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[quête] Need For Speed [terminée]

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MessageSujet: [quête] Need For Speed [terminée] Lun 25 Mar 2013 - 0:33
C'était quoi ce rêve ? Il me paraissait tellement réel, je pouvais ressentir tellement de choses et le pire, c'est que ça s'est produit d'un coup, lorsque j'ai ordonné à cette machine infernale de s'arrêter.. Et que faisait-elle là ? Je ne l'avais jamais vue avant et pourquoi l'aurais-je imaginer puisque.. J'en ai peur.. Est-ce un signe ? Peut-être, mais de quoi ? Ou est-ce seulement le résultat que l'on obtient lorsque l'on s'endort avec une trop forte dose de défonce..
Bref, à peine réveillé et déjà tellement de questions auxquelles je suis totalement incapable de réponse, comme si je n'en avais pas assez. Des questions, toujours des questions, elles me hantent ! Suis-je trop gentil ou peut être ne le suis-je pas assez, pourquoi est-ce à lui que c'est arrivé et pourquoi étais-je le témoin le plus proche de ce drame, pourquoi mon entourage refuse de comprendre mes démarches sociales et professionnelles. Une dernière question me vient à l'esprit avant de me lever, comment tenir le coup avec tant de doute dans ma vie.
Assis dans mon lit, adossé contre le mur, les genoux relevé et couverts par mon épaisse couette et la tête rehaussée, je fixe un point imaginaire sur mon sombre plafond en pourchassant ces questions qui braquent mon état psychologique.

Je soulève ma main droite et prend le paquet de gitanes sur la commode afin de m'en griller une pour entamer cette malheureuse journée. Le papier s'enflamma et le tabac crépita laissant s'échapper une lourde odeur qui s'accoutumait parfaitement avec mon ambiance quotidienne. Je me mets à tirer une latte, puis deux, inspirant généreusement et laissant l'émanation nocive bouffer mes poumons comme si je n'en avais rien à faire de ma propre existence. J'ouvris ensuite cette même commode pour empoigner la bouteille de Peterson restée ouverte après mes aventures de la veille. Je la porte sur mes lèvres et bois une gorgée, avant de grimacer sentant le breuvage traverser mon corps pour le bouffer de l'intérieur. Suite à ça je finis ma cigarette en trois ou quatre fois puis l'écrase dans l'amas de mégot cachant presque mon cendrier.
Je finis par quitter ce moment de répit de ma journée pour réellement l'entamer. Traversant ma chambre, j'arrive péniblement devant la porte qui n'est jamais fermé en cas de.. problème. J'avance vers sa pièce, passe la tête, puis pose mon épaule sur le châssis de la porte pour attendre quelques instants. Il n'est toujours pas réveillé, ce qui allonge mon congé. Je vais dans la cuisine, réchauffe mon café préparé la veille et y verse un peu de pousse-au-crime sous oublier mon carré de sucre.
Assis, j'attends son réveil en buvant ma tasse. Deux gorgés suffit pour combler ce délai. Je l'entends se plaindre. Je me lève. Je marche dans sa direction. Ouvre la porte. Et lui dit..


« Ça vas bro ? »

Sa réponse n'était qu'un hochement de tête. J'entre alors dans son antre et ouvre les volets pour y laisser passer la lumière, j'ouvre ensuite ses fenêtres et l'aide à sortir du lit pour le mettre dans sa chaise. Suite à ça, je le pousse vers la cuisine où j'y avais préparé son petit-déjeuner que je me dois de lui donner, étant incapable de se nourrir seul. Je lui parle et lui répond comme s'il me parlait alors que son seul moyen d'échange n'est qu'un nombre de phrases limitées et son regard.. pénible à porter. Me levant pour le pousser vers la salle de bain et lui faire sa toilette, j'en profite pour me flanquer une troisième tournée d'antidépresseur personnel.
Voilà le topo de mes débuts de journée et je ne préfère pas trop raconter la suite, n'étant pas plus joviale.
Je ne bosse pas, je ne vais pas en cours, mais ce n'est pas pour autant que je ne fais rien. Au contraire, je n'arrête jamais. Je vais à droite et gauche tout en restant avec lui. C'est d'ailleurs pour son bien que je fais le plus de route, entre médecin, kiné et pharmacie je connais presque tout le corps médical de cette ville. Mais je ne me plains pas, car c'est mon choix. J'aurais pus le laisser dans un établissement spécialisé, mais je l'aurais alors trahis.

Je laisse donc la journée passer comme il se doit et j'attends le soir pour le coucher et retrouver mon lieu de repos. Comme tous les soirs je rentre dans ma chambre en laissant la porte ouverte. Automatiquement je tends ma main gauche vers la station radio pour l'allumer et écouter un bon vieux morceau de pink floyd. Puis je rentre dans mon lit et attrape le paquet de cigarette pour m'en mettre une en bouche. Malheureusement, je me surprends à essayer, à plusieurs reprises, d'en attraper une alors que le paquet est vide. Laissant s'échapper un soupir, je finis par me lever pour chercher un paquet dans l'armoire à bonheur comme j'aime la nommer.

Une fois ouverte j'aperçois tout ce qui pourrait m'aider à dormir très facilement, mais les souvenirs de ce rêve m'empêchèrent de me servir autre chose qu'un paquet de gitane sortie tout droit d'une des nombreuses cartouches. Je déballe le paquet et laisse le plastique tomber sur le parquet craquant de mon taudis. Je peux enfin griller ma première cigarette de la soirée et boire un énième verre d'alcool.

Finalement, abusant de mon sommeil après avoir presque fumée la totalité de ma marchandise et n'ayant plus de quoi rassurer ma soif, je ferme les yeux et me laisse porter dans les pouvoirs mystiques de la nuit, qui n'allait pas être de tout repos.

A ce moment, je me découvre les yeux toujours ouvert, mais dans un environnement différent. Je ne suis plus dans ma chambre, pourtant ça ne me dérange pas, après tout je suis en train de dormir, je dois donc rêver. Le décor de ce rêve est à peu prêt comme tous les autres, une espèce de circuit géant recouvrant la totalité de la ville, les marquages blancs donnant de la nuance au bitume noir. Des panneaux de signalisation apparaissent et disparaissent comme par enchantement, alors que je tente de trouver un semblant de réconfort provenant du ciel. La couleur du ciel était parfaite et apaisante, je ne lasserai pas de me consoler dans ses bras, malheureusement le pire arriva.
Ni une, ni deux, un véhicule passa au-dessus de mon visage abasourdi et effrayé. Je fis un bond en arrière pour m'emmêler les pieds et me retrouver les fesses au goudron. La sensation n'était pas agréable, une douleur se fit ressentir sur ma croupe alors que le bruit du moteur m'ayant survolé ne m'avait pas apaisé d'acouphènes.


« wouah.. » pense-je tout à voix haute.

Comment pouvais avoir mal, perdre un pourcentage de mes capacités auditives, alors que je suis en train de rêver ? Comment pouvais-je ressentir des choses, avec des sensations ?! Je me lève alors, tapotant mes fesses et tentant de déboucher mes oreilles pour mieux entendre. Péniblement, j’avançais de quelques pas improvisant mon itinéraire. Tout d'abords, je me mis sur le trottoir lui aussi nuancé de marque blanc et surveillé de panneaux de circulation aux piétons. Je n'étais pas trop rassuré, surtout lorsque je vis un affichage annonçant un risque important de se faire percuter par un vélo, une moto, une voiture, camion, avion et autre. Mon état de conscience se mit alors en alerte pour me prévenir de n'importe quel problème, de façon à pouvoir aisément l'éviter.

Continuant à marcher, je m'enfonçais dans ce monde onirique auquel je m'habituai. Les différents véhicules aux formes, toutes plus intéressante les une que les autres, me laissaient rêveur face à autant de fantaisie. Certaines à quartes roues, d'autre à cinq ou à trois, ou bien sans direct avec le sol. Les roues elles même de forme très variée, cylindres, boules, cubes (bien que celle-ci ne soit pas des plus efficaces). Les couleurs, elles aussi, étaient très intéressantes et extravagante ! Passant du noir au blanc, sans oublier toutes les couleurs intermédiaires mélangées d'un gout particulier. Bref ce monde devrait m'effrayer et c'était le cas, mais les sensations reçues et captées me laissent prendre gout à ce décor, scène principale de mes nuits cauchemardesques. Je continue alors à me promener, regardant de tous les côtés complètement abasourdie par une telle ambiance, j'esquisserais presque un sourire sur mon ère de basset hound. Je voyage à travers ce monde et je suis heureux, je ne pense plus à mes efforts quotidiens et ça me fait grand bien. Malheureusement, je ne voyais personne dans cette rue et je commençais à me demander si je n'étais pas seul ici. Je me mis alors à m'asseoir et attendre. Je ne savais pas ce que j'attendais, mais si quelque chose devait venir alors il ne fallait pas qu'il tarde. C'est à ce moment que je vis une lumière giratoire arriver à grande vitesse, accompagné d'un son strident de sirène.
C'était une voiture des forces de l'ordre. Je me levais alors m'attendant de voir deux gaillards en uniformes. Les deux portes s'ouvrirent et les deux gaillards en sortirent. Ils étaient grands, costaud et semblait très fort. Je leur aurais presque donné une certaine crédibilité si leur tête n'était pas anormalement petite.


« Halte là ! » me dis l'un des agents « rêveur ou voya ? » m'interrogea-t-il ensuite.

Je ne comprenais rien à cette vérification, alors en déduisant que je dormais j'optais pour le premier choix. Ainsi, le second me salua me souhaitant un très bon séjour dans leur royaume. Pantois, je les regardais s'en aller avec leurs toutes petites têtes et leurs grosses carcasses. Montant dans leur voiture et allumant la sirène, ils s'en allèrent je ne sais trop où. Continuant à marcher sur cette route je n'apercevais toujours personne, alors qu'un boucan phénoménal s'approchait dangereusement de moi. Surpris par un tel grondement, je me retournais et fus effrayé par une armée de bolide en tout genre s'approchant redoutablement vers moi.

Me mettant à courir dans la direction inverse je sentais ma fin prendre vie. Je repoussais mes limites et fus stupéfait de me sentir en si bonne forme. Je n'étais pas beaucoup plus rapide, mais j'étais bien moins fatigué et ça se ressentait. Mon endurance était bien meilleure et mon souffle n'était plus délicat. Malheureusement, sans vitesse je n'étais absolument pas capable de fuir l'armada me pourchassant. Se rapprochant de plus en plus de moi, j'entendis soudainement la même sirène que tout à l'heure. Ni une, ni deux, elle était à côtés de moi et m'attrapa au vol pour ensuite semer la troupe et m'amener en sécurité.. Au poste.

L'ambiance était froide, mais insolite. Les barreaux de la cellule étaient en fait des clés et des tournevis géant. Le sol était, comme le reste de la ville, recouvert de motifs indicateurs, mais cette fois-ci d'une nuance grisâtre. Sur le mur il y avait un certain nombre de panneau indiquant la bonne conduite à adopter.. Bref, une prison en bonne et due forme à ce royaume. Soudain, les deux petites têtes vinrent me chercher et m'amener à la salle d'interrogatoires. Assis sur une chaise en face d'eux, j'évitais de rire face à leurs disproportions.


[b]« Nom »


« Lemon »

« Prenom »

« John »

« Voyageur ou rêveur ? »

« Je vous l’ai déjà dit, rêveur. »

« il persiste à nous mentir »dit l’un à l’autre « mais pourquoi ? Est-ce un voyageur espion ? »

« Euh.. c’est quoi un voyageur ? »

« hum.. il est malin, il joue le nouveau ou le simplet en espérant attirer notre sympathie ! À moins qu'il soit vraiment nouveau à Dreamland, dans ce cas nous effectuons une erreur élémentaire. Ou alors il espère nous faire croire qu'il est nouveau, alors qu'il ne l'est pas, mais en nous disant qu'il l'est il pense sûrement pouvoir s'en sortir sans procès et sans risque pour lui de se faire repérer et ainsi, permettre à son royaume de marcher sur le nôtre comme un misérable insecte ! » expliqua l'un..

« à moins que ce soit ce qu'il essaie de nous faire croire.. et donc.. il faut comprendre l'inverse.. » Ajouta l'autre.

Après un moment de réflexion, ils s'excitèrent tous les deux et hurlèrent en même, à en faire trembler les murs.

« AU CACHOT »

Pris de surprise je ne pus rien demander ou expliquer. Le jugement fut bref et on me statua coupable d'être ce que je ne sais pas qui je suis. Mais, toutes bonnes choses ont unu fin et bien heureusement les mauvaises également. La porte s'ouvrit brusquement, alors que les deux gaillards m'avaient méchamment empoigné pour me flanquer dans leur cachot farfelu, alors que je tentais désespérément d'expliquer et d'assurer ma cause. Derrière celle-ci se trouva un homme de taille normal, de carrure similaire à la mienne et tout à fait proportionné, malgré ses oreilles elfiques et ses cornes sur chaque côté de son crâne. Il était beau et carré, sa crinière lui donnait un aspect respectable et puissant. Il était habillé humblement d'un long manteau raccommodé, d'un pantalon noir serré d'une ceinture en cuir marron.

« Lâchez le immédiatement et laissez le partir avec moi. » ordonna-t-il simplement.

Face à tant de prestance, les deux hommes à la petite tête me lâchèrent et laissèrent m'avancer vers l'homme qui me dit simplement « suis-moi ».
J'eu un moment d'hésitation, alors que mon sauveur avait déjà avancé. Mais, une fois avoir regardé derrière, je me mis à le suivre je ne sais trop où.
Il entama une virée dans les rues animées du royaume, bien entendu elles étaient beaucoup plus vivantes que la seule route découverte depuis. Sur le sol il y avait toujours des marquages blancs, mais ils n'étaient pas présents que sur ce seul support. En effet, les murs d'immeubles étaient eux aussi nuancé par cette couleur et ces formes. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi, jusqu'à ce que je vois une des véhicules démarrer sur le trottoir pour se déplacer à la verticale. Sur ceux-ci était noté ascenspeed. Mais bref, j'avançais en regardant le paysage, alors que l'homme devant moi, dont je ne connaissais rien, avançait ne vérifiant pas si j'étais toujours à ses traces. Sur de lui, il avança d'un pas déterminé vers une grande boutique automobile en traversant la route sans même évaluer les risques. Toutefois, les véhicules passèrent tous au-dessus de lui sans ralentir, sans un coup de klaxon et sans même une insulte. Etait-ce à mon tour de tenter le diable ?


« Et bien.. Allons-y ! »

N'étant absolument pas confiant dans ma démarche, je me mis à courir les yeux fermé en espérant que le même phénomène se produise. Malheureusement, j'avais totalement tort ! Les coups de frein retentirent, ainsi que les klaxons assourdissant et les insultes toutes plus violentes les unes que les autres.

« Mais t'es totalement MALADE » s'écria mon guide « tu veux mourir ou quoi ? » [i]me demanda-t-il alors qu'il venait de s'exercer à la même pratique suicidaire.

« Mais.. mais.. Tu viens de faire le même truc putain !! » M'écriais-je pour équilibrer la donne.

Tous les deux apeurés, on se regardait aussi choqué l'un de l'autre. Moi, par son manque de réalisme et lui par son manque de respect envers son statut que j'ignorais totalement. Enfin bref, tous deux en vie, on entra dans le fameux magasin qui était également un garage et une école de conduite.
Il m'amena à l'accueil et me dit d'attendre ici, que tout irais très vite pour la suite. Ne comprenant pas et étant bête et discipliné j'attendis quelques minutes avant de le voir revenir avec un petit homme trapu à l'air parfaitement.. Dépité.
Il souffla en voyant et me salua sans retirer les mains de ses poches. Je lui retournai alors sa gentille attention pour le suivre vers ce qu'il disait être la salle d'entraînement.
Cette salle était en fait un circuit gigantesque avec différentes pistes dépendant de l'entraînement à suivre. Pour ma part, je fus traîné à la piste en ligne droite où j'allais devoir m'exercer à obtenir une certaine vitesse de pointe. Malheureusement, je n'avais aucun véhicule et ça ne semblait pas gêner grand monde de me voir inapte à satisfaire leur attente. Ainsi, on m'expliqua plus précisément mon devoir du jour.


« Bon.. t'es nouveau ici et j'vais devoir t'enseigner l'art de l'accélération. Tu vois cette ligne ? Et bien c'est simple, tu vas devoir la parcourir en 10 secondes minimum. Mais, il faut être réaliste, en général les bleus ne dépasse pas les 15 secondes. »

« euh.. un peu normal quand la distance à parcourir est si monstrueuse.. »

« pff, tu es faible. Tu n'as même pas ton engin avec toi. »

« ah bah enfin quelqu'un remarque ce léger problème ! Comment voulez-vous que j'obtienne un résultat de 10 secondes à pieds ? Non mais.. j'suis pas Usain Bolt »

« As-tu essayé de l'appeler ? »

« Pas vraiment. »

« Et qu'est-ce-que t'attend ? »

« ... de savoir comment faire peut-être ! »

« On n'est pas sortie.. Penses-y et elle sera à toi ! »

« Mais, bien sur ! C'est tellement évident et tellement simple ! » Me moquais-je.

Toutefois, étant à pied je n'avais rien à perdre en essayant d'appeler ma machine. Penser la vouloir à mes côtés, allait vraiment la faire venir ? Qui ne tente rien n'a rien !
Je me mis alors à y penser fortement. C'est à ce moment que j'entendis un grondement provenant de loin s'approcher vers moi. Me tournant vers lui, je vis une bécane rouler seule et s'arrêter à mes côtés en un espace très bref. Je me mis alors à l'observer et je fus étonné de voir qu'elle était la même que dans mon cauchemar de la nuit dernière. A ce moment je compris que ce rêve n'était pas normal. Plein de questions me vinrent à l'esprit et je ne pus les contenir. Les exposants à mes hôtes, ils me répondirent brièvement que depuis la nuit dernière j'avais vaincu ma peur en prenant le contrôle de cet engin et que grâce à cela j'étais devenu ce qu'ils nomment un voyageur de ce monde. Ce monde se nommant Dreamland, le monde des rêves où l'imaginaire devient réalité et où tout est possible. Un monde sans limites où les voyageurs peuvent interagir entre eux et dans le monde des rêveurs. Ils n'oublièrent pas de mentionner l'existence des habitants des rêves, en étant eux-mêmes et de m'expliquer que le monde est vaste et que le royaume de l'autoroute n'est qu'une partie comme tant d'autre.
C’était comme un jeu vidéo réel et je n’en croyais pas mes oreilles. J’en compris alors que cet entraînement était sérieux et qu’il allait m’enseigner à devenir plus fort. C’est pourquoi, d’un air arrogant, je n’hésitai pas à mentionner la vitesse à laquelle était arrivée ma bécane. La seule réponse que j’obtins fut un sourire moqueur comme si j’allais me casser la gueule et tomber bien bas en voyant mon premier résultat.
J’enfourchais alors la bête et accéléra au maximum pour en mettre plein la gueule de cet arrogant garagiste improvisé coach. Toutefois, je ne voyais pas la fin du parcours et au fur et à mesure je me dis que mon premier essai était un échec cuisant. Je continuai tout de même, mais une fois à l’autre bout je vis mon résultat s’estimant à 23,48 secondes. Un score totalement absurde ayant vue les capacités de ma monture. Je fis alors demi-tour pour questionner le garagiste qui m’accueillit avec le même sourire qu’à mon départ.


« J'imagine que tu ne comprends pas ton score au vu de la performance de ta machine. Je ne vais pas te mentir, elle est beaucoup trop puissante pour toi et c'est pour cela que tu n'arrives pas à la contrôler. Il faut ne faire qu'un avec elle, si tu penses être le maître tu n'arriveras à rien, mais si tu le laisses prendre le dessus tu te tueras. Ne faites qu'un et tu y arriveras. Retente encore et encore parce que la moyenne de 15 secondes que je t'ais mentionné ne concerne que les pilotes contrôlant déjà leurs machines à 25%. Tu ne dépasses pas les 3% du contrôle. »

Face à ces mots, je ne me laissai pas abattre et repris du poil de la bête essayant encore et encore jusqu'à parvenir à ces fameuses 15 secondes de chrono pour cette ligne droite. Les échecs se multipliaient alors que je tentais tant bien que mal à ne faire qu'un avec elle, mais les résultats n'étaient pas présent. Continuant les performances pathétiques je finis par ralentir à mon vingt-troisième essais quand je sentis les vibrations du moteur secouer mon corps pour le faire agir automatiquement. J'accélérai alors et sentie la puissance battre à son aise. La différence était présente dans mon corps et sur les résultats. N'ayant encore jamais dépassé les 23 secondes, je me suis retrouvé avec un résultat de 17,38 secondes. Fier de ma performance je fis demi-tour pour rejoindre mon coach et mon guide qui s'en alla avant mon retour, m'adressant un sourire d'encouragement.

Mon coach, lui, était aussi fier qu’étonné. Le score n’atteignait pas ses attentes, mais pour une première nuit j’étais passé de 3% de contrôle à 11% et la différence n’était pas négligeable. Il m’ordonne de retenter l’essai plusieurs fois d’affiler l’exercice pour tenter d’améliorer le score, mais jamais je ne dépassai ces fameuses 17 secondes. Toutefois, nous n’étions pas pour autant défait, au contraire, ce score était encourageant. Mon entraîneur me regarda et me partagea son avis.


« Tu as un excellent potentiel qu’il faudra enchérir et endurcir. Le prince n’avait pas eu tord et a bien fait de nous présenter. Allez, réveil toi maintenant. »



… Le prince ? me demandais-à mon réveil.
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