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Welcome to Luxuria (ou presque)

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Megan Cole
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Megan Cole
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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyMar 15 Jan 2013 - 22:44


Elle ne comprenait pas tout. Ce rêve était pour le moins étrange... Elle qui était pourtant si sérieuse, si calme, voilà qu'elle se retrouvait à faire un tel rêve! Tout ça car un mec de son école lui avait fait un compliment. Oui, juste ça. Elle en avait été perturbé toute la journée et sa nuit semblait tout aussi étrange. La jeune femme était en fac, concentrée uniquement sur ses études. Le sexe, l'alcool, la drogue, l'amour, avaient été relégué au second plan pour son avenir professionnel. Et ouais, il existait vraiment des gens comme ça à vingt ans passés. D'un naturel timide et réservée, elle n'avait pas eu grand mal à faire la part des choses. On l'avait déjà complimenté et à chaque fois, c'était une épreuve pour elle. Mais là, c'était pire... Le jeune homme était charmant, gentil et il l'aidait parfois en cours. Mais de là à ce qu'il lui fasse des avances: il y avait un monde!

Reste que là, son bel étudiant était passé lui aussi au second plan. Elle s'inquiétait de ce charmant brun: qui quelques minutes plus tôt, était une jolie brune. La blonde ne comprenait pas tout, il lui semblait aussi avoir été frappé, mais l'instant suivant, elle était sur ses pieds: en parfait état. C'était un rêve après tout. Mais ce jeune homme était troublant et touchant. Son regard posé sur elle était perturbant, attisant en elle des choses qu'elle ne connaissait pas. Ce rêve étrange et pervers commençait à la faire changer d'avis: elle commençait à se dire qu'être regardé ainsi, être désiré, c'était plaisant. Elle se baissa vers le jeune homme qui se tenait la tête, le serrant contre elle pour le rassurer. Elle ignorait pourquoi, mais elle voulait être proche de lui et l'aider.

C'est alors qu'une rousse très jolie et avec un haut déchiré, laissant voir sa poitrine, s'interposa et la repoussa. La jeune femme recula sans un mot: gênée de s'être mise vers le petit ami de cette fille. Les deux parlèrent un peu et le brun tenta de reprendre ses esprits: que lui arrivait-il? L'envie de le serrer dans ses bras revint alors en courant mais elle n'osa pas bouger... La rousse accrocha son soutient-gorge pour cacher son corps et un blond intervint à son tour. La rêveuse tentait de comprendre: d'abord, il y avait eu une brune, ensuite, un roux et une blonde... Pourquoi avaient-ils changé de sexe? Ce rêve était vraiment bizarre. Elle recula encore, préférant rester à l'écart, suivant des yeux la scène. Fixant son bel étalon qui l'avait regardé avec une telle intensité...

Megan avait écouté les mots de Nodox, s'en parvenir à quitter sa poitrine des yeux. Le câlin était doux, délicat et surtout très agréable. Son pantalon lui parut également plus serré et il comprit qu'il était grand temps de changer de froc car c'était invivable ainsi. Son regard croisa celui du blond, des éclairs jaillissaient de ses yeux et Megan comprit qu'il y avait là une pointe de jalousie. C'est vrais que Nodox avait demandé à Meg' de le protéger de Lithium et vue que là, c'était son autre personnalité: tout pouvait déraper d'un instant à l'autre. Le blond retourna la rousse et lui saisit les agrafes de son soutif. Merde! Il n'allait quand même pas... Pas devant lui! Dire qu'il commençait à retrouver ses esprits et que Lith allait mettre la poitrine de Dox sous ses yeux! Non!!!!

Mais Lith' décrocha pour accrocher correctement le sous vêtement. En profitant pour passer ses mains sur ses hanches et lui souffler des mots à l'oreille ainsi qu'un baisé dans la nuque. Entrainant ce nouveau Lithium. Un peu trop peut-être non? Megan était debout et se cambra un peu en avant: bordel ça pouvait pas devenir mou? C'était atroce de marcher avec un engin pareil surtout en pleine activité! Sans attendre, Lith décida de bouger d'endroit et commença à partir vers une porte. Megan hésita: marcher serait-il possible? Persuadé que ça allait lui faire super mal et que c'était pas pratique, il s'avança lentement. Il soupira et avança un peu plus vite: c'était moins terrible que prévu...

Elle continuait de les épier. Le brun partait avec les deux autres, l'abandonnant donc au milieu d'une orgie sans non dont elle ne voulait pas participer. Elle ne voulait que lui et trouverait un moyen pour y parvenir... Mais comment? Ils étaient trois et elle était toute seule. Notre petite rêveuse attrapa un haut qui trainait dans un coin: un vêtement très gothique, elle n'aimait pas spécialement, mais ça ferait l'affaire. Elle l'enfila et se sentit très vite à l'étroit, son imposante poitrine prenait de la place ou en tout cas plus de place que celle de l'ancienne propriétaire du haut. Elle traversa la salle, prit une porte et courut dans un couloir. Elle devait suivre ce trio et voir ce qu'ils allaient faire! Elle comptait bien attendre le moment où le brun serait seul et c'était sur que cela arriverait! Les deux autres iraient surement faire un truc, copuler peut-être et là, le jeune homme serait à elle! Elle ralentit le pas, réalisant ce qu'elle était en train de manigancer et elle commença à prendre peur. Pourquoi penser ça? Son rythme cardiaque s'amplifia alors qu'elle se trouvait ridicule, elle se trouvait vulgaire et dégoutante de penser à de telles choses. Elle ouvrit une autre porte, arrivant hors du bâtiment et s'arrêta. Cherchant à savoir ce qu'elle devait faire. C'était un rêve: chercher à connaitre le brun ne l'aiderait pas à trouver le véritable amour, ceci ne durerait qu'une nuit et une nuit qui n'était pas réel. Elle pouvait donc en profiter? Certes, mais que penserait-elle après d'elle même en faisant ça? Enfin, ce n'était qu'un rêve, il ni avait aucun mal à... Elle se sentit rosir un peu.

Megan était aux talons de Lithium et il remarqua alors qu'un mec totalement nu se dirigeait un peu trop vite vers eux. Il comprit que le rêveur en avait après Nodox. Prenant alors son rôle de protecteur au sérieux, Meg' lui colla un bon coup de canne pour le coller au sol. Il se pencha alors sur le rêveur et lui fit un sourire.

"Dis moi, tu avais un pantalon en arrivant ici non? Le rêveur fit signe de la tête que oui. Et bien... Vas me le chercher ou je te tue!"

Sans attendre, le jeune nudiste partit en courant pour revenir quelques secondes après avec un pantalon en jean et un caleçon à fleurs... Mon dieu... L'algophobe soupira et tourna la tête pour voir les gens autour de lui. Bah! Ils couchaient tous ensemble. Rien à foutre donc d'enlever son froc et d'en changer! Il déboutonna alors son pantalon trop serré et soupira...

Elle s'était déplacée, décidée finalement à voir si elle pourrait approcher le jeune homme. Elle ignorait ce qu'elle ferait ensuite, surement deviendrait-elle toute rouge sans savoir quoi dire ou faire, même si c'était son rêve... Elle ouvrit doucement l'autre porte pour jeter un regard. Ses joues s'enflammèrent alors et sa gorge se sécha d'un coup. Le blond avançait dans le couloir, mais derrière, le brun venait de retirer son pantalon, il portait en dessous un string!! Drôle de fantasme qu'elle avait à rêver d'un truc pareil pensa-t-elle alors... Mais elle avala alors difficilement sa salive, son regard posé sur l'anatomie du garçon. Un membre raide se dressait vaillamment et elle sentit qu'elle allait défaillir. Jamais elle n'avait regardé un porno, jamais elle n'avait vue une telle chose et pourtant, elle réussissait à rêver de ça... Elle vit alors les jolies fesses de l'homme et se surprit à trouver son petit cul mignon. Malheureusement, l'homme enfila un caleçon à fleurs et remit un pantalon nettement plus viril. Un jean trop large et déchiré ici et là. Mais ça lui allait à ravir! Elle contempla son torse musclé et rêva un instant pouvoir s'y blottir. Oui, lui faire simplement un câlin, sentir le contact de sa peau, c'était amplement suffisant...

La porte s'ouvrit alors en grand, percutant le front de la jeune femme qui poussa un hurlement strident et tomba sur son postérieur. Surprise, elle vit le blond devant elle. S'empourprant alors, elle s'excusa comme elle pouvait d'être dans le passage, mais son regard la trahit alors que le brun rejoignait son compagnon. La rousse derrière lui suivait également... Le regard du blond lui fit peur, elle s'imagina alors vivre les pires sévices et elle voulu partir en courant. Elle avait peur, peur d'une relation sexuelle, peur d'être violée. Peut-être que le problème venait de là, peut-être qu'elle se consacrait à ses études uniquement car elle avait peur du sexe, peur des hommes. Elle se releva d'un bond et partit en courant pour se cacher derrière une statut d'une femme. De là, elle pouvait suivre la scène. La voix des trois personnes lui parvenaient.

"C'était pas la fille de tout à l'heure? Elle avait mon haut en plus? Enfin... J'ai un pantalon, ça va nettement mieux! On cherche pourquoi on a changé de sexe? J'espère qu'une fois réveillée je serai de nouveau moi même... J'avoue que c'est un peu amusant, mais trop perturbant... Et l'idée que ce soit définitif me révulse."

La voix de ce garçon était pour elle une douce mélodie à ses oreilles. Pourquoi lui faisait-il autant d'effet? Tombait-elle amoureuse? En même temps, on avait souvent regardé sa poitrine, mais jamais aucun homme n'avait plongé son regard comme ça dans le sien. Ce rêve était trop excitant, trop intéressant! Elle ne voulait pas se réveiller, elle ne voulait pas se dire que tout ceci n'était que le fruit de son imagination. C'est alors qu'elle vit le brun jeter un regard à une femme, une brune totalement nue. Son regard était quelque peu lubrique, c'était un homme après tout... Mais cela l'a rendait jalouse, irritée. Elle le vit passer sa main à son entrejambe pour remettre, probablement son attirail en place. Elle se sentit rougir en pensant à ce qu'elle avait vue. Secouant alors la tête pour chasser cette image obscène de son esprit. Le brun s'approcha alors un peu du blond... La jeune femme se retint de respirer: craignant de voir que son beau prince soit en fait homosexuel.

"Lith? Enfin... J'connais pas ton nom à toi... Je comprend que tu veuilles tester ton nouveau corps. Je suis aussi du même avis. Mais... Pense quand même à Lithium, je crois pas qu'elle voudrait apprendre que tu as violé Nodox... Et tu risquerais surtout d'être foudroyé... Tourne ça comme un jeu si tu veux. Moi, faut que je trouve quelqu'un. Enfin d'abord: on trouve pourquoi on est comme ça. Il se tourna alors vers la rousse qui arrivait enfin vers eux. Dox... On cherche de quel coté? Lithium semble calmé... Enfin pour l'instant, donc tu risques plus rien."

Megan fit alors un sourire, s'efforçant de ne pas regarder la poitrine de la rousse. Il remarqua que c'était plus facile à dire que à faire. Songeant alors à son entrejambe, il avait été agréablement surprit par son corps, jusque là, il ne l'avait vue que à travers un pantalon trop serré. Megan pouvait se sentir satisfait: ses seins avaient disparut, mais le remplacement ne laissait pas à désirer. Mais il repensa rapidement à la jolie blonde et son cœur s'accéléra. Rah bordel elle avait des obus de rêves et des yeux à rendre chèvre! Un coup il pensait comme une fille et l'instant suivant, il se découvrait des pulsions d'homme en rûte. Il se doutait que l'autre Lith' chercherait par tous les moyens à jouer avec une femme, voir plusieurs. Donc, il comptait en faire autant, c'était ainsi que l'idée était née en lui: Nodox homme semblait bien aimé Lithium et Nodox femme semblait toujours avoir la tête sur les épaules. Peut-être qu'elle enfin il, acceptera de réaliser les fantasmes du blond... Lui, il devait trouver un truc pour s’éclipser un peu et retrouver la blonde. Mais pas juste pour une histoire de sexe! Non, il était persuadé qu'elle avait vue la scène et qu'elle pourrait expliquer, peut-être, ce qui lui était arrivé. Sinon tant pis, au moins, il ne l'aurait pas cherché pour rien... Un frisson lui traversa le dos, un élan de dégout. Son coté femme revint alors, un peu. Elle trouvait étrange de fantasmer sur une femme... Mais cette sensation s'effaça aussi vite qu'elle était apparut. La nuit promettait encore d'être longue et bordélique... Il avança alors seul pour se diriger vers le bar où tout avait commencé afin de chercher des indices, disant à Lithium et Nodox qu'il reviendrait très vite: même s'il comptait prendre son temps, revenir et voir le blond se jeter sur la rousse ne lui disait trop rien. Après, il n'arriverait plus à regarder Lithium de la même manière, même si c'était son autre personnalité qui avait, dirait-on, prit le dessus. Et que son corps avait été transformé. D'un autre coté, il comprenait: lui aussi voulait laisser libre cours à ses pulsions toutes nouvelles.

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Nodox Pebbles
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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyMer 16 Jan 2013 - 18:03
Le premier à répondre fut le blond. D’un sourire de loveur et d’une bonne dose de narcissisme, il se défendit en prétextant que sa chemise était déjà très bien comme ça et lui permettait fièrement ses abdos à la populace, quand au jean certes il descendait un peu mais selon lui, c’était pour mieux l’enlever. Bah voyons, pensais-je en le regardant. Mais la femme devenue homme s’avança vers moi en disant que c’était mal mis. Quoi donc ? La réponse fut immédiate. Il me retourna violemment, releva mon haut qui ne tenait maintenant plus que par la couture prévue pour faire le tour des bras, et la seconde suivante je me sentis de nouveau respirer. Puis le soutien-gorge fut ragrafé mais cette fois sans me couper la respiration. On voit où est l’expérience quand même … Je le remerciai en soupirant :

« Oh, merci. Ça va beaucoup mieux. » Dis-je avant de me stopper en sentant les mains du blonds glisser jusqu’à mes hanches, et ses lèvres se déposer dans mon cou. « Heu, Lithium ? Qu’est-ce que tu …

« Ta poitrine est la plus parfaite qui soit. Ne sois pas jalouse de ce qui n'est pas beau. Tu es une magnifique et rare créature. Sois fière de ta beauté naturelle. T'en feras craquer plus d'un. »

Mes pommettes virèrent au rouge vif en l’écoutant. Et mes lèvres lui répondirent sans que mon cerveau ne donne le moindre ordre concret :

« Ohoh, grand fou … »

Mais pourquoi je dis ça moi ? Je ne vais pas bien. C’est forcement un des effets secondaires de la transformation. En général c’est moi qui drague les filles, pas l’inverse. D’accord on a tous changé de sexe, mais que ça change aussi les relations, ça je suis moi d’accord. Enfin pas exactement mais ça fait vraiment bizarre. Je fixai le sol en silence, entendant encore ses mots résonner au milieu des mes neurones. Bon sang, le cerveau d’une femme est vraiment étrange. D’un côté c’est exactement comme les mecs, on pense sexe, loisirs et encore sexe. Mais d’un autre côté, ça n’a rien à voir. C’est très difficile a expliquer, voir même quasiment impossible sans en vivre l’expérience soi-même. Tiens d’ailleurs, c’est peut être qu’une impression mais il semble que je réfléchis beaucoup plus qu’avant … Nan ça c’est plus qu'une impression, c’est du grand n’importe quoi ! Je me secouai la tête pour me libérer l’esprit. C’est une image bien sûr mais l’idée est là.

Je n’entendis qu’à moitié le blond demander ce qu’on allait faire maintenant, si on attendait ou non que Megan se décide avec sa rêveuse. De quoi, il en est encore là malgré mon réconfort ? Tss, mais quel homme cette femme ! Un peu de tenue voyons. Il devrait copier un peu sur Lithium pour ça, même s’il me bouffe littéralement des yeux, il reste sur place. Enfin presque, parce que maintenant, notre Peter Pan blond partait tout seul en direction de la porte close la plus proche. Pas la peine de réfléchir plus loin temps au pourquoi du comment, je le suivis et Megan ferma la marche, pour finalement passer devant moi quand on arrivâmes dans un long couloir large de moins de trois mètres, éclairé et décoré par de grandes statues type Versailles portant des bougies étrangement vachement puissantes. A ce propos, on dirait que le type qui programmé cette partie a mit une dizaine de trop dans la puissance de ses points lumineux. Bref, ça fait bizarre mais au moins on voit où on marche.

Comme pour ce mec complètement à poil qui courait dans ma direction avec un air plus débile que lubrique. Je préparai mon poing faire connaissance avec son nez avec une petite dose d’électricité en prime mais ce fut Megan qui se chargea de la besogne. Dommage, avec tout ce bordel et toutes ces idées dans la tête, une bonne baston m’aurait bien aidée à redevenir maître de moi-même. Enfin tout ne fut pas perdu dans l’histoire, le brun gagna un nouveau pantalon généreusement offert par le rêveur naturiste maintenant plus effrayé qu’excité. C’est comme ça que je restai un moment, court hein mais tout de même, bloquée en voyant ce que cachait son jean de femme jusqu’à maintenant. Un engin de la meilleure qualité qui soit ! Et pratiquement en liberté si on retire le peu de tissu provenant du string de l’ancienne Megan. Bah ça alors, Lithium a la même chose ? Non, non et non ! Mais ça suffit bon sang ! C’est les femmes que j’aime, que j’ai toujours aimé et que j’aimerais toujours. Aucune raison que ça change ! Oui mais bon, c’est quand même surprenant à voir, surtout en sachant que c’était une femme il n’y a pas si longtemps. Rah, c’est plus fort que moi, je suis bien curieuse de savoir si le blondinet en a autant dans le pantalon ou non.

Mes pommettes rougirent une nouvelle fois à cette pensée. Certes on est à Luxuria donc quasiment tout est permis mais c’est tout de même très déplacé comme idée. Le concerné de tout ça poussa la porte qui nous barrait la route sans le moindre ménagement. Tiens je n’avais même pas remarqué qu’on avait marché tant que ça. Un hurlement de véritable fille fit résonner mes tympans en même temps que faire sursauter l’ensemble de mon corps. Qui ? Oh, tiens. Miss gros lolo est de retour et nous espionne. Que c’est mal ça, héhéhé. La gamine courut se cacher derrière l’une des nombreuses statues, comme si personne ne l’avait grillée. Enfin, faisant semblant, ça ne coute rien et la suite pourrait être marrante. Megan stoppa le groupe et nous expliqua ce qui lui passait maintenant par la tête :

« C'était pas la fille de tout à l'heure ? Elle avait mon haut en plus ? Enfin … J'ai un pantalon, ça va nettement mieux ! On cherche pourquoi on a changé de sexe ? J'espère qu'une fois réveillée je serai de nouveau moi-même … J'avoue que c'est un peu amusant, mais trop perturbant … Et l'idée que ce soit définitif me révulse.

- Hum, moi je resterais bien comme ça encore un moment. Même si la mentalité d’une femme est vraiment étrange et compliquée, c’est intéressant à vivre. Mais rien ne nous empêche de chercher le responsable de ce bordel et de lui demander pourquoi il a fait ça. »

Le brun chuchota ensuite au blond, et je ne compris pas tout. Normal, ça ne m’était pas destiné, me direz-vous. Il semblerait cependant que Megan sache quelque chose à propos de l’étrange comportement de Lithium. Quoi, j’en sais absolument rien, quand je voulus entendre un peu mieux l’oreille, le brun se redressa et me demanda dans quelle direction on devait chercher. Ajoutant en prime que notre Peter Pan blond s’était calmé et que je ne risquais plus rien. La bonne blague. Mais alors ça veut dire qu’il compte nous fausser compagnie et me laisser seule avec ce prédateur aux oreilles encore plus pointues que les miennes ? Oh ça sent mauvais cette histoire.

« Où chercher ? Comment tu veux que je le sache moi ? On vient de là, donc logiquement il faut continuer par là-bas. » Dis-je en pointant successivement du doigt le couloir dans mon dos et puis celui devant nous. « Je suis véritablement nul en sens de l’orientation donc la question est posée à la mauvaise personne. Il doit bien y avoir de la civilisation qui ne fornique pas quelque part. »

Effectivement si on regarde bien, le couloir dans lequel on se trouvait débouchait sur une place visiblement peu bondée, puis sur un bar. Oh mais c’est le bar dans lequel je suis rentré avant de rencontrer le travesti ! Même si ce couillon n’y est techniquement pour rien dans l’affaire, vu qu’on n’a aucun indice, autant commencer quelque part. Megan partit devant et me laissai seule avec le blondinet. Oh c’est pesant cette ambiance. Mais avant de partir jouer les détectives, il faut clarifier quelques points :

« Lithium, je voudrais qu’on soit clair tous les deux. On est ami, oui ? Il n’y a aucune raison pour que ça aille plus loin. Alors le regard de braise, les mots doux, le bisou dans le cou, même si c’est très gentil de ta part, il faudrait que ça s’arrête. S’il te plait. Je te comprends, avec tout ce qui arrive en quelques minutes, ça a de quoi faire un choc mais bon … »
Je tournai les yeux vers la sortie pour ne pas le regarder lui.
« Toi aussi tu me plaisais beaucoup, avant. Enfin je veux dire dans ta version femme, mais là tout est différent. C’est moi la femme cette fois. »
Mes pommettes se remirent à rougir quand la question de ce qu’il a dans le pantalon me retraversa l’esprit.
« Enfin voila, je ne voudrais pas que notre amitié s’effondre à cause d’un incident comme celui-ci. Et dans l’immédiat, j’ai deux choses à faire. D’un, changer de tenue, et de deux comprendre pourquoi on a tous les trois changer de sexe. Tu me suis ? »

Je lui lançai un clin d’œil en souriant avant de sortir de ce couloir qui n’en fini plus. Ah bah voila une place correcte ! Aucune orgie à l’horizon, à part sans doute dans les petits coins sombres, des prostituées ici et là mais ça c’est le minimum syndical dans ce royaume, et le bar en face avec les mêmes clients que lors de mon arrivée. Mais par contre, aucune trace de Megan. Il nous a bien faussé compagnie le saligot, ou alors il se cache dans un coin, à moins qu’il ne soit allé retrouver la rêveuse à grosse poitrine …
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Lithium Elfensen
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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptySam 19 Jan 2013 - 17:44
"Juste amis."




Bis était ravi.
Ses actes langoureux avaient eu l'effet escompté.
Il ne s'était certes pas attendu à ce qu'elle lui réponde ainsi, mais il s'en trouva tout autant satisfait, et même davantage. Un bon point pour lui. Il sourit, l'esprit empli de lubricités en tout genre. Il s'éloigna ensuite, prenant la porte la plus proche pour profiter de cette soirée placée sous le signe du sexe. Comment ça y'a aucun signe qui existe ? Et bien, maintenant oui. Il venait de l'inventer, et irait déposer un brevet au Bureau des Formulaires, Réclamations.. Oh il ne savait plus ! L'endroit où fallait constamment remplir des formulaires. Bref.
Il poussa donc la porte pour se retrouver dans un drôle de couloir beaucoup trop éclairé. Beuh, trop de lumière là. Et ces quoi ces horreurs moyenâgeuses ? Dégueulasse, aucun goût, une aberration horrifique. Elle continua sa route, ne prenant pas plus d'attention à ces choses. Jusqu'à ce qu'elle entendit des bruits de course. Le jeune homme tendit davantage l'ouïe, puis vit venir un rêveur, nu comme un ver, qui galopait dans leur direction, son intimité virevoltant au gré du vent inexistant. A qui en voulait-il ce démembré-là ? A en suivre le regard, c'était.. à Nodox. Le voyageur, retroussa les lèvres, laissant ainsi voir ses canines légèrement acérées, et émit un drôle de sifflement. Ses oreilles se baissèrent même quelque peu. Si Lithium était réveillée, elle découvrirait qu'elle était parfaitement capable de les bouger, mais n'y avait tout simplement, jamais pensé.

Pour en revenir à nos moutons;
On ne touchait pas à ses proies, surtout pas à la seule qu'il avait pour l'instant dans le collimateur. Il attendit patiemment que cet être impudique soit à sa hauteur, pour lui exploser le thorax de son pied. Malheureusement, Megan lui ôta ce doux plaisir d'un coup bien placé de sa canne dans l'estomac. Le blondinet l'a regarda d'un œil torve. Si on ne peut même pas s'amuser, soupira t-il.

Le brun s'enquit alors du froc du petit ver.
Ce dernier n'hésita pas une seconde à aller le chercher sous la menace du premier.
Quant il revint avec son trésor vestimentaire, le dessinateur resta fort perplexe devant celui-ci. Mmh, mouais. Il aurait dû s'attaquer à un autre rêveur hein, parce que le caleçon à fleurs, franchement, c'est vraiment plus d'actualité, totalement has-been et réellement laid. D'ailleurs, en y pensant, lui non plus n'avait pas de calbut.. Ah mais oui. Il avait encore ce string là ! Punaise, il se disait bien aussi que tout se promenait impunément dans ce pantalon.. Ah mais quel bordel là-dedans aussi ! Raaah, et ce truc qui lui rentrait dans les fesses.. Comment des mecs pouvaient porter ça ?? Merde. Il lui en fallait un aussi. Putain, si il n'y avait pas pensé aussi. C'était effectivement, comme si il n'avait pas le moindre sous-vêtement, vu que le string ne parvenait carrément pas à contenir ses précieuses parties. Quelle idée de mettre une chose pareille avant d'aller se coucher.. Mais ce qui l'intrigua davantage, ce fut Megan se déshabillant impunément parmi toutes les orgies environnantes. Bah ? Il souhaitait participer ou quoi ? Ah mais ça, y'a pas de problème ! Ainsi, il pourrait continuer son avancée avec la rousse.
Il fut fort déçu lorsque celui-ci se vêtu de ses nouveaux attributs de tissus. La loose.. En parlant d'attributs, le sien pétait la forme dis-donc ! Les lèvres de Bis s'élargirent en un sourire carnassier. Ah le petit coquin ! Il cachait bien son jeu lui en faisant genre qu'il était maître de lui-même, alors que tout ce qu'il désirait, c'était sauter sur tout ce qu'il bougeait, et de préférence la blonde aux obus de chair. Bien trop gros à bien y réfléchir, peuh.

En parlant de cette cruche décolorée..
Alors que Bis s'était attardée sur l'anatomie de la rouquine, au lieu d'examiner celle de Megan pour voir si il en avait une plus grosse que lui – il n'aurait su dire, vu qu'il en avait strictement rien à faire, la sienne lui convenait parfaitement, mais à vu d’œil, elles se valaient sûrement (petits coquinoux !) - il avait décidé de partir en quête d'un slip. Non pas que ce qu'il possédait ne servait rigoureusement à rien, mais en fait si. Et puis, tant qu'à faire, autant continuer sa route. Sur cette dernière, se trouvait une porte. Sans le moindre égard, il balaya celle-ci d'un puissant coup de pied, souhaitant conserver ses mains dans ses poches. La porte fit un drôle de bruit ce coup-ci. Normalement, aux dernières nouvelles, ça ne dit pas « Aïe » une porte. Enfin, il dit ça hein.. Il poussa encore plusieurs fois la porte, juste parce que ça le faisait marrer qu'elle réponde, puis l'ouvrit dans l'autre sens, pour découvrir de qui venait ces suppliques.
Spoiler:
 
Il tomba nez à nez avec la vache à lait blonde. Il n'en fut même pas étonnée. Sans la moindre expression sur le visage, il l'écouta se confondre en excuses.
Bla bla bla.. Qu'est-ce qu'il s'en foutait, mais royalement ! Qu'elle dégage et puis c'est tout. Pas la peine qu'elle vienne lui rebattre les oreilles avec sa petite voix de crécelle. A coup sûr, c'était une pucelle. Rien qu'à voir comment elle se tortillait sur place, son comportement de gamine perdue dans la société de la vie, et surtout, à voir le regard qu'elle portait sur Megan. C'était comme si elle voyait un homme à moitié nu, pour la première fois de sa vie. Elle devait juste être chiante, et rébarbative à souhait dans la réalité de son monde à elle. Une sorte de petite sainte-nitouche qui ne demandait qu'à être prise sur le coin de la table, mais qui était bien trop effrayée pour laisser parler ses pulsions, et ses envies les plus profondes.
Tout le monde possède des désirs cachés, des désirs plus ou moins honteux. Cette enfant devait avoir une peur panique de quelque chose. Déjà, c'était une rêveuse, sa phobie devait donc avoir un lien quelconque avec ce royaume. Ou était-elle seulement une dépravée mentale, qui n'osait pas assumer. Il n'y a aucune honte à avouer que l'on aime le sexe. Mais lorsque l'on est chaste comme Jeanne d'Arc, sans pourtant en avoir la classe, difficile d'aimer lorsque l'on y a jamais goûté. Etrange de ne pas vouloir goûter à ce doux mets qu'est l'union de deux corps, doté de la même envie charnelle.

Ce qui l'étonna, ce fut le regard terrifié qu'elle eut en croisant le sien.
Lui-même se demanda ce qu'à ce moment elle avait bien pu ressentir.
Cependant, il ne put s'empêcher de la chahuter d'autant plus, et d'accroître ainsi sa peur.
Peut-être que cela la pousserait à affronter les choses en face. Non pas qu'il souhaitait qu'elle devienne une voyageuse, mais le pouvoir qu'elle pourrait obtenir risquait d'être hautement intéressant. Il esquissa un sourire pervers, glissant sa langue d'un air lubrique sur ses lèvres, comme si il s’apprêtait à la dévorer d'une traite. Son air naturellement condescendant n'arrangea pas le tableau, qui devait sûrement à présent dépeindre un parfait prédateur sexuel, prêt à l'allonger net sur le sol, et à lui arracher ses vêtements. Le fait qu'il offrait au monde entier la vue de son torse nu, devait accentuer l'air qui semblait dire : envie pressante de trouver une victime à asservir.
Il aurait pu aller plus loin dans la confrontation de la peur de la demoiselle, si celle-ci ne s'était pas enfuie à tout va, se réfugier derrière une statue féminine, nettement plus jolie qu'elle. Il soupira, déçu. Et bé, c'est pas comme ça qu'elle va s'en sortir la petite, pensa t-il. Il stoppa net ses grimaces lorsque ces camarades arrivèrent à sa hauteur. Pas besoin qu'ils voient ça. Et puis, si ils comprenaient ce qu'il avait essayé de faire en agressant visuellement cette courge, ils auraient finit par se dire qu'il détenait un semblant de conciliation, plus ou moins radicale et agressive. Conciliation pragmatique, diras t-on. Quoique, ce serait réellement étonnant qu'ils arrivent à cette conclusion, vu le comportement qu'il affichait.

Megan comprit bien sûr, que c'était la même idiote de ses fantasmes.
Il rajouta même qu'il désirait ardemment reprendre sa forme d'origine, même si cela restait amusant à vivre. Toutefois, la simple idée que cela soit à sens unique et définitif, ne le réjouissait guère. Tsss, il ne sait pas profiter des bonnes choses. Lui, personnellement, se trouvait bien mieux ainsi. Lithium ne partagerait sûrement pas son avis, mais là, c'était lui qu'était dehors, et non elle. Si elle pouvait spliter d'une forme à l'autre, se serait vachement cool.
Mais bon, il ne faut pas prendre ses rêves pour une réalité. Alors que le brun rechignait à conserver cette forme masculine, la nouvelle féminité de Nodox lui plaisait, et lui convenait. Ce qui n'était assurément pas pour déplaire au blond, tout aussi ravi, dont l'idée qu'il disposait d'un temps plus long pour la courtiser et la posséder, le faisait sourire. Mais sa joie lubrique fut de courte durée, lorsqu'il découvrit avec dégoût, l'algophobe s'approcher de son oreille pour lui chuchoter quelque chose.


« Lith? Enfin... J'connais pas ton nom à toi... Je comprend que tu veuilles tester ton nouveau corps. Je suis aussi du même avis. Mais... Pense quand même à Lithium, je crois pas qu'elle voudrait apprendre que tu as violé Nodox... Et tu risquerais surtout d'être foudroyé... Tourne ça comme un jeu si tu veux. Moi, faut que je trouve quelqu'un. Enfin d'abord: on trouve pourquoi on est comme ça. »

L'impertinent..
Bis détourna lentement les yeux vers son interlocuteur.
Il lui lança un regard meurtrier, bouillonnant d'une colère palpitante.
Pourtant, cette rage s'éteignit doucement, pour ne plus qu'être cendres.
Il répondit au sourire par un autre, étrange, parfaitement sain et complaisant.
Il garda quelques secondes le silence, puis le trancha net et s'approcha sec du brun.
Il perdit tout trace de pseudo gentillesse, et répondit d'un ton cassant.


« Qui je suis, importe peu. L'essentiel est que j'existe.
Penser à elle ? Je ne fais que ça. Et elle devrait m'être reconnaissante.
Quant à la jolie rouquine, peu m'importe ce que Lithium pensera, vu qu'elle sera sûrement de la partie mentalement. Elle n'aura qu'à fermer les yeux. Que ça lui déplaise ou non, je vais profiter de l'opportunité qui nous est offerte. Lorsqu'elle reviendra, elle n'aura qu'à faire comme si rien ne s'était passé. Et puis.. tout ce qui se passe à Luxuria, reste à Luxuria. »
, il termina sur un air faussement enjôleur, pour accentuer le sens de sa dernière phrase.

Donc, elle avait compris.
Bien sûr qu'elle avait compris !
Au cimetière, rien n'aurait pu être plus explicite.
À savoir si Nodox le savait.. ça, c'était une tout autre histoire.
Ce serait certes moche pour Lithium, mais ce n'était pas vraiment son problème.
Bis n'était qu'une seconde personnalité, les problèmes tomberaient sur la tête de la blonde, et que sur la sienne, car lui avait la faculté de tout envoyer balader dès que ça ne lui plaisait pas. Les conséquences ? Prrrrt, connaît pas. Cela promettrait d'être bien marrant lorsque ce sera au tour de la demoiselle d'origine de revenir. On allait la prendre pour une folle si elle tentait de se justifier. Surtout que, l'excuse du « il y a une autre en moi », ne marchait généralement pas.
Le jeune homme se fit sage comme une image lorsque l'algophobe informa la foudre rousse, qu'il ne ferait plus de mal à personne. Ah, si il savait.. Il fit même d'ailleurs un grand sourire pour se rendre d'autant plus mignon, ses yeux bleus clignant dans l'air. N'importe qui, qui n'était pas assez idiot pour se faire berner, aurait compris que tout cela n'était qu'un jeu, et qu'il leur pissait royalement dessus avec leurs leçons de bonne conduite. Comme si il allait écouter ce qu'on lui disait.
Il était fait pour faire ce qu'il voulait, ce n'était pas de banales mises en garde qui allaient empêcher ça. Il n'était pas comme Lithium à qui on disait « c'est mal de tuer, même si ce sont de gros connards qui ont tués des enfants, violés un chameau, égorgés des femmes ou tout simplement butés ton frère, il faut les faire juger pour leurs actes, et les mettre en prison ». Décidément, ces gens, il les haïssait autant qu'il les remerciait. Car sans eux, et leurs préceptes morales, elle n'existerait pas. Et oui, c'était en partie, la faute de ces gens qui l'avaient poussé à changer de voie. Même si Lithium possédait les gènes aidant. Elle leur riait bien au nez à présent.

Ses camarades voulaient retrouver le responsable de leur nouveau genre.
Bah euuuh, bah pas lui en fait. Franchement, non. Mais à croire qu'il n'avait pas le choix.
La rousse pointa la fin du couloir du doigt, au bout duquel se trouvait justement une place relativement peu fréquentée, débouchant sur un bar. Boh, aller boire un verre c'est cool aussi. Au pire, il n'aurait qu'à faire boire Doxinounette, et la ramener dans une chambre ensuite, ou dans un endroit tout aussi insolite.. Ouais mais si elle gerbait ensuite, ça serait pas franchement classe. Rien que d'y penser, c'était crade. Il haussa les épaules, et commença à se diriger sans leurs avis vers la fin du corridor, avant que finalement, la voyageuse flamboyante ne l'interpelle. Megan passa donc devant, les laissant ainsi seuls quelques instants. Il aurait pu en profiter, mais vu qu'elle parlait..

Elle souhaitait clarifier les choses sur leur « relation ».
Apparemment, elle n'avait pas encore compris qu'il n'était pas Lithium.
Boh, elle finirait bien par s'en rendre compte. Un changement de comportement de cette ampleur ne passe généralement pas inaperçu. Étaient-ils amis ? La blonde et le roux avant cette histoire ? Assurément. Lui et elle, maintenant, avec Bis dehors ? Pas du tout. Elle était la femme qu'il comptait posséder. Entre amis, on ne s'envoie pas en l'air. Voilà ce que pensait concrètement la propriétaire. Alors, autant ne pas l'être pour pouvoir le faire, non ?
Mais il était vrai que pour la détentrice légitime de ce corps, elle le considérait comme tel, un ami, et rien de plus. La voyageuse lui intima donc d'arrêter ses avances. La demoiselle détournait les yeux, fuyant son regard pour le moment parfaitement neutre. Pourquoi refusait-elle de croiser son attention ? Il n'allait pas encore la manger, du moins, pas tout de suite.


« Toi aussi tu me plaisais beaucoup, avant. Enfin je veux dire dans ta version femme, mais là tout est différent. C’est moi la femme cette fois. »

Là par contre, il bloqua.
Comment ça il lui plaisait « avant » ??
Et maintenant là ? Ce n'était pas parce que c'était une femme maintenant, que ça devait changer. Bis ne percuta pas totalement le fait que Lithium lui plaisait avant. Dans sa tête, ce terme-là restait celui utilisé pour simplement dire que c'était une belle nana parmi d'autres, et que ça lui aurait pas dérangé un petit tour entre ses reins. Mais que maintenant que les rôles s'étaient inversés, tout était différent. Cela paraissait carrément direct et sans aucune tendresse, mais il voyait la chose ainsi. En quoi cela changeait-il quelque chose ? Avait-il peur de se que pouvait ressentir une femme dans ce genre de situation ? D'apprécier le moment peut-être ? Le garçon ne comprenait pas tout à fait. Il vit seulement la jeune femme rougir. Mais.. Que pensait-elle ?
Raaah, ne plus être une femme l'empêchait de se souvenir de la logique de ces dernières. Il savait qu'une femme réfléchissait énormément, trop même, c'était peut-être le seul truc qu'il avait gardé. Punaise, quelle merde. Voilà qu'il risquait de ne pas pouvoir mener son projet à bien, juste parce que les deux étaient amis. Oui mais là, il n'était pas elle et il n'avait pas le corps d'une femme ! Pareil pour la rousse. Elle ne voulait donc pas que leur amitié « s'effondre » sous prétexte qu'ils s'enverraient en l'air. Ouais mais rien qu'une fois, juste une petite fois ! Et puis après, c'est pas grave ! Ils n'auraient qu'à faire, Lithium et lui, comme si rien ne s'était passé ! Tout le monde faisait ça dans le monde réel apparemment. Les mecs comme les femmes, appréciaient de tirer un coup une unique fois, et d'en parler comme d'une blague, ou faire comme si cela n'avait jamais eu lieu. En quoi cela changerait-il pour eux deux ? Punaise.. Parfois, il détestait ce corps.

Mais un clin d’œil lui changea les idées.
Tout n'était peut-être pas perdu, il aurait ce qu'il voulait.
Ah ça oui ! Il ne comptait pas lâcher l'affaire aussi facilement.
Il sourit d'un air charmeur, rendossant de nouveau le costume du séducteur.
Doucement, il s'approcha d'elle, et déposa une main sur son visage, effleurant celui-ci de ses doigts effilés.

Spoiler:
 

« Bien sûr que nous sommes amis.
Ce serait si dommage de gâcher tout cela pour une bête histoire d'hormones.
Et puis, entre amis, on ne s'amuse pas ainsi. Même pour une seule et unique fois.»
, fit-il doucement, en approchant délicatement ses lèvres des siennes.

Il s'arrêta à la lisière de celles-ci, le souffle chaud.
Caressant cette joue satinée, il plongea ses yeux bleus dans ceux de la jeune femme.
Sans bouger, il resta ainsi, à quelques centimètres de cette bouche si douce, patientant.
Finalement, il se rapprocha manquant d'effleurer les lèvres rosées, puis murmura.


« Juste amis. »

Il recula.
Un sourire énigmatique sur le visage.
Puis, sans mot dire, il sortit également du couloir, emboîtant le pas de la rousse.
Ils arrivèrent donc sur la place, place peu habitée, peu fréquentée et peu salie par de quelconques fluides corporels. Megan les planta là. Ou bien les avaient-ils plantés avant ? Bonne question. De ce fait, il ne le voyait point. Tsss, pas moyen de le tenir en place celui là. Pressé de se vider sur la gamine aux grosses miches. Bis, ne sachant quoi faire, s'approcha de Doxinounette, et lui susurra en toute « amitié ».


« Alors, chère amie..
Où allons-nous ? Dans ce bar, histoire de boire un verre ?
Où dans un tout autre endroit de votre choix ? Personnellement, il me faudrait un caleçon. »


Regardant aux alentours, il cherchait un lieu susceptible de détenir un slip.
Il fit un signe à la voyageuse, qu'il revenait dans à peine quelques minutes.
Son choix s'attarda sur une maisonnette délabrée, à la fenêtre ouverte, et d'où s'échappait des cris de plaisir intensifs. Naturellement attirée par ce genre de bruits physiques, il trottina jusqu'à l'ouverture, jeta un coup d’œil et put distinguer, hormis ces deux corps entrelacés, des vêtements normaux sur le côté. Il sauta habilement à travers l'embrasure, et atterrit sans bruit de l'autre côté. Le couple ne semblait pas avoir décelé sa présence. Tant mieux, il pourrait tranquillement aller se servir. Ce qu'il fit sans tarder.
Non pas que ces êtres ruisselant de sueur, s'enivrant de leur plaisir partagé, ne l'intéressait point, mais les voir ainsi, lui rappelait qu'il n'avait toujours pas profité de sa nuit. Il resta néanmoins à les observer du coin de l’œil, s'instruisant sur les mouvements de va-et-vient de l'homme qui dominait sa compagne de toute sa hauteur. Cette dernière ne s'en plaignait aucunement, et n'en éprouvait que davantage de plaisir. Bis savait comment se servir de son nouveau jouet, mais toute leçon visuelle était bonne à prendre. Il prit le caleçon au sol, retroussa le nez de dégoût, et le jeta au loin. Beurk. Il n'allait pas mettre un slip déjà utilisé. Et puis, la tâche là ne lui disait rien qui vaille. Autant ne pas prendre le risque. Il fouilla dans un placard tombant en ruines, et prit soin de choisir un caleçon propre, et digne de son attirail. Il en choisit un simple, un blanc, surmonté d'un motif tribal enflammé. Mouais.. Jamais vu ce genre de chose, mais pourquoi pas.
Elle attrapa le vêtement, et se barra rapidement non sans s'autoriser un dernier regard. Ah non, non ! Il allait rager encore plus. Il se retint et repassa par la fenêtre, comme au saut d'obstacles. Puis il revint tranquillement vers la rouquine, fier de sa trouvaille.


« Bon, ça te dirait que l'on aille dans ce bar, là ? », fit-il en pointant l'auberge en question.
« Faudrait que je mette ça. », en montrant cette fois-ci le calbut.

Et il se dirigea donc vers le bar, prêt à y entrer, ignorant le fait que c'était là-bas que leurs ennuis avaient en partie commencé, vu que lui n'y avait jamais mis les pieds consciemment. Quand il entra, il ne fit pas attention aux clients, il se dirigea immédiatement vers le barman, lui demandant si il avait une chambre, ou un lieu quelconque pour un peu d'intimité. L'homme à la barbe hirsute, le regarda, tourna la tête vers Nodox, puis revint sur le blond, comprit quelque chose qui n'avait pas lieu d'être, et acquiesça en montrant l'étage. Il le remercia et se retourna vers la voyageuse électrique.

« Je vais mettre ça.
Peut-être que l'autre imbécile est quelque part par là.
Si y'a un problème, tu cries ou tu m'appelles. Ou tu fais tout péter, c'est marrant aussi. Mais ce serait mieux que je vienne à ta rescousse en tant que preux chevalier servant, non ? »
, il esquissa un léger sourire, qui s'agrandit ensuite.
« Ou tu n'as qu'à m'accompagner. »

Il attendit un peu, puis se mit à rire.

« Je blague.
Nous ne sommes qu'amis après tout. »


Ce qu'il ne comptait pas être très longtemps.



.

__________



Lithium s'exprime
Bis vous insulte

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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptySam 19 Jan 2013 - 20:23


La réponse de Lithium ne se fit pas attendre et le blond lui répondu sur un ton presque acerbe. Enfin il sentait bien une pointe d'agacement dans ce qu'il disait. Megan avait bien envie d'obtenir son nom, savoir comment nommer cet autre individu, cette entité qui était Lith', mais son nom n'avait pas d'importance d'après lui. Il disait aussi penser à Lith et que justement pour la rousse, ce n'était pas un souci, elle pouvait faire comme sirien ne s'était passé, fermer les yeux voir même participer. Ayant déjà vue cette personnalité, l'algophobe savait déjà qu'une réponse de ce genre viendrait, mais il avait espéré quand même un peu réussir à le raisonner... Enfin, si Lithium n'avait pas reprit le dessus, cet autre lui, aurait surement tué l'elfe de maison. Au lieu de ça, la blonde lui avait laissé la vie. Mais Meg' avait jugé quand même bon de punir et d'éduquer cette petite merde: lui arrachant un main pour lui offrir la liberté sous une douleur accablante. Enfin, le blond termina en disant que tout ce qui se passait ici restait à Luxuria. Conclusion? Nodox se fera probablement violée et rien ne pourrait l'éviter, sauf peut être le brun mais il avait d'autres chats à fouetter: comme cette jolie blonde... Il soupira en se disant qu'il devait mettre ses hormones de coté pour cuisiner la jeune femme et obtenir des informations, ensuite et seulement ensuite, il pourrait tester son nouveau corps avec elle. Quoique... Peut-être que les informations lui permettront de redevenir directement une femme et lui évitera donc de perdre sa sexualité dans la nuit. Imaginez il couche avec et au réveil, Megan se découvre être bisexuel...

Il haussa les épaules et partit pour chercher des réponses. Déjà, retrouver le bar où tout avait commencé. Il passa proche d'un justement, mais ce n'était pas celui-ci... Le sien était plus petit, plus miteux et surement qu'il y avait encore des gens pour essuyer le sang de l'autre boulet. Marchant d'un pas décidé, il jetait des regards autour de lui pour voir si miss gros lolo était dans les parages, mais il ne l'aperçu nul part. Bah, elle fera son apparition à un moment ou un autre. Marchant sans regarder où il va, il percuta une brune, se tourna vers elle et s'excusa. La jeune femme lui lança un regard noir, elle avait à la main un préservatif usagé et déchiré. Son chemisier était à peine boutonné, laissant voir son ventre et ses seins, même pas l'embarras d'un soutient-gorge. Megan détourna les yeux pour fixer le regard de la jeune femme. Celle-ci colla son index sur son torse, son ongle s'enfonçant dans sa peau.

"C'est toi!! C'est toi l'enfoiré qui m'a baisé et qui a fait exprès de déchirer la capote pour m'engrosser! J'en suis sure!! Enfoiré!!
-Hein? Euh nan, il y a erreur sur la personne...
-Fais pas l'innocent! Je me souviens de ton caleçon qui dépasse de ce jean déchiré!"

Ah d'accord... Et bien, l'autre rêveur s'en était déjà donné à cœur joie dirait-on... La brune leva la main et colla une gifle à l'algophobe qui ne réagit même pas. C'était une futilité qu'il ne se soucia pas, il avait mieux à faire. Il passa sa main sur sa joue et tourna les talons, mais la jeune femme le suivit en l'insultant sans reprendre son souffle. Depuis quand Megan avait une telle patience? Apparemment, être devenu un homme l'empêchait de cogner une femme... Il la trouvait un peu trop jolie pour s'en prendre une, mais si elle continuait comme ça, nul doute qu'elle allait en prendre pour son grade. Elle criait qu'il l'avait baisé et jeté hein? Elle se trompait de personne mais si elle y tenait, on pouvait s'arranger. Il se retourna alors, la folle furieuse percuta son torse et se tut d'un coup. Le contact avec le jeune homme semblait l'avoir déstabilisé au point qu'elle en perdit son latin. Elle leva la tête et croisa le regard du brun, ses yeux étaient différents, on y voyait un désir y naitre et la colère y mourir. Megan posa son index entre les seins de la jeune femme et poussa pour la faire reculer d'un pas.

"Je t'ai pas baisé et encore moins engrossé. Mais si tu y tiens tant que ça, je te viole ici et maintenant. Je te fais hurler comme jamais puis je te laisse seule une fois que tu seras épuisée d'avoir jouit. Et je te promet que moi, je m'embarrasserai pas d'un putain de préservatif! Alors fous moi le camps!"

Au lieu de partir, la brune resta là en affichant un sourire pervers. Elle passa ses doigts sur le torse du jeune homme, apparemment, ses mots avaient eu l'effet contraire... En même temps lui promettre de la faire crier et jouir dans un royaume pareil... Il s'attendait à quoi? Elle colla une main sur ses fesses pour le tirer vers elle, lui écrasant sa poitrine sur son torse. Un peu trop engageante celle-ci. Bordel, il voulait juste aller à un bar pour collecter des informations! Allé, repousses là! Bordel tu peux le faire, tu n'es pas esclave de tes pulsions! Repousses là!

Elle avait bougé de cachette, laissant le blond et la rousse en arrière pour suivre sa cible. Vérifiant qu'elle était hors du vue à chaque fois, elle avançait lentement. L'important était de voir où il allait et ce qu'il comptait faire. Surement aurait-elle une chance de l'approcher... Mais pour faire quoi? Lui sauter dessus? Rien que d'y songer, elle se sentait déjà paniquer. Lui parler alors? Mais pour lui dire quoi? C'était pas comme si elle pourrait lui montrer qu'elle était intéressante, psychologiquement, avec un haut si moulant. Son regard ne quittera probablement pas sa poitrine et donc, quoiqu'elle dise, cela ne servirait à rien. Mais si elle pensait ça, pourquoi lui porter autant d'importance? Ce regard, uniquement ce regard où elle avait plongé en lui et qu'elle avait vue autre chose que de la lubricité... Elle avait eu l'impression de ne faire qu'un avec lui, qu'elle pouvait le comprendre, qu'il comprenait ses pensées. Pour ça, irait-elle jusqu'à faire vraiment un avec lui? Ses joues rosirent à cette suggestion fort déplacée pour son esprit de petite pucelle déjà bien âgée.

Elle se figea alors devant ce spectacle pour le peu perturbant: une brune avait accosté son prince charmant et celle-ci criait qu'il avait couché avec elle et mit enceinte. La blonde reste sidérée, elle ne pouvait penser que c'était vrai, elle ne pouvait croire que son fantasme, que cet homme est fait une telle chose. Elle comprit ensuite quand l'inconnue parla du pantalon et du caleçon, n'appartenant pas à son bien aimé. Soulagée, elle s'approcha lentement pour suivre la discussion alors que le brun lui repartait déjà sans se soucier de la furie. Il se tourna, la repoussa et la menaça de la violer si elle foutait pas le camps. Miss obus fut un peu choquée mais comprit que ceci servait à la faire partir, mais elle craignait la suite... Vue ce qu'elle avait déjà rêvé, une partie de jambes en l'air se dessinait déjà dans sa tête avec un élan incroyable de jalousie. Ce brun était à elle, rien que pour elle et personne n'utilisera son beau membre viril hormis elle. Rouge pivoine, elle s'avança en fixant la brune qui se collait à son mec. Elle attrapa une pelle posé contre un bâtiment, abandonné par un ouvrier en plein coït. D'un magnifique coup, elle envoya sa rivale mordre la poussière et posa un regard flamboyant au brun. Le défiant de dire autre chose que merci.

"J'ai cru comprendre que tu avais besoin d'aide?"

L'algophobe jeta un bref regard à la brune, gisante au sol, le crâne ouvert. Il posa ensuite ses yeux sur la jolie blonde et se sentit léger, très léger. Content de la revoir pour plusieurs raisons. Mais surtout; il l'aimait bien, elle venait d'éclater un crâne et faisait genre c'était normal. Trop chou cette petite! Il voyait en elle un potentiel incroyable, peut-être serait-elle vraiment utile. Peut-être que si elle était voyageuse, elle serait fort utile. Il fit un sourire en la regardant. Il remarqua qu'elle portait bien son haut et qu'elle était un peu à l'étroit là dedans. Mais la voir habillée était déjà plus supportable, ses pensées obscènes le tiraillaient moins. Heureusement. Il voulu poser sa main sur l'épaule de la jeune femme pour la remercier mais ce ravisa directement, préférant éviter tout contact pour le moment. Inutile de provoquer une autre vague d'envies lubriques.

"Ouais merci, j'aurai pu m'en défaire, mais je n'aurai surement pas fais mieux. Joli coup de pelle en tout cas.
-Merci! Elle lui fit un sourire jusqu'aux oreilles, ses yeux brillaient, mon dieu qu'elle était belle...
-Je voulais justement te revoir...
-Ah oui? C'est vrai!?
-Pourquoi mentirai-je?
-Je ne sais pas... Surement pour coucher avec moi... Elle fit la moue et l'algophobe leva les yeux au ciel.
-Non, si je veux coucher avec toi, je dirai justement que je voulais te voir. Mais... Je m'enfonce là non?"

Elle éclata de rire et en eut les larmes aux yeux. Soulagée de voir qu'il était facile de discuter avec lui, elle se sentait beaucoup mieux. Surtout qu'il ne lui tenait aucune rigueur pour avoir fracasser l'autre conne, mieux que ça: il l'avait même félicité! Elle sentait que son visage était en feu mais elle préféra ne pas trop s'y attarder. Le jeune homme la regardait dans les yeux, il n'avait eut qu'un regard furtif sur son corps, ce n'était donc pas un pervers! La pauvre, si elle savait ce qui se passait dans sa tête, surement changerait-elle d'avis...

Il tourna la tête, ne tenant plus à ce supplice de ne pas regarder ses nichons trop serrés sous le tissus. Il aperçu enfin le bar et fit un sourire: parfait! Enfin, maintenant qu'elle l'avait trouvé, était-ce vraiment utile de se rendre dans le bar? Surement que non... Il regarda autour de lui et comprit qu'il avait rencontré le travelo ici. Donc c'était là qu'il avait été assommé puis conduit dans la cabane. Mais rien n'expliquait ce changement de sexe. Il tourna les yeux vers la jolie blonde, détaillant son visage angélique et il sentit son cœur loupé une pulsation. Jamais il n'avait été si troublé, même quand il avait fait sa première fois avec ce joli et gentil garçon dans un camping en vacances... Pensé comme ça, Megan se sentit un peu gay, il repensait à sa première fois, avec un homme alors que là, il en était justement un. Il fit un sourire, il était une femme à la base, enfin elle était une femme. Au réveil, elle en sera de nouveau une et surement que ce changement n'était que temporaire. Devait-elle profiter de cette situation, de la blonde? Il hésita...

"On va boire un verre?"

Elle se surprit à dire ça, mais le blanc qui venait de s'installer entre elle et lui, était pesant. Elle savait aussi qu'un homme parlait plus si il avait bu, elle espérait juste qu'il ne sera pas trop déplacé après quelques verres, mais en même temps, n'était-ce pas ce qu'elle voulait? Qu'il soit déplacé? ne voulait-elle pas être culbuté par ce beau et mystérieux brun? Cette fois, son visage sembla prendre véritablement feu, elle avait même l'impression que de la fumée sortait de ses narines et ses oreilles. Elle fuit le regard du jeune homme, espérant qu'il ne remarque pas sa gêne. Elle ne savait vraiment pas quoi dire ou penser, elle avait envie, mais tellement peur... Une peur indéfinissable qui l'a hantait depuis qu'elle devait avoir une dizaine d'année. Elle pensa alors que tout ce rêve allait sombrer dans un cauchemar.

"Ouais... Allons boire un verre, j'ai justement quelques questions à te poser, enfin si tu veux bien."

Il lui fit un sourire, cherchant à croiser son regard mais elle prenait une attention toute particulière pour éviter que cela se produise. L'algophobe abandonna l'idée et soupira. Timide, trop même mais terriblement chouquette donc aucun souci et ça l'a rendait que plus mignonne. Ils entrèrent dans le bar et Megan put voir que le boulet était encore là: allongé dans un coin, le nez et la mâchoire dans un état lamentable, une jolie rousse s'empressait de le recoudre et de le soigner pendant qu'il lui tripotait un sein avec un regard toujours aussi ahuri. Il se sentit dégouté en repensant qu'il avait osé ramené un crétin pareil chez lui. Megan se laissa tomber dans un fauteuil et invita la jeune femme à en faire autant. Ils commandèrent chacun une bière et le jeune homme chercha par où commencer... Devait-il la jouer social ou directement poser les questions qu'il voulait?

"Tu t'appelle comment? Moi c'est Lucie."

Surprit, le brun releva les yeux pour fixer ceux de la blonde. Elle engageait donc la conversation? Parfait alors, ça n'en sera que plus facile pour savoir si elle avait vue ce qui lui était arrivé ainsi que à Lith' et Dox'... Justement, que devaient-ils ces deux là? Il espéra que l'autre personnalité n'était pas déjà en train de violer la rousse... Il but une gorgée de bière, cherchant ce qu'il pouvait dire.

"Morgane... Enchanté Lucie"

Elle lui fit un sourire radieux,apparemment enchantée d'apprendre son prénom qui n'était qu'un mensonge... Voilà, une relation naissait et comme pour la plupart: elle débutait sur le mensonge. Meg' pensa qu'il en était souvent ainsi, mais il serait difficile d'expliquer la vérité à une rêveuse, alors inutile de se prendre la tête sur les détails.

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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyDim 20 Jan 2013 - 15:11
[Je reprends mes dernières lignes pour faire plus propre]



Je lui lançai un clin d’œil en souriant avant de sortir de ce couloir qui n’en fini plus. Enfin c’est ce que j’aurais voulu faire. Ne plus rester là, partir chercher des indices sur notre transformation, et surtout me trouver de nouvelles fringues. Mais Lithium ne sembla pas du même avis. De son sourire le plus charmeur, en grand dragueur qu’il est avec son nouveau corps, caressant ma joue droite du bout des doigts, il me répondit que l’on était effectivement toujours ami. Pourquoi j’ai un tout petit peu l’impression que ça cache un énorme truc ? Oula mais qu’est-ce qu’il fait, à se rapprocher ? Je le regardai faire sans bouger, à vrai dire j’étais même incapable de faire le moindre geste. Mon regard partait du sien à ses lèvres puis revenait et repartait. Non, non, non, ne fait pas ça. Mon cœur accéléra progressivement à mesure qu’il continuait son approche. Bon sang non, arrête-toi. Son visage se stoppa alors, comme s’il avait entendu mes pensées, à moins de trois centimètres de m’embrasser. Mes pommettes prirent un nouveau renouvellement de rouge en sentant son souffle chaud glisser sur mon visage et ce silence pesant qui s’installa, pour que finalement il se rapproche encore et me susurre un « Juste ami. » qui voulait dire tellement plus que rester en simple amitié. Machinalement, j’avançai mes lèvres vers les siennes sans réellement y faire attention, mais il recula avant le contact et sourit. Merde, il m’a eu le saligot. Bon sang, pendant une seconde j’ai eu envie de l’embrasser. Moi, embrasser Lithium ! Alors qu’il joue l’homme à ma place ! Rah, fichu blondinet.

Je pris la direction de la sortie, une moue au visage, Peter Pan blond sur mes talons. Ah bah voila une place correcte ! Aucune orgie à l’horizon, à part sans doute dans les petits coins sombres, des prostituées ici et là mais ça c’est le minimum syndical dans ce royaume, et le bar en face avec les mêmes clients que lors de mon arrivée. Mais par contre, aucune trace de Megan. Il nous a bien faussé compagnie le saligot, ou alors il se cache dans un coin, à moins qu’il ne soit allé retrouver la rêveuse à grosse poitrine …

Lithium me proposa d’aller boire un verre dans ce bar-ci justement. Elle n’y est jamais allée ? Pourtant moi c’est là-bas que je me suis fait avoir. Curieux, le travesti serait alors un récidiviste, intéressant. Au moins ça à l’avantage d’étendre notre champ d’action. Mais avant d’aller boire ce fameux verre, avec toute l’amitié qu’il a démontré jusqu’à maintenant certainement, il lui fallait un caleçon. Très élégant tout ça, mais effectivement, moi j’ai toujours le mien. Il ne pose pas vraiment de problème, la morphologie féminine ne possède rien à cet endroit qui mérite beaucoup de place, mais dans son cas c’était tout l’inverse, et c’était bien drôle. Je le regardai filer vers une petite cabane de bois délabrée. Hum, quel beau petit fessier quand même. Bref, pendant ce temps moi je cherchai des yeux ce qui pourrait nous offrir les premières infos au sujet de notre transformation.

Dans la rue, à part un bar, un magasin de fringue et accessoires érotiques, et des habitations servant certainement plus de maisons clauses que de véritable habitation, il n’y avait rien. J’accostai une demoiselle bien peu vêtue afin de commencer l’enquête en attendant que le blondinet revienne, mais la prostituée ne le prit pas exactement comme je l’aurais pensée. Dans un accent à la frontière entre le russe et l’espagnol - oui ça peut paraître bizarre, j’en conviens - elle me murmura en se frottant les doigts, un sourire encore plus pervers que ceux de Lithium aux lèvres, en imaginant que c’est possible de faire plus bien sur :

« Salut ma mignonne, tu veux une soirée exclusivement entre fille ? C’est cent essences de vie pour une simple, et pour cent cinquante je te fais une totale.

- Non merci. Par contre je voudrais savoir si …

- Ah dommage mon chou, mais ce sera quand même vingt essences de vie pour la moindre info. » Me coupa-t-elle.

Je la regardai avec des yeux ronds puis passai de la surprise à l’ennui. Je lui tendis le bras, mais au moment où elle s’apprêta à prendre son argent, je lui envoyai une violente décharge électrique qui la fit sursauter et lâcher un hurlement en même temps. Et oui, ça secoue toujours petit peu au début. La nana s’écroula sur ses genoux, les yeux dans le vague, les oreilles pointues encore fumante et sa main toujours dans la mienne. Je m’accroupie à côté d’elle et lui sourit comme un être dominant sourit à ses sous-fifres pour leurs expliquer sans dire un mot qu’ils sont tous des grosses bouses à côté de lui.

« Bien, maintenant reprenons. Vous rappelez-vous si vous avez vu un travesti déguisé en superwoman dans les parages il n’y a pas longtemps ? » La femme fit oui de la tête. « Où ? » Elle indiqua le bar d’un mouvement de tête. « D’accord, et avez-vous vu la moindre chose plus étrange, voir dangereuse, dans le coin dans le même laps de temps ? »

Elle ne répondit pas. Elle venait de tomber dans les pommes. Sérieux ? Je n’y suis pourtant pas allée aussi fort que ça … Bon bah tant pis. Je me redressai et Lithium revint, tout fier de son méfait. Le vol c’est mal, mais on s’en fiche, alors c’est bien. Le blond me reproposa d’aller boire un verre, ce à quoi je lui répondis en souriant :

« Avec plaisir mais c’est toi qui invite, c’est toi l’homme maintenant. »

Ahah, se faire inviter par pur galanterie, que du bonheur. Par contre le détail à propos du fait qu’il lui fallait enfiler son nouveau caleçon tout propre, je n’étais pas obligée de le savoir. A moins qu’il espère secrètement que j’assiste à la scène ? Non quand même pas. Ça n’a rien d’érotique et ce n’est pas classe non plus. Nous entrâmes ainsi dans le bar, là où avait tout commencé. Lithium se dirigea directement vers le barman pour, à ce que je comprends, louer une chambre. Moi je me contentai d’observer les alentours en silence, il y a les mêmes têtes que lors de mon précédent passage. Mais visiblement personne ne me reconnait, dans un sens, tant mieux. Le blondinet me fit part de la suite de son planning, à savoir changé de sous-vêtement, et me conseilla de l’appeler à l’aide si j’avais un problème durant mon enquête. Oh ! C’est moi le chevalier servant normalement ! Merci de ne pas inverser ce rôle non plus !

« Ou tu n'as qu'à m'accompagner. »

Je tournai lentement la tête vers lui avec un air de dépit au visage. Il comprit visiblement et en rigola même. Couillon va, et voila qu’il relance la fausse excuse du « Nous ne sommes qu'amis après tout. » tout sauf crédible dans ce genre de situation. J’ai beau avoir gagnée quelques neurones en passant de l’autre côté de la barrière, il ne faut pas trop me prendre pour une cruche non plus. Je le regardai disparaître dans l’escalier et soupirai profondément avant d’en venir finalement à la conclusion aussi surprenante qu’impossible. Ce Lithium, n’est pas Lithium. Enfin, si mais pas exactement, comme si on avait toujours la petite Lithium qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, mais avec beaucoup, beaucoup plus de pragmatisme. Pas possible que la transformation en homme ait quelque chose à voir avec ça, sinon moi aussi j’aurais eu droit à ce changement. Et au lieu de ça, je pense plus. Non pardon, comme toutes les filles je me triture bien plus le cerveau pour rien, qu’autre fois. Voila un des inconvénients d’avoir un corps de femme. Mais c’est bien négligeable face à ces deux magnifiques rondeurs qui trônent fièrement sur mon buste. Ah, quel bonheur, quelle fierté.

J’allai voir à mon tour le barman et lui demanda la même chose qu’à la prostituée de tout à l’heure.

« Vous rappelez-vous si vous avez vu un travesti déguisé en superwoman dans les parages il n’y a pas longtemps ?

- Oui bien sur c’est un habitué des lieux. Bien que ses agissements ne plaisent pas à tout le monde, c’est un bon type.

- Ses agissements ? » Répétai-je.

« Oui, d’ailleurs la dernière qu’il est passé, il a emporté un garçon après l’avoir assommé. Ce genre d’agissement, mais hormis ce détail, il est très sympathique et paye régulièrement des tournées générales.

- Je vois. Et avez-vous vu la moindre chose plus étrange, voir dangereuse, dans le coin dans le même laps de temps ? »

L’homme se mit à réfléchir en se grattant le bout du menton, puis répondit non de la tête avant de saluer un nouvel arrivant qui semblait être très bien apprécié, à entendre comme tout monde salue l’inconnu en levant chacun leur verre. Je me retournai pour connaître l’identité de cette célébrité, et fus à la fois dégoutée et surprise en reconnaissant le travesti dans un nouveau costume. Cette fois il incarnait Magma, la femme des X-mens qui contrôle le feu et la lave. Mais quelle horreur, et quelle laideur … Bon sang comment ai-je pu me faire avoir par un tel être ? Ce dernier me vit et sourit avant de s’approcher et de me rejouer le même jeu que la dernière fois. Lui non plus ne me reconnait pas, autant jouer là-dessus. Je le saluai et répondis à sa drague complètement ratée :

« Oh bien le bonjour. Comment allez-vous ?

- Fort bien et vous donc belle demoiselle. Me feriez-vous l’honneur de … » Commença-t-il avant que je ne le coupe.

« Dites-moi très cher, j’ai entendu dire que vous avez eu des démêlés avec des voyageurs il y a peu, et avec un ours. Vous êtes sur que ça va ? »

L’homme changea immédiatement de jeu et reculai pendant que je souriais en insistant sur le côté sadique. Marrant, il semblerait qu’en femme, mes oreilles pointues ressortaient bien mieux et me permettaient de passer pour une créature des rêves comme n’importe qui ici. Sauf que lui, il a bien compris la supercherie. Il me pointa du doigt et s’apprêtai à dire quelque chose mais n’en eut pas le temps. Mon poing venait de s’enfoncer profondément dans son bide plein de graisse et la foudre parcourir le moindre de ses nerfs. L’instant d’après il était affalé dans la rue, couché contre la porte du bar qu’il venait d’arracher en volant.

« Ah punaise ça fait trop du bien !! » Hurlai-je en tenant mon poing comme s’il s’agissait d’un trophée. « Encore ! »

Les secondes suivantes, le travesti subit un élan de violence comme il n’avait sans doute jamais subit jusqu’à maintenant. Mais quel plaisir, chaque coup se répercutant dans le moindre muscle un peu tendu, cette force déployée et toute cette électricité déchargée à un même endroit, créant vibrations, chaleur et délicieuse odeur de brûlé. Ah, il n’y a pas à dire, ça va beaucoup mieux maintenant. Je me redressai et inspirai profondément avec un large sourire aux lèvres pendant que la place se vidait à vue d’œil. Bien, maintenant il me faut une nouvelle tenue. Direction le seul magasin à l’horizon, mais avant ça je retournai voir le barman complètement choqué par ce qu’il venait de se passer.

« Excusez-moi brave homme, mais pourriez-vous dire à mon ami que je suis à la boutique d’à côté s’il me cherche quand il redescendra ? Merci. »

Je saluai la populace, ravie de voir toutes ces têtes d’ahuri me suivre du regard, et filai chercher de quoi paraître un peu plus présentable. Quoi que, c’est un bien grand mot dans ce genre de royaume. Bref, j’entrai en poussant la porte de verre et fus immédiatement accueillit par le vendeur, qui de toute évidence n’avait rien vu de ce qu’il venait de se passer dehors ni du pseudo-cadavre qui gît encore en plein milieu de la place. Des « bienvenue ! » en pagaille agressèrent mes pauvres petites oreilles alors que je tentais seulement de regarder ce que le magasin proposait. Nous sommes à Luxuria, il y a donc tout naturellement le minimum syndical en ce qui concerne tous les instruments de plaisir que peut regorger l’esprit d’un être humain, autant donc ne pas lister sinon l’éternité ne suffira certainement pas. Je coupai le vendeur en pleine éloge :

« Excusez-moi, je sais que je suis magnifique et tout ce que vous voulez, mais je cherche quelque chose pour remplacer mon haut. Faites votre boulot de vendeur et montrez-moi ce que vous avez. »

J’eu ainsi droit à toute sorte de tenue, passant du gros pull de wesh-wesh portant en gros le logo « Tra ! 93 les Pyramides mon frère ! », à la tenue SM composée exclusivement de lanière de cuir aux endroits stratégiques. Je passai une bonne vingtaine de minute à dire non à chaque truc qu’il me proposait jusqu’à qu’on arrive au tour d’un tablier blanc et d’une croix rouge au milieu. En l’observant mieux, il tenait autour du cou par une lanière blanche aux coutures rouges, et aux fesses, c’est tout. En allant l’essayer dans la seule cabine de la boutique, je pus même voir qu’il descendait jusqu’aux genoux tout en laissant le flanc des cuisses et des hanches, ainsi que le dos dans sa totalité à l’air libre. Seul le ventre restait caché sous le tissu. Très sympa, vraiment très chouette oui. Par contre avec le pantalon bleu extra-large, ça ne rend pas bien du tout, ni le caleçon dessous une fois que la première partie fut enlevée. Le vendeur m’offrit très généreusement un slip comportant une fente en plein milieu de l’entrejambe, genre le sous-vêtement totalement inutile. Et après là aussi mainte refus, je pus avoir une culotte blanche aux lanières fines pour ne pas choquer mais suffisante pour que ça ne fasse pas le problème des strings. Car oui, avec ce semblant de tablier, les côtés de ce bout de tissu intime sont parfaitement apparent, tout comme l’arrière du soutif dans le dos heureusement caché par mes nouveaux très longs cheveux.

Je pris encore une petite minute pour choisir. On est quand même bien là-dedans, et puis ça me fait vraiment des beaux seins, de belles fesses. Oui elle est bien, j’acceptai donc la tenue. Lithium ne va plus se sentir quand il me verra, héhéhé. Sûr de moi, je me rendis à la caisse et le vendeur me demanda cinquante essences de vie pour l’ensemble. Un soupire s’échappa de ma bouche, puis je lui tendis mon bras afin qu’il prenne son dû. Mais comme pour la prostituée, il n’eu qu’une violente décharge électrique.

« Oh pardon, c’est un réflexe, je vous pris de m’excusez mais c’est bien trop cher. Vous êtes sur de ne pas pouvoir faire quelque chose ? » Le vendeur fit non de la tête puis un oui après avoir reçu une nouvelle décharge.

« Vingt essences de vie … » Articula-t-il difficilement avant de prendre un nouveau coup d’électricité. « Dix essences de vie … » Redit-il en se tenant le bras, les larmes aux yeux avant croiser mon regard. « Gratuit … c’est gratuit, je vous l’offre …

- Merci ! » Lui dis-je en sautant de joie. « Au revoir monsieur, à la prochaine certainement ! »

Ah, il est bien ce royaume. Oui bien. J’allai m’assoir sur un rebord de bâtiment à côté de la porte du magasin et rangeai mes anciens vêtements dans le sac prévu à l’origine pour les nouveaux que je porte actuellement.
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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyMer 23 Jan 2013 - 2:06
«Sympa tes fringues.»



Décidément, ce royaume lui plaisait.
Être un homme était une expérience à vivre.
Et franchement, il ne désirait pas recouvrer sa forme originelle.
Du moins, pas pour l'instant. Il comprenait ce qu'être un mâle procurait comme sensations. Tout était différent, rien ne ressemblait à la machine féminine. Ce test onirique était particulièrement plaisant et excitant. Il découvrait le monde sous un nouvel aspect. Concrètement, ce qui l'entourait ne l'intéressait pas plus que ça, c'est ce qu'il pouvait en faire qui l'enflammait.
De plus, il ne risquait pour l'instant pas la moindre remontrance vu que la pauvre Lithium dormait encore, depuis sa rencontre fortuite mais néanmoins passionnée, avec un mur. Il avait tout vu de l'intérieur, et pour rien au monde il n'aurait désiré louper ce magnifique et pathétique spectacle, d'une demoiselle ayant perdu toute preuve de sa lointaine et tant aimée féminité. Ça avait été carrément drôle. Il s'était réellement fendu la poire, mais avait directement pris l'occasion de pouvoir profiter de ce corps plein de testostérone. Quel plaisir sérieusement.

Mais il y avait une toute autre chose qui était drôle.
C'était chahuter la vache à lait de Megan, et briser les barrières de Nodox.
La première, était stupide, avait une peur stupide, et n'était stupidement pas belle.
Enfin, elle n'était carrément pas à son goût. Il ne savait pas exactement pourquoi, mais la regarder ne lui procurait pas le moindre élan d'excitation, et son membre ne grimpait pas aux rideaux. Et puis, il savait se contenir. Comment ? Pas la moindre idée. Peut-être le côté calme et parfois renfermé de Lithium, qui faisait que Bis partageait quelque peu cette capacité là. Etrange à bien y penser, vu que c'était la première fois qu'il et elle possédait un tel corps.
Mais au final oui, cette cruche blonde était l'antithèse même des femmes qu'il aurait tendance à se faire, ou à fréquenter. En revanche, la petite rousse là, anciennement homme, était tout à fait ce qu'il recherchait. De la fougue, mêlé à de la timidité, de la poigne, doublé de douceur, une femme qui ne se laissait pas faire, mais savait laisser les rênes à la personne en face. Il ne savait si cette dernière allusion lui correspondait, mais cela le pourrait. Et puis, elle était parfaitement proportionné. Ni trop grande, ni trop petite, une poitrine ferme et généreuse, équipé d'un petit cul bien rebondi, et de long cheveux. Il aimait les chevelures fournies des femmes. Enfin, il les aimaient à présent, vu que si il devait réfléchir en tant que femme, il préférait largement les hommes aux cheveux courts, sur lesquels tu pouvais passer doucement ta main.
D'ailleurs, comment est-ce que Lithium avait pu sortir avec une horreur pareille ? Ce mec avait les cheveux longs et verts bordel. VERTS, PUTAIN ! Non mais c'était juste immonde. On aurait dit qu'il se promenait avec des algues sur la tête. N'importe quoi. Et puis, les yeux vairons. Ok, c'était pas fait exprès, mais merde quoi, mets de lentilles, t'auras l'air moins con. Les fringues, elle n'avait même pas le mot pour les décrire, à part moisies, ou bien moyenâgeuses. Ouais, c'était bien comme terme ça.. Comment, mais comment ?! Il n'existait pas tout à fait réellement à cette époque, mais maintenant qu'il était là, il savait qu'elle ne l'avait toujours pas larguée. Non mais si elle ne le faisait pas, dès que lui le croiserait, mais n'importe quand, il lui dirait ses quatre vérités à cet hypocrite de merde. Même pas capable de.. Putain.

Il repensa à la petite rouquine.
Franchement, elle était vraiment bien faite.
Le jeune homme ne savait pas ce qu'était l'affection réelle d'une personne envers une autre.
Il ne comprenait pas comment cela fonctionnait. Il n'arrivait pas à comprendre comment, et surtout pourquoi, après tant d'années loin d'une certaine personne – qu'il aurait volontiers fracassé si il l'avait retrouvé – Lithium persistait à conserver des souvenirs de celui-ci. Et une chose encore plus terrible ; des sentiments à son égard. Ce n'était pas possible ! Quand un gars se tire, pas de nouvelles pendant des plombes, se transformant en années, tu ne continues pas à l'aimer ! C'est juste du masochisme que de s'infliger ça ! Et après cette blonde se demandait pourquoi elle était là..
Si il n'avait pas existé, elle se serait laissé mourir à petit feu, et personne ne serait venu l'aider sous prétexte qu'elle est, ou était une meurtrière. Personnellement, des gens l'avaient remercié d'avoir éradiqué certains criminels. Et puis, en prison, même à Lost Shadows, il n'aurait jamais une peine exemplaire. Si il n'y avait aucun risque d'évasion, on ne devait tout de même pas tenter le diable. Enfin bref.. Tout ça pour dire que, le cœur qui bat, ces petits « papillons » dans le ventre à la simple idée de revoir ou de penser à l'être cher, et bien ça, lui il ne connaissait pas. Sa propriétaire, si. Beuark, mièvre à souhait.

Être amoureux ne sert à rien d'autre que souffrir.
La meilleure preuve avec cette bougre d'idiote de Lithium.
Personne ne le voyait, mais elle souffrait constamment d'être seule.
Mais pas n'importe qui pouvait faire l'affaire. Il ne fallait que lui, et simplement lui.
Plus difficile que cette emmerdeuse – à qui il tenait pourtant énormément – y'avait pas.
Il se devait de l'éloigner de ces fantasmes maladifs et dangereux. Il ne reviendrait pas, et elle devait le savoir, et l'accepter. Plus facile à dire qu'à faire lorsque l'on a un infime espoir, mais une lueur tout de même, de le voir frapper à sa porte de nouveau, un grand sourire sur le visage, parfois un cadeau même idiot dans les mains, un doux baiser déposé au coin des lèvres, une main dans les cheveux, l'autre qui vient caresser la taille, pour finalement refermer la porte derrière eux, et s'effondrer ensemble dans le couloir, s'abandonnant à une pulsion mutuellement partagé.
Bis ne connaissait de cet homme que les souvenirs qu'elle partageait avec sa maîtresse. Mais il avait l'impression de le connaître tout aussi intimement qu'elle. Cependant, si il devait le rencontrer, il lui enverrait son poing dans la gueule. Qu'importe la raison, bonne ou non, de sa disparition, il avait fait endurer les pires supplices sentimentales à Lithium, et il ne pouvait laisser passer cela. Il s'en prendrait une bien belle, et il n'aurait rien à y redire le petit fils de.. Quelle vulgarité.
A force de s'énerver ainsi, il allait finir par réveiller l'hôte. Il fallait qu'il se calme.

Doxinounette laissa insinuer qu'il devait inviter.
Ah oui c'est vrai.. L'inconvénient d'être un homme, c'est la galanterie.
Cette foutue galanterie de mes deux, à laquelle devait se plier chaque mâle si il voulait passer pour un gentleman aux yeux des dames. Ils n'étaient pas à Délirium, et il n'avait donc pas les boissons gratuites pour sa part. Tant pis. Qu'il en soit ainsi. Après tout, il restait un gentleman. Bon, un gentleman assez vulgaire, on vous l'accorde, mais un homme avec des valeurs. Et oui.
Le petit air que lui lança la voyageuse lorsqu'il lui proposa de l'accompagner en haut le fit sourire, puis rire aux éclats. C'est marrant d'embêter une fille, même si on doit bien l'avouer, on y pense beaucoup au sexe. Faut pas se leurrer. L'histoire que, ce sont les hommes qui sont davantage en rut que les femmes, c'est une bien belle légende. Elles savent simplement bien le cacher, et c'est ça qui est bon. Dommage n'empêche qu'elle ne désire pas le suivre. Il monta donc à l'étage pour se changer.

Woh.
Ah ouais carrément.
On laisse la porte ouverte, comme ça ?
Bon bah pourquoi pas hein, ça permet d'avoir un spectacle gratuit.
Oui mais il avait un pantalon à mettre, et une demoiselle à rejoindre.
.. N'empêche, elle est sacrément souple celle-là hein. Toutefois, elle a misé sur le mauvais cheval. C'est quoi ce gars tout freluquet là ? Il va lui claquer entre les cuisses le corniaud. Mmmh, peut-être pas une bonne idée de rester là lorsque cela arrivera. Beurk. De quoi refroidir toutes ses ardeurs. Bis marcha lentement à travers le couloir, vérifiant soigneusement que la pièce qu'il choisirait, serait expressément vide. Il jetait de rapides coups d’œil à travers les serrures, tombant parfois sur d'horribles choses auxquelles il ne préférait même pas repenser, jusqu'à finalement découvrir une chambre entièrement vide. Enfin, c'est ce qu'il pensait.. Il entra dans la chambre, les sens aucunement en alerte, et referma la porte derrière lui.
La chambre était franchement miteuse. Le papier peint des murs tombaient en lambeaux, réduit en tas de plâtre sur le sol. Le ménage n'avait pas été fait depuis des siècles à en voir les toiles qui subsistait dans les coins, et les araignées qui lorgnaient sur le blondinet. La faible lueur qui émanait de la lampe était rougeâtre, et faisait d'autant plus ressortir l'aspect glauque de la pièce. Heureusement qu'elle n'était pas monté avec lui au final. Il n'aurait pas pu l'approcher dans un espace aussi dégueulasse que cet endroit là. Seul le lit paraissait convenable. Bon d'accord, les motifs des draps dataient de la vieille époque, mais ils restaient suffisamment propres pour s'y coucher. Mais il ne se risquerait pas à soulever ceux-ci. Il haussa les épaules, puis baissa son pantalon. Et le remonta aussi sec lorsqu'il vit une femme surgir de nulle part. Une personne aux cheveux violets, une poitrine de niveau D+, des jambes à n'en plus finir et un regard flamboyant, le tout vêtue d'une simple robe de chambre de soie fine turquoise. Exactement ce qu'il n'aimait pas. Putain, mais qu'est-ce qu'elle foutait dans sa chambre c'te grognasse ?!
Le garçon lui jeta un regard noir, prêt à l'envoyer à travers la pièce si elle ne déguerpissait pas dans les minutes qui suivaient. Mais celle-ci lui fit un sourire se souhaitant charmeur, et s'approcha de lui d'une démarche féline. Le visage du dessinateur se tordit de dégoût. Il n'avait jamais rien vu d'aussi laid. A part les cheveux de Vlad peut-être, mais ça, ce n'est que personnel.. La femme avançait de plus en plus.


« Qu'est-ce que vous foutez ici ?
Cassez-vous de ma chambre avant que j.. »


« Shhht. », fit la colorée d'un doigt sur la bouche du blond.

Chut ?
Comment ça chut ?!!
On ne lui dit pas chut à lui !!
Furax, il la repoussa sans ménagement.
Il la poussa si violemment, qu'elle tomba sur le lit, et rebondit légèrement dessus.
Un sourire pervers transcenda le visage de la voyageuse, car oui, c'était une voyageuse, et était donc parfaitement consciente de ce qu'elle faisait. Le jeune homme ne lui jeta pas le moindre regard, et se détourna d'elle pour ouvrir la porte. Avant même que sa main n'atteigne la poignée, il sentit des mains glisser sur son torse, et une poitrine se coller à son dos.


« Woh woh woh woh ! », fit-il en arrachant les mains de son corps.
« ça suffit ! Ne me touches pas ! »

« Laisses-toi aller.
De toute façon, les créatures comme toi vivant ici, ne demande que ça, non ? »
, susurra t-elle.

« Je ne suis pas une créature, vieille pédale.
Je suis un voyageur. »
, cracha t-il.
« Alors maintenant, tu dégages vite fait, et va sucer le jonc de quelqu'un d'autre. »

« C'est encore mieux ! », grogna t-elle, planta ses ongles dans le buste de Bis.
« Nous voilà deux êtres consentants, prêts à faire.. »

« Prêts à rien faire du tout. », coupa t-il.
« Va crever ailleurs, petite émo. »

Il voulut ouvrir la porte de nouveau, mais elle revint à la charge.
Elle lui arracha sa chemise par l'arrière, le laissant ainsi torse nu, et s'accrocha à lui telle une sangsue, savourant le dos musclé, scarifié et tatoué – elle trouvait ça viril les cicatrices, même si le tatouage était bizarre - du blondinet. Elle fut piqué d'une curiosité malsaine à l'idée de connaître l'origine de ces traces, et le pourquoi de ce tatouage, mais elle n'en eut pas l'occasion. Bis entra dans une rage folle, et se retourna sec. La poitrine de la violette, s'écrasa contre son buste, mais il n'en eut cure, cette chaudasse allait en prendre pour son grade. Il l'attrapa par la gorge, et la souleva de terre. Il marcha jusqu'au mur le plus proche, et la plaqua contre celui-ci, la gardant bien au-dessus du sol.
Les lèvres retroussées sur ses canines, il écumait de colère. On ne les touchait pas lui et Lithium sans leur accord, ou sans une confiance minimale, et surtout pas avec des idées malsaines en tête. Les cicatrices de sa propriétaire étaient encore bien trop présentes pour pouvoir oublier. On n'oublie jamais ce genre de choses. Sauf si l'on embrasse la voie de la lâcheté et de la peur. Et ce n'était pas la leur. Une fureur sans nom brûlait dans son regard. Son souffle était plus lourd, et sa poigne se resserrait sur le cou de la femme bien trop entreprenante. Il s'approcha de son visage, ne prenant pas en compte les bras de celle-ci qui tentaient désespérément de se défaire de son emprise.

« Tu tiens à ce que je te fasse des choses si sales que tu en frémirais de honte ?
Tu veux finir sur les genoux, à vomir tes amygdales après t'être pris ma queue dans la gorge ? Ou alors, en parlant de celle-ci, que je te la tranche et te laisse te vider de ton sang, dans une lente et silencieuse agonie ? J'arracherai tes mamelles et te les ferais bouffer par le cul. Ça te plaît ça hein ? »


[i]Le visage violacé de la demoiselle en disait long.
Elle étouffait littéralement sous la poigne mortelle de Bis.
Ce dernier, sans mot dire, serra quelques secondes de plus, puis la lâcha au sol.
La voyageuse explosa en une quinte de toux, se tenant faiblement la gorge, et osa un regard vers son ancienne victime. Il la méprisait de tout son être. Rien ne pouvait décrire exactement la foule de sentiments qui défilaient à travers les yeux du jeune homme. Il la haïssait tout autant qu'il le pouvait. Si la morale ne lui empêchait pas, il lui aurait déjà craché dessus. Il tourna les talons, se pencha pour récupérer sa chemise, et s'apprêta à quitter enfin la pièce, sans avoir pour autant changé de sous-vêtements. Il comptait pas de foutre à poil devant une mocheté pareille, doublé d'une dégénérée.
Mais sa tête se mit à lui lancer. Sa vue se floutait légèrement. Que se passait-il donc avec lui ?
Il tomba à genoux, incapable de rester debout, et maintint une main sur la porte, évitant ainsi de s'écrouler totalement. Il cracha à l'intention de l'émo.


« Qu'est-ce que tu m'as fait, sale garce ?! »

Elle se mit à rire, et se leva doucement.
Elle s'approcha à pas de chat de lui, et s'accroupit à ses côtés.
La voyageuse se mit à sourire, et le poussa entièrement au sol.
Il tomba lentement sur le dos, les yeux dans le vague, le corps lourd.
La jeune femme se glissa au-dessus de lui, et parcouru son torse de ses doigts.
Bis ne désirait que vomir. Voir cette femme se dandiner et se tortiller devant lui, lui donnait la nausée. Il ne voulait pas de ça. Il remercia intérieurement Lithium d'avoir eu une réaction exagérée, et de s'être prise ce mur. Sinon, elle aurait dû endurer ce spectacle, et il ne pouvait se permettre de lui infliger une telle horreur. Certes, il avait pour projet de se faire Doxinounette, mais il ne comptait pas se comporter comme un porc non plus. Pas avec elle. Il avait beau se comporter de façon générale comme un véritable connard, il respectait et tenait à Lithium. Il était une partie antérieure d'elle. Mais il désirait ardemment acquérir un semblant d'indépendance. Il avait ce besoin d'effacer ces frustrations à lui, comme à Lithium. Il était né pour une bonne raison. La voyageuse, nommée Jena, se mit à lécher la joue du blond, et mordit le lobe de son oreille. D'une voix de pure pétasse, elle lui murmura ces quelques mots.


« Mon pouvoir consiste à simplement manipuler les gens.
Il suffit que je touche quelqu'un pour que son corps s'engourdisse, et le rendre à ma merci. Tu ne peux plus fuir maintenant. Tu seras à moi, que tu le veuilles ou non. »


"Pouvoir de pute ouais..", murmura t-il, mauvais.

Mais elle n'entendit rien.
Sur ce, elle lui baissa son pantalon.
Et.. resta bouche bée. Non seulement il avait un string qui ne cachait pas la moindre pièce de son attirail, mais l'attirail en question dormait comme un gros loir. Pas une bribe d'excitation ne palpait en son sexe. Bouillonnante de rage, elle se releva aussi sec, vexée.


« Je ne t'excite donc pas ?!
Tu n'éprouves pas le moindre désir pour moi ? »


« Avec une gueule pareille, sûrement pas que je vais bander non. », pouffa t-il.
« Attends, avec ta tronche de phoque, tu dois sentir la même chose au creux des reins. »

« Comment oses-tu ?!!
J'ai cru que.. »


« Pauvre idiote. », la coupa t-il.

Il lui bloqua les pieds entre ses mollets, et se retourna sur le côté, la déséquilibrant au passage. Elle s'écrasa, surprise, face contre terre. Rapidement, il sauta sur ses jambes, s'empara du drap du lit, le déchira en trois morceaux bien distincts, et ligota les mains de la demoiselle aux pieds du pieu tout poisseux. Il profita du laps de temps qui lui était offert pour également enfermer les pieds de la femme entre eux. Enfin debout, il attrapa le caleçon, arracha son string, enfila son nouveau sous-vêtements et renfila son pantalon. Oh putain, il avait eu chaud là. Un peu plus et.. Bon, avec son membre à la sieste, cela aurait été difficile certes, mais quand même !
Cette damoiselle en chaleur avait commise l'erreur de se lever, permettant ainsi la fin de son contact, et le temps qu'il s'en remette. Elle ne devait pas être assez puissante pour le maintenir suffisamment longtemps sous son emprise. Avant qu'il ne parte, la voyageuse ne cessa de l'injurier de tous les noms d'oiseaux possibles, insultant toute sa famille, ses amis, son chien et son maudit petit cul. Ouaiiiis, il savait que son postérieur déchirait tout ! Mais de sa part, il n'en avait rien à foutre. Elle avait sacrément de la chance qu'il ne la tue pas. Il fallait dire que là, il ne désirait pas s'amuser avec elle, et que sa rouquine devait assurément s'être enfuie vers d'autres horizons. Il devait la rejoindre. Ce n'était pas en restant éloignée d'elle qu'il allait réussir à la séduire. Et bon dieu qu'est-ce qu'il en avait envie !

Il s'enfuit donc de la chambre, laissant la nymphomane ligotée au lit.
Tout en descendant les escaliers, il remit correctement sa chemise sur le dos.
Et cette fois-ci, il la boutonna. Il laissa seulement deux-trois boutons de libre.
Cette drôle d'altercation avec cette satanée folle furieuse l'avait quelque peu refroidi.
Woh, non mais le monstre quoi ! Maintenant, il en était certain. Il n'agresserait pas Dox.
Du moins, pas sans son consentement à elle. Si il avait pensé que ce serait drôle au départ, et que cela lui permettrait de savourer sa position dominante, au final, pas tellement. Comment avait-il pu réagir et penser ainsi ? Après tout ce que Lithium avait vécu, il aurait voulu faire la même chose, mais cela jusqu'au bout ? Non. Il était un putain de salopard, certes, et il le resterait pour toujours, mais un peu de dignité tout de même. Même si le mot Honneur lui disait d'aller royalement se faire foutre, il devait conserver une attitude de séducteur. Non pas de violeur. Il charmerait la rousse en tant qu'homme, et à sa manière. Il avait une belle gueule, un bon cul, un pénis de taille, et un corps bien formé. Et il avait la classe. Fallait pas l'oublier ça. Si il se débrouillait bien, y'aurait pas de soucis sur ce côté là.
Raaah, trop d'excès de réflexion conciliatrice ! C'était très mauvais pour lui. Il devait rester cette partie rejetée de sa dessinatrice de propriétaire, pas une extension d'elle-même. Le rejeté, le rejeté.. Putain, fallait qu'il tabasse quelqu'un sérieux !

Il traversa la pièce, rageant intérieurement.
Cependant, il fut coupé dans son élan par le barman.
Il manqua de lui envoyer son poing dans la face, mais se retint de justesse, se souvenant qu'il semblait vouloir lui dire quelque chose. Sa main tremblotait à quelques centimètres du visage du patron, terrifié. Bis souffla, expirant sa colère, passa une main dans ses cheveux, et se calma.


« Excusez-moi. », il s'étonna lui-même d'avoir dit ça.
« Allez-y. »

« Votre copine m'a dit de vous prévenir. »

« .. Oui bah préviens-moi alors.
Accouches.»


« Euh, oui, oui !
Elle est à la boutique d'à côté. »


« Ok. », il le remercia d'un vague mouvement de la main, puis s'accouda au comptoir.
« Au fait, vous avez de la viande avariée accrochée à un pieu. »

Et il sortit, tapant dans un corps de femme.
C'marrant, il a le même genre de fringues que.. Boh, peu importe.
Les mains dans les poches, il se mit à siffloter, soulevant légèrement les pieds.
Il marcha tranquillement, tourna sur lui-même, et se planta enfin devant le magasin.
Sympa dis donc. Il avança le pied, et recula instantanément. Il manqua de se faire agresser par des dizaines de « bienvenue » en même temps. Heureusement qu'il avait reculé dis donc ! Mais il devait entrer quand même en fait. Sauf que, si il désirait faire son entrée en toute discrétion pour surprendre la rouquine, lui faire une petite frayeur « amicale », bah ça allait pas franchement fonctionner avec ces cruches poilues, et ces tarlouzes en short. Calmement, il sortit son calepin, un crayon, et griffonna dessus. Un sourire sur les lèvres, il arracha la feuille, et la colla contre la vitre de sorte à ce que tous les employés la voient. Sur le papier, seuls ces quelques mots subsistaient : « Le ou la première qui me cause, je lui fait bouffer ses couilles ou ses tripes par l'anus. »
Son adorable sourire enfantin de psychopathe les convaincs assez rapidement. Lorsqu'il entra, un silence de mort ponctuait l'espace. Pas un seul des membres ici présent ne le salua, ni ne lui adressa le moindre regard. Tous baissaient la tête, tenant à leurs organes. Il se mit donc en quête de Doxinounette, et se jeta immédiatement derrière un rayon de fringues lorsqu'il entendit un bruissement dans l'une des cabines. Il eut l'air sacrément con quand il ne vit personne sortir de la cabine. Il passa sa tête à travers la fente d'un string – complètement inutile cette chose dis donc – pour observer en toute discrétion. Il retira finalement son crâne, et se promena un peu à travers les rayons.

Dans quoi verrait-il bien la rousse ?
Cette tenue sado-maso, le cuir collé à son corps magnifiquement fiselé ?
Naaaan, elle aurait l'air d'une dominatrice. Ce qui ne semblait pas être franchement le cas. Cette robe verte, rasant les fesses, à la frontière de l'antre des mystères ? Elle aurait l'air d'une traînée. En revanche.. Cet ensemble là lui irait à ravir ! Un petit chemisier blanc, un petit croix rouge sur la poche supérieure, et un short rouge. Manquerait plus que des petites sandalettes et elle serait trop mignonne ! .. Oh merde. Il agissait comme un gars qui cherchait de quoi offrir des fringues à sa gonzesse. Putain, ça craignait carrément ! Non, non, non. Il devait continuer à être un connard, un bon connard. L'antithèse de Lithium, son antithèse ! Sinon, à quoi servirait-il ? Il s'envoya son propre poing dans la face, sous les regards ébahis des employés. Puis continua de mater les morceaux de tissus plus ou moins utiles des produits proposés. Il poussa au passage l'une des vendeuses; « Dégage de mon chemin », et s'en retourna vers la cabine. A la trace de baffe d'un des commis, il avait forcément dû essayer de regarder la demoiselle en train de se changer. Cet idiot avait sûrement essayé par le rideau. Si il était pas con, il aurait essayé par le haut. Ce que Bis fit tout naturellement. Un sourire niais sur le visage, il courut en silence se choper un tabouret, souleva la table et la posa délicatement sur le côté de la cabine, pour ensuite rajouter le tabouret au-dessus. Il finit enfin par monter dessus, et avancer en toute discrétion sa tête vers l'intérieur de la cabine. Il se sentait comme un gros gamin dans les vestiaires des filles.

Mais il fallait avouer que le jeu en valait la chandelle.
Ces courbes, ces hanches, ces épaules.. Il n'y avait strictement rien à changer.
Son corps était juste parfait. Une peau laiteuse et lisse, un visage fin, des jambes suavement fuselés, et des mains.. Ah ces petites mains ! Elles semblaient si douces, et pourtant synonymes de tension. À travers celles-ci, elle pouvait vous parcourir d'une charge électrique si habile, qu'elle en deviendrait presque impétueuse. Ça serait si excitant avec de petites décharges de temps en temps, pour décupler le plaisir pris. Non franchement, ce soir-là, si il devait profiter de sa virginité masculine, ce serait avec elle. Au moins, il était certain de ne pas perdre son temps, d'avoir une belle vue et de rentabiliser sa nuit. Oui, il voulait simplement s'envoyer en l'air, mais pas avec n'importe qui. Et si c'était avec une personne que Lithium connaissait, à qui elle semblait faire confiance, c'était d'autant plus intéressant.
Bon ok, les conséquences qui surviendraient ensuite seraient assez gênantes, mais si on ne peut pas faire ça seulement une fois, une toute petite fois.. Et puis, le must serait qu'elle découvre qu'il n'était pas Lithium, mais une entité pleinement consciente, proche de l'original et pourtant différente. Peut-être qu'ainsi, ce serait plus facile, qu'elle les différencie, et n'en tienne pas rigueur à Lithium. Mais il refusait de dire quoi que ce soit tant qu'elle ne s'en serait pas rendu compte. Quoique, il serait bien capable de faire le salaud et de tout nier en bloc. Aaah, que la vie d'un salopard est compliqué.

En attendant, il aimait bien ses fringues.
Elles cachaient le strict nécessaire, mais laissait de la chair dehors.
C'était une sorte de tablier blanc descendant jusqu'aux genoux - ou plutôt un Body à bien y regarder - transcendé d'une croix rouge. Ce bout de tissu laissait pleinement accès au dos de la jeune femme, de quoi engager davantage la conversation. Le tout n'était que maintenu par une faible cordelette autour du cou. Cela se défaisait si facilement.. Il se prit à rêver, s'imaginant seul avec la rouquine dans une pièce quelconque, la caressant avec tendresse, pour finalement passer sa main dans sa nuque et tirer sur cette insolente ficelle. Putain, « tendresse », quel mot de merde ! Il allait finir tarlouze, comme ce gland là-bas là ! Il sentit de légers picotements à l'entrejambe. Manquait plus que ça, un foutu début d'érection. Il avait réussi à conserver son calme de ce côté là jusqu'à présent, et voilà que de simples images en tête avaient suffit à titiller son pénis ! Quel engin à la con. Il comprenait maintenant la difficulté des hommes à conserver leur sang-froid en telle ou telle situation. Penser à un truc dégueu, à un truc dégueu.. Vlad tiens. Cheveux verts, cheveux verts, gerbe ambulante, gerbe ambulante.. Ah bah ? Bah ça marche dis donc. Non décidément, il ne l'aimait pas ce mec. Fallait vraiment qu'il le largue à la place de sa propriétaire. Sinon, elle ne le ferait jamais. Trop bonne poire c'te conne.
Oh merde ! La voilà qu'elle sortait de sa cabine ! Il s'écrasa sans tarder sur son tabouret, manquant de s'écraser comme une merde. Il resta là, pelotonné sur lui-même, priant pour qu'elle ne se retourne pas. Punaise, si elle le voyait là, elle comprendrait de suite ce qu'il avait foutu, et adieu l'Opération Séduction. Il dû réprimer un ricanement méchant quand il la vit marchander à sa manière. Il ne plaignait même pas le mec. Non, c'était juste bien fait pour sa gueule. Quand l'on a une aussi jolie jeune femme en face de soi, on ne la fait pas payer. Non, on est est galant et on lui offre. Même lui connaissait ces politesses. Tsss, bande de limaces atrophiées. Il sourit à la voir sauter ainsi sur place, toute joyeuse. Trop mignonne cette petite chose. Raaah putain non ! Une seule nuit et puis c'est tout. Et encore, il fallait réussir à l'approcher. Mais bon, avec son charme naturel, et sa classe innée, pas de soucis sur ce point-là. Normalement.

Il attendit donc qu'elle sorte.
Une fois qu'il la vit s'éloigner suffisamment, passer la porte et disparaître sur le côté, il se décida à sortir de son coin. Pfiouu.. Maintenant fallait sortir en toute spontanéité, genre « ah mais t'étais là, jt'avais pas vu, etc.. » Quelle bouse.
Il aplatit sa tête contre la vitre, vérifiant sa position, la découvrit assise et s'éclaircit la gorge. Enfiler le costume du charmeur de base, se remettre dans sa propre peau, son propre personnage. Voilà. Et il sortit, sifflotant et les mains dans les poches. Il fit mine de la voir, et s'approcha d'elle. Il se planta devant la voyageuse rousse, la détailla davantage avec ses fringues, et acquiesça une nouvelle fois en leur faveur. Il esquissa un immense sourire à but enjôleur, et se glissa jusqu'à son visage. Bis plongea son regard ensorceleur dans celui de la jeune femme, et lui sussura ces quelques mots.


« Qui comptes-tu envoûter ainsi vêtue ? Tu me fais déjà tourner la tête.
Mais j'avoue que je te préférerais sans le moindre tissu sur le corps.
Oh, mais j'oubliais.. Les amis ne se disent pas ce genre de choses.
Si on se promenait en attendant de trouver ce que tu cherches ? »


Il termina sur ce même sourire énigmatique que précédemment.
Le garçon s'éloigna ensuite, les mains croisés derrière son crâne.
Attiser sa curiosité pour mieux traverser ses barrières. Le voyageur attendit que sa camarade le rejoigne pour lui poser quelques questions, juste histoire de.


« Alors, ça va depuis.. euh, Carnaval Garbage ? », hésita t-il légèrement.
« D'ailleurs, histoire de faire la conversation, en sortant de l'auberge, je me suis pris le pied dans une femme au sol. Elle avait un costume de super-héros, comme l'autre fouille-merde de zoophile. C'ptêtre sa sœur, qui sait ? », il rit sur cette dernière phrase.
« Faudrait penser à récupérer.. Oui quoique non. On s'en passerait bien. », il marmonna, puis se rapprocha de nouveau de la jeune femme.
« Sinon, des projets à part cette histoire de recouvrer sa forme originelle ? »

En même temps qu'ils marchaient, ils se dirigeaient vers un quartier nettement plus bondé. Peut-être qu'elle trouverait les indices qu'elle cherchait. Ce n'était pas lui qui l'aiderait franchement.. Mais bon, si ça permettait qu'ils discutent et que ça avance. Les femmes aiment parler, et sans interruption généralement.
Certaines créatures les regardaient étrangement, comme si ils les connaissaient. Bizarre. Il ne comprenait pas réellement leur problème, mais si un seul d'entre eux désirait se frotter à eux, y'avait pas de soucis. Il les éclaterait un par un. En attendant, ils marchaient toujours, et il n'avait pas la moindre idée de quoi faire. Si il pouvait retarder le plus possible leur transformation, alors il le ferait.



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Lithium s'exprime
Bis vous insulte

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Megan Cole
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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyJeu 24 Jan 2013 - 0:09


Dans la plupart des relations, tout commence sur le mensonge... Surtout les relations amoureuses. C'était un fait avéré pour l'algophobe. Pourquoi? Les histoires d'amitiés par exemple: une fille dira à un garçon qu'elle est amie avec car elle le pense, le mec lui se servira de ça pour parvenir à ses fins. C'est-à-dire: sortir ou simplement coucher avec elle. Le problème, c'est que l'amitié est un mot ambiguë qui peut prêter à la confusion et même les filles s'en servent pour plusieurs raisons: quand elles le pensent vraiment ou alors quand elles veulent simplement refroidir les ardeurs d'un mec un peu trop proche. Il y a aussi les petits mensonges, la fille ou le mec qui s'intéresse à une personne mais lui cache qu'il s'intéresse également à une autre et que à coté, il prépare des arguments pour savoir laquelle des deux proies est la plus intéressante. Ou alors se rabat, faute de mieux sur l'une d'elle en comprenant que l'autre était hors de porté ou une mauvaise idée. Le mensonge et la manipulation sont les choses les plus courante dans les histoires d'amour et c'est surement ça qui rend les relations si compliquées. Certains diront que c'est surtout la beauté de l'amour, la sincérité et la confiance qui priment, mais ceux là, ce sont que des idiots qui ont jamais souffert ou qui ont rien comprit. Bien évidemment que l'amour c'est beau, c'est cool, c'est trop bien et c'est mignon! Mais reste que c'est un jeu d'équilibre sur une corde avec d'un coté sur la balance les sentiments et l’honnêteté et de l'autre: la peur du rejet et les mensonges. Le brun se dit alors qu'avoir eu droit à un changement de sexe était vraiment perturbant, voilà qu'il assimilait les deux façons de voir, enfin son point de vue en tant que femme et il brodait actuellement pour avoir un point de vue masculin.

Il reporta enfin son regard à la jeune femme assise en face de lui qui vidait en deux coups sa bière. Intéressante cette petite, déjà elle cognait bien. Bon, elle avait eu besoin d'une pelle, mais même les meilleurs athlètes ont d'abord commencé en bas de l'échelle. Ensuite, elle avait une levé de coude correcte. Là aussi, il y avait moyen d'améliorer. Son coté femme semblait avoir reprit le dessus depuis son mensonge, il ne se sentait pas excité par elle, il se sentait différent. L'effet se dissipait-il? Surement que non... Ou alors c'était minime. Juste que ses habitudes et ses pensées de femme revenaient à la surface. Et donc, il voyait en elle une personne qui pourrait être une amie. Sauf qu'il était un homme actuellement et les mecs, ça cherchent à se taper ses amies. Oh merde! Qu'importe la manière dont il tournait le problème, il se retrouvait toujours dans une position similaire avec elle. Et pour l'instant, le missionnaire était trop présent dans sa tête. Il poussa un soupire et vida son verre en une fois. Au moins ça, c'était pareil qu'avant! Il aimait toujours la bière et ne serait pas contre une cigarette. Justement, il fouilla dans son pantalon -oubliant que ce n'était pas le sien- et n'y trouva rien. Il soupira et regarda autour de lui. Là! Il se leva, attrapa un rêveur d'une bonne trentaine d'année et lui arracha ses clopes de la main. Le mec commença à pester et voulait son paquet mais le jeune homme ne s'en soucia pas. Il prit une clope dans le paquet, la mit à ses lèvres et...

Un crochet vint lui faire voler sa sucette à cancer et lui faire un mal fou à la mâchoire. L'autre idiot de rêveur l'avait cogné sans prévenir, surement alcoolisé et trop con pour offrir une cigarette à quelqu'un. En même temps, l'algophobe avait pas demandé une clope, il avait prit le paquet. Le rêveur allait lui en coller un autre mais Lucie bondit de son siège et colla une gifle puis un coup de genou au type qui s'écroula au sol: vaincu. Tout le monde resta bouche bée devant la scène et même Megan, enfin Morgan en était admiratif. Vraiment bien cette petite, sauf que là, elle lui piquait son rôle, c'était lui qui devait la défendre et jouer les chevaliers. Enfin, en règle générale c'était à lui d'exploser des rêveurs. C'était un peu son job sur ordre de Pijn en plus. Il haussa les épaules, enjamba le mec au sol et retourna s'assoir après avoir ramassé les clopes. Il en alluma une et vit que la jeune fille le fixait avec une manière bien particulière, elle semblait un peu irrité.

"Un souci? Ah oui! Merci pour le... Euh... Coup de main... D'habitude, je me débrouille tout seul hein?
-De rien... Mais le problème n'est pas là!
-Ah?
-Je déteste les fumeurs!"

Il souffla la fumée par le nez et se retint de soupirer. Et voilà! Elle venait de ruiner l'estime qu'il avait pour elle en une fois. Encore une personne anti-tabac. Bon d'accord, ça pue et ça s'imprègne aux vêtements ainsi que dans les cheveux, ça jaunit les murs à la maison ainsi que les dents sans oublier que c'est mortel. Mais merde! On est à Dreamland là! Une clope va pas te tuer!! Enfin il y a tellement de trucs capable de te tuer dans ce foutu monde onirique... La clope l'est peut-être mais comparé aux restes... Il lui fit donc un sourire et tira une autre bouffée dans sa clope, tant pis si elle n'aimait pas. Il commanda une autre tournée de bière et décida de poursuivre la discussion.

"Et... Tu viens souvent ici? Oui d'accord, niveau conversation ça volait bas, très bas.
-Non, c'est... C'est ma première fois.
-Pareil. Enfin non, déjà venu une fois dans ce bar, mais première fois dans ce royaume.
-Royaume?
-Euh... Laisse tomber. Tu te souviens d'une brune à qui tu as défais le soutif?
-Oui je m'en rappel. Pourquoi?
-Sais-tu ce qui lui ait arrivé après?
-Non... C'est le trou noir. Elle m'a cogné, je suis tombée... A mon réveil, un objet étrange s'en allait.
-Un objet étrange?
-Oui. Un objet. Enfin c'est... Un rêve donc c'est normal non?
-Merde..."

Tout devenait claire! C'était un coup de cet enculé de pot de fleurs! Il sentit la haine et le dégout l'envahir. Ce putain de vase qui hantait ses nuits depuis quelques jours... Il avait trouvé un nouveau moyen de l'emmerder et mieux que ça, il avait fait subir ça à deux autres personnes. Bordel ça voulait dire que ce vase avait un autre pouvoir que celui de parler, voir et se reconstituer si on le brise? Pourquoi n'en avait-il pas usé avant? Peut-être qu'il l'ignorait? Merde!! Il devait trouver ce pot de fleur et lui rétamer la porcelaine! Quoique non. D'abord il devait lui faire cracher comment redevenir normal! Ensuite, il pourrait le briser encore et encore jusqu'à ce qu'il épuise toute sa magie et crève une bonne fois pour toute! Il voulu se lever mais on lui apporta sa bière et celle de Lucie. Un peu gêné à l'idée de l'abandonner comme ça, il resta donc sur son fauteuil et décida de perdre encore quelques minutes en sa présence.

"Tout va bien?
-Oui oui! Désolé... J'étais perdu dans mes pensées.
-Tu pensais à ta petite amie? La rouquine de tout à l'heure?
-Hein? Oh non du tout! C'est pas ma copine!
-Ah... Tu préfère peut-être les hommes... Tu sors avec ce blond effrayant?
-Hein? Mais non! Pourquoi tu veux absolument que j'ai quelqu'un?? Tu veux me caser ou quoi?
-Et bien car... J'imagine que je n'ai aucune chance, donc autant avoir une excuse pour ne rien avoir à tenter."

Elle rougit jusqu'aux oreilles et se cacha derrière son verre qu'elle vida le plus lentement possible pour ne pas avoir à croiser le regard de l'algophobe. Le jeune homme avait bien comprit ce qu'elle venait de dire et il poussa un soupire avant d'écraser son mégot et de vider d'une bonne moitié son verre. Dans quelle merde s'était-il encore fourré? Déjà, il devait retrouver Lithium et Nodox pour leur expliquer qu'il savait qui était le coupable. Mais comment leur dire que c'était en partie sa faute? Le vase était à lui, enfin, techniquement à lui si on considère que l'avoir prit au vol en tabassant un ours dans un western, est une forme d'acquisition loyal et juridiquement correct. Sauf que le vase en question avait décidé d'adopter Megan depuis et donc, il était son malheureux propriétaire. Maudit à le trimbaler partout avec lui, à le voir apparaitre au pire moment et foutre la merde avec ses répliques de pervers en puissance. Il ramena son attention à la fille, il devait trouver un truc pour elle. Certes, il serait pas contre une petite partie de jambe en l'air, mais il n'avait pas le temps. Enfin bon... Il était pas à ça prêt... Matez moi ses nichons et osez dire que ça ne vous fait rien... Et ses yeux, ses jolis yeux!! Sans oublier ses lèvres et cette peau... Ouais bon, on avait comprit qu'il serait pas contre de la consommer pour une ou deux heures. Mais après! Oui, d'abord trouver le vase, apprendre comment redevenir normal et une fois qu'il le saurait, il pourrait s'amuser le cœur léger. Voilà, c'était pas plus compliqué que ça! Surtout que Nodox semblait bien s'amuser d'avoir des seins, alors inutile de l'en priver trop vite. Quand à Lithium... Elle, c'était mitigé. La propriétaire de base du corps semblait ne pas aimer l'idée, mais l'autre, c'était apparemment jouissif d'être un mâle. De son coté, Megan enfin Morgan, trouvait ça amusant même si c'était un peu étrange de se sentir perturber devant des boobs. Avant, il en avait et ça ne lui était jamais venu à l'idée de les mater dans son haut noir gothique avec un tel intérêt.

Oh merde!! Il matait les seins de Lucie sans même y avoir fait attention. Un peu gêné, il tenta de faire comme si de rien n'était et vida son verre en jetant rapidement à l'emplacement de là où aurait du être une pendule. Oui dans un monde onirique, l'heure était pas importante, surtout quand on s'envoyait en l'air et qu'il aurait été vexant pour certain de voir que la mythique partie de baise avait duré en fait une minute. Temps de se déshabiller, de pénétration et de se retirer prit en compte. Et vous le pensez surement donc on va le confirmer: Megan avait déjà eu droit à ça... Elle ne savait pas ce qui était le plus frustrant: la partie pourrie de baise ou le mec qui semblait fier de lui.

"Donc tu es... Tout seul?
-En effet. Je ne cherche pas quelqu'un. Je suis bien seul et l'amitié me conviens parfaitement. Si toi c'est pareil, alors c'est parfait!
-Je vois..."

Sortir des phrases pareils qu'il ne pensait pas, ne lui plaisait pas, c'était pas sympa... Mais que pouvait-il faire d'autre pour le moment? Il remarqua que les yeux de la fille était brillant et il commença à culpabiliser. Merde! Elle allait pleurer?? Bordel!! Pourtant c'est les filles qui sortent l'excuse de l'amitié!! Megan l'avait souvent utilité cette carte pourtant. Il cogita et comprit alors d'un coup: c'était lui le mec à présent! Donc sortir cette excuse la foutait vraiment, mais vraiment mal! La fille ne l’interprétait pas du tout comme un homme et pour elle, ça voulait dire: c'est mort, fous le camp grognasse! Il soupira puis se leva afin de s'approcher d'elle et la prendre dans ses bras avec une délicatesse qu'il se découvrait en même temps que la blonde. Il ignorait quoi dire ou faire et laissa donc faire, agissant à l'instinct. En même temps chez lui, c'était toujours ainsi et ça n'allait pas changer car il avait changé de sexe pour la nuit. Foutu bordel qu'était le friendzone... Il n'avait jamais vraiment aimé ça, enfin Megan avait toujours été clair avec ses prétendants et donc une potentielle histoire d'amitié n'avait jamais vue le jour. En même temps, les rares mecs avec qui elle s'entendait, c'était les mecs de ses copines. Quelques autres c'étaient des amis d'enfances et vu comme Megan s'était renfermée sur elle dés le collège pour être pire au lycée, aucun parmi eu ne l'avait jamais vue autrement que comme une amie, une fille à problèmes. A part le tout premier, celui avec qui elle a flirté dans un camps de vacance, tous les autres, elle est passé par la case amitié. Enfin... Il ni avait pas vraiment eu beaucoup de relations sérieuses... C'était un peu un chemin en pente cette histoire et l'algophobe décida de changer de sujet en pensant à Lucie.

"Ça va aller? Tu sais, l'amitié c'est... Un bien grand mot hein?
-Ouais je sais... Je n'ai que des amis... je n'ai jamais eu de petit copain! Pas un seul! Car tous, je les ai mis dans ce qu'on appel: la case friendzone.
-Et pourquoi?
-Car... J'ai mes études et j'ai pas le temps pour les amourettes. Je verrai ça plus tard. Dit-elle avec un regard de braise à son égard.
-Je comprend. Les études c'est en effet important. Reste concentrée dessus alors.
-Mais... Mais... Juste être amoureuse, juste une fois..."

Elle l'embrassa alors et lui passa une main dans les cheveux. Lui, il resta tétanisé et incapable de bouger. Et non, c'est pas les hormones qui le bloquent... Juste que son esprit vient de se déchirer en deux car il venait d'embrasser une fille. Enfin mettons nous exactement dans la bonne situation: Megan, une fille de vingt cinq ans, se disant être hétérosexuel qui d'un coup roule une pelle à une fille sans être complétement grammée. Si ça, c'est pas ce qu'on appel mettre les pieds sur la limite vers l'homosexualité... Il repoussa doucement la fille pour ne pas la heurter sauf qu'elle crut simplement qu'il voulait la toucher ou la prendre dans ses bras et elle se colla d'avantage à lui. Le faisant basculer de son siège, ils tombèrent sur le divan d'à coté. La jeune femme sur lui, sa poitrine écrasé sur son torse... Merde, c'était pas comme ça que ça devait se passer!! Il tenta de la bouger mais glissa sa main sous son haut et lui caressa la peau du dos ce qui fit frisonner la rêveuse, la rendant encore plus câline. Bordel!! Quoiqu'il fasse, il semblait piéger et n'avait d'autre solution que celle de se laisser aller.

Il rendit finalement son baisé à la blonde qui commença à passer ses mains sur son torse. Elle releva la tête, le fixa avec un sourire des plus ravageurs et des yeux brulants de désires. Lui, il se sentait coincé, incapable de bouger, prit au piège et devenir petit à petit le jouet de cette fille. Mon dieu, c'était horrible! Elle glissa ses mains sur son ventre, se dirigeant lentement vers son pantalon et son affreux caleçon à fleurs. Il devait trouver un truc, un moyen pour sortir de ce piège dans lequel il s'était lui même jeté sauf que son esprit fonctionnait au ralentit alors que son entrejambe avait déjà mit le turbo. Il comprit pourquoi il était passé de penseur à débile mentale: le sang ne pouvait afflué qu'un truc à la fois, c'était donc un choix à faire: cerveau ou sexe. Et apparemment, il avait fait son choix sans même le vouloir... Elle s'attaqua donc à sa ceinture tout en l'embrassant dans le cou. Lui commençait à sombrer et ses mains glissaient sur son dos et ses hanches. Soudain, une lueur de génie s'éclaira au fond de son esprit plongé dans le noir et la perversité.

"Tu préfèrerais pas qu'on fasse ça dans un endroit disons... Plus calme..."

Il avait misé le tout pour le tout, lui soufflant ses mots à l'oreille en espérant qu'elle réagisse. Il y avait un monde fou dans ce bar si c'était sa première fois, elle voudrait forcément de l'intimité... Mais on était à Luxuria et donc, elle ne réagirait pas normalement, peut-être que justement, faire ça en public était terriblement excitant pour elle. Mais Lucie releva la tête et son regard s'attarda sur son entourage. Elle vira au rouge et se releva de sa proie. L'attrapa par sa ceinture déjà défaite et l'obligea à se relever. L'algophobe toujours incapable de penser en avait déjà oublié la raison du pourquoi il voulait changer d'endroit. Là, il ne pensait qu'à une chose: se glisser de nouveau entre les jambes de cette fille et la faire gémir de plaisir. Lucie l'entraina rapidement vers un escalier pour le conduire dans une chambre et lui, ne fit rien pour l'arrêter. Sa féminité en lui semblait avoir foutu le camps, ne supportant pas un instant de voir ou même d'imaginer ce qui pourrait arriver ensuite. Mais le jeune homme avait encore quelques trucs en tête qu'il essayait d'assembler pour trouver un moyen de s'en sortir. Reste que c'était pour la plupart, des suppositions et qu'il misait beaucoup là dessus... S'il venait à coucher avec, jamais plus il ne pourrait se regarder dans un miroir. Enfin, c'était Dreamland, c'était pas si grave non plus de prendre un peu de bon temps non? Au diable les hésitations! Mieux vaut vivre sans regret!

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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyJeu 24 Jan 2013 - 12:08
[Un tout petit poste mais c'est (presque) voulu ^^]



Un soupire, puis je m’adossai contre le mur, les yeux tournés vers le ciel qui commençait à se perler d’étoile, en espérant que le barman n’oublie pas de prévenir Lithium. Une présence se dessina devant moi, accompagné d’un sifflement caractéristique du type qui n’a rien à faire ici mais qui veut quand même que ça paraisse normal. Et ce timbre de voix, j’entrouvris un œil, puis les deux et souris en reconnaissance le blondinet. Finalement il a été rapide, bien plus que je ne l’aurais cru. Il souriait de toutes ses dents, et ça me rendis d’autant plus fière car l’effet de ma nouvelle tenue portait immédiatement ses fruits. Il se rapprocha en plantant son regard dans le mien. Cette fois je ne déviai pas sous la pression, non je maintins ce lien visuel et en rajouta même une couche avec un sourire moqueur. Jusqu’à ce qu’à l’oreille il me souffla LA remarque qui me fit de nouveau rougir. C’est la question de tout bon dragueur qui compliment la demoiselle mais lui pose également une petite question sur le choix de sa tenue. Et il ne s’arrêta pas là, avouant qu’il me préférait tout de même nue ; comme si je ne l’avais pas devinée, gros malin. Il rempila sur l’excuse de l’amitié toujours aussi nul et me proposai d’aller se promener en même temps que continuer mes recherches.

« Pourquoi pas, ce n’est pas en restant assise ici que ça va avancer de toute manière. »

Je me levai aussitôt et le rejoignis alors qu’il commençait déjà à partir. Bizarre pour un dragueur, généralement on reste proche de sa cible, de peur qu’elle disparaisse … Ou alors il joue justement sur l’effet inverse, et si c’est le cas j’agis exactement selon son plan. Ahah, se faire draguer, c’est vraiment une chouette expérience pour moi qui n’a jusqu’à maintenant que jouer le rôle du dragueur justement. En plus j’ai de la chance, cette version de Lithium n’est pas le genre typique du mec super lourd et agaçant qui ne mérite qu’à recevoir un bon coup là où je pense. Le blond reprit la parole, et d’ailleurs c’est étrange qu’il soit aussi bavard …

« Alors, ça va depuis … euh, Carnaval Garbage ? » J’haussai les épaules mais il continua avant que je puisse répondre. « D'ailleurs, histoire de faire la conversation, en sortant de l'auberge, je me suis pris le pied dans une femme au sol. Elle avait un costume de super-héros, comme l'autre fouille-merde de zoophile. C'ptêtre sa sœur, qui sait ? »

Je me stoppai sur le coup, les yeux ronds.

« Attend t’es sérieux ? »

Je filai voir le travesti et oh mon dieu, une femme ! Et bien foutue en plus, comment es-ce possible ? Lui aussi aurait subit la même transformation que nous ? Mince alors, si j’avais su je ne l’aurais pas fracassé aussi fort … Flute … Et s’il y avait pleins d’autres personnes dans son cas ? Il y a forcement quelqu’un qui doit avoir des infos. Rien que sur la place où on a été transformés, il y a bien du monde qui a vu la scène, en deux orgasmes. Je retournai auprès de Lithium, l’air songeur pendant qu’il me demandait si j’avais des projets à part mon enquête.

« Franchement ? A part m’amuser, je n’ai rien de prévu dans mon planning. Sans doute visiter Dreamland encore et encore, mais non je ne sais pas. »

Je lui attrapai le bras au moment où nous entrâmes sur une place bien plus bondée que la précédente, mais fort heureusement, on évite ici l’orgie générale de tout à l’heure. Et seuls quelques passants firent attention à nous. Sans doute parce qu’avec nos oreilles pointues, ils nous prennent pour leur semblable. Enfin, quoi qu’il en soit, je tournai la tête vers le blondinet pendant qu’on continuait notre balade et lui demanda :

« Pourquoi cette question ? Tu as des projets, toi ? A part explorer ton nouveau corps bien sur. » Et a part ton désir de m’avoir dans ton lit, mais ça, ça ne se dit pas. « Ah par contre Lithium j’ai une question qui me semble très importante. » Je stoppai la marche et plantai mon regard dans le sien malgré la différence de taille. « C’est peut être qu’une impression, mais je doute que ce soit dû à la métamorphose en homme, sinon j’aurais eu ce genre changement aussi alors dit-moi. » Je pointai son crane du doigt. « Qui est là dedans ? Lithium n’est pas aussi violente et sèche que ça. Même si je ne la connais pas énormément, je sais que c’est une gentille personne. Alors répond-moi. J’aimerais savoir qui j’ai en face de moi avant de continuer à me faire draguer. »
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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyVen 25 Jan 2013 - 0:38
"Les monologues, c'est carrément naze.
Mais quand ça vient de moi, ça passe mieux."




Finalement, c'était pas si mal de rien faire.
Bon, il désirait toujours se faire les dents sur un passant, mais ça allait.
Enfin, ça allait mieux que tout à l'heure après son aventure avec l'émo en chaleur.
Non mais cette horreur ambulante quoi. On ne devrait pas autoriser une laideur pareille à sortir à la vue de tous, elle pourrait choquer les plus jeunes. Sérieusement. Et quel exemple de merde d'ailleurs ! Pouah, le simple fait d'y penser le rendait carrément nauséeux. Il en eut même quelques frissons de dégoût tellement il en était effaré. Bon, il fallait qu'il se ôte ces ignobles images du crâne, et de son esprit surtout.
Il lui suffit de jeter un coup d’œil à sa camarade pour changer instantanément de pensées. Là, ça allait déjà nettement mieux. Faut dire qu'avec une femme pareille à ses côtés, il ne pouvait que s'intéresser à elle et seulement à elle. Et puis, il ne se lassait pas d'observer les courbes et la beauté de la rouquine. Il avait beau être une nana en réalité, là il était un homme. Tout ce qui compte est l'instant présent, et donc à l'instant présent, là tout de suite maintenant, c'était un vrai mec de chez Mars, avec un pénis et non un vagin entre les cuisses. Donc, exit la jouvencelle, est bonjour le jouvenceau ! Beurk, un mot littéraire.. Lithium et son savoir à la con aussi.

Donc oui, un homme.
Pourquoi se prendre la tête sur ce que l'on était avant, et ne pas uniquement se concentrer sur ce que l'on est maintenant ? Ce serait si simple. Il était du sexe opposé au sien originel, et bien il se comporterait comme tel. Et vu la dose de testostérone qu'il possédait, il avait pas trop le choix non plus à bien y penser. Mais justement, c'est ça qui était bon ! Mieux même ! Le pied.

Toujours aussi guilleret, il continuait à marcher auprès de la voyageuse.
Heureusement pour lui, elle ne s'attarda aucunement sur les événement de Carnaval Garbage. Il n'y avait pas été lui, il n'était même pas né à cette époque. Il n'était qu'au stade du processus de sa création plus précisément à ce tournoi. Bis partageait certes les souvenirs de Lithium, mais il ne les avait pas vécu à proprement dit, ce qu'il faisait qu'il avait nettement plus de mal à les revivre et à les retranscrire. Les acquis, la mémoire qui construisait la jeune femme en elle-même, il buvait dans la même coupe à ce sujet, mais pour le reste.. C'était nettement plus compliqué à comprendre et à expliquer. Même lui avait du mal à saisir le principe. Il avait failli se tendre un propre piège avec cette question. Quel con.
En revanche, ce qui intéressa davantage la fougueuse demoiselle, ce fut la phrase qu'il fit suivre, à propos d'une femme costumée dans laquelle il avait shooté. Il l'a vit même sauter sur place, les yeux exorbités. Euuuh, bah oui il était sérieux. C'était juste une alcoolique comateuse qui avait dû s'étouffer dans son propre vomi, rien de bien important en soi. Pourtant, il l'a vit courir dans le sens inverse à leur promenade, bifurquer sur la droite et disparaître, hors de la portée de son champ de vision.
Ouais, bon.. Bah il faisait quoi maintenant là ? Il venait de se faire lamentablement lourder sur place pour une ivrogne attardée. Génial. A savoir comment il devait le prendre, il restait perplexe là. Un passant se moqua de lui, et le garçon n'hésita pas à lui mettre un coup de boule en pleine face, puis à lui sortir tout simplement :
 « Avant de te foutre de ma gueule, va déjà te faire dépuceler par ta mère. »

Et il attendit patiemment.
Tout de même.. Elle n'allait pas le laisser là, hein ?
Il se rappela le tatouage de Crazy, puis l'oublia tout aussitôt.
A son grand soulagement - il se surprit même à lâcher un soupir pour le signifier - il la vit revenir à lui, trottinant tranquillement, sa poitrine bondissant en parfaite harmonie avec son vêtement, qui flottait au gré de la brise. La patte légère, elle rappliqua vers lui la mine renfrognée, altérée par le souci. Elle réfléchissait. Cet air songeur lui allait bien, nota t-il. Il se prit à sourire en l'observant silencieusement, perdue dans ses pensées. Lui-même s'autorisa à s'enfoncer dans une réflexion plus ou moins profonde, de laquelle il fut rapidement tiré par la rouquine en personne.
Ses projets se limitaient à s'amuser, et à uniquement s'amuser. Et bien, ça tombait bien non ? Lui aussi ne désirait que ça. Et le mieux serait justement qu'ils s'amusent ensemble, si vous voyez ce que je veux dire. Ou continuer à discuter. C'était moins distrayant, mais au moins, il apprendrait à la connaître vu qu'il ne connaissait le Nodox mâle que via les souvenirs de sa propriétaire. Toutefois, il se passa soudainement quelque chose à laquelle il ne s'attendait pas le moins du monde.

Elle lui prit le bras.
Oui, oui, vraiment ! Le bras.
Il ne sut comment réagir exactement.
Pourquoi s'approchait-elle de lui ainsi tout d'un coup ?
Que voulait-elle, avait-elle changé d'avis ? Une envie comme ça ?
Le jeune homme ne comprenait pas, il était perdu, ne sachant quoi déduire.
Hé mais c'était pas écrit dans le manuel ça !! Il ne savait pas faire ça, et ne l'avait jamais fait d'ailleurs. Malgré la surprise notable qu'il ressentit, il parvint à calmer les battements rapides de son cœur. Houlà.. C'était quoi ça ? Elle lui avait réellement fait une petite frayeur la petite là. Doucement, douuuucement..
Il reprit sans difficulté son expression d'assurance, faisant ainsi disparaître l'expression de parfaite surprise qui avait un instant traversé son visage et éclairé son regard. Son corps se détendit tranquillement, chassant en quelques secondes, la tension qui l'avait parcouru. Il fallait faire très attention à présent, car effectivement, le danger vint immédiatement frapper à sa porte. Il eut la bonne idée de ne pas répondre à la question de ses projets, manquant de sortir tout naturellement qu'il désirait gagner son indépendance et s'affirmer en tant qu'entité à part. Ça aurait été une belle boulette si il avait tout lâché. Mais elle n'était pas idiote. Pas du tout.

Elle avait mit du temps, mais elle avait enfin compris.
Il n'était pas Lithium. Lorsqu'elle annonça l'évidence, elle avait stoppé la marche, plongeant son regard foudroyant dans le sien. Le garçon ne trahit aucun étonnement, son visage se mua seulement en un état de neutralité apparente. Intérieurement, il cogitait carrément. C'était le bronx dans son crâne ! Bon. Il était face à un sacré dilemme là. Restant de marbre, il réfléchissait à comment se sortir de là. Devait-il mentir, ou étendre la vérité ? Avec ce doigt pointé sur lui, il ne pouvait pas fuir. Oui, il désirait qu'elle le sache, mais d'un côté, cela ne nuirait-il pas à ses plans ? Comment voulez-vous dire à quelqu'un : « Hé, en fait, elle est schizo', je ne suis que la/le second(e) ! » Que au final, il n'était que le résultat d'un problème de conscience mentale de son amie à elle, enfin lui anciennement. Qu'il n'était pas.. réel.
Enfin si, mais pas tant que ça. Il ne savait pas ce qu'il était exactement : véritable ou non. C'est comme s'il était un enfant non désiré, rejeté. Voilà, c'était ça. Il était le rejeton d'une personne qui avait choisi de ne plus être une telle chose. Il était tout. Il n'était rien. Le clone imparfait d'un être, une personnalité jetée aux oubliettes, au crématoire, mais qui avait finalement refusé de mourir, et avait plutôt choisi de prendre forme, de naître. C'était étrange, et particulier à expliquer. Ce n'était pas pour rien qu'il se faisait appeler Bis. Il était une seconde Lithium, et c'était tout. Son ancienne elle, celle qu'elle avait abandonné. Il n'avait pas de nom véritable. Et mine de rien, il souffrait de sa condition. Son pragmatisme et son assurance naturels cachaient ses réelles intentions.
Mais le plus important n'était pas là. Le problème était de dire la vérité ou de mentir. Son hôte haïssait et bannissait le mensonge, ainsi que l'hypocrisie, en étant d'une franchise soutenue. Lui partageait son avis, mais s'exprimait d'une façon plus.. directe, crue et sans pincettes. Il n'avait pas peur de la réaction de ses interlocuteurs. Ils n'étaient pas contents ? Et bah tant pis. Ils n'avaient pas qu'à lui faire chier, à dire des conneries, c'est tout. Lithium, elle, malgré sa franchise, restait douce et gentille. Et surtout naïve. Elle s'était tellement faite embobiner, que ça en devenait pitoyable. Elle tentait de voir du bon en chacun, même si cela est impossible. Il était là pour la maintenir loin de tout ça. Il ne lui infligerait pas ce qu'on lui déjà fait subir. Et il ne commettrait donc pas les mêmes erreurs avec la jeune femme ici présente. On ne devait pas faire ce que l'on ne voudrait pas que l'on nous fasse. Bon ok, c'était carrément pas crédible venant de sa part, mais il était une femme aussi à la base, et lui-même détestait qu'on lui mente. Cela le mettait d'autant plus en colère, et déjà très caractériel, il pouvait exploser en une rage sans nom. Pourquoi ? Juste parce que.

Alors, que faisait-il maintenant ?
Il resta silencieux face à la voyageuse.
Puis finalement, il se détendit, soupira, baissa la tête et posa les mains sur ses hanches.
Bon. Fallait se comporter comme un homme. Enfin, excusez-moi ; un homme intelligent, pensant et surtout, soucieux de la vérité. Pas l'un de ces gros menteurs baratineurs. Il était un salaud, mais pas ce genre de salaud là. Faut pas pousser la vieille croûte dans sa merde non plus hein ? Ah part si ce n'était pas ça la véritable expression.. Boh peu importe.
Il passa une main dans ses cheveux courts – bah voilà un tic naissant – esquissant une grimace étrange, qui se mua définitivement en un sourire plus ou moins équivoque. Son regard était impénétrable, indéchiffrable, rien ne circulait à travers ses yeux. Bon, bah quand faut y aller..


« Violent et sec ?
Voyons, je suis vexé. Je préférerais les termes pragmatique et direct. »
, il ria légèrement, lui lançant un regard charmeur, puis hésita quelques secondes. « ..Tu veux vraiment savoir la vérité ? », finit-il par dire d'une voix relativement plus sombre. « Alors d'accord.
Prépares-toi à me voir parler autant que tu n'aurais jamais pu l'imaginer. Tu voudras me faire bouffer des boules Quiès, et fuir en courant.»
, il sourit, et marqua une courte pause.

« Pour tout te dire, oui, je ne suis effectivement pas Lithium. Tout du moins, je ne suis pas exactement elle. Celle que tu as connu à Carnaval machin, le truc de gladiateurs chiants là, et bien ce n'est pas moi. Concrètement, si il fallait mettre un mot sur ce qu'elle est, c'est simplement schizophrène. Ne me demande pas comment elle l'est devenu, mais ça a pris du temps, ça a pris le temps de mûrir. Le résultat d'une radicale remise en question a déclenché le processus.
Je suppose qu'elle avait déjà ces gènes en elle, j'en sais rien, et j'avoue que je m'en fous un peu. L'essentiel à savoir est que je suis le fruit de son problème. Je suis elle, sans l'être réellement. Je suis ce qu'elle était avant, la matérialisation de ses pulsions meurtrières, sa vision particulière de la justice, et tout ce qui suit qu'elle a renié. »
, il observa Nodox, puis reprit.

« C'était ce que j'étais à proprement dit. J'ai, on va dire, évolué. Je suis une seconde personne vivant en elle, crée à partir de l'original, mais possédant ma propre personnalité et fonctionnant comme bon je l'entend, même si je partage son corps, donc son apparence, ses souvenirs. », son regard se troubla inconsciemment.

« Je suis né pour quelque chose, je le sais. Quoi, je ne sais pas exactement. Mais je m'occupe de maintenir Lithium en vie. Sans moi, elle serait perdue. Je maintiens sa combativité en activité, elle me combat, tente de me faire disparaître, persiste. Ainsi, elle ne se laisse pas mourir à petit feu, rongée par de vieux démons complètement stupides sur lesquels elle ferait mieux de cracher dessus. Je suis un salopard, je le sais. J'assume, et j'en suis fier. Je suis ce que je suis, mais j'incarne ce que parfois elle devrait être. J'ai les couilles d'affronter les problèmes en face, je n'ai peur de rien. » Ou presque, pensa t-il.

« Je suis un être indépendant personnellement, mais je vis à travers ce corps-là. Je ne peux sortir quand je le désire, il me faut des failles dans l'esprit de Lithium pour m'emparer du contrôle. », ce qui parfois se révélait assez simple au final.

« Suis-je réel ou non ? Je le pense oui. Je l'espère. Je suis vivant, je pense, je ressens même si la notion de sentiments m'est encore floue, et je respire. Je n'ai pas sérieusement de nom, mais on fait comme si j'étais Bis. Je suis différent, et pourtant si proche. Je ne saurais foutrement pas te dire ce qu'est ma condition, mais sache que je ne veux aucun mal à Lithium. », bien au contraire.

Si ils savaient, tous, ce qu'était son but justement, leur vision à son égard changerait quelque peu. Il s'approcha finalement d'elle, lentement, pour ne pas l'effrayer, au cas ou si il passerait pour un opportuniste qui profitait de la faiblesse d'une femme à ses yeux – ce qu'il n'espérait pas, comment pourrait-il jouer ensuite ? - après son discours. Il plongea son regard acéré dans le sien, ne souriant plus.

« Ni à toi. »

Il approcha sa main du visage de la jeune femme, espérant secrètement ne pas se prendre une décharge électrique, et lui effleura légèrement la joue, ramenant une mèche derrière son oreille effilée.

« Je veux simplement profiter de la chance qui m'est donné ce soir. »

Avant de recouvrer son apparence, et de retourner dans un coin de la tête de Lithium, patientant pour une nouvelle sortie, comme le clébard du clochard qui attend fidèlement l'heure de sa possible croquette de la journée. Une existence de merde qu'il n'avait pas franchement demandé. De plus, à vouloir aider Lithium, il se perdait lui-même. Il ne voulait pas disparaître. Après avoir goûté à la vie, il s'y accrochait plus qu'à la sangsue du marais. Car oui, que se passerait-il une fois que l'hôte s'endurcira, et gagnera de nouveau en confiance ? Finirait-il par mourir ou se fondre de nouveau avec elle ? Tout ce qu'il désirait.. C'était simplement vivre.
Même si tout ne durerait qu'une nuit, il garderait cela en mémoire. Cela resterait son premier souvenir personnel, celui qu'il avait gagné sans Lithium avec lui, sans personne pour ne rien voir, ne rien suivre. Bien sûr, elle aurait quelques bribes de ce qui s'était passé, mais ne saurait pertinemment dire si tout n'avait été qu'un rêve, ou réalité. Car oui. Il n'avait pas le moindre souvenir à lui. Dès que la blonde se réveillait, il n'était plus rien. Comme si il mourrait chaque nuit, pour ensuite ressusciter à son retour. Il ne savait pas où il allait une fois qu'elle repartait dans son monde, il n'en avait pas encore conscience. Peut-être qu'une nuit, il serait suffisamment évolué pour subsister ailleurs en attendant qu'elle revienne. Il était piégé, et en devenait d'autant plus acerbe et impitoyable.

Il attendit la réaction de la rouquine.
Il détestait tout ce mélodrame dans lequel il jouait.
L'on se croirait dans un vieux téléfilm romantique allemand.
Il passait pour une pauvre merde, un vulgaire clone à la con, un être fade.
C'était comme si, avouer ce qu'il était, qu'il n'était pas l'original, consistait à se perdre dans des élucubrations vaseuses sans le moindre fondement, et se perdre dans une réflexion existentielle qui ne faisait que le faire enrager davantage, et le rendre plus agressif encore.
Il ne voulait pas croire qu'il n'était qu'une simple copie, une sauvegarde d'anciennes données corrompues que l'on avait décidé de remettre à jour. Non, il était plus que cela. Il était un enfoiré qui s'emparerait de l'existence qui lui a été partiellement offerte. Pourquoi n'aurait-il pas le droit d'exister par lui-même ? Un être encore plus sadique que lui existait, et se plaisait à jouer avec les deux âmes torturées de ce corps. Une seule ne lui suffisait pas, alors il avait décidé de trancher en deux la première pour en avoir deux pour le prix d'une. Pire qu'un enfoiré. Le sujet de son existence était le point par excellence pour le faire sortir de ses gonds.

Il ne savait comment réagir avec la rousse à présent.
Pourquoi accepterait-elle de lui tenir compagnie pour une nuit ?
Elle avait vu comme il était, il n'était pas le type de mec sympa, attentionné qui s'amusait à susurrer des mots doux à vous filer la gerbe. Toutes les femmes aimaient ça, ou presque toutes. Le garçon préférait passer par le chemin de la séduction des mots à double sens ou direct, des gestes plus ou moins subtils. Mâcher ses mots ne conduisaient qu'à des quiproquos desquels il était ensuite difficile de s'extirper. Alors pourquoi s'en encombrer ? Il est parfois plus excitant d'aller droit au but que de passer par des chemins détournés. Les souvenirs de Lithium qu'il avait pu regarder lui donnaient raison. Il était un beau parleur. Mais quel homme ne l'est pas ? Intérieurement, il sourit à penser à son comportement de Don Juan. Enfin bref. Il reprenait doucement du poil de la bête. Ils étaient à Luxuria, Royaume de la luxure et du vice. Alors bordel, qu'ils en profitent au moins pour cette fois ! Rien n'est mieux que la fusion de deux corps tièdes. Il fallait pas qu'il se les brise à penser à des choses face auxquelles il n'était pas encore confronté. Pour le moment, il existait. Et c'est tout ce qui comptait.


__________



Lithium s'exprime
Bis vous insulte

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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyVen 25 Jan 2013 - 21:06


Est-ce que les agissements irréfléchi peuvent avoir des conséquences graves dans l'avenir? Peut-on savoir ce qui, partant d'une bonne intention, peut engendrer quelque chose de mauvais voir destructeur? Surement, mais dans ce cas, il faudrait avoir le temps de juger le pour et le contre sur chaque chose que l'on fait. Ce qui serait, avouons le, une grosse perte de temps. Mais vouloir prendre un peu de bon temps avec une inconnue, voir s'il pourrait ou non la pousser dans ses retranchements, était-ce vraiment la chose à faire? Et laisser de coté son problème peut-être engendré par un foutu pot de fleur qui lui appartenait? C'était surtout de l'inconscience, un pure acte d'insouciance qui prouvait une fois de plus le manque de réflexion de notre personnage.

Le brun surnommé Morgan se faisait donc trainé gentiment dans un couloir par une jeune fille aux cheveux blonds comme les blés. La jeune femme ouvrit une porte donnant sur une petite chambre inoccupée, chose plutôt rare vu l'endroit où ces deux là se trouvaient. Elle le poussa dans la pièce et le jeta sur le lit pour ensuite fermer la porte à double tour. Couché sur le matelas, il jeta un regard à la fille et son rythme cardiaque semblait être devenu fou. Son cerveau avait prit la peine de s'enclencher et lui faisait comprendre qu'il devait s'extirper de cette situation avant de le regretter amèrement. Bordel, c'était une fille en face de lui!!! Jolie et pourvue d'arguments très convaincants certes, mais c'était une fille! Il ne pouvait simplement pas coucher avec, c'était moralement perturbant pour lui qui était d'ordinaire une femme aussi. Mais en même temps, c'est le monde onirique: il ni aurait rien de réel et au réveil, la jeune femme pourrait simplement se dire qu'elle avait déconné une fois suite à un changement de sexe, que cela n'arriverait plus... Que regarder cette paire de seins serrée dans ce haut ne lui faisait aucun effet, que c'était juste son imagination. Que sa braguette ne se soulevait pas toute seule juste car il posait son regard sur une femme qui retirait justement son haut lentement pour enfin se raviser et le garder.

Il avala difficilement sa salive et ferma les yeux, cherchant à tout prix comment trouver le moyen de se tirer de là. Sans avoir à tirer la demoiselle si possible. Mais quoiqu'il fasse, quoiqu'il pense, il revenait forcément à elle... Ses pulsions prenaient le dessus et sa raison commençait elle à prendre le large. Il était dans une situation très peu confortable et n'aimait pas ça du tout! La jeune femme s'approcha alors, posant ses mains sur le lit, puis ses genoux. Il grimpa lentement sur lui pour avancer à quatre pattes, glissant des baisés sur son torse nu ce qui le fit frémir. Pour une petite timide pucelle, elle savait quand même comment s'y prendre bordel!! A croire que Luxuria filait un pouvoir aux gens qui y venaient et que la jeune fille exploitait cette mystérieuse capacité. Elle arriva alors face à lui et l'embrassa sans lui laisser le temps de placer un mot. Couché et immobile sur son lit, il avait adopté la technique dite de l'étoile de mer qui normalement était une technique appartenant au répertoire des femmes. Enfin ne soyons pas mauvaises langues, même les hommes s'en servent, parait-il. Morgan réfléchissait, il tentait d'analyser la situation et à tout ce que la rêveuse lui avait dit.

Il se souvint alors! Quand elle l'avait levé de se canapé, il y avait pensé et il avait même tout misé sur ça à ce moment là. Bordel comment avait-il pu oublier ça si vite? C'est impressionnant de voir à quel point une femme peut ravager votre vie et vos pensées pour vous transformer en un pauvre idiot amoureux ou obnubilé. La fille glissait sa langue dans son cou alors que lui se mordait la lèvre pour tenter de recoller les morceaux dans sa tête: et elle semblait pas décidée à lui laisser une seconde de répit! Cogite! Cogite! Cogite!! Elle avait dit ne jamais avoir eu de mec, qu'elle se penchait uniquement sur ses études, utilisant justement ses études et sa scolarité pour ne pas avoir à trouver un petit copain et donc: ne pas avoir à coucher avec un homme. De fil en aiguille, il était donc facile de comprendre qu'elle était donc parfaitement vierge, ce qui était déjà évident, et donc: qu'elle avait surement peur du sexe comme la plupart des filles qui ne l'ont encore jamais expérimenté. Il suffisait donc de faire jaillir ses angoisses pour calmer ses ardeurs et réussir à reprendre le dessus sur les événements. C'était en revanche à double tranchant: elle pouvait avoir peur et se calmer ou alors, elle serait ravie qu'il prenne les devants...

Il posa alors ses mains sur ses épaules, souleva un peu la fille pour ensuite la faire basculer sur le coté. C'était la panique dans sa tête, il ne savait pas du tout, mais alors pas du tout, si c'était franchement une bonne idée. La jeune femme le regarda dans les yeux, elle semblait hésiter puis, elle l'embrassa. Morgan espérait qu'il n'avait pas tord, il voulait que son idée fonctionne et qu'il puisse sortir de ce merdier. Mais en même temps... Le désirait-il vraiment? N'était-il pas bien là, avec elle? Oui mais non, c'était pas bien de faire ça! La jeune fille le tirait contre elle et passa une de ses mains dans ses cheveux pour l'embrasser avec fougue. Elle savait ce qu'elle voulait cette petite en tout cas! Contrairement à lui, joli contraste. Il passa sa main sur son ventre, remontant lentement en lui relevant son haut pour la déshabiller. A peine arriva-t-il vers sa poitrine que la jeune femme lui stoppa la main et cessa de l'embrasser. Elle avait viré au rouge et son regard commençait un peu à s'affoler. Parfait! Son idée fonctionnait!! Morgan afficha un sourire triomphale mais la rêveuse le vit surement rassurant car elle lui lâcha docilement la main pour le laisser poursuivre.

Merde! Premier échec mais en même temps: première victoire. Il était parvenu à faire naitre en elle l'hésitation. Il devait donc continuer, il devait prendre le contrôle de la situation et donner l'impression à cette fille qu'elle subissait sans avoir la possibilité de refuser. La pousser à croire qu'elle faisait ça sous la contrainte, qu'elle était sur le point de se faire abuser. Il n'aimait pas ça, mais s'il faisait autrement, elle ne le lâcherait pas. Réduit à lui faire peur, à la faire souffrir pour s'en débarrasser. On remarquera quand même que c'était qu'une putain de rêveuse et qu'il aurait très bien pu utiliser son pouvoir sur elle pour la calmer. Mais pour une raison obscure, ou simplement que ça serait moins drôle, il n'y pensa même pas. Avec un manque d'expérience presque ridicule, il parvint à retirer son haut à la jeune femme, déjà, il était pas habitué à retirer un haut moulant à quelqu'un et il devait aussi faire avec une poitrine imposante qui le narguait juste sous son nez. Mais il y parvint en décoiffant un peu la blonde. Il pensa qu'il arriverait peut-être à la refroidir s'il se débrouillait comme un boulet. C'était sa première fois, donc forcément, elle s'attendait à ce que ce soit parfait. Sans même un baisé, sans même un sourire, il se jeta sur le pantalon de la fille pour le déboutonner. Et là, elle réagit aussi vite que lui pour lui saisir la main, apparemment, elle voulait qu'il prenne son temps. Sauf que lui, il n'avait pas que ça à faire et il comptait bien le lui faire comprendre. Elle le fixait d'un regard plein de douceur, de désir et d'une envie presque palpable. Mais sa voix fut à peine audible.

"Doucement...
-Quoi doucement? Tu crois j'ai toute la nuit?"

Lui, il avait adopté un ton sec, presque cassant. Rentrant dans son rôle de pervers, de goujat ou de mec qui en a simplement rien à foutre des sentiments qu'elle peut avoir. Le regard de la demoiselle changea alors du tout au tout. La panique était visible et elle tenta de repousser le brun qui ne broncha pas et s'acharna à défaire son pantalon pour l'en débarrasser. Il fallait qu'elle ait peur, qu'elle stresse et affronte sa peur. Pourquoi aller jusqu'à cette extrême? Il pouvait simplement s'arrêter là et partir mais il voulait continuer. Ses hormones le travaillaient à ce point qu'il ne pouvait arrêter? Frustré de l'avoir tant désiré et de devoir arrêter? Probablement. Sauf que là, il savait qu'il n'irait pas jusqu'au bout, qu'il parviendrait à s'arrêter à temps et surtout: il savait qu'il ne pourrait commettre une telle abomination. Et justement, il se bloqua alors... La jeune fille en profita et le poussa alors avec force.

Il tomba du lit et s'écroula sur le sol son pantalon en bas des jambes. Il crut qu'il allait explosé de rire et se releva en souriant. Son regard croisa celui de la fille plus ou moins terrorisée. Il se sentait un peu honteux et coupable. Quel idiot... Il aurait simplement pu la rejeté non? Pourquoi vouloir pousser le vice si loin? A croire que ses pulsions l'avaient poussé à ça ou alors était-ce autre chose?

"Désolé... Je sais pas ce qui m'a prit..."

La fille n'osait plus le regarder, ses yeux larmoyants étaient une épreuve pour l'algophobe qui se bouffait intérieurement pour pas se jeter sur elle et la serrer dans ses bras. A croire que les emmerdes avec Pijn le poursuivaient encore. A croire qu'il prenait gout à faire souffrir les gens et cette fois, il s'était acharné sur la psychologie. Durant sa torture face à Pijn, Megan avait tenté d'ouvrir les yeux à une autre algophobe présente dans la pièce. La brune avait voulu que l'autre comprenne tout, qu'elle obtienne les armes dont elle avait besoin pour se défendre face à ce sadique. Et... Elle avait réussit, créant donc une Voyageuse qui fut directement marquée par le même sceau que Megan avait. Condamnant ainsi une innocente à subir les mêmes atrocités qu'elle. Sa première création de Voyageur, si on peut dire, avait été un échec... Avait-il voulu recommencer en se disant que cette fois, cette blonde: Lucie, aurait au moins l'opportunité d'être libre? Avait-il voulu ça de façon inconsciente? Se dire qu'une Voyageuse, liée à lui, était libre contrairement à lui, c'était donc ça qu'il avait voulu? Sauf que ce raisonnement était débile.

C'est alors que Lucie s'avança vers lui pour poser sa main sur son épaule. Sa réaction fut tout autre que celle que la rêveuse pouvait espérer. Les veines de l'épaule de l'algophobe gonflèrent pour devenir noir et la fille retira sa main suite à une sensation douloureuse comparable à une brulure. Un échange de regard et le brun avança vers la porte s'en dire un mot. Il l'ouvrir à la volée d'un coup de pied et projeta, sans le vouloir, une créature contre le mur d'en face. Il ne s'en soucia pas et se dirigea vers les escaliers pour foutre le camps de ce bar de merde et partir à la recherche de l'objet qui avait foutu une telle merde: ce putain de pot de fleur!

***************

La jeune femme était allongée sur le lit. Elle ne savait quoi penser de ce qui venait de se dérouler. Ce jeune homme avait éveillé en elle un sentiment nouveau, des désirs qu'elle n'avait jamais ressenti jusque là. Mais en même temps, il lui avait fait tellement peur... L'envie de lui courir après pour mettre les choses aux claires, elle sauta en bas du lit, attrapa son haut pour le remettre et remarqua enfin qu'on l'observait. Un homme avec de longues oreilles la fixait avec un sourire malsain. La créature avança dans la pièce et projeta la fille sur le lit sans ménagement. Apparemment décidé à reprendre ce que le brun avait commencé sans éprouver quoique ce soit aux protestations de la fille. Elle avait voulu s'envoyer en l'air? Et bien, elle s'enverrait en l'air: qu'elle le veuille ou non!

**************

Morgan arriva dehors et entendit alors un cri strident par l'une des fenêtres à l'étage. Était-ce vraiment important de s'en soucier? Non. Même si la voix lui disait vaguement quelque chose. Il regarda alors autour de lui: où pourrait-il trouver les autres? Par où aller? Il ignorait ce qu'il pouvait faire et comprit qu'il était paumé au milieu d'un monde pervers. Et personne ne pourrait lui indiquer son chemin dans de pareils conditions. Il poussa un soupire et se mit à marcher, laissant ses pas le conduire sans trop réfléchir à une destination. De toute façon, il ne pouvait rien faire de plus pour le moment. Trouver des informations sur son vase, lui mettre la main dessus et lui tirer du nez les informations pour redevenir une fille. Il vit alors un attroupement. Et non, ce n'était pas une horde en plein coït mais des gens qui entouraient deux personnes. Intéressé de savoir ce qu'il se passait, le jeune homme s'avança et tendit l'oreille.

"Bordel il m'est arrivé quoi?
-Je sais pas Brenda... Mon dieu, tu es un homme!
-Et toi Brendon! Tu... Tu es une femme!!!
-Oh mon dieu! Ce n'est plus possible entre toi et moi...
-Mais non Brendon! Notre amour vaincra encore et toujours!!"

Et sans autre explications, les deux individus se sautèrent au cou pour s'embrasser avec passion. Comme quoi, pour certains changer de sexe n'était pas un souci. Mais cela signifiait aussi autre chose: le pot de fleur était dans le coin! Et il faisait subir ça à plusieurs personnes. Morgan devait absolument lui mettre la main dessus et lui faire cesser ce délire!

****************

Ce royaume était simplement le plus beau qui puisse exister à Dreamland! On lui en avait déjà parler, fait souvent les éloges, mais jamais il n'avait eu la chance, jusqu'à cette nuit, pour y venir. Un rire s'échappa de ses lèvres et ses yeux suivaient des yeux tous ces corps dénudés qui passaient devant lui sans même le voir. Après tout, il paraissait inoffensif et personne n'avait même remarqué sa présence. Pourquoi se griller et attirer l'attention alors qu'il pouvait se rincer l’œil gratuitement? Il espérait juste une chose: que Megan revienne ici plusieurs nuits. Au moins, il pourrait mater autre chose que les seins de la brune. Ici, il pouvait mater partout!! C'était le bonheur!! Le paradis existait et il y était enfin! Même son but dans la vie semblait être une futilité à coté des possibilités incroyable que ce royaume lui offraient. Ce monde... Oui ce monde avait un potentiel incroyable! Il pourrait abandonner l'algophobe ici et rester à jamais dans ce royaume. C'est alors que son attention fut attirée par deux voyageurs: habillés ces deux là... Mais à quoi pensaient-ils? Lui, il voulait mater! Alors bougez de là bande d'idiots! Ou alors mettez vous à poil! Sans vraiment le vouloir, il écouta la conversation qu'il trouva rapidement inintéressante: une histoire de double personnalité ou un truc du genre sans importance. Ils allaient baiser ou pas? Nan parce que lui, il aurait adoré être humain ou pouvoir bouger pour apprendre la vie à cette petite rousse bien gaulée! Non mais matez moi ses nibards sous cette robe blanche! Elle méritait qu'on s'occupe correctement d'elle. Et d'un coup, il ne put résister à la tentation! Il ne put s'empêcher de passer de simple voyeur à participant.

"Wow bordel la rousse!!! Comment t'es trop bonne!! Comment tu me plais!! Même Meg' était moins bien roulée que toi!! Vas-y colle moi contre tes seins! Laisses moi toucher!!"

Les deux voyageurs tournèrent la tête vers cette voix grossière pour voir enfin l'étrange créature. Enfin créature... Ce n'était qu'un vase en porcelaine très laid qui avait des yeux et une bouche. L'objet magique et surtout pervers, les observait avec un sourire malsain. Il espérait que la rousse accepte sa demande, il était même persuadé d'être si beau qu'elle ne pourrait qu'accepter. A part Megan, personne n'avait envie de le briser. C'était justement pour ça qu'il adorait la brune: elle l'aidait à réaliser l'objectif de son existence. C'est-à-dire? Être brisé, encore et encore. Et si possible: sur le crâne de quelqu'un.

************

L'algophobe marchait au hasard dans la rue. Il se dirigeait vers toute plante qu'il apercevait, espérant trouver son foutu pot de fleur dans les parages. Mais rien... Il poussa un soupire et s'adossa au mur. Il ignorait vraiment quoi faire et pour l'instant, il ni avait aucun indice pour retrouver Lithium et Nodox. Il espérait que ces deux là allaient bien. Mais connaissant la blonde, enfin le blond, ils devaient s'en sortir. Le dessinateur était pleins de ressources. L'autre contrôlait la foudre ce qui était très pratique. Machinalement, il regarda des rêveurs qui se couraient après en rigolant. Nus. Oui forcément, les vêtements gênent pour courir correctement. Logique! Mais il ne put détacher son regard de la fille. Il se sentit comme en face de Lucie: intéressé voir hypnotisé... Mais cette sensation se dissipa rapidement. Un rire d'homme éclata alors qui provenait de la ruelle à coté de l'endroit où il était. Le brun tourna les yeux et vit un type: cheveux bouclés, lunettes, peau grasse et boutonneuse. Le petit moche geek, enfin c'était le cliché même en tout cas! Morgan ne put se retenir et il rigola aussi. C'est alors que le petit moche se jeta sur lui, sa main saisit la gorge du brun et il fut collé au mur, le souffle coupé.

"J'osais pas approcher Lucie... Et je pensais t'utiliser pour réaliser mes fantasmes! Mais je ne sais comment tu as fais mais... Tu as réussis à te soustraire à mon pouvoir!
-De... De quoi?"

Morgan étouffait et l'autre ne semblait pas décidé à lui lâcher la gorge. Déjà, ce type semblait être un Voyageur et surtout: il connaissait déjà Lucie. La connaissait-il dans le monde réel? Mais surtout: c'était quoi cette histoire de fantasme et qu'il voulait l'utiliser?

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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptySam 26 Jan 2013 - 21:41
Le blondinet ne répondit pas. Il se contenta de me fixer encore et encore dans ses yeux sans expression. L’ai-je blessé avec ma question ou c’est juste qu’il cherche une réponse sans vouloir le montrer ? Aucune idée, mais ce silence a le don de me mettre vraiment mal à l’aise.

Je jetai de temps en temps des coups d’œil autour de nous, les patents nous jetaient des regards furtifs pendant leurs occupations, d’autres parlaient entre eux en nous observant. Dépêche-toi de me répondre Lithium, je n’aime pas du tout jouer les bêtes de foire, encore moins dans cette tenue qui est à l’origine uniquement pour toi et moi. Je reportai mon regard sur lui et cherchai la moindre réponse, le moindre indice sur ce qui se tramait dans sa tête. En vain, il gardait le silence mais en plus il ne laissait filtrer aucune info. Fichu blond. J’ai l’air de quoi moi maintenant ? Je soupirai et m’apprêtai à s’éloigner de lui quand ses mains se posèrent sur mes hanches, me stoppant du même coup dans mon élan. Ah ? On va peut être savoir quelque chose. Je l’écoutai attentivement pendant qu’il me remettait une mèche derrière l’oreille, les yeux dans les yeux.

Son récit ne tarda pas mais à l’évidence il avait du mal à en parler. Je gardai d’autant plus le silence pour respecter son effort, même si la surprise devant ses propos déformait mon visage. On peut dire d’ailleurs que je bue la moindre de ses paroles.
J’avais raison, il n’était pas Lithium mais il n’était pas un imposteur non plus. En gros, il était une seconde personnalité de la demoiselle, son côté rebelle si on veut. Né du souci de Lithium a toujours vouloir faire tout bien alors que des fois il vaudrait mieux jouer la grosse brute et ne pas trop réfléchir. Sur ce point, je suis d’accord, les femmes en généralité se triturent trop le cerveau pour des broutilles … Oh merde, ça veut dire que moi aussi ?

Meuh nan ! Une bonne baston et la vie continue. Cette seconde personnalité s’appelle donc Bis, pas super original comme nom mais en écoutant son histoire, je n’ai pas tellement envie de lui faire la remarque. Il était là pour protéger Lithium, la forçant à se battre plutôt qu’à se faire avoir naïvement par tous les petits cons qui peuplent Dreamland. Ça c’est bien, il est un peu comme moi mais seulement avec la propriétaire de ce corps, à jouer les preux chevaliers. Sauf que dans son cas, il y a vraiment plus de pragmatisme, pour pas moins d’efficacité.

La partie où il assuma d’être un salopard me fit bien sourire. Le terme est sans doute un peu fort mais s’il le reconnait alors tant mieux. Une chose est sur, il n’a pas peur de se salir les mains. C’est bien ça, il en faut des gens comme ça. Comme on dit et comme il le dit lui, il a les couilles pour, et la situation actuelle rend la réplique encore plus poignante.

« Je suis un être indépendant, mais je vis à travers ce corps-là. Je ne peux sortir quand je le désire, il me faut des failles dans l'esprit de Lithium pour m'emparer du contrôle. » Continua-t-il.

D’accord ! Donc c’est quand Lithium s’est prit son mur qu’il y a eu cette fameuse faille qui lui a permit de sortir. Bah dit donc, il s’en est passé des trucs depuis de tournoi de gladiateur à Carnaval Garbage. Bis continua en m’assurant qu’il ne voulait pas le moindre mal à sa propriétaire, et en s’approchant lentement, ni à moi. Il voulait simplement profiter de cette nuit particulièrement hors du commun. Je lui souris et passai une main dans son dos, l’autre sur sa nuque. Puis d’une petit pression pour le faire descendre pendant que moi j’allongeais le cou, différence de taille oblige, je l’embrassai.

Lentement, tendrement, les yeux clos et la respiration momentanément stoppée. Les mains bien installées et tout le reste du corps collé contre le sien. C’est rigolo comme sensation, en jouant la femme c’est pas mal différent. Difficile a expliquer mais même sans mettre la langue, juste le contact des lèvres, c’est excellent. J’embrasse Lithium, non pardon j’embrasse Bis et je ne compte pas le relâcher de suite. Je restai contre lui, le collant plus encore contre ma nouvelle poitrine. Hey mais c’est en plus qu’il est bon dans ce domaine le bougre, pour mon plus grand plaisir.

C’est seulement au bout de quelques secondes je me décidai à relâcher mon emprise et redescendre mes mains sur ses fesses. Un sourire aux lèvres, les pommettes rouges et les yeux dans les siens, je pris la parole avant qu’il ne dise quoi que ce soit :

« Prend ça comme une réponse, pour m’avoir dit la vérité sur toi, et sur Lithium aussi par la même occasion puisqu’elle est concernée. Donc reprenons convenablement … Enchantée Bis de faire ta connaissance, moi c’est Nodox. »

Je lui souris et ne pus m’empêcher de me mordre le coin de la lèvre inférieur en le fixant. Mais comment le dire ? J’entrouvris la bouche puis la refermai sans avoir rien prononcé le moindre mot. Le cœur battant, un peu trop vite d’ailleurs, ça n’aide pas le moins du monde, et l’ambiance générale de ce coin de Dreamland n’aide pas plus à garder la tête froide. Je baissai les yeux, inspirai profondément avant de le regarder à nouveau.

« C’est délicat à dire mais … » Je laissai une nouvelle seconde passer. « Je veux bien qu’on le fasse. Toi tu en meurs d’envie, ça crève les yeux. Mais j’y pose quelques conditions. »

Je le relâchai et me reculai avant de lui montrer trois doigts :

« Première condition, tout ce qui se passe et ce qui se passera entre nous ne devra sortir de notre relation. Pas un mot à quiconque, sans quoi je te crame le cerveau jusqu’à ce que tes neurones te sortent par le nez. Deuxième condition, je garderais ton histoire secrète mais je refuse que Lithium m’en tienne rigueur une fois qu’elle sera revenue. Débrouille-toi avec elle pour ce point. Troisième condition, on le fait dans un endroit décent, et uniquement tous les deux. » Je lui souris et continuai. « Tu as raison sur un point, nous sommes à Luxuria et vu la façon dont cette nuit tourne, autant en profiter. Je ne compte pas particulièrement revenir ici demain. C’est peut être la dernière fois qu’on joue des rôles inversés, il faut en profiter. »

Je cherchai des yeux un lieu qui conviendrait à mes désirs, et mes besoins. Avec tous les pseudos hôtels du coin, il doit bien y avoir un qui soit plus correcte que les autres. Mais d’ici ils sont la même tronche … Bon, bah il va falloir tous les tester jusqu’à en trouver un convenable. Ah moins que … J’accostai un passant vêtu d’un simple caleçon et voulu lui demander son avis, vu l’état très sportif de sa machinerie là-dessous, il devait bien avoir une idée. Mais le type ne prit pas le temps d’écouter et m’attrapai par les épaules pour me retourner et m’obliger à me baisser. Mais c’est quoi ce p’tit con ?! Il reçu une violente décharge électrique et en tomba sur le cul, les oreilles pointues encore fumante. Je me tournai à nouveau vers lui et lui sourit de la façon la plus sadique qui soit :

« Voila qui est mieux, ce n’est pas bien d’agresser les gens de la sorte. » Je remarquai que son sous-vêtement formait toujours un chapiteau. Une seconde décharge vint refroidir ses dernières ardeurs. « Bien, alors je voulais vous demandez. Est-ce que vous connaîtriez un endroit correct pour une partie de jambe en l’air. » Le type me regarda sans comprendre, ce qui eut le don de m’énerver pour de bon. « Pour baiser, connard ! »

Ah voila, là il comprit ! Il m’indiqua un bâtiment au bout de la rue, un love-hôtel si j’en crois l’immense cœur à côté de l’écriteau portant le nom de l’établissement. Il demanda ensuite s’il pouvait participer, et n’eu comme réponse qu’une troisième et dernière décharge dans le crâne, un peu plus forte que les deux autres, histoire d’être sur qu’il ne s’incruste pas. Puis je me retournai vers Bis et haussai les épaules :

« Bah quoi, au moins il ne viendra plus nous emmerder. C’est que j’ai besoin d’un peu d’intimité moi quand même … » Je lui tendis la main et souris. « Dépêchons-nous avant que Megan ne revienne, avec sa rêveuse à gros nichons. »

Mais hélas ...

« Wow bordel la rousse !!! Comment t'es trop bonne !! Comment tu me plais !! Même Meg' était moins bien roulée que toi !! Vas-y colle-moi contre tes seins ! Laisses moi toucher !! »

Je tournai les yeux, à la fois dépités, surpris et dégoutés vers la chose qui venait de sortir cette grosse connerie. Oui ça fait beaucoup en même temps, nous sommes d'accord. Un pot de fleur ... un putin de pot de fleur ! Avec un sourire niait en travers du pot et des yeux remplit d'étoiles. Quelle horreur, bordel qui a bien pu rêver d'un truc comme ça, puisque tout ce qui existe à Dreamland a été imaginé par les rêveurs, ou presque. Il faut vraiment être frappa-dingue pour donner naissance à un pot de fleur aussi moche et aussi pervers que ça. La bestiole était là, à me regarder, toujours avec ce sourire hideux, dont la taille totale ne dépasse pas le milieu de mon tibia.
Je m'approchai de lui en lui souriant moi aussi, juste histoire qu'il ne se doute de rien et lui envoyai le plus puissant coup de pied électrique que j'avais en réserve en travers de la porcelaine. La chose s'explosa en d'innombrables morceaux mais la partie principale fut tout de même projeter loin, très loin jusqu'à faire comme dans les dessins animés. Vous savez, cette petite étoile au loin qui cligne une fois puis disparaît pour traduire le très long voyage aérien de l'objet en question.

Je soupirai puis me retournai ensuite vers Bis et lui souris avant de lui tendre à nouveau la main.
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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyLun 28 Jan 2013 - 22:58
« Rien qu'une nuit. »



Le blond ne savait quoi faire.
Comment allait-elle réagir à ses aveux ?
Il n'était pas franchement habitué à se livrer ainsi.
Enfin, il n'était habitué à rien concrètement, vu son existence encore « fraîche ».
Le jeune homme se sentait presque nu face à la jeune femme qui l'écoutait attentivement.
Allait-elle rire aux éclats, le prendre pour un menteur, un vil profiteur de bas étage, ou tout simplement le croire ? Sérieusement, il tenait à ce qu'on le croit. Le peu qu'il savait des vrais humains, c'est que certains n'étaient pas très conciliants. Bon, il faisait parti de ceux-là dans un sens, mais il savait adhérer à la vérité lorsqu'elle semblait être vraie justement. Pas comme ces imbéciles qui persistaient à crier au mensonge et au blasphème. A cet instant, il n'avait pas peur, mais une légère appréhension bousculait son cœur. Si elle, ne le croyait pas, qui donc pourrait confirmer ses dires lorsqu'il serait tenté d'expliquer son existence ?
Quelques uns n'étaient pas idiots, ou du moins pas totalement, parce qu'à ses yeux, Ed Free n'était qu'un foutu utopiste emmerdeur, mais qui avait contribué à sa naissance, Megan ne savait pas toujours ce qu'elle voulait, mais il devait avouer qu'elle avait carrément bien géré son coup pour le cimetière. Lui arracher sec, comme ça, la main emprisonnée, c'était juste une idée purement géniale. Quant aux autres, ils n'arrivaient pas à se souvenir des rencontres de son hôte, étant donné que le partage des souvenirs était assez flou. Ah si, Vlad. Non mais lui il ne devait surtout pas s'attarder sur le sujet, parce que sinon, il allait vraiment péter un plomb. Ce mec était juste une putain d'erreur à lui tout seul. On devrait les zigouiller à la naissance ces enfants-là. Ouais c'était gratuitement méchant ce qu'il pensait, mais sérieusement.. Qui peut se proclamer sauveur de ces dames, justicier en herbe, alors qu'il n'est même pas foutu d'aider sa copine, qu'il ne méritait assurément pas. C'est ce qu'il disait, faut pas approcher ce genre de personnes. Et en plus, il a les cheveux verts. Rien que pour la sauvegarde de nos yeux, fallait pas le regarder. Il en frissonnait de dégoût.

Mais pour une fois, il voulait qu'on le croie sur parole.
Qu'on ne lui tienne pas rigueur son comportement insultant, et agressif.
A penser comme une vulgaire tarlouze, il se sentait encore plus minable que tout à l'heure.
Non mais elle était passé où ça foutue virilité là ?! Et les poils de la bête d'il y a cinq minutes aussi, il manque des choses un peu hein. Il se frappa intérieurement, s'imaginant s'envoyer un violent pain dans la face, histoire de se remettre les idées en place. Il était là pour casser les couilles, et faire le sale boulot, pas pour se poser des questions existentielles, et s'enfoncer comme une petite tapette efféminé. Il inspira, attendant patiemment la réponse de la rousse quant à son histoire à la limite du larmoyant. Réponse qui eut un certain impact sur l'état mental et physique du jeune homme. Si vous voyez ce que je veux dire.

Il ne s'était pas attendu à ça.
Enfin, pas à ce qu'elle réagisse comme ça, plus exactement.
Son cerveau cessa de fonctionner lorsqu'il sentit les mains de la voyageuse entrer en contact avec lui. Celle posé sur la nuque le fit frissonner, et celle sur le dos le tendit en même temps qu'il se voyait avancer vers la demoiselle. Elle eut à peine besoin de le tirer vers elle, car il répondit instinctivement à son appel. Il se détendit instantanément. Il frémissait de joie, mêlé de surprise, au toucher des douces lèvres de Doxinette. Le garçon cessa de respirer et clôt ses paupières, lui rendant ce baiser qu'elle lui offrait, et qu'il prolongeait. Doucement, il ramena contre lui la rouquine, la tenant fermement entre ses bras. Pas la moindre pensée tordue ne lui traversa l'esprit, seul le plaisir de la ressentir toute entière auprès de lui. Sa poitrine s'écrasait contre son torse, et ne faisait qu'accentuer l'attrait qu'elle lui inspirait. L'emprise qu'elle exerçait sur lui s'intensifia, et il se permit de glisser l'une de ses mains dans les cheveux de la rousse, amplifiant le baiser qu'ils partageaient. Il n'aurait jamais voulu s'en séparer. C'était tellement bon à percevoir. Cet acte, ce geste, était le premier qui lui appartenait, le premier qu'il partageait avec une autre personne autre que Lithium. Le bonheur qu'il en retirait était tout bonnement indescriptible. Il se sentait comme un jeune adolescent qu'il n'avait et ne serait jamais, découvrant le goût et la délicatesse des lèvres d'une femme.
Spoiler:
 
Malheureusement pour lui, toute bonne chose avait une fin, car cette étreinte fut avortée par Doxinette en personne. Une expression de profond désarroi put se lire sur le visage de Bis, résolument attristé que cet instant se soit terminé aussi vite. Il avait beau être une femme à l'origine, il se sentait parfaitement bien dans son rôle de mâle. Et puis, après tout, vu qu'il n'était qu'une copie, un être plus ou moins réel, il pouvait toujours se considérer comme une personne libre de toutes les entraves que sont les sexes qui différenciait les humains. Il appréciait ce que lui offrait le corps masculin comme sensations. Il avait l'impression d'être davantage lui-même dans ce genre d'enveloppe, que dans celle d'une femme. Étrange à bien y penser, mais ainsi, il se sentait terriblement bien.
Sa déception s'envola bien vite lorsqu'il sentit les mains de la damoiselle prendre place sur son postérieur. Oh ? Oh oh oh, mais dis donc ? C'est qu'elle prenait les devants la petite ! En même que celui de la rousse, un immense sourire satisfait fendit son visage. Elle rougissait, les yeux dans les siens.


« Prend ça comme une réponse, pour m’avoir dit la vérité sur toi, et sur Lithium aussi par la même occasion puisqu’elle est concernée. Donc reprenons convenablement … Enchantée Bis de faire ta connaissance, moi c’est Nodox. »

« Enchanté Nodox, je suis Bis. », il se prit au jeu, charmeur.
« Ravi de faire ta connaissance. »

Si un jour on lui trouvait un meilleur nom, il était preneur.
Enfin, faudrait qu'il lui convienne aussi hein, sinon, inutile.
En attendant, le sien était unisexe et s'accommodait à son état.
Doxinette lui sourit de nouveau, tout en se mordillant la lèvre inférieure.
C'est mignon ça dis donc. Puis elle hésita. L'on aurait dit qu'elle voulait lui dire quelque chose. Qu'était-ce donc ? Elle finit par prendre une profonde inspiration avant de se lancer.
A mesure qu'elle parlait, les dents du blond se faisaient de plus en plus voyantes, visiblement ravi de la tournure que prenaient les choses. D'après ses dires, elle était d'accord pour « s'unir » à lui pour cette nuit, MAIS, sous certaines conditions. Non.. Sérieux ? Si ses oreilles pouvaient flotter comme celles de Dumbo, bah c'est ce qui ce serait passé. La première exigence était que tout devait rester entre eux, secret, sous peine de faire disjoncter son cerveau. Boh, pour ce qu'il avait dedans aussi.. La seconde loi, était qu'elle resterait silencieuse quant à ce qu'il lui avait raconté, et qu'elle ne serait pas tenue pour unique responsable si Lithium venait à le savoir, et la dernière, l'endroit se devait d'être convenable. AH bah ça allait de soit ! Il n'irait sûrement pas l'emmener dans le bar miteux de tout à l'heure, c'était carrément dégueulasse. Non, le lieu serait sain et calme.
La rouquine s'empressa de demander à une créature – au taquet à ce qu'il voyait – les emplacements les plus sûrs. Mais ce dernier, au comble de la goujaterie, attrapa la demoiselle pour la retourner et en faire son jouet. OH, NON MAIS ON TOUCHE.. Mais avant qu'il se jette, les crocs dehors, le malotru se retrouva électrocuté. Il ne se calma pas pour autant, malgré le fait qu'il notait à chaque instant que cette fille était vraiment cool. Il respira profondément, serrant les poings. Et manqua finalement d'exploser de rire lorsqu'elle s'énerva : « Pour baiser, connard ! »
Ouais, elle était bien cette fille. Un immeuble fut pointé du doigt, un love-hôtel assurément, et une dernière décharge fut envoyée. Doxinette insista ensuite pour qu'il se dépêche avant que Megan ne revienne. Ah ça oui, il l'avait presque oublié tiens. Non mais si il était revenu maintenant, il l'aurait assommé, jeté dans un tonneau de goudron juste pour le temps d'intimité souhaité, et basta. On ne viendra pas couper cet instant. Il s'apprêta à prendre sa main tendue, mais ils furent de nouveau coupés. Non mais on ne voulait pas qu'ils passent à l'acte ou quoi ??! Bordel c'était qui le connard qui venait de s'extasier sur sa gonzesse onirique ? Quand il baissa les yeux pour tomber sur un foutu pot de fleurs, armé d'une monstrueuse face de pet, il manqua de lui exploser la tronche du pied. Y'avait que lui qui avait le droit de toucher, et il en avait même pas encore eu l'occasion, alors non, on ne le coifferait pas au poteau ! Mais encore une fois, elle fut plus rapide que lui. A croire qu'elle en avait tout autant envie que lui. Yeaah !

Et enfin, après la brillance de l'étoile que forma le pot de fleurs sous le coup de pied magistral de la demoiselle, ils étaient seuls, libres d'y aller. Sans attendre, il se rapprocha de nouveau d'elle, lui fit son petit numéro de séducteur, et lui glissa quelques mots, tout en déposant une main sur sa joue.


« Alors, c'est parti ?
Votre carrosse est apprêté, mademoiselle. »
, il fit une brève révérence.

Le carrosse c'était lui.
Et ses deux bras surtout.
Comme un gosse ou à un futur fiancé à qui l'on venait de dire oui, il s'empara rapidement de la jeune femme, glissant un bras sous ses jambes, et l'autre derrière le dos, puis la souleva du sol, un sourire parfaitement niais sur le visage. « En avant poupée ! », fit-il en riant, et il courut vers l'hôtel.
Spoiler:
 
Il n'en pouvait plus. Il n'avait que trop attendu. Chaque minute, chaque seconde était un calvaire toujours plus douloureux pour lui. Tout ce qu'il désirait maintenant, tout de suite, c'était s'emparer de Nodox, et la croquer toute crue, sans attendre. Son cœur battait la chamade, ne sachant exactement ce qui allait se produire par la suite. Lui, en tant que lui-même n'avait jamais rien fait de la sorte. Bien sûr, il était né avec certaines connaissances, il savait comme tout cela fonctionnait, il n'était pas arrivé au monde complètement con et ignorant non plus ! Mais il appréhendait légèrement tout de même. Il avait tellement attendu ce moment cette nuit, qu'il avait peur de ne pas assurer. Après tout, c'était comme si lui était puceau, même si ce n'était concrètement pas le cas de Lithium. Il vérifia dans un creux de sa tête si celle-ci était toujours dans les vapes. Il semblait que oui. Ce serait légèrement bizarre qu'elle se réveille pendant hein.. Mais bref.
C'était un corps d'homme après tout qu'il possédait. Et sa compagne dans ses bras, celui d'une femme. Ils se retrouvaient à inverser leurs rôles. Cette nuit allait certainement être plus qu'étrange, mais c'est ce qui allait la rendre d'autant plus inoubliable. En bien comme en mal. L'avenir – bien proche – leur dira. Il courut donc sans relâche jusqu'au bâtiment, de plus en plus impatient d'y emmener sa « promise ». Les mains prises, il ouvrit la porte de l'hôtel d'un coup de pied, traversant l'embrasure et se pointa devant le gérant. Ce dernier voulut prononcer les prix des chambres, mais la simple phrase que prononça Bis : « Vos entrailles contre votre meilleure chambre », suffit à le convaincre de se taire et de lui offrir les clefs. Les tenant par le bout de l'auriculaire, il grimpa les marches deux par deux, désirant arriver le plus rapidement possible en haut, et entra dans la chambre 16, la leur, pour finalement refermer derrière lui, donnant un tour de clef, les enfermant dans la pièce. Il laissa les clefs sur la serrure, assurant une double protection.

Le stress monta d'un cran lorsqu'il croisa son regard.
Pour un peu, et il perdrait presque l'intégralité ses moyens.
Heureusement pour lui, il parvint à maîtriser son angoisse légitime.
Il observait attentivement ses lèvres rouges, glissant sur ses jambes satinées, découvertes.
Ce soir, il n'avait des yeux que pour elle. Son corps parlait pour lui. Son cœur continuait à tambouriner contre son torse, son souffle était court, et son regard trahissait le puissant désir qu'il éprouvait. Aucun mot ne filtrait de sa bouche, ne sachant quoi dire dans ce genre de situation. Doucement, il la déposa délicatement sur ses jambes, maintenant une main derrière son dos, et s'approcha d'elle, un sourire étrangement doux sur le visage, pour déposer un baiser sur ses lèvres.
Spoiler:
 
De légers tremblements pouvaient parfois se sentir à travers ses mains, tremblements qui laissèrent bientôt place à davantage d'assurance. Naturellement, il finit par se détacher de cette bouche rosée, pour s'aventurer dans son cou, caressant son dos libre, d'une douceur qu'il se découvrait. Il glissa sous le morceau de tissu volant, pour atteindre le bas de ses reins, effleurant sa peau chaude et délicieuse. Il la couvrit de baisers, jusqu'à remonter sa main jusqu'à la nuque de la rouquine, et défaire le seul lien qui maintenait son vêtement en place. Son costume tomba en flottant à ses pieds, découvrant le corps de la jeune femme, les parties les plus intéressantes, encore enfermés dans ses sous-vêtements. Leurs yeux s'entrouvrirent légèrement, et ils échangèrent un sourire silencieux, suivit d'un long baiser. Il glissa ses mains sur ses cuisses, caressant ses hanches, remontant le long de son ventre. Son torse se colla contre sa poitrine, et il revint tendrement dans son cou. Puis il sentit enfin des retours. Les mains de la rouquine s'infiltrèrent entre leur deux corps, pour atteindre le haut de sa chemise, déboutonnant un par un les liens fragiles de sa veste.
Il sentit son envie pour elle grimper, tout comme son nouvel engin, à mesure que leurs baisers se faisaient plus profonds, plus intenses. Une des mains de la demoiselle attrapa le bas de sa blouse, et retira celle-ci, avant de la jeter au loin, aucunement soucieuse de ce qu'elle deviendrait. Ça devenait nettement plus intéressant. En même temps qu'il détachait son soutien-gorge, elle, ôtait la ceinture du garçon et dégrafait son pantalon, qui tomba lamentablement au sol, rejoignant la robe de la voyageuse. Pour se défaire de leurs vêtements par terre, ils avancèrent ensemble en arrière, se rapprochant du lit qui les attendait. Libéré de ses entraves, Bis attrapa les cuisses de la jeune femme, la soulevant de terre et la maintint fermement contre lui. Il rejoignit leur couche, et la déposa sur celle-ci. Caressant son visage, il s'appliqua à couvrir de baisers chaque parcelle de peau de sa compagne.
Spoiler:
 

Il se délectait du spectacle qui s'offrait à lui.
La jeune femme à la chevelure flamboyante, se tenait face lui, entièrement nue, et offerte. Bis était subjugué par tant de beauté, il ne put s'empêcher de la détailler dans son intégralité, admirant le galbe de son corps. Son regard glissa sur ses jambes, fines et délicates, suivant la courbe qu'elles formaient et s'arrêta sur ses hanches généreuses. Les fesses de la demoiselle étaient telles qu'il ne se lasserait pas d'y poser ses mains, flattant cette partie du corps si délicieuse. Le désir du garçon à l'égard de la rouquine, s'intensifiait à mesure que ses yeux montaient et descendaient. Il bouillonnait d'excitation au simple fait de la voir ainsi. Son intimité toujours caché par son string ne lui était que plus mystérieuse. Lentement, il laissa grimper ses yeux jusqu'à son petit ventre, légèrement rebondi. Cette forme arrondie ne donnait que davantage de charme à sa personne. Et sa poitrine, de généreux fruits en forme de pomme, pointaient vers lui. Il promena ses doigts autour de l'un d'eux, les embrassant et les caressant avec finesse.
Il descendit en toute délicatesse, effleurant de ses lèvres le corps frissonnant de la jeune femme. Arrivant enfin à hauteur de son entre-cuisse, il ôta l'avant-dernière barrière qui le séparait d'elle, pour s'aventurer en ces contrées qu'il ne connaissait qu'autrement. Étant originellement une femme, il savait pertinemment ce qui était agréable, et ne l'était pas. Parfois, il y avait de ces boulets, je vous jure. A se demander ce qu'ils avaient dans le crâne par moment. Il s'appliqua donc à faire découvrir ces plaisirs à sa camarade. Le blond finit par remonter doucement sur son corps, déposant de nouveaux baisers légèrement plus appuyés sur sa peau tiède, jusqu'à rejoindre la bouche de la rousse. Il plongea cette fois-ci sa langue, jouant avec la sienne. Il se sentait presque fiévreux, tant il la désirait si fort. Désir partagé semblait-il, vu qu'il se vit délesté de son caleçon sans même s'en rendre compte. Ah bah au moins ça avait le mérite d'être clair hein !
Son cœur fit un bond, et il s'empara de la jeune femme dans ses bras, la soulevant pour la déposer sur lui, assis, à califourchon. Ils s'accompagnèrent dans cet instant, unissant leurs mouvements saccadés, allant venant doucement, découvrant ensemble l'opposé de ce qu'ils connaissaient. Leurs mains se joignaient par moment, pour ensuite finalement reprendre leur croisade sur leurs corps trempés, caressant les cheveux de chacun, les saisissants fermement. Ils partageaient enfin un plaisir commun, non-feint, ensemble, seulement tous les deux. Ses premiers souvenirs personnels pénétraient sa peau, prenant place dans sa mémoire. Ceux-ci lui appartenaient pleinement, c'était les siens, rien que les siens. Et ce n'était que le début d'une longue liste.
Leur étreinte fut longue, passionnée, nouvelle. Il fit durer cet instant aussi longtemps que leurs corps leur permettaient, désirant ne jamais en voir la fin. Pourtant, les gémissements de chacun trahissaient leur venue commune. Leurs souffles se faisaient courts, les mouvements s'accéléraient, se faisant plus puissants, plus « animal ». Puis vint le moment où tout devint flou, le moment où il ressentit une sensation qu'il n'avait jamais connu jusqu'alors. C'était si étrange. Légèrement douloureux, d'une sensibilité étonnante, et si agréable à la fois, comme si il se voyait libéré d'un certain poids. Ressentait-il ça à chaque fois ? C'était assez marrant en fait. Sa respiration reprit lentement un rythme normal, ainsi que son cœur. Il resta quelques instants contre elle, la maintenant fermement. Il croisa le regard de la demoiselle, lui sourit et l'embrassa sur le front. Le garçon finit par la déposer, et s'étendit lentement à ses côtés. Il fixa le plafond un court instant, perdu dans ses pensées, puis se retourna vers Doxinette, lui adressant un grand sourire charmeur.


« Si chacune de mes nuits pouvaient ressembler à celle-ci..
Je resterais un homme pour le restant de mon existence. »


En fait, il se sentait mieux en homme. Vraiment.
Le jeune homme inspira profondément, puis soupira.
Et maintenant ? Qu'allaient-ils faire après s'être amusés ? Retrouver le responsable de leur nouvelle apparence ? Franchement, après tout ça, il préférait largement rester tel qu'il est. Attendez, c'était carrément génial d'avoir un pénis ! Ah non, il voulait le garder, et puis, il était bien là comme ça.




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Lithium s'exprime
Bis vous insulte

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Megan Cole
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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyMer 30 Jan 2013 - 14:55


La force de la créature était impressionnante: d'une main elle parvint à immobiliser les deux bras de la malheureuse rêveuse qui hurlait à en mourir. De son autre main, il lui attrapa le sein et ricana comme un dément. Cette petite était incroyablement à son gout! Jolie, blonde, yeux bleus et des seins énormes, le véritable stéréotype de la blonde quoi!! Il allait bien s'amuser avec elle, il allait la faire crier, encore et encore. Oui, surement qu'il ne s'en lasserait pas et c'était justement ça qui effrayait la pauvre Lucie. Elle tentait de faire ce qu'elle pouvait mais cet être abject avec ses longues oreilles gardait le dessus sur elle. Il lui arracha simplement son pantalon sans problème ce que le brun n'avait pas osé faire juste avant car lui, avait eut du respect pour elle. Lucie hurla encore plus fort à s'en déchirer les cordes vocales. Mais l'homme lui colla alors une gifle pour la faire taire et cela eut le mérite de fonctionner. Terrorisée, elle ne savait pas quoi faire, elle ne voulait pas que sa première fois soit ainsi, elle ne voulait pas que son rêve se déroule comme ça... La peur et la colère bouillaient en elle pour créer un cocktail explosif. Et le pauvre habitant du monde onirique -quoique on ne va pas le plaindre ce fumier- risque vite de déchanter.

*************

Morgan était collé contre le mur, lui aussi était dans une position délicate et comprenait enfin la raison de son comportement si troublant. S'il avait tant désiré la fille, s'il avait été si loin, c'était uniquement à cause de ce bigleux de voyageur!! Si proche, il était possible de compter sans mal tous ses boutons blancs, enfin si on avait la patience pour les compter car il y en avait énormément... Il promettait au brun des souffrances incroyables et de se faire violer par des hommes comme des femmes, qu'il allait lui faire connaitre la pire nuit de débauche de son existence. L'algophobe poussa un soupire: lui promettre de souffrir, c'était son quotidien, donc si cet abruti voulait lui faire peur, il devrait trouver mieux que ça. Il saisit alors le poignet du geek et lui balança une dose de douleur pour lui faire lâcher prise. Là, il lui colla un coup de boule et lui brisa le nez ainsi que ses atroces lunettes. Envoyant le voyageur pervers au sol, Morgan lui lança un regard de dégout. C'était quoi ce mec qui usait des autres pour baiser les filles sur lesquelles il fantasmait? Franchement, c'était quoi ce pouvoir? Il pouvait draguer lui même ou simplement utiliser son pouvoir sur lui pour avoir une nana? Pourquoi ce besoin écœurant d'envoyer quelqu'un faire ça et de regarder ou de jubiler en le sachant? Morgan avança et colla un coup de pied dans la face de ce mec qui provoquait un dégout incroyable en lui. C'était le genre de mec qui prouvait à quel point l'homme pouvait être pervers et dérangé. Mais le geek une fois vautré sur le sol, se mit à rire, ce qui agaça encore plus le brun.

"Qu'est-ce qu'il y a de drôle?
-Oh... Trois fois rien. Durant le temps que je te touchais, j'ai augmenté ta testostérone à son maximum, tu en as autant qu'une dizaine de mecs réunit!
-Et alors? En quoi ça va changer ma vie?
-Et bien ici, avec les chaudasses qu'on peut croiser, tu vas être un aimant à femmes. Sauf que! J'ai libéré dans l'air des phéromones qui se colleront directement à elles!
-Et?
-Elles te voudront toutes mais tu les désireras également. Je t'avais promis une nuit de débauche comme jamais tu n'en avais eu une!"

Avant même de savoir si cet enfoiré disait vrais, Morgan tourna les yeux pour voir déjà une dizaine de filles en sous vêtements qui l'observaient d'une façon un peu trop prononcée. Ce type ne mentait pas! Il se tourna alors vers lui afin de le cogner pour qu'il annule ce bordel mais le geek avait déjà disparut. L'algophobe lâcha un juron: comme s'il avait besoin de ça en plus! Putain! On lui sauta alors au cou et suite à l'effet de surprise, il perdit l'équilibre pour se retrouver au sol. Il vit alors une pluie de mains s'abattre sur son corps, toutes désireuses de le toucher mais surtout: de lui déchirer ses vêtements. Le jean usé fut arraché, son caleçon à fleur: même condamnation. Sans réfléchir, il lança le poing et fracassa le nez d'une fille qui recula, mais une autre prenait déjà la place. Variante de la pub Axe: plus t'en mets, plus t'en as, sauf que là, il avait rien voulu mettre et il en voulait pas d'avantage! Coups de pieds, de coudes, de poings, il frappait dans le tas sans chercher à voir où il cognait: du moment qu'il y avait un choc c'était parfait. Il hurla de rage et se débattu comme il pouvait mais il voyait bien qu'il était dans la merde: il devait y en avoir des dizaines autour de lui prête à coucher avec. Plus il s'acharnait à vouloir se défendre, moins il en avait envie, il sentait leurs parfums et cela l'enivrait: toutes sentaient si bons... Et tout ces corps autour de lui, ces poitrines qui s'agitent pour lui faire plaisir, ses lèvres pulpeuses qui cherchent à toucher son corps. Il se surprit alors à penser que c'était mieux que n'importe quel fantasme qu'il aurait pu imaginer de sa vie. Comprenant alors que les phéromones faisaient effets, il devait absolument sortir de là avant de sombrer dans la luxure...

*********

Sans comprendre exactement pourquoi, alors qu'elle criait sa voix trembla et changea alors pour devenir incroyablement rauque. Lucie sentit en elle une force prodigieuse et d'un revers du poing, elle explosa le crane du pervers. Le corps vola pour percuter le mur et tomber au sol: inerte. Peut-être mort, mais elle s'en moquait. Elle se releva alors et sentit son corps s'affaiblir. Ses seins semblaient grossir mais à bien regarder: ils avaient juste leurs tailles normales. Elle ne comprenait pas tout mais ce n’était pas grave: elle s'était débarrasser de ce pervers. Fière d'elle, elle afficha un sourire triomphale et s'avança vers le cadavre pour le dépouiller de ses vêtements: impossible qu'elle sorte nue d'ici! Elle enfila donc son pantalon et sa chemise -qu'elle boutonna avec un peu de mal- puis sortit enfin de l'hôtel. Arrivée dehors, elle vue un attroupement massif vers une petite ruelle: il devait y avoir pas loin de vingt filles qui semblaient toutes désirer la même chose. Bizarrement, elle eut envie d'aller voir, son rythme cardiaque s'amplifia même et elle se sentit émoustillée: comme si quelque chose l'appelait. C'est alors qu'un cri d'homme s'éleva au milieu de ce brouhaha de femmes et Lucie crut reconnaitre la voix. Mais ce ne pouvait être que son imagination: comment Morgan se serait-il retrouvé en si peu de temps dans un tel merdier? C'est alors qu'on lui attrapa la gorge et la tira avec force en arrière, lui coupant le souffle. Elle sentit une haleine à vomir et une forte odeur de transpiration.

"Tiens tiens tiens! Je pensais que le second arriverait à te satisfaire mais on dirait que non! Lucie... Je rêve de toi depuis bientôt trois ans, je rêve de m'immiscer en toi... Si je n'ai jamais rien tenté, c'est uniquement car mon pouvoir n'a pas d'effet sur moi même. Mais au diable mon pouvoir! Tu me plais sans que j'utilise mon don sur toi et je n'ai pas besoin de ton consentement... Après tout, ceci n'est qu'un rêve!"

Cette voix! Elle reconnaissait cette voix et put directement mettre un visage dessus! C'était un mec de sa classe. Enfin, pas cette année, mais avec elle les deux années précédentes! Un type étrange qui traine toujours au fond, le genre a n'avoir aucun ami, à rester seul en permanence avec son ordinateur et à lancer des regards obscènes à toutes les filles osant passer devant lui. Ainsi donc, il fantasmait sur elle et comptait la posséder? Pourquoi rêvait-elle d'un truc pareil? Jamais elle n'aurait eu l'envie ni même l'idée de coucher avec!! Rien que lui parler n’était pour elle qu’une horreur. Ce type était trop étrange et mauvais pour qu'elle ose l'approcher. Elle se souvenait encore quand une fille de sa classe avait voulu l'aider pour un cours: il l'avait simplement insulté de trainée et d'aller baiser ailleurs plutôt que d'oser lui parler. Elle réagit alors rapidement et colla un coup de coude dans le torse de son agresseur: lui coupant ainsi la respiration, il fut obligé de lâcher prise. Le geek tomba à genoux en tentant de reprendre son souffle: il avait peut-être un pouvoir efficace, mais il ne tenait pas les coups ce petit.

***********

Une langue glissa dans sa nuque et le fit frémir: autant de colère que d'excitation. Il tenta de se débattre, sauf que ce coup-ci, ces folles lui tenaient les bras et les jambes. Il était coincé et ne pouvait alors que subir. Et quoiqu'il pense, son anatomie avait déjà choisit son camps. Une fille l'embrassa alors, il sentit sa langue s'immiscer dans sa bouche alors qu’une main lui saisit l'entrejambe ce qui lui coupa le souffle et lui fit ouvrir les yeux en grand. Son rythme cardiaque indiquait qu'il allait surement exploser de l'intérieur ou qu'il allait flancher d'une seconde à l'autre. Il libéra une dernière dose de douleur en guise de dernière tentative mais ce fut quasiment sans effet. Certaines filles avaient même trouvé ça excitant. Foutu pouvoir de merde!! S'il sortait de là, il torturerait et tuerait cet enfoiré en prenant son temps!! Il lui écorcherait la peau petit à petit sans oublier ses parties intimes, il lui arracherait la langue et l'obligerait à avaler ses yeux!! Il sentit alors quelqu'un le chevaucher et comprit ce qu'il se passait. Il voulu hurler en sentant les hanches tomber sur lui mais l'autre refusait de retirer sa langue de sa bouche. L'envie était toujours là, mais psychologiquement, il avait réussit à la mettre dans un coin et il commença même à comprendre comment il avait fait: suite à quelques gifles des filles pour le calmer, il avait usé de son endorphine et apparemment, son pouvoir avait un effet sur sa libido. Mais était-ce simplement possible ou est-ce que ça venait surtout du fait qu'il allait être violé par un bus de chattes en chaleurs? Il désespéra alors et commença à penser qu'il était inutile de combattre, qu'il était peut-être préférable de sombrer et de "s'amuser"...

***********

La colère de Lucie venait d'atteindre son paroxysme. Manquer de se faire violer trois fois dans la même nuit, ça à tendance à agacer les demoiselles on dirait. Elle attrapa les cheveux gras du garçon et lui releva le visage -tout aussi gras- pour lui coller un coup de poing à s'en briser les doigts. Le type s'écroula au sol en crachant une molaire et pas mal de sang. La blonde secoua la main et comprit qu'elle venait de se briser plusieurs phalanges mais elle ne regrettait rien pour autant. Elle se baissa et saisit de nouveau les cheveux de ce pauvre microbe pervers.

"Explique-moi tout avant que je décide de te tuer.
-J'ai voulu faire que tu t'amuse avec le brun... Une fois qu'il t'aurait ramoné, je comptais prendre la relève! Mais ayant un doute sur lui, j'ai envoyé un second type pour s'occuper de toi.
-Et aucun des deux: Morgan comme l'autre n'y est parvenu! Le premier a simplement arrêté et m'a laissé en plan! Ce qu'elle regrettait. Et le second, je lui ai brisé le crâne! Elle tourna alors la tête vers le troupeau de filles. Et ça! C'est quoi?
-Oh rien du tout!
-Parle!! Elle lui attrapa le nez et tourna pour lui briser.
-Arrête!! Arrête!! Je vais parler! Je vais parler!!! Elle lui lâcha le nez, se dégoutant d'avoir osé faire ça, c'était dégueulasse... Il était dégueulasse. C'était l'autre idiot! Je lui ai envoyé pleins de filles pour s'occuper de lui! Il a ruiné mes plans alors je peux au moins me venger de lui!
-Morgan?? C'est lui qui hurle? Elle sentit la colère monter encore et une force couler en elle. Merci d'avoir parler!!"

Elle lui attrapa le crâne et réalisa que ses avant-bras avaient doublé de volume. Elle brisa alors la nuque du geek qui disparut dans un nuage de fumée. Elle venait de tuer quelqu'un... Même en rêve cela restait un choc émotionnel pour elle. Sans oublier sa voix qui était devenue celle d'un homme et ses bras... Ces bras musclés avec des veines gonflées... Mais que lui arrivait-elle? L'instant suivant, son corps et sa voix redevinrent ce qu'ils étaient et elle crut avoir juste eut un moment de panique. Elle se tourna alors vers le troupeau de filles. Elle devait tirer Morgan de là! Le pauvre allait se faire mettre en pièces par ses enragées!

**************

Décidé à jouer le tout pour le tout, Morgan avait libéré son pouvoir: vanne ouverte à fond, il se vidait de toute son énergie en priant le ciel, dieu et Pijn pour que ça marche. Ouais, il avait sortit tout son répertoire de personnes à prier en cas de gros, très gros problème. Sauf que, contrairement à ce qu'on pourrait croire: il ne libérait pas son pouvoir pour créer ou amplifier la douleur. Il libérait son endorphine et la répandait dans toutes les filles qui le touchaient. Espérant que son idée fonctionne, il n'avait de toute manière rien d'autre en stock... Ses pulsions avaient disparut en même temps que ses douleurs, peut-être que ça pouvait fonctionner. Restait donc à croiser les doigts. Il hurla de nouveau pour qu'on le libère et c'est alors qu'une fille le fixa étrangement. Il croisa son regard, elle semblait totalement à l'ouest et cela ne le rassurait pas, mais alors pas du tout.

"Quoi? On t'excite pas? Pauvre connard! Vous entendez les filles? Il dit qu'il veut pas de nous!! Genre môssieur est trop bien pour nous!!"

Une vague de protestation s'éleva alors de la foule et on lui colla alors une gifle, puis une autre et encore une. Ce fut alors un défilé de gifles. Mais on lui colla aussi des coups de pieds. Désiré dans un premier temps, il s'était fait violer par deux ou trois filles et maintenant, elles le passaient à tabac de frustration. Une chose était sûre: son endorphine avait plus ou moins fonctionné. Sauf que là, il était à bout de force et n'arrivait pas non plus à surmonter la vague de violence qui se déchainait sur lui. En quelques secondes, les gifles avaient laissé la place à une pluie de coups de pieds: on lui brisa les cotés et lui explosa le nez. La démence s'empara de lui et il éclata de rire alors qu'il se faisait mettre en pièces. Au moins la douleur, ça il connaissait, ça il pouvait comprendre et gérer. Il attrapa une jambe et voulu tirer dessus, mais un autre pied lui fracassa le visage. Il lâcha prise et sombra alors dans la douleur. Quelqu'un lui marcha sur la main et s'y acharna pour lui briser les doigts. Il entendait les filles hurler et l'insulter, elles étaient folles furieuses et il ne pourrait rien faire. Il se sentait bien faible et impuissant pour une fois... Dire qu'il s'était déjà sortit de sacrées situations, mais là, c'était apparemment au dessus de ses forces.

Le calme revint alors et on le laissa pour mort. Allongé au milieu de la rue: nu et couvert de sang, le corps tuméfié. Il se tourna sur le coté pour se recroquevillé et fermer les yeux. Se mettant en boule, il cherchait à se faire tout petit, à se cacher pour disparaitre. Il sentait les larmes monter et avait juste envie de pleurer et hurler. Il en avait marre de tout ça: pourquoi devait-il toujours autant morfler chaque nuit? Pourquoi quelqu'un s'acharnait à lui faire vivre de telles choses? Ce n'était pas le destin ou le hasard, mais le acharnement d'une puissance inconnue sur sa misérable personne... Il prit alors des vêtements sur la tronche et en fut plus que surprit: qui était là?

Il repoussa le tissus et releva la tête pour voir Lucie qui le dévisageait. Elle le regardait étrangement et semblait lui en vouloir. Il avait faillit la violer après tout et elle ne comprendrait jamais ce qu'il venait de vivre, pour elle, tout ceci n'était qu'un rêve. Il ignorait aussi ce qu'elle venait de vivre, ce qu'elle avait faillit subir et surtout: la peur qu'elle avait affronté et surmonté. Elle ne dit pas un mot et tourna alors les talons pour disparaitre dans une ruelle.

Morgan se releva tant bien que mal, il était dans un état lamentable. La dernière fois qu'il avait fini ainsi, c'était sous la torture de Pijn... Quoique là, comparé à cette nuit foutue nuit, il s'en sortait bien: déjà il était entier. Il enfila le pantalon et le sweet à capuche, ce qui lui prit plusieurs minutes. Il tituba alors et s'appuya contre un mur. Sa vue se troublait, il avait du mal à respirer et malgré toute l'endorphine en lui, il souffrait énormément. Il ravala ses larmes, il devait retrouver les deux autres, retrouver son pot de fleur et redevenir une femme. C'était le plus important à faire, il pleurerait sur son sort plus tard.

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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptyMer 30 Jan 2013 - 23:58
[Je resterais simple sur les descriptions, Lith’ a déjà magnifiquement fait le boulot ^^]



Le blondinet en sourit de toutes ses dents. Et sa façon de prendre les rennes fut quelque peu ridicule, mais aussi mignon et plein d’humour. Il voulait me porter, comme on porte une princesse, comme moi je porte les demoiselles en détresse à l’origine d’ailleurs. Et il ne s’en priva pas, car après m’avoir sortit tout fier de lui que mon carrosse – à savoir ses bras – était prêt à partir, il ne prit véritablement comme une princesse, comme sa princesse puis se mit à courir en direction de l’hôtel. Je ne pus m’empêcher de sourire devant ce spectacle dont je fais d’ailleurs partie. Ce n’est pas désagréable comme mode de transport, peut être un peu trop mouvementé mais ça ne me rendit que plus fière en voyant ma poitrine remuer à chaque nouveau pas de mon beau porteur.

Je me cramponnai tout de même à son cou et rigolai quand Bis proposa au responsable du love-hôtel de lui échanger ses tripes contre la clé de sa meilleure chambre. La créature des rêves n’hésita pas bien longtemps entre l’idée de voir le contenu de son propre ventre étalé sur son lieu de travail ou perdre un petit peu d’argent. Il nous offrit les clés et alla se faire tout petit sur son tabouret. Héhé, sympathique sa méthode de commerce, presque aussi bien que la mienne et sans faire de mal à quiconque. Cela dit, il n’aurait sans doute pas hésité à l’agresser si le réceptionniste avait refusé. Gentil oui mais seulement avec moi, semblerait-il. C’est bien ça, vraiment très bien.
Je lui déposai un petit bisou dans le cou au moment où il nous ouvrit la porte portant le numéro 16. La porte s’ouvrit puis fut refermée à double tour avec les clés encore dans la serrure. Au moins comme ça, on ne risque pas d’être déranger. Ou plutôt, les risques sont grandement atténués. Je fus reposée sur mes jambes et en profitai pour balayer les lieux du regard. La pièce était plutôt spacieuse, peu de meuble mais un grand lit contre l’un des murs, un tapis rond aux couleurs allant du bleu au violet en passant par le rose, des rideaux gris et magenta suffisamment opaque pour ne pas voir de l’autre côté mais assez fin pour laisser passer la lumière. Vous allez me dire, il faut quasiment nuit, on s’en contre fiche pas mal de la lumière extérieur. Enfin ce qu’il faut retenir, c’est que c’est une belle chambre, avec une porte ouverte à notre droite qui semble menée à la salle de bain. Très intéressant. Mais commençons en douceur.

Je me retournai vers mon compagnon et lui souris en sentant ses mains glisser dans mon dos pour me rapprocher de lui. Sans le moindre mot, et puisque de toute manière cet instant ne s’exprime pas par des mots mais bien par le langage du corps, je lui collai le bassin contre le mien et étendis le cou pour un nouveau baisé doux, chaud et sensuel. Un moment magique, véritablement magique. Et ça l’est d’autant que ça ne se passe pas avec un inconnu quelconque. Non, là on avait une amitié sur le point de se transformer en aventure amoureuse. Enfin non, n’allons pas trop vite, sortir un je t’aime ne doit pas être aussi naturel que poster une lettre. Il faut du temps, et pour le moment le temps je compte bien le rentabiliser au maximum. Profiter le plus possible de cet instant qui sans doute ne se reproduira jamais.
Bon sang, mais qu’est-ce que les femmes pensent trop …

Un second bisou du blondinet suffit cependant à me libérer l’esprit, et à me faire sourire en le sentant trembler de partout. Signe qu’il en a de plus en plus envie, mais qu’il hésite aussi à la manière de procéder. Quoi de plus normal, il n’a jamais joué l’homme, jamais le mâle dominant, et la moindre critique pourrait lui briser toutes ses pulsions. Ce dont je ne me permettrais pas, j’en ai véritablement envie moi aussi. Je le laissai ainsi se balader sur mon corps, par des bisous et des caresses, jusqu’à ce qu’il me retire d’un simple tirage de nœud ma robe toute neuve. Me voila maintenant en petite tenue, avec en plus son soutif à lui à l’époque où il était encore une femme. Mes pommettes en rougir de plus belle, mais à mon gout, je portais encore trop de tissu. Il devait le sentir lui aussi, oui ça se sentait, dans son bisou comme dans ses gestes. Pourtant là, nous ne sommes pas à égalité, aussi je m’empressai de corriger ce retard.

Spoiler:
 

Sa chemise ne resta pas longtemps sur ses épaules, tout comme sa ceinture et son jean pendant que lui me retirait le soutien-gorge qu’il avait lui-même remis en place il n’y a pas si longtemps. Il ne nous restait plus que la partie basse des sous-vêtements. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Je le regardai en souriant puis en l’embrassant. Le beau jeune homme qu’était devenu Lithium, puis Bis après une rencontre murale, prit une nouvelle initiative en me soulevant de terre par les cuisses, puis me coucher sur le lit.
Mes yeux tombèrent à nouveau dans les siens, un sourire charmeur au visage. Un sourire qui ne s’éteignit pas quand il se remit à m’embrasser et à embrasser mon nouveau corps de jeune femme plantureuse. Avec chaque nouveau contact avec ses lèvres, chaque passage de ses doigts aux zones érogènes, chaque murmure et chaque soupire. Tout ça ne me fit que le désirer d’avantage, d’en trembler à mon tour, de l’avoir pour moi toute seule ici et maintenant.
Comme ses passages sur mes seins, sur mes hanches, sur mon ventre et la liste est très longue pour l’anatomie féminine. Bien plus que pour les hommes d’ailleurs. Je le regardai jouer, explorer, glisser, respirer, embrasser et caresser la moindre de parcelle de ma peau. Mon cœur s’accéléra encore lorsqu’il m’ôta le dernier bout de tissu qui faisait encore obstacle. Me voila en tenue d’Eve. Etais-je belle ainsi ? Etais-je à son goût ? Tout autant de question stupide se bousculèrent dans mon esprit, et tellement stupide que la réponse sautait aux yeux sans avoir à prononcer le moindre mot. Je lui plaisais, assurément. Et le voir me faire découvrir les tous les plaisirs dont recèle le corps d’une femme, et le peu qu’il suffit de faire pour les révéler, ça ne procure que plus de désir et de plaisir encore.

J’en voulais plus, tellement plus. Et à peine ses lèvres de nouveau sur les miennes que son caleçon quitta sa merveilleuse chute de rein. La suite, il est inutile de la décrire. Des mouvements souples, des embrassades, des câlins, des léchouilles, des griffures sur son dos de mâle dominant, de la chaleur et beaucoup, vraiment beaucoup de plaisir. Se trouver dans la position de femme, alors que l’on a toujours été homme, c’est vraiment curieux. Les sensations sont comme décuplées, mais pas exactement non plus. C’est différent, oui voila, c’est juste différent mais tellement bien aussi, tellement bon.
Jusqu’à la fin, jusqu’au moment de plaisir complet, d’extase pleinement assouvie, nous continuâmes. Ce moment charnel de fusion entre deux corps, jusqu’à ce moment où l’on ne se contrôle plus vraiment, où tout semble devenir flou, où le corps fait ce qu’il veut pendant que notre cerveau entre dans un état second pour quelques secondes seulement. A cet instant, je sentis mes bras se resserrer contre son dos, mes doigts libérant de très légères décharges et mes jambes qui se referment sur le popotin de mon compagnon, comme si j’avais peur qu’il s’enfuit maintenant. Là aussi ma position de femme changea les sensations, je recevais Bis, et maintenant ce qu’il abritait en lui, dans un flot de chaleur et de vibration particulièrement étrange mais pas désagréable le moins du monde.
Je l’embrassai à nouveau en reprenant peu à peu un rythme cardiaque normal et souris quand lui s’affala à mes côtés, visiblement épuisé de ce moment fusionnel. Machinalement, je me caressai le ventre et rigolai lorsque mon compagnon me sortit que si toutes les nuits ressemblaient à celle-ci, il resterait bien un homme jusqu’à ce que la mort vienne le chercher. J’inspirai profondément et me tournai vers lui, une jambe en travers des siennes et deux doigts qui se baladent sur son torse :

« Et moi je resterais volontiers une femme, surtout si c’est pour rester avec toi. »

Je l’embrassai à nouveau et posai ma tête contre ses pectoraux. Puis j’inspirai une nouvelle fois et repris la parole :

« Bon. C’est pas que je serais partante pour un second round mais l’heure tourne, et j’aimerais quand même finir cette nuit sans avoir de mauvaise surprise la prochaine fois. » Je me redressai et descendis du lit après avoir observé les parties épuisées de Bis, un sourire aux lèvres. « Je vais prendre une douche avant de repartir à mon enquête. Libre à toi de m’y rejoindre ou non ; mais tu devrais te nettoyer un petit peu aussi. Ça m’embêterait que des nanas te tourne au tour simplement parce que tu sens le sexe. »

Jalousie peut être, malaise certainement. J’haussai les épaules et filai sous l’eau chaude. Savon, cheveux et corps couverts de mousse, puis on rince partout, je dis bien partout. Puis ce fut au tour de la serviette rose aux motifs de fleur violette d’être utilisée. J’en profitai aussi pour virer la buée du miroir et m’observer. Avec beaucoup d’attention, et de malice, de curiosité et de surprise, de plaisir et de fierté. Hum oui, rester une femme ce serait bien, même si ce ne serait qu’à Dreamland, ce serait vraiment bien. Mais bon avant ça, faut trouver le coupable de cette transformation, sans quoi nul de sait ce qui pourrait se passer ensuite.

Je partis ensuite me rhabiller, demandai à Bis de me remettre mon soutif correctement, et peu de temps après j’étais prête. C’est que je ne porte pas énormément de tissu non plus, donc fatalement ça va vite. Le blondinet ne semblait pas beaucoup motivé par mon souhait de retrouver l’origine de notre transformation, ou alors je me fais des idées mais quoi qu’il en soit, nous nous retrouvâmes peu après devant le réceptionniste, a qui je rendis les clés. L’homme en costard me souri, et j’eus envie de lui foutre mon poing dans la figure en voyant les idées qui passaient dans ses yeux. P’tit con va. Je pris la main de Bis et sortis dehors les pieds devant.

Il faisait maintenant nuit à l’extérieur mais toutes les lumières de la ville ne donnaient nullement l’impression qu’il serait éventuellement tard. Un peu comme Las Vegas, alias la ville qui ne dors jamais, mais à Dreamland et en version luxure. Je balayai la zone du regard et repérai un couple curieux sur l’un des bancs fixés à côté d’un bar à ivrogne. Plus que le faite qu’ils se roulaient une sérieuse et mutuelle pelle, ce sont leurs vêtements respectifs qui attirèrent mon attention. C’était comme si l’un portait les habits de l’autre, et vis versa. J’interpellai tout de même Bis à ce sujet curieux :

« Dis donc, les deux là-bas. Tu ne les trouve pas bizarre ? »

Et plus je les regardais plus ça me gênait. Pourquoi eux et pas la pute d’à côté en train de faire une gâterie à un autre abruti sans intérêt, je ne saurais le dire. Par contre, quel qu'en soit la réponse du blondinet, je ne l’écoutai pas et partis à la rencontre du couple.
En s’approchant, les rares paroles émises entre deux bisous confirmèrent mon idée. Ils avaient eu la même transformation que nous, et cela ne semblait pas les gêner le moins du monde pour s’envoyer en l’air. Remarque on l’a bien fait nous aussi … Ouais bon, revenons à nos amoureux plutôt.
Ils avaient l’air follement occupés dans leurs embrassades, mais tant pis. J’interpellai l’homme et ce fut la femme qui me répondit :

« Oh ! Vous ne voyez donc pas que nous sommes occupés ?

- Si si, je te vous présente toutes mes excuses. » Dis-je en appliquant mes mains l’une contre l’autre comme lorsque l’on prie. « Mais je cherche une réponse à ma question et vous l’avez certainement. » Je les regardai tous les deux, et sans voir d’avis contradictoire sur leur visage je continuai. « Mon compagnon et moi avons subit un changement de sexe, comme vous il me semble. Mais savez-vous qui a fait ça ? A quoi il ressemble, ou même pourquoi ? »

Les deux amoureux se regardèrent, et à l’évidence ils ne s’étaient même pas posé la question. Une autre voix s’éleva alors pour répondre à la place de la demoiselle en tenue trop masculine pour lui appartenir. La voix, elle provenait d’un autre homme, au ventre arrondi par l’alcool sous un tee-shirt trop petit, à la barbe mal rasée et à la démarche chancelante. Il s’avançait d’ailleurs en tenant d’une main le mur du bâtiment le plus proche, et de l’autre une bière quasiment vide. C’est dans un ton roque et particulièrement alcoolisé qu’il s’interposa dans la conversation :

« Moi je sais … ouaip moi je sais qui vous cherchez. » Il laissa échapper un hoquet, bu une nouvelle gorgée et repris. « C’est un bâton … c’est un bâton avec des ailes qui a fait le coup. Je l’ai vu … pendant que je décuvais dans mon coin. Je l’ai vu endormir tous ceux qu’il touchait puis leur inverser le sexe. »

Je le regardai avec des yeux ronds, tout comme les deux amoureux et sans doute Bis aussi, puis je répétai :

« Un bâton ?

« Yep. Un bâton avec deux ailes et deux serpents qui s’enroulent autour du manche. » Il bu une nouvelle fois et s’adossa contre le mur. « Mais il est super méga rapide. Vous ne le trouverez pas en recherchant au pif … Et moi je dois aller me chercher une autre bouteille … Salut la compagnie. »

L’homme se redressa et disparu dans un nuage de fumée avant que je ne puisse l’interpeler à nouveau. Un voyageur ? Pour finir dans cet état, il ne doit pas avoir une belle vie … Bon, un bâton avec des ailes et des serpents ? Ce n’est pas très commun, le voir ne devrait pas être si difficile qu’il le dit. Peut être que Megan a d’autres infos à ce sujet … Oh mince Megan ! Elle est où celle-là ? Flute en plus elle est devenue un homme, à tous les coups il est partit s’envoyer en l’air avec la blonde à gros nichons ! Je me retournai vers Bis, pendant que le couple reprenait là il s’était arrêter.

« Il faut qu’on retrouve Megan ! Maintenant qu’on sait qui a fait le coup, il faut qu’on se regroupe tous les trois et qu’on termine cette nuit. Aller, vite ! »

Et sans l’attendre, je lui pris la main et partis là où on l’avait perdu, à savoir devant le bar dans lequel tout avait commencé. Tiens d’ailleurs le travesti, redevenu femme, n’est plus là. Boh, quelle importance. Absolument aucune.
Alors voyons voir, nous sommes partis dans cette direction et Megan n’y était pas, allons donc voir dans l’autre.



Les minutes passèrent, à se perdre dans les ruelles sombres, dans les impasses et autres endroits peu fréquentable. Jusqu’à ce qu’une silhouette contre un mur me rappela vaguement un souvenir. Et en s’approchant, c’est bien … oh mon dieu. Megan en homme, vêtu d’un pantalon et d’un sweet à capuche, au lieu de son caleçon à fleur et de son jean. Mais surtout, il était plein de sang et de bleu. A voir sa tête, on aurait dit qu’il avait voulu faire une manif’ tout seul face à une centaine d’opposant.
J’accouru lui porter secours, passai son bras droit sur mes épaules afin de l’aider à tenir debout malgré son état :

« Megan ? Megan, ça va ? Répond-moi. C’est moi Nodox, il y a Bi-Lithium aussi. » Bon sang j’ai faillis révéler qui était vraiment dans le corps de Lithium. « C’est fini, on est là. Et on a des infos sur ce qu’il nous est arrivé. Tiens assieds-toi. » Je l’aidai à se poser contre le mur sans qu’il s’effondre, et repris. « C’est un bâton magique, un genre de truc avec deux ailes et deux serpents qui s’entremêlent. D’après ce qu’on sait, il est très rapide et donc très dur à choper. Mais au moins on sait à quoi il ressemble. »

Je me redressai et pris une allure d’aventurière sans peur, prête à affronter tous les dangers du monde pour connaître la vérité.

« On va le retrouver, et on terminera cette nuit sans accroc ! »
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MessageSujet: Re: Welcome to Luxuria (ou presque) Welcome to Luxuria (ou presque) - Page 2 EmptySam 2 Fév 2013 - 22:59
Le ciel scintillait de myriades d’étoiles et les lumières de l’immense ville viciée leur répondaient. Les néons indiquant la nature du service offert s’allumaient et s’éteignaient à un rythme lancinant, comme autant de va et vient qui pullulaient au sein de Luxuria. Les couleurs étaient multiples mais surtout aveuglantes et racoleuses pour attirer un maximum de clients. L’éclairage constitué de lampadaires aux formes étrangement phalliques inondait les rues de vives lueurs.
Cependant, les moindres parcelles d’ombres étaient mises à profit et jetaient un voile pudique sur des ébats charnels lorsque les affamés de chairs jugeaient bon de se dissimuler, ce qui n’était pas forcément le cas. Sur les places, dans les ruelles, sur un banc, tout endroit était propice à accueillir la vigueur d’une fusion sexuelle.
Et c’était sans parler des cris de jouissances, des râles de mâles en action ou encore des gloussements de guenons en chaleur.

L’homme en costume complet noir impeccable soupira devant ce spectacle affligeant. Il remit en place ses lunettes rectangulaires d’un geste précis et reprit sa route non sans réprimer un reniflement de dégoût. Ses cheveux noirs tenaient fermement en arrière et aucun épi n’avait le malheur d’apparaître tandis que des mèches rouges de part et d’autre des oreilles pointues semblaient être la seule fantaisie autorisée sur ce corps strict et rigide.
Les chaussures cirées battaient le pavé d’un claquement impérieux et la mallette en cuir à la fermeture dorée s’agitait faiblement au rythme des pas, fermement maintenu par une poigne assurée et maîtrisée.
Les yeux d’un noir uni perturbant légèrement reculé scrutèrent la rue que lui avait indiqué un groupe de femmes ulcérées.
C’est alors qu’il trouva ce qu’il cherchait. Il s’approcha du groupe formé par un brun salement amoché, une blonde à forte poitrine, une rousse déterminée et un blond carnassier et claqua les talons pour se faire entendre. Une fois assuré d’avoir acquis l’attention, il énonça d’une voix évoquant la lecture d’un formulaire :


"Je suis Trade Bipp et je suis à la recherche du Sceptre InterSEX, plus connu sous le nom de SExI. C’est un artefact de type perturbateur et je suis chargé de le récupérer pour le remettre à sa place, à savoir au sein de RelouLand. Je sais que vous avez eu des démêlés avec lui et vous n’êtes pas les seuls. Sachez que plusieurs plaintes ont déjà été déposées contre lui et que vous avez le droit de le faire. Un personnel compétent sera ravir d’enregistrer votre plainte à RelouLand."

Il regarda d’un froid tour à tour chacun de ses interlocuteurs et reprit du même ton monocorde. Ils n’étaient pas les premiers qu’il rencontrait ici. Le couple qu’il avait précédemment abordé avait eu des réactions étranges mais l’avait finalement aidé et mené sur la piste de potentielles autres victimes.

"De plus, vous êtes dans votre droit et il est de mon devoir de vous informer des conséquences des activités de cet Artefact. Dans la mesure où vous ne parviendrez pas à le convaincre d’inverser le processus avant votre réveil, vous demeurerez dans cet état à jamais. Ou jusqu’à la fin de votre vie de voyageurs."

Il sortit d’un geste expert autant de formulaires que de personnes et les tendit à chacun sans aucune expression sur son visage :

"Voici de quoi vous aider dans votre démarche de plainte. "

Il rangea alors ses affaires rapidement et d’un geste de la main, salua l’assemblée :

"Je vous prie de bien vouloir m’excuser, mais je me dois encore de le retrouver. "

Il allait partir et finalement stoppa son mouvement pour demander sans grande conviction au vu des réactions des précédentes victimes :

"Peut-être souhaiteriez-vous vous joindre à cette chasse ? Sachez que nulle récompense ne vous sera versée selon l’article sur la règlementation du paiement des services de biens commun et d’intérêt général. "


Pendant ce temps là, le Sceptre avait senti que le vent tournait. Lui qui aimait suivre ses victimes, il s’était régalé du spectacle que lui avait offert le voyageur électrique et la blonde schizophrène. Non pas qu’il soit pervers, simplement qu’il appréciait ce genre de conséquence. Il avait vaguement suivit le brun au début mais la tournure des événements ne l’avait pas aussi autant excité que l’échange fusionnel entre les deux "amis".
Sauf que maintenant, ce fonctionnaire guindé était à nouveau à ses trousses. Il allait devoir quitter ce Royaume pour un autre. Dommage, il s’amusait beaucoup et Luxuria était un véritable terrain de jeux.
Autant s’amuser encore un peu. Le Sceptre s’élança dans les airs et quitta le toit de l’immeuble pour projeter une ombre étrange sur les alentours.
Qu’ils essaient de l’attraper !

La chasse était ouverte.


__________

https://www.youtube.com/watch?v=iMtcqx4vXXA


Tu connais le sens du mot Némésis ?
Un juste châtiment légitimement infligé par l'intermédiaire ou au moyen d'un agent approprié, personnifié en l'occurence par un redoutable salaud :
Moi.
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