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Escapade onirique [PV Aedon]

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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon] Mer 23 Mai 2012 - 14:36
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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon] Mer 23 Mai 2012 - 16:54
[hrp : attention, ce post contient des propos vulgaires dont je ne saurais être tenu responsable. Gente populace de bonne famille adepte de la sensiblerie, veuillez tourner les talons Razz]

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Il existe trois types de journées que les étudiants adorent, les week-ends, les vacances et les jours de grève. Le troisième étant le plus prisé puisque celui-ci intervient inopinément, les privent, pauvres jeunes qui ne pourront profiter d’une magnifique journée ensoleillée adossés contre une chaise en attendant, languissant que le divin tintement horaire ne les libère de l’étreinte éducationnelle. Et surtout que, ces petites cassures dans un rythme banal apportées de manière purement aléatoires n’avaient aucune incidence exclusive sur les autres jours de privation hebdomadaire.

Autant dire que le blocus, véritable frein à l’éducation de nous autres, pauvre ères ignorants, n’avaient que pour seule fonction la perte d’une acquisition privilégiée de la connaissance et des vertus d’un monde civilisé. Dans tous les cas, au moins soixante-quinze pourcents de ces manifestants n’avaient que pour objectif de s’esquiver des salles de cours, trop heureux d’éviter le tableau blanc ou vert selon la préférence du corps enseignant pour se promener en pleine jungle urbaine. Jungle, un terme qui, malgré un certain paradoxe entre sa principale opposition avec la nature et les agissements des riverains semblait avoir, quelque effet cocasse. A défaut de s’entre-bouffer jovialement, la faune locale évoluant dans sa mécanique se contentait d’agir comme tout bon citoyen empreint de respect et d’impartialité dont l’attitude était régie par les valeurs les plus honorables. Ainsi, on assistait déjà à une conquête de territoires entre deux automobilistes, spécimens appuyant la vision utopique et pourtant si réelle de la civilisation de notre siècle.


Dégage de là foutue blondasse, t’as pas vu mon clignotant ?

Cherche toujours gros con, gare-toi avec les 36 tonnes avant de démonter la chaussée !

C’est dans ce contexte tout-à-fait convenable qu’Aedon s’était lui-même esquivé des salles de cours pour s’accorder une petite escapade au parc municipal. Un petit coin d’avant-garde ou rien ne semblait pouvoir troubler la paix à l’exception des gamins hurlant, des voitures criantes, et d’un must have de tout lieu digne de ce nom, des outres à bière se soulageant à tous les coins ou abris feuillus. C’est simple, tous les bons coins du parc étaient privatisés grâce à un marquage territorial particulier dont nous tairons la nature. Après quelques tours, le voyageur éveillé constata qu’une même jeune fille restait inerte sur un bac tandis que des gamins jouaient avec un ballon. Seuls ses bras, solidement arrimés au dossier semblaient la retenir et éviter toute chute lorsque d’un sursaut, celle-ci hurla puis rencontra le sol.

Barrez-vous, chats cauchemars de merde !!

Cet éveil inattendu provoqua en lui un tressaillement, déjà par le geste mais surtout par ce qui venait sortir de sa bouche. De là, il n’y avait plus que peu de doutes quant à sa connaissance de Dreamland. Une fois qu’elle retrouva à peu près ses esprits, toujours éblouie par la lumière ambiante, les enfants s’étaient déjà sauvés, apeurés, celle-ci s’excusa. S’assit sur le banc prévu à cet effet.

Non mais apparemment, ces fameux chats cauchemars semblaient particulièrement agaçants !
affichant un rictus. Où gambadiez-vous donc pour rencontrer de telles choses ? marquant une pause. N’empêche, les rêves nous emmènent bien loin parfois, peut-être même nous y découvrons-nous davantage qu’ici-bas.



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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon] Jeu 24 Mai 2012 - 0:24
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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon] Jeu 24 Mai 2012 - 18:09
[hrp] : En espérant que cela te plaise ^^[/hrp]

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La jeune fille en présence s’étant rassise, Aedon perçut sans mal le malaise qui l’habitait, un sentiment qui n’était très certainement pas étranger à la scène ayant eu lieu l’instant auparavant. Qui plus est, sa tête dorénavant comparable à un bon poivron rouge suivait son regard qui tentait autant se faire que peu de trouver un point à fixer, et cesser cette tergiversation inconfortable. Elle chercha un instant un quelconque moyen de faire tomber la pression mais rien ne sembla satisfaire ses nerfs mis à rude épreuve malgré la banalité de la situation, si bien qu’elle ne sembla qu’à peine l’écouter tandis qu’il s’adressa à elle.

Revenus sur leur première décisions, les gosses qui, sous l’action du réveil quelque peu spontané de la dormeuse du parc refirent leur apparition pour récupérer leur ballon qui, manque de chance, avait roulé jusqu’au banc où se tenaient les deux protagonistes. Une image ô combien comparative vint se fixer à l’esprit divaguant d’Aedon qui, par la vision de ce groupe de jeunots apeurés, retranscrivit la scène de manière à ce que les occupants du banc soient les petits vieux quinquagénaires distribuant des miettes de pain soigneusement conservées dans un petit tupperware à des oiseaux, avançant pas à pas vers l’objet de leur convoitise.

Il les épargna de demeurer zoziaux plus longtemps et leur renvoya la balle qui, aussitôt au contact de leurs pieds, pris vie et les guidant à travers le parc, évitant pour un temps seulement les cadeaux laissés aux visiteurs sur la pelouse fort bien alimentée. Après un moment, un sourire léger mais porteur d’un désir presque carnassier vint porter un brin d’assurance à la jeune fille qui aligna quelques mots.

Difficile à dire… Toujours le même personnage, jamais les mêmes lieux. L’impression d’avoir un pouvoir particulier aussi…

Son regard resta cependant collé aux basques du voyageur qui, l’espace d’un instant se demanda s’il n’avait pas marché par inadvertance sur l’un des cadeaux susmentionnés, priant si c’était le cas sous la semelle gauche parce que ça porte bonheur. Non pas qu’il était superstitieux, mais après tout, il ne refuserait pas un bien même aussi irréaliste soit-il. Ainsi, tout en écoutant la demoiselle, il leva légèrement ses semelles, l’une après l’autre, constatant avec satisfaction l’absence de tout incident ; et puis, les ayant cirées la veille, il ne voyait vraiment pas ce qu’elles pouvaient avoir de si intéressant. Revenant à lui-même et à la conversation, il esquissa la volonté de répondre mais son interlocutrice, prise dans une lancée frénétique, enchaîna son argumentaire. Peut-être était-ce le signe annonciateur de l’apocalypse par l’empressement de chacun à vider son sac avant que la fin n’intervienne, vision fataliste et irrévocable qui plongerait le monde dans un néant sans saveur ni existence ?

C’est que le manieur, par sa nature contemplative, excellait dans ce genre d’émergences instantanées et ne manquait pas de pimenter la moindre scène livide d’une virulence pour le moins exquise.


Bon après c’est comme ça que je rêve, c’est p’tet pas commun. Encore pardon si je t’ai… si je vous ai fait peur ! Pas mon genre de faire fuir les enfants en faisant ma possédée !

La fin des préliminaires, le tutoiement s’installe, l’inévitable fatalité serait-elle aussi proche qu’annoncée implicitement par cette étudiante ou tout simplement le délire d’un esprit fertile. Pour Aedon, le vouvoiement n’était qu’une voie d’approche destinée à ne pas mettre l’interlocuteur d’un instant sujet à la gêne et à l’outrage. De ce qu’il retint par ses paroles, il fut évident que son excédent de politesse avait chamboulé l’esprit de la dormeuse, entraînant un mal-être évident. Soit, les conventions imputées à l’âge devaient finalement être respectées et alors même qu’il sentit enfin l’occasion venir, ce croisement de bras, la fermeture d’une tirade indiquant de façon formelle qu’enfin, il trouverait l’occasion de l’ouvrir ; et bien pas tout à fait…

Bah parfois j’aimerais mieux rester là-bas, oui ! Pas vous… ?

Un rictus si ce n’était un gloussement précéda cette dernière tirade, induisant sans nul autre doute qu’elle tenta de lui faire cracher le morceau. « Es-tu voyageur ? », voilà ce qui l’attendait au tournant. Il réfléchit un instant, il savait qu’après tout, il était inutile de s’en prendre à un voyageur éveillé, n’ayant aucun impact sur Dreamland mis à part bien entendu l’option du meurtre pour éloigner un concurrent mais après tout, le lien unissant chacun de ces privilégiés, résidait dans le fait de s’en débarrasser là-bas, de sorte d’asseoir sa renommée. D’un commun accord avec son moi intérieur, il répondit, enfin.

"Pouvoir" serait un bien grand mot mais les rêves lucides peuvent être contrôlés par l’individu qui les vit. Cette conscience permet de les modeler et d’en décider la tournure mais là, il est vrai que l’on ne touche qu’une infime part de ce que le rêve a à nous offrir. Dans ton cas –puisqu’il semble que nous serons ainsi plus à l’aise-, le rêve est une aventure par laquelle tu te laisses porter, agissant au gré du vent.

Il marqua une pause, soulignant de ce fait l’importance de la séparation.

Rester au pays des songes peut sembler merveilleux, mais cela induit alors que l’on est dans l’incapacité de nous réveiller, et quelque part, c’est effrayant. Mais tout arpenteur des rêves détient cette lubie en mon sens. On dit même que certaines personnes se rencontrent parfois en rêve mais pour certains, ils sont méconnaissables aux yeux de leurs connaissances de tous les jours.

La révélation se voulait sous-entendue, de par le fait qu’ils étaient dans un lieu fréquenté –et surtout qu’il parle presque naturellement par énigmes- et de ce fait, comme une invitation à parler plus librement, Aedon se leva, et suivit le chemin aménagé qui traversait le parc, menant à un sentier de randonnée, à l’abandon pendant la semaine.

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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon] Jeu 24 Mai 2012 - 23:40
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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon]
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