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Un peu de vacances au travail

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Nedru Etol
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MessageSujet: Un peu de vacances au travail Ven 1 Juin 2012 - 16:14
Je ne sais pas s'il faut que ce soit en italique, je trouve que ça n'aide pas à rendre les choses lisibles alors, en attendant..

Nedru foulait le sable d’une intemporelle plage de sable fin, pensif. Le calme reflux des vagues et le son crissant sous ses pieds nus l’apaisait. Une belle lune promenait ses rayons sur les dunes et jouait avec l’écume dans l’eau; tout était parfait, plongé dans une nuit chaude et calme. Là était justement le sujet de préoccupation du jeune homme.

Comment calculer les cycles solaires dans Dreamland ? Pour ce qu’il en savait, il pouvait tout aussi bien exister un « Royaume de la plage sous la pleine lune » à côté du Royaume des Tropiques (ou un sous-royaume ?) ce ne serait pas plus improbable que d’imaginer que plusieurs soleils parcourent les cieux du monde des rêves à des rythmes différents... Mais puisqu’il était passé devant un hôtel proposant ses services aux clients qui aimeraient passer la nuit sur place, il était intrigué. De telles questions n’avaient pas trouvées leurs réponses à Relouland, le royaume bureaucratique où il s’était terré ses dernières années, le complexe administratif s’occupait généralement de répondre à des questions que personne ne se posait. Il regretta d’y avoir perdu autant de temps sans voir sa puissance fleurir comme il l’avait imaginé. Le renard frustré s’imagina alors une réponse aussi illogique et loufoque que Dreamland pouvait lui offrir; différents soleils devaient effectivement se lever à différentes heures, prendre un bon petit déj’ et après une bonne journée, se brossaient les dents avant d’aller au lit. Toute sa belle logique était à revoir en ces terres.

Il jeta rageusement son manteau sur le sable, autant pour se permettre de s’asseoir que pour exprimer son mécontentement. Il s’assit donc, goûtant la chaleur d’une nuit estivale parfaite, savourant le lieu, chacun de ses sens en émoi. Seuls ses yeux étaient fermés, mais il sentait chaque chose avec une acuité que sa concentration d’analyste rendait toujours possible. De loin néanmoins, les pieds en éventail, tête dressée et yeux clos, il passait certainement pour totalement inoffensif.

Il avait évité ce genre d’endroit pour ne pas avoir à croiser d’autres Voyageurs, bruyants et violents, qui auraient immanquablement déclenché des tueries où il aurait pu être impliqué. Il avait longtemps étudié les informations concernant la plupart des Voyageurs, et il aurait préféré ne pas en croiser la grande majorité sans avoir parfaitement mis au point un plan de survie.

Mais les choses avaient changé désormais, il lui fallait trouver des compagnons pour s’ancrer dans ce nouveau monde et profiter d’un réseau plus efficace que celui de Relouland. Et faute de larbins, il fallait commencer par se salir les mains et prendre les risques soi même..

L’autre raison était qu’il avait pris confiance en ses capacités physiques. Il avait fallu du temps à son corps, mais Nedru était désormais bien plus athlétique qu’à se débuts et il avait déjà enduré quelques agression physiques dont il avait su résister bien mieux qu’il ne l’aurait cru. Enfin, l’endroit était paisible. Pour le moment, ses recherches de compagnons lui permettaient de savourer le potentiel de charmes de Dreamland, le rapport plaisir/ dangerosité de l’endroit valant, quoi qu’il en dise, le coup.
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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Ven 1 Juin 2012 - 17:32
[ Tu fais comme il te plait, moi je garde mes habitudes de rédaction ^^]

Kamylie, toujours en congé s'ennuyait fermement et attendait avec toujours autant d'impatience le moment ou elle sentirait son âme divaguer pour atteindre l'autre monde. Un monde bien plus intéressant et distrayant que ce reportage idiot sur les requins qu'elle était alors en train de regarder. Elle s'étira de tout son long avant de mettre, telle une enfant mal élevée et capricieuse, ses pieds sur le dessus du canapé, tête à l'envers. 8H dans une journée c'était trop... Elle aimerait tellement se droguer une bonne fois pour toute si cela pouvait lui permettre de dormir ne serait-ce que 5h de plus par nuit. A son grand malheur, cela lui était impossible. Pour la première raison qu'elle était née dans le monde réel après des taquineries trop intimes entres ses paternels, donc devait s'y faire, la deuxième raison découlant de la première : elle ne voulait plus causer d’inquiétudes auprès de ceux-ci. Tout d'abord pour profiter d'une tranquillité sans faille et par respect pour sa sœur. Cette sœur qui elle était bien obligée de se l'avouer : lui manquait. Regarder les paysages littoraux de l'émission lui rappelait tristement les souvenirs préservés de chaque moments passé avec sa sœur, en particulier cet été ou elle voulait la forcer à nager dans la mer. La jeune femme coupa le son de la télé pour se laisser bercer par le tendre souvenir de sa sœur l'enterrant dans le sable chaud tandis qu'à cette époque l'aînée réfléchissait au meilleur moyen d'échapper à la baignade forcée qui la guettait.
C'est alors sans s'en rendre compte que ses paupières s'abaissèrent, sa tête un peu plus redressée qu'à l'origine ( bien que le réveil se promettait douloureux) et qu'elle rejoignit le monde auquel elle ne pensait même plus.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Elle sentit un courant d'air frais caresser son visage. Toujours les yeux fermés, elle profitait de chaques sensations que lui procurer ce réveil intermédiaire. Elle savourait chacune de ses arrivées dans ce monde qu'elle aimait tant. Dans ce monde qu'elle chérissait pour les plaisirs qu'il lui procurait, mais surtout pour la personne qu'elle y avait crée. Cette fois c'était un sol bien chaud et doux qui se confronter à une petite brise dictée par des bruits de vagues venant s'échouer sur la terre ferme. Un sourire naissant sur ses fines lèvres, elle imaginait sa petite sœur près d'elle, un seau et une pelle à la main prête à l’enterrer vivante pour son plus grand plaisir. Mais cette fois, elle le savait rien ne viendrait interrompre ce repos, d'ailleurs la sensation était quelque peu différente à ses souvenirs. En effet, Kamylie ne supportant que très mal le soleil, l'été pour elle se révéler être un vrai calvaire, or à ce moment précis, elle ne sentait nullement agressée par cette ennemi horaire. Elle finit par se décider à se redresser et à ouvrir les yeux pour découvrir le paysage qui lui faisait face. Dont la beauté rimait parfaitement avec sérénité : elle se sentait momentanément apaisée. Elle n'avait aucunement envie de se perdre dans des réflexions inutiles du genre de son occupation pour la nuit, du genre comment allait-elle se vêtir. D'ailleurs, elle opta pour une tenue plutôt légère qu'elle prit plaisir à coudre en deux-trois mouvements tout en savourant la douceur de la soie excrétée de la paume de ses mains. Ce qu'elle aimait ce nouveau pouvoir ! Elle était bien tentée de créer une jolie toile, juste pour le plaisir de voir les rayons de lune s'y refléter mais elle aperçu au loin une silhouette venir briser sa solitude.


Même ici, l'araignée ne pouvait espérer être tranquille apparemment. Il lui suffisait de se dérober de la lumière pour venir discrètement piéger cette nouvelle proie qui venait dangereusement empiéter sur sa petite partie de plaisir. Pourtant ce cadre ne résonnait absolument pas avec une altercation. Kamylie ne souhaitait pas empeigner ses doux souvenirs de taches de sang ou autres mauvaises surprises. C'est vrai que jusque là, elle évitait tout contact avec autrui du moment que cela ne lui était pas bénéfique mais cette fois elle voulait respecter l'ambiance de la nuitée. Elle se rapprocha le plus discrètement possible de l'ombre qui semblait elle aussi se rassasier du spectacle qui s'offrait à elle avant de glisser d'une voix mélodieuse mais qui se veux tout de même un peu espiègle :

« -Tu ne devrais pas t'offrir ainsi à l'ennemi, cela pour être dangereux même dans un cadre aussi paisible, ou devrais-je dire, surtout dans un tel cadre... c'est tentant. »

La femme araignée s'avançait d'un pas tranquille laissant ses pieds glisser délicatement dans le sable encore chaud, ses cheveux, habituellement attachés en chignon, volant par mèches au grès de la brise.
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Nedru Etol
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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Ven 1 Juin 2012 - 19:01
Allons y pour l'italique, c'est plus classe ^^

Nedru savourait les effluves salines et songeait justement à se remettre en route lorsqu’il fut tiré de sa béatitude par une voix taquine. Il n’avait entendu venir personne alors que ses oreilles guettaient chaque souffle d’air avec la méticulosité d’un animal en chasse. Aussi son cœur, avouons le, manqua-t-il un battement et ne reprendrai son calme coutumier qu‘un peu plus tard. Mais être intimidé, s’est déjà se mettre en situation de faiblesse. Il ne pouvait pas se permettre de juger hâtivement sans connaitre les paramètres aux préalable. Et il n’aurait jamais admit être mis si rapidement en déroute ! La phrase sonnait comme une menace, mais elle venait de trop loin pour ne pas être prise pour autre chose qu’un premier avertissement. Le renard prit donc son temps, pour reprendre son calme et prendre à contrepied l’ennemi potentiel.

Le jeune homme hocha la tête dans un angle étrange vers la nouvelle venue et ouvrit ses grands yeux d‘observateur, ni agressifs, ni pacifique, juste un brin narquois. Sans s’attarder plus que nécessaire sur ses courbes, il détailla l’individu d’un coup d’œil perçant puis fit mine de s‘épousseter le sable sur le pantalon. Femme. Voyageuse. Menaçante. Séductrice. Joueuse. Jeune. Inconnue au bataillon. Allons bon… jouons, tentatrice tentée. Son habituel rictus sans joie creusa légèrement sa joue tandis qu’il répondait avec l’intonation d’un galant qui invite à un bal.


-Je cherchais, en fait, un peu de compagnie. Mais votre avertissement me fait froid dans le dos, je suis heureux d’avoir été trouvé par vous plutôt que par « l’ennemi » ! Notez que je n’en ai pas vraiment, mais certaines personnes sont d‘une agressivité qui me surprendra toujours…


Il se leva et se fendit d’une courbette vers la nouvelle venue, avant de se permettre un examen plus attentif et indiscret que précédemment. Le but n’était évidemment que de jauger la réaction de cette menace. Il plaisait à certaines femmes d’être aussi vêtues que d’autre l’auraient fait pour planifier un attentat à la pudeur, tout en ne supportant pas qu’on les observe en retour. Celles qui échappaient à cette règle étaient moins prévisible, donc plus dangereuses.

-Charmante ! Vous aviez dit vous nommer ?
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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Dim 3 Juin 2012 - 15:21
-Je cherchais, en fait, un peu de compagnie. Mais votre avertissement me fait froid dans le dos, je suis heureux d’avoir été trouvé par vous plutôt que par « l’ennemi » ! Notez que je n’en ai pas vraiment, mais certaines personnes sont d‘une agressivité qui me surprendra toujours…

Le ton que venait d'employer l'insouciant montrait qu'il avait parfaitement compris les intentions actuelles de Kamylie : le jeu. Le vouvoiement venant appuyer son discourt comme pour imprégner celui-ci d'un faux détour de politesse. En effet, rien ne laissait à montrer que le jeune homme avait prit sa menace au sérieux, tant dans ses dires que dans la manière de se relever ou d'épousseter ses habits méticuleusement. Il semblait bien sûr de lui, pour oser lui répondre avec un ton aussi joueur sans la connaître.

- De la compagnie dans un endroit aussi désert ? N'auriez-vous pas plus de chance pour moins de risques dans un endroit plus convivial et bruyant ? Puis, dans ce monde, tout le monde ne représente-t-il pas un ennemi pour chacun ?

Elle n'attendait pas vraiment de réponses concrètes à toutes ces questions, non elles les avait juste imposées pour déstabiliser un peu plus l’inconnu. Il est certains dans la silhouette de la femme araignée, tout était crée pour inspirer l'attirance et non la peur, mais de par sa réponse, l'homme maintenant dressé face à elle, semblait moins idiot qu'il n'y paraissait deux minutes auparavant. D'ailleurs la jeune femme fut nullement surprise de voir son interlocuteur s'abaisser poliment devant elle, lui arrachant un petit rictus satisfait. La lune illuminait assez le paysage paradisiaque pour permettre aux deux individus de se jauger, de s'étudier. Et les deux ne s'en privaient clairement pas. Le regard qu'elle sentait la déshabiller des pieds à la tête ne la dérangeait absolument pas. Autant dans la vie réelle, elle se serait sentie entérée six pieds sous terre, qu'ici l'audace du jeune homme ne faisait qu'attiser la flamme qui la brûlait intérieurement. Il était légèrement plus grand qu'elle mais sa carrure n'avait rien d'imposant ou d’athlétique, compétences qui auraient pu lui assurer une victoire en cas de confrontation physique, ce qui rendait son impétuosité encore plus intéressante aux yeux de la demoiselle.

-Charmante ! Vous aviez dit vous nommer ?

- Charmante ? Je m'attendais plutôt à « désarmante » de la part d'un jeune audacieux tel que vous. Votre manque cruel d'originalité m'oblige à éclairer votre lanterne. Vous pouvez me nommer Arachnée.

Elle avait prononcé son discourt calmement, toujours avec un soupçon d'insolence dans son langage, tout en se rapprochant de cette nouvelle proie. Elle avançait de centimètre en centimètre tout en ne quittant pas son interlocuteur des yeux, les bras se balançant avec non-chalence le long de son corps. Toute sa prestance et sa sérénité laissait paraître à croire qu'elle avait laissé de côté toute méfiance et qu'elle souffrirait d'une quelconque attaque soudaine mais ce n'était en réalité pas le cas. , ou du moins, elle ne serait pas assez bête pour se laisser avoir aussi facilement sans se défendre. Pour le moment elle n'était pas non plus en mode attaque, mais plus en mode reconnaissance. Elle voulait infiltrer l'espace vital du jeune homme pour voir à quelle point son audace avait ses limites. Elle n'était maintenant plus qu'à un mètre de lui. Malgré l'obscurité qui régnait elle pouvait maintenant détailler son visage, dans lequel elle ne lisait ni peur, ni méfiance, à son grand plaisir. Ainsi, le jeu pourrait-il durer un peu plus ?

- Vous semblez bien sûr de vous.. ou du moins plus du genre à réfléchir qu'à agir.. je me trompe ? Je ne sais pas encore si vous faite preuve d'inconscience ou de témérité mais je suis curieuse de connaître le nom de celui qui semble ne pas craindre de devenir ma nouvelle proie.

Cette fois elle n'était pas rester statique en prononçant ses mots. Elle marchait tout autant tranquillement, autour du jeune homme. Avec une proximité presque indécente pour les uns et un détachement déconcertant pour d'autres sans pour autant jamais ne le frôler. Juste assez proche pour presque entendre la respiration de celui qui pourrait être à tout moment sa proie.
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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Dim 3 Juin 2012 - 20:09
Impudique, et tout aussi dangereuse qu’il l’avait craint. Dans d’autres circonstance, dans un autre Royaume et face à une créature des rêves, il aurait pu se contenter de croire qu’on lui faisait du rentre dedans. Certains royaumes étaient des lieux de débauches d’une crasse révoltante… Mais il ne pouvait se permettre la naïveté d’une telle erreur de jugement actuellement; la femme face à lui était clairement plus physiquement sadique qu’il ne l’avait imaginé et sur chaque phrase pesait l’ombre d’une mise à mort. Il avait face à lui un meurtrier, non pas quelqu’un de son espèce. Cependant, la partie continuait, il y avait fort à parier qu’il n’avait aucun intérêt à tenter de s’enfuir maintenant. Puisqu’il ne pouvait tourner le plateau, il lui fallait changer les règles du jeu.

-Désarmante ne s’applique qu’à ceux qui portent de armes, et vous l’avez remarqué, ce n’est pas mon genre. Il écarta les bras d’un air navré. Aussi puis-je rester fier de moi, je reste intacte à vos côtés, Arachnée. Charmeuse vous convient donc à merveille, je suis ensorcelé.

Son intonation, un ton trop froide, jurait avec ses tournures galantes. Elle ne savait rien de lui alors que le nom qu’elle lui avait donné venait de lui en apprendre beaucoup. Bluffer était dans les cordes du jeune homme et il était de toute façon déjà trop engagé pour se retirer de la partie dangereuse dans lequel il s’était fourré, aussi ne s’en priverait-il pas.

La voluptueuse créature s’était encore approchée, malheureusement pour lui, rendant la métaphore plus juste encore. L’adrénaline s’insinua dans ses veine tandis que l’araignée s’approchait toujours mortellement plus, avec une sensualité morbide que l’analyste apprécia à sa juste valeur stratégique tout en restant goujatement distant, main dans les poches. Peu intéressé par les choses de la chair, il prenait autant plaisir qu’elle à ce numéro, car chacun d’eux était parfaitement sûr qu’il garderait le contrôle sur ses passions sensuelles. En attendant, la machinerie implacable de son cerveau continuait d’élaborer des schémas et des plans pour reprendre le contrôle de la situation.


-Mon nom ne vous dira rien, mais appelez moi Gris pour ce soir, que nous soyons accordés, vous, le paysage et moi ! Il tendit son bras pour qu’elle le prenne, et qu’elle le fasse ou non, commença à se promener le long de la jetée. Son intonation était devenue plus juvénile, ce qui aurait pu être d’un charme insouciant dans d’autres circonstances, mais n’était certainement qu’agaçant en ce moment. Je ne suis pas le genre d’homme qu’il est raisonnable de tuer, voilà l’unique raison pour laquelle je ne crains pas d’être une proie. Et puis, je n’ai jamais eu peur des araignées.

Il plaça ses yeux glacés et narquois dans ceux de son interlocutrice. L’arachnophobie était une peur répandue, les Voyageurs détenteur de ce pouvoir étaient dangereux, inconstants et au service d’une reine infernale. Mais les documents à leur sujet étaient légions et Nedru avait au moins l’avantage de pouvoir imaginer à peu près clairement ce qui l’attendrait en cas de confrontation pour en avoir déjà croisé certains. Enfin, les arachnophobe avaient tous eu ancrée en eux la peur des araignées, et la peur est une arme dangereuse autant qu’une faiblesse honteuse. Sa dernière phrase n’avait pour but que de remettre les pendules à l’heure; non seulement il ne la craignait pas mais il connaissait l’une de ses peurs les plus intimes. Si elle n’attaquait pas dans l’instant, c’est qu’elle admettait ce dernier point déshonorant, et le consensus de base forte contre faible s’en trouverai rééquilibré à l’avantage du renard. Il ajouta, l’air badin et en reprenant sa promenade;

-Toute votre force ne peut qu’être gâtée à défaut de desseins clairs ! Je cherchais un peu de compagnie, disais-je, et je n’attendais personne d’autre qu’une personne de votre genre. Mais je reste agréablement surpris. ajouta-t-il.

Quitte à bluffer, autant y aller à fond.







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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Mer 6 Juin 2012 - 16:32
Son petit geste pataud indiquant qu'il était sans défense entremêlé d'un discourt teint d'un soupçon de provocation élargissait le sourire satisfait de Kamylie. Elle s'amusait de voir à quel point le jeune homme restait de glace face à tous les atouts dont elle ne se déplaisait pas à abuser quelque peu tout en réduisant la distance entre leur deux êtres. Beaucoup ne seraient pas rester aussi sages ou du moins aussi peu troublé que semblait le montrer sa nouvelle cible. Et fort heureusement car son but n'était nullement de le tuer pour l'instant.. elle voulait jouer, connaître un peu plus ce petit être à l'air si réfléchit et impertinent à la fois. D'ailleurs, elle buvait ses paroles avec un grand intérêt sans cesser ses petites allusions sournoises d'atteintes à la pudeur.

-Mon nom ne vous dira rien, mais appelez moi Gris pour ce soir, que nous soyons accordés, vous, le paysage et moi !

Voilà que monsieur prenait les rennes ? Il ne semblait vraiment pas savoir à qui il avait affaire pour faire preuve d'une telle insubordination envers la femme-araignée qui souhaité s'imposer clairement. Et comme pour confirmer les pensées de la jeune femme sur le fait qu'il gère parfaitement ses émotions sans laisser la panique ou même l'incrédulité perturbé sa réflexion, il tendit son bras dans le but d'entamer une promenade. Elle se méfiait maintenant un peu plus, un jeu peut être, mais elle venait certainement d'entamer une danse mortelle à laquelle elle ne souhaitait pour rien au monde perdre. Après tous le sexe fort lui avait jusque là, dans ce monde, rendue la tâche facile, voir ennuyante pour ainsi dire. C'est pour cela que même sans montrer un geste de doute, elle saisit le bras de son interlocuteur dans une douceur presque malsaine avant de marcher à ses côtés le long de la plage. Elle le laissait s'exprimer, dans l'unique but de voir à quel point il était prêt à aller malgré la proximité qu'il détenait avec celle qui pourrait, dans un futur proche, être sa meurtrière s'il continuait sa fausse modestie.

-Je ne suis pas le genre d’homme qu’il est raisonnable de tuer, voilà l’unique raison pour laquelle je ne crains pas d’être une proie. Et puis, je n’ai jamais eu peur des araignées.

Cette phrase effrontée ne laissa pas la belle de glace. Elle ralentit son mouvement pour se tourner légèrement vers cet homme « gris » afin de lui faire face. Elle lisait clairement dans son regard une impétuosité et un défi qui la fit sourire. Oui sourire. Mais pas un sourire sincère, un de ces sourires qui donnent froid dans le dos et qui laissent à entendre de mauvaises intentions par la suite. Pourtant, Kamylie se contenta de se détacher du bras de l'homme pour glisser ses doigts dans sa longue chevelure, toujours dans des gestes aussi délicats que désinvoltes dans une telle situation, afin de venir les placer sur sa droite avant de venir à son tour defier du regard le jeune homme :

-Je suis la seule qui peut décider des lors de la raison de votre survie. Et votre dernière phrase ne fait qu'assurer votre statut de proie... Gris. Vous me sous-estimez. Et ce qui vous garde encore debout est le ton que vous emploiez quand vous le faites. Vous attisez dangereusement ma curiosité.

Elle attendait impatiemment la réponse de cet inconnu qui semblait vouloir garder l’anonymat. A ses souhaits, après tout, l'arachnide ne connaissait pas le nom de toutes ses victimes et cela lui importait peu. Elle avait toujours vécue jusque-là dans une extrême solitude, les autres ne lui inspirant que prises de tête inutiles et devoir se plier à un comportement, des attitudes, affligeantes n'était guère dans ses cordes. La jeune femme égoïste et cynique n'avait jamais cherché à remédier à son asociabilité et par ailleurs, autre ceux malencontreusement attirés dans le piège de dame nature, personne n'avait réellement eu la curiosité ou plutôt le courage d'entamer le dialogue avec la prédatrice. Ici, nul à en douter le cadre poussait plus au dialogue qu'à l'altercation et elle semblait , qui plus est, avoir rencontré une personne, soit totalement dépourvu de bons sens, soit très curieux et dont l'assurance n'a d'égal que sa réflexion. Elle reprit donc la petite balade au clair de lune dans une sérénité imperturbable.

-Toute votre force ne peut qu’être gâtée à défaut de desseins clairs ! Je cherchais un peu de compagnie, disais-je, et je n’attendais personne d’autre qu’une personne de votre genre. Mais je reste agréablement surpris.

-Agréablement surpris ? Du fait que je n'ai pas encore user de ma soie pour vous piéger dans ma toile ? Ou de par ce charme dont vous semblez très bien vous accommoder ?

Dit-elle tout en tendant son bras d'un geste brusque pour stopper net l'avancée du jeune homme avant de venir le plier pour remonter très lentement l'extrémité de ces doigts pour caresser le visage de celui-ci. Tout ces gestes, sans pour autant déporter toute son attention sur l'homme. Non, son regard lui restait fixé sur la lune, splendide et royale dans ce ciel sans nuages. Apparemment, il ne s'attendait pas à ça. Mais l'araignée n'en resta pas là, laissant glisser ses ongles jusque sur la gorge du jeune homme tout en venant plonger, cette fois, son regard améthyste dans le sien.

- Je n'ai nullement peur des araignées...

Comment allait-il réagir sachant qu'elle avait fait tout ces mouvements dans une assurance déconcertante mais sans aucune agressivité réelle de sa part. Toucher, toujours plus loin, dans la confiance de sa cible, jouer, avec toujours un peu plus de sournoiserie, sans pour autant user de la force.
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Nedru Etol
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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Jeu 7 Juin 2012 - 2:07
Nedru constata avec satisfaction qu’il tenait au creux de son bras la prédatrice. Dans cette position elle était partiellement immobilisée, perdrait l’usage d’un bras en cas d’attaque et ne pouvait plus se permettre de lui tourner autour pour trouver un angle d’attaque satisfaisant et le mettre en pièce sans prévenir. Ses chances de survies venaient donc d’augmenter considérablement, ce dont il ne trouvait pas à se plaindre.

Vint le moment de la pique, et ses yeux verts-gris se plongèrent dans le mauve de sa partenaire, pour le moment uniquement duelliste de verbe. Le corps du garçon se prépara imperceptiblement à recevoir un coup alors qu‘elle retirait son bras, d’où qu’il vienne, chacun de ses sens se tendit vers sa si proche cavalière, prêts à prévenir chaque battement de sourcil potentiellement menaçant. Quelque chose se jouait là, maintenant…

Et le coup ne vint pas. Il avait gagné une manche ou en était persuadé, tant et si bien qu’il se détendit plus qu’il n’aurait dû, confiant. Il afficha un sourire de joie, aussi rare que déplacé en cet instant, aussi joyeusement contrasté que le glacial et terrifiant sourire carnassier de sa compagne noctambule. Il se ressaisit néanmoins dans la seconde qui suivit et haussa un sourcil pour rendre le tout un peu plus caustique. La promenade se poursuivit dans le même climat électrisant, rythmé par la conversation.

Ainsi, il attisait la curiosité. Il n’avait rien d’autre à proposer, pour le moment, mais son esprit s’efforçait de chercher d’autres moyens de s’en tirer, plus définitivement. Nedru avait toujours apprécié cette constante de la littérature ; la Mort vous permet de jouer contre elle, si vous gagnez, votre vie est sauve. Il lui fallait trouver le jeu adéquat. En attendant, chaque pas de leur danse lui garantissait quelques instants de répit. Mais il n’allait pas parier qu’Arachnée danserait toute la nuit… Comme pour apaiser ces craintes, voilà qu’elle venait de lui poser une série de question, c’était presque trop faci…

Il se fit couper net par le geste brusque de sa compagne. Il avait manqué de vigilance ! Ses muscles se raidirent immédiatement tandis qu’il cherchait à riposter. Heureusement, cinq années dans Dreamland avaient su rendre le renard plus vif, lui aussi. Il se prépara à attraper la main de son agresseur, ou du moins à éviter plus ou moins partiellement la dague, griffe, ou toute autre patte qu’elle s’apprêtait à lui enfoncer dans le torse par surprise. Il n’allait pas se laisser avoir comme ça !

Son reflexe d’autodéfense se stoppa net alors qu’il constatait que la fatale créature admirait la lune. Le gris en eut le souffle plus coupé que s’il avait reçu un uppercut au plexus. Il hurla intérieurement. Sale garce ! Il venait de se faire avoir ! Elle abusait de son pouvoir offensif pour le remettre à sa place, c’était d’une bassesse intolérable ! La mauvaise joueuse s’autorisa une caresse griffue lourde de sous entendus mortels qui hérissa les poils de l’analyste.

Il inspira lentement. Intolérable ! Elle avait tiré le plateau de son côté à son tour. Très bien. Il n’avait qu’à trouver une opportunité. Calme toi… « Je n’ai nullement peur des araignées ». Une faille ! Un peu maladroitement et avec une mauvaise foi dont il aurait probablement honte, Nedru s’y engouffra en étouffant un ricanement froid.


Et moi qui pensais en avoir l’exclusivité ! Il est malheureusement à plaindre que d’autres choses restent à craindre en ce bas monde, plus complexes même que des insectes.. Quelque peu méprisant, mais tout sourire. Il saisit la main de la jeune femme du bout des doigts avec une agilité surprenante et y déposa un semblant de baiser avant de se tourner vers l’océan et de mettre à nouveau les mains dans ses poches.

Mais pourquoi parler de tout ça ? Ah oui; mon statut de proie insolente attise votre curiosité. Peut être suis-je de nature suicidaire ? Peut être n’ai-je qu’envie, au fond, de jouir de cette soirée, de votre compagnie et de ce lieux sans que de sujets fâcheux ne soient abordés ? Peut être devriez vous simplement accorder plus d‘importance à des choses autres que la simple force ?
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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Jeu 7 Juin 2012 - 4:49
HRP : Désolée, il se fait tard je me relirais demain à la première heure ><

Le jeune homme semblait cette fois-ci véritablement troublé. Il ne s'attendait certainement pas à un tel retournement de situation mais sans violence incongrue, Kamylie avait voulu le remettre à sa juste place. Il était hors de question qu'un petit être insolent et si inoffensif puisse à ce point faire front face à l'arachnide sans en garder quelques petites séquelles. D'ailleurs son impertinence aurait sûrement chez n'importe qui d'autre d'aussi peu sociable qu'elle, entraîné sa chute bien plutôt qu'elle ne le laissait continuer à bouger ses pions. C'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait s’empêcher de jouer, de manipuler un peu plus la confiance de son interlocuteur, et ce sans vergogne. Elle n'avait toujours pas apprit les valeurs morales nécessaire à la bonne entente avec autrui comme l'aurait voulue sa sœur. A la base, le compromis qu'elle avait signé avec celle-ci était strict bien qu'onirique. Elle l'avait aidé a faire face et à contrôler sa peur, son intime secret à condition qu'elle aille de l'avant or jusque là, Kamylie n'avait pas utilisé à bon escient cette nouvelle assurance qui avait grandi en elle. Peut être par vengeance, peut être par facilité, elle ne savait pas vraiment mais elle était resté au point mort avec son ouverture au monde, voir pire ! Son arrogance et son cynisme repoussait les pauvres individus trop peureux et les autres elle n'appréciait guère de les laisser en vie trop longtemps de peur de leur transmettre ses faiblesses. Cette fois, elle avait attérie dans un cadre propice au repos et à la paix et la voilà encore en train de percer la carapace de quelqu'un qui ne lui voulait aucun mal.

-Et moi qui pensais en avoir l’exclusivité ! Il est malheureusement à plaindre que d’autres choses restent à craindre en ce bas monde, plus complexes même que des insectes..

Ce sourire. C'était ce sourire précisément. Et ces gestes ! Un baise-main à la fois étourdissant et surprenant dans une telle situation avant de faire preuve d'une désinvolture à toutes épreuves. Comment pouvait-il se contenter d'admirer l'océan après cette pseudo attaque de l'araignée ? Et tout ceci en souriant. L'amusement de Kamylie laissait peu à peu place à un agacement certain. D'ailleurs elle s'était empressée de retirer sa main plus sèchement que dans les gestes précédents pour lui faire parvenir un premier avertissement.

-Mais pourquoi parler de tout ça ? Ah oui; mon statut de proie insolente attise votre curiosité. Peut être suis-je de nature suicidaire ? Peut être n’ai-je qu’envie, au fond, de jouir de cette soirée, de votre compagnie et de ce lieux sans que de sujets fâcheux ne soient abordés ? Peut être devriez vous simplement accorder plus d‘importance à des choses autres que la simple force ?

Suicidaire ? C'est peu de le dire dans le cas présent. Jouir de la présence d'une prédatrice ? C'était une première qui ne manqua pas de soutirer un sourire à l'arachnide. De la force ? Elle n'en avait pas encore réellement fait preuve, mais cela elle se doutait qu'il le savait et qu'il voulait juste adoucir les règles du jeu. C'était le moment ou jamais. Montrer son dos à son adversaire, décidément le jeune homme faisait preuve d'un grand manque de savoir vivre.. ou du moins de survivre. Il suffisait à Kamylie de se rapprocher de son air le plus naturel possible et de le mordre une bonne fois pour toute afin de lui ôter toutes envies de continuer son insubordination impertinente et d'effacer ce sourire narquois qu'il se plaisait à afficher sans limite. Elle n'aurait plus qu'à le piéger dans sa toile et il en était fini de « Gris ».

Elle serra les poings en plissant les yeux comme pour atténuer la pulsion meurtrière qui nourrissait ses desseins. A tel point qu'elle sentit ses ongles s'enfoncer légèrement dans sa chair, la reveillant ainsi de cette frénésie dont le jeune homme ne semblait même pas remarqué. Pourtant, elle traîna doucement ses pieds au niveau de celui-ci, à proximité de l'eau creusant le rivage tout en répondant à son discourt :

-Apprécier ma compagnie est déjà un geste suicidaire en soi, si je peux me permettre. Accorder de l'importance à autre chose qu'à ma propre personne n'est pas dans mon habitude.

Elle soupira longuement laissant un court moment seul le bruit des vagues se briser devant leurs pieds. Elle regardait l'horizon obscure qui lui faisait face, avec pour seule source lumineuse le reflet ondulant, fragile de la lune si belle si seule et si arrogante. Elle était comme cette mer, faussement calme et sombre et ce nouvel individu était ce reflet, un peu trop lumineux pour les yeux de l'arachnide habitué à l'obscurité. Pourtant, elle avait envie de se laisser tenter.


-Mais j'ai bien envie de marcher sur les pas de celle qui autrefois illuminait ma vie. Avant, elle m'éblouissait et je ne voulais point chercher à la comprendre. Maintenant je lui dois au moins ça.


Elle avait conscience que le jeune homme ne devait pas comprendre un traître mot de tout ce discourt fort inutile à premières vues. Il ne devait même voir cela que comme un temps de répit. La femme araignée espérait tout de même lui avoir fait comprendre, de manière plus ou moins explicite, qu'il pouvait y avoir une issue à cette entrevue beaucoup moins houleuse que la seule qu'elle envisageait encore cinq minutes auparavant. Encore fallait-il qu'il s'en montre digne aux yeux de la solitaire.

-Je ne sais pas si vous êtes différent de mes autres victimes au final. Vous semblez simplement ne pas être aussi effrayé, et bien que je discerne mal encore l'inconscience de l'impertinence dont vous faites preuve, j'aime ce jeu dangereux.

Elle sourit alors d'un air plus sombre et recula de quelques pas, de quelques mètre laissant l'homme perplexe avant de cesser tout mouvements, tête baissée. Elle releva doucement la tête pour exposer clairement la fierté qui la fait vibrer dans ce monde avant de transformer doucement ses deux bras de sorte à en faire sortir deux traits de soie brillante de chaque main. Bien sûr, elle laissait tout champ libre à son adversaire de se préparer, à l'attaque ou à la défense mais en tout cas ne faisait même pas utilité d'un quart de sa vitesse ou des autres capacités utiles en combat. Sans mot, elle voulait lui faire comprendre qu'il ne s'agissait ici que d'une démonstration respective de leurs compétences. Le terme « combat amical » lui écorcherait la bouche.

- Montre moi ce que tu as dans le ventre maintenant que je sais ce que tu as en tête et ne me fais pas regretter le choix de t'accorder une quelconque estime.

Fini le vouvoiement. Elle attendait qu'il l'impressionne, ou seulement l'étonne toujours plus de par sa réflexion et le contrôle de ses émotions. Elle aimait cette sensation de renouveau. Cette brise à la fois agréable et insupportable.
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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Jeu 7 Juin 2012 - 13:33
Réponse rapide au boulot. qu'en en finisse! ^^

Il y avait là de quoi écrire une fable animalière. L’araignée, joueuse, tenait en sa toile un renard. Mais le renard était trop grand, et lorsqu’il se débattit, la toile céda sans peine. La renard s’ébroua et dit « reste à ta place, insecte ! » .

 C’est ce que Nedru aurait aimé croire. Pour l’heur il contemplait la mer et appréciait le spectacle délicat qui se jouait devant lui, l’iode lui taquinait les narines, les remous lui apaisaient les oreilles, la lune et les étoiles continuaient leur ballet dans le creux des vagues pour le plaisir de ses yeux, la température était idéale. Il vivait un opéra sensoriel et dans son dos un meurtrier aiguisait ses couteaux. Suicidaire ? Sans doute, mais pourquoi vivre s’il ne pouvait s’accorder le loisir d’apprécier rien qu’un instant les charmes d’un quotidien onirique ? L’intonation de son interlocutrice avait changé. A chaque fois qu’il se persuadait qu’elle n’attaquerait pas, elle ajustait son attitude d’un pas, juste assez pour l’obliger à suivre, à se mettre en garde. Le renard soupira. Il avait fait son possible. Sa capacité d’analyse lui indiquait chaque faux pas qu’il avait fait, chaque rectificatif qu’il aurait pu apporter. Il n’y en avait pas énormément, l’issue de cette rencontre avait été inévitable, voulue par l’Arachnée dès le début.

Le discours de la séductrice était échevelé, comme si ses propres réflexions avaient leur place au sein de la discussion alors qu’elle ne laissait pas au garçon, ni le temps de répondre, ni l’opportunité d’en savoir un peu plus pour pouvoir attraper le fil en vol. Sa nature inconstante était bel et bien digne des rapports qu’il avait parcouru sur les créatures arachnéennes.

Elle avait voulu le séduire, et avait échoué. Elle avait voulu l’effrayer, mais ses attentes n’avaient pas été couronnées de succès. Ne lui restait plus que l’affrontement direct. Nedru nota intérieurement ces paramètres consciencieusement; il lui faudrait profiter du jeu de la séduction bien plus longtemps, et simuler l’effroi au moins partiellement s’il voulait gagner du temps contre de tels meurtriers, à l’avenir. Ne pas rentrer sur leur terrain ne suffisait pas. Il fallait les battre à leur propre jeu.

Le garçon fit volte face, répliquant au tutoiement par un air princier réellement hautain. Il ne jouait plus et afficha son mépris sans sourire, ses yeux lançaient non pas des éclairs mais des pics de glace acérés. Il ôta son manteau d’une secousse d’épaule et le conserva dans sa main gauche. Si ses styles de combat n’étaient aucunement offensif, au moins était il certain de leur efficacité défensive. Il traça du pied une ligne profonde dans le sable en demi cercle devant lui.


Amène toi.

Il ne chercha même pas à cacher qu’il comptait se servir de son manteau dans le prochain temps de l’affrontement, le laissant pendre bien droit, dans un angle efficace s’il lui fallait le projeter ou s’en servir pour faucher en direction des yeux de son ennemie, pour restreindre son champ de vision. Ses prises d’autodéfense seraient bien efficace avec sa seule main droite disponible, mais il comptait sur la mobilité de ses jambes pour éviter la plupart des coups. Et puis, il pourrait toujours lâcher la capuche si la situation devenait critique.

Elle voulait qu’il montre ce qu’il savait faire ? N’était ce qu’une ruse ? Si elle ne se battait pas à fond, il avait toutes ces chances, même en tentant l’offensive. Pour le moment, voilà ce qu’il savait faire.

Il s’était placé dos à la lune dès le départ. Il était en contre jour et les scintillements du satellite sur l’eau pourraient déconcentrer son adversaire. Il avait le vent-une simple légère brise marine- dans le dos, ce qui jouait autant à son avantage qu’à son désavantage au vu de la longueur des cheveux de son ennemie. Mais il pourrait s’en servir pour lui envoyer une volée de sable du bout des pieds si elle se jetait sur lui, la brise se chargerait alors de disperser le sable dans les grands yeux délicats de l’araignée et de se déposer sur sa soie pour en diminuer le pouvoir additif. La ligne tracée devant lui avait dressé un léger monticule qu’il pourrait envoyer valser facilement si elle fonçait tête baissée. Le manteau dans sa main empêchait la prédatrice de se contenter d’avancer lentement; il lui faudrait passer directement outre l’obstacle en forçant le corps à corps. Le petit monticule jouerait ici un rôle modeste pour fausser ses appuis.

Voilà ce que j‘ai dans le ventre. Je suis un stratège, pensa-t-il en plaquant ses yeux froids dans ceux de l’araignée. Ne me sous estime pas.

Lui restait un dernier avantage stratégique qu’il n’utiliserait pas immédiatement, pas tant que le combat ne resterait qu’un étalage de puissance.


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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Jeu 7 Juin 2012 - 15:17
Son adversaire lui faisait maintenant face et la première observation de Kamylie fut la disparition du sourire qui l'agaçait tant jusqu'à ce moment. Un sourire qu'elle ne parvenait jusqu'alors pas à faire disparaître. Il la déstabilisait quelque peu, elle se devait de se l'admettre pour permettre de se concentrer. Habituée aux autres petites vermines qui reflétaient par leur visage entier transpirant la peur, l'effroi dans lequel elles venaient de s’engouffrer : se jeter dans la gueule du loup, ou plutôt dans ce cas, piégés comme de vulgaires moucherons dans le dispositif de la tisseuse. Ce mépris dont il faisait preuve appuyé par ce tutoiement hautain dissimulait-il ne serait-ce qu'une infime peur ? Si c'était le cas, il savait clairement bien jouer ses pions et l'arachnide savait qu'elle n'avait pas à faire à un idiot. Elle ne souhaitait pas se battre réellement mais si la situation s'imposait, elle ne comptait pas se laisser écraser aussi facilement qu'il poussait à le croire.

Tandis qu'elle lui avait clairement montré une de ces compétences de détentrice de l'arachnophobie, celui-ci se contentait pour seule réponse, d'un emplacement stratégique, de petits gestes qui pourraient sembler anodins mais qui en réalité devaient sûrement chacun cacher un objectif dans cette altercation. Rien que le bout de tissu, planté ainsi, attendait son propre rôle dans l’enchaînement de coups prochain. De tous ces petits « détails », Kamylie vit son premier instinct confirmé, ce combat était celui de l'intellectuel rusé face à la provocation physique. Bien qu'elle était loin d'être naïve et de foncer tête baissée, elle ne comprenait pas tous les gestes du jeune homme.

Si sa confiance en elle n'était pas égal à son impudeur, tous ces gestes ne manqueraient pas de perturber la femme-araignée qui avait plus pour habitude de piéger ses adversaires en traître plutôt qu'une confrontation de la sorte. De plus, le terrain n'était pas le plus à son avantage, entre le sable, et l'absence de support assez nombreux pour tisser ne serait-ce qu'un bout de toile... notamment qu'elle ne souhaitait nullement lui montrer toutes ces capacités de dimorphisme ce soir. Le seul avantage dont elle profiterait serait l’obscurité et l'étendue du terrain de part sa vitesse accrue si nécessaire. Elle voulait juste tester cette nouvelle connaissance aussi loin qu'elle le pouvait, estimer le rôle qu'il pourrait avoir en tant que sous-fifre.. non bon d'accord... allié à ses côtés. Notamment qu'elle ne connaissait encore rien de lui, encore moins de la peur qui l'habitait. Peur de la réflexion, ça existe un telle phobie ? Non... Elle se devait de mettre à terme cette devinette de grès ou de force.

Son regard gris-vert fixé dans celui de Kamylie indiquait prestement le début des offenses. C'est sans avancer d'un pas mais en stabilisant sa position en premier lieu que l'arachnide entama la danse. En effet, elle avait comprit que sa cible attendait sagement que celle-ci fonce tête baissée, mais que ce passerait-il si elle n'en faisait rien ?


-Me crois-tu assez naïve pour me jeter sur ma proies sans réflexion au préalable ? Surtout quand celle-ci fait preuve d'une logique comme la tienne.

Une petite phrase pour essayer de le décontenancer un peu avant de créer un long fil à peine perceptible dans l'obscurité mais révéler légèrement, malheureusement, par l’intermédiaire de fins granulés de sable volant en rythme de la brise marine. Cette fois elle avait reculer d'un pas, délicat et léger pour éviter de s'enfoncer dans ce sable. Certes, analyste qui l'était, il ne manquerait pas de voir ce piège des plus attendus de la part d'une araignée mais il ne lui restait que deux choix étant donné la simplicité et la maîtrise dont elle faisait preuve dans ses gestes. Soit il serait assez rapide pour éviter à la sécrétion collante de venir atteindre sa cheville en s'y extirpant d'un bond agile, qui l'obligerait ainsi à abandonner ses précédentes défenses soit il trouverait un quelconque moyen d'échapper à cette corde venue s'enrouler autour de sa cible. Dans le cas ou il fuirait ses positions, Kamylie ne lui laisserait pas vraiment le temps de réfléchir à nouveau en enchainant de son autre main un autre pièges « bateau » pour le forcer à agir. S'il comptait continuer ses esquives, cela lui laisserait un délai suffisant pour se replier stratégiquement à l'opposé de l'eau salée, qu'elle craignait de par son acidité sur sa soie. Enfin, plus elle s'éloignait du rivage, plus elle se rapprocherait de la forêt tropicale. Simple : s'il ne faisait pas preuve d'un peu d'offense, s'il ne se révélait pas aussi intéressant, elle jouerait dans un terrain plus propice à sa victoire, et ne s'en priverait guère.
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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Ven 8 Juin 2012 - 0:38
Aussi tendu que la corde d’un arc, le jeune homme attendait l’assaut inévitable. Sa garde était, de son point de vue, parfaite. Mais plus les secondes s’égrainaient, plus il l’ajustait à mesure que son pouvoir agissait, corrigeant lentement chaque défaut, prévoyant chaque attaque. Son adversaire préparait quelque chose. Une sorte de toile, assurément. Oui, un fil; il était assez sûr de ses sens pour être certain que quelque chose luisait entre les mains de l’araignée. Cela ne l’inquiétait pas outre mesure.

Pourquoi n’attaquait-elle pas ? Son manteau, saccarifiable, servirait de bouclier contre l’attaque soyeuse. Arachnée devrait utiliser au moins une de ses mains pour contrôler le fil. La suivante devrait arrêter l’uppercut qu’il pourrait lui donner, et il n’aurait qu’à conclure par un cou de tête dans le nez de son adversaire.

Non, non non ! Pas d’offensive ! Juste des renversements, des soumissions et des immobilisations. Tels étaient ses seuls atouts. Ne pense pas à l‘attaquer !… Tes positivions sont parfaites.

Alors que la tension se rependait dans les muscles du tout sauf combattant, l’impudique lâcha la phrase qu’il ne fallait pas. Elle ne chargerai pas frontalement, il avait réussi à l’intimider à son tour, elle n’aurait pu l’avouer plus clairement. Il avait gagné la guerre psychologique. Le renard retrouva son sourire narquois tandis que le gel dans ses yeux fondait.


L’araignée ne peut chasser hors de sa toile. Vous être trop lente à tendre vos fils, voilà que vous avez raté votre proie. Ma chère...

Légère courbette. Puis Nedru envoya son pied contre le monticule de sable et envoya théâtralement son manteau vers l’ ennemie. Il connaissait parfaitement le poids de son vêtement, ce dernier filerai droit vers les mains de l’araignée malgré la distance. Si elle tentait de jeter son fil, ou de le projeter vers lui d’une manière ou d’une autre, il devrait faire écran. Si le vent venait à dévier la trajectoire du projectile -ce dont il doutait- le sable dans les yeux restait une défense efficace pour lui permettre de gagner les secondes dont il avait besoin. Il tourna les talons en pivotant sur sa jambe qui n’avait pas frappé le tas de sable. La mer était juste là, il franchit l’espace qui l’en séparait d’un bond. Il eut presque immédiatement de l’eau jusqu’aux genoux. Elle ne pouvait décemment pas avoir eu le temps de le rattraper. (hrp=ou si c’est le cas j’Edith). Dès lors, il plongea sous l’eau et nagea en apnée aussi loin que possible. Il avait été obligé de jeter son manteau, il l'aurait gêné dans l'eau de toutes façons.

L’eau ! De loin, pas le meilleur ami des insectes. Il parait que le renard a coutume de marcher à reculons vers une rivière en tenant une boule de ses poils dans la gueule afin que ses puces, pour éviter d’être submergées, se réfugient progressivement vers l’ilot velu. Qu’il lâche alors dans les flots. La mer ne rendit pas exactement le même service en l‘occurrence, mais devrait lui éviter une perte de sang au moins proportionnelle.

Mer salvatrice dont Nedru avait admiré la profondeur et le point de plongeon le plus sûr depuis le début de la promenade. L’arachnée avait probablement voulu l’attirer à l’opposée du refuge aquatique. Vers la Jungle, et puis quoi encore ? Elle s’en était rendu compte trop tard, elle aurait dû déclencher le duel ailleurs. Nedru sortit la tête de l’eau sans discrétion à une quinzaine de mètres du rivage (nager en pantalon n’était pas très pratique ou agréable, il entreprit de le défaire discrètement tandis qu’il haranguait celle qui avait voulu le mettre à mort au début de cette soirée).


Ni proie ni prédateur, dans votre langage je ne serai guère qu’un charognard vigilant ! Comme vous n’avez pas attaqué quand je vous en ai prié, vous assumerez que je considère ceci comme un ex-æquo. Ah, et maintenant que nous n’avons plus à craindre de ne pas être accordés, vous pouvez m’appeler Gray Fox. Tâchez d’être plus gentille la prochaine fois !

Nedru salua de la main et s’éloigna lentement du rivage à la nage. Et pas de plage à l’horizon ! Il nagerai jusqu’à se réveiller, tant pis, ça ne devrait plus tarder.
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MessageSujet: Re: Un peu de vacances au travail Ven 8 Juin 2012 - 15:03
-L’araignée ne peut chasser hors de sa toile. Vous être trop lente à tendre vos fils, voilà que vous avez raté votre proie. Ma chère...

Le jeune homme avait raison sur un point important qui marquerait l'issue du combat : le terrain était à la défaveur de la femme-araignée. Au mieux elle parvenait à le piéger, au pire elle survivrait. Elle n'avait qu'à faire naître ses huit pattes pour bénéficier d'une vitesse légèrement accrue pour échapper aux offensives de son adversaire dans le cas ou cela s'imposait. Mais celui-ci se contenta de s'incliner légèrement avant de venir envoyer valser le sable qu'il avait entassé à ses pieds. Les grains vinrent, comme Kamylie le craignait, faire adhésion avec la soie empéguée qu'elle venait de lancer en sa direction. Qu'importe cela n’empêcherait point sa création de parvenir à sa cible, du moins outre ce manteau récemment lâché d'un geste léger mais précis en sa direction. Elle aurait pu dévier la trajectoire de son piège mais le sable éparse dans l'atmosphère ne lui permettait pas une assez bonne vision de l'espace pour s'assurer une prise solide. Il avait bien réussi son coup le petit. Elle se voyait obliger de retracer son fil dans la paume de sa main tandis que le bruit d'un plongeon suivit ce bref instant. Par réflexe, elle se rapprocha de la source du bruit avant de s'apercevoir que son adversaire venait de pénétrer dans l'eau salée. Elle ne tenta même pas une nouvelle offense, sachant l'inutilité de celle-ci face à la forte acidité du milieu dans lequel il s'était protégé. Elle restait figée devant l'étendue d'eau dont les vagues venaient chatouiller ses pieds telles de petites tortures venant la taquiner à propos de la fuite de sa proie. Sans perdre son sang froid ne serait-ce qu'une seconde elle croisa les bras, balayant du regard la mer d'huile qui lui faisait face afin de retrouver celui qui avait été son partenaire de combat quelques secondes auparavant. Elle aurait pu nager, essayer de le retrouver, car bien que sa sécrétion craigne l'acidité, Kamylie n'a pas tant peur de l'eau que cela. C'est sûr, ce n’était vraiment pas son amie, et même sa nage laissait quelque peu à désirer, voilà pourquoi l'arachnide n'irait pas se mouiller pour si peu. Le jeune homme venait de gagner son "droit" de vivre, et même un peu d'estime de la part de la solitaire. Elle l'aperçut enfin émerger des vagues quelques mètres plus loin pour tenir son sermon.

- Ni proie ni prédateur, dans votre langage je ne serai guère qu’un charognard vigilant ! Comme vous n’avez pas attaqué quand je vous en ai prié, vous assumerez que je considère ceci comme un ex-æquo. Ah, et maintenant que nous n’avons plus à craindre de ne pas être accordés, vous pouvez m’appeler Gray Fox. Tâchez d’être plus gentille la prochaine fois !


Plus gentille ? Il ne fallait pas non plus que parce qu'il venait d'échapper à la toile de l'araignée, Monsieur se sente pousser des ailes. Certes, si elle devait le rencontrer à nouveau, elle ne chercherait pas tout de suite à l'assassiner bien que le fait d'avoir en quelque sorte perdue cette bataille dérangeait son égo quelque peu surdimensionné. Elle aurait sa revanche un jour, elle en était certaine. Et la revanche est un plat qui se mange froid, or du temps elle en avait à revendre dans ce monde qui l'inspirait. Un sourire naquit au creux de ses lèvres. Un sourire sincère d'avoir trouvé un adversaire à la hauteur de ses attentes, qui avait su la distraire, et même la distancer ! C'était une bonne nuit pour Kamylie qui fit quelques pas de recul pour éviter l'écume sur sa peau avant de se détourner de l'horizon dont l'ombre rusée s'en était allée. Elle reprit sa marche, silencieuse, seule le bruit du vent sifflant à ses oreilles perturbant la sérénité du lieu. Elle se souviendrait de cette altercation avec ce jeune homme confiant et stratège. Savoir tirer meilleur avantage du terrain tout en décelant avec une facilité déconcertante les faiblesses de son assaillante. Pas bête la guêpe. Ou plutôt ce renard. Gray Fox ? Elle se souviendrait de ce nom alors même que le monde de Dream Land lui fermait ses portes afin qu'elle revienne à la dure réalité de sa vie réelle.

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Kamylie sentit les rayons de soleil venus la tirer de son sommeil profond. Elle commençait à s'étirer pour réveiller ses membres engourdis avant même de battre les paupières. Longue et intéressante nuit que celle-ci. Elle n'attendit pas d'être totalement réveillée pour saisir le petit carnet traînant sur sa table de nuit afin d'y inscrire quelques mots. Une habitude qu'elle avait prit, de peur de ne pas se souvenir de cette seconde vie bien plus passionnante et riche en émotion. Une nouvelle journée l'attendait maintenant, elle replaça le cahier dans le tiroir de la petite commode et partit prendre son petit déjeuner alors que le bruit de la petite maisonnée se faisait déjà entendre de bon matin.



HRP : Fin du RP pour ma part Very Happy
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