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Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver?

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Beckett Jenkins
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Sam 30 Mar 2013 - 17:13
Les révisions. Une chose que j'avais oublié depuis un bon bout de temps. Tout simplement parce que j'allais retourner au lycée dans moins de deux semaines, et que j'avais loupé mes cours à domicile pendant au moins trois semaines.

Pour me donner du coeur à l'ouvrage, j'avais emprunté un album de Daft Punk à Alexander, chez qui je squattait. Aerodynamic résonnait dans mes oreilles alors que je lisais les fiches de maths de mon ami, oubliant tout le reste. La dérivée d'une fonction composée se note... Je m'écroulais sur le bureau, sans même avoir éteint la lampe.

* * *

Je tombais dans une pièce dont les murs étaient recouverts de grosses baffles comme dans les concerts. De l'euro-dance de mauvaise qualité était diffusée de partout, à un volume plus qu'assourdissant. Mon crâne bourdonnait à peine je touchais terre.

Un violent coup de basse me fit saigner l'oreille. Je cherchais une sortie, mais toutes les issues étaient bouchées par des murs d'enceintes [C'était monsieur Jeu de Mots ♪]. Je me concentrais, chargeant une onde de choc, pour essayer de traverser le mur du son [Le retour de Captain Calembour]. Mais tout ce que je réussis à ouvrir, ce fut une veine de mon nez, le faisant pisser le sang. Je sombrais dans un coma, bercé par de la techno de mauvaise qualité.

Je me réveillais assis sur une chaise fort peu confortable, saucissonné dans une sorte de camisole de force. Je me débattais comme je le pouvais, quand la porte s'ouvrit. Une sorte de diablotin entra dans la salle, exigüe, et tenait un porte-document et un papier à sa main.

Vous savez pourquoi vous êtes ici ?, dit-il.

Aucune idée... Mais à vrai dire, ce serait plutôt au proprio de se retrouver en taule, vu ses goûts de chiottes en matière de musique..., répondis-je sur le ton de l'affront.

Une autre personne pénétra dans cette parodie de salle d'interrogatoire. L'homme portait un casque anti-bruit, et derrière lui le suivait de la mauvaise électro.

Alors, comme on se retrouve, monsieur Jenkins... J'espère que vous accepterez notre... hospitalité, cette fois-ci.

Et à qui ai-je le déshonneur ?

Le maître des lieux... Pas besoin de refaire les présentations, on s'est déjà vus...

Il me donna une mémorable gifle, avant de me demander ce que je faisais ici, à Macrophonopolis. Je lui répondis que je n'en avais pas la moindre idée, du fait que j'ai atterri ici après m'être endormi sur de la bonne techno. Il n'était pas très content à m'entendre parler de la sorte, alors il me vissa un casque de DJ sur les oreilles et passa un "BANGARANG !!!" à fond dans les oreilles.

J'essayais en vain de réduire ma camisole à l'état de charpies à renforts d'ondes de choc, mais elle paraissait absorber mes pouvoirs.

Bon, qu'il nous soit utile... Emmenez-le faire un petit tour du côté de notre nouveau venu.

Soudain, ma camisole se déforma, pour se changer en une paire de menottes qui m'enserraient les chevilles. On me poussa dans le dos, et je me retrouvais dans la cour d'une sorte de pénitencier de film américain, mais qui diffusait du mauvais Dubstep dans toutes les directions possibles et imaginables.
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Dante Di Stefano
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Dim 31 Mar 2013 - 11:12

♦20h00♦

Les doigts de Dante pianotaient sur son clavier avec dextérité, tandis qu’il trompait l’ennui en jouant sur l’ordinateur. Il s’était mis depuis peu à un jeu en ligne, League of Legends, et après avoir appris les bases, s’était lancé en vraie partie contre d’autres joueurs.

Les premières minutes avaient été les plus dures… Dante jouait une espèce d’archère dont l’opulente poitrine n’avait d’égale que son inefficacité au combat, enfin c’est ce que Dante pensait. D’ailleurs, il se demandait si ce champion était vraiment choisi par les joueurs de sexe masculin pour sa puissance et son utilité « in game ».

Bref, Dante achevait de faire sa cinquième mort, après un corps à corps endiablé avec une sorte d’humanoïde simiesque combattant avec un bâton. Ce dernier devint rapidement la bête noire du jeune homme tant il semblait prendre un malin plaisir à sauter sur l’avatar du jeune homme depuis chaque buisson, depuis chaque zone d’ombre.

Inexplicablement, le jeune homme subit une défaite et il tenta de réprimer un grognement rageur, se contentant de regarder d’un œil réprobateur l’image aguichante de son champion. Il ne laissa pas échapper la remarque machiste qui menaçait de s’échapper de ses lèvres et commença à éteindre son ordinateur. Puis, il s’allongea sur son lit, étant déjà en pyjama, et éteignit la lumière.

Il fit glisser la couverture au-dessus de sa tête et laissa dériver le cours de ses pensées, afin d’imaginer dans quel monde merveilleux il atterrirait à son arrivée à Dreamland. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas songé aux merveilles que pouvaient recéler le monde des rêves, aux grands continents célestes surplombant la mer sombre aux confins abyssales dont les profondeurs menaient sans nul doute aux Enfers sous-marins où vivaient les plus grands cauchemars des hommes, nourries par des siècles de fantasmes sur les profondeurs sous-marines…

Peut-être pourrait-il revoir Megan Cole ou même Shad ? A moins qu’il ne se retrouve aux côtés de Kalatch et de Dean. Quoi que Dante ne gardait pas que des bons souvenirs de ces péripéties dans le Métro, et il ne se voyait pas tellement y retourner et affronter de nouveau des Voyageurs Killers. Dante se trémoussa dans son lit, tentant de trouver une position plus confortable.

Le jeune homme ne parvenait pas à s’endormir et cela l’irritait. Il se leva donc, et alla chercher son portable. Il se recoucha avec ses écouteurs aux oreilles, écoutant du Skrillex, espérant pouvoir enfin s’endormir.

Il finit finalement par sombrer dans l’inconscience…

♦Dreamland♦

Dreamland… Monde de tous les possibles, crée par l’imagination de plus de centaines de millions de rêveurs, et ce depuis des siècles et des siècles. Et Dante venait d’atterrir dans une zone certainement crée par les cauchemars de technophiles sous acides : Macrophonopolis…

Dante se retrouva projeté dans les airs par une onde sonore, tandis qu’une sorte de vrombissement de moteur en ré mineur lui faisait traverser l’atmosphère. Il ouvrit les yeux et se vit à plusieurs mètres du sol, surplombant une muraille de ce qui semblait être des enceintes géantes. Plus loin, deux miradors s’offraient à sa vue, dans lesquels il y avait des types en noirs qui surveillaient une marée humaine, travaillant et se mouvant au rythme de la musique.

Dante avait l’impression, de par ses mouvements saccadés, d’être l’acteur principal d’un clip de Skrillex. Et c’était plus que désagréable. Il réprima un cri de douleur et serra ses oreilles jusqu’à ce qu’elles blanchissent. Un liquide épais et vermeil s’écoulait de ses doigts, c’était du sang, et c’est tout à sa contemplation morbide qu’il finit par heurter le sol violemment.

Les basses se faisaient violemment entendre et Dante ne distinguait plus rien du monde qui l’entourait. Il ne voyait que des kaléidoscopes de couleurs et il régurgita une épaisse bile, tandis que du sang se mettait également à couler e son nez. Ses veines pulsaient au rythme de la musique, et le sang s’écoulait à flot ; Dante devait faire quelque chose et vite…

* Rudolf… Je t’invo…que… * pensa avec difficulté Dante, au milieu de toutes ces pulsations.

Le rat apparut, ne semblant pas sujet à ces désagréments sonores. Le Nécromancien leva faiblement son bras en désignant sa tête et Rudolf bondit sur cette dernière, tandis que leurs deux corps rebondissaient sur le sol au rythme de la pulsation. Il mordit finalement le crâne de son maître, juste à la tempe droite, et Dante sentit son crâne s’apaiser, tandis que ses acouphènes s’estompaient : il redevenait enfin maître de lui-même.

Dante prit un malin plaisir à utiliser les ondes sonores à son avantage, sautant dans les airs comme s’il s’agissait d’un trampoline géant. Non seulement il n’entendait plus les sons, mais même ses pensées semblaient s’être figées. Ne lui restait plus que des pulsions comme s’amuser, se nourrir, dormir. Et la première option était la plus envisageable, c’est donc ce que faisait le Nécromancien au crâne infecté.

Il se déplaçait de manière bestiale, se mouvant à l’instinct, se déplaçant au milieu des ondes sonores comme un homme de Neandertal se déplacerait au milieu d’un champ de mines. Il n’y avait aucune logique dans sa façon de se mouvoir, juste l’expression d’une inhumanité flagrante couplée avec une débilité sauvage. De temps en temps, le jeune homme riait aux éclats, d’une sorte de rire guttural extrêmement dégradant. Il ne fallut guère de temps pour qu’une milice vienne récupérer cet hurluberlu. C’étaient des créatures des rêves d’une vingtaine d’années dont les oreilles étaient protégés par une sorte de casque, qui portaient un uniforme noire au design futuriste et qui tenaient une sorte de longue matraque, dont l’extrémité faisait penser à un micro.

L’un d’eux s’approcha de Dante et, profitant d’un bref instant d’attention de ce dernier, lui cria quelque chose.

Dante vit les lèvres bouger, mais n’entendit rien. Il se contenta de sourire de plus belle et de taper dans ses mains, continuant de voltiger au milieu des éclats sonores, poursuivie par une demi-douzaine de soldats macrophonopolisiens.

Le jeune homme finit par se retrouver face au mur d’enceintes qui, par sa projection d’ondes sonores, bloquait l’accès. Il regarda derrière lui et vit s’épanouir sur les visages de ses poursuivants un long sourire carnassier. Cela le fit sourire de plus belle, et il se mit même à rire. Puis, il se lança dans une improvisation de danse, bondissant de manière désordonnée afin de s’amuser. L’un de ces poursuivants fonça alors sur Dante, et ce dernier supposa que lui-aussi voulait danser.

« A..m..i ! » articula le jeune homme d’une voix pâteuse, ayant encore plus de mal à parler du fait de ne pas entendre ses propres paroles.

Il attrapa l’homme d’un bras, et l’attira contre lui. La promiscuité de leurs deux corps empêchait à l’autre de se servir de sa matraque. Dante l’attrapa et lui fit faire un tour sur lui-même qui s’acheva, suite à une erreur de réception sur le sol abrupt, par un plongeon direct dans l’une des enceintes qui s’acheva par l’explosion pure et simple de la tête du gars… avec hémoglobine.

Bien loin de réveiller Dante, cela n’eut pour effet que de le faire rire. Nul ne sait ce qui occupait les pensées simplistes du jeune homme, ni pourquoi il formula le mot « fraise » avec ses lèvres. En tout cas, les gardes semblaient justement sur leur garde [Pour faire plaisir à Mr Calembour] et ne voulaient plus être les partenaires de danse du jeune homme.

Ce dernier tenta une sortie et bondit au milieu des hommes en uniforme, bondissant sur le côté afin d’esquiver la matraque mesquine de l’un d’eux… mais sans parvenir à esquiver l’onde de choc venant de cette dernière qui envoya le Nécromancien à terre, tout en le frappant sévèrement au visage. Vous voyez l’explosion d’une mini-grenade ? Du genre à endommager sévèrement les tissus de la peau, sans pour autant arracher la tête…

Le visage de Dante était sérieusement entamé, et il ne restait guère plus que les os et un mélange de réseaux veineux et de chair. S’étant jeté au sol la tête la première afin de pouvoir faire une roulade et s’éloigner des soldats, Dante s’était mangé la déflagration sonore de plein fouet.

Les soldats regardaient maintenant ce simulacre de visage sourire avec horreur.

Les dents, dont quelques-unes avaient été déchaussées, repoussaient et s’épointaient, et le visage du Nécromancien ne reprenait pas forme mais les os s’épaississaient, comme si son système cellulaire s’adaptait à une nouvelle fonction.

Le Nécromancien s’était amusé, il était maintenant temps de se nourrir.

Dante se releva rapidement et sauta à la gorge d’un des soldats, la lui arrachant d’un coup de mâchoire. Il la mastiqua quelque peu, mais cela ne sembla pas le satisfaire et il la recracha afin de pousser un cri guttural, qui ébranla un peu plus les gardes.

Il se jeta sur un autre tandis que des matraques à explosion sonores se dressaient sur son chemin. Son crâne absorba la majorité des dommages, et le peu de chair qui repoussait fut désintégrés. Le corps du second garde alla rejoindre son prédécesseur. Plus que trois…

Le Nécromancien était proche, trop proche, et les gardes risquaient de se blesser en utilisant leurs armes. Ils se mirent à courir, laissant derrière eux les cadavres de leurs camarades. Les délaissant, Dante arracha aux carcasses de profonds lambeaux de chair qu’il se mit à mâchonner, avant de les recracher. Sur son épaule, Rudolf avait l’air inquiet de ne pouvoir communiquer avec son maître.

Et après s’être nourri, il faut dormir…

Le jeune homme aménagea son nid avec les ossements rongés de ses proies, et se cala dessus, bercé par les balancements des basses. Son esprit était vide de toute pensée parasite, et seul prédominait le besoin de dormir afin de revitaliser ce corps. Il sombra dans l’inconscience une seconde fois.

♦♦♦

Dante se réveilla dans ce qui semblait être une cellule, c’est-à-dire une pièce nue, d’un gris informe, dont les murs étaient marqués de fissures et ne présentaient aucune différence avec le plafond ou même le sol. Ce n’était pas du gris métallique, issue d’un peinture, mais bien le gris du béton nu, d’un mur aussi inachevé que sa fonction « d’espace habitable ». En effet, personne de sensé n’aurait désiré dormir ici. Restait à savoir ce qu’y faisait le Nécromancien.

En effet, ce dernier ne se rappelait de rien. Il avait fait appel à Rudolf pour contaminer sa tête, et le voilà à plat ventre sur le sol de ce qui semble être une cellule de prison, à vomir du sang et des morceaux de chair qui ne semblent pas être à lui. Son visage et son crâne sont tout à fait normaux et, mis à part la sensation de s’être fait rouler dessus par un hippopotame femelle enceinte, il n’a aucune séquelle des évènements qui ont pu se passer il y a quelques heures.

Un autre détail : le jeune homme est maintenant doté d’une uniforme aussi gris terne que la prison et d’épaisses menottes sont attachées à son poignet, et Dante se demande quelle utilité peuvent-elles avoir mis à part celle d’entraver toute tentative de fuite. La première chose à faire dans ce genre de situation est de faire appel à Rudolf, c’est donc ce que fit Dante et c’est ce qui lui permit de comprendre l’utilité des menottes : le rat cadavérique n’était pas disponible et ne put donc pas servir d’espion.

Des bruits de pas provenaient de derrière la porte blindée et Dante y pressa son oreille, à l’affut de n’importe quel renseignement. Des bruits de voix étouffés parvinrent à ses oreilles.

- … vois pas pourquoi ce serait à moi d’aller chercher le fou furieux ! … peuvent pas envoyer quelqu’un… plus fort…

- Tais-toi ! … juste le ramener…

Dante pressa un peu plus son oreille, et les voix se firent plus nettes, les bruits de pas se rapprochaient.

- Non, mais sérieusement ! Mon tour de garde finit dans deux minutes, et ce sera à Larry d’aller chercher le cannibale.

- Cesse de t’inquiéter, putain ! Il est menotté et ne peut donc plus utiliser ses pouvoirs !

- Oui, mais on ne lui a pas mis de muselière, que je sache !

Dante trembla malgré lui. Quelle sorte de prisonniers pouvaient-ils y avoir dans cet endroit-là ! Un cannibale, un fou furieux… Peut-être ce dernier était-il en train de creuser un tunnel avec sa mâchoire dans le béton, afin d’aller chercher à manger dans la cellule voisine… la cellule de Dante !


La porte heurta violemment l’oreille de Dante, et un individu fit irruption dans la pièce, désignant peureusement la forme allongé de Dante, qui avait été projeté à terre.

« Tu vois ! Il attendait vicieusement dans l’ombre que j’entre pour m’arracher la gorge d’un coup de dent et s’échapper ! » s’écria le nouvel arrivant.

* Et merde, qu’est-ce que j’ai bien pu faire… *

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Kaijin Zared
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Mer 10 Avr 2013 - 22:20
Depuis déjà quelques heures Kaijin travaillait du plus dur qu'il pouvait sur un devoir maison tellement long. Il avait eu les vacances, plus une semaine et demie pour faire ce fichu devoir et il s'y mettait seulement maintenant. Un devoir sur l'esclavage. Trois longues fiches remplîtes de questions toutes plus longues que les autres. À la fin, il commençait à marquer un peu n'importe quoi, bâclant son travail à la manière d'un professionnel en la matière. C'est du beau tout ça.

Alors qu'il tentait de finir une phrase qui n'avait aucun sens, il se leva pour allez chercher un petit casse croute. Pour le déguster il s'affala sur son lit, retirant son tee-shirt qu'il avait remit après sa douche car, il n'avait pas eu d'autre alternative. Finalement il s'endormit avec la conclusion de son devoir en tête, qu'il ne finirait sans doute jamais.

Lorsque Kaijin apparut à Dreamland il découvrit un sombre paysage, des nuages grisâtres, de la terre dépourvu de toute verdure et une sorte d'immense enceinte s'élevait au loin, au alentours, il semblait y avoir de l'animation, des bâtiments étranges, des gens tout aussi étranges. D'ailleurs un groupe de personnes s'approchait de lui. Ils étaient trois  et plutôt bien armé. L'un d'eux avait un teaser qui, ma foi était un peu trop imposant, il faisait presque la taille d'une batte de baseball, en parlant de batte un autre en avait une. Quant au troisième il n'avait besoin de rien.

Celui du milieu qui n'avait aucunes armes faisait deux fois la taille de Kaijin des bras aussi gros que la tête de ce dernier. Il avait un teint mât, un débardeur tâché, de boue ou de sang, peut être les deux qui sait. Puis en guise de pantalon il avait un treillis militaire assez ample. Son crâne était rasé et déformait par la haine et la violence. Celui à sa gauche, Le porteur du teaser surdimensionné avait un long manteau ouvert, en dessous il avait une sorte de pull avec une tête de mort assez glauque. Son pantalon était entièrement recouvert de boue, contrairement aux deux autres il avait une carrure beaucoup plus frêle. Pour ses cheveux, ils étaient rabattu sur le côté gauche, son visage affichait un sourire narquois, puis enfin le dernier n'était certes pas aussi baraqué que le gros dur, mais il semblait cependant être un sacré dur à cuir. Lui, il avait une veste blanche assez distinguée, mais les tâches de boues et de sang lui donnait un aspect sale et répugnant. En guise de pantalon c'était un jogging totalement déchiqueté et tâché comme tous les autres vêtements de ses coéquipiers.

Ils avançaient vers Kaijin avec une démarche rapide, celui qui était au centre semblait assez énervé, l'autre avec le teaser géant avait une mine effrayée qui avait remplacé son sourire narquois à l'idée de se prendre quelques coups et le dernier affichait un large sourire de psychopathe un peu comme Kaijin enfaîte. Le voyageur marcha vers eux aussi, le mec à la batte fit signe à ses camarades de s'arrêtaient.

- Intervenez quand je vous le dis, j'aime pas sa face, j'veux me le faire.

Alors qu'il se retournait il put découvrir une masse de cheveux bleus arrivait vers lui. Il ne put esquivé l'uppercut que l'autre boulet venait de lui infliger. Il ne recula que d'un pas, le bout de sa batte passant de son épaule au sol, il empoigna cette dernière avec sa main droite puis il avança d'un pas envoyant son poing en direction de Kaijin qui, par un réflexe assez utile, plia ses genoux. Cependant, il n'échappa pas au coup de batte qui heurta avec puissance son flanc gauche.

Aveuglé par la douleur il se déplaça sur le côté. Une fois que ses yeux se posèrent de nouveau sur le négrier, ce dernier empoigné sa batte à deux mains et l'élevé pour donner plus de puissance à son coup. Kaijin ne se laissa pas impressionné pour autant, il avança provoquant l'étonnement de son ennemi, mais ce qui étonna encore plus l'adversaire, ce fut le crâne de Kaijin contre son nez. Il recula souffrant, il tentait tant bien que mal de se masser le nez avec les larmes aux yeux.

- Alors on chiale ?

Un coup de genoux heurta la partie inférieure du ventre du négrier. Ce dernier se courba par réflexe et en profita pour foncer vers Kaijin, le ceinturait et le pousser avec force quelques mètres plus loin. De là il put reprendre ses esprits. Quant au voyageur il ne tarda pas à charger face à son adversaire, mais il fut hautement surpris lorsque celui-ci improvisa un coup de batte dans les côtes de Kaijin, puis à l'arrière de ses genoux, arrachant deux cris de douleur au voyageur qui tomba à genoux. Le négrier prit alors plus d'élan et fit tomber Kaijin au sol en lui frappant l'épaule si fort qu'elle se déboîta.

Alors qu'il souffrait le martyr il sentit une étrange sensation le plongeant dans un état second, ses paupières furent trop lourdes pour qu'il reste conscient. Fichu teaser. Il s'éveilla alors contre un mur, de la techno de mauvaise qualité lui polluée les oreilles à tel point qu'il aurait pu en vomir. Son corps était couvert de bandage et il voyait plusieurs trous fait par des aiguilles aux niveaux de ses poignets.

Aussi bizarre que cela puisse paraître les douleurs passé ne lui faisait plus autant mal, bien sûr des courbatures persistaient mais, il pouvait bouger librement. S'il aurait vu toutes les piqures qu'on lui avait infligé il aurait dégueuler maintes et maintes fois. Cependant, toutes les drogues qu'on lui avait foutues dans le corps lui permettait de bouger et travailler librement et efficacement. Le gros balèze l'obligea à se lever. En l'obligeant à se lever. Ce fut une épreuve très éprouvante pour le jeune voyageur à la chevelure improbable.

Une fois levée il baissa les yeux vers son corps. Son torse était recouvert de bandages blanc ainsi que ses bras, pour ses jambes, il avait un pantalon de jute usait par le temps. Trop lent pour lui, le gros dur poussa Kaijin dans une sorte de tranchée et lui jeta une pioche.

- Creuse.
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Dim 14 Avr 2013 - 15:05

On avait posé une écuelle devant moi, remplie d'un mélange plutôt étrange à mon goût. Mais le travail dans cette fosse m'avait tellement éreinté que j'allais pas faire la fine bouche. Les menottes à mes poignets m'entravaient dans mon repas, si bien que je devais manger à même la gamelle comme un chien docile, en mettant partout à côté tout comme eux. La mixture avait un goût âpre et salé, indéfinissable et indubitablement très peu ragoûtant. Oui, j'aime utiliser ce mot. Mais malgré mes idées farfelues (manger de la viande... HUMAINE ?!), je finissais mon repas docilement, pensant que l'on me laisserait sortir plus tôt de ce taudis si je me comportais bien. C'est vrai, quoi ! Dans toutes les séries américaines, on voit des gens sortir de taule pour bonne conduite ! Alors pourquoi on ne suivrait pas les mêmes règles ?

Une silhouette apparut en haut du muret entourant la zone creusée. Ce type, je l'avais déjà vu. Trois heures plus tôt, il m'avait collé une monumentale gifle alors qu'il m'interrogeait façon Inspecteur Harry. Le dirlo de la prison. Mais ce qui me semblait bizarre, c'est qu'apparemment, on s'était déjà vu auparavant. D'ailleurs, pourquoi est-ce que tout le monde semblait me connaître ?

Le mec se dirigea vers moi, un sourire carnassier aux lèvres.

Alors, monsieur Jenkins... Comment trouvez-vous ma ville depuis votre dernière... visite ?

Je me contentais d'un rictus hargneux pour unique réponse. Je venais en effet de retrouver un souvenir. Le même endroit, la même musique daubesque, les mêmes trous aux mêmes endroits, mais en légèrement plus petits. Le même Macrophonopolis, sans ces maudites menottes qui brident les pouvoirs des Voyageurs. Mais ils avaient trouvé un moyen de les contrôler à leur guise pour... améliorer le rendement. Je ne savais déjà pas pourquoi ils voulaient qu'on creuse ces p*tains de trous, si ce n'est pour qu'ils n'aient pas à élaborer de tombes pour leurs esclaves. Mais j'avais réussi à m'évader. C'est là que le flash se brouilla, me faisant retourner à la dure réalité.

Ceux que les gardiens avaient poussé dans la même fosse que moi discutaient avec celui qui y était déjà quand j'étais arrivé. Décidé à raser cette maudite cité de l'Euro-Transe pourrave, je les rejoignais pour essayer, dans un premier temps de savoir qui étaient mes compagnons d'infortune, et dans un deuxième temps de voir avec eux s'ils voulaient qu'on se barre de cet enfer.
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Dante Di Stefano
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Dim 14 Avr 2013 - 17:23

Dante observa d’un œil mécontent le type qui d’une, jouait des claquettes, et de deux, le menaçait avec une sorte de matraque. Le jeune homme ne trouvait pas la cellule charmante, mais il n’avait pas envie de bouger sans être libre de ses mouvements. Il se pencha en avant, désignant ses pieds nus.

« Et mec ! C’est cool de m’avoir filé de nouvelles chaussures ! »

Le garde se pencha pour constater la chose, et fut accueilli par un uppercut donné avec les menottes. Dante s’élança dans le couloir, renversant le second garde sur son passage et cavalant à toute allure.

Il y avait deux choses que le jeune Nécromancien exécrait par-dessus tout : la première était de ne plus se souvenir de ce qu’il avait fait, et la seconde était d’être attaché ou emprisonné. Dante avait toujours veillé à respecter les lois, que ce soit dans le monde réel ou à Dreamland, car il craignait le retour de flamme qu’était la prison. Et maintenant, il s’y trouvait !

Apparemment, et Dante ne savait pourquoi, il était pris pour un dangereux psychopathe cannibale. Autant en profiter afin de se servir de la peur comme adjudant, face à ces adultes en meilleure condition physique.

D’ailleurs, l’un d’eux le suivait activement, vociférant des « Le prisonnier s’échappe ! Le prisonnier s’échappe ! » et rameutant d’autres types en uniformes noirâtres, armés de matraques.

Mais s’il y avait une chose que le Nécromancien savait faire, c’était cavaler, et il fuyait le long des corridors d’un gris terne, renversant sur son passage des gardiens hébétés, sortis de leur légère somnolence.

Dante cherchait une salle, comme dans les films, où les cellules des prisonniers seraient contrôlées par des leviers qui lui permettraient de les libérer et de foutre un beau bordel. Il courait inlassablement, ses jambes commençant toutefois à montrer des signes de fatigue, à paraître plus lourdes, moins contrôlables.

Finalement, une porte au détour d’un couloir s’offrit à sa vue et Dante s’y engouffra, heureux qu’elle ne soit pas verrouillés. Il pressa ensuite son oreille contre la porte tandis que les bruits de course se rapprochaient.

-… a tourné à droite et s’est évaporé !
- Il ne doit pas être loin, continuez de le chercher. De toute manière, à part la cellule de Nye, il n’y a rien ici. Il a dû s’y engouffrer…
-Qu’est-ce qu’on fait, chef ? On l’y suit ?
-Inutile de perdre notre temps : nous repasserons récupérer les restes.

Les voix finirent par décroître tandis que leurs possesseurs s’éloignaient. Dante, inquiet par la mention de ce « Nye », tenta d’actionner la poignée afin de sortir de la cellule, mais cela ne marcha pas.

« Te fatigues pas, cette porte ne s’ouvre que de l’extérieur et seulement quand quelqu’un est assez sot pour l’emprunter… » déclara calmement une voix nasillarde, très désagréable à entendre, qui semblait venir de partout à la fois.

Le jeune homme s’efforça d’en repérer l’origine mais seuls d’épaisses ténèbres l’entouraient. Son bras effleura une sorte de long fil acéré, qui lui déchira les chairs.

-Je m’ennuie… Pas toi ? demanda la voix.
-Ben, pas vraiment, vu la cavale qu…
-… Krrrrrruih !!!

Le cri le plus désagréable qu’il était donne à Dante d’entendre résonna dans toute la pièce. C’était à mi-chemin entre le crissement d’une craie, le cri d’un cochon qu’on égorge et le vrombissement d’une scie électrique. Dante sentit un autre fil frôler sa peau, et lui enlever une bonne partie de sa chair, laissant perler le sang.

« Désolé d’avoir parlé… dit la nourriture de Nye » s’exclama la voix.

* Cette chose me fait parler ?! C’est quoi ce bordel ! En tout cas, il est peut-être préférable que je me taise, pour une fois. *

-Je te pardonne pour cette fois, mais c’est bien parce que tu m’as apporté un joli cadeau.
-Oui, je te l’apporte car c’est l’anniversaire de Nye aujourd’hui.
-C’est mon anniversaire, effectivement. N’est-ce pas, Jelly MacGray ?
-Bien sûr, dit Jelly MacGray


Les yeux du Nécromancien commençaient tout juste à s’habituer à la pénombre, et ce qu’il vit le terrifia : une sorte de vieille momie desséché était pendu au plafond, parmi d’autres créatures semblables. Elles étaient vêtues avec des vêtements gris, semblables à ceux qu’il portait, et l’on voyait quelquefois leurs dents luire, comme si ce qui avait été un jour leur bouche se mouvait. Il y en avait des dizaines comme cela, et la créature continuait son monologue lugubre.

-…des bottines, vraiment ? Ah, que le contact de ta peau est doux, et soyeux… Je me demande quel goût tu as, Jimmy Craig !

Le jeune homme entendit un profond bruit de gorge et, en se tournant dans la direction d’où il provenait, il put voir un fil osciller, libéré de sa charge.

- Tu es bon, très bon… Bien meilleur que mon crétin d’ex-mari. Nous parlons d’ailleurs de bottines, qu’as-tu à m’offrir, nouveau-venu ?

Dante cessa de bouger, et même de respirer. Il ne pouvait pas répondre, car la créature risquait de péter encore plus un câble. D’un autre côté, la créature semblait attendre sa réponse. Il chercha sur lui ce qu’il pouvait offrir, et résolut d’enlever fébrilement sa chemise avant de la jeter sur le sol, devant lui.

« Je t’offre de nouveaux vêtements pour Jimmy Craig, afin qu’il ne prenne pas froid dans ton ventre, dit le nouveau-venu » se répondit la créature, semblant satisfaite.

Une masse énorme s’abattit sur l’endroit où se trouvait le vêtement, et un bruit de succion se fit entendre. Une odeur de pourriture et de vomi emplit l’atmosphère, entourant Dante qui se couvrit le nez afin de tenter de se protéger de cette nauséabonde nuisance. Le jeune homme était sans ses pouvoirs, face à une créature schizophrène et manifestement dangereuse. Il voulait lui faire comprendre qu’il désirait sortir, mais cela semblait impossible.

* Attends-voir… Les soldats n’ont pas dit qu’ils viendraient ramasser mes restes ? * pensa Dante, avec une excitation fébrile, pensant avoir mis le doigt sur une solution à ce problème.

Il regarda les tristes sires qui se balançaient, simulacres de pendus. Apparemment, le ménage n’était pas souvent fait, ici.

-Cela te va à ravir, Jimmy ! Tu es vraiment ravissant ! Que penses-tu de mon estomac, la place te sied-elle ?
-Je voudrais un compagnon, dit Jimmy Craig, je m’ennuie tout seul !
-Un compagnon… Tiens, je vais t’apporter le gamin là-bas, tu acceptes d’être son compagnon ?
-Oui ! Ce serait génial ! répondit le gamin là-bas


Dante avait de sérieux doutes, déjà sur le fait qu’il manifeste un tel enthousiasme à l’idée de se retrouver dans le ventre de cette créature non identifiée mais également sur le fait que cette voix nasillarde puisse seulement songer imiter sa voix. Et puis, tant qu’à mourir…

-EH ! C’EST BIENTÔT FINI, LA SCHIZO ?! LE GAMIN, IL VA…
-… Krrrrrruih !!!
-…TE LA METTRE BIEN PROFONDE !!! hurla Dante, la peur le désinhibant.
- Krrrrrruih !!!

La forme se pressait au-milieu de la pièce, tentant de se faire plus petite. Dante se sentit ragaillardi par ce succès, et continua de plus belle :

« TES BOTTINES, FOUS-LES TOI AU CUL, CELA TE FERA UNE BELLE PAIRE DE JAMBES ! »

La créature ne semblait en état de faire quoi que ce soit : Dante d’appuyer son avantage en se mettant à chanter, afin que le son dérangeant tant la créature ne cesse pas. Une seule musique lui venait en tête, et il se mit à la hurler :

« THIS IS HOW WE DO TO KILL A STAR! THIS IS HOW WE DO TO KILL STARS ! THIS IS HOW WE KILL STARS! »

Dante sautait sur place, en pleine hystérie, tambourinant à la porte au rythme de la mélodie qu’il avait en tête.

« Ouh, Lala ! Ouh Lala ! Ouh Lala ! Ouh Lala ! Ouh Lala ! Ouh Lala ! Ouh Lala ! »

La porte finit par s’ouvrir, poussant Dante en arrière et lui arrachant un cri de surprise.

« Dante Di Stefano, veuillez-nous suivre sans faire d’histoires ! » ordonna l’homme qui l’avait ouverte.

Mais Dante avait mieux à faire, et, prenant son élan, donna le plus magistral des coups de pied à la créature, la faisant reculer de quelques dizaine de centimètres.

- KRRUIH !!!
-QU’EST-CE QUE VOUS FOUT… !

La créature fit un immense bond, et Dante eut à peine le temps de se jeter au sol, la laissant passer au-dessus de lui, avant qu’elle n’atterrisse sur le donneur d’ordres. Il y eut un craquement, puis un bruit de mastication, et Dante se précipita, passant entre la masse informe, croisement entre une araignée, un scorpion et une vieille dame, et le seuil de la porte. Derrière l’officier, cinq hommes se plaquaient contre le mur après avoir envoyé une décharge de leur matraque sonore qui avait envoyé au sol la bête, qui gémissait à présent.

* Pas étonnant qu’elle soit aussi sensible aux sons, je suppose que ce n’est pas la première fois qu’elle subit ce traitement * pensa le jeune homme, tout en fuyant les ennuis.

Il refit donc le couloir qu’il avait emprunté, mais en sens inverse, ne croisant pour une fois personne. Il arpenta ainsi plusieurs corridors, entendant quelquefois des « Il y a du grabuge près de Nye ! » tandis que des soldats se précipitaient en sens inverse, passant devant Dante, dans un couloir parallèle à celui qu’empruntait ce dernier.

Mais la joyeuse vadrouille ne pouvait continuer ad mitan aeternam et Dante finit par tomber sur une patrouille de gardiens, qui condamnèrent le passage avec leurs matraques. Dante se précipita donc en arrière, tentant de fuir de l’autre côté : d’autres soldats l’attendaient. L’un d’eux, portant un uniforme semblable aux autres mais portant un casque de couleur verte, s’avança et abaissa sa matraque.

-Dante Di Stefano, veuillez-vous rendre sans faire d’histoires.
-Troud Balle, veuillez fermer votre gueu…

La matraque se releva violemment et cueillit Dante au menton, le faisant décoller du sol avant qu’il ne s’effondre, ses jambes refusant de le soulever. Le jeune homme releva les yeux et vit une dizaine de matraques menaçantes, formant autour de son corps gisant une barrière infranchissable.

« Vous avez de la chance que je n’ai pas activé l’onde sonore, vous n’auriez actuellement plus de gueule » déclara calmement le gardien en chef, insistant sur le dernier mot comme pour humilier davantage le jeune homme.

Pour toute réponse, celui-ci cracha sur les bottes d’un noir luisant de l’homme.

- Cessez ces enfantillages et levez-vous ! Je suis sûr que je vais prendre mon pied, quand je vous verrai soumis, esclave de la musique, travaillant avec les autres…
-Votre mère ne vous l’a pas dit ? « Ni pute, ni soumise ! » C’est ce qu’elle a dû dire en tout cas à votre père avant qu’il la vio... (Un coup de pied en pleine mâchoire le fit taire, une poigne assuré et ferme lui saisit les cheveux, l’obligeant à se lever, tandis que le contact d’une matraque dans son dos le force à avancer.)

« La matraque, c’est pour compenser autre chos.. Hung ! » railla une nouvelle fois Dante avant de réprimer un cri de douleur, tentant de supporter la douleur du coup suivant la remarque.

Une fois de plus, le Nécromancien est vraiment dans de beaux draps.

On ne le remit pas dans sa cellule, comme il l’aurait voulu mais on l'amena auprès d'autres prisonniers qui travaillaient la terre. Dante, qui souhaitait un peu de repos et de solitude après tout ce qu'il avait enduré, resta dans son coin et ne parla pas, endurant les quelques allusions à son soi-disant cannibalisme.

Bien qu'il était important de remédier à leur condition d'esclave, le jeune homme était déterminé à se refaire une santé, en jouant le rôle d'esclave avec zèle afin qu'on ne le fasse pas chier.

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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Mer 17 Avr 2013 - 15:07
À mesure que je m'avançais vers mes camarades de terrassement, me venait une idée folle. Les gens ici étaient pratiquement tous devenus esclaves de cette musique pourrave. Alors, why not en changer pour les faire se lever ? Organiser une révolte musicale, entraîner la foule à se rebeller contre le joug de ces gardiens aux goûts de chiottes. S'évader en rasant toute cette prison toute pourrie, et en faire une machine à bonheur.

Spoiler:
 

Plus que dix mètres me séparaient de mes compagnons d'infortune. Les chaînes de mes menottes raclaient le sol comme la lame d'un hachoir qui serait en train d'être affutée. Plus loin, les trous parsemaient la morne terre de jais, tandis que des corps loqueteux et abrutis par la musique tapotaient frénétiquement la moindre parcelle de bois au rythme de cette techno de merde.

Je m'étais déjà évadé d'ici, donc le mystérieux maître des lieux devaient se douter que j'allais emprunter le même itinéraire. Donc il me suffisait de me souvenir de la manière dont je me suis enfui la dernière fois, pour ne pas faire la même chose du tout.

Eh les gars, c'est quoi vos p'tits noms ?, demanda le loubard qui était déjà dans la fosse quand on m'y a poussé. Plutôt grand, ses cheveux blonds formant des pics, assez musclé. L'archétype du taulard dans les films américains.

Il s'adressait à deux gars d'à peu près mon âge. L'un, un mec avec des cheveux bleus dans une coupe improbable, svelte, si ce n'est maigrichon, gringalet, qui avait ma stature. L'autre, qui avait lui aussi plus ou moins ma carrure, avait des cheveux noirs et des yeux noirs.

Moi, c'est Beckett Jenkins... Est-ce que vous me connaîtriez, par hasard ?

L'un des gardiens passa derrière moi, tentant de me donner un coup de cravache pour me faire taire. Je me baissais, lui lançant un croche-patte pour lui faire comprendre qui était le patron... Alors que le taulier chutait, je repris.

Non, parce que sérieusement, j'en ai marre que tout le monde me connaisse...
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Kaijin Zared
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Mer 1 Mai 2013 - 12:34
Dans la tranchée où on jeta Kaijin, il y repéra un voyageur, un blond. Cheveux hérissé, musculature impressionnante, sa taille était assez avantageuse. Un puissant voyageur apparemment, si s'en était un, Kaijin trouverait un moyen de l’affronter mais plus tard, ce n'était pas le moment. La priorité était de se barrer d'ici et vite. Plusieurs autres voyageurs gagnèrent la tranchée. Tout d'abord un brun, apparemment du même âge que Kaijin si ce n'était plus grand. Kaijin était un véritable nain rapport aux autres gens de son âge mais, il compensait ce défaut par une musculature assez volumineuse. Rien d'extraordinaire bien sur mais c'était un petit plus. Et encore un nouveau voyageur gagne la tranchée, surement du même âge que le nain bleu mais, encore une tête de plus que ce dernier, quel poisse.

Après tout ça, Kaijin ne retenu pas sa force et s'acharna contre le sol avec sa pioche, imaginant que c'était le mec à la batte. On amena les esclaves hors de leurs tranchées au bout d'une petite demi-heure, ils avaient le droit de se désaltérer et de manger … un vieil esclave plus capable de travailler. C'était gai ici. Ils arrivèrent à ce qui semblé être une sorte de place. Un vieil homme gisait sur le sol, le blond sortie à l'asperge brune dont les gardes semblaient se méfier, qu'on avait trouver son repas.

-Si j'étais toi, j'y toucherais pas, c'est pas de la viande fraiche … Faire couler sa cervelle sur le sol serait beaucoup plus jouissif par contre … Enfin je dis ça, je dis rien.

Ce petit connard de Kaijin ne pouvait s'empêcher de dire n'importe quoi juste pour qu'on fasse attention à lui. Sale gosse. Une chose attira son attention lorsqu'il s'assit. Il n'avait pas fait très attention avant mais là, il avait autour de ses mains des énormes menottes. On aurait dit un bloc de pierre avec deux trous pour les mains du petit boulet. Devant Kaijin on posa une écuelle remplit d'un liquide tout à fait repoussant, pour Kairouan cela n'avait que peu d'utilité puisque la faim semblait ne pas vouloir se montrer. En plus depuis la tranchée Kaijin avait toujours sa pioche sur lui et il ne voulait pas la poser, alors en se relevant il donne un coup de pied qui projeta l'écuelle plus loin, provoquant quelques protestations chez certains.

Kaijin n'aimer pas les gens présent ici, ils ne lui inspiraient aucune confiance, à part le blond peut être, juste parce qu'il paraissait balèze mais sans plus. De plus son échec plus qu'humiliant l'avait foutu en rogne. C'est pour cela que lorsque qu'un autre blond -bordel y a que ça ici- se mit à parler pour demander à chacun leurs noms, le jeune boulet voulut lever son majeur à l'égard de ce mec mais un des deux brun prit la parole.

- Moi, c'est Beckett Jenkins... Est-ce que vous me connaîtriez, par hasard ? Non, parce que sérieusement, j'en ai marre que tout le monde me connaisse...
- Nan, d'ailleurs j'en suis bien content vu ta sale gueule. Moi c'est Kaijin Zared, voyageur du surnaturel et je vous latte tous quand vous voulez.

Quand es-ce que ce petit couillon apprendra à fermer sa grande gueule ? Après l'intervention de ce petit con de Kaijin le blond plus costaud prit la parole.

- Bryan. Si t'as rien d'intéressant à dire t'peux t'casser ok?

C'était bien envoyé faut l'avouer. Sans dire un mot de plus celui qui venait d'essayer de sympathiser se retourna en lançant un regard noir à l'égard de celui qui venait de l'envoyer boulet, pour ensuite trébucher sur un verre d'eau, appartenant au repas de l'autre voyageur soi-disant cannibale. Après ça tout alla si vite. Bryan bondit vers le mec qui venait de trébucher pour lui frapper le visage avec ses grosses menottes. Ce dernier tomba à terre, le visage en sang, des dents manquantes. Pour Kaijin c'était le signal de la plus grosse baston de la nuit !

Prenant sa pioche entre ses deux mains, il frappa avec cette dernière le crâne du blond déjà bien sonné. Jusqu'à ce qu'un large filet de sang s'en échappe. Les gardes se concentraient principalement sur Bryan, mais, le boulet attira l'attention sur sa personne de manière débile.

-BASTOOOOOON !

Et bam ! Headshot. Un coup de batte atteint le visage de Kaijin qui ne tarda pas à sombrer avec une grimace tout à fait hideuse. Lorsque qu'il ouvrit les yeux, son corps était sur du bitum. Il était roulé en boule contre le sol. Sa vue était obstruée par un large filet de sang. Il ne voyait que deux paires de chaussures. Celle de Bryan et celle d'un mec inconnu aux yeux de Kaijin, ses oreilles étaient polluées par de la techno dont on avait montée le volume au max. Pendant son inconscience on lui avait foutu un casque audio sur les oreilles en montant le volume à fond. Le voyageur se roula par terre criant aussi fort qu'il pouvait, mais rien à faire, il n'entendait même pas ses cris.
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Dante Di Stefano
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Sam 4 Mai 2013 - 11:18


Dante était tranquillement dans son coin, ne disant mot. Il contemplait les menottes dont on l’avait affublé avec un mélange de mépris et de dédain, pour cet objet censé restreindre sa liberté. Il n’avait qu’à se trancher les mains pour s’en libérer –bon, okay, ce n’était pas super agréable. Il n’aurait alors plus qu’à utiliser Rudolf, une fois ses pouvoirs revenus, afin de faire repousser ses mains. En somme, les menottes interdisant l’accès à ses pouvoirs étaient le cadet des soucis du jeune homme ; d’ailleurs, le couteau posé sur l’écuelle que l’on venait de lui apporter devait être assez aiguisé pour permettre au jeune Nécromancien d’accomplir ses desseins.

Alors que Dante focalisait son attention sur le couteau, se méfiant des réactions du casque qu’il avait sur le crâne en cas de pensée malsaine, son verre roula à terre, répandant son précieux contenu : de l’eau. Le jeune homme n’avait pas bu depuis plusieurs heures, mais ce n’est qu’en constatant qu’il ne lui serait plus possible de boire qu’il se rendit compte de sa soif.

Bien entendu, il ne s’agissait pas de son verre d’eau mais de celui du vieil homme. Mais Dante, étant près du vieil homme et n’ayant ni bu ni mangé depuis maintenant plusieurs heures, avait pensé avec une mauvaise foi évidente que l’écuelle et le verre d’eau était à lui. Et puis, de toute façon, le vieil homme avait été désigné par les gardes comme de la nourriture potentielle, il était donc logique que Dante puisse se servir de cette réputation dégradante de cannibale pour subsister en récupérant

Il releva la tête, cherchant du regard celui qui avait eu la mauvaise idée d’envoyer valdinguer ce liquide nécessaire à la vie. Le type en question était plutôt grand, pas aussi grand que le géant blond qui bondissait, les bras en avant, afin de frapper l’individu en question mais plutôt grand. Il avait aussi une chevelure blonde et un visage aux traits bien dessinés, que la douleur ne tarda pas à déformer. Dante grimaça lors de l’impact, éprouvant de la pitié pour la pauvre victime… avant de se souvenir qu’il avait shooté dans SON eau.

Puis, une sorte de macaque aux cheveux bleutés se mit à s’acharner avec sa pioche sur la tête du pauvre type, s’écriant soudainement « BASTOOOOON ! ».

Comme si les gardes avaient eu besoin de ça pour remarquer le tapage.

Finalement, le géant blond et le nabot aux cheveux bleus –qui était plutôt bien fait de sa personne, il fallait l’admettre- furent submergés par les gardes. Mais seul le plus grand des deux attira l’attention de Dante puisqu’il parvint à rester éveillé malgré la douleur et les blessures infligées, contrairement au plus petit qui sombra dans l’inconscience après un coup de batte.

C’est ainsi que Dante se retrouva à regarder Bryan –car c’était son nom, Dante s’était certes isolé des autres mais n’était pas devenu sourd- tandis qu’il se faisait fouetter. Il éprouva une vive admiration pour cet individu qui endurait la douleur sans laisser échapper le moindre gémissement ; l’homme semblait animé par la même détermination que Dante, même si le Nécromancien supportait moins bien la douleur.

Quand ils jetèrent du sel sur les plaies, Dante se mordit la lèvre. Cela devait faire atrocement mal ! Puis, les gardes allèrent attacher le brave homme à une chaîne, comme un molosse qu’on ne peut contrôler. Le Nécromancien ne savait pas comment le prenait Bryan, mais Dante savait comment lui l’aurait pris : avec fierté ! Cet individu avait été jugé une menace telle, pour les gardes comme pour les prisonniers, qu’il avait le droit à un traitement de faveur.

Et ce ne fut pas tout : l’homme éclata de rire. Bon, il fut coupé par un coup de pied, mais c’était la classe, non ? C’est du moins ce dont était persuadé Dante, qui décida de faire lui-aussi preuve de sang-froid. Il attrapa le vieillard par la manche tandis qu’un garde non loin d’eux leur jeta deux pioches.

- Retournez travailler !
- On se dépêche, ne vous inquiétez-pas, répondit Dante, avec son sourire le plus enjoué.
- Mais ? Que fais-tu avec ce débris ?
-Bah, j’vais le manger, pardi ! Et après, je travaillerais mieux, vous verrez !

Toujours le même sourire niais, Dante traina l’homme plus loin, derrière un gigantesque rocher sur lequel il se mit à frapper avec entrain. Le silence s’éternisa et devint presque gênant, aussi le Nécromancien crût bon de rajouter :

« Vous savez, je ne vais pas vous manger… »

Le vieil homme prit la seconde pioche et se mit également à frapper avec la même ardeur que Dante, l’effort faisant saillir une musculature insoupçonné.

- Je n’en doute pas, gamin. Crois-tu que cela aurait été si facile de m’amener ici si cela avait été contre ma volonté ? J’ai passé l’âge de tourner autour du pot donc soyons direct : que veux-tu de moi ? déclara le vieil homme, frappant plus fort afin de couvrir leurs paroles.
- Ben, j’vais vous faire une demande un peu spéciale et il va falloir me faire confiance. Je voudrais que vous continuiez de frapper sur l’endroit que vous êtes en train de frapper, inlassablement, sans penser à ce que vous faites. Je n’ai aucun moyen de le vérifier mais je pense que les casques réagissent aux fortes émotions ou un truc du genre. Quand je me suis énervé là, tout à l’heure, la musique s’est faite plus forte. Bien sûr, je…
- Ne crois-tu pas que je saches tout cela ? Et les casques peuvent également être actionnés par les gardes pour te neutraliser et servir d’émetteurs afin de te retrouver. (le vieillard cracha par terre de dépit) Je suis désolé de te couper dans ton monologue mais, comme je l’ai déjà dit, va droit au but.
- Faites juste ce que je dis. Au moment venu, je vous donnerais un couteau. Je vous demande de trancher mes… non, si je vous en parle, cela va vous surprendre. Ce que je vous tendrais, vous le couperais sans état d’âme, sans y réfléchir ?
- Oui, bien sûr.
- Attendez, j’ai une idée. (Dante sortit un couteau de sa poche, cela était plus aisé du fait que les menottes de pierre semblaient avoir rétrécies, comme pour leur permettre de travailler plus efficacement. Il s’en servit afin de couper une large bande de vêtement dans sa chemise blanche.) Mettez-ça sur vos yeux et, quoi qu’il arrive, ne déviez pas votre pioche. Puis, quand je vous tendrais le couteau, je l’appliquerais sur la chose que je veux que vous tranchez et vous n’aurez plus qu’à scier.

Dante aida le vieil homme à mettre le bandeau et quand ce dernier se mit à frapper la roche avec frénésie, le jeune homme prit une profonde respiration, puisant la force de faire ce qu’il avait à faire dans l’image du géant blond endurant stoïquement les coups de fouet. Puis, il tendit ses deux mains devant lui, et les mit à l’endroit où frappait le vieillard.

Dante n’avait jamais ressenti une telle douleur, même se faire dévorer les jambes n’était pas aussi douloureux. L’os des poignets se brisait sous les coups puissants de la pioches et les éclats osseux allaient ensuite transpercer chaque nerf, déclenchant une souffrance si indicible que le jeune homme luttait pour tenir debout et ne pas perdre conscience. La douleur avait passé le seuil de celle que l’on peut expulser en criant ; le Nécromancien avait les lèvres prises de tremblements et il n’avait plus aucun contrôle sur son visage, tant il était sous le choc. Heureusement, cela lui permit de ne pas crier.

Mais le pire était à venir.

« St…op ! » s’écria faiblement mais fermement Dante. Pa… ssons à la suite ! »

Le vieillard arrêta d’utiliser sa pioche et se saisit du couteau qu’il avait posé à ses pieds en prévision de ce moment. Il mit la lame à la verticale, devant lui et Dante vient placer les deux morceaux de chair sanguinolents contre le couteau. Le vieil homme se mit à scier, la chair ne lui opposait aucune résistance et les os n’étaient plus que brindilles ou poussière. Finalement, les menottes glissèrent et tombèrent au sol.

C’était à ce moment-là que tout pouvait échouer. Le jeune homme s’y était interdit d’y penser mais si le casque empêchait également l’accès à ses pouvoirs ?

* Ru…dolf, j’ai be…soin de toi * chuchota mentalement Dante, rassemblant toute ses pensées pour cela.

Une fumée grisâtre monta de la poussière que déplaçait les pieds du vieillard et un rat cadavérique fit son apparition. Il se rua sur le Nécromancien qui peinait à tenir debout, grimpa dessus avec toute l’agilité d’un rat et le mordit à la main droite puis à la main gauche, avant de monter jusqu’au casque qu’il délogea difficilement avec ses dents, avant de mordre également les creux juste en dessous des oreilles.

Puisqu’il n’avait utilisé ses réserves de virus de Non-Mort seulement pour les mains et les oreilles, il en restait encore à Rudolf mais Dante préféra que le rat les conserve. On ne savait jamais, il pouvait toujours recevoir une blessure grave avant qu’une heure se soit écoulée.

En tout cas, le jeune homme était heureux du fait que son rat puisse lire dans ses pensées car il se sentait incapable de parler. Une fois ses mains reconstituées, un nouveau problème fit son apparition : le jeune homme n’avait aucun contrôle sur la chair mort-vivante qui, à part le fait qu’elle se reconstitue rapidement, était inanimée jusqu’à ce que le Virus la déserte. Ou alors animée d’une vie propre, vu la transformation mentale qu’il avait subi lors de sa contamination faciale.

Dante eut alors l’idée de faire ce qu’il faisait pour le Faust’s walk : que Rudolf se scinde en deux mais au lieu de remplacer ses jambes jusqu’aux genoux, qu’il remplace ses mains. Une fois ceci fait, Dante arracha le casque du vieillard et son bandeau, mais ne put lui enlever les menottes.

Le vieillard remua ses lèvres, mais aucun son n’en sortit. Dante comprit qu’il y avait un autre problème : il avait perdu l’ouïe. Bon, ok, cela faisait partie de son plan afin de ne pas finir terrassé par de violentes ondes sonores, mais cela faisait tout de même un choc. Le vieillard reprit sa pioche et se remit à marteler la roche, afin de faire le plus de bruit possible.

- …. ……… ……. ………… ……. ,articula le vieil homme.
- Je ne peux pas vous entendre. Je vais partir dans cette direction. (Dante pointa l’est)
- ………… ? (Dante crut déceler le mot « Réellement »)
- Il y aura une muraille d’enceintes et je vais tenter de creuser un tunnel en dessous, avec l’aide de ces « mains ». Bon, elles ne sont pas faites pour ça et il me faudra bien une bonne heure pour parcourir une dizaine, peut-être une quinzaine de mètres sous terre. D’ici là, je souhaiterais que vous restiez là et tentiez d’aider les autres prisonniers. De toute évidence, ces menottes ne sont pas retirables, enfin pas sans perdre ses mains. Il faudrait provoquer une mutinerie et également trouver le dispositif qui met –et enlève- les menottes.
C’est pourquoi je vais créer une sortie, afin que les prisonniers puissent se raccrocher à cette idée et trouver la force de se rebeller. Et puis, il y a l’air d’avoir pas mal de durs à cuire parmi les nouveaux survivants. Tentez de trouver du soutien de ce côté-là.
(Dante fit une pause dans son long monologue, reconnaissant au vieillard d’accepter d’écouter patiemment un jeune blanc-bec tel que lui.) Désolé de vous donner des indications comme si j’avais une quelconque autorité sur vous. J’espère juste que vous accepterez de suivre mes indications, pour le grand bien de tous.

Et sur ces derniers mots, Dante se mit sur les mains et se mit à courir à toute vitesse. Il avait laissé le contrôle de ses mains et bras à Rudolf, se retirant dans une autre partie de son esprit afin de faciliter la coordination du rat et de son corps. Il s’agissait d’une chose qu’il ne parvenait à faire qu’avec le rat mais cela semblait normal : le rat était le lien le plus profond qu’il ait avec son défunt père qui fut la source de ses cauchemars et donc de ses pouvoirs.

C’est ainsi que le Nécromancien cavalait en direction de l’Ouest, sur les mains, espérant que l’alerte n’ait pas déjà était donnée.

Vers l’Ouest ? Décidemment, rat et sens de l’orientation ne font pas bon ménage. Dante intima mentalement à son invocation de rebrousser chemin et c’est ainsi que le jeune homme repassa non loin du vieillard, tandis que celui-ci continuait de frapper inlassablement la roche, perdu dans ses pensées.

Dante espérait ne pas être rattrapé avant qu’il atteigne la muraille d’enceintes. Mais qui savait de quoi le destin était fait ?


HRP : Bon, ce RP-là, j’ai décidé de jouer Dante stratégiquement. Si jamais vous trouvez que j’avance trop vite, dites-le moi ou mieux, vous n’avez qu’à dire qu’un groupe de gardes a été envoyé à ma recherche et, s’il le faut, je m’arrangerais pour être de nouveau en prison les mains liés –et m’arrangerais pour m’évader de nouveau, mais quand vous le jugerez nécessaire.

Et si vous trouvez que cela convient (je dis « vous » depuis tout à l’heure mais Bryan étant à l’origine du RP, c’est son avis qui prime ;P )alors ne faites rien et, une fois le tunnel achevé, Dante reviendra afin d’aider ou de tenter de déclencher la mutinerie dans le cas où le vieillard aurait été un traître et n’aurait rien fait pour avertir vos personnages.

Au fait, Kai', vu qu'on s'exprime de la même couleur va falloir trouver un moyen pour pas s'embrouiller ^^

Que votre inspiration soit fertile !

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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Dim 5 Mai 2013 - 20:57
[HRP : Encore désolé de mon bug dans l'ordre des réponses, j'ai l'habitude d'autres RPG qui ne font pas le système. Je sais, c'est pas une excuse, mais c'est au moins pour expliquer...]

Ce que j'avais vu était plutôt... bizarre. On aurait dit que ce Bryan voulait... OH MY GOSH ! Provoquer une mutinerie ? Pas mal pensé. Dans la baston générale, j'ai un peu perdu le fil des événements : après que Bryan allongeait une bonne trempe à l'autre blond, que j'appellerais désormais Surfeur, tout s'est passé très vite. Le nain aux cheveux bleus, Kaijin, avait levé sa pioche en l'air en criant "BAAAAAAAAAAAASTOOOOOOOOOOOOOON !!!!!!!!!!!!!!!!!!" comme un gros bourrin et s'était pris un coup de trique (oh la blague) en pleine tempe. Moi, j'essayais de fuir cette bronca, mais un gros barbu au pelage hirsute et au regard fou me barra le passage en me lançant un sourire édenté et carnassier.

Je bloquais Tronche-de-Pirate avec le manche de ma propre pioche, qui se brisa à l'impact de 104 kg et des poussières de muscles et 2 g de cervelle. Monsieur Mouche recula, ce qui me laissa le temps de lui flanquer un violent coup de menottes. Je fuyais, fuyais, toujours plus vite, toujours plus loin.


Alors que je voulais au détour d'un baraquement, une sorte de micro géant me cueillit au niveau de l'abdomen, me faisant valser sur trois mètres en arrière. Je boulais quatre fois, m'écorchant les coudes et perdant deux dents. Des étoiles virevoltaient devant mon regard embué par la douleur.

Alors, on tentait de s'enfuir ?, demanda le garde avant de reprendre. On va te faire retrouver tes copains, t'inquiète pas...

Les gardes me laissèrent à environ vingt mètres de la place de travail, me tournant le dos. Je tournais et retournais mes poignets dans le fol espoir de trouver la serrure de ces mutafuking handcuffs. Mais en vain. Ce fut dépité et découragé que je regagnais mon trou. Le premier blond, Bryan (d'ailleurs, y avait combien de blonds ici, exactement ?), était enchaîné comme un chien enragé à côté d'un Kaijin inconscient. Cet état ne devait pas différer de l'habitude...

On me donna une nouvelle pioche et je reprenais mon labeur sur le rythme d'un mauvais remix de Tristam...
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Sam 22 Juin 2013 - 9:15
Le jeune voyageur était affalé par terre. Gémissant, il souhaitait que cette foutue techno s'arrête. Elle l'affaiblissait, les sons horriblement puissants réduisaient toutes tentatives d'évasions vaines. Malgré tout le vieil homme à qui on avait renversé l'assiette s'approcha de lui essayant de communiquer avec lui. Sauf que, le pauvre boulet n'entendait rien du tout.

Notre jeune adolescent fougueux et complètement débile, tenta tout de même de se débarrasser du casque. Il posa sa tête sur le côté droit, et la frotta contre le sol, pour faire bouger le casque qui était sur ses oreilles. Ce qui marcha à merveille, l'oreille droite du voyageur fut libre, il ne lui resta plus qu'à secouer la tête pour que le casque tombe sur le sol boueux en faisant un petit bruit.

Le son qui résonnait dans ce casque était tellement puissant qu'on pouvait l'entendre distinctement sans qu'il soit pausé sur deux oreilles. Les acouphènes que Kaijin tentait d'encaisser ne lui permettait pas encore d'entendre les dires du vieil homme. Cependant, il était enfin libre de ses mouvements, tout ça était étrange, ses oreilles l'avait tellement fait souffrirent que la douleur l'avais paralysé. Il roula pour se mettre sur le dos et ainsi se redresser. Le dos courbait les pieds formant des arcs de cercles. L'ensemble de son corps était recouvert de boue. Enfin il pouvait entendre de façon convenable.

Qu'es ce que ce vieil homme voulait de lui à présent ? Apparemment il voulait que Kaijin aille chercher une sorte de clé, après avoir apprit l'emplacement de cette dernière. Kaijin se leva comme si de rien n'était. Étrange qu'il coopère aussi facilement hein ? Le vieil homme avait juste précisé que tout ça serait leur garantie de liberté du coup, il traversa la place longeant la tranchée sans poser de questions. Arrivé à une certaine distance, il devrait allez avec discrétion piqué la clé au garde qui était au premier étage du grand bâtiment qui se dressait devant lui.


Kaijin repéra une porte qui s'ouvrirait facilement et c'est partit ! D'un instant à l'autre on vit Kaijin traverser la place ce qui ne manqua pas d'alerter les gardes. Cependant, il n'y eut que trois gardes qui essayèrent d'arrêter Kaijin. Tous avaient comprit les plans de cet attardé, rentré dans le bâtiment comme un taré … et se faire lyncher immédiatement. En effet, si Kaijin n'usait pas de discrétion il serait de suite repéré par un paquet de garde.

Bref, il échappa au trois gardes qui approchaient dangereusement vers lui, ouvrant la porte en l'a poussant brusquement avec son épaule droite. Les environs étaient sombres, une faible lampe illuminée l'entrée par où Kaijin venait de passer. Il regarda des deux côtés pas de gardes dans les environs, il faisait trop sombre pour voir quoique ce soit. Il décida donc de se diriger tout droit. Grossière erreur, il se dirigeait tout droit vers un bel attroupement de gardes.


Dans le pénombre il ne les avait pas repéré mais eux si. Ils le suivaient déjà. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils se jetèrent sur Kaijin et le ligotèrent. Ce pauvre bougre ne pouvait rien faire, ces fichus gardes avaient le gabarit de joueurs du rugby adultes. Quelques instants plus tard, le voyageur aux cheveux bleus était assit sur une chaise, dans ce qui semblait être un bureau plutôt luxueux. Faut dire ce qu'il avait vu dans le bâtiments ne ressemblait à rien de cela. Le sol était du carrelage raffiné, les murs étaient d'un blanc étonnant, décorés par de nombreuses œuvres d'art. Elles avaient des couleurs très clair. Du rose surtout. Le bureau devant lequel il se trouvait été marrons, dessus certain papier étaient éparpillés. Il y avait des stylos un peu partout et des cadres contenant certainement des photos. Derrière le bureau, il y avait un nombre incroyable d'exemplaires de torture. Fouet et tout le tralala. Alors que Kaijin commençait à prendre peur, un homme entra dans le bureau en costard très classe avec les cheveux plaqués en arrière.

-Bonjour je vais remplacer mon supérieur, qui s'occupe actuellement des tranchées. Alors comme ça vous essayez de vous rebeller c'est ça ?
-Ta gueule.
-Je vois … Monsieur Roberts ?

Un homme ouvrit la porte. Un des trois hommes qui avait capturé Kaijin c'était celui qui avait un teaser.

-Oui monsieur ?
-Rendez ce jeune homme plus coopératif.


Sans un mot, l'homme dégaina le teaser à sa ceinture plaçant l'extrémité de son arme devant son visage regardant l'étincelle se former. Puis d'un coup il posa son teaser sur la peau nue de Kaijin qui se tortilla de douleur, il se rendit alors compte que ses mains et pieds était liés à la chaise. Ses tentatives de fuite lui donnèrent le droit de tomber avec la chaise, sur le sol. L'homme au teaser redressa la chaise de Kaijin qui reprenait ses esprits difficilement.


-Bien, votre nom je vous prit.
-Hhhhhh. Zared, Kaijin Zared.

La respiration de Kaijin était haletante ce qui ne l'aidait pas pour parler.


-Votre phobie ?





-Votre phobie j'ai dit …


Un nouveau coup de teaser força Kaijin à répondre.


-J'me transforme en zombie.

A la fin de sa phrase il eut une violente quinte de toux.

-Roberts dégagez. C'est très bien ça. Écoutez vous signez ce papier et vous recevrez un traitement de faveur d'accord ?

L'homme poussa une feuille vers Kaijin qui la regarda d'un œil mauvais. Puis il leva les yeux vers l'homme.

- J'aurai ma liberté ?
- C'est à voir mais presque !
- Bon bah d'accord …
- Signé, ici, là et là.

Kairouan fit comprendre à l'homme qu'avec ses mains liées, il ne pourrait pas écrire. Ouvrant un tiroir, l'homme aux cheveux plats en sortit une sorte de prisme. Les menottes et le collier tombèrent, l'homme d'affaire coupa également les liens du jeune voyageur. La White Star signa puis redonna la feuille à l'homme qui l'examina. Prenant les deux menottes rester sur le bureau, il les abattit sur le crâne de l'homme le tuant aussi sec. Plus qu'à sortir et pour ça rien ne vaut un beau passage à travers une vitre. Le prisme entre les dents, il ouvrit brusquement la porte et sauta à travers la fenêtre. Heureusement pour lui, un garde amortis sa chute. C'est ainsi que les fesses sur les épaules d'un garde il cria.


-Jwe chwui libre !
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Dim 23 Juin 2013 - 17:42

Le jeune homme courait sur les mains tout en observant attentivement les environs, attentif à la moindre silhouette humanoïde qui pourrait apparaître à l’horizon.

Dante ne pensait pas être pourchassé mais il agissait quand même comme un animal traqué car, s’il était pris, il n’y aurait pas d’évasion de l’autre côté du mur d’enceintes.

Ce dernier, occupant une place titanesque, se dressait telle une chaîne montagneuse. Il occupait tout l’horizon et creuser un tunnel passant en-dessous ne serait pas une mince affaire.

Le jeune Nécromancien perdit l’équilibre et tomba sur le flanc, réprimant un cri de stupeur. A mesure qu’il se rapprochait du mur, les sons étaient de plus en plus féroces, de plus en plus violents, et les fuyards se retrouvaient quasiment pris dans une tempête.

Si Dante n’avait pas eu la bonne idée d’utiliser le virus de Non-Mort sur ses oreilles, il aurait eu les tympans percés.

Cela le fit réfléchir : comment les autres prisonniers pourraient parvenir jusqu’ici sans mourir d’un acouphène ? Il ne pourrait pas tous les soumettre à la morsure de Rudolf…

Dante résolut de commencer à creuser son tunnel à quelques dizaines de mètres du mur, là où le son n’était pas encore tumultueux et belliqueux.

Il ne pouvait pas entendre, aussi résolut-il de creuser un corridor qui s’enfonçait loin sous la surface. La terre était meuble, creusée par les nombreuses vibrations qui la traversaient, et le jeune homme n’eut aucun mal à parcourir une première dizaine de mètres, et en moins de temps qu’il ne l’escomptait.

Au bout de vingt minutes, alors que Dante s’attaquait à son quinzième mètre de terre, il fut surpris par une paire de mandibules et dut reculer précipitamment, se servant de ses mains afin de prendre de la vitesse.

La créature se rapprochait dangereusement, et une odeur violente de moisissure emplit l’atmosphère.

Finalement, Dante émergea à l’air libre et s’éloigna du trou. L’espace qu’il avait creusé plus tôt était maintenant occupé par un ver plutôt étrange.

En effet, le mastodonte dont les anneaux étaient d’un diamètre de deux mètres possédait une belle paire d’oreilles de la même couleur que lui, c’est-à-dire d’un rose pâle, et qui évoquait joyeusement celle d’un lapin.

Il s’approcha de Dante qui ne bronchait pas, pétrifié par l’horreur, et poussa un cri intense, de nombreux filets de salive quittant sa mâchoire béante de foreur pour venir s’agglutiner sur le corps du Nécromancien qui réprima un haut-le-cœur.

Puis, il repartit à reculons dans sa galerie, ne désirant apparemment pas se nourrir de chair humaine. Et Dante le suivit.

Le ver progressait à une vitesse folle et s’enfonçait de plus en plus sous la surface, jusqu’à disparaître dans un trou plus profond que Dante délaissa pour suivre la galerie jusqu’au bout. Il lui fallut une bonne vingtaine de minutes pour la traverser en entier, et il commença à pousser un cri de soulagement quand il vit qu’elle remontait vers la surface.

Deux minutes plus tard, Dante était à l’air libre et du bon côté du mur d’enceintes.

Le ver avait déjà creusé de nombreuses galeries, sans doute pour échapper aux gardes de Macrophonopolis qui n’étaient pas connus pour leur grande tolérance, et cela servait les intérêts de Dante qui décida de reprendre le tunnel en sens inverse afin de porter secours à ses camarades.

Le retour fut plus long que prévu, et Dante fut obligé d’appeler Rudolf pour prendre sa piqure de rappel quand les acouphènes commencèrent à se faire sentir. Il se fit greffer les deux moitiés du corps de Rudolf sur ses jambes, afin de gagner en vitesse.

Les sons ne le gênaient guère car Dante les évitait instinctivement, aidé par Rudolf. Courir de cette manière donnait une impression de liberté, qui pouvait vite être euphorique : on avait l’impression de ne plus être soumis à la loi de la gravité, de pouvoir faire tout ce qu’on voulait.

Impression sérieusement contrariée quand un cordon de gardes vous attend au loin.

* Non ! Mais qu’est-ce qu’ils viennent faire là ? *

Dante n’était pas encore repéré puisque les gardes regardaient en direction de la prison, alors que Dante passait non-loin derrière eux. Et puis, la musique qui baignait les lieux devait étouffer les bruits de course.

Au loin, on percevait des hurlements, qui venaient de la zone carcérale. Que pouvaient bien faire les prisonniers ? Avaient-ils réussis à provoquer une émeute et à se libérer ?

Le Nécromancien se rapprocha encore, veillant à rester hors du champ de vision des gardes, dont il craignait la matraque à explosion sonore.

Quelques pas de plus, quelques envolées de plus même, et il se retrouvait loin des mines patibulaires de ces hommes.

Dante arriva en vue du grand bâtiment et vit une forme en tomber. A l’idée qu’il s’agisse d’un détenu, son sang ne fit qu’un tout et c’est avec une énergie nouvelle qu’il accéléra l’allure, prêt à venir en aide à la pitoyable victime.

Il se retrouva bientôt non loin d’un individu aux cheveux bleus, qui avaient transformé en vulgaire matelas un pauvre garde.

« Hé, toi ! Tu vas bien ?! » lui demanda Dante, pour la forme.
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Lun 1 Juil 2013 - 15:00
[HRP : Désolé du retard, problèmes de connexion internet et désorganisation intégrale.]

J'ai pas compris tout ce qui se passait. Apparemment, la majeure partie des gardes se dirigeaient vers... le bâtiment administratif du pénitencier ?! La chance me souriait. Je me tournais vers le petit vieux qui allait dans mon trou, et avec un gigantesque sourire, je sortais du fossé, faisant mine de voir ce qui se passait. Le garde qui était toujours devant la fosse commune voulut me donner un coup de sa matraque-micro, mais je me penchais au dernier moment, pour lui flanquer un violent coup de menottes. Du sang poisseux fuyait de son crâne ouvert en un étang, qu'une nuée de mouches enceintes (des enceintes avec des ailes et des antennes, pour éviter la moindre ambiguïté) s'empressait d'envahir.

Je courais en direction de la tour centrale, qui, d'après mes frais souvenirs, était le poste de commande de cette musique de merde qui tournait en boucle dans nos casques. J'aperçus rapidement un bloc qui semblait être constitué de la même pierre que les menottes. J'abattais ces f*cking handcuffs dessus en hurlant de rage. La roche éclata en même temps que mes propres menottes. Une sorte de filet de brume violette s'échappa de ce qui reliait mes menottes entre elles. Mais est-ce que je pouvais à nouveau me servir de mes pouvoirs ?

Je regardais les gravats de ce qui m'avait servi à me libérer, puis tendis ma paume ouverte vers les décombres. Une petite bille se forma devant ma main, puis, timidement, partit en direction de la pile de roche pilée. Elle explosa en un "Pop !" qui aurait fait rire un clown tellement c'était pitoyable. Mais ça me donnait une idée...

Je m'approchais de la porte du poste de commande aussi furtivement qu'un rhinocéros en rut. J'avais joint mes mains, et je marchais les bras pendant et en traînant du pied comme un zombie. Le bruit de mes pas en couvrait un autre, salvateur. Deux gardes me barrèrent la route dans un couloir un peu étroit.

Halte ! Ne bouge plus !, me crièrent-ils en me pointant avec leurs Taser.

Soudain, mes menottes craquèrent en laissant de minuscules gravillons choir au sol. Je leur tendait mes deux mains, leur larguant les plus puissantes des ondes de choc que j'avais en réserve. Les ondes leur explosèrent au visage, aussi je me ruais sur eux pour en cueillir un premier par un uppercut au sternum. Le second cligna des yeux et me fit un croche-patte. Je tombais, déstabilisé, aussi me montra-t-il son taser en le léchant en me dardant un regard dément. Je lui donnais un coup de genou dans les valseuses, histoire de lui faire ravaler sa fierté.

Me remettant debout, je fis craquer mes poignets, avant de partir en quête de la salle de commandes de la musique. Je pris les talkies-walkies des gardiens, juste histoire qu'ils ne donnent pas l'alerte.
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Dim 4 Aoû 2013 - 19:40
Le garde commençait à reprendre ses esprits. Il avait une touffe de cheveux gras assez volumineuse pour que Kaijin puisse l'attraper, la tirer aussi fort qu'il pouvait puis s'en servir pour aplatir le nez de ce pauvre homme qui n'avait rien demander à personne contre le sol. Le pauvre bougre tentait d'articuler quelques mots mais, ces dents et ça mâchoire étaient trop abimées, la douleur y était aussi surement pour quelques chose. Le voyageur était si occupé par sa sombre besogne qu'il ne vit même pas Dante arriver, si bien qu'il sursauta lorsque celui-ci engagea la conversation.

- Hé, toi ! Tu vas bien ?!

Le boulet tourna sa tête en l'espace d'une demi seconde, toujours avec le prisme dans la bouche.

- Twanquwille et twoi ?

Il replaça sa tête pour qu'elle soit droite, une chose l'avait alerté, Bryan avait crié aux autres pionner de se rebeller. Un véritable bordel vint déchirer la place de Macrophonopolis. Tout à coup Kaijin réalisa que Bryan était toujours attaché, la White Star se releva d'un bon, écrasa le crâne du garde jusqu'à la mort et s'élança vers le blond. Le prisme restait dans sa bouche, il allait avoir besoin de ses deux mains pour se frayer un chemin jusqu'aux centre de la place.

Pour une fois Kaijin pénétra dans cette foule avec subtilité. Non je déconne. Il sprinta en direction de cette dernière sans s'arrêter en bousculant un maximum de personne. Sa progression prit plus longtemps que prévu, surtout lorsque qu'un homme, -il ne savait pas si c'était un garde ou pas- fonça sur lui l'attrapant par le col. Ils lutèrent tout deux pendant quelques instants jusqu'à ce que Kaijin fasse cogner sa tête contre celle de son agresseur. Ce dernier recula et Kaijin en profita pour lui infligeait un uppercut dans le menton, puis il projeta au sol l'énergumène avec un puissant coup de pieds dans l'estomac.

Finalement, Kaijin arriva auprès de Bryan. Le voyageur du surnaturel cracha le prisme ruisselant de bave dans sa main. Il s'approcha des menottes, il introduit le prisme dans l'endroit approprié, ces dernières tombèrent. Le voyageur posa le prisme au pieds de Bryan.

- Débrouille toi pour le collier ! J'ai des culs à botter !

Il fit volte-face d'un coup, juste à ce moment là un poing s'écrasa sur son nez. Il recula le dos courbait, les mains plaquaient sur son nez, il distingua deux rangers, à leurs côté il y avait une batte de baseball qui quitta le champs de vision de Kaijin, il savait qui s'apprêtait à le frapper, un sourire se dessina sur son visage mais avant même qu'il est put faire quoique ce soit un cout de batte dans l'épaule le fit tomber à terre. Ça faisait un mal de chien, heureusement, l'épaule du voyageur ne semblait pas cassée. Par réflexe, Kaijin roula sur lui même pour se mettre sur le dos et il eut raison la batte de baseball s'écrasa à quelques centimètres de son oreille. Après ça, Kaijin roula une fois de plus sur lui même de manière à être assez loin de son adversaire.

Une fois debout il ne se fit pas prier, il chargea de suite, mauvaise stratégie, un coup de batte lui heurta le flanc droit, puis un coup de poing lui brisa définitivement le nez. Le voyageur recula le nez ensanglanté et tout endoloris. Une soudaine brûlure lui parcourut le bras jusqu'à sa mâchoire, il s'élança vers son adversaire tandis que sa peau mutée en celle d'un zombie, son bras droit, son cou, sa mâchoire étaient maintenant recouvert de sang coagulé. Les dents de Kaijin noircirent et devinrent plus pointue. Sa peau qui n'était pas recouverte par du sang pâlit à une vitesse affolante, ses pupilles devinrent blanche également et pour finir il ne pouvait ni parler ni pensait autrement que comme un zombie.

Le cadavre sur pattes s'élança sur l'homme à la batte, qui n'eut pas le temps de riposter et fut contraint de laisser tomber son arme, pour empêcher le zombie de lui arracher le cou.
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Ven 16 Aoû 2013 - 11:46


Un vieil homme plus puissant que prévu.


Au-milieu de la place qui avait jadis abritée une centaine de prisonniers se déchaînait à présent un chaos indescriptible, un mélange détonnant de violence brute et de sauvagerie discipliné. Il s'agissait du combat entre deux camps : les prisonniers et les gardes, les bons contre les méchants... à moins que ce ne soit l'inverse ? N'y avait-il que des innocents enfermés à Macrophonopolis ? N'y avait-il aucun réel criminel ? Le vieil homme étendu non loin du fossé d'où était sorti un Voyageur amnésique possédait l'une des clés de la réponse. Avisant Dante, il le héla afin que ce dernier s'approche de lui.

Et c'est ce que fit Dante, attiré par le vieillard comme un aveugle par la laisse de son chien. Observez le pas léger et le sourire crispé qu'arborait Dante. Paraissait-il joyeux, allègre, à son aise au milieu du fracas ? Pourtant, il n'en était rien. Ce n'était qu'une façade car en réalité Dante était emplie d'une frayeur indicible qui lui nouait les tripes. Mais le vieux avait une aura rassurante et le Nécromancien sentait qu'il était important, pour lui comme pour les autres prisonniers, qu'il parle avec cette homme d'une sagesse aussi grande que son âge. Il s'agissait d'une impression féroce, qui ne laissait pas de place à l'instinct de survie, au scepticisme ou encore à la peur, et Dante recouvrait peu à peu son sang-froid.


- Ah ! Te voilà enfin, gamin ! Puisque tu es là, je suppose que ta mission a été un franc succès.
- C'est le cas, oui. Et appelez-moi Dante. D'ailleurs, je voulais savoir : qui êtes-vous ?
- Hum. Bonne question, mais ce ne sera pas à moi d'y répondre. Je suis juste un Voyageur qui passait par là et qui s'est fait capturer, point à la ligne, déclara l'homme, n'ayant pas l'air convaincu de ses propres propos.

Dante se fit la réflexion que, vu la mine dépité qu'il avait en prononçant ces paroles, le vieil homme s'était probablement livré de son plein gré afin, peut-être, de se punir. Mais de quel crime ? Et pourquoi ? Cette question continuerait de torturer Dante les songes à venir, le Nécromancien désirant savoir qui était ce vieil homme et d'où tenait-il cette force démentielle. Mais n'allons pas plus vite que le récit et, en l'espace de quelques lignes, laissons-le nous rattraper. Écoutons Dante protester contre le mutisme de son interlocuteur.

- Mais, je vous ai dit mon prénom...
- Gamin ! le coupa le vieil homme. Nous n'avons plus le temps pour faire copain-copain, tu ne crois pas ? Il y a peu, je t'ai rendu un service quand tu m'as demandé de te séparer de tes mains. Je voudrais que tu m'enfonces ce couteau dans le cœur, et le plus vite possible. Cela me permettra d'utiliser mes pouvoirs.
- Mais vous allez mourir après, pouvoir ou pas pouvoir?
- Occupe-toi de tes affaires et de mes tripes, gamin. Je m'occuperais du reste.

L'observateur attentif que vous êtes a certainement remarqué que le couteau tendu à Dante par sa future victime et le même que celui qui a servi à trancher les mains du Nécromancien. En tout cas, il y eut plusieurs secondes durant lesquelles Dante se demanda s'il parviendrait réellement à enfoncer la lame dans le cœur de ce vieil homme. Plusieurs secondes durant lesquelles le vieillard en question sembla prêt à anéantir le Nécromancien d'un seul regard. Puis vint l'assaut final : la lame s'enfonça dans la chair comme dans du pain, avec une facilité déconcertante. Une rosace d'un rouge sanguin s'étendit sur la chemise du vieil homme. Les yeux de ce dernier se fermèrent alors que son cœur cessait de battre, et de la sueur dégoulinait en longs filets sales de tous les orifices dont disposait son corps, de toutes les pores dont disposait sa peau. Sa sueur n'était pas claire et limpide, mais d'une noirceur impénétrable.

« Occupons-nous de ces gardes, cher Méphistophélès. Prends-soin de toi, gamin. » résonna la voix du vieil homme dans l'esprit de Dante.

Et Dante vit le vieillard, enfin l'espèce de gélatine noirâtre qui entourait un squelette ayant appartenu au vieillard -il semblait d'ailleurs que tout l'eau de son corps y soit passé- se séparer en multiples tentacules qui s'enroulèrent autour de nombreuses gorges et les lacérèrent, laissant leurs possesseurs étendus sur le sol, vulgaires cadavres desséchées. La créature nommée Méphistophélès semblait vampiriser l'eau afin d'agrandir sa propre substance, et elle causait ainsi des ravages monstrueux, ne s'en prenant heureusement qu'aux gardes. Ce nom disait toutefois quelque chose à Dante qui, ne l'oublions pas, était un fervent amateur de Shaman King. Il s'agissait du démon qui avait passé un pacte avec un homme nommé Faust, comme le racontait le personnage éponyme du manga dans l'un des tomes. En tout cas la créature qui découlait de ce pacte semblait composé à 100 % d'H20 et être à 100 % invincible. Elle détruisait les bâtiments alentours avec la force surnaturelle de la mer lorsqu'elle est déchainée, ne tardant pas à prendre les dimensions d'un tsunami. Le Nécromancien ne le savait pas mais il avait l'honneur de voir le Spectre élémentaire de l'Eau à l’œuvre. Il avait déjà eu l'occasion, sans le savoir, de voir celui de l'air à l’œuvre (Leh), et celui de la Terre à l’œuvre (Umbra) mais Méphistophélès restait cependant l'un des plus puissants et également le seul à continuer de passer des pactes avec de jeunes Nécromanciens assoiffés de pouvoir. Le Spectre élémentaire de l'Eau leur en donnait alors, jusqu'à plus soif, avant de vider leur âme et leur chair de toute substance.

En tout cas, Macrophonopolis se souviendrait de ce jour néfaste où elle avait été trop gourmande et avait capturé tant de Voyageurs néophytes.
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MessageSujet: Re: Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver? Mar 27 Aoû 2013 - 13:07
J'en avais vraiment ma claque, de cet endroit. Je savais que j'y étais déjà allé, la dernière fois que j'étais Voyageur (contre mon gré, certes), mais je ne pouvais pas m'évader de la même façon que la dernière fois.

Les lieux en eux-même étaient réellement spectaculaire, c'est que maintenant que je le remarquais. J'étais à l'intérieur d'une enceinte géante ! Tous les murs étaient constitués de baffles en tous genres, des stroboscopes illuminaient les lieux d'une lumière à en faire au moins trois crises d'épilepsie en même temps. Je m'extasiais devant ce spectacle, maintenant que je n'avais plus personne aux trousses. Mais rapidement, je fus tiré de ma rêverie par un truc réellement barge. Je veux dire, plus barge que tous ce que j'ai pu voir sur Dreamland depuis mon accession au rang de Voyageur du Choc.

Une sorte d'énorme poulpe en pétrole balayait le pénitencier de ses méphitiques tentacules, réduisant les gardes en charpies difformes et transformant les bâtiments en tas de poussière tellement fine qu'elle passerait au travers des mailles de n'importe quel tamis. Ce Kraken semblait étrangement ne frapper que nos geôliers, ce qui n'était pas non plus pour me déplaire, parce qu'avec mes misérables petites ondes de choc, j'en serais sûrement ressorti les pieds devant.

Soudain, une musique appropriée à l'événement me vint en tête. Une musique du fond des âges, appelant à la révolte et la rébellion. La Marche Funèbre des Vikings.


Je cherchais en vain un système qui mettait le disque en lecture, genre jukebox onirique, mais apparemment, il n'y en avait pas dans le coin. Soudain, j'entendis un sifflement venir d'une porte au coin de la pièce. Le DJ qui gérait cette musique pourrie revenait de son petit passage sur le trône. Un sourire carnassier se peint sur mon visage alors que j'établissais un plan diaboliquement malsain pour le retourner à ma cause. Contre son gré, bien entendu.

Me tapissant dans l'ombre derrière la porte, j'attendais tel la panthère à l'affût de sa proie. Le bruit de ses pas sonnait au sol comme une paire de charentaises mal ajustées. Qu'est-ce que je parle de charentaises, moi ? 'Fin bon, toujours est-il que je l'attends derrière la porte, chargeant une toute petite onde de choc. Passant le cadre de l'huis, le garde, portant des lunettes de clubbeur et un casque, le tout avec un T-shirt rose moulant et un pantalon à bretelles, passe à ma hauteur, et là...

Oui, je peux être sadique. Oui, je l'ai bien fait souffrir. C'était comme un pain dans les valseuses, en un peu moins puissant, mais suffisamment pour lui arracher une larme. Je sortis de ma cachette, un sourire de gosse sur le visage, et lui demandai, une onde de choc un peu plus grande dans la paume de ma main :

Alors, cher monsieur... Comment est-ce qu'on fait pour changer la musique ?

Apparemment, je lui faisais peur. À vrai dire, j'avais tout d'un psychopathe, à jongler avec mon onde de choc. Et lui n'était pas forcément en état de parler, plié en deux par la douleur. Y suis-je allé un peu fort ? Non : pas de pitié pour les tyrans. J'approchais mes doigts joints de son oreille, et fit éclater mon onde de choc dans un "Pop !" plutôt mignon. Aussitôt, il se mit à pointer son taser sur moi en tremblant. Une taloche derrière sa tête et il était dans le coltard.

Je dus me débrouiller seul pour trouver un moyen d'appliquer le vieil adage qui dit que "La musique adoucit les moeurs". Sauf que là, c'était plutôt l'application de la loi universelle qui dit que chaque révolte a sa propre chanson. Rapidement, je trouvais ce qui ressemblait à une chaîne Hi-Fi reliée à des platines. En avant la musique.

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Qui a dit que la liberté c'était de pouvoir rêver?

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