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[Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ?

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Lucien Sandman
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MessageSujet: [Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ? [Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ? EmptySam 30 Mar 2013 - 1:32
Bien que peu connu, le royaume de la Route 66 était un monde de rêve basé sur le theme de l'aventure américaine compilée avec la force des grands espaces et des paysages époustouflants. Nul ne s'était amusé à en mesurer la taille ou la longueur, car il était probable que celle-ci variait d'une nuit sur l'autre. Quoi qu'il en soit, quiconque le traversait avec un soupçon de goût ne pouvait qu'être époustouflé par l'immensité de ce domaine de nature brut. Une plaine immense s'étendait à perte de vue, parfois complètement sèche et désertique, d'autre fois recouverte de champs d'herbes séchés ou d'une végétation éparse. On y croisait pourtant jamais de forêts ou de champs, tout avait été laissé libre comme l'air, à peine transgressé par une longue route qui filait en ligne droite au coeur de tout cela, sans jamais discontinuer et n'ayant jamais compté plus d'une voie dans chaque sens de circulation, barrée de traits jaunes pour éviter que l'on ne conduise trop au centre. Des deux côtés de cette plaine, on apercevait de lointaines falaises rocheuses qui formaient un mur avec les royaume voisin. Et tout ces rochers, combinée avec cette végétation maigre et sauvage ne donnait, tout le long de cette route, pas deux endroits similaires. On aurait pu croire, au premier abord, qu'il n'y avait dans ce royaume onirique aucune population qui ne vaille la peine d'être remarquée. Il n'y avait pas de faune, pas de monstres et la route semblait systématiquement déserte. Chaque fois qu'une voiture l'empruntait, le véhicule disposait de cette voie bétonnée pour son seul usage. Il pouvait se passer des heures sans que l'on ne croise d'autre ici que son propre reflet ou des nuages aux formes étranges. Pourtant, il ne fallait pas s'y fier, si la Route 66 avait probablement l'une des densités de populations, tant en créatures des rêves qu'en rêveurs, les plus faible de Dreamland, elle n'en était pas moins constamment occupée, et même parfois traversée par des voyageurs qui pouvaient même se laisser surprendre par le paysage étonnant. Néanmoins, cette population était inégalement répartie, soit dans des véhicules en mouvement qui filaient décapotés le long de la route, sans se croiser, ou presque, et les stations services inégalement réparties le long de cette interminable route et que l'on croisait encore moins souvent que les autres véhicule.

C'était justement dans l'une d'entre elles qu'était apparu Lucien. Là, qu'il s'était arrêté la veille après avoir tenté de traverser le royaume d'une traite. C'était naturellement impossible, surtout à pied, et il trouvait cette situation particulièrement irritante. L'ensemble était à ce point corde et monotone qu'il ne voyait pas vraiment comment quiconque aurait pu apprécier l'endroit. En plus, le café était réellement dégueulasse et chaque fois que la serveuse - hideuse dans son ensemble rose bonbon - revenait vers lui, elle lui en redonnait. Lui-même était apparu dans une tenue plutôt sobre, comme pour marquer le coup du manque de créativité que lui inspirait cet endroit en matière de chaos. Un simple T-shirt blanc, même pas anoté un jean à moitié déchiré. Il avait aussi écopé d'une paire de lunette, mais il ne l'avait pas mise, pas à l'intérieur. La station elle-même ne ressemblait à rien de très aguicheur. Il n'y avait qu'un seul bâtiment de bois peint en blanc qui aurait dû être repeint depuis longtemps. On y trouvait un restaurant et le stand du pompiste, réunis en une seule et même salle, à peine séparé par un écriteau. Le restaurant disposait de larges baies vitrées qui donnaient sur le reste de la station, la route et le paysage derrière, balayés par le vent. Il y avait en tout trois pompes vieille d'une quinzaine d'années chacune qui se battaient en duel et sept voitures garées le long du bâtiment, toutes plus moches les unes que les autres et recouvertes de poussières. L'une d'elle avait l'air d'être une belle voiture neuve, mais elle portait l'insigne d'une police et il ne pouvait en aucun cas apprécier l'idée de rouler avec cela. Représenter l'autorité, lui ? Jamais ! Plutôt crever. Trois des véhicules étaient à louer pour un prix exorbitant et elles ne donnaient pas envie de rouler avec. Pire, il y avait un policier à l'intérieur du restaurant qui sirotait un donut au comptoir. Et avec tout cela, un silence de plomb régnait, à l'intérieur comme à l'extérieur. Vraiment tout cela était trop mort pour Lucien et il n'aimait pas l'idée de rester coincé des jours entiers dans cette partie de Dreamland. Si seulement, il pouvait s'emparer d'une voiture et filer vers sa destination...

C'est alors qu'il se produisit un événement, et il était assez étonnant qu'il s'en produise un, au moins assez étonnant pour que tout le monde dans le restaurant, toutes ces personnes complètement vidées d'émotions qui buvaient leur café chacun dans leur coin ou avalaient un steak frite mal cuit, se tournèrent vers l'extérieur pour regarder le spectacle. Et le pire fut sûrement que l'essentiel de cet événement aurait pu se résumer en une seule phrase : une voiture arrivait à la station, pour faire le plein. Cependant, pour Lucien rien n'aurait pu être plus beau que cette arrivée. C'était une belle voiture rouge, une cadiac et il en observa les courbes alors qu'elle ralentissait et se posait le long de la pompe à essence. Elle était propre, pinpante, neuve. Une voiture de rêve pour rouler sur cette route sans fin, pour avaler la distance qui le séparait de la sortie. Alors qu'il s'imaginait conduire, cheveux au vent, cet engin onirique, sa décision fut prise. Il allait s'emparer de cette voiture, probablement par la force, et partir au volant de celle-ci se taper le meilleur road trip de sa vie, sans respecter une seule fois les limites de vitesse. Oh yeah ! Là, il commençait à y croire au rêve américain.
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Kalatch Lunacy
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MessageSujet: Re: [Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ? [Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ? EmptyJeu 25 Avr 2013 - 23:03
SONGE 7 : Road-Trip sur la route 66 !

Kalatch Lunacy s'était endormi aux alentours de minuit tandis qu'il s'était tranquillement installé devant un bon vieux film américain datant des années 70. Le speech avait pour thème une sorte de western moderne se passant sur la fameuse route 66 aux États-Unis.

Et c'est sur cette légendaire route qu'avait atterrit le rêveur dès son retour dans ce fantastique monde qui est Dreamland.
Tout autour de lui se dessinait ce même décor qu'il avait pu entrevoir dans son film quelques secondes plus tôt. De vastes plaines s'étendaient sur des dizaines de kilomètres au loin, principalement faites de roches aux reflets rougeâtre se mêlant aux couleurs jaunâtres de la végétation sèche et meurtries par la chaleur et la lourdeur de l'atmosphère régnante sur ces lieux. Cependant, tout ceci en faisait son charme. Kalatch était ravi, malgré les conditions difficiles de cet endroit, de pouvoir marcher, tout simplement, le long de cette célèbre route qui était le véritable fil d'Ariane permettant, après une longue traversée, de ne pas se perdre dans les vastes étendues de ces plaines.
Il n'y avait donc pas grand chose à l'horizon exceptés les fameux « mirages chaud » dus à la chaleur se reflétant sur le sol déjà bouillant et qui permet d'apercevoir des « flaques d'eau » sur le sol. Mise à part cela et les immenses falaises l'entourant, il pouvait deviner, quelques kilomètres plus loin, une petite ombre noire qui pourrait être une de ces vieilles station à essence qu'on peut rencontrer sur les longues routes américaines il y a maintenant plusieurs décennies. Il parti donc dans cette direction, longeant la longue route de goudron noir.

On pouvait dire qu'il était fringué pour l'occasion ! Un jean slim retrousé, un tee-shirt blanc avec un col en V et une paire de Victoria noires aux pieds. Des Raybans Aviator venant combler le tout. Sans oublier sa fameuse cigarette « roulée » qu'il fume à tout instant de la journée.
Au moins, toutes ces fringues étaient légères et un léger vent soufflait dans son dos tandis qu'il marchait en plein soleil vers la station à essence qu'il pouvait voir de plus en plus précisément à mesure qu'il s'en approchait.
Cela dura une bonne vingtaine de minutes, sous ce soleil de plomb qu'aucun nuage n'osait gêner, pour enfin arriver devant cette vieille station à essence. Elle était exactement comme dans celle du film, aux couleurs près. Il y avait des pancartes de bois arborant des publicités grossières vendant tel ou tel produit, des pompes à l'ancienne, de leur forme élancées et bien évidement, il y avait un de ces restaurants/café d'autoroute qui devait, comme tous les autres tout au long de cette route,être aussi vieux que l'était le Mont Rushmore.
Il pouvait voir à travers la route que ce n'était pas vraiment full à l'intérieur. Quelques pèlerins, un agent de police, une serveuse. Pas grand chose d'intéressant en soi. Il n'y avait que des rêveurs ici à en croire l'ambiance et le manque de population.
Une question lui vint : Que faire ensuite ?
Okay, il avait réalisé un de ses vieux rêves en marchant le long de la route 66 mais la « nuit » allait encore être longue et l'ennui menaçait de vite débarquer... Et il était hors de question de rentrer dans ce vieux restaurant, tout y avait l'air parfaitement dégueulasse. Si seulement il avait une voiture ! La nuit deviendrait alors beaucoup plus intéressante. Il pourrait même tomber sur des rêveurs ou des créatures des rêves. En gros, trouver de l'animation, trouver de la vie !

Tandis qu'il réfléchissait à son programme en essayant de trouver un moyen de bouger d'ici rapidement, un bruit sourd, celui d'un bon moteur de voiture, bourdonnait derrière lui. Une voiture, une rouge même, déboulait droit vers la station d'essence. C'était une chance tant la circulation est rare en ces lieux.

Il resta perdu dans ses pensées jusqu'à ce que la voiture s'arrête devant l'une des pompes. Apparemment, il fallait faire le plein. Et ce que fit le rêveur qui sorti de la belle Cadiac rouge.
Pendant qu'il faisait son plein, Kalatch se pencha un peu de côté juste pour voir la plaque de la voiture : « John _TEXAS ».
Il alluma alors une cigarette (ouais, dans une station à essence, parfaitement !) et se dirigea vers le propriétaire de la voiture en affichant son plus beau sourire :

« Ça alors, John, quelle bonne surprise ! »

L'homme, qui entendit son nom, se retourna d'instinct vers la personne qui l'interpellait. Kalatch croisa alors son regarda tandis qu'il tendit sa main au dénommé John. Et le tour était d'ors et déjà joué. En effet Kalatch connaissait déjà le nom de sa victime, il ne manquait plus qu'un regard commun pour pouvoir rentrer dans son esprit. Comme il avait à faire avec un simple rêveur, il fut facile de se glisser dans son esprit pour le commander l'espace de quelques minutes. Il ne s'en priva pas.

« Bien, maintenant qu'on s'est dit bonjour, tu vas me donner les clés de ta voiture, aller payer l'essence et me faire des grands signes de la main pendant que je partirai avec la voiture. Allez maintenant ! »


Et l'homme s 'exécuta sans la moindre résistance, pénétrant d'un pas lent dans le café pour payer le plein tandis que Kalatch sauta dans cette formidable décapotable qui était maintenant sienne jusqu'à la fin de la nuit.
John sorti du restaurant et resta droit comme un piquet tout en levant la main de manière ridicule, l'agitant de droite à gauche. Il disait au revoir à sa voiture et à Kalatch qui démarra en trombe sur cette bonne vieille route 66.

Ah le vent, la vitesse, le confort ! Quelles sensations agréables pour un jeune homme qui est emprisonné la journée dans un asile et en liberté dans un monde onirique le soir. Il toucha à l'autoradio et monta le son de ce qui devait être une radio locale qui passait du bon vieux Jamiroquai. Tout était parfait ! Il accéléra un coup, approchant presque les 150 kilomètres à l'heure, et ce n'était qu'un début.
Cependant, il entendit un bruit sourd venant de la banquette arrière. Tenant le volant droit, il tourna la tête et vit ...
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Lucien Sandman
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MessageSujet: Re: [Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ? [Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ? EmptyMar 4 Juin 2013 - 19:59
Furtivement, Lucien s'approcha du véhicule. Il était sortit sans payer et par la fenêtre des toilettes, parce que c'était comme ça que l'on faisait lorsque l'on voulait voler une voiture de façon parfaitement illogique. Le temps que le responsable de cette station se rende compte du départ du voyageur, Sandman estimait déjà être loin, très loin, au volant d'une belle voiture rouge, les cheveux au vent - il se rendrait rapidement compte que les cheveux au vent était peut-être une des choses fort désagréables auxquelles on ne pensait pas en regardant les road movie américains. Faisant alors inutilement le tour du café, pour se retrouver au niveau de la baie vitrée, d'où tous les clients de l'établissement pouvaient le voir et le dénoncer, il se cacha derrière les quelques véhicules cradingues qui étaient garés là. Certes, ainsi, il pouvait observer la voiture tant désirée et son chauffeur remplir de l'essence sans que celui-ci ne fasse attention à lui. Mais s'il avait tourné la tête, il se serait rendu compte que tout les clients, y compris le flic qui traînait au comptoir, admiraient le spectacle cocasse qui se déroulait sous leurs yeux et constituerait peut-être la seule réelle activité de la soirée. Car évidemment, la scène avait de quoi être remarquable, même pour un royaume onirique ou l'activité était plus dense. Si Lucien, tranquillement caché derrière un véhicule qui tombait en ruine, était comme un prédateur se rapprochant doucement d'une proie, un autre voyageur, bien moins consciencieux venait d'aborder le propriétaire du véhicule flambant neuf et venait d'engager la conversation. Les deux hommes se serrèrent la main comme s'ils étaient de vieux amis et le contrôleur du chaos en profita pour s'approcher un peu plus et aller se cacher derrière la pompe à laquelle le rêveur se servait. Encore une fois, plus que jamais visible pour tous les clients du bar, il resta immobile en attendant qu'il se passe quelque chose, prêt à bondir dès que l'oiseau tenterait de s'envoler.

Mais le comble fut justement que très rapidement, le rêveur et propriétaire de la cadiac quitta son poste pour laisser le voyageur comme seul gardien du véhicule. Avec un air hébété, il passa devant Lucien, sans le voir, et alla jusqu'au bâtiment. Entendant l'autre bouger dans son dos, le blondinet enfourcha enfin ses lunettes de soleil - évidemment des Ray Ban Aviator noires, what else - et jeta un oeil à sa victime rougeoyante sous les puissants rayons de l'astre du jour. Là, il vit alors l'inconnu monter tranquillement sur le siège conducteur et s'apprêter à enclencher le moteur. Il ne restait pas une minute à perdre, il fallait voler cette voiture à ce voleur ou monter dedans pour partir à l'aventure au sein d'un duo constitué sur le tas. Il ne vit même pas le rêveur se retourner pour faire de grands signes à son agresseur et se mis en mouvement. Passant derrière la pompe, du côté du cul de la bagnole, il passa rapidement dans l'angle mort et le rétroviseur de l'autre avant de se cacher derrière le coffre. Le moteur fut enclenché, ainsi qu'une vitesse et le véhicule fut prêt à partir. Sans hésiter, Lucien monta à bord en sautant élégamment, tel le félin qu'il prétendait être depuis le début, mais sans la moindre grâce réelle. Bien que son initiative fut parfaitement silencieuse, il ne s'en étala pas moins sur la banquette arrière, comme un éléphant. Heureusement, le bruit du moteur en ébullition couvrit sa chute et alors qu'il était tiré vers l'arrière par l'accélération, un sourire de vainqueur déchira ses joues. Il l'avait fait, il était monté à bord de l'engin et avait, en perspective, une nuit d'enfer à vivre dans le royaume le plus monotone de Dreamland - après Relouland, bien sûr. Il se redressa, se réinstalla bien comme il fallait et sentit alors le vent lui arriver en pleine face, comme un rouleau compresseur écrasant son visage et réduisant sa coiffure à un néant de mèches désordonnées. Pour lors, il n'en avait cure, mais rapidement, il du tout de même se replacer de façon plus judicieuse pour éviter le pire. Sans le faire exprès, alors que la voiture écrasait les limites de vitesse autorisées, il heurta le siège passager, ce qui attira l'attention du conducteur.


"On met de la musique ?" proposa-t-il, comme si sa présence était parfaitement normale.

---

Dans la station, la scène était terminée et l'essentiel des clients étaient retournés à leurs assiettes peu ragoûtantes. Comme si rien d'exceptionnel ne s'était produit. Aucune conversation ne commença, à aucun moment, et le rêveur, John continuait de saluer docilement la voiture rouge qui se transformait en simple éclat brillant à l'horizon. Là, Big Jim, le policier qui mâchonnait son Donut vit arriver le patron du restaurant. Ce dernier se planta devant l'officier de police et le fixa pendant un bon moment. Big Jim fit mine d'ignorer la posture incongrue du gérant pendant quelques dizaines de secondes, puis, finit par accepter la confrontation.

"Quoi ?" se plaignit-il.
"Le blondinet a pas payé sa consommation." dit l'autre avec un sérieux d'enterrement.
"Qu'est-ce que tu veux que ça me foute ?" rétorqua Big Jim en portant une fois de plus son Donut à la bouche.
"L'autre dépasse les limites de vitesse." renchérit le gérant.
"Mmh..." fit le flic, du Donut plein les dent. "T'as qu'à les poursuivre..."

Un silence imposant marqua alors la conversation.

"Bon, d'accord. J'y vais dès que j'ai fini mon beignet."

Et il continua de ruminer le gâteau, sans se presser.
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Kalatch Lunacy
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MessageSujet: Re: [Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ? [Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ? EmptyJeu 20 Juin 2013 - 23:35
Décidément, elle en avait dans le bide cette Cadiac ! Le moteur rugissait avec force entre les mains de son nouveau propriétaire, Kalatch Lunacy. Tout était parfait ! Le soleil brûlant se reflétait sur les courbes presque féminines de la voiture rouge qui fonçait tout droit le long de la route 66. Un des rêves les plus fous et inaccessibles se réalisait en ce moment même grâce à Dreamland. Condamné à vivre dans un asile, pris au piège comme un oiseau en cage, il n'aurait jamais imaginé se retrouver un jour aux mains d'une magnifique voiture à arpenter cette route mythique. Et pourtant, c'était désormais chose faîte.
Approchant une vitesse de 180 kilomètres/heures, la station essence depuis laquelle il avait réalisé son forfait n'était plus qu'un petit point noir dans le rétroviseur. L'image de John, le rêveur à qui il avait dérobé cette merveille, lui revint en tête. Il ne put s'empêcher de rire en revoyant son visage totalement niais tandis que le larcin avait lieu avec (même forcé) son consentement. Son pouvoir était décidément foutrement cool. Et l'utiliser dans ce genre de situations ne lui provoquait aucun remord. Après tout, tout ceci n'était qu'un rêve. Il ne savait pas encore jusqu'où il allait conduire, ce n'était pas important, seules comptaient les sensations fortes qu'il éprouvait à cet instant inédit dans sa vie.
Soudain, tandis qu'il commençait enfin à relâcher la pédale d'accélération pour atteindre une sorte de « vitesse moyenne», il entendit une voix s'élever de la banquette arrière :
« On met de la musique ? »
Cette voix était celle d'un jeune garçon d'à peu près le même âge que Kalatch. Il était roux et avait le visage enfantin, en particulier ses yeux et son sourire qui étaient les mêmes que ceux d'un enfant prêt à faire une belle connerie. Le contrôleur des esprits sursauta légèrement, surpris de cette présence alors qu'il pensait être seul depuis le début. Les pieds toujours sur les pédales, il se retint de freiner sèchement pour éviter à l'inconnu d'être propulsé au loin. Les dégâts auraient été horribles et il ne savait pas encore si il avait affaire à un voyageur ou à un rêveur.
« Bordel, t'es qui toi ?! »
Il commença à freiner progressivement, faisant attention à son passager clandestin qui n'avait pas mis sa ceinture. Même à Dreamland, la sécurité avant tout (bordel). Proche de l'arrêt, il put enfin tourner la tête plus longtemps sur le jeune garçon qui s'était faufilé dans sa toute récente voiture volée. Il n'avait pas l'air vraiment méchant après tout, son visage était même sympathique mais cela n'était pas une raison pour s'introduire dans des moments privés comme ceux-là. Et si il s'était mis à chanter à tue-tête sur des musiques ringardes ? C'était un road-trip privé, solitaire, monoplace, personnel, individuel, etc. Ainsi, une fois que le compteur afficha zéro, il reprit la parole, toujours assis côté conducteur :
« Bien, j'ai rien contre toi mec mais j'aimerais bien un peu d'intimité. C'est une nuit importante pour moi et … »
Mais il ne put finir sa phrase car autre chose, au loin derrière eux, fonçait dans leur direction. A travers ses lunettes de soleil, il put distingué une voiture aux couleurs noires et blanches, les gyrophares tournant à toute blinde. On pouvait presque entendre la sirène qui se rapprochait petit à petit. Qu'est-ce que les flics pouvait bien lui vouloir pour faire autant de boucan ? Était-ce au moins pour lui ? Il avait fait attention avec son plan pour substituer la caisse à ce crétin de rêveur, il n'y avait aucun soucis normalement, aucun pépin dans le plan.
Il regarda alors son passager. Ce n'était peut être pas lui que la police recherchait mais bien ce roux. Si il était assez bête pour sauter dans une voiture inconnue, sûrement avait-il fait d'autres conneries ailleurs.
Ainsi, entre le choix de la fuite ou celui d'attendre et voir le pourquoi du comment de cette drôle de situation, le choix était fait. Il allait attendre et voir. Au pire, ce flic serait sûrement un rêveur. Un p'tit coup d'hypnose et il sera même assez aimable pour lui filer ses donuts. Ouais, les flics adorent les donuts, ça allait le faire.
D'autant que la voiture les avait enfin rattrapé. Un policier, seul, sorti de la voiture. Il avait l'air sévère et peu content. Il déplaça lentement sa surcharge pondérale vers le duo improvisé pour arriver jusqu'à la porte côté conducteur.
« Bon mes p'tits gars, vous savez pourquoi on en est là. Alors vous allez me suivre jusqu'à la station à essence, on règle tout ça et je pourrais tranquillement reprendre ma pause déj' »


[Hors-RP : J'te laisse nous mettre doucement mais sûrement dans la merde Wink]
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MessageSujet: Re: [Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ? [Route 66]Vous n'auriez pas une allumette ? EmptyVen 21 Juin 2013 - 19:58
La réaction du pilote ne fut pas exactement celle attendue. Le voyageur qui avait pris cette voiture dans laquelle Lucien était monté ne l'avait pas vu grimper dans le véhicule. En réalité, dès que le Marteau avait parlé, l'autre s'était retourné l'air de ne pas comprendre ce qui était en train de se passer. Il fallait bien dire que le blondinet était certain d'avoir fait les choses furtivement. Il n'était donc pas surpris que l'autre le soit. En revanche, il fut assez surpris que celui-ci ne branche pas la radio et éclate de rire en appuyant un peu plus sur l'accélérateur. Ensemble, ils auraient pur se retaper l'essentiel des Rolling Stone et de Queen et se seraient peut-être même arrêté violer un autre restaurant histoire de piquer leur caféine et s'agiter un peu plus dans le véhicule. Quoi de mieux pour traverser un endroit aussi monotone et désert que de le faire à deux et en faisant absolument n'importe quoi sur la route ? Mais visiblement, l'autre ne le voyait pas de cet oeil là. Au contraire, sa première accélération n'avait été qu'une façon de profiter un peu de la ligne droite, mais dès qu'il eut conscience de la présence étrangère, il ralentit drastiquement pour finir par s'arrêter complètement et se retourner en toute sécurité. Cela déçut beaucoup Sandman qui était parti sur une bonne opinion de son compagnon d'aventure temporaire. N'avait-il pas volé une voiture quelques instants plus tôt ? Où était le goût du risque propre aux voyageurs dans cette petite affaire, hein ? Et puis, surtout, pourquoi ralentir pour tourner la tête... La route était une parfaite ligne droite sur des centaines et des centaines de kilomètres et était au moins aussi peu empruntée par d'autres véhicules que la coursive qui séparait le frigo du mur. Alors, pourquoi ralentir et s'arrêter, pour se priver de tout le plaisir. Lorsque l'inconnu se retourna vers lui, Lucien boudait presque comme un môme privé de son jouet préféré. On avait beau tenter de lui expliquer qu'il n'avait rien à faire là, il serait, pour la soirée, aussi têtue qu'une mule et ne répondrait rien d'autre que sa volonté répétée de disposer d'un peu de musique pendant qu'ils rouleraient.

Hélas, il n'eut pas le temps de jouer à ce petit jeu - dont il se serait probablement lassé très vite. Sous le soleil implacable de ce western moderne et qui baignait continuellement cette route infinie, le pilote cessa son petit discours explicatif, laissant Lucien dans un suspense intenable. Son attention avait été de fait attirée par une arrivée intempestive qui allait bientôt complètement changer le cour de la soirée. Alors qu'ils s'étaient arrêtés pour discuter un peu, un véhicule de police, celui-là même qu'ils avaient laissé derrière eux, entrait en scène pour ajouter son grain de sel venimeux à une situation qui aurait pu être beaucoup plus simple. Lucien - peut-être ce fait a-t-il était mentionné plus tôt à quelques reprises - ne pouvait pas supporter ce qui portait un uniforme et détestait absolument tout ce qui représentait la moindre autorité. La règle venait leur rappelait que, même au milieu de nulle part, ils étaient soumis à sa volonté. Le gros flic qu'il avait vu dans le bar arrêta son véhicule juste derrière le leur et apporta avec lui son ventre et celui qu'on lui avait vendu en surplis.  L'air de mâchonner un chewing-gum ou de la chique, il portait un chapeau de cow-boy à l'ancienne bardé d'une étoile à cinq branche ridicule prouvait qu'il faisait partie d'un corps de sherifs, au cas où son uniforme et sa voiture ne suffisaient pas à convaincre ceux qu'ils interpellaient. Une arme à feu pendait à son côté, mais était tranquillement rangée dans son étui. Une matraque existait de l'autre côté, elle aussi bien rangé dans son étui. Et rien que cette vue suffisait à donner à Lucien des idées meurtrières. L'autorité dans son paroxysme américain venait d'entrer en scène et de leur demander de rentrer dans le rang. Aux yeux du voyageur, il n'y avait guère de crime plus impardonnable que celui-ci.


"Allez vous faire foutre, gros lard." dit-il simplement en serrant les dents, ce qui hausser les sourcils de surprise à l'interpelé. Et immédiatement, les choses dérapèrent. Plus vif que les deux autres, le gringalet qui se trouvait à l'arrière du véhicule tira le marteau qui se trouvait dans sa poche, se leva sur son siège et entama un grand mouvement circulaire du bras, partant de derrière lui. Le coup fusa et au dernier moment, il agrandit son arme juste ce qu'il fallait pour qu'elle vienne frapper avec dureté la mâchoire du policier. Ce dernier n'avait même pas eut le temps de porter sa main à son arme qu'il était déjà projeté par le choc et retombait lourdement sur le dos, la mâchoire brisée, sept dents en moins et complètement sonné. Il vivait encore, évidemment, mais il était hors d'était de nuire à présent et pour cette réussite critique, le jeune voyageur se sentit plus puissant et plus impressionnant que jamais. Il était temps d'entamer une fuite mémorable à présent et de montrer à ces salauds de flics qu'ils ne l'auraient jamais.

"En avant !" ordonna-t-il alors à l'autre en restant debout, les deux pieds sur le siège arrière. Mais il n'attendit pas qu'on exécute sa volonté, il pointa son marteau vers la pédale d'accélération abandonnée par le pied de l'autre et allongea immédiatement le manche pour enfoncer le champignon au maximum. Son action poussa sans prévenir le pied qui maintenait l'embrayage enfoncé et en appuyant sur l'autre pédale, la voiture, dont le moteur était toujours allumé, partit comme un boulet de canon... Pour caler trois mètres plus loin, inutilement. L'arrête brutal de la voiture fit basculer Lucien vers l'avant et il s'écrasa sur le conducteur dans une position lamentable. Se débattant un peu, il parvint à se remettre droit et à se poser plus ou moins normalement sur le siège passager. Là, il lança un regard en arrière, vers le flic qui recommençait à bouger et à gémir, puis il agrippa l'épaule de l'autre pour la secouer...

"Démarre !" intima-t-il avec une voix qui trahissait son impatience et son excitation pour ce qui allait venir.
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