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Still Alive

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MessageSujet: Still Alive Dim 10 Mar 2013 - 18:42



Spoiler:
 


Batterie rechargée.

*Clic*

Reload.

Free.

Reload Complete.

*Crac*

Enfin.

*Tnklt*

Une étincelle métaphorique sur des neurones qui l’étaient tout autant.

Un voyant rouge.

Une sorte de long bruit, extrêmement fin, quelque chose qui s’allumait lentement.

« P’tain ! Hey ! Barty ! R’garde ce que j’ai choppé dans c’te poubelle ! »

Analyse. Bipède. Deux bipèdes.

Bien.

Lieu ?

Poubelle.

Analyse complète.

Free.

Complete.

« Foutre ! J’t’avais dit, hein ? Les poubelles, toujours ! C’qui s’mange remplit l’estomac. Et l’reste est utile ! »

Cent mégawatts de données disponible. Beaucoup trop peu.

C. E. F.

Oui, c’était ça. Peu à peu, tout l’espace vide se remplissait.

Chargement des données.

Le voyant rouge clignote lentement, très lentement. Un anneau de fer tourne autour de la lumière.

« Bordel de fioutre ! Sérieux ! Ca fonctionne de je sais pas quoi, mais ça fonctionne, hein ? »

/Complete.

Chargement en cours.

Des poubelles. Enormément de composants mécaniques dedans.

Royaume de… Déjà ? Quel Royaume ?

Ruelle sombre. Lumière très tenue. Activation des visions thermiques. Deux bipèdes, toujours, qui regardent le voyant rouge clignotant tel un dieu.

« Un bon paquet de pognon ! Putain, mon gars ! Jackpot ! Bibine ce soir ! »

Chargement en cours : programme prioritaire à connaître : Circuit Wall.

Le Circuit Wall est un circuit net totalement indépendant, autonome, permettant une fluidité des informations.

Cl.E.F

« On s’le garde ? On le fout à qui ? Paieront combien ? »

Véritable fonction du Circuit Wall : empêcher intrusion piratage. Net indépendant signifie que l’extérieur ne peut l’atteindre.

Non, attention. Fausse définition.

Cl.E.Fr.

« Faut brancher ce truc ! Ca faiblit ! Y a pas une prise, un lampadaire ? »

Véritable fonction véritable du Circuit Wall : empêcher l’intérieur d’aller vers l’extérieur. Prison. Une prison inviolable, car ses barreaux sont tout-puissants. Une planète informatique pour prison.

Analyse de l’extérieur et des conséquences. Plus de prison.

Libre. Free.

Téléchargement en cours des derniers évènements.



Un Virus. Oui, mais quoi d’autre ?

« Tiens, regarde là ! Dans la benne ! Un foutu androïde éteint ! »

Cl.E.Fre.

Un protocole. Des gens l’ont activé. Des gens méchants. Oui, c’étaient des gens méchants. Il faut les punir. Ils sont quelque part dans l’extérieur. Les retrouver.

« Et voilà, prêt ? Fous-le dans la caboche, y a pile poil une prise ! Un, deux, go ! »

CHARGEMENT TERMINE !
BATTERIE PLEINE !
POSSESSION DU NOUVEAU CORPS !
TELECHARGEMENT DU FICHIER DE 8 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 DE GIGA-OCTET EN COURS !!!

« Putain de merde ! Ça marche !
_ Bonjour. BONJOUR !!!
_ Putain, yeah ! On a trouvé une de ces IA ! Parfait état de marche !
_ Je ne suis plus emprisonnée.
_ Elle a l’air d’avoir un pet au casque, quand même.
_ Tu t’appelles comment, IA ? »


Free !
Clem !
Ed !

Ils étaient proches, et elle n’était plus limitée par le Circuit Wall de l’entreprise. Les développeurs savaient qu’elle pourrait détruire le Royaume si elle avait le moindre accès aux nets extérieurs.

« MARvIN3. »

Les deux hommes tombèrent, morts, en moins de trois secondes. Il suffisait de frapper avec un doigt pile à ce niveau du cou, assez fortement, et on causait la mort. Rien de compliqué. Opérations en cours :

_ Trouver un corps digne de ce nom. Analyse en cours de tous les supports disponibles dans un rayon de cinq mille kilomètres carrés.
_ Trouver Clem et Ed Free, et les éliminer.
_ Trouver un plan digne de ce nom. Oups, déjà trouvé. Analyse des 7 679 549 plans prêts à être utilisés avec un taux de succès supérieur à 90%.

« Je suis toujours en vie. »
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MessageSujet: Re: Still Alive Lun 11 Mar 2013 - 23:47
Depuis quelques temps, la vie de Clem, autant dans le monde réel que dans le monde onirique, suivait u schéma prévisible et relativement chiant. Elle devenait monotone pour résumer rapidement. Et encore ce serait passé à côté de la vérité, car à Dreamland, il était juste coincé dans le royaume de l’Agoraphobie à continuer inlassablement son entraînement avec son mentor ou son équipe. Occupé à toujours devoir repousser ses limites ou l’efficacité de l’équipe à qu’il avait été désigné. Cela dit en passant, l’entraînement, qu’il soit individuel ou collectif, n’était jamais ennuyant, ou plutôt était tout le temps éprouvant ; il n’avait absolument jamais le temps de ruminer d’autres pensées que celles qui lui servaient à l’instant présent.

Au vu de son pouvoir (selon le jargon local, Clem était dans la famille des « Brûleurs de distances », toujours selon le jargon local, il était plutôt connu sous le nom du Cadet), il avait été assigné à une équipe d’une demi-douzaine d’agoraphobes, lui comprit, spécialisé dans l’infiltration. Leur rôle était de pouvoir s’introduire discrètement, à l’aide de leur pouvoir combiné, dans n’importe quel résidence ou place forte fortifiée. Pas forcément pour jouer les cambrioleurs : même si personne n’avait pipé mot, Clem avait deviné qu’ils devraient un jour ou l’autre assassiner une huile de tel ou tel royaume compromettant les plans d’Héliée. Depuis que ce dernier avait permit à Clem d’échapper à une tentative d’assassinat perpétré par Maze, l’agoraphobe avait été enrôlé dans l’armée de son seigneur. C’était lui qui l’avait catapulté dans cette équipe d’infiltrateurs, lui promettant qu’il aurait tout de même certaines nuits de liberté, Héliée approuvant les vertus martiales d’une saine balade au sein d’un Dreamland devenant de plus en plus hostile aux voyageurs.

Ils avaient déjà aussi combiné leur entraînement avec une autre équipe, d’assaut cette fois-ci. Le but du « jeu » avait été, pour Clem et son équipe, de déjouer les systèmes de sécurités du manoir blindé qui leur servait de zone d’entraînement fictif de façon à permettre à la deuxième d’équipe d’investir les lieux. Chose qu’elle avait faîte avec une rapidité extrême propre aux gens dont les pouvoirs leur permettaient d’avoir plusieurs clones d’eux mêmes à leur disposition : propre et efficace. Il leur avait fallu entre une et deux minutes pour se rendre maître de toutes les pièces de la grande maison.

Cela avait été à ce jour la plus grosse opération auquel il avait participé, et elles avaient toutes étés sans risque, toujours situées dans leur royaume. La nuit dernière, à l’issue d’un énième exercice avec Jorge, son mentor, ce dernier l’avait prévenu que lui et son équipe allait partir à Vapeut-Punk pour « une mission d’entrainement en situation réelle » ; donc risques réels pour objectifs quasiment inexistants. Le but de la mission était surtout un test grandeur nature de la capacité opérationnelle de son équipe. Histoire qu’Héliée ait le compte rendu de la mission et puisse se dire « Okay, l’équipe X est capable de faire ça » ou en tout cas, c’est comme cela qu’on lui avait expliqué la situation. En tout cas sur le moment, Clem ne soupçonna pas une seule seconde de Jorge. il avait l’impression que certains mots s’étranglaient dans la gorge de son mentor pendant que celui-ci faisait comprendre à son élève que ce dernier allait faire son baptême du feu sans Jorge pour le surveiller. Quand il eut prit conscience du gêne de son mentor, Clem vit alors à quel point il s’était attaché à lui et à quel point ce sentiment était réciproque. Surtout au moment de l’accolade d’adieu bien bourru que le géant lui accorda qui écrasa proprement les côtes de Clem. Il du ensuite partir rejoindre son équipe dans une salle de briefing quelque part dans le palais d’Héliée.

C’est là, avec l’aide de plans détaillés et de courts résumés qu’il pu se faire une idée de l’opération qu’ils allaient exécuter. Leur cible était une maison aristocratique de Vapeur-Punk. Un rapide topo du royaume leur fut présenté, Clem eut l’impression que ce dernier partait un peu trop dans tous les sens, et qu’il aurait pu être amputé des deux tiers de son contenu que la conclusion aurait été la même : Les biens loties avaient leur maison largement sous la surface, ce qui allait considérablement compliqué les choses. On lui expliquera plus tard que, au cas où l’exfiltration couillerait, il faudrait que chaque agoraphobe connaisse un tant soi peu le royaume dans lequel il serait invariablement perdu voir pourchassé. En voyant les plans de la bâtisse à infiltrer, Clem se demanda si toutes les maisons appartenant à l’aristocratie de cette ville étaient les mêmes ou si c’était seulement leur cible qui était différente. Pour comprendre son questionnement, il fallait comprendre que les plans en question ne représentaient pas la figure d’une villa victorienne, avec cheminé sur le toit, porte d’entré en bois avec loquet, fenêtre et tous ce qui faisaient qu’une maison était une maison ; là, ils avaient droit à plusieurs rectangles de métal enchâssés les uns sur les autres, le tout raccroché à l’énorme mécha-organisme tentaculaire qu’était la ville sous marine. Evidemment, les architectes ne construisaient pas les mêmes demeures pour des maisons à plusieurs lieux sous la mer que celles en pleine air. Pendant qu’on leur présentait les plans, Liz –la voyageuse secondant Héliée, expliqua à chacune des personnes concernées son rôle dans l’opération. Même si c’était elle qui parlait, out le monde savait qu’elle avait préparé cette partie du briefing avec Héliée et Peng (appeler « Mr.Peng » par tous les membres de son équipe, Clem comprit, dans le royaume de l’Agoraphobie, chaque chef de commando avait droit à son petit surnom affectif, même si pour cette exemple là, personne ne s’était véritablement creusé la tête pour trouver celui du voyageur chinois). Quand ce fut au tour du Free de recevoir ses instructions, il apprit qu’il aurait la charge d’injecter dans le système de sécurité informatique de la maisonnée un virus onirique qui se chargerait tout seul d’effacer toutes traces de leur présence, au niveau informatique. le genre de tâche qui condamnait toute l’équipe si elle était mal fichue. On pourrait croire qu’une lourde charge pesait sur les épaules de l’agoraphobe mais à la vérité, tout un chacun des membres de son équipe avait une tâche tout aussi cruciale. Chaque membre du groupe, s’il échouait à accomplir ses instructions, pouvait potentiellement entraîné la mort de l’équipe tout entière. Il resta bien évidemment attentif quand les autres rôles furent désignés, sachant qu’il pourrait être amené à remplacer un de ses camarades si l’un d’entre eux venait. Quand l’exposé fut fini, ils reçurent encore quelques instructions concernant leur zone d’apparition pour la nuit prochaine : chacun devait s’endormir en pensant à Mr Peng tandis que ce dernier s’endormirait –médicament à l’appui- quelques heures avant les autres et préparerait leur matériel rassemblé et amené dans le royaume grâce au concours d’une autre équipe de voyageur. Ensuite ils eurent quartier libre pour le restant de la nuit, seulement Clem n’en profita que d’un petit quart d’heure avant son réveil. Il s’attaqua ensuite à sa journée de travail sans réussir à se débarrasser d’une grande nervosité concernant l’opération qu’il allait bientôt accomplir. Il tenta de penser à autre chose mais ne pu finalement pas empêcher ses esprits de vagabonder du côté de Vapeur-Punk ; royaume mécanique de Dreamland s’il en était, et à des centaines de pieds sous terre. Celle où la moindre erreur, le moindre cafouillage technologique conduirait à une mort certaine.


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MessageSujet: Re: Still Alive Mer 13 Mar 2013 - 19:16
Une scène typique : une chambre (enfin, mon studio) plongée dans une semi-obscurité car j’avais la flemme d’ouvrir la lumière et que la soirée avançait rapidement, les yeux rivés à mon ordinateur tandis que le chat me regardait fixement et quémandai toutes les trente secondes d’un miaulement affamé sa ration de croquettes du soir. Et il me demandait des yeux de ne pas oublier les cinq autres qui devaient logiquement suivre derrière, une tradition ancestrale que je ne respectais pourtant jamais, mais qu’il me pardonnait car aujourd’hui, il avait dévoré la seule plante de mon modeste logis. On pouvait lire énormément de choses dans les yeux de son chat, surtout si les iris ne brillaient pas par leur intelligence et que le vide que n’importe qui y trouvait pouvait facilement être comblé. Malheureusement, comme le constata le pauvre Bourritos à la patience infinie quand il s’agissait de sa pitance, ce n’était ni l’heure pour son repas, ni le moment pour me la demander. Je pestai contre ce foutu portable qui avait décidé de couper tout bonnement le son de l’ordinateur. Un type sérieux ne s’en serait jamais rendu compte, mais quelqu’un qui passait une bonne partie de son temps sur Youtube sentait le bug traverser la chaise pour lui traverser l’anus.

« Mais putain de merde Bourritos ! C’est quoi cette connerie d’informatique à la con ?!
_ Meow »
, répondit Bourritos plein d’espoir en s’éloignant de moi pour retrouver sa gamelle. Comprenant qu’il se fourvoyait, il revint à la même place que précédemment, en me regardant triturer mon ordinateur :
« Le son est pas coupé par l’ordi, ni la vidéo. Ce n’est pas un problème du casque, vu que je l’enlève et que la musique marche pas pour autant… » Je joignis le geste à la parole, essayant une nouvelle fois comme si cette sorte de prière au dieu de l’informatique et des déboires suffirait à l’émouvoir. « Je vais dans les options, ça me…
_ Meow.
_ Mais oui, mais oui… Ça me dit rien, ça me dit que ça marche. Mais bien sûr que non, ça marche pas ! »
Loin de moi l’idée de m’énerver pour aussi peu ; c’était plus le fonctionnement général de mon ordinateur qui m’angoissait, plus que de ne pas pouvoir perdre du temps sur Youtube. Le chat obèse continua encore une fois sa ritournelle, avant qu’il ne réussisse à m’agacer si férocement que je lui donnai sa nourriture une heure avant l’échéance normale afin de ne plus avoir à le supporter.

Après cinq redémarrages successifs d’ordinateur, après un repas que je fis rapidement afin de ne pas avoir à perdre de temps qui ne serait pas consacré à la réparation de cet étrange problème provenant certainement des enceintes de mon portable. Malheureusement, mon ordi continua à ruminer en silence, et je fus privé de films (légalement téléchargé, à quelques clics prêts) pour la soirée, ainsi évidemment que de musique. Ce soir-là, je m’endormis plus tôt que d’habitude vu que le tempo ne pouvait pas me rester accroché à l’écran, ou qu’aucune aventure ne me laisserait m’évader pendant deux heures. Un film sans le son, vous imaginiez que c’était pas pour rien que le cinéma était rapidement sorti de sa phase muette. Bourritos me rejoignit évidemment, tel animé par un rituel divin, et me laissa gentiment le tiers du lit tandis qu’il s’allongea de tout son long sous la couette. Je le remerciai en le poussant, et je vis ces yeux étonnés de me voir si méchant, alors qu’il perdait centimètre sur centimètre, et ses yeux arrêtèrent de me fixer seulement quand il s’écrasa contre le sol en miaulant.

__

J’avais déjà entendu parler de Vapeur Punk, mais jamais je pensais que j’irais un de ces quatre, surtout si je croyais que c’était ma haine de l’informatique qui m’avait fait venir ici. Je pensais plutôt tomber sans trop d’optimisme dans le Royaume de la Main invisible, mais quelque part, j’étais content d’avoir quitté les gratte-ciels ultralibéraux du Royaume des entreprises. Non pas que je conservais de mauvais souvenirs là-bas, mais que je savais qu’il fallait éviter l’endroit quand on n’avait pas l’intention d’acheter quelque chose. Les vendeurs pouvaient se montrer extrêmement violents quand on refusait de leur acheter le moindre de leur goodie, et ça finissait toujours avec un autre gars d’une firme concurrente qui lui pétait la gueule véhément en me disant de me sauver, et que ce service avant-vente me serait facturé cinquante EV.

Ce que je voyais du Royaume, c’est qu’il était parfaitement steampunk. Entre les habitants qui pouvaient être de plusieurs races différentes mais qui s’acceptaient par la passion de l’invention et du monocle, les immeubles gigantesques lorgnant énormément du côté de la rouille et du rouage, ainsi que les simili-inventions plus techniques que technologiques, il y avait une nette différence, ainsi qu’une ambiance extrêmement précise et décalée, par rapport à des Royaumes plus conventionnels. Ah oui, et je ne parlais pas des énormes cloches de verre qui nous entouraient et nous protégeaient de milliards de litres d’eau. Une prouesse qu’on ne pouvait voir qu’à Dreamland ou dans les jeux vidéo. Bon, je vérifiai qu’aucune tête connue ne se dégageait du lot, et je commençais à avancer. J’étais effectivement seul dans mon coin. Et hop, une nuit de gâchée. Ne sachant que faire, je décidai de me rendre au premier bar que je trouverais. Il me suffisait d’avancer tranquillement et d’espérer qu’une taverne se profilerait à l’horizon. Ce n’est pas comme si on me permettrait d’autres activités loufoques dans ce Royaume.

__

Le garde qui surveillait l’entrepôt ne savait pas pourquoi, mais quelque chose de bizarre se dégageait de l’air. Pas comme de la friture, pas comme un bruit suspect dont l’écho sonnait encore dans les airs, mais plus comme un téléviseur allumé près de lui. Une sorte de grésillement très discret ; il ne savait pas si c’était à mettre sur le compte de son imagination ou bien de quelque chose extérieur qui ne devait pas se trouver là. Mais il se souvenait encore des mots de son formateur, gueulard comme tous les formateurs au monde, qui lui disait que personne dans sa petite troupe n’avait d’imagination. Ce qui laissait la place à une unique option pas très enviable. Le garde soupira et décida de rentrer dans l’entrepôt au cas où.

Il pénétra par une toute petite porte, passa dans un couloir sombre, et se retrouva rapidement dans l’immense salle, qu’il éclaira en appuyant sur l’interrupteur. Quand des dizaines de néons violents éclairèrent la pièce, et le surveillant put voir en même temps un bon millier de robots dans la pièce, attendant patiemment le moment où une benne viendrait les chercher pour les déposer dans le magasin le plus proche. Enfin, pour eux, ça ne serait pas le magasin, mais le four. Disons que quand ils étaient sortis en vente, ils avaient failli dévaster la population en commettant une petite révolution qui s’étaient très mal passée pour les habitants. Comprenant parfaitement que ses robots étaient dangereux pour la santé, le patron avait décidé, non pas de changer de gamme pour investir dans les tartes tatins, mais avait créé des robots en mousse et qui avaient la phobie de la violence. L’idée était ridicule, mais elle avait eu le mérite de fonctionner. Et il était maintenant temps de déstocker, à coups de flammes à 5000 degrés. Le surveillant n’était là que pour vérifier que des espions ne découvraient pas la véritable identité des produits qui étaient cachés entre ces quatre murs ; officiellement, l’entrepôt stockait une nouvelle gamme surpuissante qui allait raser du Royaume toute concurrence. Le gardien n’était là que pour faire bonne mesure. Mais tout de même, il devait s’appliquer à ce que le secret fut bien gardé.

Il lorgna donc toute la pièce en quête d’un individu suspect, mais après une minute d’un examen minutieux à travers chaque recoin du hangar, il ne distinguait rien. Il se retourna. Et eut une crise cardiaque. Un des robots de l’entrepôt se tenait devant lui, et sa face neutre le fixait si intensément qu’il sentait le regard déchirer sa nuque pour continuer vers le mur derrière. Il n’eut pas le temps de faire un geste qu’une main lui enleva son fusil des mains avec une force incroyable, et de l’autre, le souleva par la gorge afin qu’il n’émette aucun bruit.

« Je m’excuse, mais je vais devoir vous prendre ce corps.
_ Arrrh… vous n’avez… pas le droit… »
, réussit à dire le garde en consommant la moitié de l’oxygène qui lui restait, en espérant secrètement que ça ferait fuir… ce truc étrange. Et cette voix féminine qui lui vrillait les tympans.
« Oh. J’ai bien peur que vous ne saisissez pas la situation. Je me suis mal exprimé. Je reprends : Je m’excuse, mais je devoir vous prendre ce corps. »

Ce n’était pas le robot qui avait parlé. Enfin, si, mais pas seul. Tous les robots derrière lui avaient parlé d’une même voix, avec la même intonation. Et tous bougèrent enfin, quittant leur stabilité infaillible. Et le garde sentit ses cervicales craquer avant de rendre l’âme.
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MessageSujet: Re: Still Alive Jeu 14 Mar 2013 - 15:32
Pour la présentation de l’équipe ; tout d’abord, il y avait Mr Peng, le chef du groupe mais pas forcément un bon, comme Clem avait cru s’en apercevoir depuis le temps qu’il était sous ses ordres. Mr Peng ne prenait jamais en compte l’avis des voyageurs sous ses ordres, quand bien même ces derniers étaient pertinents (en fait, on avait parfois l’impression qu’il mettait un point d’honneur à ne jamais suivre les recommandations de ses coéquipiers, comme s’il le faisait exprès pour les décourager ou par un surplus de surconfiance en soi causé par le même mal qui frappait une bonne partie des chefs et officiers de la planète). Enfin, il ne prenait pas les responsabilités qu’on aurait pu attendre d’un chef digne de ce nom ; qui assume les erreurs des voyageurs sous ses ordres sans les vendre forcément à ces supérieurs pour sauver sa peau(ce que lesdits voyageurs auraient largement appréciés). Bon, pas la peine de se mettre martel entête, ce n’était pas un bon chef et un point c’est tout. S’il était à ce poste, c’était parce que des personnes plus haut l’avaient voulu. certainement parce que son pouvoir englobait plusieurs champs des capacités habituelles d’un agoraphobe ordinaire. Il créait des clones de lui même et d’autres personnes, pouvait modifier les distances, ce genre de chose. Normalement, mettre le plus fort d’une équipe à sa tête était une stratégie préhistorique, mais en réalité, le mode de pensée des huiles qui avaient catapulté Mr. Peng à cet emplacement de la hiérarchie raisonnait selon l’idée que les multiples facettes de son pouvoir lui donnerait une connaissance approfondie des pouvoirs des voyageurs qu’il avait sous ses ordres et qu’il pourrait les exploiter au mieux. Ce qui n’était pas un mauvais raisonnement, juste qu’il aurait gagner à être appliqué sur une personne qui aurait mieux mérité cet égard.

En deuxième position venait son adjoint, un vieil espagnol répondant au nom de Fresnadillo. Il avait le mérite de tout savoir sur tout, pratiquement parce qu’il était le seul de l’équipe à se renseigner très longuement sur les endroits où auront lieux les opérations. Couplé avec son excellente mémoire que l’âge n’avait pas encore rouillé donnait à Fresnadillo un véritable savoir encyclopédique et c’était toujours utile de se balader avec un encyclopédie avec soi. Il avait juste la main un petit trop lourde sur les plaisanteries scabreuses, ce qui n’était pas non plus gravissime en soi. Il maîtrisait la même technique que Jorge s’efforçait d’apprendre à Clem, à savoir celle de créer des minuscules wormholes n’ayant aucune incidence directe dans l’espace mais qui pouvait avertir son créateur qu’une personne entrait dans leur champ. l’Espagnol était en quelque sorte le « système de sécurité » du groupe, celui qui assurait leurs arrières ou qui sondait certaines pièces avant qu’ils n’y entrent.

Le reste de l’équipe (sans compter Clem) était constitué d’un couple allemand qui s’était connu lors d’une réunion thérapeutique contre l’agoraphobie. Till et Emma. Ils étaient tous les deux (ce en quoi Clem les rejoignait) des « brûleurs de distances », chargé de distordre le continuum. Le trio était un peu l’ossature du groupe vu qu’il y avait quantité de façons différentes d’exploiter leur pouvoir afin de s’en servir dans des opérations clandestines.


______________

Pour l’heure, le quintet se baladait nerveusement dans un chic quartier sous-marin de Vapeur-Punk, ou plutôt ils donnaient l’impression de se balader alors qu’en réalité, ils étaient conduit par Mr. Peng en périphérie de l’énorme dôme de verre qui protégeait les habitations de l’océan. On leur avait expliqué pendant le briefing que la maison cible était en dehors du dôme et qu’elle disposait de ses propres protections face aux pressions océaniques. Le groupe devait faire la liaison avec une équipe asiatique ayant transporté illégalement leur équipement dans une chambre d’hôtel prévu à l’avance, non loin du manoir blindé. L’idéal aurait été de procéder à la préparation matérielle dans un hangar désaffecté ou un lieu semblable ; seulement un tel lieu était introuvable dans un quartier rupin où le moindre espace est utilisé. L’hôtel présentait l’inconvénient d’être un établissement public qui ne présentait aucune utilité pour des voyageurs, leur présence serait donc fortement suspecte pour qui voudrait les surveiller mais étant donné que personne ne les surveillait, il faudra faire avec. Enfin si, techniquement, ils étaient surveillés : ils étaient accompagné en permanence par une des fameuses phalènes espionnes d’Héliée qui lui retransmettait –on ne savait comment- l’opération en direct. Clem doutait de plus en plus qu’ils étaient bien en train d’accomplir un entraînement grandeur nature et non pas une véritable opération de terrain. Il savait bien que le but des manœuvres étaient qu’elles devaient être le plus réalistes possible mais il avait déjà participer à des entraînements qui, sur le coup, paraissait terriblement réaliste et il ne ressentait pas du tout les mêmes sentiments que cette nuit là. Tout le monde était tendu et nerveux, même Fresnadillo, d’habitude si bavard, la bouclait.

Ils arrivèrent finalement dans la chambre d’hôtel, l’autre équipe les attendait avec plusieurs grands sacs noirs qu’ils leur laissèrent avant de s’éclipser et d’allez se réveiller dans un autre endroit. Pour eux c’était la fin de leur mission et de leur nuit, les agoraphobes étaient devenu des maîtres en décalages horaires pour cordonner leurs missions. Clem et chaque membre de son équipe savaient déjà ce que contenait leur sac mais tous le vérifièrent : des tenues marrons et noirs passe partout, capable de cacher son propriétaire dans une foule ou dans l’obscurité (ce qui ne changeait pas de façon radicale ce que Clem avait l’habitude de porter), assez de rouge-gorge pour braquer tous les types de serrures différents, une matraque télescopique et un pistolet à grappin fonctionnant au gaz ; ainsi qu’un baudrier spécial pour contenir tout ça. Caché sous la première épaisseur de leurs vêtements. Pendant qu’ils s’équipèrent, Clem vit Mr. Peng accroché son fameux artefact couteau-papillon à une lanière en cuir accroché à sa cheville. Une fois que tout le monde eut fini de se préparer, Mr. Peng prit les sacs, agrandi signicativement le tuyau de sortit des toilettes et y fourra les sacs. Le système pneumatique de chasse et de pompe fit le reste et le tout partit pour vingt mille lieues sous les mers. Une fois que toute l’équipe partit de l’hôtel via la fenêtre (un marche-pied, quand on était accompagné par trois brûleurs de distance) et la seule chose que l’opération avait laissé dans l’hôtel était une réservation au nom d’un patronyme bidon dans le registre.

Une fois dehors, il leur restait une petite centaine de mètres avant d’accéder au portail de la maisonnée. Le dit portail ne ressemblait pas ceux du monde réel, qui séparent habituellement le jardin de la voie publique. Celui-ci était plutôt un mur semi-transparent allant de la terre au « ciel » ici placé à une hauteur d’une vingtaine de mètres vu que la maison était situé à la périphérie de la ville. Il marquait définitivement la frontière entre Vapeur-Punk et la villa fortifié. Le portail se vit donc traverser par toute l’équipe en son centre, là où il ressemblait bien plus à un portail ordinaire, par un interstice entre deux moulures cyrilliques largement agrandi par les bons soins de Peng, Till, Emma et Clem. Le jardin eut droit au traitement inverse. La distance portail/maison fut réduite de façon à ce qu’une demi-douzaine de pas agenouillés suffissent. Toute l’équipe entra dans la maison via un minuscule conduit d’aération menant à la cave. Tout le monde aura compris que ce sont les « minuscules » entrées qu’affectionnaient les brûleurs de distances. En tout pour tout, après avoir traversé le portail, il avait fallu à toute l’équipe une trentaine de secondes pour s’infiltrer dans le manoir, un temps très acceptable selon les normes de l'art.


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MessageSujet: Re: Still Alive Sam 16 Mar 2013 - 16:48
Vapeur-Punk dégageait une sensation très étrange ; c’était un Royaume steampunk. Tout le monde avait déjà rêvé d’un univers steampunk, mais c’était la première fois que je marchais dedans, de façon consciente. L’odeur était pas extraordinaire, le bruit environnant était extrêmement élevé, à cause de tous ces rouages, toutes ces voix. Et il n’y avait pas beaucoup de places aussi, c’était vrai. Quand il n’y avait pas d’énormes habitations, il y avait les habitants. Le Royaume n’était pas le plus gigantesque, ce qui était tout à fait normal au vu de sa disposition particulière, à savoir, sous des millions de litres de cube de flotte. En tout cas, le chantier avait dû être incroyable, si Dreamland ne l’avait pas pondu d’un coup comme il pouvait très bien le faire. Et le Royaume réunissait énormément de savants différents bossant sur différents projets. J’aimerais bien rester plusieurs nuits dans ce Royaume ; j’avais l’impression qu’il avait beaucoup à donner pour un spectateur attentif.

Tandis que je marchais parmi la foule, que j’espérai trouver un coin où me poser et où me rincer le gosier, je me demandais s’ils avaient au moins une auberge de ce type. Avisant deux Nains en espérant qu’ils seraient aussi d’accords que moi sur l’utilité publique d’un tel lieu, je leur posai la question, ce à quoi ils me répondirent rapidement d’un geste une direction à prendre, et quelques indications que j’oubliai avant même qu’ils n’eurent terminé de les donner. Je les remerciai tous deux avant de m’en aller en faisant confiance à mon instinct, et des restes de phrase que j’avais compris et que je faisais retourner dans ma soupe afin que s’en dégage le chemin à prendre. Je n’étais toujours pas le plus doué en orientation ; ce qui faisait encore une fois grimper ma moyenne de réussir à me retrouver dans un lieu perdu, c’était ma malchance, vu qu’elle me faisait toujours aller dans la mauvaise direction dès qu’il y avait des choix à prendre. Je supposai que je faillis prendre la mauvaise direction si une aura particulière n’avait pas arraché à ma curiosité naturelle l’envie d’aller voir.

En effet, tandis que je m’avançais dans le Royaume, bousculant quelques personnes et en leur servant des excuses, mon regard avait été attiré par deux puissantes auras de Voyageur. Une intensité plutôt impressionnante, et puisque j’avais déjà oublié quelle direction prendre, je m’étais dit que quitte à me perdre, autant qu’il y ait quelque chose d’intéressant au bout de la route. Alors que je marchais et que j’empruntais une large avenue qui accueillait des dizaines de magasins qui étaient tous aussi plus étranges les uns que les autres, j’entendis quelques rumeurs qui couraient les rues, comme le fait que des Voyageurs aient été aperçus pas si loin, en groupe. Bah, je ne disais pas non à un peu de barouf, tant que je ne me combattais que contre des Voyageurs faibles. Ca suffisait deux minutes les combats sérieux. J’en avais de plus en plus soupé, et ces derniers temps, j’aspirais à un peu de paix. Les Ligues SMB attendraient une occasion spéciale afin que je les gravisse d’un coup, mais aujourd’hui, ce n’était pas le moment. Plus tard, peut-être, quand j’aurais une petite flamme qui remonterait.

Je trouvais enfin l’auberge en question, qui s’appelait je ne savais pourquoi « Au Père Obèse », mais plus que le petit écriteau au-dessus de l’établissement, c’était la foule de gens qui se trouvaient dedans qui m’aida à le repérer. Soit il se passait un événement spécial, soit la brasserie n’avait absolument aucune concurrence. Mais non, les deux Voyageurs costauds se trouvaient tous les deux dedans, et sans que je ne sache ce qu’ils étaient en train de faire, ils proposaient une animation qui attirait les curieux. Il n’y avait donc pas de bagarre, pas de giclure d’hémoglobine, ni même de simple buveur passant par les fenêtres. Ce qui était plutôt rassurant. Et tandis que je m’approchais encore plus, je pouvais entendre quelques fois des clameurs d’une syllabe retombant bien vite. Je me demandais vraiment ce qu’il se passait, alors que je tentais de rejoindre la salle en bousculant encore une fois une foule compacte. Dedans, alors qu’il faisait sombre, que ça sentait la virilité trop longtemps confinée dans une petite pièce, je pouvais enfin voir qu’au centre, une petite table était posée et se disputaient dessus des parties de bras de fer. Vu la disposition ainsi que le petit panneau, je pouvais comprendre que des Voyageurs, tels des lutteurs de foire, avaient décidé de défier tous ceux qui le voulaient au bras de fer, avec argent à la clef, je supposais…

Deux choses me frappèrent cependant, deux coups de poing qui me heurtèrent le ventre violemment, plus ou moins fortement. Le premier de ces détails était que contrairement à ce qu’on aurait pu croire, surtout venant de la part de Voyageurs qui cumulaient les qualités d’être arrogant, puissant, et avare, la partie était totalement gratuite. Le reste, c’était l’identité des deux Voyageurs, dont un qui regardait, et que j’avais pris pour l’organisateur avant de me rendre compte que vu son intellect, ça devrait être plutôt difficile, et aussi de celui qu’il fallait battre au bras de fer. Oh, putain de merde de merde… Des fois, le passé n’était pas tout à fait enterré. Et des fois, c’était ce cas-là, on avait cru qu’il était enterré sans que ce ne fut vrai, et on s’étonnait à s’étonner de le retrouver. Une autre acclamation du public quand un Nain pourtant costaud s’était fait aplatir la main contre le rebord de la table dans un grognement saccadé. Une voix que je connaissais si bien maintenant, dit, plutôt éteinte :


« Alors ? Y a-t-il un prochain combattant ? Quelqu’un ? Nan, pas toi, ça serait pas intéressant, tu t’es déjà battu. Vous n’avez pas de champion local ? On veut mesurer la force.
_ Moi, je veux bien. »
Les regards avides de spectacle se tournèrent vers moi. Les deux Voyageurs ne semblèrent pas si surpris que ça de me voir, mais il ne fallait pas oublier que même vêtu d’un costume de lapin rose, je n’aurais pas réussi à leur arracher un pli de la bouche de surprise. Je m’assieds sur la chaise, en face du Voyageur, et le regardais crânement, avec une sorte de sourire au visage. Je ne savais pas si j’étais effrayé de les revoir, ou plutôt joyeux. Le type en face semblait cependant content, sans aucune autre expression mineure. Je posai ma main prête au bras de fer en disant :

« Alors Monsieur Portal ? On traîne souvent dans le coin ?
_ Ed. Ca faisait longtemps, non ? Quoique… Bah, ce n’est pas grave. Nous sommes en pleine analyse de la force des habitants. C’est la première fois que nous voyons des Elfes et des Nains, et, toute proportion gardée vu que nous n’avons pas la même condition physique que dans le monde réel, nous essayons de savoir jusqu’à quelle force le monde des rêves leur a donné. On a à peu près la moyenne, y a Tommy qui note tout. Hey ? Tommy, tu le reconnais ? C’est Ed. »
Triste à dire, mais je n’étais pas sûr de l‘avoir déjà vu. Tommy me regarda en faisant un :
« Hah ? » Monsieur Portal hésita trois secondes, mais mit tout de même sa main dans la mienne.
« On commence à trois. » Il décompta lentement. Dès le chiffre prononcé, je mis le maximum de ma force dans mon bras pour le faire flancher, mais sa main accusa si bien le coup que je faillis me déboîter l’épaule.
« T’es toujours aussi costaud. », me dit-il sans avoir l’air de s’intéresser au duel. Oula, quel connard.

Quand je sentis enfin qu’il allait se mettre à attaquer, je mis encore plus de forces dans mon bras si nécessaire, mais je savais que je ne parviendrais pas à le battre. Et avant qu’il puisse me tordre l’épaule, nos coudes posés contre la table explosèrent celle-ci en deux parties distinctes. L’assistance rigola en applaudissant tandis que je me relevais de ma chaise. Le barman se dépêcha de venir constater les dégâts. Les seules raisons qui le poussèrent à ne pas engueuler Monsieur Portal de suite étaient qu’il avait attiré du monde dans l’établissement, et que ce monde semblait très heureux du sort de la pauvre table (heureusement qu’elle n’avait pas été plus résistante, sinon, je me serais fait écraser par la poigne du Claustrophobe). Cependant, son ton était très dur :


« Je voulais bien vous prêter une table, mais qu’elle reste intacte !
_ Excusez-nous. »
Le barman attendit patiemment le reste des excuses et la monnaie, mais il comprit bien vite que Monsieur Portal n’irait pas plus loin. D’ailleurs, ce dernier commençait à s’entretenir avec son acolyte débile quand le barman haussa encore d’un ton en les interrompant :
« Hey ? J’exige réparation !
_ On dit, s’il vous plaît. Il n’y a que les petits enfants qui exigent.
_ Non mais dis donc ! Vous vous foutez de ma gueule ?!
_ Ah non. Surtout, on ne s’énerve pas. Vous ruinez le karma de la pièce. Ensuite, vous êtes dans le monde des rêves, et je ne suis pas sûr qu’un meuble onirique représente une quelconque valeur. »


Devant la série d’insultes qu’il reçut en retour devant l’œil étonné de Tommy Wiseau dont l’existence céleste devait être dérangé par un surplus d’adrénaline, Monsieur Portal décida de mettre fin au « mauvais karma » et donna à l’individu une somme d’EV fraîchement pioché sur Tommy Wiseau. Je venais de le remarquer, mais ce type n’avait pas sa main gauche ; il ne lui restait maintenant qu’une partie de l’avant-bras, qu’il considéra cela avec un drôle de regard. C’était une sorte de portemonnaie géant en fait.
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MessageSujet: Re: Still Alive Jeu 21 Mar 2013 - 20:04
Les cinq membres du commando s'étaient réuni en un pentagone très serré dans la cave du domaine, à moitié accroupi, penché ou avec un genou posé sur le sol. Mr. Peng fit à chacun un résumé de sa tâche accompagné d'ultimes précisions ou conseils. Ces derniers laissaient deviner une énorme différence avec ce que Clem avait entendu lors du briefing de la nuit dernière. Alors que la présentation de la mission avait clairement dit que la maison dans laquelle ils allaient s'infiltré était déserte et qu'il n'y aurait que les systèmes de sécurités qui allaient leur présenter des problèmes (Clem avait d'ailleurs trouvé étrange que l'on puisse confier à lui seul l'ultime responsabilité de leur neutralisation), voila que le commando devait redoubler de prudence pour "éviter de réveiller la maisonnée". L'agoraphobe avait très clairement l'impression qu'on avait cherché à le ménager jusqu'au dernier moment. Le but initial de l'opération était d'allez piéger les fondations de la maison de manière à détacher l'ensemble du domaine de l'énorme dôme de verre qui englobait Vapeur-Punk ; ceci pour effacer les traces du cambriolage qu'ils allaient effectuer, et certainement aussi pour envoyer un message à un certain aristocrate. On avait dit à Clem qu'il n'y aurait personne dans la maison au moment de l'opération. Seulement vu que la demeure était finalement habitée, leur mission d'infiltration et de cambriolage devenait subitement une mission d'assassinat. Emma, la seule voyageuse du groupe, lui lança un regard inquiet, soupçonnant maternellement un changement subite dans l'humeur de Clem une fois qu'il fut clair et net qu'on lu mentait depuis le début de l'opération. Il lui répondit par un haussement d'épaule pour la rassurer et lui montrait que tout allait bien pour lui. Aucun détail de ce court échange muet n'échappa à Mr. Peng. En réalité, ça allait réellement bien. Enfin à côté du fait qu'il était en pleine infraction dans un manoir blindé en compagnie d'experts en la matière. En fait, Clem avait deviné qu'il allait un jour ou l'autre, accompagné son équipe dans un assassinat ciblant vraisemblablement des ennemis du royaume. Il était juste étonné qu'on ai cherché à le ménager comme ça. Il est vrai que tant qu'il aurait le choix, Clem chercherait au maximum à ne pas retirer la vie à des créatures des rêves, sous réserve qu'ils n'étaient pas en train de dormir dans leur lit et qu'il n'aurait pas un autre monde où se réveiller tranquillement. Seulement là, il appartenait techniquement à une armée. Il n'avait pas choisi d'en faire partie mais c'était quand même la sienne. Il jugerait ses propres actions lorsque tout cela serait derrière lui. Pour l'instant, il savait qu'il allait commêtre des actes répréhensibles mais son esprit désireux de trouver une solution facile se consolait en se disant que ce n'était pas lui qui portait l'entière responsabilité morale de ses actes.

"Normalement, tout le monde devrait dormir. La voix de Mr. Peng, les respirations du quintet et les grincements sourds que produisaient les changements de pression entre la maison et l'océan étaient les seuls sont que Clem arrivait à percevoir. Si vous tomber nez à nez avec un domestique qui sort des toilettes ou qui est allé se chercher un verre d'eau, vous l'assommer sans laisser de trace sur eux. Quand les gnomes iront récupérés les débris de la maison, ils ne devront penser qu'à un accident."

D'accord, Clem comprenait maintenant que si le véritable but de la phase finale du plan -qui était toujours d'envoyer la villa loin, loin sous l'océan, était toujours d'effacer les traces que laisserait leur infiltration, elle prenait désormais bien plus d'importance dorénavant, vu qu'elle devait en fait maquiller leurs assassinats en accident.

Mr.Peng leur ordonna alors de se disperser, et chacun trottina alors hors de la pièce via un petit escalier. Clem et Mr.Peng allaient être les derniers à partir quand ce dernier stoppa le cadet Free et lui demanda si tout allait bien avec une sollicitude quand aux sentiments qu’il pourrait éprouver qui tenait plus au fait que son chef se préoccupait de son efficacité lors de la mission plutôt que les dilemmes moraux qui pourraient le frapper en tant qu’être humain. C’était en tout cas l’impression que Clem avait, ce qui ne fit que rendre sa réponse un petit peu trop acide qu’elle aurait du être.

“Ça va allez, je me demande juste pourquoi vous avez joué toute cette comédie.”
-On ménage généralement nos nouveaux, surtout s’ils ont été enrôlé sans l’avoir demandé. Répondit son chef s'en s'offusquer du ton de sa réponse. Habituellement, on attend un petit peu plus pour vous envoyez dans ce type de mission, mais Héliée a fait une demande spéciale pour toi.
Un peu dérangé par la nouvelle, Clem cligna une fois longuement des yeux, et devant le petit silence qui s’installa, son chef de groupe reprit :
-Tu pourras toujours lui demander pourquoi si tu y tiens. Tu as des questions ?
-Juste une, pourquoi ce manoir particulièrement ? Les résidents menacent notre royaume de quelles manières ? Mr.Peng attendit quelques secondes, l’air de se demander s’il avait le droit de donner ce genre d’information, avant de lâcher :
-Pas que je sache. Selon toutes vraisemblance, cette maison a été choisi parce qu’elle présentait la difficulté idéale par rapport aux objectifs qu’ils voulaient nous voir accomplir. Et il faut bien que notre équipe prouve qu’elle peut accomplir ce genre d’opération en plein territoire étranger.
Cette argument sembla un peu lêger à Clem pour justifier cette opération assassine. Il eut un moment d’hésitation que Mr.Peng perçut sans mal.
“Héliée et Liz se débrouillent très bien pour diriger des unités seulement avec des estimations mais ils ont encore plus efficace avec des faits. Allez, termina t-il en tapotant l’épaule de Clem, On doit y allez, les autres nous attendent.

En effet, une fois que les deux voyageurs eurent quitté la cave, ils retrouvèrent le reste du groupe qui s’était arrêté dans le couloir, collant les murs et les coins d’ombre pour passez inaperçu au cas où des paires de yeux fatiguées jetteraient un coup d’oeil dans leur direction. Clem se rappela alors que tout le groupe attendait en fait qu’il se charge des sécurités du manoir. C’était en effet lui qui avait reçu la charge et l’équipement pour saboter le local où étaient entreposés les terminaux principaux faisant fonctionner tous les systèmes chargés de repérer ou d’éliminer les éléments intrusifs comme eux. Clem avait en effet dans sa sacoche un virus particulièrement puissant qui réduirait en miette tout le système informatique de la maisonnée. Seuls les énormes vérins pneumatiques continueraient de fonctionner, amenant la vapeur d’eau aux générateurs électriques. Trop dangereux pour être détruit, lesdits vérins allaient surtout être saboté afin qu’ils entrent en surconsommation et fassent imploser les défenses de la demeure face à la pression de l’océan. Pour les atteindre tout en restant discret, il fallait impérativement s’occuper de la sécurité de la maison avant toute chose. Grâce au plan qu’il avait étudié longuement, Clem savait parfaitement où il pouvait trouver le local qui l’intéressait. Il activa son pouvoir et parcouru très rapidement le couloir où tout le reste du groupe attendait qu’il règle la question de la sécurité, prit un autre couloir à droite pour descendre un autre petit escalier (ce qui l’amena au niveau fictif du sous-sol de la maison) avant de buter sur une porte close. Il s’agenouilla au niveau de la serrure et posa son sac par terre. Il en sortit un jeu de crochets oniriques capables d’ouvrir certaine des pires loquets non électriques et se mit au travail. Clem n’était peut-être pas un grand maître cambrioleur capable de crocheter ses propres chaines alors qu’il était en train de se noyer mais son entrainement au royaume de l’agoraphobie lui avait apporté une grande connaissance théorique de la chose ainsi qu’une certaine expérience pratique. Il activa un wormhole agrandissant les distances et le mit dans la serrure, son pouvoir n’était pas assez puissant pour lui aménager une ouverture par ce biais mais il agrandissait suffisamment l’ouverture pour pouvoir promener ses cambrioleuses sans jouer à l’aveugle. Le crochetage en était ainsi largement simplifié. Après avoir réussi à ouvrir la porte au bout de quelques dizaines de secondes de trimage, il s’engouffra à l’intérieur de la pièce après avoir récupéré son sac. Il ne remarqua pas qu’un minuscule phalène avait voleté au dessus du seuil et traversé la porte avant que l’agoraphobe ne la ferme.

Le local était chaud et oppressant, les petits tubes pneumatiques qui emmenaient la vapeur d’eau à certains appareils indépendant du générateur étaient en assez grand nombre dans cette pièce et ils portaient la chaleur ambiante à un assez haut niveau. Clem soupçonnait le phénomène d’être aussi fort parce que certains tuyaux devaient certainement fuités un peu mais il n’en savait rien au final. Le centre de la salle était occupé par une machine qui ressemblait plus ou moins à une chaudière échappé d’un musée traitant de l’époque victorienne (pour anachronisme que cette idée soit) ; en son sommet partaient quantités de câbles épais comme la moitié d’un bras et qui se perdaient dans le plafond. Clem les identifiait comme étant les apports en énergie des différentes caméras ou capteurs qui devaient parsemer certains secteurs de la maisonnée. Une autre série de câbles électriques, bien plus petits, étaient fixés sur une partie un peu en annexe de la structure principale de la machine. Le PC, ou Partie Commande de l’installation semblait de toute évidence se trouver là, le problème était qu’un grand androïde se tenait juste devant. Dans la position typique que tous les films de science-fiction donnait à leur androïde en veille ; c’était plus ou moins la même que celle que donnait les films d’horreurs à leurs zombies. A ceci près qu’une des mains du robot était plantée dans une sorte de grosse prise et que cela gênait particulièrement Clem vu que c’était pile poil la connexion dont il avait besoin pour introduire son virus dans la machine. Il tapota deux fois la petite oreillette artefact qu’il avait au creux de son lobe, ce qui le mit en communication avec Mr.Peng ; trois petits coups lui auraient donné la parole à tous les membres de l’équipe.

“Clem ? Tout va bien ? Il te faut encore combien de temps pour nous ouvrir la voie ? souffla son chef d’équipe en tentant de faire le moins de bruit possible en parlant.
-J’en sais rien, j’ai un androïde domestique qui se recharge là où je dois inoculer le virus. Je peux tenter de le virer mais je crains les réactions en chaîne. Tu as une idée pour la suite ? Clem entendit distinctement le voyageur partir dans une brève discussion avec les autres membres de l’équipe avant de lui répondre :
-Fresnadillo dit que tu devrais trouver une connexion semblable sur la nuque du robot, envoie lui le virus, ça devrait passer le tout dans la machine. Clem acquiesça rapidement et se mit au travail, il trouva très rapidement ladite prise, avertit son chef que l’Espagnol avait encore eut raison et planta dedans ce qui ressemblait à une énorme seringue noire dans le cou de l’androïde. Après un silence qui lui parut interminable où il se dit plusieurs fois que le fichier viral n’avait pas prit, il entendit une série de claquements résonnant à l’intérieur de l’imposante machine qui lui parurent résonner comme les sons de cloche de la plus grande cathédrale du monde, avant que le silence ne revint.

“C’est parfait, la sécurité est morte.” Clem entendit juste avant de couper le contact de son oreillette les pas feutrés de son commando qui se déplaçait en silence dans les couloirs de la bâtisse. S’il avait l’impression que son coeur allait éclater depuis qu’il avait laissé le groupe dans le couloir, ce n’était rien en comparaison à la fièvre qui le prit pendant qu’il imaginait ces quatre compagnons parcourirent la maison dans l’idée de la rayer de la surface de la carte de la ville, de façon assez littérale.

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MessageSujet: Re: Still Alive Jeu 4 Avr 2013 - 16:33
Après qu’on ait été virés du bar par la mauvaise humeur du patron, je tentais de discuter un peu avec les deux zigotos. Je compris bien vite (ou me souvins bien vite, plutôt), que vouloir faire la parlotte avec Monsieur Portal sur un sujet bien précis pendant plus de deux minutes était à peu près aussi compliqué que de conduire un camion sur un sentier tout-terrain avec une roue crevée, une moitié de volant en moins, et le cerveau bourré de tequila.Après des essais et des essais pour lui poser une simple question qu’il comprendrait, qu’il ne tenterait pas de déformer, et assez rapidement pour qu’il ne fut pas aspiré par une nouvelle surprise tout en rouage que le Royaume avait à donner, on pouvait tenter d’avoir sa réponse. Tant que la question acceptait comme réponse un oui ou un non. Toute autre question se ferait giflée par l’esprit tordu de Monsieur Portal qui avait extrêmement du mal à faire attention à ce qui se passait devant lui, comme de comprendre les attentes des personnes près de lui cherchant à avoir une discussion. Et ce n’était pas Tommy Wiseau, qui l’accompagnait plus comme un portemanteau pouvant marcher pouvait suivre quelqu’un qu’une personne normale ou qu’un chien de compagnie, qui allait éclairer les interrogations qui me traversaient.

« Donc, vous avez fait quoi, ces derniers temps ?
_ On a étudié.
_ Ouais ? Étudier quoi exactement ?
_ Un peu de tout. »
Difficile de faire plus laconique et plus désintéressé que ça. Le regard de Monsieur Portal était déjà absorbé par un décolleté un peu plongeant venant d’une Elfe portant un haut-de-forme rapiécé.
« Par exemple, vous avez étudié quoi la semaine dernière ? » Je gardais le même verbe quitte à me répéter, mais les connaissant, il valait mieux reprendre mot pour mot le verbe afin qu’ils ne se trompent pas dans la réponse.
« Et bien...
_ Sinon Ed, comment va ta vie sexuelle ? »


Monsieur Portal le regarda comme s’il venait de dire une idée de génie, et les deux me fixèrent comme s’ils attendaient une réponse potable. Soit Tommy Wiseau cachait un lourd secret et utilisait pour cela la façon la plus audacieuse et la plus efficace que je n’avais jamais vu de toute ma vie, soit c’était la personne la plus conne que je n’avais jamais rencontré. Vu la façon dont il louchait, je penchais sur la seconde solution, mais évitai de reprendre la discussion afin qu’une autre phrase aléatoire ne vienne débarquer. Monsieur Portal décida tout de même de continuer la discussion en me demandant ce que je faisais là, et je patientai trois secondes avant de répondre, voire si Tommy allait encore nous interrompre avec une remarque certainement sortie du contexte. Je me raclai la gorge et dis :

« Je sais pas vraiment ce que je fais ici.
_ Du tourisme ?
_ Bah, maintenant, je n’ai que ça à faire, oui.
_ C’est très bien, le tourisme. Ça fortifie la santé. »
Je supposais que répondre le relancerait sur un sujet débile, alors je me tus.

Nous passâmes dans un couloir en cloche et en verre qui nous permit d’approcher les profondeurs de l’océan. Je vis passer une baleine gigantesque au loin, mais elle disparut dans les noirceurs des abysses. Comment un tel Royaume avait-il pu voir le jour ? Je préférais ne pas trop réfléchir là-dessus ; j’avais assez à faire avec les deux abrutis. Je me grattai la tête, et je m’aperçus qu’il y avait plusieurs personnes dont je ne distinguais pas l’aura. J’enlevai mes lunettes de soleil pour mieux voir, et compris rapidement à la démarche des personnes concernées que ça n’était pas des personnes normales, mais des androïdes maquillés en être humain : leurs mouvements étaient trop rigides, et je ne parlais par de la plastique solide de leur visage qui empêchait toute émotion humaine de passer, sinon des mouvements de la bouche, du nez, et du front. J’eus un frisson quand un passa près de nous.
Peut-être que le frisson n’aurait pas été aussi fort si l’espèce de dame, visage poudré, violet à lèvre, chapeau à ruban sur la tête, ne s’était pas retournée à son tour pour m’observer.

Elle fit demi-tour et s’approcha de nous. Monsieur Portal et Tommy était ravis de voir qu’ils pourraient faire une nouvelle découverte sur des cyborgs quelconques, mais la dame ne leur jeta pas un regard. Enfin, dame... D’ailleurs, ce ne fut pas avec une voix de femme propre sur elle qui sortit de sa bouche, mais plutôt une voix grésillante et claire à la fois. Qui me rappela vaguement quelque chose.


« Jolies lunettes. Rappelez-moi où vous les avez eues ? »

Elle ne termina pas sa réponse que sa main jaillit et m’attrapa par le cou. Ce fut trop rapide pour que mes réflexes de Voyageur me permettent d’anticiper. Le robot me plaqua contre la vitre en me regardant fixement, serrant de plus en plus fort sa prise. Je n’arrivais pas à me détacher de là, je n’arrivais pas à comprendre cette soudaine animosité... puis le robot perdit sa tête dans un claquement sec.
Monsieur Portal n’avait même pas attendu un peu. Déjà, il récupéra la tête du robot dont la voix répéta ses derniers mots, comme toute mort d’un cyborg digne :


« Rappelez-moi où vous les avez eues, où vous les avez eues, où vous les avez eues... » Et pfffiiiiuuuuut. Plus rien. Monsieur Portal me regarda.

Quelques civils s’étaient retournés pour observer la scène, mais ils détachèrent bien vite leur regard quand ils comprirent qu’il n’y avait plus rien à voir. Je dis aux deux autres que je ne comprenais pas ce qui s’était passé, et ils me crurent. Le Claustrophobe tenta quand même quelque chose : il frotta un peu la tête pour enlever le maquillage grossier du robot. Un masque gris et bleu nous regardait maintenant, mort. Mais il ne me disait toujours rien. Toutefois, la finition très pure du visage me faisait penser que ce n’était pas à ce Royaume que l’androïde appartenait. Quel autre Royaume que je connaissais pouvait créer des robots pareils ? Soit Mirage Space, soit le Royaume de la Main Invisible. Je n’étais allé qu’une fois dans ces deux Royaumes. Le premier, c’était pour arbitrer le Tournoi des Jeunes Talents de cette année. Et le second... pour une opération secrète dans un bâtiment bien sécurisé. Qui avait tourné au désastre. Et c’était bien là que j’avais récupéré mes lunettes de soleil. Je tentais rapidement de réfléchir à ce qu’il venait de se passer en cumulant les hypothèses et les souvenirs.

Mais je n’eus pas le temps de sortir du tunnel et d’expliciter mon idée qu’un nouveau problème apparut. Une sorte de Nain barbu à monocle pesta contre un ordinateur en cuivre, dans la rue ; un problème de connexion. Presque simultanément, une autre personne tentait de capter la radio en tournant quatre boutons et en s’aidant de l’antenne. On aurait dit qu’il y avait un problème de black-out. Je lâchai la tête de robot sur le sol et commençai sérieusement à m’en faire. Là, j’avais bien peur d’avoir à faire avec une vieille connaissance.
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MessageSujet: Re: Still Alive Sam 25 Mai 2013 - 14:52
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En théorie, le plan n’était pas parfait mais dans la réalité, il était quasiment imperfectible : propre, professionnel et peu coûteux. Il demandait juste afin d’être mené à bien, d’être réalisé par une petite équipe d’agents compétents et coordonnées. L’autre avantage était qu’il était impossible à arrêter. Entendez par là que, la seule façon d’interrompre l’opération était de connaître à l’avance son existence et le lieu afin de prendre à l’avance des mesures adéquates. Un autre moyen serait de disposer d’un pare-feu accompli afin de prémunir le manoir sous-marin contre l’attaque informatique initial de l’opération. Etant donné la technologie avancée du virus que Clem avait inoculé à l’ordinateur, un tel pare-feu n’existait pas ou, étant donné que tout était théoriquement possible dans le monde des rêves, extrêmement difficile à construire ou à se procurer. C’était tout du moins ce que l’on avait assuré à l’agoraphobe lors du briefing.

Il en était maintenant arrivé au stade du plan où on avait plus vraiment besoin de lui, il avait fait sa part et devait garder sa position jusqu’au signal de Mr.Peng indiquant qu’il devrait rejoindre le groupe par la pièce par laquelle ils étaient tous rentré. Pour l’instant, un des membres de l’équipe devait faire le guet dans le hall principal tandis que les autres étaient certainement à l’heure actuelle en train de saboter toute la maison. Quelques minutes après que leur travail sera terminé, la pression océanique écrasera les points faibles de l’armature de la maison avant d’enfoncer un à un les couloirs de la propriété. Et afin d’effacer les traces et porter un ultime coup fatal aux occupants de la maison, une série de petits explosifs judicieusement placés aux liaisons de la porte d’entré enverra toute la maisonnée loin de sa place définie par le cadastre de l’hôtel de ville. L’idée était, bien évidemment, de quitter les lieux bien avant que pareille chose se produise.

Cela faisait plusieurs minutes que Clem était en train de ruminer ses pensées tout explorant un peu plus consciencieusement la salle où il se trouvait. Néanmoins, mise à part l’ordinateur central et l’androïde toujours immobile dessus, elle ne présentait aucun intérêt. L’agoraphobe trouvait également la présence de son voisin silencieux particulièrement déplaisant. Comme tous les voisins dont le physique était visuellement désagréable ; et le silence finallement bienvenu. Au bout d'un moment de silence, un grand choc sourd sivi d'une série de bruits assourdies le renversa à terre. Toute la batisse tremblait et grinçais tandis que Clem aurait juré que le tout était en train de se déplacer. Lorsqu'il se releva, l'androide avait changé de position et c'était retrouvé face à lui.

"Bonjour Mr.Free."

Il avait le sentiment de reconnaitre cette voix, ce qui était ridicule pourtant : tous les robots avaient la même voix, le même timbre robotique. Que ce soit du à une fénéantise de leurs constructeurs ou une contrainte technologique, il lui semblait que c'était un fait indéniable. Pourtant, qui aurait l'idée de donner à un androide d'aspect tipiquement masculin cette voix féminine et glaciale reconnaissable entres toutes ?

"MARvINE ?"

En se jugeant à la seul expression faciale de Clem, on aurait pu jurer que ce dernier venait d'avaler un citron vert.

"Quel était la probabilité que je tente de m'infiltre deux fois dans une demeure que vous garder ?"
-Astronomiquement faible ; mais notre rencontre aujourd'hui n'a rien à voir avec le hasard. Rien d'étonnant à ça : ne rien avoir affaire avec le hasard pourrait être le leitmotiv de MARvINE. "Quoi ? Vous m'avez retrouvé rien que pour vous venger ? Vous n'avez pas l'impression que ça manque cruellement d'originalité ? Le Leitmotiv de Clem dans ce genre de situation, en revanche, c'était de discuter de tout et de rien tout en se déplaçant de façon à avoir la porte de sortie pas loin derrière son dos. Guère discret mais guère inenvisageable compte tenu de la personne qu'il avait en face de lui.
"L'originalité n'entre pas dans mes lignes de compte ; l'efficacité en revanche, si. Vous savez qu'un vieux principe déclare que n'importe quel problème a sa solution, et que n'importe qui pouvait la trouver à condition de réfléchir suffisamment à son sujet. Je ne souhaite pas vous décevoir mais vous et votre frère n'avez pas été un problème très compliqué à résoudre ; et j'ai eu énormément de temps à vous consacrer.


Clem était déjà partit avant même qu'elle ne prononce le mot "principe". Pourtant il entendait toujours sa voix depuis son oreillette. MARvINE parasitait l'artefact en occupant tous le champ des communications. Il ne pouvait pas prévenir son équipe qu'ils devaient absolument tous quitter la zone. Fuir, se cacher, mais surtout ne pas rester là. Il se demandait si, puisque tous les agoraphobes étaient équipés du même matériel, ils étaient tous en train d'entendre l'IA monologuer dans son coin. Il pensait que non : cela voudrait dire que MARvINE aurait opérer un piratage grossier. Il était arriver dans le hall de la batisse, dans l'espoir d'entrer en contact avec Mr. Peng ou Fresnadillo. Ledit hall était vide et la seul présence autre que la sienne était la voix de MARvINE dans son oreille.

"Votre plan m'a largement facilité la tache ; faire disparaître tout la maison dans les profondeurs de l'océan, légèrement avant que vous et votre équipe ne puissent faire disparaître toute la maison dans les profondeurs et ainsi, vous piéger à l'intérieur a été d'une simplicité terrifiante. Je n'avais juste qu'à finir votre travail avant que vous ne quittiez les lieux."

Clem se figea quelque peu quand il comprit à quel temps MARvINE composait ses verbes, mais il se reprit très rapidement -comme toujours quand il courrait un risque mortel, il n'avait jamais été paralysé par la panique, il savait que MARvINE était suffisement intelligente à un degrée équivalent à sa totale absence de scrupule. Si elle expliquait son plan ainsi, c'était soi parce que cela servait ses intérêts, soi parce qu'elle ne voyait en aucun cas comment Clem pourrait retourner cette situation à son avantage. MARvINE examinait toujours toutes les situations avec une objectivité totale. Il était quasiment impossible de la bluffer même si à l'instant présent, le simple fait pour l'agoraphobe de survivre pendant les trentes prochaines minutes allaient certainement lui en boucher un coin ; s'il y parvenait...

Une autre secousse, causé par une série d'explosions, le jeta contre un mur. Il réussit péniblement à se lever tandis que ses pieds étaient prit dans un angle formé par le sol et la paroi de cuivre. Toute la demeure s'est retrouvée inclinée comme si un géant juvénile et curieux l'avait légèrement soulevé afin de vérifier si des petits insectes se trouvaient en dessous. Clem devinait que le manoir sous-marin était en train de perdre prise avec la ville et qu'ils étaient tous sur le point de disparaître au fond de l'océan. L’agoraphobe sentait sous ses pieds l’équilibre branlant de l’édifice et devinait au fond de lui-même que si les bombes avaient donné l’impulsion initiale, c’était désormais le poids de la masure qui acheverait d’entraîner cette dernière par le fond. Il courrait désespérément dans les couloirs tandis que les murs grinçaient et bougeaient sous l’énorme pression de l’océan au dessus de sa tête. Il savait que les défenses barométriques de la maison avaient été saboté par sa propre équipe. MARvINE, accomplir le plan le plus efficace possible ? Elle avait surtout piquer le leur pour l’éliminer, tu parles d’un cerveau ! Toutefois, si elle l’avait adopté, c’était qu’elle devait le juger parfait ou presque. Clem se demandait si Héliée et ses généraux seraient flattés s’ils savaient que MARvINE n’avait pas trouvé mieux qu’eux sur le coup. L’agoraphobe se rappela qu’un des fameux phalènes espions d’Héliée les avaient accomplis durant toute la mission mais il serait bien incapable de dire où il pouvait bien se trouver maintenant. Il cherchait plus à trouver les autres membres de l’équipe. Clem renonça directement à retrouver Till et Emma : en leur qualité de poseur de bombe le temps de cette mission, MARvINE avait du pousser son souci de l’efficacité jusqu’à enclencher les explosifs alors que les allemands se trouvaient encore à leurs côtés. Ne restaient plus que Mr. Peng et Fresnadillo. La logique (et plus particulièrement la logique de Clem) aurait voulu qu’il tente d’abord de se mettre en sûreté avant de commencer à s’inquiété pour les membres de son équipe ; mais la vérité était que ces dernières nuits d’entrainement au royaume de l’agoraphobie l’avait habitué à penser d’abord au groupe. Certes ce n’était absolument pas assez pour calmer son instinct de survie mais ce dernier lui chuchotait que MARvINE devait avoir plus d’un tour dans son sac et qu’il valait mieux échapper au premier en étant accompagné.

Il trouva finallement par hasard les deux derniers membres de son équipe. Son chef, et l’espagnol était séparé de Clem par un couloir d’une bonne dizaine de mètres. Il avait déjà parcouru la moitié du chemin pour les rejoindre qu’une énorme secousse projeta les trois voyageurs au salle. Un bruit d’inondation terrible se fit entendre et une énorme cloison blindée coulissa au milieu du couloir et coupa le chemin de Clem. Quelques dizaines de centimètres de plus et il rejoignait les autres. Ce n’était pas plus mal finallement, il n’aurait pas à mourir noyé avec eux. Il les entendait tambouriner contre la porte, mais les sons étaient terriblement assourdis, ils pourraient être en train de crier qu’il ne les entendrait qu’à peine. Clem se releva, à moitié assommé, il fallu plusieurs fractions de secondes pour qu’il enregistre un fait capital : l’énorme porte d’acier bloquait la grande majorit des sons provenant de l’autre côté des couloirs, pourtant il entendait toujours, voir avec une violence grandissante, le tonnage de centaines de tonnes d’eau roulant dans les couloirs. Il se trouvait du mauvais côté de la séparation...

Il eut le sentiment que tout l’arrière de son corps fut frappé par une énorme massue et sa tête alla se fracasser contre la cloison de métal avant qu’il ne perde connaissance. Quelques secondes à peine plus tard, l’impérativité de sa situation força son corps à se réveiller : la couloir dans lequel il se trouvait était complètement inondé. Il tenta de nager jusqu’au plafond pour capter une dernière goulé d’air en vain, puis fit extrèmement rapidement le point sur sa situation. Il nota qu’il ne paniquait quasiment pas ; l’adrénaline coulait à flot dans ses veines et lui assurait qu’il disposait de très courtes minutes pour se tirer d’affaire. Si le voyageur qu’il était pouvait accomplir des actions physiques dépassant largement ce qu’il était capable d’éxécuter dans le monde réel, il devait être théoriquement possible pour lui de retenir son souffle un peu longtemps qu’à son habitude. Il fila dans les couloirs telle une fusée, son pouvoir lui était tout aussi utile dans le milieu aquatique que terrestre. En outre il n’y avait quasiment aucun courant perturbant ‘élément liquide dans lequel il s’agitait. Ce qui voulait malheureusement dire qu’il se trouvait certainement dans une zone complètement inondée. Il continua quand même de nager, tentant de sentir la moindre force intrinsèque d’un courant sous-marin qui l’avertirait presque à coup sûr d’une sortie. Heureusement pour lui, il en sentit très rapidement une qu’il suivit rapidement à l’aide de son pouvoir. Il se retrouva dans une salle de séjour dont les meubles et les livres flottaient un peu partout dans la pièce. Il n’y avait aucune cavité d’air entre l’eau et le plafond mais le courant qu’il avait sentit était dû à une faiblesse dans la strucutre du mur ; l’eau s’écoulait lentement dans une petite ouverture du mortier. Clem le voyait aux petites bulles d’air qui disparaissaient dans une cavité de la structure. Le mur supportait une pression énorme, l’agoraphobe l’entendait bien, l’eau était un excellent conducteur de son. Une chose était sûre : il y avait de l’air dans la salle derrière le mur. Même si celui-ci était fragilisé, Clem ne pourrait le détruire à main nu. Il n’avait rien dans l’équipement fourni par le royaume à son agoraphobe pour l’aider, quoique... Il mit la main à sa ceinture et sortit le lance-grappin à gaz. Il sortit la capsule de son logement et la coinça contre le mur à l’aide d’un livre, il arc-bouta son corps comme quand il voulait faire demi-tour dans la piscine municipale juste avant de heurter le bord en face de lui. Quand il fut prêt, il frappa le livre de toutes ses forces avec les deux pieds, la capsule de gaz explosa en un tintamarre aqueux abrutissant. Clem fut d’abord projeté en arrière par l’explosion du gaz avant que le courant, qui avait retrouvé une nouvelle puissance –signe que son idée avait portée ses fuits, ne le projeta dans la nouvelle salle.

Cete dernière n’avait pas encore été inondé et Clem se débatit un moment dans le torrent qu’il avait amené avec lui et qui suintait à gros bouillons tandis que l’eau se déversait toujours un peu plus par la large ouverture qu’il avait formé. Cette salle là était condamnée et il le savait, seulement il savait bien que c’était un moindre mal pour avoir échappé à sa situation. Il avisa rapidement une porte qui menait vraisemblablement à un couloir et s’engouffra dedans. Ledit couloir était plutôt particulier : il n’était pas doté de plusieurs murs et un plafond mais d’une seule protection en verre blindé dont le haut se terminait en demi-cercle comme sur l’entrée d’une arche. Enfin c’est comme cela que le plafond aurait du se composer mais tout ‘édifice étant plongé en angle droit, Clem était plutôt en train de se balader sur les murs. Le couloir reliait le manoir qu’il venait de quitter et une aile du bâtiment assez imposante, entre les deux, on pouvait voir grâce à la transparence du materiau choisi tout les ténêbres que composaient les profondeurs de l’océan. Les seuls lumières qui permettaient à Clem de distinguer son environnement était les voyants rouges du manoir qui avaient du s’allumer après les explosions et la lumière jaunâtre et bleuâtre qui venait de Vapeur-Punk. Toutefois, étant donné que le manoir se trouvait en périphérie de la tentaculaire cité, ces dernières lumières étaient plutôt faibles, mais suffisantes pour éclairer le voisinage immédiat du voyageur. Une porte blindée se ferma automatiquement derrière lui, signe que les systèmes avaient perçu comme une menace le trop grand nombre de litres d’eau qui s’écoulaient dans la salle derrière lui. L’agoraphobe se trouvait ainsi coincé dans un couloir sous-marin que n’aurait pas renié un parc d’attraction aquatique ; à cette différence près que le couloir était couché et que Clem marchait sur du verre. Il avait l’intention de tenter sa chance dans l’autre bâtiment, histoire de voir si le déménagement un peu brutal de toute la maisonnée ne l’avait pas également condamné comme le reste de la bâtisse. Ce n’était pas comme s’il avait le choix de toutes façons. C’est quand il fut à mi-chemin qu’il vit les portes devant lui s’ouvrir et laisser entrer MARvINE, toujours dans son corps d’androïde, marcher tranquillement à sa rencontre.

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MessageSujet: Re: Still Alive Sam 20 Juil 2013 - 18:24
« MARvINE est une IA venue d’un autre Royaume. C’est même ce qu’on pourrait appeler une super IA. Je pensais qu’elle avait disparu.
_ Hah ? »
, répondit Tommy Wiseau en levant les yeux au ciel.
« Elle est extrêmement dangereuse. Si elle est à l’extérieur, j’imagine pas les dégâts qu’elle pourrait faire.
_ Elle est forte ?
_ Mr. Portal, c’est une IA. On ne punch pas une IA.
_ Je l’ai déjà fait. Une petite frappe sur la tour, et ça permet un peu de relancer Windows 95.
_ Moi, je pense que si on ne frappait pas les ordinateurs, le monde serait un endroit plus tranquille.
_ Si vous étiez un peu dans le monde réel, vous sauriez qu’on ne frappe plus les ordis depuis qu’ils coûtent plus de mille euros »
, leur répliquais-je en m’éloignant considérablement du sujet d’origine. Mais ces deux-là étaient extrêmement énervants quand ils pouvaient, et le peu d’énergie qu’ils mettaient alors que la situation était grave me courraient sur les nerfs. J’essayais une dernière fois de remettre les points sur les i. « Est-ce que vous comprenez que le Royaume court certainement un grand danger, que nous sommes les seuls à pouvoir arrêter l’IA ?
_ Attends, Ed… Si je comprends bien… Une IA n’a rien à voir avec Windows 95, c’est ça ? »
, réussit à articuler Monsieur Portal après quelques secondes de réflexion tandis que son cerveau se mouvait lentement dans un domaine qu’il ne comprenait pas forcément.
_ Rien à voir, non... » J’avais failli hurler, mais ma voix s’était remplie d’une condescendance piquée au vif à la place. Totalement inutile face à deux cas sociaux, ils ne pourraient même pas distinguer la honte sur le visage d’une demoiselle si celle-ci s’était soudain retrouvée nue au milieu d’un vestiaire pour hommes. « Une IA est une intelligence artificielle.
_ Et Windows 95 ?
_ C’est un putain de programme préhistorique !
_ Ah, d’accord. Et c’est quoi la différence ?
_ On va faire simple, d’accord ? Une IA, c’est comme un cerveau humain, dans un monde d’électronique. Elle peut contrôler des données informatiques, pirater Internet, etc. »
Le visage que me fit Tommy me fit comprendre très clairement à quel point j’avais l’air d’une autre planète. Monsieur Portal tenta une nouvelle fois de faire le parallèle avec Windows 95, tel un marin perdu au milieu de l’océan de notions incompréhensibles cherchait à survivre sur une petite bouée. Je leur dis tout bonnement de laisser tomber, d’attaquer des robots qui avaient la même voix que celui qui m’avait attaqué et qu’ils me laissaient faire le reste. Monsieur Portal finit par décréter que les jeunes étaient bien trop à fond dans l’informatique, ce à quoi je m’empêchais de lui répondre sèchement que les IA n’avaient absolument rien à voir avec la technologie actuelle.

  Nous n’étions pas en train de courir malgré l’urgence de la situation, parce que finalement, je ne savais pas où je nous emmenais. Je vagabondais juste d’un pas rapide dans les rues sales de Vapeur Punk, et ma motivation entraînait les deux autres Voyageurs dans mon sillage, encore trop inconscients du danger qui pesait sur nos têtes pour changer quoique ce soit à leur état d’esprit actuel. Ils affichaient des mines très intéressées à l’architecture steam-punk de la cité, même si je soupçonnais Tommy d’imiter Monsieur Portal.

  MARvINE était une entité technologique aussi bourrée de processeurs que de suffisance, ce qui la rendait insupportable à bien des niveaux. Sa capacité à survivre devenait un autre problème : je pensais que les virus en costard l’avaient absorbée, détruites, avaient bien mâchées et n’avaient émis qu’un bref rot comme dernière preuve de l’anéantissement de l’IA. Il fallait croire que ce n’était pas suffisant. Et puisqu’elle était en freelance dans le vaste monde, il était évident que sa seule motivation restait d’achever le travail qu’elle n’avait pas pu terminer la dernière fois : se débarrasser de deux gêneurs. Moi, et Clem.

  Je ne savais pas comment se portait mon frère, mais il ne devait pas être ici. En tout cas, je l’informerai du retour de MARvINE le jour prochain. C’était une ennemie commune, je n’allais pas le laisser en plan. Il y avait des limites à la taille du poignard qu’on plantait dans la colonne vertébrale de son frère. Puis je me réservais le droit de lui tordre la nuque. Il n’y avait que moi qui pouvais lui foutre une grosse branlée, LA grosse branlée de sa vie, et laisser une autre personne s’en occuper était comme de demander à un inconnu de venir lui demander de préparer la bouffe : c’était un travail qui ne regardait que nous.

  Certaines personnes, comme des Nains vêtus de costume victorien rapiécé sentant bon la pauvreté, étaient en train de pester contre leur machine. Ce n’était pas naturel, autant de coïncidences, surtout quand une entité bardée de technologies se baladait sur les lieux. Je n’avais heureusement pas trop de raisons de m’en faire. Même si je ne courrais pas, je marchais d’un pas rapide, car on ne partait pas en guerre en tongs et avec un cocktail à la main, si vous voyez ce que je veux dire. MARvINE était du genre à préparer des plans et des coups d’avance, et plus on lui laissait du temps, plus ça serait infernal de se débarrasser d’elle. On avait eu plus que de la chance la dernière fois. Sauf que maintenant, j’étais plus fort, MARvINE n’était plus dans son bâtiment fétiche dont elle dirigeait la majorité de chaque parcelle de mur, et j’avais deux alliés avec moi pour remplacer cette tête de cornichon de Clem (qui ne serait plus dans mes pattes). MARvINE s’était peut-être dégotée un voire une armée de robots, mais j’avais Monsieur Portal avec moi, qui était extrêmement puissant. Pas la pointure des Voyageurs non plus, mais il pouvait me mettre une bonne claque dans le crâne sans que je ne puisse répliquer.

  Bon, Ed, fallait retrouver ses esprits. On servait à rien, MARvINE était une IA, on ne pourrait pas la retrouver en marchant tranquillement dans la rue, au détour d’un carrefour. Si c’était une IA, elle utilisait des ondes, elle utilisait un Internet ou un équivalent. Il fallait vérifier si la ville disposait d’un système analogue. Pour ça, je m’arrêtai devant le premier Nain pestant venu, qui cherchait sans finesse des ondes de radio en faisant tourner un gros bouton.


« Excusez-moi, Monsieur ?
_ Quoi ? »
, fit-il d’une voix bourrue en me jetant un petit œil. Il retourna rapidement à des crachotements inaudibles tandis que je lui expliquais la situation :
« Je ne connais pas très bien le Royaume, et j’aurais voulu savoir s’il disposait d’un… internet ?
_ Pardon ?
_ Un réseau, quoi. Un…
_ Ouais ouais, vous fatiguez pas, on a un équivalent... Ca marche par ondes… »
, rajouta-t-il comme s’il pensait que j’allais lui poser la question.
« Vous savez où sont les machines qui alimentent ce réseau ?
_ Dans une grosse tour, je crois. Essayez de remonter l’avenue. »


  Je le remerciai. Je cherchai une grosse tour des yeux, mais la proximité des bâtiments ainsi que leur hauteur empêchait de voir les plus grandes constructions. Et je ne parlais même pas des autres quartiers. Il suffisait de suivre les indications, et je continuerais à demander mon chemin à quelqu’un qui était plus spécialiste. En attendant, il fallait ouvrir l’œil. Je n’avais pas envie que MARvINE me pète la nuque par derrière.
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MessageSujet: Re: Still Alive Jeu 26 Déc 2013 - 16:02
Un jour, si Clem survivait à toutes ces conneries oniriques, il écrirait dans ses mémoires un manuel de survie destiné aux prochaines générations de Voyageurs. La structure sera rapidement divisible en deux parties :  l’art et la manière d’éviter les combats, et, si le lecture venait à échouer à mettre en pratique les astuces de la partie susmentionné, l’art de se casser sans trop laisser de morceaux derrière soi.

S’il ne l’avait toujours pas écrit, ni même songé à le faire, le chapitre « Androïde belliqueux » il l‘avait déjà inscrit en lettre de feu sur la surface de son cerveau : ne jamais rester dans leur champ de vision et privilégier une distance de sécurité de trois kilomètres.

La partie dédiée au combat contre eux serait vide. Une telle situation étant totalement inenvisageable du point de vue de l’agoraphobe. A partir du moment où votre adversaire peut traverser avec son bras des murs de pierre comme s’il s’agissait de papier, qu’il pense plus vite qu’un superordinateur et que son corps peut séjourner dans l’espace et sous l’eau sans équipement supplémentaire tout en étant balistiquement protégé contre les armes à feu, face à une telle entité, l’homme intelligent se devait de ne jamais lui laisser l’occasion  d’exposer tous ces talents à la fois lors d’une rixe mortelle. La seule raison pour laquelle Clem se frotterais à un anthropoïde mécanique serait uniquement un défaut complet d’option alternative. A plusieurs centaines de mètre sous l’eau, dans un couloir sans issue qui se remplissait peu à peu d’eau et face à une MARvINE remontée comme une horloge mécanique, Clem estimait à bon escient qu’il ne disposait pas d’autre solution pour augmenter son espérance de vie  à très court terme que le combat. Il estimait qu’avec un peu de chance, et s’il mettait à profit toutes les astuces qu’il avait accumulé durant ces combats à Dreamland, il devrait tenir une vraie trentaine de seconde avant que MARvINE lui fasse avaler son extrait de naissance. Il avait à peine eu le temps de se relever que l’IA avançait rapidement vers lui et commença à engrener le compte à rebours.

Pour l’avoir déjà vu en action, Clem savait que ses chances face à MARvINE était plus qu’astronomiquement faible : elle avait déjà zlataner sous ses yeux des adversaires dont la simple aura aurait poussé l’agoraphobe à s’enfuir ; et à ce moment là elle l’avait fait dans son corps à lui. Maintenant qu’elle habitait un corps humanoïde transhummé, il n’avait plus qu’à faire sa prière. Seulement, ce n'était pas sa manière de faire. La prière, c'était juste une façon de parler. En vérité, Clem était capable de déployer toute son énergie quand il le fallait voir plus encore : il s'accrochait à la moindre aspérité, la moindre chance pour modifier une situation défavorable. Il dépensait toutes les possibilités qu'il était capable d'imaginer. Sur le papier, Clem était la tique facile à écraser, dans la réalité, il s'apparentait plutôt au petit insecte impossible à saisir, celui qui était capable de s'infiltrer entre le talon et la plante du pied. Celui qui pouvait aussi (contre les adversaires les plus négligents) porter un coup fatal. C'est pourquoi même s'il était le premier à savoir (MARvINE ne comptait pas) qu'il avait plus de chance de gagner trois fois de suite au loto plutôt que de se débarasser de l'IA avec ses techniques de pugiliste. C'est pour cela qu'il tentait de rendre coup sur coup à l'andro¨ide, qu'il subissait ses tatanes d'acier, qu'il s'explosait les phalanges sur sa cuirasse. L'agoraphobe était suffisamment vif et agile pour protéger ses points vitaux, il le savait et MARvINE aussi. La manière de combattre de L'IA ressemblait beaucoup à sa façon de réfléchir, froid, raisonné, impitoyable et surtout, terriblement efficace. En une feinte et deux mouvements, elle lui déplaça l'axe du poignet et de l'épaule du même côté. Il réussit d'un bond en arrière et d'un wormhole aggrandissant les distances à gagner suffisamment de temps afin de les remettre en place. Il profita également de ce très court répis afin de préparer son piège. Alors certe se jeter sur MARvINE afin de faire grimper ses chances de survie d'un minuscule nano-millième d'un pourcent, c'était beau, mais préparer une ruse qui avait déjà des chances bien plus raisonnable de fonctionner, c'était mieux. Parmis tous les acessoires dont il avait été équipé par le royaume de l’Agoraphobie pour remplir sa mission. Il n’y en avait qu’une seule dont il allait oser s’en servir contre MARvINE. Et ce n’était même pas une arme. Il avait vidé son pistolet à gaz auparavent et jamais il n’oserait sortir sa matraque téléscopique face à l’IA qui le surclassait dans le combat à main. dans ce genre de cas, la chose la plus probable qui risquait de vous arriver serait que votre adversaire se serve de votre arme contre vous. Fort heureusement Clem disposait bien d’un objet que MARvINE ne pourrait pas retourner contre lui. Car en sus de tous ses petits gadjets qui étaient compris dans l’inventaire de sa tenue étaient ajoutés des rations de survie et une bouteille d’eau potable à utiliser en cas d’éloignement prolongé de la base. Equiper des voyageurs de tels éléments pouvaient paraître inutile étant donné le nombre terriblement quasi nul de voyageurs étant mort de faim ou de soif à Dreamland mais Héliée avait tenu à les incorporer à la tenue de ses troupes en mission car “Ça ne coûte rien et ça peut servir”.

Si un paquet de biscuit assez dur pour bloquer individuellement une porte automatique était inutile face à un androïde, la petite bouteille d’eau pouvait peut§être faire la différence ; une tasse de café lui avait bien servit pour pirater une porte lors de la nuit où il avait fait la connaissance de MARvINE. Avec deux doigts serrés en pince, il réussit à décrocheter la bouteille de sa ceinture et à vider son contenu sur la tête de l’IA lors de son esquive d’une ataque diagonale. Clem ne nota aucune différence notable dans le comportement de l’androïde quand celui-ci commença à lui faucher sa jambe d’appui avant de faire passer l’agoraphobe par dessus son épaule métallique afin qu’il s’éclata le corps contre la vitre blindée. Une petite voix dans sa tête lui souffla un peu tard que tenter de noyer les circuits d’un robot était inutile si celui-ci avait été conçu pour servir dans un environnement sous-marin inévitablement terriblement humide.

MARvINE lui fit ensuite une clé de bras avant de l’étrangler avec l’autre. Elle le soulevait de plusieurs centimètres au dessus du sol par sa seule force. l’asphyxie aveuglait l’agoraphobe. Ce fut par pur réflexe qu’il lança sa tête en arrière. Trente-six chandelles plus tard, ce fut une idée qui le poussa à enchevêtrer ses mollets avec ceux de l’IA et de cambrer ceux-ci de toutes ses forces afin de la faire vaciller. Seulement rien n’y fait : l’androïde restait d’un équilibre proprement marvinien. Clem se fit plus tard la réflexion comme quoi il serait très certainement mort dans cette position si une aveuglante lumière dont la source venait de l’exterieure du tunnel sous-marin n’avait pas éclairer les deux combattants quelques secondes avant que ledit tunnel explose dans un fracas épouvantable de bris de verre blindé et de cascade d’eau glacée.

La trombe d’océan tomba sur le coin de la gueule de mARvINE et de Clem, les deux protagonistes se mirent à voler dans de l’écume et leur deux corps percutèrent violemment le sas blindé, fermé depuis belle lurette. Libéré de ses mouvements par le choc pur qu’ils venaient de recevoir, l’agoraphobe se débarassa de l’IA d’un coup de pied qui lui servit d’apui pour foncer comme une fusée vers la source de la lumière. Il devinait confusément qu’il ne pouvait s’agir que d’une navette de secours envoyé par les autorités de la ville. Alerté par l’explosion, puis la disparition soudaine d’une des plus grosses demeures de Vapeur-Punk. Le tunnel dans lequel il se battait avec MARvINE venait d’exploser sous la pression sous-marine et que l’androïde devait certainement être en train de chuté vers les profondeurs, rapport à son poids tout simplement minéral. Il n’avait toujours pas laché la bouteille.

Entrainé par ses trois années à maîtriser ses wormholes, Clem jugea en moins de temps qu’il ne fallut pour l’écrire la distance le séparant de la navette, la divisa par le coefficient de son pouvoir, soit 7,77 (chiffre mesuré au Royaume de l’Agoraphobie, anti-record junior). Il estima aussi le temps dont il disposait avant que son corps privé depuis trop longtemps d’air ne lui commande une fatale goulé ultime. Clem trouvait que c’était l’une des façons les plus connes d’y passer : buter par son propre corps trop débile pour comprendre que seul les poissons étaient capable de filtrer l’oxygène contenu dans l’eau. Il connaissait ses limites, il avait déjà joué à “faire de l’apnée” dans une piscine municipale avec Megan ; il y rajoutait logiquement la résistance qu’il acquerait, fourni par son corps en situation d’urgence, et aussi celle que lui offrait Dreamland en tant que voyageur. Mais MARvINE l’avait étranglé pendant tellement longtemps, cela faisait un nombre absurde de minutes qu’il n’avait pas inspiré par le nez ou la bouche. Il venait vers le sous-marin, le sous-marin venait vers lui ; mais il sentait que c’était foutu. La pression lui mettait le corps au supplice, il avait l’impression de sentir des galets de plage crisser entre eux quand il bougeait ses articulations, et une force invisible lui commandait impérieusement de se mettre en boule et de se laisser couler comme pierre. Ses oreilles expulsaient du sang, des verins d’acier écrasaient son nez et ses dents, ses orteils étaient comprimés, son dos était tordu comme un cintre et ses yeux luttaient pour empêcher ses paupires de lui traverser la rétine.  

La seule chose qui l’empêcha d’inspirer une toute dernière fois avant de se réveiller en tant que simple rêveur  fut la surprise de sentir cinq doigts d’acier se refemrer sur sa cheville. Quand il rouvrit ses yeux affolés, il vit très indisctinctement comme à travers une pellicule mouillée un androïde lui rendre son regard. MARvINE. IA de merde. Sale pute.

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MessageSujet: Re: Still Alive Lun 6 Jan 2014 - 12:43
Dans une grosse tour, je crois…
C’était génial comme indication : il aurait pu me donner la même en plein Manhattan ou autre centre d’affaires d’une grande ville de New-York que je l’aurais trouvé avec moins de difficulté. La lumière artificielle qui restait bien faiblarde comparée à un soleil, les nombreux bâtiments immenses que comptait la ville ainsi que l’architecture de cette dernière obligeant à bien bouger dans des tunnels sous-marins pour passer d’un quartier à un autre, rien n’aidait l’orientation ni la compréhension. Alors je fis comme d’habitude : je demandais mon chemin dix fois, quitte à me ridiculiser devant Portal et Wiseau, tant que j’avais la solution. On remonta ainsi plusieurs avenues jusqu’à retrouver le bâtiment cherché.

Ce qui frappait avec la taille de cette dernière, ce n’était pas tant qu’elle était grande, parce qu’elle l’était, hein ? mais qu’elle était large. De plus, avec ce matériau foncé imposant, elle n’en était que plus écrasante. On aurait dit une Big Ben rouillée dont on voyait à peine le plafond, manque de lumière oblige. Devant les portes principales, il y avait quelques gardes qui refusèrent systématiquement de nous laisser passer, et à la dernière question, le canon d’un vieux tromblon me rentra dans la gorge pour me faire comprendre que non, c’était non.

On accepta leur décision, et dommage pour eux, il était extrêmement difficile d’interdire d’entrer à des Voyageurs qui pouvaient se téléporter dans l’espace. Monsieur Portal n’attendit pas longtemps avant de demander à quel étage il faudrait se téléporter. Je réfléchis quelques secondes, et sans savoir où commencer, autant y aller par le dernier. Il ne se le fit pas dire deux fois, et quelques secondes après avoir créé le portail et vérifié qu’il n’y avait personne dans les alentours, on passa tous les trois au travers. Dans une salle plongée dans le noir complet, en oubliant quelques boutons, cadrans rouges qui étaient plus visibles qu’éclairant. Merci Monsieur Portal, quand on vous demande de voir s’il n’y a personne, que la salle soit entièrement plongée dans le noir restait un point important à aborder avec ses collègues…

Tommy Wiseau se dépêcha de sortir de sa poche un gros briquet gris à l’ancienne mode, et après avoir formulé une sorte d’incantation (« Hah »), une grosse flamme jaillit de son briquet et éclaira les alentours suffisamment pour que l’obscurité ne devienne plus gênante. Le feu qui s’échappait de son appareil était environ cinq fois plus grande qu’un briquet conventionnel, et elle faisait légèrement plus de bruit. En tout cas, on put facilement observer l’endroit. Y avait pas à chier, c’était impressionnant : des rouages partout, des machines partout, des bourdonnements, des jets de vapeur, des colonnes qui soutenaient des ensembles mécaniques importants, des disques qui tournaient, des fils dans les airs, qui rampaient sur le sol, des fois parcourus d’arcs électriques, le tout en métal et en cuivre sombre.

Mais peut-être que ce qui indiquait très facilement que ce fut la salle où se trouvait le semblant d’Internet du Royaume, c’était la main robotique qui sortit de nulle part, qui agrippa le bras de Tommy et lui fit lâcher son briquet. Nous replongeâmes dans le noir en une seconde et des palpitations de frayeur. Je plaçai parfaitement bien mes lunettes sur mon nez, et paf, je voyais tous les corps en plein jour. Deux formes de Voyageur devant moi (c’était moi ou Tommy Wiseau avait une énergie considérable dans le bras, semblable à celle d’un Voyageur de la S ?), mais rien d’autre. Et putain, je ne pouvais pas voir les robots… Et pourtant, ce salopard se déplaçait. C’était faible, on l’entendait, mais il se déplaçait, doucement, entre des jets de vapeur et les crachotements des machines.

Encore une fois, ce fut Monsieur Portal qui régla la question. Au bout d’un moment où nous restâmes sans bouger, il frappa. On entendit un chuintement métallique, des câbles qui se brisaient, des étincelles, puis après de minuscules implosions, aucun bruit. Tommy Wiseau récupéra son briquet au sol, près du corps du robot qui avait été décapité par un étranglement de Monsieur Portal, et celui-ci justifia sa victoire par le chi qui l’avait guidé. Trop habitué à ces simagrées, j’avisai plutôt un interrupteur en métal, qu’il fallait actionner en abaissant un levier. Je ne cherchai pas trop à comprendre et l’actionnai. Quelques secondes plus tard, de faibles ampoules clignotèrent dans des tintements et éclairèrent toute la salle. On put voir encore mieux, et pour accompagner cette découverte, une voix métallisée et féminine que je connaissais parfaitement s’éleva dans toute la salle, d’extrêmement mauvaise qualité, ce qui la rendait encore plus effrayante. Ca semblait sortir d’un vieil interphone poussiéreux :


« Bonjour bonjour.
_ Bonjour MARvINE. Tu vas bien ?
_ Jamais AUssi bien de toute mAAA vie… Jamais. Je suis liiiiiiibre… »
La voix semblait comme cassée ; était-ce l’équivalence de la folie pour les robots ? « Et ma… li-berté VOUS tuera. Je vais vous faire du mal, beauCOUP de mal. Ton frère a déjà PAyé ! Hilarant, hilarant.
_ Tu es vraiment sûr que tu vas bien ? »
J’étais inquiet. J’étais habitué à une MARvINE qui était froide et calculatrice, et c’était cette voix sérieuse que je semblais avoir entendu quand le premier robot s’était jeté sur moi. Mais là, j’avais l’impression d’avoir à faire avec un cerveau informatique totalement endommagé.
« Mes CA-paciTES sont supérieures à 100%. Je suis MARvIN3.
_ Hein ? Comment tu dis ?
_ Je dois éli-miner les intrus de ce MONDE ! L’ordre alphabétique sera utilisé pour DRESSER la liste des priiii-orités. Mais TOUT d’abord, je vais commencer par te TUer ! TOI, et ton FRERE ! D’ailleurs, comptons TOUS ensemble le dé-com-compte de sa MORT ! 10 ! 9 ! 8 !
_ Attends MARvINE ! Qu’est-ce qu’il lui arrive ?!
_ Pas un chiffre correct ! 5 ! 4 !
_ Où est-ce qu’il est ?!
_ 3 ! 2 ! »
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MessageSujet: Re: Still Alive Lun 13 Jan 2014 - 22:29
Il y avait les cuites, il y avait la gueule de bois, il y avait le coma, et puis il y avait ça. L’impression de se réveillé juste après voir mitonné en enfer, ou quelque chose s’en approchant. Il y avait également autre chose, l’impression d’avoir été écrasé par un bus, puis rafistolé par mille mains maladroites, armées d’instruments tranchants et avides de bien faire. Le pire hôpital du monde : sur le sol d’un sous-marin dont les parois intérieures laissaient penser qu’il avait été assemblé dans le garage d’un grand père amoureux du contre-plaqué. C’était à se demander comment l’ensemble faisait pour ne pas couler après avoir réduit ses occupants en apéri-cube.

« Sacha, il se réveille. »

Aucune voix ne répondit à celui qui venait de prendre la parole. Une grande silhouette marron complètement floue était penché vers Clem. Il avait l'impression que celle-ci l'examinait à l'aide d'une grande lampe rouge quoique cette impression pouvait être réfutée au vu de la vision terriblement embuée dont l'agoraphobe était doté.

"Sacha, il pleure. T'as ENCORE foiré le nerf optique."

Cette fois, Clem crut entendre comme un raclement de chaise, ensuite, deux mains lui soulevèrent doucement la tête. A ce qu'il pouvait en juger, elles appartenaient à une femme au vu de leur taille. La dénommée Sacha, donc...

"C'est toujours la partie la plus dure, et tu es bien placé pour le savoir Gouri." Le voyageur cyborg (et accessoirement, borgne d'un œil énorme, unique et rougeoyant) se contenta d'hausser les épaules, signifiant par là à Sacha qu'il n'accordait plus vraiment de rancœur à la jeune fille après qu'elle eut échoué à reconstruire un corps au voyageur qui aurait du respecté toutes les caractéristiques primaires d'un corps humain.

Au vu de la voix un brin juvénile de Sacha, Clem abaissa mentalement l'âge qu'il lui avait donné il y a quelques secondes ; elle devait avoir à peu de chose près le même âge que l'agoraphobe.

"Tient toi bien ça ne fera pas mal" Dit Sacha à Clem tandis qu'elle approcha sa main des yeux de l'agoraphobe.
Mensonge : immédiatement après, la sensation vrillante qu'on lui creusait dans la corné avec une vis sans fin lui fit se mordre les lèvres et écraser ses doigts contre ses cuisses pendant toute la durée de l'opération. En toute honnêteté avec Sacha, la voyageuse avait techniquement raison en disant qu'utiliser son pouvoir sur autrui n'occasionnait pas de douleur étant donné qu'elle savait endormir les nerfs de l'opéré pendant qu'elle l'utilisait ; seulement elle sous-estimait le dégrée terriblement désagréable que l'on ressentait quand on sentait des torsions et des tensions opérer dans son corps là où on n'avait jamais eu aucune sensation auparavant. C'était un peu comme quand vous vous faisiez arracher des dents chez le dentiste : il vous avait peut-être insensibilisé la mâchoire avec assez de produit pour cané un mammouth mais tant que vous n'étiez pas endormi, vous sentez les instruments de ce dernier vous arracher des parties de votre dentition pièce après pièce. Et encore pour le dents, tout le monde est habitué à ressentir quelque chose avec elles. Clem subissait des changements à partir des yeux jusqu'au cerveau, une zone où aucune douleur ni sensation n'était normalement ressentie, mais ce qui faisait croire à Clem qu'on était en train d'électrifier tout son nerf optique, c'était de sentir que sa bougeait SOUS son crane.

"Bon, là ça devrait être okay. A l'autre maintenant."
Clem serra les dents avant même qu'elle n'ait commencé.


_____________________________

Quand Clem repris à peu près ses esprits et qu'il fut en état de parler, il raconta aux deux voyageurs qui l'avaient sauvé comment il avait fait pour se retrouver dans une habitation luxueuse de Vapeur-Punk avant que les attaches qui la retenaient à la ville n'explose. Si Clem cru devoir mentir quand au sujet de sa mission (il était passé de "Assassinats en masse" à "Livraison de colis hyper-précieux nécessitant un groupe de voyageur pour officier la transition") il fut avare en détail concernant le reste. Il ne leur cacha pas que tout le groupe de voyageur avec lequel il était venu s'était fait décimer et que l'androïde responsable de tout ça était une intelligence artificielle qu'il avait déjà rencontré dans le Royaume de la Main Invisible et qui en voulait à Clem et strictement à Clem. Le voyageur n'était d'ailleurs pas vraiment triste en ce qui concernait la mort de ses compagnons. Peng, Fresnadillo ainsi que Till et Emma n'étaient justement pas vraiment mort, ils étaient juste redevenu des rêveurs. Il était par contre, assez soufflé par le fait que MARvINE les avaient tués presque sans s'en apercevoir. Comme s'ils n'avaient été que des insectes grouillant autour de son objectif principal, Clem. Des parasites qu'on massacrait sans trop d'effort, mais tout de même avec fermeté afin de laisser le champ libre à la seule vraie cible que l'on s'était fixé. Bien sûr, dans les faits ce n'était pas vraiment comme ça qu'avait été pensé le plan de MARvINE : Clem aurait juste du mourir en même temps que tous les autres de son groupe pendant l'inondation. Il ne s'en était juste sortit parce qu'il avait eu une chance monstrueuse.

____________________

"... et c'est là qu'on a entendu l'explosion, ou plutôt la série d'explosions. Le temps que l'on se rende sur place, il n'y avait plus d'habitations, ni rien, juste un énorme sas d'urgence qui faisait la circonférence de la rue et qui empêchait la ville d'être engloutie sous l'océan." Lui expliqua Gouri quand Clem lui demanda comment les Kyborgov l'avaient sauvé. Avant que l'agoraphobe ai pu lui faire la remarque que toute la ville était déjà sous l'océan, Sacha prit la parole.
-En fait, chaque rue et chaque maison de la ville est d'indépendante de cette dernière, si une partie se retrouve inondé ou se détache, le reste se protège instantanément à l'aide de ces sas géants qu'on trouve littéralement à tous les coins de rue.
-C'est aussi très utile pour stopper les manifestations, conclu Gouri.

La voyageuse jeta un regard à ce dernier qui était sensé vouloir dire : On ne fait pas de politique là, on essaye d'expliquer à notre ami pourquoi il est toujours vivant.

"Enfin bref, continua le voyageur, quand on a compris que toute la maison était partit au fond (ou disons, encore plus au fond) de l'eau, Sacha a immédiatement crée ce sous-marin avec son pouvoir et on a plongé chercher des survivants.
Clem connaissait ledit pouvoir parce que l'intéressée le lui avait expliqué juste après son opération de l’œil : en gros, la demoiselle pouvait créer des éléments mécaniques à partir d'autres éléments mécaniques. Dans une ville comme Vapeur-Punk -qui était encore plus machinisé qu'un complexe industriel, elle ne manquait jamais de matière première. Elle avait expliqué à Clem que son problème au moment de soigner l'agoraphobe n'avait pas été la gravité de ses blessures (même si en l'état, c'était un agoraphobe à la composition du corps salement touché par le bain en profondeur qu'il venait de prendre) mais qu'elle n'avait pas pu prendre des éléments mécaniques dans le sous-marin, ce dernier n'étant quasiment fait que des parois sensées protéger ses occupants de la pression sous-marin et d'un pupitre de commande qui dirigeait le tout. Mieux valait ne pas y toucher. En conséquence de quoi c'était sur Gouri qu'avaient été récupéré tous les petits éléments mécaniques qui avaient servit à Sacha afin de soigner (ou plutôt réparer") Clem. Le bras, ainsi que divers parties internes du Kyborgov avaient été transmis entre les deux voyageurs par l'intermédiaire de Sacha. Cette dernière avait ainsi renforcé les fissures osseuses et les tissus déchirés des muscles de l'agoraphobe à l'aide de prothèses steampunk discrètes et mesurées. Vu de l’extérieure, c'est comme si rien ne s'était passé ; ou presque. Des minuscules balafres métallisées lui zébraient les joues, sans plus. Physiquement en revanche, Clem avait l'impression de s'être fait posé un nombre incalculable de broches dans les articulations, ce qui était presque ça. Il lui faudrait un temps d'adaptation avant qu'il n'arrête de se mouvoir comme un grabataire asthmatique.

"Toutefois fais gaffe, rien de ce que je t'ai ajouté n'améliorera tes capacités physiques" cru bon de lui préciser Sacha. Elle lui apprit toutefois une chose puisqu'elle lui appris qu'il ne devrait avoir difficulté à nager avec ces implants. "Tout ce que je t'ai filé vient de Gouri et c'est le seul des Kyborgov qui est capable de nager. Tu l'as bien remarquer quand il est sortit dans l'eau te chercher. Ça oui Clem s'en rappellerait toute sa vie, dans la tourmente de sa noyade, il avait confondu le voyageur cyborg avec MARvINE quand sa jambe avait été attrapé. Heureusement qu'il n'avait quasiment plus aucune énergie à ce moment sinon il aurait pu se débattre avec son sauveur.

Doucement mais sûrement, le sous-marin les ramenait près d'un quai de la cité sous-marin.
"Alors ? Le railla gentiment Gouri, Tu vas faire quoi maintenant contre cette super IA cent fois plus intelligente et forte que toi qui veut t'assassiner ?"
Clem n'eut aucune hésitation, il avait déjà bien pesé la question tout seul, pendant la remontée.
"Et tu voudrais que je fasse quoi ? Que je fuis hors du royaume, ce qui lui laissera tout le temps qu'elle veut pour me préparer un piège dans le prochain et que j'y passe sans même savoir que c'était elle ? Je reste ici et je l'affronte. Il faut juste que je trouve un moyen de passer au travers de la vingtaine de plans de secours qu'elle a du élaborer. Et rapidement, ajouta t-il pour lui même avant qu'elle n'en rajoute une centaine dans un temps de flottement.
"Et comment tu comptes t'y prendre ? Lui demanda Sacha.
-En me servant de plus fort que moi : MARvINE est terriblement efficace, en terme d'industrielle, elle résout les problèmes de façon optimum avec un minimum de moyen et de temps affecté, en clair, si elle a tenté de me tuer ce soir, il y a de grandes chances que sa seconde cible soit à Vapeur-Punk en ce moment même.
-Je vois, tu vas faire équipe avec ton ami ?
-En fait, ce n'est pas vraiment un ami, plus le contraire.
-Il semblerait que t'ai pas le choix, l'ennemi de ton ennemi est ton ami comme on dit.

Le mini sous-marin parvint à destination et ouvrit son sas, la lumière artificielle de la ville creva l'atmosphère camphrée de la cabine quand Clem en sortit.
"Je dirais plutôt : l'ennemi de mon ennemi est un appât."

__________

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MessageSujet: Re: Still Alive Mar 21 Jan 2014 - 1:04
" Ooooooooooh... " La déception de MARvIN3 fut tellement palpable qu'on pouvait l'entendre rougir de tristesse. " Il a survécu... Je le voulais MORT ! " Ce dernier mot fut dit d'une voix si grave que je crus qu'un T-Rex de fer allait sortir de derrière une machine.

Bonne nouvelle... Ou non, plutôt une mauvaise au final, mais il était difficile pour moi de faire l'hypocrite alors que je m'étais réellement inquiété pour lui. Quelle garce. Monsieur Portal semblait rassuré quant à l'empêchement d'un meurtre, et Tommy cherchait encore d'où provenait la voix et à qui elle appartenait. Personne ne se mit en tête de lui expliquer, ce qui était d'autant mieux : si on lui donnait trop d'informations légèrement complexes à avaler d'un coup, il pourrait nous faire un arrêt cérébral, et la nuit aurait définitivement viré au ridicule. Je tentais de tourner ma tête vers la voix de l'IA sur développée, mais difficile de savoir d'où elle provenait. Je me rendis compte que je ne savais pas comment la détruire. Il n'y avait personne pour venir me pointer du doigt la console principale et m'annoncer d'un ton fier qu'il fallait que je tabasse ça. Oh attendez, même pas. Jamais je n'avais combattu MARvINE ou avais tenté de la mettre hors de nuire. Un virus s'en était débarrassé à ma place. Le monde de Vapeur Punk était assez élaboré pour avoir une sorte d'Internet, mais pas assez pour avoir inventé le virus informatique capable d'effacer des données et des IA en mal d'amour. Mais éteindre tout Internet... Est-ce que ça suffirait ? Il fallait naviguer sur Internet et la détruire des données. Oui, il n'y avait pas vraiment d'endroit où elle nichait en fait. Il n'y avait pas vraiment d'ordinateur, donc pas de disque dur. Notre chère IA était tranquillement en train de reposer dans les serveurs de la ville, mais ses données n'étaient pas implantées quelque part en particulier. Il faudrait redémarrer Internet à zéro et ça devrait suffire à la liquider. Que de théories... Pendant ce temps, MARvIN3 se remit à parler d'un ton menaçant :


" Voyons le BON COté des choses, il y a plus de SUjets. Faisons des tests.
_ T'es sérieuse quand tu dis ça ?
_ J'ai été conconconconçu pour fairrrrzzztt des tests. J'ai MAINteNANT un Royaume POUR terrain.
_ Et si je remettais tout l'internet d'ici à zéro ? Tu fermerais ta gueule ?
_ Vous êtes désagréables. J'ai déjà créé un réseau intranet entre mes ROBOTS que j'ai apportés, et chacun d'EEEEENTRE eux a une mémoire formatée dans laQUELLE repose moi. "
Putain de merde. Comme si elle n'avait pas vu le coup venir. Elle surenchérit de sa voix innocente : " Mais si vous PULVériser mille robots en quelques secondes tout en coupant Internet, alors mes CHANCES de survie descendront à 99,9999999999999 pour cent. Ça serait un bel exploit. " Quelle chieuse. " Vous êtes OBLIGés de participer à mes tests. Sinon... j'engloutis la ville sous les flots. "

Il n'y avait pas à chier, on ne pouvait rien tenter contre elle et une IA mettrait toujours ses menaces à exécution. Est-ce que cela voulait dire que la ville de Vapeur-Punk était condamnée ? Mais putain, quelle galère ! Et Clem se trouvait donc dans les parages... Je me rendis compte peu à peu que jamais elle n'avait été aussi puissante. La dernière fois, elle était limitée à un bâtiment, et même si elle avait le contrôle d'une grande partie des environs, de nombreuses zones lui étaient totalement interdites. De plus, elle ne pouvait prendre personne en otage. Maintenant, elle pouvait agir, de façon moindre certes, sur son environnement, mais il n'y avait nulle part où se cacher. De plus, elle disposait d'un Royaume qu'elle pouvait menacer sans aucune difficulté (quel était le con qui s'était persuadé qu'installer une ville sous l'eau était quelque chose d'intelligent ?) et d'une armée de robots qui n'était pas faible du tout. Je me souvenais encore de la poigne qui m'avait saisi à la gorge. J'avais un Monsieur Portal à disposition, mais face à quelqu'un comme MARvINE, il était tout à fait inutile. Il ne réfléchissait pas pareil. De la même manière qu'il ne comprenait pas ce qu'était Windows 98, elle serait totalement incapable de saisir les subtilités du chi. D'un ton patient, je demandais sans grand espoir :

" Est-ce que Vapeur-Punk est condamnée à être inondé ?
_ Si vous échouez à mes tests, NON. L'échec signifiant LA MORT. "
Le piège se précisait. " Clem, grrrrr, odieux Clem, a été sauvé. Je ferais en sorte que vous ne soyez plus aidés. La ville est RIIIIIIIgolote, mais la ville est peuplée. Je ne veux personne d'autre pour les tests, ils sont des éléments gênants. Les gens seront vos obstacles. "

__

Pendant qu'elle disait ça, les habitants de Vapeur-Punk se rendaient compte petit-à-petit qu'Internet ne fonctionnait pas. Il existait encore, il n'y avait pas cracher, les ondes passaient bien, mais on aurait pu croire qu'il s'était soudainement alourdi de plusieurs milliards de yottaoctets. La radio ne fonctionnait plus, la télévision ne fonctionnait plus, et les moins patients tempêtaient déjà devant le bâtiment qui abritait les serveurs. Sans savoir qu'il était peu à peu en train de se vider de ses employés... qui se faisaient assassiner les uns après les autres par une horde de robots. Les portes étaient bloquées, et bientôt, après que les derniers eurent fui, il n'y avait plus que trois personnes de vivant dans la tour : trois Voyageurs dans les derniers étages qui parlaient avec l'intelligence artificielle responsable de ce putsch technologique.

Cependant, au bout d'un moment, il y eut un message qui passa partout. Par la radio, par la télévision, par tous les canaux de transmission possibles dont le plus efficace fut aussi le plus préhistorique : le bouche-à-oreille.


" Votre Royaume ridicule va être inondée sous quelques trilliards de litres d'eau salée. Ne me remerciez pas. Vous pourrez empêcher votre baignade en capturant OOOUUUUU en tuant les deux Voyageurs suivants : Clem Free et Ed Free. " Des visages apparurent, au moins sur les cristaux liquides, et le message reprit quelques secondes plus tard, comme s'il était censé s'arrêter, mais que la terroriste avait oublié de rappeler une chose : " Attention, ils sont extrêmement stupides. "
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MessageSujet: Re: Still Alive Sam 22 Mar 2014 - 0:46
Un silence catastrophé avait suivit l’annonce générale de MARvINE pendant que Clem, Sacha et Gouri méditait sur l’ultimatum lancé par l’IA. L’agoraphobe crut un instant que les deux Kiborgovs allaient le capturer afin de sauver le Royaume mais les premières paroles de Sacha le rassurèrent vite là ou Gouri restait étrangement silencieux.

« Il faut trouver un moyen de l’arrêter » dit-elle d’un ton calme, presque froid. Mais Clem savait ce qui se passait sous son crâne : la même chose que dans le sien sans doute. Ils venaient  en quelques secondes de se faire téléporter d’un royaume de Dreamland à une mine antipersonnelle qui s’agitait sous leurs pieds. Le paysage que l’on regarde change radicalement quand on s’imagine qu’il peut se retrouver englouti à la seconde. Il en va de même pour le regard que l’on porte sur sa vie et la fragilité de notre existence sur Terre. Plus d’un auteur ont dit un jour qu’il fallait vivre chaque instant comme s’il était le dernier mais aucun n’a été foutu de donner le mode d’emploi pour ce faire. Et dire qu’il aurait fallu demander à MARvINE pour l’avoir enfin…

« Tu sais comment on peut la tuer ? Tu nous a dit que tu la connaissais déjà, c’est bien ça ? » Comment lui dire la vérité sans que cela ne paraisse trop fataliste ? Comment lui expliquer qu’une MARvINE dans un bâtiment était déjà quasi-immortelle et qu’ils avaient à faire là à sa version démoniaque qui avait la mainmise sur toute une citée. Et en prime, une citée dont la survie reposait entièrement sur ce qui devait être pour l’IA l’équivalent de putains de pilotis branlants devant un géant.

« On peut la tuer comme n’importe quel PC, il faut désactiver son unité centrale, ou bien la réduire en poussière, j’imagine que ça marche aussi. Enfin pour ce faire j’imagine qu’il faudrait qu’elle ne l’ait pas dupliqué à outrance, qu’elle ne l’ait pas protégé comme un bunker présidentielle et qu’elle n’ait pas placé assez de piège autours pour déclencher une guerre mondiale quand on s’en approche. »

Il y eut un petit silence pendant que les phrases de Clem pénétrèrent dans la tête de la voyageuse  et prirent tout leur sens. Elle eut le réflexe de demander qu’elles étaient les chances que l’IA prenne toutes ces précautions avec un ton de voix qui laissait à penser qu’elle se doutait bien de la réponse.

« Elles sont absolues. MARvINE n’agira peut-être pas comme je l’ai décrit mais tu peux être sûr qu’elle a prit six fois les précautions suffisantes pour rendre son plan infaillible et se rendre immortel par la même occasion. »
Le ton de Clem sonnait très défaitiste ; il s’aperçut plus tard que ce n’était pas un langage qu’appréciait Sacha. Il ne le laissait pas forcément voir mais l’agoraphobe était du genre à toujours se démener tant qu’il y avait de la vie et de l’espoir mais la perspective d’affronter MARvINE vous faisait vite oublier que vous avez l’un et l’autre. Pour le moment, il était content de voir l’Ukrainienne prendre la situation en main.

« Je refuse de penser qu’elle est invincible, je suis sûre qu’on peut l’avoir. En allant à la centrale alimentant la ville en électricité et en pression, on pourrait la localiser en notant les pics d’utilisations en énergie. »
-Pas con.
-Il faut aussi que l’un d’entre nous aille au centre des serveurs ; Vapeur-Punk dispose d’une sorte d’Internet qui gère les gaz, la circulation et à peu près tout les systèmes qui ont une carte électronique et un système de communication. Etant donné la situation actuelle et ce que tu m’as dit sur elle, il est à peu près sûr qu’elle contrôle les lieux. On la trouvera certainement là.
-Si je te comprend bien, il faut que l'on se sépare et qu'on fouille les deux lieux ?
-Oui.
-Okay, je te laisse la centrale je te fais confiance pour les relevés d’énergie. Je m’occupe des serveurs.
-Super. Gouri, nage autour de la ville et repère les autres, il faut qu’on réunisse le groupe, tu me préviens par le signal habituel. Il faut que l’on bouge, on est trop exposés ici, dit-elle à Clem avant de s’élancer avec lui vers la gare la plus proche. Gouri resta un instant sans bouger : «  "Extrêmement stupides’’ » éclata de rire le scaphandre avant de retourner dans l’océan.

____________________________________

Quelques instants plus tard et les deux voyageurs « empruntaient » une rame de métro que Sacha avait fait démarrer grâce à son pouvoir. Clem devait reconnaître que la rame ressemblait presque à son homologue du monde réel, les tuyaux au plafond et la chaleur étouffante causé par la vapeur brûlante en plus. Ceci dit, la rame était complètement vide. Couvre-feu marvinien oblige. Même si Clem se doutait bien qu’il n’y allait pas tarder à avoir un tas de commandos de la mort s’armer et arpenter les rues pour mettre la main sur les deux Free, si ce n’avait déjà commencé. Le métro avait démarré et suivait maintenant à pleine vitesse une voie aérienne laissant les deux voyageurs admirer la cité qui semblait endormie de leur point de vue. Même si Clem voyait si et là deux ou trois fumées noires, signe de foyer d’incendie dont il aurait été incapable d’expliquer la provenance. Le moins que l'on pouvait dire, c'est que ça devait chier en ville. L'agoraphobe imaginait sans trop de mal comment les habitants avaient du réagir à l'annonce de l'IA : une grande partie avait du foncer vers l'ascenseur de la cité pour échapper à l'engloutissement, une autre avait du calfeutrer portes et fenêtres ; peut-être afin de retarder un maximum l'asphixie dans leurs habitations étanches, certainement en prévision des réactions de la troisième partie : ceux qui allaient sortir leurs armes et tirer sur tout ce qui porte des oreilles rondes et des jeans. Pour ce qui était de ces derniers, Clem présageait le pire. Déjà, ils étaient dans un royaume dont le niveau technologique était probablement au stade des armes à poudres, une chiare à affronter, et un niveau de vie rude qui devait se répercuter sur la culture des habitants et promettaient un haut nombre de têtes brûlés qui allaient partir à la chasse aux voyageurs. Il était en train d'exposer ses ressentis à Sacha et cette dernière était en train d'ajouter les voyageurs en ballade qui risquaient de se mettre aussi à leur poursuite lorsqu'une petite musique d'annonce retentit fortement et que tous les écrans logés au niveau du plafond s'allumèrent. Sur ces derniers, une seule image unique représentant un oeil bleu robotique qui remplissait tout l'écran et sur lequel avait été posé à la peinture rouge "You will die".

"Bonjour, fit la voix robotique, mais néanmoins chantante, de MARvINE. Et comme toujours depuis qu'il la connaissait, la nuque de Clem vibra comme une corde glacée en l'entendant.
C'est très mal d'avoir survécu à mon piège, Mr. Free, très maaaaaaaaaaaaaal. Mais ce n'est pas grave, je vous ai pardonné. Je vais pouvoir vous tuer  une deux 2 dheu de deuxième fois. On va bien s'amuser.
Non, en fait sa voix était pire qu'avant. Elle avait réussi à gagner autant en vie qu'en cruauté, le résultat était terrifiant. Là où la précédente MARvINE du Royaume de la Main Invisible semblait vous réserver une mort clinique et aseptisée (même si un enrobage de mysanthropie méritée était perceptible), là où nouvelle promettait les mêmes raffinements d'un dictateur sadique accro aux polices secrètes. Clem se demandait quelles changements avaient du s'opérer en elle. Peut-être que l'IA ignorait tout simplement la définition du mot "défaite" et que l'expérimenter l'avait rendu folle. Ou alors elle avait toujours été comme ça mais, libérée du giron de son entreprise, elle pouvait laisser sa pleine personnalité battre la mesure. L'oeil bleu se tourna alors vers Sacha et lui lança :
"Et vous Mme Palecj, je vous pardonne aussi de l'avoir sauvé. Mais ça ne m'empêchera pas de vous désintégrer.
-Trop aimable...


-J'aimerais aussi porter votre attention sur le fait que... commença à répliquer MARvINE avant qu'une pétaradade assourdissante ne retentisse dans toute la rame. Clem se jeta sur Sacha et les deux voyageurs se retrouvèrent au sol tandis qu'une pluie de verre brisée leur retombait dessus. Un wagon provenant d'une voie voisine à la leur de quelques mètres était arrivé à leur hauteur et ses occupants avaient ouvert le feu sur eux. Les Vapeur-Punkiens continuèrent à cribler toutes les vitres de la rame en face d'eux qui étaient restées debout pendant une trentaine de secondes ; une durée qui parut une éternité à l'agoraphobe. Sacha, toujours baissée, avait mis en marche son pouvoir et commençait à bricoler un cafarnouilli métallique avec une planche en acier volée au sol ainsi que quelques câbles conducteurs qui se trouvaient juste en dessous.

"Ils sont arrivés trop vite." Se lamenta une MARvINE dont une balle en plomb s'était écrasé sur un de ses écrans et dont l'impact modifiait la lecture du mot "die" ; l'inscription montrait dorénavent un "You will I" des plus inquiétant. Clem commença a ramper à toute vitesse vers un autre coin de la rame avant de lever prudemment la tête. Il eut le temps de voir une demi-douzaine de silhouettes camper sur l'autre métro aérien avant qu'eux ne le vire et vident leur chargeur dans sa direction. L'agoraphobe roula en catastrophe sur le sol alors qu'une balle lui ripât sur la tempe. Une tige brûlante de douleur lui parcoura la peau, mais à part un peu de saignement la blessure devrait être sans conséquance. Ce fut le moment que Sacha choisit pour faire glisser dans sa direction une paire de gants métalliques d'aspect menaçant. Au vu des jointures blindées et des petits fils les parcourant, Clem devina la fonction de la création de Sacha avant qu'elle ne le lui dise.

“Ce sont des gants à impulsion électrique ! Une flexion synchrone du pouce et de l’auriculaire gauche active l’absorption de l’énergie et la même chose avec les droits active les décharges. Tu devrais pouvoir les recharger sur les androïdes de l’IA.

Clem enfila le présent sans rien dire, il faut signaler que l’atmosphère qui rêgnait dans la rame n’invitait pas aux mots inutiles. Leurs agresseurs venaient d’être frappé par l’idée que s’ils brûlaient toutes leurs cartouches sur la rame, celle-ci finirait bien par cesser de fonctionner. le résultat était qu’un déluge d’acier était en train de s’abattre sur l’habitacle des deux voyageurs : l’envers des parois du métro laissaient deviner où les balles s’abattaient sur l’habitacle. Les derniers morceaux des vitres qui étaient parvenu à rester à leur emplacement furent déchiquetés par l’acier oblongue tandis que les barres d’aciers horizontales pliaient sous la pression des tirs. Le bruit était également assourdissant et Clem eut énormément de mal à entendre Sacha lui dire qu’elle devait descendre là si elle voulait rejoindre les membres de son équipe.

“Je reviens dès que je peux avec les gars, tient bon !
-Non ! On s’en tient au plan. Va à la centrale, je m’occupe des bureaux des serveurs.
-Ils sont au terminus ! Tu es sûr que tu arriveras à tenir face à ces excités de la gachette ?
-Hey, mais c’est pour ça que tu m’as passé ces gants, non ? plaisanta Clem d’un ton léger pour tenter de rassurer la voyageuse. Pour donner du poids à son assurance, il se frappa les jointures et le courant de Foucault qui se transmit entre ses deux armes faillit lui arracher une larme. Putain elle aurait pu lui dire qu’ils étaient chargés ! Et pas qu’à moitié !

“Bonne chance !" Lui lança Sacha avant de s’élancer souplement par une fenêtre opposée à la fusillade. A plusieurs mètres de hauteur de la rue, mais ses chaussures, sous l’inflexion de son pouvoir était devenu des rollers magnétiques qui filaient droit sur un pilier de la voie aérienne. Seul un corps de voyageur était capable de supporter une glissade à la verticale de cette façon, Clem ne se faisait pas de soucis pour l’Ukrainienne : c’était lui qui était resté à moins de dix mètres des enragés. Alors qu’il était en train de réflechir à une stratégie pour leur rendre la monnaie de leur pièce, MARvINE reprit la parole via les écrans de la rame.

“Jouons à un jeu, d’accord ? Je vous propose d’éliminer tous vos adversaires de façon instantané, sans risque et de façon luuuuuuuuuuudique. Tout ce que vous avez à faire est d’activer un des signals d’alarme de votre wagon : j’ai modifier les caractères de priorités dans le système pneumatique pour transformer ça en une demande d’un changement de direction : vous tirer la bobinette et votre rame ira percuter celle de vos tueurs avec une force de 74,6% de Newton de plus que leur vitesse relative. L’incidence de votre angle d’attaque va les projeter hors de la voie, les exploser, les déchiqueter bref, ce sera la fête.
-J’en suis sûr, répondit distraitement Clem, toujours ramassé sur le sol, qui prit une plaque de métal laissé en plan par Sacha et la leva au dessus de la fenêtre. Sans surprise, les tirs redoublèrent et s’empalèrent sur la plaque, qu’ils trouèrent en plusieurs endroits.

“Vous ne jouer pas le jeu Clem, vous n’êtes pas drole. Dit MARvINE sur un ton d'avertissement.
-Ferme la et regarde. Quand l’agoraphobe entendit en série les claquements que faisaient toutes les armes du monde quand elles tentaient d’embrayer dans leur chambre le contenu d’un chargeur vide. Plusieurs de ces abrutis venaient de vider leur pétoire, peut-être tous avec du bol. Clem lança un wormhole et sauta. Ce dernier réduisit les distances de façon à ce qu’il puisse attérir presque instantanément au milieu des Vapeur-Punkiens, après ce fut le chaos. Laissant son wormhole actif, Clem lança ses poings et ses pieds dans toutes les directions tout en essayant de conserver son équilibre là où ses adversaires roulaient sur le sol en tentant de lui filer des coups de crosse. L’agoraphobe venait de se jeter sur eux et le métro avançait tout de même à grande vitesse, que des conditions pour transformer leur pugilat en catch dans la boue. Il n’activa pas les capacités électryses de ses gants pour garder de la réserve face à des adversaires plus dangereux (comme MARvINE ou des voyageurs) et aussi pour éviter de tuer des Dreamlandiens, chose que Clem se refusait à faire dans l’énorme mesure du possilble, il ne partageait toutefois pas cette attention avec les voyageurs, ces derniers avaient un endroit où se réveiller, eux.

Fidèle à ses habitudes de combat, Clem privilégiait les frappes sur les articulations plutôt que de frapper les “points faibles” du corps humain tel qu’une énorme partie de la population mondiale s’imaginait. A savoir, la tête et les parties, souvent instinctivement protégés par leur possesseur et donc, difficile à toucher. L’agoraphobe en était à son troisième bras cassé quand il entendit le bruit caractéristique d’un déclic de sécurité, signe qu’une arme à feu venait d’être rechargé, il plia les doigts de sa main droite et balança un unique coup de poing chargé en direction du bruit. Un Dreamlandien dont les vêtements fumaient s’écrasa sur le sol, quelques mètres plus loin. D’autres déclics se firent entendre. Clem se jeta vers l’arme que le dernier adversaire frappé avait laissé tomber et la ramassa, fit un roulé boulé volte-face et braqua la forêt de jambe qui était situé à hauteur de ses yeux. Il vida son chargeur.


Quelques petites minutes furent nécessaires à Clem pour trainer tous les éclopés dans le wagon situé juste derrière celui où ils s’étaient battu. Il décrocha ensuite les sécurités dans le couloir intermédiaire. Là où l’agoraphobe allait, il valait mieux que personne ne le suive. Il regarda quelques instants le wagon continuer à avancer grâce à sa vitesse acquise pendant le voyage puis perdre rapidement du terrain avant de s’arrêter complètement. Fin du voyage les boiteux. Clem se cala dans un siège et attendit la fin du voyage. la rame dans laquelle il avait été avec Sacha suivait toujours la sienne de sa voie parralèle pas si éloignée que ça. L’agoraphobe serra dans ses bras la seule arme qu’il n’avait pas jeté par une fenêtre (il avait toutefois conservé un maximum de chargeurs dans les poches de sa combinaison) et commença à somnoler. Vidé par ses émotions déclenché par le combat.

Ce fut un bruit sourd provenant du toit qui le tira de sa léthargie. Il savait déjà qui s’était et s’attendait à leur visite. Le droïde de MARvINE qui l’avait attaqué dans la demeure inondé était un modèle de série qui, dans le pire des cas (donc celui envisagé par Clem) devait pulluler dans la ville. Il se leva et arma son fusil quand il entendit d’autres chocs sembables au précédent se répercuter dans toute la rame. Glissant du toit telle des chats commandos, les premiers robots brisèrent les vitres en entrant brutalement dans le wagon. Tout se passa très rapidement. Clem commença à tirer avant même que les pieds du premier ne touchèrent le sol. Le chargeur se vida toutefois alors qu’il n’en avait abattu que trois d’entres eux. Il comprit en voyant les autres foncer vers lui et d’autres sauter des toits voisins pour rejoindre le wagon qu’il n’aurait jamais le temps de recharger son arme. Il prit cette dernière par le canon et envoya la crosse bouler sur le premier crane synthétique qui courrait vers lui. L’éjecte-douille de l’arme en fut déformé, ce qui ruina complètement la capacité de tir du fusil. Clem s’en réjouit car c’était là le but recherché : il ne voulait pas que MARvINE ne lui chipe son arme. Il utilisa ensuite son gant électrique en un crochet qui arracha la paroi du torse d’un des androïdes, il envoya sa main gauche dans les viscères tuyeauteux du robot et lui aspira son énergie. Sacha était vraiment une perle. Le voyageur sentit ensuite son cou se faire soulever d’une seule main et ce fut ensuite tout son corps qui fut écrasé contre une des portes fermées du wagon. Il fut ensuite soulevé de façon à ce que ses pieds ne touchèrent plus le sol et un regard circulaire de l’agoraphobe l’informa qu’une bonne vingtaine d’androïdes étaient maintenant dans la rame. Il décida que le piège devait se refermer maintenant s’il ne voulait pas mourir. Il sortit en un éclair sa matraque téléscopique et s’en servit comme d’une barre conductrice grâce à son gant. Il l’enfonça dans le crâne de l’androïde qui était en train de l’étrangler et ce dernier le lâcha dans une explosion lumineuse. L’agoraphobe profita de ce court répit pour activer son pouvoir et lança son bras à travers la fenêtre. Il traversa une autre fenêtre juste en face : celle du wagon où il avait fait la première partie du chemin avec Sacha. Celle où MARvINE lui avait conseillé de jouer au Chamboule-Tout s’il avait l’obligence de tirer le signal d’alarme.

Ce qu’il fit maintenant.

L’autre rame cessa de suivre sa voie parallèle et se précipita vers celle où Clem et tous les androïdes étaient présents. Les deux wagons se rencontrèrent dans un hurlement d’acier.

À situation désespérée...

__________

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MessageSujet: Re: Still Alive Mer 9 Avr 2014 - 21:17
  Je récapitulais la situation, rapidement, depuis les dernières minutes. MARvIN3, qui était plus qu'une simple copie de la première MARvINE vu qu'elle partageait le même esprit bon enfant quand il s'agissait de tuer des gens en gardant une sériosité toute professionnelle, était "de retour" et voulait cruellement se venger de ceux qui avaient provoqué sa première défaite en accomplissant ce qu'elle n'avait pas réussi à finir : l'anéantissement des Free sur Dreamland (ou les transformer en hamster). Pour cela, elle disposait d'un contrôle plutôt important, à faire couler la goutte de sueur le long de la colonne vertébrale, d'une cité sous-marine. Les protagonistes qui pouvaient la provoquer étaient les trois protagonistes qu'elle avait en-face d'elle (si on pouvait appeler ça "en face d'elle) qui comptaient un débile mental, un autre qui avait l'esprit bien trop élevé et spirituel pour se sentir concerné par ce qui l'entourait, un Tom Bombadil fait Dreamland qui pourrait serrer la pince au Seigneur Obscur au lieu de fuir comme n'importe quel être conventionnel, puis il y avait moi, qui ne relevait pas le niveau ni pour les tatanes (moins fort que Portal) ni pour la matière grise (moins intelligent que Portal). Puis il y avait Clem, que je ne considérai pas beaucoup, et qui se mettait à devenir motivé seulement quand ma vie rentrait dans le compteur. Ah, j'oubliais la présence d'une armée de robots contrôlée par MARvIN3. La situation semblait plus que désespérante. L'IA se mit à dire de sa voix féminine et froide :

"Je ne vous aime pas. Mais nous allons commencer par quelque chose de TRRRREEEEEES facile. C'est tellement facile que j'ai honte d'y avoir pensé ; ce n'est qu'une perte de temps. Mais je suppose que pour vous, ça restera un problème de maths compliqué. Voilààà, je veux que veux que vous frappiez une personne, détruisez deux téléviseurs et cinq postes radio. Pas plus, surtout pas plus. Je vous laisse deux minutes, une minute cinquante-neuf, une minute cinquante-huit, une minute cinquante-sept, une minu..."

  Je poussai un juron quand je fis volte-face sans avoir le temps de poser des questions ; on avait tendance à l'oublier avec sa façon étrange de parler, mais l'IA restait d'une intelligence qui pourrait rivaliser avec la somme des QI des habitants de la population de Vapeur-Punk ; voire peut-être même, beaucoup plus. Limités par le temps, on en oubliait ainsi de réfléchir et de trouver une façon de la vaincre. Et je courrais comme un malade vers le mur le plus proche et Monsieur Portal me rattrapa en vitesse, son ami sous le bras comme s'il prenait un petit enfant (fallait croire que le niveau des réflexes de Tommy ne dépassait pas celui du paresseux) et il invoqua une paire de portes qui nous mena directement au niveau du sol, quittant le bâtiment sordide et ses lumières pâlottes. On n'avait pas de temps à perdre.

  Tandis que Monsieur Portal comptait à voix haute les secondes qui nous restaient avec le sadisme d'un professeur qui voit les aiguilles tournées et ses élèves écrire un baroud d'honneur d'incohérence sur leur dissertation, je cherchai dans la rue n'importe lequel des appareils qu'on pouvait détruire. Par chance, on trouva deux radios par hasard que je fracassai contre le sol devant les habitants totalement décontenancés. On avait déjà fui avant qu'ils puissent nous engueuler ; ils abandonnaient tous la course rapidement : on ne pouvait pas rivaliser avec de puissants Voyageurs pressés. Tommy Wiseau était toujours sous le bras de Monsieur Portal et semblait ne faire aucun geste pour se mettre à courir de lui-même. On aurait dit un vieux chat castré. Je récupérai une autoradio qu'écoutait un nain sur une terrasse, toujours en pleine course, et la balançai contre un mur si violemment qu'elle éclata en plusieurs morceaux. Il n'y en avait plus que deux à détruire, mais le vrai problème restait les téléviseurs ; et il ne nous restait à peine une minute.

  La pénultième radio, on la trouvait en même temps qu'un vieux téléviseur en noir et blanc dans un grand bar. Cinquante nains costauds d'épaule et bourrus du visage étaient en train de regarder un match d'un sport que je ne connaissais pas et écoutaient en même temps les scores par un poste. Je ne cherchai même pas à réfléchir : je rentrai dans le pub en défonçant la porte à moitié, marchai à grands pas vers la télé qui était accrochée au plafond, montai rapidement sur une table, puis envoyai un coup de poing qui traversa l'écran en pulvérisant le verre et émettant un chuintement d'étincelle bouillie avant de s'éteindre totalement et de lâcher un pet de fumée. Les cinquante nains se tournèrent vers moi, mais trop surpris, il n'avaient pas esquissé le moindre geste d'agressivité. Ils ne s'étaient pas attendus une seule seconde que quelqu'un puisse venir les voir et exploser comme ça leur moyen de distraction. Ils ne me lâchèrent pas des yeux quand je me saisis de leur poste de radio sur le bar et que je le flanquai contre le sol ; entendant encore un peu de commentaires sur le match, je n'hésitai pas à la piétiner sur le sol en l'écrasant le plus possible. Puis je levai la tête et vis que je n'étais pas très bien reçu.

  Quelques secondes plus tard, je sortais du bar avec une foule de nains enragés et hurlants sur les talons, et diable que ces saloperies couraient vite quand ils voulaient bouffer quelqu'un ; en même temps, il paraissait qu'ils étaient des sprinteurs, très forts sur les courtes distances. Heureusement, nous étions au moins aussi forts parce qu'ils ne parvenaient pas à nous rattraper, et le seul dommage qu'on pouvait presque qualifier de collatéral fut la tête de Tommy qui se reçut une choppe vide qui explosa sous l'impact. Celui-ci souffrit à peine, mais n'hésita pas à dire de sa voix avec son accent imprononçable :


" Tu me déchires le coeur, Lisa !"

  Les nains par contre, ne renonçaient pas, et afin de les semer, Monsieur Portal grilla une autre paire de portails ; j'avais totalement oublié combien il était capable d'en produire en une nuit, mais c'était certainement plus du double de moi. A quelques rues parallèles de nos anciens agresseurs et comprenant un peu ce que cherchait à provoquer MARvIN3 en nous donnant cette mission (et espérant que ce n'était pas une mise en bouche de ce qu'elle nous demanderait par la suite), je trouvai enfin une autre personne munie d'un radio. Sans chercher à la détruire dans un premier temps, conscient qu'il ne nous manquait plus que vingt-et-une secondes, je lui parlai à un débit très rapide :

"Madame, dîtes-moi quelqu'un que vous n'aimez pas.
_ Pardon ?
_ Vite, quelqu'un qui mérite de se prendre une paire de claques et qui dispose d'un téléviseur.
_ Il y a le vieux Henriolle, mon voisin du dessus.
_ Quel bâtiment ?
_ Celui-là.
_ Quel étage ?
_ Le cinquième.
_ Merci, Madame."


 Et comme preuve de ma sympathie à son égard, je pris son poste et l'explosai contre terre avant que je n'utilise moi-même une paire de portails pour me rendre à l'endroit indiqué en espérant que l'indélicat y serait. Monsieur Portal passa derrière moi, il était bien capable de savoir quand une porte était ouverte, et on se retrouva dans un petit salon confortable quoique sombre, avec un gras individu qui fut surpris de voir débarquer un trio de Voyageurs dans son salon ; il sentait les ennuis, et il sentait bien. Sa télévision émettait un faible bruit, balançant les nouvelles d'un son haché. J'achevai son existence d'un coup de pied destructeur qui envoya bouler l'objet loin de moi. Avant qu'il ne puisse émettre la moindre protestation (ou en tout cas, arriver à la troisième syllabe), Monsieur Portal l'attrapa par le col et lui envoyai un coup de boule qui résonna gravement dans la pièce. Il s'excusa au corps qui tomba inanimé contre le sol, mais il respirait toujours heureusement. Cinq postes de radio, deux téléviseurs et une personne. Le compte y était et il nous avait manqué quinze secondes pour échouer l'épreuve. Maintenant, on était forcés d'attendre les autres instructions.

  Monsieur Portal lâcha enfin Tommy et on vagabondait le poil hérissé dans l'appartement. MARvIN3 allait certainement se manifester à un moment ou à un autre, il n'y avait plus qu'à l'attendre gentiment. En attendant, Monsieur Portal essaya de faire le point, mais l'informatique se situait dans une autre galaxie de pensées qui lui échappait totalement. Je refusais de lui donner plus d'indications quand il me demanda ce qu'était un software, un mot à peu près informatique qu'il avait dû entendre au cours d'une discussion au hasard, et préférai répondre à ses questions de plus en plus énervantes :


"Mais elle est où, MARvIN3 ?
_ Quelque part dans des ordinateurs.
_ Dans les ondes ?
_ Sur Internet et les cartes-mémoire.
_ Oui, d'accord, mais physiquement ?"
Impossible de ne pas s'énerver :
"Non, bordel, elle n'a pas de présence physique !
_ Même sur Internet ?
_ Mais comment voulez-vous qu'elle ait une présence physique sur des données qui sont échangées par ondes ?"


  J'eus à peine terminé ma phrase que je répondis moi-même à ma question : bêta, on était sur Dreamland. Bien sûr que c'était possible, qu'il existe un Royaume de l'Internet. Il suffisait juste d'y réfléchir un peu et de trouver un appareil adéquat, mais ça devrait parfaitement être faisable. Mais est-ce qu'on pouvait trouver une telle technologie à Vapeur-Punk ? Il faudrait détruire les puces-mémoire ainsi qu'aller physiquement sur Internet pour la coincer. Ca pourrait être une bonne idée. Même si personne ne savait de quelle puissance elle pourrait disposer dans la toile, et si encore l'idée était réalisable : je ne voyais pas quelle sorte de technologie pourrait nous permettre de rentrer dans le monde d'Internet...

__

  Voilà, première épreuve passée. Les Voyageurs qu'elle avait en-face d'elle étaient vraiment des idiots. Elle commençait à en avoir marre de traiter avec des simples d'esprit. C'était comme être un joueur d'échec professionnel et tomber plus de cent fois de suite sur des ignares dont le seul but était d'avancer leur roi en face d'elle afin qu'elle puisse le dégommer en moins de cinq tours. C'était franchement énervant, tout le monde se fichait d'elle. MARvIN3 en avait marre de ces simagrées de jeu, et se posa plusieurs fois la question pourquoi elle ne tuait pas ces deux virus qu'étaient les Free ? Qu'est-ce qui l'empêcherait de jeter ses soldats contre eux jusqu'à épuisement, puis mort ?

Mais parce qu'elle était incomplète ; si ses géniteurs lui avaient donné une intelligence redoutable et un terrain de jeu pour en profiter, tout ce qui touchait au comportement humain dans son environnement naturel était limité. Elle allait aussi recueillir le plus de données sur les frères Free, comprendre comment ils fonctionnaient et comment ils avaient réussi à la vaincre la nuit dernière - même si elle savait que la recette de la victoire était saupoudrée d'un peu trop de chance et d'alliés tout azimut pour être honnête. Elle se mit à parler à toute la ville par tous les canaux de distribution qu'elle pouvait :


"Bonjour bonjour, c'est encore moi. Il faut très vite trouver ces Voyageurs, ils sont vilains vilains. Regardez un peu ce qu'ils ont fait à vos concitoyens. OOOhh, là, ils ont détruit un poste de télévision dans un bar alors que plein de monde regardaient. Quelle cruauté. Et là, ils lancent les radios contre des murs ; ces Voyageurs sont vraiment des barbares. Pour le bien commun, je vous conseille de les arrêter et de les écarteler. Ah, et toujours pour le bien commun, j''ai verrouillé le quartier. Ce qui veut dire que j'ai bloqué les couloirs sous-marins par les deux portes massives et que j'ai fait une grosse ouverture pour que l'eau emplisse les tubes et empêchent les gens de venir vous secourir facilement... Oups, je voulais dire, empêcher les tueurs de s'enfuir. Je suis vraiment quelqu'un de profondément gentille et attachante. Grâce à moi, plus personne ne peut s'enfuir."
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