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"Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar)

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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Sam 15 Mar 2014 - 21:32
Look at the sky ...

La nacelle s'était arrêtée, leur offrant ainsi la vue nécessaire pour embrasser les alentours d'un regard. Bien que la hauteur n'était pas suffisante pour discerner les limites de cette fête foraine permanente, elle permettait un champ de vision assez étendu. De plus, l'assistance de l'agoraphobe en ce qui concernait l'observation promettait d'exploiter pleinement leur éminente position.
L'objet propice à la recherche fut créé devant un visage souriant, témoignage de la surprise d'un voyageur découvrant le pouvoir d'un confrère et dissimulant l'ébahissement produit par ladite révélation.

La boule d'énergie fut reçue dans les paumes jointes de l'aristocrate par un hochement de tête poli, la sensation électrisante de tenir entre ses mains une déformation de l'espace étant atténuée par le tissu des gants portés. Remerciant le contrôleur d'un sourire aimable, l'invocateur couvait pratiquement le présent, de peur de commettre un impair et d'entraîner de graves conséquences. Du moins, en apparence. En effet, en son sein démoniaque, il jubilait de tenir entre ses mains une potentielle application agressive et réfléchissait déjà aux multiples possibilités envisageables avec le principe de diviser les distances. Une flamme s'embrasa dans ses yeux bleu et alluma une passion bien primaire et pourtant si délicate : ôter la vie de son prochain avec art.
Il prononça d'une voix perdue dans les méandres de la réflexion sans lâcher de ses globes oculaires la sphère
 :

"Une merveille ... Ainsi votre pouvoir se compose d'agrandissement par une division des distances ? Fascinant …"

Le sourire contemplatif ne le quittait plus. L'enfant examinait le cadeau offert et imaginait tout ce qu'il allait pouvoir en faire pour s'amuser un maximum. Des images traversèrent son esprit avec l'aide de ses démons qui ne se gênaient pas pour commenter le résultat de la technique utilisée. Parmi ces remarques, une question revenait et se résumait par l'interrogation d'un démon majordome intrigué :

"Quelle genre de phobie procure ce type de pouvoir ?"

Tandis que le démon sadique imaginait de nouvelles tortures et que la démonette s'extasia sur la classe que dégageait le blondinet, le fil de la conversation rompu par l'élévation physique fut recousu par un voyageur démoniaque curieux des fréquentations de son compagnon :

"Au cours de vos pérégrinations nocturnes, parvenez vous à des rencontres enrichissantes offrant l'occasion d'une expression relevée ?"

Le ton était badin et la question supposée innocente recelait une raison plus intéressée : connaître le niveau des relations du jeune homme afin d'évaluer son potentiel. Tout en écoutant attentivement la réponse, Oscar porta à son regard le cadeau et entreprit de scruter les foules qui s'agitaient avec insouciance autour des chapiteaux, des stands offrant sucreries directement importés du Royaume du même nom ou encore des manèges à sensations fortes. L'ambiance joyeuse de la fête foraine ne l'atteignait pas, bien au contraire. A travers la sphère, les sourires l’exaspèrent. Être témoin d'autant d'allégresse alors qu'il accusait la perte d'un bien précieux lui était une insulte peu supportable. La mauvaise foi et l'inquiétude déposèrent un voile de déception et de nervosité sur son visage figé dans une neutralité polie. Son nœud papillon enchanté était un agréable compagnon nocturne, taciturne, certes, mais fidèle bien qu'issu d'une subtilisation illégale. L'aristocrate avait tissé des liens avec cet ornement autonome qui avait l'habitude de le suivre continuellement.
Son absence préoccupait plus qu'il n'aurait voulu le voyageur. S'attacher ainsi à de simples possessions oniriques ne lui ressemblaient pas. Certes, il lui était coutume de s'approprier des biens, esthétique ou non, pour le plaisir de les arborer. Toutefois, il en changeait invariablement chaque nuit, renouvelant par cette attitude détachée un style recherché dont le but avoué résidait dans une volonté puérile d'attirer l'attention. C'est pourquoi une telle affection envers une simple parure ne lui était pas familier et exacerbait sa nervosité. Ce papillon aux sublimes ailes argentés étant devenu un élément indispensable de ses multiples tenues oniriques, il était impensable de se présenter à DreamLand sans cet élément qui le caractérisait désormais. Plus que la perte d'un bijou, c'était la perte de son identité que craignait l'aristocrate.
D'où un empressement de mettre la main (gantée) sur l'objet (enchanté) de son inquiétude. Cependant, la recherche consciencieuse bien que nerveuse fut interrompue par un râle de désespoir
 :

"On se fait chieeeeeeeeeeeeeeeer. Je veux trancher des carotides, écarteler, éviscérer, me baigner dans le sang de victimes apeurés "

Alimenté par l'émotion de l'invocateur, le démon sadique bouillonnait et instillait un sentiment plus fort encore. Son influence perturba les pensées déjà entamé par une colère sourde et le ressentiment envers la frivolité de ceux qui parcouraient le Royaume festif en toute quiétude s'intensifia. De l'inactivité naissait l'impatience du démon. De l'impatience découlaient ses violentes pensées. Ces pensées se plantaient dans l'esprit de l'invocateur. Et le poison de colère s'insinuait au sein de l'inquiétude pour se développer.
La foule se réduisit peu à peu à de simples êtres de chairs et de sang, et d'os. Des os qui pouvaient être brisés de multiples façons. Des morceaux de calcium pouvant percer la chair. Une chair offrant une fermeté délicieuse à trancher. Les taillades, découper dans le vif, s'accompagnaient parfois de gerbes de sang. Ce sang si liquide, si prisonnier dans ce corps. Corps si fragile …

Une pluie de rubis convenait parfaitement à ces hères. Stupides fourmis furetant partout, se massant pour mieux se repousser. Les écraser, leur arracher les pattes, une à une … Les faire brûler … Provoquer un spectacle grandiose dont ils seraient les premiers acteurs … et les derniers.

Les doigts de l'aristocrate tapotèrent avec une régularité croissante la sphère. Sa recherche se poursuivait mais ses pulsions internes filtrèrent par l'agitation d'une main et des traits crispés. La mâchoire se percevait si serrée qu'elle semblait ne plus faire qu'un, les lèvres n'étant plus qu'un simple pli tiré. Conserver son calme relevait de la gageure et pourtant, il y parvenait au prix d'efforts sans cesse renouvelés. Chaque nouveau coup d’œil apportait son lot de nouvelles victimes potentielles et avec elles, de nouvelles justifications à un splendide massacre. Là, des gerbes de sang, ici, empalé sur la pointe du chapiteau, ce couple suintant la niaiserie, là-bas, ébouillanté dans la pâte à chourros, le vendeur de ballons rieurs … Et ainsi de suite. La ligne de conduite tracée se terminait par un point de rupture et ce point allait bientôt être atteint. Tout ça parce que son papi …


"Salut, ça va ?"

La surprise fut telle qu'elle renversa Oscar qui laissa exploser sa colère autant que sa stupéfaction :

"Par l'Enfer ! Qu'est ce que …"

"C'est quoi cette merde ? "

La vision de la tête à travers la sphère avait vidé les premières vannes et l'apparition était tellement incongrue qu'elle en avait désarçonné l'aristocrate aux bords d'une violente crise.

Spiderman se tenait, la tête en bas, à l'extérieur de la nacelle et observait les deux mecs qui occupait son perchoir. Son masque empêchait de savoir ce qu'il pensait de l'effet de son arrivée, même si ses grands yeux blancs formèrent un air triste.
(Mais attendez, comment un masque peut se modifier pour … ? … Pardon ? Nous … Sommes à DreamLand ? Connais pas.) Donc, bien qu'un masque normalement constitué entravait toutes expressions du visage, celui de ce Spiderman le permettait et affichait une mine déprimée.

Issu du merveilleux Royaume d'Hollywood Dream Boulevard, berceau pour les personnages de fiction animés, Spiderman avait le blues. Connu et reconnu pour son travail dans la série animée des années 90, il représentait l'une des nombreuses incarnations de l'homme araignée, sans compter les versions cinématographiques. Et malgré le succès passé dans l'inconscient collectif de cette série, les créatures oniriques incarnant le super héros à la toile ne trouvaient plus d'attraits aux yeux de la nouvelle génération. Cantonnés à des reprises, des interventions bénignes auprès de rêveurs nostalgiques, la plupart s'étaient recyclés dans l'animation de spectacles. Certains avaient même manqués de périr lors des événements impliquant un Major fou furieux et une tête aussi blonde que brûlé. Sans espoir de carrière, ce Spiderman au classique costume rouge et bleu avait pourtant cru la lumière revenir éclairer son chemin. Un rassemblement de figures de Comics à Circus Attraction, sous la forme d'une animation de bonne envergure, incluant un jeu de société. Une opportunité magnifique qui permettait de ne pas tomber dans l'oubli.
Malheureusement pour notre tentaculaire super héros, son réseau ne l'était pas et sa candidature fut refusée, le principal argument avancé résidant dans l'incompatibilité des univers en jeu. La déception avait été grande et Spiderman s'était accroché au toit de la nacelle d'une grande roue sur sa trajectoire, histoire de déprimer assis sur le rebord du monde onirique pour pleurer de sa piteuse condition.
Puis il avait senti un fluide, une vague, une étrange sensation lui picoter la nuque et il s'était penché par dessus bord, tête renversé, pour saluer ceux qui se trouvaient en dessous. Et trouver l'origine de son malaise, accessoirement. La réaction n'avait pas été celle escomptée et il en était fort peiné. Il ne se démonta pas néanmoins et par un agile salto se retrouva à l'intérieur, accroupi et à l'opposé des deux jeunes honnêtes gens ayant payé leur billet.
(Ils avaient payés … non ? Bon, ben, tant pis)

"Vous allez bien ?"

"Bordel, mais c'est qui cette tantouze ?"

"Haaan, il a un costume … moulant …"

"Pouvez vous m'expliquer la raison de votre présence ?"

La question avait claqué, jetée entre les dents serrées. Si les yeux d'Oscar pouvaient fusiller d'un regard, une partie du Royaume aurait été emportée sous le feu nourri. Demeuré dans l'inconfortable position assise, trop sidéré par la tournure des événements, la sphère roulée à ses pieds, l'invocateur se contrôlait pour éviter de pousser l'intrus dans le vide. Ses mains pressaient ce à quoi elles s'étaient raccrochés, dont le genou de Clem qui devait sentir un étau ayant pris possession de son articulation.
A la question posée, Spiderman répondit le plus naturellement du monde (onirique), comme si c'était parfaitement normal de déballer sa vie privée devant des inconnus, dont un qui manifestait une pulsion meurtrière évidente. C'est ainsi que les deux voyageurs prirent connaissance de la détresse dans laquelle était plongé la créature, son histoire, son désespoir, son espoir, son re désespoir qui aboutit à la grande Roue
.

"Putain de connard, mais si tu veux sauter, j'te coupe tes bras et j'te balance quand tu veux ! Mais fait pas chier avec ton air de chien masqué battu. "

"Le pauvre chou, il a pas eu de chance … J'ai de la peine pour lui. J'irais bien le réconforter … entre mes seins, huhu"

L'hôte de démons déviants demeurait immobile et fixait le super héros. Un seul mouvement de sa part, et il partait, littéralement. Ses muscles étaient gonflés à bloc, sa respiration était si diffuse qu'elle ne soulevait pas le torse, son sang n'attendait qu'un signal et il faisait un tour.

Pendant ce temps, le papillon tant recherché se faisait repérer par deux clowns, l'un à moitié surexcité, l'autre à moitié dépressif, aux abords de la grande Roue qui venait de perdre ses clients pour la nuit.

Spiderman n'arrêtait pas de se lamenter. Il parlait sans discontinuer, moulin à paroles s'alimentant tout seul. C'est d'ailleurs ce flot ininterrompu qui lui sauvait la vie ; ne laissant aucune pause où l'invocateur démoniaque aurait pu s'engouffrer pour se précipiter et mettre fin aux jours (et nuits) d'un super héros neurasthénique.
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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Dim 6 Avr 2014 - 0:21
Un parc d’attraction, c’est attrayant et cool. Un parc d’attraction, c’est remplit de jouets, de lumières et... d’attractions.

Le Clown Blanc, lui, ne voyait que des armes, des occasions parfaites d’agression et des foules de cibles potentielles. Ce n’était pas sa faute s’il avait l’esprit tournée comme ça. C’était celle du costume. Quand on en portait un comme ça et un maquillage pareil, on était fin prêt pour virer psychopathe. Pas le choix, c’était comme ça. Une fois que le masque avait été posé suffisamment longtemps, plus question de l’enlever sans s’arracher la peau. Il faisait partit de vous. Le Clown Blanc avait commencé par effrayer les enfants, puis les adultes. Sa définition de la peur avait augmenté en même temps qu’il avait appris celle de la douleur ; les deux étant liées, il avait naturellement estimé  que son travail avait besoin d’une extension d’activité. Un souffle d’air bienvenu car il avait vite remarqué que, plus que la méchanceté, le sadisme était chez lui une seconde nature. Appartenant à lui ou à son costume ? Il n’en savait rien et s’en moquait. Quand chaque regard sur le monde vous apportait des nombreuses possibilités d’assouvir vos pulsions, vous ne foncez pas comme un malade et vous triez les meilleurs occasions. Abandonner les enfants dans les coulisses du train fantôme, c’était l’habituel chez lui. Égorger des voyageurs killers étaient déjà moins fréquent, mais restait la routine.

En revanche, récupérer la chose la plus précieuse d’une personne et la faire disparaître à jamais, c’était chez lui l’équivalent de l’endoctrinement d’un roi pour un chef religieux. Le vol crapuleux d’un pâté de maison pour le capitaliste, la découverte d’un artefact de rang SS pour un voyageur néo-nazie. C’était le moment où le Clown Blanc connaissait le plus pur sentiment du travail accompli. Ses oreilles traînaient partout et il avait entendu parler des sanglants exploits qui ont fait la renommée du Sieur Blacksilver. Prêtant toujours une attention attentive aux histoires de personnes capable de s’arrêter cinq minutes pour tuer des rennes, le Clown Blanc avait épluché tous les articles du DreamMag qui parlait du personnage et s’était peu à peu forgé une estimation de ce voyageur qui tenait plus de la vénération sanglante que du simple aficionado.Son rêve était rapidement devenu celui de battre son idole : à un jeu auquel il excellait : la cassure pure et simple du personnage de son choix. Pour Oscar, il allait commencer par le papillon, et terminer par tout le reste.

__________________________________


C’était la première fois de sa vie que Clem montait dans une grande roue. Et ce n’était pas du tout un hasard. En effet, si on s’attardait un peu sur sa vie, et plus précisément sur le ressenti que le cadet Free pouvait bien avoir à propos des grandes roues (et, de façon générale, sur les paysages vu d’une certaine hauteur) ; il n’est pas bien sorcier de deviner qu’un petit gamin mort de trouille devant un grand espace ouvert ne devait pas passer son temps dans des parcs d’attraction, à fortiori sur les grandes roues. Une fois sa phobie vaincue et les portes de Dreamland grandes ouvertes, son goût pour les magnifiques panoramas étaient complètement rassasié par ses aventures dans le monde onirique. Ainsi que celui de voyager, et celui de se mettre dans des emmerdes pas possible. Et un tas d’autres d’expériences que Clem n’aurait jamais souhaité avoir dans le monde réel mais qui c’était imposées malgré lui sur son curriculum vitae. L’agoraphobe se demandait toutefois quel sorte de patron regarderait d’un bon œil une mention “Grande roue en compagnie d’un aristo aux tendances que je soupçonne d’être psychotiques” dans la case Loisirs. Peut-être plus qu’il ne le croyait, mais ça l’étonnerait. Oscar lui donnait la même impression qu’Héliée, son seigneur. C’était sans doute le sentiment que partageait tous les interlocuteurs qui tapaient la papote avec des lunatiques : on ne savait jamais quelle parole malheureuse allait les faire exploser. Pour sa défense, Clem devait admettre qu’Oscar n’avait jamais fait de démonstration de colère devant lui mais... mais il sentait qu’il y avait quelque chose. Une histoire de pression atmosphérique ou de signaux d’alertes cryptés que seul le cervelet de Clem était capable de détecter. Il sentait de plus en plus que le moment où il allait laisser le voyageur rechercher son papillon en solitaire approchait. C’était quand même incroyable ; il était dans un grand royaume de la zone 1, dans une foule aussi dense qu’une convention de comics en Amérique et il arrivait à se lier au psychopathe du coin?

"Au cours de vos pérégrinations nocturnes, parvenez vous à des rencontres enrichissantes offrant l'occasion d'une expression relevée ?"

Ta gueule psychopathe du coin, je suis en train de réfléchir.

“Oui, avec mon seigneur cauchemars ; mais j’évite généralement de lui répondre, ça peut l’énerver.” Répondit machinalement Clem. Si cela ne faisait pas un véritable mal de chien, il se serait mordu la langue pour avoir parlé sans réfléchir d’Héliée. L’agoraphobe n’aimait pas révéler d’informations sur sa personne par réflexe, sans réfléchir. Ce type de comportement était habituellement alimenté par sa paranoïa afin d’éviter de livrer trop de lui-même à des personnes mal-intentionnés tel que des voyageurs killers ou des manipulateurs diverses et variés. Même si là il n’avait pas vraiment à se poser la question étant donné qu’il était sûr et certain qu’Oscar était, au mieux dangereux, au pire mortel pour sa personne. Mais en même temps, considérant la situation, il ne pouvait pas vraiment ne pas répondre à la seule personne qui partageait son siège avec lui. A plusieurs dizaines de pieds de hauteur. Clem se força à détacher son attention d’Oscar et de tenter de trouver le papillon recherché. Un coup d’oeil au royaume en contrebas et l’appréciation de la hauteur sur laquelle ils étaient perchés lui fit comprendre que c’était complètement sans espoir de tenter de le trouver à l’oeil nu. Il se demandait même si son pouvoir pouvait servir à quelque chose à ce niveau.

"Vous allez bien ?"

-Par l'Enfer ! Qu'est ce que …

Bordel de merde ! Mais qu’est-ce qui se passait ? Clem tourna la tête vers Oscar et s’aperçu vite que les deux voyageurs étaient zieutés par un Spiderman tout ce qu’il y avait de plus dreamlandien (comprener par là qu’il n’y avait qu’à Dreamland qu’un super-héros de comics pouvait venir vous demander le rendu de votre état). Sa vision déclencha chez l’agoraphobe le réveil d’un tas de souvenirs oubliés de son enfance. L’homme-araigné en avait remplit une substantielle partie mais la maturité gagné par Clem au fil des années s’accompagna pour un goût des aventures présentant la même caractéristique et Spiderman avait quitté son imaginaire petit à petit. C’était d’ailleurs plus ou moins de quoi se plaignait le super-héros penché. Une histoire de renommée perdue, d’un dernier coup d’éclat minable même pas accepté. Il y avait presque de quoi prendre en pitié le pauvre hère dans son costume moulant dans cette histoire. Seulement là, Clem s’inquiétait plus de l’état empirique d’Oscar qui était en train de passer du côté obscur juste sous ses yeux. Encore une histoire de ressenti psychique gagnée par l’agoraphobe au fil de ses différentes expériences avec des dérangés de tout poil ? Pas exactemment. En fait l’aristocrate était juste en train de compresser le genou de Clem sans s’en rendre compte et l’agoraphobe jugeait à raison que la pression que son articulation subissait était proportionnelle à la colère qui habitait son compagnon. Il en eut une petite pensée pour ce Spiderman qui ne se rendait définitivement pas compte que, malgré son discours dépressif, le super-héros n’avait jamais été plus proche de la mort qu’à ce moment là. A discuter chiffon avec un voyageur alors que chacun de ses mots expirés plongeaient de plus en plus son interlocuteur dans une fureur noire. Clem espérait que Spidey allait bientôt fermer sa gueule, il avait l’impression que son genou allait bientôt éclater. Sans compter le danger bien réel d’une défenestration de l’homme-araigné par un Oscar au bord de l’apoplexie.

__________________________________

Skippy était vraiment terrifié. Déjà, rien que le fait de suivre le Clown blanc était vachement terrifiant en soi. Mais il sentait que ce soir, c’était encore pire. Bien qu’il n’en avait strictement aucune envie à l’origine, il connaissait bien le regard du Clown Blanc, un mélange acide de dépression et de désabusement quotidien qui trahissait sa fonction mieux que sa tenue. Seulement cette fois il y avait quelque chose de plus. Au fin fond du fin fond de ses prunelles, Skippy avait cru apercevoir... de la fièvre ?

Maintenant Skippy, vous allez... me faire tomber cette grande roue... pour moi. Dit le Clown Blanc en désignant à l’autre clown les trois énormes boulons qui retenait l’axe principale de la grande roue. Une construction à Dreamland n’avait pas vraiment besoin de plus d’effort de la part des ingénieurs techniques.

“Mais pourquoi ?”
-Parce que... Il est là haut, et Il doit descendre. Il doit descendre... voir son papillon.
-Vous l’avez trouvé ? Quand ça ?

Pour toute réponse, le Clown Blanc sortit un bocal transparent d’une de ses grandes poches de son costume. On pouvait y voir à l’intérieur un papillon qui faisait battre faiblement ses ailes argentées.

-C’est un faux, expliqua calmement le Clown Blanc, demandé au Prestidigitateur... l’illusion disparaîtra... dès qu’Il n’y croira plus. C’est toujours comme ça... avec lui.
-Et où est le vrai papillon ? Demanda Skippy qui venait de sortir une énormé clé à molette de sa salopette. N’importe quel clown à vocation humoristique se baladait avec un tas d’accessoires dans sa salopette.  

“Ici, dit le Clown Blanc en sortant un bocal strictement semblable au précédent, qui conservait également en son sein un papillon aux ailes argentées.
-Comment l’avez vous trouvé ?
-Grâce à la loi de Murphy... mais ce n’est pas nous qui en subissons les effets cette nuit.

Skippy ne chercha pas à comprendre et continua de triturer ses boulons avec son outil. Faire écraser la Grande Roue en plein milieu de la fête foraine allait lui attirer des ennuis, mais beaucoup moins que s’il refusait de suivre les ordres du Clown Blanc. Il avait peur d’imaginer ce qu’allait subir sa cible de cette nuit. Le Clown Blanc était pire que jamais.

__________

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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Mer 23 Juil 2014 - 23:51
Falling Ring

La mécanique de la catastrophe commença lentement et implacablement à se mettre en branle. Les pièces s'agençaient dans un engrenage inéluctable. Petit à petit, les conséquences s'accumulaient. Chaque action alimentait la machine chaotique qui s'ébattait, déployant des ailes désastreuses pour couvrir les environs de son malheur.

Et l'une des actions qui déclencha le processus fut un simple boulon.
Une figure antique se reposait sur le levier et le point d'appui. Grâce à ces deux éléments, il prétendait soulever le monde. Une illustration de la réaction à l'action. Inerte, des forces en présence ne se rencontraient jamais. Mais il suffisait d'initier une poussée, aussi infime soit elle …
Hors, privé de son point d'appui, un levier s'effondre. C'est la réaction logique.
Et c'est pourquoi, après cette légère digression dérangée, vous comprenez ce qui va suivre.

Le boulon desserré n'offrait plus de point d'appui, entraînant l'inclinaison de la grande roue, soudainement attiré par une gravité suprême.
Le brusque mouvement déclencha une réaction immédiate chez Oscar, traduite par un coup de pied aussi violent que vif.
Directement atteint (car visé) par la frappe, Spiderman tenta d'éviter mais bascula à cause de l'angle qu'empruntait la cabine. Il se rattrapa néanmoins à la nacelle par un de ces fils de toile dont il avait le secret.
Le fil se colla parfaitement à la surface lisse, puis se tendit. Le poids de la créature d'Hollywood Boulevard, lié à la cabine, participa à la chute de la grande roue.

Malgré la mine dépité de l'homme-araignée, ce n'était pas terminé.
Au sein de la nacelle accusant une pente certaine, Oscar avait retrouvé la quiétude. Sa colère accumulée s'était déchargée dans le coup de pied et il souriait désormais franchement à Clem, demandant pardon au passage pour le genou broyé.
Finalement, l'inclinaison témoigna d'un angle assez aigu et l'aristocrate le remarqua d'un ton désinvolte
 :

"Diantre, nous chutons. Damné soit Newton."

La panique n'occupait aucune parcelle de sa peau et il patienta tranquillement, serein (ou insouciant) de la suite des événements. Si certains démons avaient explosé de joie suite au traitement réservé à l'être qui les avait dérangé, d'autres se montraient maintenant plus réservés quant à l'avenir immédiat.

"OUAAIIIIIIIIIIS, MONTAGNE RUUUUUUUUUSSE ! Lève les bras, c'est plus rigolo !"

"YOUHOU, de l'action !"

"ON VA MOURIR ! "

"Super, trop cool !"

Alors que le sol s'approchait dangereusement pour une violente étreinte et que le voyageur s'interrogeait enfin sur la nature positive d'un saut suggérée par son majordome, un Spiderman sauvage apparut. Encore.
Il entra d'un côté, embarqua sans autre forme de procès Clem sous son bras et ressortit, mettant fin à son intervention éclair. Soucieux de ne point fausser compagnie à son ami de la nuit, le Lord s'accrocha à une jambe.
Déséquilibré par ce poids en plus, l'araignée voltigea, s'agita et s'aperçut qu'ils chutaient tous. Mû par un instinct héroïque, il tissa une toile d'atterrissage à une vitesse fulgurante, reste de ses moments de gloire. Et ce n'est que de justesse que tous les trois furent secourus par le filet providentiel.

Tandis que l'habituelle fumée se dégageait autour de l'épicentre de l'accident, accompagné par un fracas épouvantable, témoignage de l'amour impossible entre le sol et la grande roue, dans un coin de l'esprit, Khildar notait d'une voix placide
 :

"Il avait l'intention de nous abandonner à l'intérieur, charmant …"

La chute avait provoqué quelques dégâts. Ici quelques rêveurs étaient bons pour une coulée de sueur dans leur lit, là un voyageur nouvellement éveillé venait de voir sa vie à DreamLand raccourcie par la force du Destin (et d'une grande roue) et éparpillé un peu partout, des créatures inconscientes.
Au milieu du bordel ambiant qui s'installait, Oscar se redressa, épousseta ses vêtements souillés de terre, brunis de poussières et lacérés de déshonneur. L'esthète pesta sur l'état de sa tenue, indigne de son rang.
Ignorant ces considérations vestimentaires, Spiderman l'interpella, vexé
 :

"Dites pas merci, surtout."

La réplique ne se fit pas attendre et elle fouetta :

"Vous m'aviez laissé tomber !"

Devant cette mauvaise foi, la réponse outrée suivit :

"Et on a faillit se faire tuer à cause de vous, blanc bec !"

Un haussement d'épaules dédaigna l'accusation :

"Alors pas besoin d'attendre de merci de ma part …"

Les piques fusèrent, alimentées par une hargne féroce entre une fierté blessée et un noble ego de mauvaise foi. Les démons jouèrent de la situation pour l’envenimer d'avantage, proposant réparties et insultes pour contrer les blagues de l'araignée.

"Hey, mec, tu veux pas dire à cette tête d’œuf qu'il commence à me les briser ?"

"Ton costume ridicule le fait pas déjà, tapette ?"

"C'est vrai que c'est … moulant à souhait." Minauda à l'esprit Luëst

"Messire Clem, votre jugement ne peut être qu'équitable en pareille litige. Il est évident que cet être au costume singulier voulait notre mort."

"Mais bordel, t'es vraiment un œuf, aussi blanc à l'extérieur que bouilli à l'intérieur."

"Mon intérieur ne vous concerne pas," éluda l'invocateur offusqué.

"Je lui déchirerais bien le sien, d'intérieur, et avec ses tripes, j'en referais la déco, d'intérieur," et de partir dans un rire graisseux.

La prise à partie de Clem témoignait de l'agacement croissant du Lord anglais. Son agitation nerveuse de ses doigts, son sourire forcé et ses yeux aux flammes ravivées grâce aux braises couvées avec un amour haineux démontraient que la colère revenait à grand galop, les chevaux de la rage se préparant à charger. Et les répliques à l'humour simple de l'antagoniste ne soufflait que d'avantage sur les braises.
Cet espèce d'apprenti héros avait voulu les tuer, c'était indéniable. Un attentat à l'encontre de sa noble personne. Un crime envers l'aristocratie qui ne se peut assez punir.
Pour qui se prenait cet héros de pacotille, manquant clairement de goûts vestimentaires et obligé de se masquer pour opérer ? Certes le lieu était propice aux clowns, mais celui-ci ne provoquait ni rire, ni pleur, juste une envie de meurtre
.

"Ne le tue pas tout de suite, j'aimerais me le faire d'abord …"

"Moi aussi, je vais me le faire ! Et va y en avoir partout, je vous préviens, ça va gicler."

"Loin de moi l'idée d'interrompre ces pulsions formidables, mais j'aimerais tout de même formuler une remarque …"

"Quoi encore ? T'as découvert où tu pouvais te mettre tes fourchettes ?"

"… Certes. Mais là n'est pas la question. Ne trouvez vous pas étrange la subite chute de l'attraction ? C'est accident ne me semble pas très … accidentel."

Il suffit de cette insinuation pour détourner les pensées colériques de son maître. Un fin sourire en coin glissa furtivement sur les lèvres habituellement impassible du majordome. Quant au Lord, l'idée avait germé pour crever les cieux et les enfers de la raison.
On avait tenté de le tuer. Plusieurs fois par nuits. C'était des tocards. Tous des cons ! Sauf l'autre, là, le Free, il est sexy avec sa moue … Et le héros me plaît super … Vais le buter ce connard. On a voulu me buter bordel ! Bon, l'autre en moulant, je sais qui c'est … enfin non, avec son stupide masque … je lui enlèverais bien avec la langue. Lui arracher ses yeux … Quel abruti a défoncé la grande roue ? Elle a pas pu tomber toute seule … Quelle impolitesse de ne point se présenter.
La mort d'une époque. Les gentlemens ont été assassinés par les conventions de cette génération de dégénérés
.

"Et tu y appartiens", souffla moqueusement Khildar.

Un poing rageur vers le ciel exprima la frustration de l'aristocrate et la colère du voyageur. Pourtant, des nouveaux venus contribuèrent à muer l'énervement frémissant en quiétude feinte. Cette distraction attendue permit de concentrer l'aristocrate, de lui rassembler ses esprits et de parfaire son apparence pour offrir à ses interlocuteurs une interaction raffinée et de convenance. Le paraître et la bienséance gouvernaient son monde.

La neutralité et la sécurité gouvernaient leur royaume. Membres de la Guilde Solidarnos, les créatures des rêves formant la sécurité de Circus Attraction aspiraient à faire respecter le calme et la bonne humeur de leur fête foraine éternelle. N'ayant rien de personnel envers les voyageurs, ils n'hésitaient pas cependant à employer la force pour renvoyer les fauteurs de trouble aux frontières.
La politique d'accueil n'avait pas été modifiée, malgré la tension palpable qui agitait la scène de DreamLand. Pour le moment, aucun événement n'avait déclenché de graves conséquences. Le Tournoi, soutenu par le Clan Taurus, permettait toujours autant de divertir les esprits échauffés et de rester attentif aux voyageurs en puissance.  Mais qui sait ce que l'avenir réserve ?

L'amabilité accueilli la troupe du personnel haute en couleur, afin de s'accorder avec l'esprit du Royaume. Prenant la direction de la parole, car se considérant comme le plus à même à la prendre et à l'exercer (et aussi car il aimait le son de sa voix), Oscar s'exclama avec une joie exagérée
 :

"Vous voilà enfin ! Nous avons bien craint pour notre vie. Nous … nous avons failli mourir à cause d'un … d'un attentat !"

Le scepticisme accueilli l'annonce de l'aristocrate de haute noblesse, afin de s'accorder avec l'esprit du Royaume envers les voyageurs. Reprenant la parole, car se considérant comme le chef de la troupe (ce qu'il était en vérité), un ballon cactus répondit vertement :

"C'est pas plutôt vous les responsables ? Vous me faites une belle paire de suspects. Vous êtes les seuls voyageurs dans le coin …"

Loin de se démonter, Oscar décida d'utiliser Spiderman, puisqu'il se trouvait exclu d'office de la liste des suspects. Autant que cet incompétent serve à quelque chose :

"Voyez vous, ce héros …

Super héros



… Ce super héros que voilà pourra attester que nous sommes victimes, et non suspects. "

Spiderman eu un mouvement de protestation mais se ravisa. Sa conscience super-héroïque le retenait. Il ne pouvait mentir, ces voyageurs avaient manqué de mourir et n'était en rien dans l'attentat, puisqu'il était présent avec eux lors de la chute. Son statut de gentil l'empêchant de mentir, il acquiesça silencieusement.

"Vous voyez ? Nous ne mentons pas, et lui non plus. De toute manière, il ne peut pas, n'est ce pas ?"

Un sourire narquois en direction de l'araignée l'acheva.

"Par contre, bien que je ne sois pas doctor es Attraction, je doute que chuter ainsi résulte d'un simple accident."

Après quelques réflexions devant les allégations de cet énergumène grandiloquent, le capitaine consentit à adopter le point de vue exposé et commanda une fouille des alentours.
Désormais acquitté de cette corvée relationnelle avec toute la prestance qu'il se connaissait (du mois l'imaginait il), Oscar se retourna vers Clem pour lui suggérer, avec un enthousiasme qui contrastait avec l'atmosphère de catastrophe qui environnait les alentours d'un nuage de suspicion, de poursuivre leurs propres recherches, pour un but plus important : son nœud papillon enchanté.
C'est alors que les choses se gâtèrent avec l'intervention de Spiderman
 :

"Je peux vous aider ?"

Pendant ce temps, autour de l'épicentre de l'anneau tombé, la communauté foraine s'épanouissait avec bonheur et quiétude, ignorant la désolation, comme si un smog les empêchait de porter le regard en direction des dégâts.
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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Jeu 30 Oct 2014 - 22:02
Analogiquement à la disparition d’un levier du monde
Sans ses soutiens, la Grande Roue offrit une ultime ronde
Dans un chaos de ferraille tardant à être broyé
Le cauchemars commença, offert par un ensemble de boulons dévissés.

                                                         
   Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut rien entendre
                                 Ses soupçons confirmés, Clem aurait du s’y attendre
                                 Et épargner à son héros d’enfance
                                 Un coup de pied l’obligeant à une aérienne errance

Son sixième sens l’aidant
Spiderman pu se rétablir en deux coûts de cuillère à pot
Ou plutôt en un lancement de toile rétablissement sa position séant
A coup sûr, le seul être au monde capable de déstabiliser cet être là, c’était le Rhino.

Et pas celui de Ionesco !

« Diantre, nous chutons. Damné soit Newton. »
S’exclama l’aristocrate, une drôle de personne.

Mais les théories du physicien cité trouvèrent ici une résonance
à la situation, tandis que l’édifice continuait de s’écrouler, quelle malchance.
Heureusement pour l’agoraphobe, l’intervention de l’homme-araignée lui sauva la mise.
Après une périlleuse acrobatie, que n’aurait pas renié un adepte de la tise.
Mais un passager clandestin à cette entreprise
Bascula l’équilibre aérien du duo, et ce fut la crise.
Les réflexes fulgurants de l’aristocrate ne furent rattrapés
Que par la capacité à Spiderman a créer une gigantesque toile d’araignée.

Seulement, une fois sur le plancher des vaches
Ces deux protagonistes, d’un seul coup se fâchent
Ayant le vif sentiment de ne pas avoir été traité à l’aune de sa grandeur
L’aristocrate voulu faire passer au super-héros un sale quart d’heure

Mais Oscar, se souvenant que d’un Clem il était accompagné
Demanda l’avis sur la situation de ce dernier.

L’agoraphobe réfléchit vite et bien
D’un côté, la justice, mais aussi la colère de son encombrant voisin
Et de l’autre, la couardise et le mensonge
Mais la certitude de sauvegarder tous ses futurs songes.

Avec moult précaution, Clem dit alors :
« Le tort est dans les deux camps mais la politesse et la contenance ne devrait pas venir du Lord ? »

Mais avant que l’altercation ne dégénéra si elle devait dégénérer,
Sa continuation fut interrompu par l’arrivée de la maréchaussée
Mais quelquefois les ennuis que voulurent ces derniers
L’aristocrate se chargea de les désarmer.

Prenant à témoin une personne intègre
Il pu assurer son témoignage qui fut tout sauf maigre.

Ne perdant ensuite pas le nord
L’aristocrate proposa à l’agoraphobe d’un ton fort
De continuer à chercher
Son papillon adoré.

Devant un Spiderman qui se proposa d’aider,
L’agoraphobe fut forcé de répondre en première position :
« Merci pour votre aide et votre proposition
Mais je crains que votre présence ne soit plus souhaitée ».

Et voilà comment l’on se débarrasse d’un évident allié
Et qu’à sa compagnie, on préfère celle d’un psychopathe éclairé.
Mais en son esprit, Clem était sûr
Que c’était à lui seul de s’occuper de l’aristocrate, cela il le jure.

Mieux valait l’accompagner jusqu’à la fin
Afin de s’assurer qu’il n’envoyât aucun innocent aux sephillins.

_______________

"Clown Blanc ? Il y a... quelque chose dans ma tête... Je n'arrive pas très bien à l'expliquer."
-C'est l'Illusionniste, il ère souvent du côté du pavillon des magiciens de Circus Attraction mais il s'en éloigne de temps en temps.
-Mes... pensées sont comme en résonance...
-Cela fait des centaines d'années qu'il exerce son art dans Dreamland et partout où il passe, la réalité s'altère ; ou plutôt notre façon de l'apercevoir. Cela touche apparemment beaucoup les écrivains... pour une raison que j'ignore.

__________

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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Ven 14 Nov 2014 - 21:17
Circus Poem

Penaud, le super héros partit, ne prononçant plus audibles mots
Que récriminations et malédictions et autres horribles maux
Envers ceux qui repoussaient sa généreuse proposition
D'assistance innocente formulée à leur attention.

"Qu'ils se débrouillent, ces andouilles ! "

C'est ainsi que quittèrent les deux compères
La place où la roue s'était effondrée
Désormais entourée d'agents de sécurité bariolés leur criant :

"Dehors, non mais !"

Un tour sur lui, le gant prêt à jeter, l'aristocrate hésitant,
La glace reprit sur ses traits et il lança d'un air effronté :

"Faites tourner !"

La passion raviva ses pupilles,
Par la quête de son papillon les obligeant
A dans cette foule trouver l'aiguille

"Laissons les œuvrer à trouver un coupable, ils ont l'air capables"

Pensa l'invocateur des peu aimables agents.
A moins qu'il le murmura à son compagnon
Qu'importait, il n'était pas grognon.

Si la tentative d'attentat à son intégrité avait titillé sa patience,
L'éloignement du héro aux collants y contribuait avec plus d'aisance.
Ces tracas écartés d'un geste de la main,
Au milieu de la foule ils tracèrent leur chemin.

A quelques lieux de cette houle, un chevalier de la Table Ronde tint à peu près ce langage :

"Sire, cela ne vous rappelle t il point notre fête de la mort d'Alexandre ?"

"J'en ai bien assez soupé ! Faut pas pousser."

"Sire, pas la peine de faire esclandre !"

Dans le joyeux tumulte ambiant se perdit le reste de leur badinage.
Tandis qu'à l'esprit d'un anglais, c'est la fronde qui tonne sans ambages :

"Putain, c'est quoi ce merdier ? D'où y a c't'ambiance ?"

"Rien de bien meurtrier, ait confiance"

"ça me fait un drôle d'effet …" Minauda la Princesse démoniaque du libertinage

Cependant, Oscar ne ressentait rien de particulier, la poésie appartenant à son mode de vie.
Les envolés parsèment ses pas, ses jours et ses nuits se déroulant à son envie,
Le lyrisme et la folie se côtoyant,
Dans un feu d'artifice chatoyant.

C'est pourquoi la fissure de la narration,
en aucune manière n'avait son attention.
Seul son gré comptait pour lui,
Et il se dirigeait par celui ci

Ponctuant leur avancée commune,
Il reprit une conversation qu'il n'espérait pas importune,
Débutant par des félicitations opportunes :

"Veuillez recevoir mes remerciements pour l'écartement de ce soi disant héro.
Je ne goûte point ceux qui se proclament défenseur de valeurs dont ils sont seuls juges.
De plus, il avait l'air trop pétri de bonté pour être honnête. Que les gens honnêtes sont ennuyeux, ne trouvez vous pas ?"


Alors qu'un claquement frappa une fréquence d'illusions d'écritures,
L'aristocrate curieux demanda, faisant fi du déchirement de la littérature :

"Quel est votre idéal ?" Le ton était merveilleusement grandiloquent. Il usa d'autres termes pour expliciter son propos :

"Vos ambitions au sein de ces contrées oniriques ? Vous avez évoqué un Seigneur, mais qu'en est il de vous ?"

L'enthousiasme le gagnait au fur et à mesure,
que le sortilège ployait sous la folle poésie d'un homme
qui se dirigeait vers des chapiteaux d'un pas noble,
le quartier des magiciens, que le destin paresseux décida de jeter en leur travers.


______________

Pendant ce temps, non loin de là, à quelques vues des deux voyageurs, des enfants de tout horizon prirent à partie un duo de clowns, leur sollicitant de bien cavalière manière un spectacle. Si le premier s'accommodait pour calmer la marmaille, le second à l'air patibulaire semblait perdre patience. L'immense clé dépassant de sa poche le démangeait soudainement.
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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Mer 24 Déc 2014 - 14:44
Autour de lui, pas d’espace
pour l’ordre, pour la logi
                                  que ; et pour le chocolat
fondu.
Trucher la réalité. Brêmer les cartes.
Aur
      a. Autour de lui, les gens écrivaient des lettres dans des langues mortes et les envoyaient à des gens qu’ils ne rencontreraient jamais. Les dysle
                                                                                 xiques parvenaient à lire des lettres de recommandations.
L’illusion est une demande organique commune de l’humanité. Un besoin de l’esprit rationnelle voulant échapper à sa propre nature.
Chaque époque de Dreamland a eu son Illusionniste, son Prestigitateur.
Celui-ci vivait reclus dans une caravane de saltimbanque.
Remplissant les demandes les plus absurdes.

_________________________________

Un faux papillon de nacre pour en remplacer un vrai. Mais aucun trucage n’était faux sans preuve, sans explication. Et si aucune explication n’est possible, alors il n’y a pas de truc, juste la réalité. Dans la poche du Clown Blanc, deux papillons oniriques partageaient la même fonction dans le monde mais pas le même espace. Un scientifique tirant la langue au photographe avait décrété la chose impossible, un scientifique voyageur de surcroît. Il avait raison. Un papillon était forcément l’illusion de l’autre.


Sortit de sa tente.
Il fallait qu’il lui parle.
Son acolyte roux était trop rationnel. Le dialogue serait impossible avec lui.
L’autre pourrait comprendre, pourrait répondre, pourrait choisir.
Après tout, c’était de ses papillons dont il était question.


Gêné par les questions de l’aristocrate,
par sa moralité dont le dialogue demande d’extrêmes prises de position,
l’agoraphobe jugea préférable d’éluder sa première question.
Technique de démocrate.

« Il me semble que la moralité n’a aucune incidence sur le facteur d’ennui d’une personne. »
Répondit prudemment l’agoraphobe d’une voix atone.
En effet, le peu de vitalité qu’il possédait et qui n’avait pas été dispensé pendant la soirée
se dilapidait rapidement sous les coups d’une migraine carabinée.
Sa tête, telle une cloche d’airain, sonnait sans équivoque,
bloquait ainsi à son propriétaire l’usage de la parole et du soliloque.

L’approche de l’Illusionniste
S’accompagnait aussi d’une musique uniquement audible par l’esprit
changeant les fous en activistes
et assommant les réalistes et les cartésiens épris.

Lourde était l’assonance
et sourd le battement
pour l’agoraphobe, il aurait fallu seulement
quelques cent dix kilos d’aspirine en ordonnance.

L’Illusionniste ne pu donc parler
qu’à celui dont l’esprit pouvait correspondre
au sens cryptique et caché
à celui dont la parole est d’ombre :

« Demande au Clown où est ton papillon et il t’en présentera deux.
L’un est aussi vrai que l’autre.
Et l’un est aussi faux que l’autre.
À toi de choisir. Si c’est avec conviction, alors ce sera le vrai. »


Grandiloquente est la mise en scène,
Mystique sont ces paroles.
Dans les faits ce fut juste
un petit être râblé et habillé avec peine
alignant difficilement deux consonnes.

__________

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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Mar 13 Jan 2015 - 23:03
OuLiPo and Patatoes

Un doux vair de muvisique s'envola d'un vair de rien,
couvrant les environs de virevoltantes notes
s’épanvachant avec survuréalité dans des sphèvires bien hautes,
Qu'un arvitiste auvarait avec divifficulté fait lien.

Les chapiteaux pointaient des cieux joyeux.
Les ballons, allons ! S'élevaient, heureux, eux !
Les enfants, fi ! Faisaient foin et frémissaient d'impatience,
Qu'un clown daigne enfin faire montre de sa science.

Tanvadis que la mévolodie n'éluvudait pas la narration,
celle ci reviprit son couvorant les deux pieds dedans
Reprenant calmement auprès deux de grands
Qui n'était plus tant enfants et pourtant,
Réclamant, un conscient l'autre non,
D'amusements leur ration.

La réalité donc se déchirait comme du papier mâché
puis recrachée
Provoquant migraine et effets sonores
Aux esprits sans cette graine de folie et retors
Oubliant ainsi l'anglais, en effet, rien ne marchait.

Oscar, au désespoir, aux vieux ennemis,
de son récent ami
n'avait eu pour réponse à ses questions
Qu'une froide prise de position.

Cependant, magnanime, il ne formalisa point,
préférant poursuivre sa route
sans s'apercevoir de près ou de loin,
du malaise subit par son compagnon, ah non !
Trop occupé, sans aucun doute.
Trop agité, l'esprit retourné, voulant retrouver
Son papillon nacré aux ailes argentés, pour le couver,
Le couvrir de baisers aisés.

C'est alors que la silhouette
ne dépassant pas d'une tête
approcha, accompagnée
de folie active, une poignée
de réalité en pagaille,
dans un panier percé, de pailles.

Les mots, plus que les croches,
les noires et blanches, et autres notes potes,
s'élançaient avec vivacité, pliant à volonté
le tissu d'une réalité narrée.
Ils fusèrent, comme des fusées usées
bombardant les alentours d'un assourdissant silence
Pfiou ! Ils filaient !

Un arc magnifique commença d'un sens
esrevni ne, ertua'l snad ritraper ruop
srevne'l uo, nob el snad rinever te
Qui pouvait dire, vraiment ?

Boustrophédon ! Écholalie !
Faire des échos des mots écrits, cris !
Les lettres s'accrochent et raccrochent
laissant le combiné occupé,
la tonalité tonnant, tornitruante
Les mots font leurs valises, lisent
partent, reviennent au hasard, bazar !

Pendant que du dedans de la roulotte
Saltimbanques et papatates formaient une science
découvrant la littérature pour la couvrir de ratures
L'illustre Illusionniste adressa ses indications
répondant ainsi aux nobles revendications
qui le remercia en le saluant gravement,
découvrant son chef, pour le recouvrir
tout en affichant un sublime sourire

Se retournant de Clem, Oscar connu Khildar
darda son regard, s'inquiétait de son état, quand même,
et osa :

"Vous portez vous bien ? Vous semblez souffrant …"

Il apporta son visage à la hauteur de son taciturne interlocuteur
et porta sa main gantée sur son front :

"Pourtant, vous ne semblez pas brûlant …"

Se détachant du voyageur,
gardant un inquiet regard,
l'aristocrate engagea la marche sur l'heure.
La direction avait été donnée, il fallait la suivre !
Au sein de son esprit, ses démons.
Si certains s’accommodaient, d'autres subissaient.
Tant bien que mal, du mal métapsychicolittéraire, ivres.

Et lui, tout fou artiste qu'il était, évoluait sans peine
enjoyé d'admirer à nouveau son ornement,
le lyrisme accompagnant ses pas,
tranchant les liens

traçant dans son sillage une incohérence salvatrice, dissipant par écho les émanations du presquetidigitateur. Enfin il parvint au Clown indiqué, sans aucune difficulté. Suivant les dires rimés de l'être mis en scène, le voyageur dépossédé de son bien s'en enquit. Toujours suivant l'allocution, deux papillons strictement identiques lui furent présentés. Deux papillons enchantés. Tout comme Oscar, enchanté de retrouver sa beauté. Qui indiqua, avec l'insistance des fiers, à Clem l'objet de leur recherche :

"Ne le trouvez vous pas sublime ? N'est il pas l'honneur d'un esthète ? Avouez, ses ailes reflètent une magie magnifique, auréolant d'une beauté céleste."

Tout il était à sa contemplation, que vint le moment de choisir. Face à cette décision importante à prendre, pour quel papillon opterait le Lord ? Qui était le plus légitime ? Tout deux aussi vrai que faux que l'autre ? Comment trancher ce jugement de Salomon ? Ses démons se posaient la même question.
Oscar prit donc la parole et les deux papillons, avec une assurance certaine. Il en tendit un à Clem et déclara 
:

"Voici votre dû pour votre aide. "

Puis il se retourna vers le Clown et d'un ton féroce, déclama :

"Ceci est mon Artefact. A la nuit suivante, je m'éveillerais à DreamLand. Si ce trésor de splendeur ne m'accompagne pas, alors vous m'avez trompé. Peut-être retrouver ce jeune homme prendra du temps … Mais il me sera d'avantage aisé de vous mettre la main dessus … et de ne plus vous lâcher …"

Un sourire carnassier s'étira, découvrant dents avides et langue humide humectant les lèvres. La menace était éloquente, évidente, voire insolente. Mais elle demeurait franche. Qu'ils osent le tromper, et ce n'était pas qu'au sens figuré que la réalité allait (leur) éclater. (à la figure)
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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Mar 3 Mar 2015 - 16:49
Parmi les évènements les plus singuliers que Clem avait eu à vivre, il y en avait une poignée dont il en serait incapable de décrire par écrit les sensations qui avaient traversé l’agoraphobe pendant les déroulements desdits évènements, faute de connaître les mots justes qu auraient rapportés dans leur exactitude ses enchaînements d’esprit au moments idoines. En revanche, au fond de son esprit, il était parfaitement au courant du cafouillage mental par lequel il était passé et pouvait, s’il en était obligé, les décrire par généralité. Toutefois, les évènements de cette nuit, à partir du moment où l’Illusionniste était sorti de sa retraite, avait prit un pas tel que Clem ne pourrait décrire par la suite (ni à lui même et en aucun cas à quiconque) ce qui c’était passé à ce moment. Son esprit n’était pas tourné de la manière à ce que les évènements récents trouvent une prise dessus et laissent leur marque. Ils coulèrent sur lui tout en le laissant hors du coup.

Une fois qu’Oscar en eut fini avec l’Illusionniste, ce fut comme si un décapant puissant avait javellisé la mémoire de l’agoraphobe. Le laissant tremblant et essoré, conscient que quelque chose d’important venait de lui rouler dessus avec des pneus XXL mais pourtant incapable de donner la marque de la voiture. Il se rappelait confusément qu’Oscar discutaillait avec l’illusionniste et que là ils étaient aux prises avec un clown blanc. Qu’à un moment de la discussion l’aristocrate avait posé sa paume sur son front et s’était enquit de sa santé (ce qui avait, ironiquement, aggravé le malaise de l’agoraphobe).

Au final, les deux voyageurs se retrouvaient avec chacun son papillon nacré, un clown planté devant eux (nacré aussi) tandis que son comparse avait profité du tohu-bohu scénaristique pour échapper à l’attention de son dangereux comparse. Ce qui révélait chez lui une lucidité que Clem aurait aimé partager. Maintenant que tous ces imbroglios étaient derrière eux et qu’Oscar avait retrouvé son compagnon lepidoptera, l’agoraphobe pourrait s’éclipser sans que son honneur ne s’en trouve bousculé. Si c’était là l’une des raisons pour laquelle il n’avait pas abandonné l’aristocrate plus tôt, voilà qu’elle n’avait plus court. Et Clem était plus que partant pour se défausser de la compagnie un poil délétère d’Oscar.

Toutefois, un relent d’éducation chrétienne (installé par sa mère) et un soupçon d’amour pour le cynisme (installé, entre autre, par Internet) le poussa à donner encore une fois la réplique à l’aristocrate alors qu’une simple utilisation de son pouvoir l’aurait envoyé loin du champ de vision du voyageur en quelques secondes.

« Une fois que vous aurez terminé de menacer des clowns psychopathes, peut-être pourrions nous nous en allez ? Je dois vous avouez que depuis votre conversation avec l’autre individu, je confond encore le nord avec mes cours d’histoire. J’ai d’ailleurs encore la diction d’un orateur de la cour de Versailles et cela ne me sied guère. »

Si fait, Clem commença à s’éloigna d’un pas suffisamment lent pour laisser à Oscar le temps de terminer ses affaires avec le clown et de rattraper l’agoraphobe sans que ce dernier ai donner l’impression de s’échapper. Il comptait rester encore un peu dans l’œil du cyclone avant de s’en éloigner définitivement.

__________

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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Mar 10 Mar 2015 - 23:16
My dear ButterFly

Ainsi s'achevait leur quête. Le vil voleur qui avait osé subtiliser le papillon enchanté à son pauvre propriétaire avait été retrouvé par un concours de circonstances étranges mais bénéfiques en définitive. Constatant la résolution heureuse, Clem exprima son désir de quitter la compagnie du clown farceur et Oscar abonda en son sens, ne pouvant côtoyer plus longtemps un tel criminel. Il jeta tout de même un dernier regard menaçant à l'adresse de son ravisseur, lui rappelant les conditions qui le maintenaient encore en vie. Une fois le regard froid lancé, l'aristocrate rattrapa facilement l'agoraphobe, tandis que ses démons se félicitaient de la fin des bousculades de styles :

"C'est enfin fini. Pas trop tôt ! J'en pouvais plus, j'avais l'impression qu'on me forçait à avaler un dico, l'horreur." Souffla, soulagé, le sadique démon. "Faut que je bute quelqu'un pour m'en remettre. Laisse moi aller massacrer l'autre clown, ça me fera du bien, et à toi aussi, non ?"

"Reste calme, voyons. Nous pouvons comprendre les affres que tu as subis face à tant d'éducations, mais maintenant, c'est terminé." Tenta de le calmer Khildar.

"Pour qu'j'me calme, me faut du sang ! Des tripes ! Et du boudin !"

"On te trouvera ça, mais pour le moment …"

"Vite, il va s'échapper, ce mignon garçon." S'inquiétait Luëst qui souhaitait continuer à apprécier la présence de Clem, même indirectement.

"Roh, mais lâche le, si ça s'trouve, c'est parce qu'il a compris tes intentions malsaines qu'il se barre."

"N'importe quoi ! Je veux juste le réchauffer de mon corps et découvrir le sien …" Insinua t elle d'un ton enjôleur.

"Et voilà, c'est reparti !" Râla Saënoris.

"En effet, vos disputes reprennent, si elles avaient cessé un moment." Soupira le démon majordome.

Revenu à la hauteur du jeune homme après s'être frayé un chemin à coup d'épaules, Oscar se posta en face de lui et lui tendit une main joviale (et gantée, naturellement) pour lui exprimer avec un grand sourire
 :

"Vous m'avez permis de retrouver mon papillon adoré, je ne saurais comment vous remercier. Je vous suis sincèrement reconnaissant, vraiment. "

"Moi je sais comment le remercier …" Sussura Luëst.

Puis le voyageur démoniaque se retourna brusquement, reprenant sa grandiloquence et ses amples mouvements, ainsi que la marche, entraînant de sa présence Clem à sa suite. Il affichait un visage heureux et la simple vue du papillon qui l'entourait le remplissait d'une joie qui s'exprimait par tous les traits du visage et les yeux pétillants. C'était la figure d'un enfant qui récupérait son jouet favori. Une figure qui se modifia quelque peu pour se teinter d'une sérieuse curiosité. Attrapant un fil qui avait été lâché par la force des événements, le Lord insista au sujet de ses questions précédentes 
:

"Pardonnez de me répéter, mais avant que nous soyons dérangés, vous alliez m'indiquer vos ambitions au sein de ce monde onirique. Cela m'intéresse beaucoup, les rencontres agréables sont si précieuses, et vous êtes si plaisant. Vous connaître d'avantage me siérait."

Un clin d’œil ambigu fut glissé de la part de la démonette de la luxure.

Au tour d'eux, la foule poursuivait sa vie d'amusements et de distractions, sans se soucier des voyageurs, ou de la retombée d'une des nombreuses grandes roues. La police était toujours sur le coup, c'est à dire que rien de nouveau n'avait été découvert. Les seuls soupçons avaient pesé sur des voyageurs, cette engeance de plus en plus envahissante et perturbatrice, mais les suspects étaient parvenus à se jouer de l'inspecteur pour s'esquiver.

L'heureux propriétaire du papillon aux ailes argentés n'en finissait pas de sourire, en attendant les réponses. Pour une fois, il s'accordait avec le paysage et resplendissait d'une joie candide, tirant son bonheur d'un simple ornement. Il admirait le ballet aérien effectué par le papillon, lui aussi ravi de sa liberté. Il fêtait son propriétaire et la fin de l'enferment, tournoyant avec grâce et vivacité, ses ailes argentées renvoyant une douce lumière. Sa danse se complétait avec celle de son frère jumeau, dont il ne comprenait pas l'existence. Mais est ce que cela avait vraiment de l'importance ? Chacun voletait autour d'un voyageur et s'en satisfaisait pleinement.
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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Jeu 12 Mar 2015 - 12:04
Bien sûr, se débarrasser de  l’aristocrate de façon aussi simple avait été illusoire. Ce dernier rattrapa promptement l’agoraphobe afin de lui adresser ses remerciements les, l’assure t-il, les plus sincères. Trop chouette. Clem serra la main ainsi tendue en répondant machinalement une phrase automatique comme quoi c’était normal ou une autre bêtise du genre. Il avait la tête ailleurs. Il songeait fugitivement aux petits poissons qui nageaient toujours derrière le sillage de leur prédateur naturel, afin de toujours le garder à l’œil tout en s’assurant une dangereuse invisibilité. Clem se disait justement qu’il était le plus crétin de tous ces poissons car lui nageait devant le requin.

Enfin la fin de cette histoire pointait sous son nez. Il soupçonnait qu’une courte conversation allait s’ensuivre avant qu’ils ne prennent congé l’un de l’autre, de la même façon qu’un hôte à une réception mondaine disait au revoir à un invité s’esquivant largement avant tout le monde. Clem ressortirait de cette nuit avec une raison de plus de se méfier des tenues coupés et des possesseurs de sang bleu ainsi qu’un magnifique papillon blanc totalement inutile qui, l’agoraphobe ne le savait pas encore, allait être confisqué par son seigneur cauchemar à la minute où Héliée allait poser ses yeux sur l’invertébré volant et déciderait qu’il deviendrait le premier papillon onirique à allez dans l’espace. Il fallait juste le mettre dans un conteneur en verre le temps de trouver assez de salpêtre et de nitre pour mener à bien le projet.

Pour l’heure, Oscar avait l’air de rayonner à l’idée d’avoir retrouvé son compagnon muet. Ce dernier voletait autour de lui avec l’indifférence inempathique qui caractérisait tous les papillons. En l’état, les deux faisaient vraiment la pair. Clem avait l’impression d’avoir en face de lui le vrai Oscar, l’épanoui. Celui qui pouvait dorénavant faire ce qu’il désirait alors que l’agoraphobe avait frayé toute la nuit avec l’ombre de l’aristocrate, un arc tendu vers un seul objectif : récupérer son bien coûte que coûte. Clem n’était pas sûr d’avoir gagné au change.

Oscar ne mit pas longtemps à demander à l’agoraphobe les ambitions et plans que ce dernier avait à Dreamland. Question dont Clem se souvenait parfaitement de l’avoir oublié à la minute où l’aristocrate le lui avait posé. Le fait que ce dernier remette le sujet sur le tapis prouvait qu’il accordait de l’importance à la réponse. Ce dont il allait être d’autant plus déçu que Clem n’avait pas de réponse précise à lui apporter. En tout cas rien de flamboyant. Les derniers mois qu’avaient vécu l’agoraphobe avaient suffisamment mouvementé sa vie pour l’empêcher de s’atteler à quoi que ce soit de concret. Et quand bien même il l’aurait eu ce temps qu’il aurait probablement passer son temps entre farniente et procrastination. Une activité à laquelle il excellait dans le monde réel et où il n’y avait aucune raison d’y être maladroit dans le monde onirique.

Bien évidemment, il était hors de question de répondre ceci à l’aristocrate, de crainte qu’une trop grande déception le traversant ne réveille sa soif de sang. Clem allait également éviter de lui faire un compte rendu de toutes les galères qu’il avait traversé et qui l’avaient empêché d’avoir beaucoup de temps libre. Oscar était loin d’une connaissance à qui on avait envie de raconter sa vie. À la place, Clem préféra opter pour une demi-vérité. le coup de la forêt qui cachait l’arbre, ça marchait toujours. En revanche l’agoraphobe ne disposait que d’un arbre pour cacher un autre arbre.

« Je n’ai aucun projet véritablement précis, en ce moment je tâche plutôt d’explorer un maximum le monde onirique tout n lui survivant au jour le jour car ma curiosité à son égard n’a pas encore été entaché malgré le temps que j’y crapahute. Peut-être, la lassitude aidant, j’augmenterais les enjeux et me trouverais un objectif un peu plus élevé à atteindre. Mais pour l’instant celui-ci me convient. »

Ce fut plus ou moins à ce moment là que le cervelet de Clem , devenu maître dans l’art de sauver son propriétaire sous couvert de l’instinct de survie, demanda obligeamment à l’agoraphobe de se tirer de là fissa histoire de mettre toutes les chances de survie de son côté. malgré cela le rouquin ne pu s’empêcher de retourner la question à l’aristocrate.

« Je comprend l’intérêt que vous portiez à cette question et souffrez que je vous adresse la même demande, un philosophe n’a t-il pas dit que l’objectif et l’identité d’une même personne étaient deux concepts indissociables ? » Ou alors c’était Ed, Clem ne savait plus trop...

__________

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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Jeu 12 Mar 2015 - 17:51
See you ...

Malgré le joyeux fond sonore ambiant, les paroles du voyageur interrogé parvinrent sans encombre à l'aristocrate curieux. La réponse était teintée d'une candeur presque touchante et nimbée d'un pudique voile nébuleux. Néanmoins, la curiosité se contenta de cette exposition simpliste, ne voulant pas froisser le jeune homme timide. Le tact imposait un respect des limites dressées, d'autant plus que leur rencontre n'était que trop récente pour justifier l'ouverture désirée. De plus, l'argument prépondérant résidait dans l'aide qu'il lui avait apporté.
C'est pourquoi le Lord anglais hocha la tête en témoignage de son écoute et sourit pour afficher son contentement. Il ne désirait pas forcer le voyageur à révéler ses secrets, il était simplement intéressé par ce jeune homme plein de ressources qui lui paraissait suffisamment généreux pour porter assistance à un prochain dans le besoin. Il aurait été donc stupide de la part de l'excentrique de gâcher une connaissance par des désirs extravagants et une avidité de savoir.
Ainsi, celui qui l'avait aidé était une sorte d'explorateur. Un explorateur au Seigneur assez permissif, à en juger par la liberté apparente dont il jouissait. Oui, c'en était presque adorable.

Loin de se démonter, le questionné inversa les rôles et c'est de bonne grâce, d'une voix enjouée, que l'invocateur répondit 
:

"Vous m'êtes sympathique et en outre, vous m'avez apporté une aide précieuse. En reconnaissance, je vous délivre la vérité. Le visage illuminé de bonheur se teinta d'un sérieux presque inquiétant : Ce monde est pour moi une formidable opportunité, et peut servir mes intérêts. Le ton se détacha finalement, pour devenir presque dédaigneux : Une entreprise risquée, un projet dangereux m'accapare, et les deux mondes sont impliqués . Autrefois, Dreamland était un terrain de jeux. Ce temps est révolu."

Puis il se fendit d'un formidable sourire, balayant la gravité des propos précédents, retrouvant avec spontanéité son enthousiasme, son emphase, tant verbales que gestuelles :

"Mais qu'importe ! Vous rencontrer m'a été agréable. Je souhaite que nous puissions renouveler l'expérience. "

Il s'éloigna subtilement, adressant un signe de la main à Clem en conservant un sourire amusé et lança à la cantonade, alors que le flot commençait à les distancer :

"A une prochaine fois !"

Pour au final se perdre dans la foule, l'immaculé étant absorbé par les couleurs chatoyantes des visiteurs et des animateurs du plus grand parc d'attractions de DreamLand. Son éclatante chevelure disparut derrière un ballon prit d'un fou rire, son papillon aux ailes argentés se positionnant à la hauteur du cou. En quelques secondes, l'aristocrate n'était plus qu'un souvenir aux yeux de Clem, peut-être même un mirage ? Mais la preuve que cette aventure était d'une réalité onirique volait autour de lui, curieuse de son propriétaire.

Oscar avait apprécié cette nuit dans son ensemble. La rencontre avec un supposé autre voyageur démoniaque lui avait ravivé de mauvais souvenirs, et la perte momentané de son nœud papillon onirique l'avait plongé dans un abyme d'inquiétude et de nervosité agressive. Pourtant, il terminait la balade nocturne sur une note joyeuse, les soucis envolés et une sympathie esquissée. Peut-être pourra t il chercher à revoir ce Clem ? La démonette de la luxure l'espérait intensément et il ne convenait pas à un gentleman de laisser une femme sur sa faim. Il se promit donc d'arranger une entrevue favorable et plongea à corps perdu dans la masse riante. Et il ria avec eux, heureux d'une simplicité. Le réveil l'attendait et il l'accueillit avec un sourire sur les lèvres.
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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Jeu 12 Mar 2015 - 19:15
Si la réponse rapide et évasive de Clem avait déçu l’aristocrate, celui-ci n’en laissait rien paraître, au contraire il semblait prendre un réel plaisir à converser avec l’agoraphobe. Clem le soupçonnait d’être trop poli pour laisser transparaître des émotions négatives lors d’une discussion entre gentlemen

Quand Oscar répondit à l’interrogation de Clem, ce dernier comprit grâce à l’expression de son visage et du changement de son ton de voix  que l’aristocrate lui disait la vérité et que c’était là une vérité qu’il ne délivrait pas au premier venu. Vraisemblablement, l’aristocrate avait des objectifs un poil plus sérieux que ceux de Clem. Bien qu’aucun indice dans la réponse d’Oscar ne lui permettait d’en être sûr, l’agoraphobe estimait que son projet fleurait bon l’illégalité. Étrangement Clem ne voyait pas une personnalité aussi dyptiquement enjouée et glaciale que celle d’Oscar faire du marketing onirique pour vendre des produits du monde réel.

L’aristocrate conclu sur la base qu’il serait de revoir Clem. Un sentiment que ne partageait absolument pas l’agoraphobe. Plusieurs jours plus tard, après qu’Héliée lui aurait confisqué le papillon, Clem révisera son jugement : il accepterait de revoir Oscar sous condition que ce dernier aille en fait voir Héliée pour demander à récupérer son papillon car il s’était trompé au moment du Choix. Ce à quoi Héliée répondrait « Mais bien sûr, je l’ai rangé à côté de mon fusil à shrapnel, ne bouge pas je vais le chercher. »

Ces conditions là seraient acceptables.

Finalement, et contre tout pronostic émis par l’agoraphobe, ce fut Oscar qui prit congé en premier. Ce fut avec un wormhole quasiment sur le bout des doigts que Clem le regarda disparaître dans la foule. Ce fut comme si l’agoraphobe retirait enfin les doigts d’une prise électrique. La chape de malaise qui l’avait recouvert quand l’aristocrate avait achevé avec délectation les rêveurs étaient enfin partit pour laisser place à un sentiment diffus de soulagement et d’angoisse quand à leur prochaine rencontre, si prochaine rencontre il y a lieu. Si Clem savait qu’il n’allait pas faire son possible pour que ce soit effectivement le cas, il e doutait qu’Oscar serait d’un autre avis. L’aristocrate avait l’air d’avoir pris trop de plaisir en compagnie de l’agoraphobe et, de son propre aveu, allait chercher à réitérer l’expérience.

Ne restait plus qu’à l’agoraphobe qu’à se fournir en bague à poison, poignard, guillotine et autres ustensiles qui faisaient toujours un carton dans les rangs des aristocrates. Cela ne devrait pas être trop compliqué : l’histoire avait prouvé mainte et mainte fois qu’il n’y avait nul besoin d’être diplômé pour se débarrasser de ces sortes de gens. Partant de ce postulat, Clem était plus que préparé pour survivre à sa prochaine rencontre avec Oscar.

FIN

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MessageSujet: Re: "Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar) Aujourd'hui à 19:11
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"Le milieu du cirque était une arène préparée pour les combattants." (Pv Victor et Khildar)

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