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[quête] Le livre d'Eibon (pv Alice, Alan, Lithium, Nyxia)

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MessageSujet: Re: [quête] Le livre d'Eibon (pv Alice, Alan, Lithium, Nyxia) Dim 15 Déc 2013 - 19:18
"Porte à porte."




Ledit Alan fut peut-être le seul intéressé par ce qui se trouvait derrière ces portes. Enfin, intéressé est un bien grand mot. Il se frottait le menton comme pour réfléchir, ce qui était en soit assez comique. Il s'approchait des portes, les observait, s'éloignait ensuite. Elle laissa échapper un sourire lorsqu'il lâcha une phrase digne des plus gros navets des films catastrophes, mais ne dit rien. Elle se contenta d'observer. Et de reculer d'un pas aussi. Bah ouais, si ça explosait, autant qu'il n'y est qu'une seule victime, non ? Le garçon s'appliqua donc à essayer d'ouvrir la porte, mais essayer seulement. Car oui, celle-ci était fermée à clef. La loose, hein ? Le sourire de la voyageuse s'allongea davantage lorsqu'elle comprit la nature du gloussement étrange de son camarade, et d'autant plus lorsqu'il jeta son dévolu sur une tout autre porte. Il était d'une crédibilité sans égal ce petit. Ladite porte donc était bien plus grande que la précédente, et dans un style assez ancien. Lorsqu'il frappa à celle-ci, il ne manqua pas de se jeter en arrière, mais rien ne se produisit. Lithium osa un œil derrière son collègue pour seulement apercevoir un échiquier géant. Ouais, pas intéressant quoi. Il grava la porte, la referma, et tenta son bonheur plus loin. Ils tombèrent une fois sur un lac de lave, suivit d'un magnifique cri de fillette. Marrant ce gamin.
Toutefois, la blonde n'avait pas la sensation de participer à la quête. Alors, elle voulut elle aussi tenter sa chance. Malheureusement, sa seule et unique porte déboucha sur une savane mutante, envahie de sangliers assoiffées de sang, chassant le lion dégarni, aidés par des gazelles bipèdes. Ouais bon, on peut pas réussir à tout les coups. Elle abandonna rapidement ses tentatives d'aides visiblement infructueuses. Alan s'assit en fakir, réflexion oblige. La dessinatrice n'aimait pas se reposer sur une personne comme ça, cela lui donnait l'impression d'être franchement inutile. Finalement, il partit vers de nouvelles aventures, et s'enquit d'une trappe. Une fois encore, elle voulut le suivre, mais la porte se referma derrière le garçon. Ah merde ! Merde, ils font quoi là maintenant ? Mais avant même qu'elle puisse s'inquiéter, il réapparut à nouveau, comme si il ne s'était rien passé. Justement, que s'était-il passé ? Que.. Bon, peu importe. Elle avait déjà oublié. C'est une fois qu'elle ne regardait plus, qu'elle entendit un bruit étrange, un fracas quelque peu assourdissant. Mais qu'avait-il encore fait ? Ah. Bon bah il avait trouvé la sortie. Chapeau.

Et maintenant ?
Suivre le couloir nouvellement apparu était la seule solution intelligente qui s'offrait à eux.
En même temps, il n'y avait pas franchement d'autres possibilités.


"Woah, quelle lumière tu es sérieusement.
Je ne t'aurais pas cru aussi perspicace."


"Ta gueule steuplait."

"Pas de manières avec moi.
Ta politesse, tu peux te la garder."


Un ravissement, comme toujours.
Le héros de shônen décida qu'il était temps pour lui de prendre les devants, et de s'imposer en tant que leader du groupe. Enfin, c'est l'impression qu'elle eut. La jeune femme ne rouspéta pas. Après tout, ils avaient tous besoin de chacun d'entre eux pour en sortir vivant de cette histoire. Donc ce n'était franchement pas le moment de chipoter avec les personnalités divergentes de tous. Lithium marchait à la suite de Riku et Alan, ne prêtant pas attention au fait que les deux jeunes femmes les suivaient ou non. En même temps, elles parlaient pas beaucoup les nouvelles, à croire qu'elles n'étaient plus là. Elle osa tout de même un coup d'œil dans son dos, et elles étaient toujours là. Bon, tant mieux d'un côté. Même si elles avaient disparues, ils auraient pu s'en sortir.
Elle n'était pas mauvaise, en toute modestie bien sûr, et ils ne semblaient pas être de gros nazes non plus. Pour Riku, elle avait déjà entendu parler de certains de ses exploits, donc pour lui, elle avait une petite idée de ses capacités. Quant à Alan.. ça viendrait. Le couloir était envahi d'un froid assez important, et ses murs étaient tapissés d'algues sèches. L'état de décomposition apparente du hall n'était aucunement rassurant. Ils prenaient le risque de se faire ensevelir sous les décombres à tout instant. Génial comme perspective d'avenir ! Engagez-vous, rengagez-vous qu'ils disaient ces cons.. Toujours en silence, elle les suivit. On s'emmerdait un peu quand même dans cette quête. Un peu d'action ne leur ferait pas de mal hein. Ils approchèrent finalement de la fin de ce couloir, et ce qui s'offrait à eux était pour le moins étrange, et cocasse.
Un imposant mur transparent retenait une importante quantité d'eau en son sein. En bref, si il pétait, ils se noieraient tous. Deux murs se faisaient face, retenant chacun un bon paquet de flotte. Comme les retenant, une sorte de petite pièce cylindrique se trouvait au milieu, à moitié inondée. Ouaiiiiis.. Et on fait quoi avec ça ? Ils ne pouvaient pas traverser comme ça ! A sa connaissance, aucun d'entre eux n'étaient amphibie ou quoi que ce soit de ce genre. Ce qu'affirma leur compagnon en collants. Vachement utile.


"En quoi consiste ton sacrifice ?
Parce que sinon, si il faut juste que l'on traverse la flotte sans se noyer, je peux éventuellement tenter de nous créer quelque chose, un moyen de passage. Pas trop compliqué non plus hein, mais juste quelque chose avec de l'air quoi."


Elle se mit à réfléchir.
Parce qu'effectivement, si ils avançaient, ils se faisaient littéralement pulvériser.
Mais en même temps, si ils n'avançaient pas justement, il ne se passerait rien. Il ne lui manquait plus qu'à lui trouver l'idée qui tue pour qu'ils n'aient qu'à marcher jusqu'au bout sans encombre, le tout sans se crever. Elle se mit à réfléchir, puis se souvint d'un gars dépressif qu'elle avait vu dans le DreamMag plusieurs fois, toujours enfermé dans une bulle réputée indestructible. Et si elle dessinait des bulles pour chacun d'entre eux ? Ouais mais.. Comment allaient-ils respirer ? Merde. Elle était incapable de reproduire les éléments, ce n'était pas dans ses cordes. Et le nouveau pouvoir qu'on lui avait filé allait sûrement foutre le boxon, alors hors de question de s'en servir pour cette salle. Et ceux des autres ? Celui du retour dans le temps ne servait à rien pour ici. Le spoiler encore moins. L'invocation de personnages pourrait être sympa, mais quel personnage leur permettrait de traverser, tout en pouvant passer par cette foutu trappe qui se profilait au loin ? Non, pas de Moby Dick. Et pourquoi pas AquaMan ? Naaan.. Et Nyxia-là ? Elle pouvait créer tout comme elle. Un sous-marin chacune, et hop le tour était joué ! Ouais allez c'est parti.


"Euh, Nyxia c'est ça ?
Fais un sous-matin steuplé pour.. 2 tiens.
Je ferais celui pour trois. Direction la trappe là-bas.
Passe la première, je ne sais pas quelle conséquence ton pouvoir peut avoir sur toi vu qu'il n'est pas originel. C'est mieux que tu sois la première à t'en sortir. Prends Alice avec toi, je prends les deux autres."


"Avec un peu de chance, leur sous-marin explosera en plein ascension. Ce serait con. Et drôle."

Sympa.
Comme d'hab'.
Lithium sortit son carnet, et s'appliqua.
Ni trop gros, ni trop petit, assez pour trois, mais en bien collé.
Elle allait morfler avec ça.. Lorsque le sous-marin en question apparut - pas franchement luxueux et pas confortable, voire limite trop petit - elle ressentit une grande fatigue l'envahir. Houla, dur la chute. Elle fit signe aux deux zigotos d'entrer, referma la marche, et enclencha la machine. La suite ne se fit pas attendre. L'eau envahit la pièce, écrasant sous sa masse l'invocation qui eut peine à tenir. Fallait pas traîner. Ils traversèrent, suivant le premier sous-marin qui arriva à sa destination, après une croisière sûrement peu agréable. Bon, ce serait bien qu'ils se grouillent à sortir les deux gonzesses là. Leur engin aux trois autres avait des fuites, faisait un bruit bizarre et semblait perdre de la puissance. Pas au point la machine dites donc. Faudrait songer à se faire rembourser. Une fois que les autres semblaient tirées d'affaire, enfin, c'est ce qu'elle croyait, leur sous-marin disparut, comme évaporé. Elle emmena le leur jusqu'à la trappe encore ouverte, poussa le bestiau en carton jusqu'en haut, tout en prenant le soin d'emboîter la sortie du sous-marin dans le trou, de sorte à ne pas se faire happer par l'eau. Elle les poussa hors de la machine avec hâte, puis finit par s'extirper également, avant de voir littéralement exploser en une gerbe d'épluchures son invocation. Mais.. C'était de la merde ! Fallait qu'elle s'entraîne. Et puis, vu comment elle était fatiguée là, fallait qu'elle se calme sur ses actions prochaines. Soirée pourrie, avec des gens pourris.




.

__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: [quête] Le livre d'Eibon (pv Alice, Alan, Lithium, Nyxia) Dim 5 Jan 2014 - 17:08


Putain. Il était 22h passée, un putain de jeudi soir. Ce foutu réveil se foutait de ma gueule, j'avais l'impression que ça faisait une heure qu'il affichait la même chose. Cadeau pourris, « merci Tonton ! » ! Putain, qu'est-ce que c'était ? Un foutu message subliminal ? Et cette demeurée d'Isa qui gratte frénétiquement sa feuille comme si de la réussite de ce devoir-maison dépendait sa triste vie... Pitié ! Je te rappel que durant un an, tu as massacré ma vie scolaire ! Abrégez mes souffrances, c'est un supplice inhumain et vous savez que je m'y connais ! Piégé dans ce corps, ma seule distraction se résumait à gribouiller distraitement de la main gauche d'affreux auto-portrait et, de temps en temps, faire déraper la main droite pour forcer Isa à recommencer. Hm, en y repensant c'était un peu comme se tirer une balle dans le pied... Mais peu importe, ce soir-là je devais me contenter de fixer le mur de la chambre et d'explorer les multiples interactions que l'on pourrait imaginer entre lui et la tête d'une nénette complètement tordue. J’imagine que tu parle de ta tête, qui est également la mienne. Un jour tu comprendras que me torturer revient à te faire souffrir, foutu maso que tu es. C'est cool d'être tordu, je l’admets. On sort des putains de sentiers battus, on n’est pas conformistes et toutes les conneries qui vont avec, mais Isa, pff, elle est juste tordue dans l'autre sens. Le mauvais, voyez ? Elle est tordue et rigide, sans déconner vous imaginez ?

De temps en temps, je m'amusais à refermer les livres ouverts partout sur son bureau, juste histoire de la déconcentrer un peu et de me marrer... Mais putain, il fallait reconnaître à cette garce de sacrés réflexes, à chaque fois que de sa main gauche je claquais un livre, sa main droite s'interposait pour le maintenir et conserver la bonne page. Si seulement elle mettait autant de cœur à l'ouvrage quand il s'agissait d'autre chose que les études... Quand cela me fatiguait, j'inspectais son nez en y fourrant un doigt pour voir ses réactions  amusant pendant quelques secondes pas plus... Et ainsi de suite, je recommençais un nouveau cycle cherchant toujours à l'emmerder mais tout ce cirque m'emmerdait presque autant.

Ce qui est important avec Morty : c’est la patience. J’étais presque née avec cette immondice et donc j’avais largement eut le temps d’apprendre à vivre avec, à l’ignorer et à faire ma vie. Même si durant une époque, il ruinait totalement mon existence, maintenant je l’acceptais et je passais outre ses idées stupides pour faire ce que je voulais ou devais faire. Mes études par exemple : avec mes soucis psychologiques, j’avais toujours été médiocre, malgré le fait que je travaille beaucoup. Vint l’année de malheur où Morty prit ma place, ma vie scolaire chuta… Donc, il était normal qu’à présent, je m’y remettre avec un maximum de sérieux. Déterminée à l’ignorer, j’étais parvenu à me hisser première de la classe, pour le moment… Je ne doutais pas un instant que cet idiot prenne ma place au prochain contrôle et rende feuille blanche ou alors un dessin pervers ou que sais-je comme autre gaminerie. Son jeu de fermer les livres était devenu prévisible, presque ridicule et je m’y étais adapté, le doigt dans le nez m’agaçait un peu mais je ne laissais rien paraitre. J’avais terminé la plus grosse partie du devoir-maison, encore un exercice et je pourrai me jeter dans mon lit… Dormir… Rêver et me retrouver à Dreamland, encore avec Morty. Autrefois, j’avais peur de lui, peur qu’il me fasse disparaître, maintenant je savais que cela n’arriverait pas mais j’avoue que passer un peu de temps seule dans ma tête me ferait le plus grand bien. Un jour peut-être ? Ou plutôt peut-être une nuit ? T'es démunie sans moi, gamine, t'irais pas bien loin ! Ca m'fait mal de l'admettre, mais toi et moi on est soudé pour l'éternité alors fait avec.

Posant enfin mon stylo plume, j’avais terminé. Il était donc grand temps d’aller au lit. Je sentais l’autre user de mes jambes pour se diriger mais plus forte que lui, pour l’instant, je pris direction de la salle de bain pour me changer et prendre rapidement une douche, croisant les doigts que Morty ne trouve pas une autre idiotie à faire comme à son habitude.

La vie de couple, y parait que c'est un tas de compromis pour que chacun y trouve son compte ou en tout cas qu'aucun ne se jette pas sur l'autre avec l'intention palpable – sinon visuelle – de mettre fin aux jours de sa moitié à l'aide de se long couteau qu'ils lorgnent en réalité, tout deux, depuis déjà fort longtemps en songeant à cette idée, un sourire aux lèvres. Platon avait défini l'âme sœur comme étant le résultat de l'intervention de Zeus qui, craignant la force des Hommes, les avait séparés en deux moitiés pour les affaiblir. Selon lui, c'est pour cela qu'on serait toujours en quête de cette personne pour être enfin entier... C'est une théorie intéressante malgré son côté nian-nian, mais dans notre situation à Isa et moi, elle représente une philosophie qui ferait de nous un être unique, extraordinaire... Ha, je suis sûr que ça t'la coupe ça Isa ! Tu ne t'y attendais pas, à ce que j'écoute cette connasse de prof de latin à ce moment là.

Mais pour en revenir aux compromis, l'un des nôtres consistait à me laisser une certaine marge de manœuvre juste avant de dormir, histoire de m'aérer l'esprit avant d'pieuter et, maintenant, de rejoindre Dreamland. D'aucun comparerait cette situation à la relation maître-chien et imaginant Isa dénouer une laisse autour de mon cou pour que je puisse courir après un os chimérique. Primo, ces gens je les emmerde que cela soit clair et secondo quand un chien méchant n'as pas son dut, il mord ! Toujours est-il que ce soir, j'avais dessiné de pousser la chansonnette : un vieil air de heavy sortis du fin fond des enfers et qui fait dresser les cheveux sur la tête de la daronne. Sous la douche, personne ne pouvais m'entendre alors j'avais enfin la paix. Et après, la lecture de quelques comics achetés récemment grâce à l'argent de la cantine d'un pauvre blaireau racketté.... La culture c'est comme la confiture, moins y en a pour les autres, plus y en a pour moi. Ou un truc comme ça.


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Lire n’était pourtant pas ce que Morty aimait mais cela me faisais toujours autant sourire de voir son intérêt pour les comics. Reste que nous avions sombré durant la lecture et j’ouvrais à présent les yeux sur le monde onirique. Après avoir autant étudiée, après avoir lu un comics, je m’étais attendu à un retour à Relouland ou alors un monde avec des super héros partout, mais non : j’étais dans un désert. Je dois être maudis, je vois que ça... La chaleur était insupportable pour moi, habillée comme toujours de ma robe noir avec ce long col. Oui j’aimais cette tenue pourtant très sobre, pourquoi ? Car je n’aimais pas qu’on me reluque, qu’on pose ses yeux sur mes formes (Je crois que la plupart des gens préfèrent éviter ça, de toutes façons...) ou pire encore : que je ressemble à toutes ces idiotes qui s’habilles pour faire leurs belles petites… Tu ressemble déjà pas à grand chose... Enfin vous voyez, inutile que je m’abaisse à parler comme Morty. Une petite ombre glissant sur le sable me sortit de ma réflexion : levant les yeux au ciel, j’aperçu l’oiseau, si on pouvait appeler ça ainsi car c’était un petit livre volant.  Drôle de créature, mais pourquoi pas, on était à Dreamland après tout. J’en vis alors un autre qui volait dans la même direction. Finalement, on était bien dans une zone liée aux études ou du moins à la lecture, peut-être était-ce l’extérieur de Relouland ?

Plusieurs de ces oiseaux passèrent dans le ciel, se dirigeant tous au même endroit. Sûrement une migration… Comme je n’avais rien à faire –dans un désert en même temps…- je me décidais donc d’aller dans la même direction. Après plusieurs minutes de marche pour escalader une dune, je vis en contrebas un livre, entrouvert et posé dans le sable. Ceci aurait pu passer inaperçu si tous les petits oiseaux ne fondaient pas dessus pour disparaitre à son contact… Voulant comprendre, un peu trop curieuse direz vous, je me dirigeais donc vers cet étrange livre. Encore une nuit avec de la paperasse, c’était sûrement un signe que mon avenir se trouvait dans un bureau, pour le plus grand malheur de Morty.  

Hors de ma coquille, je me sentais bien plus à mon aise, libre de bouger. Même si ce n'était que dans une certaine mesure, c'était une sacrée différence, vous ne pouvez pas comprendre et de fait la chaleur écrasante me fit plaisir car c'était sur ma peau, ma propre peau, qu'elle frappait. Je fixais le soleil pour l'engloutir, en profiter un maximum jusqu'à en avoir mal au crâne alors que j'entendais Isa se lamenter sur les difficultés à arpenter le désert en robe... Vu du ciel, nous devions faire une étrange tâche noire sur l'immensité dorée des dunes, comme un grain de beauté, ou peut-être un putain de mélanome synonyme d'un cancer en phase terminale dont nous – et l'humain en règle générale – étions l’allégorie en détruisant tout sur notre passage. La plus grosse tâche ici, c'est surement toi. Hm.... Pendant qu'Isa s'acharnait à gravir une dune , moi, perché sur son épaule, je m'amusais à rouler une grosse boule de sable dans l'intention de réaliser un bonhomme, ça n'avait pas grand intérêt bien sûr mais à part me foutre de la gueule d'Isa j'avais pas grand chose à faire sur le moment. Car d'habitude, tu as mieux à faire? On en apprend tous les jours!

Alors que j'achevais de placer les yeux en traçant deux croix sur ce qui devait être le visage, Isa s'était arrêtée et regardait un livre posé par terre et vers lequel un paquet d'autre bouquins convergeaient... C'était plutôt bizarre...  Si ici les oiseaux étaient des livres, peut-être que celui-ci était blessé et que d'une façon où d'une autre, ses compagnons cherchaient à l'aider. Seulement, dès qu'ils s'en approchaient, les volatiles se volatilisaient sans laisser de trace... D'un mouvement commun, Isa et moi nous nous sommes baissés pour l'approcher et le toucher et c’est précisément là que les ennuis commencèrent.... Empirèrent. Ouais, c'est mieux... On est d'accord pour une fois...

Une lumière aveuglante nous avait enveloppée, plus éblouissante que le soleil que j'avais fixé tout à l'heure et quand celle-ci s'estompa, nous purent constater que nous n'étions plus dans le désert mais dans une pièce étrange composée de plusieurs centaines de tiroirs alignés sur plus de rangées que je ne saurais compter.... Cet endroit avait l'aspect d'une morgue, une chambre froide gigantesque avec sa collection de cadavres gardés au frais, dans un silence à vous glacer le sang. Et bien sûr, un silence de mort qui n'était pas sans rappeler l'ambiance des vieilles bibliothèques ringardes où seuls les « shhhhut » d'intellos attardés se font échos.

Au hasard, je tirais sur la poignée d'un des tiroirs pour en inspecter le contenu, m'attendant à tomber sur le vide ou sur le sourire éternel d'un macchabée. Résultat, ni l'un ni l'autre. Simplement une concentration massive de feuilles et de dossiers de couleurs et de tailles différentes... Isabella m'imita et d'un regard, nous avions partagé notre incompréhension mutuelle.  Il en était de même pour les dix ou quinze autres tiroirs...

– Où est-ce qu'on est ? Demandais-je à Isa alors qu'elle lisait le contenu d'une feuille piochée dans un des bacs.
– J’en sais strictement rien… Dit-je en fixant des symboles inconnus sur le papier.
– Vous êtes dans l'Index, la table des matières d'Eibon. En quelque sorte son musée personnel où il étale ses nombreux trophées.

De surprise, je refermais le tiroir d'un coup sec, comme pris la main dans le sac même si pour le coup c'était la main d'Isa qui y était prise, dans le tiroir, et malheureusement ses réflexe n'avaient épargné que quatre de ses doigts, l'index était perdu... Alors, je ne saurais dire ce qui la fit le plus hurler, la douleur ou la peur. Me tournant pour voir celui qui s'adressait à nous, je m'attendais à tomber sur un homme au visage sévère et dur, son ton cassant était sans équivoque : nous n'étions pas la bienvenu. Au lieu de quoi, histoire de bien me rire au nez – celui que je n'ai d'ailleurs pas – le Destin nous mis, Isa et moi, face à une créature plus étrange que tout ce que nous avions pu voir jusqu'à présent. Une sorte de doigt géant sur lequel un visage était dessiné. Ses traits étaient bien ceux d'un homme et il n'avait pas l'air ravis de nous voir, mais la casquette avec hélices qu'il portait m'acheva en me plongeant dans le néant cérébral le plus total.

– Je me présente, je suis Doa l'Explorateur. Soyez la bienvenue chez Eibon...
– C’est une… Blague ?

Je fixais la chose en face moi tout en suçant mon index endolorit. Il ferait gros en remplacement de mon doigt donc inutile de penser à ça. Enfin j’oubliais qu’ici, Morty n’entendait pas mes pensées. Donc, je n’en dis rien pour ne pas vexer notre hôte. J’hésitais à lui demander où nous étions et ce qu’on risquait, car forcément dans ce monde rien n’était tout beau tout rose. Reste qu’il n’avait pas apprécié ma petite remarque et me fixait de travers depuis plusieurs secondes. Je lui fis un petit sourire gêné et me tournais ensuite vers Morty pour savoir si on devait l’ignorer ou l’écouter. Haussant les épaules, j’avançais vers ce Doa, jeu de mot pourris vous le noterez et pourrez remercier l’un des auteurs pour ça. Remarque cela aurait pu être pire,  Marc Tapage par exemple ou encore Eddy To ou… Nan arrêtons le massacre ici.

- Pardonnez moi… Auriez vous l’amabilité de nous dire où nous sommes ?
- Aucun souci, je comprend votre étonnement ! Vous êtes à Eibon et ce que vous voyez c’est l’index ! Mais d’autres sont  déjà parti explorer vous êtes en retard !
- On croirait limite une visite touristique dit comme ça…
- Et pourtant mademoiselle ce n’est pas le cas !
- Vous m’en direz tant…
- Donc où en étais-je ? Ah oui !! Ces tiroirs peuvent vous permettre d’aller d’un chapitre à un autre. Et donc, d’ici vous avez un total accès au livre. Si vous prenez celui-ci, par exemple, vous irez au premier chapitre, là où on débuté vos camarades.
- - Nos camarades?
- Et si vous prenez celui-ci vous les rejoindrez directement !
- Merci.

Rapide et efficace ce Doa l’explorateur… Bordel ce jeu de mot me faisait froid dans le dos : me forçant contre ma volonté à penser à des choses salaces sur un doigt qui se baladerait sur mon corps… Tu as vraiment l'esprit mal placé parfois, c'est assez étonnant d'ailleurs...

Nous n'étions pas très avancés, Doa avait mit le doigt sur deux problèmes importants : le premier était qu'il n'indiqua aucun moyen de sortir de ce fameux Eibon, quoi que ça puisse être et le second était la présence manifeste d'autres personnes qui seraient ici. Confiante, Isa s'était jetée dans le tiroir indiqué par la créature, sans imaginer une seule seconde que c'était peut-être la mort qui nous attendait.... Et bon grès, mal grès, je la suivis dans sa chute. Qui m'a semblé se dérouler comme dans le générique de Dr Who, plein de couleur, des bruits étranges... et puis op. Bombardé aléatoirement dans une aventure qui ne nous regardait pas, super...[/b]


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MessageSujet: Re: [quête] Le livre d'Eibon (pv Alice, Alan, Lithium, Nyxia) Mar 7 Jan 2014 - 22:05

Un homme que l'on ne peut pas décemment qualifier de sage a dit un jour qu'il fallait toujours un rapport. Aussi faut-il commencer par là ; Nedru était assis sur son bureau, la joue posée contre sa paume et les yeux fixés vers sa fenêtre lui dispensant le paysage d'une Londres endormie, lorsqu'il songea aux individus du monde des rêves qu'il avait croisé jusqu'ici. Certains avaient perdu leur statut de Voyageur, d'autres avaient pris du galon. Il contempla les fiches épinglées sur son mur d'un air las.

Son regard s'accrocha sur un certain Riku. Il ne lui rapporterait rien en terme d'argent, mais Nedru restait curieux à son propos. Etrangement, il avait survécu la nuit où ils s'étaient séparés. Le Gris s'était assuré de constater qu'il « livrerait » bien son message à la gentille pègre de Luxuria, mais guère plus. Depuis ce jour il s'était contenté de l'estimer comme un homme oniriquement (et pourquoi pas?) mort. Si Nedru n'avait pas été -et considérait qu'il ne serait jamais- payé pour son travail, plus le temps passait et plus il semblait que ce sauvage de Kaisuki gardait une rancune tenace vis à vis de cette communauté. Envers et contre tout, voilà qu'ils avaient un point commun !

Voilà pourquoi lorsqu'un peu plus tard dans la soirée l'analyste tira la couverture sur son épaule, Nedru se prit à penser à l'invocateur, bien que ce ne fut pas inscrit sur son programme.

Voilà pour le rapport ; Nedru n'atterrirai pas dans cette histoire tout à fait par hasard.

~~~~~

Seul le crépitement de flammes affectueuses -caractéristique des torches- troublait le silence lourd chargé d'odeur de poussière ; l'ensemble conservant une température acceptable. Par ailleurs, il était assez confortablement assis. Ainsi les sens de Nedru l'autorisèrent-ils à ouvrir les yeux avec une lente curiosité, sans mettre immédiatement en alerte le reste de son corps.

Sous ses pieds de la pierre basaltique d'un blanc cassé, rendue ocre par l'éclat des flammes. Plus important ; à un mètre en contrebas se trouvait le Voyageur qu'il était venu retrouver, en compagnie de deux autres individus à l'allure de Voyageur. Nedru leva la main d'un air amical ;


-Bonsoir ! … Je tombe mal peut être ?

Le trio lançait sur lui un regard interrogatif et méfiant. Plutôt légitime dans ce monde, certes, mais il y avait autre chose là dessous. Le londonien supposa que la situation n'était sans doute pas aussi paisible qu'elle en avait l'air et il balaya le reste de la salle d'un œil aussi avide que prudent, commentant à voix basse ;

-Tu te lance dans l'archéologie, hein?

C'était l'idée la plus vraisemblable lorsque l'on considérait l'endroit. Assis sur un escalier de pierres taillées, cubiques, Nedru avait sous les yeux (et les fesses) ce qui ressemblait à l'extérieur d'une pyramide à degrés que l'on aurait retourné afin d'en faire une sorte d'entonnoir. Le fond se trouvait au même niveau que les trois Voyageurs et le dernier degrés de la structure se trouvait à environ sept mètres soixante au dessus de sa tête. Et un peu partout – à commencer par la disposition et le nombre de torches à travers la pièce- les nombres d'or de l'architecture.

Outre cet aspect on ne peut plus pharaonesque, les dessins primitifs ressemblant à des hiéroglyphes qui tapissaient la face verticale des pierres de « l'escalier » achevaient de faire ressembler l'endroit à un décor des aventuriers de l'arche perdue. Le plafond, rocheux, était percé de trous derrière lesquels jouaient une source de lumière, donnant à l'ensemble l'illusion de former quelques constellations. Inconnues au bataillon. La partie contenue entre le plafond et le dernier degrés restait invisible de son point de vue.  Nedru épousseta pantalon et manteau, trop sombres pour supporter d'être mêlés à de la poussière pâle sans en subir de conséquences et se tourna pour regarder de plus près les symboles.

Mais malgré ses gestes mesurée, l'analyste faillit tomber à la renverse quand, en passant un doigt dessus pour en ôter la poussière, un idéogramme s'illumina brièvement d'une pâle lueur bleue. Après avoir battu des bras un moment beaucoup trop long pour son amour propre, le Gris retrouva son équilibre et se tourna à nouveau vers le groupe ;


- Où sommes nous ?

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Alan Kesey
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MessageSujet: Re: [quête] Le livre d'Eibon (pv Alice, Alan, Lithium, Nyxia) Jeu 23 Jan 2014 - 1:05


Sur une échelle de 2 à 76, et là nous préférerons prendre large, de 2 à 71 Alan se sentait pris au piège, de 72 à 75 ils étaient tous condamnés à rester ensemble , et seulement à 76 alors ils finiraient par s'en sortir et pourraient faire face à de nouveaux dangers. Pendant l'ascension, Alan fut saisis d'un rire nerveux et pouffa doucement dans son coin : sans être claustrophobe, il n'avait jamais apprécié les espaces clos et étroit et à plus fortes raisons dans un environnement hostile. Sa carrière de sous-marinier avait donc avorté dans l’œuf. Ainsi, le trajet qu'ils firent sous l'eau, aussi court fut-il, lui sembla durer une éternité et le souffle qu'Alan avait retenu tout au long – ponctué donc d'un rire nerveux peut-être lié au manque d'oxygène – minimisa cette impression lorsque à l'air libre, le Voyageur de la Douleur se détendit et inspira longuement. Pour ce nouvel obstacle, il n'avait été d'aucune utilité et pourtant le jeune homme était exténué. « Le mal du branleur » qu'on appel ça. Même si votre Narrateur ne cautionne pas ce genre de propos, il n'est de plus proche de la Vérité et vous savez à quel point nous y tenons.

Toutefois, mettons un point final à ces digressions car dans le livre d'Eibon, les choses semblent s'activer. Le collectionneur de savoir, terroriste de la connaissance, se gaussait des péripéties de nos jeunes héros et de fait, comme dans un roman, chaque victoire n'est qu'une étape vers un nouvel élément perturbateur : la clef de voûte d'un récit. Sans malheur, pas d'histoire. Même s'il navigue dans des eaux obscures, Eibon est aussi un Narrateur et comme votre serviteur, il souhaite plus que tout au monde vous faire le récit d'une aventure exceptionnelle. Non pas pour perpétrer la légende comme le fit Homère, en son temps mais pour sa gloire personnelle et son auto-satisfaction ! C'est sans doute pour cela, qu'au lieu de chasser les intrus, comme il pouvait sans doute le faire sans problème, cet être malfaisant, néfaste! décida de jouer avec eux, un jeux pervers dont les règles pouvaient changer à chaque instant puisqu'elles prenaient racines au cœur même de son esprit corrompus.

Dans un recoin de son esprit, lui-même dégénéré, Alan ne parvenait à dissiper une certaine admiration qu'il ressentait envers Eibon. La quête de l'omniscience était noble, quoique sans fin et la volonté de collectionner, au-delà de la raison, faisait échos à la propre volonté du jeune libraire qui était si sensible à cet effet. Bien sûr, il devait l'arrêter, mais ses propres motivations dans cette histoire étaient floues. Passer le reste de ses nuits enfermés dans cet endroit achèverait le rendre fou, seulement... dans le cas où Eibon parviendrait à atteindre son objectif, ne serait-ce que partiellement, alors peut-être pourrait-il envisager de partager son érudition. L’arrogance d'Eibon l'y pousserait peut-être : à quoi bon posséder le savoir absolu si on ne peux le partager, sinon s'en vanter ? Alan chassa cette idée de sa tête, mais sans conviction aucune...

Le fil de ses pensées fut interrompue brutalement, et la réalité aussi onirique soit-elle lui sauta littéralement au yeux, si vous me permettez ce raccourcis audacieux au vu des circonstances. De nulle part – vraiment ! - surgit une forme vaguement humanoïde et assez mobile pour qu'elle soit assurément vivante. Inquiet qu'on ai pu lire dans ses pensées, Alan regarda tour à tour ses compagnons pour y déceler un indice quelconque, craignant d'être trahis par une imagination débordante. Ce n'était que cela, au fond ! Mais son attention se focalisa rapidement sur la forme – dans un soupir, il estima que personne n'avait deviné ses intentions – et se prépara à combattre. Lorsque la lumière dans laquelle baignait la créature s'estompa, la conviction de se retrouver face à autre être humain monta d'un cran sans atteindre toutefois le sommet. Même si de prime abord, c'était une simple jeune femme qui venait d'apparaître, on ne pouvait ignorer la présence d'une créature aux allures démoniaques et qui semblait sortir de son épaule, comme un frère siamois mais vraiment, vraiment très inquiétant... Le libraire tenta de rationaliser puis lâcha un hoquet de surprise quand le monstre se pencha vers lui pour, vraisemblablement, le renifler.

- What the fuck ! en perdit-il son français. Il fixa tour à tour la fille, puis la chose, sans néanmoins parvenir à admettre ce qu'il voyait. Doux Jésus, qu'est-ce... qu'est-ce que vous êtes déjà ?

Perdu dans ses rêveries, Alan n'avait pas fait attention à la pièce dans laquelle ils venaient d'entrer et la surprise passée, il examina l'endroit en supposant que l'apparition y était liée et qu'une nouvelle énigme se présentait à eux sous la forme originale d'une femme aux faux airs de zombis accompagnée de son frère siamois qui n'avait rien, mais alors rien d'humain. Si Eibon avait des ambitions démesurées, ses moyens étaient parfois... obscurs. Seulement à peine quelques secondes plus tard alors qu'Alan se torturait l'esprit, un second individu fit son apparition de façon certainement moins théâtrale que la jeune fille. Et à propos d'apparition, le Voyageur de la Douleur remarqua qu'Alice et Nyxia n'était plus avec eux, comme si elles s'étaient évaporées pour laisser place aux nouveaux. Si les événements étaient bien liens, cette disparition pouvait s'avérer fatale aux deux demoiselles, mais tirer des conclusions hâtives étant dangereux, Alan s'en garda et préféra garder ces deux informations séparées.

- Bonsoir ! … Je tombe mal peut-être ? fit le second arrivant, un homme qui semblait un peu plus vieux qu'Alan, l'air souriant et rodé aux réveils à Dreamland. Sans s'adresser à qui que ce soit en particulier, il poursuivit en parlant d'archéologie et en inspectant la pièce étrange dans laquelle ils étaient tous. Où sommes-nous ? demanda-t-il enfin, quant il eut fini son manège.
- Tu es dans le livre d'Eibon, une sorte de dimension parallèle dans laquelle nous sommes enfermés jusqu'à ce que nous arrêtions Eibon, qui se présente lui sous les traits d'un mégalo qui souhaite voler toutes les connaissances du monde. Personne t'as fait un topo à l'entrée ?

Pour une fois, Alan devança le reste de l'équipe en répondant à l'inconnu sans trop s'avancer, sa présence pouvait toujours être un piège et si le duo étrange n'avait pas bougé, ils attendaient peut-être un ordre pour attaquer. Et si c'était Eibon lui-même ?! L'idée était tirée par les cheveux, mais vas savoir...

On peux savoir qui tu es ? Et même, qui vous êtes tous ?! ajouta Alan en se tournant vers les siamois.
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MessageSujet: Re: [quête] Le livre d'Eibon (pv Alice, Alan, Lithium, Nyxia) Lun 27 Jan 2014 - 1:16
Comment dire qu’ils étaient complètement coincés… Ah ! Bah ils étaient foutrement coincés. Il n’y avait personne dans le groupe qui possédait la capacité de respirer sous l’eau ou quelque chose du genre, et puis de toute manière il n’y aurait eu que cette personne qui aurait pu passer, laissant les autres derrière comme des cons. Peut-être était-ce le moment d’utiliser l’un des pouvoirs confiés par Eibon ? Dans son cas, il ne savait pas trop quel personnage pourrait les aider dans une situation pareille… Au final, il ferait venir un truc qui passerait tout seul et se révèlerait aussi utile qu’une carte bleue dans un marché au fin fond du Zimbabwe. Rien à faire, il avait beau se creuser la tête, lui ne voyait pas comment passer cet obstacle. Ce fut finalement Lithium qui trouva une solution a priori convenable, demandant à Nyxia d’utiliser son pouvoir spécial pour créer un sous-marin pour elle et Alice, tandis que la blonde dessina un modèle pour trois dans lequel ils s’engouffrèrent, elle l’autre voyageur, et Riku. Bon sang… Dire que la solution était aussi conne ! Il aurait dû songer à ce genre de plan… Mais pour le coup, c’était trop tard. Il prit sa place dans l’habitacle, et laissa Lithium diriger l’engin brinquebalant vers ce qui semblait être la sortie de ce tunnel innondé.  A l’intérieur, il était difficile d’être complètement rassuré ; on entendait des grincements qui indiquaient clairement la précarité de leur moyen de transport improvisé. Riku détestait se retrouver sous l’eau ; il n’avait vraiment pas d’affinité avec cet élément, et depuis tout petit, la sensation de se noyer l’effrayait.

Il était tombé devant un film avec un bateau pris dans la tempête quand il était enfant, et depuis, il refusait systématiquement tout voyage à bord d’un moyen de transport impliquant d’être sur ou sous l’eau. Même dans un aquarium, il ne supportait pas le passage dans le tunnel aux requins, craignant à tout moment de voire une fissure s’étendre jusqu’à délivrer des tonnes d’eau sur leur tronche, libérant au passage les monstres aquatiques qui les dévoreraient dans le cas où ils ne se noieraient pas… Oui, il détestait l’eau. Sauf quand il avait pied, et que c’était pour se baigner. Dans un bain, un jacuzzi, une piscine, il se sentait différemment, mais là, il avait conscience que la moindre erreur dans la manœuvre causerait leur perte à tous. Et il n’avait pas l’air d’être le seul à être tendu, ce qui n’avait rien d’étonnant quand on savait que si l’invocation disparaissait avant qu’ils atteignent une hypothétique sortie, ils se retrouveraient démunis au beau milieu d’un bassin sombre sans savoir où aller, ne pouvant plus attendre que leur mort onirique. A croire qu’en tant que voyageur on passait toutes ses nuits à la frôler d’un peu trop près cette salope…  L’invocateur se jura que s’il devait crever à cet instant, il foutrait un bon coup de pied dans les couilles de la faucheuse histoire de lui faire comprendre toute sa rancune. – Car oui, comme le dit si bien Terry Pratchett, la mort est un mâle – Toujours était-il que l’annonce une nouvelle fois imminente d’un élément amené à décider de son sort dans le monde des rêves était tout sauf plaisante ; le necromancer n’avait pas vraiment envie de rire chaque fois qu’il prenait conscience qu’il n’était pas tellement maître de sa survie dans un monde où toute logique était piétinée par les rêves tous plus insolites les uns que les autres que produisaient de pauvres fous inconscients, ignorants de la souffrance qu’ils causaient à des milliers de pauvres types qui avaient eu le « bonheur » de vaincre leurs phobies pour devenir des baroudeurs du pays imaginaire. Ouais, sauf que là le capitaine Crochet mesurait quinze mètres de haut avec des dents en lame de rasoir, et que même Peter Pan avait envie de vous casser la gueule.

Heureusement, une nouvelle fois, sa chance de voyageur fut la réponse à tous ses doutes, et une pâle lueur à la surface de l’eau un peu plus loin leur indiqua qu’ils approchaient d’une cavité suffisamment large pour qu’ils puissent passer. Lithium manoeuvra l’invocation pour s’engouffrer dans le passage, et ils quittèrent aussitôt leur embarcation de fortune avant que celle-ci ne s’évapore. Par contre, il y avait quelque chose de relativement inquiétant ; tout autant satisfaits qu’ils furent d’avoir réussi à passer cette épreuve, il manquait deux personnes à l’appel. Où étaient Nyxia et Alice ? Ils attendirent durant de longues minutes de les voir arriver, mais le deuxième sous-marin ne ressortit pas de l’eau. Souhaitant qu’il ne leur soit rien arrivé de fâcheux, le jeune homme resta un instant silencieux, avant que de nouvelles perturbations ne se présentent au groupe désormais réduit. La première se présenta à eux sous la forme d’une fille, relativement jeune – Riku était plutôt mauvais pour estimer l’âge des gens aussi ne s’avança-t-il pas à ce sujet – curieusement vêtue, mais le plus étrange chez elle était la bestiole noire qui l’accompagnait, collée à son épaule, et qui n’avait rien de très engageante. En fait tout chez cette jeune fille était perturbant, de son regard perdu à son collègue en passant par ses cheveux, le dead maker ne s’attarda pas au détail de son aspect physique et préféra essayer d’en savoir plus à son sujet, comme l’autre voyageur qui s’empressa de lui demander de décliner son identité.

Mais finalement, ce fut autre chose, ou plutôt quelqu’un d’autre qui attira l’attention du jeune homme, en la personne d’un nouvel arrivant, qu’il reconnut aussitôt : c’était Nedru ! Le voyageur avec qui il était allé récupérer le carnet d’Hadès au fin fond de Biblioland, le tout en affrontant encore une fois une ribambelle de dangers de toutes sortes. Au final, la mafia avait récupéré le carnet et l’invocateur avait perdu de vue son collègue, mais il avait bien repris le bouquin aux mains du clan qui le lui avait volé dans une autre aventure bien plus dangereuse encore où il avait dû faire face à un clan tout entier de mafieux pas vraiment coopératifs quant au fait de rendre le livre qu’ils devaient remettre à leur parrain et surtout à une bande de fêlés psychopathes anti-voyageurs dont l’un d’entre eux avec son armure d’or avait bien failli les réduire en poussière… Le brun s’avança vers le groupe, jetant un œil rapide aux lieux et Riku s’empressa de répondre à la question qu’il lui posait, enfin avant que l’autre ne l’interrompe pour expliquer le pourquoi du comment :

« C’est, un peu particulier… Mais en quelque sorte oui. On est dans un livre façonné par une espèce de génie du mal ou un truc du genre et il cherche à s’emparer de toutes les connaissances qu’il collectionne là-dedans, et nous on est là pour… »

Le lascar acheva de répéter de manière un poil plus exhaustive la description de l’invocateur, laissant le temps à leur nouveau camarade d’apprécier la situation. Pendant ce temps, le  necromancer jeta un œil aux alentours ; il n’y avait pas grand-chose de notable dans le couloir où ils avaient atterri, le chemin s’enfonçant dans le goulet sombre, ne leur laissant que cette possibilité pour la suite de leur parcours. Sans prendre le temps de voir si tout le monde était prêt – il supposa que, de toute manière, tout le monde avait envie d’avancer – il prit donc la tête du groupe dans le couloir. Rapidement, les murs se retrouvèrent couverts de hiéroglyphes, et des colonnes de style antique se multiplièrent, donnant aux lieux une ambiance égyptienne qui annonçait, aux yeux du jeune homme, un futur problème. Changement de salle, changement de thème… C’en était presque trop classique. Mais parler de classique quand on est dans la merde peu importe les pièges, c’était un peu comme s’enfariner la gueule et dire qu’on vient de se maquiller : ça n’a aucun sens, et en plus on a l’air con.

Au final, le couloir s’étira, jusqu’à laisser voir une immense salle, plus grande encore que toutes celles qu’ils avaient pu observer jusqu’ici… Un peu comme si l’endroit était à ciel ouvert. Et au centre de la pièce, le plus remarquable détail était cette pyramide renversée, bordée d’un escalier qui menait vers la base qui en était ici le sommet. Eibon aimait les paradoxes le saligaud. Bon, bon… Ils devaient monter là-haut donc ? C’en était presque trop évident. M’enfin, ils n’avaient pas particulièrement d’options non plus. Soupirant, l’invocateur s’avança donc jusqu’aux premières marches de pierre ponce, posant un pied, puis l’autre, tâtant la roche pour s’assurer qu’il n’y avait pas un piège, et grimpa la première marche. Rien d’anormal pour l’instant, c’est juste un escalier comme les autres donc. Jetant un œil vers le sommet pour voir le parcours qu’il avait à faire, le necromancer prit une grande inspiration, et s’élança à l’assaut des marches, courant sans même regarder devant lui ; enfin du moins jusqu’à ce qu’il eut l’impression d’avoir couru pendant dix minutes, pour constater que le sommet était toujours à la même distance. Euh… What ?? Il était où le piège ? Oh et autre détail amusant qu’il avait noté au cours de son ascension, les marches s’allumaient au contact. Ce que ça signifiait, il l’ignorait totalement, mais il y avait tout de même ce détail, et Riku sentait qu’il n’était pas négligeable. Mais le plus important était de trouver le moyen de passer outre ce foutu escalier infini. Les autres l’avaient certainement constaté eux aussi. Ce genre d’énigme à la con, il en avait déjà vu auparavant… Et il avait bien vu une sorte de planisphère au sommet ?? Espace, infini, pyramide, proportions… Quel élément pouvait faire concorder toutes ces notions ?

Et il eut le flash, l’idée. Bon sang mais oui ! Le nombre d’or ! Il en avait vaguement entendu parler en cours de mathématiques, et il se souvenait de quelques notions qui y étaient liées… Surtout à une en particulier, la suite de Fibonacci. Mais comment pourrait-il mettre en œuvre son idée ? Peut-être avec un allié un peu particulier ? Son pouvoir d’Eibon allait servir. Il tenta de réfléchir au personnage qui pourrait leur venir en aide, et aussitôt, une sorte de petite porte se manifesta en plein milieu du décor, laissant passer un oiseau. L’oiseau qui accompagne toujours Micaiah dans fire emblem radiant dawn – un épisode énorme – et qui lui, pourrait passer d’un tas de marches à un autre, jusqu’au sommet… Il devait y avoir un interrupteur ou une connerie du genre. Toujours était-il qu’il n’eut pas réellement besoin de négocier que l’oiseau se posa sur la première marche et attendit qu’on le guide. Riku se tourna vers le groupe et leur expliqua son idée :

« Bon. La pyramide était un indice pour comprendre que cette énigme est liée à un nombre appelé « nombre d’or », et qui définit toutes les grandes proportions de l’univers. C’est la loi qui dit que l’on retrouve dans une longueur plus grande deux fois une longueur plus petite.  Une application de ce nombre est la suite de Fibonacci, qui dit que l’on passe d’un terme à un autre en additionnant les deux termes précédents. Par exemple, un, un, deux, trois, cinq, huit,… Vous saisissez ? Pour arriver au bout de cet escalier, il ne faut allumer que certaines marches. Il doit y avoir un interrupteur ou un truc du même genre pour dire qu’on a résolu l’énigme, enfin jespère. Cet oiseau passera d’une marche à une autre. Plus facilement que nous sur la fin en tout cas. D’autres idées ? »

Il espérait que son plan serait accepté par tous ; dans le cas présent, il fallait qu’ils se mettent d’accord de toute manière.
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MessageSujet: Re: [quête] Le livre d'Eibon (pv Alice, Alan, Lithium, Nyxia) Jeu 13 Fév 2014 - 13:58

Qui étaient donc ces gens ?
Où étaient les deux autres filles ?
Lithium ne comprenait plus rien à rien.
Alors qu'ils étaient sortis bon gré mal gré de son sous-marin tout pourri, deux de leurs camarades, celles qui parlaient peu voire pas du tout, avaient tout bonnement disparus. A plus, rien, nada. A la place, deux autres inconnus avaient débarqué. Enfin, deux ou trois, tout est relatif. Effectivement, si le premier était un homme, le second se trouvait être une jeune fille avec une sorte de masse noire avec des pecs', ponctué de signes blancs sur la tête, sur l'épaule. Il avait des pics un peu partout, des gants blancs sur des mains énormes. Ce que c'était ? Pas la moindre idée, mais ça avait le luxe d'être bien étrange, très curieux même. Peut-être était-ce la matérialisation de son pouvoir, ou tout simplement une créature des rêves qui s'était prise d'affection pour elle. En revanche, il semblait scotché à elle, littéralement.
La jeune femme pencha donc plutôt pour le pouvoir. En parlant de cette fille, voyageuse assurément, elle était.. comment dire ? Fluette. Cheveux d'un rose pâle - original - les yeux verts, le regard perdu et vide. A bien la regarder, Lithium éprouvait un certain malaise à son égard. On avait l'impression que la moindre pichenette allait la détruire. On dirait qu'elle veut crever. Je peux l'aider si elle veut. C'est vrai qu'elle avait l'air d'une potentielle dépressive, mais comme on dit, il ne faut jamais se fier aux apparences. Elle cachait peut-être un incroyable potentiel. La blonde salua vaguement d'un signe de la main méfiant, les deux arrivants.

Quant au second bonhomme, il paraissait incroyablement normal.
En fait, il était limite banal. La voyageuse le dévisageait d'un air curieux.
Brun, visage plutôt fin, assez grand, habillé dans un style vestimentaire sombre.
Pas grand chose de plus à dire, à part que son manteau lui faisait vaguement penser aux Manteaux Bruns de Firefly, mais vraiment vaguement hein. A peine arrivé, le garçon touchait déjà à tout et n'importe quoi. Il trafiqua un mur, illuminant brièvement un signe. La jeune femme ne put s'empêcher de laisser échapper un léger rire lorsqu'elle le vit battre des bras comme une pauvre poule. Il s'enquit ensuite de savoir où ils se trouvaient tous. La blonde voulut lui répondre, mais fut coupé dans son élan par la surprise du fameux Alan, le chouchou de Bis. Il était perturbé par la personne qu'était la nouvelle venue aux cheveux roses, mais il surpassa son étonnement, et répondit à la question du brun. D'ailleurs, à bien remarquer le comportement du héros de shônen, Riku, il connaissait ce dernier. Bon, on va dire que c'est une bonne chose. Et en bon teneur de son rôle de personnage principal, le rouquin/brun prit la tête de leur groupe nouvellement formé pour avancer parmi les colonnes pharaoniques et les murs recouverts de hiéroglyphes. Et dire que sa meilleure amie avait suivi un cursus archéologique, elle lui aurait été bien utile actuellement.
La dessinatrice ne rouspéta point, de toute manière, elle avait juste l'impression d'avoir été là au mauvais endroit, au mauvais moment. Elle se sentait tellement inutile. Mais parce que tu ES inutile. Merci, c'est gentil. Bref, ce fut long et chiant, le tout en silence. Ils finirent par arriver dans une grande pièce décorée, avec une pyramide bordée d'escaliers au milieu. Bon, bah faut monter ça, d'accord. Elle voulut tenter le coup, mais encore une fois, le Riku prit la tête. M'enfin, d'un côté, si y'avait un piège, il y tomberait le premier dedans. Dommage qu'ils n'avaient pas les pop-corns. Le garçon posant donc ses pieds sur la première marche, et, en l'absence de réaction, jugeant bon de grimper les marches en courant. Et à la jeune femme d'exploser de rire, accompagnée de son virus. Cet abruti courait sur place, ou en donnait l'impression, c'était hilarant. Surtout que les marches s'illuminaient. Un mauvais remake d'Attention à la marche ou de Billie Jean. Le spectacle l'était, mais la situation, non, vu que si ils ne pouvaient pas monter en haut, ils ne pouvaient pas avancer dans le livre. Embêtant dis donc.

Sa surprise fut totale lorsqu'une porte s'ouvrit comme par magie, pour laisser passer un tout petit oiseau, un petit moineau de couleurs vives. Oh, il était mignon ! ça se mange ? Elle l'adopterait bien. Puis le jeune homme déblatéra tout un tas de mots qu'elle ne comprit aucunement. Le nombre d'Or ? Putain, c'était le truc qu'elle avait jamais compris, non ? Ainsi que le principe même des maths en passant. Fibonacci, additionner.. Elle avait décroché dès l'instant où il avait prononcé le terme "nombre". C'était foutu pour son cerveau. Lorsqu'il demanda qui le suivait, elle soupira.


"Je t'avouerais que j'ai rien compris.
Alors, fais ce que tu veux, tant que l'on change de pièce, et qu'on avance."


Fait étrange, Bis parvint à prendre un court instant la place de Lithium pour pouvoir placer une phrase, pour ensuite laisser de nouveau la place à sa proprio.

"Pas qu'on se fait chier, mais j'ai toujours pas atteint mon quota."

La demoiselle porta la main à sa bouche, comme pour s'excuser, puis fit comme si rien ne s'était passé. T'es chiante sérieux.. Quota, quota, elle avait que ce mot à la bouche. Quota de blessés, de morts, merde hein.


__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: [quête] Le livre d'Eibon (pv Alice, Alan, Lithium, Nyxia) Mar 28 Juil 2015 - 18:11
Nedru coupa son réveil d'un geste las, les yeux légèrement collés distinguant avec difficulté les chiffres rouges posés sur son étagère. Deux heures et demie du matin. Il avait rendez-vous dans quarantes cinq minutes.

Tout en se levant, le Gris songea que sa sieste avait été courte mais instructive. Riku était encore en vie et continuait de faire son petit bonhomme de chemin dans le monde des rêves, d'une manière ou d'une autre.

Il ne savait pas trop ce qui était en train de se passer avec tous ces individus dans cet étrange temple aux allures egyptiennes, mais ils avaient l'air partagés entre angoisse et désintérêt. Comme si on leur avait dit que la fin du monde était pour dans une heure et qu'ils avaient continué de boire leur thé avec lenteur.

Ils avaient accepté sa présence comme celle d'un prisonnier de plus, piégé avec eux dans cette situation terrible.

Sauf que, comme l'avait souligné l'un des mecs présents, «personne ne lui avait fait un topo à l'entrée » et il se souciait peu de ce livre-dimension parallèle avare de connaissances. Coincé dans un escalier sans fin, Nedru était perdu dans ses pensées et cherchait à trouver un moyen digne de lui assurer que Marco payerait le prix fort après leur rendez vous -plus que quarantes minutes. Il s'était réveillé au beau milieu d'une explication de Riku que bien peu auraient soupçonné d'être aussi instruit en terme de mathématiques théoriques. Mais soit; la vie de héros exigeait sans doute une éducation irréprochable...

D'un geste assuré, Nedru passa le casque de sa moto dans le creux de son coude avant de saisir son jeu de clef, de fermer soigneusement sa porte à clef, puis d'enfiler ses gants d'un air pensif.

Drôles de gens, tout de même. Il regarderait ce qu'il pourrait trouvait sur Eibon demain.
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MessageSujet: Re: [quête] Le livre d'Eibon (pv Alice, Alan, Lithium, Nyxia)
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[quête] Le livre d'Eibon (pv Alice, Alan, Lithium, Nyxia)

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