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Escapade onirique [PV Aedon]

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MessageSujet: Escapade onirique [PV Aedon] Mer 23 Mai 2012 - 14:36
Enfin… Enfin une journée sans cours ! Une journée de grève, une journée libératrice pour Kimmy qui allait finir par croire en Dieu… Elle s’était rendue à son bahut vers 10h pour s’apercevoir que ce dernier était fermé exceptionnellement et que seule la cafet’ accueillait les élèves. Mais si c’était pour encore se recevoir un plateau sur les pieds ou être la cible de cuillère lance-brocolis, mieux valait ne pas y penser... Kimmy avait donc tourné les talons, le cœur plus léger. Le Soleil était déjà haut dans le ciel bleu et la jeune fille savait que seuls son ordinateur et ses bouquins l’attendaient chez elle et qu’il valait mieux donc profiter d’un tantinet d’air pur. Ses pas la menèrent vers le parc de la ville, déjà assez bien peuplé à cette heure. Les joggeurs, les mamies-pigeons, les nouveaux pères qui poussaient les poussettes, les mères célibataires qui faisaient semblant de lire mais qui mataient les papas par-dessus leurs bouquins, les gamins qui se cassaient la figure dans l’herbe, les chiens qui emmêlaient leurs laisses et rendaient leurs maîtres rouges et bafouillant… Kimmy adorait regarder les gens.

C’était un spectacle passionnant qui ne l’ennuyait jamais. Pour mieux en profiter, elle vint poser ses fesses sur un banc libre, tournant le dos à une petite allée en gravier et placé face à une grande étendue d’herbe encadrée par les arbres. Elle posa son sac en cuir à côté d’elle et s’appuya confortablement en écartant les bras sur le dossier. Personne pour la déranger, pas d’élèves jaloux, pas de garçons moqueurs, pas de filles médisantes dans les vestiaires de sport… Juste une poignée d’enfants qui jouait au ballon un peu plus loin. Kimmy étouffa un long bâillement et se mis à cligner des yeux. Plus elle suivait les gens du regard, plus ses paupières se fermaient. A tel point qu'elle bascula bien vite dans Dreamland. Ça lui arrivait de temps en temps ; Kimmy rejoignait le monde onirique durant des micro-siestes… parfois même en cours ! En vérité elle n’aimait pas ça car ces escapades de quelques minutes lui faisaient tourner la tête et il lui était difficile ensuite de se reconnecter avec la réalité.

Peut-être était-ce pour ça que ses camarades de classe ne l’aimaient pas. Ils la considéraient comme une illuminée blindée au crack… Pourtant Kimmy n’avait jamais abordé le sujet de Dreamland dans sa vie quotidienne. Et les seules fois où elle croisait des gens de connaissance dans le monde des rêves, c’était quand elle s’endormait avec l’espoir de pouvoir cogner sur les filles qui s’étaient moquées d’elles dans la journée ! Mais ces dernières n’étaient que des rêveuses, pas des voyageuses comme elle. Kimmy n’avait que sa grande sœur et son grand frère comme alliés dans ses rêves et encore, elle ne les voyait pas souvent. La jeune fille s’était donc endormie, et le temps qu’elle passa dans Dreamland fut manifestement mouvementé… Car quand elle se réveilla en sursaut Kimmy se retrouva par terre, au pied du banc ! Sa chute l’avait sortie de son rêve pourtant elle secoua encore la tête en braillant :

« Barrez-vous, chats cauchemars de merde !! »

Kimmy ouvrit finalement les yeux et le Soleil l’aveugla tant qu’elle dû porter sa main en visière. Elle cligna plusieurs fois avant que sa vue ne s’adapte. Les gamins qui jouaient à quelques mètres avaient stoppé leurs activités pour se figer dans l’herbe et la regarder avec des regards effrayés… avant de se barrer en courant en oubliant leur ballon. Et merde... Kimmy se redressa douloureusement en se tenant la tête, puis vint s’asseoir au pied du banc duquel elle était tombée. Depuis combien de temps s’agitait-elle dans son sommeil ? Et est-ce que d’autres l’avaient vue mis à part les gamins ? La jeune fille se rassura en se disant que oui, qu’elle était effectivement toute seule dans le coin. Mais quand elle redressa doucement la tête son regard se posa sur une paire de pompes. Raté ! Quelqu’un était près d’elle et n'avait certainement rien loupé de la scène grotesque. Kimmy se maudit intérieurement et, sans relever les yeux, ne sut rien dire d’autre de plus con…

« Désolé, c’était… pas contre vous… »
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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon] Mer 23 Mai 2012 - 16:54
[hrp : attention, ce post contient des propos vulgaires dont je ne saurais être tenu responsable. Gente populace de bonne famille adepte de la sensiblerie, veuillez tourner les talons Razz]

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Il existe trois types de journées que les étudiants adorent, les week-ends, les vacances et les jours de grève. Le troisième étant le plus prisé puisque celui-ci intervient inopinément, les privent, pauvres jeunes qui ne pourront profiter d’une magnifique journée ensoleillée adossés contre une chaise en attendant, languissant que le divin tintement horaire ne les libère de l’étreinte éducationnelle. Et surtout que, ces petites cassures dans un rythme banal apportées de manière purement aléatoires n’avaient aucune incidence exclusive sur les autres jours de privation hebdomadaire.

Autant dire que le blocus, véritable frein à l’éducation de nous autres, pauvre ères ignorants, n’avaient que pour seule fonction la perte d’une acquisition privilégiée de la connaissance et des vertus d’un monde civilisé. Dans tous les cas, au moins soixante-quinze pourcents de ces manifestants n’avaient que pour objectif de s’esquiver des salles de cours, trop heureux d’éviter le tableau blanc ou vert selon la préférence du corps enseignant pour se promener en pleine jungle urbaine. Jungle, un terme qui, malgré un certain paradoxe entre sa principale opposition avec la nature et les agissements des riverains semblait avoir, quelque effet cocasse. A défaut de s’entre-bouffer jovialement, la faune locale évoluant dans sa mécanique se contentait d’agir comme tout bon citoyen empreint de respect et d’impartialité dont l’attitude était régie par les valeurs les plus honorables. Ainsi, on assistait déjà à une conquête de territoires entre deux automobilistes, spécimens appuyant la vision utopique et pourtant si réelle de la civilisation de notre siècle.


Dégage de là foutue blondasse, t’as pas vu mon clignotant ?

Cherche toujours gros con, gare-toi avec les 36 tonnes avant de démonter la chaussée !

C’est dans ce contexte tout-à-fait convenable qu’Aedon s’était lui-même esquivé des salles de cours pour s’accorder une petite escapade au parc municipal. Un petit coin d’avant-garde ou rien ne semblait pouvoir troubler la paix à l’exception des gamins hurlant, des voitures criantes, et d’un must have de tout lieu digne de ce nom, des outres à bière se soulageant à tous les coins ou abris feuillus. C’est simple, tous les bons coins du parc étaient privatisés grâce à un marquage territorial particulier dont nous tairons la nature. Après quelques tours, le voyageur éveillé constata qu’une même jeune fille restait inerte sur un bac tandis que des gamins jouaient avec un ballon. Seuls ses bras, solidement arrimés au dossier semblaient la retenir et éviter toute chute lorsque d’un sursaut, celle-ci hurla puis rencontra le sol.

Barrez-vous, chats cauchemars de merde !!

Cet éveil inattendu provoqua en lui un tressaillement, déjà par le geste mais surtout par ce qui venait sortir de sa bouche. De là, il n’y avait plus que peu de doutes quant à sa connaissance de Dreamland. Une fois qu’elle retrouva à peu près ses esprits, toujours éblouie par la lumière ambiante, les enfants s’étaient déjà sauvés, apeurés, celle-ci s’excusa. S’assit sur le banc prévu à cet effet.

Non mais apparemment, ces fameux chats cauchemars semblaient particulièrement agaçants !
affichant un rictus. Où gambadiez-vous donc pour rencontrer de telles choses ? marquant une pause. N’empêche, les rêves nous emmènent bien loin parfois, peut-être même nous y découvrons-nous davantage qu’ici-bas.



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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon] Jeu 24 Mai 2012 - 0:24
[ "PEGI 16" xP ]

Manifestement, les établissements scolaires en grève avaient fait se rameuter la majeure partie des élèves dans les bars des alentours, dans les fast-foods aussi et surtout dans le parc, chose somme toute normale. Kimmy, toujours le cul par terre, décida qu’il était nécessaire pour sauver sa dignité de se rasseoir correctement. Et aussi pour éviter de causer à une paire de chaussures. Rouge tomate, la jeune fille baissait toujours la tête et se remit distraitement une mèche de cheveux derrière l’oreille. Discrètement, elle leva les yeux histoire de voir à quoi ressemblait le propriétaire de la paire de pompes. Un garçon… manque de bol ! Kimmy était déjà mal à l’aise avec les filles, alors avec les mecs…

Autant dire mission plus qu’impossible pour communiquer avec eux dignement sans dérapage de langue et autre cafouillage indésirable. C’est pour ça d’ailleurs que Kimmy ne causait quasi jamais avec la gente masculine. Et forcément, quand elle se tapait des bonnes tranches de honte c’était toujours sous les yeux d’un garçon ! Toujours plus gênant qu’en n’importe quelle autre présence. Kimmy tenta de rassembler son courage. Elle aimerait tant être celle qu’elle était au sein de Dreamland ; Army, cette guerrière un peu -énormément- grande gueule qui n’avait peur de rien, surtout de personne, ou qui se jetait dans la mêlée sans se tordre les doigts avant ! En réalité Kimmy était tout son contraire.

Timide, mal dans sa peau, maladroite au possible et mal fringuée par-dessus le marché. Surtout ce matin ; avec son jean sans forme, son sweat gris à l’effigie de Rob Zombie et ses basket à moitié délacées… La jeune fille n’écouta les dires du jeune homme en face d’elle que d’une oreille, encore embarrassée de sa chute publique ridicule. Mais quelques mots filtrèrent plus clairement que d’autres… Gambader ? Rêves ? Découvrir !? Kimmy releva le nez un peu vivement et une petite lueur passa dans son regard. Impossible, le hasard serait trop gue-din... La jeune fille se surprit elle-même en esquissant un petit sourire à l’attention de son interlocuteur. C’était trop tentant, il fallait aller plus loin sur ce terrain-là.

« Difficile à dire… Toujours le même personnage, jamais les mêmes lieux. L’impression d’avoir un pouvoir particulier aussi… »

Kimmy s’adossa de nouveau au dossier du banc mais cette fois de manière moins relaxée. Elle croisa doucement les bras, toujours peu à l’aise pour pouvoir regarder le jeune homme dans les yeux. Elle visait de nouveau ses chaussures… vision toujours plus confortable pour une timorée comme elle. A voix plus basse elle continua en haussant les épaules.

« Bon après c’est comme ça que je rêve, c’est p’tet pas commun. Encore pardon si je t’ai… si je vous ai fait peur ! Pas mon genre de faire fuir les enfants en faisant ma possédée ! »

La jeune fille ne savait pas trop s’il valait mieux adopter le « vous » ou le « tu ». La faible différence d’âge avançait le tutoiement mais Kimmy n’avait pas assez d’aisance pour la tchatche. Elle croisa mentalement les doigts pour que le jeune homme brun en ait plus qu’elle ! Si seulement la jeune fille pouvait d’un claquement de doigt endosser le rôle qu’elle tenait si bien dans Dreamland… D’ailleurs la dernière phrase de son interlocuteur l’avait également touchée. Kimmy tourna la tête et émit un petit rire jaune.

« Bah parfois j’aimerais mieux rester là-bas, oui ! Pas vous… ? »

Cette fois elle aurait surement la réponse à sa question ! Connaisseur de Dreamland ou simple rêveur dont elle irait un jour farfouiller les rêves par pure curiosité ?!
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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon] Jeu 24 Mai 2012 - 18:09
[hrp] : En espérant que cela te plaise ^^[/hrp]

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La jeune fille en présence s’étant rassise, Aedon perçut sans mal le malaise qui l’habitait, un sentiment qui n’était très certainement pas étranger à la scène ayant eu lieu l’instant auparavant. Qui plus est, sa tête dorénavant comparable à un bon poivron rouge suivait son regard qui tentait autant se faire que peu de trouver un point à fixer, et cesser cette tergiversation inconfortable. Elle chercha un instant un quelconque moyen de faire tomber la pression mais rien ne sembla satisfaire ses nerfs mis à rude épreuve malgré la banalité de la situation, si bien qu’elle ne sembla qu’à peine l’écouter tandis qu’il s’adressa à elle.

Revenus sur leur première décisions, les gosses qui, sous l’action du réveil quelque peu spontané de la dormeuse du parc refirent leur apparition pour récupérer leur ballon qui, manque de chance, avait roulé jusqu’au banc où se tenaient les deux protagonistes. Une image ô combien comparative vint se fixer à l’esprit divaguant d’Aedon qui, par la vision de ce groupe de jeunots apeurés, retranscrivit la scène de manière à ce que les occupants du banc soient les petits vieux quinquagénaires distribuant des miettes de pain soigneusement conservées dans un petit tupperware à des oiseaux, avançant pas à pas vers l’objet de leur convoitise.

Il les épargna de demeurer zoziaux plus longtemps et leur renvoya la balle qui, aussitôt au contact de leurs pieds, pris vie et les guidant à travers le parc, évitant pour un temps seulement les cadeaux laissés aux visiteurs sur la pelouse fort bien alimentée. Après un moment, un sourire léger mais porteur d’un désir presque carnassier vint porter un brin d’assurance à la jeune fille qui aligna quelques mots.

Difficile à dire… Toujours le même personnage, jamais les mêmes lieux. L’impression d’avoir un pouvoir particulier aussi…

Son regard resta cependant collé aux basques du voyageur qui, l’espace d’un instant se demanda s’il n’avait pas marché par inadvertance sur l’un des cadeaux susmentionnés, priant si c’était le cas sous la semelle gauche parce que ça porte bonheur. Non pas qu’il était superstitieux, mais après tout, il ne refuserait pas un bien même aussi irréaliste soit-il. Ainsi, tout en écoutant la demoiselle, il leva légèrement ses semelles, l’une après l’autre, constatant avec satisfaction l’absence de tout incident ; et puis, les ayant cirées la veille, il ne voyait vraiment pas ce qu’elles pouvaient avoir de si intéressant. Revenant à lui-même et à la conversation, il esquissa la volonté de répondre mais son interlocutrice, prise dans une lancée frénétique, enchaîna son argumentaire. Peut-être était-ce le signe annonciateur de l’apocalypse par l’empressement de chacun à vider son sac avant que la fin n’intervienne, vision fataliste et irrévocable qui plongerait le monde dans un néant sans saveur ni existence ?

C’est que le manieur, par sa nature contemplative, excellait dans ce genre d’émergences instantanées et ne manquait pas de pimenter la moindre scène livide d’une virulence pour le moins exquise.


Bon après c’est comme ça que je rêve, c’est p’tet pas commun. Encore pardon si je t’ai… si je vous ai fait peur ! Pas mon genre de faire fuir les enfants en faisant ma possédée !

La fin des préliminaires, le tutoiement s’installe, l’inévitable fatalité serait-elle aussi proche qu’annoncée implicitement par cette étudiante ou tout simplement le délire d’un esprit fertile. Pour Aedon, le vouvoiement n’était qu’une voie d’approche destinée à ne pas mettre l’interlocuteur d’un instant sujet à la gêne et à l’outrage. De ce qu’il retint par ses paroles, il fut évident que son excédent de politesse avait chamboulé l’esprit de la dormeuse, entraînant un mal-être évident. Soit, les conventions imputées à l’âge devaient finalement être respectées et alors même qu’il sentit enfin l’occasion venir, ce croisement de bras, la fermeture d’une tirade indiquant de façon formelle qu’enfin, il trouverait l’occasion de l’ouvrir ; et bien pas tout à fait…

Bah parfois j’aimerais mieux rester là-bas, oui ! Pas vous… ?

Un rictus si ce n’était un gloussement précéda cette dernière tirade, induisant sans nul autre doute qu’elle tenta de lui faire cracher le morceau. « Es-tu voyageur ? », voilà ce qui l’attendait au tournant. Il réfléchit un instant, il savait qu’après tout, il était inutile de s’en prendre à un voyageur éveillé, n’ayant aucun impact sur Dreamland mis à part bien entendu l’option du meurtre pour éloigner un concurrent mais après tout, le lien unissant chacun de ces privilégiés, résidait dans le fait de s’en débarrasser là-bas, de sorte d’asseoir sa renommée. D’un commun accord avec son moi intérieur, il répondit, enfin.

"Pouvoir" serait un bien grand mot mais les rêves lucides peuvent être contrôlés par l’individu qui les vit. Cette conscience permet de les modeler et d’en décider la tournure mais là, il est vrai que l’on ne touche qu’une infime part de ce que le rêve a à nous offrir. Dans ton cas –puisqu’il semble que nous serons ainsi plus à l’aise-, le rêve est une aventure par laquelle tu te laisses porter, agissant au gré du vent.

Il marqua une pause, soulignant de ce fait l’importance de la séparation.

Rester au pays des songes peut sembler merveilleux, mais cela induit alors que l’on est dans l’incapacité de nous réveiller, et quelque part, c’est effrayant. Mais tout arpenteur des rêves détient cette lubie en mon sens. On dit même que certaines personnes se rencontrent parfois en rêve mais pour certains, ils sont méconnaissables aux yeux de leurs connaissances de tous les jours.

La révélation se voulait sous-entendue, de par le fait qu’ils étaient dans un lieu fréquenté –et surtout qu’il parle presque naturellement par énigmes- et de ce fait, comme une invitation à parler plus librement, Aedon se leva, et suivit le chemin aménagé qui traversait le parc, menant à un sentier de randonnée, à l’abandon pendant la semaine.

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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon] Jeu 24 Mai 2012 - 23:40
Kimmy ne sut comment réagir à la diction de son interlocuteur, aussi mystèrieuse que bourrée de sous-entendus. Mais elle n’était pas née de la dernière pluie ; ne jurant que par les lectures et la philosophie plutôt que le shopping et les dernières sorties de tabloïdes, Kimmy savait aussi jongler avec les mots. La jeune fille avait complètement relevé son menton et parvint –enfin !- à camper son regard brillant dans celui du garçon brun. Elle avait évidemment tourné la tête vers lui puisqu’il avait également posé son derrière sur le banc. Instinctivement, Kimmy s’était d’ailleurs déplacée d’un léger cran… Avant d’avoir pu remarquer que ce petit geste pouvait paraître hostile aux yeux de son interlocuteur.

Après tout, quand une personne se pousse et s’éloigne de vous c’est que soit vous sentez le cadavre, soit vous êtes laid comme un cadavre… soit les deux en même temps, logique mais dégueulasse. Loin de Kimmy cette idée ! Le jeune garçon ne sentait ni ne ressemblait à un macchabée, bien au contraire. Mais quand elle s’en rendit compte le mal était déjà fait… du coup, les deux jeunes gens étaient grossièrement séparés l’un de l’autre d’un bon petit mètre sur le banc vert bouteille ! La jeune fille espérait qu’il ne s’en rende pas compte ! Mais le fait même qu’il ait rompu le silence à son tour la rassura un peu. Kimmy l’écoutait avec attention, après que le jeune garçon eut relancé aux gamins leur ballon abandonné. Ces derniers avaient jeté à la jeune fille un dernier regard appuyé par la crainte qu’elle ne se remette à gesticuler et à brailler. Kimmy leur lança à son tour un regard noir, en coin… histoire qu’ils ne viennent plus vérifier si le diable habitait effectivement son corps et surtout qu’ils ferment leurs foutus clapets.

Et alors que la jeune fille s’apprêtait à répondre à son interlocuteur, celui-ci s’était déjà relevé du banc pour tourner les talons. Drôle de sensation pour Kimmy. Celle de devoir… choisir. Choisir entre la sociabilité ou le confort de la solitude qu’elle avait toujours connue. Choisir entre faire l’effort contraignant de communiquer ou de rester cloitrée entre ses quatre murs de musique. Choisir entre… Bon il avait déjà fait quelques pas alors autant choisir vite ! Kimmy ne réfléchit plus ; elle attrapa sa sacoche et fit un petit bond pour suivre le garçon. Intimidée, ne sachant en plus où il se dirigeait, Kimmy choisit de rester légèrement en retrait, préférant pouvoir garder un œil sur lui tandis qu’il regardait devant lui. Tout en marchotant la jeune fille leva son nez vers le ciel, les deux mains tenant sa sacoche en bandoulière. Pas question de se laisser impressionner par un garçon à la tournure si poétique… après tout, elle était une littéraire elle aussi !

« J’essaye au maximum de ne pas me laisser porter par le hasard onirique, mais de diriger les choses plutôt qu’elles ne me dirigent, elles. Et j’essaye aussi de tirer un enseignement de ce que je suis ‘de l’autre côté’ pour pouvoir avancer dans la vie réelle, bien que ce soit… loin d’être facile au final. »

* Y’a qu’à me regarder galérer pour juste lâcher trois mots à un garçon que je ne connais pas ! *

Le jeune homme s’était dirigé vers un endroit plus désert, ce qui fit bondir le pauvre cœur de Kimmy qui s’arrêta quelques secondes en le laissant avancer seul. ‘Ne surtout pas suivre des inconnuuus dans des endroits pas fréquentéééés’ ! Le petit ange sur l’épaule gauche de Kimmy lui dicta de faire demi-tour, que de toutes façons elle avait du boulot et surement mieux à faire que causer rêvasserie avec un garçon qu’elle ne connaissait ni de Rob ni de Zombie. Mais le petit diable à sa droite vint poutrer le mini-Gabriel pour appuyer l’argument que le sujet Dreamland était potentiellement abordable ici, loin de la populace endimanchée... et que ça valait le coup de prendre le ‘risque’, quoique le risque soit moindre. Kimmy inspira donc avant de s’avancer de nouveau vers lui. Le sentier semblait un peu cabossé mais bordé de quelques gros chênes touffus, projetant sur l’herbe battue plusieurs zones ombragées. C’est là que Kimmy vint s’asseoir ; appuyant son dos contre l’écorce d’un arbre centenaire et repliant ses genoux contre elle. Elle jeta un coup d’œil au jeune garçon et brûla de lui poser tout un tas de questions… Mais elle opta pour la méfiance. Pour le moment !

« ‘On dit’, oui, mais moi je n’aime pas vraiment les ‘on dit’. Qu’est-ce que tu penses, toi ? Tu crois vraiment qu’il existerait un bout d’terre irréel sur lequel on pourrait être amené à se… battre ? »

Une pensée fila soudain dans l’esprit de Kimmy… Si son interlocuteur était un voyageur, c’était une chose. Mais s’il en était un de catégorie S, c’en était une autre bien différente ! Elle déglutit avec difficulté et dû perdre quelques couleurs. Sa curiosité trop poussée pourrait lui être dangereuse en fin de compte. Manquerait plus qu’il s’agisse d’un dragon, la bonne blague ! Un rouge-gorge dodu vint se poser à quelques mètres d’elle et, tout en le regardant tirer par force de son petit bec sur de pauvres vers innocents, Kimmy ajouta en sentant encore une fois ses joues s’enflammer ;

« Enfin je dis ça, je… je dis ‘battre’ pour exemple hein ! Après tout, tu es p’tet un rêveur tout ce qu’il y a de plus pacifique ! »

* …Abrutie, va ! *
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MessageSujet: Re: Escapade onirique [PV Aedon] Aujourd'hui à 13:33
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Escapade onirique [PV Aedon]

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