile, ou des problèmes d’argent du fait des dépenses d’Albert en produits stupéfiants ou en alcool, tout simplement.

Car Albert avait plusieurs péchés mignons : fervent adepte du mouvement de Mai 68, il continuait d’honorer sa mémoire quotidiennement, en se fumant un ou plusieurs joints. Ce que, bien entendu, sa femme ne voyait pas d’un bon œil. La gentille et tendre Émilie pouvait se transformer en tyran implacable pour tout ce qui pouvait attenter à la santé de son cher époux. Ce fut donc une époque difficile pour tous deux, et les balades en bord de mer qu’ils avaient pratiqués si souvent, main dans la main, se firent moins fréquentes.

Cela ne dérangeait pas Albert, qui détestait le sable, la poussière, tout ce qui pouvait s’infiltrer partout, « salir ». Cette haine venait de l’époque où il vivait encore chez ses parents, qui étaient de vrais maniaques en matière de propreté et avaient « transmis » à leur fils, ce mode de vie. Contrairement aux idées reçues, c’est Albert qui s’occupait du nettoyage tandis qu’Émilie s’occupait des finances et de la cuisine.

Puis un autre problème survint, quant à leurs balades en bord de mer : ils y croisaient de jeunes couples jouant avec leurs joyeux bambins, et cela leur faisait mal au cœur à tous les deux.

Ils reprirent leur travail l’année suivante, et ne s’arrêtèrent qu’à la retraite, travail qui fut interrompus par les enterrements de leurs parents respectifs, qu’ils allèrent célébrer dans les règles. Puis ils vécurent heureux, sans enfants, sans animaux, jusqu’à l’année précédant celle où Albert écrivit la lettre ci-dessus. Cette année-là, Émilie mourut au cours d’une nuit d’été, d’une rupture d’anévrisme. Rien ne laissait présager sa mort, et Albert eut beaucoup de difficultés à s’en remettre.

D’aussi loin qu’il s'en souvienne, Albert n’a jamais été seul.

La solitude fut très difficile à vivre pour lui, et il décida de changer son comportement même si dans sa tête une petite voix désagréable lui disait : « Ce n’est pas maintenant qu’il faut changer, c’était avant. » Il arrêta ainsi de fumer, de boire, d'harceler les jeunes filles. Et il se mit à faire d’affreux cauchemars…

Mais un jour, il y eut un changement…
 


Poste Rp.


Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer. Au fur et à mesure que le sable s’engouffre dans ma bouche, chaque inspiration devient de plus en plus difficile. Seule ma tête émerge de cette dune gigantesque, et je sens la pression exercée par le sable sur ma poitrine. J’étouffe ! J’ai l’impression que mes côtes vont se briser d’un instant à l’autre, comme de vulgaires brindilles. Je suis vieux et fragile, pourquoi ai-je à subir autant de souffrance ? Des larmes d’impuissance coulent le long de mes joues, s’engouffrant dans mes rides comme s’ils s’agissaient de canaux.

Je tente de me débattre mais mes frêles bras sont immobilisés. Il y a trop de sable et je vais finir enterré vivant.

Enterré vivant ! Pas de cercueil pour moi, pas de ce bon vieux curé avec qui je picolais, les vendredi soirs, en souvenir du bon vieux temps. Rien, seul le sable intemporel… et les gamins qui jouent plus loin avec leurs pères. Je les entends rire, j’entends leur père les féliciter. Tandis que le père prend son fils dans ses bras et l’enserre, mon cœur se serre.

Je n’aurais jamais d’enfants.

C’est une réalité que je n’ai jamais accepté, même si plusieurs dizaines d’années ont passées. Qu’est-ce qui fait le plus mal ? L’étreinte glacé et étouffante de ce sable inerte et inodore ou l’étreinte chaleureuse et vivifiante de ce père vivant et odorant ? Ce sont les deux faces d’une même pièce, ce sont les deux maux qui m’accablent…

Je tente de crier, d’hurler ma douleur, de sortir mes mains du sable afin de le frapper, taper, détruire, réduire en particules plus infimes encore… Il n’y a pas que mon impuissance qui me donne envie de vomir et c’est tel un dentifrice pressé que je régurgite une bouillie rougeâtre de sang et de sable mêlée, curieux mélange évoquant de la semoule au jus de tomate.

Moi et mes comparaisons foireuses ! Heureusement que je n’ai pas de dentier, il serait parti avec le reste ! Autour de moi, il n’y a rien hormis de joyeuses familles qui rient aux éclats. Il en suinte une telle innocence, une telle niaiserie, que j’aimerais pouvoir me sortir de ce carcan de sable et les déchiqueter à mains nues…

Mais je regrette ces pensées… J’ai peur, j’ai peur de mourir, de me laisser glisser dans l’inconscience ! Que m’attend-t-il au bout ? Emilie ?  Ne vais-je pas tout simplement cesser de penser, de rêver, de croire ? Je ne peux pas me laisser faire, je dois lutter… mes côtes se brisent enfin, cette douleur, c’est indescriptible… Je souhaite hurler, de toutes mes forces, mais cela n’est pas possible… Je n’ai plus de poumons, plus d’organes vitaux, je suis mort… et pourtant, je suis toujours conscient, la douleur ne me quitte pas.

Pas une seule seconde.

Je sais qu’à présent, je vais me réveiller. La douleur est-elle qu’à ce moment-là précisément, je me réveille en sursaut, les draps plein de sueur. Il faut que je me réveille ! Cette douleur… C’est comme endurer un millier de piqûres d’insectes !

Mais je vois toujours ces visages heureux, cette famille si lointaine mais si proche à la fois. Les traits du père me sont familiers… ce nez aquilin, ces joues creusés… J’ai l’impression de regarder l’une des vieilles photos de vacances qu’avait prise Émilie. Et cet homme, là-bas, c’est moi. Cette constatation m’emplit d’une certaine sérénité, et la douleur parait s’estomper. Le sable, qui jusqu’à présent m’étouffait, me laisse un peu d’espace et je peux enfin me mouvoir.


«  Viens à moi ! »

Le trou s’élargit et je me retrouve à tomber, suivi de près par une bonne dose de sable. J’atterris  sur les fesses, et je pousse un cri de protestation quand, alors que je tente de me relever, mes rhumatismes me jouent des tours. En face de moi, il y a une sorte d’Ali Baba enrubanné. Enfin, c’est décrire trop brièvement le personnage. Un turban, enroulé tout autour de son visage, ne laisse deviner aucune parcelle de peau. Seuls les yeux sont apparents, deux charbons ardents dont les braises rougeoient de manière sinistre. Le reste du corps et un amalgame de rubans blancs et de haillons de toiles bleus.

- Enfin… Après toutes ces années, je parviens enfin à récupérer un Arenaphobe…
- Bien le bonsoir, monsieur. Qui êtes-vous ? Vous êtes Aladin ? Je n’ai pas rêvé de vous, pourtant…
- Aladin… (Il semble enfin remarquer mon état, alors que je tente piteusement de masser mes fesses endolories.) Non mais je rêve !
- C’est plutôt à moi de dire ça, je glisse d’un air narquois.

Il ne relève pas mon intervention et se rapproche de moi, doucement, dangereusement. Il finit par m’attraper par la gorge et approche mon oreille de sa bouche. Sa poigne est si ferme que je peux qu’obtempérer, tout en laissant échapper un glapissement de douleur.


- Ne recommence plus jamais ce genre d’intervention désagréable. Et ne m’appelle plus jamais Aladin !

Il relâche sa pression et je me recule prudemment, ma main droite frottant ma nuque douloureuse. J'ai la désagréable impression d'être traité comme un gamin de cinq ans et je serre mes vieux poings de frustration.

- Vous êtes malade, vous… (Les yeux de l’individu s’illuminent un peu plus, et je déglutis.) Ahem, il est possible que la cataracte affecte mon jugement, m’empressais-je d’ajouter, bien que je ne fus pas encore affecté par cette pénible maladie.
- Bien, c’est mieux… Tu vois quand tu veux. Je disais donc « Non, mais je rêve ! ». Des années de recherche, de travail afin de calculer à quel endroit du Désert des souvenirs va apparaître le prochain arenaphobe... Et je tombe sur un putain de foutu grabataire !
- Restons poli… Et puis, "bien foutu de" serait plus correct...
- Je disais donc un putain de foutu grabataire incapable de fermer sa gueule ! (Ces poings se serrent également et je me recule un peu plus.) Tu devrais te méfier, je n’ai aucun respect pour les vieux croûtons !

* Tu peux parler, si t’avais une gueule d’ange, à quoi serviraient ces bandages ? *

- Écoutes, je suis un vieux croûton, certes, et je ne suis pas né de la dernière pluie. Tu as besoin de moi, apparemment. Tu as eu du mal à me faire venir, et mon aspect te dérange. Tu t’attendais certainement à un mec avec vingt ans de moins, mais t’as pas le choix mon gars ! Donc, premièrement, tu vas m’indiquer où je suis, quel est mon statut ici et donc que signifie le fait d’être arenaphobe. Deuxièmement, tu vas arrêter de râler et de te comporter comme un gosse capricieux. Je me suis fait ensevelir sous des tonnes de sable donc, tes crises de nerf, elles m’effrayent à peu près autant que ta tête d’Aladin !

- Intéressant… Tu me parais intéressant, vieil homme, assez intéressant pour que j’accepte de me servir de toi, sans te tuer. Cela fait bien longtemps que personne ne m’a parlé ainsi. Je suis le Marchand de sable, et ce monde est Dreamland, le monde des rêves. C’est dans ce monde que se déroulent les rêves du commun des mortels. Et toi, tu es un Voyageur, un Rêveur qui a vaincu sa phobie et qui a donc pris conscience de l’existence de Dreamland. Tu disposes donc de pouvoirs liés au sable.
- Et mon rôle dans tout ça ?
- Je vais y venir ! Donc laisses-moi continuer : tu es ici afin de perpétuer mes préceptes. Tu dois devenir le nouveau Marchand de Sable de Dreamland, et faire frémir de terreur les Voyageurs.
- Mouais… On vous a frappé fort à la naissance, non ? Pour que vous disiez des horreurs pareilles…

Je fus soulevé de terre par une main étrangement griffue, et me retrouvais face contre face avec l’homme sans visage.

- Ecoute-moi bien ! (Il détache chaque syllabe comme pour leur donner d’avantage d’importance.) Continue de me provoquer et je te renvois là d’où tu viens ! Immergé au milieu du Désert des souvenirs !
- Okay, mon garçon. (J’en avais plus que ma claque de le vouvoyer, et je voulais lui montrer qui méritait le plus le respect de nous deux. J’étais l’ainé, que diable !)

Un soupir se fait entendre, mais la créature semble s’être faite une raison.

- Que désires-tu le plus, Albert ? Quelle est la chose au monde que tu souhaites le plus ?

Cette question me déstabilise… Il y a plusieurs choses que je désire. Je désire revoir Emilie… Je désire également la factrice… Je désire avoir des enfants… Mais quel est le souhait qui peut allier ces différents désirs ? Quel désir secret se cache derrière cela…

- La jeunesse… Je désire recouvrer ma jeunesse...
- C’est bien ce que je pensais… Je suis le Marchand de sables, je dispose donc de plusieurs sortes de sables… Le sable du sommeil, le sable de l’angoisse… Le sable de Jouvence… (Il m’observe, remarquant la soudaine lueur d’excitation apparue dans mon regard.) Ce dernier sera à toi. Si tu me prouves ta loyauté, évidemment.
- Que dois-je faire ? je demande d’une voix rauque.

La jeunesse… C’est vrai, cette idée me rend aussi pitoyable qu’une larve, mais il faut me comprendre : à l’idée de pouvoir revivre tout ce que j’ai vécu, de redécouvrir les joies de la libido, d’avoir une nouvelle fois l’impression d’avoir le monde à mes pieds, de l’énergie à en revendre… L’espoir était pour moi, à ce moment-là, aussi mortel que le plus terrible des poisons.


- C’est simple, Albert. Je vais apposer sur toi mon Sceau, le Sceau ensablé. Il te permettra d’utiliser le sable contenu dans un des bacs à sable que je possède, que je remplirais pour toi. Bien sûr, vu la faible puissance de tes pouvoirs, il est inutile que je le remplisse à ras-bord. J’en mettrais la même quantité, et je m’efforcerais qu’à chaque heure, il y en ait la même quantité que celle initiale. Ce Sceau me permettra également de comptabiliser le nombre de Voyageurs que tu auras tué. Car ne me sous-estime pas : j’ai de grands projets pour toi ! Il te faudra tuer cent Voyageurs avant d’espérer obtenir le sable de Jouvence. Je n’aurais qu’une seule recommandation : si jamais tu tombes sur un Voyageur qui semble maîtriser des pouvoirs liés à l’Oubli, fuis !
- Très bien, très bien… Tuer une centaine de gens…(Je marque un instant d'hésitation, à l'idée de l'horreur à laquelle je vais participer, mais je reprends : ) Pas de soucis, si ça me rend ma jeunesse.

Je me fais l’effet d’un monstre, mais je pense pourtant la moindre de mes paroles. Je les tuerai ces cent voyageurs, si cela me permet d’obtenir la jeunesse à la clé ! Bien sûr, je m’arrangerais pour ne tuer que de beaux salauds. Je ne suis pas un monstre !

- Bien. Je suis ravi que tu prennes la chose aussi bien. Nous sommes actuellement dans les Bas-Fonds du Désert des Souvenirs , une sorte de labyrinthe creusé sous une des zones les plus désertiques de Dreamland, qui traverse les souterrains de la plupart des Déserts de Dreamland. J’ai ainsi créé un système de cuve en dessous, dans ce labyrinthe, et je vole aux Arenaphobes des sables dotés de pouvoirs sans être inquiété. Il me suffit de faire un trou dans le plafond, de laisser s’écouler le sable et d’ensuite reboucher le trou avec du sable modifié par mes soins.
- Le soleil ne vous manque pas trop ? dis-je, faisant semblant de m'intéresser à ses dires.
- Je t’expliquerais la raison de ma présence ici quand tu seras un peu plus qu’un grabataire nouvellement arrivé à Dreamland. Pour le moment, voyages et améliores-toi.

Il claque des doigts et un sable de couleur rouge, amené par le vent, s’enroule autour de mon poignet en dessinant une sorte de serpent très brun.

- J’aurais préféré un aigle…

Mais l’homme n’est plus là et, à sa place, se dresse un monticule de sable. Alors que j’envisage de faire un rapide tour des lieues, je me retrouve à des années-lumière de là, dans des draps trempés de sueur…

[à suivre sur Dreamland RPG]



Autres.

Aime : les femmes, surtout sa femme décédée, l’alcool, la weed (mais n’en consomme plus), le rock’n roll, le blé mais également la poésie...
N'aime pas : les mioches, les vieilles rombières (hormis sa femme décédée), la télé, les ordinateurs, les condés, le rap.
Particularités, autres : Ancien avocat, bras droit du Marchand de sable.
Niveau d'étude hors de Dreamland : A passé sa licence de droit il y a un bon bout de temps. Avocat à la retraite.
Comment avez-vous découvert le forum ? Vous connaissez un type nommé Dante Di Stefano ? C’est moi o/
Première impression : Rejoignez-nous ! Et votez, c'est bon pour la santé !!!
Pour les DC (double compte), qui a donné son accord ? Le staff, apparemment, même si c’est Ed qui me l’a confirmé ^^
Avez-vous lu les règles et les respecterez-vous ? Bien sûr.
Code de validation : Validé

PS : Merci à Anna de m'avoir donné la riche idée de valoriser les éléments importants dans la description.

"J'autorise Sphinx du forum Dream Land rpg à utiliser Albert Cobain en tant que PnJ dans ses RPs."
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Khildar Blacksilver
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MessageSujet: Re: [Terminé] Présentation d'un grabataire... [Terminé] Présentation d'un grabataire... EmptyLun 20 Mai 2013 - 22:45
Passons les bienvenues puisque ceci est un Double Compte, Dante connaît déjà l'ambiance ^^

Passons directement aux choses sérieuses :

les descriptions sont originales avec cette lettre, même si le compte des seuls détails utiles tombent justes selon moi. Néanmoins, cela demeure très bien.

L'histoire est développée, pourrait l'être encore plus au sujet de leur vie commune, mais je pointille.

Le post rp confirme ton style de narration dynamique, simple et efficace.

Le sceau et son utilisation permettant l'invocation du sable semble légitime pour moi.

Les questions que j'avais soulevé ont obtenu leurs réponses sur la cb :
Le Marchand de Sable n'est pas un Seigneur, mais un ancien voyageur ayant eu des problèmes avec un voyageur plus puissant (je dissimule l'identité pour préserver le BackGround)
Ledit BackGround doit être validé par le staff après envoie du résumé de la part de notre Dante
Le Sable de Jouvence n'est pas une arnaque.

Présentement et en l'état, je validerais donc contrôleur rang 3
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Lithium Elfensen
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MessageSujet: Re: [Terminé] Présentation d'un grabataire... [Terminé] Présentation d'un grabataire... EmptyLun 20 Mai 2013 - 23:33
.

A peu près d'accord avec Khi.
J'avoue que le principe de la lettre m'a plutôt plu. Franchement.

Va pour un rang 3 !

.

__________



Lithium s'exprime
Bis vous insulte

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[Terminé] Présentation d'un grabataire...

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