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Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl]

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MessageSujet: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Mar 5 Mar 2013 - 17:04
Bon. Cette fois, Lena avait vraiment gagné le gros lot. Après avoir traversé des tas d’épreuves pour ramener un déserteur jemenfoutiste à Discoland, et y avoir gagné un tatouage d’étoile à la con, après avoir ravagé une partie de Weed Land pour remplir un sac de feuilles hallucinogènes, après avoir manqué de mourir dans un métro à cause d’un pseudo-terroriste adolescent, là, elle touchait le fond. Se dire qu'’elle allait peut-être crever dans un putain de parc d’attractions, voilà ce qu’elle faisait depuis un bon quart d’heure alors qu’elle pendait lamentablement, accrochée dans le looping d’un roller coaster d’intérieur, en attendant le passage du prochain wagon qui viendrait mettre fin à ses jours de voyageuse. Bordel, dire qu’elle commençait à apprécier les avantages de cette vie… Elle regrettait sérieusement d’être venue seule cette fois-ci, et même si elle s’était fait un « allié » cette nuit-là, ce dernier était probablement autant dans la merde qu’elle. C’est dire à quel point elle était dans la mouise. Quant à la raison de sa présence dans ce royaume où elle n’aurait sûrement jamais mis les pieds autrement et de sa situation à cet instant, dire qu’elle était ridicule aurait été un euphémisme. Le souvenir de la veille lui remontait à l’esprit tel une pensée au goût amer, alors que le son caractéristique d’un wagonnet sur des rails se rapprochait à toute vitesse…

***

« - Non ! Demandez à quelqu’un d’autre, j’ai déjà donné dans la mission de merde pour aller récupérer les décos à la con du royaume. Laissez-moi une nuit de paix merde !

- Voyons Lena, ce qui t’es arrivé jusqu’ici n’était qu’une suite malheureuse d’évènements imprévus. Ces missions auraient tout aussi bien se dérouler sans problèmes.

- Mon cul ! Tu savais parfaitement pour les trolls à Weed Land !

- C’est étrange, la dernière fois, ils n’étaient pas aussi agressifs.

- Mouais, tu me feras pas croire ça. J’ai failli crever là-bas quand même.

- Et j’en suis sincèrement désolée… Ne t’en fais pas, cette mission est beaucoup plus sûre, tu as juste à rencontrer notre fournisseur et à récupérer la marchandise à l’entrée de Circus Attractions. C’est un royaume paisible, tu ne risques rien ! »

Ben voyons. Elle avait beau dire, Lena ne croyait pas un mot de ses belles promesses. Nezumi avait un don pour lui donner les pires missions au pire moment. Genre l’envoyer rencontrer des trolls à la saison des massacres, pas vraiment le top, ou pourchasser un collègue au royaume des chats quand ces derniers ont décidé de mettre à mort tous les potes dudit type… En clair, elle n’avait pas du tout, mais alors pas du tout envie de s’engager une fois de plus dans une mission galère en toute connaissance de cause. Fini de jouer les bonnes poires et d’aider son monde, elle voulait la paix un peu ! Et son seigneur, tout aussi puissant soit-elle, n’aurait aucune influence sur elle avec ses mots gentils et sa voix douce. Non, ce genre de tours ne marchait pas sur Lena. Il en faudrait vraiment, vraiment plus pour qu’elle accepte de se rendre là-bas le lendemain. C’est donc résolue qu’elle mit fin à l’entretien :

« - J’ai dit ce que j’avais à dire. Je n’irais pas à Circus Attractions, point. Maintenant, je me tire.

- Hi, hi… Bon courage pour ta mission Lena.

- Tss… Tu doutes vraiment de rien toi… »

Et sur ces mots, elle quitta le bureau de la maîtresse des lieux, disparaissant dans un nuage de fumée quelques minutes plus tard.

***

Comme à son habitude, Lena se réveilla de mauvais poil. Enervée à cause de son entrevue avec son seigneur, énervée parce qu’elle avait des cours chiants aujourd’hui, énervée parce qu’elle devait se lever. Un matin comme les autres somme toute. S’emparant d’une tasse et d’un verre qu’elle remplit respectivement d’un café brûlant et de jus de fruit, elle prit un petit déjeuner rapide devant la télévision qu’elle regarda d’un œil morne sans même faire attention à ce qu’elle avait mis – c’est sans doute pour cela que pokemon avait défilé pendant au moins dix minutes avant qu’elle ne réagisse et change de chaîne – et passa dans la salle de bains pour son rituel quotidien de dix minutes, douche, coiffure, et habillage. Pas de maquillage, elle détestait cela, sauf quand les conditions l’exigeaient selon elle, et les cours ne faisaient pas partie des moments qu’elle estimait comme importants. Elle remplit sa sacoche à sa convenance, de quoi lire, son ordinateur portable, un truc à manger et à boire, et quelques stylos au cas où, et se rendit aussitôt à la fac. Et dieu qu’elle regrettait les partiels… Cette ambiance si studieuse qui s’était installée il y a moins d’un mois lui avait permis de passer quelques temps tranquille, sans que personne ne tente de conversation futile avec elle, et sans que personne ne vienne honteusement prendre sur son temps de travail. En clair, c’était le paradis qu’elle venait de quitter pour le trou du cul du monde, où le mot cours était à peu près aussi important que brosse à dents. Le genre de moments où Lena avait de vrais envies de meurtre, alors qu’elle tentait vainement de prendre des notes, coincée entre deux ostrogoths en train de commenter leur dernière partie en réseau pendant le cours. Et pour couronner le tout, le cours était sans intérêt. De la théorie vulgaire, crachée par un universitaire imbu de lui-même jamais allé sur le terrain… La jeune femme eut envie de reprendre chacune de ses théories, de le mettre à terre pour lui faire avouer son incompétence, mais elle se retint et écouta cette parodie de leçon bon gré mal gré. La suite fut plus surprenante, lorsque quelques minutes plus tard, pour leur deuxième cours de la journée, ce fut un blond qui entra dans la salle, dont le visage était plus que familier pour la violoniste qui n’en revenait pas… Walter !

Elle s’était évidemment retenu de trop en dire, car il valait mieux éviter de dévoiler qu’ils se connaissaient, néanmoins elle était rassurée et même agréablement surprise de le voir ici. Walter était toujours en mission d’ordinaire, envoyé au front, que ce soir dans le monde réel ou à Dreamland. Lena ignorait d’ailleurs son vrai niveau, mais elle était consciente qu’il était de très loin plus fort qu’elle, plus fort encore que sa sœur, Tyra, qui était pourtant déjà puissante. Il inspirait une profonde admiration à la jeune femme qui cacha son visage pour en dissimuler les rougeurs lorsque le blond prononça son nom en faisant l’appel, et secoua la tête pour se reprendre avant d’écouter ce qu’il avait à dire : le résultat fut une impressionnante suite d’expériences personnelles ; ancien inspecteur, le jeune homme avait réussi le concours d’entrée dans la police à un très jeune âge, et très vite ses capacités de maîtrise des émotions face aux criminels les plus retors le placèrent sur le devant de la scène. On l’appelait « Freeze » car il était capable de rester de marbre face à n’importe qui et de continuer à poser ses questions quelles que soient les circonstances. Il obtenait toujours ses réponses. Personne ne lui résistait. C’était d’ailleurs sa plus grande peur, de perdre un jour le contrôle de ses émotions. Il l’avait vaincu à Dreamland, et était devenu depuis l’un des plus fidèles agents de « Sherlock ». Mais bien évidemment, cette partie, il ne l’évoqua pas dans son cours, il s’était contenté de raconter ses enquêtes quand il travaillait encore dans la police, expliquer comment agir quand on interroge un témoin, un suspect… Tout cela était bien plus intéressant que tout ce que Lena avait pu entendre jusqu’ici dans cette fac, et elle but ses paroles à un tel point que même sa conscience semblait s’être évanouie pour que rien ne vienne la perturber. Lorsque vint la fin du cours, la jeune femme se leva difficilement, encore un peu tremblante de cette expérience, et le cœur battant, elle rangea ses affaires, s’apprêtant à rentrer chez elle, mais le blond lui indiqua de rester devant son bureau un instant, ce qu’elle fit sans la moindre protestation, les joues rosies. Elle espéra intérieurement que Walter ne l’avait pas remarqué et attendit qu’il ait terminé son rangement et se tourne vers elle avec son sourire habituel :

« - Tu t’en es bien sortie la dernière fois à Mirage Space. Cette enquête était difficile, et malgré tout tu as pu la mener à bien. Le vieux est fier de toi. Sinon, il voulait que je t’accompagne cette nuit, tu es au courant ?

- Euh… Non, il m’appelle le soir généralement… Mais je ne serais pas contre…

- Ah ? Tant mieux alors. Je risque d’avoir un truc à faire, mais t’en fais pas, je te rejoins rapidement. »

Il ne lui laissa pas le temps de répliquer et sortir de l’amphithéâtre après l’avoir gratifié d’une caresse dans les cheveux qui provoqua une bouffée de chaleur dans tout le corps de la jeune femme dont le visage s’empourpra à ce geste et à la pensée que le jeune homme allait l’accompagner cette nuit. Matthew, Ciara, Ethan… Ils étaient tous sur d’autres missions, aucun d’eux ne viendrait lui casser les pieds, c’était parfait. Finalement, la nuit s’annonçait pas trop mal, et cette mission, si elle se décidait à la faire, pourrait être moins désagréable que prévu, surtout avec un allié de ce poids à ses côtés. C’est donc heureuse qu’elle rentra chez elle pour son repas du soir et sa petite séance télé avant de se coucher, songeant alors à un parc d’attractions, se disant encore une fois « ce sera la dernière ». Pendant ce temps, un message s’affichait sur son téléphone, provenant de Walter : « Je serais un peu en retard, sois prudente. » Si elle avait su…

***

La vision qui s’offrit à Lena alors qu’elle ouvrait les yeux sur le monde onirique n’avait rien de plaisante à ses yeux : si on avait fusionné ensemble tous les parcs d’attractions du monde réel, on aurait obtenu Circus Attractions. Et cela valait également pour la foule qui le fréquentait. Démesurée. Partout. Grouillante. Il fallut plusieurs secondes d’auto-conviction à la jeune femme pour enfin prendre la décision de se lancer et de chercher le fameux fournisseur qu’elle devait rencontrer. Au moins, elle avait la pensée que le blond viendrait la rejoindre, et cela lui donnait un peu de volonté pour avancer et se faufiler au milieu des queues devant chaque attraction. C’était monstrueux, diabolique. Entre les files d’attente interminables, les défilés en tout genre, la musique incessante, les clowns et autre débilités, ce parc avait tout pour déplaire à la manieuse qui ne rêvait que de tout détruire et massacrer dans cet endroit répugnant. Et dire que c’étaient les mots de Matthew qui la rappelait à la raison… « Hé oh, y a des lois dans ce monde aussi, si tu tues des gens, on va pas te regarder en mode et ben dis donc, violent tout ça ! ». En clair, pas le droit de vandaliser et tuer autant que l’on voulait, il fallait se conformer aux mœurs de l’endroit où on se trouvait, tout aussi énervant fut-il. Lena essaya de se rappeler tant bien que mal les indications de son seigneur pour trouver ledit fournisseur alors qu’elle continuait son épopée à travers la masse grouillante de touristes.

« Certaines zones de Circus Attractions, dont celle où tu dois te rendre, n’autorisent l’accès que si tu as un ticket spécial, reçu après avoir fait un certain nombre d’attractions. Tout en sachant que les attractions de ce parc sont un peu… Originales. »

Originales hein ? Pas le choix, Lena devrait passer par la carte manège et défis en tout genre dans ce parc onirique pour obtenir son laisser passer et rencontrer son fournisseur, qui était le directeur de l’endroit lui-même apparemment. Un joyeux luron, du genre de ceux qui adorerait pouvoir jeter au moins deux employés aux requins en leur cramant le dos pour voir ce qu’il se passer, et éventuellement créer un nouveau spectacle basé là-dessus. Glauque à souhait, louche comme tout, ce fournisseur n’avait rien d’engageant. Et pourtant, il vendait des costumes et des décors de grande qualité aux royaumes qui faisaient appel à ses services. Mais le violoniste ne désirait pas vraiment s’attarder sur la vie du bonhomme et cherchait plutôt le moyen d’en finir rapidement. Il fallait pour cela d’abord mettre la main sur le fameux ticket dont elle avait besoin pour avancer. Des employés non loin de là lançaient des défis aux passants en hurlant, et ces derniers se servaient dans leurs mains, récupérant des prospectus, la plupart les jetant sans vergogne après en avoir lu le quart. C’était les personnes qu’elle cherchait. Elle s’approcha, et leur demanda d’une voix claire :

« - Hum, hum. Excusez-moi, je souhaiterais savoir comment obtenir le ticket spécial…

- Vous voulez dire, le ticket « VIP » ?? Celui qui vous donne accès à la zone Very Immense Party ? Et bien rien de plus simple, signez ce formulaire dans lequel vous nous déchargez de toute responsabilité en cas de dégâts irréversibles sur votre corps ou même de mort prématurée, nous vous remettrons un pass sur lequel un coupon se déposera à chaque attraction que vous ferez ! Il vous faut dix coupons pour remplir le ticket, chacun correspondant à une attraction de notre choix. Il y aura un défi à remporter, et une fois réussi, vous aurez le coupon !

- Ca me paraît honnête. Et plutôt simple. Bon, ça me va, je signe, filez-moi ce truc et j’y vais. »

Les deux créatures lui tendirent une feuille avec pleins de conditions obscures et elle signa directement dans l’espace réservé à cet effet. Une carte dorée apparut alors dans ses mains, où dix encoches indiquaient chacune une attraction. La première luisait et indiquait « maison hantée ». Sa première destination donc. Elle remercia les deux créatures qui la regardèrent s’éloigner avec un petit rire satisfait, pendant que la jeune femme se laissait guider par un étrange instinct qui lui disait de choisir telle ou telle direction, la conduisant devant un énorme manoir aux murs décrépis, et duquel s’échappait d’horribles cris d’effroi, et parfois même de douleur, ce qui n’avait rien de rassurant. Ces cris n’étaient nullement simulés, cette maison hantée puait le piège et les bestioles à combattre. Tant pis pas le choix, elle s’avança, et soudain, des lettres d’or apparurent sur l’encoche de la maison indiquant la mention « sortir de la maison vivant ». Okay, le premier défi était donc de se sortir de cet endroit vivant. Rien de plus simple pourraient avancer certains. Lena n’en était pas convaincue… Elle s’avança malgré tout, guettant avec méfiance l’entrée de l’endroit, et buta sur ce qu’elle prit au départ pour un long rideau déchiré avant de voir que ce « rideau » reposait sur une créature qu’elle ne pouvait pas clairement identifier, si ce n’est ses deux yeux rouges qui se voyaient distinctement, et qui n’avaient rien d’engageant. Sheena se blottit derrière la tête de sa maîtresse, Alto brandit les poings, prêt à en découdre. Lena, elle, se contenta de prendre la parole :

« Wow, depuis quand les monstres d’une maison hantée ont-ils le droit de se balader en dehors ? Vraiment moche celui-là en plus… »

Enfin, elle pouvait parler. De son côté, la marque d’étoile avait aujourd’hui décidé de s’imprimer en plein sur son cou, en prenant une teinte violette. Ridicule à souhait, ils feraient la paire tiens.


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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Lun 11 Mar 2013 - 16:23
« Plouf ! … Plouf ! … Plouf ! »

Ceci était un bruit d’eau perturbé par un jet de caillou dans la tentative vaine et pitoyable de faire le rebondir au moins une fois de la part d’un bras. Un bras ? Mais que faisait un bras, tout seul, à jeter des cailloux, sur cette partie de Dreamland ? Il fallait habituer ses yeux à la pénombre du pied d’un énorme rocher éclairé de l’autre côté par un puissant soleil pour savoir de quoi il en retournait. Ce bras appartenait à une masse informe faite de ténèbres concentrées et virevoltantes au gré de la légère brise comparable à du vent printanier.

« Plouf ! … Plouf ! … Plouf ! Flic, plouf ! »

Soudain, après ce bruit de rebondissement au nom de policier, un visage se dégagea de la masse d’ombre et sourit. Il, parce que c’était majoritairement un mâle, était enfin parvenu à faire rebondir un satané caillou sur cette satanée eau de ce satané lac en cette satanée « nuit ensoleillée. » Satisfait, l’être tout sombre se redressa de sur toute sa hauteur, lentement, comme un canon qu’on sortait de terre afin de lancer un projectile dans l’espace. Il se massa les cuisses un moment avant de regarder loin devant lui. Il y avait un tout petit lac qui s’étendait à la moitié de la distance visible, ce qui rappela quelques souvenirs à la créature du Royaume Obscur. Un lac…

L’ombre s’étira complètement et bruyamment avant de se frotter les yeux. Elle regarda autour d’elle avant de penser que la nuit n’était toujours pas tombée dans les environs. Elle avait attendu cela pendant près de deux heures, mais la fonction nuit et jour de certains royaumes étaient… compliquée à appréhender. Autant dire qu’on ne savait pas quand est-ce la nuit pouvait poindre sur un Royaume habituellement éclairé par l’astre lumineux. Se rappelant cette notion, la créature cauchemar soupira. Elle se décida à quitter cet endroit en quatrième vitesse. En utilisant son poids léger, elle pouvait aller plus vite qu’une personne normale pour un même développement musculaire. Elle courut alors pendant au moins cinq minutes avant de ralentir puis de s’arrêter, complètement essoufflée. Elle se posa sur un caillou saillant et se reposa. Elle se demandait si elle aurait dû courir ainsi. Elle se retourna pour voir combien de chemin il lui restait à parcourir avant de sortir de ce Royaume moisi, et elle vit poindre très loin la nuit. Parfait. Parfait, parfait. Elle s’y dirigea d’un leste pas, bien que ses jambes réclament encore un peu de repos.

Au bout de quelques minutes, elle arriva aux abords d’un parc d’attraction. Ou plutôt du parc d’attraction. C’était le plus grand parc d’attraction de Dreamland : Circus Attractions. Au-dessus de ce parc régnait la nuit, le parc devait être en mode parc nocturne.

- Oh ! Salut vous ! Vous venez essayer les attractions ?

Un sursaut de la part de l’être obscur se fit clairement voir. La voix venait d’à peine trois mètres derrière lui, comment n’avait-il pas pu la remarquer ? En fait, c’était parce que c’était bondé de monde, c’en était hallucinant voire vertigineux. Il y avait des centaines de Rêveurs et voyageurs qui entraient dans le parc par l’entrée béante qui s’offrait à lui. Mais il porta son attention sur celui qui l’avait clairement interpelé et qui se dirigeait vers lui. Un blond tout fin habillé en tenue de printemps et avec un grand sourire sur ses lèvres en le voyant, il ne pouvait s’agir que d’une personne…

- Tiens donc, le malade1. T’es toujours pas crevé ?

Le tact de cette obscure créature pourrait devenir une légende si ce n’était pas le lot quotidien de centaines d’autres comme elle. Le Voyageur sans pouvoirs vint se jeter dans ses bras comme on retrouve un vieil ami, mais elle n’était pas son amie. Elle le repoussa avec force et le malade tomba en arrière, sur les fesses, en rigolant. Il déclara :

- J’oubliais, vous n’être pas un « Bisounours. » Comme je suis content de vous revoir, futur maître !

- Appelle-moi simplement Shad. Je n’ai pas encore la puissance requise pour que tu m’appelles maître.

Shad lui sourit. Il était franchement content de voir que son futur Voyageur bras-droit était toujours en vie, il avait bien fait d’investir dedans, pour le moment. Howl lui posa une question :

- Qu’est-ce que tu fous là ?

- Je vous retourne la question. Àl zetuof suov euq ec-tse’uq ? Je suis là parce que j’ai pensé à vous avant qu’on me rendorme, à l’hôpital, après la visite de mes parents. Je me suis demandé ce que vous deveniez, c’est tout, me voilà.

L’être des ténèbres prit un petit air amusé avant que le Voyageur semi-permanent ne reprenne :

- Oh ! Je connais bien Circus Attraction, ça vous dirait de faire un tour ?

- Et puis quoi encore ? Tu as vu marqué « a envie de faire des manèges » sur mon front ?

- Y’aura plein de monde à effrayer…

- C’est parti ! Trancha-t-il sans savoir quelles aventures l’attendraient encore.

Sans plus attendre, l’ombre ouvrit la marche et rejoignit le flot des Rêveurs entrant en rangées de cinq environ. Elle regarda par-dessus la foule en sautillant pour voir combien de temps de file d’attente devant les guichets il restait puis décida de passer par-dessus en tirant le malade par le bras pour le faire passer de force par-dessus les barrières de contention. Rapidement, on vint l’arrêter afin le remettre dans la file d’attente lorsque le Voyageur permanent prit les interrompit dans leur manœuvre :

- Attendez ! Plein de gens apparaissent directement sur les attractions ou dans le parc, pourquoi pas nous laisser passer ?

- Ce type est une créature de Dreamalnd ? Que fait-elle avec un Voyageur ?

- Tu me laisses passer si je te le dis ? Répondit Howl afin de taquiner le gardien du parc.

- Non. Trancha fermement le gardien.

Ils furent remis en bout de file d’attente et le Voyageur soupira fortement. On interpela :

- Hep ! Shad Howl ! J’ai un cadeau pour vous !

Le concerné se retourna vers un genre de diablotin qui se faisait discret sous son paquet cadeau qu’il tendit à l’ombre. Celle-ci regarda le cadeau et donna un coup de pied dedans en feulant de dégoût. Lui ? Accepter un cadeau ? Déjà que jouer les babysitteurs pour un môme de 19 ans malade en phase terminale était beaucoup lui demander, alors accepter un cadeau d’un inconnu était au-dessus de ses moyens.

La boîte-cadeau s’ouvrir sous le choc et fit voir son contenu… Une paire de chaussettes. Sérieusement ? ! Une satanée paire de chaussettes ? Un cadeau ? Mais de qui se foutait-on, on se le demandait ! Quel tordu pouvait bien offrir à Shad une paire de chaussettes.

Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches ?

… Pardon ? Ce n’était pas Howl qui avait prononcé cela, pas le malade et encore moins le diablotin qui s’était planqué depuis un long moment, déjà. L’ombre s’approcha en faisant des pas discret, comme s’il tâtait un sol miné –a-t-on seulement l’idée de tâter un sol miné, d’ailleurs ?- en s’approchant de la paire de chaussettes.

Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches ?

L’être des ténèbres, après un soubresaut, sourit, il trouvait très étrange ce cadeau. Il ramassa la boîte et en tira une notice qui disait ceci :

Ces chaussettes sont très chouettes,
Car inlassablement, elles répètent,
Cette comptine célèbre de l’archiduchesse,
Mais s’arrêteront si on réalise la prouesse,
D’arriver à prononcer sans erreur,
Cette phrase apprise par cœur.

Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches ?

Voici donc ce dont étaient capables ces chaussettes, casser les noix avec cette phrase. Etrangement, Shad sourit à cette idée, il allait pouvoir emmerder les gens du parc avec cette paire et les jetteraient sans doute après. Il alla les ramasser et revint dans la file auprès de son Voyageur qui lui demanda :

- Pourquoi vous prenez ces trucs avec vous ? Non pas que ça me regarde, mais je suis intrigué…

Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches ?

ça, affirma Shad, ça veut dire « ta gueule », je crois. Je les prends pour faire chier le monde, évidemment.

Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches ?

ça commence déjà, continua-t-il, y’a plein de monde qui se retourne pour me regarder, je suis déjà en train de gâcher le rêve de certaines personnes et ça me rend heureux !

Je vois… **Mon Dieu, j’ai honte rien qu’à être à côté de lui. Tout le monde me regarde aussi, mince !**

Alors que le Voyageur semi-permanent tentait de s’écarter de Howl, ce dernier le retint par le bras avec fermeté en secouant légèrement la tête à la négative. Il lui fit ensuite un signe de tête désignant l’entrée du parc, le sourire aux lèvres. Il avait envie de se balader dans le parc avec sa paire de chaussettes brise-noix et en jubilait presque. Il fallait donc absolument que son subordonné y assiste, lui aussi, c’était tout à fait logique.

C’est donc au bout d’une demi-heure et d’une cinquantaine de phrases répétées que Shad et le Voyageur semi-permanent purent enfin entrer dans le parc. Il leur fut apposé un petit symbole sur le poignet qui permettait de sortir et de rentrer dans le parc à leur guise. Le parc était gratuit, cette marque servait donc à classer les visiteurs entre « ceux qui sont passés par l’entrée » et ceux que non. Du point de vue de l’ombre, ce tampon était tout à fait inutile. Une fois à l’intérieur, c’était la ribambelle de couleurs, de lumières, de cris de joie, d’amusement, tout pour faire vomir l’être obscur. Il n’était pas encore arrivé aux attractions qui faisaient crier de terreur les Rêveurs alors il était tout bougon. Mais il avait un objectif malsain en tête.

Il tira son acolyte par le bras vers un stand avec une créature de Dreamland mâle qui arnaquait allègrement les passants dans son jeu complètement bidon et qui hurlait dans un mégaphone pour attirer des gens. L’ombre lâcha son compagnon pour aller se glisser derrière le stand très discrètement, puis bouscula le tenancier du stand pour lui piquer son appareil à gueuler puis porta ledit appareil à sa bouche. Il sourit : On commençait déjà à la regarder. Il prit une grande inspiration et poussa son hurlement si caractéristique qui était porté à 130 décibels par le porte-voix de qualité. Maintenant, il avait l’attention de tout le monde. Il donna un coup de pied sur le type du stand pour éviter qu’il ne riposte, puis porta les chaussettes de l’archiduchesse au porte-voix.

LES CHAUSSETTES DE L’ARCHIDUCHESSE SONT-ELLES SECHES OU ARCHI-SECHES ? !

Ça n’avait pas manqué, après la terreur, c’était le rire qui avait emplit la cour. Ça, il fallait s’en douter, mais l’ombre n’avait pas prévu ça comme ça. Il pensait que ça allait renforcer la peur d’avoir une phrase qui se répète… mais au fait, elle ne s’était pas encore répétée ! Tout n’était pas perdu ! L’être du Royaume Obscur prit le mégaphone et se mit à courir partout dans le parc, abandonnant totalement le malade sur place, trop occupé à emmerder les gens avec sa phrase répétée en passant vraiment partout, jusque dans les toilettes de femmes ; Pour graver, au moins pour la soirée, cette réplique dans la tête des gens.

Il sentit à un moment donné que la sécurité du parc le traquait, à raison, d’ailleurs. Il entreprit donc d’aller se cacher en laissant dans un coin son mégaphone toujours branché sur la douce fréquence des chaussettes de l’archiduchesse. Lorsque Shad n’entendit plus cette ritournelle, il sortit de sa cachette, de l’autre côté d’un stand, et marcha tranquillement, comme si de rien n’était.

Il chercha son maladif des yeux mais ne le trouva pas. Alors, il entreprit de fouiller le parc pour le retrouver. Il ne fallait pas qu’il s’attire des ennuis à cause de lui. Vraiment, l’ombre était devenue trop douce avec le temps, ce n’était pas bon pour une créature cauchemar. Il aperçut quelque chose au loin qui retint son attention. C’était quelque chose de cauchemardesque au milieu de toute cette fête, alors l’aiment attira le métal et le miel attira les abeilles. Howl se dirigea d’un leste pas vers cette merveille au milieu de tant d’immondices. Il était marqué : « Maison hantée » en grossières lettres dégoulinantes de slime puant, parfait. Il allait y entrer lorsque quelqu’un le percuta de derrière. Il se retourna aussi sec et dévisagea la jeune femme aux yeux et aux cheveux verts qui en faisait de même. Puis, elle sortit une phrase critiquant son physique ouvertement et sans aucun tact. Heureusement, l’ombre appréciait qu’on dise qu’elle était moche, c’était même un compliment, pour elle, une créature cauchemar.

Cette dernière prit une grande inspiration et soupira longuement, comme pour traduire un grand irrespect envers elle. Il ne lui accorda pas plus d’attention que cela et se tourna à nouveau vers la maison hantée, les bras écartés et un l’air heureux au visage.

- On ne pouvait pas rêver mieux dans un endroit aussi mielleux ! Il faut que j’y entre !

Sur ces paroles dignes… de lui, il fit quelques pas en avant afin de pénétrer dans cette maison hantée. Une fois à l’intérieur, pas question de respecter la file d’attente ! Cette maison était vaste, très vaste, c’était carrément un palais hanté et Shad voudrait bien l’explorer de fond en combles. Il sauta par-dessus la barrière de guidage et commença à se diriger au hasard dans le bâtiment. Bizarrement, on ne chercha pas à l’arrêter, peut-être le prenait-on pour un membre du staff ? Toujours était-il qu’il allait bien pouvoir s’amuser dans cet endroit qui était destiné à faire peur.


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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Ven 15 Mar 2013 - 19:04
La créature ne sembla en aucun cas atteinte par les propos de Lena qui, loin d'en être frustrée, était plutôt satisfaite de ne pas avoir à prolonger le contact avec un quelconque individu de cet endroit des plus pathétiques. S'autorisant un soupir de dédain, elle se retourna pour chercher le ticket qu'on lui avait confié à son arrivée et qui lui permettrait de mettre la main sur l'enfoiré qu'elle devait rencontrer cette nuit-là. L'espèce d'ombre en profita pour filer droit là où devait se rendre la violoniste, mais elle ne s'en préoccupa pas outre mesure et se recentra sur son objectif premier. Elle devait dans un premier temps trouver le guichet, ce qui ne serait pas trop difficile ; comme à chaque attraction de ce maudit parc, elle n'avait qu'à suivre – à contrecoeur – la file d'attente pour remonter à ce qu'elle cherchait ; en l'occurrence, un petit guichet en bois blanc décoré dans le style du manoir hanté derrière avec des toiles d'araignées et des fissures un peu partout, et surtout à l'intérieur, derrière une plaque de plexiglas une petite créature qui encaissait les paiements et donnait les tickets aux « futures victimes » (du moins c'était ce qu'indiquait le panneau de bienvenue qu'il avait accroché juste en dessous de son poste, ce qui n'avait l'air de gêner personne, et même au contraire de les amuser encore plus). Lena s'en approcha à pas lents, dépassant sans vergogne toute la file en brandissant fièrement son ticket doré (s'apercevant au passage que l'autre bestiole avait eu la même idée) et le montra au guichetier qui l'observa longuement d'un œil critique avant de faire un signe de main à la jeune femme lui indiquant de venir, ce qu'elle fit sans attendre.

«  Oh, on a une courageuse apparemment ! Vous êtes venue tenter le défi de la maison hantée hein ? Ha ha suivez nous mademoiselle, nous allons vous montrer la voie spéciale pour les candidats.  »

C'était pas ce qu'il y avait de plus rassurant comme introduction mais bon, au point où en était la jeune femme, elle n'écouta qu'à moitié les explications de la créature apparemment passionnée par son travail d'après ce que pouvait voir la violoniste. Elle en profita pour observer les lieux à mesure qu'elle avançait et remarqua que l'ombre prenait le chemin qu'on s'apprêtait à lui faire emprunter ; un autre concurrent ? Ou alors il était vraiment du personnel ? Et ben, le moins que l'on puisse dire était qu'ils avaient le souci du réalisme pour aller recruter des trucs vivants... Une minute, mais cela voulait dire qu'elle n'allait pas entrer dans une banale maison hantée avec des bestioles robotisées ? Merde, elle comprenait mieux le sens du défi « restez en vie » si ses suppositions se vérifiaient... Et elle n'allait pas tarder à le savoir, puisque son guide lui ouvrit le passage en s'inclinant et en lui souhaitant bon courage. Mon cul, il savait pertinemment que la voyageuse courrait à sa perte dans cet endroit ! Enfin, tant qu'elle n'aurait pas à faire face à des trucs trop gros, ça pourrait le faire. Cette simple pensée balaya ses premiers doutes et elle s'engagea dans l'escalier qui conduisait à l'intérieur du manoir, où peu à peu l'obscurité prenait le pas de la lueur diurne ; un silence de mort s'épanouissait en lieu et place des rumeurs habituelles du parc, comme si la manieuse était passée dans une autre dimension. Cet endroit était réellement des plus louches. Mais elle n'eut pas le temps d'y réfléchir plus qu'elle se cogna dans un premier obstacle ; une sorte de herse en fer qui s'ouvrit dans un grincement effroyable, laissant la place à un pont de roche ; et à l'autre bout, deux ombres apparaissaient, sortant de nulle part. L'une, massive, devait bien faire deux têtes de plus que la jeune femme et portait une masse en bronze, suivie par la seconde, plus petite que la jeune femme, mais apparemment doté d'appendices relativement tranchants au bout des doigts. Super, mini Hulk et mini Wolverine pour bien commencer la nuit, à ceci près que ces deux là avaient autant de paires d'yeux qu'une araignée et la peau violette et écailleuse, rien d'anormal donc. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Si on ne faisait pas attention au liquide rougeâtre et extrêmement brûlant qui ruisselait sous le pont, tout était relativement normal. Attends, y a de la lave en dessous ??? Il fallut plusieurs secondes à la voyageuse pour faire cette constatation on ne peut plus décisive, surtout quand elle allait devoir faire face au résultat d'un coït assez violent entre des x-mens et E.T. Et beh, le type des effets spéciaux avait eu un sacré budget dans les mains, et il avait fait du zèle en prime. Réjouissante perspective que de savoir que l'on peut potentiellement finir en poussière dans un bain de lave ou bien broyée par l'arme de l'un de ses assaillants. Heureusement qu'elle avait de quoi se défendre un minimum...

« - Bon, Alto, on y va, j'ai pas le choix j'imagine. Sheena, prépares-toi, je risque d'avoir besoin de tes services, même si je ne l'espère pas.

- A vos ordres maîtresse Lena !

- Je suis prête maîtresse...  »

Bon, quand fallait y aller, fallait y aller... Lena plongea en avant dans la direction du plus gros de ses opposants, et au moment d'entrer en contact avec lui, elle lui colla un magistral coup de poing dans les côtes, recula ensuite pour éviter la masse qui la repoussa tout de même sur plusieurs mètres avec le souffle de l'attaque, et poursuivit en dirigeant son violon droit dans la direction du mini Wolverine qui sautait déjà vers la violoniste. Une boule de feu de la taille d'une balle de golf lui arriva dessus et le stoppa net dans sa course avec l'explosion qu'elle provoqua, néanmoins pas assez puissante pour l'entamer sérieusement. Griffes-boy sauta en arrière avec plusieurs traces de brûlures au visage et chancela légèrement, un rictus rageur s'affichant sur son... Truc d'alien bizarre. Hulk passa alors à l'assaut et balança des coups de sa masse dans tous les sens, brassant l'air à un tel point que la jeune femme fut contrainte à reculer pour ne pas être emportée par les bourrasques. Affichant un sourire confiant, elle se mit à rire en sortant à nouveau son violon pour l'attaque suivante :

« Alors comme ça on aime jouer avec le vent ? Je m'en vais te la renvoyer ta brise mon gars ! WIND OPERA ! »

L'instrument de la jeune femme se mit aussitôt à scintiller alors que l'esprit offensif prenait la forme d'un archet et jouait la mélodie du vent, qui au bout de quelques notes cracha un souffle de puissance modérée qui prit le pas de celui crée par les attaques d'Hulk. Ce dernier fut repoussé en arrière sans être soulevé par les rafales, mais en fut suffisamment déstabilisé pour perdre son équilibre précaire (avoir des petits pieds sur un grand corps, pas vraiment pratique) et la violoniste en profita pour bondir et lui coller un coup de pied dans la mâchoire, qui acheva de le faire tomber dans le vide, vers un plongeon pour le moins brûlant. Quelques cris d'agonie plus tard, deux paires de griffes manquèrent d'entailler la gorge de la manieuse qui s'esquiva au dernier moment, recevant au passage une belle blessure à la joue gauche. Elle essuya aussitôt le sang qui coulait le long de sa blessure et se prépara à repousser un nouvel assaut ; elle fit un pas en arrière, scruta le pont devant et derrière elle à la recherche de son adversaire, avant de se rendre compte que ce dernier était tombé de son dos et dans le vide au moment où elle s'était dégagée. Débile, et en même temps plutôt triste comme fin pour cette créature qui n'avait eu pour seul tort que de se trouver sur le chemin de la manieuse au moment où il ne fallait pas l'être. M'enfin, la voie était libre, elle pouvait avancer maintenant. Et d'ailleurs, elle se demandait où était passé l'autre hurluberlu encapuchonné... Il pourrait peut-être constituer un allié qui sait ? Lena avait l'habitude de trouver quelqu'un qu'elle entraînait dans ses galères et qui se révélait toujours utile. Il y avait eu Gray et Nyxia, et puis Alice, cette dernière avait pas mal subi au cours de leurs mésaventures à Weed Land. La violoniste pouffa de rire rien qu'en repensant au moment où elle avait découvert le pouvoir de la jeune femme qu'elle avait emmenée contre son gré pour lui éviter de finir en barbecue pour trolls affamés. Et cette fois ? Dans quoi pourrait-elle bien entraîner un potentiel allié ? Et en trouverait-elle un ? Elle s'était habituée à avoir de la compagnie à chacune de ses missions, même si dans la réalité, elle détestait cela. Mais il semblait que certains voyageurs ou créatures de ce monde étaient moins désagréables à écouter que les autres. Toujours était-il que l'autre était devant elle – du moins le pensait-elle – et que s'il ne faisait pas partie de ce parc, il pouvait être intéressant de voir ce qu'il faisait là, surtout s'il jouait lui aussi à ce stupide jeu pour rejoindre l'espace VIP de ce parc.

Elle avança donc bille en tête, un plan commençant à se ficeler dans son esprit des plus manipulateurs, songeant aux moyens d'attirer la créature ; le charme lui paraissait une bien mauvaise option, d'autant plus que ce n'était pas sa tasse de thé ce genre d'exhibitionnisme à outrance, l'argent était à oublier car elle n'en avait pas de ce monde – et puis depuis qu'elle en connaissait la nature, elle préférait éviter les transactions monétaires dans le monde onirique – elle n'avait donc pas d'autre choix que de découvrir ses motivations. Et pour cela, elle devait d'abord la retrouver. Mais la maison hantée semblait se plaire à la ralentir quand son objectif était en vue, puisque cette fois, le sol se déroba sous ses pieds alors qu'une trappe s'ouvrit pour envoyer la jeune femme dans les sous-sols, ou plus exactement, les catacombes de l'endroit. Et l'endroit n'avait rien de rassurant ; il y faisait un froid glacial, le silence était encore plus oppressant qu'ailleurs, et l'obscurité n'était qu'à peine repoussée par quelques torches à la flamme presque éteinte. De ce qu'elle pouvait voir, les murs, comme dans toutes catacombes qui se respectent, étaient couverts de crânes de squelettes et d'ossements en tout genre. Au loin, une porte donnait sur un escalier qui était bien plus éclairé que le reste de la salle où avait atterri la violoniste. Au moins, sa prochaine destination était claire.... Mais évidemment, une simple marche dans le noir aurait été bien trop simple aux yeux des concepteurs de l'endroit, et ce fut les bruits caractéristiques d'ossements en mouvement et les cris gutturaux de zombies qui stoppèrent la marche de la manieuse, qui recula de plusieurs pas en serrant les poings, l'un sur son violon qui luisait d'énergie, l'autre sur son archet orangé qui n'attendait que de passer à l'action. Restait à savoir comment allaient agir les créatures, et surtout, où elles étaient exactement autour de la jeune femme qui observait fixement chaque ombre qu'elle croyait discerner dans la pénombre. Même elle, d'ordinaire impassible à bon nombre de phénomènes qu'elle vivait dans le monde onirique, ne pouvait s'empêcher de sentir son cœur battre la chamade sous le stress de l'instant. Il fallait qu'elle se calme. Elle poussa un hurlement digne de n'importe quelle guerrière barbare, et balança un coup de poing dans le premier zombie qui lui passa à portée de main. Si ses phalanges avaient été entamées par le coup qu'elle avait porté à l'autre molosse plus tôt, elles s'enfoncèrent sans résistance dans la peau flasque du cadavre vivant qui s'envola sur plusieurs mètres et renversa apparemment plusieurs de ses copains au passage. Satisfaite, elle poussa un long soupir et se prépara à utiliser de nouveau le violon en le pointant vers l'un des piliers de glace qui soutenait le plafond.

« C'est pas des saloperies de macchabées qui vont m'arrêter BORDEL ! Mangez-vous ça les zombies, Volcano partition ! »

Trois notes enflammée, dans trois directions, trois piliers qui prennent de plein fouet l'explosion à leur base et s'affaissent en faisant tomber un peu partout des stalactites de glace, à un point que n'avait prévu que partiellement la jeune femme qui se mit à courir sans hésiter entre les morts-vivants pour atteindre l'escalier avant d'être empalée par l'un de ces pics. Par mesure de précaution, elle repoussa les créatures à l'aide d'une bourrasque et en profita pour se propulser vers les marches de pierre contre lesquelles elle alla doucement s'écraser, s'éraflant au passage tout le côté droit. Sheena s'occupa de faire disparaître les entailles pour éviter toute hémorragie superflue, et la violoniste s'empressa de remonter, dévalant les marches quatre à quatre, jusqu'à déboucher dans le couloir plein de tableaux plus qu'étranges qui semblaient l'observer, mais surtout, surtout, elle s'était retrouvée juste en face de l'encapuchonné qu'elle avait rencontré plus tôt. Parfait ! Posant ses deux mains sur chacune de ses hanches, elle toisa la créature un moment avant de prendre la parole :

« Tiens donc, tu es encore là ? Tu bosses vraiment pour cet endroit alors ? Non parce que si tu es le prochain que je dois dérouiller dis le tout de suite, ça nous évitera un temps de parole superflu. Tu parles au moins ? »

Elle n'avait pas dit ça sur un ton méprisant, elle souhaitait réellement savoir si celui qui lui faisait face était doué de parole ou se contenterait de pousser un grognement avant de passer à l'attaque. On ne savait jamais, des fois que ce soit le prochain obstacle, une réponse de ce genre permettrait d'anticiper au moins la deuxième attaque. Et dans le cas où ce n'était pas un ennemi, elle aurait l'occasion d'en savoir plus sur cette étrange ombre... Enfin, peut-être pas tout de suite, car un grondement sourd s'échappa d'un tableau derrière eux, dont le personnage sortit partiellement du cadre, tout comme d'autres, et montra les dents et les griffes, ou encore l'acide en guise de bave qu'ils réservaient à quiconque souhaiterait avancer plus loin dans ce couloir. Super... Bon espérons que l'autre ne soit pas un ennemi alors.

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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Sam 16 Mar 2013 - 0:34
La créature ayant beaucoup d’affinité avec l’horreur en général était vraiment heureux d’être là où il était en ce moment, dans la maison hantée de Circus Attraction, à admirer un décor aux trois-quarts cachés dans la pénombre mais qu’elle parvenait à voir distinctement grâce à ses origines ténébreuses. Ce qu’elle voyait était une ribambelle des décorations plus vraies que nature complètement cauchemardesque, horribles, gores et… agréables à regarder pour elle. L’ombre ne pouvait s’empêcher d’aller toucher les décorations avec une grande banane à la place du sourire tellement c’était criant de réalisme. Elle en vint à se demander si ce n’était pas réel… « Ça serait chouette ! » s’écriait-il à cette pensée.

Il bifurqua avant le pont gardé par les deux choses violacées et entra sans vergogne dans une salle réservée à l’équipe de préparation des décors, comme marqué sur la porte. Il siffla en voyant la montagne de cadavres sanguinolents posée dans un coin et éclairée par une ouverture d’un puits, un peu plus haut dans la maison et que les visiteurs devaient voir… s’ils arrivaient vivants jusque-là. Shad surprit une espèce de boucher en train de découper les membres et la tête d’une créature de Dreamland avant d’en sortir les boyaux à main nue pour entourer le pied d’un pieu, tout en empalant soigneusement le corps de part en part, faisant ressortir la pointe par la bouche de la victime. Le gros monstre se retourna pour montrer sa face burinée par… un motoculteur ou une machine du même genre et se surprit à se demander ce que foutait un nouveau ici. Il demande, en pointant du pouce la créature empalée :

- T’es nouveau, n’est-ce pas ? Tu sais y faire en décors, non ?

Howl lui adressa un sourire franc et heureux, très rare chez lui. Comme il faisait très sombre, dans cette pièce, il adorait vraiment y être et se sentait presque chez lui. Il fit quelques pas en avant en regardant le monstre décorateur et lui répondit en toute franchise :

- Non, je ne suis que de passage dans ce Royaume. Mais j’adooooooore cet endroit, je peux visiter ? C’est terrible, ce que vous faites, la montagne de cadavres est démente et cette gueuse empalée me flatte les orbites ! C’est du vrai ?

Le monstre parut surprit un moment, mais en détaillant le corps de l’ombre, il put reconnaitre aisément une créature du Royaume Obscur. Sa surprise passée, il sourit horriblement, avec ses dents à moitié déchaussées et répliqua à son tour :

- Eh bien, d’habitude, on ne tolère aucun visiteur, mais puisque vous savez apprécier mon art, je vais faire une exception. Tant que vous en ferez de même, aucune des créatures que vous croiserez ne vous attaquera. Il va de soi que vous n’avez de ce fait pas le droit de protéger les visituers…

- Loin de moi l’idée, au contraire, les petits Rêveurs vont déguster, dans cet endroit. Je m’y sens presque comme chez moi, c’est fou.

- Bien, alors vous pouvez visiter, mais je le répète : Pas d’aide aux Voyageurs ni aux Rêveurs. Faites comme si vous bossiez ici ou presque. En clair, ne gênez pas notre travail. Puisse votre séjour être plaisant.

Sur ce, Shad fit un signe de tête à la créature cauchemar et commença à se promener dans la maison hantée. Qui pouvait se vanter d’y circuler librement et d’être aussi libre d’en sortir entier ? Très peu à part l’équipe d’employés. Peu avant de quitter la pièce par la seconde porte qui s’offrait à lui, il jeta un dernier coup d’œil à l’artisan qui avait arraché avec les dents une partie du crâne de sa création avant d’étaler la cervelle un peu partout, comme si une créature sans lèvres l’avait dévorée. À cette vision, Howl ne put s’empêcher de se lécher les babines tant cela lui donnait envie de faire pareil à une créature vivante. Mais il n’était pas équipé d’une telle mâchoire, dommage pour lui. En revanche, cela ne lui coupa pas l’envie de visiter en backstage ce manoir de l’horreur. À la salle suivante, il y avait une vue sur le puits de lave au-dessus duquel finissait de se battre une Voyageuse.

Il ne vit pas bien au début à cause du corps de « mini-Hulk » mais il finit par reconnaitre celle qui l’avait bousculé à l’entrée de l’attraction. Il sourit en observant la fin du combat, elle ne se débrouillait pas mal du tout, il avait envie de voir ça de plus près, tout en se rappelant la promesse qu’il avait faite à « Igor ». Il alla se montrer au bout du couloir qui menait au puits de lave barré par un pont de pierre, lorsque, au moment où il allait ouvrir la bouche, la Voyageuse tomba dans un piège… … … Comme c’était triste. La créature cauchemar alla se positionner par-dessus le trou mais ne la vit pas : Le conduit n’était pas droit. Il ne fallait pas bien sûr que la visiteur s’éclate sur le parquet en bas sinon, où serait la différence avec le Royaume du vide ?

Howl se retourna pour retourner dans les backstages, admirant avec respect toute la décoration horrible qui s’offrait à lui. Il ne pouvait s’empêcher, à l’instar d’un enfant trop curieux, de toucher les décorations pour en juger l’aspect réaliste. D’ailleurs, en y repensant, Igor n’avait pas répondu à sa question sur la véracité des cadavres. Il fixait un buste empalé en longueur et en deux diagonales par ce qui ressemblait à des doigts griffus avec des baies dans la bouches, comme du cassis, mais en plus foncé. Il pouvait le dire parce qu’il voyait parfaitement dans le noir. Il retourna dans les coulisses avant de continuer sa route. Il fit le chemin jusqu’à ce que cela s’arrête. Il emprunta alors un couloir avec des cadres peints qui semblaient le regarder avec un certain mépris.

L’être des ténèbres en regarda un dans les yeux et lui fit un signe de tête, ce qui détendit un peu les traits du cadre. Il murmura alors :

- Je compte bien respecter ma promesse, ne vous en faites pas. Détendez-vous et je profiterai du spectacle.

Des bruits de pas résonnèrent derrière lui, quelqu’un arrivait. Shad se plaça au milieu du couloir et attendit. Les cheveux verts et les yeux de la même couleur, c’était encore cette femme qui arrivait. Alors il sourit, oui, il sourit en voyant qu’elle était arrivée jusque-là. Il était presque fier d’elle, pour une raison que lui-même ne connaissait pas… Allez savoir ce qu’il peut se passer dans la tête de cet énergumène. Elle s’adressa directement à lui avec une voix assez autoritaire, mais l’ombre n’était pas du genre à se laisser démonter pour si peu. À toutes ces questions, il ne répondit que lorsque le vacarme des cadres sortant du leurs… cadres couvrait à moitié sa voix et donnait l’air d’un chef qui lançait un assaut sur une trouve adverse :

- Moi ? Je ne suis là qu’en tant que spectateur. Amuse-moi.

Peu après, il recula pour laisser le champ libre aux cadres pour attaquer la Voyageuse. Ils avaient toute la rage nécessaire pour faire peur et ressemblaient étrangement aux visages des titans dans Shingeki no Kyojin. Un genre de strapontin apparut au bout de la salle des tableaux et l’être du Royaume Obscur s’y installa en position de proxénète stéréotypé. En fait, il ne manquait que la boisson pour compléter le tableau. Le spectacle promettait d’être intéressant, alors il garda le sourire pendant que la Voyageuse se battait déjà contre les horreurs.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Ven 22 Mar 2013 - 19:22
La créature ne parut pas préoccupée outre mesure par la présence des cadres vivants : elle n'en avait pas peur ? Remarque, vu sa tronche, elle devait bien être la lauréate au pays des horreurs. A la question de la manieuse, l'ombre lui indiqua qu'elle n'était là que pour le spectacle avant d'ajouter que la violoniste jouait le rôle de la gladiatrice pour le divertir ; génial... En gros, elle devrait se passer d'une quelconque aide pour traverser le couloir blindé de cadres hostiles à sa présence. Le plan parfait, et en plus l'autre, pas stressé pour un sou, se trouva un petit siège confortable pour observer le combat qui allait suivre, la place royale dans cet enfer. La jeune femme poussa un long soupir blasé avant de dégainer pour la troisième fois de la nuit son violon, reculant alors que l'une des créatures s'étirait pour essayer de l'atteindre avec les deux couteaux qui lui servaient d'arme. Le premier alla se ficher dans le mur d'en face, le second brassa l'air. Lena, quand à elle, retomba le cul par terre, et rouspéta avant de balancer une note de feu dans le tas, brûlant plusieurs des cadres au passage. L'un d'entre eux eut alors l'intelligence de tenter un assaut par derrière ; la violoniste ne le vit pas venir, et se prit la tête de la créature en plein dans l'épaule, ce qui la projeta contre un autre cadre, qu'elle eut le temps de repousser d'une rafale de vent avant que celui-ci ne referme ses dents sur son corps. Et elle n'avait avancé que de deux mètres... Le couloir devait bien en faire une trentaine, et il y avait des tableaux tueurs sur tout le trajet, réjouissant comme tout. Bon sang, tout ça pour avoir un tampon de merde sur un ticket pourri ! Lena se jura de casser la gueule à ce fameux fournisseur lorsque viendrait le moment de le rencontrer ; son instinct ne l'avait pas trompé, chacune de ses missions finissait en emmerdes totales. Elle avait prévenu Nezumi, avait tenté de dire non, et voilà où l'avait mené son honnêteté. Une nouvelle galère, qui se présentait à elle comme la pire succession d'attractions et de jeux morbides qu'elle aurait pu connaître à Dreamland. VIP dans cet endroit, il n'y avait pas à dire, cela se méritait. Mais mince quoi, c'était un parc d'attractions, pas une arène de gladiateurs ! Y avait pas besoin de combattre des bestioles dans une maison hantée normalement ! Le monde onirique se plaisait à briser toutes les illusions de la vie réelle en plaçant sous le nez de pauvres humains des faits totalement improbables tels cette maison hantée mortelle au sens propre. Une autre esquive, et un tableau cramé. La respiration haletante, la jeune femme tente de trouver un chemin pour se faufiler au milieu de ses ennemis, tandis que ces derniers redoublent d'ingéniosité pour la prendre en traître ; il y a des attaques au-dessus, en-dessous, sur les côtés... Le tout en même temps. Ruisselante de sueur, entaillée à plusieurs endroits, elle n'attaque plus que par réflexes, repoussant comme elle peut l'amas de monstres informes qui l'assaille de tous les côtés, avec les dents, des armes, parfois un acide brûlant qui troue les vêtements de la voyageuse.

« J'EN AI MAAAAAAAAAAARRE !!!! CASSEZ VOUS BANDE DE SALOPERIES DE MES DEUX DE TABLEAUX DE MERDE A LA CON !! »

Et bam. Coups de poing, coups de pied, dans tous les sens, et même coups de violon. L'instrument pousse des plaintes sonores à chaque impact sur le crâne d'un monstre et son bois se retrouve légèrement abîmé, mais il tient le choc et assomme fièrement les assaillants. Lena joue également des mélodies pour compléter ses attaques, ne pensant pas à se soigner sur l'instant, préférant dans un premier temps se débarrasser des bestioles. Plus que quelques mètres, la femme aux cheveux verts peut voir l'ombre qui l'observe depuis son charmant point de vue. Impossible d'en déterminer l'expression, mais la violoniste y voit là de l'amusement complet. De l'amusement face à la galère que traverse la pauvre voyageuse qui n'a rien demandé, sinon qu'on la laisse tranquille... Et bon sang, il était où le blond là ?? Il aurait dû être là depuis plus d'une heure, peut-être avait-il oublié sa mission ? Et merde, si c'était le cas, la voyageuse ne tiendrait pas la nuit, surtout si elle devait se taper ce genre d'épreuves en permanence... Allez, tu y es presque Lena, presque. Sur ta droite, penches-toi, évites ensuite le coup qui arrive au dessus, puis frappe celui qui arrive à tes pieds ; termine par une note de feu dans le tas, et plonge en arrière... Voilà ! Tu as réussi. Même si l'atterrissage est quelque peu merdique, et t'a fait te vautrer contre un mur. La tête légèrement ensanglantée, prise de vertiges, la jeune femme eut sur le coup une envie de vomir incommensurable. Elle parvint à se retenir, et se redressa, fixant du regard la créature qui venait de l'observer galérer pendant une bonne dizaine de minutes, assise tranquillement dans son petit coin. Saloperie. La manieuse s'en approcha et lui balança sur un ton autoritaire :

« Ah putain, alors t'es comme ça toi, tu me regardes crever. Bah j'espère que tu t'es bien amusé, parce que je compte faire en sorte que ce soit ton dernier spectacle ! Un mot à dire là dessus ? Non ? Pff.. Bon, j'me tire. Mais t'as pas intérêt à me mettre des bâtons dans les roues. »

Sans même attendre la réaction de son interlocuteur, la jeune femme repartit en empruntant l'escalier qui se trouvait juste au bout du couloir. Sans obstacles particuliers si on ne tenait pas compte de la décoration des plus glauques – Elle crut voir de véritables cadavres pendus au plafond, et vu l'odeur, c'était probable – elle grimpa les marches paisiblement, en profitant pour reprendre son souffle après que Sheena ait fait stopper le saignement de ses plaies. Elle avait toujours mal partout, mais au moins, elle éviterait l'anémie. Et le sort de la petite créature lui redonnait aussi des forces pour avancer, donc au final, la douleur n'était qu'une faible contrepartie. C'est donc revigorée qu'elle atteignit le sommet de cet escalier, où elle trouva plusieurs portes, et donc plusieurs chemins possibles. Le genre de choix de merde où toutes les voies sont compliquées, alors que l'on prétend que l'une d'entre elles est sans danger. C'est donc totalement au hasard et sans réfléchir qu'elle défonça la porte à sa gauche et s'engagea dans le couloir sur lequel elle donnait. Ce dernier semblait taillé dans la pierre ; il s'enfonçait dans l'obscurité, et seules quelques torches à la lueur très faible éclairait les lieux. Pas vraiment rassurant, mais à peine eut-elle franchi cette porte que les deux autres s'évaporèrent. Pas le choix donc. Elle poursuivit son chemin, et après quelques mètres, l'obscurité devint telle qu'elle devait s'appuyer à l'un des murs pour ne pas tomber en marchant ; un silence totale régnait sur les lieux, et rien ne permettait de dire s'il y avait un monstre quelconque dans les parages, car aucun élément de décor n'apparaissait. Seuls les murs avaient changé de forme ; des hiéroglyphes apparaissaient peu à peu, et des petites statuettes égyptiennes brisées jonchaient le sol dallé de l'endroit. Une sorte de temple égyptien donc ? Ok, elle voyait déjà venir la momie zombie qui viendrait l'attaquer en guide de malédiction macabre. Ou un quelconque piège de merde. C'était quand même sacrément stéréotypé comme attraction.. Des bruits de pas résonnèrent alors dans son dos, ainsi que le son d'un souffle rauque. La créature de tout à l'heure ? La voyageuse se retourna brusquement, ne voyant que le vide de la pièce où elle était. Seul un sarcophage reposait en son centre ; entrouvert, brisé à quelques endroits, il n'augurait que de mauvaises choses pour la suite. Quand à l'encapuchonné, il n'était pas là. Ou alors il était bien caché.

« Bon, tu te caches où la bestiole ? Qu'on me foute l'épreuve au plus vite pour que je sorte d'ici rapidement ! J'en ai marre de cet endroit. »

Elle n'eut pour réponse qu'un grondement sonore, avant qu'une main décharnée ne la saisisse au niveau de l'épaule pour la projeter plus loin. Telle un fétu de paille, la jeune femme s'envola sans résistance pour aller s'écraser contre un tas de vases canopes dont les bris de terre cuite entaillèrent la peau de la violoniste. Sonnée, elle peina à se redresser alors que le monstre qui s'en prenait à elle s'approchait d'un pas lourd, qui résonnait dans la salle. Entourée de bandelettes, La momie – ainsi décida de l'appeler Lena – avait la peau violacée, couverte de cloques purulentes, d'où s'échappait un liquide jaunâtre à l'odeur particulièrement insoutenable. Son visage, à demi-pourri et en lambeaux, n'était qu'une infâme bouillie d'où s'échappait un œil dont le nerf pendait lamentablement. Quelques dents noires et pointues, et surtout, une salive, qui en entrant en contact avec le sol, y créait des trous, ce qui n'avait rien d'engageant. Et pour couronner le tout, la bestiole était massive ; elle mesurait plus de deux mètres au garrot, et devait bien peser dans les cent vingt kilos. Le genre de créature avec laquelle on ne voulait pas tenter le câlin. Ou pire, la baffe. Dans les deux cas, le résultat serait mortel pour la pauvre victime. En tout cas, Lena était abasourdie devant son adversaire, et encore un peu sonnée, elle recula en rampant à moitié pour éviter un nouvel assaut, qui ne tarda pas à arriver. Qui se présenta sous la forme d'un coup de poing qu'elle n'évita que par un plongeon malencontreux qu'elle accomplit en trébuchant, s'éclatant la tronche par terre. Elle qui voyait déjà des étoiles, elle avait la voie lactée entière autour d'elle maintenant. Et l'autre qui continuait de grogner et qui préparait déjà sa prochaine attaque... Il fallait réagir ! La violoniste se saisit maladroitement de son violon, et prononça tout aussi difficilement les paroles pour lancer une note de flamme dans le poitrail de la créature, qui l'encaissa sans broncher ; la chair avait été brûlée, les bandages tombaient en lambeaux, mais la momie ne semblait pas souffrir plus que ça. Et en plus elle était indolore ? Mais bordel, ils avaient quoi dans le cerveau les concepteurs de ce parc à part de la moule en gelée ?

Courir. C'était tout ce qu'il restait à la jeune femme dans cette situation. Fuir avant que cette bestiole ne la broie d'un coup de poing. Ses attaques seraient sans effet, et de son point de vue, elle aurait pu lui trouer le bide que la momie aurait continué d'avancer. Elle n'avait pas d'autre alternative que de se barrer à toute vitesse, et chercher une sortie. Mais bon sang, il faisait noir comme pas possible ici ! Il y avait des obstacles partout, des trucs coupants au sol gros comme un hachoir de boucher, et le sol était troué de partout. Pas vraiment pratique pour la course donc. Et Lena n'ignorait pas la douleur comme l'autre derrière lui. Il avait vraiment de la chance cet enfoiré de zombie ! Mais pas le choix, il fallait y aller, car la momie reprenait sa position pour frapper. La violoniste bondit en avant, et s'élança dans le couloir qui était à l'opposée, secouée par l'impact de l'attaque manquée du zombie qui retomba sur le sol en le fissurant d'un coup. Un bruit d'éboulement, des vases qui se brisent dans tous les sens, et la jeune femme qui accélère pour se sortir de là au plus vite ; elle manqua de trébucher à plusieurs reprises, s'égratignant sur les objets coupants qui gênaient son cheminement des plus maladroits. Et l'autre continuait de frapper dans tous les sens, à un tel point que le mur s'effondra sur lui-même, bouchant le chemin derrière la manieuse ; elle l'avait échappé belle. Et au loin, de la lumière indiquait qu'elle avait atteint l'étape suivante ! C'est donc soulagée, et épuisée qu'elle sortit de ce couloir sombre, prête à découvrir la suite des épreuves qui l'attendaient.


[HRP : désolé plus court que d'habitude ^^']
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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Lun 25 Mar 2013 - 22:25
Le combat qui s’offrait devant les yeux de la créature du Royaume Obscur était assez divertissant. Bien que le début ait commencé de manière très molle, ce fut une montée en spectacle de plus en plus intense. La Voyageuse se débrouillait très bien et Shad changeait souvent de position sur son siège. Non pas qu’il s’ennuyait, ou qu’il voulait absolument trouver la position la plus confortable qu’il pouvait trouver, non. Il s’excitait tout seul. Pourquoi, me demanderiez –vous ? La réponse était pourtant très, très simple, lorsque l’on connaissait un minimum le loustic : Il avait envie. Oui, il avait de plus en plus une forte envie de se jeter dans le combat pour déchiqueter la chair de la Voyageuse, la réduire en bouillie à coup de griffes et de boules d’ombre, de la tuer lentement et avec une certaine minutie violente avec plein d’effusion de sang. Ce qu’il voulait faire, après l’avoir épuisée totalement à coup de griffes, c’était lui trancher chaque membre un par un et la faire crier de douleur pendant que lui se délecterait à l’entendre. Il ne possédait bien entendu aucun pouvoir lui permettant d’amputer proprement les membres de cette Voyageuse, mais peu importait à Howl, il se faisait un film sanglant dans sa tête tout en observant les mouvements de sa « victime mentale » qui luttaient contre les tableaux. Tableaux qui, soit dit en passant, n’étaient pas très futés. Au lieu de l’attaquer tous en même temps de tous les côtés de manière organisée, ils agissaient de manière disparate, presque chacun à leur tour, pour se faire poutrer lamentablement par cette fille.

Etrangement, et l’ombre n’aurait jamais pu prévoir cela, un peu avant la série d’insultes, il remarqua que les vêtements de la jeune femme se dissolvaient avec l’acide de la salive des têtes présentes sur les horribles tableaux. Ce qu’il n’avait pu prévoir, c’était que cette dissolution éveillait chez lui d’autres instincts malsains. Non pas qu’il soit attiré par un corps mis à nu, mais prenez plutôt cela dans un contexte différent. Pour Shad, son manteau représente un rempart contre pas mal d’agressions extérieures : Lumières, coups, poussière, etc. Donc le fait que cette manieuse perde peu à peu sa couche de vêtements était vu par lui comme une perte progressive d’un de ses moyens de défense. Il se trompait un peu car il ne savait pas que les habits humains ne sont pas tout à fait faits pour ça généralement, mais ça ne lui venait pas à l’esprit. Le corps de la jeune femme « s’affaiblissait » devant ses yeux encore plus rapidement sans cela et ça donnait à l’être des cauchemars une quasi-irrépressible envie d’aller la déchiqueter. Il n’avait plus seulement envie de la voir souffrir, ce n’était plus assez satisfaisant, il avait envie d’être acteur dans cette souffrance, être celui qui lui fera, après de nombreuses tortures, rendre son dernier souffle. À ce qu’il avait envie déjà de faire et décrit plus tôt, il voulait lui arracher le visage avec ses dents. Comprenez bien que cette créature n’a aucune attirance sexuelle pour quoi que ce soit, donc il ne fait pas cela ni parce que c’est spécialement une femme ou pour détruire de la beauté ou un concept du même genre, non. Il fait ça pour assouvir ses instincts de créature cauchemar les plus primaires.

C’est alors que la Voyageuse hurla une phrase pleine de jurons pas vraiment fait pour les oreilles innocentes –mais quelles oreilles vraiment innocentes iraient se balader dans un endroit pareil de leur plein gré ?- et cela offrit un peu de satisfaction à Shad, bien qu’il ne fût pas un acteur direct. Un cri, il avait entendu un cri –même plein de jurons- de la part de sa -peut-être- future victime venant du plus profond de son âme et cela lui titilla les « papilles gustatives de l’horreur » ou tout autre appareil qui lui servait à se nourrir de la peur, de l’horreur, du désespoir ou autre sentiment désagréable. Cette dose était extrêmement diffuse dans l’air, mais cela suffit à garder Howl sur son strapontin.

Il remarqua, depuis sa place, que la Voyageuse lui avait adressé un regard détaillant rapidement son expression faciale, qui se résumait en un large sourire mauvais, qui pouvait simplement être interprété par de l’amusement, même si c’était bien, bien plus que cela. La jeune femme, après une pirouette digne des plus grands cirques, avait la tête ensanglantée, appuyée contre un mur, presque à la merci de l’ombre, si cette dernière n’était pas à l’opposé de la largeur du couloir. Il avait plus qu’apprécié le spectacle, mais ne dit rien lorsque l’autre fit un commentaire sur ce qu’il avait –ou n’avait pas- fait. Dès que la Voyageuse commença à grimper les marche après l’avoir passé sans attendre une quelconque réponse. L’être des ténèbres repartit dans les coursives secrètes et emprunta un ascenseur silencieux pour devancer la Voyageuse afin de se retrouver pour la prochaine épreuve encore dans la même salle et profiter du spectacle. Un peu avant que le couloir soit hors de portée auditive, il put entendre le cri d’horreur du candidat passant juste après l’autre Voyageuse. « Zut ! » pensait-il, « J’ai manqué un peu de spectacle. » Puis il réfléchit. « Mais cette Voyageuse peut m’en offrir plus, bien plus ! »

Il arriva au niveau du choix des portes mais il était trop tard, elle s’était déjà engagée dans un des couloirs et Shad ne pouvait donc plus la suivre ainsi. Il continua par le chemin de l’équipe de gestion, façon VIP, et arriva dans une salle bien éclairée. Cela ne lui plut pas, mais il décida quand même d’y attendre la Voyageuse. La pièce était très vaste, avec six piliers dont un complètement détruit sur la droite qui la soutenaient. En son centre, se trouvait un cercle très sombre avec posé dessus, une moitié de corps sanguinolente. Howl s’en approcha donc sans méfiance, et beaucoup savent qu’il n’aurait peut-être pas dû. Il ramassa le corps de la précédente victime et s’aspergea le corps du sang qui coulait de la troncature de l’apparente partie basse d’un corps de jeune homme. Peu après, il entendit des bruits de pas venant dans sa direction. Il posa le morceau de corps par terre et se tourna lentement vers la porte d’entrée pour voir débarquer la Voyageuse qu’il appréciait tant par son « sens du spectacle. » Une fois qu’il vit qu’elle l’avait remarqué, il s’apprêta à ouvrir enfin la bouche pour la première fois. Mais l’énorme cercle sous ses pieds trembla et le mit à terre pitoyablement, le laissant sans voix. Il roula sur le côté à mesure que le cercle s’ouvrait en deux comme une porte à gonds et fit une acrobatie pour ne pas se faire aplatir par le battant de la geôle. Car oui, il s’agissait d’une prison, et cette prison venait de libérer son détenu.

Il s’agissait d’une nouvelle immondice, ou plutôt d’un bras seulement d’une immondice. Ce bras faisait au moins trois fois l’épaisseur de Shad et la jeune humaine réunis et était assez long pour couvrir une surface assez conséquente de la salle. Complètement sonnée, la créature du Royaume Obscure était contre le mur à regarder sans pouvoir bouger ce bras sortir du trou. On pouvait entendre à ce moment là sortir de la cellule :

- Faim… broyer… déchiqueter… Viens… viens à moi… c’est ta destinée…

Sur ces paroles criantes de sagesse, le bras frappa au hasard non loin de la jeune femme et balaya une partie de la salle à la recherche d’une victime à démembrer. Dans le fond de la salle, se trouvait une lourde porte fermée et impossible à ouvrir pour le moment, à moins d’avoir une force brute seize fois supérieure à celle d’un humain très fort. Le mécanisme d’ouverture était réglé pour que la porte ne se déverrouille que si la prison était fermée, laissant une petite porte s’ouvrir pour laisser passer le vainqueur. Le bras de la créature était assez proche d’un bras de Hulk en proportions, mais bleu de putréfaction –et puant tout comme- et avec des demi-crânes à la place des ongles. La suite de l’aventure était sur le point de se faire.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Dim 31 Mar 2013 - 20:47
L’univers auquel faisait face Lena à présent était encore totalement différent de ceux qu’elle avait traversé avant ; après l’entrée de donjon, les catacombes, le couloir de château hanté, le tombeau de pharaon, là elle se trouvait dans l’équivalent du hall de l’immeuble dans Matrix où Neo et Trinity affrontaient des programmes hostiles pour aller sauver Morpheus, prisonnier de Smith. Il y avait là des rangées de piliers en béton, fissurés par souci de détail décoratif dans cette gigantesque maison hantée dont le réalisme improbable était digne de n’importe quel film d’horreur de série B. L’un de ces piliers était détruit, et le cadavre sanguinolent coupé en deux devait bien en être en partie responsable, si ce n’est la victime de la bestiole responsable de ce carnage. Le tout n’augurait rien de bon, surtout ce sempiternel silence qui accompagnait les instants précédant toute attaque de monstre. Putain, z’étaient obligés de foutre une ambiance pareille dans cet endroit ? La violoniste avait passé seulement une heure dans cet endroit, et déjà elle en avait marre. D’ailleurs, histoire d’ajouter au chiant de la situation, l’autre bestiole qui la suivait depuis le début de la nuit était là, elle observait fixement le tronçon ensanglanté de corps qui reposait au sol, sur une sorte de cercle noirci, et jouait avec, dans un spectacle des plus horrifiques, le genre de scène dont se serait bien passée la manieuse ; et en plus, elle était cannibale ! Vlà le portrait tiens.

M’enfin, cette scène ne dura pas très longtemps, car la bestiole reposa son jouet lorsqu’elle remarqua la présence de la voyageuse, et se mit à l’observer fixement de ses iris rouge sang, avant d’ouvrir ce qui semblait être sa bouche, peut être pour prendre la parole, mais n’eut pas le temps d’aller plus loin, car le sol se mit à trembler, et le cercle sur lequel reposait le reste de cadavre se souleva, dévoilant un passage vers un abîme qui n’avait rien de rassurant. Une créature en sortit, dans un bruit de chaînes qui se frottaient sur la paroi que devait grimper l’ex-détenu. Mister noir roula sur le côté pour éviter de finir applati par l’un des battants d’acier du portail. Et merde ! Cet abruti venait de délivrer un monstre sanguinaire juste pour s’amuser, monstre qu’ils auraient très certainement au cul à peine sorti, et vu l’état dans lequel avait fini le dernier visiteur, Lena n’avait pas réellement envie de s’y frotter. Elle le savait, elle manquait clairement de puissance, et son endurance n’était pas des plus élevées. Et alors qu’un bras dont l’épaisseur démesurée fit son apparition, accompagné d’un cri guttural, la jeune femme se mit aussitôt à observer la salle autour d’eux, tous ses sens en alerte. Heureusement, la bestiole semblait relativement lente dans son ascension, ce qui permettait à la violoniste de se préparer, et surtout lui donnait déjà une information importante sur le plan stratégique ; et quand on voyait la taille du membre de la créature déjà à l’extérieur, il était certain que la stratégie allait avoir un rôle prépondérant. L’autre en bas était sonné contre un mur, tandis que le bras déjà à l’extérieur balayait la salle de toute sa longueur en quête de victimes. La peau était bleuâtre, puante, couverte de cloques, de cicatrices, de coutures. On pouvait distinguer ça et là des bouts de peaux de couleurs différentes cousues par-dessus les chairs pourries ; un agglomérat de bestioles en tout genre que l’on avait construit dans le seul but d’en faire l’immondice la plus horrible possible. Ajouté à cela une épreuve du plus mauvais goût, dont l’intitulé s’était présenté à eux sous la forme d’un panneau porté par une sorte de chauve-souris dont le cri était plus proche du rire narquois que de celui que l’on attribuait d’ordinaire à ce genre d’animaux :

Deux portes, l’une donne vers l’enfer, l’autre un enfer également, mais où la vie n’est qu’un concept né pour nourrir le monstre, la chose que vous avez libérée. Si l’une est ouverte, l’autre est fermée.


Génial. Donc la porte de sortie à l’autre bout de la salle, qui paraissait extrêmement lourde, faite d’acier, solidement fixée à ses gonds, ne s’ouvrirait qu’à condition de trouver le moyen d’enfermer à nouveau cette bestiole dans son antre ? Bon sang… Ils pouvaient pas mettre des défis un peu plus simples ? Ou alors tous les VIP de ce parc crevaient jeunes, parce que dotés d’un sens peu commun du suicide. Frôler la mort une bonne centaine de fois dans la journée, voire ne pas faire que la frôler pour certains, passer par les zones les plus glauques possibles, entre discuter avec la momie locale et une espèce de fusion entre un sac à patates et un zombie, dont les dents jaunâtres n'étaient que le prémice d'une odeur fétide, de cadavres dévorés récemment pour certains, beaucoup moins pour d'autres. Non, décidément, ce n'était pas le délire de la jeune femme, qui aurait volontiers laissé cela à n'importe quel geek puceau prépubère fan de jeux d'horreur. Elle voulait en finir au plus vite, mais au vu de la taille de la bestiole, cela risquait d'être bien plus ardu qu'elle ne le pensait ; La créature – surnommons-la telle que le fit Lena en croisant l'espèce de sac qui lui servait de tête « monstros » - occupait bien le quart de la salle de sa simple stature, qui l'obligeait d'ailleurs à se pencher pour ne pas se prendre le plafond. Ses longs bras, qui se terminaient par des excroissances osseuses qui n'avaient rien de rassurant et évoquaient de sinistres tentacules, étaient musclés, et nul doute qu'une seule de ses attaques saurait transpercer le corps de n'importe quel humain lambda, le tout en bâillant et en pensant déjà au prochain repas. Tranquille pépère. Beh justement, la manieuse ne l'était pas, car à peine eut-elle fait ses premières observations quand à l'aspect on ne peut plus monstrueux de son nouvel adversaire que ce dernier, apparemment pressé de faire connaissance avec sa nouvelle victime, balaya d'un coup de griffe les marches de l'escalier sur lesquelles se trouvait la violoniste ; surprise, elle ne put que chuter avec le morceau entier d'escalier qu'emporta monstros avec elle. Bordel ! Elle ne l'avait même pas vu venir. Bon en même temps, elle avait passé son temps à l'observer alors que le monstre sortait tranquillement en psalmodiant des menaces des plus lugubres. En revanche, le message était clair, elle avait faim, et son repas était sous ses yeux, à portée de ses bras. Elle n'avait qu'à tendre les griffes pour se faire des brochettes instantanées, fantastique perspective somme toute.

L'autre était toujours dans les pommes, et même si monstros avait décidé de cibler Lena, et que la jeune femme ne portait pas particulièrement dans son cœur la bestiole, pour ne pas dire qu'honnêtement elle hésitait à la laisser crever ici, son honnêteté maladive l'obligea à courir dans la direction de la bestiole et de la projeter en l'air avec un wind opera pour lui faire éviter le coup de griffe du zombie géant qui balaya toute la zone. Elle bondit pour l'éviter également, et hurla à l'intention de son camarade de fortune :

« Hé toi l'espèce de bestiole noire bizarre là ! T'as intérêt à te bouger le cul si tu veux pas crever ! »

Un nouveau souffle de vent lui indiqua que monstros repartait à l'assaut, et elle ne dut sa survie à cette attaque que grâce à un réflexe de survie qui la fit sauter sur le côté, tandis que les griffes de la créature transpercèrent les dalles de pierre sur laquelle elle achevèrent leur trajectoire. Pas le choix, il fallait trouver le moyen de l'attaquer, histoire au moins de l'empêcher de continuer à frapper dans tous les sens comme elle le faisait. La première chose à faire était de trouver une position pour l'attaquer sans qu'il ait le temps de réagir avec ses énormes bras. A courte portée, elle serait sûrement gênée par la taille de ses bras, en revanche, Lena ne doutait pas que sa mâchoire dispose de réflexes suffisants pour dissuader n'importe quel quidam qui aurait l'idée saugrenue de s'approcher en pensant disposer d'un avantage sur le monstre. Un assaut par derrière était à tenter, à condition que l'on soit capable d'esquiver l'appendice garnie de pointe qui ornait l'arrière de la créature. La manieuse soupira ; il n'y avait pas de réel point faible visible dans son champ de vision, pas plus en dehors. La seule solution serait donc de lui courir autour et d'éviter les attaques en lui tirant dessus à tout va. Un rush mortel, des tentacules griffues, des pointes, des dents, il fallait passer à travers tout ça et mettre à mal la bestiole pour la contraindre à retourner dans sa putain de prison.

Seconde étape, passer à l'action. Maintenant qu'elle avait déterminé son plan d'attaque, on ne peut plus bancal mais elle avait l'habitude, elle devait se mettre à courir. Courir, un verbe qui revenait un peu trop souvent dans le vocabulaire de la voyageuse depuis qu'elle avait vaincu sa peur. Se dire que les trois quart de ses actions consistaient à éviter, fuir, s'éloigner de la cible revenait à définir à quel point le moindre caillou de ce monde en devenait potentiellement une bombe atomique dans l'esprit de n'importe quel être humain. Toutes les bestioles étaient capables de vous tuer, certaines de manière régulière, d'autres pour défendre leur royaume, d'autres encore simplement parce que vous vous êtes trouvés sous le pied d'un colosse qui n'a pas fait gaffe à vous. Même les plantes pouvaient vous tuer. Si cela pouvait se vérifier dans une certaine mesure dans le monde réel, les rêves et cauchemars des gens rendait la chose totalement disproportionnée à Dreamland ; ce monde était intéressant, il représentait des aspects intéressants sur bien des points pour la jeune femme, mais il fallait bien l'avouer, elle en avait plein le cul de courir toutes les nuits et de voir sa vie défiler. Loin d'être une héroïne aux pouvoirs surabusés doté d'une force hors du commun elle tenait plutôt de l'humaine rachitique lambda qui savait foutre des baffes et courir en hurlant. Bon, peut être un peu plus forte qu'une femelle basique de son espèce, elle avait de quoi tenir tête aux gros lourdauds dans le métro et n'importe quels autres endroits garnis de weshs, gothiques, et autres ethnies sociales diverses. Mais elle n'avait jamais eu à faire face à des zombies hulkesques, et ça c'était totalement différent de n'importe quelle baston de métro. Autant avec un clodo qui tente de te racketter, à partir de l'instant où vous savez où frapper pour faire mal et qu'ils ne sont pas trop nombreux, vous pouvez vous en sortir – sauf si votre force est digne d'un rat mort dont il ne reste presque plus rien du cadavre. Bref, elle avait une force physique certes développée pour une humaine, mais à peine suffisante dans le monde onirique pour faire une caresse à un monstre tel que monstros. Une première tentacule arriva d'ailleurs dans la direction de la violoniste en guise de signal de départ pour fuir. Le choc provoqué par la rencontre entre le bras du monstre et le sol la déstabilisa pendant quelques secondes en provoquant une légère tétanie de ses muscles, et lorsqu'enfin son corps accepta de repartir, elle dut bondir en l'air pour esquiver un coup de griffe qui partait pour lui faucher les jambes. Aussitôt, elle se laissa retomber sur l'appendice, qui en fut à peine écrasé avant que monstros ne la balance contre le mur d'en face. Elle eut le temps de réagir avec une bourrasque, qui limita l'impact, et se releva ensuite en faisant fi de la douleur qui lui tiraillait le dos. Cette saloperie frappait fort en dépit de la lenteur de ses mouvements... Nouveau bond sur le côté pour éviter de finir en crêpe, même si optionnellement son corps supportait mal ce brusque enchaînement d'efforts physiques pas vraiment habituels ; bondir, courir, prendre un coup, sauter, encore courir, utiliser une technique. Bon dieu, cette saloperie n'avait aucune faiblesse ou quoi ? En désespoir de cause, elle plongea alors en avant en créant une mélodie de feu qui s'envola droit vers la tête de la créature. Cette dernière n'esquiva même pas ; l'explosion de faible ampleur avait à peine noirci son visage. En revanche, avant que Lena n'ait le temps de se plaindre encore devant cet ennemi immortel, monstros poussa un hurlement guttural et se courba en arrière en se couvrant le museau ; le feu avait-il un effet quelconque sur ce monstre ? Peut-être qu'avec une flamme d'ampleur suffisante, le monstre serait contraint à regagner sa geôle où il était plus qu'à sa place, permettant ainsi à la jeune femme et son comparse improvisé de passer à la salle suivante...

Mais pour cela, il ne fallait pas qu'elle agisse seule ; elle avait besoin de la collaboration de l'autre bestiole. Enfin, leur vie était en jeu, la manieuse ne doutait pas de l'adhésion de noireaud à son plan. Elle se mit donc à son niveau pour lui expliquer ce qu'elle attendait de lui :

« Bon, je t'apprécie pas particulièrement, mais je tiens à sortir vivante d'ici, donc je vais avoir besoin de toi. Pis comme je pense pas que tu veuilles crever ici, autant que tu participes ! Alors tu vas aller me chercher ces torches là, accrochées au mur. Moi je m'occupe de distraire la bestiole, elle a l'air de s'intéresser seulement à moi pour le moment. Dès que tu les as chopées, tu me préviens, et j'utiliserai ma mélodie de feu, le mélange des deux devrait effrayer suffisamment monstros pour qu'il rentre dans son caveau. Compris ? »

Sans prendre la peine de s'assurer que son collègue de fortune ait compris le plan, la jeune femme s'élança et repris son manège à tourner autour du zombie géant en le harcelant à coup de bourrasques aussi efficientes que si vous souffliez sur un mur en béton, mais qui avaient au moins le mérite de déstabiliser la bestiole pendant un dixième de secondes. Elle ne perdait pas de vue son idée, attendant impatiemment que la créature ait accompli sa mission, qui n'était pas des plus difficiles, esquivant comme elle pouvait les tentacules, avant qu'une voix ne lui confirme que l'objectif était atteint, et que les deux torches arrivaient dans la direction du monstre. Parfait. Lena laissa un sourire se dessiner sur ses lèvres, et bondit en arrière pour avoir les deux bâtons enflammés dans son champ de vision, alors que la créature se recroquevillait sur elle-même en poussant des cris effrayés. Priant pour que son idée fonctionne, la violoniste envoya deux notes de flamme sur les torches, qui, en explosant, déchaînèrent deux paires de flammes qui apparurent juste devant monstros ; l'effet fut immédiat, et le monstre, brassant l'air de ses griffes en détruisant au passage plusieurs piliers et manquant de décapiter la manieuse, regagna sa geôle avec des hurlements de protestation. Aussitôt le portail refermé, un clic indiqua que la porte au fond de la salle venait de s'ouvrir. La salle suivante les attendait. Lena, le souffle court, en sueur, se dirigea vers cette potentielle sortie, espérant secrètement qu'ils n'auraient plus d'autres épreuves à connaître dans cette maison hantée à la con. Les battants de métal s'ouvrirent alors que la jeune femme aux cheveux verts s'en approchait ; derrière, l'obscurité était totale, et il était impossible de distinguer ce qu'il y avait à l'intérieur de ce nouvel espace. En revanche, une chose était sûre, ils n'en avaient pas fini.

La manieuse s'avança , et à peine eut-elle posé le pied dans la salle qu'une rangée de torches s'alluma, dévoilant un bateau ; le pont d'un bateau sur lequel se trouvaient les deux cibles de la nuit. Quand à l'océan sur lequel il reposait, il était impossible de le distinguer ; seul le bateau était éclairé. Il y avait un mât détruit, dont l'autre moitié reposait lamentablement sur la moitié du pont où ne se trouvaient pas nos deux comparses, les restes d'une cabine, un escalier qui devait certainement conduire à une cale qui ne devait pas être dans un état des plus glorieux. Et bien évidemment, comme dans toutes les salles de ce maudit château hanté, le silence y était total, ne permettant pas d'identifier de façon claire le danger qui allait leur tomber dessus. Par contre, les créateurs de ce parc savaient innover dans le stress crée par leurs attractions ; La porte derrière eux se referma aussitôt et s'évapora dans une obscurité pénétrante, et un panneau descendit pour leur indiquer :

« La légende du Kraken,
de tous les marins,
seuls ceux ayant le courage de plonger au cœur de leurs problèmes
sauront résoudre l'énigme et survivre. »

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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Mer 18 Sep 2013 - 16:00
Shad était encore dans les vapes lorsque la bourrasque vint le soulever juste avant que la bête ne lui arrache l’entièreté du corps. Cette action le réveilla en sursaut et il tenta de se rétablir sur ses membres postérieurs et il réussit en agitant les bras comme un demeuré. La réplique de la voyageuse au violon tonna dans le crâne de Howl comme quelqu’un avec la gueule de bois. Il se ressaisit et… alla marcher tranquillement derrière la créature avant de s’installer confortablement contre un mur. Ce n’était pas lui qui était visé par l’énorme monstre, mais bien elle, il n’avait que faire de cette stupide voyageuse qui venait de lui sauver la vie… qui venait de lui sauver la vie… lui sauver la vie… sauver… la vie… la créature cauchemar se gratta le crâne à défaut de pouvoir réfléchir profondément sur cet état de fait.

Comme la jeune femme lui avait sauvé la vie, l’ombre ne pouvait pas la laisser crever comme ça. Il se tiraillait maintenant entre sa promesse et cette dette. Même s’il était une créature cauchemar, il n’allait pas rester de marbre face à quelqu’un qui venait de lui sauver la vie. En fait, cette action avait complètement bouleversé la façon de penser de l’être du Royaume Obscur. Lui qui se disait toujours contre la plupart des voyageurs, il venait d’être déshonoré, déjà et en plus, il avait une dette, quelle honte ! Il avait fait une promesse au type de vers l’entrée, mais Shad était une créature cauchemar, alors il n’était pas obligé de respecter cette promesse. Après tout, si sa promesse le faisait tuer, ça ne servait à rien et il aurait bien honte devant son petit voyageur sans pouvoirs –Même si mort, il ne pourra plus le voir mais il ne faut pas lui dire…- Il réfléchit encore un peu. Cette voyageuse semblait, d’après Howl, s’amuser avec la créature titanesque et cela semblait bien plus drôle que de la regarder faire. Tentation, divine tentation, toi qui tirailles ce pauvre bougre, insiste un peu plus pour qu’il passe enfin à l’action.

La voyageuse s’était presque faite étaler contre un mur et cette nouvelle expression de douleur sur son visage donna l’occasion à cette imbécile de créature cauchemar de passer à l’action, quittant son mur pour se diriger vers la créature. Il avait envie de l’accompagner, non pas pour la sauver, mais parce qu’elle se défendait bien tout en offrant à l’être des ombres ce qu’il aimait tant : Des gémissements, des cris et des signes de douleur. Cette source ne devait pas tarir aussi rapidement, c’est pourquoi l’ombre accepta d’aider la jeune voyageuse lorsque celle-ci lui fit part de son plan.

Il fallait juste décrocher ces torches et les envoyer sur la créature ? Facile comme tout. Il n’y avait que deux torches pour éclairer la salle, alors la créature tout de noir vêtue alla se diriger au pas de course vers les colonnes sur lesquelles les torches tant convoitées par la voyageuse reposaient et s’y accrocha à l’aide de ses griffes d’ombre, qui lui permettaient de se tenir sans grande difficulté sur la surface très rugueuse des colonnes. Il décrocha la première avec une aisance folle et sauta par terre pour foncer vers la deuxième. Un retour de queue vint manquer de l’assommer pour de bon, mais il glissa par terre dans un magnifique tacle et reprit sa course aussitôt. Il grimpa avec un peu plus de difficulté sur la deuxième colonne, vu qu’il avait une main occupée –il ne pouvait se permettre de laisser la torche à portée du monstre.- Il y parvint en quelques secondes car il avait tout de même une certaine habitude de grimper pour fuir certains voyageurs et se mettre en hauteur pour les observer dans l’ombre.

- Attrape !

Cria-t-il de sa voix rauque à l’attention de la voyageuse en lançant de toutes ses forces les deux torches, lui faisant perdre l’adhérence nécessaire pour rester accroché sur la colonne et il tomba à la renverse avant de fondre dans l’ombre au dernier moment pour ne pas s’exploser au sol, maintenant que la torche ne chassait plus l’obscurité à cet endroit. Mais Shad ne vit pas la superbe déflagration causée par l’alliance de sa technique et des deux torches, mais il entendit la créature reculer en geignant avant de retomber dans ses geôles. Howl reprit rapidement sa forme initiale pour ne pas que la voyageuse remarque cette capacité chez lui et alla se placer derrière elle au moment où elle passa la petite porte ouverte sur la grande dans un grincement sinistre, flattant l’oreille de la créature cauchemar.

Devant eux se trouvait un bateau, à en juger par la forme qui se dessinait dans l’obscurité. Shad pouvait voir dans le noir aussi simplement, voire même mieux, qu’en plein jour. Le seul hic est qu’il voyait tout en échelle de rouge. Donc le bateau était rouge et l’eau autour aussi, mais en plus foncé. Il pouvait voir dans le fond quelque chose de pas très, très réjouissant alors il décida d’ignorer cela et de continuer à suivre la voyageuse. Il regardait le creux de son dos sans vraiment d’arrière-pensées humaines, mais par contre, il se disait… qu’elle était à sa merci pour une attaque surprise ! Il se prépara à la griffer lorsqu’il se ravisa : Elle lui avait sauvé la vie, ça ne serait pas poli. Ouais mais la politesse, l’ombre s’asseyait dessus ! Il se prépara donc encore à l’attaquer en levant ses deux bras lorsque les lumières éclairèrent le bateau une fois qu’ils eurent monté dessus. Shad baissa rapidement les bras comme la voyageuse détaillait les environs fraichement découverts –environs que Howl avait, bien entendu, détaillé bien avant elle.- Il fit semblant de rien et porta son attention sur le panneau qui descendait à mesure que la porte derrière eux se refermait. Le panneau, l’ombre ne savait pas le lire, en revanche, il savait qu’une grosse merde allait leur tomber sur le soin du nez dans pas l… maintenant, en fait.

L’eau se mit à frétiller peu après la lecture des écrits par la voyageuse et une tête horrible vint se dessiner sous la surface de l’eau, en sortant progressivement de là. Puis, des petits tentacules vinrent s’agripper au galion amoché et des beaucoup, beaucoup plus gros vinrent frapper vers les deux comparses de fortune qui devaient esquiver s’ils ne voulaient pas mourir réduits en purée. La créature cauchemar pesta en plongeant sur le côté. Il fallait qu’il se cache et pour ça, il fallait qu’il détruise ces lumières à tout prix. Il ne savait pas si ça allait marcher, mais ça valait le coup d’essayer, d’après lui.

Il se mit à sprinter vers une première lumière et, dans un autre tacle glissé, passa sur le gros tentacule du Kraken, qui ressemblait à celui du « Choc des Titans » mais en plus petit, genre un tiers de la taille de l’original du film. Dans un cri bestial, l’être des ténèbres planta ses griffes dans la lumières et tira un gros coup dessus pour l’arracher. La lumière s’éteignit après avoir lancé des petites gerbes de flammes un peu partout et la créature cauchemar la balança dans l’eau. Le Kraken se stoppa un petit moment pour regarder Shad faire puis reprit de plus belle, comme s’il était complètement dépité et enragé par l’action plus que débile de l’être obscur. Ce dernier n’en tint pas plus compte que cela et se dirigea vers la seconde lumière ; plus que 10 à arracher dans les environs pour pouvoir se cacher ! La seconde n’opposa pas plus de résistance que la première, mais commença à enflammer le bateau à cause des gerbes de feu qui l’avaient touché. Howl réfléchit comme ça lui arrivait peu souvent et arriva à la conclusion que ce n’était pas la bonne méthode. Un nouveau coup de tentacule le fit dégager très loin, jusqu’à l’encastrer dans un pan de bois de la cabine, lui remettant les idées en place. Il se désincrusta et vint aux côtés de la voyageuse qui esquivait encore une frappe de tentacule qui avaient doublé en nombre parce que les deux êtres étaient au même endroit. Dans son saut, l’ombre ceintura la voyageuse et l’emporta avec lui dans l’eau derrière le galion. Il lui glissa en l’air :

- Ce bateau n’est pas le meilleur endroit pour combattre cette chose. Mais je vais couler, je ne peux pas nager.
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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Jeu 19 Sep 2013 - 20:50
Bien, à présent, ils n'avaient pas vraiment d'alternatives. Entre la porte qui avait disparu, l'eau partout autour dont la couleur vermeille était tout sauf engageante, l'odeur acre qui régnait dans l'espèce de caverne où ils avaient atterri, et ce message qui leur prédisait tout sauf la tranquillité, ils n'avaient plus vraiment d'autre choix que d'attendre que l'épreuve leur tombe sur la gueule. Lena aurait apprécié de pouvoir éviter les ennuis cette fois-ci, mais malheureusement, le destin, et à plus forte raison le créateur de ce parc et des attractions sûrement toutes plus délirantes les unes que les autres semblaient prendre un malin plaisir à mettre des bâtons dans les roues de la vie jusqu'ici si bien huilée de la violoniste. Un gros soupir, et elle s'adossa à la rambarde – du moins ce qu'il en restait de pas trop pourri pour pouvoir s'y poser sans tomber à l'eau – pour réfléchir un peu à leur situation, et surtout au message qui leur servait d'indice pour passer, elle l'espérait à la sortie de ce château. Mais elle n'eut pas énormément de temps pour penser à quoi que ce soit : plusieurs tentacules qui devaient bien atteindre l'envergure d'un éléphant adulte pour ce qui était de l'épaisseur s'écrasèrent contre le fragile pont de bois qui grinça douloureusement en accusant le coup, tandis que la manieuse tomba en avant et fit une belle roulade sous le choc. Alors le « kraken » de l'indice n'était pas un quelconque code ? Y avait bien une saloperie de poulpe géant juste en dessous d'eux qui allait les broyer entre ses appendices à ventouses jusqu'à ce que mort s'ensuive ? Lena manqua de rire devant l'absurdité de la situation, mais elle se retint en se rappelant que sa vie était en jeu. Et il était hors de question de mourir avant d'avoir vu Walter. Il n'était peut être pas loin... Et ce serait une véritable honte pour la jeune femme que de crever ainsi. Voyant l'ombre commencer à sauter dans tous les sens pour éviter tant bien que mal les lourds tentacules qui s'abattaient inlassablement sur le pont du navire qui menaçait de couler comme le reste du navire, la violoniste se mit à faire de même, utilisant parfois une note explosive pour blesser autant que possible la créature, sans que ça n'ait l'air d'avoir une effet quelconque. Et merde, comment était-elle sensée tuer un kraken ? Le monstre devait bien mesurer dix, vingt fois la taille de la jeune femme, et ses tentacules frappaient avec une force colossale ! Il restait au moins pour eux le fait que la créature attaquait relativement lentement, et de ce fait, ses coups étaient assez simples à éviter. Et tandis que la manieuse poursuivait tant bien que mal sa lutte acharnée pour éviter et frapper dans le même temps le gardien des lieux, l'ombre se mit à foncer à toute vitesse vers les torches de la salle pour les éteindre... Mais qu'est-ce qu'il foutait ? Dans le noir, ils n'auraient aucune marge de manœuvre, elle en tout cas ne pourrait rien faire ! Cette idée était stupide, que comptait-il faire exactement ? Et d'ailleurs, il n'eut pas longtemps l'occasion d'accomplir son petit manège, puisqu'un bon coup de tentacule l'envoya valser contre les restes de la cabine, l'assommant une nouvelle fois. Lena soupira, et projeta cette fois-ci plusieurs notes consécutives contre l'appendice qui s'éleva au-dessus de son « allié » pour le repousser, et cette fois-ci l'attaque eut son effet, puisque l'explosion creusa un trou de beau diamètre et la créature recula légèrement en poussant des cris gutturaux de souffrance, ramenant dans l'eau le tentacule blessé. Bon, c'était un seul sur tous les autres, mais ça restait toujours ça de pris.

En revanche, la suite fut beaucoup moins réjouissante, lorsque son camarade de fortune la ceintura à l'aide de ses griffes et bondit hors du bateau en direction de l'eau. L'idée la plus conne possible. Le kraken allait les tuer en un instant dans son milieu naturel bon sang... Et en plus de ça, il lui annonçait ne pas savoir nager ? On atteignait les sommets du pathétique là. Que comptait-il faire à présent ? Se noyer ? C'était un suicide en fait ! Et merde, elle était vraiment mal tombée avec cette bestiole. Déjà qu'elle ne la sentait pas depuis le début, trouvant notamment son aspect et son attitude des plus louches, se disant qu'elle était limite ici chez elle, elle en vint à penser que depuis le début ce pseudo-allié n'était là que pour la conduire à finir comme ça. Il devait y avoir des montagnes de cadavre là dessous qui avaient fini ici par la faute de cette ombre à la con. Saloperie... Elle l'aurait bien tabassé, mais elle doutait que dans l'eau ses coups aient un quelconque effet. Elle se contenta donc d'hurler un bon coup en insultant au passage la moitié des gens de son entourage, à commencer par Nezumi qui l'avait une fois de plus conduit dans une merde noire, mais n'eut pas le temps de s'épancher trop dans son discours cru, puisque rapidement, l'eau vint lui couper la parole, la contraignant à retenir un bon coup sa respiration. Le pire était qu'elle n'y voyait rien dans ces eaux sombres, et que de toute manière, elles étaient trop croupies pour espérer distinguer le moindre truc en dessous. Elle remonta, frigorifiée par la soudaine différence de température, et reprit un grand bol d'air avant qu'un tentacule ne s'abatte juste à côté d'eux, les envoyant faire quelques tours dans les vagues provoquées par chaque déplacement de la monstrueuse créature. La violoniste tira contre elle la créature qui lui servait d'allié pour l'empêcher de se noyer, et lança tant bien que mal une note explosive en direction de la créature pour tenter d'éclairer un minimum la zone autour d'elle, révélant quelque chose de surprenant : l'ombre était légèrement plus petite que prévu ! Elle repensa alors aux mots de l'énigme, qui lui conseillait d'explorer les choses plus en profondeur... Elle n'y avait pas songé durant ces dernières minutes, trop occupé à constater la mort lui arriver sur la gueule toutes les cinq minutes et à subir les affres des plans foireux de l'ombre, mais à présent, elle comprenait le sens de ses mots. Il y avait quelque chose de louche au cœur même du kraken, peut être fallait-il s'en approcher au maximum, se laisser avaler ? Cette idée fit frémit la jeune femme qui pensa que si son idée foirait, cela signifierait qu'elle allait crever dans l'estomac d'un putain de poulpe géant. Et cette idée n'était pas franchement des plus classes. Mais il fallait le tenter, ils n'avaient de toute manière pas des centaines d'options. Elle indiqua alors son plan à son allié :

« Bon, écoutes moi bien. Ce que je vais te dire va peut être te paraître dingue, mais je pense que pour passer à la salle suivante, il faut se laisser avaler par ce kraken. Il y a quelque chose de louche, le bas de son corps est trop plat pour être crédible... Libre à toi de me faire confiance sur ce coup là. »

Elle n'hésita pas une seconde, et malgré les tremblements incessants qui s'emparaient de chacun de ses membres alors qu'elle allait passer à l'action, elle décocha son violon et se projeta d'un seul coup dans la direction du monstre, qui, en voyant son repas s'approcher si promptement, ouvrit sans discuter son immense gueule pour aspirer cet être humain impudent. La violoniste n'avait même pas pris le temps de vérifier si l'ombre avait décidé de la suivre ou pas, elle avait simplement songé à son plan, et avait foncé droit devant sans réfléchir. Elle ferma ses yeux en même temps que la mâchoire de la créature se refermait, et attendit de voir ce qu'il allait lui arriver. Et il lui fallut plusieurs secondes de silence total et un brusque changement de température pour qu'elle se rende compte qu'elle n'était plus du tout au même endroit. La grotte et l'eau avaient laissé place à un simple aquarium devant laquelle elle était assise, et dans lequel un kraken miniature donnait inlassablement des coups contre la surface de l'eau, chassant d'imaginaires proies. Alors ce n'était qu'une illusion ? Une projection dont ils avaient été victime dès lors qu'ils avaient pénétré dans la salle ? Et l'autre là, il l'avait suivie ? En tout cas, il n'était pas avec elle. Peut-être avait-il déjà décidé de changé de salle, elle l'ignorait. Mais elle ne prit pas le temps de s'en soucier, pressée qu'elle était de quitter cet endroit sordide, et quitta prestement les lieux, franchissant les battants de métal qui se trouvaient à l'autre bout de la pièce totalement dénuée de décorations. Et lorsque l'obscurité de l'endroit laissa la place à la lueur du jour, et surtout à la mine entre la déception et l'admiration de la part de l'employé à la sortie de l'attraction mortelle, dont les premiers mots manquèrent de lui valoir un séjour pour le cimetière :

« Ho ho ! Alors nous avons une survivante du parcours spécial aujourd'hui ? Félicitations mademoiselle. Notre attraction vous a-t-elle plu ? Nous avons tout fait pour que votre amusement et l'adrénaline soient au rendez-vous ! »

Lena ne répondit pas, et se contenta de grommeler en hochant la tête, ayant envie de lui adresser une foule d'insultes toutes plus inventives les unes que les autres et de lui broyer la gorge jusqu'à ce que mort s'ensuive. Elle serra les poings, et tendit en tremblant son ticket, encore sous le coup d'une haine presque viscérale à l'encontre de tous ceux qui justifiaient la galère qu'elle devait traverser cette nuit-là. Le diablotin sautilla jusqu'à elle et posa l'une de ses griffes sur le symbole de la maison hantée qui noircit et se retrouva entouré d'un petit sceau portant la mention « accompli ». Une nouvelle attraction s'illumina alors, sur laquelle était inscrite la mention : auto-tamponneuses. Bon sang, rien qu'à voir ce nom,la jeune femme sentait déjà venir le défi à la con, quoique, au moins celui aurait le mérite de lui permettre de se défouler après toutes ces émotions, un peu trop au goût de la violoniste qui détestait chaque minute de plus qu'elle devait passer dans ce royaume horrible. Sans plus attendre, elle prit la direction indiquée par l'employé, traversant non sans difficulté une masse grouillante de visiteurs enjoués et pressés de passer au manège suivant, et passant devant divers stands à arnaques, entre les jeux de hasard sensés rapporter des prix fabuleux pour des chances plus que minimes, et les stands de nourriture de toutes origines, dont l'odeur autant que l'aspect rebutait quelque peu la jeune femme au palais habitué à être sensible. Certes on était dans un monde onirique avec pleins de bestioles bizarres, mais il pourrait y avoir un peu plus de stands avec de la nourriture « normale » ! Bon de toute manière elle n'aurait rien acheté vu qu'elle refusait de céder des bouts de son corps pour s'offrir des plaisirs éphémères. Il ne lui fallut finalement qu'une dizaine de minutes pour qu'un gigantesque écriteau plus grand qu'elle ne lui indique qu'elle était juste devant ce que les créateurs du parc avaient joyeusement appelé « l'arène des autos-tamponneuses », un merveilleux jeu de destruction où les participants rivalisaient de créativité pour dégommer leurs adversaires. Lena eut un très mauvais pressentiment alors qu'elle franchissait l'entrée de la grande structure en bois, s'attendant à une épreuve de très mauvais goût ; elle ne fut pas déçue lorsqu'elle présenta son ticket à l'employé, qui lui annonça avec un sourire radieux :

«  Bienvenue dans l'arène chère concurrente ! Pour remporter le tampon de notre attraction, vous allez devoir affronter les sept employés du parc qui sont tous des créatures cauchemars plutôt costaudes, jugez par vous-même ! »

« Costaud » était un euphémisme pour désigner les créatures qui venaient de surgir d'un petit bâtiment servant de refuge pour le staff. Sept colosses mesurant tous au moins deux mètres dont la moindre partie du corps semblait aussi solide qu'un putain de diamant faisaient face à la jeune femme, qui ravala sa salive. Alors le but du jeu, c'était de réussir à dégommer ces sept gaillards, elle toute seule ?

« Oh rassurez-vous, vous ne serez pas seule sur ce coup là. Tous les autres concurrents pour le tampon vont également participer à cette épreuve, vous serez environ une vingtaine à tenter de renverser notre équipe ! »

Il se voulait rassurant avec ces mots, mais il ne faisait qu'amplifier les craintes de la jeune femme. Une vingtaine contre sept types ? Sur le papier, la supériorité numérique jouait à leur avantage, mais le type semblait bien trop confiant pour que ce match suive les règles des statistiques lambda. La manieuse prit une grande inspiration, insulta une nouvelle fois Nezumi dans son esprit, et prit place dans l'engin qu'on lui avait attribué, une auto-tamponneuse tout ce qu'il y avait de plus classique si on omettait les pointes relativement épaisses qui garnissaient sa carosserie. Allez Lena, calmes toi, tu peux le faire... T'as déjà géré une tribu entière de trolls à la con et leur chef géant, tu peux recommencer. Enfin c'était à espérer...

Le signal du départ retentit.



[hrp : j'espère que ça te convient, je n'ai pas dit ce que tu faisais histoire de te laisser libre de décider le chemin pris par Shad ^^ J'ai essayé de conclure assez vite sur la première attraction histoire qu'on passe rapidement à la deuxième, y en a quand même un certain nombre à faire :p]
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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Sam 21 Sep 2013 - 15:52
Ce que Shad avait voulu dire par « je ne peux pas nager », ce n’était pas qu’il ne savait pas nager, mais qu’il en avait l’incapacité physique et pour cause : Il était fait d’une matière d’ombre solide et cela ne flottait pas. Il aurait aimé le dire à la voyageuse, mais elle faisait tellement d’efforts pour qu’il ne coule pas qu’il en resta muet d’admiration. C’était à croire que sa bonté était supérieure à ce que pensait la créature obscure, même s’il avait encore quelques doutes en voyant le visage rongé par une colère noire. Il était serré contre le corps de cette femme et voyait quelque chose de rond, tendre et rebondit de très près. C’était une incitation à la dégustation, ce n’était pas possible autrement. Howl regarda un moment l’échelle de rouge que dessinait les formes de la voyageuse avant de se décider à ouvrit la bouche pour mordre un grand coup dedans. Il allait faire couler le sang dans sa gorge pour satisfaire ses désirs de douleur mais la violoniste lui détailla un plan. Il se figea la bouche pleine de crocs ouverte et fit semblant de rien lorsqu’elle s’était tournée vers lui pour parler. Il trouvait ce plan génial ! Génial parce qu’il n’y avait pas songé, génial parce que c’était inattendu et génial parce que c’était risqué. Mais la jeune femme le lâcha pour exécuter son plan et l’ombre lâcha un juron étouffé par l’eau qui s’engouffrait dans sa bouche. Elle coula sans qu’il ne puisse rien faire, alors il eut une idée. Il planta ses griffes dans la coque du bateau et y grimpa pour remonter à la surface. Fort heureusement, son poids léger ne l’avait pas fait couler si vite que cela.

Une fois à la surface, il remonta encore pour retourner sur le pont du galion afin de foncer sur le kraken qui reprenait ses esprits après avoir avalé la voyageuse. Avait-elle réussi ? Au pire, elle était en train de se faire digérer maintenant… Il fallait que l’être des ténèbres voit ça, il n’y avait pas d’autres raisons quant à la suite de ses actions. Il s’agrippa à un tentacule lorsque le Kraken le remonta après avoir essayé de frapper la créature cauchemar et cette dernière profita de l’élan fourni pour sauter sur la tête du monstre. Il se laissa ensuite glisser jusqu’à sa bouche et la bestiole n’eut pas d’autre réflexions que de l’avaler.

Comme la voyageuse au violon juste avant, Shad se tint devant l’aquarium avec le Kraken miniature, il avait été victime d’une illusion ? Une illusion bien réelle, si vous vouliez l’avis de l’ombre. Lorsque le maître d’attraction vint pour déballer son speech sur la réussite de Howl après un bref étonnement de voir qu’une créature du Royaume Obscur avait fait l’attraction, l’être tout de noir et blanc composé attrapa son compère du parc par le col et lui éclata la tête contre l’aquarium qui résista, c’était un aquarium de Dreamland, après tout. S’il avait agi ainsi, c’était parce qu’il était frustré de ne pas avoir vu la douleur s’imprimer sur le visage de sa compagne de fortune pendant qu’elle se faisait assimiler par l’estomac de la bête. Il vit le bon côté des choses en sortant de l’attraction : Lui non plus n’allait pas être assimilé.

Il était à nouveau libre de ses mouvements, mais sans doute seulement le temps que celui qu’il avait défoncé prévienne la sécurité du parc. Elle décida de déambuler dans le parc à la recherche de quelque chose de mauvais à faire.

- Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches ?

Cette voix, bien que lointaine, pouvait aisément être reconnaissables entre mille par la créature des ténèbres : Il s’agissait de ses super-chaussettes. Il se précipita vers la source de ce bruit et découvrit, dans une poubelle, les chaussettes de l’archiduchesse dans un piteux état. Il ne ressentit aucune tristesse –il ne manquerait plus que ça- mais il se sentait comme si c’était lui qu’on avait cassé la figure, il était donc en colère. On avait osé abimer SES super-chaussettes ! Totalement impardonnable ! Mais bon, il savait qu’il ne retrouverait jamais le coupable, alors à quoi bon ? Il jura discrètement et reprit la route avec ses chaussettes en main. Il passa devant l’attraction de « l’arène des auto-tamponneuses » et s’arrêta net. Il huma l’air et, caché derrière les odeurs de chaussettes mouillées, se cachaient une odeur tout aussi familière : Sans doute son petit protégé. Ni une, ni deux, il pénétra dans l’arène.

Ce qu’il vit le fit sourire : Il n’avait pas retrouvé son voyageur mais mieux, la voyageuse de tout à l’heure. Elle était toujours là, elle ne s’était pas réveillée après tout ce temps et ces actions. Elle devait sûrement avoir un autre objectif que simplement traverser le manoir hanté. Alors Shad eut une idée : Il allait s’incruster à la petite fête. Il passa devant l’organisateur qui tenta de le prévenir que le jeu allait commencer mais l’ombre passa outre et fonça vers une auto-tamponneuse. Il bondit le genou gauche en avant et dégomma l’occupant de la voiture noire qu’il visait et ce dernier alla s’étaler sur la piste au moment où la sonnerie retentissait. Ils n’étaient plus 20 pour lutter contre les 7 autres gros lards, mais 21. Car oui, une chute ou destruction de la voiture ne signifiait pas forcément la perte du jeu. L’une des peurs qu’engendrait ce manège était que le véhicule disparaisse et laisse la personne fragile face aux autres concurrents. Alors de ce fait, les personnes sans voitures devaient survivre jusqu’à ce que l’un des camps gagne. Le camp des auto-tamponneuses gagnait si tous les sept employés avaient été renversés au moins une fois, tandis que les employés gagnaient si toutes les autos étaient détruites.

Howl n’hésita pas une seule seconde et fonça tête baissée vers le premier employé à pieds. Les employés étaient costauds pour encaisser les chocs, avec des pieds énormes, il sera difficile de les faire tomber. L’ombre se fit donner un coup de pied violent dans sa voiture qui recula avant de partir en une série de trois tonneaux. Reprenant ses esprits, il vit la barre de vie de la voiture diminuer de moitié : Il fallait vraiment qu’il fasse attention s’il voulait espérer aider la voyageuse. Quoi ? Aider la voyageuse ? Mais non, lui, ce qu’il voulait, c’était la voir souffrir ! Cette fois, elle n’y couperait pas. Il braqua l’auto-tamponneuse et repéra celle de la violoniste de tout à l’heure, verte comme ses cheveux. Il fonça dessus et la percuta de flanc légèrement en arrière. Il vit alors quelque chose d’intéressant : La barre de vie remonta d’un cinquième de ce qu’il manquait, soit un dixième du total. Intéressant, très intéressant : Lorsqu’on fratricidait, on pouvait regagner de la vie. L’ombre eut un rire strident en reculant pour repartir à l’assaut, il avait une idée. Il allait aider cette voyageuse un moment, puis il détruira sa voiture une fois la majorité des gros-durs défaits. Il fallait absolument gérer sa vie, si on ne voulait pas se retrouver à pied face à ses grosses masses de muscles.



[H.R.P : Voilà, je me suis permis de rajouter quelques règles pour rendre le combat plus dangereux, stratégique et intéressant ^^]
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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Mar 24 Sep 2013 - 15:23
Ce que Lena avait à présent sous les yeux ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout. Alors que ses dix neuf « alliés » étaient tous alignés, aussi tremblants les uns que les autres, ils faisaient face à une troupe de mercenaires surentraînés digne de l'équipe d'expendables ; et cela se voyait aussi à la différence de taille de leur véhicules. Tandis que la violoniste et ses camarades avaient reçu des auto-tamponneuses standards à taille humaine quoique légèrement renforcées de barres de fer de tous les côtés, leurs adversaires disposaient de véritables chars, qui devaient bien faire trois la taille des petite voitures qu'ils avaient sous leurs yeux. Elle ne le sentait pas. Ca puait l'arnaque à plein nez. Comment pouvait-elle espérer vaincre ces sept mastodontes quand elle n'avait que des branques sortis d'on ne sait où, à peine capable de casser une spaghetti en deux ? Secrètement, elle espéra que non seulement son pouvoir fonctionnerait dans cette situation, mais aussi que les concurrents disposeraient d'un quelconque moyen leur permettant de prendre l'avantage. Autrement, pas besoin de calculs, c'était foutu d'avance et tous le savaient d'où la tension générale qui régnait dans un silence de mort alors que le compte à rebours annonçait le départ des duels dans quinze secondes. Elle ne sentait pas du tout prête, et en plus elle détestait devoir agir en équipe. Sa décision était prise, elle s'en sortirait même si pour cela elle devrait marcher sur ses camarades de fortune. Rien à foutre de leur sort, et puis bon nombre d'entre eux semblaient ne pas prendre au sérieux le risque de mort bien présent dans ce jeu des plus dangereux, probablement des rêveurs. Et Walter, il était où ? Il avait prévenu qu'il serait en retard, mais là, elle aurait bien eu besoin de sa force pour l'épauler dans cette galère ! Et alors qu'il ne restait plus que cinq secondes, une surprise des plus désagréables se présenta à la manieuse déjà excédée par une soirée bien trop remplie en émotions : l'ombre, non seulement avait survécu au kraken, mais en plus était là ! Et la bestiole ne se gêna pour dégager l'un des concurrents de son véhicule et prendre sa place alors que retentissait une sonnerie stridente qui lança la charge des mastodontes et l'avancée timide des candidats qui pour la plupart ignoraient totalement dans quoi ils s'engageaient. Mais au grand étonnement de la jeune femme, ce ne fut pas l'un d'eux qui subit un coup le premier, mais bien l'ombre dont le véhicule fila à l'autre bout de l'arène, affichant alors une petite barre de vie qui diminua de moitié. C'était donc ça, une fois à court, l'auto-tamponneuse disparaîtrait et ils se retrouveraient à pied contre ces fêlés employés par le parc ! Mieux valait rester sur ses gardes et agir uniquement en contre-attaque, sans foncer bêtement sur leurs adversaires. Au moins trois des participants apprirent cette leçon à leurs dépens alors que leur véhicule allait s'écraser contre des pylônes au bord de l'arène et qu'ils disparurent dans un nuage de fumée. Mais la jeune femme n'était pas au bout de ses surprises, et l'ombre lui rentra alors dedans, récupérant dans le même temps une petite portion de sa barre de vie. Lena avait eu envie sur le coup de l'étrangler et de l'envoyer valser bien comme il faut, mais elle se retint ; il lui avait apporté une information précieuse sur éléments tactiques de ce défi. Elle fit alors fonctionner ses méninges à toute vitesse sans se soucier de la bataille autour d'elle ou des agissements de l'autre au grand manteau, cherchant à développer une tactique qui lui assurerait la victoire. Peut être au dépens des autres, mais cela lui permettrait de passer à l'étape suivante, presque à coup sûr. Un sourire satisfait se dessina sur son visage alors qu'elle se lançait à toute vitesse vers deux de ses camarades de fortune qui subissaient les charges incessantes d'un des employés. Ni une ni deux, elle fit un dérapage pour se placer devant ses deux alliés et frappa le premier d'entre eux pour l'envoyer sur leur ennemi, ce qui diminua très légèrement sa barre de vie – une fourmi aurait eu autant d'effet songea-t-elle – et renvoya ensuite le pauvre ciblé droit sur son camarade, lui rendant au passage de la vie avec ce choc, tandis que l'autre rebondit contre un mur et revint sur son ami qu'il projeta de nouveau droit sur le mastodonte. Qui ne comprit le plan qu'après une bonne dizaine de coups reçus ainsi. Il serra alors très fort son volant alors que l'autre rebondissait une nouvelle fois sur le mur, et accéléra brusquement alors que le premier lui arrivait dessus, faisant un tête à queue pour éviter le coup, tandis que l'autre se retrouva coincé entre deux employés qui le dégagèrent rapidement de l'arène sans tenir compte de ses hurlements paniqués. Le tableau des scores n'annonçait rien de bon pour la violoniste et ses comparses: tandis qu'un seul mastodonte avait été défait, il ne restait déjà plus que huit pilotes pour étaler les six autres... La débandade totale. Par chance, dans leur malheur, les concurrents restants étaient les meilleurs des vingt alignés au départ. La manieuse ne surveillait pas l'ombre, la laissant agir de son côté, mais commença à réfléchir à la manière d'utiliser son pouvoir dans une situation pareille. Sortir le violon lui demanderait de lâcher le volant pour avoir les deux mains libres, ce qui ne constituait pas vraiment une manœuvre sans danger. Mais elle avait trouvé, il lui faudrait l'aide de deux boucliers. Qu'elle trouva en la personne d'une espèce de blondin et de son frère – elle ne fit même pas attention alors qu'ils se présentaient – qui se portèrent volontaire pour, selon leurs mots, venir en aide à leur princesse. Soit. Mais ils allaient devoir assurer et être suffisamment rapides pour échapper à leurs adversaires tandis que la voyageuse les ajusterait. Et pendant ce temps, le fêlé du stand commentait avec allégresse la partie en cours :

« Quel choc mes amis ! Il n'aura pas fallu dix minutes pour que l'équipe des destroy brothers anéantisse plus de la moitié des participants ! Et pour le moment, les employés du parc tiennent bon et seuls deux d'entre eux ont été délogés de leur véhicule. Qui va l'emporter ? »

La manieuse commençait à en avoir assez des commentateurs qui leur prédisaient mille morts tout en se tenant bien à distance de la bataille ; elle avait envie de prendre son violon et de lui enfoncer bien profond dans le cul, mais pour l'heure, elle devait se concentrer sur sa trajectoire. Tandis que les deux blondins lui ouvraient la route en repoussant à coups de pieds ou de batte les adversaires qui tentaient de s'en prendre à la jeune femme, et se rendaient régulièrement de la vie entre eux, elle préparait son violon, se concentrant tout en gardant les yeux sur la route. Alto et Sheena étaient déjà prêts à agir selon le plan de leur maîtresse. Plus que quelques secondes et elle allait pouvoir tester sa tactique. Elle espérait également que l'ombre ne viendrait pas lui mettre des bâtons dans les roues, cette dernière dégageant quelque chose de vraiment louche ; en réalité, la manieuse ne lui faisait pas du tout confiance, surtout depuis qu'elle l'avait vu dévorer le cadavre d'un pauvre hère tout juste tué dans le manoir hanté. Et à de nombreuses reprises, elle avait ressenti des frissons d'effroi alors qu'elle se tenait près de la bestiole. Ce n'était peut être qu'une coïncidence, mais la jeune femme n'était pas le genre de personne à croire au fruit du hasard. Cette bestiole avait envie de la becqueter, ou en tout cas de la voir prendre cher. C'était clair depuis le coup de la salle aux tableaux, où l'ombre s'était tranquillement posée au bout du couloir pour voir la violoniste se débattre comme une folle au milieu des tableaux tueurs. Et ses doutes ne tendaient pas à s'améliorer maintenant qu'elle était là. Bah, de toute manière, si jamais ce monstre en tentait un peu trop, il aurait droit à une bonne tatane dans la gueule de sa part, qui aurait le mérite de lui faire voir trente six chandelles avant qu'elle ait eu le temps de songer au mot « repas ».

** BOUM ! **

En parlant de chandelles, la violoniste en vit bien une bonne centaines alors que l'un des mastodontes lui fonça dessus en ignorant totalement les deux protecteurs de la jeune femme. La barre de vie de son véhicule diminua de moitié, et atteignit son dernier quart, et les deux blonds se mirent devant elle pour qu'elle puisse leur rentrer dedans et se refaire une santé. Ce qu'elle fit sans se faire prier après avoir esquivé un nouvel assaut. Dans tous les coins de l'arène, les véhicules survivants fusaient à toute vitesse pour éviter leurs agresseurs, leur tournant autour en attendant le moment propice pour aller chercher les dégâts. Ils avaient raison. Autant qu'au football américain où il faut lutter pour prendre la balle en premier, dans le cas présent, il fallait mettre les dégâts avant d'en recevoir à son tour. Une fois suffisamment rétablie à son goût, la manieuse désigna sa première cible, un mastodonte isolé dans un coin après qu'une petite voiture l'ait surpris d'un habile demi-tour qui la laissa immobile face au poteau de coin. Bien joué. Les deux blonds foncèrent chacun sur un côté pour pousser l'employé et l'obligea à aller tout droit, vers la jeune femme qui l'attendait debout sur son auto-tamponneuse, prête à faire feu alors que les notes de sa mélodie du feu résonnaient dans l'immense salle. La bestiole ouvrit de grands yeux avant qu'une note rouge lui fonce dessus et explose à son contact, projetant la bestiole au sol alors que son véhicule disparaissait. Plus que quatre. Ils étaient bien lancés. Et ils repartirent aussitôt en quête d'une nouvelle cible à coincer pour l'abattre à son tour. L'opportunité se présenta quelques mètres plus loin, alors qu'un mastodonte éjectait l'un des survivants hors de l'arène après avoir détruit son véhicule. Lena se surprit à plaindre la pauvre victime qui devait être dans un sale état après un tel coup. Ces épreuves étaient vraiment une succession de n'importe quoi, toujours plus dangereux à chaque étape... Heureusement qu'elle disposait de ses pouvoirs pour se défendre un minimum !

Il fallait en finir le plus rapidement possible, avant qu'elle ne se retrouve toute seule à affronter cette horde de gorilles dressés uniquement à éclater leur cible. Elle s'élança vers l'un d'entre eux dans le but d'appliquer la même tactique, mais celui-ci fut plus vif que son prédécesseur, et envoya valser les deux blonds d'un seul coup, les privant par la même occasion de leur véhicule. Quand à la violoniste, elle fonçait toujours droit sur sa cible malgré cet échec, espérant que son attention serait suffisamment retenue pour avoir le temps de lui placer une explosion dans la tronche. Elle se leva, dégaina son violon, mais un choc brutal, sans qu'elle ne puisse en dire la provenance, détruisit son véhicule et la laissa au sol sans la moindre défense. Son violon serré contre son corps, la jeune femme se releva tant bien que mal. Trois gorilles encore bien en place. Trois alliés dans leur véhicule, trois au sol. Et elle sentait qu'elle n'allait pas tarder à être prise pour cible...

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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Mer 25 Sep 2013 - 15:59
Essayant de réfléchir à une stratégie, Shad se tint à l’écart de tout ce fracas de voitures, on aurait presque dit qu’il avait appris sa leçon ; En fait, il cherchait un moment de s’amuser aux dépend des autres. Première phase de cette opération dont le nom échappait totalement à l’ombre : Récupérer un max de vie. Il se dirigea vers quelqu’un qui avait trop peur de jouer pour avancer et le percuta de plein flanc et récupéra ainsi plus de la moitié de ce qu’il lui restait à récupérer. La victime eut un cri d’effroi en recevant le coup manquant de l’assommer, croyant que c’était déjà fini. Cela gratifia Howl d’un sourire plus que béant, voire un peu débile, puis il repartit sans demander son reste, un peu avant qu’un mastodonte n’emplafonne sa victime. L’être des ténèbres rit de plus belle de son rire strident et chercha un nouvel « allié » à percuter. C’était une femme et son enfant. Il n’eut aucun scrupule à les percuter par l’arrière au moment où ils redémarraient après s’être fait stoppé par un char. Ils se firent donc redescendre sur Dreamland et la mère cria sur la créature cauchemar alors que celle-ci cherchait un autre allié.

Au bout de quelques petits coups, sa vie était à nouveau chargée et l’entité faite d’ombre partit à l’assaut des mastodontes. Il en évita un de justesse avant de taper légèrement dans un autre juste derrière. L’ouverture dans la défense n’avait pas été très grande, l’équipe était vraiment soudée, contrairement à celle des voyageurs. Etrangement, Shad allait un peu plus vite que les autres avec son auto-tamponneuse, était-ce dû à son poids plume ? Toujours était-il que ce petit bonus en vitesse lui conférait un léger avantage de puissance par rapport aux autres. Il décida de charger à pleine vitesse à travers la largeur de la piste et braqua au dernier moment pour faire rentrer dans le mur un gros tas de muscles afin de le gêner tandis que d’autres rentrèrent allègrement dedans.

Howl aimait beaucoup cette vitesse et n’hésitait pas à accélérer comme un fou pour passer in extrémis devant le nez des gros qui se rentraient dedans en semble. C’était un peu comme un groupe d’humains qui essayait de chasser une énième mouche : Ils étaient rodés, mais une mouche reste difficile à attraper. La mouche filait à travers la pièce sans se poser, alors la toucher était encore plus dur. Il fallait dire que l’ombre évitait aussi de taper dans ses alliés désormais, comme elle n’avait pas envie que les gros profitent de cette faiblesse pour l’attaquer et qu’elle avait sa vie à fond. Mais il faudrait bien qu’elle attaque les chars, même s’ils avaient une défense des plus mesurées.

Une explosion se fit entendre sur la gauche de l’être obscur, ce qui attira son attention. La voyageuse qu’il avait suivi venait de faire feu sur un char avec ses pouvoirs et l’aide de deux blonds-rouges –l’être des cauchemars ne voyait que du rouge- alors comme ça, on pouvait utiliser ses pouvoirs ? Intéressant ! Il ne restait désormais plus que trois énormes trucs et quatre concurrents, lui inclus. Ce n’était pas gagné, mais Shad avait un plan. Il se dirigea vers un mastodonte et le percuta pour le pousser sur un autre concurrent qui perdit son véhicule. À bien y faire attention, c’était « sa » voyageuse qu’il venait de faire aplatir ainsi et il rit de plus belle en la voyant tenir son violon en attendant un possible choc d’un autre concurrent. Après s’être fait percuté par un char, Howl sortit de cette situation compliquée en faisant braquer complètement son véhicule et en fonçant comme un fou à l’autre bout de l’arène.

Il voulait attirer les gros par-là pendant qu’il s’occupait de pêcher la Voyageuse qu’il ne voulait pas laisser là : Elle allait être une aide précieuse pour la suite de son « plan. » Il vit un dérapage digne des courses de drift et rit à nouveau tant cela lui apportait des sensations nouvelles. S’il n’était pas si conservateur que cela, il mettrait bien ce genre d’engin dans son temple une fois devenu Duc Obscur. Mais c’était là une affabulation totale, il n’allait pas faire ça.

L’ombre fonça vers la voyageuse en prenant soin d’éviter de se faire ralentir par les divers concurrents qui restaient au milieu de la piste et s’arrêta à côté de la Voyageuse avant de la tirer en usant de toute sa force à l’intérieur de son cockpit et repartit avec une poussette d’un des mastodonte, qui lui retire tout de même un cinquième de sa vie. Il ordonna à la voyageuse qu’il avait repêché :

- Continue de faire des explosions, moi, je conduis !

Il fonça à vive allure en faisant des figures toujours différentes, pour éviter que les chars ne comprennent sa façon procéder et n’anticipent trop ses mouvements. Il se faisait touchotter de partout alors il reprit de la vie sur le dernier concurrent qu’il restait à part lui, le privant de son véhicule. Il ne restait plus qu’un seul mastodonte et un seul concurrent. Shad n’avait presque plus de vie, le fait d’avoir repêché quelqu’un n’avait pas augmenté sa barre de vie. Alors il se contentait de faire du promène couillon en attendant que la Voyageuse se remette de ses émotions et décide de cramer la gueule du dernier concurrent. Qu’elle le fit ou pas, Howl était décidé à faire quelque chose avec ses pouvoirs.

Il braqua complètement sa voiture et fonça à pleine vitesse sur le mastodonte qui en fit de même. C’était le jeu de la poule mouillée et le gros n’allait pas perdre ce jeu, vu qu’il avait plus de vie et un véhicule plus grand. Il fonça dessus et, même si la voyageuse lui cramait la tronche, l’être obscur avait l’idée de faire décoller sa voiture suffisamment tard avec une boule d’ombre placée au bon endroit. Il réussit, en quelque sorte, puisque la voiture alla frapper le torse du mastodonte à pleine vitesse sans qu’il n’ait pu réagir vraiment, trop surpris par la manœuvre. Ceci mit fin à sa voiture, étant donné qu’il était incapable de la conduire, l’ombre n’avait plus qu’à donner un petit coup de poing pour que le char se brise et les laisse victorieux. Le commentateur s’écria, tout excité :

- Incroyable, mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! Avec un coup aux limites de la légalité, les participants ont réussi cet exploit d’avoir mis à terre nos solides employés ! Cela tenait du miracle, chers amis ! C’était tout de même un spectacle réjouissant ! Les participants qui le veulent peuvent passer à la suite du programme ! Oh ! Que c’est excitant !

- Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches ?

Shad était content, il avait gagné. Il sortit de sa voiture sans trop se méfier de la voyageuse et fit des signes à la foule qui n’était qu’à moitié en délire. Seuls les rêveurs qui n’avaient pas remarqué l’aspect de la créature cauchemar applaudissaient.

- Donnez-moi votre carte, tous. Vous avez mérité de continuer la suite du parcours. Mais ? Créature cauchemar, vous n’avez pas de carte VIP ? Pourquoi faire tout cela ?

Pour toute réponse, Howl haussa les épaules.
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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Jeu 26 Sep 2013 - 20:36
Bordel, bordel, bordel bordel. Pourquoi elle enchaînait les coups de malchance comme ça ? Elle venait de perdre son véhicule et se retrouvait d'un seul coup aussi fragile qu'une putain de fourmi au milieu de ce champ de bataille où des espèces de gorilles essayaient avec succès la plupart du temps de massacrer les types de l'autre équipe. Un pauvre hère qui venait de perdre son véhicule lui aussi se prit une attaque de plein fouet qui lui explosa la cage thoracique et il s'effondra, mort sur le coup avant de disparaître dans un nuage de fumée. A ce rythme, elle serait la seule cible restante pour trois chasseurs, et à pied elle n'avait aucune chance ! Si elle tenait l'enfoiré à cause de qui elle venait de subir ça... Et privée de son bouclier blondinet, elle se retrouvait avec pour seul défense son violon, qui n'aurait pas le temps d'exploser la gueule de tous les employés avant qu'ils ne lui roulent dessus. Il fallait que ses alliés trouvent le moyen de s'en sortir maintenant, quitte à distraire suffisamment leurs ennemis pour lui laisser le temps d'armer parfaitement son tir et descendre un à un ces gros lards. Mais pour le moment, c'était peine perdue ; ils étaient plus occupé à esquiver de leur côté de manière individuelle les coups et à se frapper entre eux pour tenter de rester avec une barre de vie pleine que de penser à s'entraider. Toujours compter sur soi-même et laisser les autres crever la gueule ouverte hein... Ouais non, ils étaient tout aussi méprisables les uns que les autres, et la violoniste leur aurait bien explosé la tronche à eux aussi ne serait-ce que pour leur piquer leur voiture et les laisser crever. Mais là, elle devait se préoccuper de ses miches, les mastodontes commençaient à tourner un peu trop autour d'elle, et elle voyait peu à peu le coin de l'arène se rapprocher ; ils n'allaient pas tarder à la coincer si elle ne trouvait pas rapidement une solution.Un coup de pied l'envoya d'ailleurs voler contre le sol dallé dans cette direction. Elle s'ouvrit la lèvre en partie, et cracha le sang qu'elle avait dans la bouche, et se releva en observant ses adversaires avec un regard haineux qui ne lui valut que des rires narquois.

« Bandes de putes de lâches... Descendez donc de votre auto-tamponneuse que je vous latte la gueule bien comme il faut ! »

Mais elle n'eut pas le temps de finir sa phrase ; elle se fit violemment tirer en arrière, à tel point que le choc lui déboîta l'épaule et lui fit pousser un cri de douleur, avant qu'elle ne constate que le coupable était l'ombre, qui venait de l'entraîner sur son véhicule. Cette dernière se débrouillait plutôt bien, et esquivait allègrement les assauts incessants des mastodontes dont le nombre s'était encore réduit. La victoire semblait à leur portée, mais Lena ignorait si elle pourrait tenir son violon dans ces circonstances. Pourtant, l'ombre comptait sur elle pour exploser les gorilles restants, étant donné qu'ils étaient les deux seuls concurrents encore en vie ou en état de se battre ; pas le choix, elle se mordit la lèvre pour ne pas hurler, et plaça le violon sur son épaule, prête à viser leurs adversaires. Elle profita de l'embardée de la dernière voiture concurrent autre que la leur pour la propulser avec une note explosive droit sur l'un des deux qui la reçut de plein fouet et s'écroula inerte hors de son véhicule, tandis que l'autre leur tournait autour avec une expression guerrière encore plus prononcée alors que le dernier camarade du gorille survivant venait de tomber. Il poussa un hurlement, et fonça dans leur direction, et l'ombre fit de même. Lena ferma les yeux l'espace d'une seconde qui lui parut une éternité. Son souffle résonna dans son esprit, son corps paraissait comme déconnecté. Et elle eut l'impression de ne pas être dans son propre corps, de flotter dans le vide et d'observer la scène de l'extérieur alors qu'elle envoyait plusieurs notes de feu pour exploser celui qui semblait être le leader du groupe des employés. Lui se contentait de les encaisser, de rugir, et de repartir à l'assaut avec encore plus de violence. Mais alors qu'ils se rapprochaient dangereusement du véhicule ennemi, il se produisit quelque chose de tout à fait surprenant ; l'auto-tamponneuse se souleva brusquement, les faisant décoller pour aller droit sur le torse du dernier gorille qui ne s'était pas du tout attendu à pareille attaque. Il s'effondra au sol dans un effroyable bruit d'os brisés, et l'ombre acheva son véhicule d'une petite attaque qui réduisit sa barre de vie à zéro. Ils avaient gagné. Et la violoniste n'entendit même pas le commentaire exalté du tenancier de l'attraction tant elle était out dans son esprit. Elle se contenta de se relever difficilement en tremblant un peu, avant de reprendre ses esprits lentement, sentant alors à nouveau la douleur qui lui parcourait toute l'épaule à chaque mouvement de son bras. Elle n'était que déboîtée, il faudrait la remettre en place et la douleur passerait progressivement, mais pour le moment, le plus important était de récupérer le tampon tant désiré. Lena tendit sa carte à l'employé qui la tamponna et elle la rangea en tremblant toujours un peu, quittant alors l'attraction sans un mot pour son compagnon improvisé de la nuit. Elle jeta un œil à son pass pour voir l'épreuve suivante ; le mot « parcours aventure » était apparu en lettres gravées. Elle savait à présent quelle serait sa destination.

D'après le plan du parc, le parcours aventure, ou accrobranches, occupait un bon dixième de la totalité du royaume, avec des parcours très divers un peu partout. Les dirigeants du parc avaient dû pour l'occasion faire venir des quantités incroyables d'arbres récupérés ci et là, notamment des très rares de par leur hauteur pour disposer des parcours les plus diversifiés possibles. L'attraction phare de cette partie du parc était le parcours dit « mortel », qui comportait une tyrolienne géante, qui partait de l'un des spécimens des arbres les plus hauts de Dreamland. Longue de Cinq cent mètre, démarrant à deux cent mètres de hauteur, cette tyrolienne exigeait le port d'un baudrier et d'une tenue spéciale afin d'empêcher que le corps des quelques fous tentant le coup ne brûlent pas en vol. Et alors que la voyageuse au cheveux verts s'approchait de l'entrée de la prochaine attraction, elle sentait une curieuse appréhension, comme si les prochaines minutes de sa vie onirique allaient une nouvelle fois dépasser en horreur les conneries qu'elle avait déjà eu à vivre. Mais bon, elle avait déjà deux tampons sur dix, elle se devait de continuer, ne serait-ce que pour éviter d'apparaître en mode looser devant Walter. Surtout pas devant lui. D'ailleurs, où était-il ? Ce n'était plus un retard, c'était carrément un lapin là ! Vexée, profondément atteinte dans son amour propre, la jeune femme d'ordinaire plutôt calme dans le domaine des relations amoureuses perdait totalement le fil de ses réactions qui prenaient plus l'air d'énervements incontrôlés que de réels emportements. D'ailleurs, la moindre personne lui adressant la parole sur le coup subissait un monceau d'insultes toutes plus immondes les unes que les autres, et il n'était pas rare de croiser une personne en train de pleurer toutes les larmes de son corps après avoir croisé le chemin de la violoniste en colère. Bon sang... Même quand il y avait de quoi garder un certain optimisme dans la soirée, il fallait que la malchance frappe et laisse la pauvre manieuse démunie dans une situation totalement nouvelle. Elle se sentait triste, enragée, agacée par cette mission, agacée par tous ces gens. Mais elle devait accomplir son travail.... Il en allait de son honneur, une chose qui se faisait de plus en plus rare ces derniers temps. Elle franchit donc le portail végétal du parcours aventure, remarquant aussitôt l'employé vêtu d'un pagne fleuri qui s'approcha d'elle pour lui accrocher un baudrier sans lui demander son avis. Il la fixa un instant, l'air de vérifier que tout était en place, et il eut un large sourire en prenant la parole de sa voix fluette :

« - Bienvenue mademoiselle ! Alors, vous êtes venue éprouver les limites de l'adrénaline ? Quel parcours vous tenterait, vous avez jeté un œil au plan ?

- Abrèges, je suis venue seulement obtenir mon tampon pour la ticket VIP. Alors montres moi tout de suite le parcours que je vais devoir me taper.

- Oh. Bien sûr, suivez-moi... »

L'employé afficha une mine plus renfrognée à la réponse de la voyageuse. Non pas qu'il semblait déçu qu'elle ne vienne que pour un parcours, mais plutôt que la franchise vulgaire de sa réponse l'avait scandalisé. Merde quoi, il faisait son boulot, il souriait tout le temps, faisait preuve de patience, se montrait poli, et respectueux au possible, et tout ça pour se manger ce genre de réponses dans la gueule ? Cette connasse de voyageuse allait rapidement payer son comportement. Il riait déjà intérieurement à cette idée des plus sadiques, car lui connaissait parfaitement le tracé qui permettait d'obtenir le tampon, et surtout en quoi consistait l'épreuve ; et il s'était bien gardé de dire pourquoi il retirait les harnais de son baudrier et ne lui avait laissé qu'une corde, le tout sans mousqueton. Et ce ne fut que lorsqu'ils arrivèrent à l'échelle qui indiquait le départ du parcours qu'il annonça fièrement avec un sourire narquois qui n'augurait rien de bon :
« Votre épreuve est simple... Vous devez faire tout le parcours mortel, sans le moindre équipement autre que cette cordelette. Ah ! Et on vous a quand même laissé la tenue pour la tyrolienne. Et on vous même invité quelques amis... »

Lena déglutit en voyant l'expression du forain. Bon sang, qu'est-ce qu'il mijotait ce petit con ? Le mauvais pressentiment de la jeune femme ne cessait de s'empirer à chaque seconde passée dans cette attraction. Mais là, elle était coincée. Il fallait qu'elle y aille... Elle prit une grande inspiration, rangea bien son violon, et commença à grimper échelon par échelon le premier obstacle du parcours. Celui-ci l'amenait à quinze mètres du sol, loin encore du sommet des arbres qui avaient été plantés exprès pour la voie mortelle. Elle aurait en guise de mise en bouche un pont constitué de plusieurs rondins suspendus dans tous les sens, qu'elle devrait traverser avec pour seule sécurité sa petite cordelette qui pendait à son baudrier. Un truc aussi utile qu'un foutu balai à chiottes dans une situation pareille. Nouvelle inspiration, et elle posa prudemment son pied sur le premier rondin, agrippant en même temps le câble métallique qui le retenait. Un son attira alors son attention ; une sorte de grognement qui retentissait en contrebas. Et quand elle jeta un œil malgré son appréhension, elle ne put s'empêcher de pousser un cri : là, juste sous le pont, et sous n'importe quel obstacle du parcours, des plantes carnivores géantes attendaient leur proie la gueule ouverte. Et elles n'avaient rien à voir avec celles du monde réel. D'une envergure au moins équivalente à celle d'un éléphant, voire d'un t-rex pour la plus grosse (mais Lena ne l'avait pas encore vue), elle avaient une gueule remplie de dents bien réelles et ensanglantées qui semblaient pouvoir déchiqueter les chairs de n'importe quel animal. Voyant leur nourriture se débattre juste au dessus d'elles, les plantes se mirent à convulser en faisant claquer leur mâchoire avide de sang, attendant impatiemment que la manieuse tombe. Et elle ne tomba pas. Au moins sur le premier pont. Elle se serra contre le tronc de l'arbre qu'elle avait atteint et ferma les yeux un instant pour reprendre ses esprits ; bon sang, ces attractions étaient réellement toutes plus flippantes les unes que les autres...

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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Ven 27 Sep 2013 - 12:33

Shad regarda la Voyageuse s’éloigner lentement, comme hagarde, avant de décider de la suivre. C’était drôle, très drôle, de voir à ce point une personne lutter autant de fois pour sa vie dans une même nuit. Il se demandait bien pourquoi mais s’en moquait un petit peu en même temps, il voulait continuer d’être distrait. Cette source de divertissement semblait être intarissable, alors il ne fallait pas la perdre de vue. Elle débitait beaucoup de grossièretés sur les gens qui osaient l’aborder, elle était en pétard, et Howl appréciait ce moment de pure rage. Elle ne recourrait pas encore à la violence, mais il s’en contentait. Un rêveur qui venait de se faire insulter remarqua l’ombre qui suivait la demoiselle et essaya de prévenir cette dernière, mais l’être des ténèbres lui fit signe de se taire. Pendant un moment, il faillit la perdre lorsqu’elle bifurqua pour entrer dans la jungle d’accro-branche, mais la créature cauchemar se repéra au son de sa voix, si mélodieux et doux… ahem.

L’entité au manteau fait d’ombre pénétra peu après le départ de la Voyageuse sur le parcours. Elle regarda les alentours et tomba d’admiration devant ce qui ressemblait un peu à la forêt qui bordait le Royaume Obscur. Presque aussi sombre, presque aussi malsaine. Le forain revint vers Howl afin de lancer son speech habituel. Shad l’informa alors :

- Je souhaiterai suivre la Voyageuse très polie qui vient de passer.

Pour une créature cauchemar, il avait fait preuve d’une extrême politesse, ce qui étonna le forain au point de s’en méfier. Lorsque ce dernier le questionna sur ses intentions, l’ombre avoua avec un grand sourire carnassier :

- Ben c’est pour l’emmerder, histoire de m’amuser un peu, quoi !

Puis, les deux créatures des rêves se mirent à rire avant que le forain lui donne le matos –la corde et la tenue- et lui montre la voie. La tenue passait sous le manteau car le manteau d’ombre se devait d’être un rempart protecteur mobile, léger et le moins gênant possible. Le harnais était une grande gêne mais l’être obscur ne s’en plaignit pas. Il escalada rapidement l’échelle menant à la première phase du terrain d’obstacles et regarda à l’horizon pour voir ce qu’il s’y passait. Il y vit sa Voyageuse accrochée contre un arbre avec ses petits bras. Entre elle et lui, il y avait un fossé. Un fossé garni de plantes carnivores qui n’attendait que la bouffe tombant du ciel… ou plutôt des troncs d’arbres suspendus grossièrement par des câbles en métal. Au moins, ceux-ci ne tourneraient pas sur eux-mêmes, contrairement à ce que Howl espérait.

Mais il s’amusa à sauter de tronc d’arbre en tronc d’arbre. Il avait fait ça souvent lorsqu’il était dans le Royaume Obscur, un moyen de se déplacer efficace si la forêt était éclairée par des Voyageurs imprudents. Il éprouvait donc une certaine facilité à exécuter ses mouvements, même si, dans ce cas-ci, les troncs d’arbres bougeaient légèrement sous l’effet de son poids. Lorsqu’il atteint le milieu du pont, il regarda en bas. Il y avait une énorme plante carnivore grande ouverte qui n’attendait qu’un faux pas de Shad pour avoir un repas gratuit. Sur les dents en chitine de la plante se trouvaient quelques résidus d’anciens concurrents. ** Tant pis pour ces nuls ** se disait l’ombre en continuant son petit bonhomme de chemin. Il arriva après quelques sauts à hauteur de la Voyageuse et lui déclara :

- Tiens donc, toi ici ? Huhu.

L’être obscur avait esquissé un rire moqueur en signifiant bien qu’elle ne se débarrasserait pas de lui si facilement. Tandis que la violoniste était accrochée à son arbre, lui était debout, sans prendre de précautions plus que cela. Elle n’allait pas le pousser, il allait le faire avant. Il se rapprocha d’elle lentement et Certifia en la frappant d’un geste du bras pointant vers le bas :

- C’est dangereux, ici, tu pourrais tomber !

Il avait bien entendu fait exprès de la bousculer et s’éloigna d’elle avant qu’elle ne réagisse d’une quelconque manière qui soit. Il se dirigea vers le prochain obstacle qui était un pont de cordes à l’air tellement, tellement instable. Howl prit un bout de bois et le lança dans le marais qui avait l’air bien, bien calme, trop, peut-être, pour un lieu de cette attraction. Dès que le bout de bois toucha la surface de l’eau, un monstre composé de bien plus de tentacules quand dans un hentai du même genre, évidemment plus que nécessaire. Il s’engagea sur le pont de cordes et se plaça environ au milieu. Il était ballé de partout à cause des remous des tentacules et des gerbes d’eau venaient lui fouetter le visage. Il s’adressa à la Voyageuse :

- Tu as vu tout ce chaos ? C’est dément !

Et il se balança de gauche à droite sur le pont de cordes, comme si la traversée n’était pas déjà assez difficile comme ça. Il se mit à rire d’un rire strident et plus long qu’un souffle humain ne pouvait produire. Il était diverti et cela se voyait. Un vacarme assourdissant de tentacules accompagnait son rire.
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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Ven 27 Sep 2013 - 17:00
Bon. Il allait bien falloir qu'elle lâche son arbre. Cela devait bien faire dix minutes qu'elle restait coincée là, entre les bûches attachées au dessus du vide et un espèce des ponts qui avait l'air aussi solide qu'un spaghetti. Autant dire qu'elle n'avait pas l'esprit tranquille dans cette situation, encore plus avec des saloperies de plantes carnivores qui se massaient sous les arbres du parcours telles une horde zombies affamés. Et qui sait encore quel genre de bestioles pouvaient bien attendre tranquillement son tour d'avoir une chance  de bouffer les nouveaux venus qui risqueraient leur vie sur quelques filins pour un putain de tampon. Elle se relâcha légèrement, gardant malgré tout une main accrochée aux câbles pendus au tronc, et observa un peu le vide autour d'elle, se retrouvant pris de vertiges en plus de flipper à cause des bestioles en dessous. D'ordinaire, elle n'était pas tellement impressionnable, et avait plus tendance à s'énerver et à vouloir casser la figure de ses ennemis peu importe leur aspect monstrueux, mais là, elle avait le droit à la plate forme surélevée au dessus d'un buffet de créatures en tout genre qui s'invitaient pour se tailler la part du lion dans cette bien jolie demoiselle un peu tarée. Mince quoi, pourquoi devait-elle traverser des épreuves d'une difficulté aussi insensée simplement pour un tampon et le droit de visiter un coin de Dreamland où elle ne venait que pour le business ? Mais quelque chose lui redonna le sourire alors qu'elle retournait ses pensées déprimantes dans son esprit ; les autres du royaume avaient bien dû y passer eux aussi à un moment ! La simple image d'Ethan complètement drogué qui chercherait à accomplir ce parcours et de l'autre feignant de Matt prisonnier du kraken la fit rire et lui permit au moins en partie de reprendre son calme.

Mais les éléments semblaient déchaînés contre elle, et alors qu'elle s'apprêtait à s'engager sur le pont, son nouvel ami, l'ombre qui prenait tant de plaisir à la tourmenter semblait ne pas se lasser de son petit jeu sadique et l'avait suivie dans l'attraction. Et en plus cette saloperie semblait s'en sortir sans problème sur ces obstacles branlants, sautillant joyeusement sur la plate-forme pour rejoindre sa cible de la nuit. Et ses mots ne firent que confirmer l'hypothèse de la jeune femme ; oui cette bestiole était clairement là pour la faire chier et elle n'était pas prête de la lâcher. Son rire indiquait clairement l'amusement que la bestiole trouvait dans ce petit jeu ambiguë, entre la provocation, les dégâts volontaires, et parfois un petit geste gentil pour laisser croire à la violoniste qu'elle pourrait peut être lui faire un peu confiance avant que la bestiole ne trouve un moyen encore plus sadique de se moquer d'elle. Dans le cas présent, le jeu consistait à narguer la manieuse paniquée en passant sans problème sur les obstacles du parcours, le tout en la poussant légèrement pour la faire hurler de peur alors que les plantes faisaient claquer plus violemment encore leur mâchoire à l'approche de cette proie apétissante dont la tête dépassait légèrement de la plate-forme. Malheureusement pour ce potager digne des cannibales, la violoniste tint le coup et parvint à se redresser tant bien que mal, voulant se retourner pour en coller une bonne droite dans la tronche de l'ombre, mais cette dernière s'était déjà éloignée en s'engageant tranquillement sur le pont de cordes qui produisit des craquements tout sauf rassurants à chacun de ses pas légers. Et pour rajouter à la provocation, l'ombre s'empara d'un bout de bois qu'elle jeta dans le marais qui se trouvait juste sous le pont, assez large, et qui d'ailleurs inquiétait depuis le début la jeune femme qui se rendit compte en quelques instants que son pressentiment était loin d'être infondé ; une multitude de tentacules s'échappèrent de la vase et se mirent à frapper dans la direction du pont, pour essayer de faire tomber le malheureux qui avait réveillé l'espèce de cousin du kraken qui vivait ici. Et le pire, c'est que ce crétin continuait à se déplacer joyeusement sur le pont à la stabilité précaire, allant pousser le vice jusqu'à se balancer en continuant de pousser un rire dément sorti d'outre-tombe à faire pâlir la voyageuse, qui recula légèrement pour éviter d'être entraîné avec le pont si celui-ci tombait. Elle allait devoir traverser dans les mêmes conditions, avec l'autre bestiole aux tentacules qui s'en donnait à cœur joie et frappait dans tous les sens, et l'autre saloperie qui avait sûrement entamé le pont à le faire bouger ainsi. Enfin, elle n'avait plus trop le choix. Et elle comptait bien rattraper cette bestiole pour lui faire comprendre ce que ça donnait de mettre en colère la violoniste ; de nombreuses personnes avait déjà eu à subir les affres de ses vengeances destructrices, et nombre d'entre elles étaient devenues incapables de croiser la jeune femme sans ressentir l'envie profonde de fuir à toutes jambes loin du danger potentiel.

« Ok !! Je sais pas ce que tu me veux exactement putain de sale bestiole, mais je te jure qu'avant mon réveil je t'aurais suffisamment défoncé la tronche pour que tu comprennes le sens du mot « punition » !! »

Et sans même réfléchir à son appréhension du danger et au vertige non avoué dont elle souffrait, la jeune femme s'élança en courant sur le pont pour mettre la main sur cette créature qui n'avait fait que la narguer et lui causer des problèmes de puis le début de la nuit. Et d'ailleurs, le pont ne tarda pas à la ramener à la réalité ; car s'il avait pu supporter les mauvais traitements infligés successivement par l'ombre joueuse et l'espèce de kraken des marais, l'ajout soudain du poids de la jeune femme combiné aux tentacules toujours présents qui tentaient d'arracher l'obstacle à l'arbre dans un affreux craquement achevèrent de faire céder la passerelle, qui commença à chuter lentement en direction du marais, où une horrible bouche composée de plusieurs rangées de dents surgit de la vase, prête à consommer de l'humaine. Mais la violoniste ne céda pas, et resta bien agrippée aux cordes, l'autre morceau du pont restant encore accroché à la plate-forme qu'elle devait rejoindre. Elle se laissa choir contre le tronc en face et poussa d'un coup dessus pour renvoyer le pont en l'air et éviter des tentacules, et reprit la grimpette, allant aussi vite qu'elle put. Et alors que le pont se retrouvait totalement décroché, elle dégaina son violon et produisit un wind opera pour se propulser sur la plate forme qu'elle ciblait, atterrissant dessus dans une roulade acrobatique assez ridicule.

Excédée, le souffle haletant, elle se saisit de la « gorge » de l'ombre qui continuait de la narguer et avait probablement dû beaucoup s'amuser à l'observer, et sans un mot, la balança contre le tronc, non sans un coup de pied bien placé, même si elle ignorait tout de l'anatomie de ce genre de créatures. Elle se tourna ensuite sans un mot vers la plate-forme suivante, sans se soucier de son compagnon de la nuit ; l'obstacle qu'elle aurait à traverser cette fois ci était une succession de plateaux tournants plus ou moins vite et qui pencheraient dans un sens ou l'autre sous son poids. Il y en avait des grandes sur lesquelles il était simple de se hisser, mais pour lesquelles il était plus dur de changer de côté pour répartir son poids, et des plus petites plus stables mais plus dures à rejoindre et plus espacées. En contrebas, il y avait une forêt de ronces peu engageantes d'où la violoniste crut entendre s'échapper des cris gutturaux qui n'avaient rien de rassurants. Merde, pouvait pas y avoir un petit obstacle sans bestioles en dessous ? Non, non évidemment, il fallait traverser les pires trucs possibles les uns à la suite des autres. Un instant, la manieuse se mit à la place de celui qui avait crée les différentes épreuves pour les candidats au ticket VIP. Il fallait être un sacré fêlé pour concevoir de tels défis, qui en plus de mettre en permanence la vie de ses concurrents en jeu, défiait sans cesse les limites du n'importe quoi, alignant bestiole dangereuse sur bestiole dangereuse, obstacles au dessus du vide – qui commençait d'ailleurs à se faire de plus en plus haut, on dépassait déjà la trentaine de mètres au dessus du sol – flammes, glace, tableaux tueurs, donjons, auto-tamponneuses destructrices... Qu'est-ce qu'elle aurait encore après ? Elle n'osait même pas imaginer le programme que lui avait réservé l'ingénieux malade qui avait inventé ce programme. Ou même pire la tronche des quelques chanceux qui avaient réussi à atteindre la zone VIP.... Ils devaient tous être bien amochés, ou alors suffisamment puissants pour traverser l'une après l'autre ces épreuves mortelles sans le moindre bobo. Dans tous les cas, cela restait inquiétant. Chaque pas de la jeune femme sur ces plates-formes, loin de la rassurer à l'idée que la sortie de l'attraction se rapprochait, l'angoissait encore plus à la pensée que le pire était encore à venir. Elle prit une grande inspiration, et sauta alors sur le premier rouage face à elle, essayant d'atterrir bien au milieu. Ce premier était en bois et plus léger donc que ceux métalliques, et tournait assez vite, mais il était suffisamment grand pour permettre à la jeune femme d'atterrir en relative sécurité. Elle arriva un peu décalée par rapport au centre du disque qui pencha légèrement vers le vide à cet ajout soudain de poids, mais se rétablit alors que la violoniste rampait vers le centre. Elle se redressa doucement, et jeta un œil autour d'elle pour voir quel rouage elle allait rejoindre ensuite ; elle porta son choix sur un disque métallique à portée de saut et plus petit que le premier mais qui restait assez large pour lui permettre de sauter sans trop de difficulté. Elle parvint à l'atteindre au prix de quelques secousses qui manquèrent de lui faire perdre l'équilibre – elle songea aussitôt à l'ombre qui devait bien rire dans son coin – mais elle resta tout de même suffisamment stable pour rester debout. Sans perdre de temps, elle choisit immédiatement la plate-forme suivante, assez grande elle aussi. Elle prit un minimum d'élan, fixa sans ciller son objectif, et se jeta au dessus du vide pour atterrir non sans difficultés sur une plate-forme plus petite qui ne broncha pas sous le poids de la voyageuse, qui dut se rattraper avec les mains et se hisser sur le rouage, manquant de tomber dans le vide. Le souffle haletant, le cœur battant la chamade, Lena hurla dans son esprit qu'elle avait eu sa dose d'adrénaline pour la nuit. Il lui fallait faire encore quelques mètres pour rejoindre la plate-forme et l'obstacle suivant, mais à partir de là où elle se tenait, il ne restait plus que des petites plates-formes bien plus difficiles à rejoindre. Elle n'avait pas beaucoup d'élan et des sauts assez conséquents à accomplir...

*Allez Lena, tu peux le faire !*

Alto était prêt à agir de nouveau. Elle ne pourrait pas indéfiniment faire appel aux pouvoirs de ses esprits, son énergie était déjà entamée, mais elle n'avait pas le choix. Elle se concentra sur son objectif, prépara une bourrasque, et sauta dans le vide alors que l'esprit musical faisait bouger ses mains pour produire la bourrasque qui la fit atteindre le rouage suivant – et se cogner dans le poteau qui le maintenait en l'air, ce qui l'étourdit un peu mais elle préféra taire ce détail – indemne. Elle se redressa le temps de reprendre ses esprits, et fixa la plate-forme face à elle. Elle avait réussi à faire un saut sur une bonne distance, elle devait pouvoir y arriver d'un seul coup ! Sans réfléchir aux risques conséquents pris avec cette manœuvre, elle sauta à nouveau au dessus du vide en poussant encore plus sur ses jambes pour gagner quelques mètres, et produisit une nouvelle bourrasque, juste au moment où, sans qu'elle puisse expliquer pourquoi, les ronces en contre bas se dressèrent pour atteindre leur victime, traversant les rouages. Le coup de vent  l'envoya droit contre le tronc en face juste à temps, lui évitant de finir déchiquetée, mais pas de s'ouvrir la lèvre et de perdre une dent, le tout à moitié dans les vapes. Mais au moins, elle était de l'autre côté.


« Ouais, ok c'est bon, j'ai compris, c'était un plan à la con... On va éviter de recommencer ça hein. »

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MessageSujet: Re: Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl] Aujourd'hui à 21:21
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Vous ferez bien un p'tit tour... [PV : Shad Howl]

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