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Mario Kart Armageddon 5 : Royaume des Tropiques

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MessageSujet: Mario Kart Armageddon 5 : Royaume des Tropiques Dim 3 Mar 2013 - 23:44



Jamais les hôteliers du Royaume Tropical n’avaient dû avoir autant de monde à gérer : entre les plages, les chambres, ou encore les activités sportives, la compétition de kart avait amené tellement de spectateurs derrière elle que les chiffres du tourisme allaient faire un immense boom. Avant de rentrer dans mon kart, dont le siège était chaud, presque aussi brûlant que le capot en métal sous le soleil incinérateur des Tropiques, j’avais vu quantité de monde profiter du Royaume dans lequel ils étaient le temps que le championnat ne commence la cinquième course. Par exemple, je me souvenais encore de ces personnes qui s’entassaient dans chaque chambre sans connaître ses nouveaux colocataires, et les autres qui ne pouvant trouver un mètre carré de libre dans les chambres à disposition, occupaient sans honte les toilettes et vestiaires de plage au grand désarroi de ceux qui voulaient les utiliser. Mais ce n’était pas tout : les serviettes étaient toujours trempées, utilisées par des dizaines de personne, les plages étaient plus chargées de touristes que les côtes maritimes populaires du monde réel en plein mois d’Août, les terrains de volley-ball sur le sable comportaient des équipes de soixante personnes, les vendeurs à la sauvette n’avaient plus rien à vendre, et les plus intelligents d’entre eux surfaient sur la vague des karts et présentaient des dizaines d’objet à l’effigie de chaque équipe (évidemment en nonobstant celles qui avaient déjà perdues).

Cependant, toutes les activités s’étaient arrêtées maintenant que la course allait commencer. Comme pour le Royaume des Chats, les spectateurs n’étaient pas tant sur les gradins de départ que longeant la piste tracée, protégés par des barrières, acclamant à coups de gueulantes et de fanions les équipes qui allaient se lancer. Je remarquais que des insulaires s’étaient joints à la foule, et qu’on pouvait voir en plus, des races sorties de Super Mario Sunshine ou bien de sauvages intéressés par les cohues de la plage. Les gradins eux-même étaient en bois exotiques, des palmiers bordaient le départ de la course, Mario et Luigi avaient des femmes en tenue hawaïenne qui les éventait pour les refroidir. Eux-mêmes recherchaient l’ombre, avaient tous deux un maillot de bain à rayures de leur couleur fétiche, et portaient de grosses lunettes de soleil. L’héliotropisme faisant son effet, toute la foule était un peu plus excitée que pour les autres courses, le soleil les bombardant de bonheur. Tout le monde était en vacances, et c’était la fête partout. Il ne manquait plus qu’une place sur le podium pour l’équipe des Private Jokes et le tableau serait complet. Les équipes qui restaient attendaient le signal de départ qui n’aurait lieu que dans cinq minutes, le temps que Mario et Luigi finissent leur monologue :


« Nous en sommes enfin à la cinquiéme course dé cé tournoi impréssionnant ! Déjà sé déssine trois pélotons !
_ Oui Mario ! Déjà, lé péloton dé tête, qui accuoille quatre participants aux résoultats régouliers !
_ Wall Street Inflouence, MKR, lé Voyagor Masqué ainsi qué Dorian Gray ! »
Des vivats hurlèrent au nom des participants, et les spectateurs agitaient des drapeaux à l’effigie des quatre champions, et quand ils n’en avaient pas, des mugs.
« Viennent tout jouste après, très proche, lé péloton dou milieu, qui comporte l’équipe dé Star Wars, qui frôlent lé pélotons dé tête, les deux équipes dé la Compagnie Panda, dont lé Mayor et ses courses en dent de scie qui font des ravages sour chacoune des pistes. Après, Bond Jéms Bond...
_ JAMES BOND !!! »
, hurla encore une fois l’accusé.
_ … lé concourrent anglé, ainsi qué les Private Jokes, qui sé maintiennent à flot avec oun Jacob très impressionnant.
_ Et enfin, les derniers, ceux qui craignent oune élimination dans moins d’un quart d’heure : les moutants, les pathétiques Bibi et Spyro... »
Les arbitres devaient savoir de quelle écurie ils provenaient, ces deux-là, et s’en donnaient à cœur joie. « … Les Grease Lighting qui après avoir enchanté tout lé monde, ont fait oune déscente aux enfers infernale...
_ Et la lanterne rouge actouelle, l’équipe dé Toy Story.
_ Maintenant qué nous avons rappelé à notre poublic les positions dé chacun, la cinquième course va pouvoir débouter !
_ Et nous promettons à nos concourrents des minoutes dé franche rigolade s’ils apprécient les terrains peu pratiques, les grains dé sable qui coincent les moteurs, les pièges en tout genre et les monstres marins.
_ Effectivement Louigi, cé terrain s’annonce éxtrémément plaisant ! Nous en profitons pour dire à tous nos spectateurs d’acheter les mugs à l’éffigie dé vos arbitres préférés.
_ Exactément ! Et mainténant, Mesdames et Messieurs...
_ … Attention au départ ! »


Silence sur la course, et tous les pilotes se crispèrent. Dans ma tête, je me ressassais ce que j’avais appris la veille, quand Jacob luttait pour le podium à Kazinopolis. Même si cela m’avait fait mal, j’avais expliqué à mon partenaire toutes les astuces que j’avais apprises cette nuit-là, sans oublier évidemment la combine que j’avais jouée à l’équipe des MKR. Normalement, Jacob devrait recevoir des pièces de véhicule de très bonne qualité cette nuit-là, de quoi améliorer notre kart si on trouvait quelqu’un pour le faire. Je n’avais aucune compétence en bagnole, sinon savoir où était le moteur, et je supposais que Jacob ne disposait pas plus d’expérience que moi. Et comme notre garagiste officiel s’était fait la malle pour une autre équipe, nous étions forcés comme des couillons à tout faire nous-même ou demander une subvention non quantitative à Nintendo, sous la table. Cette salope de Fino. Rien ne me ferait plus rêver que d’écraser sa petite gueule d’ange, puis de lui rouler dessus avec mon kart, et de faire marche arrière, plus lentement. On en ferait une crêpe arctique dès que j’aurais fini de lui expliquer à quel point j’avais été déçu de son attitude.

Mais pour le moment, on oubliait l’enquête, on oubliait Fino (comme on pouvait), on oubliait Jacob, les chances de réussite. J’entrais en mode « Concentration extrême », chaque seconde se déclinait lentement, je ne voyais plus les deux concurrents devant moi (Jacob me faisait de beaux cadeaux en se positionnant aussi haut et me donnant ainsi le temps de la prochaine course une bonne place au départ), et je n’étais fixé que sur la route qui me tendait les bras. J’activai la pédale d’accélérateur pour prévenir le véhicule que tout allait bientôt commencer. Chacun se positionnait comme il pouvait, chacun se préparait, chacun jetait des coups d’œil aux feux qui annonçaient le début sauvage de la course. La tension était à son comble, mais je constatais avec légèreté que je prenais extrêmement bien la course. Je n’étais pas aussi stressé, j’étais habitué maintenant, et si je n’avais pas une totale confiance en mes compétence de pilote malgré les astuces du gars de chez Nintendo, j’étais prêt à m’élancer sans peur aux côtés du Major. Je devais prendre des risques, je devais me concentrer sur les virages, et la ligne droite parfaite entre chacun d’entre eux, des véritables tracés de pilote de course. On pouvait jouer à Mario Kart comme on le sentait, mais on ne travaillait pas à Mario Kart de la même manière. J’étais prêt à donner le meilleur de moi, j’avais la niaque, la rage, et si on me laissait la possibilité d’arrêter un kart avec mes dents, je le ferais avec joie. J’étais toujours certes un peu stress, mais le sentiment était avalé par la revanche que j’avais hâte de prendre sur tout le monde, sur tous les spectateurs.

Un bruit sonore, un feu qui s’affichait. Il était rouge.
Le second s’affichait aussi, et lui aussi était rouge.
Le troisième s’affichait encore, de la même couleur, et plus personne n’osait respirer. Le monde se tut.
Quatrième feu. Vert. Dash à foison, accélérations simultanées de la part de presque tous les concurrents (sauf de moi qui n’avais toujours pas réussi à prendre le coup malgré les conseils de Jacob), et le Major qui s’obstinait à faire cramer son véhicule et à louper son départ en détruisant la pédale d’accélérateur.

La première ligne droite fut de très courte durée et laissa un virage sinueux et large laissant le choix à chacun des participants de le prendre comme il le désirait. Et puisque nous étions tous dans un peloton d’une dizaine de personnes, ce fut extrêmement amusant. Je devais avouer, je ne m’attendais pas à ce que le résultat de mon petit entraînement fut si probant, et pourtant, contre l’attente de tout un chacun à commencer par soi-même, je pris si bien le virage en me collant à l’intérieur et esquivant les autres participants, et en plus en anticipant ma trajectoire pour un autre tournant de cent-vingt degrés dans l’autre direction que non seulement je réussis à envoyer paître Dorian Gray dont le traîneau possédait une amplitude de mouvements peu avantageux pour les angles obtus, mais aussi Madoff qui avait pourtant une petite avance. Voilà Jacob, ce que je faisais de ta victoire ! J’enchaînai un autre troisième virage encore plus serré que les deux autres presque tout seul devant l’air déboîté des arbitres :


« Incroyable ! Qui penserait qué lé prémier à prendre la tête dé la course fout Sev Tri ?
_ Cértainement pas moi, Mario !
_ Moi non plous, Louigi ! Est-ce là lé débout d’oune nouvelle menace pour les autres compétiteurs ?
_ N’exagérons rien quand même.
_ Tou as raison, il reste noul. »
Hin hin, quelle joie éphémère.

Je fus le premier à me servir d’un objet au hasard, et constatant que j’avais une banane dans la main, je décidai de la garder pour la réserver au premier crétin qui tenterait une carapace dans ma tronche. Après avoir enduré ces énormes virages, le terrain se laissa aller à quelques folies avec des dunes qu’on pouvait escalader pour récupérer un second objet. Je tentais de profiter des courbes pour accélérer un peu ma vitesse, et je gardai une trajectoire parfaitement droite. Le bruit tournoyant (je n’avais pas d’autre adjectif, et je n’avais aucune envie d’être littéraire à l’instant précis) d’une carapace rouge m’avertit d’un impact soudain si je ne me faisais rien pour me défendre. Je lâchai une banane jaune derrière moi et je fus extrêmement heureux de savoir qu’elle remplit parfaitement son office.

Un autre virage, moins crapuleux que les précédents, nous amena sur une portion de route bien plus compliquée à appréhender : la plage, sans goudron, dont les limites étaient les barrières qui empêchaient les spectateurs de se répandre sur le tracé. Au premier petit tournant, je compris que les virages allaient être plus compliqués à négocier, et que l’accélération serait plus lente. En bref, surtout ne pas se faire défoncer sur cette large portion de route. Ne pas ralentir, par extension. Je fis même l’inverse alors, faisant confiance au sable pour freiner ma course lors des virages. Le résultat était bouef bouef, mais en toute honnêteté, chacun des participants fut dérouté par ce terrain peu commode. Ce qui m’aida à conserver ma première position, faisant en sorte d’éviter les petits trous creusés dans le sable qui ralentissaient la roue qui s’y risquait. Il suffisait d’un coup d’œil derrière moi pour me rendre compte que le kart du Major (enfin, kart…) profitait largement du sable ; quand on avait un tank en même temps. Le plus terrifiant restait quand même les gerbes de sable aveuglantes qu’il laissait derrière lui alors qu’il criait comme un dément. Il avait certainement des réminiscences d’un débarquement quelconque.

Tandis que je courrais en tête, je faisais toujours attention aux gens derrière moi. Surtout depuis qu’on dépassa une seconde barrière de cubes multicolores. Je me saisis d’un pauvre cube piégeur. Il semblait tellement faux que même un aveugle se douterait de la supercherie, même si le piège était exactement posé à l’emplacement d’un véritable cube. Le pire de tout, c’est qu’il était le seul objet dans les premières positions à ne pas pouvoir arrêter les perfides menaces qui allaient bientôt pleuvoir sur ma gueule dans pas longtemps. Je priai silencieusement en envoyant mon cube à l’aveugle derrière mon épaule (il ne toucha personne, évidemment). Il faisait extrêmement chaud sur le circuit, et le kart n’était pas ce qu’on pouvait appeler un réfrigérateur. Et paf, je me pris une carapace rouge en plein dans le dos, très bien lancée, et je fis des roulés boulés qui m’écorchèrent les mains et les épaules. Je récupérai la quatrième position, derrière Lucas Forte des MKR, Dorian Gray, ainsi que James Bond qui semblait parfaitement dans son élément. Je vis qu’un petit gamin agitait fébrilement un petit drapeau en m’encourageant. Il y avait évidemment la tête de Jacob dessus.


« Les concourrents commencent un peu à maîtriser lé terrain !
_ Pile au bon moment pour entrer dans lé tounnel sous-marin !
_ Oh, lé Mayor et l’Adjoudant sont côte-à-côte.
_ Ils né semblent pas sé frapper.
_ Très outile d’être dans la même équipe.
_ Oune leçon qué Bibi sé prend en plein dans la gueule.
_ Et oh, lé dernier reste Toy Story !
_ Oui ! Il semblérait que le sable est très désavantageux pour Woody et son kart minuscule.
_ Il paie lé prix dé sa taille ridicoule. »


N’écoutant qu’à moitié les commentaires croulants de Mario et de son frère peint en vert, je tentai de reprendre l’avance perdue en conduisant mon kart. Je me rendis compte qu’après avoir brisé ma concentration, j’avais énormément de mal à la reprendre. Surtout qu’il y avait trop de concurrents autour de moi, trop de paramètres à prendre en compte, avec Mario et Luigi qui parlaient dans leur micro, la chaleur, le bruit des roues patinant sur le sable, le soleil éblouissant, les enjeux et la pression que scandait seule la présence du public. Cependant, je réussis à conserver une bonne place : certes, j’avais perdu la quatrième, mais j’étais maintenant à la cinquième et je la défendais bien, empêchant l’Adjudant de venir me gratouiller ma position.

Le prochain virage à quatre-vingt-dix degrés donnait tout de suite sur la mer. Je suivis la route sans trop m’en faire, faisant confiance à l’architecture improbable des circuits de la compétition. Et effectivement, loin de rentrer dans l’océan les pieds devant, un pipeline creuse nous attendait pour qu’on vienne la prendre. Un pipeline à l’intérieur parfaitement lisse et transparent, nous permettant de voir au travers la mer et les créatures marines qui l’infestaient. L’autre originalité de ce tuyau sous-marin, autre que ses rapides courbes donnant plus de sensations qu’une ligne droite toute tristounette, était la présence d’accélérateurs disposées de façon régulière afin que le passage dans le tuyau se fasse à toute berzingue… et que les karts puissent rouler sur toute la paroi du pipeline. Autour de moi, des gens roulaient en faisant des cercles, se retrouvant la tête en bas, des bananes étaient collées contre les murs, et les carapaces vertes vous passaient au-dessus de la tête. Plutôt cool, et très dangereux. Et où était le trajet optimal que j’étais censé suivre là-dedans, hein, dufion ?

J’étais encore au coude-à-coude avec l’Adjudant, et nous cherchions à nous éviter mutuellement dans le tuyau, tournant autour de la paroi, évitant les pièges disséminés un peu partout. Je récupérai dans la hâte un champignon. J’attendis que l’Adjudant me passe juste devant avant d’activer mon accélérateur. Je le percutai et le ralentis furieusement tandis que je terminai l’épreuve coulissante derrière MKR. Je comprenais maintenant qu’on devait faire le tour d’une petite île stéréotypée qu’on connaissait tous : la petite ronde, avec un cocotier pile au milieu. Enfin, ça promettait un magnifique virage gigantesque d’une vingtaine de secondes alors que les concurrents, encore proches par le départ, se disputaient chacune des places. Il n’y avait plus aucun téléspectateur autour de nous, mais on avait le droit à la présence de crabes qui parsemaient la course et qu’on devait éviter sous peine de ralentir en tournoyant. Malheureusement, ils étaient très nombreux et je m’en pris un, perdant ainsi deux places (le Major ne cherchait pas à esquiver des crabes quand il pouvait les écraser tranquillement, ce qui surprenaient énormément ces derniers). A l’antipode, Dorian subissait la longueur de son véhicule et ses loups gémissaient à chaque fois qu’ils heurtaient un crustacé. Il se retrouva à la sixième place, juste devant moi, à la fin de l’île.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 5 : Royaume des Tropiques Ven 8 Mar 2013 - 13:05
*J’en ai marre ! Nan mais sérieusement là ! Il déconnait pas ce con. Il n’a pas avancé d’un broc dans l’enquête ! Pas un chouilla de plus qu’avant. Il a rien foutu et c’est encore à moi de me taper le sale boulot, hein ? Mais je suis sourd bordel de merde ! Il va falloir qu’ils se mettent ça dans le crâne maintenant… Ok, c’est pas sa faute, c’est celle des organisateurs Nintendo qui l’ont forcé à aller s’entraîner. Mais ils auraient dû me dire à moi, je l’aurais fait tout seul, hors du temps de cours ça, de lui apprendre à conduire. Je fais un excellent obstacle en plus. Vraiment, ça m’énerve. J’ai rien trouvé la dernière fois et je crois pas que j’en trouverais plus cette fois-là. J’ai presque envie de l’emmerder aussi et de ne rien foutre de mon côté… Mais bon, faut pas déconner, il ne reste que six courses, six enquêtes possibles et ce crétin n’a pas peut-être fini de s’entraîner, ce qui veut dire qu’il ne me reste concrètement que trois courses pour tenter de faire quelque chose. Bordel ! Fais chier ! Je me vengerai. Marre de devoir tout faire.* Bougonnant ainsi intérieurement pendant un long moment, Jacob reste assis sur sa chaise, face à l’écran qui fait un rapide tour du circuit, pour le présenter au public, avant de revenir aux concurrents rassemblés sur la ligne de départ. Naturellement, Ed occupe la troisième place, juste derrière Dorian Gray. *En plus, je me casse le cul à lui obtenir de bonnes places quoi. Il pourrait au moins trouver un moyen de se faire pardonner. Je sais pas moi, m’inviter au cinéma ou un truc comme ça… Ou me présenter officiellement sa sœur histoire qu’il soit pas surpris quand… Enfin ! Il m’énerve je ne sais pas comment je dois faire maintenant. Mes deux équipes les plus suspectes étaient, selon moi, MKR et Wall Street Influence… Or, on ne trouvera rien sur MKR tant qu’on ne pourra pas ouvrir leur fichu boîte. Quant aux autres… Rah ! J’avais oublié que ce connard a magouiller pour qu’ils aient plus leurs pièces pour leur kart. C’est lâche et c’est un coup vraiment bas, si ça se trouve, ils sont vraiment innocent quoi ! Il peut aller se beurrer s’il croit que je vais perdre du temps à aller les chercher… Faut pas déconner, de toute manière, on y connaît rien en mécanique. Je sais peut-être conduire, mais savoir comment ça fonctionne cet engin, que dalle. Peut aller se gratter, je triche pas moi.*

Le départ est donné et les équipes s’élancent sur la route, pleine balle. Contre toute attente, c’est Ed qui prend la tête du convoi. *Bon au moins, ça aura servi à quelque chose son petit entraînement. Tu as intérêt à la tenir blondinet ou à pas en perdre trop quoi. Maintient le niveau et ça devrait aller. Si tu prouves que tu sais y faire, tu devrais pouvoir être capable de continuer à faire l’enquête, hein ? Bon et moi de mon côté, qu’est-ce que je fous. Je veux dire, après quatre courses, on a toujours pas un indice valable contre l’une des équipes ? C’est vraiment pas terrible comme enquête. Je crois qu’il va falloir arrêter de déconner. MKR est intouchable pour l’instant. Ce qui veut dire que je devrais plutôt m’intéresser à Wall Street Influence… Ouais, ça me paraît être la meilleure solution ça. Mais le problème, c’est que je suis pas le mieux placé pour le faire. Leur box est toujours occupé, je l’ai jamais vu sans personne à l’intérieur et même que ça y discute pas mal. Hélas, je suis sourd. C’est un boulot que doit faire Ed en fait. Il le sait en plus. Là, avec ses portails ou même un peu de jugeotte, il pourrait entendre ce qu’ils disent et trouver des indices justifiant un soupçon de fraude. Je suis sûr qu’ils trichent, je ne sais pas comment ils font, ni pourquoi, mais je suis sûr qu’ils trichent. Ils conduisent bien, certes, mais il ne sont jamais aussi agressifs que d’autres. Je veux dire, à chaque fois, je les ai dépassé comme je voulais, sans problème. Ils ne sont pas du genre à poser des difficultés donc, pas sur le terrain. Et pourtant, ils sont toujours au top du classement ou presque. C’est nécessairement louche… Ce qui me fait penser qu’ils ne sont pas les seuls. Dorian est louche aussi. Fino l’est encore plus, et on sait qu’il est payé par quelqu’un. Mais le pot de vin a eu lieu après la course et ces connards de Nintendo m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire contre lui sans preuve. Et j’ai l’une et l’autre de ces deux équipes dans les box voisin. Ok, voilà ma mission pour ce soir, en faire tomber l’un ou l’autre. Ce sera déjà ça de pris.

Mais, par lequel commencer ? Dorian ou Fino ? Le moins évident peut-être. Histoire de pouvoir y perdre le plus de temps, au cas où. Dorian n’est pas spécialement soupçonné d’être financé par une compagnie adverse. Mais il a l’air d’être financé quelque part. J’aurais même du mal à croire qu’il ne le soit pas. En fait, si nous-mêmes ont avait pas été embauché par Nintendo, on aurait peut-être pas pu faire le truc. C’est eux qui nous ont payé notre kart, eux qui nous ont financé donc. Qui a donné à Dorian la possibilité de participer ? Un con pareil, qu’on peut écraser si facilement, je doute qu’il ait pu obtenir ses EV tout seul. À moins que… À moins qu’en gardant les loups il ait… Mmh, c’est à creuser, oui. Il va falloir que je commence par lui. C’est une bonne idée.*
Jacob se lève donc, laissant Ed conserver sa place aussi longtemps qu’il le peut. L’intouchable se dirige vers le box des seconds et y trouve encore une fois, le même voyageur inutile, occupé à s’ennuyer fermement. *Mmh, il y a quelqu’un. C’est un peu embêtant. En même temps, je crois que c’est juste un pauvre type qui a été recruté seulement pour que Dorian puisse participer. C’est bien la preuve qu’il n’a pas d’amis ou d’allier s’il est obligé d’arriver avec le premier crétin de substitution venu. Je ne pense pas qu’il s’inquièterait outre mesure de savoir que je fouille le bureau. Il suit même pas la course… Mais s’il répète à Dorian ce qu’il s’est passé ? Ne serait-ce que parce qu’on lui a demandé de faire un rapport ? Dorian pourrait se plaindre aux organisateurs de la course et ils pourraient être contraints de nous disqualifier. Surtout si je ne trouve rien… Très bien, alors il va falloir lui faire comprendre comme ça se passe par chez nous. Je vais prendre le risque de trouver quelque chose d’intéressant.*

Sans ménagement aucun, Jacob entre dans la pièce. Le voyageur lui accorde un bref regard avant de retourner à son ennui désabusé. Hume s’approche de lui sans hésiter et vient se planter juste devant lui. Ne pouvant plus l’ignorer à présent, le voyageur le regarde, sans trop comprendre. Il dit quelque chose, probablement demande-t-il ce qu’il veut. Mais l’intouchable ne l’entend pas. Il lui fait un sourire et l’attrape soudainement par le col, à deux mains, puis le soulève pour l’approcher de son visage, avec brutalité. Immédiatement, le voyageur prend peur. Jacob met un doigt devant ses lèvres pour qu’il se taise et l’autre acquiesce, complètement effrayé. *Bien, je crois avoir obtenu ton attention maintenant. Nous allons donc pouvoir parler un peu. Enfin, on va faire tout comme. Je crois pas qu’il soit en mesure de me refuser quoi que ce soit. C’est juste un petit crétin. Et moi, j’ai ma gueule affiché sur la moitié des T-shirt du public… enfin, disons un bon douzième quoi. Alors mon petit gars, voyons voir comment on va s’en sortir tous les deux. Et on va commencer par le commencement, il y a un bureau et de quoi écrire.* Jacob prend au hasard l’un magasine qui trône sur le bureau et que l’autre a déjà visiblement tous lu. Il choppe l’un des stylo onirique vendu par le royaume avec lequel le coéquipier de l’immortel a rempli les mots croisés proposés sur les quelques pages ouverte. Heureusement, il reste quelque emplacement pour écrire un peu. *Tain, il faudra vraiment que je trouve un moyen de rendre ces conversations plus simple moi… Ce truc est vraiment tellement pas pratique…*

« Nom ? Écris. Silence. » Et il accompagne le griffonnage d’un regard menaçant.
« Calvin Grend. »
« Tu fais quoi pour Mr Gray ? »
« Coéquipier. »


Pour donner plus de corps à l’importance du silence, Jacob fait mine, de temps à autre, de regarder aux alentours, de peur que quelqu’un n’arrive. Ed vient d’être relégué à la quatrième place à cause d’une carapace rouge, mais rien de très grave en réalité.

« Pourquoi t’es avec lui ? »
« Il me paye. »
« Combien ? »
« 50 EV par course. »
« Ses EV ? »
« Non. Il a des capsules. »


*Ah, ça commence à devenir intéressant. Je me doutais bien que c’était pas de sa propre bourse que le gars allait sacrifier 550 EV. C’est plus que la récompense finale. Ce qui veut dire qu’il ne cherche pas à gagner le prix. Et on ne parle même pas du kart qu’il a dû se payer.*

« Elles sont où ? »
« Il les a. »
« Il y a une marque dessus ? »
« Je ne crois pas. »
« Tu pourrais vérifier ? »
« Peut-être… »
« Je te donne 50EV de plus. »
« Je saurai demain. »
« Très bien. Tu diras à mon coéquipier quand il passera. »


*Voilà qui s’annonce très bien pour nous. Allez, je vais encore lui poser quelques questions. Maintenant que je suis sur une piste, une vraie, autant ne pas la lâcher. Dorian, je crois que j’ai trouvé le moyen de me venger de l’humiliation que tu m’as fait subir hier.*
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 5 : Royaume des Tropiques Ven 8 Mar 2013 - 18:20
Et maintenant, la prochaine étape constituait en un grand bateau qu’il fallait traverser de long en large. Il lançait quelques feux d’artifice pour montrer qu’on s’amusait à bord. Il fallait tout d’abord monter par un ponton en bois extrêmement fin afin d’arriver à l’arrière du navire, ce qui ne se fit pas sans mal pour certains concurrents (Bibi ne s’était pas attendu à une conduite aussi agressive de la part de Star Wars, et fut le seul à couler dans l’eau couleur turquoise). A partir de là, il y avait trois chemins : un qui longeait le côté gauche, l’autre qui passait par des cabines ou autres salles importantes, ainsi que le ponton de droite. Ce fut vers ce dernier que je décidai de passer, voyant que les autres avaient opté pour les autres chemins hormis James Bond, bien trop loin pour être menaçant. Cependant, derrière moi, je reconnus le bruit lourd du véhicule de l’encapuchonné. Un regard en arrière me confirma l’état de fait, et je grognai en reconnaissant que sa vitesse était plus élevée que la mienne. Il était à moins de trois mètres de moi et sa trajectoire sans détour le rapprochait inexorablement de mon arrière. Pas aujourd’hui, petit gars. A ma droite était la baie, et plus loin, le tracé que nous avions réalisé au tout début. Aucun piège sinon une ligne droite normale, peut-être trop. Heureusement, une ligne de cubes multicolores m’attendait et j’en heurtai un qui disparut dans un son. Un son doux de loterie termina par me donner l’objet que je convoitais, et je fus immensément surpris de me rendre compte que j’avais de la chance : trois carapaces vertes. N’était-ce pas là le meilleur objet que je n’avais jamais eu dans ce tournoi ?

Et le masqué était si proche de moi qu’il en devenait une cible assez tentante pour gâcher tous ses atouts en quelques secondes. Je jetai un coup en arrière et lançai ma première carapace d’un mouvement de poignet. Elle glissa sur le sol en tournoyant, mais le masqué eut assez de réflexe pour l’éviter. Il me lança à son tour une carapace rouge en réponse. Je vis qu’une barrière de trois bananes nous attendait ; je me dépêchai de les éviter et de me placer dans leur axe afin que la carapace ne s’écrase sur une d’entre elles. Ma stratégie fonctionna, privant mon suiveur d’objets offensifs tandis que j’avais encore deux surprises pour lui. Je tentai une autre offensive, mais son kart dérapa une nouvelle fois et esquiva l’objet qui alla se perdre au loin (et heurter le pauvre Bibi qui n’avait rien demandé). La ligne droite prenait fin bientôt, et j’étais dégoûté de ne pas avoir touché ce masqué une seule fois. Il me restait encore une carapace, mais il n’y avait aucune raison pour qu’elle le touche. Il avait perdu un chouïa de vitesse en esquivant mes objets, mais ce n’était pas assez pour éloigner la menace de la position que j’occupais. Je vis qu’il faudrait bientôt tourner vers l’intérieur du paquebot afin de terminer cette étape. Mon cerveau se mit en branle. Je me mis dans l’axe du Voyageur louche, alors qu’il n’était pas à deux mètres de moi. Et je lançai la carapace verte, la dernière... vers l’avant. Elle ne mit que trois secondes avant de heurter la barrière qui nous faisait face et qui nous demandait de tourner sur la gauche ; avant qu’elle ne me touche, je me dépêchai de bifurquer dans la direction imposée, laissant le soin au Voyageur de se récupérer mon projectile dont la trajectoire lui avait échappé à cause de mon corps en obstruction. Il se la reçut en plein dans la gueule, tandis que je récupérai ma place de quatrième; je supposai qu’il y avait eu du grabuge des autres côtés.

A l’avant du pont, de nouveaux cubes nous attendaient, mais un soubresaut de James Bond malvenu le fit se placer devant moi et prendre la caisse d’objets que je convoitais. Je fis une manœuvre d’esquive en prévision de la saleté qu’il allait sortir, mais le temps que l’objet apparaisse dans ses mains, et nous étions tous les deux sur un tremplin géant doublé d’un accélérateur à toute berzingue en direction de la plage à une cinquantaine de mètres. Nous fûmes transportés dans les airs (je remarquai au passage l’uniformité bien trop parfaite de nos vitesses), et je remarquai en plein vol, alors que le saut rafraîchissait un peu mon visage, que nous allions tourner vers la droite directement après notre espace d’atterrissage. Je fis enfin quelque chose d’intelligent : un truc risqué comme il fallait en faire pour réussir ce tournoi. Au lieu de me laisser ballotter tranquillement comme un cerf-volant, je plaçai tout le poids de mon corps sur la droite, tournait à fond le volant dans la même direction ; bref, préparer mon atterrissage prochain.


« Lé prémier à atterrir é Loucas ! Il é souivi dé très prés par lé Madoff.
_ Viennent dérrière Jéms Bond armé d’oune carapace rouge ainsi qué dé... Hey ! Mario ! Régardez la positionné dé Ed !
_ Mamma Mia ! On dirait oune marqué d’intelligence ! Et oui, Ded Freeze a magnifiquément... ! »


… atterri à toute vitesse, et même réussi à subtiliser violemment des mains de l’espion anglais la carapace rouge qu’il gardait en réserve. Sans attendre ne serait-ce qu’une seconde, je lançai l’objet en direction de l’équipe des boursiers, et comme ils n’étaient pas très loin et que j’avais énormément de vitesse, je réussis même passer second de la course.

« Qui l’eut crou ?
_ La nouille qu’était lé blondiné des Private Jokes commence à dévénir al dante !
_ Lé Mayor débarque sur la plage à son tour ! Il semble s’amouser comme un fou sour lé térrain.
_ Atterrit ensouite jouste derrière l’encapouchonné ainsi qué l’Adjoudant.
_ No, je n’aiméré pas être à la place dou masqué ! »


La dernière partie de la course était une jungle qu’il fallait traverser, avec des arbres tropicaux et autres palmiers en plein milieu de la large piste. S’il était facile de les esquiver, je me rendis compte que Madoff, à ma droite mais légèrement derrière moi, tentant de reprendre la place que je lui avais volé, se prit un arbre. Non content d’être ralenti par l’impact seul, le tronc fut tellement secoué que des noix de coco lui tombèrent sur la tête et l’arrêtèrent totalement. D’accord, surtout ne pas toucher les palmiers, ils n’aimaient pas ça. Une règle qui fut rapidement retournée par la manœuvre du tout premier, Lucas, qui avait aussi compris le véritable piège qu’étaient les arbres. Il passa tout près d’un tronc, et le frappa de son poing rapidement. Hors de portée, une bordée de noix de coco tombèrent en réaction... pile sur ma gueule. Je ralentis comme une merde, le capot défoncé par un des fruits, laissant le champ libre à James et Madoff de remonter sur le podium. Et merde, fallait que je me grouille de continuer... avance, mais avance, voiture de merde !!!

« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah... », entendis-je derrière moi, lointain. Le bruit s’intensifia rapidement, et le faible hurlement devient un grondement titanesque guerrier. Le Major fonçait comme une fusée :
« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!! »

Il me défonça sans ménagement, et je me repris un cocotier dans la gueule, ainsi que ses fruits qui faillirent m’assommer. Trois véhicules non identifiés passèrent devant moi. J’étais maintenant à la septième place, je regagnais ma vitesse d’antan, mais ce fut Star Wars et les Grease Lighting qui menaçaient maintenant ma position. Les bruits des karts derrière moi me foutaient la frousse, mais je réussis peu à peu à garder mes distances. Juste au moment où je me rendis compte que Anakin avait une carapace verte dans la main et qu’il l’avait envoyé adroitement en ma direction. Je serrai les dents, trop tard pour faire une manœuvre d’esquive. Et constatai que la carapace passait plutôt à dix centimètres de moi. J’eus un soupir de soulagement, jusqu’à ce que le projectile s’écrase à un arbre à deux mètres devant ma position. Je reçus une nouvelle volée de noix de coco et laissai le peloton de tête de derrière me passer devant sans ménagement. ET MERDE!!! DESCENTE DANS LE CLASSEMENT DE MES COUILLES !!! J’étais onzième, et y avait pas trente secondes, je briguais la seconde place ! J’entendis Bibi qui arrivait, mais il pouvait toujours se faire mettre pour avoir la place. Je fonçai récupérer ma position d’antan, pas si loin que ça des autres devant. Si la chance m’accordait de bons items, comme le terrain avait encore deux tours à faire jouer, je pouvais tout à fait revenir sur le devant de la scène. Suffisait de se calmer. Et tiens, Bibi, pendant qu’on y était, voilà le dessert.

Je frappai sur un palmier un simple coup et fonçai en avant en rigolant. Je lui faisais subir ce que Lucas m’avait fait subir. Mais ce n’était pas des noix de coco qui tombèrent de l’arbre, non, ça aurait été beaucoup trop simple. A la place, un champignon innocent se posa sur le sol, et Bibi s’en saisit en roulant dessus, et en me percutant par la vitesse. Ah putain de merde de PUTAIN DE MERDE DE PUTAIN DE MERDE DE MES COUILLES DE MERDE !!!


« ...PPLLLLOOOOOOOOOOOOOOOOOOOSEEEEEEEEEEEEEE !!! » cria Buzz tandis qu’une fusée était apparue dans son dos et le propulsait à tout vitesse en avant, les joues déformées par le casque.
« Il sembléré que Bouzz l’éclére a enfin ou son Special !
_ Et lésse lé pauvre Ed en dernière position.
_ Très amousant.
_ Et cé Loucas qui finit lé prémier tour ! L’équipe dé MKR est extrêmement pouissante !
_ Les deux autres sont au coude-à-coude : Madoff et lé Mayor.
_ Donc, lé Mayor séra bientôt second. »


Et me voilà la lanterne rouge, totalement désemparé par ce coup abominable du sort qui m’avait laissé sur le carreau. Je terminai le premier tour sans bien comprendre, et j’eus un goût de bile quand je me rendis compte que les spectateurs huaient beaucoup moins que quand les premiers avaient fait leur show. Putain, à ce que je voyais sur les écrans géants, ils étaient déjà sur la plage ! Et moi, j’avais pas commencé les trois longs virages ignobles !

Je m’appliquai comme je pus, anticipant, braquant et contre braquant, mais je ne réussis même pas à revenir au niveau de Buzz et sa petite bagnole minable ! Alors d’un Lucas ou d’un Major, autant dire que je pouvais aller me faire foutre. Je tentais de reprendre ma respiration... allez, Ed, y avait encore deux tours et le circuit était pas le plus court. J’avais des chances de revenir, il suffisait de compter sur les objets. J’en récupérai enfin un au moment où je terminai les trois virages de la mort, et me retrouvai avec un éclair. Mouaif, j’aurais préféré quelque chose de plus consistant comme une étoile d’invincibilité, mais je saurais m’en satisfaire. Il y eut un grondement dans le ciel quand je lançai mon objet en l’air, et de suite, une douzaine d’éclairs frappa le terrain, déchirant le ciel bleu du Royaume pour rapetisser tous mes adversaires. Le coup fut bon dans la mesure où certains étaient sur le sable, et qu’être ralenti sur un terrain pareil était extrêmement pénalisant. Surtout quand je me rendis compte que Buzz et Karty étaient maintenant totalement bloqués, les roues enfoncées, et le premier hurlait à Star Command de sauver la situation.

Maintenant, je m’en foutais de la chaleur, du public tout autour de nous ; ne comptaient plus que le classement de la course, et ma position exécrable du moment. Tandis que je cherchais à rattraper les concurrents, je me rendis compte bien vite que sans turbo, sans objet quelconque, je ne parviendrais jamais à tous les dépasser. Il fallait que je prenne en compte une conduite qui sacrifierait quelques dixièmes de seconde pour obtenir une étoile, ou même, éh pourquoi pas, mon propre Spécial. Jacob l’avait eu dès sa première course (je pensais donc prendre comme indicateur de nullité le nombre de fois qu’on avait choppé son Special dans une course), et il m’avait avoué que ça lui avait sacrément été utile. Je fis le dernier virage sur le sable, les Grease Lighting totalement abattus devant moi, censés être les champions de la compétition. Avant d’entrer dans le tuyau sous-marin, j’entendais les derniers commentaires des arbitres, qui même s’ils ne s’intéressaient pas du tout aux derniers du classement et ne parlaient donc que des principaux événements secouant la tête de file, avaient le mérite d’éponger mes désirs sadiques :


« OUUUUUUUHHH !!! Jèms Bond a réoussi à sé prendre lé palmier au centre de la pétite île !
_ Un exploit qui va loui faire pérdre quelques places !
_ Tout de méme, lé Mayor a dé la force ! »


Une seconde après, je fus propulsé en arrière tant l’accélération du pipeline était grande. Je tournais sur la paroi comme un dératé, observant que les Grease Lighting préféraient au contraire rester sur le « sol » et ne pas bouger. Ils avaient raison, ils perdaient moins de temps. Cependant, j’avais rapidement compris que leur kart avait un problème déroutant : les deux Voyageurs avaient opté pour un kart léger, qui avait plus d’accélération que la mienne, mais dont la vitesse max était cependant inférieure. Ce fut pour ça que je parvins à les rattraper, alors que j’avais la tête en bas. Celui qui conduisait le kart était Dutch. Je le saluai dès que j’arrivai à sa hauteur (de façon plus littérale que d’habitude vu que nos têtes se croisaient) avec un gigantesque coup de boule qui le ralentit fortement. J’étais vraiment un salopard.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 5 : Royaume des Tropiques Mar 12 Mar 2013 - 21:05
*Bien, récapitulons l’ensemble de cette courte entrevue. Je crois que j’ai obtenu pas mal de réponses à pas mal de questions et que je pourrais sans aucun doute commencer à faire le ménage parmi nos concurrents. Naturellement, il y a quelque chose qui ne colle pas dans l’histoire de financement de l’équipe Immortal. Où a-t-il trouvé tout ce fric et pourquoi l’utilise-t-il ici ? Probablement pas pour nous faire chier nous, du moins pas seulement. Disons qu’un autre lui a fait une offre en sachant que nous serions dans le camp adverse et que, du coup, ça a été un petit plus. Je ne vois pas d’autre explication. Le petit Calvin n’est qu’un faire valoir, au mieux, c’est un mercenaire. Il a suffit que je lui propose un petit revenu supplémentaire et il a accepté de nous aider. Il a été recruté dans un petit royaume de la zone 2, directement par Dorian, qui lui a proposé de but en blanc de rejoindre son équipe pour rester dans les coulisses et pouvoir s’inscrire. Et il avait l’air d’avoir presque besoin de participer. D’ailleurs, il reçoit aussi les pièces de son « kart » sans trop s’inquiéter, elles arrivent, presque toutes seules. Un peu comme les nôtres en fait, même si on ne s’en sert pas. Sauf que nous, on les reçoit directement de Nintendo. Et lui ? D’où qu’elles viennent ses pièces ? Il y a quelqu’un qui l’emploi et vu qu’il s’agit de Dorian Gray, je suppose qu’il s’agit effectivement de quelqu’un qui ne veut pas que du bien au jeu vidéo. Bien entendu ce ne sont que des suppositions, il n’est pas encore dit que Dorian soit un réel ennemi sur cette course. Mais en indiquant la bonne direction aux agents qui se chargent de la sécurité sur la course peut-être trouveront-ils quelque chose. J’espère en tout cas. J’en ai marre de me faire voler les meilleures places par ce crétin à chaque fois que je suis au volant.*

Jacob sort du box Immortal et revient dans le sien, avec sous le bras le magazine sur lequel la conversation écrite a eu lieu. *Inutile que Dorian tombe dessus une fois qu’il aura terminé cette course. D’ailleurs, je devrais peut-être trouver le moyen de détruire ça, histoire que ça tombe entre les mains de personne. Et je ne fais pas confiance au déchiquetage. Tout le monde a vu les films où les flics reconstituent consciencieusement chaque feuille de papier de la pièce à conviction. C’est beaucoup plus dur à faire avec des cendres figurez-vous. Et bon, on nous a fourni de l’essence de rechange, au cas où le réservoir de notre véhicule viendrait à fuir et qu’il faudrait colmater la brèche puis remplir à nouveau l’engin. Toutes ces précautions, néanmoins sont quelque futiles lorsque l’on se rend compte que même face aux multiples projectile qu’on nous envoie sur la gueule, le véhicule se redresse toujours. Je crois que tout cela participe simplement à une idée de la course et qu’on essaie de l’imiter, alors même qu’elle n’est pas nécessaire. Les autres trafiquent peut-être leur engin, nous… Enfin bref, j’ai de l’essence et de quoi faire des étincelles. Poubelle.* Pour se débarrasser de la pièce à conviction, Hume tire la poubelle de sous le bureau, jette le magazine dedans, le recouvre d’un peu d’essence et provoque quelques étincelles. En quelques instants, la preuve disparaît, se consume et en attendant que le feu s’éteigne, il jette un œil aux écrans, afin de s’assurer que son partenaire, assure toujours ses arrières.

*Quoi ? Mais ? Bordel ! Arrêtez ! Mais reprends-toi crétin ! Allez du nerf ! Putain, pas ! Raaah ! Mais prend un… Non ! Pas ça ! Ed ! Bordel de merde !* Finalement, au bout d’un moment, lorsque le cauchemar prit fin et que les choses se stabilisèrent, un regard morne, presque indifférent, s’afficha sur le visage de Jacob, alors que la course continuait sous ses yeux. *Bon. Voilà. Ben, ce n’est pas tellement surprenant en fait. Je ne lui en veux même pas. Il s’en est pris plein la gueule, certes. Ce n’est pas totalement sa faute. Il pourra peut-être tenter de gratter quelques places… Mais bon. Je crois que je vais abandonner l’idée d’atterrir en final. Notre seule chance d’y parvenir est de taper sur les petites équipes du classement maintenant, en disqualifiant les grandes par des coup de pute judiciaire… Je viens de m’occuper, sûrement, de Dorian. Un de moins. Bien. Nous avons échouer à disqualifier les MKR, qui, eux, filent toujours bien en tête. Difficile de s’opposer à eux. Il reste quels autres ? La Wall Street Influence. Je laisserai Ed s’en charger, en espérant qu’il sera plus efficace de ce côté. Les deux équipes de la compagnie panda. Peut-être beaucoup trop dur, qui ira empêcher le Major de participer ? Je fouillerai peut-être du côté de l’amie d’Ann une prochaine fois. Et dans le même temps, j’essaierai de nous maintenir à flots… Bon, bon, bon, occupons-nous de ce charmant petit phoque et de sa merveilleuse compagne mollusque. L’équipe du voyageur masqué. De fait, elle était suspecte celle-là. Je sais bien que je ne trouverai sûrement qui est derrière la cagoule, mais peut-être que je pourrais découvrir un truc plus simple. Allez, je vais arrêter de regarder des horreurs à la télé et me mettre au boulot. Je rattraperai les pots cassés plus tard… Comme d’hab.*

Jacob laisse donc les reste de son petit feu exprimer sa rage intérieure. Il se dirige vers l’autre box mais n’y passe qu’un simple coup d’œil pour commencer. *La situation n’est pas la même de ce côté là de mon box. En fait, elle est même carrément différente. De ce côté là, il n’y a pas qu’un pauvre type qui attend que la course se finisse sans se soucier le moins du monde des enjeux qui sont derrière cette course. Non, il y a Fino. Qui a accepté un pot de vin pour faire on ne sait quoi, qui sait ce que nous faisons ici et qui est très très intéressé par les résultats de son poulain et probablement du mien aussi – il doit bien rire d’ailleurs… Bref, mieux faut que je fasse gaffe de ce côté là. On ne sait jamais, avec Fino. Alors que, concrètement, je peux latter la gueule de Dorian, cinq fois d’affilé en plus. Donc bref, il faut que je sois prudent. D’ailleurs, je crois que c’est plus ou moins vide de l’autre côté. Non ? Revérifions…* L’intouchable jette un nouveau coup d’œil dans le box voisin, mais l’impression est la même : l’endroit est vide. *Mmh. Ils n’ont pas l’air d’être là. Tentons une approche.* Subitement, il se révèle au grand jour, dans l’entrée et scrute rapidement l’endroit avec un air méfiant. Mais il se rend rapidement compte du fait qu’il n’y a effectivement personne dans les parages. *Je me demande où ils sont. Ils font peut-être quelque chose de pas très net. Ou alors, il est caché dans les parages et il attend que je fasse une connerie pour me sauter dessus à l’improviste… Ce qui ne me surprendrait guère et ne lui servirait pas grand chose. Bien, en tout cas, ça me laisse un créneau pour fouiller tout ça, je trouverai peut-être… peut-être, quelque chose. Au pire, je ferais jouer le passé de Fino devant les jurés…*

Une fois encore, en prenant des précautions, Jacob essaie de trouver des pièces à convictions, des pistes soit sur l’identité du voyageur masqué, soit sur d’éventuelles relations entre des concurrents de Nintendo et l’équipe. Naturellement, il cherche cette fois-ci dans le double fond du second tiroir du bureau pour y découvrir un papier signé par la petit papatte de Fino insultant tout membre de l’équipe Private Joke qui aurait eu la présomption de croire que le phoque était assez bête pour cacher quelque chose ici. Passant sur cette petite note amicale, le voyageur tente donc de trouver une autre cachette, plus appropriée au personnage qui occupe généralement les lieux. Évidemment les étagères ne comportent aucun détail signifiant, si ce n’est un amas de pièces de rechange peu utilisées. *Mais la grande question c’est de savoir où il a caché ça. Ne serait-ce que les EVs qu’il a reçu. Il doit bien les avoir mis quelque part. Et je le vois mal foutre ça dans sa fourrure ou dans le décolleté visqueux de sa charmante compagne. Sous une dalle ? Il n’y a pas de dalles. Le sol est en béton. En fait je suppose qu’il a mis tout ça dans sa chambre d’hôtel ou dans un royaume lointain… Peut-être même qu’il l’a foutu dans le nôtre d’ailleurs, puisqu’on ne risque pas d’y passer pendant plusieurs nuits. Ou alors peut-être plus vers le plafond, il sait que j’étais caché par là l’autre jour, il peut bien se dire que je n’irai pas y fouiller pour m’y faire prendre une seconde fois… Mais tout de même, je crois qu’il va être assez difficile de trouver quoi que ce soit ici. On ne peut pas avoir de la chance à tous les coups… La preuve avec E… Hey ! Voilà quelqu’un ! Merde ! Se cacher ! Vite ! Ah ! Connerie !*

Et soudain, l’intouchable s’élève pour aller se coller contre le plafond, encore une fois, se maudissant de n’avoir pas trouvé de meilleur idée. Immédiatement, Fino arrive, en compagnie de Germaine. La limace géante pousse lentement un chariot sur lequel se trouve une série de caisses fraîchement livrées, le petit phoque se tenant dessus. Une fois dans leur box, les deux acolyte ouvre les boîtes pour en examiner le contenu. *Et naturellement, Fino vient d’acheter des ailerons aux couleurs des MKR ? Ah ! Crétin. J’ai bien fait de ne pas aller les récupérer. Tu croyais pouvoir profiter de leur putain d’aérodynamisme en reprenant l’idée de Ed ? Mais voler les pièces des autres, c’est sûrement interdit par le règlement ça mon chou. Allons donc chercher un agent de sécurité Nintendo… Enfin, d’abord, je sors d’ici sans faire de bruit.*
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 5 : Royaume des Tropiques Mar 12 Mar 2013 - 22:24
Cependant, l’étape du tuyau était loin d’être terminée. Je n’avais même pas le temps d’observer les fonds marins, de profiter de la fraîcheur qu’il faisait à l’intérieur ainsi que de ma respiration plus lourde que celui devant moi, ou qui que ce fut d’autre, réussit à balancer une carapace verte dans le conduit. Et que cette carapace avait un mouvement circulaire tellement effroyable que ça en devenait hypnotisant. Vous aviez certainement déjà joué à Mario Kart, le jeu, et vous aviez déjà trouvés une carapace verte totalement folle, rebondissant presque perpendiculairement par rapport à vous sur les rebords d’une route étroite, allant à toute vitesse, formant presque une barrière contre laquelle il était impossible de passer tant elle allait vite. C’était rare d’en trouver une comme ça, mais finalement, ça ne dérangeait personne, que ce fut rare, tant c’était dur à passer. La carapace verte avait aussi une trajectoire presque perpendiculaire, mais cette fois-ci, il n’y avait aucune barrière pour la détruire un peu plus : en bref, une carapace tournait à toute berzingue dans le conduit, s’approchant un peu de nous tandis qu’on s’approchait beaucoup d’elle. Le bruit qu’elle faisait était alourdi par le tuyau. J’avais l’impression d’être un quelconque Indiana Jones devant passer à travers les pâles gigantesques d’un ventilateur de conduit d’aération. Je croisai les doigts, fermai les yeux (pas trop quand même), et je sentis la carapace me frôler sur la droite sans toutefois m’exploser. Je criai un « Yes » retentissant avant de retomber sur la plage de la petite île déserte, auquel je commençai un long dérapage et choppai dans une caisse multicolore un champignon doré. Yeeaaaaah, voilà quelque chose qui me permettrait d’aller légèrement plus vite.

Cependant, j’attendis de passer tous les crabes avant de l’utiliser, et de profiter de ce fabuleux outil sur le pont de navire, où la ligne droite était de mise. Le Grease Lighting repassa devant moi grâce à une étoile salvatrice qui lui permit de ne pas faire le tour de l’île et de passer directement par le centre ; il était loin d’être con, ce mec. Les raccourcis étaient partout dans Mario Kart, il suffisait de les trouver. Je me grouillai de rejoindre le ponton maintenant que j’étais repassé douzième, soit avant-dernier, mais quelque chose me frappa sur le terrain ; c’était un terrain évolutif, comme on pouvait les appeler quand on n’avait aucune notion. A savoir : qu’il évoluait selon les tours. Il n’y avait plus de yacht de luxe attendant que les karts roulent dessus : enfin si, ça l’était toujours, mais des tentacules gigantesques et rose étaient en train d’enserrer tout le bateau et commençaient déjà à le faire craquer. Ce qui signifiait plus d’obstacles ; je me disais bien que cette portion du terrain était bien trop sage. Je grimpai à l’arrière du navire, et partis vers la droite comme la dernière fois. J’utilisai alors mon champignon comme un bourrin, mais la ligne droite que j’avais connue avait vraiment disparu pour laisser place à des virages qu’il fallait faire afin de ne pas se prendre des ventouses dans la gueule : entre ceux dont on voyait la pointe et ceux par lesquels il fallait passer en-dessous, mon champignon m’envoya valser dans le décor plusieurs fois, ce qui me fit perdre de précieuses secondes.

Autour de moi, j’entendais déjà le navire craquer de plus en plus, et je n’étais pas enjoué à l’idée de connaître l’état du vaisseau lors du troisième tour. Je loupai un cube multicolore après un virage serré à cause d’un tentacule. Devant moi, je vis un Falcon Millenium miniature avec son occupant à l’intérieur se faire éjecter dans les airs par un tentacule plus sensible que les autres. Allez, on en profitait pour prendre sa nouvelle place.


« Notre poulpe a l’air dé trouver ses amis à son goût !
_ Dommage qué Madoff lé quitte déjà !
_ Il réjoint dans la jungle lé Mayor, l’encapouchonné, et Loucas Forte.
_ Les quatre équipes dou trio gagnant !
_ Cértainement Louigi, ravi dé constater qué tou es toujours aussi stoupide. Ma qué ?!
_ Cé Bibi lé cinquième ! Qu’est-cé qu’il fout là, loui ? Il sé trompé ?
_ Ou alors il a un tour dé rétard !
_ Non ! Il sembléré qu’il a outilisé le raccourci dou bateau : un champignon bien placé et vous êtes au niveau des chéminées, oune ligne droite sans les tentacoules !
_ Lé quatriéme passage alôrs. »
Une troisième voix les interrompit en plein dans leur discours :
« Des mugs ! Des serviettes ! Des lunettes de soleil à l’effigie…
_ Dégage ! On né pas intéréssés.
_ Pour votre femme alors, pour la protéger du soleil.
_ Ma femme é dans oun autre Rôyaume.
_ J’ai des cacahouètes à l’effigie de…
_ Déhors ! »


Ce fut à mon tour de rejoindre la place après le saut gigantesque. Comme au premier tour, je me mis en position spéciale de réception afin de foncer dans la bonne direction dès le départ, et après un vol plané d’une cinquantaine de mètres avec le vent qui me fouettait le visage, j’atterris lourdement sur la plage, et mes roues patinèrent sur le sable avant de foncer vers la jungle presque sans ralentir. Ce fut pour moi le retour de mon passage préféré qui m’avait fait perdre une bonne dizaine de places en un seul coup. Si j’avais bien compris tout ce qui s’était passé, j’étais onzième maintenant, une place merdique qui ne faisait pas honneur à la confiance que mettait Jacob en moi. Cependant, les autres n’étaient pas si loin que ça, et le peloton de tête franchissait à peine la ligne pour le troisième tour. Entre les palmiers défilant à toute vitesse autour de moi, je récupérai un cube multicolore qui me donna une super étoile. Oh putain de merde : enfin ! J’allai l’activer quand Anakin Vador, à l’aide d’un accélérateur quelconque (trois champignons pour être exact), réussit à me percuter brusquement et à me piquer mon objet dans les mains. Je mis trois secondes à regarder ma main vide, les yeux abasourdis, l’envie de descendre de mon kart et de détruire quelque chose de solide et de vivant, et que ça ferait « Crac » sous mes coups. Une envie pas très choupinette.

Le point positif (si on pouvait parler de point positif ; c’était plutôt une bouteille de plastique sur laquelle on pouvait poser les pieds dans un océan de lave), ce fut que je ne heurtai aucune noix de coco, même si quelques fruits par terre semblaient être les témoins de chute récente. Je sortis de la petite jungle et passai rapidement devant les tribunes tandis que le public hurlait un peu plus fort que d’habitude. Mario et Luigi commentèrent sans trop d’espoir :


« Et cé enfin les Private Jokes qui passent.
_ Jé pense que cé foutou pour eux dans cétte course. Un tour dé pérdou sans réoussir à rémonter.
_ Et enfin, en bon dernier, Bouzz qui va encore tâter dou sable.
_ Mé revenons aux premiers… ! »


Et ils revinrent en premier où les quatre équipes du peloton de tête dominaient toutes les autres sans aucune honte, laissant les miettes des points aux autres équipes. Ils furent tout de même surpris que Bibi réussisse à conserver sa place de cinquième, et ils pensèrent à voix haute qu’il trichait.

Pendant ce temps-là, je ruminai salement. Comme ils disaient, j’avais eu un tour de supers objets, et je n’avais même pas réussi à remonter. Je passai les premiers virages sans trop me soucier du score que je pourrais avoir au final, comme je passai les petites dunes de sable juste après. Cependant, je décidai de prendre un des cubes en haut d’une bosse, quitte à perdre un peu de temps. Et je reçus un éclair. Je l’activai sans attendre qu’on me le chipe entre les mains, et un grondement plus tard, une nouvelle douzaine d’éclairs frappèrent le terrain. Tandis que je rentrai sur la portion ensablée, j’entendis les commentaires continuer sur une carapace bleu qui avait sillonné le ciel et explosé trois des équipes de tête en même temps, laissant Bibi monter sur la troisième marche du podium (c’était pas la première fois depuis le début, nan ?). Les arbitres étaient totalement ébahis par cet état de fait, surtout que les premières équipes se faisaient dépasser par les plus petites que mon éclair avait moins grandement touché.


« OUNE VERITABLE REVOLUTIONNE !!!
_ TOUT A FAIT MARIO !!! HOUIT EQUIPES SONT AU COUDE-A-COUDE !!! »


Leurs paroles furent soulignées par l’obtention de mon nouvel objet : mes portails. Un éclair d’optimisme me frappa, tellement fort que mes mains écrasaient le volant de joie. Allez, ça allait être le foutoir en haut, et moi, j’avais enfin mes portes chéries ! Oh putain, je les adorais tellement ! Elles m’avaient même manqué, pour tout vous dire. Je fis un énorme sourire, pris tellement bien le prochain virage que les spectateurs reculèrent derrière leur barrière tant j’étais passé devant eux. J’arrivai enfin sur le dernier bout de la plage, la rage de vaincre dans le ventre, mes portails que personne n’avait intérêt à voler avant que je ne les utilise, parce qu’allait bientôt venir le moment parfait pour les lâcher sur la gueule à tout le monde. Je constatai que deux équipes étaient devant moi : encore Dark Vador qui n’avait pas réussi malgré à ses objets à gagner plus de place que la mienne, ainsi que Dorian Gray, dont le véhicule n’était pas du tout adapté aux terrains tropicaux et aux pièges grossiers. On payait tous notre stupidité ou excentricité un de ces quatre, pauvre naze. Paraissait que t’avais défoncé Jacob à la course précédente, que tu nous avais empêché de gagner une super place.
Alors, voilà mon petit cadeau, trouduc.

Je pénétrai à mon tour dans le tube en plastique sous-marin, et dès que ce fut fait, je croisai les doigts et déployai une paire de portails comme au bon vieux temps (je sais, j’en avais déjà utilisé la nuit dernière. Mais ça faisait longtemps que je ne les avais pas installés alors que l’action et l’adrénaline prédominaient).

Premier Portail : Il bouchait presque la sortie du tuyau. Le « presque » est important.
Second Portail : A trois mètres. Pile dans l’eau.
Effet Provoqué : En gros, pour vous donner une image, j’avais ouvert le robinet. Des tonnes d’eau tombèrent dans le tube, en explosant tous ceux qui s’y trouvaient (à savoir, deux équipes), une cascade impressionnante, des trombes vomies par mon portail.

Et moi, prévoyant le coup, je me dépêchai avec des coups d’accélérateur, à monter au plafond et à rétracter ma tête pour éviter d’avoir de l’eau écumante dans la gueule. Tandis que je remontais le pipeline qui se remplissait au fur et à mesure dans un grondement d’enfer, je vis le Falcon Millenium ainsi que Dorian Gray se faire emporter par la nasse sans pouvoir rien faire. Dans vos gueules ! Avant que je ne fus moi-même englouti, je fis disparaître mes portes et arrêter le terrible écoulement de l’eau. Je bondis sur la petite île et me dépêchai de prendre le dérapage le plus intérieur que je pus, tandis que les arbitres disaient déjà :


« Enne Cirque a joué un tour très amousant !
_ Il passe dixiéme en un clin d’œil !
_ Et beaucoup d’équipes sont encôre en train dé sé battre pour la prémiére place !
_ Des brosse-à-dents pas chères. Avec la tête du Major dessus, afin d’éliminer toutes les bactéries.
_ DEHOOOOORRRSSSS !!! »


Et je rentrai sur le bateau… qui avait été quasiment coupé en deux. Il n’y avait plus le choix entre différents chemins, mais un tout tracé, en pente presque verticale parmi les décombres. Je n’eus plus le choix, je fonçai comme je pus, sans m’arrêter. C’était mon baroud d’honneur pour cette course en quelque sorte. J’avais tellement bien éliminé les trois véhicules derrière moi que je pouvais considérer que je ne pourrais plus me faire rattraper par eux. J’étais au-moins dixième, mais je n’allais certainement pas me contenter de ça. J’évitai un tonneau percé, des poutres qui ressortaient du sol à cause du choc, des lampes à huile qui pendaient dangereusement d’un plafond à moitié éventré par une énorme cheminée. Quasiment apocalyptique.

Mon kart roula dans l’eau quelques instants avant que des accélérateurs ne m’aident à remonter la seconde partie du navire, sacrément en pente elle aussi. En plus, des tonneaux roulaient sur le terrain, et il fallait les éviter rapidement en anticipant leur trajectoire. Je vis que juste devant moi, il y avait encore le fameux Bond, ainsi que les Grease Lighting. Les autres équipes étaient encore trop éloignées pour que je pense pouvoir les rattraper aussi vite, mais ces deux-là étaient dans mon viseur, et ils n’en sortiraient que quand je pourrais les miroiter dans le rétro. Il n’y avait toujours pas d’objet à ma portée pour les rattraper, mais ça ne tarderait pas. Enfin, je passai l’étape du tonneau, et celle du grand saut arrivait. Je fus scotché à mon siège et ma tête partit en arrière quand je l’empruntai et quittai ce vaisseau maudit par ce poulpe géant. Allez, je pouvais tenter d’être neuvième, voire huitième. Ça me ferait une super augmentation dans les places, ça nous protégerait un peu du coup du sort, il fallait pas que je reste dixième. Je mis mon kart exactement dans la même position que les deux dernières fois, et je priai encore plus. Je pouvais le faire, je pouvais le faire, je pouvais le faire, je pouvais le faire, je pouvais le faire, je pouvais le faire, je pouvais encore le faire…

Et paf, encore un atterrissage qui me fit mal au cul, mais je fonçai d’autant plus vite. Dutch aussi avait utilisé la même technique que moi (à moins que ce ne fut l’inverse ; qu’importe, l’important, c’était de se faire la fille, pas de savoir l’identité du père), et si je ne réussis pas à le rattraper, j’étais quasiment au même niveau que Dark Vador. Je pouvais entendre son masque cracher sa respiration d’asthmatique tandis qu’il me regardait. Il enchaînait les premiers cocotiers de la jungle avec une grande facilité que je lui enviais, certainement des réminiscences générales de quelques films avec des Ewokes. Je tentais une idée extrêmement stupide, mais qui brillait par son intelligence :


« Hey, Darky !
_ Quoi…… hhhhhhh ?!
_ Je suis ton père. »


Le « NON » terrifiant signa sa perte. Il heurta un cocotier comme un débile tandis que je passai neuvième. Plus que les Grease Lighting. J’avais récupéré trois carapaces rouges en un clin d’œil avec un cube multicolore. Je n’attendis pas pour lui balancer la première dans la gueule ; auxquels il répondit avec trois bananes jaunes ! Oh nan ! Le sagouin ! Le connard de merde qui avait eu pile l’objet pour me contrer ! Sa première banane stoppa net ma carapace. Je lançai une seconde sans appréhension, alors que nous finîmes la jungle et que la ligne d’arrivée promettait la victoire. Mais il était trop loin. Ma carapace fut arrêtée par sa seconde peau. Plus beaucoup de temps, Ed. Je le rattrapai certes parce que mon véhicule était plus rapide, mais ce n’était pas ça qui allait me faire remporter la victoire. J’avais une carapace rouge, et lui, une banane. Je lançai la dernière, et sans attendre, il dégaina son dernier item. Et il se rendit compte trop tard que je n’avais que feinté le lancer, et que mon missile était encore dans les mains. J’attendis une seconde plus avant de la lui envoyer dans la gueule, sans banane pour la bloquer. Je sentis l’air apeuré de Dutch qui voyait la huitième place tant espérée si près…

Mais il y avait encore un virage, pas trop intéressant, pas trop serré, avant de dépasser la ligne. Et Dutch fit la pire de toutes les choses (pour moi) : il serra tellement son virage sur l’extérieur qu’il réussit à déjouer la carapace et à la faire exploser contre les tribunes. Mais j’avais profité de ça pour le prendre sur l’intérieur, de façon plutôt serrée. Nous nous retrouvâmes côte-à-côte sur la dernière ligne droite, tout près l’un de l’autre, sauf que voilà…
J’étais toujours un chouïa plus rapide que lui.


« LES PRIVATE JOKES EN HOUITIEME POSITIONNE, LES GREASE EN NEUVIEME !!! »

Ovation pour la fin, Dutch qui se cogna la tête contre le volant quitte à activer le klaxon pour avoir concédé dette dernière place. Je savais pas pourquoi, mais j’étais hyper fier de moi. Je me levai de mon kart qui avait beaucoup souffert de l’aventure, mais je restais fier. J’étais huitième, et le score n’était pas si mal si on le comparait avec celui des autres courses. Je cherchais l’ingénieur de Nintendo pour savoir où il était, mais je ne le trouvais pas. Bon, tant pis. Je regardai le classement. En troisième, l’Adjudant, en second, le Major, et en premier… Qué ? Bibi ? C’te merde ?
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 5 : Royaume des Tropiques Mer 13 Mar 2013 - 12:25
*Et nul doute que c’est une question à laquelle il est compliquée de répondre… Comment sortir d’ici sans être vu ? Pour l’instant, Fino est beaucoup trop occupé à jubiler sur sa petite acquisition pour s’intéresser à moi ou à son plafond. Ou alors est-il trop occupé à discuter avec Germaine de la façon dont il faut répertorier les pièces qu’ils viennent de chopper. Mmh. Mais je pense que si je bouge trop vite, si je suis un peu trop maladroit, il me repèrera et adieu le coup de maître que je me prépare à lui faire. Bien entendu, je peux toujours descendre directement sans me soucier de son avis, lui foutre une raclée et appeler un des gars de la sécurité pour lui présenter les preuves. Hélas, un combat contre Fino est toujours très risqué… C’est Ed qui l’a dit. Bref. Il vaudrait mieux que je trouve un plan pour passer inaperçu. S’ils me voient, je pourrais certes filer, aucun doute, mais j’aurais beaucoup de mal à convaincre qui que ce soit que les pièces étaient bien là et non dans mon propre box lorsque Fino les y aura caché. Par conséquent, mieux vaut être discret. Et c’est une tâche qui est plus ou moins difficile en fait. Je vais essayer de bouger un coup, on va voir ce que ça donne. De toute manière, de là où je suis, je ne vois pas trop ce que je peux faire d’autre.* L’intouchable commence doucement à se déplacer. Mais à peine a-t-il bougé qu’il a l’impression que la conversation entre les deux autres s’est arrêté, que l’impitoyable phoque a cessé l’une des ses longues tirades colorées. Heureusement, Germaine reprend immédiatement le dialogue de sa voix lancinante, détournant l’attention de l’animal. *Merde ! Fais chier. Je dois faire du bruit ou un truc comme ça. Ou alors, il a un détecteur de mouvement. Je sais pas ce qu’il prend, mais il est hyper réactif. S’il se doute de quelque chose, ça ne fonctionnera pas et il y a toutes les raisons pour que ça ne fonctionne pas à un autre moment. Il aura eu le temps de camoufler les pièces d’ici demain. J’en suis certain. C’est ce que j’aurais fait moi, si j’avais suivi l’idée de Ed. Parce que l’équipe MKR aurait légitimement pu demander réparation. Si seulement, j’avais des portails, comme Ed, plutôt que cette conne de Bulle, je pourrais en plus entendre ce qu’ils disent. Bon, je vais essayer de compter sur Germaine pour accaparer mon petit ami et à ne pas me coller complètement au plafond…*

Jacob essaie donc de descendre d’un ou deux centimètres, mais cette fois, Fino n’arrête pas sa tirade. Les deux protagonistes parlent en même temps. Cette fois, c’est une véritable guerre qui s’installe entre eux deux et l’intouchable comprend alors le problème. *Ah ! Énorme. Je crois que Germaine en est à expliquer la façon dont il va falloir faire pour rendre parfaitement légale cette acquisition, quels papiers remplir. Je gage que le débat porte principalement sur ce qu’il faut faire en premier, les papiers ou le camouflage. Ou peut-être que Fino préfère ne pas s’emmerder avec la bureaucratie. J’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que je vais pouvoir y aller maintenant. Mais quand même, je continue à les surveiller tant que je ne serais pas arrivé dans mon box. On ne sait jamais.* Il glisse alors doucement vers la sortie. Deux fois il s’arrête, croyant avoir été repéré, puis se rend compte qu’en réalité, il n’en est absolument rien. Ce n’est qu’au bout d’une longue minute qu’il parvient enfin à son box et revient à terre en toute sécurité. *Le débat continue. Bien, très bien. Parfait. Maintenant, il faut trouver un moyen plus ou moins discret et détourner de faire comprendre à un agent de sécurité ce que j’ai vu. D’ailleurs, y a-t-il réellement des agents de sécurité ? Il y a des employés oniriques de Nintendo, mais… Ouais, je pense qu’en trouver un suffira, il saura quoi faire. Bon, du coup, il n’y en a pas dans les box, du coup, je vais sortir. J’espère que Fino et Germaine ne s’en seront toujours pas sortis. Des fois, le côté bureaucratie, c’est pas si mal…*

Jacob, comme certains autres, quitte alors les box. Il ne reste plus qu’un tour à la course et il cherche du regard tout individu pouvant l’aider à agir. Rapidement, il repère l’un des savants du groupe, l’un de ceux qui les ont recrutés, Ed et lui. Il est à l’une des nombreuses buvettes ensoleillées qui juxtaposent les gradins. *Mmh. Il y a du monde autour. Il va falloir que je l’attire dans un coin particulier. On est pas censé avoir des rapports.* De loin, Jacob lance un bras invisible vers lui, qui le bouscule un peu et le force à se retourner. Le responsable ainsi interpellé se met en quête de son agresseur avec un air en colère. Puis il voit l’intouchable qui lui fait un signe de tête, une invitation muette, puis va dans un endroit plus calme. Comprenant ce qu’on attend de lui, l’employé le suit en prenant sa glace à l’italienne. Une fois qu’ils sont seuls à un endroit où personne ne les écoute, l’employé s’empare d’un petit appareil pour parler directement dans les pensées de Jacob. *Tain, il faut vraiment que je me proc… Vous avez trouvé quelque chose ? Oui, oui. Tout à fait. Attendez, je vous écris ça… Euh, vous avez un papier ?* Faisant mine de tenir un stylo et d’écrire avec sa main, Hume fait comprendre à l’autre ce qu’il veut et aussitôt, on lui tend un stylo et un carnet de note vierge. Il s’en sert. « Deux choses. Équipe Masqué a volé le matériel de MKR. Financement étrange de l’équipe Immortal. » L’autre lis et hoche la tête. *Je vois. On s’occupe du matériel tout de suite et on va ouvrir une enquête sur le financement de Dorian Gray, vous n’avez pas plus d’information à ce sujet ?* « Non, pas encore, demain oui. » *Très bien. Continuez de votre côté.* Et comme si de rien était, il retourne bouffer sa glace plus loin et Jacob fait mine de retourner vers son box, comme s’il n’était que parti aux toilettes cinq minutes. *Bien, ils s’en chargent donc. C’est parfait. Il n’y a plus qu’à espérer que ça fasse tomber Fino et son poulain masqué. Pour Immortal, ça va prendre plus de temps. Mais s’ils sont assez malin, ils trouveront un truc et on se sera débarrasser d’une deuxième équipe. Ah vraiment ! Je me sens bien moi ! J’ai bien travaillé, je suis content. Je sens que tout cela va s’arranger.*

Jacob arrive à nouveau dans son box, un coup d’œil vers le box de Fino lui permet immédiatement de comprendre que la situation y a évolué, trois agents des organisateurs de la courses sont là et tentent d’entretenir une discussion avec Gremaine. Mais les pièces sont là, visibles, au couleurs des MKR. *Ah ! Trop fort. Très bien. Faisons mine de rien. Je vais maintenant m’installer sur ma chaise et profiter un peu de la fin de la course. Peut-être que Ed est un peu remonté, qui sait, les miracles arrivent tous les jours. Hein ? Hey ! Ils sont pas très loin de la fin d’ailleurs. Cool. Bon par contre, je vois pas Ed. Et il n’y a pas de classement pour l’instant, sur le côté de l’écran et l’attention est plutôt tourné vers les premiers… Dont il ne fait hélas pas partie… Allez ! Je vais pas me morfondre sur sa performance, je suis de bonne humeur, je lui pardonne. Tant pis, je rattraperai le coup la prochaine fois. Je l’ai déjà fait, pourquoi je ne pourrais pas le refaire ? Bien. Il y a pas mal de monde à l’avant dis-donc, ça bataille sévère. Et avec le Major au milieu, c’est plutôt… HEY ! QUOI ?! WHAT THE FUCK ???! Putain de bordel de merde. C’est quoi ce spécial d’enculé ? Mais attendez là, comment ça se fait que Spyro, cette merde de Spyro là, qui est tout en bas du classement depuis le départ, qui conduit comme un type qui n’a que la conduite accompagné peu avoir le droit à un machin pareil, alors qu’il n’est même pas dernier ? Mais… C’est de la triche !*

Il n’y a effectivement que peu de justice dans ce qui se déroule sous ses yeux, à l’écran. Activant son spécial, Spyro vient de tirer une carte maîtresse pour remporter la course. Attirant à lui tout ses parents dragons, ceux qu’il devait sauver dans le premier opus de la saga, il se trouve à présent accompagné par une petite horde de personnage volant qui lui dégagent la piste avec de puissants jets de flammes. Tous ceux qui lui barrent le passage, sans exceptions se retrouvent alors soudain assaillis par les flammes, complètement écartés de la piste pour qu’une voie en or s’ouvre et que leur petit protégé rejoigne immédiatement la premier place, avec une avance considérable et que les dragons en image de synthèse ne disparaissent à leur tour. *Certes, ils ne l’obtiennent pas aussi souvent que d’autres… mais… tout de même. C’est sensiblement perturbant cette affaire. J’espère que ça ne me tombera jamais sur la gueule. Et heureusement que Ed n’était pas là pour subir ça. D’ailleurs, vu le ralentissement, général, est-ce que ça ne va pas l’aider un peu ? Non pas tellement je crois. La plupart des autres sont hors d’atteinte pour lui. Mais… Ah ! Le voilà ! Neuvième ? C’est mieux que tout à l’heure, mais bon, sur treize équipe, c’est pas génial non plus. Enfin, je ne vais pas être mauvaise langue, il est devant ceux qui le battent d’habitude. Et ça ça vaut déjà de l’or. Il a réussi à remonter. Allez Ed ! Tu peux avoir Dutch ! Il sait pas gérer les autres joueurs… Ah ! Bien joué la feinte ! Vas-y balance-lui ça maintenant et prend moi cette huitième place. Raaaah ! Merde il est trop bon l’autre. Tain, un coude à coude. Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y… YEAAAAAAAAAAH !!!! Trop bien ! Génial ! Je suis impressionné. Bon, je me réjouis pour une huitième place mais… C’est déjà mieux qu’avant quoi… C’est presque arriver dans le top 7 de ceux qui seront sélectionnés pour participer à la finale. Avec un peu de chance, ça nous aidera justement à être qua Monsieur Hume ?*

Jacob se tourne dans tous les sens afin d’essayer de voir qui lui parle, mais bien qu’il ait reconnu la voix de celui qui lui a parlé tout à l’heure, il ne le voit pas. *Ne me cherchez pas, je vous vois grâce aux caméra de sécurité, faites comme si de rien était pour l’instant. Ah, parfait. Alors, les nouvelles ? L’équipe du voyageur masqué avait effectivement les pièces réservées à l’équipe MKR, vous aviez raison. Hélas, nous n’avons pas pu prouver l’illégalité de cette situation. Il semble en effet qu’ils étaient dans leur droit en les prenant. Comme le prouvait plusieurs de leur documents… En revanche, ils n’avaient aucune autorisation pour utiliser ses pièces à la place de l’équipe qui les possède et par conséquent ont du les leur restituer… Et merde. Ils seront pas éliminés. Peut-être seront-ils surveillés au moins. Il y avait en effet déjà eu un problème entre ces deux équipes un peu plus tôt, sur la question du matériel des MKR, qui est très sophistiqué, il faut bien le dire. Mais tenter de connaître les techniques de l’autre n’est prouve pas spécialement qu’ils servent les intérêts d’une entreprise concurrente. Ce n’est pas très sport, mais c’est de bonne guerre. Nous nous occuperons du reste dès que vous nous donnerez les informations promises. Quoi qu’il en soit, continuez à creuser autant que vous le pouvez. Merci patron. Bon, ces crétin n’ont probablement pas eu le temps de finir tous les papiers qu’ils voulaient faire, sans quoi, ils auraient pu, sans aucun doute, utiliser les pièces en question. Les résultats de cette intervention me donnent plutôt l’impression qu’ils ont dû négocier un accord entre les deux équipes sur la base d’un droit complexe. Enfin, je sais pourquoi Fino essayait de parler au MKR l’autre jour. Certes, ça ne prouve pas qu’on a engagé Fino et on ne peut donc pas vraiment le disqualifier. Par contre, une autre question s’impose : comment ça se fait que le kart des MKR soit aussi sophistiqué ? Ils sont juste bons où ils ont de l’aide ?*

Résultat de la course :

Place Équipe Points gagnés
1er Black Magic Dragon +10pts
2ème Compagnie Panda Major +9pts
3ème COmpagnie Panda Adjudant +8pts
4ème MKR +7pts
5ème X-Men +7pts
6ème Voyageur Masqué +6pts
7ème Wall Street Influence +6pts
8ème Private Jokes +5pts
9ème Grease Lightning +5pts
10ème MI6 +4pts
11ème May the force be with you +4pts
12ème Immortal +3pts
13ème Toy Story +3pts

Classement général :

Place Équipe Total des points
1er Wall Street Influence 37
2ème MKR 37
3ème Voyageur masqué 36
4ème Compagnie Panda Major 33
5ème Immortal 32
6ème Compagnie Panda Adjudant 31
7ème May the force be with you 30
8ème Black Magic Dragon 27
9ème MI6 25
10ème Private Jokes 25
11ème X-men25
12ème Grease Lightning 21
13ème Toy Story 18 (Éliminés)


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Mario Kart Armageddon 5 : Royaume des Tropiques

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