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Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver?

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Beckett Jenkins
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Lun 1 Juil 2013 - 15:00
[HRP : Désolé du retard, problèmes de connexion internet et désorganisation intégrale.]

J'ai pas compris tout ce qui se passait. Apparemment, la majeure partie des gardes se dirigeaient vers... le bâtiment administratif du pénitencier ?! La chance me souriait. Je me tournais vers le petit vieux qui allait dans mon trou, et avec un gigantesque sourire, je sortais du fossé, faisant mine de voir ce qui se passait. Le garde qui était toujours devant la fosse commune voulut me donner un coup de sa matraque-micro, mais je me penchais au dernier moment, pour lui flanquer un violent coup de menottes. Du sang poisseux fuyait de son crâne ouvert en un étang, qu'une nuée de mouches enceintes (des enceintes avec des ailes et des antennes, pour éviter la moindre ambiguïté) s'empressait d'envahir.

Je courais en direction de la tour centrale, qui, d'après mes frais souvenirs, était le poste de commande de cette musique de merde qui tournait en boucle dans nos casques. J'aperçus rapidement un bloc qui semblait être constitué de la même pierre que les menottes. J'abattais ces f*cking handcuffs dessus en hurlant de rage. La roche éclata en même temps que mes propres menottes. Une sorte de filet de brume violette s'échappa de ce qui reliait mes menottes entre elles. Mais est-ce que je pouvais à nouveau me servir de mes pouvoirs ?

Je regardais les gravats de ce qui m'avait servi à me libérer, puis tendis ma paume ouverte vers les décombres. Une petite bille se forma devant ma main, puis, timidement, partit en direction de la pile de roche pilée. Elle explosa en un "Pop !" qui aurait fait rire un clown tellement c'était pitoyable. Mais ça me donnait une idée...

Je m'approchais de la porte du poste de commande aussi furtivement qu'un rhinocéros en rut. J'avais joint mes mains, et je marchais les bras pendant et en traînant du pied comme un zombie. Le bruit de mes pas en couvrait un autre, salvateur. Deux gardes me barrèrent la route dans un couloir un peu étroit.

Halte ! Ne bouge plus !, me crièrent-ils en me pointant avec leurs Taser.

Soudain, mes menottes craquèrent en laissant de minuscules gravillons choir au sol. Je leur tendait mes deux mains, leur larguant les plus puissantes des ondes de choc que j'avais en réserve. Les ondes leur explosèrent au visage, aussi je me ruais sur eux pour en cueillir un premier par un uppercut au sternum. Le second cligna des yeux et me fit un croche-patte. Je tombais, déstabilisé, aussi me montra-t-il son taser en le léchant en me dardant un regard dément. Je lui donnais un coup de genou dans les valseuses, histoire de lui faire ravaler sa fierté.

Me remettant debout, je fis craquer mes poignets, avant de partir en quête de la salle de commandes de la musique. Je pris les talkies-walkies des gardiens, juste histoire qu'ils ne donnent pas l'alerte.
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Mer 24 Juil 2013 - 15:40


Tout le monde était parti, laissant ainsi seul le claustrophobe, toujours accroché à son poteau. Il regardait autour de lui, cherchait ce qu'il pourrait faire ou s'il y avait des trucs importants à mémoriser pour le moment de l'évasion. Il vit une grosse enceinte suspendu au mur, des gardes passaient de temps en temps en dessous pendant qu'ils faisaient leurs rondes. Mais surtout: il y avait une porte qui devait mener aux quartiers des geôliers, s'il pouvait faire tomber l'enceinte, il bloquerait l'accès. Temporairement certes mais cela pourrait s'avérer utile. Le gamin était donc parti vers l'endroit que lui avait indiqué le vieux, tout reposait donc sur monsieur cheveux bleus... Bryan se redressa et finit par s'adosser à son poteau, glissant ses doigts entre son cou et le collier car cela lui faisait un mal de chien. En parlant de chien, il se sentait comme l'animal: attaché et laissé pour compte. Pourquoi s'était-il retrouvé ici? La liberté ne se trouve-t-elle pas dans nos rêves? Alors pourquoi une prison onirique? Après tout, on devait voir de tout dans ce monde, inutile donc de se poser trop de questions. Et notre manouche était encore un néophyte de ce monde pour pouvoir se targuer de comprendre ses subtilités.

L'un des détenus explosa la mâchoire d'un soldat et disparu dans un coin, c'était celui que Bryan avait vu plus tôt... L'amnésique répondant au nom de Keckett, si Bryan avait bonne mémoire ou en tout cas, c'était un truc dans ce genre, mais là, ça lui semblait quand même ridicule comme prénom... A quoi pensaient ses parents? Une fenêtre explosa alors et il vit le jeune Kaijin en tomber avec un garde: avait-il réussi? Avait-il la clé? Bryan se leva d'un bond, le regard dirigé vers le jeune homme en qui il avait mit ses espoirs de fuite. Où était le vieux sinon? Il semblait connaitre pas mal de choses ici et pourrait renseigner Bryan voir même l'aider. Faudra également qu'il pense à le remercier, l'aider à foutre le camp serait un moyen de payement on ne peut plus honnête pensa le gitan. Il nota que plusieurs prisonniers suivaient la scène ce qui le fit sourire.

"Hey!! Vous comptez r'garder ou alors vous voulez fuir? Vous aimez être ici? Alors battez vous!! Faites de vot'mieux pour sortir d'ici! Allé!!!"

Plusieurs hésitèrent et se concertèrent du regard. Et enfin, la machine était en branle. Des détenus se jetèrent sur les gardes, les rouant de coups de pelles et de pioches ou encore de menottes. C'était le début du soulèvement, le début du bordel qui allait peut-être détruire pour de bon cette prison. Quoique, la nuit suivante, tout sera peut-être redevenu normal, mais Bryan, lui compte pas ne pas être là pour savoir: tout ce qu'il veut, c'est se casser d'ici!!

L'endroit se transformait en une immense fourmilière où le chaos grouillait dans tous les sens. Le seul qui ne pouvait pour l'instant pas prendre part aux festivités n'était autre que Bryan, toujours attaché. Il croisait les doigts, espérant que Kai lui apporte la clé ou un quelconque moyen de le libérer. Il hurlait ses indications, attisait la colère des prisonniers pour s'assurer que l'émeute ne s'essouffle pas et cela fonctionnait correctement. Il indiqua de faire tomber l'enceinte qu'il avait vu, bloquant l'accès des gardes depuis leurs quartiers, il ordonna de vider la rocher devant les autres portes sauf la principale pour pouvoir fuir. Restait à couper le son et se débarrasser des menottes...

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Kaijin Zared
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Dim 4 Aoû 2013 - 19:40
Le garde commençait à reprendre ses esprits. Il avait une touffe de cheveux gras assez volumineuse pour que Kaijin puisse l'attraper, la tirer aussi fort qu'il pouvait puis s'en servir pour aplatir le nez de ce pauvre homme qui n'avait rien demander à personne contre le sol. Le pauvre bougre tentait d'articuler quelques mots mais, ces dents et ça mâchoire étaient trop abimées, la douleur y était aussi surement pour quelques chose. Le voyageur était si occupé par sa sombre besogne qu'il ne vit même pas Dante arriver, si bien qu'il sursauta lorsque celui-ci engagea la conversation.

- Hé, toi ! Tu vas bien ?!

Le boulet tourna sa tête en l'espace d'une demi seconde, toujours avec le prisme dans la bouche.

- Twanquwille et twoi ?

Il replaça sa tête pour qu'elle soit droite, une chose l'avait alerté, Bryan avait crié aux autres pionner de se rebeller. Un véritable bordel vint déchirer la place de Macrophonopolis. Tout à coup Kaijin réalisa que Bryan était toujours attaché, la White Star se releva d'un bon, écrasa le crâne du garde jusqu'à la mort et s'élança vers le blond. Le prisme restait dans sa bouche, il allait avoir besoin de ses deux mains pour se frayer un chemin jusqu'aux centre de la place.

Pour une fois Kaijin pénétra dans cette foule avec subtilité. Non je déconne. Il sprinta en direction de cette dernière sans s'arrêter en bousculant un maximum de personne. Sa progression prit plus longtemps que prévu, surtout lorsque qu'un homme, -il ne savait pas si c'était un garde ou pas- fonça sur lui l'attrapant par le col. Ils lutèrent tout deux pendant quelques instants jusqu'à ce que Kaijin fasse cogner sa tête contre celle de son agresseur. Ce dernier recula et Kaijin en profita pour lui infligeait un uppercut dans le menton, puis il projeta au sol l'énergumène avec un puissant coup de pieds dans l'estomac.

Finalement, Kaijin arriva auprès de Bryan. Le voyageur du surnaturel cracha le prisme ruisselant de bave dans sa main. Il s'approcha des menottes, il introduit le prisme dans l'endroit approprié, ces dernières tombèrent. Le voyageur posa le prisme au pieds de Bryan.

- Débrouille toi pour le collier ! J'ai des culs à botter !

Il fit volte-face d'un coup, juste à ce moment là un poing s'écrasa sur son nez. Il recula le dos courbait, les mains plaquaient sur son nez, il distingua deux rangers, à leurs côté il y avait une batte de baseball qui quitta le champs de vision de Kaijin, il savait qui s'apprêtait à le frapper, un sourire se dessina sur son visage mais avant même qu'il est put faire quoique ce soit un cout de batte dans l'épaule le fit tomber à terre. Ça faisait un mal de chien, heureusement, l'épaule du voyageur ne semblait pas cassée. Par réflexe, Kaijin roula sur lui même pour se mettre sur le dos et il eut raison la batte de baseball s'écrasa à quelques centimètres de son oreille. Après ça, Kaijin roula une fois de plus sur lui même de manière à être assez loin de son adversaire.

Une fois debout il ne se fit pas prier, il chargea de suite, mauvaise stratégie, un coup de batte lui heurta le flanc droit, puis un coup de poing lui brisa définitivement le nez. Le voyageur recula le nez ensanglanté et tout endoloris. Une soudaine brûlure lui parcourut le bras jusqu'à sa mâchoire, il s'élança vers son adversaire tandis que sa peau mutée en celle d'un zombie, son bras droit, son cou, sa mâchoire étaient maintenant recouvert de sang coagulé. Les dents de Kaijin noircirent et devinrent plus pointue. Sa peau qui n'était pas recouverte par du sang pâlit à une vitesse affolante, ses pupilles devinrent blanche également et pour finir il ne pouvait ni parler ni pensait autrement que comme un zombie.

Le cadavre sur pattes s'élança sur l'homme à la batte, qui n'eut pas le temps de riposter et fut contraint de laisser tomber son arme, pour empêcher le zombie de lui arracher le cou.
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Dante Di Stefano
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Ven 16 Aoû 2013 - 11:46


Un vieil homme plus puissant que prévu.


Au-milieu de la place qui avait jadis abritée une centaine de prisonniers se déchaînait à présent un chaos indescriptible, un mélange détonnant de violence brute et de sauvagerie discipliné. Il s'agissait du combat entre deux camps : les prisonniers et les gardes, les bons contre les méchants... à moins que ce ne soit l'inverse ? N'y avait-il que des innocents enfermés à Macrophonopolis ? N'y avait-il aucun réel criminel ? Le vieil homme étendu non loin du fossé d'où était sorti un Voyageur amnésique possédait l'une des clés de la réponse. Avisant Dante, il le héla afin que ce dernier s'approche de lui.

Et c'est ce que fit Dante, attiré par le vieillard comme un aveugle par la laisse de son chien. Observez le pas léger et le sourire crispé qu'arborait Dante. Paraissait-il joyeux, allègre, à son aise au milieu du fracas ? Pourtant, il n'en était rien. Ce n'était qu'une façade car en réalité Dante était emplie d'une frayeur indicible qui lui nouait les tripes. Mais le vieux avait une aura rassurante et le Nécromancien sentait qu'il était important, pour lui comme pour les autres prisonniers, qu'il parle avec cette homme d'une sagesse aussi grande que son âge. Il s'agissait d'une impression féroce, qui ne laissait pas de place à l'instinct de survie, au scepticisme ou encore à la peur, et Dante recouvrait peu à peu son sang-froid.


- Ah ! Te voilà enfin, gamin ! Puisque tu es là, je suppose que ta mission a été un franc succès.
- C'est le cas, oui. Et appelez-moi Dante. D'ailleurs, je voulais savoir : qui êtes-vous ?
- Hum. Bonne question, mais ce ne sera pas à moi d'y répondre. Je suis juste un Voyageur qui passait par là et qui s'est fait capturer, point à la ligne, déclara l'homme, n'ayant pas l'air convaincu de ses propres propos.

Dante se fit la réflexion que, vu la mine dépité qu'il avait en prononçant ces paroles, le vieil homme s'était probablement livré de son plein gré afin, peut-être, de se punir. Mais de quel crime ? Et pourquoi ? Cette question continuerait de torturer Dante les songes à venir, le Nécromancien désirant savoir qui était ce vieil homme et d'où tenait-il cette force démentielle. Mais n'allons pas plus vite que le récit et, en l'espace de quelques lignes, laissons-le nous rattraper. Écoutons Dante protester contre le mutisme de son interlocuteur.

- Mais, je vous ai dit mon prénom...
- Gamin ! le coupa le vieil homme. Nous n'avons plus le temps pour faire copain-copain, tu ne crois pas ? Il y a peu, je t'ai rendu un service quand tu m'as demandé de te séparer de tes mains. Je voudrais que tu m'enfonces ce couteau dans le cœur, et le plus vite possible. Cela me permettra d'utiliser mes pouvoirs.
- Mais vous allez mourir après, pouvoir ou pas pouvoir?
- Occupe-toi de tes affaires et de mes tripes, gamin. Je m'occuperais du reste.

L'observateur attentif que vous êtes a certainement remarqué que le couteau tendu à Dante par sa future victime et le même que celui qui a servi à trancher les mains du Nécromancien. En tout cas, il y eut plusieurs secondes durant lesquelles Dante se demanda s'il parviendrait réellement à enfoncer la lame dans le cœur de ce vieil homme. Plusieurs secondes durant lesquelles le vieillard en question sembla prêt à anéantir le Nécromancien d'un seul regard. Puis vint l'assaut final : la lame s'enfonça dans la chair comme dans du pain, avec une facilité déconcertante. Une rosace d'un rouge sanguin s'étendit sur la chemise du vieil homme. Les yeux de ce dernier se fermèrent alors que son cœur cessait de battre, et de la sueur dégoulinait en longs filets sales de tous les orifices dont disposait son corps, de toutes les pores dont disposait sa peau. Sa sueur n'était pas claire et limpide, mais d'une noirceur impénétrable.

« Occupons-nous de ces gardes, cher Méphistophélès. Prends-soin de toi, gamin. » résonna la voix du vieil homme dans l'esprit de Dante.

Et Dante vit le vieillard, enfin l'espèce de gélatine noirâtre qui entourait un squelette ayant appartenu au vieillard -il semblait d'ailleurs que tout l'eau de son corps y soit passé- se séparer en multiples tentacules qui s'enroulèrent autour de nombreuses gorges et les lacérèrent, laissant leurs possesseurs étendus sur le sol, vulgaires cadavres desséchées. La créature nommée Méphistophélès semblait vampiriser l'eau afin d'agrandir sa propre substance, et elle causait ainsi des ravages monstrueux, ne s'en prenant heureusement qu'aux gardes. Ce nom disait toutefois quelque chose à Dante qui, ne l'oublions pas, était un fervent amateur de Shaman King. Il s'agissait du démon qui avait passé un pacte avec un homme nommé Faust, comme le racontait le personnage éponyme du manga dans l'un des tomes. En tout cas la créature qui découlait de ce pacte semblait composé à 100 % d'H20 et être à 100 % invincible. Elle détruisait les bâtiments alentours avec la force surnaturelle de la mer lorsqu'elle est déchainée, ne tardant pas à prendre les dimensions d'un tsunami. Le Nécromancien ne le savait pas mais il avait l'honneur de voir le Spectre élémentaire de l'Eau à l’œuvre. Il avait déjà eu l'occasion, sans le savoir, de voir celui de l'air à l’œuvre (Leh), et celui de la Terre à l’œuvre (Umbra) mais Méphistophélès restait cependant l'un des plus puissants et également le seul à continuer de passer des pactes avec de jeunes Nécromanciens assoiffés de pouvoir. Le Spectre élémentaire de l'Eau leur en donnait alors, jusqu'à plus soif, avant de vider leur âme et leur chair de toute substance.

En tout cas, Macrophonopolis se souviendrait de ce jour néfaste où elle avait été trop gourmande et avait capturé tant de Voyageurs néophytes.
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Mar 27 Aoû 2013 - 13:07
J'en avais vraiment ma claque, de cet endroit. Je savais que j'y étais déjà allé, la dernière fois que j'étais Voyageur (contre mon gré, certes), mais je ne pouvais pas m'évader de la même façon que la dernière fois.

Les lieux en eux-même étaient réellement spectaculaire, c'est que maintenant que je le remarquais. J'étais à l'intérieur d'une enceinte géante ! Tous les murs étaient constitués de baffles en tous genres, des stroboscopes illuminaient les lieux d'une lumière à en faire au moins trois crises d'épilepsie en même temps. Je m'extasiais devant ce spectacle, maintenant que je n'avais plus personne aux trousses. Mais rapidement, je fus tiré de ma rêverie par un truc réellement barge. Je veux dire, plus barge que tous ce que j'ai pu voir sur Dreamland depuis mon accession au rang de Voyageur du Choc.

Une sorte d'énorme poulpe en pétrole balayait le pénitencier de ses méphitiques tentacules, réduisant les gardes en charpies difformes et transformant les bâtiments en tas de poussière tellement fine qu'elle passerait au travers des mailles de n'importe quel tamis. Ce Kraken semblait étrangement ne frapper que nos geôliers, ce qui n'était pas non plus pour me déplaire, parce qu'avec mes misérables petites ondes de choc, j'en serais sûrement ressorti les pieds devant.

Soudain, une musique appropriée à l'événement me vint en tête. Une musique du fond des âges, appelant à la révolte et la rébellion. La Marche Funèbre des Vikings.


Je cherchais en vain un système qui mettait le disque en lecture, genre jukebox onirique, mais apparemment, il n'y en avait pas dans le coin. Soudain, j'entendis un sifflement venir d'une porte au coin de la pièce. Le DJ qui gérait cette musique pourrie revenait de son petit passage sur le trône. Un sourire carnassier se peint sur mon visage alors que j'établissais un plan diaboliquement malsain pour le retourner à ma cause. Contre son gré, bien entendu.

Me tapissant dans l'ombre derrière la porte, j'attendais tel la panthère à l'affût de sa proie. Le bruit de ses pas sonnait au sol comme une paire de charentaises mal ajustées. Qu'est-ce que je parle de charentaises, moi ? 'Fin bon, toujours est-il que je l'attends derrière la porte, chargeant une toute petite onde de choc. Passant le cadre de l'huis, le garde, portant des lunettes de clubbeur et un casque, le tout avec un T-shirt rose moulant et un pantalon à bretelles, passe à ma hauteur, et là...

Oui, je peux être sadique. Oui, je l'ai bien fait souffrir. C'était comme un pain dans les valseuses, en un peu moins puissant, mais suffisamment pour lui arracher une larme. Je sortis de ma cachette, un sourire de gosse sur le visage, et lui demandai, une onde de choc un peu plus grande dans la paume de ma main :

Alors, cher monsieur... Comment est-ce qu'on fait pour changer la musique ?

Apparemment, je lui faisais peur. À vrai dire, j'avais tout d'un psychopathe, à jongler avec mon onde de choc. Et lui n'était pas forcément en état de parler, plié en deux par la douleur. Y suis-je allé un peu fort ? Non : pas de pitié pour les tyrans. J'approchais mes doigts joints de son oreille, et fit éclater mon onde de choc dans un "Pop !" plutôt mignon. Aussitôt, il se mit à pointer son taser sur moi en tremblant. Une taloche derrière sa tête et il était dans le coltard.

Je dus me débrouiller seul pour trouver un moyen d'appliquer le vieil adage qui dit que "La musique adoucit les moeurs". Sauf que là, c'était plutôt l'application de la loi universelle qui dit que chaque révolte a sa propre chanson. Rapidement, je trouvais ce qui ressemblait à une chaîne Hi-Fi reliée à des platines. En avant la musique.

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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Jeu 29 Aoû 2013 - 15:13


L'émeute se propageait de plus en plus pour le plaisir du claustrophobe toujours attaché. Il commençait cependant à s'impatienter: lui aussi voulait se battre, il voulait surtout être libéré. Les gardes se faisaient jeter au sol par plusieurs prisonniers, il était possible de gagner, si seulement on pouvait les débarrasser de ces foutues menottes à la con! C'est alors que l'adolescent surgit de la foule, il avait plusieurs hématomes mais semblait aller bien. Il cracha un prisme couvert de bave et l'appliqua avec force sur les entraves en pierre. Les menottes de Bryan sautèrent de ses poignets dans un cliquetis et le jeune Kaijin posa l'objet au sol, disant au manouche de se débrouiller car il avait des culs à botter. Le blond fit un large sourire, il se frotta les poignets, ramassa le prisme et l'approcha de sa gorge pour se débarrasser du collier.

C'est là qu'il fut dérangé: un garde lui sauta dans le dos et le cloua au sol. S'en suivit un combat d'autiste se résumant à un roulement de corps pour savoir qui serait le dominant des deux. Bryan passa la chaine autour du cou du garde et serra de toutes ses forces jusqu'à lui briser la nuque dans un craquement atroce. Se redressant après avoir ramassé le prisme, il l'appliqua avec force sur son collier qui s'ouvrit à son tour, libérant enfin le claustrophobe pour son plus grand bonheur. Son sourire s'effaça cependant rapidement de son visage: une chose immonde et énorme était apparu, une sorte de poulpe constitué d'eau croupis ou de pétrole était apparu et défonçait tout sur son passage ou presque. La chose semblait surtout s'en prendre aux gardes, heureusement. Bryan se retourna et jeta un regard à la grosse enceinte au dessus de la porte. Il tendit alors la main et d'un geste, il secoua le mur, faisant tomber l'ampli sur le sol pour bloquer l'accès des gardes à la grande place. Content de lui, il s'avança dans la foule, colla un uppercut à un garde, mit un coup de pied à un autre et referma une tranchée avec son pouvoir: coinçant plusieurs gardes dans la foulée. La satanée musique électro cessa, pour le plus grand bonheur de ses oreilles, poussant un soupire de soulagement, il profita de l'absence de musique pour prendre la parole.

"Nous pouvons être libre! Nous pouvons sortir d'ici! Ne craignez pas les gardes, nous sommes plus nombreux!! Pour ceux qui ont des pouvoirs, venez ici, il y a la clé des menottes!"

Il indiqua sa position en grimpant sur un monticule de gravats, là, il déposa le prisme en évidence et expliqua au premier prisonnier comment faire, le chargent d'expliquer aux autres à son tour. Sautant de son perchoir, il tomba sur un des créanciers et lui explosa la mâchoire d'un coup de genou. Des murs explosèrent à cause du gros poulpe étrange, tout volait en éclats. Mais le but n'était pas de tout détruire, mais de fuir cet endroit atroce. Une autre musique s'éleva dans les airs: une musique de rock, un air bien connu qui revigora Bryan. Il afficha un grand sourire et décida de partir à la recherche des autres pour foutre le camp d'ici.

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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Aujourd'hui à 2:36
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Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver?

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