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Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien]

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Dazh Dalreight
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MessageSujet: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Sam 29 Déc 2012 - 1:48
Depuis maintenant deux années qu’il arpentait le Monde Onirique, le jeune Dalreight avait appris à ne plus être surpris et se sentait maintenant « Né à nouveau ». Il y eut maintes occasions pour se battre et bon nombre pour apprendre. Il y eut moult périodes mouvementées, et plus encore d’accalmies.

Sa vie au sein de Dreamland, avait jusqu’alors été tantôt ordinaire, et d’autre fois, simplement incroyable. On pouvait même la qualifier de riche en expérience et de plutôt longue, au vue de ce qu’il avait déjà accomplie. Cependant, il y avait une chose qu’il n’avait encore jamais fait, une chose qu’il n’avait encore jamais vu, et franchir le pas, serait peut-être la dernière chose qu’il ferait, mais il se sentait, plus que jamais, préparer à affronter tout ce que l’avenir lui promettait.

Salamander, son guide et premier compagnon en ce monde, l’avait a plusieurs reprise instruit sur ces origines, et la source de son pouvoir. Cell, Kandra et Koloss ne s’exprimait guère sur le sujet. Si Salamander était assez ouvert d’esprit et plutôt vif pour un reptile, la plus-part des autres représentant de la race s’avérait plutôt obtus et davantage préoccupé par l’objet de leur prochain repas.

Après plusieurs semaine de préparation et de discussion avec ses acolytes, le jeune invocateur avait pris la décision, de se rendre ce soir, au Royaume Ophidien. Ce dernier était lointain et mal connu des peuplades de Dreamland. Ses habitants, des serpents pour la plus-part, n’y sortait pas et se prélassait dans des eaux putrides et autres marécages moribonds.

On le disait, situé dans les brumes de Dreamland, et plutôt proche du royaume obscure. Le seigneur qui régnait de tout temps, répondait au nom de Khensis. Un serpent long de plusieurs mètres, qu’il ne faisait pas bon de rencontrer. Sournois et secret, il répand son poison, sur un royaume impressionnant, et s’amuse de la crainte que sa nature provoque aux rêveurs innocents. Contre toute attente, il n’apprécie guère les voyageurs, bien qu’il en ait déjà eut recours par le passé. On ignore aujourd’hui, tout de ses projets et des personnalités qui l’entoure.
Le royaume Ophidien reste un mystère pour âmes qui vivent, mais on dit qu’il est pourvu de trésor que la pensée humaine ne saurait même, définir. Cependant, il est assuré qu’il est également pourvu d’une multitude de dangers mortels.



Ce soir-là, Salamander conduisit Dazh au pas de course, aux frontières du royaume. Le territoire était délimité par une jungle tropicale, très humide et très chaude, où pullulaient bon nombre d’insectes et d’espèces végétales. La plus-part s’avérait rare, pourvue de couleur unique et magnifique.


_N’y prend pas garde surtout. Ici, même les plantes chassent, et elles commencent par séduire tes sens.

_Et tu n’es pas affecté ?

_Les reptiles dans mon genre sont considéré au-delà de toute autres espèces et nul ne serait assez fou, où assez affamé pour séduire un serpent.


Dazh profita d’une brise fraiche qui parcourait la plaine sèche qu’il s’apprêtait à quitter. Il traversa ensuite une rivière aux eaux brunâtres, peu profonde et posa enfin le pied au Royaume Ophidien. Ils faisaient sombre, car le soleil peinait à traverser l’épais feuillage de la jungle. Cependant, les couleurs qu’il rencontrait paraissait plus vive que jamais, et Dazh compris, qu’il était constamment l’objet d’une attraction particulière. Comme pour se débarrasser de ce genre d’idées, il se secoua la tête et avança de plus belle.

A mesure qu’il progressait dans la jungle, il se rendit compte que de petits os, des rongeurs venu de la plaine sans doute, trainaient au sol. La plus-part voyait des ronces, où des lianes pénétrer leur squelette, comme pour les vider de leurs entrailles.


_Tu vois ce que je veux dire maintenant ?

Le binôme progressa lentement et silencieusement. Au cours de ces deux dernières années, Dazh avait assimilé les mimiques de langage, et les instincts des serpents. C’est pourquoi, il ne se sentait plus le besoin de parler si ce n’était pas vraiment nécessaire. De toute façon, il n’avait jamais été du genre très bavard, mais ce trait de caractère s’était accentué depuis sa rencontrer avec Salamander, tout comme le reptile était devenu plus téméraire et avait presque développé un sens de l’humour.

Sans savoir ce qu’il cherchait réellement, Dazh se plaisait à arpenter cette jungle épaisse et humide. Il souriait à l’idée qu’autrefois, croiser un seul serpent le tétanisais complètement. A l’époque, il n’était pas rare qu’il se demande ce qu’il ferait, si un jour il devait en croiser un. A force de se poser la question, il en était venu à la conclusion, que s’éclater la tête contre un mur, pour en finir avec la vie, valait mieux que de rester une seconde de plus, à vivre avec un serpent dans le secteur.

Ici, les serpents n’étaient plus de simples animaux. Ils paraissaient dotés d’une certaine noblesse et s’exprimait poliment. Ils étaient dissimulés dans chacune des ombres, sur chaque branche, dans chaque trou, beaucoup était venimeux, et d’autre, plus rare, s’avérait suffisamment gros pour tomber un arbre.


_Es ce qu’il y a une hiérarchie chez les serpents ?

_Pas vraiment. On obéit tous au seigneur, et celui qui refuse de vivre ainsi, s’en va tout simplement. Mais sache tout de même, que plus l’on s’enfoncera dans la jungle et plus dangereux seront les spécimens qui y vivront. D’aucun raconte, que Khensis souhaite avoir ses sujets les plus redoutable auprès de lui.


Dazh et Salamander continuèrent ainsi encore un moment. Peu à peu, le bruit d’un torrent se fit entendre dans le lointain, et sans trop s’en rendre compte, le jeune homme se rapprocha. Ce qu’il vit alors, pouvait certainement le tué net autrefois. Devant lui, une multitude de serpent attaquait vivement un banc de poisson qui remontait le torrent. Ces derniers étaient gigantesques, et il fallait plus d’un reptile pour neutraliser un seul de ces monstres. Mais les serpents ne s’en sortaient pas trop mal. Organiser, ils attaquaient sans relâche, les points faibles de leur cible, et les ramenait sur le rivage. Là-bas, se trouvait un groupe peu ordinaire d’individu, occupé à ranger les poissons pêchés, dans des paniers de taille impressionnante.

Non loin de là, au bord de la rivière en furie qui traversait la jungle, se trouvait un village de petite taille. Ce dernier était constitué d’une dizaine de hutte, et l’ensemble était entourée d’une palissade en bois haute de deux mètres environs et d’on le sommet était taillé en pointe. Bien que le petit groupe fût armé de lance, ils ne paraissaient pas hostiles. Dazh interrogea Salamander du regard, mais ce dernier, n’avait rien à lui apprendre à ce sujet. Alors, curieux, le jeune Dalreight avança vers ce qui devait être un pont de fortune et pénétra le petit village. Contrairement aux apparences, les habitants n’avaient pas les traits d’un être humain. Haut d’à peine plus d’un mètre environs, ils avaient l’aspect de belette qui se dressait sur deux pattes. Cependant, munit de mains d’hommes, ils bénéficiaient des mêmes avantages.

D’abord perplexe, le jeune homme hésita un instant puis, pris la décision de pénétrer le village. Peut-être trouverait-il davantage d’information sur le Royaume Ophidien.
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Ven 4 Jan 2013 - 19:42
Arrivé à Dreamland, c’était un peu comme se réveiller dans le monde réel : à peu d’exception près, on ne sait pas trop dans quel état on était une demi-douzaine de seconde avant. Encore endormi ou somnolent. Il y avait des cas où on était sûr du moment du réveil ; c’est quand ce dernier est brutale. Par exemple, quand vous vous endormez dans votre baignoire. C’est brusque, ça secoue, bref… ça réveille. On est tellement surpris que l’on sait que l’on n’était pas réveillé l’instant d’avant.

Bon il y a des dizaines d’autres exemples de réveils soudain que la somnolence dans des litres carrés d’eau, des exemples beaucoup plus courant dans la vie. Clem en avait testé la plupart ; le réveil dans l’eau, c’était nouveau. Et ce n’était pas à proprement parler un réveil… plutôt une arrivé à Dreamland. Mais l’agoraphobe n’avait aucun doute quand au fait qu’il captait là son moment initial ; il venait d’apparaître dans de la flotte. Complètement immergé, il réussit à stopper son premier réflexe qui consista à ouvrir grand la bouche afin de respirer. Ce n’était pas la meilleure chose à faire. Ses yeux grands ouverts l’informèrent que la masse d’eau dans lequel il se trouvait était plus maronnasse et terreuse que la moyenne. Il avait l’impression de voir de la brume sableuse dans toutes les directions. Ne sachant où était le haut du bas, il se débattit un moment avant qu’u de ses pieds toucha (ou plutôt « s’enfonça » dans de la boue qui constituait le fond de la rivière. Clem supposait qu’il se trouvait dans une, parce qu’il sentait maintenant la force du courant. Ballotté dans tous les sens, n’ayant aucune idée de l’endroit d’où il pourrait atteindre la berge sans nécessairement passer par le gros de la masse d’eau. Il battit furieusement des jambes afin de faire partir son corps dans la direction opposé à celle qu’il pensait attribué au fond de son piège liquide.

Avant que sa tête ne perce le rideau de la surface, il sentit son corps percuter un gros rocher. Plus surpris que réellement blessé, il ouvra la bouche pour crier et ne fit que l’emplir d’un liquide au goût dégueulasse qui lui donna instantanément envie de vomir. Ne pouvant accéder à la requête de son corps à l’instant présent, il entrepris d’agripper le rocher de toutes ses forces et de se hisser dessus. Il n’avait jamais été mauvais en escalade (ni moyen à dire vrai) mais les conditions n’étaient pas réunis afin qu’il puisse montrer toute la gamme de son expérience en la matière. Il banda toute la puissance de ses bras afin de remonter son corps et il parvint à crever la surface, du haut de son crâne jusqu’à la pointe de son menton, la joue contre la masse pierreuse. L’eau qui clapotait furieusement autours de lui, contre le rocher l’empêchait de respirer correctement, de même que l’atmosphère, complètement humide ou loin s’en faut. De ce fait, il ne parvint à absorber qu’une air essentiellement bruineuse qui ne calma pas le manque de ses poumons. S’il ne savait pas encore qu’il était au beau milieu d’une jungle, il n’ignorait pas qu’il n’était pas exactement dans le milieu le plus sec de la région. Trop effiloché par la puissance liquide pour réfléchir et agir efficacement, il savait juste qu’il fallait sortir de l’eau, si possible en se hissant sur le rocher. C’était là des pensées plus instinctifs et floues qu’un raisonnement mûrement construit. Il réussit par un coup de chance, et grâce à la force du courant, à remonter sa jambe au niveau de sa tête, sur la surface plus ou moins plate du rocher contre lequel il était accroché. Son pied lui servant d’appui, il roula sur le coté et se trouva dos contre la pierre. Complètement émergé ou peu s’en fallait. Il était complètement trempé, abattu par la chaleur du soleil et l’atmosphère, même l’eau tiède le faisait maintenant frissonner et se séchant contre ses vêtements. Putain de nuit ! Elle commençait décidément sous les meilleures hospices. Clem cracha l’eau qu’il avait déjà à moitié ingurgiter et entrepris prudemment de se remettre à moitié debout.

Ses oreilles l’avertirent avant ses yeux qu’il se trouvait au bord d’une cascade. Sur un de ses rochers à la limite divine entre ciel et eau qui avait sauvé plus d’un aventurier en mal d’arches perdues. Son regard balaya un peu le décors autours de lui et ce qu’il vit le terrifia plus qu’autre chose : de la putain de jungle à perte de vue. Sur les berges comme aux environs en dessous de la cascade. Des environs qui allaient jusqu’à l’horizon.

Ce qui n’était pas bon signe pour l’agoraphobe ; Clem était à la fois un trouillard paranoïaque et un citadin pure souche jusqu’aux oreilles. Les environs recelaient certainement de reptiles parmi les plus terrifiants et d’insectes comptant chez les plus dangereux en cent fois plus d’espèce différentes dont il était capable de s’en rappeler et d’en inventer à la fois. Et il avait une imagination très fertile au sujet de qui ou de quoi pourrait lui faire la peau sans trop se fouler. Si encore, les putains de moult dangers qui peuplaient la jungle onirique s’étaient retrouvé sur une… disons sur une énorme plaine, l’agoraphobe aurait trouvé un moyen de négocier tout ça. Dans cet environnement dense, la moindre utilisation de ses pouvoirs lui voudrait de se prendre une liane humide sur la gueule, une branche dans l’oreille ou un alligator dans l’entrejambe. Dire que Clem n’était pas très « nature », c’était ne pas assez insister sur l’importance du terme. Dire que Clem ne se sentait à l’aise qu’en ville, c’était un peu comme dire qu’Hitler n’appréciait pas la compagnie des juifs, ou que Léonard de Vinci était un type qui peignait et bricolait dans son atelier : On était un peu loin de la réalité. Si l’on souhaitait être relativement exacte, il fallait dire que l’univers dont Clem avait une image un peu réaliste ne dépassait pas les frontières d’Ile-de-France, au delà de la capitale, il valait mieux éviter de poser des questions d’ordre géographique ou sociale à l’agoraphobe, qui s’imaginait plus ou moins que paris était la seule vile de rance à dépasser le million d’habitant. D’aucuns penserait qu’il serait plutôt dangereux de lâcher ce genre de personne dans une jungle inhospitalière. Même avec un fil d’Ariane, Clem serait capable de se perdre dans son propre (ex)lycée.

Bon, pour en revenir à la situation immédiate, il était un poil dans la merde. De la jungle à perte de vue, une cascade bien dangereuse juste à coté (enfin… surtout en contrebas) et le rocher sur lequel il était perché était trop petit et glissant pour qu’il puisse s’installer confortablement en attendant la fin de la nuit. Il était en train de faire l’inventaire de ses options (là, il en était au stade où il ne savait pas exactement s’il en avait des dizaines ou quasiment aucune) quand il entendit un bruit semblable au claquement d’un fouet. Il sentit comme une liane s’enroulant fortement contre son bras, puis il fut violemment tirer en arrière, ou plutôt sur le coté… vers la cascade, quoi. Il n’eut pas le loisir d’apprécier la hauteur de la chute, ni d’utiliser son pouvoir afin de la diviser. Il savait juste qu’au bout d’une certaine vitesse atteinte, tomber dans l’eau équivalait à heurter un mur de brique. Il sentait toujours la liane-fouet sur son bras mais quel que soit la personne où la créature l’ayant utiliser, cette dernière avait veiller à lui laisser suffisamment de mou afin que le voyageur puisse chuter tranquillement. Sa tête était tourner sur le coté quand il percuta l’eau, un fraction d’instant plus tard et ce fut le noir.


Si Clem n’eut aucun problème lors de son arrivé à Dreamland afin de situer le moment de son arrivé, il en eut un peu plus pour déterminer le moment où ses esprits lui revinrent. Tout son corps lui faisait mal, et il devinait qu’il était allongé sur la berge car son buste et son bassin semblait reposer contre une flaque boueuse. Le bout de ses pieds était encore plus ou moins à la flotte ; n’importe quel crocodile astigmate pourrait lui régler son compte en un instant. Toujours dans les vapes, il n’arrivait pas à bouger son corps de façon significative. Sa vision était orné d’un voile noir et sa brusque fatigue l’empêchait d’apprécier ce que ses yeux parvenaient pourtant à identifier. Il avait l’impression que deux… non, trois paires de pieds se tenaient près de lui et ses oreilles captaient des échos d’une conversation proche et lointaine à la fois. Il comprenait juste que ladite discussion tournait autours de lui et de ce qu’il convenait de faire de sa personne.


Ses sens se calibrèrent et il identifia les paires de pieds comme étant écailler et de surcroît ornées de griffe… super ; il avait du être capturé par la peuplade indigène qui présentait visiblement une ressemblance frappante avec les moins mignons prédateurs de sa planète. Il n’arrivait pas vraiment à déterminer leur sexe à cause de leur voix sifflante et railleuse mais il décida pour lui qu’il avait affaire à des mâles, des chasseurs qui faisaient leur ronde et qui devait se demander quoi faire de l’intrus qu’il représentait. S’il se trompait, alors cela voudrait dire qu’il était prisonnier d’amazones carnivores, ce qui était beaucoup moins sympa que ce que l’on pouvait penser au premier abord. L’une des voix était en faveur de jouer à un jeu consistant à rendre la liberté au voyageur après lui avoir cassé une cheville. Les trois chasseurs partiraient à sa poursuite une heure après et le mettrait en pièce une fois rattrapé. Une variante du chat et de la souris, sacrément moins fun pour la souris. Une autre voix la contredit en arguant que le voyageur avait toutes les chances de se faire boulotter s’il était lâché plus d’une heure dans la jungle, et pas par eux. Elle argua ensuite qu’il vaudrait mieux l’emmener voir Khensis. Un nom inconnu au bataillon pour Clem. Une troisième voix argua qu’il valait mieux l’emmener au village afin qu’il se fasse vraisemblablement jugé par la populace. Visiblement cette troisième idée avait quelque chose à voir avec la deuxième car ils déclarèrent le vote établit à deux voix contre une, ce qui réglait l’affaire. Un grand coup fut donné contre la tête de l’agoraphobe et se fut le noir de nouveau.

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Dazh Dalreight
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Mer 9 Jan 2013 - 19:33
Le village était de taille modeste. Dazh entreprit d’avancer en direction de la place centrale, vers ce qui semblait être une fontaine. Le jeune homme s’assit sur le rebord de pierre, et depuis sa position, observa la vie locale. Cette dernière semblait très mouvementée.

Les hommes belettes évoluaient au sein de la communauté en petit groupe, et à l’instar de ceux qu’il eut pu observer un peu plus-tôt, ils étaient très efficaces. Certains transportaient d’immense panier qui s’avérait être très lourd, et ce jusqu’aux sommets des palissades, tandis que d’autres apportaient à des villageois particulièrement robuste ce qui semblait être des harpons. Sans doute était-ce là, le sport favori des villageois.
Il y avait également quelques représentantes de la gente féminine. Peu différente des hommes, elles étaient toutefois, plus petites et semblaient plus adroite. De petits groupe de femme étaient massées non loin du centre village, et remplissaient des paniers, similaire à ceux de tout à l’heure, de fruits vert, a peine plus gros que des oranges. La communauté se préparait semble-t-il a accueillir un évènement particulier, et très prochainement.
Le groupe à l’extérieur pénétra à son tour le village au pas de course, et celui qui devait être le chef, s’exprima brièvement à l’un des membres qui composait son équipe. Ce dernier fit demi-tour et s’empara d’une liane qui gisait au sol. Et alors, cette dernière s’avéra plus longue qu’il ne l’aurait cru, car elle menait jusqu’à l’extérieur du village. Sous l’effet, d’une traction importante, elle jaillit complètement du sol, et souleva avec elle, des pieux d’une taille non négligeable, que se dressèrent, l’air menaçant...

Dazh bondit soudainement, comme pris d’un doute, et approcha peu à peu de la porte. Le groupe avait disparu et celui resté en retrait, répétait son travail à divers endroits stratégique du village. Tout à coup, la porte s’abattit sur le sol et boucha la seule issue possible. Rapidement, le jeune homme entreprit de la pousser, sans trop d’espoir, mais celle-ci ne bougea pas d’un cil. Elle était lourde, épaisse, et les tranchées que les rondins de bois, qui constituaient la porte, avaient creuser étaient de nouveau envahit par la vase. Il lui serait impossible de sortir dans l’immédiat...

Salamander jaillit de ses vêtements, et darda furieusement sa langue en direction de la populace qui s’était approché. Ces derniers ne lui avait jusqu’alors prêté que peu d’attention bien qu’il fut un intrus dans la communauté. Avait-il l’air aussi inoffensif ? Ou bien les gens du coin étaient-ils monstrueusement costaud… ? En tout cas, ils étaient supérieurs en nombre, et la vue du petit reptile ne semblait guère les calmer. Sur ses gardes, le jeune homme fit un pas en arrière et se rendit compte, qu’il n’avait guère de quoi s’enfuir, puisque déjà, la porte l’empêchait de reculer.

Rapidement encerclé, Dazh se fit une dernière fois la remarque qu’ils étaient vraiment très organisé... Soudain, un fruit fut lancé dans sa direction et le jeune homme l’esquiva de peu. Ce dernier s’abattit sur la porte, et un liquide visqueux, nauséabond en jaillit.


_ Ce sont des baies empoisonnées, à tous les coups ! Ne t’en approche pas... !

Ravi d’avoir évité ce premier assaut, Dazh comprenait peu à peu, que les préparatifs auquel les villageois se préparaient étaient très certainement destiné à contrer une attaque contre le village... Un siège peut-être ? Toujours est-il, qu’il n’était pas tombé au meilleur moment, et que maintenant aux griffes des villageois, il allait devoir s’expliquer. C’est en tout cas ce qu’il croyait car, a peine eut-il essayer d’articuler un mot, que des coups de bâton et de harpon, le frappèrent. Il ne fallut pas longtemps pour qu’il s’écroule au sol, le corps endoloris et le visage dans la boue. Très vite, on s’empara de lui, et le jeune homme n’opposa aucune résistance. On se saisit de Salamander, mais ce dernier s’immola par le feu, et réussit à mordre quelques personnes. Cependant, bien qu’ils furent surpris par les flammes, les habitants avaient l’habitude des reptiles, et lui aussi fut capturé. Peu de temps plus-tard, Dazh était ligoté à l’instar de Salamander dans l’une des huttes du village. La situation était assez comique, car le jeune homme n’avait encore jamais vu un serpent ligoté. Salamander avait été contraint de se mordre la queue, et afin de l’entraver, une liane d’un genre un peu particulier l’empêchait de bouger.

Surpris, le jeune homme interrogea le serpent du regard et ce dernier fit jaillir quelques flammes de son corps, sans que la liane ne soit affectée. De toute évidence, il existait d’autres serpents de ce type là, dans la jungle. Dazh ignora combien de temps il avait été dans le brouillard, mais sans doute pas plus de quelques minutes.
Cependant, des bruits de bataille lui vinrent aux oreilles, et l’avertir qu’il se passait quelques choses de grave. Le jeune homme essaya de se lever, mais ses liens étaient solides, et il ne put s’en défaire. Dazh gesticula un instant afin d’être capable de se mouvoir sur le sol. Ce dernier avait-été séché afin qu’il soit convenable pour une habitation, mais ce n’était qu’un maigre réconfort… Il put après quelques efforts supplémentaires, passer la tête en dehors de la hutte.

La défense s’en sortait remarquablement bien, et de ce fait, Dazh n’aperçut aucun adversaire du peuple des hommes-belettes. Cependant, a l’extérieur des murs du village, des cris étrange, vinrent troubler le silence de la hutte… Le jeune invocateur s’essaya une fois encore, à défaire ses liens, et comme Salamander, il n’aboutit à rien. Il pensa invoquer Cell qui les délivrerait rapidement, mais curieusement… Le faire apparaître sans qu’il n’exécute le moindre signe, comme à son habitude, lui parut dérangeant, pas impossible, mais gênant, comme si c’était quelques choses de difficile, si bien qu’il y renonça très vite.

La bataille dura encore un moment, quand enfin plus aucun bruit ne se fit entendre. Peu de temps après, un homme belette à la carrure impressionnante, fit son entrée dans la hutte. Il posa sur Dazh un regard lourd. De plus, il était armé d’une machette… L’interrogatoire promettait d’être musclé. Le jeune homme se releva de toute la hauteur dont il était capable et attendit. Son interlocuteur silencieux leva sa lame et d’un geste expert, fendit les liens qui entravait son prisonnier.

Dazh, frémit l’espace d’un instant, et maintenant libre, entreprit de se masser les poignets. Bien qu’ils n’aient guère souffert en essayant de se soustraire à sa détention, c’était quelque chose qu’il avait trop souvent vu faire, pour agir autrement. Salamander dirait qu’il était esclave des conventions, et c’était peut-être vrai. Mais heureusement le petit reptile ne pouvait pas parler, et l’homme qui l’avait délivré ne fit pas mine de l’aider.


_Il semblerait que tes amis n’aient pas souhaité t’aider. Peut-être n’étaient-ils pas des amis ?

L’homme belette avait la voie grave, et s’exprimait d’une façon étrange. Il parlait lentement, mais articulait très distinctement, comme s’il faisait un effort pour se faire comprendre. Cependant, bien qu’il était évident qu’il s’adressait au jeune homme autrefois captif, sa question semblait subjective et s’adressait à personne en particulier.

_Je n’ai pas d’amis ici.
_Alors, peut-être pourra-t-il nous éclairer sur ses intentions ?
_J’étais simplement curieux de voir qui vivaient ici.
_Et le serpent ?


L’un comme l’autre, étaient bref. Ce qui plut peut-être à celui qui semblait être le chef de la communauté, car bien que n’ayant pas la preuve des dires du jeune homme, accorda du crédit à ce qu’il avait à dire.

_C’est un guide et un ami.

_Un serpent n’est jamais un ami.

_Celui-ci en est un. Et c’est mon cas également. Qu’est-il arrivé ?


L’homme belette, raconta sommairement, le déroulement de la bataille et décrit succinctement, ses ennemies, qui d’après ses dires, n’avaient de cesse de les harceler et ce depuis des siècles. Alors que le jeune homme s’interrogea un instant sur l’âge de l’homme belette, la description qu’il lui eut faite le frappa soudainement. Elle était très semblable à celle qu’on lui avait faite de ce voyageur à moitié reptile. Très similaire aussi, à la description qu’on faisait de lui-même, lorsqu’il usait de son anneau magique.

_Des hommes-serpents ?

_On peut les appeler comme ça. Nous allons les pourchasser dans la jungle. Ils enlèvent les gens de notre village. Ils ne les tuent pas. Ils les livrent au Seigneur. Ils ne reviennent pas. Tu vas venir, si tu es un ami.


Bien que la possibilité de refuser ne lui fut pas offerte, le jeune homme n’avait pas dans l’idée de refuser. Rapidement, il s’était rendu compte qu’il aimait bien cet homme. Et s’il lui fallait explorer la jungle, il serait plus prudent de le faire avec une bonne escorte…
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Tenkensu Chirome
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Lun 28 Jan 2013 - 20:55
Tenkensu venait de s'endormir, en ouvrant les yeux il découvrit un vaste décors ressemblant à une sorte de forêt amazonienne. Dans arbre partout, une végétation très dense et beaucoup d'autres détails ressemblants forts aux forêts.... normales à vrai dire. Hormis peut-être le silence oppressant qui régnait, car cette forêt, su moins là où était Tenkensu pour le moment, ne baignait pas dans les petits bruits des animaux diverses qui peuplaient les arbres et autres recoins des bois. Tenkensu était cependant certain que, tapis dans les fourrés, il n'était pas seul. Et il sentait des regards posés sur lui depuis les ombres. Ces regards ne respiraient pas forcément agressivité ou autres sentiments de ce genre, mais il laissaient tout de même à Tenkensu un sentiment assez..... gênant, et il se sentait oppresser dans ce silence pesant.

Mais, certains se demanderont peut-être comment Tenkensu avait put débarquer ainsi au beau mieux de cette forêt dreamlandienne, seul et complètement paumer ? Et bien s'était assez simple, en effet, les nuits précédentes il se baladait, comme ça lui arrivait régulièrement, dans un royaume qu'il connaissait, pas très loin du royaume des chevaliers de la table pentagonale. Sauf qu'un beau jour (heu... nuit plutôt) au grès de ses pérégrinations, il fut attiré par un attroupement un peu plus loin sur sa route. Sa curiosité piquée au vif il décida de faire un petit détour pour voir de quoi il était question. En se rapprochant il remarqua que la plupart des personnes composant cette foule étaient des créatures des rêve, ce qui était plutôt normale car dans cette zones ils étaient assez nombreux, contrairement aux voyageurs qui ne faisaient en général que passés et aux rêveurs qui atterrissaient le plus souvent bien plus proche du châteaux des chevaliers. Il était en effet rare que les gens rêves des petites bourgade paumés dans la cambrousse, en revanche les rêves de chevaliers et de châteaux forts attiraient pas mal de monde dans le pays des songes.

Bref, là n'était pas vraiment la question, il se rapprocha encore un peu de l'attroupement et remarqua que l'attention générale était tournée vers deux individus au centre du groupe qui jetaient des regards affolés dans pas mal de direction.

« Nous avons besoins de l'aide de voyageurs, n'y en as-t-il pas dans le coin ??? Il vas donc nous falloir allez jusqu'au châteaux de la table pentagonale ??? »


« Heu... si ça vous intéresse, je suis un voyageur moi ! »


A peine eut-il prononcé ces mots que l'attention générale de la foule se dirigea vers lui. Il se sentit un peu gêner de voir autant de paires d'yeux qui le regardaient. Il y avait certes moins de personnes à le fixé que lors des deux sessions du tournoi des jeunes talents auquel il avait participer, mais à ce moment là il avait largement de quoi s'occuper pour oublier l'attention que lui portait le public. Dans ce cas là où il devait juste attendre la réponse de ses interlocuteurs, sa gêne était plutôt grande et il ne savait pas trop où se mettre pour éviter tous ces regards. Puis une question venant du bonhomme aux airs affolés lui fut adresser :

« Êtes vous puissant voyageur ? »


« Et bien.... je sais pas trop, disons que je me débrouille. Je m’appelle Tenkensu Chirome, invocateur de yo-yo et si je peux être utile ce serait avec plaisir. »


lorsqu'il annonça sa capacité, il lut une note de déception et de dénis de la part des deux créatures demandant de l'aide. Mais Tenkensu ne se laissa pas abattre, il était largement habituer à ce genre de réaction, car il était vrai que son pouvoir n'était pas commun, et il était loin d'être impressionnant au premier abord. Mais s'il le fallait, Tenkensu leur ferait changer d'opinion plus tard. Après tout, ce n'était pas lui qui avait besoin d'aide !

Mais à ce moment là, et à l'entente de son nom, deux ou trois personnes le reconnurent dans l’assistance, il se rappelèrent d'un voyageur s'étant bien débrouiller lors de la grande bataille de ce royaume. Car bien sur, sa réputation n'avait pas fait le tour de dreamland, mais les habitants des environs avaient tout de même entendus parlez plus ou moins des différents combattants ayant montrés leur preuves lors de ce grand assaut. Après les dire de ces deux trois personnes, quelques autres se souvinrent à leur tour avoir lut ce nom dans le dreamMag.

Les deux individus responsables de l'attroupement commencèrent à douter un peu, ils jugèrent du regard Tenkensu se demandant si il pourrait convenir pour cette tâche difficile, et finalement ils se regardèrent, et avec l'air de personnes ayant pris une décision grave et importante ils dirent à Tenkensu :

« Alors très bien, si tu pense pouvoir nous aidez qu'il en soit ainsi. Nous t'expliquerons les détails de cette mission dans trois nuits, à ce moment là essai de penser à une jungle dense et abondante, car c'est dans ce royaume que ce trouve notre village, ce dernier ne devrait pas se trouver loin de l'endroit où tu apparaîtra. J’espère te revoir bientôt, et que tu sera à la hauteur de cette tâche voyageur ! »


« Très bien, j'y serait sans faute ! »


A ce moment là, il laissa les deux individus repartir en direction du royaume des chevaliers de la table pentagonale, sûrement en quête d'aide supplémentaires, bien qu'il soit hautement improbable d'en trouver d'autre alors que ce royaume était en cours de reconstruction. Toute main-d’œuvre disponible était utilisé pour les réparation et ils auraient bien de la chance de tomber sur quelqu'un d’autre acceptant de leur venir en aide dans un autre royaume.

Il ne savait alors pas encore dans quel genre de situation totalement ingérable il s'était fourré. Bien sur, d’après les dires de la créature, le village devrait être facile à trouver. Simplement à rêver d'un forêt et farfouiller un peu dans les environs. Sauf que maintenant qu'il y était, il ne savait absolument pas par où commencer ses recherches de village. La forêt devait être immense, et s'il se trompait de direction il pourrait bien marcher des heures, s’enfonçant à l'aveuglette de plus en plus profondément dans la forêt sans avoir aucune idée d'où il était, ni d'où il devrait allez ensuite.

Il se décida à monter sur un arbre à une quinzaine de mètres de lui qui semblait avoir un bon nombre de prises et une bonne hauteur qui lui permettrait ainsi d'avoir une bonne vision d'ensemble des lieux, et peut-être qu'il pourrait repérer le village et avoir une idée de la marche à suivre pour s'y rendre. Il s'y approcha donc et commença son ascension, il allait doucement car il n'était pas du tout habituer à l'escalade, de plus les prise qui avait l'air solides au départ ne lui inspiraient finalement pas tant de confiance que cela maintenant qu'il y était perché.

Il parvint néanmoins, après moult efforts à se hisser vers le haut de l'arbre. Pas tout à fait au sommet car il se doutait bien que l'arbre devenant de plus en plus fin au fur et à mesure, il finirait par ne plus supporter son poids. Tenkensu décida donc de se garder une petite marge de sécurité. De toute manière, la hauteur qu'il avait déjà prise lui permettait déjà d'avoir une bonne vision des environs car les arbres autours étant pour les plupart plus petits que celui auquel il était monter, ses yeux pouvait voir au-delà de leur amas de feuilles vertes qui lui bouchait auparavant la vue. Il put ainsi voir un peu plus loin une assez grande rivière qui séparait une partie de la forêt en deux, ainsi qu'une sorte de terrain plat un peu cacher par d'autres arbres, mais derrière lesquels il avait l'impression de percevoir une sorte d'agitation. C'était certainement là le village qu'il cherchait, et bien sur il était établi proche du point d'eau qui leur permettait sûrement de pêcher entre autre.... quoique Tenkensu n'avait aucune idée du genre de bestioles qui devaient occupées une rivière dremlandienne. Ce n'était certainement pas des poisson ordinaires, et il n'avait aucune idée de s'il était bien ou non de les pécher et de s'en restaurer.

Il devrait donc continuer vers le sud jusqu'à la rivière, puis suivre son cours jusqu'au village en question. C'était déjà un bon point de départ, car même si la route allait sûrement mettre un bon bout de temps, il avait quand même beaucoup moins de chances de se perdre à présent. En effet, la rivière couvrant une bonne partie de l'horizon, même si son chemin bifurquait sans qu'il ne le remarque d'un coter ou d'un autre durant sa balade dans les bois, il devrait quand même tomber sur la rivière et parvenir à se repérer pour marcher vers ce qu'il pensait être le village qu'il recherchait.

Bien ! Une bonne chose de faites, il ne lui restait donc plus qu'à redescendre et à continuer son chemin. Au moment où il s’apprêta à redescendre, son regard se fixa sur le sol. Diantre ! C'est qu'il était monter plus haut qu'il ne le pensait. Il eut une petite poussée de vertige et s’agrippa sur le tronc. Il allait donc falloir y aller encore plus doucement que pour la monté s'il ne voulait pas finir étaler comme une crêpe en contrebas.

Un mouvement après l'autre, il essayait de bien placer ses appuis, plaçant ses pieds et ses mains à des endroits aux airs plutôt solides et qui pouvait le supporter le temps de sa descente. Il avançait à un rythmes encore bien plus lent que pour la montée, mais il préférait prendre bien son temps et arriver en bas en un seul morceaux...

Il avait déjà parcourut les trois quarts du chemin de retour sur la terre ferme, mes ses membres commençaient à fatigués. S'assurant un appuis grâce auquel il pouvait lâcher temporairement l'une de ses mains, il put s'éponger rapidement le front qui était couvert de sueur à cause non seulement de l’effort, mais aussi de sa concentration pour ne pas se louper dans la descente. Après quelques instants, il repartis et continua son chemin le long de l'arbre, pour le moment tout s'était bien passer, mais cela ne devait évidement pas durer. A un moment il posa son pied sur une branche qui à première vue lui paraissait aussi solide que les autres, mais contrairement à elles, celle-ci craqua sous son poids ce qui le fit chuter.

Il tenta de se rattraper à une ou deux branche, mais ne parvint qu'à ralentir sa chute. Heureusement pour lui qu'il était assez descendu pour que cette chute n'ait pas de bilan trop grave, mais il ressentit néanmoins un choc assez douloureux une fois étendu au sol. Il lui fallut un petit moment pour trouver la force de se relever, et une fois que ceci fut fait, il se massa quelques parties de son corps endoloris par la chute. Une fois assurée qu'il n'avait rien de casser et qu'il pouvait reprendre la route, il s'apprêta à repartir lorsqu'il aperçu un mouvement sur sa gauche, il se retourna vivement en regardant dans les fourrés proches de lui.

Il n'eut pas longtemps à attendre pour voir le responsable de ce mouvement soudain car déjà une paire d'yeux brillants se dessinaient dans la pénombres, et petit à petit il aperçut le corps d'un énorme serpent qui se sortait des fourrés. Il avait dut être attiré par le bruit de sa chute, et il était bien plus gros que tous les serpents que Tenkensu avait put voir dans ses souvenirs à la télé. Il faisait bien entre trois et cinq mètres de long et avait un corps assez épais. Son corps étais vert avec quelques petites tâche noir un peu partout, et quand il se redressa de tout son corps, Tenkensu put voir que la partie de ce corps qui frottait habituellement sur le sol était orange.

Et bien super ! ça s’annonçait bien dites donc, il était à peine à vingts mètres de l'endroit où il s'était réveillez et déjà une grosse bestiole dangereuse apparaissait devant ses yeux.....
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Mer 13 Fév 2013 - 18:56
Quand Clem rouvrit les yeux, le goût du sang dans sa bouche et la clameur basse qui symbolisait la douleur dans son crane l'empêcha pendant quelques instants d'apprécier l'endroit où il se trouvait. Il se releva difficilement, l'équilibre troublé par un récent choc à l'oreille et retomba sur le sol. Ou plutôt ce qui servait de sol dans son cas précis : son fessier captait plus aisément sa situation que sa vue brouillé : il était assis sur une natte de tronc, de jonc ou de je-ne-sais-quoi (c'est là que la perception tactile fessière montrait ses limites, limitons nous à savoir que Clem avait furieusement la sensation de se trouver assis sur un sol crée de main humaine... bon : humanoïde). Un organe interne et obscur situé dans son oreille, même s'il était déjà amoché par le coup qui avait initialement mis l'agoraphobe dans les choux, lui informa que son centre de gravité était régulièrement balancé et contrebalancé selon un rythme horloger. Tous ces petites informations misent bout à bout lui apprirent qu'il était selon toute vraisemblance en détention dans une cage en mouvement le long d'un chemin cahoteux. Cette conclusion peut sembler un peu rapide mais il suffisait en fait à l'agoraphobe de se rappeler dans quelles conditions il était tombé dans le pommes et le plus dur était fait ; sans compter que Clem avait une très bonne expérience des réveils dans des prisons, cachots ou autres cellules du même tonneau.

Une fois que la vision du cadet Free se fut plus certaine, il put situer avec plus de précision sa situation d'incarcéré. Il se trouvait vraisemblablement dans un convoi. De là où il était, il pouvait voir d'autres cages fagoter par d'énormes varans style XXXL renvoyant les dragons de Komodo à de simples chatons. Dieu...que... c'est... trucs étaient énormes. Clem détestait tous les lézards, sans distinction de sexe ni de race, de façon très démocratique, certes ; il avait néanmoins une antipathie naturelle (ou disons, encore plus naturelle) chez ceux qui faisaient la taille nécessaire pour marcher sur des gros chiens sans le remarquer. Sur ces gros putains de lézards, donc, étaient attelé des cages composé visiblement de bois tel que l'on pouvait en trouver dans une jungle dense relié bien évidemment par des lianes, sinon on avait aucun gout. Des lézards humanoïdes, qui appartenaient certainement à la race des trois "chasseurs" qui avaient capturés Clem. Ils se baladaient de façon plus ou moins militaire et organisé ; enfin, autant que le relief chaotique de la route le leur permettait, disons. Enfin, tous étaient armée, c'est un détail dont Clem s'en serait voulu de ne pas l'avoir noté.

Il avait également remarqué qu'il se trouvait à une place de choix : sa cage n'était faite que pour une seule personne, elle était d'une taille bien plus petite comparé aux autres du convoi (qui était d'ailleurs accroché aux dos de varans bien plus gros). Il mettait cet écart de conduite envers sa personne selon le fait qu'il était un voyageur et que cela suffisait à expliquer son isolement, des autres prisonniers. Ces derniers étaient rassemblé par petit groupe proscrit, un par cage. Leur stature était typiquement dreamlandienne ; les oreilles pointues et la fourrure était des indices suffisamment indicatifs. Avec de pareils atours, Clem les identifia comme étant des humanoïdes rongeurs, fouine ou gerbille ; n'importe comment, il était nul pour identifier les espèces de cette famille de mammifère là. Bon d'accord : il était globalement nul pour identifier les familles de quoi que ce soit. Ses compétences en zoologie se limitait à reconnaître les prédateurs carnivores des herbivores homicides. Il n'avait trouvé aucune utilité à pousser ses connaissances plus loin en la matière. Il limitait son champ de spécialité à un sujet qui allait lui être directement pratique : l'évasion.

Comme indiqué plus haut, Clem avait une certaine expérience des réveils éclairs dans des centres de détention (voir, une expérience de la détention tout court). Ce n'était pas un bagarreur dans l'âme, plus un fouille-merde et un fuyard qu'autre chose. Ce qui collait d'ailleurs parfaitement à son pouvoir qui alliait les déplacements rapides et furtifs à la soustraction de captivité. Son échine fut parcouru de l'étincelle habituelle qui accompagnait chacune de ses élucubrations cérébrales destinés à trouver le point faible de sa prison. L'habitude lui en avait déjà dévoilé une : les barreaux de sa cage. Même barré horizontalement et verticalement, ces derniers ne pourraient résister à la torsion spatial de son pouvoir qui lui ouvrirait son passage vers la liberté. Le problème était que cette technique ne restait pas très discrète. Certes, si personne ne le voyait partir, il laisserait sa cage dans le même état qu'il l'avait trouvé et il ferait son évasion sans un bruit. Seulement quand l'agoraphobe décidait d'élargir les distances, il ne choisissait pas le volume de distance transformé, seulement son intensité ; les deux facteurs étaient plus ou moins proportionnelles mais ça ne l'aidait pas, bien au contraire. S'il agrandissait suffisamment l'espace entre quatre maillage pour pouvoir passer au travers, il déformerait de façon terriblement visible l'espace autours du varan qui portait sa cage. Technique à proscrire, donc. Pour l'instant.

Car rien ne permettait d'affirmer que personne ne viendrait à son secours, ou plutôt si : personne ne viendra à son secours ; il n'avait aucun ami ayant le bras suffisamment long pour savoir où il se trouvait ni ne possédant les compétences pour le faire sortir de là. Seulement, ses compagnons d'infortunes disposaient peut-être d'alliés. Etant donné leur nombre dont il s'en faisait une relative idée, ils avaient peut-être des cousins casses-noisette dans leur genre qui préparait en ce moment même une embuscade sur le coin du chemin. Ils offriraient à Clem la discrétion qu'il lui faudrait.


____________

Le temps passait lentement et toujours aucun signe d'embuscade en vue, ni de relâchement de la part des gardes du convoi, lequel permettrait à Clem de jouer les filles de l'air. Ce dernier s'ennuyait ferme et ne parvenait pas à se décider entre qui était en train de monter le plus vite : la chaleur ou la journée. les liquides de son corps étaient âprement discuté entre le soleil et les hordes d'insectes volants. Tient, cela dit en passant, Clem exécrait tous les invertébrés du règne animal. Il avait, quelque part dans le sang, une sorte haine teinté de mépris pour tout ce qui était radicalement différend de lui. Cela expliquait ses rapports cyniques et ses quelques absences de scrupules envers les résidents de Dreamland. Ce n'était pas tout à fait la raison de son désintérêt global mais, par exemple, il ne pensa pas une seule seconde à mettre ses pouvoirs à l'oeuvre pour libérer les hommes ragondins/castors. Déjà, il connaissait ses propres limites, et ces dernières n'exedaient pas au combat celle de tout un régiment de soldat. Enfin, l'idée d'envisager de mourir pour aider autrui lui avait toujours laisser un goût amer dans la bouche ; surtout la première partie.

Au bout de quelques instants, une tête reptilienne apparu en dehors de sa cage. Seulement la tête : la hauteur de la cage de Clem faisait qu'il ne voyait quasiment pas les épaules de son visiteur. Ce dernier était peut-être plus petit qu'un être humain, comment savoir ? L'agoraphobe ne pouvait pas voir ses pieds, même s'il l'avait voulu. D'ailleurs il s'en fichait. Il était assis, les genoux repliés devant son visage et les paumes sur le front ; tentative peu efficace destiner à se protéger du soleil brûlant. L'autre lézaroïde était en train de lui asséner la batterie de questions habituelles que tout espion professionnel avait du entendre au moins un fois au cours de sa carrière si celle ci s'était agrémenté (voir terriblement écourté) d'une capture en territoire ennemi. Il lui demandait pour quel raison il était ici, quel était son pouvoir de voyageur, son royaume, son seigneur cauchemars. Aurait souhaité lui répondre que les trois dernières questions étaient plus ou moins identiques mais il se retint. Se disant qu'il n'aggravait pas plus son cas en parlant qu'en se taisant. Le discours de son interlocuteur lui laissait deviner qu'un climat de suspicion était à l'oeuvre dans le royaume ; le genre de climat qui était quasiment toujours accompagné d'évènements importants. L'agoraphobe devait être une inconnue dans l'équation de la situation, et malheureusement pour lui, sa véritable histoire puait trop celle de l'espion venu fouiner et qui n'avait pas sous lui une histoire crédible. De plus, Clem avait lu quelques livres dont l'histoire s'orientait quelque fois sur les interrogatoires entre deux factions hostiles (la faction de Clem l'était par défaut vu que celle des hommes-lézards avait visiblement comme politique de l'être avec tout le monde) ; et il était à peu près certain qu'un silence de sa part s'accompagnerait de sanction, ce qui faisait un peu plus que le chagriné.

Et il avait vu juste : après quelques instants de silence, l'écailleux à sang-froid qui lui avait adressé la parole se retourna et siffla à l'intention de plusieurs soldats (quand on était un maton homme-lézard, on ne pouvait pas aboyer les ordres). Après un rapide passage à tabac sur le bord de la route après l'avoir fait sortir de sa cage (travail d'amateur pour ce que pouvait en juger Clem : ils avaient été trop lent pour l'empêcher de se protéger la tête et l'entrejambe, se gênait entre eux et frappaient aux mauvais endroits ; il avait déjà été traîner sous des pieds bien plus expert que ça.), ils l'attachèrent à une courroie du harnais d'un varan et le laissèrent en plan. La suite du voyage s'annonçait bien plus fatigante.

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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Jeu 14 Fév 2013 - 15:05
La discussion dura encore un moment, puis le chef de la tribu, un dénommé Eldrig entreprit de réunir un groupe de guerrier. Le jeune Dalreight avait aperçu quelques-uns de ces hommes, et ces derniers lui avait fait forte impression.

Tous dépassaient les deux mètres de hauteur et ces géants étaient aussi larges que des bœufs. Ils étaient également adepte des beuveries en tout genre car ils étaient nombreux à avoir une chope à la main, et le breuvage en question avait des relents d’alcool.

Ces mastodontes parlaient fort et riaient sans retenu. Comme tous bons guerriers, ils étaient équipés pour la guerre et leur arme de prédilection semblait être un style de grande hache. Ils portaient également un genre de cotte de mail, adapté à leur carrure. Ces armures devaient trouver leur origine dans un royaume lointain car nul-part, Dazh n’avait vu de forge.

Alors que le groupe s’affublait de surnom amusant tel que « Garrot d’Ours » ou encore « Poing de Fer », Eldrig amorça la marche en direction de la jungle. Tel des barbares, le groupe s’élança au pas de course et à bonne vitesse. Très vite, le jeune Dalreight s’essoufflerait tandis que ces géants continueraient la charge.

Heureusement, ils diminuèrent l’allure à mesure qu’ils approchaient des arbres. Presque soudainement, le ciel s’assombrit et la lumière se fit plus rare. La jungle était vraiment dense…

Dazh marchait depuis une vingtaine de minute au côté du groupe. Ils étaient toujours au pas de course, comme s’il ignorait d’autre façon de se déplacer. Le jeune homme avait l’impression que le sol tremblait. Ils ne furent guère menacer par ceux qui vivaient dans l’ombre de la jungle. Un groupe que le leur suscitait suffisamment la crainte. Cependant, ils rencontrèrent très vite, un type de créature encore inédit pour Dazh.

Eldrig s’était arrêté au beau milieu de la route, et tel des militaires entraînés, tous ces hommes l’imitèrent aussitôt. Dazh avança encore de quelques pas, et chercha l’origine de la menace. Il ne la vit que trop tard.
Un genre de grondement retentit de sous un immense rocher. A cause de l’obscurité, la créature était impossible à discerner. C’est alors qu’elle jaillit de l’ombre pour attaquer le jeune homme. La créature s’avérait très rapide et au moins aussi grosse qu’un lion de belle taille. Elle avait le corps d’un félin au pelage noir, et la gueule d’aucun animal connu. La gueule de cette dernière était très large et équipé d’un nombre incroyable de crocs aiguisé. Les deux yeux du monstre brillaient de malveillance et ne cessait d’observer l’invocateur.

Alors qu’elle bondissait en direction du jeune Dalreight, un très lourd coup de hache vient l’accueillir au niveau de la poitrine pour la projeter au loin. C’était celui qu’on appelait « Garrot d’Ours » qui était intervenu. Le monstre se réceptionna comme il put, et avec une célérité surnaturelle, jaillit à nouveau sur le groupe. Cette fois, ce fut Eldrig qui s’opposa au monstre en la chargeant à son tour. Nul doute qu’il avait très confiance en sa cote de mail.

Le choc fut brutal, mais les deux mastodontes étaient à peu près de force égale et aucun ne s’effondra. La bête fauve essaya tant bien que mal d’arracher la tête d’Eldrig, mais ses crocs ne rencontrèrent que le métal solide de son casque, qui montrait d’inquiétant signe de faiblesse. Le chef du groupe quant à lui, enlaçait le monstre dans ses bras d’acier et resserrait son emprise mortelle à chaque seconde.

Cependant, la bête était forte et essayait tant que bien que mal de s’esquiver. Elle n’en eut pas le temps, car très vite, le reste du groupe entreprirent de s’emparer un à un, des autres membres du monstre, et croyez-le ou non, ces barbares parvinrent à la démembrer par la seule force de leur bras.

Le groupe se débarrassa de la carcasse et se prépara au départ. A peine avait-il fait quelques pas, qu’une dizaine de serpents apparurent de tous part afin de se repaître de viande fraîche. La vision d’autant de serpent était toujours aussi inquiétant…

Le groupe avança ainsi une vingtaine de minutes encore, quand enfin ils aperçurent ce qu’ils cherchaient. Des traces fraîches. L’un des géants du groupe, s’approcha et observa ce qu’il restait des traces des hommes serpents. Après quelques minutes d’étude et de pistage approfondi, ce dernier s’approcha d’Eldrig pour faire son rapport.


_ Eldrig, je crois qu’on a mis la main sur ces crevures.
_Es ce que ce sont ceux que l’on recherche ?
_Eh bien… J’ai dans l’idée qu’ils craignent les dix pouces d’acier que « Poing de Fer » leur a promis. Ils sont loin maintenant. Ceux-là, viennent d’un autre village. Sans doute celui du Val, si tu veux mon avis.
_Tu sais, je me demande si ça brûle bien un serpent ? fit « Poing de fer » qui s’était rapproché.
_On pourrait toujours les rattraper et leur poser la question.
_Oui, hein ?
Et sur ces dernières paroles, « Poing de fer » éclata de rire.

La course reprenait, et cette fois la troupe progressait en direction du nord. Bien que conscient d’avoir perdu la trace de leurs assaillants et de ce fait, de leur proche, le groupe accéléra le pas sans trahir la moindre émotion, si ce n’est le fait qu’ils se murèrent dans le silence. Dazh apprit qu’il existait naturellement une haine ancestrale entre les hommes serpents et le peuple belette. A vrai dire, même dans le vrai monde, les belettes et les serpents n’étaient guère amicaux.

Eldrig mena la vingtaine d’homme qu’il avait sous ses ordres à travers la jungle et très vite, ils débouchèrent sur un endroit où les arbres étaient relativement dégagés. Là, les traces étaient floues, mais Eldrig réussit à déterminer la direction que les hommes serpents avaient prise par la suite. Il fit tout de même la remarque au jeune Dalreight, que trois d’entre eux avait quitté le groupe pour approcher le torrent qui bordait la jungle. Ces derniers avaient ensuite rejoint le groupe, et d’après les traces qui étaient plus lourde à leur retour, il transportait quelque chose. Dazh émit l’hypothèse d’une évasion, mais les traces d’un représentant de la race des belettes restaient invisibles. Le mystère était entier.

Le jeune Dalreight, malgré le rythme important à laquelle il progressait avec ses nouveaux amis, réussit à discuter avec « Garrot d’Ours » qui lui avait sauvé la vie un peu plus-tôt. Ce dernier lui expliqua que son peuple vivait dans divers village qui bordaient la jungle, dont il avait besoin pour assurer leur survie. De tout temps, ils fonctionnaient ainsi et les homme-serpents ne les ennuyaient guère plus que ça.

Cependant, depuis quelques-années, ces derniers ont menés de plus en plus d’attaque et simultanément sur l’ensemble des villages. Ces attaques étaient rapides, coordonnées, et avait pour objectif l’enlèvement des villageois. Les pertes furent lourdes au début car d’ordinaire, les homme-belettes ne vivaient pas enfermé derrière des murs de bois.

Le jeune Dalreight ignora depuis combien de temps il courrait, sans doute guère plus de deux heures en réalité, quand enfin, ils aperçurent les hommes-serpents. Ceux-ci s’étaient arrêté au milieu de la route tout simplement et avait dressé un bref camp de fortune.

Ils entretenaient des petits feu, creusé dans le sol, afin qu’ils soient le plus invisible possible. Ainsi, même si les serpents étaient des animaux à sang froid, le peuple homme-serpent appréciait la chaleur d’un bon feu. Ils n’étaient guère plus d’une trentaine au total, et c’était sans compter les dragons qui reposaient non loin de là. Bien que d’ordinaire docile, il pouvait s’avérer agressif en cas de geste brusque.
Dazh observait les curieux harnachements dont ils étaient équipés, et comprit aussitôt, qu’ils étaient destinés aux cages pour les prisonniers.

Les prisonniers en question reposaient dans l’obscurité de la jungle, non loin des dragons. Peut-être avaient-ils également le rôle de gardiens ? Le jeune Dalreight n’était pas assez près pour prévenir les otages. Bien que n’étant pas situé sous le vent, les homme-serpents pouvaient à tout moment les repérer s’ils approchaient trop et ce n’était pas prudent. Pas encore. Mais bientôt, il pourrait passer à l’attaque. Déjà Eldrig rassemblait ses hommes et ces derniers avaient leur arme en main.

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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Sam 23 Fév 2013 - 16:36
Donc... Tenkensu se trouvait donc en face d'un énorme serpent qui d'après sa manière de se rapprocher de Tenkensu ne lui voulait pas que du bien. L'énorme reptile était en train de se rapprocher doucement du yo-yo master en effectuant des slaloms assez large ce qui obligeait Tenkensu à se repositionner très souvent pour ne pas laisser l'occasion à l'animal de lui sauter dessus tout droit sur un angle mort. L'espace les séparant qui au départ était d'environ une quinzaine de mètres se réduisaient très rapidement, si bien qu'à présent le serpent et lui n'était plus qu'à cinq mètres l'un de l'autre.

Tenkensu estima qu''à cette distance le reptile aurait la possibilité de lui sauter directement dessus. Car bien qu'il ne sache pas à quel point ce serpent dreamlandien était agile et rapide, il préféra l'estimer un peu trop fort pour ne pas risquer d'avoir de mauvaises surprises. Il resta donc sur ses gardes jusqu'au moment où le serpent s'affaissa légèrement sur lui-même et attaqua. Sa tête partit en avant à une vitesse folle et pour l'éviter, Tenkensu dut faire une roulade d'urgence sur le coter. Heureusement pour lui qu'après toutes ces nuits à dreamland il avait acquis de bons réflexes, car sinon il se serait certainement pris cette attaque sans plus de cérémonies et vu la taille imposante du reptile ainsi que les deux crocs pointus qui apparaissaient dès que le serpent ouvrait la bouche, un coup de ce genre suffirait sûrement à mettre Tenkensu hors combat direct.

Tenkensu se relevant rapidement de sa roulade invoqua ses yo-yo et tenta d'en envoyer un enflammé sur son adversaire avant qu'il n'attaque de nouveau. Mais le monstre ambulant ne l'entendait pas de cette oreille et se fut d'ailleurs à ce moment que Tenkensu remarqua qu'en fait le serpent n'avait pas réellement sauter, il avait en fait simplement étiré son corps. Chose que Tenkensu trouva étrange, car d'une manière qu'il ignorait, le corps du serpent s'était allongé pendant l'attaque, permettant au reptile de s'étendre sans que sa partie arrière ne quitte le sol. Ainsi, alors que le yo-yo se dirigeait vers lui, le serpent pris appuis sur la partie de son corps encore en contact avec le sol et écarta son corps vers l'arrière évitant ainsi le yo-yo qui avançait droit sur sa tête.

Bien sûr, Tenkensu n'allait pas s'arrêter sur cet échec, en effet à peine eut-il remarquer ce mouvement qu'il avait déjà redirigé son yo-yo de feux vers le serpent. Mais encore une fois ce fut inutile car le serpent s'était aplatis sur le sol d'un geste vif et glissait sur le sol à une plus grande vitesse que le yo-yo le poursuivait. Dans ce déplacement, le serpent partis premièrement sur la gauche de Tenkensu puis ce rabattis sur son flanc les crocs en avant en allongeant de nouveau son corps de la même manière qu'à sa première attaque. Tenkensu qui avait de nouveau remarqué son petit geste en s'affaissant sur lui-même avant le saut pu anticiper légèrement l'attaque. Mais la vitesse du serpent ne lui laissait guère beaucoup de temps pour réagir et le yo-yo que Tenkensu avait envoyé précédemment lui serait inutile pour le moment, car il était encore à la traîne derrière le serpent.

Tout ce que put faire Tenkensu fut donc de tenir son deuxième yo-yo affecter du pouvoir de magnétisme, il donna à ses mains une polarité négative et envoya le yo-yo dans la trajectoire du serpent. Il ne put pas mettre de force dans son lancé, car le serpent l'ayant attaqué sur le coter, sa position n'était pas vraiment favorable pour cela. Le serpent toucha le yo-yo et Tenkensu en profita pour ajouter une polarité négative à la tête du serpent. Le yo-yo fut projeté sur le coter à cause du choc et le serpent continua son mouvement.

Une fois le serpent arriver proche de lui, Tenkensu leva ses mains en décalant légèrement son corps vers la droite. La force négative du serpent se rapprochant de celle de ses mains, Tenkensu fut repoussé sur le coter vers lequel il avait dirigé son corps. Le serpent quant à lui n'en fut que très légèrement ralentit, mais la direction de son attaque ne changea pas. Malgré tout, grâce à cette manœuvre, Tenkensu put de nouveau esquiver de justesse l'attaque. Ses doigts frôlèrent tout de même la peau écailleuse du serpent avant d'être totalement repoussé par le magnétisme. Le yo-yo master fit de nouveau un roulé boulé sur le coter avant de se relever. Il ramena vite à lui ses deux yo-yo tandis que le serpent revenait sur lui-même en prenant encore appuis sur la partie de son corps en contact avec le sol.

Malgré sa roulade, le choc avec le sol avait été assez rude pour Tenkensu qui ressentait déjà une douleur à son épaule. Il était à présent évident que le gros reptile ne serait pas du tout facile à vaincre et Tenkensu, à part pour sauver sa peau, n'avait pas vraiment de raisons de le combattre jusqu'au bout. Il opta donc pour une tentative de retraite stratégique (ou fuite quasi désespérée, d'autant que les deux sont souvent assez proches.....), sachant pertinemment que le serpent le rattraperait rapidement, mais espérant néanmoins trouver un moyen soit pour lui faire perdre sa trace, soit pour l'occuper avec autre chose en cours de route.

Il se retourna donc et commença sa fuite, le serpent ne fut pas long derrière lui à se mettre à sa poursuite. Tout en essayant de regarder où il allait pour ne pas tomber bêtement sur une branche quelconque, il jetait quelques coups d’œil derrière lui pour tenter d'esquiver les éventuelles attaques que le serpent pourrait lui lancer. Tenkensu avait décidé de se diriger tant bien que mal vers la rivière qu'il avait aperçut pour deux raisons, primo cela le rapprochait de son objectif et deuxio il espérait que peut-être l'eau lui conférerait un moyen d'échapper au serpent s'il ne l'avait pas encore fait sur le chemin.

Tandis qu'il courait le yo-yo master repéra un mouvement vif de son poursuivant et sans réfléchir davantage il fit un bond sur le côté, n'ayant pas effectué un geste assez vif cette fois-ci, il se pris quand même le flanc du serpent qui le projeta douloureusement sur le sol un peu plus loin. Le serpent quant à lui avait continué son mouvement jusqu'à percuter une petite bûche qui vola en éclat sous l'impact. Encore une preuve s'il lui en fallait une que Tenkensu devait absolument éviter les attaques frontales du serpent, surtout qu'il risquait fort d'avoir du venin soit paralysant soit mortel qui n'arrangerait bien sûr pas du tout Tenkensu. Malgré la douleur qu'il ressentait, Tenkensu se relava rapidement et repris sa course (c'est fou à quel point on peut courir vite quand on sait notre vie menacée par un gros monstre au basques.....).

Tenkensu ne fut pas étonner en voyant que le serpent avait, lui aussi repris la course sans montrer une quelconque faiblesse due au tronc qu'il venait d'exploser avec son coup de boule dévastateur. Il allait sûrement être très dur de lui échapper, car déjà le serpent l'avait rattrapé et se mettait en position pour se propulser de nouveau. Tenkensu se doutait bien qu'il ne pourrait sans doute pas tenir le rythme beaucoup plus longtemps et la rivière était encore loin.... la tâche donnait l'impression d'être totalement impossible.
À force de réfléchir il en avait perdu un peu sa notion de l'environnement et sa course eu un changement radical. En effet ses pieds se retrouvèrent tout à coup au-dessus du vide et il tomba de presque un mètre de hauteur. Entre autre à cause de son élan il s'effondra par terre assez violemment et se releva très péniblement. Il s'attendait à ce que le serpent l'attaque tandis qu'il reprenait ses esprits, mais quand il se releva il eut beau tourner la tête tout autour de lui il n'arriva pas à discerner le moindre signe de vie pouvant indiquer la présence du reptile.

Le yo-yo master doutais que la bestiole écailleuse ait déjà abandonné la poursuite, d'autant que Tenkensu était à présent en position de faiblesse, il serait donc d'autant plus étrange que le serpent se retire. Mais Tenkensu regardait dans tous les sens et ne le trouvait toujours pas. Il gardait ses yo-yo dans ses mains au cas ou et resta sur ses gardes un bon moment, restant attentif au moindre bruit. Au bout de quelques minutes, voyant que le serpent n'apparaissait toujours pas, Tenkensu se détendit et commença à bouger pour continuer sa route. Ce fut bien sûr ce moment que le serpent choisit pour se montrer, sa tête sortie du sol à une dizaine de centimètres du pied de Tenkensu qui étais dans une position défavorable, dès qu'il eut remarquer l'attaque, il tenta de sauter, mais il n'avait pas le temps d'esquiver totalement l'attaque.

Tenkensu envoya donc ses deux yo-yo, l'un en capacité de vitesse qui se fourra dans la gueule du serpent occupant ainsi sa mâchoire qui ne pourra donc pas se refermer sur la jambe du yo-yo master. Le deuxième yo-yo quant à lui s'était enflammé et fut envoyé dans l'espace entre la tête du serpent et la jambe de Tenkensu que ce dernier visait. Si Tenkensu avait agi ainsi c'était parce que lors du premier affrontement il avait remarqué que le serpent esquivait le yo-yo de feu qui lui avait été lancé, on pouvait donc supposer qu'il craignait les flammes. Tenkensu comptait donc utilisé cette crainte contre lui de sorte qu'il ne s'approche pas du yo-yo et donc de la jambe qui se trouvait derrière.

Comme prévu, le serpent s'écarta à la vue des flammes et repris un peu de distance. Cette petite attaque avait rajouté un point dans l'esprit de Tenkensu qui étais loin de le réjouir, le serpent était donc aussi capable de se déplacer sous terre ? Comme si survivre contre lui n'étais pas assez difficile comme ça ? .... Tenkensu était vraiment mal partis cette nuit, selon lui en courant depuis tout à l'heure il avait dû traverser un peu plus de la moitié du chemin pour atteindre la rivière, mais il était à présent exténuer et le serpent le regardait fixement près à lui sauter dessus à la moindre faiblesse.

C'est alors qu'il arriva une certaine chose pas très rassurante, mais qui au final aura certainement sauvé la vie dreamlandienne de Tenkensu. En effet, un bruit sourd se fit entendre non loin et suite à cela les deux êtres qui se faisaient face se retournèrent dans cette direction. Tenkensu vit avec une frayeur grandissante un immense serpent se tailler un chemin parmi les broussailles. Il devait être au moins dix fois plus grand que celui qui pourchassait Tenkensu depuis tout à l'heure, en revanche il avait à peu près les mêmes couleurs que celui-ci...

Tenkensu était paralysé par la peur, car aussi bien il était très mal barré contre le petit serpent de quatre mètres que contre ce gros machin il n'aurait absolument aucune chance de survie. L'énorme serpent s'approcha du plus petit et siffla à son petit congénère pendant quelques instants, puis sans plus s'attarder et en snobant totalement Tenkensu comme si cet être humain n'était pas assez bien pour lui il repartit aussi sec dans les broussailles.

Le petit serpent quant à lui se retourna vers Tenkensu et prononça dans un sifflement désagréable :

« Merccccci cccce fut très divertissssent j'ésssspére que que nous rejouerons ensssemble mais mon père ne veux pas que je resssste ! »


Après ses paroles, le petit serpent suivi le gros en sautillant de droite à gauche de manière joyeuse comme s'il s'était bien amusé. Autant dire que Tenkensu était complètement bouche bée, le choc était tel pour lui qu'il en tomba sur ses fesses et regarda les deux serpents partir avec un air idiot. Alors, comme ça ici les serpents parlaient... et petit serpent étais plus gros encore que tous ceux que Tenkensu avait eu l'occasion de voir sur terre et étaient aussi accessoirement plus forts que lui. Sans compter le fait que les parents soient des monstre immenses......

Suite à ce petit événement, Tenkensu eut besoins d'un certain nombre de minute à rester là immobile pour pouvoir se replacer les idées comme il se doit dans la tête. Il avait donc encore eu une occasion de constater que dreamland était vraiment un monde de fous..... Il finit tout de même par se remettre debout et à continuer péniblement sa route vers la rivière. Qu'elle autres aventures démesurées pourraient bien lui réserver cette jungle de folie ? Il allait bientôt le déc
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Dim 24 Fév 2013 - 20:05
L'atmosphère étouffant, le soleil caniculaire et les insectes vampires avaient déjà été difficile à supporter, immobile dans sa cage : c'était le jour et la nuit comparé au calvaire qu'il endurait, obligé de suivre la cadence du convoi. Le terrain difficile du chemin sylvicole était irrégulier, extrêmement fatigant. Clem suait sang et eau en le parcourant liquides pompés respectivement par le soleil et les insectes susnommés. Quelques instants plus tard qui lui semblaient naturellement des heures (peut-être était-ce le cas à dire vrai), et son corps n'en pouvait déjà plus de ce rythme de vie pénitencier. Son coeur battait dans sa poitrine comme un oiseau pris au piège, sa vision se brouillait à cause de ses cils mouillés par sa sueur et par l'humidité ambiante. Sa gorge s'était très rapidement dessécher, laissant une langue rouillé avalé régulièrement sa morve afin de lui donner l'illusion de calmer sa soif. Plusieurs fois, le terrain accidenté, la fatigue ou l'absence de jeu qu'il laissait par inadvertance à la chaîne le faisait trébucher et tomber. A chaque fois, il s'écaillait les genoux ou se cassait le nez ou l'épaule dans la poussière. Et à chaque fois que ça arrivait, il y avait toujours un garde non loin pour lui battre les épaules et le dos. Il était toujours un petit plus dure de se relever après chaque chute, ou trébuchement. Il est certainement inutile de préciser que le convoi n'avait fait aucune pause depuis la fois où ils avaient prit la route et Clem soupçonnait les hommes-lézards de ne jamais s'arrêter avant qu'ils n'aient atteint leur destination. L'agoraphobe ne savait pas combien de temps il allait pouvoir tenir à ce rythme, en revanche il savait combien de temps il n'allait pas pouvoir tenir ; et il ne tiendrait pas comme ça jusqu'à la fin de sa nuit.

Trois fois, le lézard humanoïde qui lui avait posé des questions destiné à le confondre dans sa cage était revenu poser les mêmes après qu'il ait jugé que Clem était mûr pour lui dire ce qu'il avait envie d'entendre. Le malheur de l'agoraphobe était que la vérité de sa situation était précisément ce que le lézard prendrait pour des mensonges. Pied au mur, il n'avait quasiment pas d'autres choix que de se taire. La troisième fois qu'il vint, il se produisit un élément singulier. Alors qu'il ne croyait pas la chose possible, des trombes d'eau se mirent à jaillir du ciel et à battre sauvagement le sol de la jungle. des nuages avaient du se propager entre le soleil et l'azur sans que Clem ne le remarque -sa fatigue avait rendu sa perception suffisamment imperméable pour que ce soit possible. Très vite, ses épaules endolories, lourdement fouettées par le vent le mirent au supplice. Il l'avait l'impression qu'il n'allait pas réussir à respirer, et dire qu'il avait trouvé l'atmosphère humide auparavant... c'était maintenant de véritables gorgées d'eau auquel il avait droit quand il essayait de respirer. Il savait qu'il allait lui être impossible de continuer à avancer dans ces conditions mais le convoi s'était également arrêté avec la venue de la cataracte. Il y avait soudainement une agitation qui régnait parmi les gardes qui n'étaient pas du à la pluie tropicale. De ce que Clem parvenait à entendre de leurs discussions -lesquelles étaient hurler afin qu'ils puissent s'entendre malgré le brouhaha météorologique- un jeune prisonnier était parvenu à quitter sa cage et s'était élancé dans la jungle. Sans doute pensait il que les précipitations torrentielles qu'ils subissaient tous allait couvrir sa fuite. Clem vit du coin de l'oeil un trio de chasseurs lézardo/humanoïdes obéir à l'injonction de ce qui semblait être un gradé de leur organisation et il partirent dans la même direction que l'ex-prisonnier. Le même trio qui avait capturé Clem ? Possible... à moins que chez eux, les chasseurs se baladaient toujours pas trois.

Le petit avait du s'échapper de sa cage en passant entre deux interstices de sa prison, Clem était tout disposé de croire cela possible de la part d'un petit Dreamlandien appartenant à une race qu'il ne connaissait pas. Il avait du attendre le bon moment pour s'évader et le temps le lui avait fourni sur un plateau. Même si les dangers qu'il courait restaient important : ces derniers de la jungle n'avait pas du être totalement neutralisé par le mauvais temps, sans compter ses poursuivants qui étaient sans doute rompu à la poursuite et à la (re)capture des fugitifs. Clem ne savait pas exactement combien de chance il lui donnait mais elles étaient forcément en dessous du 50%. Il ne savait pas lui même s'il pourrait échapper aux traqueurs dans le cas où il parviendrait à s'enfuir vers la jungle. Et encore, il estimait avoir bien plus de chance que l'enfant qui venait de se carapater. En même temps, l'agoraphobe avait reçu un entrainement spécifique à ce genre de situation : il s'était fait poursuivre en long, en large et en travers dans tout son royaume pour justement lui apprendre les arcanes des cachettes improvisés et des courses désespérées, il se défendait également pas mal en embuscade mais il estimait que c'était le cas de tout le monde. Ses connaissances étaient au niveau de la moyenne de ce côté là, pour le reste, il savait quels sens et réflexes aiguisés, quel type de course adopter et il savait également quand s'arrêter pour se dénicher en quelques secondes la planque parfaite. Son pouvoir était par ailleurs extrêmement utile de ce type de situation ; voila pourquoi ses supérieurs avaient tenu à ce qu'il reçoive ce type d'entrainement, par ailleurs.

Conséquence néfaste ou non, il prenait dorénavant la poursuite pour "presque un jeu" ; dans le cas présent par exemple, il avait hâte de tenter sa chance et de voir ce que valait les résultats de son entrainement face au pire condition qu'il aurait pu imaginer : épuisé, dans un royaume qu'il ne connaissait pas et dangereux de surcroît, poursuivi par des experts en la matières. L'agoraphobe considéra sa chaîne emprisonnant ses deux poignets. Il se savait capable d'étrangler un de ses gardes mais rien ne lui assurait qu'il trouverait sur lui une clé qui le libérait tout comme l'assurance d'avoir le temps de fouiller ses affaires sans être interrompu par ses collègues qui se retrouveraient certainement courroucé du sort de leur ami. Pourtant il allait devoir s'enfuir avant que le soleil ne repointe le bout de son nez s'il voulait optimiser ses chances lors de la poursuite qu'engendrerait obligatoirement son évasion. Il avait dans l'idée que ce genre de crue tropicale durait le laps d'un temps extrêmement court. Il allait devoir attendre pourtant une occasion parfaite, à lui de ne pas la louper ; il y en aurait forcément une, il le savait. Il le fallait.

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Dazh Dalreight
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Mer 6 Mar 2013 - 13:46
Il planait sur le petit groupe des hommes-belettes, un silence de mort. Et pourtant aucun de ses guerriers aguerris ne semblait craindre une issue néfaste au combat qui ne tarderai plus. Dazh cependant n'était pas entraîné à lutter contre de tels adversaire, et il envisageait presque de rester en arrière.

Ce fut finalement Eldrig qui lui assigna la tâche de libérer les prisonniers. Ce n'était pas un travail facile, mais alors que règnerai la confusion, il aurait largement la possibilité d'accomplir ce pourquoi il était venu. Par la suite, il avait reçut l'ordre de les conduire au cœur d'un marécage non loin d'ici, sans se préoccuper du conflit. Là-bas, même les hommes-serpents ne pourront plus les retrouver, mais encore une fois, la mission semblait ardue. Si le peuple des hommes-serpents était dangereux, la jungle était un ennemie plus redoutable encore.

Eldrig divisa ses guerriers en deux groupes. Le second serait commandé par « Poing de Fer », qui contournerait le camp adverse pour les prendre à revers. N'ayant point de moyen de communiquer à longue distance, l'attaque se déroulerait en deux temps. Le jeune Dalreight, toujours aux côtés de Eldrig et de sa dizaine de guerriers restant, s'apprêtait à s'élancer en direction des cages.

Le premier groupe manifestait de plus en plus des signes d'impatience. Eldrig, en fin stratège, attendait le moment précis où le crépuscule tomberait sur la jungle. Malgré la venu de la nuit, la chaleur était toujours aussi étouffante, et le jeune Dalreight avait depuis longtemps, entrepris d'ignorer la sueur qui lui coulait dans les yeux.
Lorsque le soleil commencera a disparaître derrière l'horizon, l'éclat rouge des rayons éblouirai particulièrement la vision des hommes serpents. Bien que la jungle comporte de très nombreux arbres, aux feuillages impressionnant, la vision de ces-derniers était telle que le mince filet de lumière qui leur parvenait, était suffisant.

Cependant, il n'aurait qu'un très bref répits et il leur fallait mener une attaque éclair. Les hommes-serpents, à l'instar des reptiles du même nom, avait la faculté de déceler des sources de chaleur sur plus d'un kilomètre. Dans le noir, Eldrig et ses hommes seraient désavantagés.

Ils n'eurent guère de temps à patienter. Très vite, le soleil avait atteint l'horizon, et le moment était venu pour eux de sonner la charge. Eldrig et ses hommes débutèrent leur course meurtrière, le soleil dans le dos. Alors qu'ils pénétraient la clairière, les guerriers poussèrent de véritable hurlements. Ces derniers étaient des plus terrifiant. Le jeune Dalreight s'en souviendrait certainement toute sa vie. Gagné à son tour par la frénésie de ses amis, Dazh s'élança avec célérité en direction des cages. Bien que le combat débutait, que les lames s'entrechoquaient et que les hurlements déchiraient le silence qui régnait autrefois, Dazh semblait percevoir le moindre détail de la scène, comme si l'espace et le temps était figé. C'était une impression qu'il avait déjà ressentit par le passé, mais jamais comme aujourd'hui. Aujourd'hui, c'était une véritable bataille.

Les hommes-serpents se levèrent comme un seul homme en direction de l'Ouest. Comme prévu, leurs yeux furent neutraliser l'espace de quelques secondes. Ce fut un laps de temps suffisant pour Eldrig et "Garrot d'Ours" en tête, pour achever les premières cibles. Très rapidement, un peu moins d'une dizaine d'hommes-serpents tombèrent. L'instant d'après, le reste de la caravane des hommes-serpents se ressaisirent, et presque aussitôt entreprirent d'éteindre les feux. L'obscurité gagna complètement la clairière, et cette fois, le combat débuta réellement.

Les hommes-serpents étaient agile. Pourvue de lame courbés, ils passaient facilement la défense des hommes-belettes, pour leur enfoncer un acier empoisonné, dans la poitrine. Cependant, la charge barbare d'Eldrig et de ses hommes ainsi que la formation formée par la suite, ne leur permirent guère de perte dans leur rang.
Le jeune Dalreight arriva très vite au niveau des cages. Il ne rencontra aucun geôlier, et se dirigea aussitôt sur le cadenas de la première cage. Cette dernière contenait un trio d'enfant absolument terrifié et épuisé. L’obscurité ne lui permit pas d'identifier le type de serrure, et quand bien même, il y serait parvenu, il aurait été bien incapable de réussir le crochetage. Dazh entreprit alors de se saissir d'une pierre très lourde pour éclater les barreaux de la première cage. Le jeune homme était costaud et assez musclé, et concentrant ses efforts sur un rocher, parvint à le soulever au-dessus de sa tête pour le propulser ensuite sur la cage.
Cette dernière éclata, est les enfants en jaillirent immédiatement. Ils coururent presque que aussitôt en direction des autres cages. De toute évidence, celles de parents captifs. Il recommença le processus plusieurs autres fois encore, et libéra près d'une quinzaine d'individu. L'effort fourni l'épuisa plus qu'il n'aurait voulu l'admettre, et Dazh compris qu'il n'aurait sans doute pas le temps de libérer tout le monde.
Eldrig et ses hommes n'étaient plus que quatre. "Garrot d'ours" était maintenant mort. Sa dépouille était profondément perforée de trois lames. Leur anciens propriétaires reposaient sous ce-dernier, mortellement blessés.


L'attention des hommes-serpents étaient entièrement focalisé sur les quatre survivants. Bien que beaucoup étaient mort, ils étaient encore trop nombreux pour que Dazh puissent les compter. La troupe des hommes-serpents avait acculé Eldrig et ses hommes à l’extrémité de la clairière. Ils ne pouvaient plus reculer car les arbres les en empêchait. Reculer encore, signifiait la fuite, et la fuite signifiait la mort. Les hommes-serpents étaient plus habile que n'importe qui, en terme de poursuite. Ils étaient des chasseurs.

C'est alors que des hurlements plus sauvage , plus violents et plus graves encore que les précédents retentirent. Ces hurlements étaient porteur d'une promesse. Celle d'une mort lente.

Devant le spectacle de "Poing de Fer" donnant la charge sur la troupe en déroute des hommes-serpents. Dazh reprit espoir pour Eldrig et continua sa mission. Le jeune homme approcha d'une autre cage, et à ce moment là, un gigantesque lézard lui barra le passage. Ce-dernier braqua sur lui un regard froid et darda sa langue dans sa direction. Aussitôt Salamander bondit en avant et fit preuve d'une détermination de loin supérieur à celle du lézard, d'en découdre avec lui.

Bien que plus imposant que Salamander, le lézard fut effrayé. Il sursauta et à défaut de reculer précipitamment, bascula sur le dos et entreprit de courir, mais ses membres ne rencontrèrent que l'air insaisissable.

Dazh ignora le monstre reptile et s'approcha de la cage. Curieusement, il ne s'agissait pas d'une homme-belette. A vrai dire, il ne s'agissait pas d'une créature issue de la jungle. Ni même de dreamland. Le jeune Dalreight ne s'attarda pas sur les origines du voyageur qui semblait épuisé. C'était là, l'occasion de se faire un allié, au cœur de la bataille. Dazh n'eut pas besoin de frapper la cage pour réveiller le prisonnier, ou l'esclave qu'il était. Ce dernier avait tous ses sens en éveil, et n'avait sans doute pas manquée une miette de ce qui se déroulait sous ses yeux.

L'invocateur entreprit de lever a nouveau le rocher pour éclater la cage, cependant, le voyageur était d'un gabarit un peu plus conséquent et il risquait de le blesser. Mais c'était sans doute un risque à prendre. Cependant, au moment de lever la masse rocheuse, Salamander fit un geste de la tête en direction de la cage. Dissimulé derrière le jeune homme, Dazh aperçut une faiblesse au niveau de plusieurs barreaux. Peut-être que ce dernier avait tenter de s'échapper. Toujours est-il qu'il avait tenté de dissimuler sa tentative d'évasion a ses geôliers, et avec génie.


"Fais gaffe à toi.. Je vais t'aider..!"

Sans plus attendre, le jeune Dalreight martela de grands coups puissants contre la cage, et en vain à bout après quelques minutes seulement.

"Tu peux marcher? On est un peu pressé par le temps là, et il va falloir qu'on se fasse la malle très vite...
Je m'appelle Dazh, et on est venu aider ces gens. Mais c'est pas encore gagné, il faut qu'on se casse! Tu viens?"
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Ven 5 Avr 2013 - 21:48
Bien ! Après ces rudes péripéties et ce combat que l'ont pourrait facilement considérer comme une défaite totale contre un bébé serpent, Tenkensu repris sa route. Cette fois-ci il fit tout de même bien plus attention à ne pas faire de bruit pour ne pas risquer de retomber nez à nez face à un autre monstre géant que pourrait lui réserver ce monde de fou. Et dire qu'il étais déjà épuisé avant même d'avoir retrouver les commanditaires de la mission qu'il avais promis d’exécuter ce soir.

Dans tous les cas, pour en revenir à sa défaite contre un bébé serpent, cette idée le fit néanmoins sourire, car il étais clair et net qu'avant son arriver à dreamland, il aurait fuis devant un serpent que ça ne l'aurais pas travailler autant dans la vrai vie. Mais il fallait bien admettre que son arrivée dans cet univers onirique avait radicalement modifié sa façon de pensée. La simple existante d'un univers parallèle aussi loufoque dans lequel il pouvait vivre une deuxième vie la nuit avait de quoi changer la façon de pensée des gens. Sans compter le fait qu'ici sa vie se retrouvait fréquemment en danger, et il vivait de façon bien plus périlleuse mais néanmoins carrément fun que dans sa vie de tous les jours qui donnait souvent une impression de pure répétition, Réveil/nourrir/travail/nourrir/dormir dans un cycle qui ne se retrouvait perturber que par les week-end et quelques congés.

Mais en comparaison la vie de dreamland était en constant renouveaux, quasiment chaque nuit qui passait lui faisait découvrir un nouveau décors, de nouvelles créatures et surtout, de nouvelles aventures qu'il avait souvent beaucoup de plaisir à vivre. Pour en revenir à la situation présente, cette nouvelle aventure qu'il avais accepté la nuit précédente lui apparaissait à première vue comme l'une des plus dangereuse qu'il ait vécu. Quoique, le danger sera sans doute un peu moins présent que lors de la bataille à laquelle il avait participer dans le royaume des chevaliers de la table pentagonale où sa capacité à survivre avait véritablement été mise à rude épreuve.

En même temps, comparer une bataille complète où des milliers de personnes s’entre-tuaient à une mission dans une forêt avec un certains nombre de gros monstre mais où l'ont pouvait rester discret et continuer sa marche sans avoir à se battre tous les dix mètres.... Enfin bref ! Tenkensu étais donc en train de continuer à marcher dans l'itinéraire qu'il avait repéré précédemment. Petit à petit, à force de s'avancer silencieusement (en tout cas, aussi silencieusement qu'il le pouvait) il finit par entendre un grondement sourd et assez caractéristique pour toute personnes étant passer proche d'un courant d'eau. Et en effet comme il le pensait en s’avançant encore un petit peu il finit par se retrouver au bord de la rivière qu'il avait aperçut plus tôt, avant d'avoir à affronter cet énorme serpent.

Cette petite marche lui avait permis de récupérer ses forces et il put donc accélérer un peu le pas pour commencer à suivre cette rivière dans la direction où étais sensé se trouver le fameux village qu'il cherchait à atteindre. Le torrent n'étais pas très fort mais Tenkensu se doutais qu'il ne serait pas si aisé de se déplacer par la rivière, d'autant que ce ne serait pas non plus très agréable de rester trempé pour le reste de la nuit qu'il lui faudra passer dans ce monde. Il longea donc la rivière, et quand il ne le pouvait plus à cause de certains rochers ou terrains trop broussailleux, il les contournait par le coter opposé de la rivière et récupérais cette dernière un peu plus loin.

Il marcha ainsi encore un bon moment, il put donc profiter du paysage qui étais soit-dit en passant très beau selon lui. Au cours de cette marche, il n'eut à son grand plaisir aucune rencontre avec de nouvelles créatures peuplant ce territoire. Par contre, il n'étais pas non plus dans un esprit serein car avec toute la forêt qui l'entourais, il ne pouvais pas savoir si d'éventuels prédateurs assoiffés de sang ne le guettaient pas depuis les fourrés, attendant patiemment que leur proie montre une quelconque faillent permettant d'en finir en un instant avec la vie du voyageur qui n'étais pas du tout habituer à la survie en milieux forestier.

Tenkensu se doutait bien que si d'autre serpents géants ou créatures du même genre se terraient dans le coin et étaient ainsi à l’affût, il n'aurait que très peu de chance de survie. Mais dans sa situation il ne pouvais pas faire grand chose d'autre que de simplement continuer sa route en espérant que ce ne soit pas le cas et en faisant un minimum de bruit pour qu'au moins s'il n'étais pas encore repérer, qu'il ne le soit pas trop vite et trop facilement.

Malgré ses inquiétudes et peut-être grâce à ses précaution, il repéra les premiers bruits et autres signes de vies du village qui se rapprochait sans avoir à subir d'attaque. Il s’avança donc vers ses bruits et arriva face à une assez grande porte en bois, il s'en approcha et lança un appel pour annoncer sa présence, quelques instants plus tard un petit être se pencha au-dessus de la barrière de bois.

« Qui va là ! »


« Bonjour à vous, je m’appelle Tenkensu Chirome, voyageur et je suis venu ici car à la nuit précédente deux émissaires venus au royaume des chevaliers de la table pentagonale m'ont demandés de l'aide. »


« Je vois... dans ce cas rentrer monsieur le voyageur ! »


Une fois ces paroles dites, le petit homme ayant quelques traits familiers avec des belettes disparut du champ de vision de Tenkensu et peu après les battants de la porte de bois s'ouvrirent. Tenkensu s’avança donc dans l'enceinte du village et remarqua les nombreux gardes qui l'encadraient. A première vue, ce village n'était pas en paix, et mieux vaudrait être diplomate pour ne pas se faire bêtement embroché par les lances qui se dirigeaient vers lui de toute part. Un petit groupe attendait au milieux de la place en le regardant, Tenkensu se dirigea donc vers eux, ignorant tant bien que mal les dizaines de lances dirigées vers lui ne le rassurant pas des masses.

En s'approchant du petit groupe, il compta 5 individus, tous appartenant au même peuple d'hommes-belettes. Tenkensu reconnut aussi dans ce groupe les deux individus lui ayant demander de l'aide à la nuit précédente. Bien sur, le nombre de gardes était encore plus impressionnant autour de ces personnes qui étaient visiblement importantes pour le village.

Étant à présent assez proche pour parler normalement sans avoir à augmenter le ton de sa voix pour se faire entendre, et voyant que ses interlocuteurs ne présentaient pas de signe indiquant qu'ils comptaient commencés la discussion, il pris la parole d'une voix qu'il espérait assez assurée, bien qu'il n'en ait strictement aucune certitude.

« Bonjour à vous, je suis venu car les deux personnes ici présentes m'ont demandés de l'aide la nuit dernière, alors, que puis-je faire pour vous ? »


L'individu semblant être le chef du petit groupe fit ensuite deux pas vers Tenkensu avant de s'exclamer d'un ton où le respect étais presque absent.

« Et bien voyageur ! Ils m'ont prévenus il y as peu qu'ils avaient demandés de l'aide à un voyageur sur le chemin mais qu'ils n'en avaient obtenue aucune du royaume des chevaliers de la table pentagonale à cause des récentes crises qu'ils ont subis..... comme si ce n'étais pas notre cas ?  Et je doit bien admettre qu'à première vue vous ne m'inspirez pas vraiment confiance. Je ne sais vraiment pas si quelqu'un comme vous sera à la hauteur. Malgré tout, il est souvent dit dans notre monde que les voyageurs cachent souvent leur jeu alors j’espère que ce sera votre cas. Nous allions justement organiser une expédition pour venir en aide à un autre village dont nous avons eus des nouvelles et qui parait-il s'est fait attaqué il y as peu. Eux-même ont envoyés un détachement d'attaque et le notre composé d'une quinzaine d'hommes que j'ai moi-même sélectionner sera charger de leur venir en aide dans leurs projets. Si vous pensez être à la hauteur de la tâche qui vous attend, vous n'aurez qu'à vous mettre vous aussi sous les ordres de Guitrag qui se charge de la direction du détachement. Montrez que nous pouvons vous faire confiance voyageur !»


« Très bien ! Mais avant cela, je n'ait pas eu beaucoup d'indications sur nos adversaires à la nuit précédente alors puis-je au moins savoir qui ils sont ? »


« Bien sur ! Ce sont des hommes-serpent, ils sont bien plus rapide que nous ! Et ceci est l'une des raisons pour laquelle si Guitrag vous donne un ordre vous devrez l'appliquer sans discussion sous peine de perdre un temps précieux qui décidera peut-être de vie ou de mort pour vous et les hommes qui vous accompagnent. Maintenant partez ! Du moins, si vous en avez le courage voyageur ! »


« Bien entendu ! Vous verrez que je ne vous décevrez pas monsieur »


C'est sur ces paroles aux airs d'assurance que Tenkensu quitta la discussion et commença à marcher en direction de la sortie du village. Mais intérieurement, sous corps et son esprit étaient plutôt en accords pour dire « partons d'ici tout de suite ! On as rien à y faire » mais le hic c'est que Tenkensu avait donner sa parole pour les aidés et qu'il ne voulais pas trahir cette dernière, il se força donc à ne pas flancher.

En revanche, durant sa sortie du village il remarqua que sa peur à l'arrivée lui avait donner une fausse image du nombre de personnes l'entourant, en y regardant de plus prés ils n'étaient pas si nombreux que ça. Et ils avaient l'air bien abattus, sans doute à cause de ces fameux hommes-serpents qui leur faisaient tant de misères. Arrivé au portes du village, il remarqua le groupe qui s’apprêtait à partir, il compta exactement seize individus. Ils n'avaient pas l'air de vouloir lui parler, et lui ne voulait pas vraiment engager la conversation non plus. Le plus baraqué du groupe qui devait sans doute être Guiltrag lui fit signe de les suivre et ouvrit la marche suivis de ses acolytes.

Ils marchèrent ainsi dans une atmosphère tendue où le seul bruit qui se faisait entendre étais celui de leurs pas. Le temps passait sans que rien ne change à la situation, le temps défilait dans cette marche lugubre faisant stressé chacun des individus qui s'attendaient à tout moment à tombés face à un homme-serpent voir même pire encore. Une chose étais visible cependant, c'est que les partenaires de Tenkensu étais bien plus habitués à ce milieux que lui, car ils marchaient de façon bien plus silencieuse et plusieurs fois il les vis chasser certaines bêtes se cachant de la forêt en faisant des bruits secs ou d'autres choses du même genre.

Après deux ou trois bonnes heures de marche, ils marchaient encore, Tenkensu laissait un peu ses pensés s’éparpillés en suivant machinalement les trois ou quatre hommes-belettes qui se trouvaient devant lui à ce moment là. Mais un mouvement attira son regard un peu plus loin sur la gauche. Il n'y prêta pas attention sur le coup mais au moment d’après il aperçut un autre groupe d'homme-belettes, sans-doute celui qu'ils étaient en charge d'aidés.

Enfin un peu de chance ! Il n'auraient pas à se cherchés encore des heures durant ! L'autre groupe étais à une trentaine de mètres et ne les avaient toujours pas remarqués. Ils avaient l'air fatigués et pour un bon nombre blessés, et vu leur nombre ils ne devaient sans doute plus avoir leurs effectifs de base. Le groupe de Tenkensu s’apprêtait à les appelés quand un second mouvement attira de nouveau l'attention de Tenkensu sur la gauche. Interloqué ce dernier se concentra et, sans doute grâce au tatouage de Lord Crazy, il parvint à repérer une silhouette de reptile cachée dans les fourrés. Ni une ni deux, Tenkensu invoqua ses yo-yo dans ses mains et en lança un rapide dans cette direction. Ce fut aussi ce moment que les hommes-serpents choisirent pour sortir des fourrés et tentés d’abattre l'autre groupe d'hommes belettes auxquels ils avaient tentés de faire une embuscade. Le premier serpent avait bondit de sa cachette pour sauter sur l'un de ces hommes belettes, il étais rapide ! Sans doute plus que les yo-yo de Tenkensu, mais deux choses jouèrent en sa faveur. La première étais que le serpent ne l'avais pas encore remarqué, la deuxième étais que lui-même avait remarquer l'homme serpent à temps pour lancer son attaque. Le yo-yo rapide put donc prendre l'homme-reptile par surprise et s'enroula autour de lui. Un sifflement strident s'échappa de la bouche de l'homme serpent qui se retrouvait ainsi piégé.

Trois autres homme-serpents jaillirent des fourrés pour attaqués leurs cible, mais les compagnons de Tenkensu avaient eux-aussi remarqués leurs adversaires. Certains d'entre-eux eurent le réflexe d'envoyer des lances dans l'espace situer entre les reptiles et leurs cibles. Ce qui eut pour effet de les faire reculés. Les trois homme-serpents qui visiblement voulaient mettre fin à la vie des quelques survivants de l'autre détachement et auraient sans doute réussi si leur embuscade avait bien fonctionné demeuraient donc à présent vraiment peu nombreux face au nouveau détachement d'hommes-belettes qui venait d'entrer dans la danse.

Le groupe de Tenkensu profita du recul des serpents pour prendre position autour des survivants de l'autre groupe en formation défensive. Tenkensu, voyant que l'homme-serpent qu'il avait attaché se débattais beaucoup et risquait de s'échapper, envoya son deuxième yo-yo s'enrouler autour de ce reptile. Il se retrouvait donc sans armes valides et se plaça derrière la formation défensive, mais malgré tout il se disait qu'un otage vivant serait peut-être utile d'une façon ou d'une autre. Restait donc à savoir s'il se trompait ou pas. Il remarqua aussi, maintenant qu'il s'était bien rapprocher, que les hommes-serpents n'étaient pas seuls, ils étaient accompagnés de deux voyageurs. Mais l'heure n'étais pas encore venue de discuter, ils le feraient sans doute une fois que les trois derniers hommes-serpents seraient abattus.
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Mar 18 Juin 2013 - 9:56
Il était assez ardu pour Clem de se prononcer sur sa préférence entre le soleil caniculaire de l'heure d'avant et l'averse torrentielle de maintenant que subissait tous les prisonniers du convoi. Bon, techniquement, leurs gardes aussi subissaient les affres de la météo mais du point de vue de l'agoraphobe, ce n'était pas pareil. Le sol inégal sur lequel il avait été contraint de marcher, fer aux mains, était en sus, devenu une espèce de gadoue semi-organique qui vouait sa vie à tenter de le faire chuter dans sa bourbe. Même à l'arrêt, position qu'il conservait depuis que le convoi avait fait halte depuis maintenant plusieurs minutes, il ne parvenait pas à maintenir son centre de gravité dans un axe précis. Le sol passait son temps à se déformer sous ses pieds et il n'avait aucune base ni appui. il s'était dit auparavant, quand il avait vu un prisonnier disparaître entre les arbres, suivit de relativement près par un trio de chasseur d'homme, que la pluie serait une alliée désirable quand il lui en prendrait d'en faire de même aussi. Seulement, depuis qu'il était en train de juger de la compacité du sol, il pensait dorénavant qu'il allait surtout se ramasser la gueule par terre s'il tentait de faire trois pas, dans l'optique où il parviendrait à se débarrasser de sa chaîne. N'en déplaise aux probabilités et à la logique, Clem restait tout de même fermement allergique à la captivité. A la première occasion, il se jura qu'il ferait tout son possible pour se trouver ailleurs.
 
Ladite opportunité se présenta quand le camp provisoire formé par les Hommes-Lézards fut pris d'assaut par un groupe de fouines anthropoïdes qui attaquèrent au moment du couché du soleil. Clem soupçonnait qu'ils appartenaient à la même ethnie que les prisonniers du convoi -les sortes d'Hommes-Rongeurs dreamlandiens. Les lézards eurent tôt fait d’éteindre leurs feux et la suite du combat se déroula dans le noir. Pendant toute l'attaque, le chaos intégral rêgnait dans une partie du camp et il était plus que prêt à utiliser son pouvoir pour s'enfuir en quelques secondes. Malheureusement, une enfoirée de tête pensante (peut-être le connard aux yeux de rapace qui avait tenté de lui soutirer des informations après qu'il s'était fait capturé) avait soit prévu le coup, soit avait décidé de ne prendre aucun risque avec son invité de marque et avait demandé à un énorme colosse à sang-froid de tenir Clem à l’œil. Pendant toute la durée de l'escarmouche, un lézard humanoïde de plus de deux mètres de haut portant un glaive  massif sur son épaule et qui arborait un visage de grand brûlé n'avait absolument pas prit part au combat pour se concentrer exclusivement sur son prisonnier ; dont la proximité immédiate qu'il entretenait avec lui empêchait ce dernier de se faire la malle. Avec un tel colosse à ses côtés, tenter s'évader présentait maintenant l'inconvénient qu'il allait très certainement se faire briser les jambes si ses intentions manifestes devenaient des actes. Il ne lui restait plus qu'à afficher un profil bas, prendre son mal en patience et attendre un meilleur moment.
 
Le  fracas des armes s’étaient maintenant tu le long d’une très longue minute. De son angle un peu limite, Clem crut comprendre que ses ex-futurs sauveurs à fourrures s’étaient fait retranché (certainement faute de combattant) dans un coin du camp et qu’il n’était qu’une question de secondes avant que les soldats au sang froid arrête la phase d’observation pré-charge finale et s’occupent de leur sort. Quelque chose clochait. Le combat était mis à terme après un laps de temps ridiculement court pour une attaque de ce type là –comprenez, une embuscade dont les agresseurs avaient attendu l’instant idéal, dans ce genre de cas, les Hommes-Fouines ont certainement du faire un rapport des forces en présence et constater que s’ils attaquaient tout de go sans renfort, ils allaient se faire plier. Clem sourit discrètement quand il comprit qu’il avait deviné l’astuce bien avant les Lézards (si ces derniers y parvenaient) : la première attaque était la phase classique  des embuscades, c’est à dire qu’elle profitait de l’effet de surprise pour pallier pendant un temps la différence de soldats. Puis, une fois que la vapeur s’était fait renverser en même temps que les défenseurs avaient rassemblé leurs défenses vers le lieu de l’attaque ; provoqué une deuxième embuscade dans une autre extrémité du camp. Et on repartait de zéro... plus ou moins. Clem avait déjà bien apprécier le fait que les Hommes-Rongeurs avaient attaqué selon un angle qui obligeraient leurs adversaires à tourner la tête vers le soleil couchant mais il préférait définitivement cette idée de deuxième guet-apen occasionné dans une autre partie du camp ; tout simplement parce que lui-même se trouvait dans la partie su-mentionné.
 
Comment expliquer cela ? Jamais Clem n'avait été à ce jour dans la limite d'un camp pris dans une embuscade ; il n'aurait pas forcément envie de réitérer l'expérience. Cette dernière ressemblait un peu à ce qu'avait du ressentir le héros du premier Jurrasic Park quand il se retrouve avec les deux enfants, caché derrière un tronc d'arbre abattu et qu'un troupeau de grands herbivores fondent sur leur position et les dépassent en sautant partout, en faisant un vacarme d'enfer et tout ça sans aucune collision, ni entre eux, ni avec les protagonistes.
Et bien... se retrouver dans la situation de Clem, c'était semblable à se retrouver dans la situation des protagonistes dudit film, les collisions en moins, bien évidemment. Les anthropoïdes à fourrures fondaient d'un large demi-cercle en direction des sous-jungles et, durant les premières secondes, parvenaient à de beaux résultats face aux Lézaroïdes complètement pris au dépourvu.
 
Dès les premières secondes de la deuxième embuscade, deux guérilleros à poils s'arrêtèrent au niveau de Clem et de son gardien et se mirent en position de combat face à ce dernier. Celui-ci, comme tout bon cerbère écailleux de deux mètres de haut qui se respecte, roula ses épaules pour se dérouiller un tant soit peux le corps et se mit en position également. Ses deux adversaires l'entourèrent, ce qui était logique lors d'un quasi-duel à deux contre un, l'un se mit devant et l'autre, derrière selon un angle d'attaque qui lui permettra d'attaquer rapidement le lézard selon l'angle mort qui allait bientôt se former lorsque son compère allait passer à l'offensive. Ils attaquèrent ensemble avec un tempo irréprochable ; pas en même temps mais juste l'un après l'autre, afin de laisser au colosse le temps de se déséquilibrer en parant la première attaque. Les deux Belettes tiraient vraisemblablement partit de leur agilité raciale en comptait sur le fait qu'un adversaire aussi imposant ne pouvait être plus rapide qu'eux deux réunis.
 
Grave faute de présomption, il faut dire que Clem aussi fut surpris : il avait déjà vus des personnes bouger rapidement, lui même s'estimait bouger rapidement, pourtant il n'avait jamais vu quelqu'un comme ce moloch à sang-froid, avec une telle épée de damoclès entre les mains, bouger plus vite que cela encore. En moins d'une seconde, les deux armes des Hommes-Belettes s’échappèrent de leurs mains et l'un d'entre eux était à terre, une vilaine entaille à la jambe. Une paille comparé à ce qu'il aurait pu hériter de l'espadon du lézard. Ce dernier remit son arme dans son dos et fit comprendre à ses deux adversaires qu'ils vaudraient mieux pour eux de partir maintenant.
 
Dompteur de lion, songea Clem, au début, il lui faut des chaises et des fouets, mais un jour, s'il est assez fort, il peut entrer dans la cage et assurer le spectacle en ne recourant qu'à l’œil et quelques gestes. S'il est assez fort. 
 

Au bout d'un certain temps, l'affrontement faisait toujours rage dans le camp mais Clem remarqua qu’une partie de ce dernier était en train de plier bagage. Les Hommes-Lézards battaient en retraite. Une partie d’entre eux tout du moins, Les autres restants afin de leur faire gagner du temps. Clem comprit un peu tardivement qu’il faisait partie de la partie qui se rembarrait quand son immense gardien lui fila une claque sur la tête (laquelle aurait pu décapiter un gros ours brun si l’angle avait été meilleur) et l’enjoigna à suivre l’énorme lézard de somme qui était attaché à Clem (plutôt l’inverse, de son point de vue). Ils se barraient, lui, quelques autres prisonniers et d’autres gardes. Il ne se ferait pas délivrer par les drôles d'opossums anthropoïde qui avaient visiblement une dent contre ses geôliers. Il avait à peine remarquer que la pluie s'était arrêté quand leur troupe se mire en route, abandonnant le champ de bataille et la possibilité quasi-certaine d'une victoire contre l'assurance de retourner dans leur base avec des prisonniers. Quelqu'un devait les attendre là-bas, avec une certaine impatience.

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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Sam 21 Sep 2013 - 13:12
L'obscurité avait finalement gagnée toute la jungle. Seul les quelques éclats rougeâtre des braises fumante permettait de se repérer. Au loin, la bataille s'achevait et les derniers hommes-serpents s'éteignaient en silences. L'espoir renaissait parmi les prisonniers à mesure que les guerriers réapparaissaient. Ils étaient plus d'une vingtaine a avoir été délivré, et parmi eux un voyageur.

Il s'agissait d'un jeune homme d'environs 17 ans, peut-être un peu plus.. De petite taille, plutôt maigre, avec des cheveux noirs, plutôt mal coiffé et qui lui retombait largement sur le visage.
De toute évidence, pas très dynamique, il arpentait le même périmètre depuis près d'un quart d'heure. Plutôt silencieux, il paraissait presque boudeur et ne semblait pas décidé à agir. Il portait un survêtement de sport simple, et un bête tee-shirt. Il était l'idée grossière que ce faisait Dazh des lycéens aujourd'hui. La motivation en moins. Sa présence dans la jungle était tout de même des plus curieuse. Il était nécessaire d'en apprendre plus 
;« Hey, tu avais un groupe, ou t'es venu en solo ? »

Dazh _ Hein. ? 
Loriss_ Mec.. T'as un groupe ou pas ? 
Dazh _ Ah euh ouai. Mais ils se sont réveiller, il y a un moment déjà.. 
Loriss _ Et toi, c'est prévu pour quand ? Non, Parce que si tu en a marre de la vie, tu peux rester plus longtemps hein.. On te remet dans la cage, on te livre gentiment avec le courrier, et on s'en va ! 
Dazh _ Tu te fous de moi ? 
Loriss _ Ce serait assez mon genre ouai'.
Dazh _ ...
Loriss _...


Dazh _Salamander, tu lui explique un peu..
Salamander _Non'.
Dazh _Pour changer hein.. 
Salamander _Bah, on s'en fous, on avance !

Le jeune Dalreight se dirigea en direction du groupe de guerrier, qui se remettait plutôt bien de leur blessures. Bien que de nombreux guerriers avait péri, l'ensemble des otages avait été sauvé.

Loriss _Tu rigoles ou quoi ?
Dazh _ De quoi je rigole..
Loriss _ « L'ensemble des otages avait été sauvé », il y en a bien une vingtaine qui ont été emmené ! Et il y avait un autre voyageur aussi.. 
Dazh _Sans blague... Bon, c'est quoi ton prénom ?
Loriss _ Loriss
Dazh _ Sérieux, tu t'appelles Loris ?
Loriss_ « Loriss » putain'
Dazh _Si tu veux.. Cependant, c'est pas dans mes cordes. Les mecs qui sont ici vont rentré et je vais rien pouvoir faire tout seul.

Tout le monde resta un instant figé dans un silence presque complet, à songer a ce qui attendait les otages qui n'avait pas été délivré. La caravane d'homme-serpent était trop loin à présent pour tenter quelque chose.

Dazh _ Hey Loris, pourquoi ils t'ont capturé ?
Loriss _ J'en sais rien moi.. Pour jouer a la dînette ?
Dazh _ Mais, ils sont trop con.. Ils se doute bien que les voyageurs se réveille, et on en parle plus !
Loriss _ Ouai c'est peut-être ça le problème. On est venu chercher un gars, qui a disparu.
Salamander _Il a disparu ici ?
Loriss _ Ouai, mais on sait qu'il n'est pas mort. Un mec de mon groupe à un objet qui permet de savoir où se trouve les gens. Et la boussole indique cette zone. Un truc doit l'empêcher de revenir.
Salamander _ De toute évidence, tu as été efficace..
_ Va te fair..
Dazh _ Bref, comme je te le disais, je peux pas faire beaucoup plus que toi. Et j'ai un autre objectif pour cette nuit...


Dazh et Salamander observèrent les préparatifs de départ des guerriers et des prisonniers vers un endroit plus sur. Nul doute que c'était la meilleur chose à faire à présent. Les préparatifs furent bref et tous résolurent avant de s'enfoncer a nouveau dans la jungle, d'enterrer les corps gisant sur le sol. Ses hommes-belettes s'avérait également très efficace à creuser le sol, et très rapidement, ils achevèrent leur besogne. Eldrig et les autres, sans un regard en arrière, disparurent a travers les arbres.


A présent seul, Da..


Loriss _ Comment ça, « seul » ?
Dazh _ Hein, t'es sérieux ? Comment tu fais ça ?
Loriss _ Ahah ! C'est moi pouvoir !
Dazh _ Pratique pour se battre.
Loriss _ Te fous pas de ma gueule, c'est vraiment génial ! Essaie de me frapper !


D'abord interdit, Dazh entreprit de l'attraper au niveau de son épaule gauche, mais Loriss évita facilement le geste. Aussitôt, et plus vif cette fois, l'invocateur frappa le jeune homme du genou, au niveau du bas-ventre et encore une fois, Loriss évita l'assaut. Un peu énervé, Dazh essaya cette fois une attaque combiné du pied droit et de ses deux poings, et encore une fois, son adversaire s'échappa avec une facilité déconcertante.

Dazh _ C'est quoi, exactement.. ton pouvoir ?
Loriss _ C'est facile, je lis dans tes pensées ! Impossible de me faire avoir.. !


Au même moment, le visage de Loris s'empourpra violemment, et ce dernier, soudainement dyspnéique, s’effondra sur le sol. Salamander, venait de le mordre au molet. Rien de très sérieux, mais de toute évidence, assez efficace.


Dazh _ Et euh.. Ils t'ont capturé comment du coup ?
Loriss _ Jlipadndesanmx..
Dazh _ Je n'ai pas entendu ? 
Loriss _ Je lis pas dans les pensées des animaux..
Dazh _ Ah. Oui. On dirait.



A présent seul, mais pas tout à fait, Dazh se tourna en direction de l'Est. Il s'agissait de la direction prise par les homme-serpents en fuite. Il faisait trop noir pour espérer y repérer quelques choses, et de toute façon, le jeune Dalreight était bien incapable de chasser. Mais l'idée d'apprendre était tout à coup très intéressante. Heureusement, Salamander était bien plus doué. Le reptile depuis sa récente transformation, était capable d'évoluer plus facilement dans son propre environnement. Il ne faisais plus aussi sombre lorsque l'on était un serpent, et puis bien que ses congénères soit des êtres à sang froid, il parvenait aisément a repérer la présence des dangers sur la route.


Dazh et Loriss progressèrent un moment comme ça. S'il était possible, on aurait dit que l'endroit devenait plus sombre encore que le reste de la jungle. La végétation était de nouveau très présente, et le fait qu'il n'existait pas de sentier a cet endroit ralentissait considérable leur progression. Pire encore, le nombre de plantes venimeuses et de prédateurs dissimulés semblait bien plus important à mesure que le temps passait et à force de progresser de plus en plus loin dans les ténèbres. A plusieurs reprise, il fallu s'arrêter, se cacher, contourner et parfois courir.


Salamander _ Si l'on considère qu'il existe trois zones dans cette jungle, a savoir la Périphérie de la jungle, la Jungle, et le Cœur de la jungle, nous venons de traverser la dernière frontière. Nous voilà au Cœur de la jungle.
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Mer 26 Fév 2014 - 19:42
Quand on est assis bien au chad dans son fauteil, alors on est paradoxalement dans la position que prennent les gens qui aiment bien refaire le monde. C’est toujours dans ce genre de cas là que l’on peut réfléchir tranquillement à des tas de trucs qui ne sont pas en train de nous arriver véritablement, c’est toujours plus facile comme ça, même s’il y a des incohérences avec le test dans la réalité véritable. Par exemple, Clem, dans son fauteil, aurait été le premier à accepter la maxime qui dit comme quoi une situation merdique pouvait toujours dégénérer, même quand on était au fond de la fosse à purin. Parce que l’on ne prenait jamais en compte tous les facteurs emmerdants d’une situation. Au cinéma, ils aimaient bien faire pleuvoir de ‘urine de nuage sur la tronche du personnage qui pense toujours que rien ne pourrait dégénérer plus encore. Plein de tendresse pour leur naiveté touchante, l’agoraphobe comprenait aujourd’hui leur sentiment : en fait, quand on est soi-même au fond du trou, on pense vraiment (ou un espère, on croit de toutes ses forces) que c’est bon, qu’on y est et que rien ne va plus dégénérer que ça. Quand le soleil cuisait à grand feu le royaume et quand l’agoraphobe estimait la température à environ trois mille putain de degrées à l’ombre, Clem aurait bouffé son bras pour que l’astre se couche (et il aurait aussi bouffé son deuxième afin de se défaire de ses liens, tant qu’on y était). Seulement maintenant que la nuit était tombée, le voyageur remarquait avec une ironie acide que c’était encore pire qu’avant. L’atmophère de la jungle était telle que si la température avait descendu, ce n’était pas une sensation perceptible pour quelqu’un qui avait trois couches de sueurs sur le corps (attend un peu que ça gèle et tu pleureras quand tu auras ton armure de glace). Le manque de visiblité lui promit également de belles gamelles qu’il ne sut éviter. Clem imaginait que quand on était une race civilisée qui vivait au beau milieu d’une jungle hostile, on avait juste la flemme de s’occuper des routes.

Clem était crevé et exténué, deux mêmes mots pour une sensation double poids. Il avait depuis longtemps usé du second souffle du marathonien et l’attaque des indigènes sur le camp avait juste pompé son adrénaline sans le reposer. Son corps réclamait maintenant des chèques qu’il ne pouvait plus encaisser. Le gigantesque lézard de trait qui le tirait eut un sursaut et Clem eut le plaisir de voir le sol venir à sa rencontre. Façon poétique de dire qu’il venait de se manger de la pierre disloquée. Seulement cette fois, il ne se releva pas. Il avait eut plus que son content. Le voyageur sentit une main écailleuse s’aggriper à son épaule et le forcer à se relever. Le problème de Clem étant que quand il était à la fois crevé et exténué, il réagissait à l’instinct. L’adrénaline jaillit une fois de plus dans ses veines. Son corps lui faisait visiblement toujours assez confiance pour lui faire un acompte. Quand il fut à moitié debout, l’agoraphobe arma sa nuque et remonta la tête d’un seul coup. Le contact avec une machoire inférieure et le cri de douleur qu’il entendit fut la meilleure sensation qu’il ressenti cette nuit. Il fit partir ensuite un coude dans la même direction, puis un pied et le bruit d’un corps s’écrouler sur le sol comme une poupée de chiffon fut le seconde meilleur moment.

Puis, le colosse qui avait défendu son statut de prisonner pendant l’attaque des rongeurs s’approcha de lui, eut un geste vif et la tête de Clem explosa en mille et une couleurs qui s’abbatit sur lui. Toutefois quand son crâne heurta le sol, il eut droit au noir complet.

Quand Clem se réveilla, l’une des premières choses qu’il remarqua était que le convoi était vraisemblablement arrivé à sa destination et qu’il avait été jeté dans un cachot moisi. S’il avait su qu’il avait fait tout ce chemin pour arriver là, il n’aurait jamais fait le déplacement. En même temps personne ne lui avait demandé s’il était d’accord quand il avait été capturé.

_______________

Les torches brûlaient haut dans le ciel ; en même temps c’était toujours comme ça quand on avait pas d’électricité : on s’arrangeait pour faire de sacrées torches qui cramaient bien. Ces dernières éclairaient d’ailleurs toute la cité des hommes-lézards. Surtout que cette nuit, c’était la fête apparamment. Décapitage de prisonniers avec du pot. Le moment idéal pour dealer avec Khensis. Le gaillard était néanmoins dangereux, il allait falloir soigner son entrée, user de mot doux, être aimable, gentil...

NON

Rien ne valait mieux que d’être soi même. Décontracté, presque fantôche ; un peu blagueur, il allait peut-être tuer un lézard ou deux en se présentant, tient.

Bon, c’était pas tout mais... où était Clem ? Il était temps de devenir la plus belle chose que ce voyageur n’ait jamais vu de toute sa vie. Surtout qu’il devait bien flipper en ce moment même.

_______________

Cela faisait longtemps que Clem n’avait pas séjourné dans un pur cachot comme on n’en faisait plus. Celui des Chevaliers de la Table Pentagonale était pas trop mal, mais il était un peu vide. Avec celui du Royaume Ophidien, pas de problème, il y avait juste assez de gémissement pour empêcher Clem de penser à autre chose qu’à des conneries. Le crâne en morceau n’arrangeait certainement rien. Les gardes passaient leur temps à faire des allez-retours. Ils venaient à trois et repartaient à quatre. L’invité était toujours un prisonnier. Ce dernier gueulait quasiment à chaque fois, des hurlements à glacer le sang de ceux qui attendaient. Clem ne se faisait pas trop d’illusion sur leur sort. Les prisonniers de guerre, on s’en faisait quand on avait la bouffe pour les entretenir. Dans un univers aussi dur que la jungle, l’agoraphobe imaginait plutôt que c’était les prisonniers qui servaient de manger.

Quand ce fut le tour de Clem de monter à la surface, il remarqua que c’était son colosse préféré qui était venu le chercher. On accordait des privilèges aux voyageurs ici, vraisemblablement. Le privilège de ne pas s’enfuir, par exemple. Clem se promit de ne pas hurler à mort quand on irait le chercher. Pas pour rester digne jusqu’au bout, mais parce qu’il aurait besoin de toute son energie pour s’en sortir. Il faudrait que l’agoraphobe soit décédé pour qu’il se décide à abandonner la partie. Jamais il ne lâcherait le coup. Quand ses géoliers arrivèrent pour l’escorter hors de ce cellule, l’agoraphobe se prépara à les recevoir.

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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Ven 4 Sep 2015 - 14:37


Le Soulèvement
des Hommes-serpents

Cthis Thor



Dissimuler dans la fange, les deux voyageurs observaient depuis le marais nauséabond, la ville qui s’étendait en contrebas. D’après les informations que détenait Loriss, cette ville portait autrefois le nom de Cthis Thor et même au sein de Dreamland, on y avait vénéré des dieux. Au premier coup d’œil, on comprenait que la ville avait abrité bon nombre de temple. La plus-part des bâtisses étaient faîtes de pierre et beaucoup n’étaient plus que des ruines, mais toutes existaient en parfaite harmonie avec la jungle.

Salamander_ Les ruines sont pour la plus-part désertées. L’essentiel de la ville s’étend sous la jungle. C’est là que l’on trouvera Khensis.
Loriss_ J’imagine que trouvera bien où sont emmener les prisonniers. Ce serait pas mal de mettre la main sur un trésor !
Dazh_ Ouai, il s’agit de ne pas tomber sur un lieutenant, ou un truc dans le genre.
Loriss_ Je les entendrai venir, personne ne contrôle parfaitement ses pensées.
Dazh_ Concentres toi sur les pensées des prisonniers, tu peux faire ça ?
Loriss_ C’est plus facile à dire qu’à faire, mais c’est largement envisageable. Les pensées humaines m’apparaissent plus clairement.
Salamander_ Pour peu qu’ils soient encore en vie, je n’en doute pas.
Dazh_ Si tu lis dans mes pensées, tu peux communiquer à distance ?
Loriss_ Je.. Je n’y avait pas réfléchis..
Salamander_ T’es nul à chiiiiiiiiiiiier !
Dazh_ Bon on pourrait se séparer à ce moment-là. Je vais fouiller les ruines et tu restes là, à chercher où sont les prisonniers. Ce serait con que l’on se fasse choper à deux.
Loriss_ Ca me convient très bien !


C’est alors que le plus discrètement possible, l’invocateur dévala la pente boueuse, jusqu’à pénétrer l’enceinte de la ville. Couvert de terre et de sueur, Dazh avait par-dessus le marché, les vêtements humides. Progresser dans ses conditions, avec une chaleur telle que même la nuit ne parvenait à rafraichir la jungle, était un vrai calvaire. Cependant, arpenter des rues pavées procurait un certain réconfort après un long moment à parcourir un chemin très accidenté.

A mesure qu’il arpentait les rues, le jeune Dalreight se rendit compte que les temples bénéficiaient d’autel sur lesquels, de toute évidence, l’on sacrifiait des êtres vivants. Ces temples n’étaient plus en activités depuis un moment déjà, mais sur les marches subsistaient encore quelques centimètres
d’épaisseur de sang séché.
Même pour Dazh, habitué à voir du sang, ce genre de spectacle était écœurant.


*Loriss_ Hey, 007 ? J’entends pas mal de voix sous ta position. Change de secteur mon vieux !*
*Dans quelle direction ?*
*Vers l’espèce de grande tour en face de toi, c’est plutôt calme*


Salamander_ Il existe certainement un passage vers le sanctuaire dans chacune de ces ruines.
Dazh_ Ce sera la tour alors. Ca me paraît sympa.


La tour devait être haute d’environs vingt mètres, et contrairement aux autres bâtiments, cette dernière n’était pas pourvu de décoration, et avait un style bien à elle. Il n’existait à l’extérieur comme à l’intérieur, nul indice quant à sa fonction jadis. Cependant, il y régnait comme un silence absolu. A vrai dire, il s’agissait d’un silence tout ce qu’il y a de plus normal. Mais nul serpent ne résidait ici. Dazh se rendit compte alors que depuis qu’il avait mis les pieds dans cette jungle, ce son sourd l’accompagnait. Celui de millier de serpent à l’affut dans l’ombre…

Comme il s’y était attendu, un trou impressionnant perforait le sol de dalle en pierre pour pénétrer le sous-sol, où la chaleur y était plus importante encore, pour peu que ce soit possible. Il existait même une échelle pour rejoindre le niveau inférieur. Profitant du silence, le jeune invocateur fit un rare effort pour être complètement silencieux et regagner le seul sec du sanctuaire.

Malgré les ténèbres, il devina sans trop de difficulté un couloir étroit, long de quelques mètres tout juste, donnant sur une porte en bois. Sur cette dernière se trouvait une inscription, mais il était impossible de la lire, et au toucher, il n’était pas non plus possible de la comprendre.

Salamander_ Baisses-toi !!

Soudainement, la porte vola en éclat, et le tunnel manqua s’effondrer sur l'invocateur.
La poussière se dissipa, et un brin de lumière pénétra l'endroit. L'écriteau autrefois sur la porte s'écroula a son tour et vint frapper Dazh au crâne. Sur ce dernier, était écrit un mot; Salmissra.


Loris_*Hey 007?! Il se passe quoi? C'est la panique chez toi !"
Salamander_ Trace ta race Dazh ! Bouuuge!


Dazh_Oh putain, oh putain.

Sans attendre, Dazh se leva et piqua un sprint dans le tunnel. Il se cogna une fois, puis deux, puis trois, et trébucha sur un débris.*Hey Dazh, tu branles quoi?! Tu cours là?* Le jeune homme se releva, quand une autre détonation survint au-dessus de sa tête, parvenant presque a l'enterrer vivant. En un instant, il grimpa en haut de l'échelle et Salamander fit de même. * Daaaaaazh, répoooonds!!* Une fois dans la tour, Dazh reprit sa course quan *Daa..**Putaiin, Loriss arrête de gueuler dans ma tête!! J'ai pas le temps là !!*
Tout à coup, les dalles en pierre de la tour, de même que celle dans la rue, s’effondrèrent pour tomber lourdement dans le sanctuaire. Malgré ses réflexes, le jeune Dalreight chuta lourdement dans le sous-sol, tandis que Salamander parvint à s'esquiver.

Dazh se releva tant bien que mal, soudainement un peu étourdit, quand enfin, son adversaire apparu. La dîtes Salmissra était une jeune femme d'une beauté rare. Au milieu des ruines, elle semblait petite et fragile. Elle avait les cheveux, noir de jais, qui tombaient jusqu'à la taille. Elle marchait avec grâce et une agilité certaine. Ses courbes séduisante et les seins plein, le jeune homme doutait d'avoir jamais observée une créature aussi ravissante. Cependant, il se dégageait d'elle, une inquiétante aura obscure, lourde et puissante...

Dazh_ Bon alors. Tu es un lieutenant, ou "un truc dans le genre"?

--- --- --- ---

Alors qu'elle s'approchait, Dazh observait son visage. Il pouvait sans mal, y lire de la colère. Il lui fallait s'enfuir au plus vite, mais le courroux de son adversaire rappelait celui d'une mère vis à vis de son enfant qui avait fait une bêtise. De plus, les attaques de cette dernière ne semblait pas le viser directement. Es ce qu'elle avait pour mission de capturer les intrus? Avait-elle été seulement déranger?

C'est alors que des flammes jaillirent d'une vieille maison, à l'autre bout de la rue. Bon nombre de serpents s'enfuirent alors dans la direction de Dazh et Salmissra. Certains étaient ridiculement petits et d'autres avaient la taille d'un bélier. Sans plus de cérémonie, plusieurs d'entre eux se laissaient tomber dans le trou béant de la route. L'espace d'un instant, la chaos régna autours des deux protagonistes. Quand la femme-serpent reporta son attention sur sa cible, ce dernier avait disparu.

La diversion de Salamander était parfaite. Le jeune Dalreight en avait profité pour s’enfuir comme l'avait fait Ulysse de la grotte de Polyphème. Un vieux stratagème qui avait fait ses preuves. Cependant, le voyageur doutait d'échapper longtemps à la créature. Il avait même douter de sa volonté a vouloir s'échapper. Ce n'est qu'une fois hors de portée de son ennemie qu'il sembla se réveiller et reprendre pleinement possession de ses moyens. Toujours accroché à un serpent gigantesque, Dazh progressait a vive allure dans la ville. Sa monture tourna à l'angle d'une grande bâtisse et s'enfonça soudainement dans les ténèbres. L'invocateur lâcha prise et tomba lourdement sur un sol meuble. En se redressant, il constata que la galerie dans laquelle il se trouvait n'était guère très haute. Après quelques seconde dans le noir, il s'habitua a la pénombre et perçut plusieurs direction à prendre. L'une d'elle cependant  dégageait une brève lueur orangée.

Intrigué, le jeune Dalreight s'approcha. Salamander le rattraperai très vite, alors il pouvait parfaitement continuer l'exploration. Quelques messages de Loriss lui permirent de s'orienter, un coup à droite, un coup à gauche afin d'éviter des entités plus importante qui semblait garder l'endroit. C'est alors que le télépathe devina enfin la position des prisonniers. Ces derniers avaient une façon de pensée si différente que Loriss se demandait comment il n'avait put les trouver plus-tôt. Alors, sous son commandement, l'invocateur tourna a gauche avant de continuer tout droit jusqu'à une large porte en bois. Il saisit la poignée et ouvrit machinalement la porte malgré l'avertissement de Loriss qui vint précisément au même moment.

Face à lui, un garde impressionnant. Pourvue d'une hallebarde et d'un corps digne d'un bodybuilder. Sans plus attendre, l'invocateur asséna un violent de coup de pied a la poitrine de l'individu. Celui-ci partie violemment en arrière et se cogna contre les barreaux. Malheureusement, il eut le réflexe de saisir la jambe de l'invocateur qu'il envoya en l'air avec aisance. Dazh avec l'espoir que les prisoniers se serait saisit de lui afin de le bastonner a loisir, mais la cellule était vide..


"Sans déconner.."

Dazh se releva tant bien que mal, et a nouveau il asséna un coup de pied, dans un style acrobatique différemment et savamment étudier, pour surprendre le gardien. Le but étant de l’emmener a se heurter aux autres cellules...
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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Mar 17 Nov 2015 - 23:28
Ce n’était pas une cellule individuelle, loin s’en faut. Plutôt un grand salon qu’on aurait coupé en deux par des barreaux et où on aurait entassé des prisonniers dans un côté. Il faisait sombre et Clem n’avait pas forcément envie de les compter mais il devait bien y avoir une dizaine de camarades de cellules avec lui. Il y avait des rongeurs humanoïdes et deux ou trois rêveurs terrifiés qui cauchemardaient dans leur coin.

L’agoraphobe se sentait apathique : il était épuisé par la marche forcée qu’il avait dû faire et une partie de lui était ravie qu’il soit finalement échoué dans une cellule où il pouvait se reposer assis le dos contre un mur.

Bien évidemment, une autre partie de lui était assez paniqué à l’idée d’être prisonnière dans une cité ressemblant à une civilisation maya avec certainement des autels à sacrifices en haut des marches du temple en guise de point commun. Il avait trop pris sur la gueule sans se réveiller sur la route pour faire croire à ses geôliers qu’il n’était qu’un simple rêveur. Il ne savait pas comment le Royaume Ophidien traitait les voyageurs inconnus qui se retrouvaient chez lui par hasard (ce qui était stricto sensu la situation de Clem, qui n’avait strictement rien demandé) mais son imagination morbide lui soufflait que ça incluait des prêtres, des couteaux barbelés et des cérémonies sacrificielles.

L’agoraphobe pouvait aussi attendre de se réveiller, avec la détermination de ne pas jamais revenir dans ce royaume mais il y avait des chances que ses geôliers allaient s’occuper de son cas rapidement afin d’éviter ce cas de figure. Clem zieuta en coin l’armoire à glace qui trônait au milieu de la salle, surveillant toutes les cellules des alentours. Un rapide coup d’œil indiqua à Clem qu’il était dans la plus grande et la plus fournie en prisonnier. Il grinça des dents : s’il n’y avait eu que les barreaux pour l’empêcher de partir il aurait pu s’échapper sans aucun souci grâce à son pouvoir. En l’état, il était suffisamment fatigué et mal en point pour se faire écharper en mano à mano par un obèse asthmatique. Il ferma les yeux et compta les moutons.

Au bout de deux centaines d’ovidés et de quelques fermiers furibards, un bruit reconnaissable entre tous se fit entendre, celui de deux personnes qui se battaient. Clem ouvrit les yeux et fut debout avant même qu’il ne comprit réellement ce qui se passait. L’agoraphobe se considérait comme une personne réfléchissant avant d’agir et qui n’était généralement pas mauvais à ce premier exercice mais il se sentait toujours un peu vexé quand il constatait que c’était souvent son corps qui avait le premier mot. Il se consolait en se disant que ce « souvent » désignait les situations d’urgences et où donc le corps savait mieux que l’esprit quand à ce qu’il fallait faire dans ces cas là.

Pour autant, faute de chose à faire à son corps, ce fut le cerveau de Clem qui prit le relais très vite et qui analysa la situation : son monolithe de gardien de prison avait à faire face à un voyageur qui lui tournait plus autour que tenter de lui mettre sa raclée au corps à corps. Ce que Clem comprenait parfaitement car lui non plus n’aurait pas joué des muscles devant le lézard body-buildé.

Très vite, la stratégie du voyageur fut comprise par l’agoraphobe. Son sauveur tentait apparemment d’envoyer son adversaire dos à une cellule afin de laisser la multitude des prisonniers s’occuper de son compte. Clem voyait bien la masse de muscle se dépêtrer quand même de cette situation mais la technique restait jouable.

S’approchant des barreaux, Clem tenta de faire signe au voyageur, afin qu’il tente plutôt d’envoyer le lézard en direction de sa cellule. Avec la luminosité sombre du lieu –ne jamais éclairer ses cachots, ce n’est pas drôle sinon- et le combat il doutait d’avoir été vu mais au bout d’un moment le voyageur parvint tout de même à diriger le lézard vers lui. Clem était prêt et agit rapidement : au moment où le lézard approcha l’agoraphobe activa son pouvoir et agrandit l’espace entre deux barreaux. Il en profita pour sortir juste après l’arrivée du maton dans la cellule. Quand Clem annula son wormhole, il avait grosso modo échangé sa place avec le garde : lui était dehors, et l’autre était en cellule. Il était d’ailleurs déjà bichonné par ses camarades de chambre.

« Bonsoir, fit l’agoraphobe à son vis à vis, une migraine le frappa deux secondes et il se tint la tête en un petit tournis avant de poursuivre, « Merci beaucoup pour ton… intervention, au fait. Il tourna la tête et regarda les prisonniers qui avaient fini de mettre sa misère à l’homme-lézard et qui commençaient à fouiller sa ceinture, l’agoraphobe les désigna du pouce :

« Tu voulais les clés ? »

__________

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MessageSujet: Re: Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien] Aujourd'hui à 21:27
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Le soulèvement des Hommes-Serpents [Dans le Royaume Ophidien]

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