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Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari )

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Hikari Nikaido
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MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Lun 2 Juil 2012 - 20:08
Un souffle, ma respiration qui se saccade. La sienne reste lente et tranquille, je l’entends. Aucun signe de nervosité ou d’appréhension dans l’air qu’il respire, aucun. Ma respiration se saccade, deviens presque bruyante, mon cœur viens battre dans mes tempes, une perle de sueur descend lentement de mon front pour finir sur ma lèvre inférieur, je l’attrape du bout de la langue, un sourire vient éclairer mon visage, un sourire carnassier. But ? Tuer. Pourquoi ? Ennemis = Danger. La transformation qui s’effectuait au niveau de mes mains fut plutôt douloureuse, provoquant une brulure dans les os de celle-ci. Mes doigts s’allongèrent, mes ongles disparurent, provoquant une main avec des doigts incroyablement longs, pour finir, des griffes transpercèrent la peau elles se trouvaient être en acier, la douleur fut fulgurante et le picotement pris son temps, elle s’éternisa un long moment au creux de mes bras bourrés de courbatures. Hikari détestais ces moments, la transformation était impardonnable et plutôt indomptable. Une transformation animal était délicate, les os devaient bouger, les ongles ou griffes étaient obligés de percer la peau dans le prolongement de l’os. Sans compter que pour l’instant elle ne pouvait transformer que ses bras et ses jambes, la transformation complète devait être assez impressionnante et la douleur capable de faire crier à la mort Chuck Norris. Ce qui la fit sourire, la suite se passa très rapidement. Le souffle disparut soudainement laissant place à un sanglot, je me retourne, quelqu’un est au bout de la rue et me fait un signe de la main, devant moi, rien. Les sanglots persistent pourtant. Hikari tourne la tête à gauche, à droite, plus rien. Elle rétracte ses griffes progressivement limitant la douleur. Ne comprenant plus ce qui était en train de se passer, tout d’abords, la personne qui lui avait fait signe lui était inconnue.
C’était un jeune homme blond, a ce qu’elle avait remarqué, une rose rouge ornait l’une de ses poches de chemise, elle avait beau chercher, personne ne lui revint en mémoire.. Qui était donc cet étrange jeune homme ! Perdu dans ses pensées, Hikari ne sentit pas tout de suite la chose qui tirait sur son t-shirt. Surprise elle bondit en arrière, les vieilles habitudes de loup surement, elle eut juste le temps d’apercevoir le petit être partir en avant, il allait tomber, un petit enfant. Très rapidement elle rébondit en avant, attrapa l’enfant par le buste et le redressa en quelques secondes.
Ne comprenant pas ce qui lui arrivait, il se mit à pleurer de plus belle de petit sillon se formait sur ses joues sales. En y regardant de plus près l’enfant n’avait pas l’air très propre, il avait les yeux rouge, ses cheveux blond vénitien en pagaille et collé sur ses tempes. Je m’accroupissait devant lui et attendais qu’il se calme, en m’excusant de l’avoir bousculé, je ne l’avais même pas vu, il était devant moi et je ne l’avais pas vu.

« -La, la, calme toi, petit… Que t’arrives-t-il ? Pourquoi t’es tout seul ? »

Déclarais-je en lui essuyant le bord des yeux avec le bas de mon t’shirt. Quelque peu rassuré, il paraissait épuisé, sont teint était blanc, des cernes marquaient ses petits yeux, le portrait était très attristant. Bien sûr il ne mourrait pas de faim, impossible de mourir de faim ici de toute manière. Même un anorexique serait obligé de manger ! C’est pour dire… Après avoir reniflé quelques fois le petit garçon se mit à parler

«-C’est …. C’est un monsieur qui m’a pris avec lui…. Et... et... On était pleins... Pleins !! »

Ses yeux s’agrandissaient exprimant sa peur. Je posais ma main sur sa tête et l’attirais vers moi dans un geste de protection, blottit contre ma poitrine et installé sur l’une de mes cuisses, le petit être avait fermé les yeux, les reniflements s’arrêtèrent petit à petit et lorsqu’il rouvrit les yeux pour me regarder avec plus d’attention je reprenais.

« -Comment tu t’appels ?

-Je m’appelle Eliot. Eliot Even, j’habite 19 rue des fondants. Et J’ai 5 ans et demie »

Ca voix était faible, mais sa phrase était pleine d’assurance.

« -D’accords, moi Je suis Hikari, tu veux bien qu’on soit ami et qu’on puisse parler ? »

Un signe de tête approuva.

« -Alors, comment es-tu arrivé là ?

-Un monsieur m’a emmené, c’est un monsieur qui m’a pris au marché. Et j’étais dans une salle où il faisait tout noir avec pleins d’autres ! Pleins d’autres copain et y a trois gens qui venaient nous donner à manger et jouer avec nous, mais des fois ils étaient méchant et ils nous punissaient.

-Ah oui ? Et comment ils vous punissaient ?

-Ils ont transformé mon doudou en monstre et tous les doudous ils nous mordaient regarde ! »

Il souleva délicatement le bas de son pantalon droit laissant apparaitre un mollet sanguinolent entrain de cicatriser, en esquissant une grimace et une petite larme couler le long de sa joue.

« -Eliot, ça te fais mal ?

-Oui un peu, mais si on pleurait bah y a une fille qui devenait plus forte alors, il ne fallait pas qu’on pleure tu vois ?! »

Parler autant l’épuisait, il bailla une fois, puis deux.

« -Eliot, est ce que tu te souviens du chemin ?

-Non, je faisais dodo… et d’un coup j’étais devant toi et tu m’as fait peur…. »

A nouveau un bâillement. Je posais mes lèvres sur son front et lui chuchotait de s’endormir. Je le portais ensuite dans mes bras jusqu’à la portière du taxi, l’ouvrais du bout du doigt la poussais de mon pied et l’allongeais sur la banquette arrière non sans me contorsionner avant de ressortir ca petite main agrippa une mèche de mes cheveux

« -Hikari, je veux voir papa et maman…. Tu es gentille mais je veux maman.. »

Il attira mes cheveux à son nez et dans un dernier souffle avant de s’endormir me déclara avec un petit sourire.

« -Tu sens comme ma maman. »

Les yeux écarquillés et le cœur gros, je m’écartais de l’enfant, fermais doucement la porte du taxi et m’appuyais contre celui-ci. Un arbre pomme d’amour se trouvait à ma droite, cette fois ci mes griffes sortirent d’un coup et ma force se décupla. Je fichais mon poing dans l’arbre qui s’ébranla avant de tomber lentement le long du trottoir en craquant et en bruissant. Une pomme roula dans ma direction, je plantais ma griffe dedans et la croquais à pleine dent. Un filet de jus dégoulina le long de ma lèvre inférieur, j’allais les étripés.
Je prenais soin de verrouiller le taxi et décidais de prendre la direction dans laquelle le monstre c’était enfuit. J’entamais une petite course, ma vitesse s’amplifias au fur et à mesure mes muscles devenaient plus élastique et mes foulés plus espacées. Je dépassais le tournant, une atmosphère chargée de fer vint me picoter le nez. Quelque mètre devant moi, le premier combat de la nuit avait l’air d’avoir commencé Kimmy, contre une jeune fille, et des poupées ainsi que des doudous a priori. Je ne voulais aucunement risquer de la déconcentré en criant son prénom. Elle n’avait pas besoin de ça. Je croquais dans une perle, en continuant d’avancé

« Kiiimmmyy, ça va ? Tu saignes ! Tu vas t’en sortir ? »

Je me positionnais le plus à droite possible, dans le but de rentrer ne serais ce qu’un peu dans son champs de vision attendant une réponse pour repartir de plus belle vers l’homme aux cheveux blond.
Je croquais dans une nouvelle perle:

« Khildar, Kimmy a commencé un combat, je pense que tu vas te retrouver face à une fille qui se nourrit de la souffrance j’espère que ça te convient ! Le mien a l’air de se diriger vers les quartiers sombre. Bon courage ! »

Je gardais les yeux fixés sur Kimmy, elle pouvait donc métamorphoser son avant-bras en arme. Incroyable deux morpheuses sur une mission, plutôt impressionnant, j’attendais la réponse de Kimmy c'était son combat elle devait décider, sans perdre la trace des pétales de mon adversaire.
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Khildar Blacksilver
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MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Mer 5 Sep 2012 - 23:32
Sweety Witch

Les pas pressés claquaient sur le sol dallé de chocolat. Le rythme se répétait dans les couloirs aux couleurs pastels et indiquait la position de l'être qui traversait la Mairie avec empressement. Une fois plusieurs salles empruntées et de multiples couloirs parcourut avec une célérité marquée par l'inquiétude, le majordome parvint enfin à mettre la main sur le maire Harry Beau.
Le responsable de Sweetheria se trouvait en une position confortable et en une compagnie agréable. Compagnie qui se révéla dénuée de la plupart de ses vêtements et qui sursauta à la brusque ouverture des double porte en pain d'épice. Alors que le maire allait rabrouer l'importun, il se rendit compte qu'il s'agissait de son fidèle larbin … heu … majordome. Il l'aurait bien renvoyer sur le champ en lui arguant qu'il traitait une affaire de la plus haute importance mais en constatant l'air paniqué de son adjoint, il grogna dans sa fine moustache aux senteurs de réglisse et se débarrassa de la créature aux airs de sucre d'orge pour retrouver son sérieux planqué dans une des poches de sa veste. Foudroyant son homme à tout faire, il s'enquit de la raison d'un tel dérangement 
:

"Je pourrais savoir ce qui vous prend d'ouvrir les portes comme ça ? Vous ne savez pas frapper ?"

"Veuillez ne pas m'en tenir rigueur, je vous prie, Monsieur le Maire, c'est que la situation est grave …"

"Que se passe t il ? Le fleuve chocolat s'est tari ? Parlez !"

"Ce que je craignais s'est réalisé. Il n'a pas pu s'en empêcher. Je l'avais bien mis en garde mais ce genre d'individu ne peut …"

"De qui parlez vous ? Je ne comprend rien !" S'impatienta Harry Beau

"Excusez moi Monsieur le Maire. C'est Khildar Oscar All … enfin, le Lord BlackSilver."

"Ah oui, celui qui se croit plus beau que moi."

"Il a mis le feu à Sweetheria."

La nouvelle tomba dans une soupe d'incompréhension. Le Maire ne pouvait y croire et il sentait bien que la situation n'était pas aussi catastrophique que voulait lui faire croire son abruti de majordome. Il l'incita à éclaircir ses propos et les explications se firent plus limpides :

"Une colonne de fumée est visible au sein d'un des quartiers mal famés de Sweetheria. Ça ne peut être que lui. Il s'y est rendu pour mener l'enquête et n'a pas pu se retenir. C'est abominable."

"Je ne pense pas." Lâcha avec dédain la créature des Rêves rondouillarde. A la mine abasourdie de son incapable de domestique, il expliqua : "C'est une occasion en or chocolaté qui se présente à nous. Enfin la racaille qui ternit l'adorable image du Royaume va fondre comme sorbet au soleil."

"Mais … mais … mais … Et les habitants ? L'incendie va se propager !" Protesta le majordome à la tenue impeccable.

"Que la brigade de lutte contre le feu se positionne aux bordures des bas-quartiers. Si les flammes tentent de passer le périmètre, qu'elles soient combattues. Mais pas d'intervention à l'intérieur de ces quartiers, c'est compris ?"

"Mais … mais …"

"Et faîtes en sorte que la brigade soit protégé. Appelez d'autres voyageurs ou des forces de l'ordre, je m'en fous. Il ne faut pas que la racaille tente de s'enfuir. Et si elle le tente, qu'elle soit abattue."

"Mais …"

"Quand vous aurez finit de faire la chèvre, mettez vous au boulot ! Ordonna Harry Beau en pointant la porte."

Le pauvre majordome s'inclina et se dirigea vers la porte en reculant, laissant un flot d'excuses se briser contre le veston trop lustré du Maire de Sweetheria. Lorsque la créature servile sortit de la salle, le Maire s'octroya quelques secondes de satisfaction en souriant tout seul et filant sa fine moustache de ses doigts gras. Puis il fit appeler celle avec qui il avait commencé afin de continuer à traiter cette affaire de haute importance
.

*.*

Les flammes pourléchaient les murs du bâtiment avec fièvre. La structure devenait instable à cause du feu qui grignotait les soutiens. Un pan s'effondra avec fracas, projetant des particules sucrées et brûlantes. Le toit s'était affaissé et il n'en restait plus grand chose sinon une flaque de caramel. Quelques explosions retentirent, témoignant de la destruction d'un réseau électrique. Les tuyaux en réglisse servant à alimenter toutes les pièces pendaient misérablement, grésillant et fondant sous l'intense chaleur.
Des cris s'échappaient du bâtiment en flammes. Des cris de souffrance. Les malheureux qui demeuraient coincés dans cet enfer suppliaient qu'on leur vienne en aide. Bien que les voisins se soient amassés autour du brasier pour s'informer de la raison de cette agitation, aucun ne se jetait dans l'incendie qui faisait rage. La figure impressionnante des flammes qui s'élevaient de part en part les tétanisait. Certains se disaient que la brigade de pompiers ne tarderait pas, mais aucun ne savait si quelqu'un avait eu la conscience de les appeler. Par conséquent, chacun attendait. Et regardait mourir sous leurs yeux fascinés des fraises tagada, des oursons en gélatine et autres mets sucrés.
L'inquiétude commença à envahir les spectateurs lorsque les flammes, à peine rassasiées de leur repas, s'enquirent d'autres plats. Alors la panique s'installa et prit ses aises dans un quartier où ton voisin n'est peut-être pas ton meilleur ami. Profitant du mouvement désordonné des habitants de mauvaises fréquentations, l'incendie gagna les immeubles à proximité de son origine et s'étendit peu à peu puisque personne n'avait l'initiative d'aller couper sa faim. Pour le moment, ce n'était que trois immeubles qui étaient concernés et une infime partie du quartier. Mais ce n'était que le début. Du moins, c'était le souhait d'Oscar.

L'instigateur de cette incendie souriait tendrement en pensant aux merveilleux dégâts qu'il venait de créer. Une main sur son haut de forme rouge, son papillon volant à ses côtés, l'invocateur démoniaque se dirigeait à pas comptés vers l'immeuble appartenant à la Sorcière, plus haute autorité de ces bas fonds. Ses yeux étincelaient et les muscles de ses mains se raidissaient par moment pour se détendre aussitôt. Les traits de son visage teint de blanc demeuraient figés mais l'agitation de ses pupilles démontraient la folie qui s'agitait derrière.
Il avait été si plaisant pour le voyageur de mettre le feu à ce bâtiment de débauches. Il s'était retenu de détruire une bâtisse, se contentant de faire éclater des bagarres dans quelques bars. Cependant, la tentation avait été trop grande et ses démons l'avait poussé à agir. Enfin, c'est ce qu'un avocat aurait plaidé pour tenter d'amoindrir sa peine. Alors que la vérité tenait dans le fait qu'Oscar était autant responsable que ses démons, voire plus. Il avait sombré, en était conscient et connaissant cet état d'esprit, se démenait désormais pour le conserver le plus longtemps possible. Il se sentait si vivant, si libéré. Et son plan se mettait doucement en place. L'invocateur au cheveux teints en blanc avait disposé de ses pièces sur l'échiquier de Sweetheria et se rendait chez la reine pour provoquer le déplacement des pions ; les ravisseurs.
Car même si il sombrait dans la folie, le voyageur aux méthodes brûlantes gardait à l'esprit ce pour quoi on avait fait appel à lui. Il y avait des enfants qui n'attendait que leur libération
.

"On s'en fout des chiards. Putain, mais quel flambé ! J'adore." Jubilait Saënoris.

"Ces tagadaputes n'ont eu que ce qu'elles méritaient. Quant à la grosse meringue, tu aurais du me la laisser, j'en aurais éparpillé les miettes." Luëst n'avait pas apprécié les manières des créatures et bouillait d'un brin de jalousie.

"Et tu compte faire de même avec le repère de la sorcière ? Une bonne petite flambée ?" Ironisait Khildar. "Tu sais que ce n'est pas assez. Tu vas en vouloir plus."

"Yeah, on va tout faire cramer ça va être génial !"

"Tu me laissera m'occuper des enfants ? "

"Il faudra que tu apaise ta soif …"

"Faut buter !"

"Ils ont eu l'air si mignons sur les photos."

Les vagues de paroles brisaient les falaises de bienséances de l'aristocrate. Chaque nouvel assaut faisait choir les remparts qui séparait les plaines de la correcte tenue et les mers déchaînées du sadisme sanglant. L'invocateur tenait pourtant bon. Afin de savourer pleinement ses actions, il se devait d'être lucide. Il renvoya donc les invitations et poursuivit sa marche.

Un incendie de cette envergure, ça se répand lentement physiquement, mais la nouvelle traverse les rues comme une traînée de poudre. C'est pourquoi une patrouille se dirigeait sur les lieux dans le but de rendre compte à la Sorcière. Cette patrouille se composait de quatre gars. Des gars pas marrants. De vrais malabars. Enfin, ça, c'est pour la blague. Sinon, ce ne sont pas de véritables malabars. Il y a un carambar (goût caramel si ça vous intéresse), un chausson aux pommes, un ours en guimauve enrobé de chocolat et un crocodile en gélatine, vêtu d'une veste et d'un pantalon noire, avec en supplément des lunettes noires. Ce groupe hétéroclite ne possédait pas d'armes. Leurs poings parlaient pour eux et leur mine de gredins dissuadaient les moins courageux. Ils marchaient en renâclant, la tâche confiée ne faisait pas l'unanimité.
C'est alors qu'un voyageur, l'aura qu'il dégageait en témoignait, vint à leur rencontre. Ou plutôt, marchait dans la direction opposée sans se soucier d'eux, trop occuper à marmonner dans sa barbiche rouge. Il aurait pu être un passant lambda nonobstant son accoutrement excentrique composé de vêtements blancs et rouge. Ils auraient pu le laisser passer, le considérant comme un de ces nombreux voyageurs dérangés. Seulement, il correspondait à la description effectuée par plusieurs membres de l'organisation du crime qui avait rapporté les nombreuses bagarres ayant éclaté dans des bars. Leur cerveaux s'activèrent et une rapide conclusion en ressortit. Ils devaient arrêter ce gars sur le champ et le ramener à la Sorcière, en vie si possible.
Les jointures craquèrent (oui, les jointures craquent même pour les carambars, les chaussons aux pommes, les ours en guimauve et les crocodiles en gélatine), les regards se durcirent et la formation en mur indestructible occupa la moitié de la rue. Il n'y avait personne d'autres.

La hauteur des immeubles projetant une ombre menaçante alliée au manque d'éclairage rendait la rue sombre. Les rares fenêtres qui donnaient dessus étaient condamnées ou simplement fermées. Il y avait bien quelques portes en nougat qui séparait les habitants des passants mais au vu de leur état, elles n'étaient pas souvent utilisées. La saleté composée de sucres et autres ingrédients de pâtisseries jonchait le sol en guimauve défoncé par endroit et du caramel coulait à certaines jonctions de tuyauteries en réglisse. Une rue mal famée de plus dans ce quartier à la réputation douteuse.

Dans un premier temps, Oscar ne s'aperçut pas qu'un barrage s'était dressé face à lui. Ses yeux étaient ouverts mais les informations ne parvenaient à son cerveau dérangé par les paroles de ses démons. Ce fut Laënoris qui intervint pour signaler la présence d'obstacle droit devant. Le voyageur sortit de son état distrait et observa ce qui se présentait à lui. Quatre créatures appartenant à ce royaume dégoulinant de sucre. Il stoppa sa marche immédiatement et leur sourit en ôtant son haut de forme. Ils eurent un mouvement de méfiance et ne lâchèrent pas du regard le responsable de la panique qui agitait le quartier. Le voyageur au teint crème s'inclina lentement, accompagnant le mouvement de son couvre chef ainsi que d'un sourire si parfait qu'il en devenait faux et moqueur. Une parole fut lancée d'un ton léger 
:

"Que me vaut cette délicieuse rencontre ?"

Tandis que leur cible repositionnait son chapeau ridicule sur sa tête, les quatre hommes de mains lancèrent un regard noir et l'un d'eux répondit fermement :

"Tu nous suis sans discuter. Sinon, tu …"

Il n'eut le temps d'achever. Un poing ganté venait de faire une connaissance plutôt brutale avec la gorge du carambar qui s'étouffa tout en s'étalant par terre. Le mouvement avait été suffisamment rapide pour surprendre la troupe. La détente avait été prompte et efficace. Il avait suffit que l'aristocrate observe ses interlocuteurs pour comprendre leurs intentions et réagir en conséquence.
La contre réaction ne se fit pas attendre non plus. L'ours en guimauve frappa du poing dans les côtes de l'invocateur qui suivit le mouvement de son corps, en direction du chausson aux pommes. Chausson aux pommes qui réceptionna l'individu d'un poing au visage, l'obligeant à goûter au sol en guimauve. Le crocodile s'approcha et cira ses chaussures d'une étrange manière : en les projetant contre le voyageur qui cria sa douleur.
Toutefois, le bonbon en forme de crocodile et aux vêtements sombres ne put dégager son pied. En effet, des mains le tenait fermement et l'empêchait de se mouvoir. Alors qu'il esquissait une attaque de son autre pied, une morsure à sa jambe suspendit son geste et lui tira à son tour un cri de douleur
.

"Chacun son tour …" souffla Khildar, souriant d'un air mauvais.

La morsure fut suivit d'une torsion au niveau du genou, ce qui fit fléchit le crocodile, amenant sa mâchoire à portée des poings du voyageur aux mains gantées de blanc. Ces même mains qui percutèrent ladite mâchoire, faisant basculer la tête en arrière. L'invocateur se releva mais ne put se redresser totalement, l'ours en guimauve désirant enfoncer ses poings chocolatés dans la figure crème du voyageur. L'attaquant fut surpris de ne rencontrer que de l'air et encore plus étonné de basculer la tête la première, emporté par son élan et soulevé par un Oscar agile. L'ours passa donc sur le dos de l'aristocrate et termina son attaque sur son dos, la guimauve amortissant le choc. Pourtant, il n'eut pas l'occasion de réfléchir à la suite à cause du coup de pied contre son crâne.
Après avoir effectué un demi tour, le voyageur aux habits évoquant la chantilly se trouva confronté à un chausson aux pommes agressif. Quelques coups de poings furent échangés en toute amabilité, des coups de pieds fusèrent cordialement puis le crocodile en gélatine décréta que le coup à la mâchoire avait suffisamment duré et s'invita dans la partie. Il eut la surprise de se faire exclure par un coup de genou dans les côtes suivit d'un coup de talon dans le plexus et il termina son mouvement à reculons pour finir affalé contre une poubelle qui traînait par là.
Le chausson aux pommes continua ses attaques magnifiquement bien placés pour un aussi large gabarit. Oscar esquivait avec agilité, se baissant à loisir et réagissant rapidement. Un coup de poing s'élançait contre son visage, un mouvement de recul. Une jambe détectée vers la droite, un pas sur le côté opposé. Finalement, un poing qui le cueillait sur la gauche, vite, se baisser et enfoncer les positions de son adversaire pour lui rentrer dans le lard … ou plutôt les pommes. Difficile à cerner par des bras aussi menus que ceux d'Oscar, le chausson aux pommes se dégagea aisément et repris sa série d'attaques, obligeant l'aristocrate à esquiver de tous les côtés. La recherche d'une faille se révélaient ardue, il fallait par conséquent agir autrement.
C'est pourquoi le voyageur démoniaque tourna les talons et s'empressa de s'éloigner de son assaillant et retrouva une autre victime qui émergeait de son inconscience. Désirant limiter le nombre d'ennemi à combattre, l'homme aux démons vindicatifs sauta à pied joint sur le torse de l'ours en guimauve, craquant de ce fait la couche de chocolat et lui faisant exploser ses … organes internes. Le beuglement qui suivit ne manqua pas de provoquer l'hilarité de Saënoris.
Les conséquences sur les chaussures en réglisse étaient beaucoup moins plaisantes. Alors que le chausson aux pommes s'approchaient avec la ferme intention de soumettre ce voyageur voltigeur, un pied percuta son poitrail. Par réflexe, il bloqua le pied entre ses mains et le maintint avec fermeté. Ce qu'il n'avait pas pensé, c'est que la jambe bloqué devienne un axe de rotation et que lui-même serve d'appui pour un coup de pied retourné. Le corps du voyageur effectua un splendide tour sur lui-même, le pied libre frappa à la tête du chausson aux pommes et la pâtisserie tomba … dans les pommes. (oui, cette blague est nulle) Afin de s'assurer que le membre de la patrouille demeure inoffensif, Oscar lui éclata la gorge d'un coup de talon. Quitte à salir ses chaussures, autant y aller jusqu'aux bouts.
Il ne restait plus qu'un crocodile à la mâchoire malmené, au genou tordu et aux nouveaux arômes poubelle et un carambar s'étouffant proprement. Jugeant la situation désormais propice à un sourire, Oscar ne se priva pas et se permit même d'éclater de rire
.

"On les a bien éclaté ces enfoirés !" Saënoris appréciait les débordements de violence, c'était indéniable.

"Votre costume a subit quelques dégâts, c'est regrettable." Se lamenta Laënoris.

"Ouais, encore, encore !" S'enthousiasmait Luëst, débordante de joie.

Soudain, un bruit se fit entendre dans une ruelle adjacente. Le rire cessa et la figure redevint sérieuse. La tête se tourna dans le but d'identifier l'origine de ce bruit et lorsque parût dans l'ombre deux petites filles, un sourire bienveillant éclaira le visage du voyageur. Il avança doucement en direction des deux jeunes créatures des Rêves. Une douleur dans les côtes se fit sentir et il grimaça légèrement pour appliquer sa main à l'endroit coupable de ses souffrances. Néanmoins, il conserva un visage doux en s'approchant, toujours lentement, ne voulant point les effrayer. Son nœud papillon enchanté l'accompagnait, renforçant son image de bonne volonté. La seule tâche du tableau résidait dans les souillures de ses chaussures qui témoignait des violences perpétrées peu de minutes auparavant.
Elles étaient innocentes. Chichement vêtues, elles regardaient l'être qui avait mis fin aux jours de deux créatures. Issues des pauvres quartiers, elles chapardaient à droite et à gauche pour survivre. Elles avaient vu les flammes de l'incendie et leur instinct leur avait soufflé de s'éloigner. Elles avaient avancé prudemment par de petites ruelles. Puis le bruit d'une bagarre leur était parvenu. Elles avaient tout vu. Elles s'étaient tues. En voyant la violence des coups, elles voulurent partir. Mais la peur les retenait. Une fois la lutte terminée, elles voulurent partir. Mais elles avaient fait du bruit. Et maintenant, il les regardait. Elles avaient peur. Elles ne bougeaient plus, la plus grande tenant contre elle la plus petite pour la protéger.
L'homme prit la parole d'une voix si douce qu'elle contrastait avec la violence exprimée plus tôt 
:

"Tout va bien ? Ça va ? Ne craigniez rien …"

Il ôta son haut de forme et s'accroupit pour se mettre à leur hauteur. Il souriait toujours avec tendresse. Il voulut tendre la main dans leur direction mais elles eurent un mouvement de répulsion. Il reposa la question :

"Est ce que ça va ?"

La plus grande articula, la peur suintant de sa peau, incapable de regarder le voyageur en face :

"Pour … pourquoi vous … vous les avez … Pourquoi ?"

La plus petite serrait contre elle une peluche représentant un voyageur tenant un pinceau. Elle baissait la tête et évitait à tout prix de regarder le monsieur qui avait écrabouiller les autres.

"Ne vous en faites pas … C'est terminé."

"Butes les ! Ouais, elles vont te foutre dans les emmerdes. Faut leur tordre le cou. "Proposa Saënoris

"Leur regard apeuré, c'est si mignon … Fait leur peur ! Fait les crier ! "Luëst avait un peu trop apprécié le combat et en redemandait.

"Attrapes les avant qu'elles ne s'échappent ! Et butes les. Elles t'ont vu."

Tandis que ses démons l'assaillaient, il tendait une main chaleureuse et grimaçait, effrayant les deux sœurs. La plus grande persista dans sa question, la peur lui dévorant le ventre :

"Mais … pourquoi vous avez fait ça ? Qu'est ce qu'ils …"

"Vous n'avez pas à avoir peur."


"Tu vas jouer encore longtemps ?" Lâcha d'un ton las Khildar.

"Pourquouargh !!"

Dès que la bouche s'était ouverte, la main d'Oscar s'était élancé pour serrer la gorge de la gamine qui le questionnait et l'ignorait. La petite cria et se débattit, alors que sa sœur agrippa la main qui l' étranglait. La réponse s'énonça d'une voix déformée par la folie accompagnée par un sourire de dément :

"Parce que je veux voir les flammes de ma folie embraser ces quartiers."

Il accentua la pression et le dernier souffle quitta l'enveloppe de l'habitante de DreamLand. Sa petite sœur courut en criant de peur mais fut promptement rattrapée, une main s'appliquant sur sa bouche pour atténuer les hurlements. Il plaça l'autre main à la base de la nuque et souffla à la petite au creux de l'oreille d'une voix rassurante :

"Mais vous ne serez pas là pour subir ces atrocités."

Et il lui tordit le cou, brisant les cervicales.

De retour dans la rue qui menait à la Sorcière, il arrangea sa tenue, nettoya ses chaussures, vérifia que tout était en place et remit son haut de forme sur la tête pour repartir en sifflant joyeusement, son papillon enchanté le suivant en volant à ses côtés.

L'immeuble appartenant à la plus haut autorité régnant sur l'ensemble des bandits de Sweetheria imposait autant par sa taille que par sa composition gastronomique indigeste pour n'importe quel gourmet. Le pain d'épice s'alliait à la crème pâtissière ainsi qu'à des sucre d'orge pour former les murs. Les volets en pâte brisée cuite pendaient misérablement lorsqu'ils n'étaient pas tout bonnement inexistants. Les vitres aux barreaux en carambar reflétaient un extérieur sombre d'où quelques flammes brûlaient à l'horizon. Les portes composées de chocolat et recouvertes de sucre glace fermaient l'accès à quiconque ne possédait pas les clés. Deux gardes de solide stature interdisaient tout approche vers la porte principale.
Ces figures athlétiques ne brillant pas par leur intelligence, bien qu'appartenant à ce royaume enfantin, possédaient des caractéristiques physiques normales. C'est à dire une apparence humanoïde et n'évoquant en rien une pâtisserie quelconque. Leur costume rappelait la dureté de leur fonction : garder une porte qui bloque l'accès à l'équivalent du chef de la Mafia. L'importance de cette tâche avait été confié à des êtres obtus, mais brutaux. Leurs bras aux dimensions de cuisses et leurs cuisses aux proportions dépassant commune mesure auraient fait d'eux des soutiens de choix dans un match de rugby.

Pourtant, ces aspects n'intimidèrent point Oscar qui ôta son haut de forme à leur hauteur et demanda d'une voix polie
 :

"Puis je obtenir audience auprès de la Sorcière ?"

De loin, le voyageur avait l'air suspect. De près, il l'était encore plus. Les deux gardes n'avait pas enregistré le signalement de l'homme responsable de toute l'agitation pour la bonne raison que personne le leur avait communiqué. Toutefois, les manières de l'aristocrate suffirent à le caser dans la catégorie suspect. L'un d'eux demanda tout de même pour la forme :

"T'es qui ?"

Une mandale magistrale fut la seule réponse qu'il obtint. Néanmoins, il ne bougea pas d'un pouce alors que le voyageur se tenait la main en retenant un cri de douleur. Un sourire édenté traversa le visage des deux gardes et une lueur de plaisir sadique étincela au fond de leurs pupilles. Ils se frappèrent les poings, appréciant déjà le martyr du pauvre voyageur.
Le garde aux cheveux blond et long tapa sur l'épaule de l'invocateur et cueillit le menton d'un uppercut. Ayant eu la bêtise de tourner la tête pour s'enquérir de ce qu'on lui voulait, Oscar fut soulevé par la force du butor et réceptionné par … un mur qui s'effondra. Les habits possédant désormais la saveur du pain d'épice, le jeune homme rassembla ses esprits, ses démons l'y aidant. Il secoua la tête et s'aperçut que l'autre garde, un brun à la coupe militaire, s'approchait dangereusement de lui. Il le laissa venir et au moment où la créature des Rêves fut à portée, un coup de pied en direction du poitrail fut lancé. Piètre résultat, le mastodonte ne cilla pas et s'empressa de prendre la cheville pour la tordre. Ce qui ne dérangea pas trop le voyageur au haut de forme tombé au cours de son vol plané. En effet, se servant du torse comme d'un point d'appui, il colla un coup de talon dans la mâchoire du garde qui accusa le coup. Il ne lâcha cependant pas prise, ce qui convenait parfaitement à l'aristocrate endiablé qui lui colla un deuxième coup de talon, au niveau de la tempe cette fois ci. Le nouveau choc abasourdit l'être en costume qui desserra l'étreinte, permettant ainsi au voyageur de prendre appui sur ses deux pieds pour coller un uppercut. La douleur à la main fut importante mais la joie de voir l'imposante masse s'effondrer atténua les effets indésirables.

Le second garde à la blonde chevelure se précipita vers le voyageur qui avait osé lever la main sur son copain et amorça un coup de poing horizontal. Il brassa l'air et sentit un picotement dans le bas ventre. Puis dans les côtes. Et enfin à la gorge. Il s'aperçut finalement que le voyageur était accroché à lui et le rouait de coups en tout sens en hurlant. Il tenta de l'attraper mais ses mouvements lents ne purent mettre la main sur un être aussi agile (et surtout plus rapide grâce à une masse corporelle beaucoup moindre). Les frappes du garde étaient certes puissantes, mais manquant de précision. D'ordinaire, ils suffisaient pour éloigner les curieux par leur allure et les plus audacieux goûtaient aux poings. Seulement, le plus audacieux se révéla un invocateur démoniaque qui enchaînait les frappes et esquivait habilement. Le garde exprima son mécontentement par des beuglements et ponctuait ses coups de souffles puissants. La tête d'Oscar était devenu les gradins d'un ring et chacun y mettait du sien
 :

"Serres lui les couilles bordel ! Pique lui les yeux, les yeux !"

"Fais lui bouffer la langue ! Claque lui la mâchoire !"

"Faites attention, sur votre droite, baissez vous. Maintenant, un pas en arrière. C'est bon."

"Putain mais fais gaffe, t'as pas senti le souffle de son poing ? Allez, vas y, un coup de poing à l'arcade, le sang obstruera sa vue. Bien."

"NIAAAAAAAAARGH !!! "

A force de tonitruer à tout va, il est normal que d'autres personnes viennent se renseigner sur la raison de ces cris. C'est ainsi que la porte s'ouvrit pour laisser place à un lieutenant de l'organisation, plus fin que les gardiens, plus intelligent, mieux coiffé, les cheveux blancs en arrière et plaqués par du gel, une fine moustache soulignant son nez droit.

"C'est quoi ce raffut ?"

L'expression de colère qui occupait le visage du lieutenant fut remplacé par celle de la surprise en voyant courir vers lui un être de blanc vêtu, à la peau anormalement blanche, tout comme les cheveux, en hurlant des propos incompréhensibles. Dans un geste d'auto-défense, la créature de DreamLand sortit une arme à feu, ce qui n'eut pas le résultat escompté, le fou furieux continuant sa course en ignorant le danger. Le tir claqua mais la balle ne toucha pas la cible, la nervosité et la surprise déviant la trajectoire. La créature aux cheveux impeccables fut donc bousculé contre le mur et put se rendre compte à quel point son agresseur était fou.
Les yeux bleus incapables de se fixer sur un point en particulier, le souffle court et la contraction de certains muscles faciaux accusaient un état d'esprit passablement dérangé. Le lieutenant craignait pour sa vie et se prépara à tirer lorsqu'une voix aux tonalités changeantes sortit de la bouche tordue par un rire sadique
 :

"Je veux voir la Sorcière."

L'agressé voulut mettre fin aux jours de ce voyageur mais son poignet se retrouva tordu et il dut lâcher prise. Oscar réceptionna l'arme et la braqua sur le garde encore debout qui s'approchait subtilement, du moins le croyait il. En voyant qu'il était menacé, l'imposante créature se stoppa. Mal lui en pris et une balle se logea entre ses yeux. Le coup de feu allait rameuter toute l'équipe de sécurité de l'immeuble. Par conséquent, le voyageur démoniaque reprit la conversation lancée d'une voix un peu plus calme mais planquant toujours le lieutenant par la gorge :

"Je veux parler avec la Sorcière, c'est important. "

"Ça va pas être possible."

"Et pourquoi ?"

Un coup de poing répondit à la question de l'aristocrate qui se plia et perdit l'arme à feux. Il passa d'agresseur à agressé et leva les mains en signe de rémission.

"Voilà pourquoi. Putain, mais t'es qui ? Et tu veux quoi ?"

Un sourire se forma sur les lèvres de l'aristocrate et la tenue de corps plus si noble que cela témoignait du désordre qui habitait cet être. Néanmoins, une question le redressa. La bienséance acquise à l'enfance et entretenue au cours de sa vie ramena Oscar dans un état plus présentable. Le dos redevenue droit, les mouvements plus amples, plus souples, le regard portant loin et le front haut, il perdit un instant son sourire sadique. La révérence qu'il effectua surpris le lieutenant autant que ce changement brutal d'agissement. Même le ton de la voix avait changé pour devenir plus doux :

"Lord Khildar Oscar Allan Louis Alexander BlackSilver, pour votre damné plaisir."

Il se releva et plongea la glace de ses yeux dans ceux marron du lieutenant. Ce dernier maintenait toujours en joue le voyageur et ne comprenait pas trop ce qu'il se passait.

"Une entrevue avec la Sorcière me paraîtrait tout à fait convenable."

"Tu lui veux quoi à la Sorcière ?"

"Un marché, simplement faire un marché avec elle."

"Quel genre de marché ?"

"Du genre qu'elle ne pourra refuser. "

"Je vais te buter !" La nervosité gagnait le lieutenant. Il n'avait pas encore tirer car la curiosité l'en empêchait. Un gars qui demandait à voir la patronne et se présentait comme ça était soit fou, soit bigrement puissant, ou même les deux. Hésitant à le classer dans la dernière catégorie, il n'avait toujours pas tirer et tentait d'en savoir le plus possible

"Si vous mettez fin à mes jours, l'ensemble des quartiers sous votre contrôle s'embraseront et ça sera votre faute."

"C'est quoi ce bordel ?"

"Vous n'êtes pas sans savoir qu'un incendie ravage un quartier. Et que plusieurs bagarres ont éclaté. Le responsable, c'est moi. Si vous désirez que cela cesse, la Sorcière doit passer un marché avec moi."

"Qu'est ce qui me prouve que vous dîtes la vérité ?"

Un petit rire précéda la réplique suivante :

"Le fait que je me présente à vous en tant que responsable ? Agissez comme vous le désirez mais lorsque la ville ne sera plus qu'une immense tarte brûlée, soyez sûr que la Sorcière vous tiendra pour responsable."

L'hésitation se lisait dans le regard du lieutenant. Il ne pouvait courir le risque de provoquer encore plus de dégâts en tuant ce voyageur. Si il se présentait ainsi, c'est qu'il avait de solides ressources derrière. Un stratagème du genre : pas de signal pendant un certain temps signifie l'embrasement de Sweetheria. Il pouvait aussi ne rien y avoir du tout et le mec devant lui était juste un dérangé de plus. La réflexion s'accentua et il détailla le demandeur d'audience. Il se disait Lord, mais ici, il n'était qu'un voyageur. Un voyageur assez fort pour mettre à bas ces deux imbéciles et le surprendre. Après avoir tergiversé, il opta pour la solution la moins risquée :

"J'accepte. Je vais t'amener à la Sorcière. Mais pas d'entourloupes."

"Loin de moi cette idée …"

Tandis qu'il pénétrait dans l'immeuble, la voix d'Hikari retentit. Elle l'informa que la fougueuse Kimmy était en combat et qu'une voyageuse contrôlant la souffrance était à classer parmi les ennemis. Le voyageur démoniaque ne se fit pas de soucis pour Kimmy, cette voyageuse possédait des ressources et si son ardeur au combat égalait son ardeur à répliquer, son adversaire devait être bien préparé. Au sujet de la contrôleuse de souffrance, il ne s'en fit pas longtemps. La souffrance, il la donnait, la recevait beaucoup moins. C'était le domaine de Saënoris. Le démon n'allait faire qu'une bouchée de la voyageuse.

L'invocateur parcourut le bâtiment accompagné du lieutenant en souriant doucement, son nœud papillon enchanté sur son épaule et son haut de forme dans la main, l'ayant récupéré avant de rentrer. On le regardait avec méfiance et certains reconnaissaient en lui le responsable de la pagaille actuelle. Peu lui importait les regards, son plan suivait un chemin praticable pour le moment. Son entrevue avec la Sorcière déterminera la tournure que prendra les événements. Il en souriait d'avance.
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Hikari Nikaido
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MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Mer 17 Oct 2012 - 21:09
Hikari marchait depuis longtemps, bien trop longtemps à son gout, elle commençait à se lasser de toutes ces sucreries, de toutes ces couleurs. Le sourire des passants qui sonnaient faux, les hommes en formes de bonbons, a la texture gélatineuse telle que lorsque l'on se cognait dans l'un, on rebondissait dans un autre, ou alors on s'enfonçait dans celui-ci a nos risques et périls. Elle avait pourtant bien tenté de suivre la trace de l'homme aux pétales de fleurs, mais au final, l'avait perdu dans une foule incessante. Elle avait beau regarder au sol en tentant d'apercevoir un pétale, il n'y avait rien à faire. La moindre odeur était en prime insondable, l'odorat d'Hikari n'était pas encore assez développé pour sentir quoi que ce soit, à part ce qu'elle avait sous les yeux. Kimmy qu'elle avait croisée un peu plus tôt, lui avait ordonné de poursuivre l'homme en question, depuis elle n'avait plus de nouvelle. Que ce soit de la jeune morpheuse ou même de Khildar, qui depuis le début de la mission n'avait pas donné signe de vie. Elle lui avait demandé de ne rien faire qui détourne de l'ordinaire, mais elle était presque sûr qu'il n'en avait pas tenu compte et pour cause, c'était la 3éme cargaison de carambar à la fraise et au coca qui fonçait a toute berzingue vers le nord de la ville. Elle était sûre en prime que le jeune homme avait pris cette partie de la ville pour ses recherches. Elle regarda en l'air, le ciel rose et les nuages en barbes à papa étaient merveilleux, lorsqu'au nord elle aperçut un ciel plus orangé, marqué de légère trace de bleu. Sa frange vint dissimuler son regard et un rictus déforma son visage. Une fraise tagada vint se cogner par mégarde dans sa jambe le regard injecté de sang de la jeune fille la fit détaler

« Qui va être obligé de s'expliquer avec le maire ? C'est encore Bibi ! »

Elle décida de suivre les pompiers carambars de loin, évitant de les perdre de vue ce qui fut enfantin, car ils laissaient de longues traînées de grenadines derrière eux. Elle observait tout autour d'elle lorsque l'odeur de crème brulée, qui signifiait un incendie, elle l'avait compris. Lui indiqua qu'elle se trouvait au bon endroit. Les pompiers, restais planté, en ligne empêchant la moindre personne de passer, les frappants à grand coup de sucre d'orges s'ils tentaient de se frayer un passage. Des cris résonnaient de tous les côtés, l'odeur et la chaleur se faisait plus intense et à quelque vingtaine de mètre on pouvait apercevoir les flammes se régaler des appartements en sucrerie. Hikari pouvait même voir de loin des gens sauter des fenêtres. Allez simple dans l'autre monde qu'elle tristesse, quelle désolation. Elle s'approcha d'une des voitures, ou un gros bonhomme était affalé sur son siège, portière ouverte, un pied dehors, grignotant un donuts.

« Et quand est-ce que vous intervenez ? »

Lui demanda-t-elle en haussant un sourcil, une main sur la carrosserie, l'autre sur la hanche, il faillit s'étouffer avec son donuts, en collant du sucre par la même occasion sur son uniforme d'un rouge vif.

« Hop là mademoiselle, faut pas m'faire peur comme ça »

« C'pas votre boulot d'aller éteindre l'incendie qui se propage là ? »

La tonalité de sa voix, signifiait une légère agitation intérieure.

« C'est les ordres, on ne doit pas intervenir » Il baissa la tête et regarda dans l'autre sens.

« Les ordres ? Pff c'est du beau »

Elle tapa sur l'épaule de l'homme qui sursauta embarrassé.

Elle s'approcha de la ligne de pompier et se mit à crier dans l'oreille de l'un des carambars pour qu'il l'entende plus clairement. Il était à la fraise celui-là et l'envie de goûter à son parfum lui mit l'eau à la bouche, mais elle resta concentrée. Il était en train d'abattre sa matraque sur une sorte de crocodile qui n'y ressemblait plus vraiment cela dit.

« Hey Maurice ! Y a pas moyen qu'on me laisse passer ? »

Le regard surpris et la bouche grandes ouvertes, il ne comprenait pas la question de la jeune fille.

« Rentré là-dedans ? Dans ce brasier ? Impossible mademoiselle, nous avons ordre de protéger notre population »

Elle arqua à nouveau ses sourcils (elle est sacrément agacée) en croisant ses bras sous sa poitrine avant de montrer du doigt les gens qui hurlaient en essayant de passer, hurlant à son tour.

« Et c'est bien évidemment comme ça que vous la protégez votre population ! »

L'homme rougit et avant qu'il n'est pu dire quoi que ce soit, elle s'appuya sur le faible bras de bonbon et sur celui de son voisin, au coca celui-ci et bondit dans l'enceinte atterrissant à pied joint dans une flaque de grenadine

« Bordel de merde, Khildar, tu me le paieras »

Elle secoua ses pieds, avant de s'avancer dans le brasier, les murs craquaient, envoyant du caramel bouillant sur les gens morts et étalés par terre, les faisant fondre doucement, creusant leurs chaires lentement. Elle attrapa le bas de son t'shirt et le colla sur son nez. L'odeur de sucre était écœurante et l'envie de vomir se montrerait plus persuasif qu'elle ne pouvait l'imaginer. Elle avait beau vouloir protéger Khildar en inventant tout plein de théorie dans sa tête comme :
« C'était un accident, l'étincelle est partie toute seule » Elle n'arrivait pas à y croire, il était fin manipulateur et la certitude de sa culpabilité laissait un gout amer dans la gorge de la jeune fille. Elle marchait dans les rues, tentant de s'écarter des flammes, mais elle eut vite l'impression que celle-ci la suivait, elles se propageaient à grande vitesse et prenaient une ampleur incroyable. Elle finit par gagner une rue adjacente qui n'était pas encore attaquée par les flammes, elle regardait partout autour d'elle sans faire attention. Un craquement sous son pied attira son attention, la jeune voyageuse baissa les yeux en soulevant son pied. Elle se mit à hurler, finissant par poser sa main sur sa bouche prise de haut le cœur, s'appuyant contre un mur, toussant, presque prête à rendre les bonbons de sa soirée. Sa gorge la brulait, elle reposa son regard sur la chose qui avait craqué... qui n'était autre que la main d'une petite fille. Elle avait les yeux ouverts, ses yeux étaient injectés de sang et pour cause les vaisseaux avaient explosé. La peau était livide, on pouvait apercevoir chacune des veines bleues qui parcouraient son visage jusqu'à son cou, marqué. Elle avait été étranglé et ceci sans vergogne. A son côté, une autre petite qui semblait tout de même plus âgé, dans le même état, et un peu plus loin, 2 individus. Elle réussit à détourner son regard des deux petits visages livides et se concentra sur les deux autres personnes. Un ours en guimauve, le ventre ouvert, les organes internes répartit un peu partout. Un chausson aux pommes dont, ce qui lui semblât être la tête était bel et bien séparé du corps.

Elle parvenait très bien à l'imaginer, dans son costume sur mesure, salir ses belles chaussures en réglisse, le visage barré d'un rictus, déformé par la folie, ses yeux d'un bleu profond à l'affut, rendu fou parce qu'il avait dans la tête. Cet homme cachait du lourd, elle l'avait compris dans la salle de réunion, elle finirait bien par découvrir ce secret. Elle retourna auprès des deux petites, elle leurs caressa les cheveux avant de fermer leurs paupières sur des yeux ensanglanté, vidé de leurs vies.
En se redressant, elle repéra une petite peluche, un voyageur tenant un pinceau qui faisait sa taille. Elle sourit doucement, avec l'un de ces sourires tristes, fade. L'attrapa et elle partît. La piste de Khildar n'étais pas bien difficile à suivre, un carambar était étalé, au sol, il avait surement finit par succomber à ses blessures, elle ignora ce corps et repartit. Tombant devant un immense bâtiment, deux mastocs étalés par terre, ils étaient seulement endormis, ou du moins assommé. Khildar devait être là-dedans, pourquoi était-il là-dedans ?! Ce bâtiment était immense, imposant et complètement indigeste, il s'émiettait à certains endroits. Elle regarda sur le mur accolé à la porte en chocolat, il y était inscrit :

« Maison de la sorcière, sous rendez-vous seulement »

Une sorcière, mais à quoi pouvait bien servir une sorcière ? Il faudrait qu'il s'explique. Elle s'assied sur les marches et attendit. Tout se bousculait dans sa tête qu'est-ce que Khildar était en train de faire ?! Sauver des enfants étais si complexe que ça ? Avait-il besoin de mettre le feu partout ? Mais où était-elle tombée... Elle se redressa et commença à s'étirer. Elle trouverait celui qu'elle traquait et s'occupe rais de Khildar ensuite. Elle bondit comme un félin, retombant sur ses pieds habillement, tout en reprenant sa route.

*Méfie-toi du loup qui dort Lord Khildar Oscar Allan Louis Alexander BlackSilver. *

Elle reprit sa marche, des images de petites filles lui revenant en tête. Pour tout arranger, elle avait pris la peluche, pourquoi avait-elle donc pris cette peluche... Elle se mit à l'observer, les yeux en boutons semblaient la fixer, elle se sentit absorbée comme dans un tourbillon et du faire preuve d'une grande force mentale pour s'en séparer. Elle l'a balança dans une flaque de chocolat salit et continua son avancé. Quel était ce sentiment, elle titubait, sa tête était douloureuse, son sang bouillait. Au bout de la rue, elle aperçut un bar malgré la buée qui apparaissait devant ses yeux. C'était l'une de ces foutues poupée, elle avait failli être piégé. Elle entra dans le bar, tous les gens se retournaient et dans la pénombre elle sentait tous les regards tournés sur elle. Elle se tenait le ventre et vint se coller au comptoir en se cognant presque contre la chaise.

« -Un verre d'eau s'il vous plait

-De l'eau ? Je n'ai pas ça en stock.

-De l'eau sucrée ?

-Ca j'ai ! »

La tête de la jeune fille devait être d'un comique, un verre d'eau avec un petit morceau de sucre il avait, mais de l'eau seule non ? Quel affreux pays. Les gens continuaient de la regarder d'un air mauvais, mais dans la pénombre, elle remonta rapidement ses lèvres pour laisser entrapercevoir une mâchoire extrêmement acérée qui les firent se retourner immédiatement.
Non mais dit donc, une jeune fille dans un bar et ça y est, tout le monde est aux aguets. Il déposât le verre et elle partit en quête d'une place elle choisit de se mettre dans un coin, complètement dans la pénombre elle avait ainsi une vue d'ensemble sur le bar. Elle avait les yeux rivés sur son verre et chacune des gorgés lui faisait du bien, lui permettait d'oublier un peu la boule qu'elle avait au ventre. La sonnerie de l'entrée tinta, elle était tellement mal en arrivant qu'elle ne l'avait même pas entendu, elle releva les yeux et son cœur se stoppa, tous ses muscles se bandèrent et l'adrénaline monta si vite qu'elle faillit se transformer dans ce misérable bar. Un homme blond, chiquement habillé portant à sa boutonnière une fleur, qu'il passait son temps à sentir, à regarder, venait d'entrer dans ce bouiboui. Sa rose était effectivement d'une beauté sans pareil, une couleur violette, d'un violet presque irréel, elle était quasiment fluorescente.

**

Elle avait bien raison Alice, nous étions recherchés. Pourquoi ? Par qui ? Recréer notre famille était-ce si illégal que ça ? Ne méritions nous pas d'avoir une vie comme les autres ? Je marchais à travers les rues, dans des quartiers dévastés par les flammes, aucun danger, mes frères et sœur étaient à l'abri loin d'ici. J'avais réussi à trouver l'une des personnes qui nous traquait et j'en étais plutôt fier, j'avais emmené, l'un de mes frères qui avait servi d'appât. La jeune fille était tellement drôle, elle m'avait senti et s'était immobilisé sans oser se retourner, c'était assez comique et me montrait que je n'avais apparemment pas à faire à des gens très sérieux, donc rien à craindre. Mais elle m'avait vu par la suite, j'avais même osé un signe de main et avait détalé comme un lapin, à quelques mètres, Alice était entré en combat avec une jeune voyageuse qui elle aussi en avait après nous, mais je ne m'attardais pas sur ces lieux, car en jetant un coup d'oeil derrière mon épaule, je pus entrevoir une chevelure brune qui débouchait au coin de la rue, la jeune fille avait réagi plus vite que ce que j'aurais pu imaginer, mais elle n'était pas accompagnée de mon frère, je retournerais le chercher... Ou peut-être pas. Je me mis à courir, au début je m'amusais a laissé derrière moi, des pétales de fleurs, à la manière du petit poucet, mais rapidement, je perdais patience et stoppait toute activité puéril.

Je l'avais semé, j'étais plutôt doué dans ce domaine, j'avais commencé par flâné, puis j'étais arrivé au niveau des pompiers, ils ne laissaient passer personne, j'avais déclaré habiter dans le quartier et on avait en fin de compte finit par me lancer dedans sans autre signe de procès. J'avançais depuis un long moment et une enseigne dissimulée par une gouttière apparente attira mon oeil

« Le bar du coin »

Pas mal, prendre un verre m'aidera à savourer, savourer pour ma famille ! Je plaçais mon plus beau sourire sur mes lèvres, replaçait ma rose et entrais après avoir passé une main dans mes cheveux blonds, tout le monde se retourna en entendant le tintement de la sonnette et devant l'assemblée tout sourire, je sentis bien que l'on me trouvait ridicule. Je m'approchais du comptoir, réclamais une Dame blanche, l'attrapais sans aucune forme de politesse et commençais à aller de table en table pour trouver une place. Là dans un coin, caché dans la pénombre, une personne était assise seule à sa table. Il n'arrivait pas à discerner son visage et décida de s'approcher pour se renseigner et sur un ton charmeur de déclarer.

« Bonsoir, en cette belle nuit de Dreamland, permettez-vous que je m'assois à votre table ? »

***

Hikari était collé au coin, se masquant au maximum dans la pénombre, ne laissant apparaitre que ses bras et encore.

« Bien sûr prenez place. »

Par chance, on lui avait appris à changer d'intonation vocale, pour ne pas être reconnus durant le mannequinât et surtout pour avoir une identité complète, ainsi elle avait pris une voie qui passait aussi bien pour les hommes que pour les femmes, il prit une chaise et se positionna bien en face d'elle plissant les yeux, elle comprit qu'il tentait de l'identifier ce qui l'incita à s'enfoncer un peu plus dans la banquette sur laquelle elle était assise. Comprenant qu'il mettait la jeune femme mal à l'aise il s'arrêta et sirota sa boisson, elle avança dans l'ombre, afin qu'on ne voit pas ses yeux, seulement ses lèvres, elle sourit à son squatteur et entama la conversation.

« - Qu'est-ce qui vous amene dans un bar pareil, vous ne me semblez pas être un habitué du coin.

-Et vous, l'êtes-vous ? » Il lança cette petite question sur un ton de voie qui ne lui inspira rien de bon, il souriait docilement.

-On peut dire ça. » Elle mentait, mais c'était sans doute mieux.

-Ah oui ? J'en doute... Mais si vous le dites. »

A quoi était-il en train de jouer ? Il lui souriait, lui montrais qu'il avait du charisme, qu'il était beau jeune homme et tout ceci en la remettant en question alors qu'il ne se connaissait même pas.

Elle attrapa son pauvre verre d'eau sucré et se mit elle aussi à le siroter, restant fixé sur la fleur qui lui semblait avoir changé de couleur. Depuis qu'elle l'avait entrevue à son entrée dans le bar, il souriait de plus belle et lorsqu'il eut terminé son verre, il se leva, fit une révérence avant de sortir lentement. Elle attendit 5 secondes après qu'il ai refermé la porte et se jeta sur celle-ci tombant dans la rue, elle se redressa, tourna la tête à droite à gauche, avança de quelques pas se retrouvant au milieu de la rue. Elle sentit une piqure fulgurante dans sa nuque qui la déséquilibra et la fit tomber a genoux. Sa tête tournais, la rue prenait des teintes colorées, les murs bougeaient, trembler, elle tomba sur le côté, tentant de prendre appuis sur ses avant-bras en vain, elle retombait à chaque fois. Elle était molle et lorsqu'elle fut complètement au sol, elle entendit des bruits de pas, derrière elle, quelqu'un se positionna juste devant sa tête, elle ne pouvait que bouger les yeux, elle parvint tout de même à faire tomber sa tête en arrière. L'homme blond était devant elle, toujours souriant. Il s'accroupit doucement près de la jeune fille en chuchotant.

« Je savais bien que ce n'étais pas une habituée. »

Le souffle court, la langue et les lèvres engourdies elle parvint à articuler

« Ou...sh'...ont-ils ? »

Il attrapa la masse de cheveux bruns et la souleva à hauteur de son visage, elle ne sentait pas la douleur, mais un hurlement était bloqué dans sa gorge, ses yeux lançaient des éclairs, elle parvint à monter son bras jusqu'à ses cheveux avant de le laisser retomber, complètement immobilisé. Il passât sa main derrière son cou arrachant l'épine qui si étais logé. Elle poussa un petit cri, quasiment inaudible. Qui le fit sourire un peu plus.

« Ils sont à la maison, tu leurs veux du mal ! Mes frères sont bien avec nous, pourquoi ne pas nous avoir laissé tranquille ! »

Elle ne put rien ajouté, il lâcha sa chevelure, passa une main dans son dos, l'autre au niveau de ses genoux et la souleva, sa tête tombant en arrière, elle regarda le ciel avant de se laisser complètement aller dans les méandres soporifiques de son foutu poison.

Elle se réveilla dans une pièce sombre, les mains et les pieds liés, un Bayon sur la bouche, elle referma les yeux. Comment allait-elle s'en sortir ce coup-ci ?
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MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Mar 30 Oct 2012 - 22:25
Sweety Family

Au sein de l'immeuble une odeur persistante taquina l'odorat délicat de l'aristocrate. Son origine ne tenait pas dans la composition des murs en pain d'épice ou le matériel sucré du mobilier. Cette saveur olfactive qui embaumait chaque pièce n'entrait pas dans la catégorie des sucreries appréciées par les enfants. Nulle douceur émanait des lieux. Plutôt une acidité malsaine qui attaquait vos bronches pour ronger votre cœur. L'effluve d'illégalité sadique et morbide qui transpirait de chaque pore du bâtiment aurait appauvri un marchand de bonbon aussi certainement qu'une glace goût épinard ferait fuir une bonne partie des enfants.
La lumière éclatante qui avait ébloui le voyageur lors de sa venue en ce Royaume avait cédé place à des zones d'ombres lorsqu'il avait parcouru les bas quartier de la ville de Sweetheria. Désormais, il semblait que chaque rayon de lumières était capté par les murs, le sol, le plafond, le mobilier et même les bandits qui habitaient cet immeuble. Plus l'invocateur démoniaque s'enfonçait dans les couloirs du bâtiment, plus l'impression de s'engouffrer au sein d'une liquide poisseux et réglisse s'imposait à lui. Son sourire s'étirait au fur et à mesure que le lieutenant aux cheveux impeccablement plaqués en arrière le guidait vers celle qui avait mains mises sur tous les quartiers mal famés.
Au passage du voyageur au haut de forme si rouge qu'un coulis de fraises paraissait avoir coulé dessus, les divers bandits se retournaient, le détaillaient puis repartaient à leurs occupations. Certains avaient fait le rapprochement avec le signalement concernant le responsable de l'embrasement du quartier mais aucun n'osait se confronter à lui. Aucun avait peur de lui. Ce n'était qu'un voyageur. Il n'était rien. Il était seul. Une proie facile. Non, la seule raison pour laquelle personne n'avait encore foncé sur le voyageur aux cheveux chantilly résidait dans l'ordre formel donné par la Sorcière. Elle devait s'entretenir avec lui afin de déterminer à quel point il pourrait être nuisible aux affaires en cours.

De quelques dizaines de pas les suivait un être aux oreilles pointues, pourvu d'un fine moustache, de cheveux bruns peignés régulièrement en une frange parfaitement sur le côté droit et d'un cure dent. Parfaitement à l'aise dans son costard cravate, une rose caramélisée siégeait à la poche avant de sa veste noire. Il avançait d'un pas tranquille, mâchouillant son cure dent, les mains dans les poches de son pantalon noir. La seule caractéristique qui le faisait inclure comme habitant du Royaume des Sucreries était ses yeux M&M's. Une balafre lui barrait son visage fin horizontalement en suivant la ligne de ses yeux. Le résultat d'une bagarre ayant mal tourné pour le perdant dont les morceaux devaient avoir été digérés et dispersés depuis longtemps par les rats voraces des égouts.

Dans l'ascenseur qui menait le lieutenant maintenant impassible ainsi que le voyageur aux démons multiples vers les hautes sphères du crime, le silence s'installait. La crainte de se faire sauvagement attaqué avait presque entièrement disparu et une certaine assurance avait permis au lieutenant de reprendre le contrôle. Lorsqu'il s'était retrouvé confronté à ce fou furieux, son sang froid l'avait quitté pour rejoindre les corps étendus des deux gardes censés filtrer les emmerdeurs. Puis il s'était souvenu que la patronne avait ordonné que le responsable des feux de joie qu'elle pouvait voir depuis son bureau lui soit amené vivant. C'est pourquoi il avait accéder, non sans hésitation, à la requête du voyageur aux yeux de dément.
Toutefois, ils évoluaient à présent dans un domaine bien connu par le lieutenant. Les hommes le connaissait pour sa loyauté et son efficacité lors des tournées de récupération des taxes. En terrain familier, le lieutenant se sentait plus fort, presque intouchable. Il avait conscience de ses supérieurs mais pour lui, la force de cette mafia résidait dans l'unité de la structure. Une véritable famille. Il n'avait pas conséquence rien à craindre. Pourtant, sa retenu lui interdisait de montrer quelconque signe de satisfaction ou de soulagement. Il se devait d'être droit, inflexible, sûr de lui et prêt à tout. De plus, le sourire de celui qu'il considérait comme un de ces trop nombreux voyageurs dérangés faisait surgir un doute. Le voyageur était trop sûr de lui, trop souriant, trop … étrange. Que désirait il vraiment ?

Néanmoins, il l'emmena jusqu'à la partie de l'immeuble entièrement dédiée à la Sorcière sans formuler aucune réserve. Il se borna à exécuter les ordres. D'un certain point de vue, ce lieutenant pouvait faire figure du gardien surveillant son prisonnier pour le conduire à la chaise électrique. D'un autre point vue, le sourire de l'invocateur pouvait suggérer une autre interprétation où le lieutenant faisait office de guide avec à ses côtés un visiteur curieux.
Parvenu devant une porte aux allures de tablettes de chocolat, aux teintes de framboise et à l'odeur de caramel, le lieutenant s'exprima d'une voix monocorde aux rouleaux de réglisse en faction
 :

"Je vous amène le fauteur de trouble"

Une porte se referma. L'être au cure dent se posta au coin du couloir et se mit à regarder le plafond avec intérêt, comptant soigneusement le nombre d'interstice entre les plaques en tartelettes. Les lampes en forme de religieuse diffusaient avec peine une lueur verdâtre qui se déposait mollement sur le tapis en crème fouetté. La décoration de cet étage contrastait avec le rez de chaussée, plus proche du dépotoir d'une boulangerie que d'une véritables pâtisserie.
L'esthète anglais appréciait la volonté de rendre l'ambiance un peu plus conviviale mais n'en demeura pas moins intransigeant : la déco était à chier.
Pendant que le Lord anglais portait ses yeux bleus sur quelques détails du couloir, les rouleaux de réglisse le dévisageait avec intérêt histoire de savoir si il était véritablement dangereux ou non. Après une analyse qui dura plusieurs minutes à cause de la lenteur de réflexion des gardes, ces derniers jugèrent que rien ne pouvait inquiéter la Sorcière. Le voyageur ne possédait pas d'arme sur lui puisque le lieutenant avait récupéré la sienne, le haut de forme ne possédait aucun double fond, la ceinture en loukoum presque en loque ne pouvait étrangler personne et les chaussures ne comportaient pas de lacets.
L'un des bonhommes rappelant un bibendum plein de pétrole ouvrit posément la porte et laissa passer le voyageur qui leur infligea un splendide sourire réservé pour les portiers des hôtels. La porte se referma. L'être au cure dent se retira dans une autre parcelle de l'étage en jouant toujours avec son amuse bouche. Le lieutenant demeura un instant devant la porte puis repartit, certain d'avoir accompli avec brio sa tâche
.

~~~

La soudaine luminosité éblouit Oscar qui ferma un instant les paupières, se protégeant de manière superflu avec la main. Il avait parcourut quelques mètres après que la porte s'était refermée sur lui et ne voyait strictement rien. Ce brusque changement le surprit mais ne l'inquiéta guère. Il abaissa donc la main, garda sa tête détournée de la source de lumière et ouvrit lentement les yeux, son sourire carnassier se reformant petit à petit.
Il se trouvait au centre d'une pièce aux dimensions prodigieuses. L'importante luminosité provenait d'une système de lustres en sucre d'orge et bâton de réglisse. Au loin une baie vitrée offrait une vue imprenable sur les quartiers sombres de Sweetheria. Une colonne de fumées scindait le ciel magnifiquement bleuté. Devant ces vitres polies se trouvait un bureau finement ouvragé avec de multiples détails évoquant des sucreries. Le bureau était disposé sur un grand tapis rond aux spirales amenant le regard irrémédiablement au centre. Les lointains murs étaient recouvert d'étagères qui ployaient sous le poids de boîtes en fer et débordantes de sucettes, bonbons, pâtisseries et viennoiseries. Toutes les odeurs de ces mets alléchant s'additionnaient pour produire une atmosphère chaleureuse et affamer les membres présents. Seulement, Oscar n'avait nullement faim et depuis qu'il avait paru en ce Royaume l'envie de vomir se mêlait à celle d'éradiquer ces odeurs devenues insoutenables par leur abondance. Cet étalage de friandises ne provoqua aucune agréable réaction et au contraire accentua son désir de voir cette ville brûlée misérablement. Le spectacle qui s'offrait devant lui lui était un baume au cœur et l'aidait à supporter les fragrances persistantes de la pièce.

Il n'en oublia pas néanmoins les convenances et s'inclina, son haut de forme à la main et son nœud papillon sur l'épaule pour énoncer d'une voix douce
 :

"Veuillez accepter mes remerciements pour avoir rendu possible cette entrevue."

Assise derrière le bureau dans un large fauteuil, une créature imposante étudiait le comportement du voyageur. A cause de la disposition de l'éclairage, il était difficile d'en discerner les traits exacts. Cependant, la masse corporelle était indéniable. Deux silhouettes se trouvaient aussi de part et d'autres du bureau, négligemment assis là et balançant les jambes dans un ennui latent. Leurs traits étaient aussi flous. Oscar s'aperçut qu'il n'était pas à son avantage en termes d'informations descriptives. Toutefois, ce n'était pas ce manque qui allait l'empêcher de mettre en application son plan. Son sourire s'affina pour devenir plus discret mais ses yeux étincelaient d'une flamme moqueuse. Sûr de lui et hautain, son expression ne témoignait d'aucun inquiétude. Une voix nasillarde lui répondit :

"C'est parce que tu as foutu tout ce bordel que tu es ici. Ne te crois pas si important. "

Il faisait face à son interlocutrice sans réellement la voir et ne bougeait pas. Elle poursuivit :

"Maintenant, tu vas m'expliquer ce qui m'empêche de te tuer immédiatement."

"Ton bide plein de graisse ?" Lança Saënoris. "Non mais regardez là cette grognasse ! Tellement elle a honte elle se cache. Je pourrais très bien m'en découper quelques tranches. J'en aurais pour quelques jours. Le reste, je m'en servirais comme couverture, au moins, j'aurais pas froid"

"Jamais je ne t'aurais imaginé dormant dans un lit … "Ironisa Khildar

"Cherche pas, tu peux pas comprendre. "

"La pauvre, avec ce corps, elle ne doit pas affrioler beaucoup. Par contre, la silhouette à gauche me paraît bien fine, si seulement on pouvait mieux voir …" Se désola Luëst.

Tout en étant obligé d'entendre les remarques de ses démons, Oscar répondit d'une voix calme, posée 
:

"Tout d'abord, laissez moi vous exprimer ma reconnaissance de ne pas m'avoir occis jusqu'à présent. Ensuite, dans l'hypothétique futur où vous changeriez d'avis, votre situation ne tournerait pas à votre avantage."

"Insinuerais tu que je serais incapable de me débrouiller ?"

"On peut t'aider à te lever de ta chaise si tu veux ! Avec la mouille de Luëst, ça devrait faire lubrifiant."

"Je refuse de participer à l'extraction de cette Sorcière." Luëst croisa les bras en levant la tête, catégorique.

"Loin de moi cette idée. Analysons calmement la situation, voulez vous ? "

Il commença à déambuler sans dépasser la ligne invisible tracée par l'aura des deux silhouettes. Il ne pouvait l'expliquer mais il sentait que s'il avait l'audace de franchir cette limite, son argumentation se verrait couper. Et court. Un amalgame rapide assimila ses silhouettes à Hänsel et Grëtel, les bras droits de la Sorcière. Le conte se trouvait détourné. Qui plus est, Oscar y ajoutait son grain de sel pour une recette complexe et particulièrement fumeuse.

"Il se trouve en effet que le terrible incendie qui ravage votre territoire est de mon fait."

Une voix fluette s'éleva pour claquer comme un fouet :

"Pourquoi avoir commis cet acte ? Qu'est ce que ça t'apporte ?"

Cette nouvelle intervention stoppa quelques secondes l'invocateur. Il enregistra l'information selon laquelle la voix fluette (féminine apparemment) appartenait à la silhouette de droite et repartit dans sa marche sans but. Il ne ressentait aucune inquiétude. Serein, un peu moins hautain mais toujours sûr de lui, il se devait de rester droit, noble. Il reprit doucement :

"Vous n'êtes pas sans savoir que des ravisseurs sévissent à Sweetheria, enlevant des enfants sans se préoccuper de la détresse des parents. Le maire Harry Beau m'a chargé de les retrouver afin d'apaiser la peine des pères et mères. "

"Cela ne nous dit pas pourquoi t'as foutu le feu ! "

Cette fois ci, la voix était vive, aiguisée comme un couperet et venait de la gauche. Une nature plus impulsive, plus prompte à tomber dans la colère. Il poursuivit tranquillement sans se soucier de ce dérangement :

"L'objectif consistait à attirer l'attention. Par ces flammes, un drapeau s'est dressé pour signifier aux ravisseurs qu'ils devaient s'inquiéter et un signal pour vous afin de vous avertir de ma présence. "

La voix coupante éclata de nouveau :

"T'es complètement barré pour faire ça ! On va te faire rôtir puisque t'as l'air d'aimer ça."

La menace du personnage n'égratigna pas l'assurance du voyageur. Son ton demeura de même :

"Vous êtes consciente, chère Sorcière, que ces enlèvements ne sont que nuisances pour votre commerce, n'est ce pas ? A cause d'une telle agitation, le maire en profite pour commencer le ménage des quartiers. Vos activités risquent bien de pâtir d'une telle réputation de voleurs d'enfants."

La voix repartit du fauteuil pour s'exprimer avec lenteur :

"Ces enlèvements sont une plaie. Des enfants. Ceux qui ont fait ça non pas d'honneur. Le véritable business n'a pas besoin de telles extrémités. Donc on t'a engagé pour les retrouver et tu fais cette fusée de détresse pour effrayer les voleurs et pour qu'on te trouve. "

La voix s'arrêta. Un silence s'installa. Oscar ne bougeait plus et faisait toujours face au bureau. Il s'était volontairement adressé à la Sorcière, montrant que pour lui, les deux autres n'avaient même pas lui d'être. Une attitude risquée mais dont il s'amusait intérieurement.
Finalement, la voix remplit à nouveau la pièce 
:

"Pour quelles raisons voulais tu être trouvé ?"

"Parce que j'ai besoin de vous, évidemment. "

Le temps de réaction laissa Oscar supposer que la surprise empêcher les protagonistes de s'exprimer. Un cliquetis se fit entendre et une mauvaise impression envahit l'invocateur qui n'en demeura pas moins souriant et fier.

"On va se faire buter, qu'est ce que t'attends pour leur sauter dessus bordel ?"

"Oscarinou, vite !"

"Maître, demandez et je serais à vos côtés pour vous défendre."

"Tu compte jouer avec le feu encore longtemps ?"

"Je viens à peine de commencer …" Jubilait Oscar.

"Qu'est ce que tu dis ?" Lui demanda sèchement la voix aux intonations cinglantes émanant de la silhouette de droite.

"Tu disposes exactement de trois minutes pour me convaincre de ne pas te faire sauter la cervelle. "

La voix de la Sorcière était calme, presque las. Le sourire de l'aristocrate s'étira encore plus.

"Je suis en mesure de vous débarrasser de ces voleurs d'enfants. Je dispose de suffisamment d'informations pour les trouver et accomplir ma mission."

A droite, on fit remarquer :

"T'es pas seul, tu es accompagné de deux autres voyageuses, tu démarres mal avec ces mensonges."

Que son mensonge soit mis à jour ne le dérangea pas.

"Certes. Mais je suis tout de même sur le point de supprimer le problème. "

A gauche, on s'obstina :

"Alors pourquoi t'es là ? T'es pas logique mec."

Ployant sous la folie qui l'envahissait, Oscar perdit son noble maintien pour laisser libre cours à ses dérives mentales

"Vous n'avez pas à me tuer. Vous n'avez qu'à regarder derrière vous et vous pouvez admirer le tracé de mon œuvre. J'ai créé le chaos autour de vous. Ça ne vous suffit pas comme argument ? Je vous ai dit que j'avais besoin de vous. Mais en fait, c'est vous qui avez besoin de moi."

Le ricanement qui franchit la barrière de ses dents fut balayé par une constatation implacable :

"Deux minutes …"

"Je vous ai plongé dans une situation merdique au possible et vous le savez. Mais si je suis capable de vous foutre là dedans, je peux aussi vous en sortir, non ? Mon CV est en train de réduire votre business en cendres. Va falloir vous grouillez de vous décider. "

"Espèce de …"

"Si vous me buter, je ne donne pas cher de votre peau. Vous avez sûrement du avoir des infos comme quoi le maire a fait boucler le secteur. Ça ne m'étonnerait pas de la part de ce connard. Vous allez griller comme les rats que vous êtes."

"Je vais vraiment te faire la peau, enfoiré !"

"Une minute …"

"Regardez. Ça brûle. Les pompiers viendront pas vous aider. Le maire veut vous voir disparaître. Je peux empêcher l'incendie de se propager. Et je vous débarrasse de ces voleurs d'enfants. "

Il se tenait courbé, les bras écartés, face à la Sorcière, le visage tordu d'une sourire trop forcé, des mèches de cheveux blancs devant ses yeux fous.

"Et … il serait dommage de gâcher ce tapis en répandant ma cervelle dessus."

Le silence remplit à nouveau la salle. Puis un cliquetis. Puis un soubresaut. Puis des souffles courts. Puis un ricanement. Puis un formidable éclat de rires. Le fauteuil s'agitait sous l'hilarité de la Sorcière. Oscar en profita pour se redresser, la main qui tenait son haut de forme sur le cœur, le visage plus calme.
Une fois les rires éteints, la voix nasillarde lança :

"Tu es vraiment spécial, toi ! Alors, comment fait on pour arrêter ton barbecue ?"

"Pas si vite … Des conditions seraient souhaitables."

La silhouette de gauche se leva du bureau et de longs cheveux s'agitèrent tandis que la voix lacéra la réclamation de l'aristocrate :

"Mais tu te prends pour qui putain ?"

"Ah non, la putain, c'est Luëst." Balança Saënoris, trouvant sa blague drôle.

Un nouveau cliquetis se fit entendre, puis une flamme jaillit au centre du fauteuil. Un cigare s'alluma tandis que des lèvres trop pulpeuses pour être honnête maintenait le bâton de tabac fermement. Le rougeoiement du bout de cigare se mêla à la flamme du briquet en or chocolaté et de cette boule de feu le visage de la Sorcière apparut à Oscar. Son étonnement le laissa sans voix. Jamais il n'aurait imaginer ça. Même ses démons se turent devant cette apparition. A aucun moment ils n'auraient pu se douter que les formes qui se dessinaient dans ce fauteuil dissimulaient ce genre de personne. Une véritable surprise. Puis le briquet fut refermé d'un claquement sec et le faciès disparut dans l'obscurité. De la fumée aux relents de chocolat noir s'échappèrent du fauteuil pour rejoindre le plafond en guimauve.

"Quelles conditions ? "

"Je souhaiterais que la vie des deux voyageuses qui m'accompagnent ainsi que la mienne soit épargnée."

"Sage de ta part …" La silhouette de droite possédait un ton plus menaçant, plus fourbe.

"De plus, j'aimerais utiliser votre suiveur."

"Pardon ?"

"Ne jouons pas." Sa remarque était enthousiaste et joyeuse. "Nous savons pertinemment que je suis suivit ainsi que les deux voyageuses. Par conséquent, j'aurai besoin de l'aide des suiveurs."

"Est ce tout ?" Une nouvelle bouffée se perdit dans l'air saturé de sucreries.

"En effet. "

"Alors c'est accordé. Maintenant, expose nous ton plan pour arrêter ce chaos."

Une nouvelle fois, le voyageur déambula tout en prenant soin de ne pas trop s'approcher. Il jouait sur la limite, sautillant à la frontière, jetant des œillades amusées pour repartir avec dynamisme.

"Vous avez l'embarras du choix. Détruire les bâtiments autour pour que le feu ne se propage plus. Faire chanter les pompiers pour qu'ils éteignent les flammes est une autre solution. Vous pouvez aussi vous venger en incendiant un quartier huppé de Sweetheria. "

Il pouvait paraître étonnant que l'invocateur n'est demandé aucune garantie quant aux conditions. Encore plus étonnant était l'accord donné par la Sorcière. Tout du moins, pour ceux qui n'avait pas vu le visage de la Sorcière. Bien que cela paraisse aberrant, la Sorcière ne comptait pas tuer Oscar, même après qu'il eut donner toutes ces indications. Elle le laissa partir d'un geste de la main. Un réflexe voulut qu'il s'approche pour déposer un baiser sur cette main mais un mouvement commun de la part des deux silhouettes le fit reculer sur le champ.
Il s'éloigna donc lentement sans cesser de regarder en direction du fauteuil, le visage de la Sorcière, mère incontestée de la mafia du Royaume des Sucreries gravé dans sa mémoire. La voix nasillarde surgit encore une fois
 :

"Pourquoi tu fais tout ça ? J'ai des hommes qui sont tout à fait capable de retrouver les ravisseurs ; de faire ton boulot."

Oscar rétorqua :

"Avec moi, aucun risque de réclamations de récompenses ou d'augmentation, je n'ai demandé que nos vies et un peu d'aide."

"Quelle bonté d'âme"

"Vous n'avez pas idée …"


Alors qu'il s'apprêtait à sortir, son haut de forme sur la tête, il lança sur le ton de la plaisanterie :

"Transmettez mes salutations au fils du maire. Qu'il soit discret avec ces fréquentations afin que son père ne s'en aperçoive pas. "

Et sur ces paroles, il ouvrit la porte pour disparaître.

~~~

A l'extérieur, les flammes transformaient les quartiers en un gigantesque four. La fumée se dispersait dans le ciel pour se perdre parmi les rares nuages. Des cris s'élevaient, témoignages du chaos qui prenait place. A cela s'ajoutait le craquement des bâtiments ne pouvant plus supporter leur propre poids. L'odeur de brûlée se différenciait des incendies du monde réel. Ici, ce n'était pas une odeur acre qui vous obstruait la gorge. Point de bois brûlé, point de ferraille fondue. Mais bien de la nourriture qui partait en fumée. Oscar avait l'impression de se retrouver dans la cuisine de l'appartement qu'il partageait avec Oliver lorsqu'il tentait d'essayer de nouvelles recettes. L'aristocrate anglais n'avait jamais été très doué dans le domaine gastronomique. Il goûtait avec plaisir les plats préparés par son majordome dans sa résidence à Londres mais ne se risquait que fort peu souvent à confectionner des menus par lui-même. Et lorsque c'était le cas, la cuisine n'avait plus figure humaine comme se désolait le majordome. De plus, les odeurs qui émanaient de la pièce ravagée pouvaient servir à faire fuir les rats et même les démarcheurs.
C'était donc ce genre d'odeurs qui embaumait l'atmosphère de Sweetheria.

L'invocateur attendait patiemment que son suiveur vienne à sa rencontre, adossé à un mur en gelé aux teintes psychédéliques. Son départ de l'immeuble s'était fait sans encombre et à la sortie il n'y avait plus de traces des deux gardiens. Sûrement s'était on débarrassé des corps qui encombrait la voie publique. Il n'était pas allé bien loin et patientait.
Puis un homme aux oreilles pointues, aux cheveux bruns peignés sur le côté et portant un costard cravate à la coupe parfaite vint à sa rencontre, un cure dent entre ses lèvres. La créature aux yeux M&M's lança d'un ton moqueur 
:

"Alors il paraît qu'il faut qu'on discute ?"

Les rires qui envahissaient son esprit n'aida pas à la concentration d'Oscar qui se retenait lui-même d'éclater. A la vision de ces orbites remplacées par des bonbons, le sérieux de la situation s'envola.

"Il a perdu un pari ou quoi ? C'est trop … nan mais il a pas choisit, c'est pas possible." Saënoris n'en pouvait plus.

"Ses yeux sont à croquer." Blagua Luëst.

"Il y a des flics qui ont les yeux en amande, lui, c'est en bonbon !" Le démon sadique continua de rire encore un bout de temps, au risque de s'étouffer.

"Il paraît."

La voix du voyageur était monocorde et son regard se jetait dans le vide. Il ne le regardait même pas. Pur snobisme ou simple d'esprit ? Il n'en avait cure et désirait savoir pourquoi la Sorcière lui avait dit que le voyageur qu'il suivait avait besoin de lui. Ça ne le dérangeait pas. Il avait accepté le boulot sans rechigner. C'était une simple distraction, un boulot peinard. Bon, ça s'était corsé quand l'autre dingue s'était mis à foutre la merde partout où il allait. Le pompon c'était quand même la maison close de la Meringue, celle des Fraises Pulpeuses. Il y connaissait des filles de là bas. Mais bon, c'était la vie.
Le suiveur était ce genre de personne à accepter les pires situations sans chercher à maudire les cieux pour cette infortune. Pour lui, si une chose arrive, c'est qu'elle devait arriver. C'est pourquoi il ne s'en faisait pas pour ses yeux. Certes, il avait massacré le mec qui lui avait fait ça. Mais en même temps, il l'avait bien cherché.
Il se trouvait donc à discuter avec ce voyageur aux attitudes aussi meurtrières qu'étrange, sans parler de son accoutrement frisant l'indigestion
.

"Et tu veux me parler de quoi ?"

"Tu sais où se trouve les deux voyageuses qui sont avec moi."

C'était une affirmation. Le suiveur changea de position son cure dent et hocha la tête.

"Et où ?"

"L'une se battait contre des poupées aux dernières infos. Dans une ruelle, pas loin des quartiers Nord. "

"Et l'autre ?"

"Apparemment, elle vient de se faire enlever par un mec. "

Il avait lâché l'information du même ton qu'il aurait énoncé les horaires du prochain train.

"Et où est elle maintenant ? "

La voix du voyageur ne trahissait aucune émotion. Aucun signe n'avait transparu lorsque la nouvelle avait été énoncée. Il restait à regarder le sol d'un air absent.

"Dans une maison abandonnée. Au Nord. 35 Rue des Nougatines. Un coin pas fameux. Suivre l'avenue des Bariolés puis tourner gauche sur la rue des Pâtamâcher. Ensuite, deuxième à gauche. "

"Merci. Une dernière chose. Puis je voir ton couteau ?"

L'arme blanche sortit de la manche du suiveur. Brusquement, le poignet fut maintenu, puis tordu. Il voulut donner un coup de poing mais un coup de genou l'en empêcha. Et le couteau lui fut rendu.

Les pas du voyageur laissèrent quelques traces de ses précédents combats. Bien qu'il ait profité de son passage chez la Sorcière pour s'essuyer les pieds, il subsistait quelques souillures. Son pas rapide faisait tressauter le nœud papillon enchanté qui avait élu domicile sur le bord du haut de forme. Il fallait agir rapidement. Le démon sadique demanda
 :

"Pourquoi tu l'as buter, lui ? Ok, il était pas aidé avec ses yeux mais j'avoue que je pige pas."

"La mafia ne mettra pas longtemps à découvrir le corps. Ensuite, elle se lancera contre moi. Puisque mon suiveur est hors course, ils vont mettre un peu plus de temps à me retrouver. Suffisamment pour que je puisse mettre la main sur les ravisseurs. Et en cas d'imprévus, la Mafia sera là pour me localiser."

"Pas con."

Une autre raison était l'attitude du suiveur. Il avait donner les informations d'un ton si désinvolte. Et annoncer avec indifférence que Hikari était enlevée n'avait pas du tout été apprécié. Tout au long de la conversation, Oscar n'avait rien laissé paraître. Même lorsqu'il avait tué le suiveur, son visage n'affichait qu'une rigidité digne d'une statue.
Naturellement, il se doutait que ce nouveau meurtre n'allait pas dans le sens des relations établies avec la Sorcière, mais il s'en fichait. Ce suiveur avec son cure dent avait manqué de respect à Hikari et à lui. Et comme il l'avait expliqué à son démon en manque de viandes fraîches, cette action servait parfaitement son plan.
Désormais, il suivait les indications, le visage fermé par une détermination froide. Les ravisseurs s'étaient pour l'instant attaqués aux enfants. Qu'ils s'attaquent à l'équipe était normal mais l'aristocrate ne le supportait pas. D'abord Kimmy (ils paieront pour ça aussi) Puis Hikari. La colère montait lentement à l'esprit du voyageur. Saënoris se chargea d'entretenir le feu par quelques bûches d'idées sanglantes et Luëst souffla sur les braises avec des paroles lui rappelant son ressenti envers les deux voyageuses. Kimmy et sa verve l'avait marqué. Hikari et son adorable visage l'avait enchanté. Chacune possédait une forte personnalité et était prête à foncer pour sauver les enfants. Une certaine grandeur d'âme en somme puisque la récompense ne semblait pas être la première motivation.
Naturellement, il oubliait un peu vite que c'était le Maire Harry Beau qui les avait obligé à accomplir cette quête. Mais lorsque l'on veut justifier ses actes, la mémoire choisit les souvenirs adéquats.

Au cours de son avancée rapide à travers les quartiers, ses impressions sur la nuit vinrent chatouiller son esprit. Sa venue dans ce royaume trop coloré et enfantin l'avait de prime abord rebuté et le massacre avait été évité grâce à cette quête imposée par le maire en personne. Son avis sur ce personnage ventripotent, dragueur obsessionnel et égocentrique était aussi brutal que la façon dont il avait été traité. Les manières du dirigeant forçait le dégoût ou la colère. Il semblait ne pas s'embarrasser des convenances et agissait afin d'atteindre son objectif, quelque soit les conséquences. Lorsqu'il rencontrait un caractère similaire au sien, Oscar ne pouvait s'empêcher de le détester. Fort heureusement, les ressemblances se cantonnaient à la détermination et aux moyens de parvenir à l'objectif fixé. Puis il avait rencontré ses deux coéquipières. Deux voyageuses. L'une lui avait tenu tête, s'exprimait sans s'encombrer des convenances et énonçait les choses telles qu'elles étaient. D'une fougue remarquable, elle lui avait fait forte impression et un léger désir d'en apprendre plus sur elle l'avait traversé. L'autre affichait un air adorable mais des yeux mutins, une expression simple mais efficace et surtout son aura de douceur plaisait au voyageur démoniaque. Il s'avoua que ce qu'elle cachait derrière cette apparente candeur l'intéressait aussi beaucoup.
Après les civilités d'usage, chacun s'en était allé de son côté dans le but de mener une enquête, la plus large possible. Et la sensation d'accomplir un fardeau se métamorphosa en occasion de montrer à ce Royaume ce dont il était capable. Comme ça. Pour s'amuser. C'est parmi ce désir de distractions que s'échafauda un plan plein de feu et de sang. Un plan des plus distrayant et qui lui permettrait de passer la nuit à l'abri de l'ennui. Et pour l'instant, il n'était pas déçu. De nouvelles saveurs s'ajoutaient à son menu et le plat de résistance s'annonçait des plus délectables. Il savourait encore son entrevue avec cette Sorcière. Bien que le cadre témoignait de certains clichés, l'ambiance générale l'avait agréablement transportée. Il n'avait ressenti aucune inquiétude mais il avait senti à quel point les membres de la Mafia était prêt à le tuer. Et la découverte du véritable visage de la Sorcière était un souvenir qu'il n'était pas prêt d'oublier. Une surprise qui l'avait stupéfait et ses démons aussi. L'échange en lui-même s'était révélé particulièrement amusant, il n'avait pas réellement mené la discussion. Cependant, les réactions des deux bras droits lui tirait encore quelques sourires de contentement.
Puis il avait fallu qu'il apprenne que Hikari avait été enlevée. Le coup de poignard avait réveillé en lui la colère ressentie au début de la nuit. Il l'avait apaisé par quelques amuse gueules mais la faim le tenaillait à nouveau. Une colère vorace qui lui faisait presser le pas alors qu'il tournait dans la rue des Pâtamâcher.

Lorsque la maison abandonnée parut dans le champ de vision du voyageur aristocrate, sa détermination et sa colère était devenu ses deux moteurs d'action
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Lorsqu'elle vit une silhouette élancée s'approcher de leur maison d'un pas posé, la voyageuse se prépara à intervenir. Apparemment, depuis le début de cette nuit, de méchantes personnes essayaient de détruire leur famille. Sa sœur s'occupait de l'une de ces personnes et son frère avait enfermé une autre dans la cave pour plus de sécurité.
Elle était chargée de surveiller les alentours afin de prévenir son frère si quelqu'un menaçait leur foyer. Pourquoi tout le monde cherchait à détruire les liens qui unissaient leur belle famille ? Ils ne comprenaient pas. Ce n'était pas juste.
Elle se reprit et fut plus attentive aux déplacements du bonhomme qui continuait d'avancer avec assurance. Il était marrant avec sa tenue toute blanche, sauf son haut rouge. Au milieu de la rue en barre chocolatée, il ressemblait à de la chantilly qui coulait sur la surface sucrée.
Elle cessa de trouver le personnage amusant au moment où sa destination se révéla. C'était dans leur maison qu'il voulait aller. Bien qu'il soit drôle avec ses vêtements, il pouvait très bien menacer leur famille. La voyageuse aux longs cheveux châtains ne connaissait pas cet être aux cheveux blancs et décida d'appliquer la conduite décidée : empêcher tout intrus de pénétrer dans la maison. Elle devait protéger la famille des méchantes personnes qui leur voulaient du mal. Par conséquent, elle activa son pouvoir et se mit en quête de souvenirs tristes pour entraver la marche de l'inconnu.

La voyageuse qui portait une tenue évoquant Alice aux pays des merveilles tenait ses pouvoirs de la Reine des Larmes, devenue Duc Obscur en raison de quelques pertes subies par le sombre royaume. Cette reine était bienveillante avec ses créatures et elle chérissait encore plus ses rares voyageurs. Néanmoins, l'esprit de vengeance qui l'animait la rendait dangereuse et parfois effrayante. Elle occupe son nouveau poste avec discrétion et prépare sa revanche avec patience, préférant se concentrer sur la qualité de ses perles comme elle appelait ses voyageurs plutôt que dans le recrutement en masse. Quoiqu'il en était, la voyageuse put arpenter DreamLand librement et fonder sa nouvelle famille avec les deux autres voyageurs, à l'instar de cette Famiglia Dal Cielo dont plus personne n'entendait parler.
Quant à son pouvoir, il consistait à plonger ses victimes dans un état de tristesse avancé et même avec de la concentration à faire revivre des moments douloureux. C'était ce qu'elle était en train de tenter contre ce visiteur impromptu.

Cependant, elle éprouva de grandes difficultés à se plonger dans l'esprit de cet homme aux goûts vestimentaires tapageurs. La recherche de souvenirs tristes était équivalent à fouiller dans un tas de sable ; les grains vous échappaient entre les doigts. Elle ne parvenait pas à saisir le passé de l'homme. Des images défilaient, des sons, des couleurs mais aucune ne semblait lui appartenir. Comme si elle regardait un film à travers l’œil d'un autre. La seule conséquence de l'action de son pouvoir fut l'arrêt du visiteur et son recroquevillement, la tête entre les mains. Au moins elle parvenait à le perturber.
Elle comprit qu'il ne servait à rien de s’appesantir sur le passé trouble du bonhomme et décida de lui imposer la tristesse. Moins efficace mais suffisamment perturbateur, elle aura ainsi l'occasion de prévenir son frère de DreamLand de la menace. Elle activa donc sa deuxième technique et força l'homme à ressentir de la tristesse. Il s'immobilisa, puis tomba à genoux et fut parcourut de spasmes. Profitant de cet état qu'elle maintenait, elle mordit dans une des perles du bracelet en bonbons et prévint le voyageur aux fleurs. Elle n'avait pas besoin d'avoir de réponse, elle savait qu'il agirait correctement. Ils devaient protéger leur famille, quel qu'en soit le prix. Rien n'était plus précieux que la famille.

Son regard se reporta sur l'être qu'elle plongeait dans la tristesse. Sa Reine serait fière d'elle. Mais il restait quelque chose de bizarre. Cette impression de floue autour de l'esprit de sa victime l’embarrassait. Et il se mit à opposer une certaine résistance. Il était toujours à genoux, face à la porte d'entrée en praline, la tête entre les mains mais elle sentait une forte opposition à son pouvoir. Et son frère qui ne venait pas. Il aurait du intervenir plus rapidement. Mais elle devait lui faire confiance. Il viendra. Il s'occupera de ce méchant homme. Mais il ne venait pas. Qu'est ce qu'il lui était arrivé ? Pourquoi tardait il ? Avait il eu un problème ? Il s'en sortait toujours pourtant. S'il avait eu un problème, il l'aurait avertit, pour pas qu'elle s'inquiète. Mais il n'arrivait pas. Et la résistance de l'homme en blanc se faisait plus forte. Où était son frère ? Lui et ses sublimes fleurs ? Lui si doux et attentionné.
Elle décida d'agir. Elle sortit de sa cachette et se précipita vers l'intrus, une barre en caramel glacé ramassée sur le chemin entre les mains. Extrêmement légère mais assez assommante si le coup était bien portée, cette arme improvisée ne pesait rien pour la jeune fille qui s'inquiéta pour son compagnon nocturne.

A l'instant où elle leva la barre en sucrerie pour frapper celui qu'elle croyait tourmenter de tristesse, elle fut surprise par le brusque mouvement de tête qui affichait un grand sourire sadique. Elle fut encore plus surprise par le coup de poing dans le ventre qui la plia en deux. Toutefois, elle ne lâcha pas son arme et trouva la force de l'envoyer dans les jambes de cet adversaire qui avait résisté à son pouvoir.
Utilisant l'opportunité offerte par l'incapacité du voyageur à se déplacer dans l'immédiat pour s'enfuir, elle garda en main la barre caramélisée pour plus de sécurité et se mit à faire le tour de la maison pour entrer par la porte de derrière et retrouver son frère. Il l'aidera, lui. Il saura quoi faire. Elle passa en courant dans le jardin à l'herbe haute et délicieusement sucrée sans remarquer que la lucarne de la cave était brisée. Elle était complètement paniquée et espérait trouver du réconfort dans les bras de son frère. Il avait toujours veillé sur la famille. Elle devait se montrer forte mais pour le moment, la situation l'impressionnait un peu trop. Elle ouvrit avec fracas la porte de derrière menant à la cuisine et ce qu'elle y vit la figea sur place.


~~~

La recette était d'une simplicité enfantine. Les ingrédients inhérents aux capacités de l'invocateur permirent une approche efficace de la maison où était retenu Hikari et sûrement les enfants. Ces ingrédients étaient Oscar et son double démoniaque, Khildar. Tandis que l'un approcherait l'entrée principale, l'autre se mettrait en quête d'une entrée secondaire. Les rôles avaient été distribués d'instinct et le démon était allé s'exposer avec assurance.
Ainsi, au moment où la réplique de l'invocateur marchait tranquillement en direction de la maison, Oscar faisait le tour avec célérité et discrétion. Il passa dans de sombres et sordides ruelles en essayant de ne pas se perdre. Des rats aux allures de croissant se dispersèrent à son passage alors qu'il courait pour rejoindre l'arrière de l'habitation. Il arriva enfin à destination et continua son approche courbé, ses pas rapides étant devenus plus feutrés et lents. Son haut de forme rouge bien en tête, son nœud de papillon sur le couvre chef, il amorça la manœuvre avec délicatesse.
Jusque ce que son cerveau soit pris dans un tourbillon de souffrances qui manqua de le faire hurler de surprise. L'impression qu'une perceuse transformait son crâne en gruyère stoppa son avancée et des frissons le parcoururent. Quelqu'un était en train d'essayer de s'introduire dans ses souvenirs. Toutefois, les sensations étaient diffuses. Un obstacle se dressait entre son passé et cette vis voyeuse qui en voulait à son vécu. Et cet obstacle, Oscar s'en aperçut rapidement, n'était autre que son démon Khildar. Le voyageur ressentait indirectement les souffrances de son invocation.
La lutte pour conserver toute sa lucidité ne dura guère, ses autres démons l'assistant dans son rétablissement mental. Il poursuivit par conséquent son chemin, prenant garde à ne pas être repéré de son côté. Il était clair dans le plan que l'intervention frontale de Khildar avait aussi pour objectif d'attirer l'attention. Et il s'acquittait fort bien de sa tâche.

Le mur arrière de la maison atteint, Oscar le longea et tomba sur ce qu'il cherchait : une ouverture donnant sur les sous-sols. Dans le but de trouver Hikari et les enfants, la fouille de la maison se devait de commencer par le bas pour finir par les étages supérieurs.
Brisant la vitre en caramel qui le séparait de l'intérieur de la maison sans se soucier du bruit occasionné, le voyageur jeta un coup d’œil aux alentours afin de s'assurer d'être toujours seul. Il ôta son haut de forme rouge et il se glissa ensuite par l'ouverture tout en tenant son précieux couvre chef d'une main. Le papillon aux ailes argentés s'était envolé, ne désirant pas évoluer dans ces espaces trop sombres.

La chute sur le sol moelleux rappelant la brioche n'émit que peu de sons malgré la roulade lamentable du voyageur. L'obscurité qui régnait n'aidait pas à savoir si quelqu'un était présent hormis lui. Il ne put que vaguement distinguer des formes cylindriques ou parallélépipédiques sans en identifier la fonction. Une ampoule rappelant un cornet glacé inversé pendait misérablement et surtout, était éteinte.
Attendant que ses yeux s'habituent à cette noirceur de réglisse, de nouvelles vagues vinrent assaillir l'esprit du voyageur qui accusa le coup en se pliant brusquement. Cette fois-ci, c'était un sentiment de tristesse qu'on cherchait à lui imposer, toujours par le biais de Khildar. Mauvais choix. La surprise passée, Oscar balayait cette sensation futile pour se concentrer sur la pièce où il se trouvait. De la vitre brisée rayonnaient les lueurs du dehors qui se déposaient faiblement sur des caisses et le sol de ce qui pourrait s'apparenter à une cave. Les formes cylindriques furent identifiées comme des rouleaux de réglisse et le reste de la cave se dévoila petit à petit pour apparaître comme un amas hétéroclites d'affaires sans queue ni tête mais toujours dans l'univers sucré du royaume.
Soudain, les yeux de l'invocateur se posèrent sur une silhouette qu'il identifia bien vite. Il se précipita alors qu'une nouvelle tentative d'incursion mentale le fit choir. Dans sa chute, il renversa une boîte à outils et plusieurs caisses, ce qui produisit grand bruit. Son avancé vers celle qu'il avait reconnu par sa longue chevelure fut pitoyable, chaque pas étant devenu une traînée. Ses jambes ne le portèrent que difficilement et il dut plusieurs fois se rattraper pour éviter de se retrouver à quatre pattes. Son haut de forme avait été abandonné sur le chemin et gisait, abandonné. De cette lutte contre la tristesse qui s'insinuait en lui avec la perfidie d'un serpent d'Eden, il résulta un vacarme indéniable et des perles humides à ses yeux.

Lorsqu'il parvint enfin aux pieds d'Hikari, un cutter à la main (ramassé dans la boite à outils) son visage reflétait deux sentiments en même temps. Ces yeux pleuraient de tristesse et sa bouche se tordait de colère à cause de sa faiblesse. Malgré l'aide de ses démons et du travail de Khildar, Oscar ne put éviter de succomber aux larmes. Son invocation était plus forte et supportait beaucoup mieux l'attaque de la part de la voyageuse.
Dans un désir de ne pas trop effrayer sa coéquipière, il lui souffla d'une voix étranglée tout en découpant les liens 
:

"Ne t'inquiète pas, tout va bien, je suis là."

C'est alors que la porte de la cave s'ouvrit sur la silhouette du voyageur aux fleurs. Il avait naturellement entendu le boucan provoqué par les titubements du sauveur d'Hikari et affichait une mine peinée.

"Que faîtes vous … ?"

Le reste de sa question fut perdu par le glapissement d'Oscar. Une vive douleur aux jambes venaient de le prendre. Déjà à terre, il ne tomba pas plus bas mais la rage remplaça promptement la douleur. Apparemment, l'adversaire de Khildar était passé au niveau supérieur et les hostilités n'étaient plus d'ordres mentales.
Sous le coup de la colère, Oscar ignora les plaintes de ses jambes en poussant dessus et d'un bond qui se voulait félin, sauta sur le blond aux fleurs. Malheureusement, la douleur couplée à une mauvaise estimation des distances à cause de la faible luminosité ne permirent pas le saut escompté et c'est donc aux pieds de sa cible que l'aristocrate atterrit. Étalé le long de l'escalier en pâtisseries, le voyageur occupait tout l'espace. Cette scène provoqua un rire auprès du voyageur aux fleurs soporifiques, rire qui se perdit dans un hurlement de douleur. Son mollet venait de se faire mordre avec férocité. Il voulut se débarrasser de cet être plus animal qu'humain mais il perdit l'équilibre et se retrouva en travers de la porte, le buste dans la cuisine et les jambes dans l'escalier.
Alors que Oscar s'apprêtait à frapper d'une manière ou d'une autre son ennemi, un coup de pied dans le menton le repoussa sans ménagement. Sa tête heurta le sol en brioche ce qui lui évita l'inconscience mais pas l'étourdissement. Il resta étalé, les bras en croix, ahuri et sans savoir que faire alors que ses démons l'encourageaient à combattre.

Quand bien même Oscar était pour le moment indisponible, Hikari avait été libérée et pouvait désormais laisser libre cours à son imagination contre les ravisseurs. Quant à Khildar, il était lui aussi étendu, contre la porte d'entrée. Il maudissait intérieurement son invocateur pour les coups qu'ils venaient de subir.
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Hikari Nikaido
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MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Dim 11 Nov 2012 - 22:23
Allongé sur le côté, la respiration entrecoupée, il faut s'habituer au bâillon qui obstrue sa bouche. La douleur qu'elle ressent dans la nuque est lancinante, elle ne sent d'ailleurs plus son cou ce qui la gêne encore plus pour déglutir. Tous ses membres sont engourdis, elle a l'impression d'avoir fait un effort intense, les liens sont serrés, trop serré mains et pieds sont engourdient, elle sent les fourmis qui lui monte dans les jambes, elle sent derrière elle un mur sur lequel elle prend appuie et parvient à se redresser elle se dit qu'une fois assise ses idées seraient plus claires.

Ce fut une erreur, sa tête tourna de plus belle, un siphon l'entrainaisndéniablement vers le sol, dans lequel sa tête finit par s'écraser dans un bruit sourd. Elle avait envie de vomir et la nausée lui fit encore plus de mal, ce poison était une vraie plaie et elle ne savait pas comment le faire sortir de son organisme. Elle resta donc allongée sur le côté et laissa le temps à ses yeux de s'habituer au noir de la pièce. Il y faisait froid, des étagères étaient placée un peu partout dans la pièce et des cartons éparpillés au sol. Une lumière grise, à peine visible traversais la seule fenêtre en caramel de la pièce, une fenêtre salit par la poussière.
Il fallait qu’elle se libère, ses mains étaient douloureuses, elle ne sentait presque plus le bout de ses doigt, elle remarqua qu’une boite de couleurs rouge, qui lui semblât être du caramel était posée sur l’un des cartons en face d’elle. Rapidement, elle se mit sur le ventre et en enfonçant la pointe de ses pieds dans le sol en brioche commença a avancé en direction de la boite, son avancé se passait très bien, elle était prête d’atteindre le carton, elle le voyais s’approcher, elle en était même à s’aider de son menton pour avancer, une fois en face du carton, elle se remit sur le côté et les deux jambes plié s’apprêtai à mettre un coup dans le carton afin de faire basculer la boite, elle s’apprêtait a élancé ses jambes lorsqu’une voix la fit hurler de peur à travers le bâillon et sursauter.

« Que faites-vous jeune demoiselle au charme sans pareil ? »

Elle tourna la tête du mieux qu’elle put cherchant du regard, un regard noir. Une pièce vide, quelque chose vint lui toucher une mèche de cheveux, elle frémit, elle tremble, personne, elle ne parvient à distinguer personne. On lui caresse la joue mais elle ne voie rien, strictement rien, elle ferme les yeux et commence à se parler à elle-même:

« Ce n’est rien, tout vas bien, il n’y a rien, rien, rien ! »

Elle inspire et expire, elle ne doit pas céder la place à la panique, elle en est capable elle le sait, elle rouvre les yeux avec douceur. La vision qui s’imposa à elle, fit son cœur arrêter de battre, a quelque cm d’elle a peine, une jeune fille l’observais accroupie, elle se redressa d’un bon et enfin assise sur ses fesses pris appui sur ses talons pour reculer le plus possible, sa bouche était triste, sont regards aussi, comme si des larmes s’apprêtaient à couler à n’importe quel moment. Hikari ne pouvait retirer son regard de ses yeux, seul point d’attache dans la pénombre. Soudainement sans savoir pourquoi, elle se mit à lui parler.

« Si mon frère ta laissé en vie, c’est seulement pour ton physique. Moi, je peux te tuer et ensuite dire que c’est toi qui as mis fin à tes jours. » Elle s’approche de la jeune fille qui finit dos contre une étagère. Bloqué, ne pouvant plus rien faire.

« Ce que tu peux être laide, mais il te préfère, j’en suis sure, il va nous trahir. »

Elle aurait aimé pouvoir lui dire qu’elle se trompait lui déchirer le visage a coup de griffes, mais ses mains étaient si bien attaché qu’elle ne parvenait même pas à entamer la transformation. Elle recommença a la fixer de plus en plus intensément, c’est lorsque l’image d’une certaine forêt vint s’imposer dans le crane d’Hikari qu’elle comprit ou la jeune fille aux cheveux brun et au visage triste voulait en venir. Elle les referma aussitôt, la contrôleuse soupira avant de venir poser sa main sur le front de la jeune fille qui se mit à penser à tout ce qu’elle aurait aimé faire, tous pleins de pensées heureuses. Elle rouvrit ses yeux et finit par planter son regard dans celui de la jeune fille. Dont le visage était barré d’un immense sourire, elle avait trouvé de quoi lui faire du mal, elle avait tout ce qu’il lui fallait pour commencer la torture. Les yeux d’Hikari étaient implorants ce qui eut l’air de la renforcée plus qu’autre choses lorsqu’un halo de lumière vint se planter sur les deux jeunes filles. La jeune louve complétement éblouie se mit à grogner.

« Emilie ? Qu’est-ce que tu fabriques ? »

Hikari reconnut immédiatement la voix mielleuse du jeune homme qui en cette circonstance était plus accusatrice que mielleuse.

« - Ta prisonnière s’est réveillé, je voulais m’assurer que ses liens étaient bien serrés.

Il prit un sourire faux, le même sourire qu’il lui avait servi au bar un peu plus tôt.

-Je te remercie alors, maintenant, tu remontes et tu montes la garde. »

Elle se mit à parler dans sa barbe, gravit les quelques marche et disparut derrière son frère. L’homme en question resta quelques instants devant la porte continuant à pointer sa lampe poche sur Hikari. Elle ne dissimulait ainsi que son ombre, qu’une silhouette plus imposante qu’en réalité. Une racine sortie de nulle part apparut soudainement devant elle et commença à glisser le long de ses jambes replié atteignant son bassin et s’élevant à hauteur de son regard elle retint sa respiration et commença à se débattre.

« Tu vois cette plante ? Elle marche un peu comme un boa constrictor, tu bouges, elle sert. J’ai eu la bonté de te laisser en vie. Alors s’il te plait tient toi sage, sinon je reviens avec elle. »

Et sur ses mots, en se frottant les tempes, il sortit, rappelant sa liane par la même occasion. Elle se retrouva de nouvelle seule, dans le noir. Elle retourna tant bien que mal au niveau du mur, faisant le moins de bruit possible, après s’être installé elle se mit à soupirer elle ferma les yeux.

Des bruits de pas résonnèrent au-dessus de sa tête, elle en déduit qu’elle se trouvait dans une cave. Ou en tout cas sous les pièces principales de la maison. Elle écoutait tout ce qui se passait un peu plus, captant des bribes de conversation mais rien de plus. Lorsque des pas comme courus, des sanglots attirèrent son attention elle était dans le nid. Elle avait pensé au début qu’elle se trouvait seulement dans un autre endroit, mais quelque part dans la baraque, tous les gosses étaient réunis ! L’adrénaline retomba d’un coup, elle était coincée comme un rat mort. Pas moyen de bouger ou de se transformer lorsqu’une ombre vint dissimuler le peu de lumière que la fenêtre filtrait. Soudainement, elle explosa en morceau faisant sursauter Hikari qui ne comprenait plus rien. Le clair de lune envoya beaucoup plus de lumière dans la pièce et en fixant bien l’extérieur elle crut reconnaitre quelqu’un, elle ne voyait pas son visage mais lorsque d’une main, il enleva son couvre-chef, elle crut que son cœur allait exploser. Elle n’avait plus de salive ne pouvais même plus gémir pour attirer son attention elle se mit donc a gigoter ce qui finit par lui entailler les poignets plus qu’autres choses. Il entra en douceur, un bruit sourd retentit il était tombé sur le sol en brioche qui avait amortis sa chute.

Il prenait du temps, elle savait qu’il n’y voyait rien mais aurait aimé que ca aille plus vite, quand il se mit à tanguer et à tomber se rattrapant a la boite à outil rouge, la faisant tomber par la même occasion, ils étaient repérés, ce n’était qu’une question de minute. Il avançait vers elle mais c’était comme s’il ne savait pas ce qu’il faisait, comme s’il ne maitrisait rien, le bruit était devenu un vacarme, il vint se cogner à plusieurs reprise sur les étagères en pain d’épice faisant tomber des objets à terre. Il finit à quatre pattes et Hikari compris enfin, qu’il était en proie au pouvoir maléfique de la jeune voyageuse rencontré quelques heures plus tôt. Il était là devant elle, elle distinguait sa peau blanche. Elle était assise et son dos était collé au mur, elle vint rapidement coller son torse sur ses cuisses pour mieux voir Khildar. Qui tout en relevant la tête lui pointa sous le nez un cutter. Cette vision ne put que l’horrifier, une larme glissa d’elle-même le long de sa joue. Le visage du jeune homme était un véritable champ de bataille, ses yeux pleuraient des torrents, tandis ce que sa bouche se tordait dans une souffrance, dans une colère incroyable. Il avait mal, tout le monde l’aurait compris, mais elle là, tout de suite maintenant elle avait peur, peur devant cet homme qui lui sembla détruit alors qu’au début de la nuit, elle l’avait rencontré avec un visage ne reflétant quasiment aucunes émotions, un visage froid tout comme se regards à présent emplit de larmes. Elle avait envie de le prendre dans ses bras, de lui attraper le visage entre les mains et de le supplier d’arrêter de pleurer. Elle ne supportait pas les larmes, elle était complétement figé, le visage des deux petites filles vinrent danser devant ses yeux, elle avait tout de même du mal à lui en vouloir. Il s’étrangla presque en lui parlant tout en commençant par détacher ses chevilles, qui saignaient.

"Ne t'inquiète pas, tout va bien, je suis là."

Il lui détacha ensuite les mains, avant de jeter le cutter à travers la pièce et à l’aide de ses deux mains de défaire lentement le bâillon, qui laisse des marques rouge dans le prolongement de ses lèvres, elle peut se la jouer à la Joker. Elle s’apprêtait à le prendre dans ses bras peu importais les formes ou la distinction. Mais tout ne pouvait pas être parfait et se dérouler comme tel. La porte de la cave s’ouvrit sur une silhouette qui lui était à présent singulière et la voix résonna dans toute la pièce, la faisant frémir.

"Que faîtes-vous … ?"

Elle voulut se lever mais il était encore trop tôt, on aurait dit un bébé faon tentant tant bien que mal de faire ses premiers pas lorsque Khildar, à genoux tomba en criant le visage dans le sol. Elle s’approcha à genou inquiète, mais n’eut le temps de rien faire. Il tenta de bondir sur sa victime sans avoir apparemment évalué la distance, il s’écrasa de nouveau dans le sol en brioche provoquant des rires chez l’ennemi qui commença à mettre Hikari en rogne, une véritable rogne lorsque son rire se transforma en hurlement, elle approcha de la scène, Khildar était accroché au mollet de son adversaire qui tomba à la renverse. Elle réussit enfin à se lever en s’appuyant sur les étagères et se fut au tour de Khildar de finir par terre, au tapis. Il fallait qu’elle éloigne ce contrôleur de plante loin du jeune homme, elle recula donc de quelque pas, pris son élan et réussis à transformer ses jambes dans un gémissement de douleur. Elle l’attrapa par les pieds rapidement et lui fit descendre les quelques marches en accéléré, lui cognant la tête contre celle-ci et lui râpant le dos par la même occasion, ce qui le fit grogner. Elle lui envoya par la suite un coup de pieds dans les côtes et l’acheva par un coup de pied dans le menton, question de lui faire ressentir ce qu’il avait fait à Khildar. Il se plia en deux et resta ainsi à se lamenter, Elle revint vers son ami en courant, gardant des jambes inhumaines. Elle s’accroupit à côté de lui, passa son bras derrière son cou et releva ainsi le haut de son corps. Elle l’observa alors lentement décrivant chacune des parties de son visage, qui paraissait si douce maintenant qu’il était sonné et inapte à parler ou à tuer. Elle l’aida à se relever doucement, le faisant s’appuyer sur ses épaules et le tenant fermement sous le bras.

« Prend appui sur moi veux-tu, on va sortir ensemble, tant qu’on a une ouverture. »

***

Mais qu’est-elle en train de faire ?! J’avais courus et fait le tour de la maison, après avoir mis un coup dans les jambes de l’homme qui n’était nullement atteint par mon pouvoir. L’herbe haute était mouillé et je commençais à frissonner en arrivant par a la porte de derrière, mon frère n’avait nullement répondu à mes appels, qu’était-il en train de faire, les lumières étaient pourtant allumé ! Je poussais la porte et tombais sur un spectacle que je n’aurais préféré pas voir, mon frère était par terre et la pétasse lui envoya un coup de pieds dans le ventre suivit d’un autre dans le menton. J’étais paralysé, les doigts crispés autour de la barre en caramel. Il se tordait de douleur mais elle n’en n’eut rien à faire et préféra aider l’homme qui était allongé dans la pénombre. Ses jambes était étrange elle n’avait pas remarqué ce détail plus tôt. Elle serait si fort la barre que ses phalanges blanchirent et se mirent à craquer. Elle ne fit pas un bruit, non, pas un, attendit tranquillement que la jeune fille ferme la porte de la cave après avoir posé son ami contre le mur s’approcha et lui envoya la barre dans le dos en plein dans la colonne vertébrale

***

Elle fit quelque pas et se rendit compte que le Lord malgré sa carrure élancé et son visage fin pesait son poids. Elle avait déjà des courbatures très marqués dans les membres, mais elle se força et finit par ne plus ressentir la douleur, les marches furent assez dur à grimper, Khildar avait les pieds qui trainait elle mit donc son propre pieds sous celui du jeune homme et l’aida ainsi à gravir pas à pas les 4 ou 5 petites marches. Elle adossa son compagnon contre le mur de la cuisine, ferma la porte du pied et attrapa une chaise avec laquelle elle bloqua la poignée, en sachant que ça ne servirais pas à grand-chose puisque la petite fenêtre de la cave était cassé et permettrait ainsi au blondinet de sortir quand il le désirerait. Mais ils gagneraient tout de même du temps. Un énorme coup dans le dos la rappela à l’ordre la faisant tomber sur la porte à la renverse. La respiration coupé, elle avait pris appuis sur celle-ci a l’aide de ses mains empêchant un trop fort impact avec le chocolat au lait, en une fraction de seconde, elle perçut l’ombre d’une personne et dans le prolongement de ses bras levés une longue barre prête a lui tomber sur le crane et elle eut juste le temps de se retourner dos contre la porte et de s’écarter laissant l’objet se briser sur le chocolat. La jeune fille brune, qu’elle avait eu la chance de rencontrer un peu plus tôt se tenait devant elle le visage en colère, elle commença à se débattre avec le morceau de barre qui lui restait espérant toucher son adversaire sans grands résultat. Hikari énervé, du transformer ses avant-bras en patte, les prolongeant de griffes en acier, ainsi elle parvenait à avoir une défense plus importante, tout en encaissant les coups, elle s’éloigna de Khildar, du moins se dirigea a son opposé. Fixant son regard dans celui de la contrôleuse d’émotions elle attrapa la barre d’une main vive et ne lui laissant pas le temps de resserrer sont étreinte la balança au loin, elle alla taper contre un mur, sur lequel elle se brisa en mille paillète de caramel dorée.

Les yeux de la contrôleuse lançaient des éclairs et Hikari comprit qu’elle l’avait peut-être trop cherché, car en pensant cela, elle prit une droite qui l’a fit tout de même valdinguer jusqu’à la table de la cuisine, elle s’apprêtait à lui rendre la monnaie de sa pièce lorsqu’elle se rendit compte que ses yeux pleuraient tout seuls. Elle releva la tête et compris, la contrôleuse souriait de toutes ses dents. Elle prit le temps de réfléchir, et bêtement toutes les images de son enfance apparurent en masse. Elle tomba à genoux, cloué au sol, ses mains se couvre de sang, des visages apparaissent, des yeux jaunes apparaissent dans toute la pièce, elle est encerclé par ces bêtes, elle halète, ferme les yeux rapidement et parle à haute voix, elle peut repousser ces images, elle le sait, elle reprend son souffle et ordonne à son cerveau de reprendre le contrôle, lorsqu’elle rouvre les yeux, la voyageuse la fixe.

« C’est bien, tu as un moral d’acier, ces images, tu les connaient tellement bien qu’elles ne te font presque plus rien, mais… La tristesse, ça personne ne peux la combattre, personne !»

Hikari est immobile, elle ne peut plus bouger, elle tremble, l’émotion qu’on voulait lui ordonné s’imposa a elle en envoyant des décharges électriques dans son cerveau, dès qu’elles les repoussaient, elles revenaient en masse. Elle souffrait, elle avait beau serrer les dents, elle s’étala en avant sur le sol, comme un musulman lors de sa prière, ses griffes vinrent laisser une trace dans la brioche, sur laquelle elle s’acharnait, son sang pulsait dans ses tempes, son front dégoulinait de sueur et la sueur se mêlât aux larmes qui coulaient de plus belle.

« Sort, sooort de ma tête salopee ! »

Sa voix était inhumaine, grave, sortit d’outre tombes. En guise de réponse elle se mit à ricaner et lui envoya la plus grosse décharge emplit de tristesse qui firent hurler Hikari, elle s’était redresser, était à genoux, elle tendit son cou et se mit à hurler, un hurlement de douleur, de déchirement, tout était réunis en une seule personne et ce sentiment était insoutenable, elle ne pouvait plus respirer, sa transformation s’annula et lui fit encore plus de mal. Mais le pire, fut qu’elle vit du coin de l’œil la contrôleuse s’approcher doucement de Khildar. Ses cris se transformèrent en cris de colère, elle en voulait au monde entier, ses membres tremblaient de toutes part, mais elle réussit à se relever avec peine, prenant appuis sur tout ce qu’elle trouvait, elle était voutée mais debout. La salope était très proche de lui et avait posé sa main sous son menton, elle lui releva le visage et poussa un cri de surprise la faisant reculer. La suite se déroula en deux seconde, Hikari attrape une chaise a porté de main et la brise sur le crane de la jeune femme qui tombe au sol inconsciente. La louve tombe à quatre pattes sur le sol, essoufflé. Elle essuie ses larmes et avance jusqu’à Khildar, devant lequel elle s’écroule.

*Reprend ta respiration, ensuite, c’est bon.*

10 Minutes plus tard, elle avait trainé la contrôleuse d’émotion par les pieds, et après avoir rouvert la cave l’avait jeté dedans sur son abruti de « Frère », le faisant ainsi retomber dans les pommes s’il s’en était remis.
Ensuite, elle revint s’asseoir devant Khildar qui avait l’air de s’agiter dans son étourdissement, comme si une force le poussait à se lever malgré son inaptitude. Assise en face de lui, elle ressentait la même sensation qui avait failli la pousser à la transformation un peu plus tôt, sa lèvre tiqua, l’envie de meurtre la prenait soudainement, une mauvaise aura tournait dans la pièce c’était une certitude. Elle posa doucement sa main sur la joue du jeune homme et remonta lentement vers son front, il était bouillant et son front perlait de sueur, quelque chose le poussait à l’ extrême et ça ne présageait rien de bon. Elle s’approcha de l’évier de la cuisine et ouvrit le robinet, qui se mit à crachoter un liquide rosé, elle supposa qu’il s’agissait de grenadine. C’était tout de même mieux que rien, elle mit ses mains en coupe et revint auprès de Khildar, approchant doucement le bout de ses doigts de la bouche du jeune homme laissant couler le liquide le long de ses lèvres en espérant qu’il en absorberait un peu tout de même. Il lui en voudrait surement d’avoir taché son bel habit avec du sirop mais, le sucre l’aiderait à repartir une fois rétablit. Un petit bruit attira l’attention de la jeune fille, on grattait a la porte principale, elle s’approcha lentement de celle-ci tout en transformant l’une de ses mains et l’ouvrit d’un coup, elle tomba bouche bée, en face d’elle se trouvait la parfaite réplique de Khildar, qui s’appuyait contre le mur pour tenir debout.

« Mais, mais… »

Il ne lui dit pas un mot, entre en se tenant pratiquement au mur, elle le suit de près toujours la bouche grande ouverte, là, dans la cuisine, il y a deux Khildar, l’un comatant, l’autre accroupis en face de lui, il l’attrape par le col et commence à le secouer doucement. Elle s’approche, s’accroupit à son tour et pose sa main sur son bras.

« Mais qui es-tu à la fin Lord de mes couilles ?! »
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MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Sam 24 Nov 2012 - 21:08
Sweety Attack

La douce voix de la voyageuse effleura les nobles oreilles de l'aristocrate d'un ton plutôt acerbe. Le traitement à la grenadine porta ses fruits et son évanouissement prit fin. Ses démons n'avaient cessé de l'encourager à se reprendre, mais le coup porté par le voyageur aux fleurs avait été suffisamment fort et bien placé pour le sonner assez longtemps. Luëst en avait crié d'effroi, Saënoris avait éclaté de rires et Laënoris avait été le seul à demeurer calme et plein de bon sens. Alors que Luëst s'était affolée et avait empli le crâne de l'invocateur de supplications le conjurant de se reprendre, le majordome démoniaque s'était exprimé avec douceur et avait enjoint son maître à rassembler les morceaux épars de son esprit. Quant à Saënoris, il essayait de ne pas s'étouffer de rire.
Grâce à l'action conjuguée du démon majordome et de la grenadine, Oscar retrouva l'usage de son esprit et les sensations autour de lui l'atteignirent avec plus de clarté. Le goût sucré de la boisson au couleur de sang habitait son palais avec délice mais la vue de sa chemise blanche tâchée ne l'enchanta guère. Les plaintes de son clone démoniaque lui parvinrent et il s'efforça d'en démêler le sens, l'esprit encore empli de brumes. Il ouvrit alors les yeux un peu plus, comme craignant la vision de lui-même en train de le disputer sévèrement en des termes crus. Néanmoins, ne pouvant se soustraire d'avantage, il leva la tête. Sa nuque lui fit atrocement souffrir. Ses muscles le tiraient en tout sens, chacun désirant prendre une direction opposée à son voisin. Les signaux électriques répandaient une information de douleurs générales sans qu'aucun os ne se plaigne d'avoir été brisé. Certes il subsistait quelques blessures des combats précédents mais les souffrances au menton et à la nuque prédominait le reste. Le violent mouvement en arrière de sa tête sous le coup de pied était à l'origine de ces douleurs peu agréables.

C'est alors que ses synapses lui transmirent la question de Hikari, les paroles étant respectées scrupuleusement. Khildar s'écarta légèrement, se détournant de sa main sur le bras et s'éloigna ainsi de la voyageuse pour se poster aux côtés de son créateur, se laissant tomber sur le plancher fait de craquottes aux fruits rouges. Il était très perturbant de voir ces deux êtres, vêtu de la même manière, les mêmes traits tirés sur le visage (même si ceux d'Oscar était plus marqué) et exprimant la même émotion de fatigue après une lutte intense. Même les larmes semblaient avoir coulé aux mêmes endroits et selon le même sillon. Se positionnant de la même manière ; dos au mur, une jambe allongée et l'autre ramenée vers le torse, un bras appuyé sur le genou tandis que l'autre pendait, Khildar paracheva l'effet et si la voyageuse était certaine de ne pas loucher, elle jurerait avoir bu. Toutefois, le voyageur démoniaque jugea bon de répondre à la question posée et esquissa un faible sourire pour articuler d'une voix pâteuse mais teintée d'une douce ironie
:

"Que voilà de bien vilains mots franchir les lèvres exquises d'une aussi délicieuse demoiselle …"

Il reprit son souffle alors que Khildar tourna la tête en sa direction, un air à lui intimer de cesser les manières peint sur le visage.

"Je suis un voyageur aux capacités surprenantes … Je me duplique."

L'instinct de préservation avait soufflé la réponse. Il ne s'en voulait pas de mentir à la personne qui venait sûrement de le sauver de la mort. Selon lui, le secret de son pouvoir se devait d'être maintenu le plus possible. Contraint par l'apparition de son double démoniaque, il avait presque révélé la véritable nature de son pouvoir mais il avait habillé la vérité d'un léger tissu de mensonge.
Il fit un geste du menton ( ce qui lui tira une grimace, aussitôt répétée par Khildar qui serra les poings comme si il allait de nouveau s'en prendre à Oscar) en désignant Hikari et demanda d'un ton moqueur, prouvant son rétablissement 
:

"Quant à toi, charmante demoiselle, tes transformations ne m'ont pas échappé … Je te félicite, tu possèdes des arguments … percutant. Tu es décidément pleine de ressources."

"Et en plus, elle est trop choupi." Ajouta Luëst dans le crâne secoué de l'invocateur. "Même après foutu en l'air l'autre pétasse, elle garde son visage trop meugnon. J'ai envie de la serrer contre moi."

"Elle risquerait d'étouffer entre tes seins …" Blagua Saënoris. "Ça serait dommage. Elle plaît cette petite, elle a la niaque. Je m'en ferais bien mon quatre heures."

"Cette jeune lady a su prendre soin de notre maître." Nota Laënoris, toujours aussi professionnel.

La réaction du démon jumeau fut moins enthousiaste. Mû par le ressort de l'urgence, il agrippa à nouveau le noble anglais et le secoua par le col pour l'engueuler franchement
 :

"Putain mais tu foutais quoi ? Bon, ok, je me suis fait péter les jambes par l'autre conne avec sa gueule de dépressive mais c'est pas une raison pour se faire shooter le menton ! Ça m'a surpris alors que je vérifiais les environs, derrière cette porte. T'as pas idée. T'es vraiment qu'un abruti."

Puis de le serrer contre lui, le visage précédemment marqué par une vive colère cédant place à une joie de vivre légitime. Il en profita pour glisser à l'oreille aristocratique :

"Méfies toi, dehors n'est pas le meilleur endroit où s'aventurer. "

Le démon s'écarta tout aussi brusquement et offrit un magnifique sourire à Hikari tout en lui prenant la main avec douceur. Il se tenait droit, mais avec difficulté. Ses yeux flamboyaient d'une rage de vaincre, contraste détonant avec son doux et blanc visage. Il fit mine d'effleurer de ses lèvres la main de la voyageuse et s'exprima dans un souffle :

"Ravi de faire votre connaissance, je me nomme Khildar. Simplement Khildar."

Le seul Lord véritable de l'assemblé se leva en s'appuyant contre le mur aux couleurs criantes de gourmandises et indiqua d'une voix plus sûre, sa prestance du début de la nuit revenant au fur et à mesure que son sang noble se déversait avec plus de vigueur dans ses vaisseaux sanguins :

"Il est de bonne nécessité de retrouver les enfants. Ils ne doivent pas être loin."

L'aristocrate anglais s'approcha pour s'aligner sur son invocation et prit l'autre main de la jeune fille pour énoncer d'un ton enveloppé de douceur :

"Mets toi en quête. Ils t'écouteront. Nous risquons de les effrayer. Rassurez les, nous savons que tu feras cela parfaitement. Prépares les. Nous allons devoir quitter cette maison précipitamment."

Les deux jumeaux unis par les liens infernaux de l'invocation s'écartèrent de concert. Tandis que Khildar reprit son poste à la porte d'entrée, Oscar expliqua la suite des événements :

"Nous allons surveiller les deux entrées. Tu feras en sorte que les enfants se tiennent prêts. Il y a des risques qu'on cherche à nous tuer, dehors. Il faudra faire vite. Nous quitterons la maison tous ensemble. Khildar et moi-même nous chargerons de votre protection. Tu guideras les enfants hors des bas fonds. Fie toi à ton instinct. Nous savons que tu y parviendras. Même si nous nous retrouvons séparés, n'aie à l'esprit que les enfants. Ce sont eux qui passent avant tout. "

Il avait prononcé ses indications d'une voix claire, calme et sereine bien que la fin dénotait d'une certaine noirceur. Il fallait envisager toutes les possibilités. Elle devait être prête à faire face. Par contre, rien dans son intonation trahissait son désintérêt complet du sort des enfants. Bien qu'il ait été engagé pour leur sauvegarde, le voyageur démoniaque avait détourné les règles du jeu pour se construire une nouvelle aire de distractions et de nouveaux participants avait été conviés par ses soins. Cette mafia dirigée par cette surprenante Sorcière était un compagnon de jeu très distrayant et la mettre en interaction avec ce maire si sûr de lui l'excitait. Ne laissant rien paraître, il se dirigea vers la porte de la cuisine, contournant la table renversée. Sous ses pas crissaient les résidus de la barre en caramel. Derrière son visage serein jubilait un être ravi d'avoir provoqué une situation incendiaire. La nuit lui avait semblé ennuyante et il s'était juré d'introduire une forte de dose de sel et de pimant dans cette ville sucrée. Désormais, sa recette en était à un stade fort palpitant. Le gâteau cuisait, le thermostat à fond. La pression augmentait, implacablement. Il ne restait plus qu'à savoir jusqu'où pouvait monter le soufflé.

~/\~

Les rues presque vides finirent d'évacuer leurs ultimes occupants devant les personnes qui s'avançaient. Le cortège provoqua la fuite, la fermeture, la réclusion, les cris, les larmes, la peur. Se répandant à travers le quartier avec la même ardeur que les flammes qui ravageaient les immeubles en amont, ils marchaient d'un pas implacable. Quiconque aurait eu le malheur de se retrouver sur leur route qu'il aurait terminé écrasé par la pression. L'air était saturé de sucre et les gorges se nouaient. Quelques coups d’œils discrets confirmèrent leur passage et les entrebâillement de fenêtre se fermèrent bien vite. Personne ne souhaitait croiser le regard d'un des leurs.
Il était incroyable qu'ils sortent en si grand nombre. Tellement incroyable que la raison devait être tout aussi incroyable. Chacun pria qu'il n'était pas responsable de ce débarquement en force. La peur de voir la porte éclatée sous les coups de pieds féroces, d'avoir les vitres brisées sous les tirs, de subir tortures et sévices jusqu'à ce que mort s'en suive malaxait d'un poing violent les tripes des habitants.
Le point de rencontre de cette dangereuse force se profilait au fur et à mesure. Aucune parole était échangé. Un seul mot d'ordre. Un seul interlocuteur. Tout avait été mis en place dès que la nouvelle était tombé. D'ailleurs, l'information avait rendu furieuse la Sorcière. Hänsel et Grëtel s'était proposé pour laver l'honneur de la famille dans le sang mais la Mère de l'Organisation Criminelle en décida autrement. Il ne fallait pas que cette vermine se pense importante. Lui envoyer des adversaires à sa hauteur ne le contenterait que plus. Elle avait saisi sa psychologie et avait par conséquent donné l'ordre. Naturellement, elle n'avait pas envoyé tout le monde, mais une bonne majorité. Suffisamment pour répandre la terreur dans les quartiers traversés. Le message devait être clair. La Mafia ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elles écrasent ceux qui osent se dresser contre eux.

L'objectif était désormais en vue et les membres de la famille criminelle se déployèrent avec une efficacité diabolique. Chacun se trouva un emplacement avantageux, empêchant les contournements, le tout avec une vue optimale sur le terrain. Les retraites furent coupées et les bâtiments investis. D'ailleurs, aucun occupant n'avait été à déclarer. Le quartier qui était abandonné depuis un certain temps retrouva une population bien inquiétante.
Le responsable de l'opération, le lieutenant ayant mené le voyageur jusqu'à la Sorcière, observait la maison en apparence délaissée. Il n'affichait aucune colère, un calme placide détendait ses traits. Il avait un ordre à exécuter, il le ferait. Aussi simple que cela. Bien sûr, il ressentait quelques rancunes à l'encontre de l'homme qui avait poignardé le suiveur, mais il ne tombait pas dans un état nerveux qui aurait faussé son jugement. Son attitude assurée confirma sa légitimité à mener l'opération. Lorsque chacun fut en position, prêt à agir, il quitta son immobilisme pour se mettre en marche. Il marcha d'un pas tranquille vers la demeure.

Ses cheveux blancs plaqués en arrière par le gel ne bougeaient pas d'un poil tandis qu'il traversait la rue déserte. Pas un sourire, pas même un rictus. Il s'arrêta à mis parcours et les mains dans les poches de son pantalon beige, il cria 
:

"L'Aristo, sors de là ! "

Après un temps jugé fort long par les différents protagonistes, la porte chocolat s'ouvrit lentement. Les armes se pointèrent immédiatement sur la silhouette qui apparaissait lentement. Il avait perdu son haut de forme rouge. Cependant, il possédait toujours son pantalon aux allures de chantilly souillé au niveau des chaussures noires réglisses. Toujours sa chemise blanche et son gilet rouge, ainsi que sa ceinture multicolore. Et toujours ce sourire ironique. Il avança avec précaution et décida que quitter les limites du jardin ne serait pas convenable pour sa sauvegarde. En conséquence de quoi, il cessa de marcher et répondit d'une voix tout aussi forte :

"Me voici, que voulez vous ?"

Pendant ce temps, les deux voyageurs empreints de valeur familiale se tenaient prêts à agir. Ils avaient hâte d'en découdre. La rage habitait la voyageuse aux larmes tandis qu'une froide détermination se peignait sur le visage du charmeur soporifique. Ils se tenaient non loin de la porte d'entrée et attendaient. Ils jetèrent un coup d'œil en arrière et un hochement de tête leur signifia qu'ils devaient continuer à se tenir prêt. En les regardant ainsi, Oscar ne put s'empêcher d'étirer ses lèvres. Si tout se déroulait comme envisagé, les enfants pourront s'enfuir et ils seront débarrassés de ces deux là. Encore fallait il que Khildar accomplisse sa tâche. Mais il n'y avait aucun doute là dessus. Un enfant renifla dans la cuisine.

~\/~

Lorsque la présence de la mafia fut détectée, il était trop tard pour espérer s'enfuir. Les membres de l'organisation avait été plus rapide que prévu et l'invocateur prévint la morpheuse d'un léger changement de plan.

"Nous ne pouvons plus fuir maintenant, la mafia nous tomberait dessus et nous abattrait froidement. A nous deux, nous ne pouvons faire grande chose. Quand bien même nous serions trois avec mon double, il nous est impossible de passer outre. Il faut détourner leur attention. J'ai un plan."

Au fil des paroles et depuis qu'il avait tué son suiveur, Oscar avait échafaudé une stratégie qui répondait au mieux à ses besoins de chaos. Ainsi, il était prévu que la mafia les prenne au piège. Il était possible que la troupe ait le temps de s'enfuir mais ça aurait été fort dommage. Désormais que les différentes composantes de son plan étaient présentes, il se dirigea vers la porte menant à la cave et confia la sécurité de Hikari et des enfants à son double.

La lumière de la cuisine projeta un rectangle sur le sol brioché de la cave. Un bruit attira l'attention du voyageur et en tournant la tête en direction de la lucarne qu'il avait brisé, il s'aperçut que les ravisseurs devenus prisonniers tentaient de s'échapper. D'un bond, le lord anglais fut sur eux et d'un geste précis, il leur frappa le haut du crâne. Ils chutèrent tous ensemble et Oscar se rétablit promptement, les tenant à la gorge. Il souriait tranquillement et la vision de leur visage tordu par la douleur ne lui procura que plus de joie. Néanmoins, il se retint et continua d'exercer simplement une pression sur la gorge des deux voyageurs. La force qu'il utilisait était puisée dans de profondes réserves. Lui qui se préservait, préférant l'agilité à la force brute, était capable de chercher dans la puissance des voyageurs pour maintenir plaqué contre le mur le frère et la sœur de cette famille imaginaire.
Il les observa, les détailla ; ses yeux bleus parcourant leur visage en quête d'un nouveau trait de souffrance à déguster. La satisfaction d'avoir entre ses mains le choix de vie ou de mort le grisait. Cependant, il prenait sur lui pour dissimuler son intense joie. Ses yeux brûlant le trahissait. Les deux membres de la famille recomposée évitait de croiser ce regard, de peur de déclencher quelque chose.
Le voyageur aux fleurs n'avait pas peur à proprement parler, il refusait simplement de mourir ici alors que sa famille avait besoin de lui. Il devait jouer son rôle de grand frère avec sérieux et donner l'impression de gérer la situation. Quant à Emilie, elle avait perdu sa verve combative maintenant que sa vie ne tenait plus qu'à un souffle. Elle jetait des regards inquiets à son frère qui l'impressionna par sa maîtrise de soi. Elle décida d'en faire autant et se calma petit à petit, malgré son cœur qui battait la chamade.
C'est alors qu'une douce voix de miel s'éleva
 :

"Vous oseriez quitter votre précieuse famille ? Abandonner vos frères et sœurs entre les mains d'inconnus ?"

Offensés par ce jugement, ils soutinrent son regard réprobateur.

"C'est bien ce que je pensais. Seulement, un problème est survenu. Votre foyer est encerclé de personnes mal intentionnées qui souhaitent vous nuire."

Ils l'écoutèrent sans trop y croire.

"Pourquoi vous mentirais je ? La Mafia. Elle veut votre mort. Pour quelles raisons ? Parce que vous nuisez à leur business. Elle est là. Je vous ai retenu à temps. Pour vous avertir."

La pression se relâcha alors que le ton se faisait plus cassant. Ils respirèrent avec plus de facilité mais aucun d'eux n'avait la présence d'esprit de repousser l'homme qui les plaquait encore contre le mur. Ils étaient intrigués par cette histoire de mafia.

"Désormais, libre à vous de laisser vos frères et sœurs aux mains de ces bandits."

Oscar s'écarta franchement des deux voyageurs et les regarda d'un air malicieux. Il avait distillé la culpabilité et le doute dans leur esprit. Ce fut le cher grand frère qui prit la parole, d'une voix légèrement enrouée :

"Vous n'êtes qu'un menteur. Il n'y a personne dehors. "

Emilie prit la parole d'une façon plus enfiévrée :

"Et même si c'était vraie, on vous buterait d'abord et on s'occuperait des mafieux après."

Malgré ses paroles, elle ne bougea pas et attendait les indications de son frère. Il réfléchissait posément. Si cet énergumène disait vraie, ils n'avaient pas beaucoup de chance. Ils n'étaient que deux voyageurs et il fallait s'attendre à un assaut sur deux fronts. Impossible à tenir. Dans le cas où tout ceci était pures affabulations, il suffisait de les mettre hors d'état de nuire. Mais pouvait il prendre le risque de considérer cette information comme fausse ? Alors que sa réflexion s'engageait dans d'hypothétiques scénarios, la noble voix se glissa vers eux d'un ton froid :

"Afin d'amener une réponse plus aisée, je vous informe qu'un manque de coopération de votre part entraînera la mort d'un de vos frères et sœur bien-aimé."

"Ouais ! Trop bon, j'adore !" Saënoris se voyait déjà repeindre les murs de la maison. "Ça va gicler de partout. Allez, faut qu'ils refusent, faut qu'ils disent non !"

"Ça va pas ? T'es complètement taré !" S'énerva la voyageuse aux larmes. Elle avait avancé de quelques pas mais un geste apaisant de son frère la dissuada de poursuivre. Il n'était sûr de pouvoir gagner contre cet étrange voyageur. Malgré son apparente faiblesse, les marques de strangulations rougissaient encore sur leur cou. Il fallait se méfier.

"Ainsi donc, vous tenez à votre famille." Oscar applaudit légèrement. "Je commençais à en douter."

"Salaud !"

"Vous n'oseriez pas. Après tout, vous avez pour mission de les ramener, n'est ce pas ?"

Un sourire sadique déforma le visage du voyageur et la pénombre accentua l'horreur de la vision.

"Tu veux parier ?"

L'assurance et l'esprit sadique exprimé dans cette simple phrase stoppa les deux voyageurs. Ils n'avaient pas en face d'eux un simple dérangé. L'aura qu'il diffusait emplissait la cave et les ombres se mirent à prendre des allures de démons ricanants. L'air déjà sucré devint plus lourd. La lumière qui se reflétait dans les yeux bleus enflammait la lueur de Folie Meurtrière. Ses dents se dévoilaient dans son rictus et il aurait concevable de croire qu'elles pouvaient dévorer de la viande, qu'elle soit animal ou humaine. De plus, le mollet du grand frère s'en souvenait encore.
Saënoris semblait avoir prise entièrement possession d'Oscar. Les désirs de l'aristocrate furent dévorés par les penchants sanguinaires du démon qui bavait déjà d'impatience à l'idée de remplir une baignoire de membres diverses et variés. Le corps de l'invocateur se courba légèrement, les muscles donnèrent l'impression de gonfler et les tendons se tirèrent. Il était prêt à bondir sur les deux proies qui ne savait que faire.
Alors qu'il esquissait un mouvement pour lancer une technique de lianes, l'invocateur reprit le contrôle de lui-même grâce à l'intervention de ses démons dans son esprit et se redressa, redevenant le noble anglais. Saënoris râla tandis que Luëst et Laënoris le maintenait au silence avec plus ou moins de facilité.
Le sourire qui s'affichait désormais n'était plus teinté de pure sadisme, mais d'une sorte de politesse forcée. Il ne souhaitait pas provoquer un combat. Il désirait les utiliser. Il tenta de les rassurer 
:

"Veuillez accepter mes sincères excuses. Seulement, lorsque je vois des membres d'une famille aussi liée que la vôtre, je ne peux demeurer impassible. Faites le bon choix, sauvez votre famille. La Mafia attends dehors, il vous faut la combattre avec notre aide."

La stupeur se lut sur les deux visages.

"Vous pensez sincèrement que nous allons accepter votre aide ?"

"Dans le cas contraire, je ne vois pas comment vous aller lutter contre eux. Il vous faut assistance, je vous la fournit."

Il tendit la main pour illustrer son propos.

"Vous n'avez pas le loisir d'attendre. Ils sont déjà là. Ils nous suffit de vous abandonner à votre triste sort. Et vous, serez vous capable d'abandonner vos frères et sœurs ?"

La pique était lancée et atteignit la fierté de la famille. La réponse se fit cinglante de la part du voyageur aux fleurs soporifiques :

"Entendu salopard. Nous allons protéger notre famille et après, nous vous éliminerons. "

"Ça me convient."

Une fois les détails réglés et les réactions de Hikari géré au mieux par des mots doux et au pire par un regard insistant, les voyageurs étaient prêts. La place désignée de la voyageuse aux transformations lupines fut la cuisine, avec les enfants. Quant à Oscar, Khildar et les deux autres voyageurs, ils se chargeaient de la porte d'entrée. Leur intervention devait faire diversion.
Alors qu'ils terminaient de se mettre en place, un cri retentit
 :

"L'Aristo, sors de là !"

Khildar ouvrit finalement la porte une fois qu'il était certain que tout le monde était en place et s'avança lentement, les douleurs à ses jambes ayant décidé de revenir.

"Me voici, que voulez vous ?"



Sa présence ne put glacer plus l'atmosphère qu'elle n'était déjà. Le lieutenant de la mafia observait avec froideur son frère de couleur capillaire. Son visage impassible, ses lèvres closes et sa droiture s'opposait aux traits tirés par la douleur, aux lèvres étirées par un sourire et à la posture brisée par des jambes souffrantes. Toutefois, chacun apposait sa marque glaciale dans la rue. Le mafieux par son calme inquiétant, témoignant de son assurance totale. L'aristocrate par son absence de peur et son sourire sadique, indiquant un état psychologique instable.
Bien qu'un quartier brûlait non loin, embrasant l'horizon, l'air semblait se refroidir autour d'eux. Ils s'observaient, se dévisageaient sans mot dire. Chacun avait une mission. Les hommes en position autour de la maison abandonnée regardait la scène silencieusement et n'attendait qu'un ordre pour se lancer à l'assaut. Par contre, les pensées étaient beaucoup moins sereines que le silence pouvait laisser supposer. Certains rongeaient leur frein et avait hâte de se débarrasser de ce nuisible, d'autres étaient animés par un esprit de vengeance, ayant bien connu le suiveur aux yeux M&M's. Il y avait aussi ceux qui ne faisaient qu'obéir et patientait en planifiant les activités à venir après cette opération.

Malgré son esprit inflexible, le lieutenant aux cheveux maintenus en arrière par le gel subissait quelques difficultés à se contenir. Tout au long du trajet et même lorsqu'il avait appelé le voyageur, seul l'ordre prédominait et rien n'interférait. Cependant, maintenant que se tenait devant lui le responsable du chaos ambiant et de la mort de l'un des leurs et que cet être osait lui sourire, l'envie de se jeter sur lui et de finir ce qu'il aurait du faire la première fois qu'il avait vu ce voyageur complètement dérangé le prenait viscéralement. Il s'imposa une grande maîtrise, souffla doucement, ferma les yeux et les rouvrit lentement pour prononcer d'une voix calme, se forçant à oublier la vision du suiveur poignardé
 :

"Pourquoi avoir tué l'homme qui vous suivait ?"

"Simplement dans le but que vous me suiviez."

La réponse était brutale mais assénée d'une manière si sereine qu'elle faisait l'effet d'un coup de poing amorti par un oreiller. L'absurdité de la réponse n'empêcha pas l'habitant de DreamLand de répliquer d'un ton monocorde :

"Nous l'aurions fait de toute manière."

"Alors dans le but de vous punir d'avoir envisager pouvoir le faire."

Un filet d'air quitta rapidement les narines du mafieux, glissa sur sa fine moustache et se perdit dans l'air devenu glacial. Cet aristo était en train de se foutre de lui. Et en plus, il lui souriait d'un air à vous découper en deux pour vérifier ce que vous aviez mangé ce midi. Il répondait aux questions avec tellement de désinvolture qu'il donnait l'impression de discuter du temps qu'il faisait. Néanmoins, il se maîtrisa et poursuivit ses questions. Il devait savoir. De toute manière, le sort de ce voyageur de malheur était réglé. Alors autant en apprendre un peu plus sur lui et sur ses complices.

"Les voyageuses qui t'accompagnent sont dans la maison, n'est ce pas ?"

"Elles préparent le thé."

Khildar s'amusait et s'imprégnait des émotions qui se trahissait dans le regard de son interlocuteur. Il avait face à lui un être capable d'un fort contrôle et cette capacité ne faisait qu'accroître l'envie du démon de le voir craquer. Il jeta d'un ton léger :

"En voudriez vous une tasse ?"

Un tressaillement de la lèvre agita la fine moustache et la parole suivante fut lancé comme un couteau :

"Ne te moque pas de nous. Il me suffit d'un geste et tu seras abattu comme un chien."

Le double démoniaque jubilait. Le bloc de patience s'effritait peu à peu. Ils se tenaient debout et soudain, il se redressa pour reprendre une stature plus noble et s'inclina, brisant à nouveau son maintien. Sa voix se fit joueuse :

"Je le concède, nul thé n'est en train d'être préparé. Toutefois, des enfants sont à l'intérieur. Oserez vous tirer en présence d'enfants ? "

"Tu bluffes."

Le ton changea à nouveau et devint conciliant. Ces changements erratiques perturbaient légèrement le lieutenant qui n'en laissa rien paraître.

"J'ai accomplit la mission pour le Maire, auriez vous l'amabilité de nous laisser partir ? Vous n'entendrez plus parler de nous. "

"Tu penses vraiment pouvoir t'en tirer comme ça ?"

Un silence s'installa tandis que Khildar détaillait le fidèle lieutenant. Un rire le secoua puis son visage prit une tournure inquiétante. Plus aucune trace d'amusement. Plus aucune trace de moquerie. Le sourire avait disparu et à la place siégeait un faciès déterminé et froid. La seule preuve de la folie demeurait les yeux, fenêtre de l'âme. La réponse fut lâchée telle une brique dans une mare gelée :

"Oui."

"Je ne crois pas, non."

L'énervement était proche mais le roc ne cédait pas. Khildar en était impressionné. Son envie de briser le fier lieutenant s'accentua. Il proposa d'un ton le plus honnête qu'il pouvait :

"Je peux arguer de ma bonne foi en vous montrant un des enfants. Ainsi assuré de la vérité, vous nous laisserez partir."

"Nous verrons." Lâcha dans un grognement le lieutenant.

Khildar fit un signe en direction de la porte, Oscar hocha la tête et amena un des enfants. Il ouvrit la porte légèrement et la tête de l'enfant dépassa. Il avait peur, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait et ne désirait qu'une chose, retrouver ses vrais parents. Il rejoignit la cuisine précipitamment en reniflant, jetant des regards inquiets en direction de ceux qui les avaient arraché à leur famille.
L'invocation désigna la porte désormais close et confirma
 :

"Ils sont tous présents. Vous n'allez pas entacher votre réputation par un meurtre d'enfants en masse, n'est ce pas ?"

La réflexion fut de courte durée pour le mafieux qui décida qu'il pouvait toujours laisser partir les enfants et s'occuper du voyageur après. Ainsi, la mafia s'honorerait d'avoir sauver les enfants de dangereux voyageurs.

"Entendu, nous laissons sortir les enfants, un par un. Lentement."

La réplique du démon manqua de provoquer une perte de contrôle :

"Qu'est ce qui nous prouve que vous n'allez pas les abattre un par un ? "

"Il ne leur arrivera rien, sois en sûr. "

Khildar croisa les bras en souriant. Il se moquait de lui.

"Je ne vous crois pas. "

La lèvre tiqua une fois de plus et les sourcils se froncèrent. Les mains sortirent des poches et quelques pas l'avancèrent en direction de ce salopard qui se jouait d'eux. Le ton se fit plus menaçant, montrant les dents :

"Tu vas me faire le plaisir de faire sortir les enfants ou nous allons les chercher."

Lorsque le formidable éclat de rire fendit l'air pour exploser à sa figure déconfite, l'habitant de DreamLand crut rêver. Ou cauchemarder. C'est alors que le mot de trop fut prononcé d'une voix ironique, une véritable invitation aux débordements :

"Chiche."

Le coup de pioche venait de faire éclater la pierre. Le roc se fissura et déversa sa lave intérieure. L'éruption s'exprima en un cri :

"A l'attaque !"

Et ce cri déclencha une série d'événements qui s'enchaînèrent pour former un tableau chaotique.
Le signal avait été donné et par conséquent, les hommes de la mafia s'élancèrent hors de leur position pour fondre sur l'unique cible de l'assaut, à savoir le voyageur en blanc. Certains plus aptes aux armes à distance demeurèrent dans les immeubles et se préparaient à faire pleuvoir les balles. Sortant des bâtiments tel le débordement d'un gâteau hors d'un plat trop petit, les créatures des rêves se jetaient sur leur proie. L'arme favorite était la mitraillette camembert dont l'odeur pouvait en rebuter plus d'un. D'autres préféraient la matraque en réglisse et s'avançaient avec encore plus d'ardeur pour soutenir le lieutenant. Dans l'atmosphère se mêla les différents sentiments qui animaient les membres de l'opération. La colère, la vengeance, la plénitude.

Devant cette soudaine profusion d'adversaires bien armés, Khildar ne put s'empêcher de ricaner. Autant d'hommes (le compte devait bien s'élever à une trentaine) pour exécuter un voyageur. C'en était presque flatteur. Toutefois, le démon dut rapidement réagir pour éviter le tir que s'apprêtait à effectuer le lieutenant en face de lui. C'est pourquoi il sauta de plusieurs bonds en arrière et se rapprocha de la maison. Le métal de l'arme jaillit du holster dissimulé sous la veste beige du lieutenant et le coup de feu claqua. La balle sortit du canon de l'automatique à une vitesse folle et se dirigea vers le démon. Elle avala les distances en laissant derrière elle une traînée de fumée. Puis elle dépassa l'invocation pour se ficher dans le matériau sucré de la maison. La cible avait été manqué à cause de l'empressement du tireur.
Khildar n'eut pas le temps de se féliciter d'avoir énervé son ennemi qu'une rafale éclata. Puis une autre. Et encore une autre. Toutes les armes à feu crachaient leurs projectiles avec pour seul objectif la chair du démon. Ce dernier ne tenant pas plus que cela à goûter le contact froid d'une balle se jeta à terre et repartit en courant à quatre pattes vers la porte d'entrée. Les balles lui étaient fidèles et chacune se faisaient plus proche. Tout éclatait autour de lui et certaines parvinrent à le mordre en divers endroit.

C'est alors que la porte s'ouvrit et que les deux voyageurs ravisseurs sortirent pour défier ceux qui en voulaient à leur famille.
Des lianes jaillirent du sol et fauchèrent les mafieux les plus proches. Sur ces lianes animées avec énergie se mirent à éclore des fleurs magnifiques. Cette manifestation interloqua les assaillants qui comprirent bien vite le pouvoir soporifique de ces fleurs.
Pendant que certains mafieux se transformaient en jardinier pour combattre les plantes indésirables, d'autres subirent une vague générale de triste nostalgie. L'origine de cette source de larmes se tenait fièrement devant la maison, bien concentrée sur son rayon d'action et armé d'un sublime sourire vengeur. Cela devait être les rares moments où il était possible de la voir sourire ; lorsque les autres partageaient sa tristesse. Les bras tendues, elle prodiguait des ondes d'afflictions et quiconque se trouvait sur le trajet se voyait confronter à un souvenir emplit de souffrances et d'accablements.
L'effet fut efficace et il ne fallut pas longtemps avant que la majorité des attaquants changent de cible, oubliant l'aristocrate.
Au milieu de cette agitation le lieutenant demeurait inflexible. Ses sourcils froncés témoignaient de sa colère profonde et son poing serré autour de la crosse de son automatique était un autre signe de sa détermination à éliminer ces gêneurs. Ignorant le parfum envoûtant des fleurs par une respiration plus lente et balayant les souvenirs tristes par un enfermement spirituel, il se concentra à nouveau sur la cible originelle : l'être vêtu de blanc. Il l'empêcha par un tir bien ajusté de s'enfuir dans la maison et les coups suivants l'en éloignèrent. Autour de lui, les hommes se plaignaient, luttaient, courraient, criaient. Même ceux restés dans les bâtiments subissaient les techniques d'Emilie. Il s'aperçut alors qu'il y avait quelques hommes allongés au sol, ne pouvant plus supporter le pouvoir des fleurs. Jugeant rapidement la situation, il ordonna le repli dans les bâtiments et la concentration des tirs vers les deux voyageurs. Les mafieux encore valides ne se gênèrent pas et la surprise passée, un feu nourri dérangea l'action des deux voyageurs qui s'empressèrent de se cacher.

Du moins, c'est ce que pensait Khildar jusqu'à ce qu'il se fasse attraper par les deux compères et qu'une arme empruntée à un mafieux trop endormi pour protester pointa sur sa nuque. Le retournement de situation le laissa sans voix et il en fut de même pour le groupe d'intervention de la mafia. Le lieutenant ne s'interrogea pas plus sur la raison de ce changement et demanda aux hommes de se tenir prêts.


"Que ceux qui ont été blessés ou endormis soient éloignés. Les valides, soyez prêt à agir. Dès que l'un d'eux tombe, éliminer l'autre. "

Il ne cherchait pas à comprendre et désirait simplement mener à bien sa mission. Ces deux voyageurs avaient dérangé le bon déroulement de l'opération et leur attitude était dénué de sens.

*Encore d'autres fous.* Pensa le lieutenant. *Mais profitons en.*

Khildar avait les bras levés en signe de rémission et tout son sérieux habitait son visage. Il ne riait plus. Il n'était pas prévu que ces deux-là se retournent aussi facilement contre lui. Il avait pourtant prévenu Oscar.

*Quel imbécile* Pesta le démon.

La voix du grand frère s'éleva :

"Fais sortir les enfants, maintenant !"

Il menaçait le démon d'un revolver dont tous les barillets étaient pleins, une mauvaise nouvelle pour l'otage. Pourtant, la réponse ne fut pas celle escomptée :

"Cela ne va pas être possible."

"Pourquoi ?"

"Je ne prendrais pas le risque de les faire sortir alors que la mafia est toujours présente dans les parages."

"C'est toi qu'ils veulent, alors sors !"

"Tu me crois assez stupide pour t'obéir ?" Ricana Oscar.

"Je vais le buter !" S'impatientait le preneur d'otage improvisé. "Et d'après ce que j'ai compris, ce n'est pas une invocation comme les autres."

Cette hypothèse s'était fondé sur les observations rapportées par Emilie. Elle avait blessé l'invocation aux jambes, lui n'avait pas touché à celles du voyageur et pourtant, les deux souffraient. Un tel lien était stupéfiant et sacrément handicapant dans la situation actuelle. Fort de ce raisonnement, il avait établit avec sa sœur qu'ils feraient semblant d'aider et qu'à la première occasion, ils récupéreraient leurs frères et sœurs.

"Je te rappelle que je ne suis pas seul. Quand bien même tu me tueras, il y aura toujours Hikari."

"Je m'occuperais personnellement d'elle."

"Elle a su vous mettre tous les deux knock out. Elle pourra très bien recommencer."

"Tu vas sortir bordel ?" S'énerva franchement Emilie.

"Et vous, vous croyez vraiment que vous allez vous en sortir ? La Mafia n'attend qu'une chose, c'est de vous tirer dessus. Je me demande d'ailleurs pourquoi vous n'êtes pas encore morts."

La question était pertinente et la réponse résidait dans l'intervention d'un nouvel acteur. Ce nouvel ingrédient se composait de crocodiles en gélatine et armés jusqu'aux dents.

Sous l'impulsion du majordome du Maire, un commando avait été dépêché. La situation explosive ne pouvait durer plus longtemps et l'assurance de son maître ne suffisait pas à calmer les inquiétudes du majordome. Le mécontentement envahissait la ville et l'inquiétude prenait le pas sur bon nombre d'esprits. Après tout, il était légitime de ne pas se sentir en sécurité quand la ville brûlait et que le corps des pompiers n'agissait pas. D'ailleurs, les réactions étaient plutôt vives en bordures des mauvais quartiers et le corps policiers avait du prêté main-forte. Un véritable soulèvement, mais à l'échelle d'un quartier.
Les renseignements pris, le majordome avait recoupé plusieurs informations tandis que Harry Beau séduisait une énième jeune fille dans le salon d'à côté. Les rapports indiquaient que la Mafia s'agitait et que plusieurs membres s'étaient déplacés pour converger en un point. Le dernier papier reçu d'un indic sur place laissa le majordome pantois. Il se reprit bien vite et décida d'agir sans l'avis de ce maire irresponsable.
C'est ainsi que le commando croco fut constitué et que l'ordre de mission fut donné : anéantir les membres de la mafia et récupérer les voyageurs. Apparemment, un des enfants recherchés avait été aperçu dans les environs, c'est donc qu'ils avaient réussi leur quête mais qu'ils avaient quelques difficultés à s'en sortir.
Tandis que le majordome montait dans l'hélico qui devait l'emmené sur les lieux, il soupira encore une fois.


"Quelle idée d'avoir engagé ce fou. Je l'avais bien dit, il ne pourra pas s'empêcher de mettre Sweetheria à feu et à sang."

Le commando avait agi avec un professionnalisme à faire pâlir Rambo et une discrétion à faire rougir un caméléon. Le groupe s'était déployé derrière les bâtiments occupés par les ennemis. L'avance s'était faite en silence, chaque coin de rue était checké. Puis la rue était investit pour passer à la suivante. L'équipement offrait aux crocodiles une protection optimale pour un rapport sécurité/agilité incontournable. Des coutelas siégeaient à diverses endroits, des automatiques chargés attendaient leur heure dans des holsters ou à la ceinture. Les chargeurs se reposaient dans les multiples poches. Des grenades aux propriétés variées battaient les hanches. Naturellement, l'équipement précis variaient selon le soldat mais l'ensemble conférait au commando une efficacité redoutable. Tous avaient déjà senti l'odeur du caramel brûlé et vu une sucrerie agoniser. Leur moral était plus dur qu'une pomme d'amour et leur force leur permettait d'accomplir ce que de simples gâteaux ne pouvaient imaginer.
Grâce à ces compétences exemplaires et militaires, les membres de la mafia furent mis hors d'état de nuire avec discrétion. Jusqu'à un certain point. Ce point étant la pièce où était rassemblée la majorité des mafieux, dont le lieutenant. Les coups de feu bruyant étant à ce stade inévitable, le commando se prépara. Chacun réajusta son arme, ses lunettes de soleil, sa grenade et un hochement de tête signifia que l'assaut pouvait être donné.

Les bruits de tirs et les hurlements détournèrent un bref instant l'attention des deux voyageurs épris d'un sens de la famille un peu particulier. Juste assez bref pour donner l'occasion à Khildar de leur fausser compagnie et de réintégrer la maison et dans un même mouvement, sa maison ; l'esprit d'Oscar.
La voyageuse venant du Temple de la 5ème heure et le voyageur aux fleurs s'élancèrent à sa poursuite mais lorsqu'ils entrèrent, Oscar filait déjà par la porte de la cuisine. Un coup de feu éclata un carreau de chocolat de la cuisine sans que cela l'empêche de continuer sa route. Plus effrayant encore, les enfants n'étaient plus là. Emilie poussa un cri de rage et son frère la devança, l'arme encore fumante à la main. Il sortit précipitamment et entendit les pleurs d'un de ses petits frères. Ils ne se situaient pas très loin. Il prit donc la ruelle droit devant lui et s'y engouffra sans même attendre sa compagne nocturne. Il savait qu'il tomberait à nouveau sur la voyageuse lupine. Il s'en réjouissait d'avance.

Quant à Emilie, elle voulait avant tout retrouver ce connard d'aristo. Il n'avait pas arrêté de se foutre d'elle, elle allait lui rendre la monnaie de sa pièce, avec les intérêts et les primes. Elle avait cru le voir emprunter une autre ruelle parallèle au jardin et s'y jeta avec toute la rage qu'elle pouvait exprimer. Courant, sautant pour éviter des débris de poubelles renversés, elle ne désirait qu'une chose : mettre la main sur ce voyageur de malheur. Elle allait le faire payer pour cette nuit. Elle prit une autre rue, certain de l'avoir vue tourner. La course poursuite dura bien une dizaine de minutes avant qu'elle ne s'aperçoive qu'ils tournaient en rond. Il la baladait. Et avec l'utilisation prolongé de son pouvoir contre les mafieux, elle n'était pas au sommet de sa forme. Mais lui, comment pouvait il tenir le rythme avec ses jambes endolories ? Elle ne se laissa pas pour autant abattre et continua de plus belle.

Soudain, elle perçut un mouvement derrière elle. Elle venait de tourner à une jonction et était désormais certaine d'avoir vu la chemise blanche de l'invocateur. Elle se retourna pour savoir d'où provenait cette sensation et elle se rendit compte qu'un homme se tenait derrière elle. Il avait les cheveux noirs, encadrant un visage ponctué par un fin sourire. Son regard était plein de compassion ou d'un autre sentiment s'approchant … Comme de la pitié. Il était vêtu de noir et ressemblait à un domestique important de l'ère victorienne. Un son se fit entendre de l'autre côté de la ruelle et lorsqu'elle tourna la tête, elle comprit qu'elle était piégée. Le voyageur aristocratique lui barrait la route. Il s'était joué d'elle ! L'enfoiré ! Elle était fatiguée. Elle avait perdu sa rage de vaincre car un autre sentiment l'avait envahit : la rage de vivre. Elle devait s'échapper. Par conséquent, elle puisa au fond d'elle-même ses racines de voyageuse et activa une technique directement liée au Royaume Obscur. La ruelle se transforma en une chambre noire dont les murs étaient composés de visages tordus par la tristesse.

Surpris par cette illusion, Oscar ne put rien faire. Il s'était figé et retrouva la notion du temps et de l'espace après quelques secondes utilisées par Emilie pour s'enfuir et se perdre dans les bas quartiers.
Laënoris rejoignit son maître et s'enquit de sa bonne santé :


"Comment vous sentez vous, maître ?"

"Agréablement surpris. Cette demoiselle possède des techniques bien remarquables, issus d'un royaume encore plus remarquable."

"Il faudra faire attention. "

"Je n'y manquerais pas. Merci Laënoris, tu m'as magnifiquement servi cette nuit. Je n'aurais jamais pu courir dans l'état où était mes jambes. Tu peux revenir."

Le démon de majordome mit un genou à terre, la main sur le cœur et remercia son maître :

"Yes, my Lord."

Maintenant, Oscar devait aller retrouver Hikari. Il ne doutait pas de sa survie mais apprécierait d'avantage être à ses côtés. Il se mit donc en marche, difficilement mais sûrement. Au dessus de lui voletait son nœud papillon enchanté qui l'avait suivit depuis la maison.
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Hikari Nikaido
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MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Jeu 27 Déc 2012 - 0:27

Hikari court dans les couloirs d’une maison fantôme, pas un bruit ne survint à part le son de son cœur sur le point d’exploser, de sa respiration saccadé et de ses pas rapide sur le sol en paille d’or aux framboises. Les murs d’une couleur criante lui font tourner la tête, elle passe d’un rose pourpre a un vert pistache, son cœur bondit dans sa poitrine, il est au bord des lèvres. Toutes sortes de paroles se bousculent dans son crâne, elle est à l’affut du moindre bruit, du moindre son. Elle ne distingue que très peu les portes dissimulée dans les murs, son sang bats dans les tempes. Elle tente d’ouvrir la dernière porte du premier étage, après avoir tenté d’en ouvrir une bonne 10aines. Elle est fermée à clef, des chuchotements raisonnent de l’intérieur. Elle colle son front à la porte et se met à parler à voix très basses, s’impatientant quelque peu.

« Les enfants ? Vous êtes là ? Je vais ouvrir la porte, n’ayez pas peur et écartez-vous, dans 2 secondes vous pourrez sortir ! »

Elle se colla au mur d’en face, sans transformer ses jambes mais en mettant toute la force possible dans celles-ci, elle prit appui contre le mur et les jambes en avant vint taper dans la porte qui ne céda pas tout de suite. La jeune fille était énervé et ses coups devenaient de plus en plus insistant elle se focalisa sur le verrou de la porte qui finit par lâcher dans un énorme craque et des hurlements d’enfants en bas âge. La lumière les éclairas soudainement et tel des animaux cloitrés dans le noir depuis trop longtemps, ils s’agglutinèrent les uns contre les autres dans un coin de la pièce resté sombre, ce que la jeune fille y découvrit la laissa sans voix et sa paupière se mit à tiquer. . .

Cette bâtisse était construite sur trois étages, le sous-sol, le rez de chaussé, qui comprenais plusieurs pièce, comme la cuisine ou le salon et le 1 er étage. Elle avait soigneusement entreprit la fouille de la maison, le rez de chaussé était vide et pour avoir passé une bonne partie de la nuit dans la cave elle était sure qu’il n’y avait pas d’enfants la dedans et elle avait donc entreprit la fouille du premier étage qui était beaucoup plus grand qu’elle n’aurait pu le croire. Mais même si elle n’en laissait rien paraitre, le coup que la contrôleuse lui avait porté dans le dos lui avait laissé quelques séquelles, si l’effort était trop intense, sa tête se mettait soudainement à tourner et elle se pliait en deux prises de convulsion qui finiraient par la faire vomir, elle n’avait aucun doute la dessus. Mais l’adrénaline qui montait a l’idée de ramener les enfants l’a poussait toujours plus loin.

***

Revenons en a ce qui c’était produit dans la cuisine, deux hommes, identiques en sommes se trouvaient devant la jeune fille qui tentait de comprendre du mieux qu’elle pouvait la situation. L’un était réel et l’autre… l’autre était tout autant réel. Ils l’embrouillaient, sa tête tournait et elle avait l’impression d’avoir subis un lavage de cerveau. Elle restait là, suivant du regard les deux répliques se demandant réellement ce qu’elle pouvait bien faire là et pourquoi ? Ils se parlaient, s’insultaient et Hikari était là tel un spectre devant une scène de vie quotidienne, devant 2 frère jumeau se titillant mutuellement, en plus mature et aux allures bien plus dangereuse. Son regard et ses paroles accusatrices d’un peu plus tôt avaient laissé place à un regard blasé et un visage neutre.
Comme une mère, qui, trop habituée aux chamailleries et cries de ses enfants, repoussaient les questions d’un léger signe de mains qui ne signifiaient ni oui ni non. Elle se masse les tempes du pousse et du majeur, sentant son crane sous pression, sur le point d’exploser depuis qu’elle avait vu apparaitre deux Khildar devant elles. Son Khildar, c’était réveillé et lui parlait mais elle avait du mal à écouter tout à fait ce qu’il disait et lorsqu’il lui donna pour seule excuse la possibilité du clone, elle leva un sourcil. Pensait-il vraiment que la jeune fille goberait une telle idiotie ? Ne voulant pourtant point vexer sont partenaire elle hocha la tête affirmativement, elle faisait les 100 pas, s’arrêtais regardais les deux hommes parler, repartait, se sentait idiote, berné, dans un rêve, oui elle était dans un rêve, c’était bien ça le problème, pas de retour possible. Elle finit par se détendre jusqu’à ce que le clone de Khildar lui attrape la main et y dépose un léger baisé en se présentant par la même occasion, elle avala bruyamment sa salive, cette personne était de chair et d’os, mais elle sentait que ces intentions n’étaient pas les meilleurs et elle commença à se mordre les lèvres. Khildar se redressa avec peine encore complétement endolorie et s’alignant sur son clone pris sa seconde main. Gênée et au bord de la crise de nerf elle les retira vivement, sans pour autant lâcher du regard les deux jeunes hommes. Cet élan de sympathie lui paraissait juste étrange et elle plongea son regard dans celui du Lord, essayant d’y trouver des réponses. Au lieu de ça, il parla tout simplement lui conseillant d’aller chercher les enfants.

"Nous allons surveiller les deux entrées. Tu feras en sorte que les enfants se tiennent prêts. Il y a des risques qu'on cherche à nous tuer, dehors. Il faudra faire vite. Nous quitterons la maison tous ensemble. Khildar et moi-même nous chargerons de votre protection. Tu guideras les enfants hors des bas-fonds. Fie-toi à ton instinct. Nous savons que tu y parviendras. Même si nous nous retrouvons séparés, n'aie à l'esprit que les enfants. Ce sont eux qui passent avant tout. "

La dernière phrase dénota complétement, elle se mit à sourire, s’écarta d’un pas et commença à rire pour elle-même, d’un rire ironique, tout en partant vers l’étage pour commencer ses recherches.

***

L’odeur était nauséabonde, la pièce était sombre, la seule fenêtre avait été recouverte d’un tissus épais pour couvrir la luminosité. Les murs était éclaboussés à certains endroits de petites gouttelettes de sang, elle s’avança pas à pas dans la pièce les oreilles emplies de sanglots, du cri aigus d’une petite fille. Elle n’en pouvait plus, fonça sur la fenêtre et arracha le tissus avant de se retourner et de regarder devant elle. Le long et lourd tissu a la texture de velours glissa lentement d’entre ses doigt, tombant en cascade sur le sol, ses yeux commencèrent à piquer sa jambe flancha mais elle se rattrapa a une étagère. Son cœur bas tellement vite et tellement fort qu’elle tombe par terre. Adossé à l’étagère, elle tend les bras à 7 petites silhouettes blotties les unes contre les autres au fond de la pièce. Elle tend les bras désespérément… comme un cri à l’aide. Le sol est jonché de sang en certains endroits, le sol est recouvert de déchets, de paquets de chips, de bonbons. L’odeur du sang reste omniprésente. Pleins de peluches lapin ou ours sont étalés au sol. La bouche de coutures devenus rouge, couverte du sang des enfants. La jeune fille s’accroupit elle regarde devant elle sans cesser de tendre les bras, d’une voix tremblante et lourde elle commence :

« Les enfants, je suis là, tout est finit, je ne vous ferais aucun mal…

Une voix sûre d’elle résonna dans la pièce avec force.

Tu mens, ils ont dit ça eux aussi avant toi.

Le petit garçon est debout, il tient l’un des autres enfants par la main, et celui-ci se cache derrière sa jambe. Elle se souvient de son visage, elle le reconnait pour l’avoir aperçus sur le diaporama un peu plus tôt.

Tu sais petit, Sam… je suis une voyageuse et j’ai été engagé pour vous retrouver et vous ramenez à vos parents.. Je t’assure que je te dis la vérité.

Mia veux voir maman.

Une petite voix retentit et une petite fille s’avança jusque dans le milieu de la pièce. Elle avait l’air plus petite que les autres Hikari lui aurait donné 4 ans, pas plus. Hikari tendit ses bras dans sa direction et la petite fille s’approcha doucement, déposa sa petite main potelé sur le front d’Hikari et la fixa longuement droit dans les yeux avant de se blottirent au creux de sa poitrine en pleurant. La jeune fille se mit à lui embrasser le crane avant de la serrer fort dans ses bras. Les enfants assis au fond de la pièce se levèrent petit à petit intrigué par cette femme qui avait eu l’approbation de la petite dernière. Elle se mit à chuchoter dans l’oreille de la petite.

Oui Mia, on va aller voir maman. Bravo ma petite.

La petite fille renifla et en s’accrochant à Hikari pour être sûre de ne pas la perdre fit un signe de la main à tous les autres enfants. Qui s’avancèrent doucement, puis tous se mirent à pleurer en se jetant au cou de la jeune femme qui finit par s’adosser à l’étagère entourant de ses bras la petite bande d’enfants. 7 au total ils y avaient donc plus d’enfants que prévu. Des larmes coulaient cependant sur les joues de 8 personnes, c’était des larmes de soulagement, de bonheur et de rêve qui devenaient enfin réalité. Après cette effusion de tendresse elle plaça tous les enfants en ligne et se présenta.

« Les enfants, je m’appelle Hikari, j’ai un ami qui nous attends en bas, il fait un peu peur et je ne veux absolument pas que l’un de vous se retrouve seul avec lui d’accord ? Mais ne vous inquiétez pas, il est … « Gentil ? » Enfin il saura vous protégez.

Elle pointa du doigt chacun des enfants en citant leurs prénoms.

Eda, Grimm, Oz, Aria, Sam, Mia

et s’arrêta sur la dernière petite fille et toujours en souriant lui demanda.

Et toi ?

Moi je m’appelle Lune et j’ai 5 ans. J’ai un frère aussi, il s’appelle Eliott lui et on est jumeau. Mais ils l’ont fait venir avec lui y a pas très longtemps…

Des petites larmes perlèrent au coin de ses yeux et Hikari la pris dans ses bras la réconfortant du mieux qu’elle put en lui expliquant qu’elle l’avait retrouvé plus tôt et qu’il allait bien. Elle la lâcha ensuite avant de se remettre en place.

Les enfants, il faut m’écouter maintenant d’accord ?Dit-elle en s’accroupissant devant une ligne de 7 petits soldats.

Il faut que l’on aille à la cuisine d’accord ? Je pourrais vous soigner et après on s’enfuira et si vous voulez on tuera les gens qui vous ont emmené ici.

On va vraiment les tuer ?

Demanda une petite voix flippée… Il était vrai qu’elle ne devrait pas parler de ce genre de chose à des enfants. Elle fit un grand sourire en soupirant.

Non, on va juste leurs… leurs mettre une fessé ?! D’accord !?

Ils acquiescèrent tous d’un signe de tête. Elle attrapa Mia et l’installa sur ses épaules, lui ordonnant de bien s’accrocher, ensuite elle regarda tous les autres enfants, Oz petit garçon blond a bouclettes de 5 ans était blessé au mollet, elle l’attrapa donc et le calla sur sa hanche gauche. Sam, Aria et Eda tout trois âgés de 7 ans, était capable de marché, Grimm quant à lui âgé de 6 ans, ne lâchait pas d’une semelle le jeune Sam, Hikari ne voulus pas l’obliger à lâcher ce en quoi il avait confiance et demanda cependant a Sam, de l’aidé un peu à marcher. Il ne restait plus que la petite Lune. Qu’elle attrapa par la main et le petit cortège sortit de la pièce lentement, doucement, au rythme des enfants qui après avoir vécu un long moment dans cette endroit appréhendais la sortie. Elle les encouragea du mieux qu’elle put. La sueur perlait sur son front, la petite fille posée sur ses épaules lui envoyait des décharges à l’endroit où elle avait pris le coup un peu plus tôt elle se sentait vidée d’avoir pleuré, d’avoir atteint son objectif et d’avoir tous ces enfants avec elle, elle commença à descendre les escaliers et atteignant enfin le sol de la cuisine, déposa Oz en premier, puis Mia tous les enfants vinrent s’accrocher aux jambes de la jeune fille se cachant même un petit peu. Khildar et le Lord observèrent Hikari et son troupeau. Elle se pencha dans une profonde révérence restant ainsi quelques secondes.

« Nous voici. »

Avant de chuchoter toujours penché à l’attention de toute sa marmaille.

« Allez mes petits, présentez-vous, n’ayez pas peur. C’est deux hommes, ne sont qu’une personne, appelez les Khildar. »

Elle se releva doucement, le visage froid et dur elle agressa les deux hommes du regard. La louve était entourée de ses enfants, et aucun.. Aucun de leurs cheveux ne devrait être touché à leurs risques et périls. Chaque enfants s’étant avancés, ayant fait la révérence et s’étant présenté. La jeune fille recouvra un visage joviale et souriant en installant chacun des petits à la table de la cuisine dans le but de leurs apporter les premiers soins. Chacun eu pour mission de montrer ses bobos et Hikari après avoir cherché dans tous les tiroirs et dans tous les placards dégotta une trousse avec du désinfectant, quelques pansement et surtout des bandes stérile. Tout se passait à la perfection lorsqu’un bruit sourd venant du sol attira son attention. Elle se redressa et d’un regard lourd de sens à l’égard de Khildar elle lança lentement.

« On a de la visite ? Qui a été invité à notre petite fête peux-tu me l’expliquer ?! »

"Nous ne pouvons plus fuir maintenant, la mafia nous tomberait dessus et nous abattrait froidement. A nous deux, nous ne pouvons faire grande chose. Quand bien même nous serions trois avec mon double, il nous est impossible de passer outre. Il faut détourner leur attention. J'ai un plan."

Elle n’avait d’yeux que pour les enfants et ne prit même pas la peine de se demander pourquoi Lord descendait à la cave. Ou pourquoi Khildar fixait la scène avec un rictus sur le visage depuis que son maitre avait quitté la pièce. Cependant, à partir du moment où le clone lui parut trop curieux, s’approchant dans le dos d’Aria pour observer son bobos ses sens se mirent en alertent, elle lui arracherait la tête au moindre mouvement suspect. Il prit le doigt de la petite fille, tous ses poils s’hérissèrent et 2 secondes avant qu’elle ne bondisse Khildar commença à rigoler avec la petite et même à déposer un petit pansement sur la plaie. Tous les muscles de la jeune fille se relâchèrent et elle respira de nouveau, un sourire sur le visage. Elle fit un signe de tête à l’homme décoloré qui lui rendit un léger sourire.
Au même moment le Lord et les deux monstres sortirent de la cave et au cours du vif échange qu’il y eu entre les deux jumeaux la jeune fille compris qu’il n’était pas seulement identique physiquement. Leurs âmes étaient liées, partagés. Elle fut soudainement ramené à la réalité, se sentant tirés en arrière, tous les enfants avaient les yeux rivés sur les deux monstres, ils étaient tous accrochés à Hikari et l’implorais du regard, d’un regard qui voulait dire « Je t’en supplie Hikari, ne nous abandonne pas. » La jeune fille leurs sourit et les recouvrit de ses bras pour les rassurer. Les deux voyageurs sautillait sur place, appelant les enfants, leurs ordonnant de venir les voir, ordre auxquelles aucun de tous ces enfants ne répondit. Grimm et Mia sortirent du lot, s’avancèrent et se défirent de l’étreinte de la jeune fille qui les regardas faire ils s’avancèrent jusqu’au milieu de la pièce d’où Grimm se mit à parler.

« Pourquoi vous pensez qu’on vous aime bien ? On vous aime pas, vous êtes des méchants des affreux, des vilains ! »

Ils s’immobilisèrent, et Mia se mit à trembler, les membres de la jeune fille étaient parcourus de frissons. Elle ne voulait pas voir cette petite fille avoir peur, elle ne voulait pas voir se sourire de jubilation sur le visage de Khildar. Elle s’avança, suivit de près par les enfants et vint poser une main protectrice sur l’épaule de Grimm et l’autre sur le crane de la petite. Qui levèrent leurs yeux sur Hikari qui quant à elle fixait du regard le fleuriste et la pleurnicheuse.

***

« Pourquoi vous pensez qu’on vous aime bien ? On vous aime pas, vous êtes des méchants des affreux, des vilains ! »

Mon frère et moi-même nous sommes immobilisés, mon sang se fige dans mes veines. Son visage se décompose, le mien reste neutre. Ou du moins il ne bouge pas, je suis toujours triste, déçus. Après tout ce que l’on avait fait pour eux, en leurs offrant une famille, des frères et des sœurs que fallait-il de plus ? Je fixais déjà mon regard sur la petite dernière de la famille, quelle insolence d’osé venir parler au nom de tous les autres avec ce petit odieux de frère. Ils allaient subir des remontrances et pas des plus minces, commençons par lui inculquer la peur, lui laisser pressentir la douleur, la tristesse. C’est ça, c’est bien, tremble, tremble trem…

« Encore toi !!! Tu ne vois pas que je m’apprête à la punir. »

Elle a le chic pour la ramener cette pétasse, elle est là, devant nous, elle ose nous fixer, nous agresser du regard et en plus elle a posé ses mains sur notre frère et notre sœur. A quoi joue-t-elle ? Elle va voir de quoi je me mêle. La suite fut très rapide, je m’avance pour attraper l’avant-bras de la petite, je pense que je serrais un peu fort et je lui ai intimé de me suivre.

« Mia, arrête tout de suite et vi…BBBBBBBBBBBBWWWWWWWARG.. »

***

Un cheveu, UN cheveux. La main qui tenait l’épaule du petit garçon c’était lentement métamorphosé, les griffes d’acier étaient sorti lentement, tranquillement, sans douleur au moment où le premier pied de la contrôleuse c’était avancé. Là tout de suite maintenant, 2 griffes avaient disparus, dissimulé dans la chaire de l’avant-bras de ce monstre. Le regard d’Hikari n’avait pas bougé, il était fixé droit devant elle, seule sa main avait bougé, elle maintenait la pression, quitte a enfoncé plus profondément ses griffes. Elle se mit a regardé Khildar et d’un sourire lui demanda poliment et gentiment.

« T’es idées sont ingénieuses et je les respecte, certes, mais pourrais-tu je te prie tenir tes clébards un peu plus ? »

Sur ces mots, elle retira ses griffes, faisant reculer la contrôleuse.

« Et vous, restez tranquille ou vous ne ferez pas long feu. »

La bagarre passé, tout le monde fut mis au niveau de la porte d’entrée, Hikari devait rester dans la cuisine avec les enfants, mais ce permettait tout de même une liberté de mouvement, elle allait et venait entre le couloir et la pièce, jetant des coups d’œil inquiets a son ami et ses petits. Tout le monde semblait prêt et pour cela il avait fallu que Khildar lui explique mot pour mot la situation il l’avait amadoué a coup de « bouton de rose » et de « Miel des îles » Hikari avait fini par céder à condition que tout le monde s’en tire sans bobos.

"L'Aristo, sors de là ! "

La voix résonna jusque dans la cuisine, tout le monde c’était arrêté de parler, tout le monde avait cessé son activé chacun tendait l’oreille vers la porte et chacun attendait le moment fatidique. D’un mouvement de menton Hikari désigna, c’était à lui d’entrer en action. Il sortit lentement à partir de ce moment un dialogue effréné commença. Hikari retourna dans la cuisine et fit jouer les enfants, non pas au loup ou à tout jeu qui aurait pu faire de bruit. Mais tout simplement à un Killer. On désigne un policier et un Killer, le but du policier ? Arrêter le Killer. Le Killer tue qui il veut d’un simple clignement d’œil. Elle avait posé Lune sur ses jambes ainsi que Mia pour les aider à jouer. Le temps s’écoula ainsi sans qu’elle ne prenne conscience de ce qui se passait dehors, elle entendait des bribes de conversation, le conflit était plus bouillant de minutes en minutes. Mais le pire fut lorsque Le lord vint dans la cuisine et que sans même poser la moindre question a Hikari Attrapa Oz par le bras et lui demanda gentiment de le suivre. La jeune fille devenait hystérique elle le suivait a la trace ne voulant pas inquiété Oz et sans même crier elle l’assénait de question auxquelles elle répondait.

« Que fais-tu ? Ou l’emmènes-tu ? Ne le met pas dehors c’est de la folie ! Khildar, je te jure que s’il lui arrive quelque chose… Oh, tu m’écoutes. Puis s’adressant à Oz avec un sourire
Je t’attends dans la cuisine petit bout, c’est bientôt finit. »

Elle repartit en soupirant et commença à se ronger les ongles choses qu’elle n’avait pas du tout l’habitude de faire. 5 secondes plus tard le petit revenait en reniflant les yeux noyé de larmes, plongeant dans les bras d’Hikari qui se mit à la bercer machinalement en le tenant fort. Il s’agrippa a ses cheveux et commença a les caresser signe qu’il commençait à ce calmer mais ce ne fut que de courte durée, puisque soudainement, des tirs résonnèrent dans tous les sens faisant hurler chacun des enfants qui se mirent à pleurer et a courir sur Hikari qui avec des gestes simple pointa son doigt sur chacun des petits corps avant de montrer ses oreilles. Elle leurs dit de se mettre sous la table en criant et courras dans le couloir ou elle se positionna au côté de son Lord favoris, s’il devait se passer quoi que ce soit, elle en serait. Ils étaient 3 dehors et avaient apparemment réussies à foutre une sacré pagaille lorsque les coups de feux cessèrent, Hikari et son partenaire ouvrirent lentement la porte pour tomber devant un Khildar pris en otage.

""Fais sortir les enfants, maintenant !" "

Elle partit en courant dans la cuisine, se glissa sous la table avec les 7 enfants et attendit que Khildar viennent donner le signale à partir du moment où il reviendrait, il faudrait fuir, c’était le jeu.

« Les enfants, on va bientôt retrouver tous vos papa et maman, mais pour cela, quand le monsieur blanc viendras nous voir, il faudra courir, courir sans s’arrêter d’accord, si vous êtes trop fatigué je vous porterais mais il faudra courir ! »

Ils hochèrent tous la tête, les yeux brillant a l’idée de revoir enfin leurs parents.
Les tirs et les hurlements reprirent de plus bel elle entendit la porte s’ouvrit dans un énorme fracas, Hikari se mit à hurler et tous les enfants sortirent de sous la table, elle vit Khildar ou peut être Le Lord débouler dans la cuisine elle se tenait devant la porte arriéré, l’ouvrit d’un geste et fit sortirent toute la marmaille, elle prit à gauche la ruelle, Khildar poursuivit par la droite mais un coup de feu résonna elle faillit se retourner mais pensa d’abord à la sécurité des enfants, surpris et apeuré, l’un des enfants, elle ne put distinguer lequel, se mit à pleurer. Elle L’attrapa le colla sur sa hanche et laissa passer tous les autres devant.

« Courrez ne vous arrêtez pas je suis là, tout près, je ne vous laisserais pas ! »

Elle ne se faisait cependant aucune illusion ils étaient bien trop jeunes et leurs endurances montrerait bientôt une faille. Même elle ne pourrait pas tenir très longtemps sans transformation. Elle savait qui était à leurs trousses, ce foutus fleuriste en avait après elle, elle l’avait bien compris et cela ne l’aidait en rien à se concentrer sur sa course. Elle réussit cependant à rattraper Lune qui venait de trébucher et à la remettre sur pieds sans qu’il y ait de blessures. Le gâteau était en train de s’effondrer, le rythme avait ralenti. Il venait de tourner a une nouvelle intersection et elle fit prendre un pause a tout le monde avant de repérer une choses très intéressante. Une énorme Benne verte a ordure décorés d’un motif recyclage en sucre glacés. Elle leva les yeux un peu plus, haut, finalement pas très haut, une maison au toit plutôt bas et plat était inaccessible a un humain. Pas a un semi animal à la jambe a ressort. Elle ordonna aux enfants de venir rapidement près de la poubelle, elle les fit monter tous avant de grimper à son tour.

« Fermez vos yeux maintenant et n’ayez pas peur, Sam tu es prêt, tu y vas en premier »

Le petit garçon bomba la poitrine, ferma les yeux et se tint prêt, bien droit continuant à inspirer pour retrouver son souffle. Hikari entama la transformation de ses jambes qui se fit ressentir. Elle gémissait, pignais, glapissait comme un chiot. C’était douloureux, elle ne pourrait bientôt plus compter sur ses jambes. Elle attrapa Sam par la taille, et en un bond qui fit un peu bouger la poubelle atterrit sur le toit. Elle reproduit l’action du plus lourd au plus maigre. Les deux dernières petite filles posèrent problèmes, ou du moins ce ne fut pas de la faute des deux petite mais plutôt des jambes de la jeune fille qui se mirent à trembler, elle réussit tout de même a les amener à bon port, mais n’avait pas pu atteindre le toit, c’était seulement accrocher avec un main en hissant les deux petites une par une pour qu’elles rejoignent les autres, elle retomba sur la poubelle dans un énorme fracas, tremblante, pleine de sueur et fatigué elle se mit à chuchoter à l’adresse de ses protégé.

« Couchez-vous sur le toit et serrez-vous fort dans les bras si vous avez peur, ne pleurez surtout pas, je ne veux pas un seul bruit. Et aussi, bouchez-vous le nez quand vous entendrez le monsieur arriver. Je reviens, bientôt très bientôt, c’est bientôt finit ! »

Elle se laissa glisser au pied de la poubelle et s’adossa à celle-ci, attendant que l’heure soit venues, peut-être qu’elle récupérerait un peu de force, peut être qu’avec de la chance…

***

Emilie a suivi le décoloré, je m’occupe de cette petite garce Lupine, ça lui apprendra à croire qu’elle peut quelque chose contre un homme de mon rang, à me voler ma propre famille sous les yeux, comme ça, de cette odieuse manière, les entrainer à leurs dépens, sans même leurs demander leurs avis. Une impression de déjà vu s’imposa lentement a lui. Mais hors de question de revenir sur le passé. Il lui semblât un instant l’avoir perdu, il poursuivit et tourna à l’intersection, il s’apprêtait à foncer droit devant lui lorsqu’une silhouette, adossé à un objet imposant, les coudes sur celui-ci et une jambe relevé attirèrent son attention, il s’arrêta, observa plus sérieusement, replaça ses cheveux en arrière ce tint droit et s’approcha lentement. Elle était là, seule… Seule ?! Les enfants étaient donc parties avec le décoloré. Il pourrait se lâcher en ce cas. Un sillon se fit petit à petit dans le sol, une racine percerait devant le nez de la jeune fille lui envoyant des spores soporifique, s’en suivrait une tige de rose immense qui viendrait la piquer en plusieurs endroits et pour finir une liane extensible pour la bloquer et lui briser les os un par un. Mon plan est parfait, tout va bien ce passer en cette belle nuit... Tout ne c’est pourtant pas passé comme prévus.

***

Il est là, dans la rue, il la fixe, elle aussi le fixe dans le noir, elle aimerait que ses yeux vert emplies de courage brillent dans le noir. Mais il ne fallait pas trop rêver, elle eut un regard au-dessus d’elle vif et rapide. Les enfants étaient invisibles, elle n’en sortirait pas en bonne état mais elle pouvait surement s’en sortir. Elle posa ses deux pieds au sol, lorsqu’elle sentit la vibration sous ses pieds. 1…. 2…. 3…… Elle inspire au maximum, se baisse et avec la force qu’il reste dans ses jambes, fonce sur son adversaire, le produit lui pique les yeux mais rien ne l’arrête a présent, elle s’approche de lui lorsqu’une racine pleine de pointe lui coupe le chemin, elle bondit dans les airs et en profite pour reprendre sa respiration, la plante a grimpé avec elle, mais n’a pu la toucher, cependant, la descente allait être douloureuse, elle transforma ses bras et en les plaçant en croix sur sa poitrine en position de défense, encaissa chacune des petites griffures qui vinrent lui morde la peau. Certaines épines vinrent même se briser dans la chaire de la jeune fille. La liane avait produit une espèce de torsade, qu’Hikari dans sa descente ne pouvait éviter. Elle finit par tomber sur le sol, ses jambes encaissèrent mal l’impact et elle tomba à genoux, rapidement cependant elle se releva et évita la liane qu’on venait de lui lancer en glissant sur le côté d’un pas de danse assez étrange. L’on aurait dit un long serpent vert, d’ailleurs celle-ci rampait sur le sol, cherchant à attraper sa prochaine victime. La jeune fille avait le corps parcourut d’infime coupure, qui faisait coller ses habits a son corps. Tout celui-ci brulait et les épines qui avaient réussis à entrer dans la chaire ne lui étaient que plus insupportables.
Hikari savait que son adversaire, avait encore une arme dans sa poche, cette espèce de rose magique au poison infernale. Qui aurait fait tomber un éléphant dans une léthargie profonde. Elle fonça cependant tête baissé sur son adversaire. Elle entendit la petite épine foncé à toute vitesse dans sa direction et lui frôler la joue, mais elle n’en fit rien, la rose avait besoin d’un certain temps pour refournir une épine aussi dangereuse soit elle. Elle atteint le jeune homme et d’une patte l’attrapa à la gorge, allant jusqu’à le cogner dans le mur, elle attrapa la fleur et braqua son centre au niveau de la pomme d’Adam du jeune homme. La liane réussit tout de même à atteindre la jeune fille qui ni faisait plus attention, elle vint s’enrouler autour de son bras et le lien se resserra immédiatement. Alourdissant son bras quasiment dans la minute. Elle se fit violence pour le maintenir en l’air, a la hauteur qu’elle désirait. Lorsque la main du fleuriste agrippa son cou a elle aussi et qu’elle se mit à serrer à son tour, elle était déjà en train d’étouffer. Elle allait tomber à genoux, ses jambes commencèrent à reprendre forme humaine. Toute sa force vint se focaliser dans ses bras, ses griffes commencèrent à percer la peau et le sang se mit à couler. Il fallait juste maintenir cette foutue fleur sur son adversaire.. Elle ne voulait pas le tuer, mais l’ai commençait déjà a lui manquer, ces poumons lui faisait mal. Elle allait tomber lorsque des petites voix qu’elle connaissait se mirent à crier.

« HIKKAAAARRRIIIIII »

Le jeune homme relâcha la pression sous l’étonnement, Hikari put transformer sa mâchoire dans un hurlement de douleur et vint enfoncer ses crocs dans l’épaule gauche de son adversaire qui hurla a la mort. Il ne pouvait plus bouger maintenant. Il était immobilisé, quelques gouttes de sang vinrent perler sur la langue de la jeune fille, ses yeux se mirent à pleurer et elle encaissa chaque coup de genou que son adversaire lui mettait dans le ventre, Elle maintenait la pression de sa mâchoire sur l’os de l’épaule de son adversaire malgré les tentatives pour la faire lâcher, en lui tirant les cheveux et en lui envoyant des coups de poing. De sa main gauche, Hikari maintenait la rose au niveau du cou du jeune homme. Elle ferma les yeux et se dit qu’elle allait lâcher lorsqu’un petit bruit, rapide et vif fendit l’espace entre le vide et la peau de son adversaire. Elle desserra lentement la pression, petit à petit. Maintenant toujours son adversaire contre le mur. Elle finit par se mettre face à son adversaire qui gardait toujours son sourire fière sur le visage, pourtant, un filet de bave taché par le sang descendait le long de son menton, signe que la plante faisait effet. Quelque seconde plus tard le sol se déroba sous les pieds du jeune homme qui entraina Hikari par la même occasion dans sa chute allant cogner dans le sol.. à genoux elle regardait son adversaire allongé au sol. Il convulsait légèrement. Il réussit tout de même à ouvrir les yeux et dans un chuchotement se mit à baver sur son adversaire.

« Sal….sal..alope. »

Hikari se mit à sourire et en lui attrapant les cheveux, approcha son visage du sien.

« N’as-tu pas une sensation de déjà vu ? Ne ressent tu pas ce sentiment amer ? Tu sens ton corps qui s’engourdit ? Maintenant tu sais ce que ça fait et au final… Je vais te laisser te rétablir, seul, dans le froid, dans une ruelle sombre, comme un chien moitié mort, ça te plait ? »

Elle relâcha les cheveux de son adversaire qui en retombant au sol s’endormit pour de bon. Elle s’allongea au sol et commença à glisser sur le ventre, elle rampa jusqu’à la poubelle, sur laquelle elle réussit à s’appuyer pour se redresser. Du sang dégoulinait tout autour de sa bouche, venant taché son t’shirt. T’shirt déchiré en plusieurs endroit. Tout était abimé chez la jeune fille. Tout lui était douloureux. Son visage était salit et griffé, elle prit d’ailleurs le bas de son t’shirt pour essuyer le sang sur sa bouche, pour ne pas effrayer les enfants. Avec énormément de peine elle se hissa sur la poubelle sur laquelle elle se laissa tomber à bout de force, il fallait qu’elle tienne, qu’elle tienne un peu, rien qu’un petit peu.

« Les enfants, je suis là jusqu’en bas. Vous allez bien ?

Des reniflements retentissent, elle est allongée sur le dos les yeux rivé sur le ciel,

« Vous voulez descendre ?

-Ouuuiii »
Ils gémissent, ils veulent être réconfortés, mais Hikari s’en sent quasiment incapable, porté par l’envie de l’ai sauvé, elle se met sur ses jambes et se colle un peu au mur.

« Sam, je ne pourrais pas vous faire descendre comme tout à l’heure il va falloir que vous sautiez… je sais que ça peut faire peur, mais il suffit que tu t’accroche au toit avec tes main et que tu mettes ton ventre contre le mur, je te rattraperais. »

Le petit garçon fit ce qu’elle lui avait dit, il se laissa glisser le long du mur accroché au toit avec ses mains. Il avait peur, mais il devait montrer l’exemple, c’était le plus grand et puis il avait confiance en cette personne qui était jolie, gentille et forte. Il tourna la tête légèrement et se rendit compte qu’Hikari l’attendait, les bras levé dans sa direction elle touchait déjà quasiment ses pieds.

« Vas y tu peux lâcher »

Il ferma les yeux et Hikari le rattrapa, tombant les fesses sur la poubelle. Le dos du petit garçon coller a sa poitrine. Il se releva et aida Hikari par la même occasion, elle reproduit l’expérience 6 fois, porté par les bras des petits enfants, elle ne tenait debout que parce qu’il la tenait. Aria était la dernière elle tomba dans les bras d’Hikari qui s’étala plus violement sur la poubelle cette fois ci, sonner tout était flou, sa tête lui faisait mal, elle avait les yeux ouvert mais tout tournait, elle entendit du bruit dans la rue, et eu juste le temps de laisser tomber sa tête sur le côté pour apercevoir un être décoloré, boitillant et amoché. Elle sourit, avant de se rappeler qu’il pouvait être dangereux pour les enfants. Elle chuchota pourtant à son attention

« Khildar, ne leur fait aucun mal… aucun ma.. »

On venait de l’attraper et on la portait à présent, sa main pendait dans le vide et une petite main vain se refermer sur celle-ci. Chaque enfant marchais fièrement devant la jeune fille à moitié assommé et l’un d’entre tenait la main d’Hikari, elle reprenait quelque peu ses esprits lorsque la petite voix se mit à chuchoter.

« Ne t’inquiète pas, Hikari, tout va bien se passer, on va te protéger maintenant. »

Elle se blottit contre la poitrine du jeune homme en souriant devant la naïveté de ce petit garçon. Elle expliqua à Khildar qu’elle pouvait sans doute marcher maintenant, il la posa par terre et en revenant sur leurs pas, se soutinrent mutuellement en se tenant et en avançant à deux. La maison de tous les cauchemars apparut devant eux, et devant celle-ci se tenait une armée de militaire, assise, en train de se reposer et à la tête de celle-ci un secrétaire quelques peu éméché. Mais qui a la vision de cette petite famille qui arrivait, envoya une escouade pour leur apporter l’aide nécessaire. Tous les enfants vinrent entourer les deux voyageurs et ils montrèrent les crocs comme de vrai petit loup ce qui fit sourire la jeune fille qui crut apercevoir un léger sourire se tracer sur le visage de son compagnon. Peut-être que la nuit se passait mieux que prévu au final.




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Khildar Blacksilver
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MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Sam 12 Jan 2013 - 18:25
Sweat Dreams

La traversée des ruelles s'effectua à pas lent et boitillant. La hauteur des immeubles dont les matériaux sucrés à la date de péremption passée embaumaient l'air n'offrait que peu de luminosité. Les poubelles qui jalonnaient le parcours rappelaient des cup cake à la garniture débordante et nauséabonde. Parfois, des créatures s’apparentant à des rats fuyaient sur son passage pour se réfugier dans des trous ou les égouts de la ville. Le ciel était dissimulé par les nuages de l'incendie bien que l'odeur de caramel brûlé n'ait point encore atteint ces quartiers.
Les habitations offraient l'allure d'un vestige de repas, délaissé par des enfants ayant eu les yeux plus gros que le ventre. Derrière les fenêtres closes s'agitaient les reclus de la société qui n'aspiraient qu'à une tranquillité méritée. Les bruits de combat avaient bouleversé leurs habitudes et ils se terraient dans leur foyer, tel des rats.

Les pas claquaient d'un rythme à contre temps sur le dallage en chocolat pour se perdre dans le bitume en marshmallow au gré des variations du sol. De la tenue de départ, les chaussures au goût de réglisse avaient plutôt bien résisté malgré quelques tâches, tout comme le pantalon crème. Au contraire, la chemise blanche et légère accusaient quelques déchirures, de même pour le gilet rouge myrtille. La ceinture aux multiples loukoums avait été perdue et le haut de forme aussi. Les gants blancs subsistaient.
Une mains appuyée sur le flanc ayant le plus subit au cours des différents combats engagés, l'invocateur démoniaque avançait sans se presser. Il plaçait sa confiance dans la capacité de Hikari à gérer le parfumeur du dimanche. Les ressources lupines de la voyageuse lui donnait à penser qu'elle était bien plus forte que son apparence faisait croire. Il ne s'inquiétait donc pas plus que cela et un fin sourire s'échappait sur ses lèvres.
Son papillon enchanté le suivait toujours, fidèle compagnon taciturne des péripéties de son noble propriétaire démoniaque.

C'est alors que s'élève la clameur d'un combat. Ou plus précisément, la fin d'un combat. Accélérant un peu plus l'allure, Oscar boita un certain temps avant de tomber sur une scène que certains qualifieraient de touchante, d'autres de comique. Son sens de l'orientation aussi approximatif qu'une boussole sans aiguille le perdit plus d'une fois et le fit repasser dans la même ruelle à plusieurs reprises pour finalement arriver sur cette fameuse scène où Hikari, allongée sur le dos, voyait son corps pressé par un enfant.
En voyant l'état de sa partenaire, le voyageur augmenta la cadence de ses boitements pour parvenir plus rapidement auprès de la voyageuse lupine. Les enfants s'écartèrent à son passage, encore craintifs. Réaction tout à fait compréhensible face à celui qui possédait un double qui allait venait comme bon lui semblait, qui avait libéré leurs tortionnaires et dont l'aura de sadisme demeurait indélébile. Néanmoins, sa faiblesse physique et son sourire bienveillant ainsi que les paroles prononcées plus tôt dans la maison par celle qui avait pris soin d'eux les amenèrent à considérer autrement cet étrange homme aux cheveux d'un blanc douteux.
C'est pourquoi ils lui permirent de se pencher au dessus de la voyageuse épuisée en formant un cercle autour de leurs deux sauveurs. Il répondit au murmure de Hikari dans un souffle réconfortant, tout en la prenant dans ses bras pour la porter jusqu'à un lieu plus sûr
 :

"N'ai nulle crainte. Ils sont en sûreté. Tout va bien."

La supplication de la voyageuse l'avait fait sourire. Elle devait le voir comme un monstre et s'inquiétait du sort de ceux qu'ils devaient sauver. Certes il possédait un esprit sadique, pervers et fortement dérangé, mais sa droiture d'action demeurait intacte. La mission allait être accomplie et cela jusqu'au bout.
Alors qu'il entamait la marche en direction de la maison ayant fait office de foyer fort malsain, une sorte d'accompagnement s'était formé autour du plat principal. Un enfant prit même la main de la jeune fille et la rassura. Quel étrange tableau ! Un homme de blanc vêtu ponctué de rouge portant une jeune fille aux vêtements en lambeaux entourés par une ribambelle d'enfants. Un plat doux et sucré
.

"Pouah, ça pue le bonheur à plein nez, c'est écœurant !" Trop sucré au goût du démon sadique.

"Qu'ils sont tous mignon à vouloir nous protéger." Minauda Luëst. "Et cette Hikari, quel courage, elle est vraiment forte cette fille."

"Certes, il est indéniable qu'elle a su prouver sa valeur avec brio." Approuva Laënoris.

"Par contre, nous n'avons plus aucune nouvelle de Kimmy". Nota Khildar d'un ton froid.

"Certes." Concéda Laënoris.

Le mutisme dans lequel se plongea Oscar n'inquiéta pas les enfants qui se contentaient de marcher à la même allure, c'est à dire lentement. A un moment, Hikari rouvrit les yeux et indiqua qu'elle pouvait continuer sur ses pieds. Toutefois, leur état respectif les obligea à se supporter l'un l'autre.
L'avancée conserva sa lenteur et son silence pour finalement parvenir à la maison abandonnée mais bigrement occupée.

Après leur intervention contre les membres de la mafia, le commando croco mené par un secrétaire tout en arme et courage avait investi la maison, sécurisé les environs et des patrouilles avaient été envoyé pour retrouver les enfants et les voyageurs.
En les voyant arriver, un soulagement fit souffler le secrétaire. Il se leva aussi rapidement que lui permettait ses blessures et éprouvait une grande joie en observant que chaque enfant était présent et apparemment intact. Immédiatement, les médecins du groupe d'intervention s'empressèrent d'aller au devant des enfants pour leur apporter leur soutien. La méfiance à laquelle ils se confrontèrent fit sourire Oscar. Ces enfants allaient avoir besoin de beaucoup d'aide pour avoir confiance en quelqu'un. Pourtant, il était indéniable que les crocodiles en gélatine possédaient les compétences requises pour soigner ces victimes. Simplement au sujet des blessures qu'ils avaient pu subir, il leur fallait des soins au plus tôt.
C'est donc en constatant la réaction des deux voyageurs que les enfants acceptèrent d'être pris en charge par les médecins. Beaucoup tournèrent la tête dans la direction de leurs sauveurs et continuèrent de jeter des regards, comme pour s'assurer qu'ils étaient toujours présents. Surtout Hikari en fait.

Le secrétaire dont le bras était bandé et maintenu plié s'avança à la hauteur d'une Hikari et d'un Oscar épuisé. Sa tenue accusait un duel violent et son visage portait les marques d'un vif échange.
L'assistant personnel du Maire de Sweetheria avait mené l'assaut contre le dernier bastion de la mafia. Les tirs avaient claqué en tout sens, et malgré les grenades jetées en prévention, la résistance fut rude. Les membres de la famille de la Sorcière se défendirent avec l'énergie de l'honneur et le commando essuya quelques pertes. Cependant, submergés par le nombre, les mafieux ne purent tenir bien longtemps et ceux qui n'avaient pas péri sous les coups de feux avaient été arrêtés.
Le lieutenant qui avait la charge du groupe de la mafia avait engagé un combat contre le secrétaire et la majorité des blessures venaient de là.

Avec un calme glacial le lieutenant s'était élancé vers le meneur du commando, tirant à profusion avec son automatique. La rapidité d'esquive du secrétaire ne l'impressionna guère et il perdura dans son élan tout en sortant un couteau de bonne taille, visant le flanc de son adversaire. Ce dernier tenta de répliquer aux attaques avec sa propre arme à feu mais leur proximité avait rendu tout tir superflu. Donc il sortit à son tour une arme blanche, une épée dont la garde évoquait un sucre d'orge. Les lames s'entrechoquèrent et celle du secrétaire glissa sur celle du lieutenant qui recula vivement, projetant la menace sur le côté. Le flanc à nouveau découvert, l'homme du Maire sauta habilement d'un pas sur le côté pour saisir le bras de l'homme de la Sorcière et lui asséner un coup de poing. Malheureusement son geste fut arrêté et un coup de pied lui fit ravaler ses ardeurs.
Le combat continua néanmoins et alors que chaque membre de la mafia tombait, les deux meneurs se battaient avec une intensité admirable. Le lieutenant affichait un masque de fermeté exemplaire, se contentant de gestes sûrs et vifs. A contrario, le secrétaire axait sa défense sur l'agilité et ses attaques sur l'adresse. Moins vivace mais tout aussi violent, l'instigateur de cette intervention commando s'échinait à éviter les attaques de son ennemi pour l'immobiliser. Seulement son opposant ne l'entendait pas de cette oreille et se soustrayait à chaque tentative. Les ripostes étaient rapides et certaines furent efficaces, en particulier celle qui trancha profondément dans la chair du bras. Grâce à l'action des crocos, le lieutenant finit par être mis hors d'état de nuire. Menotté, les genoux à terre, l'envoyé de la Sorcière n'en lança pas moins un regard dur et méprisant envers le secrétaire qui prit de haut cette vermine par un air condescendant.
Ainsi c'était déroulé l'opération. Les blessés étaient en train d'être soignés, les pertes s'alignaient sur la route, face à la maison, heureusement couvertes d'un drap embaumant la barbe à papa. Les mafieux survivants dont le nombre s'élevaient à cinq, plus le lieutenant, étaient en train d'être évacués par des fourgons fraîchement arrivés.

A la vue du secrétaire et de son état, le sourire d'Oscar s'accrut dans la même proportion que celui de l'habitant des rêves décrut. La réaction n'échappa au voyageur démoniaque qui remarqua d'une voix ironique
 :

"Vous ne semblez pas en joie de nous revoir."

La réponse claqua et se dirigeait exclusivement contre Oscar. La colère contenue était perceptible dans le timbre de la voix :

"Mon mécontentement se dirige envers vous. Je savais que votre engagement n'apporterais que des ennuis."

Le Lord BlackSilver balaya le regret d'un rire fin :

"Pourtant, nous avons accomplit notre mission."

Le secrétaire manqua de faire déborder la colère en lui et siffla entre ses dents :

"Mais vous ne pouviez vous empêcher de tout brûler. Vous êtes …"

"… un aristocrate pleurnicheur ?"

"… un séduisant gentleman ?"

"… un maître exemplaire ?"

"… votre sauveur ? "

"une plaie." Chaque démon soupira devant le manque d'originalité.

"Je prends cela comme un compliment." Sourit l'invocateur en se courbant légèrement tout en écartant les bras.

Cette attitude complaisante ne manqua pas d'accentuer l'irritation du secrétaire qui continua ses reproches :

"A cause de vous, la situation s'est envenimée et nous avons du intervenir, essuyer des pertes. Mais je pense que vous en êtes conscient et que tout ceci vous ravit, n'est ce pas ?"

Le sourire se conserva sur le visage satisfait de l'anglais en mal de violence.

"Il serait mentir que d'énoncer le contraire. Cette mission m'a suffisamment distrait pour la nuit."

Un nouveau soupir agacé témoigna du ressenti :

"Vous êtes vraiment de la pire espèce … Naturellement, ces reproches ne s'adressent pas à vous, mademoiselle Nikaido."

Le changement de ton et de comportement fut presque offensant. Beaucoup plus aimable et courtois avec la demoiselle, l'habitant de DreamLand la considérait avec plus de tendres attentions. L'intervention d'un des médecins qui avaient pris en charge les enfants vint s'ajouter aux félicitations :

"C'est vous qui vous en êtes occupé ? Vous avez fait du bon boulot. Leur moral ne semble pas trop atteint et ils vous évoquent comme leur loup protecteur. Je vous félicite. Nous allons les emmener à la Mairie par convoi blindé, ne craignez rien pour eux, ils sont en sécurité maintenant. Les parents sont prévenus."

Après avoir gratifié Hikari d'un pouce levé (et non pas vert, malgré sa couleur de gélatine rappelant Hulk), le médecin s'en retourna tandis que le secrétaire reprit la parole en les guidant vers le toit d'un des immeubles.

"Quant à nous, nous allons prendre l'hélicoptère pour rejoindre le Maire Harry Beau."

L'engin possédait comme il fallait s'y attendre des matériaux sucrés et ce n'était que par la magie de DreamLand qu'il pouvait voler. Le chocolat, le praliné et le nougat se côtoyaient pour un mélange de saveur très étrange. Néanmoins, il s'éleva dans les airs et s'éloigna de l'incendie qui commençait à être maîtrisé après que le secrétaire ait décidé de faire agir le corps des pompiers.
Durant le trajet, Oscar demanda des nouvelles de Kimmy, n'en ayant pas eu depuis trop longtemps. C'est ainsi que le secrétaire à la coupe au carré les informa que personne ne savait où elle se trouvait. Il espérait simplement qu'elle se soit réveillé pour une raison ou une autre. Cette nouvelle chagrina grandement l'aristocrate qui avait trouvé la fougueuse jeune femme pleins d'attraits, sa répartie ayant su titiller son intérêt. Par conséquent, il se mura dans un mutisme explicite et laissa Hikari discuter avec le secrétaire qui ne tarissait pas d'éloges sur elle.

Finalement ils parvinrent à la Mairie et l'hélicoptère atterrit avec douceur sur le toit. Chacun sortit de l'engin, Oscar un peu plus rapidement à cause d'un mal qui l'avait pris. Pour quelqu'un d'extérieur, le mal de l'air aurait été une explication logique. Mais la raison était légèrement différente. En effet, ce n'était pas Oscar qui avait subis les effets de la promenade aérienne mais Saënoris, le démon sadique. N'ayant pas l'habitude de s'élever dans les cieux, le démon des enfers n'avait pas du tout apprécié cette balade et les contre coups de son mal étaient si importants qu'ils s'étaient répercutés sur l'invocateur. Cette indisposition fut l'occasion aux autres démons de railler le pauvre sadique qui n'était pas fier. Et cette amusement se trouvait aussi partagé par le voyageur démoniaque. En conséquence de quoi, la figure de l'aristocrate au teint blanc offrait un mélange étrange oscillant entre l'envie de rire et de vomir.
Heureusement, il ne finit pas par faire les deux choses en même temps dans le lavabo le plus proche.

Ils furent conduis dans le hall de la Mairie où Harry Beau les attendait tout sourire et tout en ventre. Lorsqu'il les vit, il tendit les bras pour les congratuler mais Oscar accueillit l'accolade d'une bien violente manière. Son poing sauta à la mâchoire du maire bedonnant et déposa une franche marque sur la joue. Tandis que le propriétaire abasourdi du visage maltraité tentait de conserver son équilibre, le voyageur démoniaque s'adressa à lui en ces termes, prononcés d'un ton dur
 :

"Et que ceci vous apprenne à mieux administrer un Royaume ! Vous êtes une honte. Votre comportement est répugnant. Vos choix ne sont aiguillés que par un égoïsme et un opportunisme sans borne."

Alors que l'envie hurlée par Saënoris l'incitait à poursuivre dans sa lancée, les malabars chargés de la sécurité firent enfin leur travail et éloignèrent l'aristocrate emplit d'une vive colère. Le faciès souriant de son employeur faisait un trop grand contraste avec les mines terrorisés des enfants. Bien que maintenu à bonne distance, Oscar ne se priva pas de déverser sa bile, aidé par les propos qui raisonnaient dans sa tête :

"Ignoble salopard ! Enfoiré ! Boule de graisse rassie ! Vous causeriez une indigestion à des bouffeurs de merde !"

Prenant le bracelet que lui avait confié le secrétaire pour rester en contact avec les deux autres voyageuses, le voyageur à l'esprit emplit de démons le jeta à la face du maire outré par de tels propos et éructa, le visage rouge de colère :

"Je vous ordonne de quitter immédiatement la ville !"

"Avec grand plaisir. Elle me donne la nausée et vous en êtes responsable. "

La tête du maire prit la teinte d'un dragibus saveur fraise et il donnait l'impression d'étouffer en hurlant :

"DehoOOors !"

D'un mouvement des bras, il repoussa les malabars qui le retenaient pour glisser d'une voix moqueuse accompagnée d'un fin sourire :

"Une dernière chose." 

Il s'approcha d'Hikari et lui prend la main doucement pour s'incliner avec déférence et prononça d'une voix tendre :

"Vous avez été délicieuse. Votre attitude au cours de cette recherche a été exemplaire. Je savais que je pouvais compter sur vous. Vous êtes une charmante demoiselle qui sait parler avec le cœur. Une rose en sucre aux pétales fondant sous la langue et aux épines croquantes. Je vous souhaite sincèrement de continuer sur cette voie."

"Faites le sortir bon sang !" Hurla à perdre les poumons Harry Beau jaloux.

Oscar menaça de frapper à nouveau et le maire se rétracta prudemment derrière les gardes. Cependant, le voyageur démoniaque ne fit rien d'autre que de saluer bien bas l'assistance et quitta la Mairie le sourire aux lèvres, boitant légèrement, la tenue en pagaille, son nœud papillon enchanté volant au dessus de lui et chantonnant d'un ton léger :

"Sweet Dreams are made of this …"

Sortant de sa torpeur dans laquelle il avait l'air d'être plongé au cours du vif échange opposant Oscar et Harry Beau, le secrétaire s'aperçut que le voyageur n'avait pas été payé. Alors qu'il allait le signaler, le maire se rapprochait de la voyageuse pour la féliciter personnellement d'une voix mielleuse. Ces intentions, malgré son premier contact, demeuraient perverses et avaient pour but la conquête de la jeune fille.
Levant les yeux au ciel, le secrétaire signala que les enfants devaient sûrement être arrivés ainsi que les parents. Sûrement éconduit par Hikari, le Seigneur de la Ville de Sweetheria se rabattrait sur les mères éplorés.

Lors de sa descente des marches menant à l'entrée de la Mairie, Oscar rencontra le groupe d'enfants et les ignorèrent. Il avait terminé sa mission. Au loin s'annonçait le groupe des parents. Dans peu de temps, des cris de joie, des embrassades, des pleurs, des remerciements empliraient le hall. Très peu pour lui. Il fuyait tranquillement ces moments mièvres en continuant la chanson avec le rythme de la version Manson. Son visage reflétait une joie trop excessive pour être honnête et ses mains tapotaient fortement contre ses jambes.

Il s'assit sur le même rebord du début de la nuit et laissa son regard vagabonder. Un papier vola jusqu'à lui. Il l'attrapa vivement et lu le contenu. Le titre annonçait 
:

La dernière Comédie Musicale de Don Papo ! Beautiful Gay ! A la Tour des Arts.

Une cri transperça ses tympans :

"KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Je veux y aller !"

Le soupir qui suivit la grimace de douleur témoigna du manque de motivation. Toutefois, il fut bref.

"Après tout, pourquoi pas ?"

Il connaissait sa prochaine destination.

~*~

La lumière dissimulait le visage de la personne assise dans le fauteuil. Seule la fumée qui s'échappait du cigare prouvait qu'il y avait bien quelqu'un.

"Vous pouvez m'expliquer ?"

L'être petit et rondouillard se dandina sur place et répondit après plusieurs hésitations :

"C'est vrai que tout ne s'est pas passé comme prévu … Mais le plan a fonctionné."

"Nous avons eu des pertes ! Mes hommes sont morts à cause de vous !"

"Ce n'était pas prévu, je vous assure ... Le but était simplement de faire comprendre à la population qu'elle n'était pas en sécurité … Et de montrer la … nullité de mon père."

"Il a foutu le feu à un quartier entier ! "

"Mais … mon père a réagit comme prévu … L'opinion est en train de changer … D'autres opérations sont prêtes … Mon père n'en a plus pour très longtemps …"

Un doigt sortit de l'ombre pour pointer le fils du maire tout tremblant :

"Qu'une seule autre opération se déroule ainsi, et vous aurez à faire à moi ! Suis je claire ?"

"Ou … oui. Bien sûr."

L'entretien se termina et le fils du maire quitta le bureau de la Sorcière précipitamment. Hänsel et Grëtel échangèrent leur point de vue :

"C'est un lâche. On peut lui faire confiance ?"

"Après tout, ce n'est qu'un intermédiaire. "

La Sorcière trancha :

"C'est celui qui lui donne des ordres qui m'inquiète le plus. Il possède plus d'un tour dans son sac. Regardez plus attentivement la situation. Si le père est renversé, c'est le fils qui accède au pouvoir, n'est ce pas ? Mais à qui obéit le fils ? … Ce mec n'est pas à prendre à la légère. Il a le fils qui lui mange dans la main et veut nous utiliser, mais rien ne nous dit qu'Il ne nous détruira pas après. Et si l'intervention du commando n'était que le début ?"

"Il nous menacerait ?"

"Si c'est le cas, il trouvera à qui parler … une nouvelle volute de fumée s'éleva dans les airs … ce putain de secrétaire. "
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Hikari Nikaido
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MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Dim 3 Fév 2013 - 16:59
Hikari sort son plus beau sourire pour encourager les enfants et leurs donner confiance, elle leur fait un signe de la main avec un regard insistant et enfin ils acceptent d’être pris en charge par l’unité de soin. Ils partirent tous avec un énorme crocodile gélatineux vert. Une fois tout le monde partis, le secrétaire rejoint les deux combattants. Son bras était bandé et toute sa petite personne montrait qu’il sortait d’un rude combat. Hikari en voyant le jeune secrétaire arrivé fixa son attention sur Khildar. Plus son sourire grandissait, plus celui du secrétaire devenait neutre. Elle allait prendre la parole pour éviter le clash mais Khildar était bien trop amoureux de ce genre d’activité pour l’en empêcher. La phrase de son ami claqua dans l’air comme un coup de fouet. Elle se frappa le front de la paume de la main, le duel verbal était lancé. Cependant la comparaison a une plaie de la part du secrétaire fit sortir de ses gonds la jeune fille. Qui en voulant parler, tenta de se mettre bien droite, ce qui ne servit qu’à provoquer une intense douleur au sein de son organisme complètement endolorie. Ce à quoi personne ne fit attention, trop occuper dans cette joute verbale sans aucun sens. Hikari fixa son attention sur le jeune homme décoloré, l’implorant du regard, n’osant rien dire. Elle ne voulait pas s’interposer entre deux hommes éméchés. Elle regardait la scéne complétement blasé, le regard triste et les lèvres boudeuses lorsqu’une phrase la fit sortir de la contemplation du visage de son ami.

"Vous êtes vraiment de la pire espèce … Naturellement, ces reproches ne s'adressent pas à vous, mademoiselle Nikaido."

Elle avait tourné la tête d’un geste brusque. Ses yeux lancèrent des éclairs, elle ne supportait pas ce changement de comportement. Elle le remercia cependant ; Ses pupilles vertes se fixèrent sur celle de son interlocuteur, son visage pris un air extrêmement sérieux et un merci glacial vint attaquer le jeune secrétaire. L’intervention du crocodile vert la fit cependant pétiller, elle reprit son sourire et s’inquiéta immédiatement de la santé de ces jeunes protégés. Qui aux premières nouvelles allaient mieux qu’elle n’aurait pu espérer. Finalement, le secrétaire leurs annonça qu’ils allaient pour ce qui les concernaient prendre l’hélicoptère. Hélicoptère des plus appétissants, construit en matériaux sucrés en tout genre. Ils grimpèrent tous les trois dans celui-ci et partir en direction de la mairie. Plusieurs questions leurs brulaient les lèvres et la principales était celle sur l’état de leur camarade, de la part de qui il n’avait plus aucune nouvelle le secrétaire fut sincère et bref, elle était introuvables. Les deux voyageurs se mutèrent dans un silence de mort, elle se concentra sur la ville, qui cessait de prendre feu et le calme tentait de la regagner. Le secrétaire ne tarissait pas d’éloge pour ce qui la concernait, mais elle n’en capta que la moitié et fit semblant de sourire à toutes les autres. Elle comprenait la façon de penser du secrétaire mais après avoir passé un long moment avec son ami, elle aurait aimé qu’il soit plus félicité, son travail avait certes fait beaucoup de dégâts mais Hikari pensait comprendre que le jeune homme avait démantelé un réseau bien plus important que ces simples 3 voyageurs kidnappeurs ce qui lui paraissait primordiale. Mais l’état de la politique de Sweetheria était vraisemblablement comme une pomme. Troué et bouffé de l’intérieur par des vers increvables ou remplacés dès que possible. L’appareil finit par se poser lentement sur le toit de la mairie et la jeune fille se mit à éclater de rire devant la mine défaite de son ami et l’incompréhension du secrétaire, Khildar avait l’air bien malade, il avait viré au vert et son visage se tordait entre rire et larme. Ce portrait la fit bien rire malgré l’apparent malheur de son ami mais ce reprit assez rapidement, légèrement gêné et vint poser une main sur son épaule en souriant.

« Il va bien ? »

La petite pique était lancé au sois disant clone de Khildar. Qu’elle imaginait bien mal en point. Elle ne se doutait pas que son ami était encore plus dérangé. Ils se sourirent et partirent tous les deux vers l’intérieur du bâtiment ils arrivèrent dans le hall ou l’énorme pervers attendait en souriant de toute ses dents. La jeune fille commençait déjà à sentir ses bras frissonner, mais n’eut le temps de rien faire, elle vit seulement le poing du jeune homme s’écraser dans la mâchoire du bonhomme ce qui la fit sourire immédiatement. Elle pensait venir aider Khildar mais la sécurité la fit reculer et elle fut obligée de se mettre sur la pointe des pieds pour voir la suite. Elle n’apercevait rien, mais entendait seulement les cris de son ami qu’elle approuvait de signe de tête ou encore avec un rictus mauvais. Les insultes se mirent à fuser et la jeune fille parvint à se glisser entre deux malabars pour revenir un peu plus près de son ami qui balança son bracelet de perles sucré. Le maire se décida enfin à récidiver. Mais la teinte que son visage avait prise lui donne l’envie de rire plutôt que celle de fuir. Elle hochait la tête aux réflexions de Khildar jusqu’à ce que celui-ci s’approche d’elle lui prenne la main et s’incline avec douceur. Ce à quoi elle répondit d’une profonde révérence en coinçant la main sur Lord entre ses deux mains.

"Vous avez été délicieuse. Votre attitude au cours de cette recherche a été exemplaire. Je savais que je pouvais compter sur vous. Vous êtes une charmante demoiselle qui sait parler avec le cœur. Une rose en sucre aux pétales fondant sous la langue et aux épines croquantes. Je vous souhaite sincèrement de continuer sur cette voie.

-Je vous remercie Lord Khildar, merci mille fois. Ce fut un plaisir de rencontrer un homme plein de bonne manière et un peu fou sur les bords. Ce que vous êtes et ce que vous faites m’impressionne je me permets donc de vous dire à bientôt ? »

Ses derniers mots furent lancés dans un grand sourire plein de tendresse. Le maire hurla de nouveau et son ami le menaça du poing. Avant qu’il n’ait le temps de partir et de sortir par l’entrée principale, Hikari s’approche de l’oreille du jeune homme et lui murmure rapidement.

-Merci à toi aussi Khildar, tu nous a bien aidé »

Elle lui lâche la main et le laisse s’en aller débrailler en boitant. Elle ne put que sourire à cette dernière image du jeune homme qu’elle avait rencontré, en forme et bon uniforme. Le secrétaire qui n’avait donné aucun signe de vie, et qui lui avait même parut prendre plaisir dans cette petite altercations parut reprendre ses idées. Elle fixait le secrétaire qui observait quant à lui, l’avancer du maire dans la direction de la jeune fille. Celle-ci serra le poing et lorsqu’il fut assez près de son visage pour qu’elle puisse sentir son haleine de dragibus et entendre sa voix mielleuse. Elle enfonça son poing le plus loin possible dans la bedaine de ce gros pervers qui tomba sur le dos quelques peu choqué. Elle se pencha au-dessus de lui avec un grand sourire.

« Je vous remercie, mais les pensées de mon ami sont aussi les miennes. L’ignoble salopard que vous êtes devrait aller faire un tour au trou. Si la mairie n’a pas encore brulé c’est que vous avez de la chance. Croyez-moi, je reviendrais et la prochaine fois. Ce ne sont pas les quartiers qui bruleront. »

La respiration saccadé et le visage rouge il demanda de l’aide aux malabars, mais le secrétaire d’un signe de tête leurs indiqua de le laisser un peu dans cette position gênante. Celui-ci se mit alors à hurler et à insulter la jeune fille qui lui tournait déjà le dos. Le secrétaire lui indiqua l’arrivé des familles et au même moment les 7 petits êtres apparurent à l’entrée, ils se mirent à courir et Hikari en fit de même ils se sautèrent dessus et commencèrent une bataille de guillis, la jeune fille pleurait de rire et sortit le drapeau blanc, les enfants calmèrent le jeu. Elle se redressa doucement et déclara solennellement à chacun d’entre eux

« Merci les enfants, d’avoir été si courageux. »

Ils se collèrent tous à elle et se firent un dernier câlin. Elle releva la tête les yeux embué et aperçut a l’entré, la totalité des parents la main sur la bouche et l’autre sur le cœur. Elle ne put que sourire et s’adressa aux enfants avec joie

« Je crois qu’il y a du monde qui vous attends mes louveteaux. »

Ils l’observèrent tous, et elle finit par leurs montrer du doigt l’entrée. Tous les enfants se relevèrent et se mirent à courir vers leurs parents. Hikari pris Mia et Lune dans ses bras et alla d’un pas ferme et décider vers les parents. Qui lui sautèrent dessus et à qui elle remit les deux petites. Même Eliott était là et vint lui faire un bisou sur la joue. Tout le monde était là, tout le monde était heureux. Elle souriait et rigolais elle aussi, mais elle ne pouvait s’empêcher de fixer les portes par lesquelles Khildar était sorti. Elle ne pouvait plus que prier pour qu’un jour, le pouvoir de Dreamland les fasses se voir à nouveau. Elle recula et s’installa à côté du secrétaire. Celui-ci souriait en fixant la scène.

« C’est du bon travail ça, jeune Hikari.

Elle lui envoie un coup de coude en rigolant.

Vous en avez déjà trop dit.

Oui, mais c’est la vérité. Ah au faite. Votre ami est partit sans, mais.. Tenez votre récompense, vous l’avez bien mérité.

Il sortit de sa poche deux petite bourses qui tintaient joliment, elle en ouvrit une légèrement et aperçut les m&m’s multicolore. Elle lui sourit. Et avant qu’il n’ait le temps de dire quoi que ce soit. Vint voir chaque famille et distribua à chaque enfants un nombre équitable de petits bonbons. Il n’en restait que deux, elle revint vers le secrétaire et tout en souriant déclara.

« Tenez, les deux derniers.. Je les offres au maire, peut-être qu’avec ça, vous pourrez lui offrir une poupée gonflable ! Ne sait-on jamais ?! »

Ils partirent tout deux d’un rire francs et la jeune fille après lui avoir serré la main, commença à partir vers l’entrée.

« Vous ne restez pas ?! Vous ne voulez pas participer au buffet et apprécier les remerciements des familles ?

Non merci, assez de larmes pour moi cette nuit. Et puis, je n’ai pas besoin de leurs reconnaissances, celle d'un grand voyageur suffira. »

Elle sortit par les grandes portes et prit un malin plaisir à s’étirer, elle se retourna une dernière fois et adressa un petit signe de main aux jeunes enfants qui la regardait, avant de s’éclipser mine de rien. Elle marchait doucement, lentement. Elle s’approcha de la grande roue, et s’assit lourdement sur l’une des chaises pour spectateurs, observant le décor, qui commençait à s’effacer. La nuit était donc déjà terminée ? Quelle tristesse elle n’aurait même pas revue Khildar. Mais après tout que pouvait bien lui réserver l’avenir ?
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MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Aujourd'hui à 12:35
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Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari )

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