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Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem]

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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyMer 6 Mar 2013 - 23:59
Malgré le fait que Clem avait maintenu sa réponse sur une note affirmative, il était quand même surpris de l’aveu de Megan. Pas tant qu’il trouvait ce genre d’activité incompatible avec la personnalité qu’il donnait à l’algophobe (il réservait à quiconque de sa connaissance de faire un numéro en petite tenue sur scène) mais plutôt qu’il n’avait jamais connu de strip-teaser ou de quelque chose s’en rapprochant. Il n’avait aucune conaissance ayant trait de près ou de loin du monde du spectacle et à forfioteri de ce genre de spectacle là. D’aileurs, en parlant de cela, Clem trouva que la description qu’elle avait faîte de son spectacle promettait un numéro amusant. Enfin, rectification... la bière dans le ventre vide de Clem lui suggérait de trouver ce numéro amusant. Elle commençait d’ailleurs à prendre un peu trop de poids dans son comportement. Clem avait le malheur d’être suffisamment fragile à la boisson de sorte qu’il devenait vite un peu pompête après quelques gorgées de rien du tout ; et suffisamment résistant à l’alcool pour le remarquer. Il était témoin de sa propre déchéance mentale en somme, avec une lucidité intérieure assez incohérente avec ce qu’il disait ou faisait à ce moment là. Il reposa son verre et se promit de ne plus y toucher de la soirée, il déjà assez de mal à garder ses esprits en présence de la jeune femme. Il n’allait pas s’aider s’il continuait à ingurgiter comme cela, alcool après alcool. Alors que Megan termina sa tirade en une auto-dérision disant que son numéro était probablement ridicule, la bouche de Clem s’ouvrit toute seule et il s’entendit lui-même, horrifié :

“Si c’était un faux numéro alors ça va.”

... Mais bordel quel jeu de mot de merde ! Enfin... non ce n’était pas ça le problème mais... disons que Clem, dans un contexte particulier donné –comme un couloir d’établissement scolaire, accompagné d’une classe au membres déjà bien abrutis par une série de blagues et de vannes débiles- n’avait aucun scrupule à lâcher un jeu de mot complètement tiré par les cheveux. Son “Bon les mecs, on fait comme les oeufs : on se casse ?” était même devenu l’appel du départ rituel qu’ils faisaient à la cantine du midi, il y a quelques années. Mais entre ce que Clem se sentait capable de dire en compagnie de potes et ce qu’il voulait bien dire en galante compagnie n’était radicalement pas la même chose. Alors soit son verre de bière était sensiblement plus grand qu’il ne l’avait cru au premiers abords, soit la compagnie de Megan le détendait suffisamment afin qu’il se sente dans la même impression de sécurité qu’il avait durant ses années lycéennes et innocentes. dans les faits, la vérité était une combinaison des deux. La pensée qu’il venait probablement de se couvrir de ridicule fut chassé par le fait que Megan était actuellement de train de réajuster en haut en maugréant que... Clem n’en entendit pas plus, il détourna vite le regard, les oreilles fumantes et, afin de penser à autre chose, détourna son attention vers son verre et le vida promptement. Le fait étant qu’il en restait plus d’un quart de la capacité de ce dernier, il s’étrangla à moitié et passa les quelques secondes suivantes à tousser et à cracher de façon, au pire rauque et au mieux comique. Il ne remarqua même pas que Megan avait réservé le même sort à sa boisson (sans l’étouffement et tous les crachats qui allaient fatalement avec). Elle se leva et lui fit signe qu’elle allait se griller une cigarette. Il avait plus ou moins deviné que cet évènement allait être inévitable au vu de la façon qu’elle avait depuis quelques temps de jouer avec son briquet logé dans sa main. Alors qu’elle était déjà en chemin elle fit demi-tour et le menaça en lui faisant comprendre qu’elle avait tenter de trouver un moyen de pression pour qu’il monte sur scène. Elle ajouta aussi autre chose, juste avant de lui tirer la langue, mais Clem eut à peine le temps d’y réfléchir qu’il sentit sa bouche s’ouvrir sans sa permission ; visiblement, son taux d’alcoolémie venait de trouver une réponse avant lui. Il dit avec un enthousiasme bon enfant :

“Ah ouais ? Ça te ferait vraiment cet effet là ? Ça me donne déjà envie de me déshabiller.” suivi d’un clin d’oeil. En toute objectivité, Clem devait avouer que tout seul, il n’aurait jamais trouver mieux aussi vite. Comme quoi l’alcool pouvait quelque fois lui réussir. Fort de cette nouvelle donnée, il aurait liquidé ce qui restait de son verre s’il avait remarqué qu’il ne l’avait pas déjà fait quelques instants auparavent. C’est précisément quand Megan fut finalement partit qu’il remarqua qu’elle avait fini son verre elle aussi. Il trouvait ça dommage. Il aurait certainement pu obtenir au bar quelque sauce terriblement piquante avec laquelle il aurait empoisonné la boisson de l’algophobe : c’était sa blague favorite. Beaucoup de ses connaissances avaient appris sur le tas à éviter de laisser l’agophobe seul en compagnie d’un verre qui n’appartenait pas à ce dernier. Il se cala plus confortablement dans son siège, sentit son portable vibrer dans sa poche mais il ne le consulta pas, se disant confusément que si Megan le regardait alors à ce moment précis, depuis sa place non-fumeur, elle aurait l'impression qu'il se faisait royalement chier. Il tenta de regarder tranquillement le spectacle mais ce dernier n'accrocha pas son attention. En vérité, cette dernière était déjà totalement concentré vers Megan, dont il attendait le retour avec impatience en se disant qu’il trouverait bien d’autres moyens autre que l'empoisonnement afin de pimenter la soirée de la jeune femme. Dans un endroit comme celui-ci ce n’était pas vraiment les moyens ou les sujets de conversations piquants qui manquaient.
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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyJeu 7 Mar 2013 - 14:21


Clope aux lèvres, elle regardait autour d'elle pour trouver une occupation. Déjà, son enfoiré de frangin ne répondait pas à son texto ce qui l'agaçait. Elle s'imaginait son frère avec sa nana... Dans SON lit à elle et une envie de meurtre lui secoua les tripes. Elle rangea son portable, tira une longue bouffée de fumée cancérigène et la souffla ensuite par le nez. Un mec, assit en face d'elle, qui fumait aussi n'arrêtait pas de la dévisager. Son détecteur de boulets se mit en route et elle était quasiment sûre que c'en était un. Peut-être qu'elle se trompait mais étrangement, elle avait du flair pour ça. Le mec était grand, boule à zéro avec un tatouage dans la nuque qui remontait derrière l'oreille. Il ne portait qu'un marcel blanc et il avait des tatouages tribaux sur les bras, sans oublier l'éternelle toile d'araignée au coude. Réalisant qu'elle le regardait, il lui fit un large sourire, probablement charmeur et il se leva alors pour se diriger vers elle. Megan tourna la tête vers la scène et leva les yeux au ciel, pourquoi tombait-elle toujours sur des cons? Bordel il y a deux minutes elle était à une table avec un mec, allez pas lui faire croire que ce boulet ne l'avait pas vu! Il se figea devant elle, à une distance correct, au moins, il n'entrait pas dans son espace, pas trop envahissant, pour l'instant... Elle le dévisagea et se retint de lui balancer un: "quoi?" sur un ton cassant. Le mec sembla hésiter à prendre la parole, elle arqua un sourcil, se demandant se qu'il foutait. Soit il engageait la conversation rapidement pour qu'elle le refroidisse, soit il se barrait tout seul, mais là, serait bien qu'il se décide.

"Euh... Salut et désolé de te déranger, mais il me semble t'avoir déjà vu quelque part...
-Ah ouais? Elle soupira: le vieux coup bien classique de la drague pourrie. Je ne pense pas, je suis de passage sur Paris, c'est ma première virée ici d'ailleurs.
-J'ai jamais dis c'était ici...
-Alors quoi? Elle perdait déjà patience et le dévisagea avec une hostilité ouverte.
-Et bien... Il recula un peu comme s'il avait peur que le regard de la fille lui soit douloureux. C'était à un tournoi et tu as affronté un mec dans un désert. Après je délire peut-être hein?"

Elle entrouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Ce mec était allé à Mirage Space la nuit du tournoi, apparemment, il faisait référence au combat contre Alan et ses doubles. Mais là question était: ce type est Voyageur ou simplement rêveur? Pourquoi sa virée sur Paris se passait ainsi? Pourquoi depuis son arrivé les deux mondes avaient décidé de se chevaucher et de lui rendre les choses encore plus compliquées? Elle décida de le considérer comme un simple rêveur et de ne pas y prêter attention, c'était le mieux à faire de toute façon. Elle était déjà occupée avec un agoraphobe qu'elle appréciait, inutile de se faire un autre pote onirique, surtout dans ce monde. Mais elle hésita, si c'était un Voyageur, c'était peut-être un killer... Un claustrophobe qui surveillait Clem? Ou alors un agoraphobe qui s'occupait de la sécurité du roux? Elle ferma les yeux, prit une longue bouffée de tabac et se dit qu'elle devenait paranoïaque.

"Megan Cole, algophobe. C'est bien ça?
-D'accord! Mais ferme la alors!
-Je le savais! C'était un très beau combat en tout cas. Et tu es plutôt bien classée chez les baby. J'aimerai bien t'affronter à l'occasion et ça risque d'arriver si tu veux la première place de la ligue.
-Tu veux te faire émasculer et t'entendre hurler comme une fillette? Elle fit un sourire, ce con l'avait finalement détendue en parlant du combat.
-Je ne pense pas que ce soit aussi facile que ça. Je me nomme William sinon et je suis enchanté de te rencontrer. Il lui tendit la main tout en souriant.
-Enchantée également. Maintenant, si tu voudrais bien vivre ta vie et ne pas déranger la mienne..."

Elle termina sa sucette à cancer, la jeta dans le cendrier puis croisa enfin le regard de ce William. Elle ignorait qui c'était et cela l'agaçait. Savoir qu'on la connaissait, qu'on l'avait vu se battre et qu'on connaissait son pouvoir n'était pas franchement rassurant. Peut-être s'était-elle fait une multitude d'ennemis suite à ce tournoi ou simplement avec ce qu'on disait d'elle dans le DreamMag. Elle lui serra la main pour la forme, lui fit un sourire froid et lui tourna enfin le dos pour retourner vers son agoraphobe préféré, en même temps, elle n'en connaissait qu'un. Quelque peu agacée par cet inconnu, elle en avait oublié sa discussion avec Clem mais à peine l'eut-elle aperçu que tout lui revint en tête et un sourire amical se dessina naturellement sur son visage. Elle se souvint de sa blague, quelque peu bidon sur son numéro de burlesque et surtout sur le numéro de téléphone qu'elle avait mit sur sa pancarte. Il avait pas tort en même temps et elle était persuadée que certains blaireaux avaient tenté de l'appeler avec ça. Dire qu'au départ, elle avait pensé mettre véritablement le sien, quelle andouille... Mais le plus important ou intéressant restait ce qu'il avait dit suite au fait qu'elle pourrait baver à le voir se déshabiller. Il avait joué le jeu également en disant que cela pourrait le convaincre. L'algophobe se demanda si Clem était le genre de mec à vous faire le coup du "mec à poil" si on le ramenait chez soi mais elle avait beaucoup de mal à l'imaginer faire ça. Il avait ce coté timide et un peu gauche avec les filles qui le rendait mignon et amusant. Elle aimait bien le voir se battre contre lui même, le voir essayer de se rapprocher alors qu'il hésitait ou qu'il avait peur. Finalement, elle pensa qu'il aurait du avoir peur de l'amour ou du sexe, il aurait ainsi obtenu un pouvoir qui l'aurait rendu dans ce monde: le pro de la drague. Quoique, c'était pas forcément bien à bien y penser. Elle pensa machinalement à son petit souci onirique: son corps qui avait tendance à changer de sexe et ses pensées en étaient altérées. En homme, elle pensait pas mal au sexe, elle matait même un peu trop les formes des filles et repensa à l'énorme poitrine de Lucie qui l'avait un peu trop perturbée. Est-ce qu'autant de trucs pervers gravitaient dans la tête du roux ou avec l'habitude il arrivait plus facilement à s'adapter? Megan lui fit un large sourire et tira sa chaise pour s'assoir à coté de lui. Se doutant qu'elle empestait le cendrier froid, elle évita de trop s'approcher de lui pour éviter de l’écœurer, comprenant très bien que l'odeur était tout sauf agréable et sexy.

"Désolée pour cet abandon... J'ai raté quelque chose? Genre toi qui a hésité à monter sur scène pour une improvisation?"

Elle lui tira la langue et attrapa un serveur qui passait pour lui demander de ramener à boire et aussi: la carte des desserts. Elle se doutait quand même que Clem n'avait rien mangé et qu'il serait bien qu'il se sustente un peu pour ne pas vomir en fin de soirée suite à un trop plein d'alcool. Ragnar se pointa alors, posa ses mains sur les épaules de son amie et lui hurla dans les oreilles que c'était génial qu'elle était heureuse et qu'elle voulait revenir voir ça tous les week end. Elle partie aussi vite qu'elle était venue pour aller dans le fumoir à son tour. Meg' la regarda partir en soupirant, elle ne s'arrêtait donc jamais? Elle reporta son attention au roux et hésita à lui parler de sa rencontre... Elle soupira et se lança enfin.

"J'suis tombée sur un mec qui me connait pendant que je fumais... J'ignore si tu le sais, mais... J'ai participé au tournoi des jeunes talents. Et il y était en tant que spectateur apparemment. Faut que je me pointe sur Paris pour tomber sur deux Voyageurs en une journée... Ma malchance onirique commence à me pourchasser dans ce monde on dirait. Elle lui fit un clin d’œil. Enfin, j'ai quand même de la chance on dirait, non?"

Dans un sens, elle avait de la chance oui: elle était tombée par hasard sur Clem et passait ainsi la soirée avec. Ce qui était plutôt sympa. Mais l'autre lui avait laissé une sale impression... Elle ignorait bien qui c'était et cela la dérangeait car lui savait qui elle était. Elle se promit de trouver un DreamMag et de chercher un certain William dedans pour savoir qui il était et le genre de personnage que c'était. Mieux valait s'informer vu qu'il avait parler d'un combat qui risquerait d'arriver si elle voulait la première place. Le truc, c'est qu'elle n'avait rien fait pour grimper si vite dans la ligue B, elle avait simplement apprise être super bien classée après plusieurs nuits. Comment avait dit Pijn? Que c'était une Blue Star? Elle se demanda si elle avait encore bougé dans le classement dernièrement et décida qu'il serait vachement bien de se tenir un peu plus au courant.

Le serveur arriva enfin apportant deux bières et la carte des desserts. Megan tendit le papier à Clem et lui fit un sourire, le regardant avec insistance pour lui dire: "Mange!" car elle ne voulait pas trop le voir dans un sale état en fin de soirée. Surtout qu'elle semblait décidée à vider encore plusieurs verres et il allait probablement vouloir la suivre. Une envie de changer de sujet aussi, parler du monde onirique était bien, ils s'étaient connu ainsi, mais ce n'était pas toute leur vie même si Clem semblait y être depuis bien longtemps déjà.

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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyJeu 7 Mar 2013 - 18:48
N’ayant jamais fumé de sa vie (heu... en tout cas, pas des cigerettes normalisées... dans le monde réel...), Clem estimait au pifomètre que la combustion du tube cancereux de Megan par aspiration répété de cette dernière pouvait lui prendre entre deux et dix minutes, ce qui lui faisait une belle jambe. le pifomètre de l’algoraphobe avait toujours tendance à être fatalement déficieux et inutile. Il tenta une nouvelle fois de s’intéresser au spectacle mais rien à faire, ce n’était décidément pas sa tasse de thé. Il n’en voulait pas pour autant à Megan de l’avoir conduit ici mais ce n’était pas une raison d’aimer les numéros se déroulant devant ses yeux. Il savait que c’était principalement des stéréotypes ancré dans son inconscient et collés aux mots “strip-tease” et “cabaret” qui lui gâchaient la soirée. Il n’était jamais trop tard pour revoir son jugement mais Clem se savait irrémédiablement atteint du mal qu’affectionnait ceux qui ne changeait jamais d’avis : il était tétu comme un mulet mort ; et sachant à l’avance qu’il n’arriverait jamais à changer d’avis sur les femmes et les monsieurs en tenues courtes, il s’abstenait d’essayer. Comportement qui ne ferait jamais évoluer la situation et il le savait, et s’en fichait.

Il décida finalement d’allez répertorier ses messages reçus via son téléphone ; il eu la surprise de retrouver dans sa messagerie deux sms de Jorge, son mentor dans le royaume de l’agotraphobie. Le premier était constitué de deux petites phrases en norvégien, et le deuxième était de même longueur, il était juste écrit dans la langue de Shakespeare. Il se doutait que les messages délivraient le même message initial. Jorge avait juste du oublier pendant un temps que Clem allait certainement avoir du mal à parler la même langue natale que lui, et il avait rectifier son erreur en usant d’une langue un peu plus universelle. Seulement Clem se débrouillait aussi bien en anglais qu’en créole antillais. A force de concentration, il devina le sens du message qui était au final juste un rappel concernant une opération à risque réel avec son équipe, une première pour le jeune agoraphobe. Il eut à peine le temps d’écrire une courte réponse pour lui signifier qu’il avait reçu l’injonction que Megan réussit à le surprendre quand elle revint s’asseoire à ses côtés. C’est tout juste s’il n’avait pas sursauté quand elle avait tirer sa chaise pour prendre place. Il analysa rapidement sa phrase avant de répondre, en jouant le jeu :


“Exactemment ; j’avais une furieuse envie de monter sur scène. Genre, là, maintenant, tout de suite... seulement c’est partit. C’est bête, hein ?”

Sa phrase resta sans réponse, soit Megan ne l’avait pas écouté ; soit, plus vraisemblablement, elle était occupé à attirer l’attention d’un serveur pour commander le boire et le manger. Anna survint subitement, hurla son enthousiame aux oreilles de l’algophobe avant de partir elle aussi dans l’espace fumette. Megan lui parla ensuite d’une rencontre qu’elle venait de faire à l’instant, dans l’espace fumeur : un voyageur spectacteur, un tournoi des jeunes talents (Clem se rappellait parfaitement dudit tournoi, il avait failli y laisser sa santé mentale) et une malchance onirique. Quand la jeune femme demanda à Clem si elle était plutôt chanceuse finalement, avec un clin d’oeil l’ayant fait comprendre qu’elle parlait du fait de l’avoir rencontré, lui ; il répondit :

“Et bien... en prenant en compte lle fait que j’aurais très bien pu être un malade mental rabattant les jolies filles sur Dreamland pour les sequestrer ensuite chez lui dans le monde réel ; et que dans les faits je suis plutôt aussi dangereux qu’une peluche, alors oui tu as eu de la chance. Un peu noir comme humour mais bon, la phrase avait peu de chance de la choquer, enfin c'était ce qu'il pensait. C’était ta question ou tu faisais plutôt référence au fait que tu m’as retrouvé par hasard dans une ville de plus de deux millions d’habitants ?”

Le serveur arriva sur ces entrefaîtes et posa deux nouveaux verres de bière devant les deux voyageurs (Clem sentit déjà sa résolution ascète faiblir devant le liquide coloré : c’était plus facile de s’interdir de boire de l’alcool dans la soirée si on en avait pas devant soi) et la carte des desserts, que Megan lui tendit avec un regard appuyé dont le sens était impossible à s’en méprendre. Sans se forcer, il prit la carte et commanda un brownie, moins par goût personnel que par une inversion viscérale qui le frappait chaque fois qu’il se trouvait devant une liste de sucrerie et de gâteau importante avec des montants en euros à côté : il dépreciait sans aucune raison les cartes pour ça, et n’aimait pas y faire un choix, se réduisant tout le temps à faire le même afin de conclure rapidement celui-ci. Il savait que c’était faire preuve d’un manque d’ouverture d’esprit mais il préférait largement se simplifier la vie de ce côté là. Une fois que le serveur fut partit après avoir pris la commande des deux jeunes gens, Clem dit finallement à Megan :

“Donc qu’est-ce qu’il te voulait ton voyageur spectateur ? C’était ton fan le plus dévoué ou il t’a provoqué en duel ?” demanda l’agoraphobe sans savoir que l’algophobe avait interieurement souhaitté changé de sujet.
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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptySam 9 Mar 2013 - 3:27


La brune avait apprécié la réplique de son compagnon, disant qu'il avait faillit se jeter sur scène mais qu'elle l'avait surement cassé dans son élan en revenant du fumoir. Elle lui fit un sourire amusé et son regard exprimait un: mais oui je vais te croire. Mais elle s'était empressée de commander à boire et d'avoir la carte des desserts, collant ainsi un vent à Clem juste par intention de lui remplir le ventre car elle s’inquiétait pour lui. Vous reconnaitrez le coté innocent et attendrissant de l'absence de réponse qui ne se voulait pas méchante du tout. Elle s'en voulait un peu d'avoir parlé de sa rencontre durant sa clope, il lui avait demandé de mettre Dreamland de coté pour passer une bonne soirée et là, elle remettait ça sur le tapis. En même temps, tomber sur un inconnu qui l'a connaissait, cela avait quand même quelque chose de perturbant. Elle espéra que le jeune homme ne lui en veuille pas trop et qu'il ne s'attarde pas trop sur le sujet. Vue la population de la capitale, c'était peut-être fréquent de tomber sur un Voyageur qui avait entendu parler de soi. Même si pour l'algophobe c'était étrange cela ne lui semblait pas si improbable que ça. L'agoraphobe enchaina encore avec de l'humour vis à vis de la chance de la fille. Il disait qu'il pouvait être un malade mental qui attirait les jolies filles pour ensuite les séquestrer chez lui. Elle ne put s'empêcher de rire. Lui faire ça? Megan n'y croyait pas un instant, même dans Dreamland, Clem paraissait gentil voir même inoffensif malgré son pouvoir et son expérience du combat. Alors dans ce monde dit "réel", il était encore moins dangereux et la brune pourrait crier au viol au moindre souci dans un endroit comme celui-ci: bondé de monde. Il termina en disant être aussi dangereux qu'une peluche mais bon, si on prenait un nounours onirique, on pouvait tomber sur un truc relativement dangereux. En règle général tout truc mignon devient une calamité à Dreamland. La preuve avec les petits lapins mignons: elle en avait vu qui étaient suffisamment organisés pour mettre en pièce un homme normalement constitué et enfin le mettre sur un bucher pour le bouffer.

Et il fit encore un peu d'humour en demandant si elle parlait de chance pour l'éventuel psychopathe ou le fait qu'elle l'ait trouvé par hasard dans la capitale. Megan se contenta de lui sourire. Elle le trouvait bien comme ça, très marrant et sympathique, bien plus que la dernière fois à Kazinopolis alors qu'il avait été un amour, ou presque. Oui, si on oubli qu'il l'avait un peu laissé en plan à la fin car il en avait eut marre de risquer sa peau. Chose normale quand on est pas cinglé il en va de soit et ainsi, elle ne lui en voulait pas.... Pas trop ou alors juste un peu. Mais là, ce n'était pas le temps des reproches. Elle en profita donc, avec l'arrivée du serveur, pour boire une gorgée de bière et attendre de voir ce que le roux comptait prendre. Il avait donc choisit et Megan quand à elle demanda un tiramisu car elle adorait ça et aussi pour un petit élan de nostalgie que Clem n'avait surement pas oublié. Elle se demanda même s'il n'allait pas lui interdire de manger ça. Elle se promit intérieurement qu'elle éviterait un fou rire pendant qu'elle mangerait.

Le serveur partit donc avec la commande et l'agoraphobe en profita pour demander ce que l'inconnu lui avait voulu. A savoir si c'était un simple fan ou un mec qui venait lui proposer un duel pour plus tard. Justement, le type avait plus ou moins eut les deux comportements: parlant d'abord du tournoi pour enfin lui dire qu'ils s'affronteraient à un moment ou un autre... Elle n'aimait pas spécialement l'idée mais bon. Elle soupira et décida de répondre dans l'ordre.

"Oui j'ai probablement eut de la chance, tu aurais pu être dangereux comme tu dis mais bon... Je suis tombé sur le Voyageur le plus bisounours de tout le monde onirique je crois. Elle lui tira la langue. Tomber dessus par hasard? Je ne pense pas... Je dirais plutôt que j'ai très bien calculé mon coup afin de te revoir et faire de toi mon objet sexuel."

Elle fit un sourire des plus taquins voir même coquin, juste pour voir un peu comment il allait réagir. Après tout, il voulait jouer et ceci n'était pas méchant. L'algophobe se demanda quand même ce qu'il comptait déjà répondre à ça. Mais elle comptait aussi terminer la discussion avec l'autre inconnu qui dans tous les cas, n'avait pas une grande importance dans la soirée: l'important c'était eux et de se détendre. La brune tourna les yeux pour observer le spectacle, c'était surement bientôt la fin et une rousse, très jolie, dansait en tenue affriolante faisant penser aux créoles. La robe en feuille, le soutient-gorge qui était des noix de coco. Enfin la total quoi. C'était amusant mais elle pensa qu'une brune ou du moins une métisse aurait été mieux pour se rôle mais après tout, pourquoi pas? Elle ramena son regard vers Clem et lui fit un sourire. Appréciait-il le spectacle ou trouvait-il ça atroce? Elle l'ignorait mais il ne semblait pas trop montrer de dédain pour le moment, donc ça devait aller.

"Un peu fan ouais... Enfin, il a parlé du tournoi genre mon combat était bien. Puis il a dit qu'on s'affronterait surement si je voulais la première place de la ligue baby. Donc, j'imagine c'était une demande en duel. Mais aucune importance, j'aviserai ça en temps et en heure non?"

Son amie blonde repassa alors en sautillant et hurlant pour se diriger à vive allure vers la scène. Au moins elle, c'était sûre qu'elle adorait le spectacle et ça faisait plaisir à voir. Et pour une fois, elle ne se plaignait pas de son mec ou d'un quelconque ex trop collant. Vraiment différent pour une fois quoi. Elle fit un sourire et se demanda ce qu'elle ferait une fois le spectacle terminé: dire au revoir à Clem ou rester jusqu'à la fermeture du bar? Elle pouvait aussi lui demander de lui faire un peu visiter le coin. Ouais bonne idée: visite nocturne dans la capitale, enfin ici la ville ne devait pas vraiment dormir. Décidée à changer de sujet, elle cogita un peu et ne trouva rien de bien palpitant mais se lança quand même.

"Et sinon, ça se passe ton travail? Ton patron est toujours à tes basques comme ça ou là c'était exceptionnel car une diva brune doublée d'un coté geek a fait irruption dans le magasin pour ensuite y répandre le contenu de son sac à main, et enfin perturber son employé?"

Un petit sourire amusé accroché au visage, elle pensa à son sac qui s'était vidé: portable et autres trucs pas forcément classe, avaient volé un peu partout. Elle espérait vraiment que Clem n'avait pas tout vu. Qu'il la sache maladroite, aucun souci, mais qu'il ait vu tampon, œuf et autres conneries... Une fois à l'hotel, elle se jura qu'elle ferait du rangement et enlèverait tout ce qui ne servait pas à quelque chose.

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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptySam 9 Mar 2013 - 22:05
Le sang de Clem battait à ses oreilles et à ses tempes en une pulsation sourde et rythmique hautement désagréable. Il se demandait plus ou moins pourquoi il était autant à fleur de peau tout en se doutant de la réponse. Il passait pourtant une soirée qui, même si son esprit pragmatique et cartésien l’empêchait de considérer cette dernière comme parfaite, force était de constaté que ce minuscule plan de son existence n’était pas oxydé par des inconvénients majeurs voir des inconvénients tout court. Il était dans un lieu animé par un spectacle, ce qui était toujours un plus. Ce dernier avait en plus bon goût de ne lui faire ressentir à son sujet qu’un vague intérêt creux, ce qui lui laissait amplement le loisir de se concentrer sur sa voisine. Le problème étant qu’il se concentrer peut-être un peu trop sur elle justement. De façon tristement paradoxale, il était ravi d’être aux côtés de Megan pour cette soirée, d’autant plus que c’était complètement inattendu, mais en même temps, s’il avait s’agit de n’importe qui d’autre parmi ses connaissances, il n’aurait pas senti au creux de son ventre un gêne qui devenait de plus en plus caractéristique au fur et à mesure qu’il passait du temps avec elle. Il aurait donné n’importe quoi pour pouvoir lire dans les pensées de la jeune femme à cet instant précis afin de savoir ce qu’elle pensait précisément de lui. Clem disposait de plusieurs indices dont certains irréfutables prouvant qu’elle tenait à lui. L’agoraphobe se demandait juste si, et à quel point, son amitié se teintait de quelque chose d’un peu plus profond. Il se souvenait parfaitement de la tendresse qu’elle avait manifesté à son égard lorsqu’ils avaient échappés tous les deux à un voyageur killer dans les égouts de Kazinopolis, seulement il n’avait pas mis plsu d’un quart d’heure à trahir sa confiance en la laissant seule alors qu’elle s’apprêtait à accomplir une dangereuse action ; il estimait que les deux faits s’annulaient plus ou moins. Ou en tout cas, ils étaient trop rapprochés pour qu’il puisse en tirer une conclusion négative ou positive –même si l’aspect négatif prévoyait puisqu’il était le plus récent. Là, il en était à l’étape où il attendait juste le bon moment pour entreprendre une action physique qui les rapprocherait plus encore, ou plutôt qui donnerait une manifestation de leur rapprochement. Dit comme ça, Clem se donnait l’impression d’avoir parfaitement analysé la situation et qu’il attendait l’instant idoine pour jouer son prochain coup, la vérité était plutôt qu’il avait peur de prendre la parole et qu’il espérait, à l’instar d’une scène d’un film américain, où le dialogue s’orienterait vers un sujet où il pourrait l’informer de ses sentiments sans pour autant se mouiller : la technique lâche, quoi. En plus, le dialogue était bien plus élevé que ça. Il y avait certainement de la provocation malicieuse là dessus, mais Clem venait de se faire traiter de bisounours et d’objet sexuel en à peine deux phrases, ce qui ne lui était jamais arrivé. Le but du jeu était très certainement qu’il allait devoir répondre à ce coup en traître d’une manière soit spirituelle, soit encore plus traître. La technique de Clem était la deuxième solution. C’était d’ailleurs le même procédé qu’il avait utilisé quand il avait joué la surprise de comprendre que Megan souhaitait le voir se déshabiller devant elle : dire une phrase d’une voix faussement surprise interrogeant pouvant donner lieu à s’interroger du pourquoi, l’algophobe avait fait une blague à ce sujet précis : ce qui donnait, dans la situation qui nous intéresse à une phrase trahissant, aux yeux d’un troisième observateur imaginaire, les vues que la jeune femme pouvait avoir sur Clem. En théorie, c’était assez galère à expliquer et à faire comprendre, dans les faits, c’était heureusement beaucoup plus simple :

« Quoi ? Tu aurais fait tout le trajet jusqu’à la capitale pour m’enlever moi ? Je suis flatté, j’espère valoir le coup. » Ensuite une petite gorgée prélevée sur sa bière et un clin d’œil suggestif. Il ne restait plus qu’à attendre que l’algophobe digère ça. Pour un peu, Clem se traiterait de méchant. Il n’avait pas forcément gagné une virtuelle joute oratoire qui n’existait peut-être même pas entre eux deux mais il estimait qu’il ne s’en était pas trop mal sortit tout de même. Plus tard, quand elle lui résuma le dialogue qu’elle avait eu avec le voyageur auparavant, il se contenta de hocher la tête quand elle lui dit qu’elle « aviserait ça en temps et en heure ». Entre-temps, Anna, ayant visiblement terminé sa cigarette, refit sursauter l’agoraphobe en retournant à sa place en continuant de tester ses capacités pulmonaires, visiblement à tout épreuve. Quelque temps à peine plus tard, Megan se tourna vers lui et lui posa quelques questions à propos de son travail. Le fait qu’elle fit référence à la situation de ce matin provoqua une curieuse réaction chez Clem. Le fait que cela lui rappela en grande partie les sentiments qu’il avait ressenti lorsqu’il avait reconnu la brune dans son magasin, décanté naturellement avec l’alcool qu’il avait recueilli dans son estomac, le fit prendre sans réfléchir une action ; ou plutôt la main de Megan. Comme plus tôt dans la soirée, sauf que là, c’était bien plus instinctif que calculée : il l’avait auparavant fait pour faire appuyé alors les propos qu’il tenait à la jeune femme. A cet instant précis, c’était beaucoup plus viscéral, et il sentit déjà ses oreilles se calmer, comme pour lui dire que ce n’était pas si dure finalement.

« Exceptionnel, oui. Il n’a tout simplement pas l’habitude de voir son esclave roux se faire draguer par des jolies filles, ça l’a complètement retourné, tu comprends ? » termina t-il en une question de pure forme. Il pressait à peine la main de l’algophobe, se contentant de garder le contact doucement. Une partie de son esprit avait autant envie que le lien continue qu’une autre désirait qu’elle dégage sa main avec un petit sourire. le contact en lui-même n’était pourtant, ni brûlant et frais à la fois comme certains auteurs de romans avaient pu décrire ce type de sensation, il était à la réalité seulement doux et bienveillant.

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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyLun 11 Mar 2013 - 21:59


Un truc qu'elle adorait, c'était les joutes verbales. Avec son petit frère, c'était devenu un jeu auquel ils se livraient souvent et juste pour le plaisir. Utiliser l'ironie, les grossièretés, le mépris, l'amusement ou faire des jeux de mots à la con... C'était un exercice intéressant et stimulant pour le cerveau et surtout elle y tenait beaucoup. Donc là, faire un petit jeu comme ça avec Clem, ça lui fait très plaisir. Elle lui balançait un pic, il contrait pour répliquer dans la foulée. Et tout ça en tenant en même temps une conversation sérieuse sur plusieurs sujets. Oui, une discussion de fou pour des fous. Mais avec le monde dans le bar, le bruit ambiant, leur conversation n'intéressait personne donc pas de quoi s'en faire si on s’inquiétait de leurs santés mentales. Et même s'il y avait des oreilles qui trainaient, Megan s'en moquait royalement. Si jamais elle surprenait quelqu'un à écouter, elle lâcherait une vacherie sur la personne en question pour lui faire comprendre d'aller écouter ailleurs. Elle observa un peu le roux et se demanda s'il était à l'aise. Elle même se sentait un peu étrange: stressée peut-être et elle ignorait pourquoi. Peut-être voulait-elle simplement faire bonne figure devant lui. Mais bon après l'avoir vu fumer de la drogue pour terminer amnésique, avoir craché un dessert, volé de la bière ou encore tapé des gens, elle ne pouvait pas faire pire pensa-t-elle. Et elle avait probablement raison, pour une fois. Megan espérait simplement que cette nuit reste calme pour lui éviter de passer encore pour un aimant à emmerdes. Il répliqua rapidement à l'histoire de l'objet sexuel, il disait être flatté qu'elle se donne autant de mal et surtout, qu'il espérait en valoir le coup. Elle lui fit un sourire et ne répondit pas de suite, décidé à le laisser un peu mariner suite à l'absence de réponse. Un mec n'était normalement pas du genre à se descendre quand il parlait de ses exploits au lit et donc, s'il le faisait, c'est qu'il espérait qu'on le rassure. Combien de fois avait-elle entendu des mecs se prendre pour des dieux alors que leurs copines disaient le contraire. Besogner sa douce avec vigueur c'est bien, mais seulement ça c'est pas le mieux. Un jour, peut-être qu'ils le comprendront. Pour ce qui est de Clem, il semblait vouloir continuer de jouer et elle comptait bien aller dans ce sens, le bousculer un peu pour voir sa réaction même s'il semblait décidé à en faire autant.

Elle avait laissé passer un peu de temps et elle observa la blonde toujours proche de la scène et si absorbée par le spectacle. L'algophobe lui avait donc parlé de son boulot pour obtenir quelques informations et faire la conversation afin d'échapper rapidement à cette histoire onirique car elle n'avait pas spécialement envie de parler de son autre elle, son coté violent et sadique, le monstre que semblait décidé à créer Pijn, le seigneur de la douleur... Donc, Clem expliqua que son patron n'était pas habitué à le voir se faire accoster par une jolie fille. Jolie fille hein? Elle nota la remarque et le compliment et lui fit un sourire. Il lui avait saisit délicatement la main, apparemment l'évocation de ce sujet l'avait détendu ou lui avait donné envie de se rapprocher. C'était plutôt touchant. Sa question finale était surtout là pour appuyer ce qu'il avait dit et qu'elle pouvait y comprendre des sous-entendu comme quoi il l'a trouvait jolie ou encore que la pression sur sa main n'était pas qu'un geste amical. Elle pouvait en effet y comprendre pas mal de choses et devait, logiquement, lui faire comprendre ce qu'elle pensait dans un égard de compréhension et surtout car ce n'était pas un jeu de manipulation, même si ça aurait été marrant. Il ne retira pas sa main, surement attendait-il de voir ce qu'elle allait faire.

La jeune femme croisa son regard, lui fit un sourire en guise de réponse. Elle fit tourner sa main pour la mettre paume contre la paume de celle de Clem. Ses doigts passèrent entre les siens pour se refermer sur le haut de sa main (je rappel qu'ils sont assit l'un à coté de l'autre ce qui rend la chose possible contrairement à s'ils étaient face à face). Elle pencha sa tête pour la poser sur l'épaule du jeune homme et observa d'un air absent le spectacle, qui devrait bientôt se terminer.

"Pas habitué à te voir discuter avec des filles donc? Pourtant tu es loin d'être désagréable. Beaucoup d'idiotes sur Paris qui ne doivent pas voir grand chose, j'imagine... Elle releva la tête et s'approcha de son oreille. Et je suis sûre que tu dois valoir le coup... Mais ça, ce n'est que mon point de vue."

Elle ne put résister à afficher un grand sourire moqueur car elle imaginait déjà l'impact de sa phrase dans l'esprit du jeune homme. Et afin d'amplifier encore un peu le trouble, elle lui déposa un tendre baisé sur la joue pour enfin reprendre sa pose normale sur sa chaise. Retirant aussi sa main de la sienne et brisant donc le contact entre eux. Elle ne jouait pas à: s'approcher pour mieux le repousser. Juste le serveur qui revenait avec les desserts et donc, elle allait avoir besoin de ses deux mains et lui aussi, pour manger. L'homme déposa le tiramisu devant Megan puis il déposa un brownie devant l'aographobe. Elle pensa alors qu'elle aurait également du prendre ça: de la crème anglaise sur le gâteau au chocolat, ça donnait trop envie! Elle enfonça cependant sa cuillère dans son tiramisu avec avidité et avala ensuite un bout du dessert pour gémir de plaisir: c'était divin! Elle posa la cuillère, prit le temps de bien avaler, craignant une réplique comique de son compagnon qui la ferai encore cracher son repas un peu partout. Et enfin, elle but une gorgée de bière. Satisfaite de sa soirée, de son dessert et sa bière mais surtout: de passer ce bon moment avec ce jeune homme qu'elle appréciait énormément. Elle n'aurait pas été contre que cela dure plus longtemps, que la nuit ne finisse jamais mais bon, on était pas dans un film et à un moment, il faudra bien se dire au revoir. Choses qu'elle répugnait à penser pour le moment... Mais elle devait déjà envisager la suite pour ne pas arriver à ce au revoir de façon trop prématuré.

"Sinon, après le spectacle. Tu aurais une idée sur ce qu'on pourrait faire? Je connais rien de Paris donc... J'aurai bien voulu visiter même s'il se fait tard pour déambuler dans la rue, j'avoue..."

Elle lui fit un sourire et prit une autre bouchée du tiramisu qui était si délicieux. A chaque fois qu'elle voyait l'agoraphobe, son pantalon la maudissait un peu plus. Elle allait finir par passer pour une goinfre qui a toujours la dalle...

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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyMar 12 Mar 2013 - 23:38
En cet instant précis, il semblai bien à Clem qu’il venait d’atteindre un état d’apaisement comme il n’en avait pas connu depuis très longtemps. Megan venait de refermer sa main sur la sienne et poser sa tête contre son épaule ; deux petits gestes de rien du tout, une misère si on considérait l’ensemble du champ d’action de toutes les terminaisons physiques. Seulement c’était bien ces deux marques d’affection qui étaient actuellement en train de le détendre encore plus efficacement qu’un bain dans une source chaude. En s’interrogeant sur ce changement d’état, il constata avec le recul que ses activités de ces dernières nuits d’entraînement onirique et jours de travail l’avaient complètement laissé sur le carreau. Toujours sous tension, toujours lessivé, ce constat avait l’air un peu abattant mais sur le coup il n’avait absolument rien remarqué ; il avait juste subi. C’était la comparaison avec son état actuel qui lui permettait de voir ça, et d’y tirer un trait. A cet instant précis, la tête de l’algophobe était le poids le plus léger qu’il n’ait jamais eu à porter sur ses épaules, et s’il avait été un chat, il aurait commencé à ronronner au moment où elle avait refermé ses doigts sur sa main. Il se sentait capable de rester dans cette position pendant des jours et des nuits sans interruption. Lorsque la jeune femme prit la parole, il eut du mal à ramener ses esprits sur la conversation et mit un temps à remarquer qu’elle parlait de ses conditions de travail, vu par la fenêtre du prisme de la drague innocente. Le temps qu’il organise le plan de sa réponse à la question qu’elle venait de poser, il la sentit relever la tête et lui dire à l’oreille… une phrase qui le fit rougir jusqu’au bout des oreilles (ce qui lui arrivait de plus en plus fréquemment avec Megan, elle devait experte à ce jeu là). Si le petit jeu optionnel auquel ils se livraient consistait à déstabiliser l’autre en allant toujours plus loin dans les déclarations tendancieuses, elle venait de lui porter un coup fatal en cet instant. Mais pas tout à fait : le mot « fatal » laissait deviner le fait qu’il venait d’être achevé, ce qui n’était pas encore le cas, mais jamais ils ne s’étaient plus rapproché de cet état des faits lorsqu’elle lui planta un baisé sur sa joue déjà brûlante. C’était du grand art quelque part, si Clem avait été obligé d’ouvrir la bouche en cet instant, il aurait baragouiné deux ou trois mots avant de se murer dans un silence timoré. Vu que personne ne lui demandait de s’exprimait sur le champ, il sauta directement à l’étape du silence. Il était suffisamment dans les vapes pour remarquer au dernier moment que la jeune femme avait repris sa position initiale sur sa chaise. Il n’eut pas le temps de s’en attrister en se demandant où il avait pu fauter pour qu’elle le délaisse ainsi que le serveur arriva avec leur dessert, lui apportant la compréhension du comportement de l’algophobe (son esprit candide en la matière n’imagina pas un seul instant qu’elle pu avoir fait cela pour se faire désirer de manière qu’aucun qualifierait d’un poil sadique). Arès qu’ils eurent tous les deux commencer leur dessert, Megan commença à le questionner sur ce qu’ils pourraient bien faire après le spectacle, ce qui fit sourire inconsciemment l’agoraphobe. Il en avait déduis que la jeune femme ne voulait pas le lâcher de sitôt, ce qui lui convenait parfaitement vu que lui non plus, ne voulait pas qu’ils se quittent juste après la fin du spectacle.

« Effectivement, il est un peu trop tard pour se balader dehors. Ce serait une forme particulière de suicide au vu des pedigrees des gens que l’on risque de croiser. Moi, à ma place, je filerais directement dans mon studio sans regarder derrière moi ; donc à moi que tu ne veuilles me suivre mais je ne vois pas ce que l’on pourrait… il s’interrompit là, immédiatement, sentit ses oreilles brûler et fumer. Clem se précipita relativement vite vers sa bière dans l’espoir de passer le gêne mais elle revint une fois le verre retomber.

« Non, sinon… c’est vrai qu’on voyage vite dans Paris. Je ne parle pas forcément d’une question de vitesse pure mais de mode de pensée. Pour faire clair, on a l’impression que tout le monde est pressé, on accélère le pas pour prendre le métro qui arrivera cinq minutes avant un autre. On quitte son appartement avec la seule envie d’y retourner. On ne fait attention à rien ni à personne ; c’est un peu le virus de l’individualisme, je trouve. C’est pour ça que je ne discute jamais avec les clients, on a jamais le cœur à ça. »

Il reprit une bouché de son gâteau avant de jeter un regard malicieux à Megan et d’enchérir :

« Donc oui : aussi agréable que tu à l’air de me trouver, mon patron n’est absolument pas habitué à me voir discuter avec des clientes, dit Clem en insistant sur la valeur féminine du mot, il s’approcha ensuite de la jeune femme et, avec un regard de conspirateur, lui rétorqua :

« Quand à ton « point de vue » que tu m’as gentiment donné, avec tous le respect que je te dois je ne peux me contenter de l’avis d’une profane en la matière. » Et boom, dans tes dents : il aurait très bien pu lui dire qu’elle devrait le tester avant de parler mais la réplique aurait été bien trop facile et surtout moins amusante à prononcer. C’était bien plus un jeu qu’une invitation. Et puis, Clem ne se faisait aucune illusion quand à son expérience du lit. Du point de vue stricte de la performance, il se savait largement en dessous du niveau des personnes de son âge. La faute à un manque de pratique en partie causé par les circonstances, et en autre partie par l’aventure qu’il avait raconté à l’algophobe pendant leur nuit à Kazinopolis.

Mais ce n’était pas ce sujet là qui retenait son attention, après avoir fini sa phrase, il se rendit compte avec une horreur croissante qu’il s’était un peu trop approché du visage de Megan. Un peu comme avec la blague du parachutiste qui dit que tout est okay quand on voit pendant un saut les vaches comme des fourmis, mais que quand on voyait les fourmis comme des vaches, on était bien trop proche pour renverser la situation. La partie paniquée de son cerveau lui intima l’ordre de se remettre dans une position normale, sur sa chaise mais la partie alcoolisée de son cerveau demanda –et obtient- le fait qu’il n’allait finalement pas bouger et voir la réaction de la jeune femme à cette proximité propre au fait qu'elle pouvait faire confondre les vaches avec des fourmis.
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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyMer 13 Mar 2013 - 3:18


Malgré sa crainte de passer pour un estomac sur pattes, elle avala une autre bouchée de tiramisu. Une crème onctueuse couverte de cacao et du gâteau trempé dans le rhum. Franchement délicieux même si elle en avait mangé des meilleurs: celui de Kazinopolis par exemple. Sauf que ce n'était pas comparable: l'un était "réel" et l'autre onirique. C'est toujours mieux en rêve quoi... Sauf peut-être certaines choses: comme sa poisse onirique mais là, elle pensait surtout à un baisé volé qui n'avait pas été si plaisant que ça. Dire qu'elle avait osé l'embrasser dans les égouts après avoir risqué sa vie, s'être inquiété l'un pour l'autre... C'était tout sauf le moment pour un truc pareil, elle avait agit comme une idiote et donc: interdiction de refaire une boulette pareille. Elle avala le dessert tout en ayant le cerveau dans une activité poussée à l’extrême, surement à cause de l'accumulation de sucre, d'alcool ou simplement l'intérêt qu'elle portait au jeune homme. Elle ignorait pourquoi, mais elle réfléchissait à toute vitesse, cherchant quoi dire, comment agir, comment contrer un pic pour en balancer un autre. C'était un combat où les mots et les gestes étaient des armes meurtrières mais il fallait d'abord faire tomber les défenses ennemis. Oui, mais qu'apporterait la victoire? Qu'elle gagne ou qu'elle perde, l'algophobe savait qu'elle ne risquait rien de gros: c'était un jeu après tout. Elle pensa à un film qui parlait d'un jeu d'enfant, dire: même pas cap de faire ci ou ça. Et le final étant: même pas cap de m'aimer. Oui, un jeu innocent pour dissimuler des pensées et des envies qui l'étaient beaucoup moins. C'était une manière d'aborder la chose de façon plus subtil et plus agréablement que celle qu'employait les gros lourds qu'elle côtoyait durant ses heures de travail.

L'agoraphobe n'avait pas répondu à la petite attaque car le serveur était intervenu, mais il ne tarda pas à sortir de son mutisme suite à la question suivante de la jeune femme. A savoir: on fait quoi après? Il était d'accord pour dire qu'une promenade nocturne était à éviter s'ils voulaient éviter les problèmes. Et que lui, il serait du genre à filer chez lui pour être tranquille. Il l'invitait même à venir mais se rattrapa très vite en disant qu'il ne voyait pas ce qu'ils pourraient faire. Enfin se rattraper, il ne termina pas sa phrase car: forcément qu'il voyait ce qu'ils pourraient être amené à faire les deux dans un studio durant une longue nuit d'hiver et avec un chauffage surement tombé en panne. Oui, la scène est exagéré mais c'est pour éviter tout malentendu sur ce à quoi elle pensait et surement ce que lui aussi imaginait. Histoire de se taire, il but une gorgée de bière alors qu'elle le dévisageait avec un grand sourire amusé. Il était mignon et un peu timide, c'était vraiment drôle de le voir rougir et se gêner pour un rien. Bon, elle aussi se sentit un peu gênée sur le coup, mais le voir réagir ainsi l'avait rapidement détendu.

Clem poursuivit en expliquant le mode de vie à Paris: des gens pressés qui ne s'occupent pas des autres, qui ne veulent pas attendre cinq minutes pour le métro. Un individualisme poussé très loin faisant qu'on se sentait seul au milieu d'une grande ville surpeuplée. De quoi donner envie de rentrer n'est-ce pas? Déjà qu'elle n'aimait pas spécialement la capitale: elle n'aimait pas les grandes villes, les mains baladeuses, les regards des autres et surtout: la population beaucoup trop importante. Sans oublier les mendiants ici et là, le fait de prendre un bus, le métro et encore le bus pour se déplacer ou alors se taper des heures de bouchons en utilisant sa voiture... Ouais, c'était pas son truc et il ne l'aidait pas à y trouver un bon coté. Il conclut ainsi que cela expliquait le fait qu'il discutait très peu avec les clients. Elle lui fit un sourire et but lentement une gorgée de bière car il semblait désireux de poursuivre son monologue, chose qui ne la dérangeait pas le moins du monde. Après un bout de brownie et un regard qui promettait une phrase amusante, il reprit donc la parole pour dire que même si elle le trouvait à son gout, c'était rare qu'il parle à des clientes. Insistant un peu sur le coté féminin. Même pas il cherchait à la rendre un peu jalouse? Il préférait jouer carte sur table plutôt que de tenter une percer? Elle fut presque déçu mais déjà, il repassait à l'attaque: se rapprochant d'elle, vraiment très proche d'elle pour lui souffler: qu'il ne pouvait se contenter de son point de vue car elle était une profane.

Son regard bleu électrique, plongé dans celui du roux. Elle resta silencieuse, se laissant submerger par son regard dans lequel elle pensa se perdre durant plusieurs secondes. Ses yeux se baissèrent sur les lèvres du jeune homme: vraiment proches des siennes. Elle sentait son souffle caresser sa peau, son haleine mêlant chocolat à la bière: pas forcément désagréable. Clem avait attaqué, tenté et réussit une percée: il avait frappé le bon endroit montrant ainsi qu'il avait de la répartie et là, il se plaçait de manière à poser un nouveau piège sur le terrain. Jolie embuscade et coup en traitre, elle lui en céderait presque la victoire mais elle ne pouvait s'avouer vaincu si facilement: il faut savoir se faire désirer même si on désire autant que l'autre la même chose. Durant un instant, son corps s'avança, ses lèvres approchèrent dangereusement les siennes et les frôlèrent légèrement. Il pouvait penser avoir gagné mais c'était sans compter sur le coté un peu trop taquin de Megan. Sans prévenir, elle recula la tête et lui colla sa cuillère sur le nez: lui écrasant ainsi un peu de crème et de chocolat sur le visage. Elle ne put retenir un large sourire et son rire car là, il avait une belle tête d'ahuri. C'était un coup bas, très bas même et elle en convenait que sur ce coup: elle avait joué sa pute, comme on le dit souvent.

"Quand j'ai dis que tu valais le coup. Je parlais du fait de te remarquer pour te parler: car tu es un mec mignon et très sympathique. Mais je crois que ton imagination était déjà partie sur ce que nous pourrions faire une fois dans ton studio. Ses yeux pétillaient de malice. Et pour le reste, avec de l'expérience, tu vaudras probablement le coup. Reste à savoir si tu es prêt à tenter d'apprendre et de pratiquer suffisamment pour combler tes lacunes."

Attaque à l'égo puissance maximum, pourcentage de coup critique très élevé avec un taux d'efficacité important. C'était un coup quasiment mortel: une exécution comme on pouvait en voir dans certains jeux et qui faisait rager les joueurs adverses car face à ça: ils ne pouvaient que pleurer d'indignation. Mais Megan n'était pas si sadique, enfin si mais bon, elle n'avait pas cherché à l'achever car elle avait tourné ses mots pour être sympathiques, pour montrer qu'elle n'était pas si indifférente et s'il suivait bien: elle acceptait même d'aller chez lui vu qu'il le proposait si gentiment. Mais avant de lui dire qu'elle acceptait: il était important de l'achever, de porter le coup de grâce. Tout se préparait que ce soit à la guerre ou en amour, sans stratégie on se fait souvent avoir et là, elle l'avait eu en beauté. Du moins, à ce qu'elle en pensait. L'agoraphobe pouvait voir la situation bien différemment. Elle avança alors le visage et lui embrassa le nez pour retirer le chocolat et la crème qu'elle y avait écrasé. Dans la foulée, sa main se posa sur la joue du jeune homme, ses doigts glissant dans les cheveux derrière son oreille. Elle recula ses lèvres, baissa à peine la tête et cette fois, elle ne visa pas le nez pour reproduire ce qu'elle avait fait à Kazinopolis: pensant que cette fois-ci, elle pouvait se lancer sans se dire qu'elle se trompait... Mais on a pas souvent raison ou tort dans ce genre de situation, il s'agit juste de faire et d'agir comme on pense qu'on devrait le faire... Suffit juste de savoir ce que l'autre veut pour ne pas faire n'importe quoi. Et là, tout semblait plus ou moins claire.

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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyMer 13 Mar 2013 - 14:21
Il ne savait pas si c’était le fait de son caractère particulièrement paranoïaque ou une particularité propre à chaque personne, mais quand il tentait une action relativement risqué, il faisait l’inventaire de toutes les raisons pour laquelle elle pourrait échouer et aussi toutes les façons qu’elle pourrait avoir d’échouer. Toutes les façons que pourrait utiliser Megan afin de se soustraire à cette situation. Enfin presque toute… il n’avait pas envisagé (et ne l’aurait jamais fait de façon sérieuse) le coup de cuiller dans le visage. C’était un peu le joker de leur jeu, le coup qu’on ne sortait que si on était coincé dans ses derniers retranchements (et aussi si on était une personne complètement dénué de scrupule et ayant une propension à la cruauté morale, sans vouloir exagéré…). Même s’il comprenait que se (sale) coup faisait plus ou moins parti dans leur jeu, il avait un peu de mal à l’accepter sans se sentir vexé du fait que Megan ait pu ressentir le besoin de l’utiliser. Seulement il trouvait le rire de la jeune femme tellement charmant qu’il lui pardonna très rapidement son espièglerie. En revanche, il comprit rapidement quelle n’en avait pas fini avec lui :

"Quand j'ai dis que tu valais le coup. Je parlais du fait de te remarquer pour te parler: car tu es un mec mignon et très sympathique. Mais je crois que ton imagination était déjà partie sur ce que nous pourrions faire une fois dans ton studio. (Ah tient ? Meeeeerde… autant pour lui, quoiqu’elle mentait peut-être afin de protéger ses arrières…) Et pour le reste, avec de l'expérience, tu vaudras probablement le coup. Reste à savoir si tu es prêt à tenter d'apprendre et de pratiquer suffisamment pour combler tes lacunes."

Alors ça, c’était une attaque caractérisé sur l’ego masculin, mortel à bout portant. Il aurait pu être fatal à Clem si ce dernier avait placé une partie de sa fierté sur ce sujet là ; ce qui n’était absolument pas le cas vu qu’il n’avait aucune matière à se vanter à ce propos. Coup d’épée dans l’eau de la part de Megan donc, ce qui était dommage étant donné qu’elle aurait du le savoir. Elle avait du lancer ça dans l’espoir de heurter son ego mais étant donné qu’il était entièrement d’accord avec ce qu’elle lui disait, l’effet blessant était complètement annulé. Il y avait quand même de quoi largement se réjouir dans sa réponse vu que la dernière phrase de la jeune femme pouvait facilement être prise pour une invitation donnée de bonne grâce.

La suite eut le don de le surprendre (histoire de changer) car elle s’approcha et récupéra en grande partie le contenu de son gâteau italien sur le nez de Clem en un seul bisou que l’on pouvait facilement qualifier de « gourmand ». Il concevait facilement la volonté de Megan de ne pas perdre plus que de raison les bouchés de son dessert vu qu’il avait l’air excellent ; Clem était bien placé pour le sentir. Mais elle ne rompit pas tout de suite le contact vu que si elle écarta la tête, c’était pour mieux revenir mais, plus bas cette fois-ci. Lorsque Clem eut comprit de quoi il en retournait, il eut l’impression de recevoir un seau d’eau brûlant sur la tête ; c’était chaud et agréable, et il espérait que ça durerait le plus longtemps possible. En tout cas, il ne se fit pas prier pour faire durer un maximum de temps l’expérience. Il résista en revanche à l’envie de passer sa main entre le dos de Megan et le dossier de sa chaise afin de la prendre dans ses bras et de la serrer contre lui. Ils avaient tout le temps qu’ils voulaient, même si cette nuit finirait bien par se terminer, il leur restait la possibilité de se voir à Dreamland, même s’ils étaient tous les deux sous la férule de leur seigneur respectif, ils trouveraient bien le moyen de se voir. Clem savait qu’Héliée encourageait ses voyageurs à parcourir le monde onirique et Megan lui avait expliqué le principe de son tatouage que Pijn lui avait collé. Il se dit que lui et l’algophobe avaient tout de même l’air fin vu le contexte : ils étaient en train de s’embrasser devant le final d’un spectacle de cabaret, en train de s’envoyer mutuellement des relents d’alcool et de gâteau et des piques acerbes à connotations sexuelles. ce n’était pas la fine fleur du romantisme, mais ça restait un tableau plus réaliste que certains films américains pour ado boutonneux voulaient montrer. Quand il se retira et retourna à une position un peu plus normale sur sa chaise, il termina son dessert et infligea le même traitement à la moitié de sa boisson tout en réfléchissant à ce qu’il pourrait répondre à l’attaque en traître de la jeune femme (même si ladite attaque n’avait pas eu sur lui l’effet escompté, elle n’en perdait pas pour autant ce statut), il était peut-être utile de préciser qu’il avait véritablement nettoyé son nez entre temps grâce à plusieurs coups d’index stratégiques.

« "Pratiquer suffisamment" ? Je suis le premier à dire que j’ai des lacunes à combler, mais tu ne crois pas que tu ne fais pas assez confiance à la valeur pédagogique de ton enseignement ? Il faudrait que tu ais plus confiance en toi, tu sais, termina t-il en lui plantant à son tour un bais sur la joue. Il aurait tout aussi bien pu lui tapoter la tête tant son ton avait été considérablement condescendant. Sa réplique était un peu à tirer par les cheveux vu qu’il avait un peu trop jouer avec les mots et donner à ceux de Megan un sens très (trop, peut-être) lointain de ce qu’elle avait voulu lui dire. restait le fait que la technique du « c’est pas ma faute : c’est la tienne » restait un classique auquel il était difficile d’y répondre. Mais le choc pour Megan sera certainement la surprise de voir que Clem n’avait pas été démonté par sa dernière réplique et que bien au contraire, il l’assumait parfaitement. Il n’allait pas être si facile à achever.
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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyMer 13 Mar 2013 - 23:00


Le contact dura plusieurs secondes qui furent vraiment agréable. Son rythme cardiaque qui s'était accéléré juste avant de passer à l'action, venait à présent de se calmer sans oublier un poids dans l'estomac qui s'estompait doucement. Il répondait au baisé sans trop en faire: peut-être n'osait-il pas la toucher ou la prendre dans ses bras. Megan avait bien posé sa main sur sa joue pourtant. Timide peut-être ou encore gêné simplement. Allez savoir. Reste qu'elle se sentait bien et qu'elle n'aurait pas été contre que le contact se poursuivre encore un peu. Ses lèvres étaient douces et elle appréciait vraiment son contact. Cette fois au moins, elle n'avait pas fait n'importe quoi et n'importe comment: le contexte était bien meilleur et elle n'aurait rien à regretter. Ils s'éloignèrent enfin l'un de l'autre: Clem reprit son repas et termina dans la foulée sa bière, il semblait être tombé dans un élan de mutisme temporaire ainsi Megan en profita pour jeter un regard vers la scène. Elle vit Anna qui regardait vers elle, levant les deux pouces pour la féliciter. L'algophobe sentit ses joues rosirent un peu et elle fit une grimace tout en tirant la langue à son amie. Par chance, l'agoraphobe ne sembla pas avoir remarqué car il se serait demandé ce qu'elle foutait ou aurait comprit que la blonde les espionnait tout en profitant du spectacle burlesque. Malgré tout, la jeune femme se doutait que son ami ou amant plutôt, allait forcément répliquer à sa dernière vanne. Elle se demandait justement ce qu'il allait bien pouvoir sortir. Ou peut-être que ce baisé venait de le faire taire pour de bon. Elle espérait juste qu'il ne se gêne pas et qu'il reste comme d'habitude: certains mecs avaient tendance à perdre leurs moyen suites à un premier "câlin". Mais elle fut ravie de voir qu'il n'en avait pas perdu de sa sublime et qu'il s'apprêtait déjà à enchainer après s'être nettoyé le nez avec son index.

La formulation: pratiquer suffisamment, semblait l'avoir un peu touché car il en reparlait. Il connaissait ses lacunes et disait qu'elle était surement une bonne enseignante et qu'elle devrait avoir d'avantage confiance en elle. Déjà, il ne semblait pas avoir été touché dans son égo, en revanche, il n'avait pas comprit ou faisait semblant de ne pas comprendre qu'il avait besoin de pas mal de cours pour passer d'inexpérimenté à médiocre à enfin: bon. Mais pouvait-elle pousser le jeu jusque là? Risquait-elle de le vexer ou pas du tout? Elle n'en savait trop rien mais se souvenait parfaitement qu'il avait dit lui même, à Kazinopolis, qu'il manquait cruellement d'expérience pour ne pas dire qu'il n'en avait pas du tout. Un câlin sous la couette pour une soirée et c'est tout: autant dire qu'il n'y connaissait rien car le peu qu'il savait, ne changeait rien. Et il parait que les prouesses sexuelles ne sont pas forcément les choses les plus importantes dans un couple: même si elles y contribuent énormément. Il avait terminé sa phrase pour lui faire ensuite un bisous sur la joue, c'était mignon mais là, elle aurait bien voulu qu'il tente d'avantage. Elle avait fait le premier pas, il pouvait oser à présent car il savait qu'elle ne le repousserait pas. Ou alors, il craignait une autre attaque de tiramisu? Elle fit un sourire intérieur: heureuse de sa connerie même si c'était pas vraiment recherchée.

Megan engouffra donc ce qu'il restait de son dessert avec avidité. Elle se laissa tomber en arrière sur sa chaise, passa une main sur son ventre en se disant qu'elle avait une fois encore, trop mangé. Elle bu une dernière gorgée de bière et tourna enfin les yeux vers Clem. Alors qu'elle ouvrit la bouche pour répliquer, toute la salle explosa alors dans des applaudissements endiablés et quasiment tout le monde s'était levé. Megan haussa les épaules, fit un sourire et applaudit également pour acclamer la fin du spectacle et féliciter les différentes danseuses et le danseur qui avaient été très bon (même si elle n'avait pas vraiment suivit le spectacle). Tout le groupe revint sur scène pour saluer la foule, amplifiant ainsi les acclamations pour enfin ramener le silence après leurs disparitions derrière le rideau. Pas mal de gens se dirigèrent dans le fumoir, d'autres allèrent au comptoir et Anna vint s'assoir en face de Megan, la fixant avec un sourire carnassier: apparemment, elle voulait des informations sur le baisé et savoir ce que ces deux là prévoyaient pour le reste de la soirée. Une main sous la table, Megan vint la poser sur la cuisse du roux, espérant qu'il ne sursaute pas ou ne regarde pas en bas. L'idée c'était d'avoir un contact avec lui, de lui montrer qu'elle était vers lui même si l'autre blonde venait s'immiscer dans la conversation.

"Alors, le spectacle vous a plut ou vous étiez trop occupés?
-C'était parfait, vraiment agréable je trouve.
-Agréable hein? Elle se fendit d'un grand sourire. J'imagine en effet.
-Ouais ouais... Dis à force de brailler, tu as pas soif?"

Son regard était suffisamment claire pour faire comprendre à Ragnar qu'elle devait aller voir ailleurs si elle y était. La blonde soupire, lança un regard à Clem et lui fit un clin d’œil pour enfin se lever tranquillement et se diriger vers le bar. Elle se retourna et demanda s'ils voulaient boire un coup. Megan acquiesça pour dire que c'était le dernier verre. A peine Anna fut elle éloignée, que l'algophobe se pencha vers l'agoraphobe, le regardant dans les yeux.

"Bon... Un dernier verre et on y va? J'aimerai bien voir à quoi ressemble ce studio. Je pensais tu étais en coloc avec ton pote que tu m'avais parlé une fois. Mais si c'est un studio... Tu vis surement seul non? Elle lui fit un sourire. Et j'ai confiance ne moi, ne t'en fais pas. Juste que je me dis qu'il va y avoir énormément de travail et qu'une seule nuit ne suffirait pas. Faudra aussi voir pour continuer ton entrainement à Dreamland vu que je ne serai pas souvent sur Paris."

Elle lui déposa un baisé dans le cou et frotta sa main sur la cuisse du jeune homme. L'algohpbe laissa sa tête posée sur l'épaule de son compagnon tout en réfléchissant. Les relations amoureuses la dérangeait car généralement, elle avait pas mal d'ennuis avec les mecs, ensuite les relations à distance ne lui plaisaient pas. Mais là, ce serait encore différent et bien plus perturbant: ça serait une relation quasiment que onirique. Bordel... Avec ça, Pijn allait pas aimer, sans compter Maze. Si le claustrophobe apprenait ça, il demanderait une réunion au temple de la douleur et cette fois, la jeune femme allait vraiment y laisser sa peau... Comment pouvait-elle se sortir de cette merde? Comment voir Clem dans Dreamland sans avoir de problème? Comment se débarrasser du sceau de la solitude et ne plus être le petit chien de Pijn? Elle avait depuis longtemps l'envie d'être libre mais là, en sachant que la liberté voulait dire qu'elle pourrait voir plus facilement l'agoraphobe, cela la tentait d'avantage. Devenir forte et vaincre son seigneur... Elle avait encore du temps pour y arriver mais elle pouvait y croire.

"Justement, on pourra se voir dans l'autre monde ou tu penses que pour toi comme moi ça risque de poser problème?"

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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyJeu 14 Mar 2013 - 20:56
Clem avait probablement l’impression d’avoir littéralement des jambes en coton depuis qu’il s’était retiré du baisé avec Megan. Pas parce qu’il était, à proprement parler, terrifier, mais parce qu’il n’avait aucune envie de partir en cet instant précis. Pourtant, les danseurs en train de défiler en ligne pour dire adieu à leur public le lui rappelait avec un peu trop d’insistance et il appréhendait le moment ou lui et Megan se séparerait quand ils sortiront du bar. Elle avait plus ou moins fait allusion à ce qu’on pourrait apparenter à une sorte d’entraînement nocturne tandis que lui avait plus ou moins fait allusion à ce qu’elle l’accompagne dans son studio. Donc le problème évident à cerner était qu’il n’avait rien de concret à se mettre sous la dent. Et quand Clem , n’avait rien à se mettre sous la dent, il envisageait toujours le pire scénario possible. Ce n’était pas bon pour le cœur mais cela évitait les mauvaises surprises. Une fois que les applaudissement cessèrent. La mini-foule se dispersa un peu partout en une fréquence irrégulière, un peu comme à la fin d’une séance de cinéma. C’est quand Clem vit l’amie de Megan se frayer un chemin qu’il sentit une petite boule de gêne naître dans son ventre. Il lui avait quand même un peu voler son amie lors de la soirée la plus importante de leur week-end « entre copine » ; pourtant il se calma un peu quand il reconnut sur le visage d’Anna une expression qu’il identifia facilement. A moins de se tromper, il avait plutôt l’impression que la blonde était plutôt contente pour son amie algophobe. Il nota aussi que si elle arborait cette expression là, c’était qu’elle avait du les espionner au bon moment pour pouvoir être au courant de la relation toute récente qui unissait Megan à son rouquin tueur de marionnettiste. Il se détendit complètement en revanche, quand il sentit la main de Megan se poser contre sa jambe, sans doute pour ce dessein. Il lui était reconnaissant de maintenir le contact ainsi. Au bout d’un rapide dialogue, elles se mirent d’accord pour allez boire un dernier verre au bar, Clem trouva d’ailleurs que la brune avait peut-être répondu un peu trop méchamment aux piques de son amie mais vu la réaction de cette dernière, il en déduit que ce n’était pas la première fois qu’elles se livraient à ce genre de joute oratoire et que leur amitié était au dessus de ce genre de chose. Alors que la blonde partait déjà se rafraîchir le gosier ; Megan resta pour dire quelques mots à Clem avant de se caler contre son épaule après lui avoir embrassé le cou. L’agoraphobe était, pour ça part, en train de frissonner agréablement ; autant pour les petites attentions physiques que Megan le gratifiait que pour la confirmation du programme de la soirée. Après un petit moment de silence, elle lui demanda comment il voyait le fait qu’ils pourraient se rencontrer dans le monde onirique. Il lui passa un bras derrière son dos pour la rapprocher un peu plus de lui et pencha légèrement sa tête sur la sienne avant de lui répondre :

« Et bien, étant donné qu’Héliée m’a fermement interdit de te revoir parce que c’est apparemment mauvais pour ma santé, oui : ça risque de poser problème. Seulement je n’ai pas envie de lui laisser me dicter ma conduite à ce sujet là. J’aimerais te voir autant que ce soit possible à Dreamland, si tu penses pouvoir te libérer de ton côté. » Il ne continua pas sur le sujet, n’ayant pas envie de gaspiller ce moment à parler de toutes les raisons qui pourraient les empêcher de se revoir dans le monde des rêves. Il se redressa sur sa chaise de façon à obliger la jeune femme à en faire autant avant de croiser ses bras dans le dos de la brune et il l’embrassa un temps équivalent à trois ou quatre battements de cœur avant de la relâcher.

« Tu devrais rejoindre ton amie, j’ai l’impression qu’elle va exploser sous la pression si tu ne le fais pas assez rapidement. Je vais t’attendre dehors, je n’ai jamais très bien tenu la boisson, dit-il avec un sourire d’excuse. En réalité, il estimait juste qu’elle et Anna avaient bien mérité de se parler un peu entre elles et qu’il pouvait leur laisser un moment ensemble (surtout qu’il soupçonnait fortement que sa personne allait être un sujet de discussion). Il rompit ensuite à regret le contact physique avec Megan et se dirigea vers la sortie en faisant un petit signe d’au revoir en direction de la blonde.
______________

Il attendait depuis quelques instants dehors quand Megan revint vers lui, il lui appliqua un petit bisou rapide sur ses lèvres avant de la prendre par la main et de l’entraîner en direction de son appartement. « Ça va être rapide, mon studio n’est qu’à dix grosses minutes d’ici. Et je vis seul, dit-il en réponse à la précédente question de l’algophobe, depuis que le dernier a brûlé… heu… mon ex-colocataire va bien, termina t-il avec un petit rire avant de continuer à marcher.
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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyVen 15 Mar 2013 - 4:15


Pour la petite blague, Clem ne répondit rien et préféra plutôt s'attarder à la dernière question de l'algophobe. Il expliquait que pour le moment, ça risquait d'être compliqué: Hélliée, son seigneur lui avait interdit de revoir la brune pour préserver sa santé et donc sa vie. Le seigneur agoraphobe n'avait pas spécialement mort: en deux rencontres, elle avait du être sauvé une fois, puis elle l'avait embarqué dans une sale affaire de complot et enfin, elle s'était mise à dos tout un royaume. Vue ainsi, il était évident que pour sa propre sécurité, même Megan éviterait de trainer avec elle dans le monde onirique. Et le roux pensait un peu pareil: il l'avait bien abandonné vers la fin de la nuit car il ne supportait plus toutes les emmerdes. Elle ne lui en voulait pas, elle aussi en aurait eu largement marre. Elle se souvint de sa nuit à Delirium où elle avait fait la connaissance de ce stupide invocateur de cadavres: ce type l'avait embarqué dans son aventure tout droit sortit d'un shonen. Après s'être emportée, elle l'avait laissé pour se casser car elle n'appréciait pas le fait d'affronter une mafia onirique sans aucune raison valable. Tournant carrément le dos au Voyageur, elle avait même intégré la mafia... Là aussi, c'était une putain de nuit de merde à bien y réfléchir, l'une des pires peut-être si on considérait qu'il y avait la mafia et un commando spécialisé dans l'assassinat de Voyageurs qui avaient tous le même ennemi: elle. Par chance, à l'époque, elle avait l'apparence d'un homme et cela porta suffisamment de confusion pour semer le doute. Reste que Clem ne semblait pas d'avis de se laisser dicter sa vie et ses choix par son seigneur, donc il trouverait un moyen pour la revoir. De son coté, elle devait éviter que cela s'ébruite histoire que Pijn ou encore Maze, viennent à l'apprendre... Jouer avec le feu, elle commençait à avoir l'habitude.

Le jeune homme reprit une position normale sur sa chaise, passa sa main dans le dos de la fille et l'embrassa. Un peu surprise, elle resta cependant docile: elle ne s'était simplement pas attendue à ce qu'il prenne les devants comme ça. C'était mignon pensa-t-elle tout en lui rendant son baisé. Elle souriait intérieurement se souvenant qu'elle était la première à critiquer les élans de guimauve ou encore qu'elle détestait les films à l'eau de rose et là, elle trouvait qu'elle faisait justement ça... Comme quoi, il ni a que les cons qui ne changent pas d'avis! Clem lui proposa de rejoindre Anna pour éviter qu'elle ne s'impatiente. Elle lui fit un sourire et acquiesça. Le plus dure était à venir: expliquer ça à Ragnar sans qu'elle soit pot de colle ou super chiante... Autant dire: mission impossible. L'agoraphobe préféra l'attendre dehors, disant qu'il n'avait jamais très bien tenu la boisson. Elle lui fit un autre sourire, un peu moqueur et se dit qu'elle passait surement pour une goinfre alcoolique et optionnellement pervers et psychopathe. Le jeune homme se dirigea tranquillement vers la sortie alors que Megan tourna la tête vers le comptoir. D'un signe de la main, elle dit à son amie de ramener son cul de blonde salace. Celle-ci revint presque instantanément à croire que Megan avait usé d'un grappin magique pour l'attirer en même temps qu'elle lui avait fait signe. La jeune femme s'assit alors en face de la brune et lui tendit sa bière: une cuvée des trolls.

"Même pas il m'aurait dit au revoir le goujat?
-Il m'attend dehors.
-Ah? Explique moi ça? Tu vas coucher ailleurs ce soir jeune fille? Elle pointa un index accusateur sur Megan. Me laissant toute seule, abandonnée et déprimée dans une chambre d'hôtel!
-Seule, ok. Abandonnée: te fous pas de ma gueule! Déprimée? Et si je crois pas ça tu vas me sortir quoi d'autre? Megan prit son verre et but une gorgée tranquillement, elle commençait à avoir la tête qui tournait un peu à force. Donc ouais: je vais passer la nuit chez lui. On se retrouve demain midi au restaurant qu'on était aujourd'hui?
-Ouais, ça me va. Et donc... Tu l'as connu sur internet et direct tu vas dormir chez lui dés la première fois que tu le vois? Je ne te pensais pas comme ça. Sourire malicieux au visage.
-Première fois? J'ai dis ça? J'ai du oublié de mentionner qu'on s'était déjà vue alors.
-De quoi!? Et tu as osé me cacher ça!?
-Faut croire..."

Ses yeux balayèrent la salle, elle ne voyait pas trop comment mentir sans parler du monde onirique ou passer pour une menteuse donc le plus simple: rester mystérieuse. Même si avec Anna, ça sous-entendait se faire bombarder de questions. Mais pour une fois, la blonde ne dit rien, elle se contentait de sourire: surement contente pour son amie. Elles trinquèrent alors et descendirent d'une bonne moitié leurs verres. Elles parlèrent alors du premier baisé et Anna semblait n'avoir absolument rien loupé: ni d'eux, ni du spectacle car elle en parlait en même temps, utilisant des passages d'un numéro comme moment clé de la discussion entre Clem et Meg'. C'était à croire qu'elle avait des oreilles à rallonges -oui, comme dans Harry Potter- et des yeux derrière la tête -comme... Un truc moche et mutant- car elle était arrivée à tout suivre de la soirée. Elle rirent de bon cœur et discutèrent encore un peu tout en terminant leurs verres. Megan se décida enfin à se lever et Anna regarda autour d'elle.

"Bon... Tu penses qu'il y a ne serait-ce qu'un seul mec potable dans ce bar?
-Hum... Megan regarda autour d'elle. Mon nez me dit que tu as peut-être une chance mais désolée pour toi: j'embarque le seul qui ne soit pas un boulet. Enfin... Elle fit un sourire. Tout dépend de la suite.
-Oh ouiiii!! Tu me raconteras hein?
-Crève.
-Oui oui, moi aussi je t'aime."

C'est le sourire aux lèvres que l'algophobe se dirigea vers la sortie. C'était toujours ainsi avec Anna et le truc de la brune, c'était de sortir un "crève" aux gens qu'elle appréciait quand elle faisait mine de refuser un truc qu'elle savait pertinemment qu'elle ferait quand même. Anna, son frère aussi, avaient prit l'habitude de lui répondre "moi aussi" comme si elle leur disait qu'elle les aimait. C'était amusant et un peu pathétique, mais c'était une forme d'affection bien à eux.

Elle arriva enfin dehors et le coup de froid la figea presque sur place. Là, l'agoraphobe s'approcha d'elle en souriant et lui déposa un autre bisous sur ses lèvres. Elle y répondit et sembla contente de le voir agir ainsi, c'était prude et mignon. Il lui attrapa la main pour l'entrainer dans la rue mais Megan ne pressa pas le pas: elle avait la tête qui tournait un peu suite à l'alcool et en se levant et le froid, ça lui était monté d'un coup au crâne. Non mais qu'elle conne! Finir à moitié bourrée un soir pareil... Ce genre de connerie n'arrivait qu'à elle! De sa main libre, elle sortit une cigarette et l'alluma tout en écoutant le jeune homme qui lui parlait. Il disait vivre à une dizaine de minutes de là et son colocataire allait bien malgré l'incendie. Formulé comme il venait de le faire, durant un instant, on aurait cru que son pote avait cramé dans les flammes. Elle eut un rire nerveux tout en marchant lentement dans la rue. Elle tira sur le bras de Clem, le fit ralentir et enlaça son bras autour de sa taille pour poser sa tête sur son épaule.

"C'est vrai que vous aviez cramé l'ancien... Et vous avez touché l'assurance ou on vous a baisé la gueule? Mon appartement est pas mal sinon, un peu petit au gout de mon chat mais je l'aime bien. Enfin... Je les aime bien, mais si ce félin tient plus du bulldozer que de l'animal."

Megan pensa alors qu'elle devait empesté le cendrier froid et se décolla de son agoraphobe préféré -notez qu'elle n'en connait de toute façon qu'un seul- et marcha à coté de lui pour fumer sa clope. Faisant attention de souffler la fumée vers le haut ou de l'autre coté du jeune homme. En parlant de jeune, elle savait ou plutôt se doutait qu'elle était plus vieille que lui mais elle ne se souvenait pas de son âge. Pas même sûre qu'il lui ait un jour dit en fait... Lui revint également en tête l'histoire de Delirium qu'elle avait repensé un peu plus tôt et cette histoire d'identité sexuelle.

"Tu sais que si je veux... Je peux penser comme un mec? Enfin, je peux comprendre l'intérêt du décolleté, l'attirance des jolies jambes et vos... Pulsions? M’es arrivée de sacrés trucs à Dreamland tu sais. Elle éclata de rire, soulagée en même temps de savoir que ce problème était plus ou moins réglé. Et par curiosité ou simplement parce que j'ai zappé mais... Tu as quel âge sinon? Imagine je ne le sais pas et je suis en train de faire du détournement de mineur!"

Elle lui fit un sourire et tira la langue pour lui faire comprendre qu'elle se moquait bien de son âge et c'était vraiment par simple curiosité. Elle voulait aussi savoir si elle passait pour la vieille qui se cherchait un gigolo ou un truc du genre. Bordel... L'alcool commençait un peu trop à lui taper au crâne, voilà qu'elle commençait à raconter de la merde ou qu'elle pensait déjà à n'importe quoi. A croire que Ragnar l'avait contaminé avant de partir.

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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptyVen 15 Mar 2013 - 11:50
Ça pourrait passer comme la manifestation d’un humour noir de la part d’un quelconque Dieu du hasard si on avait un moment pour penser à son existence mais dans les faits, Clem vit juste Megan s’offrir une cigarette pendant qu’il lui rappelait que son ancien lieu de résidence était partit en flamme. Ce qui le surprit un temps vu que, même s’il était largement au courant, cela n’empêchait pas le moment d’être celui où il voyait la jeune femme fumer pour la première fois devant lui (heu… du tabac !). L’algophobe le força ensuite à ralentir afin de lui passer un bras autour de la taille et une tête sur son épaule. Clem fit pareille qu’elle en ce qui concerne le bras. Il comprenait déjà qu’à moins qu’ils ne bénéficient tous les deux d’un solide sens de la coordination, il allait se retrouver sacrément ralenti. Au moins cette position avait le mérite de le protéger en partie du froid hivernal qui sévissait dans les rues de la capital (au sens propre cette fois, même si la présence de Megan le protégeait tout autant contre le sens figuré). Elle lui demanda ensuite quelques renseignements au niveau de leur assureur et lui narra une généralité sur son chat, que Clem assimila ensuite à une boule de poil entourant une puce électronique. Il vit ensuite avec regret Megan revenir à une position normale mais il se dit que ça devait être effectivement plus pratique pour fumer. Elle était en train de marcher à côté de lui quand elle se mit à lui parler, vraisemblablement d’une de ses aventures oniriques, seulement elle le faisait d’une façon si générale et si abscons ; parlant plus de ses ressentis (et encore) que des faits fit que l’agoraphobe ne comprit rien à rien. Sinon la conclusion, qui était aussi la première phrase qu’elle avait dite à ce sujet. Alors comme ça elle pouvait penser comme un mec ? Grâce à un truc qui s’était passé à Dreamland ? Clem imaginait déjà le pire ; mais il se dit que l’algophobe avait peut-être expérimenté le premier dégrée de raisonnement d’un « mec » et que ce qu’elle y avait comprit ne correspondait peut-être pas forcément aux visions de Clem selon la question (et il s’estimait, par droit biologique, à être plus apte que Megan à disserter sur la question). Ce n’était absolument pas grave, à ce détail près qu’il avait le sentiment qu’elle en avait déduit des hommes des échalles d’appréciations de qualités féminines assez machistes et il craignait qu’elle ne superpose ses conclusions sur son agoraphobe, qui pensait définitivement autre chose. Il n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche pour tenter de lui expliquer son point de vue sur la question qu’elle lui demanda son âge, ce qui eut le mérite de lui clouer le bec. cette question, à la fois banale et plutôt importante finalement, avait finie par lui échapper complètement. Enfin, si, il y aait penser mais il estimait que c’était relativement impolie de demander son âge à une fille donc les rares fois qu’il y avait pensé, il s’était tu ; attendant qu’elle prenne les devants. Seulement maintenant qu’elle l’avait fait, il ne put s’empêcher de la taquiner encore une fois.

« J’ai douze ans, fit-il d’une petite voix et en ouvrant de grands yeux innocents, ça pose un problème, madame ? » Aucune chance qu’elle ne gobe ça mais dans le même temps, elle ne connaissait toujours pas son âge et c’était bien évidemment le but de la manœuvre. Avec un sourire espiègle, il ralentit légèrement le pas pour lui faire prendre suffisamment d’avance sur lui afin de se placer derrière elle. Il l’enlaça des deux bras, arrêtant carrément sa marche pour le coup et cala sa tête sur son épaule de manière à pouvoir lui dire au creux de l’oreille, d’une voix à moitié sérieuse et à moitié amusé. « Tu sais, au bout d’un moment, tous les décolletés et les jolies jambes se ressemblent ; et puis je ne peux pas baser mon seul choix d’affection d’une personne sur des attributs qu’un vêtement peut cacher en deux secondes, c’est le comble du superficiel. Moi je préfère aimer la personne à l’intérieur du corps. Si cette dernière est capable de ramper dans un égout puant pour me sauver la vie alors qu’elle est elle même aux portes de la mort, je suis tout de suite beaucoup plus touché, termina t-il avec un petit rire et un bisou rapide dans le cou avant de lâcher. Il lui laissa quand même un bras autours des épaules afin de la rapprocher de lui tandis qu’il se remettait à marcher, et tant pis si cela la gênait pour fumer ou s’il se prenait des senteurs de cigarette dans les narines ; il s’en remettrait. Ils avaient à peine marcher séparément pendant quelques instants et sa présence avait eu le temps de lui manquer. Il savait qu’il était très tactile sur ces choses là, il adorait les câlins et autres marques d’affections, discrètes ou appuyées. C’était au final une approche très superficielle de l’affection et c’était en quelque sorte contradictoire avec ce qu’il venait de dire à Megan mais les deux faits étaient vraies. Autant le cœur de Clem recherchait autre chose qu’une belle paire de quoi que ce soit pour commencer à apprécier la personne mais il avait tout de même besoin pour être bien qu’il y ait un doux contact physique entre eux. Dit comme cela, ce n’était pas du tout incohérent. Il se rappelait aussi avoir apprécié l’apparence de l’algophobe la première fois qu’il l’avait vu mais c’était parce qu’il avait remarqué ses attributs gothiques, qu’il assimilait à une manifestation du caractère de la personne concernée, ce qu’il appréciait favorablement en général.

C’était sur ces entrefaites qu’ils arrivèrent au pas de son immeuble. Il composa le code de la porte, s’engouffra dans un hall aussi glaciale que la voie publique qu’il venait de quitter. A l’intérieur de l’appartement se trouvait un ascenseur datant de la première croisade et son studio. Un petit deux pièces (trois si on comptait la minuscule toilette/salle de bain) qu’il adorait pour le confort qu’il lui trouvait. Une salle de vie faisant office de cuisine, de salle à manger, et de petit salon, le mélange que l’on obtenait quand on mettait un frigo, une table basse et une télé (laquelle était accompagné d’une Wii au lecteur CD cassé et d’une 360 qu’il n’avait pas eu le cœur de laisser chez ses parents, inutile de dire qu’il n’avait pas eu le cœur d’y laisser les jeux, aussi). la deuxième pièce renfermait son lit et un minuscule bureau qui prenait la poussière.


« Pour l’assureur, étant donné qu’on louait le studio, j’estime que l’on a eu du bol à ne pas avoir eu à le rembourser. C’est certainement le propriétaire qui a récupérer l’argent, termina t-il en haussant des épaules alors qu’il l’entraînait dans le minuscule ascenseur. Il tapa ensuite sur le bouton estampillé « 4 » avant de lui dire :

« Au fait, tu peux rassurer ton avocat, j’ai vingt ans tout rond : tu ne m’as pas saoulé de façon illégale.» Il lui adressa un sourire entendu avant de l’enlacer tranquillement tout en posant ses lèvres sur les siennes. Et il ne voyait aucune bonne raison d’interrompre son baiser pendant les quatre étages qu’ils leur restaient à monter.
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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptySam 16 Mar 2013 - 3:17


Marchant d'un pas peu assuré, la jeune femme tentait de garder la face avec ses petites blagues et se concentrait pour mettre un pied devant l'autre. Bon, elle avait déjà bu bien plus que ça et tenait la cadence mais malgré tout, avoir la tête qui tourne ce n'est jamais vraiment agréable. C'est alors que l'agoraphobe lui répondit sur son âge. Il avait prit une petite voix et lui disait avoir douze ans ce qui l'a fit éclater de rire surtout avec le "madame" placé juste après. Il passa alors ses bras autour de ses hanches et se colla à elle avec douceur. Megan trouva le contact agréable et se laissa faire sans broncher: il était devenu beaucoup plus tactile depuis qu'elle avait fait le premier pas. Reste que justement, elle avait marqué le premier point et donc: c'était elle la grande gagnante! En même temps, il ni avait rien de glorieux vu les signaux qu'avait lancé le jeune homme. Il posa sa tête sur son épaule afin de lui parler d'un simple murmure ce qui l'a fit agréablement frissonner. Il disait que les décolletés et les jolies jambes se ressemblaient à force et qu'il n'était pas superficiel. Ah? On l'est tous malheureusement: même le mec le plus gentil du monde, le plus adorable ne suffirait pas à intéresser l'algophobe par exemple, il fallait ce que les femmes aiment appeler le feeling. Et se sentir observer, c'était une façon de se glorifier ainsi, elles mettaient des vêtements pour se mettre en valeur afin d'être regardé, de faire baver et rêver les hommes. Et le plus flatteurs, c'était de se dire qu'il ni avait qu'à se baisser pour cueillir celui qu'on voulait tout en lançant un regard moitié amusé moitié méprisant aux autres. C'est moche mais c'est une façon de penser qui malheureusement gagne de plus en plus de terrain. Megan était un peu ainsi, elle aimait se mettre en valeur mais d'un coté, se sentir reluqué par une armée de pervers ne lui plaisait pas. Après, elle n'était pas si porté que ça sur le physique: son premier amour, qui fut en vacances, était un jeune homme un peu grassouillet et pas spécialement beau. Mais il avait le don de la faire rire et surtout: elle se sentait bien avec lui, comme elle se sentait prise d'une certaine félicité en étant dans les bras de Clem. Justement, l'agoraphobe disait s'intéresser d'avantage à une fille capable de ramper dans la merde pour venir l'aider qu'importe si elle est jolie ou non. C'était mignon et très touchant, il savait parler aux femmes dirait-on mais il avait déjà montré un certain intérêt avant ce passage dans les égouts de Kazinopolis: son argument ne tenait donc pas vraiment la route mais elle n'en dit rien. Ne voulant pas ruiner ce beau moment. Reste qu'il avait dit une phrase qui était dés plus amusante et elle comptait bien la ressortir pour se moquer un peu de lui tant sa phrase était tendancieuse.

Clem lui fit alors un baisé dans le cou et s'éloigna un peu, continuant de la tenir par les épaules. Son taux d'alcoolémie était trop bas pour brouiller son esprit, elle savait qu'elle ne regretterait pas cette soirée et encore moins d'aller dormir chez lui. Elle se demandait juste comment les choses évolueraient par la suite car une fois que les sentiments entraient dans une relation, celle-ci devenait tout de suite plus compliquée et là, elle voulait tout sauf se prendre la tête. Surtout pas avec lui car elle y tenait énormément. Tout était une histoire de confiance donc et la donner n'avait rien de simple... La distance n'aiderait pas à ce qu'ils se voient souvent et même leurs rêves ne leurs permettraient pas forcément d'être ensemble. Tout ceci semblait perdu d'avance et pourtant, elle tenait quand même à essayer. Pourquoi? Car justement, le mec adorable et gentil, le mec bien, c'était tout sauf son genre de le laisser filer. Elle sentait au plus profond d'elle que Clem était vraiment un mec bien et même si ça ne devait pas marcher, elle s'en serait voulu énormément de n'avoir pas au moins tenté le coup. D'autres, Anna par exemple, aurait simplement laissé filer ou alors juste le temps d'une nuit. D'autre encore aurait préféré rester amis pour éviter de casser quelque chose ou de le perdre en voulant plus sans savoir ce qu'il en résulterait. En amour comme en guerre, il fallait oser se mouiller et Megan adorait ça. Depuis qu'elle était devenue Voyageuse, elle osait énormément de choses, prendre des risques, se blesser, se battre, défier les gens, c'était devenu comme une seconde nature... Dire qu'avant, elle baissait les yeux, évitait les litiges et surtout: ne faisait rien qui pourrait lui faire du mal que ce soit physiquement ou mentalement. Avoir vaincu sa peur lui était donc très utile et sans ça, elle n'aurait jamais connu l'agoraphobe, elle n'aurait jamais osé venir à Paris avec Anna par crainte de se faire agresser. Et pourtant maintenant, elle était là. La petite Megan docile et timide était morte la nuit où Pijn avait fait d'elle son larbin. Elle tira une bouffée dans sa sucette à cancer et fixa le jeune homme avec un grand sourire, ses yeux pétillaient en l'observant et l'alcool n'y était pas pour quelque chose.

"On te l'a surement déjà dit Clem... Mais tu es un mec bien. Surtout ne change jamais. Et non, je vais pas te sortir le truc de l'amitié qui va normalement de paire avec le mec bien. Elle lui fit un sourire et l'embrassa alors sans retenue durant plusieurs secondes. Moi, je m'en moque un peu que le mec soit beau, musclé ou encore viril. Tout ce que je veux, c'est qu'il me regarde comme tu le fais actuellement: avec de la passion, de la tendresse... Elle se ravisa qu'elle était un peu trop niaise sur ce coup et décida d'enchainer sur une connerie. Et en plus, tu m'as sauvé la vie plusieurs fois donc ça joue pas mal en ta faveur. Et à bien y penser... Mec bien, c'est vite dit: tu m'as quand même laissé en plan dans les égouts!"

Elle se contenta de lui tirer la langue et de se coller à lui. Blottissant sa tête contre son épaule pour lui faire comprendre qu'elle ne lui en voulait pas le moins du monde. Après encore quelques bouffées, elle jeta sa clope et décida de discuter un peu durant le trajet: elle lui parla ainsi de Luxuria, de cette histoire où elle fut changée en homme pour plusieurs nuits à cause d'un sceptre magique à la con. Qu'elle avait ainsi passé plusieurs nuits en homme et qu'elle s'était surprise à sentir des pulsions en observant des filles ce qui l'avait pas mal troublé. Au final, après un retour au royaume de la luxure, elle avait trouvé un artefact, une bague qui lui permettait de reprendre son apparence normale. Depuis, elle pouvait jongler d'un sexe à l'autre pour son plus grand plaisir même si cela ne changeait en rien son pouvoir ou ses capacités physiques. Mais elle avait pensé comme un homme à travers un prisme et rien n'était comparable à un véritable mec qui lui, vivait avec ses envies depuis toujours. Elle, elle aurait juste besoin de temps pour s'en accommoder. Mais de là à dire: les décolletés et les paires de jambes sont toutes les mêmes...

Ils arrivèrent ainsi devant l'immeuble et Clem l'invita à prendre l'ascenseur. L'assurance ne lui avait rien dit mais c'était le propriétaire qui avait probablement touché le pactole, dommage pour lui. Il termina alors en disant qu'il avait vingt ans et donc aucun avocat ne viendrait déranger la jeune femme. Elle lui fit un large sourire suite à sa plaisanterie tout en se disant qu'elle était bien plus vieille que lui, enfin, cinq ans d'écart, ce n'était pas la mer à boire quoi. Il appuya pour se rendre au quatrième étage et vint alors se coller à elle pour l'embrasser avec passion. Apparemment décidé à ne pas la lâcher tant que l'engin ne serait pas arrivé à destination, Megan se laissa faire et répondit même à ses avances. Enfin, l'ascenseur s'immobilisa et la porte s'ouvrit dans la foulée. Megan avança dans le couloir en suivant l'agoraphobe qui ouvrait déjà la porte de son studio.

"J'y pense... Elle baissa les yeux et fit la moue. Mes jambes ou mon décolleté sont pas intéressants? Elle releva la tête et fit un air faussement désolé ou triste. J'suis comme toutes les autres? Je prend note..."

Il venait d'ouvrir la porte, elle le tira par le bras l'obligeant ainsi à se retourner pour l'embrasser goulument. D'une main habile, elle appuya sur la poignée et fit entrer le rouquin à reculons dans son appartement sans quitter ses lèvres. Elle le libéra alors et fit un rapide état des lieux: table basse, frigo et gazinière mais surtout: télévision et consoles! Les yeux de la demoiselle brillèrent en se disant qu'elle aurait pu tester son jeu fraichement acheté mais c'était pas vraiment le moment pour ça. Il semblait aussi geek qu'elle quoiqu'elle avait quand même un certain niveau... Une porte donnait surement sur la salle de bain et les toilettes: probablement réuni dans la même pièce comme dans beaucoup d’appartement. Et l'autre porte donnait sur ce qui devait être la chambre. L’endroit était petit mais convivial mais surtout: bien mieux rangé que son studio à elle en même temps, son chat passait sa vie à tout ravager.

"Sympathique ton chez toi. Bon, tu me paye un truc à boire ou à manger ou... Elle lui fit un sourire taquin. Ou tu préfère ton truc d'aimer la personne à l'intérieur? Genre tu voudrais que je te demande de m'aimer le plus en profondeur possible?"

Elle se contenta de lui tirer la langue en espérant le voir devenir rouge pivoine. Après tout, elle lui faisait une blague salace alors qu'elle était seule avec lui dans son appartement. il pouvait déjà très bien s'imaginer la suite et voudrait peut-être sauter l'étape de la petite bouffe nocturne. Reste que normalement, il devrait être un peu perturbé de la savoir chez lui. Il lui avait raconté ses expériences, enfin la seule qu'il avait eut et même si cela ne le complexait pas, il allait forcément se mettre la pression tout seul. Se sentant un peu sadique, elle pensa à le rassurer mais ne trouva rien de mieux à dire qu'un truc qui n'allait pas forcément l'aider.

"J'ai vingt cinq ans sinon... Une vieille, je sais. Encore un peu et j'aurai pu être qualifié de couguar!"

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MessageSujet: Re: Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem] - Page 2 EmptySam 16 Mar 2013 - 18:56
D'une certaine manière, l'idée que Megan avait pu occuper un corps masculin et constater l'expérience mettait Clem assez mal à l'aise. Déjà parce que l'idée avait de quoi déranger, même pour un voyageur arpentant Dreamland depuis deux ans comme lui, mais surtout parce qu'il sentait que l'alophobe était capable de se faire une idée de ce qu'il pouvait ressentir, lui, au niveau organique. Il trouvait plus émoustillant l'idée de devoir deviner ce que pouvait bien ressentir le partenaire sans pour autant être dans sa peau, pour des raisons éminaments biologiques. Il savait que chaque homme percevait les choses à sa façon mais, même s'il avait pensé dire la vérité lorsqu'il l'avait arrêté dans la rue un instant plus tôt, il savait évidamment qu'il n'avait pas été à cent pour cent honnête avec elle et que l'apparence de la jeune femme avait joué un rôle (que l'on pourrait minorer sans pour autant faire disparaitre) dans leur relation. Seulement aux yeux de l'agoraphobe, ledit rôle avait perdu de l'importance au fur et à mesure qu'il la connaissait. Remplacé par des qualificatifs ayant trait à l'esprit ou au caractère, bien plus importants à ses yeux. Vu qu'il estimait que ce n'était pas le bon moment pour se rattraper (il avait le sentiment confus qu'elle avait plus ou moins percé à jour la non véracifité totale de sa logorhé) mais il se fendirait d'un petit compliment en sa présence lors de la soirée à venir, voir de plusieurs gros compliments répartient sur toute l'année à venir qui devraient lui faire comprendre qu'elle lui plaisait aussi, physiquement parlant. En parlant de la soirée à venir justement, il était utile de dire qu'il se sentait particulièrement nerveux à l'idée de faire rentrer l'algophobe dans la sphère privée de son chez soi. C'était bien la première fois qu'il faisait un coup pareil et il hésitait entre continuer dans cette direction avec ses nerfs qui dansaient de plus en plus ou alors de couper les ponts et de devenir un ermite entre deux cols de montagnes asiatiques. paradoxalement, si l'idée d'emmener Megan dans le seul endroit au monde où il pouvait lâcher autant d'odeurs corporels qu'il le voulait sans éprouver le besoin d'ouvrir la fenêtre avait le don de lui donner son content de sueurs froides, c'était incomparable avec le bien-être qu'il éprouvait quand il la tenait dans ses bras ou qu'elle l'embrassait. C'était un peu comme se faire une injection d'alcool directement dans le cerveau : il avait le sentiment qu'il était l'homme le plus heureux du monde et que rien ne pouvait lui arriver ou faire du mal en cet instant précis (ce dernier point n'a étonnament rien à voir avec le fait que Megan soit une combattante irréducable). Dès que le contact physique se rompait et qu'il pensait à son futur immédiat, il ne pouvait s'empêcher de faire la liste de toutes les bourdes qu'il pourrait accomplir afin de gâcher leur soirée. Presque en même temps, et sans aucun lien de cause à effet, son coeur réclamait très rapidement sa ration d'affection dont il était apparament très friand. Cela créait donc une sorte de manège très naturel et asser nyan-nyan dans lequel Clem éprouvait dès qu'il la lâchait, le besoin de prendre Megan dans ses bras. Sa consolation était qu'elle avait aussi heureuse que lui de leur proximité amoureuse et il mettait ça sur le compte de la passion propre à ceux qui savaient qu'ils n'allaient pas se revoir avant un temps indéfini mais malheureusement conséquent.

C'était donc avec une certaine angoisse qu'il dévérouilla la serrure de son studio (il était même suffisement nerveux pour que l'on utilise le terme "crocheter avec une clé") et là, un petit détail de sa vie de tous les jours était à mettre en évidence ici. habituellement, et grâce au fait d'un réflexe acquis il ne savait comment, Clem retira la clé d'une serrure après en avoir ouvert la porte. Ce qui ne lui avait pour l'instant, jamais porté préjudice, d'ailleurs, cela ne devait jamais être le cas ; excepté si sa petite amie le retournait afin de l'embrasser, avec un sens du timing qui aurait donné envie à un chorégraphe Nord-Coréen, tout en tournant elle-même le loquet afin d'ouvrir la porte et de faire entrer l'agoraphobe à reculons dans son propre studio. Il dut alors, afin que son porte clé ne se retrouve pas bloqué dans le couloir lorsque la porte se retrouverait fermé, plus ou moins se démener afin de réussir à retirer ses clés de la serrure. Vu le sens dans lequel était positionné son corps, c'était relativement compliqué et il dut considérablement ralentir le pas de Megan afin de ne pas se retrouver hors d'atteinte de ses ustensiles de cambrioleur légal. Finalement, après l'avoir lâché, elle fit un rapide commentaire appréciateur sur son studio avant de, comme à son habitude, lui lancé une pique qui fit grimper la température de sa boite cranienne de pluseurs dizaines de degrées. En même temps il l'avait bien cherché quelque part, il savait qu'avec les deux ou trois phrases qu'il lui avaient prononcé à ce moment là donnerait à l'algophobe suffisament d'eau à son moulin pendant plusieurs années si elle le désirait. C'est donc les joues en feu qu'il s'approcha de son frigidaire afin de leur préparer un raide dîner (et accessoirement son déjeuner du lendemain vu que prendre une portion de son repas du soir et d'y ajouter du ma¨is et du salami, qui transformaient n'importe quel plat en salade du midi, lui permettait d'obtenir de substantielles économies au vu du prix courant d'un sandwich dans la capital). Si la blague salace de Megan présentait dans les faits un choix non équivoque, il se disait qu'il ne perdait pas la possibilité d'accomplir le deuxième "choix" s'il choisissait de mettre en scène le premier. Ce n'était pas qu'il cherchait à échapper à ses responsabilités amoureuses en reportant le moment du câlin "en profondeur" comme s'en moquait si bien Megan, parce qu'il estimait que veiller à ce que sa compagne ne quitte pas son studio le ventre vide relevait aussi de ses responsabilités (et puis il avait quand même envie de se mettre quelque chose sous la dent demain midi donc bon..).

Son frigo représentait à la fois le fantasme culinaire de Clem et le cauchemard de sa mère. L'un des avantages à vivre seul, c'était que l'on ne trouvait que des choses que l'on aimait chez soi. L'agoraphobe n'ayant jamais eu des goûts compliqués. Ses repas se suivent et se ressemblent un peu trop au grand dam de sa maman. Pâte un jour, puis riz le lendemain, puis encore pâte encore et enfin pizza parce qu'il fallait bien varier. Il avait des conserves de plats pré-préparés qui prenaient la poussière dans un placard en hauteur (ceux aux bords sanguinolents auquel tout un chacun c'est forcément planté le crane sous l'un d'eux) parce que son micro-onde venait de rendre l'âme un soir d'hiver lors d'un accident réunissant un pot de nutella qu'il souhaitait réchauffer et une languette en plastique qu'il n'avait pas complètement retiré. Son appareil électro-ménager lui en avait voulu jusqu'à la mort ; ce qui n'avait pas été une durée excessive en soi.

Il avait commencé à faire griller deux croques monsieurs rapidement trouvé dans le frigo avant de revenir à proximité de l'algophobe, à qui il croisa doucement ses bras derrière son dos.

"Voila, ça devrait prendre une petite dizaine de minutes, ce qui te laisse le temps de me sortir environ une vingtaine de piques salace. Tu y met beaucoup du tien, je dois dire ; c'est bête parce que je connais des moyens bien plus efficace pour me faire monter le rouge aux joues, un brin effronté mais il avait le sentiment queça passerait bien chez Megan. Il ne put naturellement pas résister à l'envie de regoûter une fois encore au rouge à lèvre de la jeune femme ; et puis c'était un moyen comme un autre de l'empêcher de répliquer.
"Et si la question t'obsède à ce point, continua Clem après avoir interrompu son baisé, l'air mi-serieux, mi-ironique, sache que tu as les plus jolies jambes et le plus jolie décolleté que j'ai pu voir. Il ne surenchérit pas en disant qu'elle était particulièrement jolie dans sa tenue de soirée parce qu'il se sentit particulièrement bêbête en disant cela, même s'il aurait (et avait) pensé chaque parole, il estimait que ça ferait peut-être un petit peu trop en une phrase. Par ailleurs, il fut prit d'un mal-être qui lui empoigna la poitrine et le poussa à prendre littérallement un peu de recul, il s'assit ensuite sur son canapé avant de se tordre l'arête du nez. Un tic qui se produisait souvent chez lui lors de moment socialement difficile.

"Désolé Meg, je sais que ça sonne complètement débile mais... je suis terrifié, dit il avant de lâcher un bref rire nerveux, j'ai l'expérience d'un barbouillon de quinze ans et je sais que tu attendrais de moi la maturité d'une personne qui en a vingt. Je... j'ai peur de faire une bourde, de gâcher notre soirée. Je crois que j'ai besoin d'un gros câlin, termina t-il en ouvrant les bras dans la direction de l'algophobe, "tu me fais un ronron affectif ?" Plus que jamais, il éprouvait le besoin de se retrouver dans ses bras et de ne penser à rien, et surtout pas de lui.
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Virée sur la capitale pour plusieurs raisons! [PV: Clem]

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